Le devoir, 4 mai 1996, Cahier E
I, K I) K V 0 I K .I.K S S A M K l> I I K T I) I NI A X (' Il I M Al Ml II (i £-1 • H11)TECIIN0L(I(Il E- _____________________; CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE ous sommes à l’ère des biotechnologies.Du laboratoire à la ferme, on crée des animaux et des plantes sur mesure.Du 16 au 19 avril dernier, Saint-Hyacinthe a donc accueilli deux événements majeurs: le Carrefour des biotechnologies du Québec, et le premier Congrès international des technopoles spécialisées en agroalimentaire et en biotechnologie.Ces rencontres ont permis de rapprocher chercheurs et industriels des secteurs de la santé, de l’environnement et de l’agroalimentaire.La biotechnologie utilise les organismes vivants pour créer de nouveaux produits ou procédés ou améliorer ceux qui existent déjà, comme la fermentation de la bière ou le croisement de plantes hybrides dans le domaine agroalimentaire.Or, de nouvelles techniques permettent désormais de prélever ou de modifier les gènes d’un organisme et de les intégrer au patrimoine d’un autre.Grâce à une panoplie d’outils, la biotechnologie peut également transformer les activités dans plusieurs domaines, par exemple en médecine et en gestion des déchets.D’ici deux ans, on estime que 40 % des procédés industriels pourraient être modifiés, le plus souvent par le remplacement des interventions chimiques par des interventions biologiques.Trois secteurs seraient particulièrement touchés: la santé, l’environnement et les ressources naturelles, soit l’agriculture, l’alimentation et la foresterie.Ce n’est pas par hasard si la quatrième édition du Carrefour des biotechnologies du Québec s’est tenue sous le thème Convergence vers l’émergence, de la recherche à la commercialisation.«Les résultats des travaux de recherche en biotechnologie débouchent encore trop rarement sur des produits commercialisables.Or, une recherche inutilisée demeure une recherche inutile», explique le président des deux événements, Réal Lallier, vice-doyen à la recherche à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.Outre un partenariat embryonnaire, un autre facteur empêche le transfert technologique, poursuit Réal Lallier.«L’explosion des biotechnologies réjouit et inquiète la population tout à la fois.Certains y voient la possibilité de vaincre les maladies les plus meurtrières et de résoudre les problèmes environnementaux qui menacent la survie de la planète.Mais d’autres craignent les manipulations génétiques et la mise en marché de produits pouvant avoir des effets nocifs à long terme.Pour rassurer la population, il faut l’informer de la teneur des travaux.» On doit expliquer en quoi consiste le développement des biotechnologies, car on ne saurait l’arrêter.A l’échelle mondiale, entre 3000 et 4000 entreprises, employant environ 250 000 personnes, utilisent les biotechnologies d’une façon ou d’une autre.Selon Industrie Canada, on compte plus de 300 firmes qui développent ou utilisent les biotechnologies au pays.Environ 13 000 personnes travaillent pour ces entreprises dont les ventes, réalisées à 60 % à l’étranger, se sont élevées à 1,7 milliard de dollars en 1994.Le Québec, pour sa part, compte environ 1500 chercheurs pour 118 entreprises.Il investit quelque 120 mil- lions par an en biotechnologie.Le Carrefour des biotechnologies se voulait donc une tribune pour permettre aux quelque 350 participants de se rencontrer et d’établir des partenariats efficaces et durables.«Les chercheurs ont besoin des industriels pour commercialiser les résultats de leurs recherches.Ils peuvent eux-mêmes devenir des entrepreneurs en s’associant avec des gestionnaires qui ont les compétences en gestion que requiert la haute technologie.» S’il est indispensable de tisser des liens sur le plan national, il en va de même à l’échelle internationale.Quelque 110 intervenants venus de tous les coins du monde ont assisté au premier Congrès international des technopoles spécialisées en agroalimentaire et biotechnologie.«Ce congrès devrait se traduire par des échanges économiques et technologiques entre des sites de haute technologie.Nous devons nous considérer comme des alliés et non comme des concurrents», souligne Mario De Tilly, commissaire industriel à la Corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe.Ce congrès a porté sur trois grandes questions: le rôle des technopoles et des parcs scientifiques dans le démarrage d’entreprises en biotechnologie; les moyens à développer pour faciliter le passage de l’agroalimentaire traditionnel à la biotechnologie alimentaire, et, enfin, les voies à explorer pour que les PME pénètrent le marché international.«Ce congrès nous a permis d’assurer l’essor de la recherche et du développement, de même que la croissance de l’industrie», précise Mario De Tilly.Rappelons que la deuxième moitié du XXe siècle a été marquée par l’émergence de milliers de sites scientifiques et technologiques, points de rencontre de l’université et de l’industrie.Ces sites ont été mis sur pied pour créer une synergie entre la communauté universitaire et le monde des affaires.Ils ont favorisé les transferts technologiques de l’université à l’industrie, en recourant parfois à des incubateurs et à des pépinières d’entreprises.Fondé en 1984, le Club international des technopoles (International Association of Science Parks) a accrédité 400 sites dont la vocation et l’envergure en font de hauts lieux de la science et de la technologie.Non seulement une technopole doit-elle regrouper des entités qui ont des intérêts en commun, mais il faut aussi qu’elle crée un véritable tissu urbain.Ces lieux doivent permettre aux différents milieux professionnels d’échanger, car chaque entité ne saurait évoluer en vase clos.La plus célèbre des technopoles est Silicon Valley, autour de la baie de San Francisco.De son côté, le Canada ne compte qu’une seule technopole accréditée, la technopole agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.Cette ville, également la capitale de l’agroalimentaire du Québec, regroupe quinze entreprises manufacturières employant 1600 personnes.Elle abrite aussi un incubateur d’entreprises de technologie agroalimentaire et onze centres de recherche qui disposent de fonds de recherche annuels de 22,5 millions.Saint-Hyacinthe semblait donc tout désigné pour accueillir ces deux événements, dont les retombées risquent de modifier considérablement l’échiquier des biotechnologies.La biotechnologie utilise les organismes vivants pour créer de nouveaux produits ou procédés SOURCE INSTITUT ARMAND-FRAPPIER • •• ¦M ¦ -o ;V -cC.'Ms mm.f -t- K 2 I.K I> K V (I I It , I.K S S A M EDI I K T l> I M A N C M Al I !l !) (I BIOTECHNOLOG De la recherche à la commercialisation L’objectif: favoriser la mise en marché de produits et procédés issus de la recherche scientifique KHADIJA BENABI)ALLAH COLLABORATION SPÉCIALE Du 16 au 19 avril, Saint-Hyacinthe accueillait le quatrième Carrefour des biotechnologies du Québec, couplé au premier Congrès m % PHOTO ARCHIVES De l’idée novatrice à la commercialisation, il y a souvent un long chemin à parcourir.international des technopoles spécialisées en agroalimentaire et biotechnologie.Ces deux importants événements étaient organisés par la corporation de développement économique et industriel de la région de Saint-Hyacinthe, en collaboration avec différents organismes gouvernementaux (Direction des industries pétrochimiques et biotechnologiques du MICST, Industrie Canada, Bureau fédéral de développement régional du Québec, etc.) Cette rencontre, intitulée par ses organisateurs Convergence vers l’émergence, ou de la recherche à la commercialisation, avait pour but — comme le précisait Réal Lal-lier, vice-doyen à la recherche de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et président du comité organisateur — de faire converger les centres de recherche, les institutions de formation, les industries et les agents de développement économique en vue de faire émerger les projets de recherche, les applications et, au bout du compte, les entreprises spécialisées.Ces différents milieux professionnels étaient donc réunis dans un même lieu pour permettre le développement et la commercialisation de nouveaux produits et procédés issus de la recherche scientifique.C’est d’ailleurs la définition même des biotechnologies adoptée par le gouvernement du Québec en 1982, à savoir «l’ensemble des méthodes, procédés et techniques qui, appliqués à des micro-organismes, cellules [.], visent à concevoir, développer et produire de nouvelles molécules et cellules, de nouveaux organismes et procédés [.] en vue d’une exploitation industrielle, soit la production ou l’amélioration de biens et services et leur mise en marché».Il y aurait donc, pour notre recherche scientifique, rendue malade par les nombreuses restrictions budgétaires, la possibilité d’aller chercher d’autres fonds de subvention?Il y aurait donc, pour nos diplômés chômeurs, des occasions d’emploi?Il y aurait donc moyen de transformer le potentiel créateur de la recherche scientifique en valeur commerciale, en promo- teur du développement économique?De l'idée novatrice à la commercialisation, il y a quand même un long chemin à parcourir.Les différentes étapes de ce long processus étaient présentées par le moyen d’ateliers, englobant les trois secteurs d’activité des biotechnologies, à savoir la santé, l’environnement et l’agroalimen-taire.Le premier thème, la valorisation de la recherche, abordait les nouvelles dimensions du transfert de technologies.Celui-ci devrait être conçu non plus comme une transmission simple de savoir-faire et de connaissances de l’université vers l’industrie mais comme un échange qui profiterait aux différents partenaires impliqués dans ce processus.Les questions de propriété intellectuelle et de prise de brevet y ont notamment été discutées sous leurs aspects financiers, juridiques et commerciaux.Au chapitre du développement de l’entrepreneurship, le chercheur venu assister au congrès apprenait qu’il devait constituer un plan d’affaires pour aller solliciter des fonds de démarrage, puis effectuer, pour le développement de son entreprise, des rondes de financement, en concluant par exemple des alliances stratégiques.«Ces mots affoleraient tout universitaire qui ne se serait jamais confronté au monde de l’entrepreneuriat».ironise le Dr Michel Pagé, professeur à l’Université de Sherbrooke mais aussi président d’une compagnie qui a fait ses preuves, BCM Biotech.Heureusement, non seulement le langage était défini mais encore des entreprises québécoises de biotechnologie, en plein essor, exposaient en toute simplicité leurs démarches, les difficultés rencontrées à chaque étape et les moyens utilisés pour les résoudre.L’universitaire frileux se réchauffait en apprenant que le capital de risque est de plus en plus disponible; en d’autres termes, que des organismes comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité de la FTQ ou les sociétés Innovatech ou Biocapital (la liste n’est pas exhaustive) s’engagent maintenant, en partenariat généralement, dans le financement des biotechnologies.La suite du Carrefour puis le Congrès international des technopoles finiront de rétablir la foi de notre universitaire.En effet, bien que le Québec soit encore loin d’avoir sa propre Silicon Valley, il possède ses technopoles et leur développement rapide est prometteur.Pierre Bélanger, directeur général de Laval Technopole, nous explique que cette structure permet un développement économique régional en attirant sur les lieux d’autres entreprises et centres de recherche et quelle favorise aus- PHOTO INSTITUT ROSELL Le transfert de technologies n’est pas une simple transmission de savoir-faire et de connaissances de l’université vers l’industrie.Il doit profiter à tous les partenaires impliqués dans le processus.si le transfert de technologies, l’apport de capitaux étrangers et l’accessibilité aux marchés américains et européens.Un projet retenu par les comités scientifique et de sélection bénéficiera de laboratoires, d’équipements, d’encadrement d’affaires, de tout ce qui est nécessaire pour le démarrage d’une entreprise et son lancement lors de la commercialisation.Quarante-huit entreprises utilisant les biotechnologies ont déjà vu le jour à la Technopole de Laval.Industrie Canada, dans son répertoire des compagnies de biotechnologie du Québec de 1994, recensait 126 entreprises dont 14 fournisseurs et cinq firmes de capital de risque, soit une augmentation d’environ 40 % par rapport à 1991.Il est intéressant d’observer la méthode astucieuse et judicieuse utilisée par les gouvernements canadien et québécois pour inciter au développement de la recherche industrielle.En effet, le système de fiscalité appliqué à la recherche industrielle qu’a adopté le gouvernement du Québec en 1990 a suscité bien des envies chez nos partenaires européens et américains.Par l’intermédiaire du crédit d’impôt à la recherche et au développement (R-D), le gouvernement du Québec a financé, en 1991, près des deux tiers des dépenses de la recherche industrielle au Québec, soit 902 millions de dollars (revue Interface de janvier-février 1996).Ce paradis fiscal va-t-il inciter ces entreprises canadiennes, qui ont dépensé en 1991 deux milliards de dollars américains pour la R-D aux Etats-Unis, à investir chez nous?CENTRACCES PME UN ALLIÉ STRATÉGIQUE Les entreprises dynamiques savent que pour se distinguer de la concurrence et assurer leur croissance, il faut investir dans la R-D et le design de produits innovateurs et performants.CENTRACCES PME, un des services du Bureau fédéral de développement régional (Québec), est l’allié stratégique des PME québécoises engagées dans l’innovation technologique.Ses conseillers vous donnent accès à l’expertise reconnue et au vaste réseau d’affaires du gouvernement canadien.Ils sont là pour vous ouvrir les portes, vous mettre en contact avec les personnes et les ressources qui vous aideront à identifier et acquérir de nouvelles technologies, ou encore à commercialiser des produits innovateurs Si votre PME désire emprunter une approche gagnante, nous vous offrirons ; • l'ACCÈS à de l’information stratégique; • l'ACCÈS à des réseaux d’affaires; • l’ACCÈS à du soutien financier.Communiquez dès maintenant avec le conseiller CENTRACCÈS PME du BFDR(Q).CENTRACCES PME ABITIBI/TÉMISCAMINGUE (lit) 125 5260 v 1 NO Si/4451 BAS-SAINT-LAURENT / GASPESIE / ilES-DE-LA-MADEiilHE (41II/72 378?: I B00 43 9073 CÔTE-HORD (4II)H»3434 .1 100 4414 707 ESTIME (IIBI 5*4 5 LAVAI / LAURENT10ES/LANAUMERE (514) 973 4844 ' 1 B00 ••• La levure employée pour faire le pain fut sans doute l’un des tout premiers additifs biologiques utilisés par l’humanité.B O V IT E Q La R & D au service de l’industrie agricole • centre de transfert embryonnaire bovin • programme de R & D d’avant-garde • leader mondial dans les techniques de reproduction bovine • commercialisation d’embryons bovins et de technologies dans plus de 20 pays • lien entre la recherche fondamentale et les utilisateurs • gamme de services spécialisés pour bovins • centre de transfert de technologie et de formation • toujours à l’écoute des éleveurs de bovins et des médecins vétérinaires Boviteq inc.Centre de transfert embryonnaire 1425, grand rang St-François Saint-Hyacinthe (Québec) Canada _____ J2S 7A9 BOVITEQ Téléphone : (514) 774-7949 Inc.Télécopieur : (514) 774-1740 «L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.Mais, pour l’atteindre, il lui faut un outil.» Antoine de Saint-Exupéry Terre des Hommes La Société Algène Biotechnologies Inc.se spécialise dans la découverte de gènes causais de différentes maladies humaines.Nous espérons mettre à profit ces connaissances pour le développement de produits diagnostiques et thérapeutiques susceptibles d'ajouter de la vie aux années.NRLGÉflE V BIOTECHNOLOGIES La Société Algène Biotechnologies Inc.4565, Chemin Reine-Marie, Montréal (Québec) H3W1W5 Téléphone: (514) 340-3539 • Télécopieur: (514) 340-3545 'tiw- 'mh PHOTO ARCHIVES Le Québec, qui détient 50 % des vaches laitières canadiennes, est bien coté sur le plan génétique.Des services pour les éleveurs d’animaux Les recherches en médecine vétérinaire favorisent la santé et la productivité du bétail CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE En médecine vétérinaire, des entreprises sont en train d’établir un lien important entre la recherche fondamentale et les utilisateurs.Profitant des plus récentes découvertes en génie génétique, elles ont développé une gamme de services pour les éleveurs d’animaux.Le Québec, qui détient 50 % des vaches laitières canadiennes, est bien coté sur le plan génétique.Boviteq, un centre de recherche appliquée, travaille étroitement avec les chercheurs universitaires et les praticiens vétérinaires spécialisés dans le transfert des embryons du Québec.«Avant qu’il y ait transfert technologique chez les éleveurs, il faut adapter la technologie à la réalité.Nous testons les hypothèses universitaires sur notre troupeau de vaches porteuses et donneuses.Lorsqu’elles sont concluantes, nous réunissons les vétérinaires praticiens et nous leur faisons part des résultats de ces recherches afin que les éleveurs puissent en profiter», explique la directrice générale de Boviteq, Ann Louise Carson, agronome.Parmi les techniques mises au point par les universitaires, Boviteq a travaillé sur la fécondation in vitro de l’ovocyte de la vache.«Certaines vaches ont des problèmes de fertilité, ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas produire des embryons sans intervention externe, explique Ann Louise Carson.Nous fécondons donc les ovocytes en laboratoire, ce qui consiste en quelque sorte à faire des veaux en éprouvette.Puis, nous les implantons dans les mères porteuses, sept jours plus tard.» Outre ces activités, Boviteq exporte la génétique des vaches canadiennes aux quatre coins de la planète, par exemple en Europe, au Japon, en Afrique du Sud et en Australie.Or, ces embryons prélevés par les vétérinaires qui pratiquent chez les éleveurs de vaches laitières doivent obligatoirement être congelés.La qualité des embryons est jugée selon leur taux de gestation à leur arrivée.Il faut exporter en moyenne deux embryons pour obtenir une gestation.C’est pourquoi, en ce moment, les travaux de l’entreprise portent également sur l’amélioration des méthodes de congélation.Enrayer les maladies De son côté, Diagnostics Biovet se penche sur l’éradication efficace et rapide des plus importantes maladies chez les animaux d’élevage, comme la gastroentérite transmissible, le E Coli, qui cause la diarrhée, et le streptocoque, qui provoque entre autres des méningites chez le porc.Ainsi, Biovet a mis au point trois trousses diagnostiques qui permettent de détecter ces maladies graves affectant l’espèce porcine.«Ces trousses, encore au stade expérimental, permettront de poser un diagnostic efficace et rapide et d’éviter les pertes économiques liées aux épidémies.Ces maladies contagieuses peuvent causer jusqu’à 25 % des décès dans un cheptel», signale René Lallier, vétérinaire et directeur général de Diagnostics Biovet.En partenariat avec la factulté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et Agriculture Canada, Diagnostics Biovet travaille aussi à la mise au point de vaccins.L’entreprise est également active dans le domaine des techniques d’insémination artificielle du porc.Enfin, elle offre une gamme de produits et de services destinés aux animaux d’élevage et à leur environnement, comme la détection des pesticides et des contaminants bactériens.L a m a ît ffsé des IntangrLies LEGER ROBIC RICHARD Avocats ROBIC Agents de brevets et marques Protection des droits de propriété intellectuelle ¦ Depuis 1892 55 St-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 3X2 Fax : (514) 845-7874 Téléphone : 98ROBIC I.K 1) K V 0 I K .I.K S S A M K 1> I I K T I) I M A N C II K S M Al Ml II II AT-,, - 1ÜÜ :Æhï ®Sii§ îzMeXWÆ âùHI SBK w*#& mm B a«s2 » SElfeS .msMm.lllii du Nord -r*s«y ¦ lïgMfc ->****rv ,.*»« _ij}.ifc'jSè flKf >*?Bas» s»*' PÏR -»v« «%»0P ?.: • ; *• .CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE On constate tous les jours à quel point les écosystèmes sont fragiles.Pour préserver les ressources naturelles de la planète, des entreprises s’engagent résolument sur la voie du développement durable.Elles favorisent ainsi une saine gestion de l’environnement.C’est le but de Tembec.Cette entreprise, qui exploite 26 500 hectares de forêts publiques dans le nord-ouest du Québec et en Gaspésie, gère les ressources en fibres de bois de façon à optimiser l’allocation forestière et à assurer un rendement continu.«D’ici l’an 2000, nous espérons récupérer 98 % des fibres de bois, alors qu’aujourd’hui, on en réutilise seulement 88 %.Comment?En adoptant de nouveaux procédés de fabrication, en utilisant la biomasse [la matière organique] qui provient des scieries et des stations d’épuration comme combustible et en transformant les déchets en sous-produits, soit en alcool éthylique, en vinaigre ou en détergent», affirme Bruno Dufour, ingénieur principal en environnement à la division recherche et développement de Tembec.Pour atteindre ses objectifs, Tembec a créé Envirotem il y a cinq ans.Cette filiale assure le fonctionnement de la station d’épuration pour le complexe industriel de Tembec au Témiscaming.Envirotem est aussi chargée de trouver et de commercialiser de nouveaux procédés et produits pouvant améliorer le rendement de Tembec sur le plan de l’environnement.L’entreprise étudie de nouvelles méthodes pour traiter les déchets, cherche à réduire la quantité d’eau utilisée et développe de nouvelles technologies pour traiter les eaux usées.Faire le lien Pour sa part, Kemestrie travaille étroitement avec le milieu industriel et le groupe de recherche sur les technologies et procédés de conversion de l’Université de Sherbrooke.«Nos activités portent surtout sur la valorisation de la biomasse forestière dans le secteur de la chimie.Par exemple, nous avons mis au point une technologie qui permet de fractionner la biomasse forestière en ses polymères naturels: cellulose, hémicellulose, lignine et extraits.Or, il y a dans les extraits, par exemple, une molécule de saveur que recherche l’industrie agroalimentaire», signale Pierre Laborde, directeur général.Outre ce champ d’activité, Kemestrie collabore avec l’entreprise pharmaceutique péruvienne Sinquisa sur les applications pharmaceutiques des extraits.Les projets futurs?«Exploiter un concept nommé bioraffinerie [raffinerie de la biomasse], expose Pierre Laborde.Ce concept nous permettra d’utiliser les résidus de bois pour fabriquer une gamme de produits à applications pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques.Le but est d’essayer de fabriquer ces trois gammes de produits à partir d’une seule matière première.» Kemestrie est actuellement en pourparlers avec une entreprise qui dispose de cette matière première, de même qu’avec un industriel déjà présent sur le marché.«Il s’agit d’aller un peu plus loin, de partir de l’extraction et de faire la conversion en produits un peu plus sophistiqués», conclut Pierre Laborde.PHOTO TEMBEC La compagnie Tembec gère les ressources en fibres de bois de façon à optimiser l’allocation forestière et à assurer un rendement continu.Les secrets de l’aquaculture Le comté de Bellechasse, dans la région de Québec, recèle une PME qui recourt à la biotechnologie pour produire des truites très particulières.Pisciculture des Alléghanys se spécialise dans la production de trois espèces de truites qui servent autant à l’ensemencement des lacs privés et des pourvoiries que pour la consommation de filets de poissons frais dans les restaurants.«Nous faisons la production de l’œuf jusqu’à la truite adulte», relate Mireille Roy, copropriétaire de l’entreprise qui emploie une quinzaine de personnes.Le recours à la biotechnologie permet de produire des femelles stériles, un poisson utilisé par les producteurs de truites pour consommation.«Cette truite a la propriété de ne consacrer aucune énergie à sa reproduction, explique Mme Roy, donc sa croissance n’est pas interrompue.La chair de ces truites stériles demeure toujours belle et pigmentée et le poisson croit phis vite, car O n’y a pas trois ou quatre mois durant l’année où il se prépare à frayer.» Pisciculture des Alléghanys produit cent tonnes de truites par année, en phis des œufs de truite, et vend énormément en dehors du Québec, notamment en Ontario et dans les provinces maritimes, aux Etats-Unis et en Europe.Claude Imfleur PHOTO CLAUDE MOFFET Il est maintenant possible d’utiliser les résidus de bois pour fabriquer une gamme de produits à applications pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques.BioChem Pharma une entreprise mondiale vouée à la santé Fondée en 1986, BioChem Pharma figure parmi les jeunes entreprises biopharmaceutiques les plus Importantes en Amérique Par l'entremise de ses trois filiales, BioChem Thérapeutique, BioChem ImmunoSystèmes et IAF BioVac, BioChem Pharma est engagée dans la recherche, le développement, la fabrica- tion et la commercialisation de produits innovateurs destinés à la prévention, au dépistage et au traitement d'une vaste gamme de maladies humaines.BioChem Pharma 275, boul.Armand-Frappier Laval (Québec) Canada H7V4A7 Téléphone : (514) 681-T 744 Télécopieur : (514) 978-7755 m, -«m : ¦ Vi.Recyclage des produits forestiers La biomasse provenant des scieries et des stations d’épuration est utilisée comme combustible
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