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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-04, Collections de BAnQ.

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il tat de la réserve collective tie w< ©' Agenda Culturel Page B6 C ulture Page B8 Economie Page B2 Les sports Page B5 ?LE AVENIRS + La Société canadienne C ri tique O- 40% de la Croix-Rouge Info-collecte: 524-6724 I.K I) E V O I H , L K M A l< I) 1 I J U I N I !) ü li Encore au stade du bénévolat Louise Julien K I) Il c A T ION Un véritable trésor La recherche en éducation est souvent dévalorisée et considérée comme peu scientifique.Mais il arrive fréquemment que «les attentes» soient irréalistes.Dans une société où tout va trop vite — à un point tel que les causes d’un malaise deviennent rapidement ses conséquences — on veut à tout prix éliminer le décrochage scolaire, comme si une potion magique pouvait être brevetée demain matin! La recherche dans les domaines de la médecine, de la biologie, de la biochimie, de la physique, de l’aéronautique et même des sciences sociales a meilleure réputation que la recherche en éducation.Cependant, la recherche sur le cancer, malgré des progrès gigantesques, ne permet pas aux médecins de tout guérir, et nous avons pleuré la mort de personnes chères décédées à 4045 ans de cancers fulgurants.Le VIH continue ses ravages et la contamination prendra des proportions effroyables.Malgré les sondages et les recherches en sociologie, en géographie humaine et en économie, la pauvreté persiste.Mais pour l’éducation qui doit jouer avec presque autant de paramètres qu’il y a d’individus, aucun vaccin contre le décrochage et l’échec scolaires ne sera inventé.Et qui plus est, tant en éducation, qu’en médecine, en sociologie ou en économie, quand un mal est maîtrisé, il en surgit un autre qui provient souvent des défenses curatives déployées.« « « Un espoir cependant! La Commis- sion internationale sur l’éducation pour le 21e siècle, présidée par Jacques Delors, a remis en mars dernier son rapport à l’UNESCO, intitulé L’éducation.Un trésor est caché dedans (Editions Odile Jacob).Ce rapport, fruit de la réflexion de 15 personnalités et de plusieurs spécialistes consultés, dont quelques-uns au Québec, permet au lecteur de partager les problèmes d’enseignants et de Rarents d’autres pays, dans un contexte de mondialisation.Evidemment il est question de pays qui connaissent l’abondance matérielle et l’accès à l’information, et de certains qui ne peuvent même pas se «brancher» n’ayant pas l’électricité, mais ces inégalités honteuses permettent aux auteurs de réfléchir sur la formation des enseignants.Le rapport propose des «pistes et recommandations» importantes concernant la revalorisation du statut de l’enseignant, «si l’on veut que le concept de l’"éducation tout au long de la vie" remplisse la mission centrale que la Commission lui assigne pour le progrès de nos sociétés et pour le renforcement de la compréhension mutuelle entre les peuples».Ce concept de l’«éducation tout au long de la vie» ramène au «concept de société éducative», une société dans laquelle «s’offrent de multiples opportunités d’apprendre, à l’école comme dans la vie économique, sociale et culturelle» (p.172).Ce dernier concept était d’ailleurs au cœur du rapport Faure, Apprendre à être (1972) — déposé lui aussi à l’UNESCO — qui sonnait le glas de l’école comme seul lieu de formation; le rapport Faure nous sensibilisait au fait que toute la cité allait devenir éducative par ses offrandes contemporaines: radio, télévision, musées, journaux, revues, informatique, etc.Le chapitre Innovation et recherches d’alternatives était déjà porteur d’avenir et le questionnement fondamental du quand et comment l’être apprend était perçu de façon beaucoup moins restrictive qu’auparavant.Cette réflexion a cheminé en 24 ans et le rapport Delors la poursuit en développant davantage les enjeux de l’enseignement secondaire où le principe est «d’organiser la diversité des parcours sans jamais fermer la possibilité d’un retour ultérieur dans le système éducatif» (p.156).L’idée d’un «crédit de temps d’éducation utilisable tout au long de la vie» est même avanpée; cette notion de 1 ’educational voucher est apparue aux Etats-Unis, il y a une trentaine d’années et a été discutée de façon passionnée, dans les années 1970, à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.11 y a là une piste certaine pour une réforme de l’éducation qui se fait toujours attendre au Québec.Le rapport Delors est un rapport de confiance.Il privilégie la relation entre maître et élève, «les technologies les plus avancées ne pouvant venir qu’à l’appui du rapport (transmission, dialogue, confrontation) entre l’enseignant et l’enseigné».Pour les auteurs, «l’université doit être au centre du dispositif [principes et recommandations du rapport].Elle se verrait assigner quatre fonctions essentielles: la préparation à la recherche et à l’enseignement; l’offre de formations très spécialisées et adaptées aux besoins de la vie économique et sociale; l’ouverture à tous, pour répondre aux multiples aspects de ce qu’on appelle l’éducation permanente au sens le plus large; la coopération internationale» (p.156).La recherche en éducation reçoit ici un appui important et essentiel pour favoriser l’organisation de quatre piliers de l’éducation: «apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à vivre, apprendre à être» (p.91-105).Et si le décrochage et l’échec scolaires baissaient un peu pavillon avec des approches plus respectueuses de l’apprentissage et de l’«être»! Le sous-titre du rapport Delors Un trésor est caché dedans vient de la fable de La Fontaine, dans laquelle le laboureur dit à ses enfants: «Gardez-vous de vendre l’héritage, Que nous ont laissé nos parents.Un trésor est caché dedans.» Louise Julien est professeure au département des sciences de l’éducation de l’UQAM.Peu d’écoles branchées pour élèves branchés Timidement, certaines écoles québécoises lancent des projets originaux sur Internet PAUL LE CAUCHON DEVOIR Malgré la place presque démesurée qu’internet occupe dans l’espace médiatique, peu d’écoles naviguent sur le réseau et encore moins disposent de leur propre site.Au dernier congrès de l’Alliance des professeurs de Montréal en mai, des centaines d’enseignants se précipitaient dans les ateliers consacrés à Internet, histoire de comprendre «comment ça marche».«La plupart du temps les sites Internet ouverts par des écoles ou des commissions scolaires sont réalisés le soir après les heures de classes», explique Robert David, un des deux coordonnateurs de CyberScol, cette «école virtuelle» issue de la commission scolaire de Sherbrooke.«Et on se fait souvent dire qu’il faut que les enseignants s’impliquent plus.Mais vont-ils le faire encore longtemps à temps perdu?», lance-t-il.Pour le moment, si on compte de plus en plus d’écoles et de commissions scolaires qui ouvrent un site Internet, il s’agit pour la plupart de sites «corporatifs», qui présentent les objectifs de l’école, une adresse où écrire, la nature de certains projets, quelquefois un journal de classe.En naviguant sur Internet, on peut également croiser une multitude de sites d’associations de professeurs, de pédagogues, consacrés à l’impact des nouvelles technologies et aux enjeux pédagogiques que ces nouveaux outils représentent.Timidement, certaines écoles lancent un projet original: l’école secondaire Les Seigneuries à Saint-Pierre-les Becquets, par exemple, vient d’ouvrir un site où le public pourrait, en principe, jouer en réseau à un «Scrabble des Seigneurs» à compter de septembre.Mais Robert Bibeau, du ministère de l’Éducation, coordonnateur du projet «L’école informatisée clés en main», convient que «nos écoles ont pris du , , retard à se brancher et à se présen- / / f ter sur Internet».Selon lui, l’une des raisons viendrait de ce que le Québec a développé un réseau informatique «privé Edupac, qui utilise le giciel First Class comme outil / / r / rua de naviga- A*/*#*"'/**'/''#"* tion, plu- tôt qu’un outil grand public comme Netscape.Il existe d’ailleurs un volonté des différents acteurs du milieu de «migrer» sur Internet et ses outils Netscape.Mais tout le monde convient aussi que la présence limitée des écoles sur Internet est d’abord et avant tout un problème financier.Réjean Payette, un spécialiste des nouvelles technologies en éducation à la société GRICS, rappelle que les écoles manquent de tout, d’appareils adéquats, d’ordinateurs en réseau.De plus, fait-il remarquer, «une école reliée à Internet ce n’est pas une école qui dispose d’un seul poste de travail relié à Internet, mais une école dont tous les postes sont reliés simultanément à Internet».«Les enseignants manquent de formation et sont quelquefois réticents à modifier encore une fois leurs méthodes pédagogiques, ajoute-t-il, mais ils démontrent un grand intérêt pour ces nouvelles technologies».Terri Verret, directrice générale de l’AQUOPS (Association québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire et au secondaire), rappelle de son côté qu’«on ne peut rien faire tant qu’on n’aura pas changé nos pratiques pédagogiques.Or, 90 % des pratiques pédagogiques demeurent traditionnelles, avec le maître qui parle en avant».Projets de passionnés Au Québec, à part le projet CyberScol, un des exemples les plus intéressants d’utilisation des nouvelles technologies demeure le Village Prologue.Ce concept étonnant est né de la passion de quelques individus convaincus, dont Didier Tremblay, un professeur d’informatique de Saint-Césaire au secondaire, à la commission scolaire Provençal.Ce village imaginaire, mais ancré dans la réalité historique québécoise de 1853, comprend quelque 500 «habitants», du quêteux au seigneur du village en passant par le forgeron ou l’aubergiste.mnwrn nooohQaoo BOtaQDD I Parmi tous ces habitants, on dispose d’une sorte de canevas de personnalité pour 28 personnages, avec qui les élèves sont invités à communiquer par voie électronique.Une centaine de bénévoles, parents, professeurs, conseillers pédagogiques, animent les personnages et répondent aux élèves.Didier Tremblay évalue à 185 le nombre de groupes-classes qui fréquentent le village, ce qui permettrait d’atteindre quelque 5000 élèves, surtout de la fin du primaire et du début du secondaire.Le Village Prologue présente des avantages pédagogiques évidents: pour communiquer avec les personnages les élèves doivent travailler la qualité de la langue, effectuer des recherches sur l’histoire du Québec, comparer leur mode de vie à celui d’il y a un siècle, et ainsi de suite.«C’est une sollicitation à l’imagination en classe», explique Didier Tremblay.Mais l’accès au village demeure limité.Techniquement, le village utilise le logiciel First-Class, et il est réparti sur 12 serveurs, 11 au Québec et un en Érance.«Nous travaillons présentement à transférer l’ensemble du village sur un site Web qui utiliserait Netscape, ajoute Didier Tremblay.Actuellement FirstClass nous permet un contrôle total sur la messagerie, mais demeure limité pour l’animation et le graphisme.Nous cherchons une formule pour développer notre village sur Internet.Par exemple, le grand public pourrait fréquenter une partie du village, et un autre accès pourrait être réservé à des abonnés».Réjean Payette, de la Société GRICS, rappelle qu’il n’existe pas de solution unique aux applications pédagogiques de l’ordinateur.Mais il convient que «les écoles devraient développer leur propre site sur le Web à la condition qu’elles en aient l’entier contrôle».Comme tout le monde dans le milieu, Réjean Payette attend de voir si le gouvernement québécois finira par accoucher d’un plan d’action sur les nouvelles technologies à l’école, mais il fait remarquer que «le seul véritable plan d’action doit venir des écoles elles-mêmes.On n’impose pas un plan uniforme à l’ensemble des écoles.Ce qu’il faut, c’est donner les moyens financiers aux-écoles d’élaborer leur plan d’intégration des nouvelles technologies de l’information et de le mettre en œuvre.» Piquecos: un village globalisé Piquecos, minuscule village français de 305 habitants à 60 kilomètres de Toulouse.Une seule école, qui reçoit 23 enfants des trois communes environnantes, les 9-10 ans.Une petite école d’un tout petit village du Midi-Pyrénées qui n’aurait rien, de prime abord, pour être célèbre.Pourtant, elle communique avec le monde entier et le monde entier lui écrit.Elle illustre de façon étonnante comment des individus déterminés peuvent utiliser Internet de façon créatrice sans qu’il en coûte une fortune.L’école de Piquecos possède son propre site Internet, et ce site est un modèle de ce que pourrait être un site scolaire.On y trouve quelques grandes têtes de chapitre, un outil de recherche par mots clés, plusieurs projets pédagogiques en cours, des textes sur les équipes de rugby préférés des élèves, sur leurs groupes rock préférés.Les élèves offrent un journal de classe, Le Tumulus, et ils ont même conçu une petite carte géographique qui identifie la provenance de leurs grands-parents.On peut également cliquer sur leurs activités de classe: un peu d’astronomie, des comptines en italien pour un projet d’expérimentation en langue étrangère, des notes de lectures, des poésies, des récits d’excursion, des résultats sportifs, la photo de la semaine, la charade du jour, etc.En consultant leur boîte à messages, on constate que Piquecos reçoit des messages du Maroc, du Japon, d’Angleterre.et du Québec: une petite fille de Saint-Honoré qui se promenait sur Internet avec son père, leur propose de mieux faire connaître son Saguenay-Lac-Saint-Jean.C’est l’enseignant de cette petite classe, Pierre Valade, qui a réalisé lui-même la conception du site.Ancien employé pendant trois ans de Apple France, il convainquait, à l’automne 1995, le maire de la commune de renouveler l’équipement informatique de l’école.«Dans notre village, l’accord avec le maire est parfait», explique Pierre Valade, dans une entrevue au Devoir.Et c’est le rectorat de l’Académie de Toulouse qui héberge le site et fournit gratuitement l’accès au réseau.«Tous les travaux du site ont été réalisés par les élèves, explique Pierre Valade, de manière traditionnelle, avec du papier et un crayon.Il n’y a que les photographies qui sont prises directement avec un appareil photonumérique.Lorsque les textes sont convenables, ils sont saisis en traitement de texte par les enfants.J’interviens alors, le soir chez moi, pour transcrire le tout en langage html, puis je leur fais visionner la maquette.» «Pratiquement tout est prétexte à enrichir le site, ajoute Pierre Valade: visites guidées, lectures, sorties.Les enfants sont très motivés par la production sur Internet, et j’utilise cette forte motivation pour réaliser les travaux de classes, surtout les travaux écrits: l’écriture n’est plus un simple artifice pour répondre aux exigences du maître, mais un moyen de communication.» Pour Pierre Valade, ce nouvel outil représente un formidable «vecteur de lecture», mais aussi d’écriture.M.Valade explique d’ailleurs que les élèves apprécient au plus haut point de recevoir des messages: lorsque leurs interlocuteurs ne respectent pas les règles d’écriture, «il m’est plus facile de parler de l’orthographe», commente-t-il.Ét puis ces messages permettent évidemment aux élèves de s’ouvrir sur le monde.On situe sur une carte la pays ou la région d’origine du message, on effectue parfois un travail de recherche sur la région en question.P.C.Une version hypertexte du dossier sur les écoles publié hier et aujourd’hui dans Le Devoir peut être consultée sur le site W3 de la page Planète: http://www.vir.com/ Planete/planete.htm Cette version comprendra également tous les hyperdiens permettant d'accéder aux sites mentionnés dans les articles, ainsi que quelques liens supplémentaires.Ne manquez pas notre cahier spécial lectures d’& ts Tombée publicitaire: le vendredi 7 juin pour le 15 juin Les samedis 8 et 9 9 6 LE DEVOIR A1C I.!•: I) K V I It .I.K M A It I) I I .1 II I X I II II (i B 2 —-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE X X M TSE-300 DOW JONES SCAN OR +2,00 -12,11 -18,47 +0,02 -0,70 2562,17 5234,29 5624,71 73,08 390,20 • Service de communication personnelle Microcell lancera une émission de 200 millions aux États-Unis ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Cinq mois après avoir obtenu une des quatre licences octroyées par Industrie Canada pour le Service de ¦communication personnelle (SCP), cette nouvelle géné-Jration numérique de téléphonie sans fil, Microcell s’apprête à lancer une épiission de débentures de quelque 20Q millions US aux Etats-Unis.| A l’occasion d’une conférence de presse servant au dévoilement de Fido, la marque de commerce sous laquelle Microcell veut se faire connaître du grand public, le président et chef de la direction de Microcell Télécom, André • t Tremblay, s’est réjoui du fait que deux agences d’évaluation de crédit, Moody’s et Duss and Phelps, aient accordé à la dette de sa compagnie des cotes B, plutôt que dans les C, ce qui en facilitera d’autant le financement sur les marchés.Il a indiqué que l’émission de débentures de cette année sera vraisemblablement suivie par une émission publique d’actions dès l’an prochain.Microcell Télécom poursuit son plan de match et promet de desservir avant la fin de 1996 la grande région de Montréal, ce qui devrait vraisemblablement faire de Microcell Solutions, l’entité qui fournit le service, la première entreprise de SCP à exploiter un réseau.Au cours du premier trimestre de 1997, quatre autres grandes villes canadiennes — Toronto, Vancouver Ottawa et Québec — seront desservies et à la fin de 1998, les réseaux de Microcell s’étendront dans les 25 plus grandes villes canadiennes pour atteindre 20 millions de personnes.En infrastructure seulement, Microcell prévoit investir 600 millions en trois ans et privilégie une structure financière en trois tiers: un financement en provenance des vendeurs d’équipement et d’emprunts conventionnels auprès des banques, des débentures à haut rendement et, enfin, le capital-actions.Parmi les actionnaires de Microcell, on retrouve Télésystèmes et COM 2i, deux entreprises reliées à Charles Sirois, Call-Net Entreprises, le Groupe Vidéotron, Shaw Cablesystems, FirstTel Communication Corporation et Phonespot.Microcell dévoilait sa marque de commerce, hier: Fido, un nom choisi pour sa simplicité qui s’inspire de celle du réseau de SCP britannique Orange.Utilisant la norme GSM, une des deux normes de SCP les plus répandues, l’autre étant le CDMA pour lequel a opté Bell Mobilité, le téléphone sans fil dont sera muni l’abonné de Microcell sera activé par une carte à puces qui contiendra un certain nombre d’informations, notamment l’identité de l’abonné, qui pourra à terme se servir d’un autre téléphone que le sien à l’étranger, par exemple, en y insérant sa carte.Elle peut en principe servir à d’autres applications: servir de clé ou de portefeuille, a cité comme exemples, Cristiane Bourbonnais, vicç-présidente chez Microcell Solutions.A l’heure actuelle, les réseaux de téléphonie cellulaire ne comptent que 2,2 millions d’abonnés au Canada.Les SCP permettront de porter ce nombre à 14,3 millions d’abonnés, selon une étude de l’industrie, a dit M.Tremblay.Tandis que 8,7 % de la population adulte est abonnée au cellulaire, cette technologie ne transporte que 1 % des minutes téléphoniques au Canada.Microcell entend changer cet état de choses en pratiquant une tarification plus basse que le cellulaire actuel et en offrant davantage de services.«Nous voulons que le SCP devienne le téléphone de tous les jours des usagers», a souligné M.Tremblay qui n’a pas voulu être précis relativement à la grille tarifaire de Fido.Multimédia: une quarantaine d’entreprises françaises sont attendues au MIM A l’ombre cette année de l’immense conférence internationale INET 96, se déroulera la troisième édition du Marché International du multimédia (MIM), un événement local auquel participera toutefois une quarantaine d’entreprises françaises.Le ministère des Relations internationales du Québec organise, dans le cadre du MIM, des «rencontres industrielles» sur le modèle de celles qui avaient réuni, à l’automne en France, 29 entreprises et 10 organismes du Québec et une centaine d’entreprises françaises du secteur des inforoutes et du multimédia.Momentanément, INET 96 et le MIM, qui se tient du 27 au 29 juin, feront «du Québec le centre mondial des inforoutes et du multimédia», a souligné le ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Sylvain Simard.Il participait hier à une conférence de presse à laquelle prenaient part la ministre de la Culture et des Communications Louise Beaudoin', le député fédéral d’Outremont et secrétaire d’Etat, Martin Cauchon, ainsi que le directeur général du MIM et animateur du Café électronique et de la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, Hervé Fischer.Doté d’un budget de 400 000 $ dont le tiers provient des gouvernements, le MIM, doublant sa taille de l’an dernier, attend 3000 visiteurs et 200 exposants.Ouvert aux délégués d’INET 96, un événement qui se veut avant tout une conférence scientifique, le MIM est une foire commerciale destinée aux artisans de l’industrie et à leur clientèle.En plus de l’exposition, le MIM abritera des conférences ou ateliers sur onze thèmes dont la publicité et la marketing, le cinéma et la télévision, l’éducation, les musées, le financement, les loisirs et les jeux.R.D.WWM s * ^ VA A *yV wmm PHOTO ARCHIVAS Place Desjardins avait pris la décision de remplacer le 26 mai dernier son gestionnaire actuel, le Méridien, par quatre gestionnaires, ce qui devait entraîner la fin de la convention collective en vigueur, par conséquent des droits acquis des 300 employés syndiqués.¦>*.; Hôtel Méridien iu-S L’injonction est prolongée d’une semaine LE DEVOIR L> injonction interlocutoire qui frappe l’hôtel Méridien est prolongée d’une autre semaine, pour donner le temps aux procureurs concernés de discuter, dit-on, de discuter de certains points de droit techniques.Les parties se sont entendues pour poursuivre leurs travaux dans la discrétion.Par ailleurs, la CSN poursuit sa stratégie de pressions sur la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l’Ouest-du-Québec (FMO).Hier matin, le juge Jacques Vaillancourt de la Cour supérieure, avec l’accord des parties, a décidé de maintenir en vigueur jusqu’à lundi prochain à 17 heures l’injonction intérimaire obtenue par la CSN le 25 mai dernier, forçant ainsi Place Desjardins Inc.et La Société des Hôtels Méridien à maintenir en fonction l’hôtel du Complexe Desjardins, sans rien changer aux conditions de travail et de salaires pour tous les employés.Place Desjardins avait pris la décision de remplacer le 26 mai dernier son gestionnaire actuel, le Méridien, par quatre gestionnaires, ce qui devait entraîner la fin de la convention collective actuelle, par conséquent des droits acquis des 300 employés syndiqués.La CSN a alors demandé une injonction pour donner le temps à un commissaire du travail d’établir qui était le véritable patron dans cet hôtel.Selon le syndicat et la centra- le, le patron réel a toujours été Place Desjardins et non pas le gestionnaire Méridien, de telle sorte que lë remplacement du gestionnaire ne peut pas être invoqué pour justifier le rejet du syndicat et des droits acquis des syndiqués.Pendant que les avocats poursuivent leurs discussions, la CSN réitère son invitation à tous les syndicats qui ont des comptes dans les caisses populaires de la FMO de les transférer dans des caisses d’éconô-mie affiliées à une autre fédératioii.On demande dans un premier temps aux 75 syndicats de 100 membres et plus à poser ce geste.Depuis le lancement de ce mouvement de pressions, quatre syndicats ont suivi la consigne.COU INDEX COMPOSÉ NASDAQ (COMP NASDAQ 150 Jours -1200.00 -1100.00 NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours ’ - 5750.00 -5500.00 -5250.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours - 5000.00 -4750.00 3 Jun AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours 12000.00 11000.00 3 Jun 13106 91 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) -9000.00 150 Jours 8500.00 8000 00 Mar Avr P D'ŒIL PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) -4750.00 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours - 5750.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -3500.00 - 3250.00 MINES ET MÉTAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours - 5500.00 - 5250.00 - 5000.00 PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours 5250.00 5000.00 4750.00 4500.00 B 0 U R S SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours DETAILS (X-MR TSE) 150 Jours .Iiilll.iH,lu,lli.,ill SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours Nov Déc DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez un autre aspect de la bourse avec Michel Carignan (514)392-1366 1ER Volume (000) Forme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMtndice du marché 11063 2562.17 +2.00 0.1 XCB:Bancaire 4590 3045.88 -5.08 -0.2 XCO: Hydrocarbures 1096 1971.40 +0.81 0.0 XCM:Mines et métaux 3087 3405.66 -15.35 -0.4 XCF:Produits forestiers 297 2423.05 -3.47 ïO.i XCI:Bien d'Équipement 1868 2522.44 +6.34 0.3 XCU:Services publics 1573 2144.66 - BOURSE DE TORONTO TSE 35 12244 271.48 +0.34 0.1 TSE 100 * 316.50 -0.64 -0.2 TSE 200 * 320.22 -1.13 -0.4 TSE 300 33802 5234.29 -12.11 -0.2 Institutions financières 4647 3961.33 -9.33 -0.2 Mines et métaux 1673 5407.46 -27.48 JQ.6 Pétrolières 7380 5225.34 -11.48 -Q.2 Industrielles 3831 3651.54 -13.47 -0.4 Aurifères 5877 13106.91 -92.80 -0.7 Pâtes et papiers 984 4240.62 -10.72 -0.3 Consommation 1264 8822.47 +67.69 0.8 Immobilières 58 1660.79 +9.50 0.6 Transport 1612 5125.89 -67.35 -f.3 Pipelines 716 4099.04 +6.69 0.2 Services publics 863 3904.71 -9.42 -0.2 Communications 599 9404.76 +34.22 0.4 Ventes au détail 3626 3991.43 +14.42 0.4 Sociétés de gestion 666 6063.14 -7.29 -0.J; BOURSE DE VANCOUVER X'f Indice général 37141 1466.42 +7.04 0.5 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 23627 5624.71 -18.47 -0:S 20 T ransports 3635 2237.98 +9.98 0.4 15 Services publics 2964 208.50 -1.46 -0.T 65 Dow Jones Composé 30227 1839.81 -2.54 -Q.1 Composite NYSE * 358.27 -0.56 -0.2 Indice AMEX * 588.31 -1.42 -0.2 S&P 500 676.00 NASDAQ * 1238.73 -4.70 -0.4 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haul Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) (S) ($) ($) ($) (&)! MVPCAPCPRV 10858 0.17 0.14 0.15 +o.oi rV.'J SIKAMAN GOLD RES 5137 0.17 0.14 0.16 +0.01 6.7 NOWSCO WELL 2883 35.30 35.00 35.15 +2.55 • 7.S CARA OPERATIONS A 2325 4.10 3.95 4.10 +0.05 , 1.2, MINERAL RES CP 1688 0.13 0.11 0.12 -0.01 BK OF NOVA SCOTIA 1676 33.25 32.90 33.20 +0.15 * 0.5- MADSEN GOLD CP 1608 2.65 2.60 2.60 -0.10 -3.7: SLEEMAN BREWERIES1548 7.50 6.50 7.00 - ^ LAIDLAW INC B 1360 1380 13.35 13.60 -0.20 -Î.4 PURE GOLD RES INC 1304 0.37 0.34 0.34 ?0.01 30> j LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL » 1 1; Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas ($) Fcrm.($) Var.(S) VariN
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