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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-03-27, Collections de BAnQ.

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FONDE E N O s> * Vol.I- X X XVII N O M O N T II K A I.I.K M K II O C Vj -t- I**»* »«»•* I* ».ik»« »#•» Sfe* » « V * «V WM Mb v**.«a) »“V w Recensement Le Bloc accuse Ottawa de «patronage» JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Bloc québécois accuse le ministère fédéral de l’Industrie de se livrer à du favoritisme politique dans l’embauche des milliers de personnes qui seront appelées à effectuer le recensement canadien de 1996.Pendant toute la période des questions hier aux Communes, le Bloc s’en est pris avec énergie au ministre John Manley, dont le bureau faciliterait l’engagement par Statistique Canada de sympathisants libéraux pour combler les 2000 postes de commissaire et les 35 000 postes de recenseur.Du «patronage», a dénoncé le BQ.Le problème vient de ce que chaque député fédéral, tous partis confondus, a été appelé à nommer un bénévole de son comté chargé de soumettre une liste de candidats potentiels aux postes à pourvoir.Or le Bloc, note de service de Statistique Canada à l’appui, affirme que des demandes semblables ont été adressées aux organisations libérales locales dans les circonscriptions détenues par l’opposition.Et ces listes libérales, soupçonne-t-on, se seraient vu accorder la mention «prioritaire» par le bureau du ministre au détriment des autres.La référence, dans cette note, à des iistes «prioritaires» mais aussi «bloquistes» a attaché le grelot.Selon le chef du Bloc Michel Gauthier, c’est là un cas patent de traitement préférentiel en fonction de l’allégeance politique.En réplique, M.Manley a fait valoir que les listes remises à Statistique Canada contiennent également des noms suggérés par l’opposition.De plus, a-t-il expliqué, l’administration de tests a fait part de résultats décevants, plusieurs postulants n’ayant pas la compétence requise pour exercer les fonctions.Pour cette raison, le recours à des listes supplémentaires aurait été rendu nécessaire.Le Bloc a promis de revenir à la charge sur ce dossier dès aujourd’hui.Ottawa a pris Québec par surprise Le fédéral a annoncé son intention de relier j toutes les écoles du pays au réseau Internet '.1 PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le ministère fédéral de l’Industrie a annoncé hier qu’il entend relier toutes les écoles du pays au réseau Internet d’ici l’année prochaine grâce à un partenariat avec onze compagnies de téléphone.La nouvelle a semblé prendre le ministère québécois de l’Éducation par surprise: au cabinet de la ministre Pauline Marais, on a appris la nouvelle hier.«Pour le moment, nous n’avons pas vraiment d’opinion puisque le projet fédéral soulève beaucoup de questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponse, particulièrement en ce qui concerne le financement, a expliqué la porte-parole de la ministre Marais.Cela ne change rien aux projets de notre ministère dans le domaine.» Selon le projet annoncé hier, le fédéral se montre prêt à investir quatre millions de dollars pour «appuyer et accroître l’apport de dizaines de millions de dollars déjà alloués par les gouvernements provinciaux et territoriaux et par les com- missions scolaires dans le but de mettre sur pied leur infrastructure de réseau».Ia* projet total est évalué à environ 16 millions.Stentor, qui regroupe les principales compagnies de téléphone au Canada, doit collaborer avec Rescol (Canada’s School Net), un producteur et prestataire de ressources et de services en enseignement, pour accélérer la mise en place dans toutes les écoles canadiennes d’un accès peu dispendieux et rapide à Internet d’ici la lin de l’année scolaire 1996-97.Pour parvenir à réaliser cet objectif, Stentor mettra à la disposition des écoles deux canaux satellites sans frais pendant deux ans, et on pourra accéder à ces canaux par la technologie «DirecPC» deTelesat Canada.Des tarifs privilégiés seraient consentis pour l’accès à Internet et les écoles participantes recevraient des logiciels gratuits de navigation sur Internet.Selon le communiqué émis par le ministère fédéral, les écoles qui souhaitent avoir accès appç canaux satellites devront se procurqp le matériel nécessaire et débourse^ chaque mois «des frais modiques», j Ias écoles auraient donc accès au| réseau Rescol, qui procurerait un aç-, cès «contrôlé» à Interne^ ainsi, on pourrait bloquqr, certains sites du World| Wide Web jugés peu adç-j quats pour des étudiants., Au début mars, Le Devoir révélait que le gouveç-.nement québécois entend présenter d’ici la fin avril une politique d’informatisa-) tion des écoles pour fair^ suite à la Conférence socioéconomique sur le^i technologies de l’inform^ tion en éducation qui se te-j nait en janvier dernier.,, A l’occasion de cette conférence, l£, précédent ministre de l’Éducation, Jean Garon, avait pris un certain nombre d’engagements, dont celui de relier toutes les écoles à l’autorou-.te de l’information en 1996-97.Ces engagements doivent maintenant être revus par la ministre Marais.n «U1 projet fédéral soulève beaucoup de questions», dit Pauline Marois IkDcKî Men Gg ÛTVnttflS La Ferveur elfe.Doute Stl rié-Marie Sicotte Le deuxième tome de la biographie de Gratien Gélinas.L’histoire d’un homme immense, pionnier de la dramaturgie québécoise.Gratien Gélinas La Ferveur et le Doute tome 2 296 pages, illustré, 24,95 $ LES ÉDITIONS QUÉBEC / AMÉRIQUE SALUENT La Journée mondiale du théâtre Hydromega Les associés secrets avaient confié à un tiers les négociations avec Hydro ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE La cinquième journée des travaux de la Commission d’enquête sur la production privée d’électricité vendue à Hydro-Québec a permis d’apprendre qu’afin de protéger leur identité, les quatre employés d’Hy-dro-Québec qui avaient formé une compagnie privée pour exploiter des petites centrales avaient décidé de confier à un tiers les négociations à mener auprès d’Hydro-Québec et du ministère de l’Énergie.Ce tiers, Maurice Roch, est en fait l’oncle de Jean Roch, qui travaillait à Hydro-Québec à l’instar de ses associés dans la compagnie Hydromega, soit John Couture, Jacky Cerceau et Gilles Bellemare.Dans son témoignage, hier, Maurice Roch a décrit les quatre associés comme des gens «plus catholiques que le pape» du fait qu’ils lui avaient donné rendez-vous un samedi matin, jour de congé.Les quatre hommes ont formé leur association en 1984.M.Roch a été embauché en août 1985, quelque neuf mois plus tard.Maurice Roch a affirmé qu’il n’avait pas revu les quatre hommes au cours des années suivantes jusqu’à ce qu’ils remettent leur démission à Hydro-Québec, en 1987 pour l’un et en 1988 pour les deux autres.Seul Gilles Bellemare est toujours en po$te.A la lumière d’une lettre qu'a fait parvenir Maurice Roch au sous-ministre de l’Énergie et des Ressources, François Geoffrion, le 2 février 1989, Maurice Roch servait vraisemblablement d’intermédiaire.Ainsi, il n’a pas expliqué la provenance du texte attaché à sa lettre et qui faisait le point sur les discussions avec Hydro-Québec et le MER relativement à l’exploitation de petites centrales privées.Les renseignements qui s’y retrouvent démontrent qu’Hydromega avait déjà procédé à l’évaluation de sites désaffectés au Québec, complété un montage financier, présenté une demande formelle à Hydro-Québec et au ministère de l’Energie et des Ressources assortie d’un plan d’exploitation.L’auteur du texte se plaignait de ce que les choses n’évoluaient pas et faisait référence à un entretien s’étant déroulé au bureau du sous-ministre Geoffrion, à Québec.«Nous avons bien apprécié les échanges d’idées et nous sommes d’accord [avec le fait] qu’il ne serait pas de mise pour le ministère de l’Energie et des Ressources d’accorder un privilège ou de démontrer du favoritisme», peut-on lire.Un peu plus loin, on peut lire: «Tel que discuté avec vous, nous croyons avoir un certain droit acquis et, comme compensation, votre ministère devait nous acèorder au moins trois des sites en question par ordre d’importance afin de procéder au programme d’expansion.» PRÈS D'UN MILLION DE PERSONNES ANALPHABÈTES AU QUÉBEC.La lutte contre l'analphabétisme figure parmi les consensus sociaux au Québec • Depuis des années, le conseil supérieur de l'Éducation propose la mise sur pied d'une politique pour contrer l'analphabétisme; • Depuis un an, le ministère de l'Éducation a commencé à reconnaître le travail des groupes populaires; • Les commissaires des États généraux sur l'Éducation estiment qu'il faut accorder une priorité à la question; Selon un sondage Léger-Léger/RGPAQ: • Près de neuf Québécois sur dix (87%) estiment que le gouvernement doit investir plus dans des programmes d'aide aux personnes analphabètes; • Pour près de 83% de la population, il est urgent que le gouvernement adopte, avant la fin de son mandat, un plan d'action global pour prévenir et combattre l'analphabétisme.,ts(.0PUlAlflESf> ttLÜ-LLiU.L C'EST SERIEUX! La nouvelle ministre de l'Education doit mieux financer les groupes populaires qui combattent l'analphabétisme.Le regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec 5040, boulevard Saint-Laurent, bureau 1, Montréal (Québec) H2T 1R7 277-9976 A (> I.K I) K V U I It .I.K M ¥.It (' It Y.H I M A It S I II I» ti 0 rr il WASHINGTON Charest garde le moral Il est d'un optimisme débordant en dépit de la déconfiture de lundi MARIE TISON PRESSE CANADIENNE TX7"ahington — Kn dépit d’une VV piètre performance aux élections partielles de lundi (à peine 7,5 % des votes exprimés dans l’ensemble des six circonscriptions), le chef conservateur Jean Charest a chanté les louanges de son parti hier à Washington.11 a fait valoir que le Parti progressiste-conservateur était en excellente position financière et qu'il se préparait à présenter des candidats dans toutes les circonscriptions canadiennes lors des prochaines élections fédérales.M.Charest était à Washington pour prononcer une allocution devant le Canadian-American Business Council.Devant un auditoire d’une soixantaine de gens d’affaires canadiens et américains, il a affirmé que le Parti progressiste-conservateur était le seul parti national capable d’offrir une alternative au gouvernaient actuel.Au cours d’une conférence de presse un peu avant son allocution, M.Charest a affirmé que les élections partielles ne constituaient pas un bon forum pour les conservateurs au Canada.Ce n’est que lors des élections générales que le parti pourra bénéficier de tous ses actifs.Ces élections, il les prédit pour l’année à venir.Il a expliqué que le gouvernement libéral faisait maintenant face à une faible opposition et qu’il serait probablement tenté de déclencher les élections pour ne pas laisser aux conservateurs le temps de s’organiser.M.Charest a déclaré que les Canadiens montraient fort peu de loyauté pour les partis politiques en place.Cela a été catastrophique pour les conservateurs en 1993, mais cela pourrait bien les aider cette fois-ci.Il n’y aura pas d’écoles de la ministre Marois se distancie de la politique de Garon Jean Charest PAUL CAUCHON LE DEVOIR La ministre de l'Education, Pauline Marois, a pris ses distances de la politique de son prédécesseur, Jean Garon: elle n'entend pas créer de nouvelles «écoles du ministre», du nom de ces écoles de village qui voyaient leur survie garantie par un permis spécial du ministre Garon.La ministre a confirmé cette orientation lors d’une rencontre privée avec les res ponsables de la Fédération des commissions scolaires du Québec, rencontre dont fait état la dernière édition du bulletin d’information de la fédération.Au cabinet de la ministre Marois, on a confirmé hier la nouvelle orientation.«Nous n’entendons pas créer de nouvelles écoles de la ministre, a déclaré l'attachée de presse de Mme Marois.Nous pensons que les commissions scolaires Mint (1rs rutiles lllltollomrs.mers |MI des élus redevables devant la population.» Quant aux deux écoles du ministre actuellement en expérimentation, «nous attendons les évaluations», ajoute-t-on au cabinet Selon la Fédération des commissions scolaires, Mme Marois entendrait plutôt trouver des solutions à plus long terme au problème des petites écoles «en regardant du côté des règles budgétaires».A la fédération, on rappelle qu’en 1978, un précédent ministre de l’Education, Jacques-Yvan Morin, avait proposé un énoncé de politique sur les écoles de quar- tier et de village qui prévoyait des mesures budgétaires s|)éciales pour le maintien des écoles dans les petits milieux.Un porte-parole de la Fédération des commissions scolaires, Denis Pouliot, rappelle que le plan, qui n’a finalement jamais été mis en vigueur, proposait de modifier le ratio maître-élèves et prévoyait l’équivalent d’une prime pour que les plus petites écoles puissent se payer des enseignants.La fédération aimerait pouvoir discuter à nouveau de ce plan.loirs ,ck“ son passage à la tête du ministère de l’Éducation l’année dernière, Jean Garon avait accordé un permis spécial à deux écoles de village, à Lefebvre et à Saint-Lucien, pour contourner la décision de la commission scolaire de fermer une école condamnée.Ces projets sont demeurés controversés: ils ont réjoui plusieurs parents et responsables de municipalités mais soulevé la colère de commissions scolaires et même d’enseignants puisque dans le cas de Lefebvre, la CEQ a intenté l’été dernier une poursuite contre le ministre, estimant que l’école avait été créée illégalement, en violation de la Loi de l’instruction publique.V » La préoccupation envers les petites écoles de village ou de quartier demeure entière: le Québec compte 490 écoles de moins de 100 élèves, dont 285 représentant la dernière école de leur municipalité.Pauline Marois Le discours de Bouchard a inquiété les personnes âgées >!> ti!» NORMAN DE LISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les personnes âgées sont inquiètes d’un certain nombre de mesures annoncées lundi par le premier ministre du Québec Lucien Bouchard dans son Discours inaugural.«Nous attendons de voir ce qui va arriver.Nous devons avoir plus de détails mais il y a de l’inquiétude», a commenté hier Martine Langlois, porte-parole de la Fédération de l’âge d’or du Québec.Cinq mesures annoncées par le gouvernement risquent de toucher es personnes âgées: ¦ le remboursement des frais d’hospitalisation à l’étranger sera aboli; ¦ le nouveau régime d’assurance-médicaments; ¦ la révision du régime de rentes du Québec: ¦ la mise à la retraite obligatoire à 65 ans; ¦ des modifications au Code civil sur l’obligation alimentaire des grands-parents.Quelque 100 000 citoyens québécois âgés se rendent annuellement en vacances dans le Sud, principalement en Floride.Jusqu’à maintenant, le gouvernement compensait l’équivalent versé au Québec en cas d’hospitalisation ou de traitement médical d’urgence reçu à l’étranger.Cette somme représentait 10,8 millions par année.On mettra fin à cette mesure, a annoncé M.Bouchard.Mme Langlois a signalé hier que la plupart des Québécois âgés se rendant en Floride contractent déjà une assurance privée avant leur départ.Cette assurance privée peut coûter jusqu’à 900 $ pour six mois, et plusieurs aînés craignent que leurs primes d’assurance n’augmentent à la suite de l’abolition du remboursement des frais d’hospitalisation.Quant au nouveau régime d’assurance-médicaments, le premier ministre Bouchard a mentionné qu'il sera «équitable parce qu’il tiendra compte de la capacité de payer de chacun».De là à croire que les personnes âgées plus riches auront à assumer une partie du coût des médicaments qui sont gratuits popur eux actuellement, il n’y a qu’un pas que plusieurs ont franchi avec inquiétude.Enfin, des personnes âgées craignent que leurs prestations du régime des rentes soient compromises par la réforme du système que promet M.Bouchard.n Assistés sociaux lj Du côté des assistés sociaux, une mejf, sure annoncée par le premier ministry,> sème l’inquiétude, a indiqué Jean-Yves Desgagnés, porte-parole de l’Association pour la défense des droits sociaux (ADDS) de la région de Québec._ ^ Il s’agit de la «réorganisation» de l’àllo* cation de logement que touchaient certains prestataires de l’aide sociale.Il s’agit d’une allocation pouvant aller jusqu’à 90 $ par mois, et qui aide les familles nombreuses à mieux se loger.«L^ couper serait une économie réalisée au détriment des pauvres», a commenté M.Desgagnés.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES FAX: 985-3340 ¦m ¦ ic'b rnbl II! I •N • D • E *X 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL Achat-vente-échange 100 Visites libres 101 Propriétés à vendre 103 Condominiums et co-popnétés 105 Propriétés à revenus 115 Extérieur de Montréal 120 Laurentides 121 Cantons de l’Est 125 Hors-frontières 130 Maisons de campagne 132 Chalets 134 Terrres-fermes 135 Terrains 150 Transactions diverses 151 Services immobiliers Location 160 App.et log.à louer 164 Condominiums à louer 165 Propriétés à louer 175 Maisons de campagne à louer 176 Chalets à louer 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL Achat-vente-échange 201 Propriétés commerciales 203 Propriétés industrielles 205 Espaces commerciaux 210 Commerces à vendre 220 Entrepôt (Vente-location) 230 Gestion immobilière Location 251 Bureaux à louer 259 Espaces comm.et ind.à louer 275 Locaux à louer 300 • 399 MARCHANDISES 301 Oeuvres d’art 303 Antiquités 313 Ordinateurs 314 Bureautique 315 Téléphonie 313 Mobilier de bureau et acc.320 Ameublement 335 Bois de foyer 350 Animaux 400 • 499 OFFRES D'EMPLOIS 401 Postes cadre et professionnel 402 Éducation 405 Santé + serv.communautaires 408 Secteur culturel 410 Bureaux 415 Secteur informatique 420 Secteur vente 435 Restaurants et hôtellerie 440 Services domestiques 455 Emplois partiels + saisonniers 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 501 Occasions d’affaires 508 Services financiers 510 Comptabilité 512 Déclaration d’impôts 515 Informatique et bureautique 520 Préparation de C.V.522 Traitement de texte 523 Traduction, rédaction 529 Services professionnels 530 Cours 540 Santé 542 Massothérapie 543 Psychothérapie 544 Croissance personnelle 546 Cartomancie, astrologie 550 Voyages 555 Garderie 560 Entretien, rénovation 564 Décoration intérieure 570 Terrassement, paysagistes 575 Déménagement 600 • 699 VÉHICULES 675 Bateaux, yachts, voiliers 695 Automobiles LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 16 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3344 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 'AMERIOWI ¦EXRBESS APPARTEMENIS-LOGEMENTS A BUREAUX A LOUER MASSOTHERAPIE DÉMÉNAGEMENTS DICE S MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 PROPRIETES A VENDRE AHUNTSIC, beau cottage, 1606 Gouin, 149,000$.Aubaine.727-7877.OUTREMONT, cottage, const.1980, grand jardin, serre, 2 foyers, gar.double, rue Airlie.733-1228, soin 656-1187.0UTREM0NT-EN-HAUT Magnifique propriété complètement rénovée.Grand jardin paysager, gagnant de plusieurs prix.Prix réaliste 1996.Danielle Boulay, agent immobilier affilié.Royal Lepage (514)489-5025.RÉSIDENCE VICTORIENNE en pierre, 3 étages, cachet unique, jardin, pisc., 325,000$.Près rue Cherrier.527-8700.ST-HUDERT, duplex détaché, 2X4 1/2, 85,000$ (négoc.).376-5345.ST-MICHEL Duplex 2X41/2 + poss, bachelor, toiture, élect.et plomberie refaites, 139,000$.d721-5750.HORIZONTALEMENT 1- Avoir des visions.2- Éminence.— Qui se reproduit par des oeufs.3- Mulot.— Boucher avec de la maçonnerie.— Carie.4- Se dit d’un produit qui détruit les microorganismes.— Échassier.5- Méconnu.— Glucide hydrolysable.6- Sa larve creuse le bois.— Quatre.7- Oiseau.— Fleuve de ! France.— Perroquet.8- Route rurale.— Douleur d’oreille.9- Manière de chasser le cerf (Vén.).— Maté.10- Plante originaire du Mexioue.— Cri.11- Sot.— Tout ce qui agit.12- Souder.— Grave.VERTICALEMENT 1- Qui se nourrit d’herbes.— Avalé.2- Amincir.— Secte bouddhique 3- Caractère de la sensation auditive.— Gamin de Paris.4- Lutécium.— Goulot.— Parer.5- Instrument de musique à vent.6- Mesure de longueur.— Autrement dit.7- Paf.— Formation de talles par une plante.8- Conteste.— Prisonnier.— Erbium.9- Passionnée.— Ancienne ville d’Arménie.10- Radium.— Bismuth.— Pierre d’aigle.11- Tendre.— Hélium.12- Élimination de la sève des bois avant leur mise en oeuvre.— Préfixe signifiant «hors».Solution d’hier i n « 5 « M t IQ II H H?AON OeÏLÉflO • ArrrWEw i SJÊFy r» "¦CI /A ETE RP EBE .CdEÉP-WT ’> I I 1 < 1 , M * H » I) VIEUX LONGUEUIL, boul.Quinn, coin de rues.Cottage semi-détaché, 3 c.c., foyer, s./sol aménagé, terrain paysagé, chauff.bie-énrgie: thermo-pompe + mazout, syst.d’alarme, garage séparé, 149,000$.679-2987,679-3011.CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS PROPRIETES A REVENUS IMMEUBLE 4 logements avec restaurant, sur Laurier, près métro.281-6493.Proprio prend retraite.VIEUX-LONGUEUIL.Recherchons partenaire, 50-50, pour notre 6 logements.Raison: demeurons Rimouski.Serai à Longueuil 23-30 mars.(514)674-0164, (514)891-5077.MONT TREMBLANT, condo 2 c.c., mezzanine, foyer, piscine, plage privée, tennis, ski, 139,000$.Jour: 842-5866.soir: 953-1383.STE-ADELE 5 min.Morin Heights.Chalet bois rond, 10 arpents, 59,000$.731-7833.CANTONS DE L'EST SUTTON ts services beau 10 (6ch)+gmd atelier/boutiquecomm+parking au proprio.Rev2K4 payent lout tgrange+pisci-ne+terrain etc.Partez atfaire=S0 di-rectS89M 585-1418.VALCOURT.MAISON SUR 12 ACRES.7 pièces, 2 s./b., toit cathédrale, vue panoramique.107,000$.(514)532-2064.MELROSE/MONKLAND, 4 1/2, 5 1/2, chauffés, eau chaude, rénovés, grands.486-5700, 596-0299, voir concierge 4315 Melrose.#20.MTL-NORD, haut duplex, 5 1/2, eau chaude, 2 balcons, face parc, tous ser-vices.4855.325-3798.NOUVEAU RSMT.Haut duplex 5 1/2, ent.rénové, repeint, luminosité, ave tranquille, fenêtres manivelles, prox.métro Langelier, École Louis Riel, Hôp.Maisonneuve.Libre imm.600$/mois.655-4908.OUTREMONT - TOUT MEUBLÉ 5 pièces, 2 c.c.Mai à novembre ou moins.274-8043,527-8373.OUTREMONT, 50 Willowdale, 2 1/2,3 1/2, 4 1/2, ascenseurs, chauffé.849-7061.OUTREMONT, rue Laurier, lace église St-Viateur, grand 6 1/2, très clair, 3 c.c., poss.25% bureau.1350$/m.733-1228, soir: 656-1187.PLATEAU PARTHENAIS/GILFORD Joli 31/2 rénové 94, pièce double + cuisine, pour 1er juillet ou avant.410$.527-3898 ou 985-3351.ST-HENRI.Bas, 41/2, près métro, dans 6plex, avec professionnels.Entr.lav/séch., belle cour, 520$ non-chaufté.Jour: 328-1929, soir (avant 20h00): 630-9954.VIEUX QUÉBEC Grand 6 pièces, meublé, chauffé, foyer.Juillet.418-692-5914 HORS-FRONTIERES Àl VIEUX-MONTRÉAL, charmant air, ascenseur, métro Square Victoria, parking, 300 à 1 800 pi.ca.849-5411 ou William 731-9490; 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MONDE Hanoi — Même si le net succès électoral de Lee Teng-hui peut introduire une nouvelle donne dans le bras de fer entre Pékin et Taïpeh, la crise entre la Chine et Taiwan a déjà eu pour effet de souligner la faiblesse de l’Asie du Sud-Est face à l’ex-«Empire du Milieu».L’Association des natio/is de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui groupe sept des dix Etats de la région, s’est gardée de manifester publiquement sa préoccupation face aux démonstrations de force chinoises.Seul Lee Kuan Yew, le patriarche de Singapour, s’est permis de lancer, à l’adresse de Pékin, un appel à la «patience».11 n’a pas davantage été question de reporter la visite officielle, prévue de longue date, que le premier ministre thaïlandais, Banham Silapa-archa, fait, ce dimanche 24 mars, en Chine.Cette extrême prudence s’explique.En 1995, Pékin a opposé deux fins de non-recevoir à l’ASEAN.Début août, lors d’une réunion ministérielle à Bruneï, la Chine avait indiqué que, tout en acceptant d’en «discuter», elle refusait de négocier avec l’ASEAN le différend qui l’oppose à quatre de ses Etats membres pour ce qui concerne la souveraineté sur la mer de la Chine du Sud.Et, en décembre, Pékin a été la première puissance à faire savoir quelle ne ratifierait pas le traité faisant de l’Asie du Sud-Est une «zone libre d’armes nucléaires», signé par les dix Etats de la région lors d’un sommet de l’ASEAN à Bangkok.Elle exige, en effet, que cette «zone» n’empiète pas sur les eaux de la Mer du Chine du Sud qu’elle revendique.Avant la fin du siècle, l’ASEAN groupera un demi-milliard de personnes lorsque le Laos, le Cambodge et la Birmanie auront rejoint ses rangs.Certaines de ses économies figurent parmi les plus dynamiques de la planète.Absence totale de politique de défense commune Mais, comparés à ceux de la Chine, ses moyens militaires demeurent encore limités, en dépit d’un sérieux effort d’armement amorcé ces dernières années.Surtout, tout en offrant, depuis 1994, une tribune où sont abordés les problèmes de sécurité régionale (le «Forum» de l’ASEAN), elle na pas encore ébauché une politique commune de défense.Certes, l’Association a réussi à calmer les tensions entre ses membres, à imaginer une zone de libre-échange et à effacer, en 1995, la dernière frontière régionale de la guerre froide en intégrant le Vietnam.Mais, tout en prenant conscience de la montée en puissance de la Chine, dbnt les démonstrations de force à l’égard de Taiwan sont une illustration, elle manque d’un dénominateur commun qui lui permettrait de définir une stratégie à l’égard des puissances d’Extrême-Orient Mille ans de domination chinoise, suivis de mille ans de difficile voisinage, ont enseigné aux Vietnamiens une stratégie de résistance qui tient de la corde raide à l’égard de leurs anciens maîtres.L’Indonésie, où le sentiment antichinois demeure très fort, s’appuie d’autant plus sur le Vietnam que ce pays a barré la route du Sud aux Chinois.L’ASEAN est loin, toutefois, d’être dominée par un axe Vietnam-Indonésie qui proposerait une cohabitation non dénuée de fermeté avec Pçkin, et dont le relais serait la primauté accordée par les Etats- Unis à la liberté de leurs voies de communication en Asie du Sud-Est dans le cadre d’une stratégie qui revient à prévenir, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’émergence de toute superpuissance en Asie orientale.Cependant, les intérêts du Vietnam ou de l’Indonésie peuvent se heurter à ceux de la Thaïlande, clé géographique, qui a toujours su, tel le bambou, «plier avec le vent».Pour nourrir le dynamisme de leur économie, les Thaïlandais ont besoin détendre leur emprise sur les provinces méridionales de la Chine, le Laos, le Cambodge et la Birmanie.Cette politique implique quelques accommodements non seulement avec Pékin mais aussi avec Rangoun, dont l’armée vient d’être rééquipée par la Chine.En outre, la Thaïlande n’est pas directement concernée par le différend en mer de Chine du Sud, et certains de ses conglomérats, d’origine chinoise, ont déjà investi plusieurs milliards de dollars en Chine.L’Asie du Sud-Est est, en effet, désormais, davantage qu’un champ privilégié d’intervention de capitaux venus du Japon, de Taiwan, de Corée du Sud ou de Hong-Kong.Entre l’Extrême Orient, Chine comprise, et l’Asie du Sud-Est, les échanges commerciaux se développent à un rythme accéléré depuis le début des années 90, contribuant donc à dresser un écrai) de fumée face aux véritables intérêts, à long terme, des Etats concernés.Il serait donc étonnant que, en dépit de son succès, le président Lee Teng-hui puisse se rendre en Asie du Sud-Est, comme il l’avait fait voilà deux ans, pour y jouer au golf et y être reçu, même en privé, par le président Ramos des Philippines, le président Suharto d’Indonésie ou le roi de Thaïlande.Cette époque semble révolue.Les pays de la région ont beau être tributaires, en priorité, de l’équilibre de l’Extrême-Orient, ils n’ont encore ni les moyens ni la volonté d’influencer le cours des événements chez leurs voisins septentrionaux.EN BREF ?MUSKIE MEURT À 82 ANS Washington (Reuter) — L’ancien secrétaire d’État américain Edmund Muskie est décédé hier matin à la veille de son 82r anniversaire des suites d’une crise cardiaque qui l’avait frappé jeudi dernier, a annoncé un porte-parole du centre médical universitaire de Georgetown.Edmund Muskie avait été,gouvemeur du Maine de 1955 à 1959 et sénateur de cet Etat de 1959 à 1980.Il avait figuré comme candidat à la vice-présidence sur le «ticket» de Hubert Humphrey, battu à l’élection présidentielle de 1968 et avait brièvement brigué l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 1972.Le président Jimmy Carter le nomma secrétaire d’Etat en 1980 en remplacement de Cyrus Vance, qui avait démissionné à la suite de l’échec d’une opération militaire lancée pour libérer des otages américains en Iran.Le scandale de la «vache folle» ébranle le gouvernement britannique Major envisage la destruction du bétail Les vétérinaires de Bruxelles maintiennent l'embargo contre la viande anglaise Le Comité vétérinaire de l’Union européenne a maintenu hier son avis recommandant une interdiction de l’exportation de viande bovine et de produits élaborés à partir de viande bovine britannique, a-t-on indiqué de source diplomatique italienne.Cet avis doit être formellement entériné aujourd’hui par la Commission européenne.Le Comité vétérinaire, dans un premier avis rendu à l’issue d’une réunion lundi, avait estimé qu’un risque de transmission de la maladie de la «vache folle», touchant essentiellement le cheptel britannique, à l’homme ne pouvait être exclu.Il avait en conséquence recommandé l’interdiction temporaire de toutes les exportations de bovins, de viande de boeuf et de produits à base de cette viande en provenance du Royaume-Uni.Londres (Reuter) —John Major a laissé entendre hier soir aux Communes que le gouvernement pourrait finalement se résoudre à l’abattage d’une partie du bétail britannique afin de calmer les esprits face à la maladie de la «vache folle».Le premier ministre britannique a déclaré qu’il avait reçu une lettre de l’Union nationale des agriculteurs demandant au gouvernement de ramener la confiance des consommateurs en s’assurant que les boeufs d’un certain âge n’entraient pas dans la chaîne alimentaire.«Mes collègues et moi-même allons étudier le contenu de cette lettre avec beaucoup d’attention», a indiqué John Major qui a précisé qu’une telle mesure pourrait s’avérer nécessaire, davantage pour ramener la confiance que pour pour des raisons scientifiques.La proposition du syndicat des agriculteurs (National Farmers Union) vise effectivement à calmer les inquiétudes des consommateurs britanniques et étrangers depuis l’annonce d’une possible transmis- «Ce ne sont pas les vaches qui sont folles, ce sont les gens qui deviennent fous» sion à l’homme de la maladie de la vache folle, l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine).Avant la déclaration de John Major, les autorités britanniques avaient tenu bon face aux pressions de Bruxelles.Ix1 ministre de la Santé, Stephen Dorrell, avait insisté quelques heures plus tôt sur l’ampleur des mesures déjà prises pour lutter contre la maladie, estimant qu’un abattage du cheptel constituerait un «gâchis grotesque de ressources».Il avait par ailleurs dénoncé l’hystérie qui s’était emparée des consommateurs et répété que les risques de contamination pour l’homme par la «maladie de la vache folle» étaient plus que minimes.«Ce ne sont pas les vaches qui sont folles, ce sont les gens qui deviennent fous», avait déclaré, exaspéré, Stephen Dorrell, sur les ondes de la BBC.Les experts médicaux britanniques ont tenté en vain de convaincre les responsables de l’Union européenne de revenir sur leur décision d’interdire toutes les exportations de viande bovine du Royaume-Uni.Des sommités vétérinaires et médicales du Royaume-Uni ont rencontré lundi matin les experts de la Commission européenne pour tenter de leur démontrer que les mesures prises par Londres pour enrayer l’épizootie étaient largement suffisantes.British Airways a pour sa part annoncé qu’elle avait retiré le boeuf britannique de ses menus «pour tenir compte des inquiétudes des passagers et après un examen approfondi des rapports scientifiques», a déclaré un porte-parole de la compagnie.La «maladie de la vache folle» a également provoqué des remous au sein du Parti conservateur britannique.Les observateurs politiques estiment que la crise aura des répercussions fâcheuses sur la confiance de l’opinion publique dans les ministres avec ses inévitables conséquences électorales.«Il n’y a qu’une seule chose de sûre à propos de l’affaire de la maladie du boeuf, c’est que les tentatives du gouvernement pour rassurer la nation ne calmeront personne et ne feront que du mal à la cause conservatrice», écrivait hier Andrew Marr dans The Independent.Alors ciue la consommation repartajt de l’avant, que le chômage diminuait et que' les diminutions d’impôts devaient intervenir le mois prochain, les stratèges du Parti conservateur ne cachaient pas leur optimisme pour les élections de mai 1997.Mais désormais des parlementaires conservateurs reconnaissent en privé leur malaise et même les journaux résolument pro-conservateurs critiquent les hésitations ministérielles dans l'affaire de la vache folle.Boris Johnson dressait hier dans le Daily Telegraph un parallèle entre la crise de la vache folle et le jour où la livre sterling fut contrainte de quitter le système monétaire européen, en 1992.«Il y aura une sorte de mercredi noir, où le gouvernement sera obligé de dépenser des milliards pour restaurer la confiance dans le boeuf britannique, tout comme il a dépensé des milliards pour tenter de consolider la livre», écrit-il.Pour le Daily Mirror, pro-travailliste, il ne fait aucun doute que les conservateurs devront instaurer une taxe sur la santé.«Le moment est venu de sauver des vies, pas des votes», lance-t-il, provocateur.L’opposition tire à boulets rouges sur le régime de Kigali Pour un «Dayton» rwandais JOCELYN COULON LE DEVOIR Deux anciennes personnalités rwandaises ont plaidé hier à Bruxelles pour l’instauration d’un processus de paix «à la Dayton» qui permettrait d’accélérer la réconciliation nationale au Rwanda.L’ancien premier ministre rwandais Faustin Twagiramungu et l’exministre de l’Intérieur Seth Senda-shonga ont annoncé la création des Forces de résistance pour la démocratie (FRD), une plate-forme politique regroupant des membres de plusieurs partis politiques et qui se pose en interlocuteur du Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir à Kigali.Lors d’un entretien téléphonique avec Le Devoir, M.Twagiramungu a déclaré que «la peur» régnait présentement au Rwanda, deux ans après la prise du pouvoir par les rebelles du FPR.«Cette peur n’est pas perceptible à Kigali, la capitale, a-t-il dit.Mais elle est bien présente dans les campagnes et les autres villes du pays.» M.Twagiramungu est devenu premier ministre en juillet 1994 après la victoire des forces du FPR sur l’armée gouvernementale rwandaise, responsable du génocide de plus d’un million de personnes.Il a démissionné en août 1995 à la suite d’un différend avec l’homme fort du régime, le ministre de la Défense, le général Paul Kagame.Depuis, il vit en exil à Bruxelles.M.Sendashonga a pour sa part été limogé du gouvernement rwandais en juin 1995.En exil à Nairobi, au Kenya, il a été victime d’une tentative d’assassinat le 26 février % PHOTO PC L’ex-premier ministre Faustin Twagiramungu: «La peur» règne dans le pays.dernier.Sur les lieux de l'attentat, un membre de l’ambassade rwandaise a été arrêté, pistolet à la main.Les deux anciens responsables rwandais ont présenté une plate-forme politique en dix points dont les plus importants concernent le retour des deux millions de réfugiés présentement installés dans des camps au Zaïre et en Tanzanie, la dissolution de l’Armée patriotique rwandaise (issue du FPR) et des Forces armées rwandaises (l’armée de l’ancien régime Habyarimana), la création d’une véritable armée nationale, une intervention plus vigoureuse de l’ONU et le renforcement du Tribunal international pour le Rwanda (TPR) chargé de poursuivre les personnes responsables du génocide du printemps 1994.«Nous lançons un appel à la communauté internationale, a dit l’ancien premier ministre.Celle-ci devrait assi- ter notre pays afin qu une négociation semblable à celle qui s’est déroulée à Dayton [entre Bosniaques, Croates et Serbes] puisse se réaliser.Ce processus permettrait à tous les acteurs de la scène rwandaise —gouvernement et partis politiques — de trouver des solutions aux problèmes de notre pays.» Vers l’unification de l’opposition?M.Twagiramungu s’est aussi demandé pourquoi l’ONU n’interviendrait pas au Rwanda comme elle l’avait fait au Cambodge en 1992-1993.Au début des années 90, les Nations unies ont encouragé les quatre factions cambodgiennes à signer un accord de paix qui a ensuite été appliqué sur le terrain grâce au déploiement de 20 000 Casques bleus et l’organisation d’élections générales en avril 1993.Ce processus de paix a permis au Cambodge de réintégrer la communauté internationale.MM.Sendashonga et Twagiramungu ont aussi demandé la création d’une commission internationale d’enquête sur le massacre de Hutus par l’armée rwandaise, qualifié de «second génocide» et qui a fait selon l’ancien premier ministre plus de 20Q 000 victimes depuis 1994.A Montréal, Claude Rukeba, président de l’Union nationale rwandaise, a réagi favorablement au regroupement de l’opposition au sein des Forces de résistance pour la démocratie.«Il y a dans cette plate-forme des points communs avec ce que nous réclamons, a dit M.Rukeba.D’ici quelques jours nous allons prendre contact avec M.Twagiramungu pour discuter d’une action commune.» Des accusations de La Havane Nouvelles incursions en territoire cubain La Havane (AFP) — Cuba a dénoncé hier deux nouvelles violations de son espace aérien perpétrées par deux petits appareils venus du territoire américain, un mois après l’incident aérien du 24 février au cours duquel deux avions avaient été abattus par la chasse cubaine.Ces deux nouvelles incursions ont été annoncées par ; le ministre cubain des Relations extérieures, M.Rober-1 to Robaina, au corps diplomatique accrédité à La Hava- i ne, qui avait été convié à cet effet au ministère en fin de matinée.Selon M.Robaina, cité par une source diplomatique, deux appareils ont violé l’espace aérien cubain, au nord de La Havane, à deux reprises, dans la matinée de samedi puis dans celle de dimanche, soit un mois jour pour jour après l’incident aérien du 24 février.Lors de cet incident, deux petits appareils de l’organisation anticastriste Hermanos al Rescate (Frères du Se-cours), basée à Miami (Floride), avaient été abattus par un Mig-29 cubain au nord de La Havane.Interrogé par l’AFP à Miami, un porte-parole de cette organisation a déclaré hier qu’Hermanos al Rescate n’était pas impliqué dans les nouvelles incursions dénoncées par La IJavane.Selon les Etats-Unis, les deux appareils d'Hermanos al ; Rescate avaient été abattus sans sommation, le 24 février, dans les eaux internationales, ce que dément La Havane,, selon laquelle ils ont été détruits au dessus des eaux eu-' baines, à une distance respective de cinq et huit milles ; de Ja côte.A la demande des Etats-Unis et du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) a été chargée de mener une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.Une délégation de l’OACI a entamé lundi à La Havane une mission en ce sens.Le gouvernement cubain a également demandé à l’OACI de faire une «enquête exhaustive, sur les violations répétées, au fil des ans, de l’espace aérien cubain par des aéronefs provenant des Etats-Unis».À Okinawa, le gouverneur s’oppose à la volonté de Tokyo Yankees go Home Tokyo (AFP) — Le gouverneur de file japonaise d’Oki-nawa, Masahide Ota, largement soutenu par la population, a engagé hier une nouvelle épreuve de force sur le renouvellement de baux de terrains utilisés par l’armée américaine.M.Ota a annoncé qu’il persistait dans son refus de signer le renouvellement de ces baux, en dépit de l’injonction qui lui a été signifiée la veille par un tribunal, saisi par le gouvernement.Il a trois jours pour signer, selon le jugement «La situation dans la préfecture est très grave et étant en charge de l’administration, je ne peux ignorer la volonté des habitants», a déclaré M.Ota au directeur de l’administration des installations de défense, Masuo Morodomi, venu hier à Naha, la capitale de cette île du Pacifique, à 1600 km de Tokyo.Si M.Ota persiste, le premier ministre Ryutaro Hashimoto devrait signer à sa place, vendredi, permettant une extension de six mois des baux, selon une procédure d’urgence prévue dans le traité de sécurité liant les deux pays depuis 1950.Mais le risque est grand que les militaires américains se retrouvent occupants illégaux de ces terrains.35 propriétaires ont refusé de renouveler au 1er avril la location de 35 000 mètres carrés.Les habitants d’Okinawa réclament le départ des bases américaines qui occupent 25% de l’île.28 000 militaires américains y sont stationnés en permanence, sur les 47 000 déployés au Japon.M.Ota demande une réduction progressive de ces troupes en vue de leur départ définitif en 2015.La tension est montée après le viol en septembre d’une fillette de 12 ans par trois militaires américains, récemment condamnés à sept ans de prison.En octobre 80 000 personnes ont manifesté à Okinawa pour demander le départ des Américains.Un comité spécial a été constitué entre Japonais et Américains pour proposer d’ici la fin de l’année des mesures en vue de réduire les nuisances liées aux bases.Cette affaire devrait être largement évoquée lors d’une visite d'Etat du président Bill Clinton à Tokyo du 16 au 18 avril.I À qui appartient *Jérusaient ?mm* Vü* ! * 411 W»mm* mYr.Conférence de AERERT AGHAZARIAiX, éminent historien palestinien de passage à Montréal Ias jeudi 28 mars à 19 !¦ Hôtel de l’Institut, Salle Léonard-Gagnon 3535, rue Saint-Denis (métro Sherbrooke) Eutréc gratuite Cette soirée est organisée par le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) de concert avec l’Aide médicale pour la Palestine (AMP) et le Centre d’études arabes pour le développement (CEAD) Pour iuforniatiou : CISO (514) 356-8888 I.K I) K V U I l< .I.E M K R (' It K l> I 2 7 M A K S I II II II A 8 D I T 0 R 1 \ I La sourde oreille canadienne Michel Venue Le grand sondage de Radio-Canada sur l'avenir du pays n’a peut-être pas autant d’intérêt que si on était à la veille d’une échéance référendaire.Mais il a l’avantage de montrer avec une certaine cruauté à quel point la grande frousse donnée aux fédéralistes le 30 octobre n’a guère changé l’attitude des Canadiens à i’égard du Québec en dépit de l’ouverture des Québécois à négocier une nouvelle union.i le Canada a eu chaud le 30 octobre, il est revenu de ses émotions.À peine un Canadien sur cinq pense que Lucien Bouchard va réaliser l’indépendance du Québec.Seulement le tiers des Canadiens croient que les Québécois voteront OUI à un prochain référendum et guère plus n’envisagent que le Québec sera un jour un pays souverain.La crainte de voir le pays se briser a fait long feu dans les autres provinces.C’est peut-être pour cette raison que Jean Chrétien disait l’autre jour aux Communes, en réponse au chef du Bloc québécois: «Vous avez perdu le référendum, la partie est finie.C’est tout.» C’est tout.La vie reprend son cours normal, quoi.La peur d’une rupture effacée, les anciennes attitudes reprennent le dessus.Le Québec est différent par sa langue et sa culture, une espèce de bastion folklorique qui est une composante de l’identité canadienne.Certes, on devrait faire des offres à ces Québécois, ces Gaulois, avant un prochain référendum.Pourvu que l’on ne leur offre rien de sérieux.Pas même la reconnaissance de la société distincte, que Daniel Johnson et Claude Ryan sont réduits à devoir expliquer, dictionnaire à la main, lors de voyages dans les autres provinces.Quant à des pouvoirs spéciaux, il n’en est pas question disent 82 % des Canadiens hors Québec qui préfèrent encore qu’Ottawa continue d’exercer largement son autorité.Il est assez troublant de constater que nos compatriotes veulent des Québécois au Canada mais qu’ils demeurent fermés aux accommodements qui les rendraient heureux.On trouve même quatre Canadiens sur dix, 39 %, qui préfèrent que le Québec fasse l’indépendance plutôt que de lui accorder de nouveaux pouvoirs.Dans ces circonstances, les deux tiers des Canadiens daigneraient envisager le maintien d’une union économique avec le Québec.Le rédacteur en chef du Globe and Mail de Toronto, William Thor-sell, évoquait samedi des scénarios qui détaillent les conditions d’une négociation avec le Québec après un OUI à la souveraineté.La firme de cotation de crédit new-yorkaise Standard and Poors affirme aujourd’hui qu’elle s’attend à ce que, si un OUI l’emporte au référendum, la transition sera facilitée par la poursuite de diverses relations économiques.Pourtant, les Québécois démontrent dans ce sondage encore une fois que leur désir n’est pas de rompre.Ils le disent encore clairement: 63 % préfèrent obtenir plus de pouvoirs à l’intérieur du Canada alors que seulement 30 % préfèrent faire l’indépendance.Quatre Québécois sur cinq veulent une union économique avec le Canada, l’union canadienne, comme dirait Bernard Landry.Ce dernier suggérait d’offrir au reste du pays de négocier un divorce de velours.En réalité, le mot divorce n’est pas approprié, car il s’agirait d’une nouvelle relation.Le partenariat offert lors du référendum, ce n’était pas que de la frime.Pourquoi pas une politique étrangère commune, une union douanière, une politique de défense convergente, une réglementation harmonisée des marchés financiers et des banques, une poli- tique commune de protection de l’environnement.Tout cela faisait partie de l'offre de partenariat.Dans ce sondage, les Québécois disent: le NON l’a remporté au référendum, nous en sommes consients et nous l’acceptons.Mais nous ne renonçons pas à nos demandes.Nous voulons être reconnus pour ce que nous sommes et décider nous-mêmes de ce que nous deviendrons.Nous vous proposons, chers amis du Canada, de négocier tout de suite, d’éviter un référendum.Même que 60 % des Québécois, dont une proportion d’électeurs souverainistes, souhaitent que Lucien Bouchard négocie une nouvelle entente avec le Canada au lieu de travailler à la souveraineté.37 % des souverainistes pensent d’ailleurs que M.Bouchard en arrivera à une nouvelle entente à l’intérieur du Canada.C’est dire que s’il voulait négocier, le premier ministre du Québec en aurait le mandat.Mais il ne peut pas négocier seul.Un troisième groupe de Canadiens est en cause.C’est celui des Québécois de langue anglaise, qui se démarquent Ils sont toujours autant contre la souveraineté.Mais on remarque que beaucoup d’entre eux ont durci leur position.La moitié a songé à quitter le Québec depuis quatre mois.Et si le Québec devenait souverain, ils ne seraient pas solidaires de la décision majoritaire.La moitié refuse de reconnaître l’intégrité territoriale du Québec.Au contraire, la très grande majorité des francophones, 84 %, y compris ceux qui voteraient NON, se rallieraient pour protéger leurs frontières.Ces données confirment la fissure.En général, on a tendance à s’apitoyer sur le sort de ces anglophones qui souffrent, qui sont frustrés à l’idée que le territoire où ils habitent ne ferait plus partie du Canada un jour.On peut comprendre le désarroi.Mais comme le disait la romancière Monique Proulx, dans Le Devoir de samedi, avec plus de poésie que ce que peut se permettre un éditorialiste, ce serait bien si les anglophones de Montréal pouvaient comprendre que les souverainistes ne défendent pas leurs idées par provocation mais parce qu’ils veulent une patrie.En somme, les Québécois sont prêts à une nouvelle entente qui ne doit pas être à rabais.Cinq mois après le référendum, au moins la moitié voteraient OUI à nouveau si on les appelait aux urnes.Mais ils n’y tiennent pas.Le problème, c’est qu’en face, le négociateur Bouchard ne trouve personne à qui parler.A Ottawa, on fait encore comme si les deux millions trois cent mille électeurs qui ont voté OUI l’avaient fait sans se rendre compte.Si M.Chrétien pense que la partie est finie, il se leurre.Comme le disait le leader étudiant François Rebello, il vaut mieux se faire à l’idée parce que la jeunesse veut son pays.Les Canadiens des autres provinces ont décidé qu’ils ne feraient rien de substantiel pour satisfaire le Québec tant qu’un OUI majoritaire n’aura pas été obtenu à un référendum.Dommage.Les Québécois leur disent qu’il n’est peut-être pas utile d’aller jusque-là.S’il y a un autre référendum, ce ne sera pas la faute à M.Bouchard.Ce sera plutôt la faute aux fédéralistes et à M.Chrétien, la faute à l’élite canadienne impuissante.Si un troisième référendum survient, ce sera la faute aux fédéralistes.La liste d’épicerie de Libman Dans Le Devoir du 16 mars 1996, Robert Libman, drapé dans sa vertu, présente en quatre points sa liste d’épicerie — la légitimité de la main tendue du premier ministre Bouchard en dépendrait — sans offrir quoi que ce soit en retour.Faute de voir s’évaporer le spectre du prochain référendum et ce qui reste de notre ténue bouée de sauvetage qu’est la loi 101, ce monsieur voudrait ceci et cela, à défaut de quoi, crâneur, il fait planer la menace séparatiste de la partition et du départ imminent de la jeunesse anglophone.J’aurais, à mon tour, quatre suggestions à proposer à M.Libman.¦ Offrir des excuses publiques au nom de tous ces petits boss anglophones unilingues qui jusqu’à aujourd’hui ont fait suer des générations des nôtres, in English only.¦ S’engager à promouvoir activement l’apprentissage du français auprès; des centaines de milliers d’An-glo-Québécois unilingues, who couldn’t care less.¦ Dénoncer haut et fort l’unilinguisme qui prévaut dans les services publics des provinces anglaises, auprès des populations francophones du Rest of Canada.¦ S’insurger contre l’aberrante condition qui est faite à 40 % des Montréalais de langue française qui ne peuvent gagner leur vie entièrement en français, chez eux.Sans quoi, pour emprunter une façon de dire qui est la sienne, notre réaction naturelle à la main tendue de M.Libman est de reculer.Marc-André de BeUefeuille Sherbrooke, 18 mars 1996 LETTRES -?- La voie d’évitement Le texte d’Émile Boudreau sur la réforme monétaire {Le Devoir, 21 mars 1996) serait plus intéressant si sa conclusion n’était aussi irréaliste.Viser la réforme mondiale serait plutôt une belle finale, s’il y avait d’abord une réalisation locale.Il y a plus de 50 ans, les adversaires de toute réforme employaient la même voie d’évitement.Créée en 1933, la Banque du Canada devint rapidement quant à elle, une deuxième voie d’évitement en ne réalisant au-cunement le véritable objectif de sa création.Le réseau bancaire canadien privé continue toujours de créer le crédit national (le capital) à son profit.Plutôt que de nous enliser dans les mêmes vieilles ornières, ouvrons nos lumières et réalisons que le système actuel doit être réformé chez nous d’abord.Nos pires obstacles demeurent l’ignorance crasse et la servilité de nos élites.Adrien Gingras Brossard, 21 mars 1996 L’enfer de l’âge d’or Elle doute encore.Se demande si elle n’aurait pas pu «mieux le dire» et s’inquiète de ce qu’on ait bien saisi le sens de ses propos qu’elle souligne pourtant en gros traits.A 71 ans, Janette Bertrand continue de déranger et de nous renvoyer le miroir de ce que nous sommes, miroir souvent peu flatteur et parfois même cruel, mais toujours sans complaisance, dans le seul but de nous questionner, de nous faire réfléchir.Ce n’est pas sans un certain inconfort que j'ai visionné comme tant d’autres L'enfetde l’âge d'or, sa toute dernière dramatique présentée récemment sur les ondes de Radio-Québec.En levant ainsi le voile sur la situation des personnes âgées en perte d’autonomie, Mme Bertrand nous a fait entrer dans une réalité qu’on nous sert plus souvent qu’autrement sous forme de capsule dans le téléjournal toujours plus sensatipnnel qui meuble nos «ptites vies».À la limite du supportable — parce que criante de vérité —, cette dramatique était un concentré douloureux du sort que nous réservons aux «vieux» dans nos sociétés qui valorisent à outrance l’image de la beauté parfaite ou d’une longévité sans ride.Une dramatique qui faisait mal à voir parce qu’on y constatait aussi combien nos âmes sont malades de nombrilisme et combien nos petits bonheurs tranquilles ont préséance sur des valeurs qu’on doit légiférer pour être sûr de ne pas les oublier.En utilisant un jeune homme un peu rebelle sur les bords pour conjurer le sort d’une vieille dame que ses enfants avaient décidé d’enterrer bien avant qu’elle ne soit morte, Mme Bertrand nous rappelait aussi que la jeunesse porte en elle, malgré tout ce qu’on en dit, un trésor que nous lui dérobons un peu vite en la confinant à une génération qu’on a baptisée «x» et qu’on aurait intérêt à entendre et à écouter bien davantage.Continuez de douter si vous le voulez, Mme Bertrand, mais de grâce, n’arrêtez pas.À quand la multiplication des Janette sur nos petits écrans remplis d’eux-mêmes pour qu’on puisse enfin prétendre à de la «vraie télévision»?Robert Campeau Montréal, 25 mars 1996 .?HOLLYWOOD EST-H "RACISTE?E!»$£ 'v"" EN TOUT Cto, y AÎME.PAS, l£S P%S COCttOViSlj Les gros sabots [r====j| endredi dernier, le gouver- Vnement fédéral annonçait la création de quatre centres d’excellence en immigration et intégration en u===u dynamique urbaine, dont un à Montréal.En d’autres termes, Ottawa cherche à savoir — grâce à des chercheurs universitaires — comment se déroule ou ne se déroule pas l’intégration des immigrants dans notre belle métropole.Mais, me direz-vous, le Québec n’a-t-il pas la pleine responsabilité en matière d’accueil et d’intégration des immigrants indépendants depuis 1978?Si tel est le cas, vous vous demandez sûrement comment il se fiait qu’Ottawa surgit maintenant avec ses gros sabots d’ingérence politique.Doté d’un généreux budget de deux millions de dollars, ledit centre de Montréal regroupera 56 chercheurs de l’Université de Montréal, de McGill et de l’INRS.Entre autres questions, le centre s’intéressera à l’intégration linguistique des immigrants et à l’éducation.Montréal sera d’ailleurs le seul centre à s’intéresser à la question linguistique.Ce qui, on en conviendra, est une fort jolie coïncidence en ces temps où le français piétine en cette même ville et décline lentement dans les régions.En fait, c’est presque trop de sollicitude venant d’un gouvernement dont la politique de bilinguisme officiel prône l’égalité de statut et d’usage de l’anglais et du français.Mais trêve de cynisme en ces temps de réconciliation et de renaissance de l’axe Ottawa-Québec.En faisant sa petite annonce, la ministre fédérale de l’Immigration, Lucienne Robillard, laissait savoir que ces quatre centres de «recherche» permettraient à Ottawa de faire une meilleure sélection des immigrants, d’offrir un meilleur accueil et de favoriser une «meilleure» intégration.Voilà qui est, en effet, clairement «meilleur».Et pourtant — encore une fois — Québec n’a-t-il pas la pleine responsabilité en ces questions sur son propre territoire?Mais selon la directrice du centre d’études ethniques de l’Université de Montréal, Marie MacAndrew, le ministère québécois des Relations avec les citoyens y serait «impliqué» en tant que «partenaire».L’amabilité d’Ottawa JOSÉE LEGAULT ?est on ne peut plus attendrissante.Après tout, passer de la maîtrise d’œuvre au partenariat subordonné n’est-il pas dans l’air du temps?De l’art de faire fi tout en douceur d’une conquête majeure du Québec en matière d’immigration avec deux tout petits millions de dollars.Mais surtout, du très grand art de s’éclipser derrière le paravent de la recherche afin de mieux marcher dans les plates-bandes du Québec avec — en plus, semble-t-il — l’assentiment de ce dernier.Mais j’oubliais, un des membres du comité de coordination de ce centre, Morton Weinfeld de McGill, précisait à The Gazette que «les chercheurs n’entrent pas dans ce projet avec des arguments idéologiques préétablis».C’est bien connu, seuls les chercheurs souverainistes fondent leur travail sur des prémisses idéologiques.Jamais, au grand jamais, on ne saurait présumer d’un quelconque penchant politique ou idéologique dans un projet parrainé par Ottawa.Cette véritable petite industrie de 56 chercheurs — créée par la main charitable et combien désintéressée du fédéral — verra donc, toujours d’après Mme MacAndrew, à transmettre «plus efficacement» les données de recherche.À qui?C’est à voir.Elle tentera aussi — surprise, surprise — d’être «plus présente» dans le débat public et de rapprocher les chercheurs anglophones et francophones de McGill et de l’Université de Montréal.Jusqu’à maintenant, on fait toujours — et allègrement — dans l’air du temps.Si nous ne croulions pas sous le poids des soins attentionnés d’Ottawa sur un terrain officiellement sous le contrôle du Québec, nous en serions presque réduits à le faire nous-mêmes.Cette immixtion se fera aussi par l’entremise d’un autre projet d’Ottawa se nommant «Une nation d’immigrants».D’après le Globe and Mail d’hier, ce projet profitera dé la rondelette somme de 243 603 beaux dollars canadiens sauvés in extremis des compressions budgétaires.Il recensera les sources où l’on ferait preuve d’attitudes dites «racistes» ou «anti-immigrants» et «aidera» les médias à représenter l’immigration de manière positive.Selon le chroniqueur du Globe ans Mail, Michael Valpy, cet objectif pourrait transformer toute opposition ou critique envers les niveaux élevés d’immigration qui sont ceux du Canada en une manifestation de «racisme».En produisant tous ces nouveaux citoyens — et, au Québec, tous ces petits fédéralistes inconditionnels —, Ottawa ne veut surtout pag que l’on en questionne les impacts.À moins, bien entendu, qu’il ne puisse en contrôler la «recherche» et la communication que l’on en fera avec les médias, tel qu’en attestent tous ces nouveaux projets onéreux, ou mieux encore, qu’il puisse le faire avec ses «partenaires» locaux.L’ingérence d’Ottawa en matière d’immigration et d’intégration linguistique ne s’arrête pas là.En fait, elle dure depuis longtemps.Voir la Loi sur les langues officielles et le dépeçage méthodique de la loi 101 par les tribunaux canadiens.Tout récemment, le Commissaire aux langues officielles conseillait au fédéral d’«améliorer ses mécanismes d’accueil et d’aide à l’intégration» dans le but d’aider les communautés minoritaires linguistiques à se «rétablir démographiquement» en «établissant des partenariats».Rien de moins! En d’autres termes, l’objectif d’Ottawa — qui possiblement ne peut être de renforcer des minorités franco-canadiennes déjà en disparition tendancielle — semble être d’aider à l’an-glicisalion des immigrants québécois.Cela explique aussi pourquoi le même Commissaire aux langues officielles répète année après année que l’on devrait ouvrir les écoles anglaises du Québec à certaines catégories d’immigrants.Il serait intéressant de demander à Alliance Québec ce qu’il pense de ces projets et de ces ingérences du fédéral.Beau sujet de conversation pour leur prochaine rencontre privée avec Lucien Bouchard ce vendredi.À PROPOS -?- .de votre dette collective Depuis au moins 25 ans, le Québec est systématiquement en situation de déficit budgétaire.Son niveau d’endettement n’a donc cessé d’augmenter.Toutefois, ces dernières années, la plupart des autres provinces ont amorcé un virage budgétaire que le Québec n’a pas encore pleinement entrepris.En effet, son déficit a atteint 5,7 milliards $ en 1994-1995, soit 3,4 % de son PIB.Pour cette même année, deux provinces bouclaient leur budget avec un surplus budgétaire.Selon les données disponibles à ce jour, sept provinces prévoient dégager un surplus en 1995-1996.Seuls le Québec et l’Ontario anticipent des déficits qui excéderont 2 % de leur PIB.Aujourd’hui, avec une dette de près de 75 milliards $, le gouvernement du Québec affiche un des niveaux d’endettement les plus élevés parmi les provinces canadiennes.En rapport avec le PIB, seules Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse dépassent le Québec.Cet endettement correspond à 10 169 $ par personne, soit le montant per capita le plus élevé de toutes les provinces.Par ailleurs, la dette accumulée par le fédéral représente 19 736 $ par Canadien.Un Québec de responsabilité et de solidarité, Conférence sur le devenir social et économique du Québec, mars 1996.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur cd chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TI10UIN Directenr de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N Directeur artistique ROLAND-YVES CAR1GNAN 2050, rue de Bleury.9* étage.Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) K V (H II .I.K M K II (' Il K H I M A II S I II II II A J) I) E S Télésérie Jasmine Nouveaux visages du racisme De tout temps, il a été justifié par la peur de l’autre et l’intérêt personnel MA RC Kl.K A H II N 1)1 Juriste-criminologue, membre du Conseil des communautés culturelles et de l'immigration du Québec et membre de la Fondation internationale des amis de l’Afrique, l’auteur se prononce à titre personnel.omme moi, vous avez cer- Ctainement regardé la télésérie Jasmine où l’actrice principale est Unda Malo, une jeune femme métisse.Depuis la diffusion de cette télésérie, beaucoup de gens comme Nebar-doum Derlemari et Judith Derlemari, dont le texte est paru dans Le Devoir des 9 et 10 mars 1996, se sont demandé pourquoi cette femme est considérée comme une Noire alors qu’elle est mi-Noire, mi-Blanche.Selon eux, Jasmine (Linda Malo) n’est pas une vraie Noire.Je voudrais expliquer, à partir de cette situation, d’une part la transformation historique qu’a subie le concept du racisme et d’autre part la trajectoire tragique que les personnes métissées (racialement ou culturellement), les enfants adoptés phénotypi-quement différents de leurs parents adoptifs ainsi que les membres de groupes minoritaires doivent suivre.Le racisme d’Etat de type traditionnel, jadis pratiqué par l’Allemagne nazie et toutes les puissances colonisatrices incluant l’ancien gouvernement blanc d’Afrique du Sud, quoique disparu sous sa forme visible, se cache sous des formes variées allant de la discrimination indirecte au racisme systémique.Vous n’êtes plus Noir, Chinois ou Guatémaltèque.Vous êtes plutôt une minorité visible ou audible (linguistique).Mais vous restez toujours immigrant ou néo-Canadien ou Canadien d’origine africaine.Jamais vous ne serez Canadien ou Québécois tout court.Au travail, vous faites partie de groupes vulnérables: femmes, handicapés, minorités visibles.Bref, vous demeurez toujours l’autre, l’étranger.Comme la notion de la race a scientifiquement été contestée, les racistes, mieux les personnes ethnophobes, ont imaginé d’autres critères pour se distinguer de l’autre: la religion, l’orientation sexuelle, l’origine nationale ou ethnique, les traits physiques, la langue, etc.Les pancartes (Whites Only, Coloured Only ou Negroes Only) ont certes Z SOURCE RESEAU TVA Isabel Richer (Mariette), Unda Malo (Jasmine) et Allan Altman (Percy), dans une scène de la série télévisée.disparu des devantures des magasins, des écoles, des autobus et des bureaux, le complexe de supériorité, la haine et la peur injustifiée de l’autre, laquelle se fonde sur des préjugés et stéréotypes, demeurent encore dans les cœurs de la plupart des gens.Lors du premier colloque de la Chaire en relations ethniques à Montréal le 27 janvier 1993, le professeur Pierre-Jean Simon de l’Université de Rennes 2 en Haute-Bretagne nous a fait comprendre que le raciste n’a pas besoin de race.Il peut la créer comme les nazis qui avaient obligé les Juifs à coudre une étoile jaune sur les habits pour mieux les reconnaître.De tous les temps, le racisme a toujours été justifié par deux facteurs: la peur de l’autre et l’intérêt personnel.Une personne qui est raciste se nourrit de la peur de l’autre ou de la peur que l’autre, plus fort ou plus rusé, s’empare de son emploi, de sa femme ou de son mari et la condamne à la famine, à la misère, bref à la catastrophe.Les rapports rédigés sur ce thème par différentes commissions canadiennes et québécoises confirment tous l’existence d’un racisme systémique, indirect, mesquin et politiquement correct II y a actuellement, partout dans le monde, une reviviscence des nationalismes territoriaux, étatiques, religieux et ethniques.Comme tout phénomène social, le racisme a évolué et a pris plusieurs et différentes formes.Mais quelle que soit la forme prise, le résultat demeure le même.Aujourd’hui, c’est contre l’ethnophobie, nouveau visage du racisme, qu’il faudra lutter énergiquement.L’ethnophobie crée ou recrée des barrières infranchissables pour maintenir séparés les groupes dominés et les groupes dominants.Des ghettos d’habitation ou d’emploi se construisent ici et là.Comme le rappelait le professeur Simon, l’ethno-phobe considère son propre groupe, sa propre société comme le prototype de l’humanité.Et en conséquence, il méprise comme sauvage ou barbare tout ce qui va à l’encontre de sa propre culture, tout ce qui est étranger.Ici, c’est le port du voile islamique à l’école qu’on combat, là-bas, c’est le turban sikh porté dans les rangs de la police montée qu’on traîne devant les tribunaux.Bref, il y a encore des relents racistes, non, ethnophobes, dans notre société.Bien que l’ethnophobie ne soit pas le fait d’un seul groupe, ce qui fait la diffé- rence, c’est le pouvoir que détient le groupe ou l’individu ethnophobe.Face à l’ethnophobie, la sensibilisation à la richesse mutuelle de la diversité sociale, ethnique et culturelle ainsi que l’éducation dès le bas âge des valeurs de respect sont là des pistes de solution à exploiter.Sans être pessimiste, il est néanmoins utopique de croire que l’intégration des immigrants à la société d’accueil pourrait seule résoudre les problèmes.Il faut ajouter à cela l’acceptation par les membres de la société d’accueil, les valeurs positives de l’autre.Sinon, l’ethnophobie se manifestera toujours contre ceux et celles qui ne veulent pas demeurer différents.Le raciste est essentiellement anti-assimilationniste et farouchement contre le métissage, cet autre franchissement de la barrière.D’où le refoulement dans le groupe des dominés ou minoritaires des métis (mulâtres) comme Linda Malo (Jasmine) ou de tous ceux soupçonnés d’avoir, ne fût-ce qu’une goutte de sang impur dans les veines, comme encore Linda Malo et tous ceux qui lui ressemblent.Voilà pourquoi Jasmine est une Noire et considérée comme telle par le groupe dominant Rien d’étonnant! Les enfants d’hier, les démunis d’aujourd’hui Du côté du pouvoir, les «enfants de Duplessis» n’ont jamais eu d’alliés et n’en auront probablement jamais: qui donc les soignera, qui donc les guérira?BRUNO ROY L’auteur est écrivain et président du Comité des orphelins et des orphelines institutionnalisés de Duplessis 0COOID).Il est également président de l’Union des écrivaines et écrivains québécois.a commence à chauffer! L’indifférence s’atténue.Le vrai débat aura peut-être lieu.Le texte que j’ai signé dans Le Devoir du lor mars dernier a suscité deux virulentes réactions de la part de Marie-Paule Malouin (Le Devoir, 6 mars 1996) et de Niçole Laurin (Le Devoir, 14 mars 1996).À travers moi, les enfants de Duplessis sont encore pris à partie.Il est vrai que leurs cris dérangent.Pourquoi, alors, ne pas déstabiliser leur porte-parole?Rappelons que la recherche intitulée L’Univers des enfants en difficulté a été commandée par un groupe de communautés religieuses et payée par la Conférence religieuse canadienne.Dans ces conditions, il est difficile de croire que les résultats de cette recherche «à caractère historique et sociologique» (Malouin), puissent prétendre objectivement éclairer le débat.Ils ont plutôt pour effet de maintenir la polémique au lieu de l’apaiser.En effet, quand la probité intellectuelle d’une sociologue doublée d’une historienne, je le rappelle, est financée par un organisme partisan, que faut-il penser de son éthique professionnelle?Ma réponse est qu’une telle recherche est inféodée à des intérêts autres que la vérité historique.La rigueur universitaire ne peut être ici que compromise.Le dire est moins provocateur et moins violent que le silence entretenu sur les atrocités d’une époque.Car c’est bien de cela qu’il s’agit.Parler de tout, sauf du drame précis des enfants de Duplessis.Jamais je n’ai affirmé ou écrit que tous les orphelinats étaient des asiles.L’enfance en difficulté est une chose, les enfants de Duplessis, une autre.Ce dont nous parlons, c’est de ces orphelins qu’on a envoyés à l’asile et qui cherchent, aujourd’hui, à en comprendre les vraies raisons.Aux questions que je pose dans mon article, Marie-Paule Malouin informe le lecteur qu’elle «ne [veut] pas répondre.Ce serait une perte de temps et d’énergie.» Ici, notre sociologue joue à l’enfant: «Youpi! J’ai 1^ réponse mais je ne vous la dirai pas.» A son âge, c’est ridicule.Quel infantilisme! Je me dis que l’alibi de l’histoire, de la sociologie, de la politique, de la religion ou du féminisme, peu importe, s’il nous détourne de la vérité d’une époque, relève d’une stratégie de diversion qui s’appuie sur une perversité de l’esprit.Non, la lecture féministe de l’histoire ne me gêne pas.Non seulement Nicole Laurin fait-elle erreur en me prêtant un tel comportement, mais de toute évidence elle cherche à me piéger.Je n’ai jamais contesté que l’analyse des rapports entre hommes et femmes comme facteurs d’interprétation de certains faits sociaux puisse être d’une grande fécondité.Je dis seulement qu’il ne faut pas que cette lecture féministe, appliquée au dossier des enfants de Duplessis, obstrue la mémoire historique de leur tragédie collective.Je dis que si une telle approche servait à occulter les causes réelles de cette tragédie, elle ne servirait ni l’histoire, ni la sociologie, ni la cause des démunis dont se préoccupent tant nos très humaines sociologues.Par quels privilèges les communautés religieuses, le gouvernement et le corps médical s’accorderaient-ils l’impunité face au jugement de l’histoire et de la justice?La pauvreté des uns à une époque donnée ne peut être confondue avec l’irresponsabilité des autres à une autre époque, fut-elle glorieuse pour Dieu lui-même et ses représentants.Pas étonnant que nos deux défense-resses de la «veuve et de l'orphelin» considèrent mon essai sur la tragédie collective des enfants de Duplessis, Mémoire d’asile (Boréal, 1994), comme une «pseudo-recherche d’histoire sociale» (Laurin).Pourtant, «nos» deux livres, à l’exception de la correspondance, s’alimentent principalement aux mêmes sources.Ce que l’on me reproche, en fait, c’est d’utiliser, mais à des fins différentes, les mêmes informations.Cela explique que dans la recherche de Marie-Paule Malouin, il ne soit jamais fait mention de ma recherche.Dans le cadre étroit de leur recherche Ces orphelins qu’on a envoyés à l’asile cherchent à en comprendre les vraies raisons.universitaire, mon livre n’existe pas ou, s’il existe, ce ne peut être que dans la polémique, jamais dans la véritable histoire, celle des sans-pouvoir.Voilà comment l’histoire officielle se maquille elle-même la face pour la postérité.L’Holocauste des Juifs, non plus, selon certains, n’a jamais existé.Cette omission des chercheurs universitaires subventionnés par la partie prenante à l’actuel débat parle par elle-même.Ce qui est omis, c’est la violence d’une époque au profit de la glorification des œuvres de cette même époque.Ici, les conditions de l’objectivité historique de l’analyse sont détournées au profit du discours partisan, car le lieu d’où parlent nos deux compétentes sociologues, ne nous méprenons pas, est celui du pouvoir institutionnel.L’aventure de la solidarité sociale consiste, pour elles, à défendre les intérêts corporatistes d’un groupe compromis dans un scandale social.Quelle mascarade éthique! Même si la chose est épuisante pour les enfants de Duplessis, ceux-ci luttent contre une guerre de propagande psychologique bien orchestrée.De la pétition en faveur des communautés religieuses approuvée par l’Archevêché de Montréal (automne 1992) à la sortie du livre L’Univers en difficulté (hiver 1994), les opérations de diversion idéologique sont nombreuses et variées.Plus la vérité s’appuie sur des oublis, plus elle est «arrangée».La rigueur de cet exercice connu n’a d’égale que la pauvreté intellectuelle d’une fourberie entretenue.Cette rhétorique médiocre de la diversion continue de jouer contre la vérité historique du drame collectif des enfants de Duplessis.Puisque Nicole Laurin me propose de consulter certains travaux sur le sujet dont ceux de Micheline Dumont («Des religieuses, murs et des enfants», L’Action nationale.Vol.LXXXIV, n° 4, avril 1994), citons alors cette historienne dont l’article, d’où nous tirons l’extrait, comme cela est curieux, est également ignoré par ladite recherche du groupe Malouin: «Pour les religieuses débordées, c’est la solution au surpeuplement de leurs insti- tutions, avec l’approbation d’un diagnostic médical qui est davantage un bordereau de transfert qu’une véritable analyse du comportement» Tiens! Dans les années 40 et 50, les dossiers médicaux sont davantage des bordereaux de transfert.Que cela soit clair: je ne m’objecte pas à ce que les communautés religieuses se défendent contre les allégations qui entachent, selon elles, leur réputation.C’est leur droit le plus absolu.Ce à quoi je m’objecte, ce sont les demi-vérités qui, à elles seules, sont des mensonges entiers et qui entretiennent la confusion auprès d’un public lecteur qui ne possède pas, lui, toute l’information.Car, ne prenons pas celui-ci pour une valise, les «réponses éclairées» et donc objectives ne peuvent venir d’une recherche subventionnée par une partie prenante au débat, la partie religieuse de surcroît.Certes, écrit Marie-Paule Malouin, il faut assumer notre passé mais aussi s’interroger sur le sort des démunis d’aujourd’hui.Allons-y.S’interroger sur le sort des démunis d’aujourd’hui.Tiens! Un grand nombre de ces démunis dont parlent nos deux bienveilllantes sociologues sont précisément des enfants de Duplessis.Ceux-ci, peu importe leur étiquette, ne sont pas des abstractions mentales.Ils ont une histoire: celle qu’ils racontent depuis quelques années.Aucun représentant du pouvoir (gouvernement, médecins, communautés religieuses) ne veut les écouter.Pourtant, ces enfants d’hier sont les «démunis en difficulté» d’aujourd’hui.Concluons.Ma parole est une arme gênante qu’il faut, dans le présent débat, disqualifier.Leur tentative est monstrueusement déshonorante pour les intellectuelles qu’elles prétendent être et qui se transforment en mercenaires.C’est bien la preuve, je cite Nicole Laurin, que «la société actuelle a peu de respect pour le travail intellectuel et pour les personnes qui en vivent».Bref, ce qui caractérise les membres de notre groupe, c’est que, du côté du pouvoir, les enfants de Duplessis n’ont jamais eu d’alliés, qu’ils n’en auront probable^ ment jamais.Qui donc les soignera, qui donc les guérira?Non-fumeurs: allumez! On a interdit le DDT chez nous, mais on continue d'en vendre à des pays moins «regardants» LOUISE 1NKKL Montréal e fume.À l’occasion.Mais c’est vrai que la fréquence du crime n’a aucune importance.Car M J aux yeux des purs bien pensants, je suis tl’em-*> j blée une pestiférée.Puisque je suis condanuju née à être clouée au pilori, accordez-moi aifi moins la grâce de m’exprimer.J y IF; M • Vous n’avez donc rien compris?Vous ne lisez pas?,; Vous ne voyez rien?La zigoune, c’est un écran de fuméerrFF Di chasse déchaînée aux fumeurs, une distraction.Et, ' t: pendant que vous vous acharnez à me pourchasser, vous; i ignorez les vraies sources de risques à votre santé.Santé Canada nous terrorise avec la liste des poisons j jj contenus dans le tabac: pourtant, que faisons-nous, coin-bien investissons-nous via Ottawa et Québec pour ame-i1:1 ner enfin les industries (ici et chez nos voisins du Sud) à -mettre un filtre adéquat sur les cheminées des usines et , centrales au charbon?Nos forêts (celles qui n’ont pas été rasées) sont en train de mourir mais les cracheurs sont, trop puissants pour qu’on ose leur imposer des normes vivables.Et que dire de l’industrie lourde qui déverse i tous les jours des tonnes de poisons, sans traitement au i cun, juste en bas de chez nous dans les Grands Lacs:, , | faut-il rappeler que ça aboutit dans nos prises d'eau po-' ( table?Sûrement vous, les purs, ne buvez pas de cette eau-là, ça n’est donc pas votre problème: que de la Naya! 1 1 Combien ont essayé sans succès de faire valoir que le: ! champ magnétique généré par les lignes de haute ten-l su sion passant près de chez eux était la cause de cas trop ,p nombreux de cancers dans leur région?Pourtant, des | études sérieuses menées depuis deux décennies démontrent qu’il y a bien corrélation.Et le manganèse qui remplace le plomb dans l’essence, est-ce vraiment un meilleur substitut, question santé s’entend?On en repar- : ; lera dans quelques années, quand les pétrolières auront, eu le temps de nous concocter un autre substitut pour contrer les protestations de ceux qui réaliseront que ( c’est tout aussi toxique.En attendant, notre système ner- ‘ veux en prend un coup, mine de rien.Surtout que tout eft > fort pour carrément remplacer l’essence par un carbuii-rant non polluant est systématiquement tué dans l’œuf., Depuis 20 ans, je m’efforce, dans la mesure du possible, de n’employer que des détergents biodégradables et non toxiques.Mais à quoi ça sert, si tous mes voisins (non-fumeurs sûrement pour la plupart) continuent à asti- i quer leur château au chlore et au Spic & Span?Combien, ,,} d’entre vous faites et utilisez votre compost au lieu des.engrais de synthèse dans votre jardin?Et les pesticides chimiques?Ces saloperies-là aboutissent dans la nappe phréatique: y avez-vous pensé en admirant votre beau ga- < : > zon?On a interdit le DDT et ses frères chez nous, maisi .q on continue d’en produire et d’en vendre à la tonne à des.,„ j pays moins «regardants» de qui nous bouffons ensuite les , , légumes.Ironique, non?Et la liste continue, sans fin.Il ne s’agit pas ici de paranoïer, mais de voir les choses' ’ ‘ en perspective.Vous ne pensez pas qu’il serait temps qu’on s’attaque aux vrais problèmes?Tous ensemble.Et que les purs s’admettent en face qu’il y aurait un petit ef-, ,,, fort à faire même pour les non-fumeurs?Avant de jeter la pierre, faites le tour de votre maison, observez attentive- ' ‘ ment vos habitudes de consommation et dites-moi ensui- ; V) te que je suis la principale cause de vos malaises.Infères-'u-1!.sez-vous à ce qui se passe autour de vous: on verra alors h,q si vous pouvez toujours affirmer que d’éliminer la fumée, de cigarette réglerait vraiment vos plus graves problèmes.Le seul avantage que je puisse voir à faire ce sacrifice serait de vous faire réaliser que ma boucane était, ' ' somme toute, bien bénigne, qu’il était bien commode de ; se laisser distraire par cette verrue parce que ça évitait > >.de voir la tumeur.Sur ce, je vais brûler une dope à votre, santé.Prenez-en soin.umr t y / y i ILLUSTRATION THE NEW YORK TIMES LOTO l’équipe du devoir LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Fran-cœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Làpierre (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques).Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)-, Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)-.Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)-, à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Mario Cloutier, Paule des Rivières, Louise Leduc, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable).François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); h l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault.Manon Deromc, ÿerge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland.Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux, Pierrette Rousseau, Micheline Tutgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Michael Schneider et Marie-France Tutgeon (responsables de la production), Claudine Bédard, Johanne BruneL Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage.Christian Vïen, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLTENTÉIÊ Johanne Brien (responsable).Chiystian Guy (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux.Use Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanned'Arc Houde (secrétaire à la direction); Céline Furoy.Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).391) uni A 10 M A It S I II II li M K It
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