Le devoir, 25 mai 1996, Cahier B
I> K V I) I II I.K S S A M K It I l> I M A X ( M A I I !l !t I Le Devoir Im chronique de Use Bissonnette Page B3 Musique classique Page B3 Cinéma Page B4 Théâtre Page B6 Disques classiques Page B7 À Québec Page B8 Télévision Page B8 Jazz et blues Page B9 Vitrine du disque Page B9 Agenda culturel Page B10 SPECTACLES fog ; t«j|j Wmm .¦¦ » wisiiÉi iSsil PRÉSENTE DÉLUGE UN TORRENT D EMOTIONS UERjlG© usine: 0 1345.avenue Lalonde.Montréal 22 MAI AU 2 JUIN (514)S21-4493| 2OH30 lie de Ginette Laurin, TRÇerprétée par dix danseurs rei H (514)790-1245 Une chorégraphi merq^ables CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ Uanti-Cirque du Soleil Le cirque punk français Archaos découpe le petit écran à la tronçonneuse CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Dans le petit monde du cirque, la troupe française Archaos occupe une place à part.Avec le Cirque du Soleil, elle fait partie de ces nouveaux forains qui préfèrent les artifices du théâtre aux barrissements des élé-phânts.Mais là où les saltimbanques québécois séduisent, Archaos dérangé.À Rapproche toute en douceur et en demi-teintes du premier, le cirque punk français oppose un style échevelé et provoquant.Si bien qu’Ar-"chaos pourrait bien être une sorte d’anti-Cirque du Soleil.Comme la récente production des Québécois, le dernier spectacle d’Ar-chaos présenté à Paris, Game Over, met en scène des êtres bousculés pàr la vie, ici en l’occurrence des §ans-abri.Mais le parallèle s’arrête là.Alors que les Montréalais chatouillent la corde mélancolique, Archaos travaille à la tronçonneuse.Les flâneurs sont ramassés, dénudés et embarqués à coups de matraques par la police du spectacle vers un monde qui n’a rien de féerique et ne fera pas rire les enfants.Ils sont parqués dans des camps de travail dominés par un Big Brother moderne, TV-Infini, qui règne sur les âmes et les corps.Coiffure punk et smoking ‘ Utilisant les disciplines du cirque — contorsion, jonglerie, trampoli-ùë, trapèze, cordes, acrobaties à ' Vélo et en moto —, de la danse, du 1 èhant, du théâtre et de la vidéo, Archaos dessine une société dominée par les médias, eux-mêmes dirigés par une bande d’enfants insatiables.Les bambins, en coiffure punk et smoking, apparaissent sur un écran géant pour «zapper» chaque tableau en appuyant sur un flipper qui fait monter et descendre les cotes d’écoute.Vous avez saisi le message.Sexe, violence et guerre sont les ingrédients de la fresque apocalyptique que brosse Archaos sur des airs de musique techno industrielle, de1 Wagner et de chants inuits.Un trapéziste drag-queen et sa compagne aux seins nus se contorsionnent pour un sex mag qui succède à des contorsionnistes en chandails déchirés, esclaves soumis aux diktats d’un clone de Gargantua.Dans un coin, un homme-singe à ( moitié nu suspendu aux barreaux de ; sa cage émet un lamento lancinant.«Le chômage est totalement éradiqué! 'Jl.n’y a plus de sans-abri!», lance le 'présentateur «chromé» de War News pendant que l’ancienne équipe de France de trampoline prend son envol pour savourer un bref moment de liberté dans cet univers concentrationnaire.Des motards se lancent dans une course folle, enfermés dans une boule de fer.Le délire s’achève sur un fugitif en flammes qui jaillit sur scène pour mourir sous la fumée des extincteurs.VOIR PAGE B 2: ANTI-CIRQUE MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le chaînon il n’aurait jamais pu y avoir d’industrie cinématographique au Québec.Il faut rendre à Emma Gendron, Patricia Sparling, Jean Desprez, Dorothée Bris-son, sœur Agnès, Jeanne Carreau, Françoise Jaubert, Kathleen Shannon, Marguerite Du-parc.ce qui leur appartient.Désormais, l’histoire du cinéma au Québec ne pourra plus s’écrire sans elles.Voilà ce que démontre le livre de Jocelyne Denault, Dans l'ombre des projecteurs.Les Québé- coises et le cinéma, paru récemment aux Presses de l’Université du Québec.C’est à ces pionnières du cinéma d’ici que rendront également hommage Suzanne Champagne, Sylvie Legault, Hélène Pedneault et Sylvie Tremblay dans un ciné-caba-ret conçu et mis en scène par Jocelyne Corbeil, Les Sœurs Lumière, 100 ans de cinéma de femmes, mardi soir prochain, à la salle du Gesù, à 20h.Un montage d’extraits d’une vingtaine de films sera projeté sur grand écran, entrecoupé de sketchs, chansons et musiques.Présenté par l’association Femmes du cinéma, de la télévision et de la vidéo de Montréal, ce spectacle démontrera que les femmes ont été de toutes les luttes et de toutes les aventures du cinéma québécois depuis 100 ans.On y verra évidemment des bouts de films d’Anne-Claire Poirier, Mireille Dansereau, Alanis Obomsawin et Marquise Lepage, elle qin a rétabli l’importance d’Alice Guy dans l’histoire du cinéma avec son film Le Jardin oublié l’an dernier.Mais ce sera également l’occasion de découvrir des cinéastes méconnues comme Dorothée Bris*-son, Judith Crowley, Jeanne Carreau et sœur Marthe-Hébert.! i Une immense courtepointe Car, oui, les religieuses ont été parmi les premières femmes à réaliser des films au Québec dès les années 30, à l’instar de l’abbé Proulx, qui figure, lui, au contraire de ses consœurs, au Dictionnaire du cinéma québécois.Les communautés constituaient pour plusieurs sœurs un cadre privilégié dans lequel elles pouvaient exercer leurs activités professionnelles et artistiques.Jocelyne Denault a levé le voile sur cette réalité avec son livre paru en début d’année.Enseignais te au cégep de Saint-Laurent et détentrice d’uri doctorat en histoire de l’Université de Montréal, elle a passé plusieurs années à retracer la présence des femmes dans le cinéma québécois de 1896 à 1969.VOIR PAGE B 2: FEMMES 8^8800 07532378 rSel^iqae flffitfarttfc) teprfse crim&nche, a6 mai à i4h io ans A c o 1.1.5 ’£8PAC£ Ce 40if INFO : 499 Du 24 mai au 2 juin édition des Coups de Théâtre ne manquez pas la MERE S A ISO N aÉjütJ» M-X?/JM j&CNi cuminfîT/T wtMTQitK*}.WrtftiW ’iTWlVft' Wedekind ¦PAUL LEFEBVRE yDENIS MARLEAU LECTURE PUBLIQUE CMENTS POUR UN TANGO de Chantal Lepage Présentée par ^ LA TROUPE DES ABONNÉS DU TNIU! de Fi TEXTE FRAtf MISE EN SCÈNE Vous devez voir Lulu.Ne vous privez pos de ce plaisir ! C'est dur, violent, sensuel, drôle.SRC-CBF Bonjour Il fallait Sylvie Drapeau pour incarner Lulu.Gérard Poirier, magistral,.À voir ! SRC-VSD Bonjour C'est grave et drôle.Une superbe direction d'acteurs.SRC-Montréal.ce soir avec SYLVIE DRAPEAU GERARD POIRIER ROBIN AUBERT CARL BÉCHARD CHANTAL BISSON PIERRE CHAGNON HENRI CHASSÉ PIERRE COLLIN ALAIN FOURNIER MARTIN LAROCQUE CAROLINE LAVIGNE PIERRE LEBEAU DIDIER LUCIEN MARIE MICHAUD CHRISTIANE PASQUIER JACQUES DROUIN CLAUDE HAMEL et les concepteurs CLAUDE GOYETTE FRANÇOIS ST-AUBIN GUY SIMARD DENYS BOULIANLfljlLIPPE POINTARD ANGELO BARSETTI Assistance à ta mise en scètfe MICHÈLE NQRMANOIN Régie CLAUDE LEMELIN Une presentation Æ MONUMENT-NATIONAL sJjF 1182, boul.Saint-Laurent Résèrvatiras: 871 -2224 Admission: 790-1245 Du mardi au vendredi 20 h.samedi 16 h et 21h BANQUE NATIONALE DU 14 MAI AU 8 JUIN 1996 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE en coproduction avec le THÉÂTRE UBU I.E DEVOIR 29 mai soirée 30 mai soirée MEDIACOM 31 mai soirée IflPMTTAWMTNEY LTJ CANADA ANTI- CIRQUE Clowns de tôle, tronçonneuses rugissantes et motos pétaradantes SUITE DE LA PAGE H 1 Fondé en 1988 par Pierrot Pillot-Bi-don et Guy Carrera, Archaos n’en est - pas à la première production du genre.Clowns de tôle, tronçonneuses ru-, agissantes et motos pétaradantes ont , Tait la réputation de ce cirque postmo-deme.Le spectacle précédent, DJ-92, «.s’était achevé à Vienne en août 1994.En huit ans, huit créations différentes ont parcouru une vingtaine de pays et i occupé deux troupes.1 Malgré leurs styles radicalement différents, les saltimbanques québé-, cois et français appartiennent à la même génération et puisent souvent dans les mêmes numéros.Les deux .-compagnies se sont souvent échangé des artistes.Le spectacle de Paris présente, comme celui de Montréal, un numéro de cordes où les câbles ont été remplacés par des voiles qui se métamorphosent en cocons.Ce n’est pas par hasard qu’Ar-chaos avait choisi Marseille pour la première de son spectacle, il y a plusieurs semaines.La cité phocéenne est devenue le symbole des problèmes de violence et d’intégration .que connaît la France.Mais elle est > -en même temps le foyer d’une nou-; Tvelle effervescence culturelle où ’ i’imaginaire rap se mélange aux mul-' -tiples influences ethniques.Plu-¦Tsieurs jeunes comédiens ont ' -d’ailleurs été recrutés sur place.’ Guy Carrera dit avoir eu l’idée de ¦jfiame Over en prenant quelques I Anois de repos durant lesquels il a ^beaucoup regardé la télévision.Il lui ¦ ;est apparu urgent, dit-il, de réagir >:«aux dangers de plus en plus per-; .vers de cette étrange lucarne».En *;une heure et demie effrénée, Ar-'«chaos plante littéralement sa hache -^dans le petit écran., • Production moins léchée que auxquelles nous a habitués le du Soleil, l’audace d’Archaos en est pas moins rafraîchissante et eine d’invention.Même si elle de ne jamais se retrouver sur scènes de Las Vegas.FEMMES \ A toutes les étapes de l’évolution du septième art SUITE DE LA PAGE H 1 Elle en est venue à la conclusion que cette histoire ressemble à une immense courtepointe fabriquée de petits morceaux de tissu, une histoire discrète mais constante, ponctuée de’moments forts, de reculs et de nouveaux départs.«Ce n’est pas vrai que les femmes débutent en cinéma.Ça fait longtemps qu ’elles sont là, depuis les tout débuts.Si les femmes sont absentes des histoires du cinéma au Québec, c’est qu’elles exercent principalement des activités d’encadrement et de soutien, celles que les dictionnaires et les histoires ne retiennent pas.Leur invisibilité s’explique aussi du fait que le cinéma est une activité publique, alors que le domaine des femmes, c’est le privé.» A toutes les étapes de l’évolution du septième art chez nous, on retrouve donc ces patientes «employées de soutien» que sont les femmes.Parfois productrices et réalisatrices, elles sont secrétaires, scriptes, techniciennes de laboratoire de développement, monteuses, administratrices, collaboratrices.Elles supportent véritablement toute la structure de production depuis 100 ans.«Elles sont tellement nombreuses que le décompte est impossible à faire, note Mme Denault.Les femmes assuraient la stabilité de l’entreprise à toutes les époques.Par exemple, dans les années 60, quand les cinéastes québécois claquent la porte de l’ONF pour aller tourner des films indépendants, ils peuvent le faire bien souvent parce que leur femme travaille.Certaines prenaient des vacances de l’ONF pour aller travailler sur le film de leur chum.» Dans les témoignages qu’elles a recueillis pour la rédaction de son livre, Jocelyne Denault a entendu quelques perles du genre: «J’ai écrit, assisté la production et gardé les enfants.» Et quand l’historienne leur faisait remarquer qu’elles avaient donc été scénaristes, monteuses et cinéastes, la réponse demeurait invariablement: «Bah.j’ai presque rien fait.On appelait pas ça comme ça dans ce temps-là.» Dans le «ça» des femmes, dans ce trou noir cinématographique, on trouve de tout.Humilité, générosité et courage.«La patience des femmes fait la force des hommes», c’est la conclusion de cette histoire faite de mille et une surprises.Toujours là Dès 1897, une comtesse française, Marie de Kerstrat, débarque ici avec son fils et devient notre première gérante de cinéma ambulant.Afin de circuler librement, la brillante dame fait affaire avec les communautés religieuses, qui trouvaient le septième art — un mot qui n’existait pas encore à l’époque — immoral et amoral.Elle allait même jusqu’à leur verser une part des profits des représentations bonimentées par son fils, Henry de Grandsaignes d’Hauterives.D’autre part, l’écriture étant permise aux femmes, la première scénariste québécoise francophone se nom- «Les femmes assuraient la stabilité de l’entreprise dans les années 60, quand les cinéastes québécois claquaient la porte de l’ONF.» SOURCE ARCHIVES NATIONALE DU QUEBEC Bien qu’il soit sous autorité provinciale, le service de cinéphotographie du Québec n’en distribue pas moins des productions de l’Office national du film (ONF).La vérification et la réparation des exemplaires disponibles pour les prêts est le lot des artisanes du septième art.me Emma Gendron.Elle a signé deux scénarios tournés par Joseph-Arthur Homier au début des années 20, mais Jocelyne Denault se demande si Mme Gendron, qui avait étudié le cinéma à New York, n’aurait pas aussi coréalisé ces films.Aucun document n’a pu résoudre ce mystère jusqu’ici.«C’est une histoire forcément morcelée, indique la chercheure, mais les femmes ont toujours été là.Toutefois, dès que les choses commencent à être sérieuses, dès qu’on commence à parler d’argent, elles disparaissent.Elles font du documentaire plutôt que de la fiction, du court plutôt que du long métrage, et tournent en 16 plutôt qu’en 35 mm.Les femmes ne réclamaient rien, tout simplement parce qu’elles trouvaient le milieu cinématographique stimulant, trippant.» Du côté des communautés religieuses de femmes au Québec, 50 d’entre elles auraient produit des films entre 1936 et 1959.Toujours au service de la communauté, les sœurs tournaient des films de recrutement, des films-souvenirs et des films-prières.«Certains ont une valeur historique et documentaire incroyable.Les films tournés en mission, par exemple, nous montrent plusieurs pays.On peut y voir un Chinois traînant une charrette pleine de bébés.Des petits Chinois qu’on pouvait acheter ici à 25 cents.» Dans les années 50, on retrouve aussi des femmes propriétaires de salles, des projectionnistes, et même des techniciennes de laboratoire.Autre pionnière, Dorothée Brisson a tout fait ou presque au sein du Service de cinéphotographie du Québec — un programme gouvernemental — dès 1950.D’autres suivront à l’Office national du film: Jane Marsh, Judith Crowley, Anne Hébert.La liste est longue, comme le dit Jocelyne Denault, qui arrête sa quête en 1969, peu a|)rès le premier long métrage tourné par une femme, Anne-Claire Poirier.«Il nous reste à espérer que cette histoire sera récrite par toutes celles, encore vivantes — et elles sont nombreuses.—, qui l’ont faite et que nous n’avons pu retracer ni dans les livres ni aux génériques de films.Cette histoire ne sera complétée que lorsque toutes les femmes seront sorties de l’ombre des projecteurs.» CLICHÉ RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE OIFF NÜRTEL NORTHERN TELECOM Commanditaire principal neaii Mallette Maheu OGILVY Abonnez vous dès maintenant ORCHESTRE DE CHAMBRE I MUSICI DE MONTRÉAL En cadeau, le nouveau CD Plus d’I Musici* *à l’achat d’un abonnement pour deux personnes Abonnement régulier pour 6 concerts à partir de 75 $ ABM j arrett YULI TUROVSKY DIRECTEUR ARTISTIQUE Lundi 27 mai à 20 h au Monument-National Réservations: 871-2224.Billets 10S I.K I) K V ni II .I.K S S A M K I» I 2 À K T II I M A X ( Il K 2 il NI Al I !» !l 11 U • * l> •> Course en solitaire En 1987 avait lieu à Québec un «ranci colloque pour marquer le trentième anniversaire de la parution de On the Road, de Jack Kerouac.The Gazette s’en fut aussitôt se lamenter sur la tombe de l’écrivain d’origine franco-américaine, à Lowell au Massachusetts, aux motifs que la Vieille Capitale tentait une récupération nationaliste de la beat generation et que j'étais la présidente de la rencontre, affaire sacrilège à l’évidence.Souverainiste, je ne pouvais c|u’être une attardée culturelle, étrangère à la modernité de ce continent.Venus en nombre et d’un peu partout sur la planète, les compagnons de route de Kerouac ont ignoré autant de fine analyse ethnologique.Nous nous entendions bien.Les nostalgiques ont hanté les bars et les scientifiques les salles de réunion, le croisement avait lieu parfois, et il semblait heureux.Je ne me souviens plus où j’ai rencontré Graham Cournoyer McKeen, «pianiste de Kerouac», disait-on, comme si l’ami Jack écrivait sur de la musique.11 m’a raconté plein d’histoires avant d’aller prendre une cuite qui, affirme-t-il, fut sa dernière.Depuis nous nous saluons de loin en loin, je fais partie de ses amitiés instantanées, qu’il a eues innombrables.De Montréal à New York en passant par Provincetown, tout ce qui a déjà fréquenté le jazz bien arrosé le connaît et l’aime comme il aime tous les oiseaux de nuit, sauf Mor-decai Richler.Preuve que Graham est bien le plus attachant des personnages.Il y a quelques semaines, il est venu déposer une brique à mon bureau, plus de 300 pages d’une «autobiographie» qu’il a écrite depuis qu’il est sobre et que le Conseil des arts du Canada lui a consenti une petite LISE BISSONNETTE ?bourse.11 cherche un éditeur, et en mérite un, foi de lectrice.Mais j’ignore s’il le trouvera, même si son ami Norman Mailer a promis d’écrire la préface.Sa fin de siècle n’est pas de son temps.Il lui manque les deux ingrédients qui, à chaque bout du spectre, font marcher aujourd’hui la machine culturelle: d’une part la rectitude politique qui fait des best-sellers de tous les révisionnismes moraux, et d'autre part la perversité à la mode Crash, celle que Cannes vient de couronner.Le livre de Grahâââme — il prétend que son nom se prononce ainsi en français — n’est en effet pas «correct», sous trois aspects qui en sont l’essence.Primo, il baigne dans l’alcool.Des pages de l’adolescence jusqu’au colloque de 1987, nous marinons avec lui de la convivialité des bars jusqu’au coma éthylique qui ont fait de cette vie un ratage à la fois splendide et désolant.Toujours il rencontre des êtres uniques —- il en a le don —, toujours ils s’effacent dans ses petits matins embrumés.11 nous en reste pourtant des vignettes étonnantes: «L’alcool fait disparaître les détails mais pas la vé- rité», écrit-il.Jack Kerouac, Dan Rice, Franz Kline, Robert Roussil, Eugene O’Neill, Uli St-Cyr, Leonard Cohen, Oscar Peterson, entre tant d’autres, sortent de l’ombre où il les a aperçus avec une galerie de personnages moins connus qui leur servaient de constellation.D'un accident de santé à l’autre, il les gagne et les perd.Et pourtant, cette histoire n’est pas celle d'un alcoolique repenti, même s’il a dû choisir entre la vie et la mort.Les dernières années ne sont pas de joies, dit-il, alors qu'il y en avait tout de même dans les bouteilles.«A ce jour, je n’ai pas trouvé de substitut.» Deuzio, Graham collectionne les femmes avec une affection aussi talentueuse que fugitive, ce qu’on appelait hier de la séduction, et qui est devenu aujourd’hui du machisme.Sans la moindre once de culpabilité, sauf dans sa relation troublante avec sa fille tard retrouvée et dont il se souvient à peine de la mère, il nous ramène le décor de la «libération» des années soixante, quand les garçons faisaient croire aux filles qu’elles étaient des muses pour les déshabiller sans payer.Elles étaient belles, chaudes, commodes, intelligentes.Et jetables.Tant mieux que ce soit fini (du moins je l’espère) mais l’auteur McKeen ne passera pas le test des nouveaux codes de conduite de la jeunesse lettrée.Tertio, Graham aime le Québec tout compris.Né au Nouveau-Brunswick, élevé à Montréal et à Sorel, il a toujours rêvé à la fois d’être «Canadien français» et de devenir un jazzman célèbre à New York, dans le Village.11 s’est fait appeler Cournoyer à cause d’un député de la région de Sorel, qui fréquentait la taverne avec M.McKeen père et le curé, et qui payait une bière à Graham malgré son âge tendre.Aujourd’hui il tient à cette vieille fantai- sie, il prétend que Kerouac aurait été indépendantiste, il y voit une primeur qui pourrait peut-être ébranler les lecteurs de Vie Gazette.Bonne chance, Grahâââme.Tu aurais mieux fait de poser en vertueux métis des deux cultures et de la réconciliation.Mais tu crois qu'il n’y a rien d’incompatible entre le monde et un Québec debout: c'est bien mal vu, même chez tes amis de gauche.Nous avons donc affaire à un délinquant, ce qui devrait attirer l'attention.Mais il ne l’est pas assez, il manque de soufre.Voilà quelqu’un qui aime les femmes sans les battre, qu’un piano émeut et qu’un téléphone ami rend tout chose, qui a adoré son père, qui a eu pour de mourir et qui essaie de ne pas mentir.De son ouvrage se dégage une étrange clarté, une sorte d'esprit chevaleresque qui n’est tout simplement pas à la mode.Ecrit ou filmé aujourd’hui, l’amour tue, dépèce, anéantit, triche, l-es autobiographies sont des massacres.Les jurys saluent l’audace et priment le sang.Si bien que mon écrivain est renvoyé à lui-même, et à la recherche d’un éditeur — de langue anglaise pour commencer.Seul.11 relit une lettre de Norman Mailer: «(.1 / can only tell you what I warned you: there’s something about writing that makes strong men weak.It's the great vulnerability of having to live in close contact with yourself hour after hour after hour looking for how you feel about events you once thought you understood and now discover in the act of writing are more complex and elusive than one supposed, and the ego begins to dissolve.[.] It all adds up to feeling sick, liverish, dejected, scared, about the way one would feel in the middle of a hundred-mile run if one had trained for a five-mile run.» C’était en 1992, Graham a tenu le coup et, à mon avis, remporté la course.MUSIQUE CLASSIQUE Elizabeth Holleque, Panti-diva Elle tiendra le rôle de Tosca dans la production de l’Opéra de Montréal MARIO CLOUTIER LE DEVOIR La soprano américaine Elizabeth Holleque connaît une carrière atypique et il en est très bien ainsi.Pour elle et pour la musique.Par choix et non sous la pression de ses parents, elle apprend très jeune la musique et devient enseignante.Elle n’a commencé à chanter professionnellement qu’il y a une douzaine d’années, après avoir remporté les auditions nationales du Metropolitan Opera.En outre, elle n’a pas le physique de l’emploi et vit loin de New York, à Columbus (Ohio), où elle s’occupe plus souvent qu’autrement de son fils de cinq ans.Pourtant, Tosca, c’est bel et bien elle.Mme Holleque a chanté ce rôle près de 70 fois au cours des dernières années, du Met au Covent Garden, en commençant à Fargo, North Dakota.«Je suis contente de l’avoir fait là d’abord, à l’abri des regards et de la presse.J’étais dans un cocon et j’ai pu travailler le rôle et la musique à mon aise.Je n’ai pas le coffre de certaines, mais je crois posséder une : voix dramatique et des qualités d’ac-frice.C’est ce que les metteurs en scène recherchent de plus en plus pour ce rôle et c’est ce qui m’a permis de reprendre Tosca si souvent, je crois.» ; Ce sera le cas ce soir, et cinq autres fois à partir de lundi, à la salle : Wilfrid-Pelletier de la PdA, avec l’Opéra de Montréal.Il s’agit de ses débuts à l’OdeM, même si la soprano avait déjà chanté et endisqué avec I Musici de Yuli Turovsky.En plein midi dans un café montréalais cette semaine, le murmure des dîneurs couvrait facilement sa voix.Petite, menue même, on imaginerait davantage Elizabeth Holleque comme actrice de cinéma ou de télévision.C’est d’ailleurs là • qu’elle s’est fait connaître du public américain, lors d’une diffusion Live ; from the Met de Tosca l’an dernier.f Elle partageait la scène avec Lucia-! îio Pavarotti.«C’est le père de mon mari [le chef Alessandro Siciliani] qui a dé-.couvert Pavarotti en Italie.J’ai beaucoup apprécié le fait de travailler avec lui, mais je n’y ai jamais pensé en termes de carrière.Je pense plus en termes de bien-être personnel qu’en termes de carrière.Nos voix vont bien ensemble, c’est une union naturelle.» La philosophie de vie de la chanteuse passe par les limites de l’humain.Elizabeth Holleque n’a rien d’une diva.Elle préfère le cœur au calcul, l’instinct à l’instantané.Et quand Tosca ne lui apportera plus rien, elle laissera définitivement ce rôle derrière elle.«J’ai le sentiment de la jouer chaque fois de mieux en mieux, de comprendre ce personnage de plus en plus, cette femme extrêmement intéressante et sensuelle.Cette progression a beaucoup à voir avec ma propre croissance personnelle, mes possibilités et mes faiblesses.Je peux contrôler davantage la performance sans le laisser paraître.» Derrière, on aperçoit peu à peu le travail d’orfèvre effectué par la chanteuse pendant toutes ces représentations de l’opéra de Puccini.Mme Holleque parle de Floria Tosca comme elle le ferait sans doute d’une voisine ou d’une vieille amie.«Puccini la connaissait très bien.Elle est née à la campagne dans une famille simple et religieuse.Elle pouvait chanter et jouer.Elle avait ses caprices, aussi, et tout un côté sombre, mystérieux.C’est ce qui m’intéresse d’explorer.Je suis une personne plutôt introvertie; ce personnage me permet d’exploser littéralement.» Vive la flexibilité! A propos de la production de l’Opéra de Montréal, elle se montre enthousiaste.Elle se dit elle-même très flexible, prête à essayer de nouvelles choses, tenter des approches différentes.Elle croit que Puccini a écrit son opéra dans cet esprit.«Je connais le chef d’orchestre Willie Anthony Waters car j’ai travaillé avec lui il y a huit ans à Miami.Le metteur en scène Tito Capobian-co est intéressant et c’est la première fois que je travaille avec le ténor Craig Sirianni.Il est grand, pour une fois, c’est amusant.» Voilà.Elizabeth Holleque va là où la porte le vent de ses sentiments, de ses émotions.Dans le passé, elle a dit non à un rôle au Met parce qu’elle chantait dans Don Giovanni au sein d’une maison beaucoup plus WMiVi I ORCHESTRE SYMPHONIQUE "Alii I DE MONTRÉAL Charles dutoit Mardi 28 et mercredi 29 mai • 20 h LES GRANDS CONCERTS CHARLES DUTOIT, chef PIERRE AMOYAL, violon Pierre Amoyal CHERNEY RESPIGHI RESPIGHI STRAUSS STRAUSS fssoï El la solitude dérive au fil des fleuves.(création) Poème automnal Concerto gregoriano Mort et transfiguration Le Chevalier à la rose, suite Commanditaire le 28 : le 29 : tfl BANQUE NATIONALE Llmpériale BILLETS : 19,25 S.28,00 S, 30,00 S, 39.00 S.40,25 S (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (sur présentation de la carte d'étudiant à temps plein.le jour du concert) Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets en vente à I OSM / 842-9951.à la PdA 842-2112 et au Réseau Admission 790-1245 Rendez-vous 48 heures m à la salle Fred-Barry du 27 mai au 8 juin 1 42 concurrents de 17 pays Concours international, de musique de Montréal Venez assister à l’un des plus grands concours d’exécution musicale au monde Première épreuve Deuxième épreuve .W Théâtre Jean-Duceppe Théâtre Maisonneuve : 'i 27, 28, 29 mai 31 mai, 1 juin ri à 13 h 00 et 19 h 30 à 13 h 00 et 20 h 00 !• >3 5$, 8$ 5$, 8$ i: !» i.Épreuve finale Concert de gala ; i avec l’Orchestre Métropolitain avec l'Orchestre Métropolitain i Krcs AMERIQUE EGYPTIEN «HM 1455 tut Pttl DÈS VENDREDI LE 31 MAI! >rn î M ?e>b i nft rîlfc irrj no JC ’I .0 i ne r.oe; am tari iu sion originale anglaise ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon ?quelconque ^ ?: très faible : pur cauchemar THE CELLULOID CLOSET ?1/2 Cet excellent documentaire constitue un pèlerinage à travers cent années de perception de l’homosexualité clank le cinéma hollywoodien.Un pèlerinage plus exhaustif qu’analytique, qui'prêt en exergue une centaine d’extraits de films, dont plusieurs sont inscrits clans l’imaginaire populaire (Ben-Hur, Rebecca, Philadelphie).Le film réalisé par le tandem Rob Epstein-Jeffrey Friedman donne aussi la parole à des spécialistes de la question (Armistead Maupin, Richard Dyer, Harvey Fierstein) et à des sympathisants de la cause (dont Whoopi Goldberg, Susan Sarandon et Tom Hanks).Leurs propos rendent cohérente l’entreprise et vénérable l’idée.Au Centre Eaton.Martin Bilodeau LES SILENCES DU PALAIS ?1/2 De là cinéaste tunisienne Moufida TlatU.Un beau film pçrté par de lanci-narlts chants arabes.A travers l’érfiouvante évocation de la vie des servantes et courtisanes des anciens beys dans la Tunisie des années 50, c’est la condition féminine asservie qui est abordée avec en fond de scène le grondement de la révolution.Des dialogues parfois un peu faibles et un style pas encore complètement maîtrisé, mais une lenteur prenante, des non-dits éloquents, une finesse et cinq .grâce.Au complexe Desjardins.Odile Tremblay FARGO dialogues pas toujours à la hauteur.Au complexe Desjardins.O.T.AUGUST o ?1/2 Le dernier-né des frères Coen fait un retour à la première manière, simple, percutante, épurée de Blood Simple, loin des effets spectaculaires de leurs dernières productions.Fargo est un polar féroce et désopilant, raedntant l’enlèvement d’une femme orchestré par son mari pour toucher la rançon du beau-père.Etude de mœurs implacable des Américains kitsch de Minneapolis fia ville natale des1 Coen), profils croustillants, l’hu-moür s’y marie à l’horreur dans un suspense ficelé au poil.Un grand cru, récompensé du Prix de la mise en scène au festival de Cannes.Au Faubourg.0.T.3 FLIRTING WITH DISASTER ?1/2 David 0.Russel, un jeune cinéaste américain qui vient des ligues indépendantes, signe une comédie vraiment drôle, road movie sur les malheurs et les quiproquos entourant une] histoire de retrouvailles.Voici PHOTO MICHAEL TACHETT Fargo, un film les mésaventures d’un jeune marié qui, avec épouse, bébé et travailleuse sociale, traverse l’Amérique en quête de ses parents naturels.Le film, tourné avec nervosité et humour, brosse des portraits désopilants d’Américains typés et loufoques, pendant que le rêve du parent idéal en prend pour son rhume.Au Faubourg.O.T.MISSION: IMPOSSIBLE ?Voir critique en page B4 COLD COMFORT FARM ?Cette délicieuse comédie britannique — réalisée par un John Schle-singer méconnaissable d’un film à l’autre — ne manque ni de charme, ni d’esprit.Une jeune fille quitte Londres pour aller vivre chez des parents éloignés à la campagne.Toute une galerie de personnages pittoresques et mal léchés habitent cette ferme repliée sur ses lourds secrets.Comédie de situations au parfum de satire, Cold Comfort fait la part belle à une impressionnante brochette de comédiens, tous excellents.A l’Égyptien.M.B.PICTURE OF LIGHT ?Le cinéaste canadien Peter Mettler réalise ici un documentaire fascinant sur le phénomène des aurores boréales.Des images qu’il a rapportées du nord du Manitoba, et à travers lesquelles il livre parallèlement un poème cinématographique, un exposé scientifique et un essai métaphysique.Malgré quelques longueurs et une agaçante rupture de ton, Picture of Light s’avère être une œuvre aussi spectaculaire qu’essentielle.Au Centre-Ville.M.B.JANE EYRE ?De Franco Zeffirelli.Adaptation polie des frères Coen.du célèbre roman victorien de Charlotte Brontë, cette production somptueuse est à la remorque des événements et reste extérieure aux personnages.Jane Eyre (Charlotte Gainsbourg) est la nouvelle gouvernante dans un manoir appartenant au ténébreux M.Rochester (William Hurt).Un rapport amoureux naît entre eux, rapport qui les conduira devant l’autel.D’excellents interprètes défendent cette histoire enjolivée par l’apRroçhe impressionniste de Zeffirelli.A l’Égyptien.M.B.PAR-DELÀ LES NUAGES ?Le dernier film de Michelangelo Antonioni a été réalisé avec l’aide de Wim Wenders, à l’heure où le vieux maître italien, diminué physiquement, aphone, octogénaire, ne peut mener la barque tout seul.Il s’agit d’une oeuvre à sketches qui aborde des rapports amoureux.Une forte distribution mais exploitée conventionnellement, une caméra très belle sur des sketches un peu vides qui restent en suspens et ne vont pas au bout d’eux même.Comme si le vieux maître était en flottement entre vie et mort.Au complexe Desjardins.O.T.LES GRANDS DUCS ?Cette comédie de Patrice Leconte donne la vedette à trois ténors français, Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, ici travestis en comédiens sur le retour, ratés, cabotins qui décrochent des rôles dans une pièce de boulevard de dernier ordre au titre évocateur: Scoubidou.De péripéties rocambolesques en magouilles, cette farce burlesque ne fait pas toujours dans la dentelle.N’eût été de la présence de ces chevronnés, elle tiendrait de la comédie facile.Mais le triumvirat, à coups de pitreries, nous fait rire.On en pardonne la composition invraisemblable de Michel Blanc en vilain producteur et les ?1/2 Pour sa première réalisation au cinéma, Anthony Hopkins a transposé Oncle Vanya, de Tchekov, dans les landes de son Pays de Galles natal, au crépuscule du siècle dernier.Plastiquement très achevée, cette première œuvre ne parvient cependant pas à évoquer l’intérieur tourmenté des personnages de la bourgeoisie paysanne aux prises avec une crise économique et familiale.Hopkins, qui interprète Vanya (ici nommé Leuan), cabotine sans raison.La jeune Rhian Morgan — une star dans son pays — est une découverte formidable.Au Cinéma du Parc.M.B.TWISTER ?1/2 De Jan De Boni Quelques scènes vraiment saisissantes de nature en fureur servent de justification à ce film sur lequel l’histoire fut plaquée sans conviction.Les comédiens, censés incarner des scientifiques, ont l’air d’une bande d’adolescents en mal de sensations fortes.Les ficelles sont grosses, les symboles sont appuyés et l’histoire d’amour est bébê-te.Au Centre Eaton (v.f.) et au Béni (v.f.).0.T.THE YOUNG POISONER'S HANDBOOK ?De Benjamin Ross.Ce film a toutes les qualités qu’il faut pour être un sympathique court métrage, sauf une.C’est un très long métrage.D’un jeune réalisateur britannique techniquement très habile quoiqu’encore trop épris de ses mentors (Waters, Lynch) pour s’affirmer par un style personnel.Le film suit les démêlés d’un jeune fanatique d’expériences chimiques, qui passera de l’asile psychiatrique à la liberté avec toujours le même désir de mélanger les poudres.Un sujet mince, une caricature pas très convaincante.Au Loews.M.B.LE MONSTRE ?Co-écrit et réalisé par Roberto Beni-gni, qui se donne la vedette en bizarroïde fauché dont les agissements loufoques le font confondre avec un espèce de Jack l’éventreur.Benigni en fait trop — il devient de plus en plus hystérique d’un film à l’autre —, et sous-utilise les Michel Blanc et Jean-Claude Brialy invités à lui donner la réplique.Au Loews (v.o) et au Parisien (v.f.) O.T.Jean Rochefort et Florent Pagny dans une comédie de Fabien Onteniente présente DÈS LE 31 MAI ! PHOTO JOYCE RUDOLPH Uq Heaven’s Prisoners, avec Mary Stuart Masterson et Alec Baldwin.mt LAND AND FREEDOM 7,! ?Le cinéma de Ken l.oach (Riff Raff, Raining Stones) ne , n ressemble à aucun autre.A cause notamment de la puis- v ^ sance dç ses images graves et belles, réalistes et poé- ^ tiques.A cause aussi de son regard lucide, jamais com- J:>A plaisant, sur les réalités qu’il montre telles quelles.Ixmd j, and Freedom raconte le parcours d’un idéaliste anglais , qui s’inscrit au Parti communiste, en 1936, pour joindre , ,< j les rangs des républicains espagnols aux prises avec l’ar- | mée du général Franco.Avec une mise en scène écono- ; )(, me, des images percutantes, des personnages crédibles et ce je-ne-sais-quoi d’idéalisme qui fait du bien en cette époque de laxisme politique et artistique, cette œuvre accomplie et cohérente constitue un moment de grâce.Au Cinéma du Parc.M.B., j HEAVEN'S PRISONERS ?,v.‘ Après un intermède hollywoodien peu concluant, le réali- ; : sateur Phil Joanou a enfin retrouvé l’inspiration, celle ¦, > dont témoignait State of Grace.Un ex-policier louisianais .ru veut connaître la vérité au sujet d’un accident d’avion ».[ dont il a été témoin et duquel il a repêché une enfant sal- .vadorienne que lui et son épouse ont décidé d’adopter.:¦ > ; Un scénario déroutant, une mise en scène souple et in- : t ventive, une interprétation convaincante d’Alec Baldwin, .Mary Stuart Masterson et Eric Roberts font vite oublier > ; les quelques raccourcis du scénario.• î > M.B.i THE FLOWER OF MY SECRET .-jf ?"Il Voir critique en page B 4.^ SOURCE ASKA FILM Faye Wang dans Chungking Express.CHUNGKING EXPRESS: NOUVEAU FILM-CULTE Deux cinémas de répertoire programment cette semaine le film Chungking Express, de Wong Kar-wai.En passe de devenir un nouveau film-culte, ce film mi noir, mi sucré, produit à Hong-Kong en 1994, dresse un portrait ambigu de la jeunesse de l’Asie capitaliste, à travers l’histoire parallèle de deux policiers solitaires qui ratissent le même quartier et recherchent l’âme sœur.Filmé avec une belle légèreté et une imagination inversement proportionnelle à son budget, Chungking Express pro- ROBERTO MICHEL .NICOLETTA BENIGNI BLANC BRASCHI ^MONSTRE gg/(jlD IMI PARISIEN 8664856 480 Sic-Catherine 0.?V.O.ITAUENNE AVEC S.-1 ANGLAIS AUX LOEWS et MIRAGE $ "DELpUX! | DROLE!" 1 - Cotyn James, THE NOEW YORK TIMES J*** Maintenant à l’affiche! - V.O ESPAGNOLE AVEC S.-T.ANGLAIS AU LOEWS pose un projet formel original et sans prétentions.Au Cinéma Parallèle, tous les soirs (19h30,21h30), en matinée le week-end (14h30,16h30), jusqu’au 5 juin.Aussi au Cinéma du Parc ce soir (17hl5), mardi (14h30) et jeudi (21h30).QUI EST DOROTHY ARZNER?Côté curiosités, c’est vers le Conservatoire d’art cinématographique qu’il faut se tourner, alors que l’établisse-ment présente demain soir (20h30) le drame Dance, Girl Dance, réalisé en 1940 par Dorothy Arzner — la première femme à s’imposer à Hollywood.Le film, étudié depuis, sous toutes ses coutures, par de nombreux ouvrages américains féministes, raconte les difficultés d’une ballerine (Maureen O’Hara) contrainte à danser dans des boîtes de nuit pour gagner sa vie.LuciUe Bail lui fait de l’ombre.PAGNOL REVU PAR YVES ROBERT L’Impérial présente mardi soir La Gloire de mon père (19h) et Le Château de ma mère (21hl5), réalisés par Yves Robert, d’après les romans autobiographiques de Marcel Pagnol.Une réalisation un peu académique, somme toute appropriée pour aborder ce genre de roman.Dans le premier film, le petit Marcel vit à Marseille, bien entouré de sa mère aimante et de son instituteur de père (excellent Philippe Caubert).Les vacances approchent, et les voilà dans les montagnes provençales, là même où Pagnol situera l’action de Jean de Florette et de Manon des Sources.Si La Gloire de mon père représente, pour le personnage de Marcel, la découverte de la Provence, Le Château de ma mère constitue l’appropriation de ce même teritoire par un Marcel légèrement plus vieux, toujours aussi séduit par ces terres sèches et valonneuses, baignées par un soleil de plomb.MB.^ I.K I) K V I» I U .I.K S S A M K I) I K T D I M A X (' >1 K i (I M Al I II !> li H (i T II É A T R K Vibrant hommage à Françoise Berd Le nouveau TNM: entre le passé et le présent econside ! ! Il I fj fi mmvtmwn «S8888IS ' : mm umWWtMit wnMmwmW**®** murnw** wmmm 5 1 f) ^mLL*tes ->mn WBmSm **»«»»li | enfoui Wm&m ‘C"ï53hï| ISlilIlMIli) S#tt*****3W8 i g*#*»* : K|«E03^^*SÎÎ < ?4§St*»S*S****8Mj ITTT ï »“H «««««Ht!» iUttOHj :;jittwKi*i*« j att8*8H»H» smttn\ g**®] g I M A N (' Il E 2 (i M Al I !» !» ti r> -in rr n DISQUES C L A S S I Q U E S Deux très gros coups de cœur symphoniques FRANÇOIS TOUSIGNANT MAHLER Symphony n" 7.Gustav Mahler: Symphonie n° 7 (dite Nachtmusik).Orchestre symphonique de Cleveland, dir.Pierre Boulez.DGG 447 756-2 La symphonie la plus intellectuelle et avancée de Mahler, dirigée par son émule, un autre chef-compositeur , çljt intellectuel et avant-gardiste.Cela attise la curiosité, ,,i p est-ce pas?Et avec raison: je crois bien qu’on tient ici une version de référence de cette symphonie difficile d’accès entre toutes, qui pose d’énormes problèmes aux g'jphefs qui s’y attaquent: fluctuation des tempos, équilibre dans l’orchestre, clarté dans les masses et dans l’articula-¦Jjpn des motifs, oppositions utilisant la solution de conti-i nuité entre tuttis et moments de musique de chambre.rarement une partition exige tant de réflexion et de tra-Vciil à long ternie de ses interprètes.>.1 C’est d’ailleurs ces nombreuses ruptures de ton et de ; caractère, son harmonie floue et basée sur des quartes J, plutôt que les traditionnelles tierces et quintes qui l’em-,, pêche de jouir de la même popularité que la majorité de y[ ses consœurs.D’où son surnom pour ceux qui font l’ef-çjjfort de l’apprivoiser: la mal-aimée.t, .Ne cherchez pas ici le pathos énergique et irrésistible | -, (le Abbado (avec l’orchestre de Chicago).Dès le début /du premier mouvement, Boulez donne le ton avec le solo v de Tenorliorn (tuba baryton).La lecture sera intimiste, inspirée de bout en bout par les deux «musiques de nuit».L’attention aux détails, à chacun des moindres pe-,;tjts détails, est exacerbée en un kaléidoscope étonnant ulflyi transforme l’audition et la lecture.Enfin, on entend ,,hclairemenl ces petits rythmes hachés qui se cachent .dans tout l’orchestre, peu importe la section qui les [ émet.Toute boursouflure est bannie des cuivres et les [L élans mélodiques des cordes gagnent en chaleur ce que Boulez les dégrossit de sirop.La mélodie flotte et -Il(§’épand, puis se morcelle ou se brise sur des fanfares ?! spectaculaires d’une implacabilité teintée d’ironie noire.La montée au climax devient alors laborieuse, parfaite-L ment dosée dans son effort; la trompette en fa voudrait ([Bien une cadence héroïque, mais le chef la lui dénie.Pas , .^optimisme possible dans cet univers.Si le tempo volontairement un peu lent de ce mouvement initial demande ,)f qu’on s’y habitue, il en va tout autrement de la première 9j Nachtmusik (musique de nuit).Boulez retient plus le côté allegro que moderato.Cela devient alors un morceau qui ’t(s|agite de partout.Un grand chef et ami de Mahler, -, ^Willem Mengelberg, soutenait que cette musique avait été inspirée de La Ronde de nuit de Rembrandt xr>*« - ¦ pHn itsJtHtnt f/tu n MAHLER SYMPHONIE NO.7 The Cleveland Orchestra ¦ Pierre Boulez DIGITAL L’anecdote permet un autre parallèle.Depuis le nettoyage de la toile du célèbre Hollandais, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup plus de lumière sous les croûtes et la poussière qu’elle avait accumulées au fil des ans.Les gens d’Amsterdam la surnomment aujourd’hui parfois La Ronde de jour.C’est ce que fait Boulez avec la musique.Les couleurs somptueuses de l’orchestre de Cleveland sont comme les multiples personnages du tableau: ils s’animent et grouillent de vie, chacun ayant sa propre histoire dans cette construction unifiée par une forme narrative que le retour de climats marqués par des motifs caractéristiques balise.On goûte encore plus les raffinements de l’orchestration, le génie proprement visionnaire de Mahler.Le monde des ombres reprend ses droits dans une imbattable exécution du Scherzo, à ne jamais écouter par soir de grand vent: vous aller mourir de peur.Le phrasé des glissandos et la précision de l’articulation des cordes, les grincements des cuivres, cela glace le sang, toujours sous le contrôle de marbre du chef.Aucun excès, pas de zèle; que le respect de la note et de l’intention.La seconde Nachtmusik est prise comme une gentille et naïve sérénade, encore une fois dans un tempo très allant.La parenté avec le Stravinski d’allégeance néo-classique est frappante et stimulante.Avec la mandoline et la guitare, on hésite entre le sarcasme gentil ou la parodie galante avant d’arriver au finale.Ici, attachez bien vos ceintures, «ça décolle pis pas à-peu-près» pour parodier mes adolescents.Du clinquant, du toc, de la musique qui tourne en rond qui s’étourdit.Ix*s retours du refrain ne cessent d’étourdir.Mahler disait qu’ils représentaient «toute une gent qui s’active».Ce qui ressort plus de ce discours volontairement composé en décousu, tout issu des Maitres-chanteurs, c’est la vanité de l’agitation, d’un vide intérieur qu’on tente de combler par une surdose de tous les éléments à la disposition de la musique.Fascinant.L’Orchestre de Cleveland est magistral.Bois et cuivres virtuoses, fondus quand il le faut, individuels et nets aux bons endroits.Les cordes retrouvent une chaleur que d’autres baguettes ne savent leur insuffler.Après la belle Sixième que Boulez nous avait donnée avec l’Orchestre philharmonique de Vienne, on tient ici une Septième qui touche à l’exceptionnel.En plus, tout cela sur un seul disque de soixante-quinze minutes plutôt qu’en un coffret double.Aucune raison donc de s’en priver.MOZART Ton Koopman.Wolfgang Amadeus Mozart: Symphonies n" 39 en mi bémol majeur, KV.543, et n° 40 en sol mineur, KV.550.Orchestre baroque d’Amsterdam, dir.Ton Koopman.Erato 0630-12724-2 La passion de Ton Koopman pour Mozart est bien connue, lui qui affirme que si «ce compositeur avait vécu plus longtemps, on ne parlerait guère de Beethoven aujourd’hui».A entendre cet enregistrement de deux des «grandes» symphonies de Mozart on commence à penser qu’il y a une petite pointe de vérité là-dessous.L’image du divin Mozart en prend pour son rhume.Prise ainsi, la symphonie en sol mineur (n1140) arrive à des accents dramatiques qui font presque pâlir le premier mouvement de «la» Cinquième.Sans que jamais on ne soit choqué ou gêné.Ce n’est pas le désespoir qui agite l’accompagnement des cordes et le motif qui tente de devenir mélodie: c’est la révolte profonde dans la douleur, une douleur dont le finale déniera tout soulagement.Trilles des cors comme des cris de sorcières, syncopes haletantes, on devine Berlioz qui pointe, celui de certaines pages de La Damnation de Faust ou de la Fantastique.La reprise des deux sections du dernier mouvement s’impose comme d’une nécessité absolue tant l’horreur du développement est grande et a besoin qu’on reprenne la réexposition pour sentir un peu de stabilité, mais aucun calme.Le nettoyage de Koopman rend donc plus perceptibles les liens historiques qui existent dans le répertoire et qu’on a tendance à oublier.Pour finir un peu plus poliment, on entre dans le domaine contrastant de la symphonie en mi bémol (n" 35»).Ici, les instruments d’époque montrent quelques faiblesses, les liâtes surtout, qu’on perd trop dans le grave et le médium-grave.U>s dissonances de l’introduction sont cependant servies avec une sauce très acide qui va surprendre l’amateur de Mozart ronflant Toute l’énergie du Démon est ici.Et Koopman fait des respirations qui gardent attentive toute oreille qui oserait tomber dans la routine de ses souvenirs — nombreux pour une telle œuvre.On pourra trouver trop dramatiques les oppositions de caractère du mouvement lent, mais on se délecte tellement des canons des bois qu’on pardonne cette absence de «galanterie».Attention au Menuet", c’est déjà un scherzo débridé à la Beethoven; la mélodie du charmant trio n’en est que plus efficace et séduisante, malgré des échos de flûte un peu pâles.lx*s ornements sont tellement amusants qu’à eux seuls ils valent qu’on se procure ce disque qui se termine dans la bonne humeur la plus complète, sorte d’hymne à l’énergie vitale.La virtuosité de tous est poussée à ses limites, comme la science du compositeur.On a envie d’applaudir dans son salon.Est-ce que cela se fait?MOZART - symphonies 39 & 40 the amsterdam baroque orchestra TON KOOPMAN -0[ O -ici • io il ISO1 sioe 'fjï à ficjb H/3Ï HORAIRE FM écoutez la différence Semaine du 25 au 31 mai 1996 A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA] ( SRC # Radio FM SAMEDI 25 MAI 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE L’animatrice Francine Moreau et ses invités posent un regard critique sur l’univers du disque classique.Également au programme, les découvertes et nouvelles tendances touchant le marché de la musique, et un dossier musical préparé par Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Ifortrail d'un homme remarquable : Ravi Shankar (deni, de 2).Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI Ocr Freiscbiilz de Weber.Distr.Boris Trajanov (Ottokar), Giorgio Surjan (Cuno), Charlotte Margiono (Agathe), Barbara Kilduff (Annette), Choeur et Orchestre du Mai musical florentin, dir.WolfgangSawallisch.Inv.Roland Laroche, metteur en scène.Anim.Cyrille-Gauvin Francoeur.Réal.Maureen Frawley.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Gilles Riottx, orgue de la Cathédrale de Trois-Rivières.Oeuvres de Fauchant Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission dejean Deschamps.20 h SOIRÉE DE CONCERT 21 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.André Corriveau.22 h JAZZ SUR LE VIF Jazz CRPLF 1995 : Florence Mclnotte Quartet (France).Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel VaChon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Des lieux, des sons, des musiques, des mots, des gens.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d’être à l’écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.0 h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses étals d'âme par ses commentaires et les musiques qu'il joue pour vous.Réal.Guylaine Picaru et Claire Bourque.Lu programmation tic iiuil est composée d émissions originales produites par ta Radio AM et d émissions du FM présentées en reprise.DIMANCHE 26 MAI 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes et commentaires captivants, line émission de Georges Nicholson.11 h LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.ment de programme, Davis Joachim, guit.: • The Friendly Giant, Cross Country Checkup, Le Temps de vivre et Ti-Loup's Swing (arr.I).Joachim); Thème et variations de I).Joachim.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.Julien Gractp A l'occasion de la parution du deuxième tome des Oeuvres complètes de Julien Gracq dans la Bibliothèque de la Pléiade, entretien de Richard Salesses avec l’auteur du Rivage des Syrtes, A'En lisant en écrivant, du Roi pêcheur et des Lettrines.Led.Edgar Fruitier.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Un arrière-plan historique des grandes questions d’actualité.Anim.Mario ProuLx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.François Nourissier, écrivain et académicien français (reprise de l’émission du jeudi 23 mai).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.L’ani-niateur Normand Latour s’entretient avec des musiciens qui nous font connaître leurs passions secrètes.Ceux-ci nous proposent également un concert intime mettant l’accent sur les oeuvres qu’ils aiment interpréter pour leur plaisir.Inv.Henri Brassard, pianiste.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Dominique Fréchette, p.-.Sonate op.1 n° 2 de Field; extr.Carnaval de Vienne de Schumann; Étude sur les degrés chromatiques de Debussy; Iy Grand Solo de Tulou; Suite paysanne hongroise de Bartok.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patrv.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismert.21 h RADIOS D'EUROPE Démocratie, environnement, développement (5' de 12).Gestion des ressources et développement durable.Étude de la gestion de la biodiversité au Burkina Faso, de la forêt du Népal, de l’eau en Colombie et des parcs nationaux en Estonie.Une émission de François Milis et Jean-Paul Hecq.Prod.CRPLF.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF Jazz CRPLF 1995 : Zounds Project (Suisse).Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vaclion.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l'actualité musicale au pays et dans le monde : disques, conceits, publications.Toute la place est faite à la musique et la parole est donnée aux musiciens.Concerts en direct le premier vendredi de chaque mois au Café-Spectacles du palais Montçalm.Réservations : (418) 694-3398.Anim.Sylvia L’Écuyer.Réal.Martine Caron.11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Le Mentor, de François Boulay.Distr.Pascale Desrocliers, Benoît Éthier.Michel Forgues, Marie-Renée Patry.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 23 h LE NAVIRE « NIGHT » 12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LE 4- DIMANCHE Grand débat et échange d'idées sur des questions de fond.Anim.Georges Leroux.Réal.François Lemert 13 h 30 CONCERT DIMANCHE Concert enregistré le 29 mars 1996 i l'église Saint-Raphaël de Messines i Ottawa.Ensemble Cathédrale : Die RucbuMmate de Rosier; Concerto pour hautbois et trompette op.7 n* 3 d Albinoni.Sonate pour davier ttob VU 6 de Haydn: Suite en ré pour hautbois et trompette de Campion: Sonate en trio RWV 325 de J S Bach: Suite en ré 0 h 04 ÉMERGENCES « Changer ses attitudes ».la clé de l'équilibre personnel.avec Robert Béliveau cl Jacques Lafleur.Richard Cummings présente le dernier livre de Stephen Covey.Priorité aux priorités.Entretien avec David K.Hurst, auteur de Crisis and Renewal, qui traite des odes de vie naturels de l'organisation.Andrée Rufîo propose une réflexion poétique sur le sort d'un enfant mal-aimé dans son livre-cassette Pourtant quand je rêve.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaines.LUNDI 27 MAI 6 b 07 LES PORTES DU MATIN A votre réveil, une voLx, un rire, une musique.et c'est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojoumaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Mahcux.Le succès de la semaine du 13 au 17 mai était : extr Les Sioces de Figaro de Mozart interprété par Cecilia Bartoli.sop.Orchestre de chambre de Vienne, dir.Gvorgy Fischer Étiqucltcs : LONDON 4434522 cl LONDON 4483002 9 h QUI ÊTES-VOUS?Mario Girard s entretient avec Monique Ailhaud.12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Chron.Michel Vais (théâtre), Jean-Claude Marineau et Francine Laurendeau (cinéma), Gilles Daigneault (arts visuels), Ilcrvé Guay (littérature); Andrée Martin (danse); Serge Bureau (périodiques culturels); Michel Dumais (CD-ROM).Anim.Danielle Laurin.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concert enregistré au War Memorial Hall de Guelph, en Ontario, le 6 mai 1995.Quatuor à cordes Chester, composé d'Aaron Berofsky et Kathryn Votapek, vl., David Harding, alto, Thomas Rosenberg, vie., Karina Gauvin, sop., Anita Krause, mezzo, James Somerville, cor, Jamie Parker et Henri Brassard, p.: Sonatine op.100 de Dvorak; Three Dance Paraphrases de Farkas; Duos Morales de Dvorak; Quintette n0 2 de Martinu.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’oeuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suits) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d’enfants.Cette année, ces témoignages ont été recueillis en Suisse, en Belgique, en France et au Canada francophone, de Moncton à Vancouver.Une émission de Cynthia Dubois.1B h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait découvrir son univers musical.9 h QUI ÊTES-VOUS?Sonia Perron s'entretient avec Ghislain Bouchard, homme de théâtre (r de 2).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Petite musique de nuit, de Marc Vaillancourt.Lect.Richard Desgagnés.Réal.Robert Trudeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concert enregistré à Dresde le 30 mai 1995.Staatskapelle de Dresde, dir.André Previn; Eunice Lee, vl.: Ouv.« Le Corsaire » de Berlioz; Concerto en ré min.op.47 de Sibelius; Symphonie en fa dièse op.40 de Korngold.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Soirée portugaise.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 7 mai 1995 dans le cadre du Festival de Schwenzingen 1995.Quatuor Amati : Quatuor à cordes n“ 3 de Bartok; Quatuor à cordes op.50 n° 6 de Haydn; Quatuor à cordes n° 5 de Bartok.Anim.Françoise Davoine.Réal.Richard Lavallée.22 h RADIOJOURNAL 20 h CHANSONS EN LIBERTÉ I SPECIALE 5g - ÉDITION En direct de la Place des Arts à Montréal, présentation du concert gala des lauréats du concours Ma première Place des Arts qui récompense les interprètes et les auteurs-compositeurs-interprètes.Également, un prix Hydro-Québec est décerné pour l'interprétation d une chanson imposée de Michel Rivard : Sur la rue Sans-Chagrin.Les gagnants sont Lou Tremblay (catégorie interprète), Louise B liner (categorie auteurc-compositrice-interprète) et Catherine Pinard (pour la ! chanson imposée).Une émission d'Elizabeth Gagnon.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver.André Rhéaume vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.L'animateur explore les courants cl présente les grands noms du jazz, de même que des musiciens moins connus.Une place spéciale est accordée au musiciens qui font vibrer la scène c jazz.Réal.Dominique Soutif.O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les pro MARDI 2$ MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN nadir du 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 2» MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Sonia Perron s'entretient avec Ghislain Bouchard, homme de théâtre (dem.de 2).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Extr.// centodelitti de Giorgio Scerbancnco.Lecl.Madeleine .Arsenault.Réal.Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concert enregistré à la Philharmonie de Cologne le 17 mars 1991.Quatuor Auryn, composé de Matthias Lingcnfelder et Jens Ôppermann, vl., Stcuart Eaton, alto.Andreas Amdl, vie.: Quatuors K.387, Divertimentos K.136 et K.138, Quatuor K.458 de Mozart.Concert enregistré le 7 juillet 1995 dans le cadre du Festival international de Lanaudière.Orchestre symphonique de Québec, dir.Pascal Verrot: Whilhelmenia Fernandez, sop.Richard Margison, I.: extr.Le Cid de Massenet: extr.Rigoletto de Verdi; extr.La Bohème et Tosco de Puccini: Oui: La Força del destina de Verdi; extr.Adriana Lecouvreur de Cilea: extr.Turandot et Madame Butterfly de Puccini.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (nrito) 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 1t h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Vv 20 h RADIO-CONCERT En direct de la Place des Arts à Montréal.Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit; Pierre Amoyal, vl.: Et ta solitude dérive au fil des fleuves.[création] de Cherney; Poème automnal et Concerto | gregoriano de Respighi; Mort et transfiguration et Suite « Le Chevalier à la rose » de R.Strauss.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 30 MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Vénus Khoury-Ghata, écrivaine d'origine libanaise.Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LE BAL DES INTERNAUTES Voyage virtuel, pays virtuel, communauté virtuelle, enseignement virtuel.Sommes-nous en train de créer un espace où le monde s’irréalise?Une émission de Jean-Pierre Denis.écrivain du monde occidental au XX' siècle.Il est également question de Jacques Ferron, (pii a été le premier à dessiner la cartographie littéraire du Québec contemporain.Présent.Francine Marchand.Réal.Doris Dumais.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du Palais Montcalm à Québec, récital du baryton Bernard Levasseur, accompagné au piano par Dalton Baldwin.Réservations : (418) 694-3398.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Concert enregistré le 2 décembre 1994 au Konzerthausde Berlin.Paul Meyer, clar., Emmanuel Paliud, 11., Marc Coppey, vie., Éric le Sage, p.: Trio op.120 de Fauré; Trio op.6.3 de Weber; 7ho op.11 d’Emmanuel; Trio op.114 de Brahms.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.Inv.Isabelle Boulay, de retour de la grande tournée de Starmania.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 16 mai 1996 à la Cathédrale Christ Church de Montréal, dans le cadre du Congrès de réanimation cardiorespiratoire de la Fondation des maladies du coeur du Québec et de F American Heart Association.Apprivoiser ta mort : expérience musicale à travers les âges.Jordi Savall, viole de gambe, Paul O'Dette, luth, Réjean Poirier, civ.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Michèle Patry.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE HS MOTS Exploration tragi-comique de l'univers érotique en cette fin de XX' siècle.Cette année, les protagonistes Camille Flanagan et Stéphan Mirôn voyagent non plus chacun de son côté, mais ensemble Véritables anthropologues de l'amour, ils étendent leur quête tant personnelle que professionnelle aux us et coutumes des autres peuples et partagent leurs découvertes avec les auditeurs Avec Cynthia Dubois et .Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VBNDRIDI 31 MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h DEUX SOLLICITUDES 11 h À L'ÉCRAN L'actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE i 13 h 26* CONCOURS INTERNATIONAL DE MUSIQUE DE MONTRÉAL En direct de la Place des Arts à Montréal : demi-finales (catégorie piano).Quatre demi-finalistes interprètent les oeuvres ou extraits d’oeuvres suivants : une sonate de Beethoven au choix, une oeuvre d’un compositeur contemporain du pays représenté par le concurrent, cinq oeuvres importantes de styles et de compositeurs differents au choix, une oeuvre inédite d'un compositeur canadien écrite spécialement pour le Concours et commandée par la Société Radio-Canada, La Cloche du temple (1996), de Serge Provost.Le jury est formé de Sergei L.Dorcnsky (Russie), Valentin Gcorghiu (Roumanie), Idil Birel (Turquie), Isracla Margalit (Israël), Marc Durand (Canada), Julian Martin el John Perry (États-Unis).Anim.Françoise Davoine, en compagnie du pianiste espagnol Joaquin Soriano.Réal.Odile Magnan et Michèle Patry.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Première partie d’un récital de Charles Aznavour enregistré au Palais des congrès à Paris en 1994.(Deuxième partie vendredi prochain à 19 h) 20 h 26* CONCOURS INTERNATIONAL REA DE MUSIQUE DE MONTRÉAL En direct de la Place des Arts à Montréal : demi-finales (catégorie piano).Récital de deux demi-finalistes (voir détails à 13 h).22 h 30 LES DÉCROCHEURS.D'ÉTOILES La marginalité, la différence, la nuit, les poètes, les cultures vivantes.Anim.Michel Gameau.Réal.Jean Gagnon.1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi ou vendredi ; 8 h 55, 12 h 40 et 16 h.Le lundi 3 juin prochain débute une série de 13 émissions intitulée LES ENFANTS DE MARIE-VICTORIN Des premiers herborisateurs du temps de la Nouvelle-France aux jardiniers d’aujourd'hui, le frère Marie-Viçtorin raconte l'histoire du pays végétal A ne pas manquer, du lundi Ou vendredi * déllh30àl2h (en reprise !e soir à 22 h 04).' .BULLETINS DE NOUVELLES SOURCE I.A MAISON THÉÂTRE ''Ltr-’ii ’7/y fircv *• V-.iV//VT.bonnëz-vous ! Cinq grands Cinq soirées inoubliables! / Saison ¦>
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