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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-01-29, Collections de BAnQ.

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FONDE 19 10 LE DEVOIR Vol.LXXXV I N o 2 8 M O N T II K A I.I.K I.II N 1)1 2 !) .1 A N V I K H I » !) (i I .) V T I* S t y y o I' o il I o I $ LES ACTUALITÉS Donation de la collection Forget au Musée de Joliette PAGE A 3 LES ACTUALITÉS Les récentes inondations auraient pu être évitées PAGE A 2 L'ENTREVUE André Laurin: le semeur patient PAGE B 1 Bouchard aura ses superministres Le cumul des responsabilités ou la fusion de ministères permettraient au nouveau premier ministre de mieux canaliser l’action gouvernementale PERSPECTIVES Le NON du Canada En 1997, les pays membres de l’UNESCO doivent se réunir pour discuter pendant plusieurs jours de l’application d’une recommandation relative à la condition de l’artiste.Cette rencontre intergouvemementale se penchera sur ladite recommandation, adoptée en 1980 à Belgrade, eu égard aux questions de création et de diffusion des œuvres ainsi que des nouvelles technologies, notamment sous l’éclairage de l’épineuse question des droits d’auteur.Le Québec est un pionnier dans le domaine de la reconnaissance du statut professionnel des artistes, mais le gouvernement fédéral qui, à titre d’État, est membre de l’UNESCO, hésite et tergiverse avant d’inviter l’organisme international à tenir la réunion ici.Pourquoi?MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement formé cet après-midi par Lucien Bouchard devrait comporter un nombre restreint de ministres, environ une quinzaine, dont les fonctions recouvriront de plus larges domaines d’activité.Ces superministres seront appuyés par quatre ou cinq ministres délégués, responsables de fonctions spécifiques.Plusieurs personnes informées soutenaient ce weekend que le conseil des ministres présidé par M.Bouchard sera méconnaissable.On s’attend à ce que quatre ou cinq membres du gouvernement Parizeau retournent sur les banquettes arrière de l’Assemblée nationale et qu’autant de députés d’arrière-ban prennent du galon.Le cabinet compterait au total une vingtaine de ministres.Le premier ministre désigné, depuis samedi, par le conseil national du Parti québécois, semble déterminé à marquer cette opération du sceau du changement.Il le fait au risque même de brouiller une longue amitié, en retirant au ministre Guy Chevrette, qu’il connaît depuis près de 25 ans, la responsabilité des travaux parlementaires pour le gouvernement.Samedi, M.Chevrette n’a pas assisté au couronnement de son ami Lucien.Il a préféré rester chez lui pour réfléchir à la proposition que M.Bouchard lui avait faite.11 était mécontent.Les deux hommes se sont parlé hier.Et M.Chevrette aurait finalement accédé aux vœux de M.Bouchard.Le député de Joliette hérite cependant de lourdes responsabilités ministérielles reliées, semble-t-il, aux ressources naturelles.Mais il perd le caractère symbolique relié au poste de leader du gouvernement en Chambre qui faisait de lui une sorte de numéro trois du parti ministériel.VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Ma rio Cloutier La réunion internationale de l’an prochain devrait définir les tendances générales qui caractérisent la production et la diffusion de l’art, compte tenu de l’évolution des nouvelles technologies et des autoroutes de l’information.Egalement, on y étudiera le type d’aménagements nécessaires au niveau des politiques culturelles et des législations nationales afin que les conditions de travail çt de vie des artistes soient préservées ou promues.A ce sujet, les participants se pencheront, à titre d’exemple, sur la loi canadienne, inspirée bien entendue de la loi québécoise.Enfin, diverses recommandations seront retenues en guise de conclusion des pourparlers.Entre 500 et 1000 représentants des pays membres de l’UNESCO prendront part aux débats pendant près d’une semaine.Des retombées touristiques de l’ordre de plusieurs milliers de dollars sont évidemment escomptées.De plus, la visibilité offerte par une telle réunion est indéniable.Tous les yeux seront braqués sur la ville hôte pendant une semaine, un peu comme ce fut le cas de Pékin, l’été dernier, lors du Sommet des femmes.Les conclusions d’une telle rencontre risquent d’avoir des répercussions pour les années à venir dans le domaine de la condition de l’artiste.Mais Ottawa ne sait pas si.Il faut dire que la somptueuse ville de Régina aurait également montré son intérêt pour la tenue de la réunion de l’UNESCO, mais, n’en déplaise aux «Westerners», qu’est-ce que la bourgade de Saskatchewan, haut lieu de la culture canadienne s’il en est, peut offrir de plus qu’une ville du patrimoine de l’UNESCO et siège de l’Organisation des villes du patrimoine mondial comme Québec?C’est au parlement., de Québec qu’en novembre 1987 le gouvernement québécois innovait, en cette terre d’Amérique, en déposant la première loi sur le statut professionnel des artistes.Mais le Canada dit toujours non.Prétextant les coûts d’une telle organisation et renvoyant aux propres hésitations de l’UNESCO, dit-on, entre une simple réunion et un sommet mondial de la culture, de la conditionnés vérifications jl appert qu’il s agit d excuses plutôt que de vende l’artiste?tables raisons.La question des sous, d’abord.Encore et toujours, pourrait-on dire.En cette période de sabordage tous azimuts où la culture est toujours la première à monter sur l’échafaud, le message est clair: «On coupe partout!».Or, tous les observateurs s’accordent pour dire que le budget préliminaire de deux millions prévu par le comité organisateur provisoire est nettement au-dessus de la réalité.De plus, les coûts seraient répartis entre l’UNESCO, les participants, organismes et associations, ainsi que les divers paliers gouvernementaux dans le pays hôte.Coût réel pour Ottawa: 300 000 $.Pour ce qui est du Sommet mondial de la.culture, l’ambassadeur de l’UNESCO à Québec, Agustin Lar-rauri, nous a indiqué clairement qu’il s’agissait d’un tout autre événement et que son organisme n’attendait plus qu’une invitation officielle du Canada.Qu’attend donc le gouvernement canadien pour s’offrir une vitrine de luxe dans le domaine névralgique de la condition de l’artiste?Après des dizaines d’annonces de compressions de toutes sortes, ne serait-ce pas le moment de refaire une profession de foi en cette vérité fondamentale qui veut que les artistes soient des travailleurs à part entière dans notre société?On peut se demander jusqu’à quel point ce refus d’Ottawa ne recèle pas une autre rancune envers Québec.La ville et la province sauteraient à pieds joints dans ce projet, mais Ottawa lève le nez.Cette réunion sur le statut de l’artiste serait pourtant une occasion unique de montrer, pour un gouvernement, sa volonté d’appuyer les arts et la culture, ainsi que ses commettants, les artistes.Ce serait le moment idéal pour réaffirmer leur importance dans notre vie collective.Sinon, ne fait-on pas que confirmer la tendance nord-américaine de l’abandon des arts et de la culture par l’État?Les gouvernements peuvent se retirer du financement des arts tant qu’ils le veulent, mais ce qu’il leur reste, n’est-ce pas ce rôle d’orienteur qui est justement, de tenir ce genre de réunion, de montrer un leadership au sujet des quelques acquis des artistes en ce bas monde, d’engendrer les grandes politiques, de rassembler, d’encadrer, de diriger le débat?Sinon à quoi sert le ministre du Patrimoine canadien?Qu’attend donc Ottawa pour s’offrir une vitrine de luxe dans le domaine INDEX MÉTÉO Agenda.B7 Avis publics.A4 Classées.,B6 Culture.B8 Économie.V.B2 Éditorial.-46 Le monde.45 Mots croisés.B6 Les sports.B5 Montréal Ensoleillé.Neige débutant tôt en soirée.Max:-6 Québec Ensoleillé.Neige débutant en soirée.Max:-12 Détails en B 6 ¦ ******* , , Ai .PHOTO JACQUES NADEAU «Jacques Parizeau nous a appris beaucoup.II nous a appris la force de la constance.Il nous a appris que la clarté, en politique, c’est la meilleure politique», a déclaré Lucien Bouchard qui a officiellement pris la tête, samedi, du Parti québécois.Le Nunavut comme modèle Le Canada pilote la création d’un Conseil de l’Arctique qui accueillera les huit pays nordiques JOCELYN COULON LE DEVOIR Les huit pays du cercle polaire sont sur le point de s’associer au sein d’un Conseil de l’Arctique qui aura pour mandat.de s’intéresser à tous les aspects de la vie sociale et économique dans cette partie du monde.Et c’est le Canada qui pilote activement sa création.Selon l’ambassadrice aux Affaires circumpolaires, Mary Simon, le Canada, les États-Unis, la Russie, la Finlande, la Norvège, la Suède, l’Islande et le Danemark (qui représente le Groenland) poursuivent actuellement des discussions au sujet de la structure et de l’étendue des activités du Conseil.Si les négociations se déroulent rapidement, le Conseil verra le jour en juin et son secrétariat s’installera au Canada pour deux ans.Si le Canada a déjà proposé la création d’un tel Conseil en 1989, cette idée n’est devenue un objectif de politique étrangère qu’avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement Chrétien en octobre 1993.En mars 1995, le président Bill Clinton a donné son appui à cette initiative lors d’une visite à Ottawa.«Le Conseil offrira aux gouvernements des huit pays membres un point de rencontre idéal pour la recherche, en étroite collaboration avec les populations autochtones, de solutions aux problèmes de la région», dit Mme Simon, lors d’une entrevue menée à son bureau d’Ottawa il y a quelques jours.Le Conseil de l’Arctique tiendra des réunions au niveau ministériel sur des questions économiques, sociales et scientifiques et ses décisions seront adoptées par consensus.Mme Simon, qui a été nommée ambassadrice en octobre 1994 après avoir occupé le poste de secrétaire générale de la Conférence circumpolaire inuit, estime que la création d’un tel Conseil est une première dans les affaires internationales puisqu’il permettra aux peuples autochtones des pays membres d’y être représentés et de participer aux discussions.En plus des huit membres permanents, le Conseil accueillera trois organisations non gouvernementales (ONG) qui auront un statut de membre participant sans Mary Simon VOIR PAGE A 8: ARCTIQUE Vv «NSE LES ACTUALITÉS Entente provisoire aux ateliers AMF PAGE A 3 Programmes sociaux Les provinces veulent baliser l'action d'Ottawa MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les provinces canadiennes, le Québec excepté, souhaitent baliser l’action et le pouvoir de dépenser du T gouvernement fédéral dans les programmes sociaux.Mais elles continuent d’attribuer un rôle à Ottawa dans ce domaine qui est censé être, pour l’essentiel, de compétence provinciale.Ainsi, Ottawa devrait continuer à participer, mais avec les provinces, à la définition des programmes sociaux au Canada, à leur financement et même, dans certains cas, à la livraison des services, lorsque les provinces estiment que c’est dans l’intérêt des citoyens.Lorsque le gouvernement fédéral intervient dans un secteur, il ne devrait le faire, toutefois, qu’après avoir «consulté» les provinces et s’être «entendu» avec elles sur la manière dont l’argent est dépensé.C’est du moins ce qui ressort d’un rapport issu du conseil des ministres provinciaux sur la réforme de la politique sociale destiné aux premiers ministres de leurs provinces respectives, daté de décembre 1995, et dont Le Devoir a obtenu copie.Les ministres suggèrent différentes formes de coopération entre les deux ordres de gouvernement.Ils évoquent la possibilité d’une gestion conjointe des programmes d’allocations familiales, de formation de la main-d’œuvre ou de l’aide juridique.Ils abordent même VOIR PAGE A 8: PROVINCES «Le défi est de trouver un équilibre entre le besoin de souplesse et une vision commune» Bibliothèque et Archives nationales Le projet de l'ex-magasin Simpson est remis en question MARIO CLOUTIER LE DEVOIR La Bibliothèque Nationale n’aboutira vraisemblablement pas rue Sainte-Catherine dans l’ancien magasin Simpson.La solution qui semble retenir l’adhésion du comité conjoint, formé pour étudier le dossier de sa relocalisation, semble plutôt privilégier, pour l’instant à deux contre un, l’agrandissement de l’édifice de la BNQ situé à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain, ainsi que la prise de possession d’un autre édifice gouvernemental, situé à l’intersection des rues Viger et Saint-Hubert, par les Archives Nationales.Le tumulte provoqué par l’UNEQ au sujet de la possibilité de déménager la Bibliothèque Nationale dans l’ancien édifice du magasin Simpson aura donc fait reculer quelque peu le comité.«Nous n’avons pas les oreilles bouchées, lance le sous-ministre adjoint à la Culture et président du comité bipartite (BNQ, ANQ et ministère) qui étudie les scénarios possibles concernant l’avenir de la Bibliothèque et des Archives Nationales du Québec, Alain Bruneau.Nous avons tenu compte des réserves exprimées et nous comptons consulter davantage, notamment les archivistes dans le cas des Archives Nationales.Mais il est «Nous n’avons pas les oreilles bouchées», dit le sous-ministre adjoint à la Culture VOIR PAGE A 8: ARCHIVES I.K I) K V III It .I.K I.Il N I) I 2 U .1 A X V I K It I « I) fi K S A CT IIA c o i, i,o q h e s APERÇU DE IA ROBOTIQUE CRIM Montréal, 5 février, Dominique Ménard: (514) 398-1315 Dans les années EK) les robots quittent les ateliers pour travailler dans de nouveaux domaines tels que les industries primaires, le nucléaire et même l’espace.Au contraire du monde industriel où le robot travaille dans «son» monde, ces environnements ne peuvent être modélisés complètement.En conséquence, il faut un opérateur humain qui travaille avec lui, en tandem, afin de lui donner des directives.Cette nouvelle façon de travailler, en faisant coopérer un robot et un opérateur à travers une interface informatisée, est appelée télérobotique.C’est un sujet fascinant Le séminaire est ouvert à tous et c’est gratuit.CENTRE DE FORESTERIE DES LAURENTIDES «Les insectes des semences forestières» CFL Sainte-Foy, 8 février, Suzanne Doré: (418) 648-3927 Le Dr Gaston Laflamme entretiendra les participants des méthodes sylvi-coles de lutte contre des champignons pathogènes des arbres.C’est que ces champignons se développent à l’intérieur des tissus ligneux des arbres et que en conséquence, ils peuvent difficilement être éliminés par un arrosage chimique.Trois cas seront examinés plus particulièrement; le chancre scléroderrien, la maladie du rond sur le pin rouge et la rouille vésiculeuse sur le pin blanc.CORPORATION DES APPROVISIONNEURS DU QUÉBEC «Partenariat et alliances stratégiques avec les fournisseurs» Hôtellerie le Dauphin de Drurn-mondville, 8 et 9 février, Éric Trochon: (514) 634-7151, poste 215 Traditionnellement, la valse entre acheteurs et vendeurs, entre l’approvisionnement et la vente de produits, a été rythmée par le contrôle et la concurrence.Le partenariat, concept de l’heure, tente de modifier ce rapport de forces et propose une relation d’affaires basée sur la coopération.L’objectif est clair: obtenir davantage de la part des fournisseurs et permettre aux deux parties d’atteindre de nouveaux sommets.Ouvert à tous.LE SUICIDE CHEZ LES HOMMES UQAM, 9 février Louis Lemay: (514) 723-3594 Pourquoi 75 % des suicides sont-ils le fait des hommes?Tout au long de cette journée de conférences, des penseurs, des éducateurs et des praticiens vous livreront leur réflexion et leur expérience et tâcheront de cerner les raisons poussant les hommes à se suicider.Ils présenteront quelques pistes de solutions.Les deux journées précédentes sont dévolues à la formation et s’adressent à ceux et celles qui cherchent à mieux intervenir auprès des personnes suicidaires, de leurs proches et des gens vivant un deuil des suites d’un décès par suicide.ASSOCIATION CANADIENNE DE L'INDUSTRIE DU BOIS Hôtel Reine-Elizabeth Montréal Du 14 au 16 février, Richard Lipman: (613) 233-6205 La conférence d’ouverture sera donnée par le chroniqueur au Globe and Mail, Jeffrey Simpson, et portera sur l’économie canadienne.11 fera part aux congressistes de ses réflexions sur la façon dont le secteur des affaires devrait se préparer à fonctionner plus efficacement dans une conjoncture politique en évolution.Des spécialistes internationaux relateront une mission visant l’importation de résineux en provenance des Pays-Bas alors que des économistes tenteront de dégager les perspectives économiques dans le secteur des produits forestiers.ASSOCIATION NATIONALE DES ÉDITEURS DE LIVRES «Droits et obligations de l'éditeur» Hôtel Inter Continental de Montréal 16 février, Jocelyne Dazé: (514) 273-8130 Ce séminaire portera sur les droits et obligations impartis à l’éditeur, droits d’ordre légal et éthique.On y traitera tout autant des lois qui régissent le droit d’auteur, des pratiques commerciales que des usages de la profession.Cette conférence est animée par Raymond Vézina, éditeur bien connu dans le milieu.Elle est ouverte aux membres comme aux curieux.Elle peut être instructive pour les auteurs ou pour toute personne s’intéressant à l’éthique.Etes-vous de ceux-là?Isabelle Quentin Pour joindre Vauteure: iquentinfasini.qc.ca Rivière Châteauguay Les récentes inondations auraient pu être évitées Le brise-glace le plus performant de la Garde côtière était.au garage! LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR L* aéroglisseur de la Garde côtière ' canadienne, qui fracasse la glace du fleuve et des estuaires de ses principaux tributaires pour y prévenir les embâcles du printemps, n’a pas pu être utilisé dans la région métropolitaine contre les inondations récentes car il était en pièces détachées au garage pour sa révision mécanique annuelle! C’est ce qu’a confirmé au Devoir le directeur des programmes opérationnels de la Garde côtière, Jean-Claude Boivin.Ce dernier a d’ailleurs révélé que son ministère envisageait présentement l’achat d’un deuxième aéroglisseur étant donné que cet appareil est beaucoup plus performant que les petits brise-glace conventionnels.11 en coûtera environ 12 millions pour un deuxième aéroglisseur, une machine britannique, une dépense, dit-il, qui sera compensée par la vente de deux petits brise-glace conventionnels, le Montmagny et YIle-aux-Barques.Sylvain Fagnant, responsable des urgences environnementales au ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF), déplorait hier l’absence de la bruyante machine qui, dit-il, est «sans contredit l’outil le mieux adapté et le plus précieux dans la lutte contre les embâcles», des phénomènes naturels et imprévisibles qui coûtent souvent des dizaines de millions au Trésor québécois.Le recours à l’aéroglisseur de la Garde côtière fédérale, ajoute-t-il, n’empêche pas toujours les inondations mais, dans la pire des hypothèses, la machine arrive à briser les embâcles avec une rapidité inégalée.Un aéroglisseur est équipé de puissants moteurs qui actionnent d’énormes ventilateurs.Ces derniers forment un matelas d’air sous l’appareil, qui flotte ainsi littéralement au-dessus du sol.de l’eau ou des glaces, qu’il survole avec une indifférence presque totale.Le poids de la machine et la puissance du jet d’air enfonce la glace sous laquelle se crée alors une dé- pression.Dès que l’appareil se déplace, la glace reprend violemment sa position et le jeu des forces contraires la brise sur le coup.L’aéroglisseur a par ailleurs l’avantage de se mouvoir rapidement sur l’eau, ce qui lui permet de répondre aux urgences en se moquant des embouteillages ou des routes coupées par les inondations.Son autoroute préférée, c’est le fleuve.Il ralentit comme tout le monde sur les petites routes de campagne, si l’on peut dire, que sont pour lui les tributaires fluviaux.Sa seule limite, précise Jean-Claude Boivin, c’est la hauteur des ponts, que le pilote arrive même à négocier en enlevant les antennes de communications.La Protection civile du Québec, qui va obtenir — si ce n’est déjà fait — la coordination totale des urgences en matière d’inondations en lieu et place d’Urgences environnement, a tenté au cours des deux der- «Nous profitons toujours du mois de janvier pour la révision mécanique en profondeur» nières semaines d’obtenir l’aide de l’aéroglisseur de la Garde côtière, confirme M.Fagnant.«Nous profitons toujours du mois de janvier pour la révision mécanique en profondeur, explique de son côté Jean-Claude Boivin, car c’est le mois où l’appareil est le moins utilisé.Nous n’avions pas eu encore de redoux en janvier de l’importance de celui que nous venons de vivre.» Impossible à utiliser Pourquoi ne pas réparer l’appareil en décembre?Impossible, dit-il, car décembre, c’est le mois où l’aéroglisseur ramasse près de 1000 bouées sur le fleuve et ses tributaires.Entre autres choses.Devant la gravité des inondations qui frappaient récemment la Châ-teauguay, la Garde côtière a tenté de réinstaller en vitesse le moteur et les ventilateurs de l’aéroglisseur «quitte à travailler 18 heures par jours» avec des renforts, raconte M.Boivin.Mais l’absence de certaines pièces critiques, commandées en Angleterre, a réduit l’espoir d’une intervention d’urgence à néant.L’appareil sera prêt le 3 février, soit dans une semaine, à moins d’imprévu.Il commencera alors son périple hivernal, qui débute au lac Saint-Pierre et s’achève dans la région de Montréal en passant par tous les estuaires des tributaires.Il se pourrait cependant que ce plan soit modifié si la Protection civile, qui surveille en hélicoptère la formation des embâcles, évalue qu’il est impérieux de se porter au secours d’inondés en «vidant d’autres rivières» avec le mangeur d’embâcles.L’utilisation de l’aéroglisseur a mis fin aux méthodes plus brutales d’autrefois, comme la dynamite, que certains élus municipaux préconisaient encore tout récemment.Outre le danger lié à la manipulation des explosifs, le dynamitage engendre des ondes de choc susceptibles de provoquer l’affaissement de talus riverains.et des maisons qui s’y trouvent parfois, explique M.Boivin.On comprend mieux, dès lors, le succès que remporte son engin tout-terrain lors de son pèlerinage printanier qui le mène de Montréal jusqu’aux confins de la Gaspésie.*"'
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