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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1996-06-21, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1 9 1 O ?Vol.L XXXVII - No 14 5 ?PERSPECTIVES Jeux d’ombres au Kremlin Les événements des deux derniers jours au Kremlin — alors que trois membres de l’entourage de Boris Eltsine, représentants de la tendance dite «dure», ont été limogés après qu’on eut crié à une tentative de putsch — illustrent la nouvelle synthèse qui s’opère au sommet du pouvoir russe entre les tendances qui s’y affrontent.Autres informations en page A 5.M 0 N T H K A I.K V K N I) Il K I) I 2 1 .Mil N I !> !» ti S S T I» S T V Q LE MONDE Washington dit non à Boutros-Ghali PAGE A 5 POLITIQUE Les péquistes montréalais conspuent le projet Marois PAGE A 4 / T o r o ii I o VISAS Les enfants du voyage PAGE B 4 Une conférence constitutionnelle déguisée, déplore Bouchard «Le Québec ne sera pas isolé», promet Frank McKenna 1 y a d’abord, bien sûr, la rivalité fondamentale entre le pouvoir du président Eltsine et les communistes de Guennadi Ziouganov.Elle oppose les tenants de l’ordre ancien, alliance informelle JL.de l’ex-nomenklatura et des victimes économiques du nouveau système, au nouvel establishment politique.Ce affrontement est dur, brutal et ne porte pas au compromis.Mais à l’intérieur même du pouvoir, derrière les portes closes du Kremlin, les rivalités ne sont pas moins féroces.On l’a constaté ces derniers jours, alors que s’est déroulé un épisode crucial de la lutte entre «durs» et soi-disant «démocrates», entre ceux qui tiennent au pouvoir pour le pouvoir, pour qui l’argument démocratique est pure rhétorique, et ceux qui croient sincèrement aux réformes économiques, au suffrage universel et aux libertés.Résumons les étapes de ce drame en quatre actes, qui a changé fondamentalement la situation en Russie: Acte I — Le général Alexandre Lebed obtient un résultat remarquable (15 %) au premier tour des élections présidentielles.Tractations, puis récompense immédiate: Lebed est nommé président du Conseil de sécurité, et numéro deux virtuel du pouvoir.C’est la consécration de l’ex-adver-saire et une tentative de le récupérer, à la veille du second tour qui s’annonce difficile pour Eltsine.Acte II — Le ministre de la Défense Pavel Gratchev est destitué.Ce faisant, Lebed affirme sa détermination de «faire le ménage» parmi les durs, de moraliser l’armée et d’y installer une tendance plus conciliante, notamment sur la Tchétchénie.Acte III — Contre-attaque du général Alexandre Kor-jakov, le chef de la garde présidentielle, qui accuse de vol (les boîtes «pleines de billets» qui sortaient prétendument du Kremlin) deux proches d’Eltsine, puis les fait appréhender.C’est la réaction désespérée des «durs» qui tentent de conserver leurs positions.Mais ils signent ainsi leur arrêt de mort politique.Acte IV — limogeage de Koijakov ainsi que de Bar-soukov et de Soskovets (respectivement chef de l’ex-KGB et numéro deux du gouvernement).C’est la confirmation de l’alliance Eltsine-Lebed, du choix fait par le président d’un camp contre l’autre parmi sa cour, ainsi qu’un affaiblissement décisif des «durs».Qui est ce Korjakov, dont les Le «mystère frasques faisaient jaser le tout-Mos-cou?Fidèle des jours difficiles, com-Lebed» est pagnon de tennis et de beuverie de ' t Boris, il s’est rapidement transformé, désormais en sa qualité de responsable de la garde présidentielle, en véritable «patron au cœur des mafieux» des couloirs du Kremlin., .^ Outrepassant ses fonctions de boun- speculauons cer en chef, il s’affirme partisan de la François Brousseau sur le pouvoir en Russie ligne dure en Tchétchénie et du report des élections si celles-ci ne garantissent pas à 100 % la victoire.Ce genre d’approche a fait grincer des dents tout ce que le Kremlin comptait de libéraux authentiques: les Yavlinski, Gaidar, Tchoubaïs, pour la plupart évincés au fil des ans.La sanglante répression d’octobre 1993 contre les députés rebelles, le ralentissement de la réforme économique, le déclenchement de la guerre en Tchétchénie fin 1994, tout ces événements ont fini par faire oublier le «premier» Boris Eltsine, le libéral élu par le suffrage universel en juin 1991.L’élection en cours, qu’Eltsine paraît assez bien placé pour remporter lors du deuxième tour qui aura lieu — c’est officiel depuis hier — le 3 juillet, présentait à l’incertaine démocratie russe un défi redoutable.Allait-on accepter de passer le test jusqu’au bout, jusqu’à l’éventualité de la défaite électorale?L’irruption à l’avant-scè-ne d’Alexandre Lebed, le général à la retraite de 46 ans au visage de boxeur, dont la troisième place au premier tour et la promotion éclair ont fait, du jour au lendemain, l’un des hommes les plus puissants du pays et l’héritier implicite d’Eltsine, répond partiellement à cette question.Elle illustre la «nouvelle synthèse» qui se dessine au sommet du pouvoir.Qui est le vrai Lebed?Le général décoré pour ses exploits en Moldavie, l’homme modeste sincèrement ré volté par la dégradation morale de la société?Celui qui veut certes rétablir «la loi et l’ordre» mais tout en respectant les libertés, en poursuivant les réformes et en laissant — comme il l’a déclaré publiquement — partir les Tchétchènes qui veulent l’indépendance?Le leader ferme et courageux, qui fait acte de salubrité en congé diant les «mafieux en chef» du Kremlin?Ou bien, au contraire, s’agit-il d’un assoiffé de pouvoir qui cache bien son jeu, dont l’intransigeance et le puritanisme évoqueraient davantage Pinochet saupoudré de Savonarole que Jaruzelski gagné par la grâce démocratique?D’un complice de Boris Eltsine, qui aurait orchestré ce dernier épisode à la seule fin de renforcer le pouvoir?D’un réaliste froid dont la brillante troisième place, dimanche dernier, constitue un magnifique tremplin pour la conquête fùture du poste suprême?En tout cas, le «mystère Lebed» est désormais au cœur des spéculations sur l’avenir de la Russie.INDEX MÉTÉO Agenda Avis publics.Gassées Culture ,.B7 .A6 .B6 .B9 Montréal fajjfjSCCoiP Nuageux.Risque d'averses et dorages., • * \* Max: 24 Économie Éditorial Le monde .A6 .AB .-45 • • ___ Québec Nuageux Risque ÆjfcSÎTjgÇJ) d'averses et d’orages.Venteux Max 19 Mots croisés.Les sports .B6 .B6 • Détails en A 4 MICHEL VENNE JEAN DION LE DEVOIR Ottawa — La rencontre fédérale-pro-vinciale des premiers ministres que le Canada tout entier veut à saveur économique a suscité une première brouille avant même son ouverture, hier, lorsque Lucien Bouchard a exprimé publiquement son impression de participer à une conférence constitutionnelle déguisée.Lui qui est venu à Ottawa, a-t-il déclaré, pour «faire valoir [les] intérêts écono- miques et financiers» du Québec, a déploré quelques heures avant un premier dîner de travail que son homologue fédéral Jean Chrétien «s’enfonce dans des discussions constitutionnelles» à mesure qu’«on approche de la réunion elle-même».M.Bouchard a tenu ces propos au moment où les autres leaders provinciaux faisaient leur arrivée pour une rencontre initiale, informelle, à dix.Ceux-ci ont toutefois réitéré que la Constitution n’entrait pas dans leurs priorités et ont préféré mettre l’accent sur les questions économiques et sociales, autour desquelles se dessinent par ailleurs d’autres pommes de .discorde.A l’appui de ses dires, le premier ministre québécois a souligné que le rapport d’étape sur «le renouvellement de la fédération canadienne» rendu public hier par Ottawa aborde la question de la reconnaissance de la société distincte.11 n’a pas manqué d’en déduire que c’est «la Constitution, surtout», qui forme le cadre principal de la conférence, cela bien que le fédéral ait répliqué que le sujet n’avait pas pour autant été mis à l’ordre du jour.«Ce qu’on voit, c’est d’abord qu’il y a une discussion formelle sur la formule d’amendement.On nous a annoncé de façon officielle par le document [fédéral] qu’on allait aborder également, formellement, la société distincte.Et en plus, il y a toute une série de tentatives du gouvernement [fédéral] d’empiéter davantage sur les [compétences] du Québec», a-t-il relaté, faisant allusion à la redistribution de certains pouvoirs proposée par M.Chrétien dans le discours du Trône de février dernier.VOIR PAGE A 10: BOUCHARD Enseignement secondaire La moitié des profs d’histoire ont une formation insuffisante PAUL CAUCHON LE DEVOIR Ly enseignement de l’histoire au Qué-i bec a besoin d’un très sérieux coup de barre: les programmes n’ont pas été révisés depuis 20 ans et il faudrait presque doubler le nombre d’heures d’enseignement pour réaliser l’objectif d’enseigner l’histoire à chaque année du primaire et du secondaire.Quant à la formation des maîtres, elle est à revoir: la moitié des professeurs qui enseignent l’histoire au secondaire n’ont même pas de formation universitaire dans le domaine.En rendant public son rapport hier, intitulé Se souvenir et devenir, le Groupe de travail sur l’enseignement de l’histoire propose un coup de barre radical.Ce groupe avait été mis sur pied par l’ex-ministre Jean Garon en octobre 1995 et regroupait douze professeurs et spécialistes de l’histoire, sous la présidence de l’historien Jacques Lacourcière.Les membres du groupe de travail ont identifié trois principaux problèmes qui caractérisent l'enseignement de l’histoire au Québec: la mise à jour des programmes, le temps alloué à l’histoire dans la scolarité et la qualification des enseignants.D’emblée, on constate que la société a changé depuis 20 ans mais que l’enseignement de l’histoire n’a pas suivi.C’est pourquoi on recommande notamment que les programmes fassent une «place équitable» aux communautés au- VOIR PAGE A 10: HISTOIRE Le marché Bonsecours renaît Libérations conditionnelles PHOTO JACQUES GRENIER Â.MICHELINE BIGRAS, la fraise fendue d’un accueillant sourire, offrait fièrement sa délicieuse production hier, au marché Bonsecours.Ce qui fut le premier marché couvert de Montréal retourne à sa vocation originale après 33 ans.On profitera de l’été pour laisser plusieurs étals dehors, face au Vieux-Port.Nos informations en page A 3.Le Bloc fait trébucher Allan Rock L’adoption du projet de loi sur la révision judiciaire est reportée à l’automne +- JEAN PICHETTE LE DEVOIR Les opposants au projet de loi C-45, qui vise à restreindre le recours à la procédure de révision judiciaire permettant à un détenu condamné à perpétuité de faire une demande de libération conditionnelle après avoir purgé 15 ans de sa peine, auront tout l’été pour faire entendre leur point de vue.Contre toute attente, l’adoption du projet déposé la semaine dernière a en effet été bloquée par le Bloc québécois, dont la position officielle ne semble toutefois pas faire l’unanimité au sein du caucus.Au terme de deux jours d’audiences, le comité parlementaire chargé d’étudier le projet de loi a déposé son rapport, mercredi, mais la prise en considération de celui-ci par les députés de la Chambre des communes n’a pas été possible, hier; le Bloc québécois s’y étant opposé.Moins de 48 heures s’étant écoulées depuis le dépôt du rapport, l’unanimité était requise pour que le projet de loi puisse être voté en troisième lecture.La session parle- VOIR PAGE A 10: BLOC Allan Rock Louve d’or du dernier Festival Chamberlan, En avoir ou pas sort en salle aujourd’hui Elle a les yeux pour le dire La cinéaste Laetitia Masson est sensible comme son film: «Lautoprotection est un des plus grands pièges contemporains» ODILE TREMBLAY LE DEVOIR PHOTO JACQUES GRENIER Laetitia Masson: «Mes personnages ont fait leur deuil des grands idéaux.Ils manquent de talent, mais non de sensibilité, et ne sont pas moins intéressants pour autant» Elle est toute délicate et frêle, manifestement aussi sensible que son film En avoir ou pas, porté par cette caméra d’intimité où il ne se passe rien ou presque: une ouvrière en rupture de famille abandonnant son port de mer natal pour atterrir à Lyon et rencontrer un garçon beau et effrayé.Simple boy meets girl en somme, mais avec un doigté, un regard.Elle est toute jeune (29 ans), et ce premier long métrage, après avoir valu à son interprète Sandrine Kiberlain le César du meilleur espoir féminin, récoltait la Louve d’or au dernier Festival du nouveau cinéma de Montréal.Son nom: Laetitia Masson.Un nom à retenir qui, de toute évidence, rebondira dans le paysage cinématographique français.En attendant le film parie pour elle et sort en salle aujourd'hui.Rares sont les jeunes cinéastes pour qui tourner constitue un acte politique, avec lutte des dine.Non militante, mais avec des yeux pour voir, elle s’affiche «pour la subversion et contre l’humiliation».En entrevue, plutôt que de vous parler du droit au «je» et de ses «bibittes» personnelles, elle vous lance: «Il faut essayer de décrire les injustices.» Laetitia Masson ne se reconnaît guère dans les discours politiques d’aujourd’hui.Elle les trouve diffus, constate que les gens ne savent plus contre quoi se révolter.Alors elle regarde autour d’elle, pointe le chômage, la solitude, trouve que le cinéma français a beaucoup parlé de la bourgeoisie et que le manque d’emplois est devenu un fait abstrait.«La bourgeoisie a eu son lot de défenseurs.» Laetitia a fait un saut à Montréal à l’heure du rendez-vous Chamberlan.pas encore blasée des palabres autour de son film, contente d’en parler même.Elle me dit avoir voulu brosser le portrait de gens ordinaires, ni héroïques ni prédestinés, au contraire alourdis par une situation socioéco- classes en bandoulière et Internationale en soi VOIR PAGE A 10: YEUX « A 1, K 1) K V 0 I It .I.K V K N I) It K DI 2 1 .1 I! I N I II I) (I POLITIQUE Commissions scolaires linguistiques Le PQ de Montréal-Centre demande le retrait de la réforme Marois Les militants demandent au gouvernement d'adopter une motion confirmant la volonté de retirer de l'article 93 de la Loi constitutionnelle la garantie des droits confessionnels JEAN CHARTIER LE DEVOIR L* exécutif régional de Mont-' réal-Ville-Marie du Parti québécois estime que la réforme Marois sur les commissions scolaires confessionnelles ne permettra pas d’intégrer les immigrants à la majorité francophone et demande au gouvernement d’adopter «une motion confirmant la volonté de retirer de l’article 93 de la Loi constitutionnelle la garantie des droits confessionnels qui y est prévue».Les dirigeants des 17 comtés de l’ouest de Montréal insistent pour que Québec ne discute pas des modalités de ce retrait mais «affirme notre volonté à Ottawa» en établis- sant «cette demande au Parlement fédéral, sans plus»; la résolution dit au gouvernement du Québec qu’il «devra s’abstenir de participer à toute négociation ou conférence constitutionnelle sur ce sujet».Le président Sylvain Lépine a déclaré au Devoir.«La réforme ne veut rien dire.11 vaut mieux garder le statu quo que de rendre une structure complexe encore plus complexe.Il faut arrêter de prendre des semi-positions.» Le conseil régional de Montréal-Cçntre a rencontré la ministre de l’Education lundi soir et 37 dirigeants du Parti québécois ont exprimé leur désaccord avec la réforme envisagée.Le président Bruno Viens a dit hier au Devoir à ce sujet: «En maintenant la base sur la confessionnalité, on ne réussit pas l’objectif poursuivi.» Il rappelle qu’une proposition amenée devant le conseil national par le conseil régional de Montréal-Centre, dès mai 1994, juste avant l’élection, affirmait la nécessité de commissions scolaires linguistiques et non confessionnelles.Bruno Viens dit que la confessionnalité tient à l’article 93 «de la vieille Constitution», celle de 1867, pas celle de 1982.C’est ce qu’il faut retirer.Pour lui, on doit juger la réforme en fonction de «l’objectif qui est d’intégrer les immigrants à la majorité francophone».Il ajoute: «On a vu le bilan de la situation linguistique francophone.» Et il se re- biffe quand on invoque un sondage récent; on a tort de sortir un sondage discutable et d’associer à l’école la pratique religieuse et les valeurs religieuses.Le président de l’exécutif des 14 circonscriptions de Montréal-Centre tient plutôt à réaffirmer le principe suivant: «Un réseau d’écoles publiques doit être affranchi de tout intégrisme, de toute pratique religieuse.» Pour lui, on ne peut substituer l’école au manque de pratique religieuse des parents.«Il est clair que l’école doit être laïque», réaffirme-t-il.Dans son esprit, l’école ne peut suppléer au manque de pratique religieuse des enfants à la maison par des pratiques religieuses à l’école.Les deux présidents des exécutifs régionaux de Montréal rappellent que le ministre est en processus de consultation et qu’il a prévu une commission parlementaire à l’automne.Mais dès maintenant, il apparaît très clair que le conseil régional de Montréal-Centre est contre la réforme proposée.Pour Bruno Viens, il faut lancer la balle dans le camp d’Ottawa.«On ne peut pas tout remettre au lendemain du prochain référendum.» Il y a même un avantage à laisser Ottawa se débrouiller avec le problème.«Si la résolution du Parlement fédéral de décembre dernier sur la société distincte veut dire quelque chose, eh! bien, que le Parlement canadien agisse rapidement et trai- te en priorité la demande de Québec sur les commissions scolaires linguistiques.» il pense qu’il y a un net consensus des intervenants du milieu.Le conseil national du Parti québécois sera saisi de la question en septembre.Et des rencontres auront lieu dans diverses instances à ce sujet.Cela surviendra avant même les commissions parlementaires.Bruno Viens pense que le gouvernement du Québec devrait agir vite.«La Constitution canadienne est un frein aux écoles publiques.Cette constitution est archaïque», conclut Bruno Viens.«La coalition qui vient de se former a les mêmes craintes, les mêmes objectifs que nous.» Création d’un comité sur l’utilisation des médicaments Enquête sur la Somalie Médecins et pharmaciens applaudissent Le général Boyle dans Peau bouillante Le chef d’état-major est soupçonné d’avoir fait un faux témoignage PRESSE CANADIENNE Au lendemain de l’adoption du projet de loi sur l’assurance-mé-dicaments, médecins et pharmaciens ont applaudi hier à un aspect peu connu du public: l’implantation d’un comité de revue d’utilisation des médicaments.Ce comité de neuf personnes, appelé RUM, veillera à une meilleure prescription des médicaments, une meilleure utilisation et ce, à meilleur coût.Le président du Collège des médecins, le Dr Roch Bernier, et la présidente de l’Ordre des pharmaciens, Mme Janine Matte, rencontraient conjointement la presse hier pour expliquer que ce comité RUM sera «un atout majeur» du régime d’assurance-médicaments, qui améliorera à la fois la qualité de l’utilisation des médicaments et le coût global.Mme Matte explique: le comité RUM (que l’on prononce rhume) sera constitué de médecins et de pharmaciens, qui travailleront ensemble pour regarder ce qui se fait comme prescriptions de médicaments au Québec et, le cas échéant, conseillera de corriger le tir.Ses recommandations seront acheminées aux professionnels de la santé par l’intermédiaire de leur ordre professionnel — Collège des médecins ou Ordre des pharmaciens, par exemple.Le Dr Bernier affirme que les professionnels de la santé conserveront néanmoins leur autonomie professionnelle.Bien qu’il soit méconnu du public, ce comité RUM provoquera des changements dans la consommation de médicaments: le type, la façon de les prendre, etc.Les premiers touchés seront vraisemblablement les personnes âgées.Le Dr Bernier insiste sur le fait que l’objectif de diminuer les coûts n’est pas primoridial mais «secondaire».«C’est sûr qu’on ne peut pas ne pas se soucier des coûts.» Mais c’est en contrôlant mieux la qualité des prescriptions, selon lui, qu’on pourra provoquer une diminution globale des coûts.PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Un rapport de la police militaire déposé hier à la commission d’enquête sur l’affaire somalienne met le chef d’état-major de l’armée canadienne, le général Jean Boyle, dans l’eau bouillante.Il révèle notamment que des officiers ont travaillé sur la préparation du témoignage éventuel du général devant la commission, et ce, même si un autre général avait appris qu’il n’avait même pas le droit de se servir d’un télécopieur de l’armée pour préparer son témoignage.Ces révélations ont déplu à certains avocats impliqués dans l’enquête.Arthur Cogan, qui représente un colonel accusé d’avoir modifié des documents, a déclaré que le rapport de la police indiquait que les officiers impliqués dans le travail de préparation du témoignage du général Boyle étaient mal à l’aise de faire ce travail.«Les seules personnes qui jugeaient ce travail inapproprié étaient celles qui travaillaient pour le général Boyle», a-t-il déclaré.Stu Hendin, l’avocat du major général Brian Vernon, a indiqué pour sa part que son client avait été averti de ne pas utiliser les ressources militaires au moment de préparer son témoignage, pas même les téléphones.«Je crois qu’il s’agit clairement d’un cas de deux poids deux mesures», dit-il.Le rapport indique aussi que le major-général Jim King avait donné l’ordre à plusieurs officiers d’expérience de produire une chronologie des événements, au cas où le général Boyle serait appelé à témoigner devant la commission.Deux officiers ont alors exprimé leurs préoccupations quant à la perception du public devant le fait que des officiers veillaient à la préparation de ces documents.Un de ces officiers s’est même rendu voir un avocat des Forces armées, le lieutenant-colonel Kim Carter, en vue d’obtenir un avis juridique sur la question.«Le lieutenant-colonel Carter lui a dit qu’ils étaient des officiers et qu’à ce titre ils devaient obéir aux instructions reçues», peut-on lire dans le rapport.Ce dernier constitue une épine de plus au pied du général Boyle.Au départ, il avait refusé de témoigner devant la commission.«Le général Boyle a été avisé qu’on le soupçonnait d’avoir fait un faux témoignage à la police militaire au sujet de sa connaissance du fait que certaines notes avaient été rendues publiques», lit-on encore dans le rapport.Le général Boyle a consulté son avocat puis a mis fin à l’interrogatoire.La police en est arrivée à la conclusion que de toute façon le général Boyle était au courant d’une fuite d’un document à un journaliste en novembre 1993.Or le général Boyle avait nié dans son témoignage être au courant de la fuite.Plus tard, il avait dit qu’il avait oublié.PHOTO pç.Le général Jean Boyle l A M ÉTÉ ODENVIRONNEME NI CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi .wm wm max ,24 Dimanche Lundi min 1 5 .«A max 25 CL 16/27 == 15/25 rgffir ’T T T [venteux brouillard pluie averse orage neige verglas Goose Bay fwrrr Kuujjuarapik I 17/5 ¦ 20/11 La Grande IV Chibougamau 22/14 ¦ '/PWr 21/12 ¦ Chicoutimi ^ Ouét Rivière-du*Loup F 22/14 ¦ 25/11 n'rft' 24/14 •ois-Rivières Val qui a été victime d’une lésion à la moelle épinière à la suite d’une chute de cheval.C’est un peu ce modèle de programme de réadaptation que la: SAAQ veut prendre pour venir en aide aux victimes d’accidents de la route (et d’autres également).Bien qu’il en coûtera deux millions annuellement à la SAAQ pour gérer les ententes avec les centres hospitaliers, la Société entend réaliser cependant des économies minimales de trois millions par la réduction des frais de santé, des durées de séjour en réadaptation et des diverses indemnités versées par la SAAQ.Malgré l’opposition des milieux ruraux Le projet de loi sur «le droit de produire» est adopté LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Fort de sa majorité et sourd aux inquiétudes manifestées in extremis par le Barreau du Québec et les milieux ruraux, le gouvernement a adopté à toute vapeur et aux petites heures, hier matin, le projet de loi sur le «droit de produire».La dernière journée de débats sur ce projet de loi controversé a donné Heu à diverses manifestations de mécontentement en régions de la part de ce nouveau groupe de ruraux qui a ébréché le monopole de représentation que détenait jusqu'ici i’Union des producteurs agricoles dans ce milieu.Quant au Bureau, il a eu des mots très durs, pour ne pas dire inusités, à l’endroit de ce projet de loi dont certaines dispositions sont V* résultat d’une «approche sectaire et pu- rement protectionniste», conclut son mémoire.Une pétition de 10 000 noms de citoyens, agriculteurs et autres résidants a été remise au gouvernement pour demander, en marge de l’adoption de ce projet de loi, un moratoire sur la délivrance des autorisations accordées aux mégaprojets de porcheries industrielles jusqu’à ce qu’une audience publique dite «générique» ait été consacrée à la question.L'Union des citoyens du monde rural (UCMR), à l’origine de la pétition et du premier mouvement d’opposition orchestré en milieu rural contre le lobby des gros producteurs, a d’ailleurs lié le «droit de produire» au dossier des porcheries.En effet, toute la question des odeurs — un élément majeur du dossier «cochons» — est exclue de la Loi de l’environnement par le «droit de produire» pour tomber plutôt sous le coup de règles municipales et réglementaires, de mécanismes d’arbitrage qui empêchent les citoyens de se prévaloir de lois fondamentales comme le Code civil contre les agriculteurs.Le Barreau du Québec insiste beaucoup sur cette question dans un mémoire déposé à la dernière minute, soit mercredi, pour infléchir le gouvernement, d’autant plus que ce dernier n’a jamais démontré qu’il y avait eu exagération ou abus de droits aux dépens des agriculteurs de la part de citoyens ou des tribunaux.Le mémoire du Barreau estime que le «projet» de loi 23 — qui n’en est plus un — recrée le régime d’exceptions et de privilèges qui caractérisait certaines lois québécoises au début du siècle alors que des compagnies ou des groupes sociaux bénéficiaient nommément de régimes spéciaux dans les lois générales.Cette nouvelle loi crée, selon le Bar- reau du Québec, «deux catégories de citoyens sur un même territoire» en raison du «privilège» accordé aux agriculteurs d’être soustraits du chapitre de la Loi de l’environnement sur les' nuisances et de ne plus être poursuivis directement devant les tribunaux pour des abus relatifs à certaines nuisances, un domaine que le Code civil venait d'ailleurs de moderniser.La loi 23, ajoute le Barreau, accorde au gouvernement un «pouvoir extrêmement étendu en matière d’aménagement sur les zones agricoles, réduisant par là l'autonomie des municipalités et le principe de la décentralisation, de la déconcentration et de la responsabilité des municipalités».Pire, ajoute le Barreau, «en souscrivant à ce projet de loi.les municipalités du Québec renoncent à une part importante de leur pouvoir d’aménagement conféré par la • Loi sur l’aménagement et l’urbanisme quant aux zones agricoles». A 10 Consternation à Ottawa I.K I) K V I) I H ¦ I.i: V i: \ I) It K I) I 2 1 .1 I' I ,\ !!>!)( i -» Le Devoir i l g \ | nrr Tl I A /1 f—J n A 1 i l i \ lil ! I i i â i j ' fi¦ 0 ¦ Il ¦ I i i 1 Robert Bourassa de nouveau confronté au cancer Les médecins de l’hôpital Notre-Dame confirment la récidive ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Robert Bourassa devra de nouveau lutter contre le cajicer, les médecins de l’hôpital Notre-Dame ayant confirmé qu’une récidive du mélanome malin est à l’origine des malaises qui ont forcé l’hospitalisation de l’ex-premier ministre québécois depuis une semaine.Après avoir soupçonné une affection de l’oreille interne, le médecin traitait de M.Bourassa, le Dr Michel Émond, de l’hôpital Notre-Dame, a finalement établi hors de tout doute hier que le cancer de la peau pour lequel l’ex-premier ministre a déjà subi une série dp traitements très poussés aux Etats-Unis en 1993 a refait surface.M.Bourassa aurait même déjà commencé à recevoir des traitements de radiothérapie pour traiter ce cancer dont il était maintenant remis depuis trois ans.L’ex-premier ministre aurait aussi été sou- mis à un examen de résonance magnétique.Ces médecins traitants, le Dr Emond et l’éminent spécialiste du cancer Joseph Ayoub, n’ont toutefois voulu faire aucun commentaire hier sur l’état de leur patient ou l’avancement de sa maladie.Le porte-parole de l’hôpital Notre-Dame, Jacques Wilkins, a tout simplement confirmé que les forts étourdissements dont souffre M.Bourassa sont bel et bien dus à une récidive du mélanome malin et non à une affection de l’oreille interne, connue sous le nom de la-byrinthite, comme l’avaient d’abord soupçonné les médecins.«Les médecins ont déjà offert différentes options thérapeutiques à M.Bourassa et ce sera à lui de choisir vers quels traitements il veut se diriger», a dit M.Wilkins.Selon le porte-parole de l’hôpital, le moral de l’ex-premier ministre serait très bon et ce dernier se montrerait très combatif face à ce nouvel assaut de la maladie.«Il se dit prêt à affronter la maladie.Il a même dit que durant sa vie, il avait eu bien d’autres défis à relever», a dit M.Wilkins, qui lui rend visite chaque jour pour lui transmettre les nombreux témoignages d’encouragement reçus à l’hôpital.Constamment entouré de membres de sa famille, M.Bourassa se porterait maintenant mieux qu’au début de la semaine, alors que des vertiges et de fortes nausées l’empêchaient de se lever ou de se déplacer.Tous les spécialistes du cancer rejoints hier ont refusé de faire des commentaires sur le cas de M.Bourassa ou d’expliquer comment se manifeste une récidive de ce type de cancer et quelles en sont les possibilités de traitement.On se souviendra qu’en 1993, de nombreux médecins avaient été rabroués pour avoir émis des pronostics, jugés hasardeux ou intempestifs, sur les chances de survie du premier ministre, sans en savoir plus long sur son dossier.I-e I)1 Pierre Jolivet, oncologue à l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui a déjà traité l’ex-premier ministre au tout début de sa maladie, a lui aussi refusé d’expliquer cette nouvelle récidive de la maladie, visiblement affecté par cette nouvelle.C’est en août 1990, en pleine crise amérindienne, que Robert Bourassa s’était fait diagnostiquer un mélanome malin au bas du dos, le plus dévastateur des cancers de la peau.Après avoir subi une intervention chirurgicale en septembre au National Institute of Health (NIH) de Bethesda, au Maryland, l’homme politique,avait repris les commandes de l’État, après une longue convalescence de deux mois.En janvier 1993, M.Bourassa devait toutefois faire face à une résurgence de la maladie et subir à nouveau une intervention pour une autre tumeur au thorax.Des examens avaient alors révélé que le mélanome s’était propagé dans d’autres parties de son corps.C’est à ce moment que M.Bourassa, traité par le I)' Steven Rosenberg du NIH, a reçu un traitement expérimental à l‘Interleukine-2, destiné à stimuler la réponse immunitaire de son organisme.Très éprouvant, ce traitement, qui consistait à retirer une partie des globules blancs, les lymphocytes T, et à les faire pousser en culture avec de l’lnterleukine-2, puis à les réinjecter dans le corps, avait obligé M.Bourassa à quitter ses fonctions brièvement à plusieurs reprises au cours de l’hiver 1993.En juillet de la même année, les derniers examens subis au NIH avaient toutefois confirmé que ce dernier avait très bien réagi au traitement et que son cancer s’était résorbé.Selon le porte-parole de l’hôpital Notre-Dame, l’hospitalisation de M.Bourassa devra en conséquence être prolongée et il restera sous observation pour les prochains jours.Ottawa — Réunis à Ottawa, les premiers ministres fédéral et provinciaux ont accueilli avec consternation la nouvelle de la maladie de Robert Bourassa.«Au nom de tous ses collègues, dont plusieurs ont travaillé avec lui dans le passé, je lui souhaite toute la chance possible», a déclaré M.Jean Chrétien à l’issue du dîner de travail des premiers ministres hier soir.Il a dit «espérer et prier» pour que M.Bourassa vainque sa maladie.«J’en suis consterné.Je suis particulièrement touché», a renchéri le premier ministre québécois Lucien Bouchard.il a souligné avoir rencontré M.Bourassa à plusieurs reprises depuis son accession à la direction de la province en janvier dernier.«Je ne peux que lui souhaiter tout le courage que nous lui connaissons et dire à sa famille que nous l’appuyons de nos pensées», a-t-il poursuivi.Surpris par la nouvelle, M.Bouchard a paru particulièrement troublé.Il a rappelé que ses enfants fréquentaient la même école que les petits-enfants de M.Bourassa, ce qui les amenait à se croiser souvent.BOUCHARD Johnson se pointe à Ottawa YEUX Un itinéraire banal SUITE DE LA PAGE 1 «Nous allons combattre de pied ferme toute nouvelle intrusion du gouvernement fédéral et nous allons tout faire pour ramener la discussion sur les sujets économiques, et je compte sur les autres premiers ministres pour m’qider», a ajouté M.Bouchard.À cet égard, en fait d’aide, les autres premiers ministres provinciaux ont effectué bien des détours pour assurer que les questions d’ordre constitutionnel n’auraient pas la partie belle au cours de la conférence.«L’ordre du jour concerne l’économie et les questions sociales.Il y aura un instant consacré aux questions constitutionnelles et au processus [de réexamen de la formule d’amendement).Mais c’est une conférence essentiellement économique», a affirmé le leader du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.«Le Québec ne sera pas isolé», a-t-il promis.Son collègue Glen Clark, de la Colombie-Britannique, a pour sa part rappelé qu’il se retirerait de la table si des pourparlers constitutionnels «substantiels» avaient lieu.De toute manière, «nous ne sauverons pas le pays avec des séances à huis clos où les élites se regardent le nombril.Nous devons parler des mentaire ayant été ajournée hier, le projet de loi ne pourra donc faire l’objet d’un vote avant le mois de septembre.Mardi, la porte-parole du Bloc en matières judiciaires, Pierrette Venne, avait pourtant déclaré que son parti appuyait le projet présenté par le ministre de la Justice, Allan Rock.Le seul représentant du Bloc au sein du comité parlementaire, le député François Langlois, du comté de Bellechasse, nie toutefois que son parti ait changé son fusil d’épaule sur cette question.«Lorsque nous avons appuyé l’adoption du projet de loi en deuxième lecture, vendredi dernier, j’ai dé- choses qui touchent le citoyen moyen», a ajouté M.Clark.Des sons de cloche identiques sont yenus des John Savage (Nouvelle-Écosse) et Brian Tobin (Terre-Neuve), ce dernier affirmant que d’éventuelles négociations constitutionnelles devraient se dérouler dans un cadre «ouvert et transparent».Mais derrière ce front en apparence uni s’en profile un autre, où les opinions sont beaucoup plus partagées.Pour l’essentiel, celui-ci porte sur la redéfinition de «l’union sociale et économique» canadienne et oppose les provinces riches (Ontario, Alberta et Colombie-Britannique) aux moins nanties.Le système de santé et l’application de normes nationales par Ottawa qui se retire graduellement de son financement, les compensations financières à verser aux provinces dans l’application des programmes sociaux et la controverse entourant l’harmonisation de la TPS avec les taxes de vente provinciales promettent des débats musclés en dépit de l’optimisme et de la bonne volonté affichée par les premiers ministres.«S’il y a un vrai débat ici, il portera sur la nature du Canada elle-même.Il se fera entre ceux qui croient que le rôle du gouvernement fédéral doit être réduit au minimum et ceux qui claré, au nom de l’opposition officielle, que l’article 745 du Code criminel avait maintenant 20 ans et qu’il était peut-être bon d’en revoir certaines dispositions.Mais j’avais bien mentionné que nous voterions contre si la règle de l’unanimité du jury était maintenue.» L’article 745, balisant la demande de révision judiciaire, prévoit actuellement qu’un appui des deux tiers des jurés suffit pour accorder au détenu l’autorisation de déposer une demande de libération conditionnelle auprès de la Commission nationale.C’est toutefois l’impossibilité d’avoir recours à la procédure de révision judiciaire dans le cas d’un détenu condamné pour plus d’un croient que son rôle est vital», a déclaré Brian Tobin.Le premier ministre manitobain Gary Filmon a de son côté averti que, dans le cas de la TPS, Ottawa s’aventurait «sur une pente glissante» en soumettant les provinces à des traitements fiscaux différents avec son refus de compenser les autres au même rythme qu’il l’a fait pour les provinces de l’Atlantique.Les représentants des provinces dites riches ont quant à eux affirmé qu’il n’était pas question de remettre en cause le principe de la redistribution de la richesse à travers le pays, mais Ottawa doit savoir que «la Colombie-Britannique considère qu’elle est traitée injustement», a dit M.Clark.Idem pour Mike Harris, de l’Ontario.Au programme d’aujourd’hui se retrouvent donc un retrait fédéral de champs de compétence provinciaux tels les mines, les forêts, le tourisme, les loisirs et le logement social, de même que la création de «partenariats» visant la création d’organismes nationaux en matière d’administration des valeurs mobilières, de perception des revenus fiscaux et d’inspection des aliments.La récente proposition fédérale dans le secteur de la formation professionnelle sera aussi discutée.Hier, M.meurtre qui constitue le plus grave désaccord du Bloc avec la majorité libérale.«On peut très bien soutenir qu’un gars de 20 ans qui a tué deux personnes lors d’un vol de dépanneur mérite davantage de voir son cas réévalué après 15 ans qu’une autre personne qui n’a commis qu’un meurtre, explique M.Langlois.C’est au jury de décider.» Deux députés libéraux — dont Warren Allmand, du comté de Notre-Dame-de-Grâce, qui avait parrainé la procédure de révision judiciaire lors de son adoption, en 1976 — se sont joints au Bloc pour empêcher l’adoption hâtive du projet de loi.Les membres du Parti réformiste ont également fait front commun McKenna s’est dit confiant qu’une entente de principe pourrait être atteinte dès aujourd’hui.Un enthousiasme que ne partage pas M.Bouchard.Québec a aussi vu ses craintes confirmées en ce qui a trait aux intentions fédérales dans le document d’information publié par Ottawa sur les autres sujets à l’ordre du jour, a déclaré M.Bouchard.Selon Québec, les propositions fédérales ont pour but soit de se départir de responsabilités coûteuses et d’en transférer le coût aux provinces, soit d’empiéter sur des compétences que Québec veut continuer d’exercer seul, soit de dicter sa loi dans des secteurs de compétence partagée.Au dîner d’hier soir devaient être discuté^ une éventuelle nouvelle mission à’Equipe Canada et un deuxième programme national de travaux d’infrastructure.Par ailleurs, le chef libéral Daniel Johnson était présent à Ottawa hier, où il a rencontré quelques premiers ministres dont Brian Tobin.M.Johnson a justifié sa présence en déclarant qu’il s’était «toujours assuré d’être disponible pour exprimer ce que la majorité des Québécois veulent», à savoir un renouvellement du fédéralisme, et a enjoint à Lucien Bouchard d’en parler avec ses collègues.contre le gouvernement, mais pour des raisons inverses, puisqu’ils trouvent le projet de loi trop timoré.Pierrette Venne, du Bloc, continue de son côté à appuyer le projet de loi.«On a voté pour le projet de loi en deuxième lecture mais on est apparemment en train de changer d’idée pour la troisième lecture, à la suite de la réunion du caucus d’hier, auquel je n’ai malheureusement pas pu assister.Mais il reste un été à passer avant le vote.Et comme on a changé d’avis une fois, on pourrait peut-être encore changer d’avis.Mais il est évident que si le Bloc persistait à s’opposer au projet de loi, je me rallierais probablement en m’abstenant lors du vote.» SUITE DE LA PAGE 1 nomique difficile, cherchant l’extraordinaire dans l’ordinaire.«Qui a dit que les vrais événements étaient nécessairement tragiques?» Elle désirait montrer aussi ce no man’s land émotif de ceux qui ont sombré dans l’individualisme et y ont désappris le risque de la rencontre.«Il vaut mieux souffrir par quelqu’un d’autre que par soi-même.L’autoprotection est un des plus grands pièges contemporains.» Laetitia Masson.On regarde son itinéraire banal: une enfance à Nancy, l’École de cinéma de Paris, quelques courts et moyens métrages, dont un documentaire sur le sida.Des rêves oubliés de devenir journaliste politique.On se dit que tant d’autres en ont fait autant.Différenciée par quoi?Par le talent, cet impondérable.Voici que Sandrine Kiberlain, jeune actrice qui n’avait pas donné toute sa valeur auparavant (un peu falote dans Les Patriotes de Rochant), crève ici littéralement l’écran.Et Laetitia Masson de saluer son jeu émouvant et drôle, sa capacité de se métamorphoser de belle et sophistiquée en petite ouvrière quelconque.«Au départ, je la trouvais trop élégante, trop glamour, doutant qu’elle puisse entrer dans le personnage.On a beaucoup travaillé à la rendre ordinaire, humaine, avec des costumes, des attitudes empruntant à la gestuelle, au comportement de mon interprète.Sandrine s’autocritique tout le temps, se trouve trop grande, se voûte pour le cacher, pointe ses défauts.C’est ce qui la rend formidable.Elle est très drôle dans la vie et a tiré le personnage vers la fantaisie.» Mais dans la genèse d’En avoir ou pas, il y a eu l’inévitable course folle au financement, avec un sujet pas très jojo: une ouvrière en chômage.Les bailleurs de fonds craignaient que le film ne soit trop glauque.«J’ai eu d’autant plus de mal à les séduire, soupire-t-elle, que plusieurs premiers films n’ont pas marché ces derniers temps.» Il lui a fallu s’organiser avec un petit budget d’environ un million, et moult scènes extérieures tournées en province.«Mais on croyait tous en cette aventure, et la légèreté de l’équipe répondait à la légèreté du film.» Des éclairages naturels à Boulogne-sur-Mer, venus répondre à la pureté HISTOIRE Une perspective plus universelle BLOC Deux députés libéraux se sont joints aux bloquistes SUITE DE LA PAGE 1 du regard.Puis cette lumière artificielle qui arrive à travers ce Lyon plus factice.Son film, elle le voit comme un moment à la fois noir et joyeux.Laetitia tissa des liens entre le travail, l’argent, le sens de la vie, la solitude.«Les personnages sont trop monolithiques au cinéma.Je voulais faire nager les miens dans la contradiction.» Des thèmes l’ont entraînée: «Désespoir économique de mon héroïne, désespoir existentiel de son compagnon, dépression de la jeunesse qui n’a pas de rêves.On est porté par la vocation qu’on a, mais qui s’intéresse à ceux qui n’en ont pas?Mes personnages ont fait leur deuil des grands idéaux.Ils manquent de talent, mais non de sensibilité, et ne sont pas moins intéressants pour autant, elle avec son côté masculin qui fonce, lui avec la passivité d’une certaine féminité.» Diriger des acteurs, certains en ont le talent naturel.Didier Flamand, par exemple, qui a joué dans tant de téléfilms français, elle lui donne ici un contre-emploi de cadre un peu engoncé dans la vie, qui se laisse troubler par une jeune fille et envahir par l’émoi.«Je sais comment parler aux comédiens pour faire jaillir l’émotion, dit-elle.Sans doute parce que je ne peux travailler qu’avec des gens que j’aime et dont la sensibilité me touche.Didier était inquiet de son rôle.J’ai mis beaucoup de cette inquiétude dans son personnage.» Elle affirme ne pas aimer beaucoup les acteurs, préférer l’être humain qui se cache derrière.En avoir ou pas débute sur une percutante scène de casting.Des comédiennes non professionnelles recrutées à Boulogne-sur-Mer se voyaient demander en audition de pointer leurs qualités.«Je les ai mises en situation, et leur naturel s’est imposé, explique la cinéaste.Des qualités, elle ne s’en trouvaient pas.Les femmes doutent tellement d’elles.» Et Laetitia Masson, doute-t-elle d’elle-même?Oui et non.Sa sensibilité lui parle et lui souffle des sujets qui un jour s’emparent d’elle.Le prochain film fermente mais ne dit pas encore son nom.Il attend d’être mûr, de s’imposer.Elle ne tourne pas pour tourner, cette jeune Française si talentueuse.Mais tout bêtement, seulement lorsqu’elle a quelque chose à dire.SUITE DE LA PAGE 1 tochtones, aux communautés culturelles et à la communauté anglophone «au regard du rôle qu’elles ont joué dans l’histoire du Québec et du Canada».De plus, les programmes devraient introduire une perspective plus universelle, plus ouverte sur le monde.Le groupe de travail propose d’ailleurs une formule originale pour le secondaire: les enseignants pourraient disposer, dans le tronc commun obligatoire, d’un bloc de 20 % du temps d’enseignement laissé à leur discrétion pour adapter les contenus aux réalités historiques propres à une région, à un milieu culturel.Le groupe a également mené une étude comparative sur l’enseignement de l’histoire dans d’autres pays pour constater que les pays qui ont servi à la comparaison offrent presque deux fois plus d’heures d’enseignement en histoire, sinon trois fois plus.Plusieurs pays d’Europe offrent des cours d'histoire à chaque année du primaire jusqu’à l’équivalent du collégial.Aux États-Unis, on tente actuellement de le faire.Én Italie, un élève reçoit 900 heures d’histoire pendant sa scolarité obligatoire.En Californie, un nouveau programme offre presque 700 heures.En Allemagne et en France, 500 heures.Au Québec, .on termine le secondaire (et souvent le collégial) avec moins de 300 heures dThistoire.Au Québec actuellement, on offre au primaire un cours de sciences humaines dans lequel l’histoire est incluse.Mais selon les enquêtes du ministère, la majorité des professeurs ne respectent même pas le temps obligatoire alloué à ce programme, soit deux heures par semaine! Au secondaire, on offre un cours obligatoire en deuxième secondaire (un véritable marathon qui prétend donner en une année une vision globale du monde occidental de la préhistoire à aujourd’hui) et un autre en quatrième secondaire sur l’histoire du Québec et du Canada.En cinquième secondaire, on offre aussi un cours sur l’histoire du XX' siècle, non obligatoire cependant Résultat 80 % des élèves qui quittent le I secondaire n’ont jamais étudié le XXe siècle.Au collégial, on n’a pas à suivre de cours obligatoire, à moins d’être inscrit en sciences humaines.Le groupe de travail propose une refonte complète des programmes: trois heures obligatoires par semaine au premier cycle du primaire et cinq heures par semaine au deuxième cycle, dans un nouveau programme qui remplacerait le programme de sciences humaines et s’intitulerait «Histoire, géographie et étude de la société».Au secondaire, le groupe propose un programme obligatoire à chaque année à raison de 100 heures par année: l’histoire générale en première et deuxième secondaires, l’histoire du Canada et du Québec en troisième et quatrième secondaire, et «Problèmes du monde contemporain» en cinquième secondaire.Au collégial, on propose la mise en place d’un cours d’histoire d’une durée de 60 heures sur les «Fondements historiques du monde contemporain» à la formation générale commune, en plus d’un cours en sciences humaines.Les membres du groupe de travail n’ont pas voulu indiquer de quelle façon le réseau scolaire devrait comprimer les autres matières pour accorder une telle place à l’histoire.Mais «on s’interroge comme tout le monde sur l’importance de certains cours, en économie familiale, en formation personnelle et sociale, avance Christian Laville, de l’Université Laval.Et je constate que dans les autres pays, on n’offre pas tant de cours de philosophie au collégial.» Jacques Lacourcière ajoute que le gouvernement doit faire «un choix de société, un choix politique» pour accorder à l’histoire la place qu’elle devrait avoir.M.Lacourcière remarque avec une certaine ironie que l’enseignement de l'histoire suscite «un engouement remarquable.en dehors du milieu scolaire».Au cabinet de la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, on faisait savoir hier que ce rapport est référé à la Commission des états généraux sur l’Éducation, qui doit terminer ses débats en septembre prochain.Avez-vous déjà planifié vos vacances ?Prévoyez-vous déménager cet été 1 Avisez-nous de vos projets dès maintenant au (514) 985-3355 ou au 1-800-463-7559 Faites-nous savoir les dates immédiatement afin que nous puissions cesser la livraison de votre journal et la reprendre aux dates de votre choix.LE DEVOIR Le quotidien des gens actifs LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514)915-3399 téMcofricv(514)9C5-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 les eiaéroi de télépbote seireets »*t niables peer le senrice de Imaisse pat ceaefel et pen les atmieiils ptsiets.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montrés! (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIE B (i I.K l> K V 0 I It .I.K V K N I) |{ K |> I 2 1 JUIN I I) !) Il LE LES SPORTS EN BREF ?TROIS HONNEURS POUR LEMIEUX Toronto (PC)—Mario Lemieux, des Penguins a enlevé mercredi soir les trophées Hart, Art Ross et Lester B.Péarson, à titre respectif de meilleur marqueur de la ligue en raison de ses statistiques de la saison régulière et de joueur par excellence, tel que choisi par ses pairs et par ses joumalistes.Les autres lauréats ont été Sergei Fedorov, des Red Wings (meilleur attaquant défensif), Chris Chelios, des Blaw-khawks (meilleur défenseur), Daniel AUredsson, des Sénateurs (meilleure recrue), Scotty Bowman, des Red Wings (entraîneur de l’année), Jim Carey, des Capitals de Washington (meilleur gardien), Chris Osgood et Mike Vemon, des Red Wings de Detroit (meillleur duo de gardiens) Gary Roberts, des Flames (joueur qui fait preuve de persévérance et d’esprit sportif), Paul Kariya des Mighty Ducks d’Anaheim ( joueur le plus gentilhomme), Kris King, ex-jets de Winnipeg (joueur ayant contribué à des causes humanitaires).ENCORE BRASSARD Gloucester, Ont (PC) — Le skieur acrobatique Jean-Luc Brassard a remporté le trophée John Semmelink pour la troisième fois en quatre ans.Bras-sard, champion olympique en 1994 dans l’épreuve des bosses, devient le cinquième skieur acrobatique en autant d’années à recevoir cet honneur qui est attribué au skieur ayant le mieux représenté le Canada en compétition internationale par son esprit sportif, sa conduite et son habileté.ECHEC: AJOURNEMENT Russie (AFP) — Le champion du monde russe Anatoly Karpov et l’Américain Gata Kamsky ont ajourné hier au 57e coup leur huitième partie.Karpov mène 5 points à 2.Renault se retirera de la Fl à la fin de 1997 REUTER ET PRESSE CANADIENNE Paris — Renault, qui n’a plus rien à gagner en Formule 1, se retirera du plus coûteux des sports mécaniques fin 1997.Patrick Faure, président de Renault Sport, a confirmé hier lors d’une conférence de presse la rumeur qui circulait dans les paddocks depuis plusieurs semaines.Le constructeur français attendra le terme de ses contrats avec les écuries Benetton et Williams, qu’il équipera encore la saison prochaine, avant de s’orienter vers de nouvelles activités.«Avec 80 victoires à ce jour, Renault a déjà fourni la preuve de sa maîtrise technologique, de son niveau extrêmement élevé de compétence et de sa capacité à relever toutes sortes de défis», a expliqué Patrick Faure.Depuis son arrivée en Formule 1 en 1977, Renault a récolté la bagatelle de 80 victoires en 261 Grands Prix, obtenu 116 pôle-positions et décroché trois titres de champion du monde des pilotes et quatre dans la catégorie constructeurs.Jacques Villeneuve et le Britannique Damon Hill sont au volant de Renault cette année.Hill domine le classement des conducteurs avec 53 points et Villeneuve suit au deuxième rang avec 32 points.«La Formule 1 n’est pas pour Renault, constructeur généraliste, un but en soi, a poursuivi Faure.Renault a atteint et dépassé les objectifs fixés à son retour en 1989.Notre but unique était de gagner.Nous avons beaucoup gagné, construit un palmarès éblouissant.» Le Britannique Nigel Mansell en 1992 sur Williams, le Français Alain Prost l'année suivante, également sur Williams, et l’Allemand Michael Schumacher, l’an dernier sur Benetton, ont donné à Renault ses trois titres de pilotes.la suprématie du moteur français a encore été illustrée dimanche dans le Grand Prix du Canada, où les trois voitures de tête étaient équipées par Renault.Aucun motoriste n’avait écrasé la Formule 1 à ce point depuis Honda, qui s’est retiré il y a trois ans et demi après avoir dominé les années 1980 par sa collaboration avec McLaren.À Wimbledon Expos 8, Cards 3 Nestor affrontera Rusedski La balle a bien voyagé PRESSE CANADIENNE London — Greg Rusedski, le tennisman canadien qui a choisi de représenter la Grande-Bretagne à l’occasion du tournoi de l’an dernier, affrontera cette année le Canadien Daniel Nestor en première ronde du tournoi de Wimbledon.Nestor, un spécialiste des doubles qui est originaire de Toronto, a survécu à la dernière ronde de qualification mercredi pour devenir le seul représentant du Canada dans les simples masculins.Rusedski, autrefois de Pointe-Claire, a opté pour représenter la Grande-Bretagne en mai 1995.Il est né à Montréal mais sa mère est née en Angleterre.Le gaucher aux services puissants a accédé à la ronde de 16 l’an dernier, devenant la coqueluche des médias britanniques avant de tomber face à l’Américain Pete Sampras.D’autre part, la Torontoise Mau- reen Drake a remporté son troisième match de qualification hier pour obtenir une place dans le tableau principal pour la première fois.Elle a battu la Japonaise Nao-ko Saeki 4-6,6-4 et 8-6.Drake se joint à ses compatriotes Jana Nejedly, d’Oakville, et Patricia Hy-Boulais, de Montréal, dans le contingent de 128 femmes au tournoi de Wimbledon.Nejedly n’aura pas la tâche facile puisqu’elle se mesurera à la Suissesse Martina Hingis, la 16e tête de série.Hy-Boulais affrontera pour sa part la Sud-Africaine Mariaan De Swardt.Au total, il y aura trois Canadiens dans les doubles masculins.Grant Connell, de Vancouver, est le troisième favori avec Byron Black, du Zimbabwe; Nestor et Mark Knowles, des Bahamas, sont les n° 2 tandis que Sébastien La-reau, de Boycherville, et Alex O’Brien, des Etats-Unis, sont classés septièmes.MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Il n’y a rien comme un voyage à Coors Field pour aider 1ers frappeurs à retrouver leur oeil au bâton.Les joueurs des Expos n’y échappent pas et les effets de leur passage à Denver se faisaient encore sentir hier quand ils ont claqué 11 coups sûrs, dont trois circuits, et ont disposé facilement des Cards de St.Louis 8-3.La balle voyage bien dans l’air rari-fié du Colorado.Mais elle se promenait joyeusement aussi au Stade olympique, hier.Moises Alou a claqué circuit de trois points dès la manche initiale, Oh Henry Rodriguez a bouclé son 23e en cinquième manche, un coup de deux points, et Darrin Fletcher a obtenu un circuit en solo en quatrième.Le dernier point des Expos a été réussi en septième quand ils ont groupé trois simples.Mark Grudzie- T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES lanek, qui a connu une autre soirée de trois coups sûrs, a filé au marbre quand Mike Lansing a été pris en souricière entre les deuxième et troisième sacs.Cette attaque soutenue contre Todd Stottlemyre (6-5) a profité au gaucher Kirk Rueter (4-4), qui a lui aussi cédé la longue balle à Danny Sheaffer.En cinq manches et deux tiers, Rueter a donné sept coups sûrs et trois points, mais les siens lui avaient déjà donné un coussin de quatre points dès la manche initiale.Stottlemyre a pourtant tout fait pour aider sa cause.Il a soutiré un but sur balles, a obtenu un simple et a volé un but.Il a malgré tout essuyé le revers après avoir accordé sept coups sûrs, dont trois circuits, et sept points en cinq manches.Mike Dyer a encore bien fait en relève quand il a retiré les sept frappeurs à l’affronter en deux manches et un tiers.Et Omar Daal a fermé la porte en neuvième.F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 Une rumeur concernant le possible retour du constructeur japonais circule d’ailleurs depuis quelque temps dans le petit monde de la Formule 1.Ce pourrait être une bonne nouvelle pour Benetton et Williams, qui devront se séparer du redoutable VIO Renault à la fin de 1997 et chercher un nouveau fournisseur.«Nous avons évidemment beaucoup de regrets de voir Renault quitter la Formule 1 mais nous respectons leur décision de rechercher d’autres défis», a déclaré le patron de Benetton, Flavio Briatore.BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Chicago 3 San Diego 2 St.Louis 3 Montréal 8 Cincinnati 5 New York 3 Houston à Los Angeles Aujourd'hui Pittsburgh en Floride, 19h05.St.Louis à Montréal, 19h35.Colorado à Philadelphie, 19h35 San Francisco à Atlanta, 19h40 Cincinnati à New York, 19h40 Houston à Los Angeles, 22h05 Chicago à San Diego, 22h05 (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dit! Atlanta 44 26 .629 — x-Montréal 40 30 .571 4 Floride 33 38 .465 11 1/2 New York 31 39 .443 13 Philadelphie Section Centrale 29 40 .420 141/2 St.Louis 35 34 .507 — Houston 36 37 .493 1 Chicago 33 38 .465 3 Pittsburgh 33 38 .465 3 Cincinnati Secton Ouest 28 36 .438 41/2 Los Angeles 39 33 .542 — Colorado 36 33 .522 11/2 San Francisco 36 33 .522 11/2 San Diego X= meilleur deuxième 37 35 .514 2 I «H «D «E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS CHANTECLERC Pour les amants du golf el du ski, voici l'occasion rêvée d’acquérir un condo au pied du Mont Chanteclerc.Une c.a.c., mézzanine, bain tourbillon, foyer et terrasse.Pour seulement 79,500$.Renseignements: 381-3116.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Retard de la croissance.2- Elle grogne.— Étique.3- Usine où le bois est débité.— Peau.4- Agressivité.— Vieux.5- Sodium.— Bradype.— Économiste britannique, prix Nobel 1984.6- Ombellifère aquatique.— Jtilise.7- Germanique.— Cobalt.8- Fleuve de France.— Voie.— Dieu des bergers.9- Elle déplaît à la vue.— Monnaie du Viêt-nam.10- Applique (S').— Relatif aux différentes zones de la terre.11- Possessif.— Parasite du mouton.12- Elle prend à bail.— Mélodie.VERTICALEMENT 1- Cri de joie.— Femme fatale 2- Liliacée américaine.— Hideux.3- Invoque.— Effectue un parcours en ski.4- Lieu planté d'osiers.— Bourriquet.5- Métal.— Infus.6- Deux.— Roche sédi-mentaire.7- Oublies.— Dévêtue.— Tibia.8- Pascal.— Analyse.— Saint-pierre (poisson).9- Problème.— Hardi.— Verso.10- Reptile saurien.—• Réunit par pontage (Chir.).11- Dresse.— Serin.12- Période.— Faire des tours d'adresse.Solution d'hier I ] I I 5 » / I » üiffWl JT I SS-jSfuj LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit SEÜ3 visa ; ILE-DES-SOEUftS.Directement du pro-prio.R.-de-ch.6 pces, 2 c.c., solarium, terrasse agrandie, auvent stationnaire avec rideau, garde-robe cèdre.Accepterais échange maison unifamiliale détachée sur Rive-sud.Réduit pour vente rapide à 124,000$.765-3149.CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS OUTREMONT, 372, Ed.-Charles, grand r.c., rénové 93, condo très clair, loyer, mur brique, terrasse, 142 500$, Privé: 270-3295.OUTREMONT, grand 7 1/2 d'époque, très ensoleillé, rénové, insonorisé, calme, près Laurier.Privé: 270-9577.OUTREMONT Magnifique 61/2, rénové "93,2+1 ch.c., loyer, b/tGurbillon, slat.Audette & Audet-le Inc.Courtier Immobilier, 276-1116 FERMES, FERMETTES TERRES VERGER A ROUGEMONT, 32 acres, équipement complet.Site privilégié.3,500 pommiers.Soir (514)469-3777.TERRAINS PROPRIÉTÉS À VENDRE AU COEUR DU VIEUX-LONGUEUIL Cottage-condo jumelé.1992.Impeccable, avec 3 chambres.Réal Coude-manche, Re/Max Longueuil Inc., 651-8331.EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL LONDON, Ont.Maison familiale centenaire.central.Bureau et stat.adjacents; usage exclusif du locataire.(519)434-6064, (519)438-0534, STE-ADELE.maison pierre.2 c.c., foyer, tourbillon, aire ouverte, 99,500$ ferme.Pas d’agent.(514)229-3254.CANTONS DE L’EST BORD LAC TROUSERS, près Oriord, en forêt.2 maisons jumelées.200 X 300, 225,000$.Jour: 539-5309.soir: (514)297-1213.___________________ ILE D'ORLÉANS Grand terrain borné au fleuve.Site unique, prox.marina, 20 min.Colline Parlementaire.Zoné résidentiel et commercial.(418) 828-2413 APPARTEMENTS-LOGEMENTS A im A ROSEMONT.2 1/2,3 1/2 chauffés, éclairés.Poêle, frigo.729-2431, 521-2624,728-7326.AHUNTSIC, 3 1/2, 2e triplex, eau ch.ind., près autobus.Idéal pour pers.seule.Log.el coin tranquille.300$.384-9144.AVE DE L'ESPLANADE Face au parc, 6 1/2, rez-de-ch., 950$, libre 15 août.843-7758.C.D.N.rue Piedmont, près oratoire.Bas duplex, boiseries.2 c.c.poêle, frigo, entrée lav./sérh., chauffé, slat., près de 1014.640$.341-2634.CHEMIN STE-CATHERIME Superbe haut duplex, grand 71/2 chauffé.poêle et réfrigérateur.Entrée lavJséch.garage chauffé, près hôpital Ste-Justice.Collège Brébeul.U.de M.1300$/mois.Libre juillet.Mme Beaudin: 737-7554.WSmk misons tttWIGHi BORD 0E L'EAU, DOMAINE DE REVE La campagne à 40 min.de MU.Propriété haut de gamme.Sanctuaire d'oiseaux de l'écrivain André Dion Aubaine: 309,000$.(514)258-4262 MAISON ANCESTRALE meublée.4 oc , piscine creusée, terrain 52.000 p.c.1h7Mt! 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