Le devoir, 19 juillet 1996, Page(s) complémentaire(s)
Vol.I.X X XVII T V Q / T o r o il I o IS -?FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR - No I (i MONTREAL, LE VENDREDI ID JUILLET I D D (> 8 8c T 1* S Serge T ruffaut ?PERSPECTIVES Québec sait vendre Coca-Cola, compagnie américaine, a délié les cordons de sa grosse bourse pour se payer Naya, compagnie québécoise.Avant Coca, Stewart Enterprises, autre compagnie américaine, a acheté Urgel Bourgie, compagnie québécoise.Il n’y a pas longtemps, UUNET Technologies, entreprise américaine, a fait l’acquisition de Metrix Interlink, entreprise québécoise.Ce n’est pas fini.Antérieurement à ces transactions, on se rappellera que Microsoft a acheté Softimage et que Amdhal s’est payé DMR.On se souviendra, comme si besoin était, que Microsoft et Amdhal ont aligné des dollars américains et on précisera, comme si encore besoin était, que Softimage et DMR, avant d’empocher ces dollars américains, étaient des propriétés québécoises.Quoi d’autre?Il y a plus d’un an mais moins de deux ans de cela, Comsat, compagnie tout aussi américaine que Microsoft, s’est payé les Nordiques du Québec.Pour être un petit peu plus exact, c’est en mai 1995 que Comsat a déboursé plusieurs millions pour mettre la main sur les Nordiques.Un an plus tard, soit il y a deux mois à peine, les Nordiques transformés en Avalanche ont mis la main sur la Coupe Stanley.Cela signifie, en langue financière et non sportive, que Comsat a obtenu un sacré rendement sur l’avoir des actionnaires.Quand on y songe, lorsqu’on s’arrête un instant sur les particularités des dossiers Naya et Nordiques du Québec, on constate que ,Jp c’est en vendant à des intérêts 1 f américains que le Fonds de Solida- rité a réalisé sa meilleure performance.Du même coup, on retiendra que le Fonds avait abandonné sur les bas côtés de l’univers économique ce nationalisme sur lequel il s’appuie normalement pour se distinguer des méchants loups de la finance et renforcer du coup le sentiment d’appartenance.Le célèbre: «C’est à nous autres.» Quoi d’autre?Et bien, pas plus tard qu’hier, on apprenait que Fibro Friction de Montréal s’était vendue à Standard Motor de New York.Simultanément, on apprenait que Stanmont, entreprise aussi montréalaise que Fibro Friction, s’était vendue à Shawk, cette dernière étant évidemment américaine.Au passage, on précisera qu’à l’exception des Nordiques, toutes les compagnies acquises sont nées et ont grandi à Montréal.Et nous, ici, pendant que les Américains achètent, que faisons-nous?On fait très fort.Comment cela?On achète ce dont nos amis Américains ne veulent plus.C’est tout simple: on souhaite acheter l’usine Kenwor-th.Mais à la différence des Américains, lorsqu’on achète, on le fait avec l’aiçle, la financière s’entend, de cet Etat que nos gens d’affaires, aux tribunes des chambres de commerce, ne cessent pas de descendre en flam pies.Il est vrai que l’État, dans les affaires d’argent, n’est pas toujours au parfum des us et coutumes comme des vicissitudes inhérentes à la circulation de capital.Prenez Marinç Industrie.Cette compagnie, l’État, qui paraît-il se confond avec nous les contribuables, Ta achetée, par subventions interposées, une dizaine de fois.Peut-être est-ce moins.Toujours est-il que lorsqu’on Ta vendue, Marine Industrie, on Ta vendue pour une bouchée de pain.Pour des peccadilles ou, si l’on préfère, des peanuts.Restons un moment encore avec l’État Restons avec lui histoire de remettre en question.continent dire?.sa timidité.Car ne serait-ce pas lui, cet État toujours coupable, qui en accordant contrat sur contrat à des entreprises, par exemple informatiques, favorise du même coup l’épanouissement de celles-ci?Sans revenir aux lanternes protectionnistes, peut-être y aurait-il lieu de songer à imposer un devoir de réserve.Enfin.Tout ce qui précède, toutes ces transactions ont été favorisées évidemment par le traité de libre-échange.Par ce traité qui devait permettre à Tentrepreneurship québécois d,e montrer aux Américains de quel bois on se chauffe.A l’époque, que Ton se souvienne du débat entourant le traité, on était prêt à les tailler en pièces, les entreprises américaines.La conquête des marchés se ferait à la hussarde.La réalité?On a été macho.On osera dire: bêtement macho.C’est vrai que c’est une lapalissade.C’est vrai que si on est macho, on est.Passons.Passons et causons du chic décloisonnement des institutions financières.Cette «invention» québécoise devait permettre la constitution de mammouths financiers à propriété québécoise.A la faveur de la loi, on a multiplié les transactions.Les transactions croisées comme décroisées.On a grossi.Parfois, on avait tellement grossi qu’on s’est, il faut bien le dire, cassé la gueule, Il y a eu faillite, il y a eu déconfiture, il y a eu les deux.Chose certaine, grâce au décloisonnement des institutions financières la propriété québécoise des institutions financières a diminué comme une peau de chagrin.Ce sont les Hollandais, les Français, les Américains ou les Ontariens qui ont acheté le Groupe Commerce, la Laurentienne Générale, la moitié de Unindal, le tiers de celle-ci comme de celle-là.Bref, ils ont fondu comme neige au soleil, les mammouths financiers.Allez va.Entonnons l’air du «Québec saura faire s'il ne se laisse pas faire».Et nous, pendant que les Américains achètent, que faisons-nous?On achète ce dont nos amis américains ne veulent plus N D E X METEO Agenda .B6 Avis publics.A7 Classées .A4 Culture .B7 Économie .A6 Éditorial .A8 Le monde .A5 Mots croisés.A7 Les sports .B3 Montréal Avertissement de pluie abondante.Risque d'orages.Max: 24 Québec Nuageux.Pluie parfois forte.Max: 23 Détails en A 4 MONTRÉAL Bourque rêve déjà d'un second mandat PAGE A 3 VISAS Comment trouver un bon agent de voyages?PAGE B 4 Atlanta 99?Québec va trop vite, déplorent les pharmaciens Assurance-médicaments: confusion appréhendée MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Alors que la date d’entrée en vigueur du régime d’assurance-médicaments pour les personnes âgées et les assistés sociaux est à nos portes, l’Ordre des pharmaciens du Québec ainsi que l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) estiment qu’ils ont dû ré- agir à une «décision trop rapide» et craignent pour la capacité de payer de certains patients peu fortunés.De plus, les deux regroupements de pharmaciens, mis au fait de l’entrée en vi-gueur progressive de la loi 33 début juillet, en même temps que l’ensemble de la population, ont parfois des visions différentes sur certains détails de la réforme, ce qui ajoute à la confusion entourant déjà tout le dossier de Tassurance-médica-ments.Le président de l’AQPP, Claude Gagnon, croit que le gouvernement a pris sa décision «à la dernière minute», ce qui a compliqué les procédures de transmission de l’information de l’Association à ses membres et des pharmaciens aux pa- VOIR PAGE A 10: PHARMACIENS Baril est prêt à rencontrer Purnelle JOCELYN COULON LE DEVOIR Le chef de l’armée de terre, le lieutenant général Maurice Baril, est prêt à rencontrer le caporal Michel Purnelle, qui désire lui remettre des documents sur les frasques de certains soldats en Bosnie.Lors d’un entretien téléphonique au Devoir hier, le caporal a indiqué qu’il désirait remettre directement au général «des documents et une photographie sur des incidents qui se sont déroulés en Bosnie en 1993».«Je n’ai pas confiance dans la chaîne de commandement de mon bataillon», a dit le caporal pour justifier sa demande de rencontrer personnellement le général.Joint au téléphone hier en début de soirée, le général Baril a répondu positivement à ce souhait.«Je vais m’assurer qu’il a un accès direct et personnel [avec moi] et cela dans les plus brefs délais possibles», a-t-il dit.Depuis le 24 mai dernier, le caporal Purnelle est suspendu de ses fonctions pour avoir enfreint les règlements militaires qui stipulent que les membres des Forces armées doivent obtenir l’autorisation de leurs supérieurs avant de s’adresser aux médias ou de publier des articles ou des livres.De plus, ils ne peuvent pas Michel Purnelle VOIR PAGE A 10: BARIL i Autres informations en page A 4 UOSM en salade ir A # iX.i PHOTO JACQUES NADEAU CHARLES DUTOIT a dirigé huit musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal sur le parvis de l’église Notre-Dame pour le concert mozartien annuel en plein air.Pour l’occasion, hautbois, clarinettes, cors et bassons ont eu la vedette.Le chef d’orchestre avait troqué ses lunettes de ville pour des lunettes de plage et la dame derrière ne s’est pas gênée pour manger sa salade.Nos informations en page A 3.Le Pays de mon père Il essuie avec un mouchoir le filet de salive qui lui coule sur le menton Cinquième chapitre du Pays de mon père, récit du voyage dans le temps et la mémoire que Victor-Lévy Beaulieu accepte d’effectuer avec son père au pays des Trois-Pistoles.-5- VICTO R- LÉVY BEAULIEU on père s’est assis à la table, devant la carafe de liqueur de framboise.Il s’en verse un petit verre qu’il boit d’une traite, attend que nous soyons assis nous-mêmes avant de dire: — Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé cette nuit, sauf que je devine que ç’a dû être sordide.C’est toujours comme ça maintenant quand je me couche sans prendre mes médicaments.Je n’y ai pas pensé, sans doute parce que j’étais excité de te savoir enfin là.Mais tout va bien ce matin.N’est-ce pas là l’essentiel?Quand je dis à mon père qu’au milieu de la nuit, Samm et moi on Ta trouvé assis par terre dans sa chambre, tout nu et en train de pleurer, il hoche la tête et la lumière qu’il y avait dans ses petits yeux verts s’éteint brusquement.Par petits cercles, il passe sa main osseuse sur sa poitrine et dit —Je vais vous raconter.Je pensais que ça ne serait pas nécessaire mais je me suis trompé.Il boit un autre petit verre de liqueur de framboise, s’essuie les lèvres et commence: — Je ne peux pas dire quand c’est arrivé.J’ai toujours pris soin de moi-même, j’ai toujours aimé être propre, bien habillé et bien nourri.Même quand j’étais pauvre comme Job, je tenais à ce que ce soit comme ça.Mais je me suis levé un matin et sans m’en rendre compte, les choses ont changé.Je me suis retrouvé dans la salle de bains, mon rasoir à la main, et je n’avais plus le goût de me couper la barbe.J’ai rempli la baignoire d’eau, j’aurais bien voulu entrer dedans mais mon corps s’y refusait: il ne voyait plus l’eau de la même façon, elle était devenue comme une épaisse couche de glace et c’était impossible de passer au travers.Le plus curieux, c’est que ça me semblait normal.Quel besoin au fond avais-je de me raser et de me laver?La voix chargée de terre noire n’est plus qu’un tout petit filet de vie, aussi sec que le long corps osseux de mon père.On dirait qu’il n’y a plus d’espace, qu'il n’y a plus de temps et qu’il n’y a plus de durée, mais qu’une flopée d’aiguilles malodorantes entrant dans la peau.LES SPORTS Hollywood s'installe à Atlanta PAGE B 3 La catastrophe de la TWA Accident ou attentat?New York (AFP et Reuter) — L'Amérique était sous le choc hier à quelques heures de l’ouverture des Jeux Olympiques d’été à Atlanta, après l’explosion en vol d’un Boeing 747 au large de New York dont aucun survivant n’a été retrouvé parmi les 230 personnes à bord.L’hypothèse d’un acte terroriste était évoquée avec insistance par les médias, tandis que les autorités affirmaient n’avoir encore aucune indication sur les raisons du drame.Selon les chaînes de télévision américaines, les autorités examinent la possibilité que le Boeing 747 a été abattu mercredi soir par un missile sol-air.Des témoignages ont fait état d’un objet lumineux se dirigeant vers l’avion juste avant l’explosion, et des enregistrements radars montreraient un petit bip électronique sur l’écran, à côté de l’avion, juste avant la disparition de l’appareil.La Maison-Blanche a affirmé n’avoir aucun indice pouvant accréditer cette thèse.Le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns a par ailleurs fait état d’une information selon laquelle un «tract politique général» en arabe d’une organisation, intitulée Mouvement pour le changement islamique, avait brandi des menaces.Mais il a estimé que ce tract ne contenait pas de menance spécifique.Le président Bill Clinton a déclaré hier «ignorer ce qui s’est passé», mettant toutefois en garde les Américains contre «toute conclusion hâtive».Au total, hier soir, 140 coips avaient été récupérés parmi les 230 personnes à bord du vol TWA 800 à destination de Paris-Charles de Gaulle.Bill Clinton: prudence VOIR PAGE A 10: TWA VOIR PAGE A 10: PÈRE l Mais que faisaient-ils donc tous à La Rochelle?L’équilibre financier des 12e FrancoFolies n’a tenu qu’à un fil, mais il a tenu SYLVAIN CORMIER EN.VOYÉ DU DEVOIR A LA ROCHELLE Mais que faisait Vigneault de si bon matin dans le noble port de La Rochelle, discutant le bout de gras avec le seigneur des lieux, Jean-Louis Foulquier?Nul ne Ta confirmé, nul ne Ta nié, tout le monde Ta déduit: il y aura vraisemblablement une «Fête à.Gilles Vigneault» lors des treizièmes FrancoFolies de La Rochelle, qui se dérouleront du 11 au 17 juillet 1997.Mais que faisait Foulquier en ce dernier jour des FrancpFolies 1996, à part ti-delidam-dam-tidelidelamer avec Vigneault?Il souriait.Il l’avait fendu, le sourire, d’une oreille à l’autre, ce qui faisait qu’on ne lui voyait presquç plus briller les yeux.A 3000 places près dimanche après-midi (chiffre facilement atteint et passablement dépassé grâce à la soirée Kevin Parent-Da-ran et les Chaises-Francis Cabrel qui restait à comptabiliser), le grand parieur avait gagné son Loto chansonnier.63 500 entrées payantes contre les 50 000 (chiffre final) de Tan dernier.Toute la différence du monde entre l’équilibre et le gouffre.Ouf, soufflait l’aventurier, l’assistance un tantinet «décevante» du doublé Dick Rivers-Johnny Hallyday ayant traîné tout le festival durant un manque à gagner.Ravi par les bons scores des soirées multi-eth-niques et hip hop, il tirait ses conclusions: «Ça prouve qu’il y a des artistes suréva-ués» qu’il faudra peut-être «mettre au régime».Hallyday à cachet révisé?Ça ferait plaisir à plusieurs.Infidèles, allez.Mais que faisaient donc les CRS dans les rues de La Rochelle en ce dernier LES FRANCOFOLIES -h! VOIR PAGE A 10: FRANCO P HOLIES i A 2 |; K I) U V OIK.I.K V K N I) K R 1)1 I !) .1 II I L I, li T I !) !» (i IIS ACTUALITES E N BREF ?LE JUPITER D’OR AUX AMERICAINS ,(I^ Devoir) — La firme américaine Performance Pyrotechnie Associates a remporté hier soir à La Ronde le Jupiter d’or de la 12'' édition de l’International Benson & Hedges, qui a commencé le 15 juin.Le Jupiter d’argent a été remis à l’Espagne et le bronze à l’Allemagne.Le gagnant avait présenté un feu d’action entièrement orchestré sur une seule pièce musicale de 33 minutes du compositeur grec Yanni Chrysomallis.«On se souviendra longtemps de ce faisceau de fusées blanches au pied du Lac des Dauphins», a déclaré le directeur artistique de la compétition, Giovanni Panzera.Le dernier feu d’artifice de la saison, Les Couleurs de la vie, a été présenté hier soir par le directeur artistique lui-même sur la trame musicale de Over the Rainbow.LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES: TAUX DE RÉCIDIVE «ACCEPTABLE» Ottawa (PC) — Sur 10 détenus des pénitenciers fédéraux qui on^eu droit à une libération conditionnelle l’an dernier, il y en a un qui a été accusé d’un nouveau crime.Selon certains criminologistes, ce chiffre est acceptable.Mais les regroupements de victimes s’inquiètent du nombre de crimes violents qui sont commis par des détenus bénéficiant d’une libération conditionnelle, entre autres 15 meurtres, 22 agressions sexuelles et 7$ vols à main armée.Steve Sullivan, du Centre canadien de ressources pour les victimes d actes criminels, dit qu’environ un meurtre par mois ejst commis par des gens bénéficiant d’une libération conditionnelle.La porte-parole de la Commission des libérations conditionnelles, Sheila Watkins, précise que le nombre de détenus en liberté conditionnelle qui ont été accusés d’actes criminels a diminué l’an dernier.Les statistiques du Service correctionnel du Canada indiquent que sur 10 534 détenus libérés en 1995-1996,984 ont été accusés d’un nouveau crime, dont 165 de nature violente.POLICIER RETROUVE MORT (PC) — Un agent du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) qui avait été porté disparu en soirée mercredi a été retrouvé mort hier matin dans sa voiture de patrouille.L’escouade des homicides de la police de la CUM a ouvert une enquête bien qu’il semble que le policier se soit enlevé la vie avec son arme de' service.Le policier, âgé de 49 ans, comptait 19 ans de service, dont trois ans au poste 11, le même où travaillait lagent André Lalonde, abattu le printemps dernier dans l’exercice de ses fonctions.L’auteur de ce meurtre est toujours recherché.Rectificatif Une erreur s’est glissée dans l’article traitant des couvents du secteur Villa-Maria, publié en page A-2 hier.Le rôle de porte-parole des religieuses Adoratrices du Précieux Sang aurait dû être attribué à sœur Aline Fleury et non à sœur Thérèse Plante, porte-parole des Sbêurs de la Providence.Nos excuses.Ho Chi Minh Ville Instants cruciaux pour Trân Triêu Quân FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La décision du tribunal d’appel d’Ho Chi Minh Ville, au Vietnam, concernant le sort du canadien Trân Triêu Quân sera connue aujourd’hui.Il risque de voir la sentence de prison à perpétuité, prononcée contre lui le 24 janvier dernier, être maintenue ou peut-être allégée dans le meilleur des cas.M.Trân est cet homme d’affaires de Sainte-Foy qui a été condamné à la prison à vie pour une fraude commerciale d’un million de dollar qu’il n’a pas commise.En 1993, M.Trân a servi d’intermédiaire entre une compagnie de l’Etat vietnamien, Texgamex, et une compagnie de l’homme d’affaires américain Paul Morgan du nom d’Excel Cotton.La cargaison de 800 tonnes de coton que devait recevoir la compagnie vietnamienne, en 1993, de la part d’Excel Cotton international, n’aurait jamais été livrée selon les autorités vietnamiennes.Les 800 tonnes de coton auraient été achetées par Paul Morgan à une compagnie de l’Ouzbékistan.La cargaison devait être livrée au Vietnam en partance du port d’Odessa en Ukraine.Elle n’aurait jamais été acheminée à ce port.Pour régler le problème, M.Trân a alors décidé de se rendre en personne au Vietnam.Quelques temps après son arrivée là-bas, les autorités vietnamiennes lui ont interdit de quitter le pays.Par la suite, on lui a retiré son passeport canadien et il a finalement été emprisonné le 3 août 1994.Une enquête d’Interpol Canada, effectuée en juillet 1994, avait pourtant prouvé que «Trân Triêu Quân était innocent et qu’il n’était qu’un bouc émissaire dans cette affaire».En janvier dernier, son procès avait duré deux heures et les juges avaient rendu leur verdict après seulement dix minutes de délibération.M' Jean Paquet, du groupe de travail pour la libération de Trân Triêu Quân, a fait part au Devoir du fait que les juges ont remis à l’époque un jugement de plusieurs pages! «Personne n’a été dupe, nous avons compris que le jugement avait été écrit bien avant le prQcès.» A l’époque, il a été invoqué en défense par M.Trân que Paul Morgan était le véritable coupable.Le tribunal vietnamien avait alors déclaré que c’était une défense futile et que Paul Morgan n’était «qu’un fantôme», mais que si on réussissait à le retrouver, le dossier de M.Trân pourrait être révisé.Or depuis ce temps, le groupe pour la défense de Trân Triêu Quân s’est employé à faire la démonstration que Paul Morgan existait bel et bien, et qu’il qontinuait même à faire encore des affaires aux Etats-Unis et au Canada.M' Paquet souligne que cette preuve-là a été faite en audition devant la Cour d’appel vietnamienne, durant les derniers jours, et devrait être en principe amplement suffisante pour permettre à cette cour de réviser le dossier de M.Trân.11 a par ailleurs souligné que dans un système judiciaire occidental, ce dossier-là aurait sans nul doute été réglé depuis longtemps.«Au Vietnam, c’est un système communiste, où les politiciens tirent les ficelles du pouvoir judiciaire.» «Le système judiciaire vietnamien p’est en fait que le prolongement des politiques de l’État vietnamien, souligne Me Paquet.Il n’y a pas de séparation entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir de l’Etat.» .Dans le cas de cette transaction commerciale, l’État vietnamien est lui-même l’une des parties car la compagnie Texgamex — à qui on devai.t livrer la cargaison de c.oton — est la propriété de l’État., «C’est l’État qui s’est fait frauder et c’est l’Etat qui mène le jeu.11 se retrouve à la fois juge et partie dans cette cause», dénonce-t-il.Il est possible que la Cour diminue la sentence qui a été prononcée en janvier dernier.«C’est peut-être le scénario le plus optimiste dans les circonstances.» Un premier gala plutôt bancal Du pire au meilleur, en repassant trop souvent par le pire MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Au Festival Juste pour rire, on respecte la tradition.Les galas commencent en retard, Yvon Deschamps est toujours là, la télévision aussi, et les spectateurs donnent une ovation à Marc Dupré.Mais, surtout, un gala du festival, inévitablement, notez la rime, c’est très inégal.On passe du pire au meilleur, en repassant trop souvent par le pire.Juste pour rire a, tout de même, de la suite dans les idées.Le décor d’église est très réussi, à la mode de cette année, entre diable et dieu, mais, faut-il le rappeler, le début de spectacle tirait plutôt Belzébuth par la queue.La mode est à l’économie aussi, Yvon Deschamps ne nous a donc pas épargné les statistiques ronflantes du festival, le plus grand du monde, le plus grand nombre d’humoristes et de spectacles.Ët les billets les plus chers en ville.Pardon, la dernière phrase n’était pas dans le monologue.Mais la lenteur, si.On passera rapidement d’ailleurs sur l’échange entre Deschamps et Mario Jean, le monologue de ce dernier et le numéro de la maman qui endort sa fille, de Mimi Mathy, ou les absurdités, au sens propre et figuré, répétitives de Pierre Légaré.Rien de bien original, ni de bien amusant.En ouverture, le premier ministre du Québec, Lucien «Jean-Guy Moreau» Bouchard, qui voit sa voix, notez l’homonyme, emprunter par inadvertance celles de René Lévesque et Charles De Gaulle, c’était bien.Voilà enfin un imitateur qui a quelque chose à dire et qui ne se cache pas derrière une musique tonitruante.Il faisait bon de revoir Moreau.Le Français Laurent Ruquier nous a offert un autre bon moment dans la première mi-temps de ce gala qui ressemblait trop à un match Canadiens-Capitals par un soir de novembre.«J’ai failli être hockeyeur, dit-il en se gagnant la foule et avant d’ajouter, mais je ne supporte pas la bière.» Il a de l’audace, voire du culot, ce Français mauditement drôle.«Pour faire venir Eltsine aux fùnérailles de Mitterrand, on lui a dit, venez il y aura une bière.L’état d’ébriété ne lui a pas encore demandé son indépendance.» FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Le duo lyrique formé de Natalie Choquette et de, ô surprise, Gregory Charles a lui aussi ravi les spectateurs dans un pot-pourri d’airs d’opéras qui s’est terminé dans un bain de moutarde.Le condiment jaune a d’ailleurs dû monter au nez de quelques-uns lors du monologue d’Yvon Deschamps en deuxième partie.Ce monument de l’humour a poussé très loin sa façon bien personnelle de nous placer face à nos trayers raciste, sexiste et autres.A part de ça, comme dirait Olivier Guimond, on a rendu un court et justifié hommage au grand «straight man» qu’était Denis Drouin.«Mon dieu qu’il lui ressemble», pouvait-on entendre dans la foule lorsque son fils Pierre est allé cueillir le trophée posthume.Enfin, la deuxième partie peut se résumer assez vite merci: vive les Tap Dogs! Ces six danseurs-musiciens accomplis ont soulevé la foule avec un numéro de ballon-hip-hop unique.Allez voir ce show et oubliez les galas.C’est du deux pour un en passant à la caisse! Pour placer une annonce gratuite: • Composez le (514) 985-2507 avec un téléphone à tonalité (Touch tone).• Écoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.• Appelez avaijt lundi 12h pour que votre annonce paraisse le vendredi et îe samedi suivant • Les messageries-vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de notre service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.****** T J» r-*- .Rencontres Rencofftres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900-451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez lé (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.LesDetits 11 LAI S 1RS Un nouveau service de boîtes vocales.Rencontres Femme cherche homme Dynamique, jeune et affectueuse 42 ans, 5’2", 108 Ib, active, aime le tennis, les films, les soirées au resto, cherche un homme de 40-48 ans, en forme, bien dans sa peau, professionnel ou homme d'affaires, sens de l’humour.1495 En quête d’harmonie à deux 48 ans, 5'2”, mince, aime les activités culturelles, intellectuelles et sportives, cherche un homme pour une relation fondée sur une communication franche et l’expression des émotions respectives.1498 Prof montréalaise de 57 ans Anne-Marie, 5'8", en forme, aime la nature, la marche, l’écriture, la lecture, le ciné, cherche un copain dans la cinquantaine ou au début de la soixantaine avec des intérêts similaires.1500 Qui saura m’apprivoiser?Relationniste de 43 ans, grande et élancée, divorcée et sans enfant, raffinée, recherche un homme de 40-50 ans, grand, célibataire, équilibré et cultivé, qui n'a pas peur de voir avec son coeur.1503 •î* Femme jeune de Rimouski Brune, mince, non fumeuse.44 ans, enfants, travaille, active quoi!, cherche un homme professionnel, libre d’aimer, mature, vibrant, subtil et terre-à-terre.1502 Musicienne professionnelle près des 40 ans J’aime la vie culturelle, les voyages, les bons restos, cherche un homme professionnel, raffiné, pour une relation stable pleine de joie de vivre.1499 v Artiste et intellectuelle Jolie blonde de 40 ans, yeux verts et mince, cherche un homme du même âge.aimant la culture, la nature, les mots et i’amour et les échanges intellectuels.1478 ?Petite et jolie chargée de cours Quarantaine, mince, non fumeuse, appréciant les arts, la mer.les bons vins, cherche un compagnon compatible de 45 à 50 ans.1484 Femme de la Rive-Sud de 47 ans S, 1 enfant, calme, intégré, aime les activi Gourmande de joie de vivre 50 ans, allure jeune, distinguée, cultivée, spontanée, cherche un homme de 5’10" et plus, non fumeur, un peu sportif, avec des affinités.1487 Méditerranéenne à l’âme d’artiste Professionnelle des communications, début quarantaine, grande et mince, sans enfant, sereine, bohème, recherche bel homme 40-50 ans, grand, dynamique, libre, aimant sortir des sentiers battus.1490 *1* Antillaise d’allure jeune Je suis dans la quarantaine et je demeure à Montréal; je désire rencontrer un compagnon non fumeur, aimant les activités culturelles.1426 Prendre du plaisir à s’apprivoiser 46 ans, S3”, féminine, cherche homme de qualité, 45-55 ans, non fumeur, réfléchi, solide, viril, préférant les petites routes en lacet aux autoroutes, et les criques désertes aux plages bondées.1492 Pas mal chouette, lorgnant la charmille Enchantée par un cinquantenaire de Québec, curieux, épieur de connivences, fin jaseur, dont le ramage est égal à son plumage, et prêt envol vers le plus tendre des délires.1469 Professionnelle de la santé trilingue 43 ans, jolie, non fumeuse, en santé, aime le ski alpin, la natation, le jardinage, cherche un professionnel libéral ou un homme d’affaires, grand, raffiné, non fumeur, pour une relation stable.1472 Professionnelle tendre et simple Début cinquantaine, célibataire, apparence jeune, aimant nature, vélo, randonnées pédestres, compagnon de 50 à 65 ans, professionnel, communicatif, avec affinités.1474 Professionnelle d’apparence très jeune Début quarantaine, 5’6”, élégante, aime les arts, la culture, les restaurants, cherche homme 40-50 ans, libre, belle apparence, non fumeur, pour découvrir ensemble ce que la vie nous réserve.1463 Femme presque heureuse de 51 ans S9T, privilégie activités culturelles et intellectuelles, souhaite établir une relation durable avec vous monsieur, grand, âgé d’au plus 55 ans, non fumeur, cultivé, sensible, sensuel et autonome.1464 Ce qu’il faut pour mon bonheur Une petite maison, un petit jardin, des idées, des mots, des livres, de la musique, une alimentation saine et un homme doux, tendre, fidèle, cultivé, fort en tête, en coeur et en bras.Louiselle.1465 /.Souriante professionnelle de la santé 37 ans, 57".130 1b.châtaine, yeux bleus, douce, aime arts, marches et vélo, cherche professionnel 3646 ans, plus de SUT, cultivé et attentionné, pour activités culturelles et amitié.1462 s de plein air et culturelles, cherchi pas plus de fflOT.I486 ¦ un homme non fumeur de Très jeune cinquantaine SemHT-traitéc.mère d'un jeune organisée, active mais calme, i dans la très jeune cinquantaine, famille ri intimité, ville et nature enfant, autonome et :herche un homme non fumeur, aimant 1466 Douce passionnée de Québec Mi-quarantaine, belle, plutôt intello, vraie, simple, mais pas banale, pas fumeuse, pas sportive mais en forme, cherche un Coeur de Lion, assez beau pour attirer, assez bon pour retenir.1468 Défions les statistiques.37 ans, 125 lb, blonde, yeux bleus, proportionnée, autonome, passionnée, cherche un homme de 37 ans et plus, élégant, raffiné, pour partager l’été, le temps, la mer et la joie de vivre.1346 Modèle 1956 aux lignes arrondies 5’3”, châtaine, jolie minois, adore les langues, la photographie, le cinéma, le vélo et la nature, cherche un homme de 35-50 ans, honnête, ouvert d’esprit, curieux et plein d'humours subtil.1461 Infirmière au début de la cinquantaine Use, 5'6”, mince, châtaine, yeux bleus, veuve, respectueuse, sérieuse, réaliste, réservée, audacieux, déterminée, sociable, cherche gentilhomme, 5’10” et plus, travaillant, pour se compléter.1333 Professionnelle de la Rive-Sud Monique, début cinquantaine, 5’4”, simple, non fumeuse, aime communiquer, sortir dans la nature, cinéma et théâtre.Je veux vivre intimité, coopération et foi avec un homme avec affinités.1434 Homme cher'ch e femme Je cherche une fille francophone Professionnel dans la mi-trentaine, 5’8", châtain, yeux bruns, cherche une jeune fille entre 26 et 38 ans pour une relation sérieuse.1485 Pour une relation amicale tout d’abord Christian-Alain, début trentaine, 5’5”, 150 lb, fumeur, travaillant en informatique, aime la musique, la bonne bouffe, cherche une femme entre 35 et 40 ans, poids proportionnel, tranquille.1504 4 Poète et communicatif Professionnel de 54 ans, grand, belle apparence, distingué, serin, conscient, alliant nature et culture, cherche douce et jolie française pour inventer des choix et bercer des peines.1506 ?Intellectuel, philanthrope et épicurien Professionnel de 51 ans, SV.cinéphile, intimiste, simple, loyal, cherche une femme professionnelle, pour constituer ou reconstituer une famille.1475 ?Professionnel de la culture de Québec 49 ans.5’8”.allure jeune, avec pied-à-terre en Bourgogne, aime ciné.art.nature, sensible et créatif, cherche femme, quarantaine, élégante, belle apparence, douce et affectueuse.1491 Professionnel de Québec Homme de coeur et d’action, mi-quarantaine, 5’10”, châtain, yeux bleus, allure jeune et mince, raffiné et simple, mature et autonome, affectueux, cherche une femme avec un profil semblable.1449 Professionnel de l'éducation Début cinquantaine, lm73, mince, autonome, aime les activités culturelles, intellectuelles et sportives, cherche une femme mince, du même âge environ, bilingue, pour une relation harmonieuse.1419 Spirituel et réservé Pierre, cinquantaine, 6’2”, 180 lb, cheveux poivre et sel, yeux bleus, non fumeur, raffiné, sensuel, sensible et soigné, cherche une femme non fumeuse, fantaisiste, cultivée et raffinée.1473 Française ou Marocaine recherchée Professionnel, mi-quarantaine, belle apparence, 5’9", 155 lb, châtain, yeux bleus, non fumeur, sans enfants, cherche une femme 3040 ans, pour une relation sérieuse.1476 Belle amante recherchée Professionnel, trentaine, 6’2", 210 lb, belle apparence, sportif, intellectuel, sensuel, recherche belle amante, mariée ou non, mince, âgée de 25 à 35 ans, pour des rencontres riches en émotions.1451 Tendresse et plaisir Homme cherche femme agréable, de bonne compagnie, ayant besoin comme moi d’un surcroit de tendresse et de plaisir.1452 Enseignant de 50 ans, genre intello Mince, grandeur moyenne, blond, aime arts, réservé, cherche femme dans la quarantaine, proportionnée, non fumeuse, sensible et communicative, pour une relation sérieuse.1445 Sportif français cherche golfeuse Homme d'affaires français, 48 ans, divorcé, sportif (tennis et golf), aime l'amour, les bonnes choses et le rire, virikcherche jolie golfeuse, 4045 ans.douce, sensuelle et amoureuse du bonheur.1455 Professionnel d'origine méditerranéenne Raymond, cinquantaine, 57", 150 lb.d'allure classique, non fumeur, aime les voyages, les arts, la musique, la nature, la photographie, le vélo, cherche une compagne, 5'4" maximum, non fumeuse.1435 ?Amateur de sports de plein air Début quarantaine, cheveux et yeux bruns, aime le vélo, le ski de fond, le tennis, le ciné, la musique classique, cherche une femme dans la trentaine ou au début de la quarantaine, simple, sincère.1441 Professionnel de f( tutaouais 37 ans.tout coeur ouvert à charmante, intellectuelle et sp( saura l'ensorceler.1446 * relie qui.à la fois irtive.de 3035 ans.Un homme d’affaires à l’aise Jacques, quarantaine, cherche une femme 25-45 ans, active, sportive, aimant sorties, voyages, pour une amitié particulière.1386 v Universitaire dans la mi-trentaine Grand, plutôt belle gueule, aime ciné, théâtre, expositions, spectacles, cherche une femme mince, universitaire, cultivée, avec un côté charmant et charmeur, pour vie à deux.1232 Simple et communicatif Marc, 36 ans, 5’8", 170 lb, belle apparence, aime humour, plein air, ciné, cherche une femme 25.38 ans, bien proportionnée, non fumeuse, simple, communicative, aimant la nature.1368 *\* Grand professionnel de 30 ans Étienne, 6', 210 lb, châtain, yeux bleus, belle apparence, romantique, calme, aime plein air, désire rencontrer femme 27-35 ans libre, saine de corps et d’esprit, cultivée, pour relation sérieuse.1376 Offre pour un temps limité Jean, 46 ans, sens de l’humour, un peu sportif, aime les langues, parler, voyager, découvrir, écouter, cuisine internationale, cherche une femme proportionnée, non fumeuse.1352 Homme rieur et chaleureux de 36 ans 6'2", yeux verts, de belle apparence, non fumeur, sportif, cherche une femme ayant entre 30 et 40 ans, assez grande, sportive et bien dans sa peau.1328 Paisible, tempérament calme, raffiné 39 ans, grisonnant, apparence jeune, aime sorties et intimité, cherche une femme de 3442 ans, soignée, de belle apparence, pour une relation tendre et harmonieuse.1309 Sorties culturelles et vie urltninc Professionnel universitaire de 46 ans, 5'11”, châtain, sans enfant, non fumeur, sportif, sensible, aimant voyages, aimerait rencontrer une jeune femme dans la trentaine avec profil semblable.1323 è Homme cherche homme Lâcher son fou de temps en temps Luc-Dominique.31 ans.5"9".150 lb.beau gars en pleines forme et santé, cherche homme similaire, entre 28 et 32 ans environ, physiquement agréable, en pleine forme, en pleine santé, sérieux.1482 ?Professionnel de In région d'Ottawa 27 ans.5’8", brun, yeux bruns, cherche homme sérieux, masculin, doux, mature, équilibré, aimant ciné, resto.tennis et voyages.1454 4- A 10 I.K I) K V (MU.I.K V K N I) H K DI I II .1 II I I.I.K T I !» Il (i -?LE DEVOIR ?- ACTUALITES PHARMACIENS SUITE DE LA PAGE 1 tients.«L’information que nous recevons change de jour en jour et nous arrivons difficilement à expliquer aux gens ce qui se passe de façon très précise, explique-t-il.Nous n’avons pas eu le temps de préparer nos gens.» Le président de l’AQPP, qui représente environ 1500 pharmaciens propriétaires, croit que bien des gens ne savent pas du tout ce qui les attend dans deux semaines mais qu’un «nombre minime» n’aura pas les moyens de payer ce qui dépassera le plafond de 83,33 $ prévu par la loi.«Les gens ne sont pas préparés et seront étonnés des montants à débourser.» Son de cloche toutefois différent à l’Ordre des pharmaciens du Québec où la présidente, Janine Matte, estime quant à elle que «passablement de gens dépasseront le plafond prévu par le gouvernement en moins de deux mois».La pharmacienne soutient que l’annonce de la mise en vigueur a été un peu rapide mais que la corporation professionnelle avait prévu ce cas de figure.«Nous aurions toutefois souhaité une communication plus suivie avec le ministère de la Santé, explique Janine Matte, à la tête de la corporation professionnelle qui regroupe plus de 5400 pharmaciens.Il y a encore des questions auxquelles je n’ai moi-même pas de réponse et je n’ai toujours pas réussi à entrer en contact avec les gens qui peuvent m’aider.Les vacances ne constituent pas une période d’implantation idéale.» Du 1er août au 31 décembre 1996, avant l’entrée en vigueur globale du régime, les personnes âgées et les assistés sociaux paieront le quart du montant de leur prescription chaque fois qu’ils se présenteront à la pharmacie i et ce, jusqu’à ce qu’ils dépassent le plafond.Michelle Denis fait partie du lot des personnes bientôt affectées par la réforme.Elle bénéficie de l’aide sociale et puisqu’elle est maniaco-dépressive, on la considère inapte au travail.Chaque mois, elle cogne à la porte de son pharmacien et remplit ses poches de comprimés de Dalmane, Procy-clid, Orap et Ativan, qui lui sont nécessaires pour pouvoir affronter le quotidien.Coût réel des médicaments pour un mois: 58,83 $.Montant que Mme Denis a toujours payé: 0 $.Somme qu’elle devra débourser par mois à compter du premier août et jusqu’au 1er janvier 1997 (la coassurance, soit 25 % du coût des médicaments) : 14,71$.En vertu des prédispositions de la loi 33, et pour les cinq mois d’abord visés, Mme Denis paiera 73,54 $ et ne franchira donc pas le cap des 83,33 $.«Je vais être capable de payer ce montant-là, explique la dame de 49 ans.Mais je me trouve chanceuse d’être comme ça et je suis sûre que je ne suis pas le cas-type.» Que se passera-t-il justement dans le cas d’une personne dont la quantité ou le coût des médicaments excédera le plafond déterminé par le gouvernement?«Si nous n’arrivons pas à instaurer un système informatique — un compteur — nous permettant de savoir à quel moment le patient aura atteint son plafond, il est évident que nous devrons le faire payer», explique Claude Gagnon, prési-, dept de l’AQPP.• A la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), Pierre Boucher, adjoint exécutif au président, soutient toutefois que puisqu’on est «conscient des problèmes de liquidité que certaines personnes auront», les délais de réaction seront très courts et il ne se passera pas plus de quinze jours avant qu’une personne qui a dépassé le plafond reçoive de la RAMQ sa carte d’exemption en plus du remboursement dû.Mais M.Boucher estime qu’il s’agira d’une situation exceptionnelle.«Il faut bien comprendre que très très peu de personnes se trouveront dans cette situation.Mais si toutefois le problème se posait, je crois que ça n’a pas de bon sens de penser que le gouvernement ne s’ajustera pas à des situations particulières.» De leur côté, les personnes âgées et les assistés sociaux ont annoncé hier qu’ils n’ont pas l’intention d’abandonner la bataille.Ils continuent d’exiger une rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard avant le 1er août prochain en plus de la promesse de report de la mise en vigueur du régime d’assurance-médicaments pour les personnes âgées recevant le supplément de revenu garanti ainsi que pour les prestataires d’aide sociale.Sans toutefois révéler la nature de leurs intentions, les contestataires, qui ont occupé la semaine dernière les bureaux du ministre André Boisclair pendant trois jours et trois nuits, annoncent une attaque-surprise à Montréal pour la semaine prochaine.Ils espèrent également un appui important de la part de leurs membres des régions autres que Montréal.TWA À Atlanta, rémotion est vive SUITE DE LA PAGE 1 Les opérations de recherches conduites par les garde-côtes et mobilisant des centaines de personnes se sont poursuivies tout au long de la journée pour récupérer les corps, des débris de l’épave flottant à la surface, ainsi que les «boîtes noires» de l’appareil.Les images de milliers d’objets provenant de l’appareil flottant dans l’Atlantique étaient diffusées sur toutes les chaînes.Selon un porte-parole de TWA, Mark Abels, aucune menace ou indication de panne n’a été signalée avant la destruction du Boeing.Pour sa part, un haut responsable de la National Transportation Safety Board, Robert Francis, a déclaré n’avoir aucune indication permettant d’accréditer pour le moment autre chose que la thèse d’un simple accident.Dans la journée, la Maison-Blanche a toutefois fait état de l’existence de «plusieurs appels» revendiquant la responsabilité de l’explosion, en précisant ne pas savoir s’ils étaient crédibles.Le département d’Etat a indiqué n’être au courant d’«aucune revendication crédible».Les autorités n’excluaient toutefois au-cuije hypothèse.A Atlanta, ville des Jeux, cette explosion a été immédiatement assimilée à ce que les responsables olympiques affirmaient redouter le plus ces derniers jours : un attentat hors des limites de la fête olympique.Bill Rathbum, responsable de la sécurité des Jeux du centenaire, a indiqué : «Bien qu’aucun élément ne permette à l’heure actuelle d’établir un lien entre cette explosion et les Jeux, nous n’allons prendre aucun risque».Les mesures de sécurité ont été renforcées et la ville était quasi en état de siège.Le maire de la ville, Bill Campbell, a toutefois assuré que les Jeux olympiques ne seraient pas les otages du terrorisme.«On ne peut pas faire autrement, sinon on devient prisonnier du terrorisme et l’on ne peut apprécier pleinement les performances des athlètes qui ont travaillé toute leur vie pour gagner pendant un instant leur place au soleil.» Bill Campbell a reconnu que la catastrophe aérienne assombrirait le déroulement des Jeux.Les messages de condoléances du monde entier ont également afflué à la Maison-Blanche.Outre M.Boris Eltsine, MM.Jacques Chirac, Helmut Kohl, John Major et le pape Jean-Paul II ont fait part de leur «vive émotion» au président américain Bill Clinton.La TWA (Trans World Airlines) n’avait toujours pas dévoilé hier soir l’identité et la nationalité des victimes, sauf en ce qui concerne les quatre pilotes, suscitant la colpre de certains proches.A Paris, le premier ministre français Alain Juppé a affirmé que «plus d’une quarantaine de citoyens français auraient péri» dans l’explosion.Le gouvernement italien a indiqué que PHOTO AP Des inspecteurs examinent des débris du 747 de la TWA qui a explosé en vol au large de New York.huit citoyens italiens avaient été identifiés parmi les victimes.Un groupe de seize étudiants américains du Pennsylvanie figuraient également sur la liste des passagers.L’explosion, puis le crash, du Boeing 747 s’était produite à 20h40 locales mercredi, peu après le décollage de l’aéroport John F.Kennedy.Le contact avec l’avion a été perdu alors que celui-ci se trouvait à 110 km de New York, au sud-est de Long Island, à une altitude de 4500 m.FRANCOFOLIES Mais que faisait Jacques Higelin à vélo ?SUITE DE LA PAGE 1 après-midi radieux?Ils débusquaient manu militari les quelques hippies et SDF (sans domicile fixe) de leurs coins d’ombre, lesquels criaient «Merci, Monsieur Cré-peau!», rapport à l’interdit de mendicité que le maire du bourg rochelais a décrété à leur intention l’an dernier.Au sujet du Crépeau en question, une correction s’impose.Je supposais en lui dans mes derniers articles un homme de droite, voire un lepéniste.J’errais.L’homme, m’assure-t-on, est un radical de gauche.Les extrêmes se rejoindraient-ils?Ainsi que me le disait un itinérant évincé, ce «Robin des Bois de la politique tend la main gauche pour mieux frapper de la droite».Mais que faisait Jacques Higelin à vélo un peu plus tard le même après-midi étincelant?Il allait vite, très vite, en regardant tout droit devant lui: il m’a frôlé de si près en sortant du Village VIP que je n’ai pas eu le temps de lui demander s’il fuyait ou tentait de rattraper Brigitte Fontaine, l’égérie fêlée de la chanson soixante-huitarde parisienne, la vieille complice qu’il avait rejointe la veille sur scène, après que fiston Arthur H.eut partagé avec la mégère non apprivoisée la plus étrange version du/e t’aime moi non plus de Gainsbourg que l’on puisse imaginer.Mais que faisaient donc Richard Gotainer et Lio au Grand Théâtre de la Coursive au début de cette dernière soirée?Le pitre, dans son cas à lui.Pitié dans son cas à elle.Lui faisait très bien le clown: c’est son métier.Danser La Java rock, chanter le Polochon Blues, se demander «Il était où, le gentil Youki?» et se coller tout partout des décalcomanies, c’est du gâteau pour Gotainer, le meilleur chanteur fantaisiste de France, sympa comme tout.Quant à Lio, ma jolie Lio, celle qui me chantait Banana Split et Les brunes comptent pas pour des prunes au début des années 80, elle a bien rqal vécu le premier spectacle de son récent virage rock.Etre mignonne n’excusait pas l’heure de retard et son filet de voix n’avait aucune chance contre les huées, les sifflets et les décibels de ses guitaristes.Mais que faisaient Kevin Parent et les Colocs sur leurs scènes respectives, un peu plus tard en ce dernier soir francofou?Leur possible.Le Gaspésien s’est pointé au parking Saint-Jean d’Acre avec l’appui inconditionnel de Virgin-France: 15 000 cassettes, échantillonnant cinq titres de l’album Pigeon d’argile (en magasin là-bas depuis peu), ont été distribuées gratuitement aux spectateurs.Honnête et naturel («vous êtes ben smattes!», a-t-il rétorqué aux applaudissements assez nourris des audi- toires conjugués de Daran et les Chaises et Francis Ca-brel), il a livré les Ami pour lui, Je reviendrai (les titres «francisés» de Mother Of Our Child et Father On The Go), Seigneur, La Josette et Boomerang sans coup férir.11 pourrait bien être le seul Québécois de la semaine à tirer réel profit de son passage à La Rochelle.Les Colocs, au même moment de l’autre côté du quai, loin des médias mais près du public, brassaient dangereusement le chapiteau du Magic Mirror’s.C’est Dédé Fortin qui a tout résumé: «On n’a quand même pas fait des milliers de kilomètres pour se tenir tranquille!» Mais que faisais-je donc dans ma chambre d’hôtel à onze heures trente un mercredi soir sur la terre au lieu de Dormir dehors avec Daran et ses nouvelles Chaises dans les gradins de l’esplanade Saint-Jean-d’Acre avec le?copains?Hébin, je mesurais en pastilles anti-acides le?conséquences d’un régime de sandwichs au saucisson engouffrés à la sauvette entre les spectacles.Pendant que Cabrel succédait à Daran et que le gaillard d’Astaf-fort chantait Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai, j’aime autant vous dire que le gars du Devoir n’allait pas fort.On reviendra quand même l’an prochain, l’estomac à neuf, avec Jack Monoloy, Jos Monferrand et Natashquan au grand complet.BARIL «Je n’accepte pas ce comportement» SUITE DE LA PAGE 1 commenter les événements de Somalie en dehors du forum que constitue la commission d’enquête du juge Lé-toumeau qui siège à Ottawa depuis septembre dernier.Le caporal a enfreint ces règles en publiant sans autorisation un livre controversé sur les Forces armées et en accordant des entrevues aux médias sur les événements de Soqialie.À la suite de ces violations des règlements militaires, les Forces armées ont porté contre le sous-officier sept accusations de «conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline» et de «désobéissance à un ordre».De plus, le commandant du 2e bataillon du Royal 22e Régiment, l’unité où le caporal travaille, a recommandé son expulsion de l’armée.Cette recommandation a été endossée par les chefs de l’armée de terre et le caporal devra se présenter le 7 août devant un Conseil de révision de carrière pour connaître son sort.Le général Baril a souligné qu’il n’approuvait pas l’attitude du caporal depuis deux mois.«H a respecté les règlements qui l’intéressait et violé les autres, a-t-U dit Je n’accepte pas ce comportement malgré tout le courage dont il a fait preuve depuis quelques semaines.Le caporal devra répondre de ses actes devant le Conseil.» Toutefois, mercredi, lors d’une conférence de presse où il a annoncé la tenue d’une enquête sur le comportement de certains soldats canadiens lors de leur mission en Bosnie en 1993 et 1994 et la création d’une commission d’enquête sur le leadership au sein de l’armée de terre, le gé- néral Baril a déclaré que le caporal Pumelle avait eu raison de dénoncer les carences du leadership militaire.«Il avait partiellement raison, parce que je viens de dire la même chose que lui», a dit le général.Pour sa part, le caporal Pumelle se dit maintenant prêt à réintégrer le rang et à reprendre son travail au sein du 2e bataillon du Royal 22e Régiment «Je veux retrouver une place au sein de l’armée de terre et me consacrer uniquement à mon travail, a-t-il dit Ayant écouté les propos du général Baril, concernant le manque de leadership militaire que j’ai souvent dénoncé, je suis satisfait J’aimerais redevenir le soldat que j’étais.» Sans renoncer à son droit de parole, le caporal a dit vouloir «s’éloigner de la scène médiatique» maintenant que les autorités militaires ont décidé «de rétablir l’honneur de l’armée».PERE Il sort du monde des vieilles photos jaunissantes SUITE DE LA PAGE 1 Mon père ajoute: — Une fois sorti de la salle de bains, ça s’est mis à me gargouiller dans le ventre parce que j’avais faim.Je suis allé vers la cuisinière, j’ai regardé dans le four, étonné de ne rien trouver là que j’aurais pu manger.Je ne me rendais pas compte que je m’étais trompé, que j’avais pris la cuisinière pour le réfrigérateur.J’ai refermé le four et je suis sorti, me disant que je devais aller chercher de la nourriture à l’épicerie.Je ne m’y suis pas rendu.Il y avait trop de rues qui se ressemblaient, j’étais incapable de m’y retrouver.Quand la rivière des Mille-Isles m’est apparue, je l’ai prise pour une baignoire, et je me serais jeté dedans si on ne m’en avait pas empêché.Mon père s’arrête encore.Peut-être veut-il savoir ce que Samm et moi nous pensons de ce qu’il raconte, mais nous n’osons même pas lever les yeux vers lui.Aussi la voix chargée de terre noire reprend-elle possession de tout l’appartement du vieux Terrebonne.Mon père dit: — J'ai essayé d’oublier ce matin-là.Pendant deux ou trois semaines, il ne m’est rien arrivé.Je faisais bien attention pour occuper ma journée en répétant les mêmes gestes, toujours aux mêmes moments, comme si j’étais devenu l’officiant d’un rite nécessaire à ma survie.Je ne sentais pas le besoin de m’interroger là-dessus et je ne le faisais pas.Quand on vit seul, on finit par manquer de références vis-à-vis de soi-même.Je ne pouvais donc pas savoir que quelque chose avait changé, à moins que quelqu’un ne m’en prévienne.Je jouais aux cartes avec la voisine, je lui ai demandé si elle voulait que je lui fasse du café, je me suis levé mais rendu au comptoir, je ne me souvenais plus pourquoi j’étais là.Je savais que c’était relié à quelque chose qui devait se boire ou se manger.sauf que c’était impossible pour moi de me représenter les mots qui y étaient attachés.Ça se mangeait les uns les autres dès que ça montait en moi.Au lieu d’un café, j’ai donc apporté une tasse de savon à vaisselle à ma voisine.Elle m’a suggéré d’aller voir le médecin, ce que j’ai fait Il essuie avec un mouchoir le filet de salive qui de la bouche lui coule sur le menton.Ses gestes sont lents, à peine esquissés, comme si le filet de bave ne pouvait pas être attaqué directement mais par petites touches et de loin.Je voudrais faire venir des mots tout simples pour que la maladie dont parle mon père ne soit plus réelle mais une possibilité si aléatoire que personne ne pourrait souffrir à cause d’elle.J’ouvre la bouche, désespéré parce que les mots refusent de sortir, comme retenus dans ma gorge.— Ne te force pas, dit mon père.Ce n’est pas la peine.Tôt ou tard, il faut bien finir dans le désastre.J’aurais pu avoir une embolie ou un cancer comme ta mère.Je m’en serais contenté comme je vais me contenter de monsieur Alzheimer.J’en ai peut-être pour trois mois avant que ma mémoire ne disparaisse tout à fait dans le monde des photos jaunissantes.J’en ai peut-être pour six mois avant de devenir un débris qu’on va mettre dans une caisse sous six pieds de terre.Quand ça va arriver, je ne saurai plus rien de moi.— Comment peux-tu en être aussi certain?— J’ai demandé au médecin de ne rien me cacher de ma maladie.J’ai même exigé qu’il m’emmène à Berthier, dans cet hôpital où vont mourir ceux qui sont atteints du même mal que moi.Ils étaient presque tous assis dans des fauteuils roulants, alignés en rangs d’oignons dans une espèce de grand dortoir.Ils ne savaient plus où ils se trouvaient ni même ce qu’ils faisaient là.Un homme avait les mains bandées parce qu’on ne voulait plus qu’il se les morde jusqu’au sang.Une femme passait ses journées à déshabiller et à rhabiller une poupée, convaincue qu’il s’agissait de sa fille.Je risque d’être pareil à ce monde-là quand la lumière va s’éteindre pour moi.Mais on ne choisit pas la fin de sa vie.Tout ce que je veux, c’est de m’en aller avant que toutes les images ne pâlissent en moi.Je t’en demande trop sans doute: c’est difficile d’entrer dans la mort des autres.— T’as qu’à me dire ce que tu attends vraiment de moi.Mon père sort de ses poches une armada de petites bouteilles qu’il aligne devant lui sur la table, disant: — Il ne faut pas que j’oublie de prendre ces médicaments-là.Tout le temps que va durer le voyage, je veux que tu y penses pour moi.Puis, quand je ne saurai plus vraiment où j’en suis, tu me jetteras dans la rivière Trois-Pistoles du haut du vieux pont de fer de Tobune.Je rejoindrai ainsi l’esprit premier de ma famille, cette grosse Baleine-Mère dont nous provenons tous.Il remet l’armada de petites bouteilles dans ses poches, se lève et dit encore: — Pour partir, ça serait maintenant le moment.Mais je comprendrais si tu refusais de m'accompagner.—Je ne t’abandonnerai jamais.Tu le sais bien.Je vais vers mon père, le prends dans mes bras, le serre fort contre moi.J’ai le goût de chialer, j’ai le goût de crier, j’ai le goût de tout défaire comme si la violence seule pouvait effacer la terreur qui est venue en moi depuis que mon père nous a fait l’aveu de sa maladie.Tandis que je ne cesse pas de serrer fort mon père contre moi, Samm effleure mon corps du sien.Je me sens aspiré par le monde fou des photos jaunissantes placardées sur tous les murs.Il n’y a plus que de grandes bouches vo- races qui cherchent, pareilles à des sangsues, à se coller à ma peau.Mon père dit: — Le pire, ça sera de se rendre jusqu’à la porte.Après, ça deviendra moins malaisé.Il se dégage de moi et se dirige vers la garde-robe.Ses os craquent, comme si la chair, les muscles, les veines et le sang les avaient désertés, amenant cette sécheresse noueuse du corps, rigide même dans ce qui ne fait pourtant que se ployer en lui.Je vais vers mon père et m’accroupis devant lui pour nouer entre elles les ganses de ses chaussures.Puis, me redressant, je l’aide à enfiler son manteau et à mettre son chapeau.Mon père se laisse faire, il ressemble à un vieux totem de bois dont les yeux ne regardent plus rien, tournés qu’ils sont vers l’intérieur du corps, là où la maladie s’enfonce comme une vrille.Mais je ne veux pas y penser.Je regarde Samm et mon père, je dis: — Sortez maintenant tous les deux.Moi, je vois à ce que tout soit bien fermé ici et je vous rejoins ensuite.— Ne sois pas long, dit mon père.Il neige dehors et ça sera la tempête tantôt, Samm lui donnant le bras, mon père sort pour la dernière fois de ce petit appartement du vieux Terrebonne, il sort du monde des vieilles photos jaunissantes, il sort de ce qui restait encore de sa vie.Avant d’en faire autant je lève le bras vers la minuscule photo qu’il y a sur la porte de la garde-robe.C’est moi qu’elle représente: j’ai sept ans peut-être, je danse une gigue devant mon grand-père, mes oncles et mon père.J’arrache la photo du mur et la glisse dans la poche de mon chandail.Puis je sors à mon tour pour rejoindre Samm et mon père.Je ne m’étonne même pas de la neige qui tombe, ce qui est absurde dans le plein de l’été où nous sommes.Tout ce qui m’importe, c’est que nous partions enfin.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / t«lécopieor (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 SERVICE les egstros de léléptsone sairists ?soit valables pow le service de lirriisee per ceselol et poer les ebooeeaeels postait.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor I informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900 bouL St-Martin ouest Laval.Envoi de publication irdeau.division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les m> 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général: (514) 985-3333: service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.* I.E I) E V 0 I R .I, E V E N I) R E I) I I !> .1 II I I, I- E T I !) !) (i B LE DEVOIR - A Atlanta 1996 LES SPORTS « Atlanta 1996 JEUX OLYMPIQUES Expos 7 Mets 3 Hollywood s’installe à Atlanta Atlanta (Reuter) — Le grand cirque hollywoodien se déplacera ce soir à Atlanta pour la cérémonie d’ouverture des Jeux du centenaire.La capitale géorgienne, rasée par le général Sherman pendant la Guerre de sécession, renaîtra de ses cendres sous les lumières de la flamme olympique honorant 10 000 athlètes de 197 pays.Les organisateurs américains, qui ont modestement baptisé ces Jeux du centenaire «le plus grand événement pacifique de l’histoire du monde», ont confié la mise en scène inaugurale à Don Mischler, venu tout droit de Hollywood.Il y a quatre ans, Barcelone avait fait danser des démons et surgir des monstres marins bercés par des airs d’opéra.Atlanta, elle, rendra hommage à l’un de ses plus célèbres enfants, Martin Luther King.Avec des extraits du discours historique J’ai fait un rêve, la capitale de la Géorgie voudra montrer au monde entier que la ségrégation et l’esclavage font partie du passé dans une ville «trop occupée pour hair».Mischler a dû trouver un juste équilibre entre l’évocation de l’histoire du Sud américain, où il lui a fallu éviter de rouvrir de vieilles blessures, et la célébration de 100 ans d’histoire olympique.Le metteur en scène, plus habitué à organiser les shows de Michael Jackson, s’est rendu en Grèce, à Olympie, berceau des Jeux, pour s’imprégner du climat des stades antiques.«C’est fantastique de s’asseoir corçime ça parmi les ruines», a-t-il dit.A Atlanta, il dirigera 7000 acteurs et figurants.Malgré la présence de 15 000 journalistes en ville, de nombreux pans du programme d’ouverture ont été tenus secrets.On sait cependant que Jessye Norman, née en Géorgie, interprétera une chanson spécialement composée pour l’occasion.La Québécoise Céline Dion sera aussi de la fête.Il n’y aura pas, en revanche, de colombes au-dessus des têtes des 85 000 personnes qui ont payé chacun 630 $ pour assister au spectacle.Les organisateurs ont accepté les requêtes des groupes de protection des animaux, qui craignaient que les charmants volatiles ne se brûlent les ailes au contact de la flamme olympique.Quant à la sécurité, elle sera assurée par plusieurs milliers de vigiles qui feront du centre de la ville, d’où des centaines de sans-abri ont été expulsés ces dernières semaines, «le lieu le plus sûr de la planète», selon les termes du chef de la sécurité Bill Rathbum.PHOTO AP Olympic 'T*- in embracing e have fî® al long mmfi Le travailleur bénévole Jay Gulledge effectue un dernier polissage à l’extérieur du Stade olympique d’Atlanta, où auront lieu ce soir les cérémonies d’ouverture.Crooks portera le drapeau canadien Atlanta (PC) — Charmaine Crooks a porté fièrement les couleurs du Canada pendant 16 ans.Ce soir, la coureuse de fond de Vancouver-Nord portera le drapeau du pays dans le Stade olympique devant ses 300 compatriotes-athlètes, une foule de 83 100 spectateurs et un auditoire d’environ 3,5 milliards téléspectateurs à travers le monde.L’équipe canadienne a choisi la spécialiste du 800 mètres âgée de 33 ans comme porte-drapeau.Crooks succède au décathlonien Michael Smith (1992), à la nageuse synchronisée Carolyn Waldo (1988) et au nageur Alex Baumann (1984).Crooks est une excellente ambassadrice, représentant le Canada dans des compétitions internationales depuis 1980.Elle est, entre autres, la seule canadienne à avoir brisé la barrière des deux minutes au 800 m (1:58,52).Et elle a fait partie du relais 4X400 m qui a gagné l’argent aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.C’est l’aviron qui nous mène Le Canada réussira-t-il à égaler sa récolte de cinq médailles à Barcelone?GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Atlanta — L’aviron devrait être le sport qui va rapporter le plus de médailles au Canada à Atlanta, tout comme à Barcelone, d’où on a ramené quatre en or et une de bronze.Mais le Québec ne sera pas de la fête.Et c’est un peu la faute d’une mauvaise retombée économique des Jeux de Montréal.Michel Marcoux, qui était le responsable des compétitions d’aviron pour le Comité organisateur des Jeux de 1976, explique: «On a eu des problèmes financiers après les Jeux et toute la flotte (de bateaux) a été complètement détruite et revendue, comme dans une vente de feu.» Or le moindre bateau coûte environ 8000 $, explique-t-il, et ça grimpe jusqu’à 65 000 $ pour un bateau de huit avec barreur.Mais honnêtement, avoue celui qui sera analyste pour Radio-Canada à Atlanta, «on n’avait pas eu de bonnes performances aux Jeux.Et comme un an après il n’y avait plus de bateaux.» A vrai dire, il n’y a jamais eu d’engouement pour ce sport au Québec, où il a traditionnellement été pratiqué par les anglophones.Henry Herring est le seul représentant québécois à Atlanta, au sein de l’équipe de huit avec barreurs, l’équipe étant très majoritairement composée de rameurs de l’Ontario et de la Colombie-britannique.Le miracle de Laumann Les avironneurs canadiens n’avaient remporté aucune médaille au bassin olympique, puis six à Los Angeles en 1984, en l’absence des pays de l’Est, mais encore zéro en 1988 à Séoul, avant les cinq de Barcelone il y a quatre ans.«Mais il y a toujours eu des milliers de jeunes qui pratiquaient ce sport et ç’a donné un boom», explique Marcoux.Ensuite, c’est l’effet boule de neige, le succès entraînant la participation et de nouveaux succès.L’effet Silken Laumann a aussi compté pour beaucoup: la championne mondiale s’était blessée très gravement à un genou lors d’un accident de bateaux trois mois avant les Jeux de Barcelone et, rappelle Marcoux, «les médecins avaient spécifié que seule sa condition physique exceptionnelle avait empêché l’amputation».Sa participation aux Jeux a constitué un petit miracle, et sa médaille de bronze, un gros.Elle est encore parmi les favorites cette année, tout comme Derek Porter.Selon Marcoux, ces deux-là peuvent gagner une médaille d’or, et les avironneurs canadiens pourraient ajouter jusqu’à trois autres médailles.Les 10 embarcations canadiennes sont cotées parmi les six meilleures du monde.Comme tant d’autres, ce sport a été longtemps dominé par les pays de l’Est mais les victoires sont devenues très partagées.Le Canada compte parmi les puissances mondiales et Marcoux pense même que peut-être seule l’Allemagne va remporter nlus de médailles.Serait-ce la fête des Américains?Atlanta (Reuter) — Les Jeux olympiques du ceptenaire devraient permettre aux Etats-Unis de célébrer pendant deux semaines sur les pistes, dans les stades et les bassins d’Atlanta leur domination mondiale sur le sport depuis 100 ans.Dans la cité d’Autant en emporte le vent, les premiers rôles devraient être tenus par des enfants du pays, le premier d’entre eux étant indubitablement Michael Johnson, qui tentera dans sa ville natale de faire coup double sur 200 et 400 mètres.La star des championnats du monde de Gôteborg, née dans les quartiers durs du sud de la ville, veut cette fois briller dans un décor familier et un échec de sa part, bien improbable sur le tour de piste, serait ressenti comme un drame national.Ses 19 sec 66 des sélections américaines au 200 m auraient également du faire du Géorgien l’inaccessible tête d’affiche de l’épreuve.Mais sa récente défaite face au Namibien Frankie Fredericks au Bislett a fait de cettte course, dont le scénario semblait devoir être assez conventionnel, un film à suspense.Fredericks, d’ailleurs, qui a approché d’un centième le record du monde du 100 m en 9 sec 86 cette saison à Rome, a visiblement décidé de jouer les trouble-fête.Pour semer encore plus le doute dans les esprits, le Namibien entretient le suspense quant à sa participation à l’épreuve reine du stade.Aussi, malgré la présence du vieux briscard Linford Christie, tenant du titre, du champion du monde Donovan Bailey et d’une gloire montante comme le Trinitéen Ato Boldon, le 100 m ne devrait pas cette fois être le clou du spectacle.Une autre citoyenne d’Atlanta fera couler le Coca Cola à flots si elle tient ses promesses dans le Stade olympique.Gwen Torrence a déjà en partie raté son pari aux sélections américaines, en échouant aux portes de la la qualification sur 200 m.Des stars montantes feront un rêve, celui de détrôner des stars sur le retour.Pour Christie, pour Cari Lewis, qui ne prendra part qu’à la longueur, pour Serguei Bubka, le script sera peut-être celui de Boulevard du Crépuscule.Tous voudront tirer leur révérence sur un exploit.Bienvenue au peloton Dans la ville de Martin Luther King, le rêve des enfants des ghettos sera sans doute à nouveau cette équipe de basketball hors paire, dont le titre est acquis.La seule inconnue demeure le nom de sa victime en finale.Quelques têtes ont changé, et dans l’imaginaire des parquets, les noms de Shaquille O’Neal, de Scottie Pippen et de Hakeem Olajuwon ont remplacé, au moins pour l’occasion, ceux de Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird.Le public américain aura bien besoin des exploits des ses athlètes et de ses basketteurs pour effacer le souvenir d’une première semaine dans les bassins où, selon toute vraisemblance, Chinoises et Russes régneront en maîtres.Alexander Popov, sur les sprints courts, Denis Pankratov en papillon, sont probablement imbattables.Les Chinoises sont les terreurs annoncées des épreuves féminines.Mais poussés par les clameurs de leurs concitoyens, les nageurs américains voudront sans doute se transcender.Là encore, les adieux de Janet Evans seront un moment d’émotion.L’épreuve la plus énigmatique de toutes est sans doute la course cycliste sur route messieurs, où, pour la première fois, les plus grands noms du peloton professionnel seront conviés.Les battus du Tour de France, l’Espagnol Miguel Indurain, le Français Laurent Jalabert, l’Américain Lance Armstrong ou l’Italien Mario Cipollini auront soif de revanche dans cette course qui s’achèvera, dans la canicule, dans le quartier branché de Buckhead.Les amateurs de petite reine voudraient bien voir un roi du peloton s’imposer pour que le cyclisme professionnel ne rate pas son entrée olympique comme le tennis l’avait fait.La défection inattendue de l’Allemande Steffi Graf a sans doute porté un coup très dur au tournoi féminin, comme celle de Pete Sampras au tableau masculin.Mais d’autres sont tout aussi capables d’animer les courts, de Monica Seles à Andre Agassi.PLONGEON Pelletier s’inspirera de Louganis GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Atlanta — À ses premiers Jeux olympiques, Annie Pelletier apprécie ce qu’elle a appelé l’ambiance impersonnelle de ce grand événement.«Je suis arrivée lundi, a expliqué hier la plongeuse, et c’est grandiose.Tout est très gros, comme au village olympique.Ce que je trouve différent des autres Jeux, c’est que c’est un petit peu impersonnel.«Je pensais être très impressionnée, mais je me sens bien dans cet environnement» Autrement dit de passer inaperçue l’aide à relaxer même si, de son propre aveu, elle est très sociable et très volubile.Après les cérémonies d’ouverture, Pelletier va se retirer pendant cinq jours à quelques heures d’Atlanta avec son entraîneur personnel Donald Dion, qui ne fait pas partie de l’équipe officielle et qui ne sera donc pas à ses côtés pendant la compétition.Déjà hier, elle a dû rater, à sa grande déception, le spectacle en hommage aux athlètes, où elle aurait aimé voir Céline Dion, et la réception de l’équipe canadienne qui a suivi, afin de profiter du dernier jour où son entraîneur pouvait l’accompagner à la piscine d’entraînement Mais la plongeuse réagit d’une façon totalement différente de la nageuse Guylaine Cloutier, qui admettait encore la veille manquer la présence de son entraîneur Stéphane Bédard au dernier moment Elle avoue en effet n’avoir plus tellement besoin de lui quand arrive la compétition: «Il me répète tellement souvent les mêmes choses.Et puis pour moi c’est important d’avoir mon autonomie, de ne pas avoir à me fier sur œrsonne.» PHOTO PC Annie Pelletier prête pour l’entrainement La finale du tremplin de trois mètres débutera à 22 heures le 31 juillet ce qui a forcé la plongeuse à changer sa routine d’en- traînement, habituée qu’elle était à des finales en fin d’après-midi.«J’étais habituée à me coucher de bonne heure, explique-t-elle, et ce fut difficile au début.Mais en ce moment, je me sens très bien.» De là à se voir sur le podium, il y a une grosse marge qu’elle se refuse de franchir, estimant même qu’on pousse un peu fort au Québec quand on parle de médaille dans son cas: «Je trouve ça parfois difficile quand je pense à ça en me couchant.» Cela dit, la Montréalaise de 22 ans n’a pas lancé la serviette et si elle admet ne pas être une favorite pour remporter une médaille, elle dit quand même: «Je pense que je fais peur à bien du monde.» Elle veut y aller par étapes afin de ne pas s’imposer de pression inutile et vise d’abord d’atteindre la ronde finale qui réunira les 12 meilleures sur 31.De là, tout peut arriver, et face aux Chinoises, surtout, et aux Soviétiques, elle pourrait même profiter d’un préjugé favorable de la part des juges.«Je me suis beaucoup inspirée de Greg Louganis, explique-t-elle, tandis que les Chinoises sont très mécaniques, comme des robots.Moi j’essaie d’y mettre un côté artistique et des juges m’ont dit que ça leur plaisait» Ceux-ci doivent juger la technique seulement, convient Pelletier, «mais peut-être qu’à valeur égale.» Sans compter qu’elle a beaucoup de charme.Au tremplin de trois mètres, Pelletier a été 12f aux championnats du monde de 1994 puis a gagné les concours des Jeux du Commonwealth en 1994 et panaméricains en 1995.Aux essais olympiques canadiens, elle a été devancée par Eryn Bulmer, d’Edmonton.Martinez est imbattable à New York Rodriguez frappe un circuit de trois points MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE New York — Si les Mets de New York avaient cru pouvoir ratrap-per les Expos si facilement au classement, c’est sûrement qu’ils avaient oublié que Pedro Martinez faisait toujours partie de la formation montréalaise.Martinez (8-4) est imbattable à New York.Hier, il a espacé huit coups sûrs pour donner une victoire de 7-3 aux Expos, mettant fin à une série de deux défaites.Martinez a maintenant une fiche en carrière de 9-0 contre les Métropolitains.Il les a battus cinq fois sans riposte au stade Shea.Martinez, qui n’avait pas gagné depuis le 24 juin, a complété un troisième match cette saison.Henry Rodriguez a dirigé l’attaque avec un circuit de trois points, un simple et un double.Cliff Floyd a lui aussi bouclé le circuit.Pete Harnisch (5-7) lançait après trois jours de repos seulement.Il n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu’il avait déjà donné trois coups sûrs en première dont le 27e circuit de Rodriguez, une claque de trois points.En six manches, le gros droitier a donné neuf coups sûrs et quatre points.Martinez a cédé un circuit de deux points à Todd Hundley en fin de première.Cliff Floyd, qui s’élance de mieux en mieux, a claqué son troisième circuit en septième, a obtenu un simple en deuxième et a effectué quelques bons catches en défensive.Les Expos ont ajouté deux autres points en huitième contre Doug Henry.Un simple de Shane An1 drews, son quatrième coups sûr du match, un sommet en carrière, a poussé Rondell White, qui avait obtenu un double et quelques instants plus tard, Henry a donné un deuxième point en commettant un mauvais lancer.En fin de manche, les Mets ont réduit l’écart à 7-3.Lance Johnson a obtenu son 15e triple, un sommet dans les majeures, et a marqué à la suite d’un roulant de Jose Vizcaino.BAS EB AU LIGUE NATIONALE Mercredi St.Louis 6 Cincinnati 4 Philadelphie 2 New York 3 Pittsburgh à Chicago, remis, pluie San Francisco 3 Colorado 4 Houston 2 Floride 11 San Diego 5 Los Angeles 4 Hier Colorado 2 San Diego 9 Philadelphie 0 Floride 7 Cincinnati à Pittsburgh Montréal 7 New York 3 Chicago à St.Louis Atlanta 3 Houston 2 Los Angeles à San Francisco Aujourd'hui Philadelphie (Williams 3-7) en Floride (Hammond 2-5), 19h05 Cincinnati (Burba 4-9) à Pittsburgh (Wagner>4-7), 19h35 Montréal (Cormier 5-6) à New York (Isringhausen 4-10), 19h40 Chicago (Telemaco 4-4) à Saint Louis (Alan Benes 9-5), 20h05 Atlanta (Woodall 0-0) à Houston (Kile 8-5), 20h05 Los Angeles (Candiotti 6-7) à San Francisco (VanLandingham 5-9), 22h05 Colorado (Reynoso 5-6) à San Diego (Valenzuela 5-7), 22h05 (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dili Atlanta 59 34 .634 — Montréal 50 43 .538 9 New York 46 48 .489 131/2 Florida 44 50 .468 151/2 Philadelphia 40 53 .430 19 Section Centrale St.Louis 52 42 .553 — Houston 49 47 .510 4 Cincinnati 42 47 .472 71/2 Chicago 43 50 .462 81/2 Pittsburgh 41 52 .441 101/2 Section Ouest Colorado 49 44 .527 — Los Angeles 50 46 .521 1/2 San Diego 50 46 .521 1/2 San Francisco 40 53 .430 9 LIGUE AMÉRICAINE Mercredi Chicago 3 Minnesota 4 Detroit 2 Milwaukee 3,10 m New York 11 Boston 12 Toronto 10 Baltimore 11 Cleveland 2 Kansas City 3 Californie 3 Texas 7 Seattle 6 Oakland 7 Hier Minnesota 4 Cleveland 5 Baltimore 6 Boston 3 Detroit 4 Toronto 8 New York à Milwaukee Kansas City 7 Chicago 1 Oakland au Texas Seattle en Californie Aujourd'hui Minnesota (Rodriguez 8-7) à Cleveland (Nagy 11-2), 19h05 Baltimore (Erickson 5-7) à Boston (Moyer 5-1), 19h05 Detroit (Lira 6-8) à Toronto (Janzen 4-4), 19h35 New York (Pettrtte 14-4) à Milwaukee (McDonald 10-3).20h05 Kansas City (Rosado 0-1) à Chicago (Baldwin 8-1), 20h05 Oakland (Johns 6-10) au Texas (Helling 1-1).20h35 Seattle (Wells 10-2) en Californie (Grimsley 4-6).22h05
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