Le devoir, 11 mars 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B7 Culture B8 Économie Page B2 Religions Page B6 Us sports Page B5 Télévision Page B7 ?LE DEVOIR ?L'ENTREVUE |E A N - D I D I E R V IN CENT Le diable au corps Le biologiste des passions et du Malin dissèque l’humain sans jamais le réduire STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le temps de la biocratie approche.Le XXIr siècle sera celui de la biologie et de ses dérives idéologiques.D’ailleurs, cette discipline est déjà une des deux ou trois sciences maîtresses de notre temps.Bientôt, très bientôt, elle se lovera en une place encore plus centrale, hégémonique peut-être.Les étapes de cette révolution sont bien connues, de l’exhumation des travaux de Mendel, au début du siècle, jusqu’à la fabuleuse découverte de Watson et Crick concernant la structure en double hélice de l’ADN, en 1953.Maintenant, tout semble possible: soigner grâce aux thérapies géniques, régénérer des organes, créer des monstres, s’assurer l’éternité par clones interposés.«Je dis souvent que la génétique lave plus blanc», juge pour sa part le Français Jean-Didier Vincent, observateur critique et atypique de sa discipline.«Il faudrait quand même remettre un peu de noir et d’obscur dans tout ça.Bien entendu, nous sommes le produit de nos gènes, poursuit-il.Bien entendu, ces gènes sont le produit de l’histoire de notre espèce.Personne ne songe à nier cela.Moi, je fais de la génétique moléculaire dans mes labos.Je clones des gènes récepteurs de l’anguille ou de l’ornithorynque pour essayer d’en reconstituer les étapes d’évolution.Mais lorsqu’il s’agit de passer au niveau social, de considérer l’utilisation sociale que l’on fait du gène, là, je ne peux plus être d’accord.» Neurobiologiste, chercheur réputé, cet épicurien, grand amateur de vin et de ripaille, ne cesse de disséquer nos humeurs et nos comportements.Il y a dix ans, il connaissait un premier succès de librairie avec sa Biologie des passions (éditions Odile Jacob).Il vient de récidiver, chez le même éditeur, avec La Chair et le Diable.Le grand prêtre de la nouvelle religion scientifique propose cette fois une biologie du Malin.«Je me suis penché sur la part de Satan dans les conduites humaines, les tensions perpétuelles qui façonnent l’humain, cet être libre, c’est-à-dire libre d’affronter le diable et de pactiser avec lui», résume-t-il avant d’opposer cette perspective à celle qui prend maintenant de l’ampleur.«On n’en a que pour les sources génétiques de certains comportements déviants, poursuit-il.Gènes de l’homosexualité, gène du crime, c’est d’un réductionnisme stupide.» «Le vivant, à l’origine, c’est deux entités moléculaires qui se reconnaissent La faute des gènes En France, la communauté gay ré-s’opposent.» pugne à vouloir se définir par rapport à qne prétendue anomalie génétique, tandis qu’aux Etats-Unis et ici même, où les minorités se veulent puissantes et se réclament de leur droit à la différence, les homosexuels sont davantage favorables à la recherche de causes disons naturelles.«Quand on vient dire “c’est pas moi, c’est mes gènes”, on risque d’être réduit à ce déterminisme», note le docteur Vincent.Aujourd’hui, la génétique a une fonction de déresponsabilisation de l’individu.Dans les tribunaux on fait, ou on fera des expertises pour savoir si un individu est coupable ou non coupable, comme si le fait que ce soit ces gènes qui soient à l’origine de son comportement le déresponsabilisait.Moi, je pense que la séparation entre l’inné et l’acquis est infaisable.Vous pourrez bien avoir le gène du crime [cette anomalie d’une enzyme des neurotransmetteurs trouvée dans une famille hollandaise], votre destin de criminel ne sera pas fixé, bon Dieu!» Il faut aussi savoir que toute tare génétique a sa contrepartie.Ainsi, les porteurs du gène de la thalassémie son( en même temps protégés contre le paludisme.«Etre porteur d’une sorte de gène du crime vous permettra peut-être d’avoir d’autres avantages dans la vie, d’être agressif dans le bon sens du terme.Je le répète, mais c’est essentiel: la réduction au gène est une aberration!» M.Vincent établit d’ailleurs de troublants parallèles entre cette bio-idéologie et l’idéologie ultralibérale maintenant en odeur de sainteté.«Dans certains milieux, on en est rendu à concevoir le patrimoine génétique comme un capital dont on fait fructifier les investissements en choisissant tel partenaire plutôt que tel autre, rappelle-t-il.Tout cela est une projection de l’idéologie capitaliste, et je ne parle pas en marxiste en disant cela.Vous savez, la sélection naturelle repose sur l’idée d’une optimali- PHOTO JACQUES GRENIER IP*****1 "PPJfl m .» 9 § Bip Selon Jean-Didier Vincent, nous sommes des animaux individualisés à l’extrême, socialisés à l’extrême, mais en même temps on ne peut nier la part biologique de notre état.sation des activités reproductrices: on fait au mieux; tandis que selon la théorie de la sociobiologie, on fait au plus.» Vie, vivant et vitalisme Ce qui ne veut pas dire que M.Vincent refuse toute mise en déterminisme biologique de notre espèce culturelle.«Le social est un produit de la biologie, absolument, juge-t-il.Nous sommes des animaux individualisés à l’extrême, socialisés à l’extrême, mais en même temps on ne peut nier la part biologique de notre état.[.] Mon attitude n’est pas antidarwinienne, puisqu’il n’y a pas d’autre théorie valable pour expliquer l’évolution du vivant.Seulement, je refuse de construire une morale sur le gène.» Biberonner du Montaigne Le Dr Jean-Didier Vincent est né à l’ombre des bois et des vignes de l’humaniste Montaigne, en Dordogne, dans une vallée protestante, près de Cas-tillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande.«Mon grand-père était le courtier en vin de la propriétaire du château de Montaigne», dit le docteur, qui n’a jamais caché son goût pour les plaisirs de la table et de la table de chevet «Il m’y a amené régulièrement pour y goûter les vins et je pêchais dans le petit ruisseau à quelques mètres de ce lieu mythique de mon enfance.» Jean-Didier Vincent se rappelle aussi avoir été introduit très jeune, vers 13 ou 14 ans, aux livres du célèbre philosophe, dont son père possédait quelques terres.«J’ai biberonné du Montaigne très jeune, même si c’était bien après mes premières bouteilles», dit-il fièrement.«A cinq ou six ans, mon père m’envoyait dans le cellier chercher la boutçille du dimanche et je choisissais un cru de Saint-Emilion, du Trotte Vieille, parce que le nom me plaisait beaucoup.» Mais ni le vin ni le livre ne l’ont d’abord occupé professionnellement.«Moi, j’aurais bien aimé faire des études en littérature ou en philosophie, avoue-t-il, mais bon, mon père avait peur que je fasse un raté.Je me suis donc retrouvé en médecine.C’est ce qui me paraissait le plus proche des disciplines humanistes.Au départ, j’avais bien un petit goût pour la médecine, mais pas avec le malade.» La psychiatrie lui a tout de même permis de se rap- procher de ses chères sciences humaines.«J’ai un peu triché avec ma vocation.» Il précise d’ailleurs que ses diplômes l’identifient comme médecin et neuropsychiatre.«En France, ce n’est en 1968 que les deux disciplines, la psychiatrie et la neurologie, ont divorcé», explique-t-il.Et puis, il faut souligner que le Dr Vincent, entré en médecine à reculons, y a finalement connu une brillante carrière, surtout du côté de l’enseignement et de la recherche, dans un laboratoire du CNRS, à Bordeaux.Il a notamment travaillé à développer les bases de la neuroendocrinologie, par exemple avec le Québécois Michel Chrétien.Cette discipline étudie les relations entre le cerveau et les glandes et traite le cerveau lui-même comme une glande.Ce qui renoue avec une autre tradition de la région de Sainte-Foy-la-Grande, d’où est aussi originaire Pierre Paul Broca, bien connu pour ses recherches sur les centres cérébraux de la parole (3e circonvolution cérébrale gauche) et sur l’aphasie consécutive à leur lésion, maladie qui porte maintenant son nom.Montaigne, Broca et puis les Reclus, de la célèbre famille d’explorateurs et d’anarchistes, M.Vincent est en bonne compagnie dans son petit coin de pays.Existe-t-il quelque chose comme une géographie du diable et du bon dieu, qui aurait divinement favorisé ce pays de surdoués?«C’est peut-être le vin qui fait la différence», suggère le biologiste en rigolant un bon Les biologistes ont en effet magistralement documenté l’évolution des espèces vivantes au cours des dernières décennies.Pourtant, malgré ces indéniables percées, le problème du moteur de cette évolution garde encore tout son secret.L’étemelle question demeure: qu’est-ce, en définitive, que la vie?Qu’est-ce, finalement, que le «vivant»?Deux courants s’affrontent autour de l’ancienne division cartésienne du corps et de l’esprit.Le courant mécaniste, dont le Prix Nobel François Jacob est le plus éminent représentant fran-ais, nie toute présence d’un «esprit» dans l’être umain, ainsi réduit à une machine physico-chimique.L’évolution devient une conséquence des hasards des mutations génétiques, combinées à la pression de la sélection naturelle.Certains savants vont même jusqu’à nier la pertinence du concept de vie, qui apparaît alors plus métaphysique que scientifique.Le courant vitaliste prend plutôt partie pour un principe distinct de la matière.Sans nier l’importance des explications strictement matérialistes, les partisans de cette école prétendent qu’un principe transcendant la matière et l’énergie est indispensable pour organiser la vie et en déterminer l'évolution.Où se situe le docteur Vincent?«Le vitalisme consiste à introduire une sorte de principe ineffable au sein du vivant, qui serait responsable du vivant, répond-il.En réalité, il n’y a rien de mystérieux.Le vivant, à l’origine, ce sont deux entités moléculaires qui se reconnaissent et s’opposent.» Voilà sa thèse centrale.Pour lui, l’expansion du vivant découle de ces processus opposants, au cœur du vivant.«Pour moi, il y a une triade fondamentale, soit la mort, la vie et le sexe, dont les éléments forment des couples opposants, la vie contre la mort, la mort contre la vie», explique-t-il.La part du diable Le vivant disait Jacques Monod, autre Prix Nobel français, c’est «une machine qui se construit elle-même», un système auto-organisé qui se nourrit des forces qui devraient précisément le détruire.Cette organisation vivante, qui, s’autogénère à partir du vivant, intègre donc le désordre, les aléas et surtout la mort.«Le diable, c’est la vie», dit pour sa part Jean-Didier Vincent, qui vient de développer cette thèse dans son dernier livre, La Chair et le Diable.«Ce mythe du diable, je l’utilise non pas pour représenter un individu extérieur à l’être, une créature mauvaise qui viendrait combattre en nous ce qu’il y a de bon et de divin, mais bien comme un processus au cœur de notre être, de notre chair, et donc de notre esprit, puisqu’il n’y a pas de clivage entre l’un et l’autre.Le diable, c’est le Grand Opposant.» Nous avons donc tous le diable au corps.Et le mystère de Satan est inséparable du mystère de la vie.«Dire que le diable existe, c’est reconnaître sa part, la part du diable, faite de cellules, de nerfs et de sang.» Et pour lui, cette part du diable loge dans notre cerveau.«Notre cerveau est entièrement construit sur le principe d’opposition, note-t-il.Par l’entremise des neurotransmetteurs, ces petites molécules chimiques qui portent les messages d’un neurone à l’autre, tout système excitateur met en jeu un système inhibiteur qui le freine.» Justement, ce qui l’intéresse dans le diabolique, ce ne sont pas les assassins, les serial killers et les autres damnés, mais plutôt l’ordinaire de sa présence, les négociations perpétuelles avec les désirs, bref cet espace de liberté dont chacun essaie, à sa manière, d’être le gardien.«L’homme reste seul à gérer ses systèmes adverses, note le biologiste-philosophe.Il est libre d’affronter le diable en lui.» Voilà pourquoi son prochain livre portera sur la vie de saint Alphonse-Marie de Liguori, fondateur de l’ordre des rédemptoristes, au XVIIIe siècle.«C’est un étrange homme, d’abord avocat, puis religieux, qui s’est frotté toute sa vie à l’incarnation.Il a essayé de réintroduire la chair dans la religion, la gestion du désir et du plaisir.C’est-à-dire qu’il a regardé l’autre en face, au quotidien.C’est un mystique du quotidien.» Un biologiste parlera donc d’un saint, comme il avait disséqué Casanova, dans son avant-dernier ouvrage.«Le biologiste aussi a le droit de réciter et de citer des poèmes, je dirais même qu’il en a le devoir, puisque le poème aussi est un produit du vivant, de la parole.Parce qu’on fait de la science, on ne devrait pas toucher à l’art?C’est ridicule.Chanter, peindre, résoudre une intégrale, c’est tout cela vivre.» «Mon attitude n’est pas antidarwinienne, mais je refuse de construire une morale sur le gène.» Ne manquez pas notre cahier spécial Le samedi 23 mars LE DEVOIR Corun jerce extérieur Tombée publicitaire: le 8 mars 1996 t 1 CEïït SEMAINE A LA BOURSE B 2 I.E I) K V O I H .I.K I.I! N I) I II M A II S I I) Il (i LE ECONOMIE : Semaine du 10 au 16 mars 1996 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Date Heure Lieu Dundee-Palliser Resources Inc.11-03-96 10h00- Toronto Inverness Petroleum Ltd.12-03-96 09h00 Calgary Canbra Foods Ltd.12-03-96 10h30 Lethbridge Banque Nationale du Canada 13-03-96 09h30 Montréal MacMillan Gold Corp.13-03-96 10h00 Toronto Windarra Minerals Ltd.13-03-96 10hOO Vancouver McWatters Inc.(Les Mines) 14-03-96 11 hOO Montréal .Canadian Western Bank 14-03-96 14h00 Edmonton G.T.C.Ltée (Groupe Transcontinental) 14-03-96 16h00 Montréal Consolidated Eurocan Ventures Ltd.15-03-96 10hOO Vancouver Redlaw Industries Inc.15-03-96 10hOO Toronto Rio Narcea Gold Mines, Ltd.15-03-96 10h00 Toronto Galtaco Inc.15-03-96 14h00 Toronto Western Copper Holdings Limited 15-03-96 14h00 Vancouver OFFRE EN ESPECES CONSOLIDATED PROFESSOR MINES LIMITED(CPF) : Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société ROYAL OAK MINES INC.prévoit prolonger son offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée et ce, au prix de 0,80 $ par action.Date d’échéance: Le 29 mars 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 22 mars 1996 OFFRE EN ESPÈCES ALBERTA NATURAL GAS COMPANY LTD(ANG) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société TRANSCANADA PIPELINES LIMITED a offerte d’acheter la totalité des actions ordinaires en circulation d’ALBERTA NATURAL GAS COMPANY LTD à raison, au choix du détenteur et pour chaque action ordinaire, de 26,25 $ au comptant ou du nombre d’actions de TRANSCANADA PIPELINES LIMITED égal à 26,25 $ divisés par le prix des actions de TRANSCANADA.Date d’échéance: Le 8 mars 1996 BIONAIRE INC.(ION) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société RIVAL COMPANY et sa filiaie canadienne indirecte en propriété exclusive, RC ACQUISITION INC., ont fait une offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée au prix de 2,25 $ pour chaque action ordinaire de BIONAIRE INC.soumise.Date d’échéance prévue: Le 1er avril 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 25 mars 1996 OFFRE EN ESPÈCES ET EN ACTIONS CFCF INC.(CF.DB) Valeur: 7,5 %, échéant le 31 mai 2004 Modalités: La société COGECO CABLE INC.a prolongé une septième fois son offre en espèces et en actions visant à acquérir toutes les actions à droit de vote multiple et toutes les actions avec droit de vote subordonné en circulation de la société susmentionnée au prix de 11,50 $ et une action avec droit de vote subordonné de COGECO CABLE INC.pour chaque action à droit de vote multiple ou chaque action avec droit de vote subordonné de CFCF INC.soumi-: se.Date d’échéance: Le 15 mars 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 8 mars 1996 NOTE: Les débentures 7,5 % échéant le 31 mai 2004 de CFCF INC.sont convertibles en actions avec droit de vote subordonné de CFCF INC.au taux de 20,00 $ par action, soit 50 actions avec droit de vote subordonné de CFCF INC.pour chaque tranche de 1 000 $ de capital de débenture 7,5 % échéant le 31 mai 2004 de CFCF INC.convertie.Cette offre pourra faire l’objet de modifications dans certains cas.OMISSION DE DIVIDENDE WESTMIN RESOURCES LTD(WMI) Valeur: actions ordinaires • Modalités: La société mentionnée ci-dessus, sauf avis contraire, ne versera plus de dividendes sur le titre en rubrique à compter de la date normale de versement du dividende en février.APPEL DE REMBOURSEMENT PARTIEL STONE-CONSOLIDATED CORPORATION Valeur: actions privilégiées de catégorie A, série 1 Taux: 21,50 $ pour chaque action privilégiée de catégorie A série 1 de STONE- CONSOLIDATED CORPORATION rachetée.Date de clôture des registres: Le 26 février 1996 Date de rachat: Le 29 février 1996 UNION GAS LIMITED Valeur: 13,375 %, échéant le 31 mars 2000 Taux: 100% du capital Date de remboursement: Le 31 mars 1.996 INTERPROVINCIAL PIPE LINE (NW) LTD Valeur: 13,40 %, échéant le 1er avril 2004 Taux: 100 % du capital Date de remboursement: Le 1er avril 1996 THE EDMONTON CENTRE LIMITED Valeur: 9,25 %, échéant le 1er avril 1999 Taux: 100 % du capital Date de remboursement: Le 1er avril 1996 TORONTO EATON CENTRE (anciennement The Cadillac Fairview Corporation Limited) Valeur: 10 %, échéant le 1er avril 2000 Taux: 100 % du capital Date de remboursement: Le 1er avril 1996 THE EDMONTON CENTRE LIMITED Valeur: 8,375 %, échéant le 3 avril 1998 Taux: 100% du capital Date de remboursement: Le 3 avril 1996 PROGRAMME D’ACHAT ET DE VENTE DOMINION TEXTILE INC.(DTX) Valeur: actions ordinaires Modalités: Nous vous informons d’un programme d’achat et de vente pour les détenteurs de petits lots d’actions relativement au titre susmentionné.Ainsi, les actionnaires canadiens qui détenaient 99 actions ordinaires ou moins de DOMINION TEXTILE INC.le 29 février dernier sont admissibles au programme.Ceux qui désirent y prendre part doivent vendre la totalité de leurs actions; ils n’auront pas à verser de commission.Le programme prend fin: Le 15 juin 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 7 juin 1996 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.Informatisation des entreprises Le virage a bel et bien été pris au Québec CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Avec 88,1 % des établissements d’affaires au Québec qui utilisent des équipements informatiques, il paraît indiscutable que l’informatisation a fait des progrès importants.Tout le monde se pose néanmoins une question: sommes-nous dans la course, en comparaison de ce qui se fait ailleurs?L’important, c’est que nous maintenions le rythme.Cette réponse, qui est sage et pertinente, est celle de Jean-Bernard Carrière, professeur titulaire au département des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Trois-Rivières et co-auteur du premier rapport d’une série de trois sur L'Informatisation des entreprises québécoises en 1995.En fait, M.Carrière refuse de comparer, pour la simple raison qu’il n’existe pas ailleurs d’études semblables à celle à laquelle il a participé et que Le centre francophone de recherche en informatisation des organisations (CEFRIO) a rendu publique récemment.Cet ouvrage donne un portrait d’ensemble sur la situation québécoise quant aux équipements informatiques, aux intentions d’achat et aux compétences en informatique.Un second rapport à paraître plus tard se penchera sur les outils de développement et les logiciels d’application.Enfin, une troisième étude traitera de la gestion des projets informatiques et de la performance organisationnelle.Une première enquête avait été faite en 1991 sur les entreprises.On a cette fois plutôt considéré les établissements d’affaires.La différence est importante.Par exemple, explique-t-on dans le rapport, en 1991, le siège social d’une banque répondait au nom de toutes ses succursales au Québec.En 1995, c’est chaque succursale qui a répondu au questionnaire, ce qui a permis de tracer des profils régionaux et d’obtenir des données plus près des situations réelles.Il n’en reste pas moins que 75 % des entreprises ne comptent qu’un seul établissement d’affaires au Québec.Quoi qu’il en soit, l’enquête a été menée auprès de 4000 établissements d’affaires ayant 10 employés et plus; 1411 de ces établissements avaient entre 10 et 20 employés; 877 en avaient de 20 et 50; 784 comptaient de 50 à 100 employés; 684 de ces établissements se situaient dans la catégorie de 100 à 500 emplois; enfin, 244 avaient plus de 500 employés.Forte participation On constate donc que la participation des PME à ce sondage est fort importante et que l’étude permet en somme d’avoir une bonne idée de l’informatisation dans le Québec profond et non pas seulement dans les industries de pointe.Le taux de réponse fut de 55,5 % parmi les plus petits établissements et de 63,1 % chez les plus grosses; le taux moyen fut de 59 %.On avait comme objectif initial un taux de réponse de 60 %.La statistique la plus générale à retenir demeure sans doute celle révélant que 88,1 % des établissements qui ont des ordinateurs ont des terminaux qui sont reliés à un ordinateur d’un autre établissement de la même entreprise.L’ensemble des résultats de cette étude montre également que % 100 95 90 85 80 75 TAUX D’INFORMATISATION Pourcentage des entreprises québécoises informatisées selon le nombre d’employés 10 à 24 25 à 49 nombre d’employés 50 à 99 100 et plus Ensemble des entreprises les grandes entreprises sont plus avancées que les petites au chapitre de l’informatisation, ce qui n’étonnera personne.99,8 % des établissements qui ont 100 employés et plus font usage d’équipements informatiques.Toutefois, les plus petites (celles ayant de 10 à 20 employés) présentent un taux fort élevé de 85,5 %; l’usage de l’informatique ne fait qu’aumenter avec le nombre d’employés.Cette pénétration de l’informatique qu’on ne connaissait pas chez les PME dans les années 80 s’explique certainement en partie par la popularité et l’efficacité de la micro-informatique, une technologie par ailleurs fort abordable et relativement simple, comme le soulignent les auteurs de l’étude.Pas moins de 92,7 % des établissements informatisés ont recours aux micro-ordinateurs.Le taux est de 92,4 % pour les plus petites et de 97 % pour les plus grandes.Sur un plan sectoriel, on remarque des variations assez fortes quant à l’usage de l’informatique.Le secteur de la construction arrive au premier rang avec un taux de 98,4 %; les finances suivent de près avec un taux de 97,4 %, puis le commerce de gros (96,6 %).En bas de la liste, on retrouve la restauration et l’hébergement, avec un taux de 48,9 %.L’étude montre aussi que la technologie des réseaux locaux s’est fortement développée depuis une dizaine d’années.Leur taux d’utilisation était en 1995 de 40,5 %.La mise en commun de diverses ressources informatiques, explique-t-on, et la possibilité d’échanger des documents, du courrier et de faire du travail de groupe à partir des ordinateurs personnels a modifié la vision de l’informatique.On est passé ainsi de l’informatique personnelle à l’informatique interpersonnelle.Au chapitre des prévisions d’achat d’équipement informatique, l’enquête révèle clairement que la prédominance de la micro-informatique va se poursuivre au cours des prochaines années.Quiconque a pu s’initier à des instruments de travail informatisés sait l’impor- L'étude montre que la technologie des réseaux locaux s'est fortement développée depuis une dizaine d'années SOURCE CEFRIO tance d’avoir au moins un expert en la matière à portée de voix.Selon l’étude, sur les 88,1 % des établissements informatisés, il s’en trouve seulement 19,8 % qui emploient des ressources humaines spécialisées en informatique.Il y a ici un écart majeur entre les petits et les grands établissements.Seulement 11,1 % des plus petits établissements ont du personnel spécialisé, alors que le taux atteint 68,8 % chez les plus grands.Une autre observation qui laisse perplexe: les établissements allouent très peu de ressources financières à la formation de leurs employés; en fait, 78,5 % d’entre eux consacrent moins de 2000 $ par année à la formation.Il s’en trouve même 38,2 % qui ne mettent rien au budget de la formation.Seulement 12,1 % accordent entre 2000 $ et 5000 $.Il y a toutefois une nuance à apporter à cela.L’enquête tient compte uniquement des sommes versées à des firmes externes.Il ne faut donc pas conclure que les petits établissement n’investissent pas dans la formation.Les auteurs soulignent que la formation informatique concerne 42 % de la population active occupée au Québec, c’est-à-dire qui fait usage d’ordinateurs dans le cadre de son emploi, en comparaison de 48 % en Ontario.Il y a donc lieu de faire un effort particulier en ce domaine.L’étude met en évidence certaines tendances: les établissements qui sont fortement dépendants de l’informatique pour offrir leurs services font davantage que les autres en matière de formation informatique.Ainsi, 70 % des établissements dans le domaine des services aux entreprises, dans l’immobilier, la finance et les communications investissement dans la formation de leurs employés.Malgré certaines lacunes, les auteurs affirment en conclusion que le virage technologique a bel et bien eu lieu au Québec.«Pour les entreprises les plus audacieuces, affirment-ils, cette évolution dans leur apprentissage informatique les amènera à redéfinir leur mission originale d’entreprise, de façon à pouvoir englober de nouveaux secteurs d’affaires.» Relais d'affaires TASSE Tassé & Associés, Limitée ESTRIE RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La.Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands.Le 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inscrits à la clôture des registres le 15 mars 1996.La Secrétaire générale Heather M.Hannon, LL.B.Halifax (Nouvelle-Écosse) Le 6 mars 1996 États-Unis (dollar) Europe (ECU) France (franc) Grèce (drachme) Hong Kong( dollar) Indonésie (rupiah) Italie (lire) Jamaïque (dollar) Japon (yen) Mexique (peso) Pays-Bas (florin) Portugal (escudo) Royaume-Uni (livre) Russie (rouble) Singapour (dollar) Suisse (franc) Taïwan (dollar) Venezuela (bolivar) SOURCE BANQUE 1,3882 1,7726 0,2789 0,00597 0,1825 0,000617 0,000906 0,0377 0,013314 0,2044 0,8516 0,00929 2,1317 0,00029 0,9991 1,1698 0,0518 0,00488 DE MONTRÉAL LA CORDEE .VssbMiii.j-F;
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