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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-08-05, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR Vol.L X X XVII - No I 8 I ?M O N T 11 E A I., I.E L II N I) I 5 A O II T I !) 9 e«»is posiiu.Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 L L'Air TéU I- E 1) E V OIK.I.K I, I! N I) I f) A 0 0 T I !) !» (I LE DEVOIR ?LES JEUX PERSPECTIVES Pour une fois Pour dire les choses bien franchement — et il ne saurait être question de les dire autrement —, ç’aurait été la Guinée équatoriale ou le Myanmar, là, au fil d’arrivée, que nous aurions à peine moins tressailli.Car toute fibre patriotique mise à part, la victoire du Canada au relais 4 x 100 mètres messieurs ne passera pas tant à l’histoire comme cela, une grande victoire pour le Canada, que comme le massacre, le déchiquetage, le hachage menu, l’humiliation après lesquels les Américains, barricadés dans leur château fort de verre grossissant, avaient couru tout au long des Jeux d’Atlanta.Et dans lesquels, vous en douteriez-vous, nous avons trouvé matière à réjouissance.Parce que toute la semaine, ils avaient palabré sur la présence ou non de Cari Lewis dans leur Dream Team du sprint, se foutant de la médaille d’argent — qu’ils ont aujourd’hui au cou, ha ha — comme de leur dernière chemise.Parce que Dennis Mitchell avait célébré comme un cégépien en goguette après une innocente victoire en qualifications.Parce que le même Mitchell, et tout le stade et toute l’Amérique avec lui, se sont retrouvés au tapis pour le compte quand Donovan Bailey a fait les 15 derniers mètres l’index en l’air.Sans voix, enfin., Le problème, c’est que ça n’a pas duré longtemps.Ecoutons Mitchell, après la course: «We were not defeated, we were not beaten, we were second.» D’accord.Mais pour une fois, pour une sacrée fois, vous n’étiez pas second to none.Na! Jean Dion ?Bon, fini le fiel anti-USA Soyons positifs, comme disait machin dans son best-seller Vivre, c’est vendre, et rendons hommage à ce sympathique quatuor canadien, en particulier à Bruny Surin dont nos sources affirment qu’il a bien digéré les 100 mètres de piste qu’il a littéralement bouffés, la rage au cœur, samedi soir.Comme disait une de nos flammes d’antan, cher Bruny, tu es beau quand tu es fâché.En fait, le seul problème qu’entraîne cette victoire, c’est qu’elle fait en sorte que tout le Canada se sent bien et que Jean Chrétien, comme il l’a dit lui-même sur CBC (à moins que ce ne soit un coup des Bleu Poudre), songe à déclencher des élections.Pitié! Le dernier prix du sympathique délinquant est remis, pour l’ensemble de son œuvre, au pugiliste tonguien Paea Wolfgram, 300 livres et quelques onces, médaillé d’argent chez les super-extra-lourds hier et qui a démontré ^qu’à la boxe, le jeu de jambes était un concept largement surfait.Grâce à sa performance, Tonga quitte Atlanta avec un podium par 100 000 habitants, soit 13,C fois plus que Canada et 25 fois plus que les Etats-Unis, qui pourtant l’ont l’affaire.Bilan de 22 médailles pour le Canada.Nous en avions prédit une douzaine, une quinzaine au gros max, notre collègue Yves d’Avignon, à qui nous tirons notre chapeau, avait annoncé publiquement une récolte de 24.C’est du pif, qu’il a, ou des connections.?ïci prend fin cette chronique, alimentée au rythme d’une douzaine d’heures quotidiennes de télévision et de bien d’autres d’angoisse à chercher à nous rendre moins inintéressants que d’habitude.Ne reste plus qu’à vous souhaiter la meilleure des chances dans vos projets futurs et surtout, SURTOUT, à vous demander de ne pas oublier de fermer l’appareil en sortant.La semaine d’Annie, Bruny, Sylvie.Caroline Brunet complète la récolte canadienne avec l’argent en K-l PRESSE CANADIENNE Les deux semaines des Jeux se sont suivies, mais ne se sont pas ressemblées pour les athlètes du Québec aux Jeux d’Atlanta.Et au cours de la deuxième, Gia Sissaouri, Annie Pelletier, Sylvie Fréchette, Bruny Surin et Caroline Brunet ont fait oublier les déceptions de Jean-Marc Chouinard, Nicolas Gill, Anne Montminy, Jean-François Bergeron et Surin lui-même.Pelletier, Brunet et Surin, même si sa médaille d’or a été remportés en relais, sont ceux dont on se souviendra le plus.Les Jeux d’Atlanta auront d’ailleurs été marqués par l’entrée d’Annie Pelletier dans la petite histoire du Québec.En gagnant une médaille de bronze inespérée au plongeon de trois mètres, la jeune Montréalaise de 22 ans est devenue une vedette instantanée, comme l’ont été avant elle les Sylvie Bemier, Sylvie Fréchette et My-riam Bédard.En ce même mercredi de la deuxième semaine des Jeux, après 11 jours de sécheresse, il ne faudrait jamais l’oublier, c’est cependant un illustre inconnu qui a procuré au Québec sa première médaille, d’argent à part ça.Gia Sissaouri, un Montréalais d’origine géorgienne arrivé au pays il y a cinq ans à peine, s’est rendu jusqu’en finale dans la classe des 57 kilos.Et à l’avant-dernier jour des Jeux, Surin a donné au Québec sa seule médaille d’or, dans une épreuve prestigieuse, à titre de membre de l’équipe de relais du 4 x 100 mètres.Brunet a ajouté le crémage en remportant le dernier jour une impressionnante médaille d’argent en kayak.Fréchette, Valérie Hould-Marchand et Kasia Kulesza, même si elle n’a pas pris part aux Jeux, ont aussi gagné une médaille d’argent avec l’équipe de nage synchronisée.L’impact de Pelletier Mai,s c’est l’exploit de Pelletier, qui a été le plus frappant.A la fois à cause de son charme personnel, parce qu’elle était déjà connue, parce que son sport a plus d’attrait que d’autres et parce qu’on attendait depuis le début des Jeux une vedette de chez-nous.«Sa médaille de bronze a plus de valeur qu’une médaille d’or à cause de ce qu’elle est et de la façon dont elle a été gagnée», a dit Daniel Lamarre, qui s’y connaît, vu que c’est lui qui va négocier ses contrats.L’histoire fait déjà partie de la petite légende: Pelletier a traversé de peine et de misère la première ronde éliminatoire en se classant 17e sur 18 qualifiées, puis a dû dépasser cinq des meilleures plongeuses au monde à l’aide de seulement cinq plongeons pour accéder à la finale encore une fois par la peau des dents, 12'' et dernière qualifiée.En 24 heures, elle est donc passée de 17e à troisième et médaillée de bronze.Parmi les athlètes qui ont bien fait sans gagner de médailles, il faut mentionner Guylaine Cloutier, sixième au 100 m brasse, et Marie-Josée Gibeau, en kayak, qui s’est classé cinquième dans les finales en K-2 et K-4, ratant la médaille de bronze par moins de deux dixièmes de seconde dans ce dernier cas.j£M Déceptions Mais au cours de la première semaine des Jeux, les athlètes du Québec auront surtout connu leur part de déceptions.Surin n’a même pas atteint la finale du 100 mètres, après avoir été quatrième à Barcelone et deuxième aux derniers championnats du monde.Classé neuvième, il a raté d’une position, mais il faut admettre que la compétition est féroce et la lutte excessivement serrée dans cette discipline reine des Jeux.Même chose pour Gill au judo.Il visait une médaille d’or et il n’a pas eu de médaille du tout Mais il a tout de même gagné quatre combats et s’est classé au septième rang PHOTO PC La Québécoise Caroline Brunet, deuxième en finale du K-l.dans la catégorie 86 kilos qu’on dit la plus compétitive.Chouinard, qui pouvait rêver à une médaille à l’épée, a perdu à son tout premier combat contre l’Allemand Mariusz Strzalka et a été classé 19e sur 35.Il était «abasourdi».Scénario à peu près identique pour le boxeur Bergeron, un des plus sérieux espoirs de médaille au pays: il n’a duré que 50 petites secondes face à un Suédois noir de 19 ans du nom d’Attila Levin.Anne Montminy, elle, a carrément flanché sous la pression.Classée quatrième au monde, elle s’est retrom vée en 241' position: «Je n’ai jamais aussi mal plongé», a-t-elle dit à l’évidence.Des finances à repenser Après la grande ruée vers l’or olympique, les différentes fédérations canadiennes doivent maintenant se concentrer sur les moyens de financer le voyage.Au Canada, il s’agit d’une entreprise de plus en plus difficile, compte tenu des coupures de plus en plus pressantes exercées par les différents paliers de gouvernement En 1988, le gouvernement canadien a investi environ 88 millions dans les sports d’élite, contre seulement 48 millions cette année et l’investissement va sans cesse en décroissant.Qu’on doive se rabattre sur d’autres sources de financement fait partie de la réalité sportive moderne.«On effectue des coupures dans les programmes sociaux, notamment la santé et la sécurité du revenu, et il faudrait se surprendre qu’on abandonne le sport?», a déclaré le basketteur canadien Jodi Evans.«Il faut être réaliste: les subventions pour le sport au Canada vont en diminuant, dimi- nuant, diminuant.» Alors où va-t-on puiser l’argent nécessaire?«Je crois que tout le monde se rend compte que l’avenir du sport amateur au Canada repose entre les mains des grandes corporations», a commenté Carol Anne Letheren, représentante canadienne au sein du CIO.La performance du Canada à Atlanta — trois médailles d’or, 11 d’argent et huit de bronze — contribue à masquer le problème.A voir tout l’argent que les autres pays investissent dans les sports d’élite, toute conquête de médaille porte à se bomber le torse.«J’ai souvent rappelé à mes coureurs qu’ils avaient couché sur le plancher à l’entraînement pendant que les cyclistes américains bénéficiaient d’un budget de 7 millions et qu’ils couchaient dans les meilleurs hôtels», a commenté Mirek Mazur, l'entraîneur de la double médaillée de bronze Clara Hughes et du médaillé d’argent Brian Walton.Le financement corporatif comporte évidemment des aléas.On n’hésite pas à investir dans les disciplines qui ramènent de bons résultats — l’aviron, l’athlétisme ou la natation —, mais certains programmes moins populaires comme le volleyball féminin, la lutte et le tir-à-l’arc doivent constamment quémander pour assurer leur survie.Mamie McBean, triple médaillée d’or en aviron, suggère qu’on offre tout simplement de meilleurs avantages fiscaux aux compagnies qui s’engagent auprès d’un sport ou d’un athlète: «Ce serait certainement une mesure incitative», a-t-elle dit «Au cours des deux ou trois dernières années, nous avons établi un plan plus organisé au niveau marketing, a assuré Letheren.Ça nous permet d’exploiter davantage le secteur privé et de songer à de meilleurs moyens de faire profiter toutes les disciplines.» Presse Canadienne Michael Johnson, l’homme du centenaire Michael Johnson a marqué de son empreinte les Jeux du Centenaire.Son irréel record du monde du 200 mètres en conclusion d’un doublé 200400 mètres historique, restera à jamais dans la mémoire collective, n’ep déplaise à Carl Lewis, «Monsieur 9 médailles d’or».A travers sa propre réussite, Johnson voit une occasion pour l’athlétisme américain de gagner le cœur des Américains et de les attirer vers les stades pour donner à son sport une place plus importante aux Etats-Unis.Malgré toutes ses difficultés, l’athlétisme de l’Oncle Sam a tout de même conservé la tête au classement des nations.Certes le total de médailles a connu une baisse sensible par rapport à Barcelone — de 30 à 23 — mais le nombre de titres s’est enrichi d’une unité pour passer à 13.La progression est due surtout aux messieurs: neuf titres contre un seul pour les dames.Mais ces dernières ont été plus efficaces au collectif, remportant deux relais.La Russie n’a eu ni l’éclat de l’URSS ni même celui de la CEI de Barcelone.Elle a conservé toutefois le deuxième rang avec dix médailles (dont trois d’or), trois de plus que l’Allemagne.La France a tiré le maximum de profit de ces Jeux sous la houlette de sa star américaine, Marie-José Pérec.Première athlète à réaliser un doublé à Atlanta, elle a permis à son pays de se placer au quatrième rang des grandes puissances.En revanche, la Grande-Bretagne a perdu son filon d’or.Le total de médailles est resté le même (six) mais sans aucun titre.Le Canada est devenu une force majeure de l’athlétisme mondial avec deux médailles d’or et une sixième place au classement, cela grâce à son sprint Donovan Bailey en fut le fer de lance, confirmant son statut d’homme le plus rapide du monde en ajoutant la médaille d’or et le record du monde du 100 m à sa couronne mondiale de 1995.Bailey et les siens ont causé la surprise des Jeux en infligeant la premièrç défaite de l’histoire au relais 4 x 100 mètres américain.A la régulière et sur le sol américain! Ce relais fut également à l’origine d’une controverse au sujet de la participation de Cari Lewis, désireux de terminer en apothéose sur une dixième médaille d’or qui aurait constitué un record absolu.Courra, courra pas.Le suspense a duré jusqu’au bout, Lewis parvenant à sensibiliser l’opinion publique mais pas le sélectionneur, au grand désarroi de NBC, la chaîne des Jeux, qui voyait en lui un catalyseur pour le taux d’audience.L’avènement de petits pays, comme le Burundi à travers Venuste Niyongabo (5000 m) et la Syrie de Ghada Shouaa l’heptathlète, frit à l’origine d’un étalement des médailles.Ainsi, pas moins de 24 pays sont repartis d’Atlanta avec au moins une médaille d’or dans leurs bagages.Comme chaque fois, les Jeux ont connu leur dose de déceptions et de larmes.Le forfait de l’Américaine Jackie Joyner-Kersee à l’heptathlon a ému l’Amérique, celui de l’Ukrainien Sergueï Bubka et l’élimination du Sud-Africain Okkert Brits à la perche ont surpris les spécialistes, tout comme le drame de l’Irlandaise Sonia O’Sullivan, malade, sur 1500 et 5000 mètres, et de l’Algérienne Has-siba Boulmerka également sur 1500 mètres.Triste sortie également pour Linford Christie, champion olympique du 100 mètres à Barcelone, éliminé pour deux faux départs en finale à Atlanta.Agence France-Presse Les derniers Jeux de Guylaine Cloutier MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Ils sont déjà derrière ses derniers Jeux.Quelques jours après son retour d’Atlanta, la nageuse Guylaine Cloutier raconte les hauts et les bas de son séjour dans la capitale de la Géorgie.Bilan: sécurité exagérée, ville surpeuplée, métro bondé, performances qui ont de quoi la combler.Après Séoul et Barcelone, la spécialiste du 100 m brasse n’attendait qu’une chose des Jeux d’Atlanta: «Avoir du plaisir et être fière de moi.» Mission accomplie.Même si elle a terminé sixième — près de deux secondes derrière la Sud-Africaine Penelope Heyns — et qu’elle espérait tout de même mettre la main sur le bronze («la seule médaille à ma portée et je le savais»), Guylaine n’en démord pas, elle n’aurait pas vraiment pu faire mieux.«Juste avant de concourir, j'ai parlé aux journalistes et on m’a demandé si je visais l’or», explique la jeune femme de 24 ans.Franche et directe, elle rétorque que non, qu’elle souhaite simplement battre son meilleur temps (1 min 09 sec 48) et peut-être terminer en troisième place.«Les gens étaient mal à l’aise, comme si on n’avait pas le droit de ne pas viser l’or.» Son meilleur temps, elle l’a réali sé: 1 min 09 sec 40.«Nous étions quatre nageuses à avoir touché le mur de la piscine presque en même temps.On m’a demandé ce que j’aurais pu faire de plus.Avoir les ongles plus longs peut-être?Je n’ai pas le «bras canadien» et je n’aurais vraiment pu faire mieux.» Le 19 juillet, deux jours avant la compétition, Guylaine avoue avoir vécu un «5 à 7 de nervosité».Après cela, pouf, plus rien.«Un peu de difficulté à m’endormir, mais je savais que c’était tout à fait normal.» Le fameux matin, les céréales et le jus d’orange menacent de quitter son estomac.«C’est très simple, j’avais juste envie que la journée soit terminée.» «J’étais très fière de moi, et particulièrement de cette attitude.Je n’ai pas toujours été comme ça.Avant il y avait des objectifs que je devais absolument atteindre, pour moi, mon entraîneur, mes commanditaires et ma famille.La pression était énorme.» Et l’atmosphère des Jeux, y a-t-elle goûté?«J’ai regardé la cérémonie d’ouverture à la télévision, comme tout le monde, dans un petit salon réservé aux athlètes canadiens.C’était beaucoup trop tard et je nageais deux jours après, il n’était pas question que je m’épuise avant!» Après l'attentat à la bombe de samedi dernier, les mesures de sécurité ont d’ailleurs considérablement augmenté.Guylaine considère l’avoir échappé belle dans toute cette affaire puisque quelques heures avant l’explosion au parc du Centenaire (un lieu de divertissement où de nombreux athlètes rejoignaient leur famille et amis), l’athlète avait promis à des amis d’aller les y retrouver en soirée.«J’étais tellement fatiguée que j’ai décidé de laisser tomber et de me reposer.» C’est sa colocataire qui l’a réveillée en pleine nuit pour lui apprendre la nouvelle.«Nous nous sommes mis à faire le décompte de tout le monde pour être certains que personne ne manquait à l’appel.» Chance inouïe, tous avaient quitté le parc peu avant la tragédie.Revenue il y a moins d’une semaine, Guylaine a-t-elle précipité son départ à cause de cette catastrophe?«Pas du tout Je devais revenir à la maison pour me reposer et surtout m’entraîner dans des conditions favorables, ce que je ne pouvais pas retrouver à Atlanta.» Vendredi prochain, son dernier championnat canadien l’attend en Ontario.11 s’agira de son ultime chance de battre le record canadien au 100 m brasse — qui est de 1 min 08 sec 86, marque qu’elle a déjà battue au relais quatre nages à Atlanta avec 1 min 08 sec 79 — décrochant au passage la médaille d’or.Ce scénario a d’ailleurs été prévu longtemps d’avance.«Je ne voulais pas terminer ma carrière avec les Jeux, je préférais terminer ça en beauté, avec une médaille d’or et peut-être un record canadien.» TABLEAU DES MEDAILLES États-Unis O A B Tôt.44 32 25 101 Allemagne 20 18 27 65 Russie 26 21 16 63 Chine 16 22 12 50 Australie 9 9 22 40 France 15 7 15 37 Italie 13 10 12 35 Corée du Sud 7 15 5 27 Cuba 9 8 8 25 Ukraine 9 2 12 23 Canada 3 11 8 22 Hongrie 7 4 10 21 Roumanie 4 7 9 20 Pays-Bas 4 5 10 19 Pologne 7 5 5 17 Espagne 5 6 6 17 Bulgarie 3 7 5 15 Grande-Bretagne 1 8 6 15 Belarus 1 6 8 15 Japon 3 6 5 14 Brésil 3 3 9 15 République tchèque 4 3 4 11 Kazakstan 3 4 4 11 Grèce 4 4 0 8 Kenya 1 4 3 8 Suède 2 4 2 8 Suisse 4 3 0 7 Norvège 2 2 3 7 Danemark 4 1 1 6 Turquie 4 1 1 6 Nouvelle-Zélande 3 2 1 6 Belgique 2 2 2 6 Nigéria 2 1 3 6 Jamaïque 1 3 2 6 Afrique du Sud 3 1 1 5 Corée du Nord 2 1 2 5 Irlande 3 0 1 4 Finlande 1 2 1 4 Indonésie 1 1 2 4 Yougoslavie 1 1 2 4 Algérie 2 0 1 3 Éthiopie 2 0 1 3 Iran 1 1 1 3 Slovaquie 1 1 1 3 Argentine 0 2 1 3 Autriche 0 1 2 3 Arménie 1 1 0 2 Croatie 1 1 0 2 Portugal 1 0 1 2 Thaïlande 1 0 1 2 Namibie 0 2 0 2 Slovénie 0 2 0 2 Malaysie 0 1 1 2 Moldavie 0 1 1 2 Ouzbékistan 0 1 1 2 Géorgie 0 0 2 2 Maroc 0 0 2 2 Trinidad STobago 0 0 2 2 Burundi 1 0 0 1 Costa Rica 1 0 0 1 Équateur 1 0 0 1 Hong-Kong 1 0 0 1 Syrie 1 0 0 1 Azerbaïdjan 0 1 0 1 Bahamas 0 1 0 1 Latvie 0 1 0 1 Philippines 0 1 0 1 Taïwan 0 1 0 1 Tonga 0 1 0 1 Zambie 0 1 0 1 Inde 0 0 1 1 Israël 0 0 1 1 Lituanie 0 0 1 1 Mexique 0 0 1 1 Mongolie 0 0 1 1 Mozambique 0 0 1 1 Porto Rico 0 0 1 1 Tunisie 0 0 1 1 Ouganda 0 0 1 1
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