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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vo l xxxvii - n » j-rT ( VL M () N T R E A L .I- E I.IJ N I) 1 I 3 M Al I !» I» ti S 8 c I’ S T v y Toronto IS PERSPECTIVES Les médailles vertes Louis- Gilles Francœur ?ÉcoSommet de la semaine dernière tra-' duit la maturité et la vitalité de la problématique environnementale au Québec, qui * continue de progresser alors qu’elle subit ’ des reculs partout ailleurs en Amérique.Par contre, il est loin d’être acquis que l’agence de développement durable, qui pourrait naître de ce sommet, prépara l’économie de demain.Il y a un risque qu’elle soit une commode distributrice de médailles vertes et d’emplois temporaires pour militants et chercheurs affamés.Cela pourrait bien dépendre de la place qu’y occuperont les grands groupes environnementaux nationaux, dont plusieurs étaient absents de l’ÉcoSommet.Ce dernier a bien traduit, malgré son évident succès de participation, la double solitude qui se creuse en environnement entre les régions et la métropole d’une part ainsi qu’entre les forces environnementales régionales et plusieurs grandes organisations environnementales qui continuent d’assumer la difficile et ingrate fonction de critiquer les politiques environnementales et économiques à courte vue.Dans les années 70, les groupes environnementaux monopolisaient la problématique environnementale en raison de leur capacité critique et du quasi-monopole de l’information qu’y exerçaient les universitaires de l’époque.L’institutionnalisation de la problématique environnementale, conséquence de la création des ministères, a permis aux professionnels et technocrates de doubler par leur rigueur certains groupes faiblement équipés, comme en assainissement et dans certains dossiers comme les toxiques et les pluies acides.Les années 90 ont débouché pour leur part sur la mise en place de programmes d’intervention par les corps publics et sur la modernisation de la production dans plusieurs secteurs industriels, ce qui a ajouté les managers et les bureaucraties dans le débat environnemental.Les groupes environnementaux traditionnels ont aussi \ni leur fief envahi par les citoyens, regroupés en comités de toutes sortes, qui assument maintenant sur le terrain la problématique environnementale et des projets de toute sorte.Ces groupes se sont regroupés par secteurs lorsqu’ils avaient des problèmes communs.C’est le cas du Front commun pour une gestion écologique des déchets.Ou ils se sont regroupés sur une base régionale, comme dans les nouveaux Conseils régionaux,de l’environnement L’EcoSommet traduit cette évolution car on y retrouvait autour de projets précis ces nouvelles forces régionales, de nouvelles institutions œuvrant dans le développement durable ainsi que des ministères, des entreprises et des associations industrielles dont il est difficile de dire s’ils veulent prendre le train du développement durable ou craignent d’être abandonnés sur le quai de la gare.Les nouveaux clivages sont toutefois apparus avec une netteté sans précédent dans l’intense dynamique de l’ÉcoSommet.L LA t ^a Pr°blématique environne-sans precedent mentale particulière aux grandes A™* villes s’est retrouvée sur la frange dans 1 intense des débats alors qu’elle est au rlvnaminnp rlp cœur< sinon le cœur des Pro' dynamique ne blèmes d-environnement du Qué- l’ÉcoSommet bec parce qu’elle est aussi le cœur du système de consommation.Pourtant, l’étalement urbain s’est retrouvé au troisième rang des priorités! Tout eût été différent, plusieurs l’ont dit, si les grands groupes environnementaux comme Greenpeace-Québec, Environnement Jeunesse, le Front commun sur les déchets, Au Courant et d’autres avaient participé à l’année de bilan et débats qui a précédé l’EcoSommet.Ou s’ils se retrouvaient dans un Conseil régional de l’environnement de la métropole.D’autre part, l’ÉcoSommet a laissé passer des tentatives de récupération du discours environnemental, comme l’expérience-pilote de combustion de pneus usés chez Ciment Saint-Laurent.Ce type de projet a été dénoncé vertement dans le passé comme un symbole du gaspillage des ressources.On a même entendu le représentant de l’industrie pétrolière, René Mi-gljerina, déclarer carrément du haut de la tribune que l’EcoSommet était «un beau cadeau que font les milieux gouvernementaux et industriels à ceux qui veulent parler d’environnement».En clair, on dit aux petits groupes environnementaux qu’en dehors du «partenariat», point de salut, ni de sous.Un projet d’agence de développement durable qui Les nouveaux clivages sont apparus avec une netteté miserait uniquement sur ces acteurs et ce «partenariat» risque fort de perpétuer la vieille économie québécoise, axée sur l’exploitation des ressources naturelles quitte à mettre plus de vert, moins de pollution et plus d’argent dans des projets de restauration et de conservation.Le développement durable implique un virage vers une économie où les entreprises investissent dans des productions ou des produits qui dégagent une nette plus value sociale et économique, dans une économie plus axée sur la connaissance et la transformation, le seul substitut durable à cette vision du Québec en forme de gros réservoir d’énergie, d’arbres et de minerai.Et cette vision-là, elle se trouve pour une très grande part chez ces grands groupes environnementaux qui se méfient et ont les moyens de se méfier des.«cadeaux»! Mais encore faudrait-il qu’ils acquièrent le goût de la concertation.INDEX .Agenda.B7 Avis publics.A4 Classées.B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.-46 Le monde.-45 Mots croisés.B6 Les sports.B5 MÉTÉO ; • Montréal Ciel variable.Très fiais.Max: 10 Québec Nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilité d'averses de neige ou de phiie.Max: 11 Détails en B 5 L'ENTREVUE Jean-Claude Guédon: un intello dans le cyberespace PAGE B 1 LES ACTUALITÉS Le Parti conservateur renaîtra-1-il de ses cendres?PAGE A 3 LES SPORTS Les Expos profitent des gaffes de Goff PAGE B 5 Bouchard entend boycotter la conférence des premiers ministres KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Deux visions de la démocratie constitutionnelle entreront fatalement en collision ce matin en Cour supérieure, alors que les procureurs du gouvernement fédéral et l’avocat Guy Bertrand affronteront le gouvernement du Québec sur la question du droit des Québécois de déclarer leur souveraineté.L’issue de cette cause célèbre risque d’avoir des conséquences politiques potentiellement explosives et pourrait plonger le Québec et le Canada dans la pire crise constitutionnelle de leur histoire.Ce qui, il y a à peine quelques mois, relevait de la politique-fiction, franchit dès ce matin le royaume du possible.Au moment où les avocats fédéraux feront connaître aujourd’hui à Québec les arguments que le gouvernement Chrétien invoquera en appui de Me Bertrand, le premier ministre Lucien Bouchard présidera, à Montréal, une séance spéciale du conseil des ministres visant à préparer une contre-attaque à l’intervention d’Ottawa, annoncée vendredi par le ministre de la Justice Allan Rock.Le fait qu’Ottawa cautionne l’action de Me Bertrand en s’y associant force M.Bouchard à riposter.Mais dans les cercles péquistes, on doute pour l’instant que le premier ministre, qui a consulté ses proches conseillers toute la fin de semaine, aille aussi loin que d’appeler immédiatement les Québécois aux urnes, comme il avait menacé de le faire il y a deux semaines.En re-vanche, M.Bouchard pourrait annoncer dès aujourd’hui son intention de boycotter la conférence des premiers VOIR PAGE A 8: BOUCHARD La fraternité PHOTO ROBERT SKINNER * '-"v •)» ; T v- : ¦ MALGRÉ le mauvais temps, des membres de la communauté sikh montréalaise ont défilé hier rue Sainte-Catherine, dans une atmosphère de recueillement, pour célébrer la fête de la «khalsa», la fête de la fraternité.La recherche apprivoisée Ou comment s’y retrouver dans le réseau des réseaux PAGE B 4 La Rive-Sud aura sa petite «Place des arts» Profs et étudiants du cégep Édouard-Montpetit craignent de perdre leur auditorium PAUL CAUCHON MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Avec des,rénovations de 4,4 millions qui seront apportées à l’auditorium du cégep Édouard-Montpetit de Longueuil, la Rive-Sud est en voie de de se doter d’une L’auditorium de 900 places sera rénové au coût de 4,4 millions et sa gestion sera confiée à la Ville riuiïL maintenant placé sous la responsabilité de la Ville de Longueuil.Les protestataires s’interrogent également sur la nécessité d’une telle dépense en période de compressions budgétaires.Les coûts des travaux de rénovation sont assumés par VOIR PAGE A 8: AUDITORIUM véritable petite «Place des arts».L’auditorium de 900 places sera rénové en profondeur et sa gestion sera confiée à la Ville.Il se retrouvera donc au sein d’un mini-complexe culturel qui comprend déjà le Théâtre de la Ville (de 400 places), le centre d’exposition et d’animation en art actuel Plein Sud, et la bibliothèque du cégep.Mais ce projet, dont la construction doit commencer en juin, suscite de la résistance chez les professeurs et les étudiants du cégep, qui craignent de perdre leur audito- 64e Congrès annuel de l’ACFAS Jeunesse et interdisciplinarité Près de 5000 délégués participent au plus grand rassemblement francophone mondial de scientifiques MARIO CLOUTIER LE DEVOIR A 73 ans, l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) s’avère une septuagénaire encore verte.Près de 5000 délégués devraient prendre part au plus grand rassemblement francophone mondial de scientifiques de toutes disciplines, qui commence aujourd’hui à l’Université McGill.Jusqu’à vendredi, 3050 communications seront livrées par l’un ou l’autre des 7000 membres de l’AC-FAS, une preuve indéniable que le français demeure une langue scientifique bien vivante.Et l’événement est couru au point que le directeur général de l’Association le décrit comme «un “festival” qui inaugure la saison des festivals à Montréal».La jeunesse de l’ACFAS tient également à sa force première, un mot bien à la mode, l’interdisciplinarité.Les chercheurs de différentes disciplines se mêlent les uns aux autres notamment en environnement, en médecine et éthique, en médecine et sciences sociales.«Ce qui m’étonne, note la présidente de l’ACFAS, Jennifer Stoddart, c’est de voir com- ment toutes les disciplines coexistent de façon pacifique.L’orientation première de l’ACFAS privilégie toujours le développement des sciences pures et appliquées, mais il y a de la place pour tout le monde et il n’y a pas de frictions entre physiciens et philosophes.» La «jeunesse» de l’ACFAS signifie tout de même quelques problèmes liés à l’àge.Sans parler de crise d’adolescence, l’association se remet toujours en question.Le 64e Congrès s’offre d’ailleurs quelques nouveautés, comme l’entrée de l’ACFAS sur Internet.Une entrée difficile puisque le programme y est incomplet «Nous avons manqué de temps, explique Germain Godbout On a informatisé l’inscription.mais la commande était trop grosse pour le programme.D faudra améliorer les outils de recherche pour l’an prochain.» Autre nouveauté, les conférences publiques gratuites.Six spécialistes étrangers viendront présenter cette semaine des communications accessibles à tous le midi ou en fin d’après-midi.Deux ateliers thématiques, sur le laser et Acfas VOIR PAGE A 8: ACFAS Regain de tension entre Israël et le Hezbollah D’APRÈS AFP ET REUTER Le regain de tension entre Israël et le Hezbollah proiranien est de plus en plus palpable et pourrait même faire voler en éclats le cessez-le feu du 26 avril qui a mis fin à l’opération israélienne «Raisins de la Colère» dans le sud du Liban.Hier, cinq soldats israéliens ont ainsi été blessés dans une attaque du Hezbollah au sud du Liban.L’aviation israélienne a promptement répliqué en tirant des roquettes sur des bases du Hezbollah dans la chaîne de l’Iklim al Toufah, un bastion des combattants chiites.L’artillerie israélienne a aussi pilonné la zone de Mlita, qui se trouve juste en face du poste attaqué.L’aviation israélienne a aussi brièvement survolé Beyrouth, pour la première fois depuis le cessez-le-feu.Jeudi et vendredi, le Hezbollah avait revendiqué une attaque contre une position israélienne dans la zone occupée et deux autres contre la milice libanaise pro-israé-lienne, l’Armée du Liban sud (ALS), qui avait déploré un mort et deux blessés.La trêve de la fin avril, obtenue grâce aux bons offices franco-américains, avait permis de mettre un terme à l’opération israélienne «Raisins de la Colère», qui a tué VOIR PAGE A 8: LIBAN CULTURE Des contes moraux pour ouvrir le bal PAGE B 8 ¦P ¦Hi mt SsSÿ' i- ¦fl La Ronde sous la pluie PHOTO ROBERT SKINNER L’OUVERTURE de La Ronde en fin de semaine a été gâchée par la pluie qui a même entraîné la fermeture du parc d’attraction à 13 h hier.Un employé, Yanick Champagne, attendait son «chauffeur» pour rentrer à la maison.Le DC-9 de ValuJet avait déjà connu sept incidents Aucun passager n’aurait survécu à l’écrasement Miami (AFP)—U* DC-9 de ValuJet qui s’est écrasé samedi dans la région marécageuse des Everglades en Monde avait connu ces deux dernières années sept incidents qui l’avaient contraint à revenir se poser, selon le quotidien américain 77/c Cleveland Plain Dealer.Ces incidents allaient de fuites d’huile à des problèmes de dépressurisation, selon le quotidien, qui affirme s’appuyer sur des documents de la FAA (administration fédérale de l’aviation).Les recherches se sont poursuivies hier pour retrouver l’appareil qui faisait la liaison Miami-Atlanta mais les sauveteurs avaient abandonné tout espoir de retrouver des survivants parmi les 109 personnes qui se trouvaient à bord.«Les chances de retrouver des survivants 24 heures après l’accident sont très, très minces», a affirmé un porte-parole de la police du Comté de Dade, l’inspecteur Mqrie Duboulay.A Miami et Atlanta, la journée d’hier a été celle d’une attente interminable et désespérée pour les familles des 109 disparus, dont cinq membres d’équipage.Dès l’annonce de l’accident, les familles se sont précipitées à l’aéroport, en quête de nouvelles.Près de deux cents sauveteurs, dont des plongeurs spécialisés, étaient présents hier sur les lieux, en quête notamment des «boîtes noires».Sur place, seules les plantes sauvages noircies attestent de la catastrophe.Le secteur de l’accident, situé dans le parc national des Everglades, vaste étendue de marécages infestée d’alligators et de mocassins d’eau (un serpent venimeux), est inaccessible par la route et les eaux boueuses et épaisses rendent les recherches particulièrement ardues.«La situation est très dangereuse pour les sauveteurs», a expliqué le lieutenant Luis Fernandez, des pompiers du Comté de Dade.«Nous n’avons retrouvé aucun survivant, nous n’avons retrouvé aucune victime, aucun coips» a-t-il précisé.«Nous avons simplement retrouvé quelques vêtements, et (.] un album de photos de famille», a-t-il ajouté.Le secteur, noyé sous un peu plus d’un mètre d’eau, est recouvert de boue et de plantes sauvages.Les sauveteurs sont équipés de bottes spéciales et de gants et s’épuisent à tenter de marcher dans les eaux boueuses, sous une chaleur de plus de 30 degrés Celsius, doublée d’un fort taux d’humidité.Les restes du DC-9 sont engloutis dans ces eaux et selon les autorités locales, l’avion a littéralement éclaté en des centaines de morceaux.Un projet visant à déposer du gravier pour tenter de construire une route d’accès a été très vite abandonné.Sous surveillance À la suite de divers incidents chez ValuJet, la FAA avait accru sa surveillance de la compagnie, créée en octobre 1993 et connue pour casser lqs prix sur les liaisons aériennes sur la côte est des Etats-Unis.En juin dernier, un DC-9 avait pris feu juste avant son décollage de l’aéroport d’Atlanta.Un membre du personnel de bord avait été grièvement brûlé.En janvier et février de cette année, trois avions de la compagnie ont fait des sorties de piste au moment du décollage et un avion a été endommagé lorsque les moteurs ont calé lors d’un atterrissage.Le capitaine de l’avion qui s’est écrasé samedi était un homme «très expérimenté et bien entraîné», a déclaré pour sa part le président de ValuJet, Lewis Jordan.Il totalisait 8000 heures de vol, dont 2000 en tant que capitaine de ValuJet, a-t-il précisé.Il a ajouté que l’accident n’était pas expliqué pour l’instant, précisant qu’il n’y avait «aucune indication» que la «croissance rapide» de son entreprise «puisse avoir été un facteur dans ce qui s’est passé».CARTES POSTALES EMPOISONNÉES Montréal (PC) — Le Bloc québécois et la Coalition contre la réforme de l’assuranc&chômage feront parvenir 40 000 cartes postales aujourd’hui au ministre fédéral des Ressources humaines, Doug Young, pour réitérer ; leur opposition au projet de loi.Lors d’une conférence de presse à Montréal, hier, la députée bloquiste de Mercier, Francine Lalonde, a répété que l’opposition officielle avait été bâillonnée durant toutes les étapes de ce projet de réforme sur lequel un vote en deuxième lecture sera tenu aujourd’hui.Les organisations syndicales, la CSN, la ITQ et la CEQ, ont encore insisté sur le caractère injuste de la réforme.IL A NEIGE.(PC) — Il a neigé hier matin sur plusieurs régions du Québec.La Rive- .Nord du Saint-Laurent, à la hauteur de Sainte-Anne-de-Beaupré et de Charlevoix, a notamment reçu 15 centi-mètres de neige.La route 138, entre - ;• Sainte-Anne et Baie Saint-Paul, a même été interdite pendant quelques' heures aux camions lourds.On a nôté également des précipitations sur la Rive-Sud, dans la région de Saint-Jean-Port-Joli et dans la Beauce notam- ’ ment Le parc des Laurentides était ’ aussi enneigé.Une dépression devrait provoquer des chutes de neige importantes, aujourd'hui, entre dix et 25 centimètres, sur la Côte-Nord, dans la Vallée de la Matapédia et en Gaspésie.Recours exagéré au rachat d’emplois dans la fonction publique fédérale Ottawa (PC) — Une nouvelle étude conclut que le gouvernement libéral aurait pu éliminer 45 000 emplois dans la fonction publique fédérale sans recourir aux coûteux rachats d’emplois et sans dépouiller les travailleurs de leur sécurité d’emploi.L’étude, qui sera publiée à la fin du mois, a été réalisée par les professeurs Ian Lee et Clem Hobbs de l’Université Carleton.Statistiques à l’appui, les deux chercheurs concluent que les libéraux n’avaient pas à dépenser 2,3 milliards pour racheter les emplois.MM.Lee et Hobbs sont d’avis que le taux historique d’attrition aurait permis d’atteindre pratiquement les mêmes objectifs de suppression de postes en moins de trois ans.Les chercheurs reconnaissent cependant que l’attrition engendrée par les mises à la retraite et les départs volontaires vers le secteur privé n’auraient peut-être pas continué au même rythme.Mais, soutiennent-ils, le gouvernement aurait pu intervenir seulement si un nombre insuffisant de travailleurs avait accepté de quitter la fonction publique.Leur étude conclut: «[.] il ne semble pas y avoir un besoin urgent justifiant la dépense massive projè-1 tée, pas plus que de raisons suffisantes permettant au gouvernement | de briser son engagement contractuel avec les fonctionnaires [.].»!,, Un dirigeant du Conseil du trésor- a | déclaré que le recours à la seule àttri- ! tion pour réduire la taille de la fonction publique aurait privé cette dernière de ses meilleurs éléments et l’aurait condamnée à garder des travailleurs | dont les compétences ne correspondaient pas aux emplois qui demeu-1 raient Les fonctionnaires fédéraux se voient offrir un forfait de rachat d’emploi variant de 66 700$ à 100 000$.• I Ullo * ./ volonté DE FAIRE Fédération des infirmières et infirmiers du Québec La parole est à vous Dans le cadre du Synode de l’Église de Montréal, une Commission consultative tiendra des audiences publiques dans toutes les régions pastorales du diocèse.6 mai de 17 h à 21 h Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Pointe-à-Callière 350, Place Royale 7 mai de 18 h à 21 h Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Pointe-à-Callière 350, Place Royale 8 mai de 13 h à 21 h Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke Est (audiences pour les anglophones) 9 mai de 10 h à 21 h Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke Est 11 mai de 10 h30 à 16 h Fondation Berthiaume-Du-Tremblay 1474, rue Fleury Est 15 mai de 13 h à 21 h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest 16 mai de 10 h à 21 h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest 17 mai de 10 h à 21 h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest (audiences pour les anglophones) 21 et 22 mai de 10 h à 21 h Centre Notre-Dame 3799, chemin de la Reine-Marie 23 mai de 13 h à 21 h Place des Aînés 435, boul.Curé-Labelle, Laval 24 mai de 10 h à 18 h Place des Aînés 435, boul.Curé-Labelle, Laval À partir du 7 mai, les audiences seront télédiffusées de 10 h à 20 h sur CF CABLE (65) et VIDÉOTRON (55) Synode de l’Eglise de Montréal CF CaMe tv rr Vidéotron. I.K I) K V 0 I It .I.K I.r X I) I | ;t M Al I !» II II A 3 I, E S A C T11A 1.1T E S Le Parti conservateur, de la déprime à l’espoir La dette est à moitié effacée, les militants réintègrent les rangs I.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le Parti conservateur est-il en voie de renaître de ses cendres?Ce n’est pas encore l’évidence, mais les signes d’un retour au statut d’organisation politique respectable se font plus nombreux et convaincants.Dans les grands moments de gloire de Brian Mulro-ney, le PC comptait au Québec 50 000 membres et plus de 50 députés.Après la débâcle de 1993, l’effectif était devenu un vain mot et la représentation québécoise à la Chambre des communes se résumait à un seul nom.Plus encore, lorsqu’à l’automne 1994, devenu chef, Jean Charest s’attaqua à la tâche de reconstruction, le Parti conservateur du Canada faisait face à une dette de 7,3 millions.Aujourd’hui, la déprime tait place à l’espoir.La dette est à moitié effacée et les militants réintègrent les rangs à un rythme inespéré.Le fichier central informatisé de la direction nationale à Ottawa n’en finit plus d’inscrire de nouvelles entrées de cotisations et d’adhésions.L’aile québécoise du PC compte maintenant 26 000 membres.Dans un gratte-ciel du centre ville de Montréal, le secrétariat a repris l’allure d’une usine où l’on a retrouvé le tour de fabriquer des rêves et des promesses.En 1995, les conser- vateurs ont recueilli 1,3 millions au Québec.Plus d un millier de partisans ont déboursé 250 $ chacun pour assister au brunch-bénéfice de décembre dernier au Palais des congrès de Montréal.Pour un parti que l'on croyait à jamais effacé de la carte électorale, c’est un exploit.Ije PC-Québec est le lieu de profondes mutations.lx«s dinosaures de l’ère Mulroney ont disparu du décor.Jean Charest a fait appel à la jeunesse.En fait l’organisation du PC-Québec est entièrement contrôlée par de jeunes professionnels, dont quelques-uns des piliers de l’équipe qui a combattu Kim Campbell dans la dernière course au leadership.François l’ilote, 36 ans, cumule les fonctions de secretaire général et de directeur des opérations.Après avoir connu les affres de l’indifférence, il ressent deux ans plus tard les joies de la renaissance.«Les deux premières années ont été très dures à passer.J'ai vécu la traversée du désert- Là.le vent commence à s’agiter dans les voiles.» Evidemment, ce réveil politique n’est pas un phénomène unique au Parti conservateur.Le pays tout entier est en période pré-électorale.Le moment étant venu de préparer le programme des conventions pour le choix des candidats, libéraux et bloquâtes vivent eux aussi cette effervescence essentiellement attribuable aux opérations de recrutement, de financement et de ressourcement intellectuel, ainsi qu’à l’approche des élections générales.Un dirigeant de la CIBC prévoit des fusions parmi les grandes banques canadiennes PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un des ténors du monde bancaire affirme que des fusions devront s’opérer parmi les six plus grandes banques canadiennes si le pays veut être compétitif sur l’échiquier mondial des services financiers.Holger Kluge, président des services bancaires personnels et commerciaux de la CIBC, croit que si la tendance se maintient, il risque de n’y avoir aucune banque canadienne figurant au palmarès des 100 plus grandes au monde dès l’an 2000.La plus grande banque canadienne, la Banque Royale du Canada, est en ce moment en 59e position et la CIBC, la seconde banque en importance au pays, est en 62e position.Il y a 20 ans, la Royale était 12e.«Si nous voulons demeurer compétitifs sur le plan international, il devra probablement y avoir consolidation dans l’industrie», a déclaré M.Huge en entrevue.Ce dernier s’exprimait dans le contexte de la révision des lois régissant les banques Canadiennes qui doit se faire l’an pro-chaip et en l’an 2002.«A savoir s’il s’agira de trois ou quatre [banques], je ne sais pas, mais cela va définitivement se produire.» La perspective de fusions au sein des grandes institutions financières ne plaît pas à l’Association des consommateurs canadiens cependant Le Canada possède déjà le secteur bancaire le plus concentré parmi les pays du G 7.Les six plus grandes banques contrôlent 80 % des dépôts effectués au pays, selon une étude de la firme Ernst et Young effectuée en 1995.En France, qui affiche la seconde plus importante concentration, les cinq plus grandes banques n’en contrôlent que 40 %.«Elles ont tendance à engloutir tout ce qu’elles touchent parce qu’elles sont peu nombreuses et déjà très concentrées», affirme Rosalie Todd, directrice exécutive du groupe de défense des consommateurs.«Elles souhaitent prendre de l’expansion pour s’accaparer d’une plus grande part du marché international, mais les bénéfices ou les problèmes que cela posera aux consommateurs canadiens constituent une tout autre histoire.» Trois consolidations majeures ont marqué l’histoire de l’industrie bancaire américaine.La plus grande institution, la Citicorp Bank, est aussi grosse que les six plus grandes banques canadiennes réunies.L’an dernier, la Chase Manhattan Bank et la Chemical Bank ont annoncé une fusion de leurs opérations qui s’est soldée par une transaction de l’ordre de dix milliards de dollars américains.Le Centre canadien International Lester B.Pearson pour La formation en maintien de la paix The Lester B.Prarton Canadian Irrtemâdon*! Peacekeeping Training Centre NOUVEAU COURS EN FRANÇAIS LA COOPÉRATION INTXRDiSCJPUNAIRE.Le Nouveau partenariat du maintien de la paix en pratique Dates: 3-14 juin 1996 But Le but du court est de fournir aux membres des disciplines direcfement ou indirectement Mes eu maintien de ta paix les connaissances nécessaires pour leur permette de travailler efficacement dans le cadre du "Nouveau partenariat du maintien de la paix '¦ Pour plus d’information, contacter: Le Secretaire général.Code 35 Le Centre de formation Pearson Parc Cornwallis.B.P.100 Oementsport.N.-E-.Canada.BOS 1EO Tel.: (902) 63*86! I Fax:(902)638-8888 Email: régistiai
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