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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-15, Collections de BAnQ.

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MOI, PHOOLAN DEVI, rWt ¦ * 11» bonhomme d’en haut s'appelle Dave Robicheaux.Il est cajun, père ¦ - : -M': » tas~üfec« ' * • W?- M'vN C; .' • ' ü&sm Littérature québécoise Page D 3 Poésie Page D 4 Le feuilleton Page D 5 Essais québécois Page D 6 Essais étrangers Page D 7 Littérature jeunesse Page D 8 Us petits bonheurs Page D 9 Pomes Page D 10 , I ?Guy Deshaies Trois nouvelles d’un éternel • I voyageur MARIE-CLAIRE GIRARD Trois histoires, fort différentes les unes des autres, qui ont toutes en commun d’avoir comme thème la mer, la mer toujours recommencée, couverte de bateaux ivres, la mer qui ensorcelle les marins et où erre la Mary-Céleste à la recherche de son équipage perdu.Guy Deshaies ne s’est pas inspiré des poètes ou des légendes pour écrire ces trois nouvelles.Oui, oui il s’agit du même diable d’homme qui a lpngtemps été chroniqueur de voyage dans ces mêmes pages et qui, il y a une dizaine d’années, a publié deux volumes de ces mêmes chroniques chez VLB sous le titre Attachez vos ceintures, chroniques qqe j’avais trouvées fort réjouissantes et où la verve et le sens de l’observation et de la dérision se juxtaposaient pour jeter un éclairage révélateur sur les voyages, leurs plai-si&S et leurs aléas.Et bien, en somme] Guy Deshaies est resté dans un domaine connexe mais cette fois-ci en tâtant de la fiction.«Vous savez, j'ai écrit ça comme ça, me dit-il, il y en avait deux de ces histoires dans mes tiroirs depuis quelques années, puis j’en ai écrit une troisième, et je trouvais que la mer était une toile de fond intéressante pour rendre compte de certaines choses.» Ce dont il rend compte c’est du passage (comme dans le titre de la première nouvelle) d’un propriétaire de bateau se cherchant un second pour une traversée de l’Atlantique et qui finit par embaucher un curieux personnage, Clovis, à mi-chemin entre le fumiste et le marin d’eau douce, homme de tous les mensonges et de toutes les extravagance?mais qui cuisine comme un dieu.À l’exaspération initiale ressentie devant le fouillis que laisse Clovis dans son sillage (et dans le sillage du bateau) et devant ses manières et ses façons de faire quelque peu iconoclastes succédera un revirement quit amènera le capitaine (qui n’a plus de capitaine que le nom) à éprouver une forte sympathie pour cebêtre représentant l’antithèse de ce qu’il est et de ce qu’il croit.«Ij> capitaine est très "politically cored" au début, souligne Guy Des-hai.es, mais le passage c’est aussi à l’intérieur de lui-même qu’il s’effectue.Il commence l’histoire impeccable, très comme il faut, et il finit complètement “bum” avec les cheveux longs, pas rasés et un anneau dans l’oreille.» Dans Le Naufrage est raconté le procès d’un capitaine de navire appelé â témoigner sur le naufrage de son navire survenu lors d’une tempête.Le narrateur, qui est son avocat, en sait plus qu’il n’ose le dire, et petit à petit une sordide histoire de cargaison de nègres destinés à l’esclavage, de trésor dérobé, de cruauté inimaginable et de liaisons dangereuses sera mise à jour alors que se déroulent devant nos yeux les mécanismes d'un procès où le mot justice a rarement été aussi galvaudé.«Alt mais cette histoire-là, intervient Guy Deshaies, c’est de l’invention pure et simple en dépit du fait que ça se passe au XVIII' siècle.J’ai une formation d’avocat, donc le droit m'intéresse et ça m’a fasciné de mettre en scène ce procès avec les éléments que je connaissais.Et il est vrai que le VOIR PAGE D 2: DESHAIES u: devoir nouveau adoptif d’une petite fille originaire d’Amerique centrale, sa copine est une Américaine bon teint, son associé est un Afro-américain.Mais il n’est pas homosexuel.Qui plus est, entre deux enquêtes, c’est lui, le bonhomme d’en haut, qui fait à manger.(En fait, la photo est tirée de l’adaptation cinématographique du roman Prisonniers du ciel écrit par James Lee Burke.) Lorsqu’il rapporte les mots qu’il a troqués contre les propos d’un nain, le PC, le politiquement couillon, comment qu’il se met à causer?Il se met à radoter qu’il a échangé avec une personne verticalement déficiente.Avec un laid, ça devient avec une personne non dotée de qualités | SERGE TRUFFAUT esthétiques.LE DEVOIR a liste des vices linguistisques qu’a provoqués le politiquement chose a eu, bien évidemment comme tout naturellement, des effets sur le Livre.Après tout, au début, ainsi que le nota l’autre, il y a eu le verbe.Et comme le verbe est aussi un comportement, une attitude, une mentalité, un caractère et on ne sait plus quoi, le roman a écopé.Remarquez que c’est peut-être l’inverse.Peut-être bien que c’est parce qu’il y a roman qu’il y a le PC.En fait, on n’en sait rien; «on» étant l’idiot qui signe ces lignes et non vous.Ce qu’on sait, c’est qu’on a pris beaucoup-beaucoup de temps à remarquer que le PC avait été intégré comme digéré par le genre littéraire le plus éponge ou caméléon qui soit: on a nommé le polar.Ce cher polar étant par vocation un genre primaire, on l’a, le premier, assigné à la conjugaison du PC avec les historiettes de sang et de fureur.Là, faut qu’on précise le tir.Le PC, comme vous le savez, s’est fait tout d’abord remarquer sur les campus universitaires US.Par la suite, il a essaimé ici et là, mais toujours aux Etats.Alors, bien évidemment, les romanciers américains ont été les premiers à l’utiliser.A le consommer.Les meilleurs, quelques-uns des meilleurs écrivains, s’amusent depuis plusieurs années à goupiller leurs petites histoires à la sauce PC qui, entre leurs mains, devient le Plus-que-couillon.Lorsqu’on parle des meilleurs desquels Lectures d’été Le ïvr estdevennP[) i.COITCCl VOIR PAGE D 2: POLARS KotKfT l.jflrHIt /•figer étonnement r/v H?STOW! S D AMOURS.HîSTOWf O AIMW Margaret Arw-ood Mort en lisière f • » • II» r CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE IMPRIMÉ SUR FONO GRIS OU OE £ jJLLüA 0414 I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M K I) I I â K T l> I M A X ( Il K Ml .1 I’ I X I II II II V ) E S ¦4MI DESHAIES Souvenirs maritimes SUITE DE LA PAGE I) 1 témoignage du nègre, au cours du procès, n'est pas reçu parce qu’à l'époque on ne croyait pas que les nègres possédaient une âme.Je me suis aussi amusé à introduire dans l'histoire le capitaine William Bligh, çelui contre qui les mutins du Bounty se sont révoltés et qui était connu pour sa cruauté ét sa dureté envers les équipages qu'il commandait.» La troisième nouvelle parle fl’amour et de mal de mer.Il y a d’ailleurs, à l’intérieur de çette nouvelle, joutes les informations que Vous cherchez à jrropos de cette affliction qui (l’épargne que Cinq pour cent de la population, i je suis \ | Née moins qu’un Mon tuitr^ L est uni- nfain ivndu I - .i î (i I, K I) K V 0 I |{ .I.K S S A M K I» I I !» I) I M A X lî II K I (i .1 IT I X LIVRES ai a I) !) Il A K T QUÉBÉCOIS Documentation d’un mythe RIOPELLE Hélène de Billy Art Global, Montréal 354 pages JENNIFER COUËLLE Dans une entrevue accordée au Devoir peu de temps avant le lancement, au mois d’avril dernier, de sa biographie sur l’artiste Jean-Paul Riopelle, la journaliste Hélène de Billy disait espérer que son ouvrage puisse aiguiser notre conscience de l’importance de l’artiste comme de l’homme.Pour peu que cjette importance se mesure à la présence quasi aveuglante de notre joueur étoile de l’art moderne à travers les quelque trois cent cinquante pages noircies ici en son honneur, de Billy aura mené à bien son objectif.Car tout le sérieux de cette énergique entreprise à la Sherlock Holmes, tricotée de citations et d’anecdotes cueillies sur deux continents et dans quantité de documents, n’a pas empêché la biographe d’endosser son sujet dans toute son extravagance.Le genre d’extravagance qui se prête tout naturellement à la romance.Et si Riopelle se garde le plus souvent d’y glisser, vu l’enchaîne-rhent rapide, systématique et quelque peu saccadé de propos toujours nouveaux, sa lecture de longue haleine se fait légère.Un peu comme un article de présentation format fleuve.Fichtrement bien documenté, n’empêche.Cela constitue d’ailleurs à la fois la force et la faiblesse de cette première (!) biographie sur Jean-Paul Riopelle.Là où la perspective sociohistorique et la réflexion critique se font timides, l’information, PHORO ROBERT DOISNEAU Jean-Paul Riopelle, photographié en 1956 devant le tableau intitulé Pavane, appartenant au Musée des beaux-arts du Canada.les anecdotes, elles, déferlent.Et toutes ne reviennent pas quatre fois sur le penchant apparemment insatiable de l’artiste pour l’éternelle et lassante triade des femmes, du vin et des voitures «m’as-tu-vu».Il n’est pas dit que la mise au jour, par exemple, des rapports difficiles entre Riopelle classé «too Fren- ch» et l’École de New York, des liens entre André Breton, Samuel Beckett, Georges Bataille, le all-over avant la lettre des Nymphéas de Monet et le peintre canadien du Paris d’après-guerre, où ce dernier s’est longtemps exilé, n’élucident pas notre compréhensipn du plus illustre élève de Paul-Émile Bor- duas et de son époque.Même dit en passant, il est intéressant de se faire rappeler que si la France comptait près de trois cents Américains venus «peindre ou sculpter sur les rives de la Seine» à la fin des années 1940 et au début des années 1950, c'est que les anciennes troupes de Roosevelt ont eu droit à la bourse d’études du GI Bill.Parmi ceux-là figure le peintre Sam Francis avec qui Riopelle s’est lié.En mille et cent très brefs paragraphes, donc, on assiste à la naissance, à la célébration et au vieillissement d’un mythe bien réel.Depuis sa petite enfance sur la rue de Lorimier à ses méditations dans les îles du Saint-Laurent, avec un épisode automatiste, une signature au bas du manifeste Refus global, un long détour par Ja France et quelques sauts aux États-Unis, Riopelle chemine ici à travers de multiples témoignages de proches ou de connaissances, à travers la part inévitable d’interprétation qui revient à l’auteur et quelques fois par sa parole propre.Èn comparaison avec sa vie affective — notamment la passion éprouvante qu’il a partagée pendant plus de vingt ans avec-la peintre américaine Joan Mitchell — , il sera peu question de son art que de Billy qualifie invariablement de «merveilleux» ou «remarquable».Et de ce parti pris pour l’homme, ou de l’artiste à l’image de son destin, la biographe nous en informe dans les premières pages de cet ouvrage qui saura plaire aux spécialistes en vacances comme à qui voudra se frotter de près aux remous du plus grand success story de l’art québécois jusqu’à ce jour.VITRINE DU LIVRE ÉDUCATION Les passages de l’enfance LOUISE JULIEN L'AUTONOMIE HUMAINE UNE VICTOIRE SUR L'ORGANISME Jocelyne Morin et Jean-Claude Brief, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 1995,214 pages Quels sont les passages de l’enfance qui favorisent l’autonomie?Les auteurs, professeurs au département des sciences de l’éducation de l’UQAJVI, rappellent les écrits, entre autres, de Dewey, Wallon et Piaget et, en même temps, les modalités de l’autonomie qui sont fonctionnelles, cognitives et sociales (page 45).C’est ainsi que l’enfant, voulant se débrouiller seul et être fonctionnel, apprend à marcher, à parler, à manger, à s’habiller, etc.; les modalités cognitives de l’autonomie vont de pair avec les intérêts pédagogiques et l’apprentissage; quant aux modalités sociales, elles englobent l’aspect relationnel, le moi et les autres.Les auteurs, après avoir défini un nouveau concept de l’autonomie affective — «une qualité émergente du sujet humain concomitante aux évolutions parallèles de l’autonomie et de l’affectivité» —, développent ensuite leur thèse de «l’autonomie affective [qui] devient le processus de l’autonomisation qui consiste à saisir simultanément le présent d’une personne et les avenues développementales offertes suivant les situations sans cesse renouvelées auxquelles elle fait face [.]» (page 71).L’originalité de cet ouvrage est d’intégrer le concept d’autonomie affective à la pratique éducative (page 193), en allant au delà des programmes d’études du préscolaire et du primaire qui traitent évidemment d’autonomie et d’affectivité, mais de façon séparée: «Malheureusement, dans le milieu scolaire, l’autonomie est perçue comme venant de l’extérieur» (page 39).Le livre — «fruit de la collaboration d’une praticienne et d’un théoricien» — débouche sur la pédagogie de projets, après nous avoir vivement intéressés tant par la partie théorique de l’ouvrage que par la thèse développée et par les applications pratiques dans la classe.¦ SAVOIR, PENSER ET AGIR UNE RÉHABILITATION DU CORPS Jean-Claude Brief, Montréal, Les Editions Logiques, 1995,189 pages Simultanément, Jean-Claude Brief signe un ouvrage important sur le cognitivisme en étudiant les présupposés épistémologiques du paradigme cognitiviste, ainsi que les présupposés psychologiques (surtout ES I - SELLE RS LIBRAIRIE PANTOUTE ROMANS QUEBECOIS 1.LE VENTRE EN TÊTE, Marie Auger-éd.XYZ 2.LES AURORES MONTRÉALES, Monique Proulx - éd.Boréal 3.PAYS SANS CHAPEAU, Dany Laferrière - Lanctôt éd.4.LE SECOND VIOLON, Yves Beauchemin - éd.Québec/Amérique «r ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.LUCIEN BOUCHARD.EN ATTENDANT LA SUITE, Michel Vaslel - Lanctôt éd.2.RIOPELLE.Hélène de Billy - éd.Art Global 3.LA LIBERTÉ N'EST PAS UNE MARQUE DE YOGOURT, Pierre Falardeau - éd.Stanké «r ROMANS ÉTRANGERS 1.LA LIGNE VERTE T.2 (Mister Jingles), Stephen King - éd.Librio 2.LE PÈLERIN DE COMPOSTELLE, Paulo Coelho - éd.Anne Carrière 3.HÔTEL PASTIS, Peter Mayle - éd.Nil 4.LA NEIGE TOMBAIT SUR LES CÈDRES.David Guterson - éd.Seuil W' ESSAIS ÉTRANGERS 1.LE DÉSIR D'ÊTRE UN VOLCAN.Michel Onfray - éd.Grasset 2.LA PLUS BELLE HISTOIRE OU MONDE.H.Reeves-J.de Rosnay, Y.Coppens-D.Simonnet - éd.Seuil 3.LE COMPAGNON DU DOUTE.John Saul - éd.Payot LIVRE JEUNESSE 1.LE PLUS PROCHE VOISIN, Hélène Vachon - éd.Héritage (Carrousel) «R* LIVRES PRATIQUES I.LES ARBRES DU CANADA.John Laird Farrar - éd.Fides 2.PROMENADES DANS LES JARDINS ANCIENS DU QUÉBEC.P.I Martin P.Horisset - Boréal B.L.éd.«T LE COUP DE COEUR I.KITCHEN.Banana Yoshimoto - éd.Folio 2.SAUCISSE LE TERRIBLE (Billy the Cal t.4).Colman Desberg - éd.Dopais .(411) 491 9748 Téléc Mil) 494 «209 chez Piaget) et en consacrant une quarantaine de pages à l’épistémologie de la psychologie piagétienne.Tous les courants du cognitivisme sont expliqués et largement critiqués, ce qui permet au lecteur de bien saisir — dans ce «mouvement» qui «incarne un idéal contemporain» — les apports des différentes disciplines pour comprendre le savoir et pour «tracer un sentier économe dans le fouillis de la prolifération des connaissances», là même où le béhaviorisme n’a pu développer une épistémologie.Gérard Potvin — qui par un beau texte, documenté et sensible, a préfacé l’ouvrage — informe les lecteurs qu’«ils apprécieront [.] les fruits d’une érudition, de recherches et de réflexions poursuivies durant un quart de siècle et [qu’j ils se trouveront en cohérence avec un courant cognitiviste central, devant une invitation à reconstruire leurs propres positions et présomptions, plus ou moins provisoires, plus que simplement devant une invitation à comprendre et à adopter les positions et croyances de l’auteur».Conscient de la relative difficulté de son propos, mais soucieux que le lecteur poursuive sa réflexion, l’auteur propose, au dernier chapitre, huit textes critiques d’accompagnement (avec questions) qui reviennent sur les thèmes discutés; une initiative intéressante et pédagogique.LA COOPÉRATION DANS LA CLASSE ÉTUDE DU CONCEPT ET DE LA PRATIQUE ÉDUCATIVE Collectif sous la direction de Marie-France Daniel et Michael Schleifer, Montréal, Les Éditions Logiques, 1996, 303 pages Ce collectif constitue les actes d’un colloque sur le thème de «la coopération dans la classe», tenu dans le cadre de l’ACFAS en mai 1994.Les auteurs — du Québ.ec, du Nouveau-Brunswick, des États-Unis, de Singapour et de l’Australie — se sont ralliés sous ce thème en l’abordant avec leurs préoccupations de recherche, que ce soit la perspective morale de la coopération (M.- F.Daniel et M.Schleifer), la philosophie pour enfants (A.M.Sharp, T.K.Lim, C.Slade), les dimensions cognitives et psychosociales (C.Garnier, J.Howden, T.A.Thorkildsen et C.Jordan) et le projet social de l’école (A.Richard, F.Giroux, L.Benoît et D.Jasmin).Seule la dernière auteure présente au lecteur le conseil de coopération tel qu’on le doit à C.Freinet; les autres chercheurs ont alimenté leur réflexion de publications américaines (R.E.Slavin) ou ont fait des synthèses de leur spécialisation et du thème (références européennes, américaines et québécoises).C’est ainsi que l’on traite de «la coopération en contexte pluraliste» et du projet québécois du CEICI, qui sont des réalités importantes.Certains auteurs débordent aussi leur étude sur l’apprentissage coopératif à l’université, ce qui s’inscrit très bien dans la pédagogie par projet, développée dans certains programmes universitaires.Il faut mentionner que trois articles sont rédigés en anglais mais qu’un résumé en français situe bien le lecteur.Les enseignants, parents et étudiants intéressés par cette pédagogie incontournable des écoles alternatives trouveront dans cet ouvrage un point de vue différent de ce qu’ils connaissent et pratiquent, et une source de références additionnelle.ESSAIS QUÉBÉCOIS Pourquoi le Mississippi brûle toujours m LES FONDEMENTS BIOLOGIQUES DE LA MORALE Claude Lagadec, Les Herbes rouges, collection Essais, 1996,216 pages CA est un livre qui pour-/ rait faire beaucoup de bruit, mais on lit peu les philosophes.C’est en un sens un livre-choc puisqu’il critique les sciences sociales en leur opposant la biologie évolutionniste, une approche qui ne fait pas l’unanimité (c’est un euphémisme).Mais la scène éditoriale québécoise, très portée sur la manière pamphlétaire depuis quelque temps, digère parfois mal les ouvrages de réflexion générale.Les Fondements biologiques de la morale est un livre provocant car son objectif avoué est d’asseoir les grands problèmes moraux de l’Occident, nommément le sexisme, le racisme et l’ethnocentrisme, sur une base scientifique.Au moment où chez nos voisins du sud le Mississippi et ses églises se remettent à brûler, la question prend un relief inattendu.Prof de philo à l’Université de Montréal, Claude Lagadec s’est fait remarquer au début des années quatre-vingt par la publication de deux ouvrages intitulés respectivement Dominances et La Morale de la liberté.D’inspiration ouvertement sociobiologique, le premier de ces ouvrages avait été sévèrement critiqué par Nadia Khouri dans Le Biologique et le Social (Le préambule, 1990).Rappelons que l’école sociobiologique a été propulsée sur la scène académique américaine par la publication en 1975 d’un livre de l’entomologiste Edward O.Wilson, Sociobiology: the New Synthesis.Reprenant les idées darwiniennes de «sélection naturelle» et de «survivance des plus aptes», Wilson y avançait l’existence d’un lien direct entre le caractère culturel d’un acte, d’une croyance ou d’une institution, et les besoins biologiques qui motivent les êtres humains à y participer.Dans Les Fondements biologiques de la morale, Claude Lagadec ne renie pas les prémisses sociobiologiques de son- approche mais il ne s’en contente pas.Inspiré du Traité de la nature humaine de David Hume (sous-titré Essai pour introduire la méthode expérimentale dans les questions de morale) mais aussi de Nietzsche et de sa Généalogie de la morale, l’ouvrage de Claude Lagade cherche à déboulonner quelques mythes.Nietzsche avait déjà montré que la plus grande partie de ce qui constitue notre vie morale, nos valeurs, n’est pas le produit de la conscience individuelle, encore moins d’un choix, mais qu’elle est rendue obligatoire par ce que le créateur de Zarathoustra, du cœur de son ironie impériale, appelait le troupeau.Pour Claude Lagadec, «la plupart de gens la plupart du temps pensent et agissent comme «La plupart de gens la plupart du temps pensent et agissent comme leurs voisins» leurs voisins, lesquels, en général, ont été choisis précisément pour cette raison».Les chantres inconditionnels et sans nuances des grandes libertés individuelles devront ici repasser, l’essayiste ne mange pas de ce pain-là.L’échec des sciences sociales Le point de départ de la recherche est épistémologique.Claude Lagadec postule que les sciences sociales n’ont jamais pu mener à terme leur projet de devenir «moralement neutres» ou value-free comme disent les Américains.Personne, y compris les philosophes, ne serait aujourd’hui en mesure de décrire en termes objectifs ce que sont au juste nos valeurs.L’usage de termes à prétention universaliste comme égalité, liberté ou justice doit être relativisé.Ainsi, pour les concepteurs de la Déclaration américaine d’indépendance, tous les hommes étaient égaux mais les Noirs n’étaient pas des hommes.De même, il est difficile de ne pas voir le gouffre des valeurs qui divise l’Occident et les pays de tradition islamique pour lesquels la notion même de sujet individuel fait problème.Pour Claude Lagadec, ce constat d’échec des sciences sociales ne signifie pas que l’on doit renoncer à fonder une morale vraiment universelle mais simplement que l’on doit refaire l’exercice sur une base plus scientifique, en l’occurrence biologique.La morale, nous a enseigné Nietzsche, est contrainte, elle est une force qui nous oblige.Reprenant en partie les théories de Darwin et de la sociobiologie, Lagadec distingue alors deux types de contrainte.Il y a les contraintes primaires, essentiellement liées à l’évolution.Ces contraintes naissent de la nécessité (écologique, au sens strict) pour l’espèce humaine de s’ajuster aux ressources terrestres disponibles.On mesurera la portée de cette contrainte au fait que la population du globe croît actuellement à un rythme effréné.La solution ne réside pas dans un contrôle des naissances à grande échelle mais plutôt dans l’admission que des phénomènes comme l’ethnocentrisme et la xénophobie font partie du bagage évolutionniste de l’humanité.Les valeurs morales ne sont plus, de ce point de vue, que des contraintes secondaires propres aux cultures et sociétés qui se partagent plus ou moins belliqueuse-ment le globe.Ce qu’il faut comprendre en définitive, c’est que les Occidentaux se trompent sur la nature de ce qui est universel et, ce faisant, refoulent le fait biologique fondamental que l’évolution est opportuniste et sans but précis.La majeure partie de ce que notre société contient de sociologues et d’anthropologues trouvera dans ce raisonnement ample matière à discussion, sinon à réfutation.Je dirais simplement ceci: Les Fondements biologiques de la morale est un essai rigoureux et audacieux qui ne cache pas ses affiliations et qui traite le lecteur avec intelligence.A preuve, peut-être, cet aphorisme tout ce qu’il y a de plus nietzschéen: «La pensée du troupeau se reconnaît à ceci qu’elle me prive de ma dignité.Ma dignité, c’est l’honneur pour l’animal que je suis d’être l’homme que je suis.» Les samedis ffrus de JVl1^e-]VLots un concours LE DEVOIR/ EH jmiJnSÜS?0 Oeil de lynx, œil de faucon, voici venu le moment de noue montrer ce dont tu es capable! Les Braves Brisemotte LE DERNIER DES COWS-BOYS John Biunclii Cette nouvelle collection te présente des cows-boys vraiment farfelus : ils attrapent les arbres au lasso, ils se promènent à dos d’arbre, ils font fuir leurs ennemis les castors.Toute une journée en perspective ! Observe bien la page couverture de ce livre.Tu pourras identifier les quatre frères drisemotte si tu lis bien les deux phrases suivantes : Rufus est le plus vieux des frères drisemotte.Il est placé entre Aldéric et débert, alors que Minus est à la droite de débert.Poste ta réponse avant le 7 juillet 1996 el cows la ctiance de gagner un des dit exemplaires de Le dernier des cow-boys, de la série Les Braves Brisemotte.Inscris Ion nom.ton âge.ton adresse complète et le numéro du jeu les I M A X (UK I li .1 |! I X I U U (i V It, E S - E S SAIS E T R A N (i E R S De la souveraineté des juges If GARDIEN DES PROMESSES, JUSTICE ET DÉMOCRATIE Antoine Garapon, Editions Odile Jacob, Paris, 1996 LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS ET LA JUDICIARISATION DU POLITIQUE AU CANADA Michael MandeI, traduit de l'anglais par Hervé Juste, Boréal, Montréal, 1996,385 pages Les révolutions démocratiques occidentales d’il y a deux siècles n’avaient de cesse de glorifier le pouvoir législatif: du peuple souverain délibérant émanerait la loi.On sait que les exécutifs ont vite fait de développer des pratiques pour contrôler «l’expression législative de la volonté populaire».On parla de montée des exécutifs.Depuis quelques décennies toutefois, c’est à une montée des judiciaires que l’on assisterait, en Occident.Les juges, à leur tour, s’accapareraient le législatif.S’ingéreraient comme jamais dans la définition de la loi.La démocratie ferait place à une tyrannie judiciaire.Des promesses, des promesses Antoine Garapon trouverait ce tableau exagéré.Il a lui-même été juge, en France.Membre du comité de rédaction de la revue Esprit, il s'interroge, dans Le Gardien des promesses, justice et démocratie, sur les causes et les effets du rôle sans cesse croissant des magistrats dans nos régimes politiques.Qu’est-ce qui provoque, en France, la vertigineuse augmentation des contentieux, la prospérité des law firms (nommées en anglais par importation de l’américain), l’augmentation croissante du nombre de détenus, l’îiccroissement du poids politique des juges?D’abord, déplore-t-il, les lois, qui sont mal faites.Trop complexes.Trop techniques.Souvent floues.Les législateurs ne les rédigent plus, explique l’auteur; les téchnocrates le font à leur place.Garapon pointe aussi des causes sociopolitiques favorisant le judiciaire.D’abord la disqualification de l’État, «liée à la mondialisation», liée aussi au discrédit général des acteurs politiques.La distention du lien social, ensuite.L’incapacité, autrement dit, de mobiliser des majorités démocratiques autour de pratiques et de programmes com-rrftins.Devant cela, explique-t-il, le judiciaire «semble offrir une possibilité d’action plus individuelle, plus proche et plus permanente que la représentation politique classique, intermittente et éloignée».Conséquence: le droit devient «une morale par défaut».L’exception, le procès, devient la règle; un mode ordinaire de gestion de «secteurs entiers comme la famille ou l’immi-g'ration».Des rapports qui créeraient au reste une «suspicion généralisée et donc une culpabilisation des rapports sociaux» L’institution judiciaire se trouve surchargée.Or, rappelle Garapon, les problèmes qui surgissent sont de plus en plus complexes et «la justice ne peut dire à la fois la vérité scientifique, historique, définir le bien politique et prendre en charge le salut des personnes».Voilà, selon l’auteur, les impasses de la démocratie juridique.Il faut donc chercher à repenser la «place de la justice».Le juge conservera comme tâche essentielle de rappeler les promesses que la société s’est faite à elle-même, «à commencer par la première d’entre elles, celle de la vie et de la dignité».Toutefois, conclut-il, nuancé, «la justice ne nous débarrassera jamais du trouble d’avoir à faire de la politique».Et chez nous?Le politique éludé par l’écran de la justice faussement «impartiale»: ainsi, je résumerais l’histoire de la LIBRAIRIE HERMÈS Depuis 1976 362 jours par année! 1120, ave.laurier ouest • outremont, montréal tél.: 27-4-3669 télec.: 274-3660 judiciarisation du politique au Canada par l’incroyable Michael Mandel.Cet enfant terrible de l’enseignement du droit au Canada anglais (il est professeur de droit à Osgoode Hall, à l’université York, à Toronto) ne craint pas d’aller à contre-courant (enfin un au Canada anglais!): il s’affirme socialiste, avoue son penchant pour Marx et défend l’idée que la charte Trudeau fut désastreuse pour le Canada! Il craint le conservatisme indécrottable de tout ce qui relève de l’univers juridique.(Tocqueville, ne nous disait-il pas, au siècle dernier, que «la pratique du droit porte naturellement à préférer l’ordre établi à l’aventure»?Pire, ajouterait Mandel, les légistes en viennent à vouloir défendre le statu quo par tous les moyens.Parce qu’il les avantage.) Les histoires judiciaires canadienne et surtout américaine nous prouvent que la politique judiciari-sée mène tôt ou tard, à part dans certaines exceptions, à une politique profondément conservatrice qui favorise le statu quo et Y establishment.Après tout, rappel-le-t-il, les juges américains ont bien justifié la ségrégation, au siècle dernier.Et en ce siècle, ils ont bloqué un temps Rooseyelt dans son intention d’utiliser l’État pour rele-vei; l’économie américaine.A ses yeux, la politique judiciari-sée repose sur un double mensonge.D’abord, que les juges sont impartiaux, neutres; d’une certaine façon hors du politique.Croyance que les médias et les citoyens entretiennent.Les politiques en sont conscients: rien de plus légitime qu’un pouvoir considéré comme neutre! Or, au Canada, rappelle Mandel, la nomination des juges revient en exclusivité à l’exécutif fédéral.Il suffit, poursuit-il, de lire le juge Deschênes sur les questions linguistiques pour en prendre conscience.En nommant celui-ci, «Trudeau se faisait virtuellement le juge de sa propre Les juges ne sont pas élus et cassent les lois de ceux qui sont réellement responsables cause contre le Parti québécois».Il faut voir un tableau que l’auteur a dressé, en page 55, des décisions des différents juges selon l’origine de leur nomination: quand on a été nommé par Trudeau, on a fortement tendance à pencher pour.Trudeau.Autre mensonge, selon Mandel: le fait que la charte soit démocratique.Il rappelle que les juges ne sont pas élus et cassent les lois de ceux qui sont réellement responsables, en se basant sur des textes flous et avec des arguments disparates.Au reste, les juges sont si peu représentatifs: ils viennent tous des mêmes milieux bourgeois.Au Canada, argue Mandel, le phénomène de judiciarisation a pris une tournure extrême.Elle fut utilisée, par le truchement de la charte, comme une arme dans la lutte du système canadien pour annihiler son éternel obstacle: l’affirmation du Québec comme peuple distinct.Au centre de son argumentation?Les guerres judiciaires autour des lois linguistiques du Québec.L’efficacité de la judiciarisation?Elle a transformé une promotion linguistique d’un peuple «bien réel» en une possibilité hypothétique pour des individus abstraits «à choisir l’une ou l’autre des langues officielles et à recevoir des services dans cette langue.Ainsi, conclut-il, une lutte concrète qui opposait des groupes de forces inégales fut transformée en une lutte entre des entités abstraites, égales et libres, ce qui n’existe que dans l’esprit des juges».Quelle surprise que ce livre! On dirait un bon manuscrit d’Henri Brun ou de Jacques-Yvan Morin (juristes souverainistes), métamorphosé par la plume vaguement marxo d’un Pierre Falardeau.Convaincant.Pertinent.Iconoclaste.Essentiel.Bref, à faire lire à votre beau-frère un peu curieux qui admire Guy Bertrand.Pour joindre l’auteur de cette chronique: arinnov@riq.qc.ca Autres lectures estivales Je l’écrivais la semaine dernière: il y a deux types de lectures d’été.Celles du matin, passionnantes, exigeant beaucoup de concentration.On se réserve généralement pour l'après-midi celles un peu plus légères.Voici une seconde série de suggestions, dans ces deux catégories.Pour !e matin Un ouvrage important de philosophie politique, datant de 1980 et récemment traduit chez Gallimard: 1m Naissance du politique (Gallimard, 445 pages), par l’helléniste Christian Meier, de l'université de Munich.Une somme sur la naissance de la démocratie à Athènes.Que reste-t-il de Marx après la fin du communisme réel?Henri Mailler propose une réponse à cette question essentielle dans Convoiter l’impossible, l’utopie avec Man, malgré Man (Albin Michel, 439 pages).Détour indiqué pour repenser la gauche.Publié encore une fois à Paris (c’est ce qui explique sa présence dans la catégorie essais étrangers), Gérard Bergeron propose, dans son dernier ouvrage, une relecture de L’Esprit des lois.Le titre est autant suggestif qu’invitant : Tout était dans Montesqieu (L’Harmattan, 1996).Pour l’après-midi L’ex-diplomate anglais Lawrence Durell, dans la collection «Le Cabinet des curiosités», présente un troisième volet d’une série de récits consacrés aux aventures et mésaventures vécues dans les officinçs et ambassades: Sauve qui peut! (Nil Editions, 1996).Des torrents de livres se publient sur François Mitterrand.Une série a même été carrément consacrée au défunt président: de minuscules livres, quelque 70 pages, écrits par diverses personnalités qui présentent leuy perspective sur l’homme politique.A notey, le Mitterrand, le roman d’une vie (Éditions mille et une nuits, collection Les petits libres) de Jean-Marie Coloinbani, directeur du Monde.Enfin un ouvrage court, mais plutôt sérieux, qui poursuit les nombreuses réflexions sur la notion controversée de culture générale: Lettres mortes (Michalon, 1996), de Danièle Sallenave, professeur de littérature et Prix Renaudot 1980.Sur ce, je vous quitte pour l’été, en vous donnant rendez-vous à la rentrée de septembre.Antoine Robitaille Enfin de retour INUIT Les peuples du froid: de retour dans toutes les librairies après un grand succès qui les a entraînés de par le monde.**.un des plus réussis des beaux livres récents.99 Bruno Boutot Production Imprimé L®PEUPLES DU F EORCB-Hft Un régime carné **.pour l’amour du beau.Anne-Marie Voisard Le Soleil ** Georges-Hébert Germain décrit avec autant de finesse les rapports entre les sexes, la beauté d’un aurore boréale, les techniques de construction d’un iglou.99 Dominique Paupardin La Presse **Un formidable ouvrage de vulgarisation, dans le sens noble du terme.99 Stéphane Baillargeon Le Devoir Une édition reliée, 160 pages couleurs et plus de 225 éléments iconographiques, dont 62 illustrations originales de Frédéric Back Éditions Libre Expression 2016.rue Saint-Hubert Montréal H2L 3Z5 Une première saison dans la vie de / LANCTOT 4 ÉDITEUR m Claude C !orbo LETTRE FRATERNELLE, RAISON N HE ET URGENTE A MES CONCITOYENS IMMIGRANTS Un court essai généreux et plein de gros bon sens, qui tend un pont entre des citoyens d'un même pays, pour que cesse Fincompréhension.H.Bigras, M.-C.Lanctôt Belanger, j J.Manger, J.B.Pontalis LA BÊTISE DE L’INCONSCIENT Qua tre psychanalystes s'internaient sur le I 1- 1 " l sens de l'inconscient et du rêve, «afin de retrouver ce qui est perdu et persiste à se perdre».Pierre Turgeon LES BÂTISSEURS DU SIÈCLE Un livre prestigieux, tout en couleurs, qui raconte les cent dernières années de Montréal à travers l'histoire de ses grands bâtisseurs.Michel Vast cl LUCIEN BOUCHARD EN ATTENDANT LA SUITE.L’histoire de l’homme politique actuellement le plus populaire dit Québec.Un portrait sympathique, passionnant et sans complaisance de Lucien Bouchard par un journaliste honnête.-bâtisseurs d U siècle 1 a C.HANS O N I lit R OC AM> LA CHANSON DE ROLAND Version moderne en prose de Jean Marcel Au moment où les Québécois redécouvrent le Moyen Age et se passionnent pour les fêtes médiévales, revoici Roland qui était preux et Olivier qui était sage.Michel Rivard CHANSONS NAÏVES (ET AUTRES MOTS D’AMOUR.) Ses chansons ont influence toute une génération d’auteurs-compositeurs.Les voici enfin réunies dans ce recueil.Ses textes tracent d’inoubliables portraits, transforment nos amours et nos vies.Un livre à lire et à fredonner.Pâques Miami Claude Jasmin PÂQUES À MIAMI Un roman plein de rebondissements, qui cn»\v\\ traîne le lecteur à toute vitesse, entre Chi- \ * j' coutimi, Montréal et Miami.Une longue h i quête amoureuse, «une ode sensible et intellf u gente au pays du Québec et à ses habitants»,• n Louis Cornellier.,b José Leandro Urbina LONGUES DISTANCES Un roman qui parle d’exil avec humour, de l’amitié avec tendresse et de l’amour avec volupté.«Un roman extrêmement intéressant, joliment écrit, qui jette un regard instructif sur le milieu des exilés latino-américains à Montréal.» René Homier-Roy, VSD.Pays lans-VM-vaii Daily Laferrière PAYS SANS CHAPEAU Un écrivain revient dans son pays après vingt ans d’absence.«Le plus puissant, le plus bouleversant de tous les livres de Laferrière.De la même mouture que L’odeur du café, mais encore plus fort.Vive l’écriture primitive!» Pierre Cayouette, L• Devoir.Michel Garncau L’ÉPREUVE DU MERVEILLEUX Quoi de plus normal que de commencer cette nouvelle collection «Théâtre» avec un texte du grand dramaturge Michel Garncau! Cette piece nous convie à une rencontre fabuleuse avec Michel de Montaigne.KOStMONt* i I Louis-Dominique Lavigne ROSEMONDE Cette pièce de théâtre de l’auteur prolifique Louis-Dominique Lavigne aborde des questions graves — la vie, la mort, l’immortalité —sur un mode ludique et dans un style accessible à tous.Essais, romans, théâtre, poésie, biographies, chansons.LANCTÔT ÉDITEUR, un carrefour de toutes les expressions cil écriture! Diffusion Prologue I, E » K V Dili, I.K S S A M K I) I I K I I) I M A .\ (UK l U J U I N I » II » I) 8 Cuisine CUISINE- ORMANt® L'AI TOROI TE l)K L'INFORMATION cl c M in id Mass oil DECOUVERTE vers i.E vitiASF global n n r Mario MAssoil lean-Paul Dei LEO FERRE v /».\ si I.» -l u.m.t • .> MAIS T'AS-TOUT POUR-ETRE HEUREUSE au bout de là nuit u l'Amérique française.CA SUCII I I DI S DIX | WH)»*.Regroupement d'historiens québécois, plus actifs que jamais.on écrit l'histoire.» (Voltaire) LES CAHIERS | DES DIX Nwtnrtv .'hvn^v IW II» «TP it 1/1 ùr i «g fi - 35.i ms DISPONIBLE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES LES EDITIONS LA LIBERTE inc.Téléphone»Télécopient (41S) 658-3763 I -800-567-5449 .-"C l)i\tfil»iiicw ôiiiotili ix hr int i Di mit i\\ iûi t m si r) < \i \mh.i i < mim.i msroMiti.i.\ nos ni ri.u \ I.K I) K V 0 I R I.K S S A M K I) I I S K T I) I M A N (' Il K I II .1 I' I N I II D II I) î> m?V H, E S V I T K I R N E DU LIVRE POLICIER L E S I* E T I T S HON II E U R S Brigitte A U BT R T LA MORT DES BOIS, morts t.tÜjLÎLjf f^Èli At?î> BoRboy jBCTlfl j-AYARD: ENIGMA "R tondicnt Suspense / &Cie __________I l< I I.S Guv DcsHâics Peines de mer L E S E D I T I O N S QUEBEC / AMERIQUE 31 PARALLÈLES Antbolotft de 11 couttllt féminine dt iiofue fnaçaisiï *“•***& t'a eticoîe ROS"’1 MICHEL ALBIN LA RÈVUE TROIS FÊTÉ SES 10 ANS •• * ‘ ' .• • • • • / ' *¦ - , .- • • • • Au cours de ce voyage, 11 volumes, 28 numéros,, 506 auteur!e!s, 38'nationalités et 5 continents! DORIS LESSING Le nouveau grand roman tant attendu de l'auteur du Carnet d'or Crimes d’été et meurtres divers Un amour comme le nôtre Lire Pour faire durer l’instant G 1 I.L E S A R C II A M B A U L T ?AMOURS SINGULIÈRES Somerset Maugham, traduit de l’anglais par Jean-Claude, Amalric et al., Collection 10/18, Paris, 1995,316 pag(s Rien ne me prédisposait à lire Somerset Mali- : gham.Dans l’univers fragile do la littérature,- -les réputations se font et se défont avec une régularité déconcertante.Si on a beaucoup la ' Maugham à une certaine époque, il y a fort :à parier qu’il n’intéresse plus que les historiens littéraires.- > • Aussi dois-je avouer que je n’aurais relu Le Fil du rasoir ou Servitude humaine que par stricte obligation.C&f ¦ romans qui comptent parmi ses plus importants me pa» ; raissaient bons pour l’oubli poli auquel ils étaient coivtW nés.Mais des nouvelles?Pourquoi pas?L’avantage d’une*1 chronique hebdomadaire comme celle dont j’ai la charge me permet les voies de traverse.Amours singulières nous offre sept nouvelles dont les rêV lations de couple forment le thème.Aucune indication n Maugham est un observateur dont la finesse est le* principal apanage.Le narrateur du Facteur humain, l’une: -des nouvelles A’Amours singulières, nous livre ce qui constitue probablement le credo de l’auteur: «Je penso-que l’atmosphère [dans un récit] est une excellente cho-se mais l’atmosphère sans rien d’autre me fait l’effet d’un- -cadre sans tableau.» '!* K T I) I M A N
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