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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-06-25, Collections de BAnQ.

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FOND E Vol.I.X X X V I I - No I 4 7 ?M O N T H K A L .I- K M A K D I 2 5 JUIN I!) !) (i 8 S c + TPS + T V y / T o ronto I $ PERSPECTIVES Les mains propres Vendredi dernier, les premiers ministres du Canada ont tenu une laborieuse séance de pourparlers constitutionnels qui a duré, selon les interprétations, entre 30 secondes et quatre minutes.Lucien Bouchard en a profité pour se rendre aux lavabos où, de son propre aveu, il n’avait pas encore terminé de se laver les mains que Gaiy Filmon, du Manitoba, le rejoignait «Les grands esprits se sont rencontrés», a-t-il ensuite ironisé non sans à-propos.On croit rêver.Il faut vraiment se pincer pour se persuader que cet exercice digne de Ponce Pilate n’est pas issu du scénario bâclé d’un film politico-surréaliste de série Z, mais bien l’une des étapes censées mener au renouvellement et à la paix intérieure du meilleur pays du monde.Ils étaient tous venus, sachant que nul être raisonnable ne saurait s’opposer à la vertu, avec à la bouche les dogmes incontournables de l’«économie» et des «emplois».Ceux-là mêmes qui hier encore, alors que le Canada se faisait rappeler qu’octobre et crise sont synonymes, se bousculaient pour faire reconnaître la société distincte par leurs législatures, le tout derrière un chef national qui jouait son va-tout en catastrophe.Mais la semaine dernière, c’était Vade retro, Satana.La Constitution, il y avait bien Frank McKenna pour se dire disposé à en parler, il y avait bien Roy Romanow pour dire qu’il faudrait en parler un jour, il y avait bien Jean Chrétien pour dire qu’on en parlerait lorsque les séparatistes auraient levé les feutres à Québec.Car l’excuse était toute trouvée, et beaucoup trop belle pour s’en passer: M.Bouchard ne veut rien savoir, donc impossible d’avancer puisque, en ce qui a trait à la forrpule d’amendement par exemple, il faut l’unanimité.A cet égard, M.Chrétien ne laisse jamais filer l’occasion d’énoncer des demi-vérités: jamais l’en-tend-on souligner qu’il est l’un des principaux artisans de ce cadenas constitutionnel.Pas question non plus de tenter un rapprochement, avec les neuf autres à défaut du Québec.Le gouvernement fédéral, comme le dit et le répète M.Chrétien, «appuie» la société distincte et le droit de veto.Mais de là à jouer son rôle de leader, de rassembleur, c’est trop demander.L’occasion serait pourtant belle de prendre les péquistes à revers et de rejoindre directement ces 65 % de Québécois qui, selon un récent sondage, veulent d’un fédéralisme renouvelé — au point, dans un nombre ahurissant de cas probablement sortis tout droit d’un monologue d’Yvon Deschamps, de voter OUI pour en forcer l’avènement! Mais agir ainsi équivaudrait à reconnaître qu’Ottawa a commodément oublié, lors du dernier référendum, de dire aux électeurs que ses promesses ne valaient pas tripette en l’absence d’un consensus total.Or à l’Ouest, à ce sujet, il n’y a rien de bien nouveau.Bref, le pays était au bord du précipice, il y est toujours, mais le vertige s’est volatilisé le 30 octobre au soir et on danse aujourd’hui la claquette avec un pied dans le vide en incitant tout le monde à regarder plutôt l’horizon radieux de la croissance économique vers lequel l’ineffable Team Canada est toujours prêt à s’envoler.C’est ainsi qu’en lieu et place d’une discussion sérieuse sur le problème fondamental du Canada, on s’active autour des questions de cuisine.M.Chrétien, qui a annoncé des changements peu spectaculaires, est le premier à reconnaître qu’un «partenariat» fédé-ral-provincial destiné à éliminer les chevauchements dans le secteur de l’inspection des aliments ne fait pas descendre les foules dans la rue.Il a cependant bel et bien eu recours à cet exemple comme illustration des merveilles potentielles du fédéralisme.La politique n’est pas affaire que de symboles.Les Québécois disent dans une écrasante proportion qu’ils sont plus préoccupés de pain et de beurre que d’atermoiements constitutionnels.Mais aucune cécité ne saurait empêcher de voir que le refus d’un Glen Clark en matière de société distincte vaut davantage que cent mille ententes sur la gestion du poisson d’eau douce.Les souverainistes ont déjà été tentés d’ériger une statue en l’honneur de Clyde Wells pour ce genre de sendee.Dans le camp fédéraliste, on a décidé que la stratégie de la tortue était meilleure que celle du lièvre.De «petits pas», fussent-ils inspirés par une démarche ambiguë, où centralisation, délestage et contrôle financier s’emmêlent, sont préférables à un mégaprojet, a-t-on conclu: les gains sont modestes, plus difficiles à identifier et donc à critiquer, et les échecs combien moins retentissants.Cette approche a toutefois ses dangers.Dans un intéressant article publié récemment, l’ancien premier ministre ontarien Bob Rae — à qui on peut reprocher bien des choses au plan constitutionnel, mais certes pas de ne pas avoir essayé — disait craindre que les arbres n’en viennent à cacher la forêt Des progrès sectoriels, voilà qui ne peut pas nuire, sauf s’ils occultent le problème de fond, écrivait-il.Et le fait de nier le problème, ce que l’on constate actuellement «est psychologiquement compréhensible, mais politiquement insoutenable».Selon M.Rae, l’autruche est en passe de remplacer le castor comme symbole du Canada.Même Lucien Bouchard, note-t-il, participe à ce processus avec ses incantations sur l’économie.En fait, son message pourrait aisément être paraphrasé: l’autruche est un animal d’autant plus sympathique qu’excellent en rôti.Et tout le monde qui s’en lave les mains mériterait de se faire passer un savon.INDEX .Agenda.B7 Avis publics.B6 Classées.B5 Culture.B8 Economie.B2 Éditorial.-46 Le monde.-45 Mots croisés.B5 Les sports.B5 M E T E 0 Montréal Nuageux avec 70 % de possibilité d’averses le matin.Dégagement en après-midi.Max: 21 Québec Nuageux avec GO % de possibilité d'averses Max: 17 Détails en B 5 Je an Dion PLANÈTE Inet 96, mur à mur PAGE B 4 LE MONDE Ziouganov tend la main à Eltsine PAGE A 5 ?L'ENTREVUE Theodore Becker, le cyberdémocrate PAGE B 1 IJHU 1U JAUJUtb NAUfcAU LE PREMIER MINISTRE Lucien Bouchard a été la vedette incontestée du défilé de la Saint-Jean-Baptiste.Prenant la tête de la marche populaire à l’intersection des rues Sherbrooke et Saint-Urbain, M.Bouchard devait s’arrêter au parc Lafontaine, mais a finalement décidé d’aller jusqu 'au bout du parcours, au Stade olympique.2000 personnes saccagent PAssemblée nationale MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les festivités de la Saint-Jean ont été assombries, dans la nuit de dimanche à lundi, par une émeute dans les rues de la capitale, qui a provoqué des dégâts de plus d’un demi-million de dollars dans les commerces et immeubles à bureaux avoisinant la Colline parlementaire, pour se terminer par le saccage de l’Assemblée nationale.On se perdait en conjectures, hier, dans la classe politique et dans les milieux policiers, sur les motifs qui ont pu pousser quelque 2000 personnes à s’attaquer avec une violence inouïe au siège du pouvoir du peuple, à Québec, et en plus, le jour de la Fête nationale.L’hôtel du Parlement a été la cible de nombreux projectiles.La statue de Joliette a été retrouvée face contre terre.Des morceaux du pavé qui forme le trottoir devant le Parlement ont été démembrés et lancés dans les fenêtres, jusque dans le Salon bleu.Des tessons de bouteille de bière et des pierres ont été utilisés.Les vitres ont volé en éclat tout autour de l’immeuble.Des portes ont été enfoncées.L’édifice voisin, qui abrite la bibliothèque de l’Assemblée nationale, a été à son tour assiégé.Deux individus y auraient pénétré, après avoir défoncé la porte.Un incendie a été allumé dans les jour- L’émeute a causé des dégâts de plus d’un demi-million de dollars dans les commerces et immeubles à bureaux La marche de Lucien ffti ¦ WMfE WÉ lÈRTÉ 1 PHOTO JACQUESNADEAU Le défilé de la Fête nationale avait une saveur résolument politique pour ces jeunes spectateurs.Le comité organisateur du défilé pense que plus de 200 000 personnes se sont déplacées cette année pour assister au défilé, malgré le ciel incertain et la température humide.LIRE AUSSI EN PAGE A 3 ET A 8 Le Québec sous tous ses angles ¦ Un défilé sans atmosphère Les Montréalais n 'avaient d'yeux que pour le premier ministre MARIO CLOUTIER LE DEVOIR C> est déjà fini?», demande la fillette juchée sur les épaules de son papa.Pour toute réponse, le paternel lui dit: «Regarde, c’est M.Bouchard».Il ne pouvait si bien dire.Les milliers de spectateurs qui se massaient le long de la rue Sherbrooke hier après-midi étaient surtout venus voir leur premier ministre.On oubliera sans doute très vite le défilé, les 400 figurants et les 250 musiciens, mais pas Lucien Bouchard qui, accompagné de son épouse Audrey Best, a dépassé toutes les prévisions en prenant la tête de la marche populaire jusqu’au Stade olympique.Sortant de sa torpeur dans laquelle l’avait plongée une succession de tableaux qui n’avaient rien de renversants, la foule n’avait d’yeux que pour M.Bouchard qui en était à son premier défilé à la tête du gouvernement québécois.Effectuant moult zigzags afin d’aller saluer les gens de plus près et serrer des mains, il répondait aux cris incessants de «Lucien, Lucien» scandés tout le long du défilé.Le premier ministre aura, en fait, «Le temps incertain ne nous a pas aidés, mais j'ai l'impression qu'il y avait plus de gens que l'an dernier» VOIR PAGE A 8: ÉMEUTE fi 70 OOO personnes au parc Maisonneuve VOIR PAGE A 8: BOUCHARD L'édifice Robillard Les premiers pas du cinéma au Québec ODILE TREMBLAY LE DEVOIR est sur la Main , bouillante artère de perdition doublée d’un haut lieu du divertissement burlesque, que le cinéma fit au Québec ses premiers malheurs.Quel autre cadre eut été digne d’un art véhiculé d’abord par les forains?Pour tout dire, c’est ici même, boulevard Saint-Laurent, coin Viger, actuelle limite du quartier chinois, que le cinématographe des frères Lumière exhiba ses petites vues animées pour la première fois à Montréal.L’événement fêtera son centenaire jour pour jour, jeudi prochain.Une petite visite s’impose.Drôle de lieu de mémoire.L’édifice Robillard qui occupe le 972,976 boulevard Saint-Laurent exhibe son architecture néo-romane depuis sa construction en 1889.D se voit quand même mo- dernisé par les enseignes hétéroclites d’un magasin d’appareil électronique d’un côté, avec, couleur locale oblige, l’inévitable appendice récent Pho Bang New York, spécialité soupe chinoise.Sa partie centrale célèbre le joujou toutes catégories.Les vitrines croulent désormais sous les poupées, horloges, oursons à chapeaux et autres articles d’origine orientale dont Les Importations Marie-Anne, les grossistes qui l’occupent depuis 1969, font leur miel.Envolés les beaux jours de 1891 où le lieu abritait le Gaiety Museum and Theatorium.puis le Palace Theater en 1895 suivi deux ans plus tard du cinématographe Lumière.De temps à autre, certains cinéphiles ressortent l’idée de transformer l’édifice Robillard en un musée du cinéma.Mais le projet tombe à l’eau.Le propriétaire des Importations Marie-Anne ' ‘* 71 PHOTO.JACQUES NADEAU C’est dans l’édifice Robillard que le cinématographe des frères Lumière exhiba ses petites vues animées pour la première fois à Montréal.VOIR PAGE A 8: LIEUX A 8 I, K |) K V I) I H , I, K M A li I) I 2 ,r> JUIN I i) 1) (I -• le :_____, •- BOUCHARD Le roi de la fête EMEUTE SUITE DE LA PAGE 1 marché plus de 5 km, la distance qui sépare le siège social de la Société Saint-Jean-Baptiste, son point de départ, de la rue Pie-IX.«C’est la fête de la démocratie québécoise», a-t-il déclaré deux jours après le nouveau constat d’échec qu’il a tracé des relations fé-dérales-provinciales dans le dossier constitutionnel.Refusant de s’étendre sur le sujet, il a tout de même ajouté: «C’est une fête qui s’inscrit dans la continuité de l’histoire, une occasion pour nous rencontrer et pour penser au Québec solidaire que nous voulons construire ensemble.» Plusieurs membres de son cabinet l’accompagnaient hier: le ministre de l’Economie et des Finances, Bernard Landry, celui de la Métropole, Serge Ménard, celle de la Solidarité et de l’Emploi, Louise Harel, et le responsable de la Sécurité publique, Robert Perrault.Ils marchaient tout près du premier ministre avec les députés André Boulerice, Gilles Duceppe et Os-valdo Nunez, les deux derniers du Bloc québécois.Le chef du Bloc à Ottawa, Michel Gauthier, qui marchait à la droite de Lucien Bouchard, voyait, quant à lui, une connotation politique au défilé.«Les gens sentent qu’on est un peuple, que ça s’en vient et qu’on est en marche.Ils nous disent: «Ne lâchez pas, on va l’avoir».On sent beaucoup d’enthousiasme.» Les organisateurs du défilé ont refusé de donner une estimation du nombre de spectateurs, mais le responsable des communications de la Fête nationale, Louis Trépanier, pense qu’il y avait plus de gens que l’an dernier alors qu’on avait évalué la foule à environ 200 000 personnes.«Il n’y avait pas de trou le long du parcours comme par les années passées, a-t-il dit.Le temps incertain ne nous a pas aidés, mais j’ai l’impression qu’il y avait plus de gens que l’an dernier.» Les banderoles et les slogans politiques avaient la faveur tout au long du défilé: «Le Québec aux Québécois», «Mouvement latino-américain pour la souveraineté», «Ce n’est qu’un début, continuons le combat».Mais Lucien Bouchard demeurait la vedette incontestée, le roi de la fête.On a vu un Père Noël tout en bleu le saluer depuis un balcon au coin de De Lorimier; plus loin, près de la rue Fullum, Audrey Best a dû es- suyer les traces de rouges à lèvres laissées par une partisane sur la joue de son mari; au coin de Davidson, les cloches d’une église qui a pignon sur rue se sont mises a sonner à 16h30 au passage du premier ministre qui commençait à paraître fatigué.On l’a d’ailleurs vu à plusieurs reprises s’arrêter pour reprendre son souffle M.Bouchard a quitté le défilé juste avant d’atteindre l’intersection Sher-brooke-Pie-IX.Les marcheurs ont continué jusqu’au parc Maisonneuve où les attendaient quelques discours, de la bouffe et de la musique.Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, François Lemieux, et la patriote de l’année, Monique Vézi-na, ont pris la parole quelques instants mais ont vite cédé la place au groupe Les Frères à ch’val.N’est pas Lucien Bouchard qui veut.Pour le pays et pour une.Job steadyl SYLVAIN CORMIER \ A quoi mesure-t-on la réussite d’un show de la Saint-Jean?Au baromètre de la ferveur, c’est-à-dire au nombre de drapeaux fleur-delysés flottant devant la scène, évidemment, mais surtout aux sing-alongs, à ces phrases-clés, aux mots-leitmotiv que la foule aura scandé le plus fort.Pour tout dire de Québec, il y a longtemps que je t’aime, le show majeur de la fête nationale qui réunissait hier au Parc Maisonneuve les Richard Séguin, Marjo, Zébulon, Lady Alys Robi, Marie-jo Thério et plus de 70 000 célébrants, ces mots d’ordre suffiraient: du «Ça va v’niiiiiiirrrr, ça va v’niiiiiirrrr, découragez-vous pas» de la Bolduc (réactualisé en funky-rap) au «J’ai besoin d’une job steady» de Zébulon, sans oublier les «crapauds» de L’Hymne au printemps de Félix Leclerc qui, par les voix de Marjo et Séguin, «chan-tént la liberté», le message était clair et complet.Le discours patriotique, écrit par Yves Beauchemin et récité par Michel Dumont, qui parlait en long et en large du «destin de ce peuple que nous formons» et du pays qui «existe non seulement dans nos coeurs mais aussi dans les faits», en était presque redondant.Et le message a passé parce qu’il y avait sur scène des artistes qui pouvaient le faire entendre et ressentir à chaque spectateur jusqu’à la rue Viau: Séguin, d’emblée, au Rester debout qui lançait habilement le show, s’est révélé l’homme de la situation, capable de porter le flambeau sans le brandir bêtement, d’une foi inébranlable et d’une voix immense qui pénétrait les coeurs.Marjo, pour maintenir le niveau d’adrénaline, était une complice idéale, pompeuse de foule insatiable, allongeant la finale de Provocante jusqu’à ce que tout le monde attende au compte-goutte sa prochaine note.En pure intensité, Lady Alys Robi, invitée spéciale, était au moins aussi vibrante, si sincère dans son cri d’amour au public, ses «amis fidèles comme au premier temps de ma gloire», qu’elle a recueilli l’ovation la plus sentie de la soirée.Mais si le Job steady de Zébulon a touché juste, leur Marie-Louise était trop peu connue pour susciter l’enthousiasme général: le répertoire de Marie-jo Thério, dont la pourtant splendire Évangéline, était reçu avec la même indifférence relative.Encore une fois, on a oublié une règle de base des grands shows de la Saint-Jean: s’en tenir à des chansons hyper-familières.Quand on n’a que des succès, comme Séguin ou Marjo, pas de problème: pour une Marie-jo Thério, la marche est plus haute.De fait, le show n’a vraiment pris son envol qu’à partir du moment où les participants se sont mêlés.Les gars de Zébulon en queues-de-pies derrière Lady Alys Robi à la fin de Laissez-moi encore chanter, Marjo et Séguin partageant L'Hymne au printemps, Thério et Zébulon assurant les choeurs pour Séguin, Ça va v’nir, découragez-vous pas en rap collectif, l’hymne II me reste un pays de Vigneault donné à l’unisson par tous, c’était ce qu’on attendait d’un show rassembleur.Il l’était en bonne part: il aurait pu l’être entièrement.Et si, la prochaine fois, on demandait aux participants de ne chanter aucune de leurs propres chansons, ou au moins de de ne jamais chanter seul, pour voir?On savait tout de même gré à René-Richard Cyr, metteur en scène de l’événement, d’avoir redonné à la Saint-Jean un vrai show, fut-il imparfait: les irritantes pauses publicitaires de l’an dernier avaient disparu (elles n’étaient présentes qu’à la télé, montées en différé), le régisseur-animateur de foule aussi.Hors d’ondes, il n’y aura finalement eu que Les Frères à ch’val, PHOTOS ROBERT SKINNER Quelque 70 000 personnes ont assisté hier soir au spectacle du parc Maisonneuve qui réunissait Richard Séguin, Marjo, le groupe Zébulon et Marie-jo Thério.chargés de réchauffer la foule avant le show officiel.Leurs deux séquences de 45 minutes constituaient un show en soi, couronné par une version réjouissante du Cauchemar de Charlebois.Autant de raisons pour dire que cette année, le show était meilleur sur place qu’à la télé.De fait, il n’a même pas plu.SUITE DE LA PAGE 1 regarde d’un air suspect ces cultureux qui envahissent son domaine et cherchent des traces de mémoires cinématographiques parmi le bric à brac de l’entrepôt.«Ça vous intéresse les murs nus et les boîtes?» — Et comment!» Le cinéaste André Gladu à mes côtés, il nous laisse prendre le vieil ascenseur de bois jamais peint, qui monte à la vitesse d’une tortue pour véhiculer les marchandises, jusqu’au mythique quatrième étage où se déroula cette première projection.L’espace, désormais converti en entrepôt, est envahi par les boîtes de carton.On admire les planchers de bois d’époque et les plafonds de taule gaufrée.Les poutres ont été remplacées par des supports métalliques.N’empêche, dans son méli mélo délabré, tout l’immeuble est resté presque intouché, peu ou pas repeint L’imagination aidant, ça nous ramène cent ans plus tôt Projecteurs sur le jour J Nous sommes en 1896, le 27 juin plus précisément.Le septième art n’a pas traversé l’Atlantique.Le kinetoscope d’Edison, qui ne projetait qu’à une seule personne prisonnière de sa petite case, n’était qu’un ancêtre mal formé.Le cinématographe, c’est la classe, les vraies vues animées projetées sur un écran.L’appareil a fait des débuts publics au Grand Café de Paris, boulevard des Capucines, lancé par les inventeurs Louis et Auguste Lumière.Six mois plus tard, il se prépare à conquérir l’Amérique, en expédiant à Montréal les chargés de mission Louis Pupier et Louis Nimier, opérateurs Lumière de leur état Le Théâtre Palace est un genre de café concert, avec un petit Musée en bas, antre multi média Le maire de Montréal Richard Wilson Smith s’y est déplacé avec quelques notables.La foule des quidams n’a pas été conviée.On est entre gens chics et triés sur le volet dont les journalistes, pré- LIEUX cieuses abeilles destinées à butiner et à polléniser la bonne nouvelle.La Presse, La Patrie, Le Monde canadien du côté des quotidiens, deux hebdos Le Soir, Les Nouvelles, rendront compte de l’événement.Ce happy few est conscient de l’importance historique de l’affaire, parce que la rumeur entourant le cinématographe et sa rivalité avec le kinetoscope d’Edison est parvenue jusqu’à Montréal.Ce qui permet aux chics invités d’oublier l’inconfort des chaises et la vocation hybride de la salle.Un écran est tendu pour l’occasion.Et que leur projette-t-on?Six courts métrages, dont un home movie avant la lettre des Frère Lumière:^ partie d’êcarté, avec les joueurs maison: papa des Lumière, beau-père, etc.Mais également l’Arrivée du train à Perrache qui fait toujours son effet, tant les spectateurs ont l’impression que le train leur fonce dessus.Suit l’Exercice de voltige, un homme qui fait sa gymnastique au-dessus de son cheval, La démolition d’un mur lequel s’écroule dans un nuage de poussière, La Sortie en mer avec vague se fracassant sur un rocher.Mais aussi un film plus étudié cinématographiquementLa charge de Cavalerie où l’armée à cheval se rue vers l’objectif en évitant in extremis le bâton repère qui indique où tourner pour ne pas foncer tête baissée sur la caméra.«On est arrivé à rendre la photographie animée», s’épate une plume anonyme de la presse (à l’époque la plupart des journalistes ne signent pas), en s’ébaudissant du fait qu’on n’arrête pas le progrès.Et de décrire le cinématographe comme une des plus étonnantes découvertes de notre siècle.Après s’être émerveillé sur «les vagues déferlant mollement sur la plage et se brisant sur les rochers, puis retombant en un flot d’écume», le journaliste de relever les propos d’un doux loustic (sic) qui se serait écrié devant ce spectacle maritime: «Ça rafraîchit!».Notre confrère du siècle passé y va quand même de certaines réserves.Après tout, cet art n’en est pas à ses derniers perfectionnements: «Les trépidations de l’instrument fatiguaient l’œil, nuisaient à la netteté de la perception et, parfois, donnaient aux objets cette teinte vague de choses entrevues comme en un rêve», écrit-il.Curieux apartheid journalistique, les Anglais ne sont pas de la noce.Boycott des organisateurs?Peut-être que oui, peut-être que non.Il est possible que les opérateurs Pupier et Nimier, mal à l’aise avec la langue anglaise au moment d’expliquer le fonctionnement de l’appareil, aient lorgné du côté francophone.C’est du moins l’hypothèse retenue par l’historien Germain Laçasse.En février 1997, soit six mois plus tard, la Communauté anglophone aura sa projection maison, dans un autre local rue Sainte-Catherine.Mais la projection du 27 juin fut-elle bel et bien la toute première en sol québécois?Feu Léo-Ernest Ouimet, un des pionniers de notre cinéma, assure que cette représentation officielle fut précédée d’une officieuse à laquelle il aurait lui-même assisté, dès le mois précédent, dans le «Beuglant», petite beuverie terrasse accolée à l’hôtel Saint-Laurent, près du Palace.Deux autres opérateurs Lumière, André Vermette et Auguste Guay, auraient fait des tests devant quelques badauds.Cette hypothèse véhiculée par la tradition orale est retenue par André Gladu dans son film La Conquête du grand écran que Radio-Québec met à son programme jeudi soir.Mais la théorie présente quelques inconnues.Pourquoi les Lumière auraient-ils qxpédié deux série d’opérateurs coup sur coup?A quel moment et dans quel but les Pupier Nimier auraient-ils pris la relève des opérateurs Guay et Vermette?Des mystères persistent et risquent de persister toujours car, à vrai dire, les documents manquent pour les résoudre.Mais sans mystères, quelle place resterait-il à l’imagination?SUITE DE LA PAGE 1 naux et les magazines conservés sur place.Les collections de livres n’ont pas été endommagées.L’incendie a été vite maîtrisé.Une personne a été arrêtée en rapport avec ce méfait La valeur des dommages dépasserait les 200 000 $ à l’Assemblée nationale uniquement, selon une évaluation préliminaire.Hier, des ouvriers s’affairaient à placarder les ouvertures avec des panneaux de contreplaqué.Des centaines de badauds, à pied ou en voiture, faisaient le tour de l’édifice pour constater de leurs yeux le sinistre et désolant spectacle, sous le regard circonspect des agents de l’unité d’urgence de la Sûreté du Québec.Quelque 80 personnes ont été arrêtées, dont moins d’une dizaine (sept dit-on) étaient âgées de moins de 18 ans.Le saccage a été le fait également de personnes de 30 ans, 40 ans, 44 ans et 50 ans, dit la police, qui est très préoccupée par ces constatations.Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, se demande si la foule a été entraînée par «des agitateurs professionnels».Aucun politicien n’a voulu établir de lien entre cette violence et des questions politiques.Le premier ministre Lucien Bouchard était «consterné et attristé», hier, alors qu’il s’apprêtait, lors d’une cérémonie, à décorer de l’Ordre national du Québec une vingtaine de Québécois émérites.«S’attaquer aux instruments politiques des Québécoises et des Québécois.Ce sont certainement des gens qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient, dit M.Bouchard.Casser une vitre du Parlement.ce n’est qu’une vitre, mais c’est quand même symbolique.Je le prends très mal».«Nous n’avons, personne, aucune indication que ce soit relié en quoi que ce soit à des événements politiques, a-t-il ajouté.Ça m’attriste, ça me consterne et ça m’inquiète», dit M.Bouchard, qui a demandé que l’on fasse la lumière sur les événements, en particulier pour découvrir «pourquoi cet événement est survenu».«Je ne crois pas que ce soit notre société qui se manifeste dans ces choses.Je veux croire qu’il s’agit d’un épiphénomène.» Le chef de l’opposition, Daniel Johnson, suppute sur des circonstances diverses qui ont pu mener à ce grabuge, en excluant les raisons politiques: désœuvrement, bière, effet de foule, etc.Le maire de Québec, Jean-Paul L’allier, y voit «un phénomène urbain» qui frappe partout au monde.Québec, dit-il, n’est pas pour autant une ville dangereuse.En outre, il fait une «nette distinction entre la Fête de la Saint-Jean et son sous-produit dégueulasse».Québec est le théâtre d’une deuxième émeute nocturne en moins de deux mois.Le 4 mai dernier, quelque 1500 jeunes ont affronté la police, en pleine nuit, dans le Vieux-Québec.Hier, aux tribunes téléphoniques et dans la rue, plusieurs se demandaient comment il se fait que la police n’avait su, cette fois-ci, prévenir les coups, voir venir les choses.Selon des témoins, dès 21 heures dimanche soir, des jeunes adultes déambulaient près du Parlement, vers les plaines d’Abraham, déjà ivres ou sous l’effet de la drogue.L’odeur du cannabis flottait sur le quartier.Le Parlement ne faisait l’objet d’aucune surveillance particulière.Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, a indiqué qu’il avait demandé à ce que les mesures de sécurité soient évaluées, 12 ans après la fusillade du caporal Lortie.Il se demande s’il faut ceinturer les terrains du Parlement d’une clôture.Cependant, il trouverait déplorable de devoir le faire.«Nous avons toujours souhaité un Parlement ouvert et accessible.J’espère qu’on ne sera pas obligé, dorénavant, dit-il, de faire en sorte que le Parlement devienne une forteresse chaque fois qu’on fête la Fête nationale.» Le chef de la Sûreté municipale de Québec, Normand Bergeron, a soutenu qu’il s’agissait de la plus importante émeute survenue à Québec depuis 30 ans.Quelque 240 policiers municipaux ont été appelés à contenir les manifestations.Selon divers témoignages recueillis hier, les événements auraient commencé peu après la fin du spectacle de la Saint-Jean, présenté sur les plaines d’Abraham, auquel assistaient quelque 30 000 fêtards.Vers minuit trente, une heure du matin, une foule nombreuse s’est déplacée vers le nord, traversant la Grande Allée et contournant le Parlement pour rejoindre le Carré d’Youville, un lieu de rassemblement généralement fréquenté par des jeunes.C’est là qu’avait eu lieu le plus récent affrontement avec la police.L’escouade anti-émeute de la police de Québec a rapidement dispersé la foule en utilisant un canon à eau et des gaz lacrymogènes.Des témoins ont rapporté des scènes disgracieuses.«J’ai vu des femmes se faire battre par des policiers, disait Méla-nie Magnan, de Belœil, venue fêter la Saint-Jean à Québec.J’ai vu des filles de mon âge, des filles de 16 à 20 ans qui marchaient, se faire frapper avec les matraques dans la face, partout».Les émeutiers se sont précipités dans les rues avoisinantes, en se livrant à du vandalisme, au saccage et au pillage d’une quarantaine de commerces, y compris un magasin de fournitures érotiques et une succursale de la Société des alcools, rue Saint-Jean.«C’est ça l’image de Québec qui est diffusée sur CNN», déplorait hier François Nolin, du Café Tribune, Carré dYouville, en s’interrogeant sur l’impact de telles violences sur le tourisme.Vers trois heures du matin, selon la police, les manifestants surexcités se sont regroupés devant l’Assemblée nationale et ont commencé à s’en prendre au Parlement, dont on célébrait récemment le 200e anniversaire.Quelque 80 émeutiers ont été arrêtés.43 personnes se sont présentées à l’un des différents hôpitaux de la ville durant la nuit, selon la police.Six policiers ont subi des blessures, après avoir été atteints de projectiles.loto-québec Tirage du 96-06-22 3 28 36 37 43 47 Numéro complémentaire: 20 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 4 5/6 202 4/6 13 603 3/6 266 713 LOTS 2 428 217,20$ 182 116,30$ 2 885,00 $ 82,10$ 10$ Ventes totales: 16719 032,00 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ Tirage du 96-06-22 15 21 22 29 30 31 Numéro complémentaire: 40 MISE-TÔT 3 9 10 42 GAGNANTS LOTS 73 6B4,90 S GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 1 5/6 21 4/6 850 3/6 14 252 LOTS 1 000 000,00 $ 14 342,80$ 455,30 $ 52,50 $ 5$ Ventes totales: 584 636,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ VENDREDI Tirage du 96-06-22 Tirage du 96-06-21 NUMÉROS LOTS 778756 100 000$ 78756 1 000$ 8756 250$ 756 50$ 56 10$ 6 2$ EBtra SAMEDI Tirage du 96-06-21 NUMÉROS LOTS 292845 100 000$ 92845 1 000$ 2845 250$ 845 50$ 45 10$ 5 2$ 1 2 10 36 39 43 47 Numéro complémentaire: 13 GAGNANTS LOTS 7/7 0 5 000 000,00 $ 6/7+ 1 91 266,00 $ 6/7 27 2 957,70 $ 5/7 1 879 151,80$ 4/7 40 277 10$ 3/7+ 37 489 10$ 3/7 334 940 particip.gratuite Ventes totales: 4 933 182,00$ Prochain gros lot (approx.): 6 000 000 $ Prochain tirage: 96-06-28 TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des biPets.En cas de disparité entre cette liste et la liste offidele, cette dernière a priorité.LE DEVOIR LE DEVOIR «I iuAjrvubom pv IIS BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À I7H00 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)9*5 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 + PUBLICITÉ (514) 9*5-3399/Mktcekcc (514)9*5- 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS In 4* klépkoM «h«t! ml u'.iUt! pwr k ttfrlct 4c ImiisM pm cceeW ci peer kl ttccMMch pst«n.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montrai (514) 9*5 3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam frais) 1 800 463-7559 I AfUKC » N atonnéf a rmpbyrr rt a diffu^rr •14) 9&33SS: pubfcn* (514) 9GS3399 f D1C
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