Le devoir, 13 janvier 1996, Cahier C
I.K I) K V OIH.I.K S S A M K I) I I !» K T I) I M A X < II K II ,1 A X V I E It I I» !* « s » / v.(T Im chronique de Use Bissonnette Page C3 Télévision Page C3 Cinéma Page C4 Disques classiques Page C6 À Québec Page C6 Arts visuels Page C7 Livres Page C8 Grille télé du week-end Page CIO Agenda culturel Page Cil Formes Page C12 ?T H É Â TAR E Ionesco et l’effondrement du réel Daniel Roussel monte deux classiques de l’absurde au Rideau Vert GILBERT DAVID Créés à Paris respectivement en 1950 et en 1951, l’«anti-pièce» La Cantatrice chauve et le «drame comique» La Leçon sont devenus de véritables classiques de l’absurde.Eugène Ionesco (1912-1994) s’était attiré d’emblée les réactions hostiles du public et, sauf exception, de la critique avec ces deux pièces en un acte qui ont depuis, et pour cause, conquis le monde entier.Le Théâtre du Rideau Vert — qui met du Ionesco à l’affiche pour la première fois — a confié à Daniel Roussel le soin de démonter et de remonter le mécanisme tragicomique de ces deux textes fondateurs du théâtre d’avant-garde de l’après-guerre.«Pléïadisée» de son vivant, la dramaturgie de Ionesco porte la marque d’un esprit angoissé, obsédé par la mort sous toutes ses formes.On peut comprendre que ses tout premiers textes aient eu l’effet d’un jeu de massacre qui a dérouté et qui a choqué, au moment où la France, et avec elle l’Europe tout entière, se remettait péniblement du désastre de la Seconde Guerre mondiale.Comme Tzara et les dadaïstes au moment de la Grande Guerre, Ionesco ne fait pourtant que tirer les conséquences d’une déshumanisation qui n’en finit plus d’être programmée — bien au-delà des camps —, en prenant le contre-pied des déclarations humanistes qui se voulaient optimistes, la paix revenue.Disloquer les codes Coup sur coup, La Cantatrice chauve et La Leçon allaient disloquer les codes bourgeois de la pièce bien faite, inventer un univers radical au sein duquel la dérision implacable détruit les certitudes les mieux ancrées, en sapant à la base les prétentions à l’élévation de l’esprit dont l’humanité a investi le langage.Car c’est le langage lui-même, au grand scandale des bien-pensants, qui rend l’âme dans ce théâtre de D'effondrement du réel», comme l’a si bien dit Ionesco lui-même.Les mots chez Ionesco se vident en effet de leur signification ou, pire encore, ils se retournent contre ceux qui osent s’en servir.Le simple fait de parler n’est jamais apparu aussi dangereux et, en même temps, aussi vain.Le rire vient sanctionner ce désordre de la pensée, mais le mal est fait: nulle conscience qui y est exposée n’en sortira indemne.Fin de l’innocence et mise à mort d’une idée généreuse, mais finalement trompeuse, de l’humanité.en porte-à-faux.Daniel Roussel, que je rencontre une semaine jour pour jour avant l’ouverture de son programme double consacré au fondateur du théâtre de l’absurde, est dans une forme éclatante, et très heureux de se frotter à nouveau à ce théâtre qu’il juge essentiel et, m’apprend-il, qu’il a fréquenté dès ses débuts dans le métier, en montant La Cantatrice chauve pour clore son service militaire à Compiègne au tournant des années soixante.Ionesco aux armées: on devine le choc! VOIR PAGE C 2 : ROUSSEL -* LE DEVOIR ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a deux ans, comme le gala des prix Génie s’exilait pour la première fois à Montréal, son réalisateur Jocelyn Barnabé y est allé d’une petite enquête auprès du public.«Que représentent les Génie pour vous?» «Euh.», répondaient les passants de la métropole en avouant leur totale ignorance de la chose.Vous leur auriez demandé ce que sont les Oscars, mettons qu’ils l’auraient su.Dieu sait pourtant si les Québécois ont recueilli leur part de statuettes au cours des quinze années de prix décernés aux artisans du cinéma canadien.Douze pour le Jésus de Montréal d’Arcand en 1990, treize à Jean-Claude Lauzon pour Un zoo la nuit en 1988.223 lauriers sont revenus à la province francophone au fil des crus.Mais les Génie ont été décernés durant quatorze ans à Toronto.Il faut croire que c’était trop loin pour nous.Chacun sa manière.Depuis 1994, on mise sur l’alternance.Une année à Montréal, une à Toronto.Pas de jaloux.Les voici donc, pour cette seizième édition de l’affaire, de retour en terre québécoise.Dimanche, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision y ira d’une nouvelle formule télévisée bicéphale pour fêter l’occasion.La cérémonie des Génie (non télédiffusée intégralement) sera présentée devant l’industrie au studio 42 de Radio-Canada à 16h30.Puis SRC et CBC diffuseront simultanément, à 21h, les émissions qu’ils auront tricotées sur cette seizième édition des Oscars canadiens.Mais chacun les montera à sa manière.Deux réalisateurs différents: Jocelyn Barnabé pour la SRC, David Kitching pour la CBC.Mary Walsh animera la version torontoise, René Ho-mier-Roy, la montréalaise.La formule permettra à chaque réseau de mettre en valeur les vedettes de sa communauté, de sortir la palette de sa couleur locale.Pour la première fois, l’Académie essaie de s’adapter vraiment à la double réalité d’un pays écartelé.«Mais n’y voyez surtout pas de raison politique», proteste à l’avance le président de l’Académie, Robert Roy.«Tout est politique», disait Marx, impitoyable.Aussi bien vous prévenir tout de suite: la version francophone promet d’être plus drôle.Sociétés distinctes?Yes sir! Là où l’émission de la CBC est enregistrée à l’avance à 80 % à travers des entrevues mises en boîte avec tous les finalistes, la SRC misera beaucoup sur le direct.Tandis que René Homier-Roy sera en studio, la comédienne Pascale Bussières, au party à l’hôtel Westin qui suivra l’événement, interviewera les lauréats à chaud, et sans filet.CBC et SRC ont concocté chacun de leur côté un petit montage avec les cinq longs métrages en nomination pour le meilleur film.Très rigolos et humoristiques sur le versant francophone, ces montages dont les journalistes avaient la primeur cette semaine; ils sont, à ce qu’on dit, plus conventionnels et sérieux du côté anglais.On ne se refait pas.Allons-y de quelques prédictions sur les prix qui sont l’enjeu de la soirée: Les favoris Parmi les cinq finalistes du meilleur film, deux favoris partent en avance, l’un anglo, l’autre franco, comme il se VOIR PAGE C 2 : GÉNIES Génie à deux te te s DIMANCHE, LORS DU 16e GALA DES PRIX GÉNIE, ON POURRA SAUTER D'UN CANAL A L'AUTRE POUR COMPARER DEUX TRAITEMENTS, DEUX VISIONS, DEUX ECLAIRAGES SUR UN MEME EVENEMENT.SIGNE DES TE Y T TuflWf C PUKHiNI / IàH I.MflltOfT iifieitiâi iei eriies ütiei finâsiei ftcnnrlecftafetatNn dt-i^ofjonBtfas /flV Prévenir les effets destructeurs de nos organisations Thierry C.Pauchant et Ian I.Mitroff La Gestion des crises et des paradoxes « Une lecture obligatoire pour tous les cadres supérieurs qui croient que leur organisation est à l’abri d’une crise.Ce livre explique comment des actions préventives peuvent empêcher un incident de dégénérer en crise.» Gerard F.Ventolo, Directeur du marketing, AT 8c T A- ESSAI • 336 pages • 34,95 $ PRESSES '0 o CihfEfrü c o InfLEliU m efr ¦i^m '.AÜ&A*.&#> • • • ICE CHAUVE / BANQt I lAHRINTIINM • Du 3 É janvier au 11 février Jeudis, vendredis eï samedis, 20h .- A .' dfEuiÉhe Ionesco Mise en scène: René Richard Cyr rÀà: é>':< Alexis Martin, juuM* François Papineau, v"/' $.'• Pascale Desrochers, tI Jocelyn Blanchard, Patrice Coquereau, Dagenais, Paul Doucet, Wj* chantai Lapointe, Roger Larue, Bfev - W-ï' ' Domiinique Quesnel eÇSoniaVachon Scénographie : Claude Goyette ; Costumes : François St-Aubin ; Éclairages: Michel Beaulieu; Musique: Michel Smith; Assistance à la mise en scène et régie : Lou Arteau U&Lü a- 22% de réduction Hydro ^-banque ' lc5$amcdiî v Québec WÊ nauonau mnm - i i — RESERVATIONS NCT:253-8974 1800361 4595 La Nouvelle Compagnie théAtrale SALLE D E NISE-PE LLE TIER,' 43 S3 , S Al N T E - C AT H E R I N E EST, MONTREAL SUPPLEMENTAIRES 13 ET 14 FÉVRIER! Complet les 16, 18, 19 janvier, 13 et 20 janvier 21 h.Réservations 987-6919 Théâtre du Nouveau Monde A Salle Pierre-Mercure Notre! Centre Pierre-Péladeau 300.bout de Maisonneuve Est Métro B< Réservations : 987-6919 Adn Du mardi au vendredi 20 h.samedi 16 b Théâtre français du CNA MEDIACOM aractéra ue oeryerau d'Edmond Rostand Mise en scène d'Alice Ronfard avec Guy Nadon 9 au 27 janvier 6 au 10 février ROUSSEL Ionesco a écrit des pièces qui témoignent de notre époque, dominée par tant de langues de bois.D'où l'intérêt d'assumer la matière inquiétante de ces pièces SUITE DE LA PAGE C 1 Roussel qui a déjà monté Us Chaises au Quat’sous voilà quelques saisons — un spectacle qui avait touché le public, à défaut de toute la critique —, effectue en 1996 un retour au théâtre, après une éclipse qui a duré volontairement un an et demi — le temps de se remettre d’un coup dur du destin et de faire le point sur le métier.«J’ai tout refusé ce qu'on m’offrait durant cette période, dit-il, parce que j’en avais assez du climat ambiant, de cette course à l’effet, alors que je défends la position d’un théâtre d’artisans et que je refuse les étiquettes médiatiques dans lesquelles on enferme les artistes.» Le metteur en scène est bien décidé à n’accepter dorénavant que des engagements qui recoupent ses propres envies — il nomme en rafale Synge, Tchékhov, Claudel, Pirandello, Koltès, Berkoff.— et, par conséquent, il est tout à fait déterminé à refuser les «commandes».C’est d’ailleurs à son instigation que le spectacle Ionesco a pu se mettre en branle, à la suite d’une contre-proposition qu'il avait fait valoir auprès du Rideau Vert.«Depuis longtemps, ex-plique-t-ii, je voulais travailler avec Normand Chouinard qui est un comédien à plusieurs dimensions et que je considère justement comme un grand artisan.Cette production Ionesco m’en a donné l’occasion.J’ai eu la possibilité de réunir pour ce spectacle une équipe formidable de comédiens qui ont tous accepté de ne pas travailler sur ce qu’ils savent PHOTO JACQUES GRENIER Le metteur en scène Daniel Roussel.déjà faire.lit puis, Ionesco a écrit des pièces qui témoignent tellement de notre époque, dominée par tant de langues de bois.D’où l’intérêt d’assumer la matière inquiétante de ces pièces qui ne font pas appel aux sentiments, à la psychologie et à la logique habituelle.» Contre-poison Roussel qui ne cache pas sa détestation de tout dogmatisme, à quel-qu’enseigne qu’il loge, estime que la dérision est un nécessaire contrepoison aux manipulations fasci-santes, qu’il considère toujours vivaces de nos jours.«On pense, que le silence est vide, avance-t-il, mais c’est le contraire qui est vrai.Ionesco braque son regard sur le langage qui tourne à vide.Dans La Cantatrice chauve, il procède à l’assassinat du langage, et dans La Uçon, il montre un assassinat par le langage.Dans les deux cas, on est en présence d’un théâtre où les échanges ne sont qu’apparents.Le catapultage des clichés et celui du savoir autoritaire conduisent au même cul-de-sac.Cela n’a pas pris une ride depuis plus de quarante ans.» Avec Claude Goyette à la scénographie, Roussel a conçu uq lieu unique pour les deux pièces.«A cause de la dynamique circulaire, si présente chez Ionesco, on a opté pour un décor tournant, fait d’une série de cinq salons, meublés minimalement, qui forment un dédale.On a supprimé les portes et il n’y a que des arches irrégulières qui créent une impression de déséquilibre.On ne compte déjà que très peu d’accessoires et j’ai renoncé en plus au couteau dans La Uçon, pour accentuer la dimension langagière du meurtre de l’élève par le professeur.En revanche, j’ai tenu à rétablir la présence du brassard arborant l’insigne de la svastika nazie, parce que ça m’apparaît tout à fait pertinent dans le contexte actuel.» Roussel parle encore de l’importance accordée à la fameuse horloge qui sonne de manière erratique dans La Cantatrice chauve, en respectant scrupuleusement son statut de personnage à part entière.Par ailleurs, il a donné au personnage de Mary, la bonne, une fonction particulière, un peu en retrait, en lui confiant le rôle d’une sorte de deus ex machina, qui fait tourner le plateau et qui vient dire au public qu’il n’y a pas de sens — ce qui, on s’en doute, s’avérera faussement rassurant.A un moment donné, on entendra la voix d’Ionesco, à l’instar d’un monsieur Loyal d’outre-tombe.Mais le metteur en scène ne veut pas tout dire, en gardant quelques surprises en réserve.Chose certaine, la distribution en impose.Qu’on en juge : dans La Cantatrice chauve, Cari Béchard et Hélène Loiselle (en Monsieur et Madame Smith), Jean Marchand et Markita Boies (en Monsieur et Madame Martin), Christiane Proulx (Mary, la bonne) et Normand Chouinard (Le Capitaine des pompiers), puis dans La Leçon, de nouveau Chouinard (Le Professeur) et Béchard (La Bpnne!) face à Violette Chauveau (L’Elève).Un programme double qui ouvre le 16 janvier et qui, parole de Roussel, s’est mis lucidement au service du témoin vertigineux de notre époque qu’est Ionesco.Sans esbroufe et sans concession.Le Confessionnal de Robert Lepage.GENIES SUITE DE LA PAGE C 1 doit.De notre côté de la barricade: Robert Lepage avec son Confessionnal (douze nominations) aux techniques exploratoires.De j’autre: Mort Ransen au très «Canadian» Margaret’s Museum (onze nominations), sombre histoire d’amour et de pauvreté.En principe, le Lepage (qui a d’ores et déjà le Claude-Jutra couronnant une première réalisation) part gagnant pour le meilleur film.Il est plus audacieux dans son style.Mais Margaret’s Museum, de facture conventionnelle, ayant pour cadre une Nouvelle-Ecosse de misère, nage avec le courant ambiant de la rectitude idéologique.U Confessionnal a des chances de récolter les lauriers de la meilleure direction artistique, images, réalisation, montage.Pour le reste, David Lahaye pourrait rafler le prix d’interprétation masculine avec son incarnation d’un simple d’esprit dans L’Enfant d’eau.Helena Bonham Carter, une actrice toujours juste (Howard’s End, A Room with a View), héritera peut-être de la statuette de la meilleure actrice pour son rôle dans Margaret’s Museum.(Sa concurrente la plus sérieuse est Pascale Montpetit dans Eldorado).Meilleure actrice de soutien: sans doute Anne-Marie Cadieux pour U Confessionnal.Génie anticipé des plus beaux costumes au film de Rozema, When Night Is Falling.Mais on verra bien.Gageons que le Québec fera mieux que l’an passé, où il n’a moissonné auçune statuette du tout.A la SRC, on espère atteindre 1 500 000 spectateurs (le gala de 1994 allait en chercher un million dans le réseau francophone).La partie anglo rêve de crever le plafond des 700 000 où plafonne traditionnellement le gala CBC d’un océan à l’autre.Les Génie coûteront moins cher en tout que les 700 800 $ dévolus au gala torontois l’an passé: 320 000 $ poulie gala et l’émission de la SRC, 250 000 $ du côté de la CBC, mais Robert Roy affirme que le nouveau virage bicéphale et plus «journalistique», sans les «steppettes», les gags d’un gala conventionnel, n’est pas effectué dans une perspective d’économie.Evidemment, étant donné le contexte actuel, ça aide de sauver des sous.L’ennui, c’est que ces Génie n’ont pas eu jusqu’ici beaucoup d’impact sur la distribution des films.Souvent, les œuvres primées ont déjà quitté l’affiche.Parfois, ici on n’en a pas encore entendu parler — comme ce Magic in the Water, en nomination pour le meilleur film, qui n’est pas sorti en sol québécois.Margaret’s Museum pour sa part gagnera nos écrans la semaine prochaine.Les distributeurs évoquent le prestige entourant les prix Génie, tout en n’observant guère de retombées réelles en recettes aux guichets quand leurs poulains gagnent.Les lauréats ont surtout du mal à traverser le mur de «l’autre public».Le vainqueur de l’an dernier, Exotica d’Egoyan, n’a pas vraiment percé au Québec.Celui de 1995, Thirty Two Short Films about Glenn Gould, de François Girard, pourtant tourné en anglais à Toronto et évoquant la carrière du célèbre pianiste de la Ville reine, a fait bien meilleure figure au Québec que dans le reste du Canada — Génie ou pas.Pierre Latour, un ancien de chez Max Film, rappelle qu’il est loin le temps où un film comme Jésus de Montréal pouvait garder l’affiche pendant quatorze mois et donc profiter de l’aura des couronnes de prix.Pierre De haut en bas, Liste noire, Magic in the Water et Margaret’s Museum.Brousseau, d’Alliance Vivafilm, considère que faute d’une incidence sur la fréquentation des films en salle, la récolte des Génie en a du moins sur les fenêtres secondaires: vidéo, télé.Le distributeur attend de voir ce qui arrivera avec U Confessionnal, bon indice d’un impact éventuel des statuettes.Le film de Lepage est encore sur les grands écrans de Toronto et de Vancouver (où il sortait en novembre).Reste à voir s’il fera un boum après avoir reçu une pluie de Génie (si pluie il y a).Rome ne s’est pas bâtie en un seul jour et les Génie ont besoin de se roder encore avant de rejoindre pleinement ses deux publics.Une chose est certaine: l'Académie varie ses recettes, prend des risques, courtise avec leurs armes propres nos deux solitudes nationales en faisant pousser des têtes désormais distinctes a ses Génie.Dimanche, on pourra sauter d’un canal à l’autre pour comparer deux traitements, deux visions, deux éclairages sur un même événement.Signe des temps.V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT LA CAN LA LEÇON mise en scene: Daniel Roussel Hélène Loiselle Normand Chouinard Markita Boies Jean Marchand Violette Chauveau Cari Béchard Christiane Proulx concepteurs : Claude Goyette François Barbeau Claude Accolas Délire à 2: En deux soirées, redécouvrez Ionesco! du 16 janvier au 10 février 1996 réservations: 844-1793 V théâtre du rideau vert RHINOCÉROS LA CANTATRICE CHAUVE LA LEÇON.Ill'll111 ASSISTEZ À LUN 0ES SPECTACLES.ET OBTENEZ 25% DE RÉDUCTION SUR LE TARIF RÉGULIER DE L'AUTRE PRODUCTION.SUR PRÉSENTATION DE VOTRE BILLET. ¦mmi I.K I) E V 0 I It .I.E S S A M KOI I It K T l> I M A X (' Il K I I .1 A X V I K K I !> I) tt Stéphane Audran Michel Aumont Au Petit Marguery 1:30-3:30-5:30-7:30-9:30 U PERFORMANCE DEJENNO VOUS CLOUE A VOTRE SIEGE PEOPLE MAGAZINE VOUS SORTEZ DE “GEORGIA COMME SUR UN NUAGE: l'excellence du jeu de Jennifer atteint un sommet dm un film i dont elle fait un triomphe! ENTERTAINMENT WŒKLÏ JENNIFER JASON IBGH /J HARE VMNNlNGHAH DÈS LE 1 9 JANVIER! «LE MEILLEUR FILM-BANQUET DEPUIS LE FESTIN DE BABETTE.UN DES DIX MEILLEURS FILMS 1995t» TIME MAGAZINE APRÈS LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE et TATIE DANIELLE VOICI MAINTENANT LE CHATILLEZ DES CHAMPS! LE BONHEUR PEUT ÊTRE COMPLÈTEMENT VICIEUX ET AMORAL.DESJARDINS 849-FILM Basilaire 1 : MEILLEUR FILM - MEILLEURE ACTRICE GRAND PRIX DES AMERIQUES nsnvAi msiiiÀiSDL \io\m - moniuiai ms M.W YORK 1 M M CRI I ICS CIRIT I - IWS Cherchez l’hérésie * art et l'hérésie font bon ménage et il faut sa-f voir erré an neintre Ipnn.Pnnl Riopi ie ch L' voir gré au peintre Jean-Paul Riopelle de provoquer encore et toujours une chicane réus-i sie comme un génial trompe-l’œil.le Devoir révélait récemment que des négociations sont en cours pour l'achat, notamment par Loto-Québec avec l’aide du Musée du Québec, d'une maîtresse œuvre de Riopelle intitulée Hommage à Rosa Luxemburg, qui serait éventuellement accrochée dans le futur Casino de Hull.Premier sujet de scandale, certains s’émeuvent de la destination finale du grand triptyque.Imaginez-vous l’esprit de la célèbre révolutionnaire assassinée planant au-dessus des roulettes et des machines à sous, descendant en vapeurs de fumée et d’alcool sur le petit peuple qui perd ses sous et hypothèque son avenir?Le symbole grince, les anciens spartakistes aussi.Mais il paraît que Riopelle, amateur de paradoxes, n’en a cure.Second,sujet de scandale, certains trouvent que l’argent de l’Etat est gaspillé (il est question, pour l’instant, d’une somme de 800 000 $).Vie Gazette a affecté un journaliste d’enquête à l’affaire, ses vastes recherches lui ont permis de dénicher un expert torontois qui hésiterait à dépenser 450 $ pour ce canevas récent.Il paraît que nos experts québécois sont aveuglés, que Riopelle n’a rien fait de bon depuis les années cinquante, et que notre nationalisme nous fait tomber dans le panneau de la célébration indue d’une gloire passée.CQFD comme en octobre: le séparatisme rend la province semblable à la bête et fait mourir son jugement tout en vidant son portefeuille.Chacun son hérésie, je suis plus troublée par un aspect moins connu du dossier, le sort que la négociation en cours a fait à l’intermédiaire de cette vente, Michel Tétreault, ancien directeur de galerie qui a longtemps eu pignon de qualité sur rue, à Montréal.Après qu’il eut exposé l’œuvre, piloté le dossier sans relâche, le mandat lui en a été retiré par les vendeurs, tout à fait légalement semble-t-il.Nul n’aura à lui verser d’honoraires pour ses efforts et le coût de la transaction, si elle est conclue, s’en trouvera réduit.Bien des amateurs d'art procèdent de la même façon, cherchent à traiter directement avec les artistes plutôt qu’avec les galeries, pour économiser des sous.Sans en être trop conscients, ils sapent l’art qu’ils croient soutenir.Les galeries, dans nos cités, sont l’un des seuls espaces culturels où règne encore la gratuité même si elles logent, paradoxalement, à l’enseigne du négoce.Il faut payer, pour profiter de nos musées publics.Dans une galerie on entre, on flâne, on contemple, on cause avec des experts, on apprend.Et parfois, très rarement, on achète le plus librement du monde.Ix*s «galeristes» comme on les nomme avec un clin d’œil aux «galères», crèvent pour la plupart de faim, font des miracles pour payer le loyer, le chauffage, les assurances, le transport des œuvres, les vernissages, la publicité, l’accueil aux passants et même aux écoliers.lu galerie est l’un des rares endroits où ils peuvent s'éduquer à l’art et par l’art, puisque notre système scolaire a bouté dehors cet apprentissage merveilleux.Et pourtant, les galeristes sont souvent aussi mal aimés par les artistes, étemels insatisfaits, que par un public indifférent, qui les prend pour des boutiquiers.J’ai pourtant rarement rencontré d'aussi authentiques amoureux de l’art, et de meilleurs amis de ceux qui le font.Pour peu qu’on s’intéresse à l'histoire de l’art au dix-neuvième et au vingtième siècles, on sait que leur profession a été au cœur des grands mouvements que nous ne nous lassons jamais de redécouvrir.Qui a exposé les impressionnistes, il y a cent ans, alors que les salons officiels les boudaient à Paris?Dans les vitrines de fortune d’un quincaillier de Montmartre, ou sur quelques mètres carrés perdus dans le Marais, d'heureux fous les soutenaient contre la critique officielle, conseillaient les premiers acheteurs, reconnaissaient le génie.Une fois les collections privées constituées, quand les œuvres commençaient à essaimer dans le monde, les musées sui- vaient.Il en est largement de même aujourd’hui.Allez voir L'Effet cinéma, l’exposition en cours au Musée d’art contemporain de Montréal: les prêteurs sont souvent des galeries, d’ailleurs ou d’ici, dont les professionnels des musées épousent le jugement.Les galeries prennent les risques, les institutions suivent, et la mémoire collective oublie les vrais découvreurs.D’autant qu’ils font souvent faillite et disparaissent, à moins de disposer d’une fortune personnelle pour jouer les mécènes.Ix*s galeries de qualité qui ont plus de dix ans se comptent au Québec sur les doigts d’une main (j’évoque ici, évidemment, celles qui soutiennent l’art de leur temps, celui des artistes vivants, et non celles qui tablent sur l'héritage des défunts).Des centaines d’artistes en sont réduits à exposer où ils peuvent, dans des restaurants ou des locaux de fortune loués à la petite semaine.Leur diffusion se fait sans continuité, des carrières bien engagées s’effilochent, certaines ne commenceront jamais.Et les collectionneurs, les débutants surtout, hésitent sans guide, quand ils ne se font pas rouler par des charlatans._ Une grande œuvre aboutit dans un casino d’Etat?C’est que la nature suit son cours.11 y a des années que le ministère de la Culture traite les galeries comme une guigne, les voit disparaître sans sourciller tout en se demandant pourquoi le public boude ensuite ses musées.Depuis des mois il n’y a même plus de fonctionnaire au dossier.Le marché de l’art est devenu une vaste loterie et Riopelle, comme en cinquante, a tout compris.Quelle «histoire des femmes»?La série de Lise Payette ne fait pas l’unanimité La production de Lise Payette sur l’histoire des femmes, une série de six heures qui doit prendre l’antenne l’automne prochain, voit le jour dans la controverse.Paule Baillargeon, une des trois réalisatrices affectées au tournage de la série, a dû démissionner à la mi-novembre, à la suite de différences profondes avec la maison de production de Mme Payette, Point de Mire, et plus précisément avec le producteur responsable du projet, Raymond Gauthier (Léa Pool et Anne Henderson sont les deux autres réalisatrices).«Ils s’alignent vers un féminisme très figé.Ils me trouvaient trop française, trop intellectuelle, trop film d’auteur, trop québécoise, trop politique», soulignait cette semaine la réalisatrice du Sexe des étoiles en ajoutant qu’elle n’a pu composer, finalement, avec ce qu’elle qualifie de «mépris envers le Québec».Des exemples?Le producteur n’a pas voulu que Mme Baillargeon utilise les images de la marche du «Pain et des Roses» à Québec, contre la pauvreté des femmes (en mai 1995) et il n’a guère davantage voulu du témoignage d’une femme de 77 ans de la rue Panet à Montréal.«On peut filmer les Africaines dans leur hutte mais pas les Montréalaises», conclut Paule Baillargeon.La religion devint également un sujet épineuL La réalisatrice voulut intégrer à un de ses deux films l’image de la chanteuse Sinead O’Connor qui déchira à la télé américaine une photo du pape.Mal lui en prit! «La moitié du monde est catholique et je ne pouvais pas parler de religion dans un chapitre sur la connaissance», note encore la réalisatrice qui était responsable des thèmes de la connaissance et du travail.Les quatre autres heures porteront sur le corps, le pouvoir, l’histoire et le futur.Grande diffusion.Peu après leur embauche, les trois réalisatrices partirent un peu partout dans le monde, avec une équipe et des bribes de scénario.Paule Baillargeon filma au Mexique, en Suède, en France, en Russie et au Québec.En fait, si les relations furent difficiles toute l’année, ce n’est qu’à l’étape du montage que la crise éclata.La série de six heures coûte 3,6 millions de dollars.Elle sera diffusée d’abord sur le réseau privé canadien anglais CTV, puis sur Radio-Canada.Les témoignages seront tantôt sous-titrés, tantôt doublés.La comédienne américaine Susan Sarandon assurera la présentation et la narration en langue anglaise.Du côté français, Point de Mire discute avec l’actrice Geneviève Bujold.Le premier client de Point Mire, celui des deux diffuseurs qui a investi le plus, c’est CTV.Et cela, on ne l’oublie pas à Point de Mire où l’on espère d’ailleurs vendre la série un peu partout dans le monde.À Point de Mire, le producteur Raymond Gauthier tient d’abord à rappeler, justement, que la série est destinée à un large public, et qu’elle sera diffusée à une heure de grande écoute.Dans ce contexte, les réalisations plus «difficiles d’accès» n’intéressent pas le producteur.«Nous avons, dit M.Gauthier, privilégié un style qui n’est pas celui que Paule Baillargeon affectionne.» En choisissant Mmes Henderson, Baillargeon et Pool, les associés de Point de Mire ont fait une gageure, Il HIM II PUS CHARMANT.II PIUS SURPRIHANT (T 11 PUIS «SAUTÉ» DU FESTIVAL DI (UNIS -LOS ANGELES TIMES @) AUGUSTIN N’A PAS FINI D’ARRACHER DES FOUS RIRES - le point SOIXANTE ET UNE MINUTES DE RIRES ET PAS UN POU DE GRAISSE -LE MONDE un film de ANNE FONTAINE -EN COMPLÉMENT DE PROGRAMME DEUS EX MACHINA ^ VINCENT MAYRAND 19 minutes GAGNANT DE 23 PRIX INTERNATIONAUX MAINTENANT À L'AFFICHE! prima film -fr oc ^ Paule Baillargeon en espérant qu’elles insuffleraient un ton «plus lyrique à un contenu préétabli».Dans le cas de Paule Baillargeon, «nous sommes arrivés à un cul-de-sac», dit le producteur qui a retenu les services de Torn Puchniac pour remplacer Paule Baillargeon.La réalisatrice se demande bien, aujourd’hui, pourquoi elle fut sollicitée puisque son penchant pour la controverse est connu.Elle suppose PHOTO ARCHIVES Lise Payette que son nom fut utilisé pour obtenir des subventions.Téléfilm et la SO-DEC contribuent tous deux au financement de la série.Au-delà des mésententes sur le contenu, Mme Baillargeon n’a jamais, en plus de 25 ans de carrière, été traitée de cette façon, a-t-elle dit, lorsque Le Devoir l’a jointe.«Nous travaillions sur une histoire des femmes mais nous les femmes PHOTO ARCHIVES avons été traitées de manière tout à fait aberrante», estime la réalisatrice.Nous n’avons pu joindre les deux autres réalisatrices, Léa Pool et Anne Henderson.Mais nous avons appris que la productrice déléguée, Mary Armstrong, a également démissionné dans le sillon du traitement réservé à Mme Baillargeon et en guise de protestation contre la vision des femmes retenue.Finis les Bye Bye àlaSRC! Ceux qui associent Radio-Canada au Bye Bye et aux émissions de Jean-Marc Parent et de Michel Courte-manche devront bientôt changer de lunettes car c’est une télévision publique beaucoup plus élitiste que le rapport du comité Juneau privilégiera.Le rapport, qui doit sceller l’avenir des trois principales institutions fédérales culturelles, soit Téléfilm, l’Office national du Film et la Société Radio-Canada, sera rendu public au cours de la semaine qui vient.Mais il semble que ce ne sera pas lundi, comme cela avait été initialement prévu.Le ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, doit arrêter lui-même la date.Une chose est certaine, la télévision publique très généraliste que la SRC a développée ces dernières années ne sera pas retenue par les membres du comité présidé par Pierre Juneau.La mise sur pied d’une télévision plus culturelle entraînera, il va sans dire, des change^ ments majeurs boulevard René Lévesque.Reste à voir qui gardera le pouvoir de produire des films et des émissions de télévision.Reste à voir également d’où viendra l’argent pour présenter des émissions de haut calibre.13 ANS + ?[DDLBŸSTfjËa] ie%imàh\èîmL un film de Etienne Chatiliez Michel Serrault Eddy Mitchell Sabine Azéma Carmen Maura DÈS LE 19 JANVIER! PCfGL »OS,7 fm HUSSARD SUR z/p TOIT JEAN GIONO «VMM UN FI LH DE JEAN-PAUL RAPPENEAU 1:30- 4 05 - 6:45 - 920 ALLIANCE £ OLITAIN ORCHESTRE MET Variations 15 janvier 1996 Brahms Variations sur un thème de Haydn Rachmaninov Rhapsodie sur un thème de Paganini pour piano et orchestre._ Schumann Symphonie no 3 en mi bémol majeur, dite «Rhénane» ¦mm OKI Billets: 13 S et 11 S (taxes incluses) En vente à la Salle Tudor une heure avant le concert ou aux bureaux dT MUSICI: 982-6037 PROCHAIN CONCERT Le jeudi 18 janvier, 11 h et 17 h 45 Edward Elgar et Johannes Brahms NORTEL Commanditaire principal Saison 1995 1996 Timide et bégayant.AUGUSTIN Réalisation: Anne Fontaine.Avec Jean-t 'hrétien Sibertin-Bianc, Stéphanie Zhang, Guy Casabonne, Nora Habid, Claude Pecher, James Lord, Christian Lhemitte.Image: Jean-Marie Dreujou.lhOl.Au Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Drôle de film, intéressant, troublant et un peu décevant.Intéressant parce q\ïAugustin fait fleurir un type comique joyeusement hirsute en la personne de Jean-Chrétien Sibertin-Bianc, grand dadais timide et bégayant, gaffeur et têtu.Décevant parce que le film hérite du contre-pied d’un traitement amateur, d’un rythme inégal, la rumeur positive entourant Augustin — encensé dans plusieurs festivals — était sans doute trop forte.Les critiques ont peut-être alors eu l’impression de faire une découverte.Aujourd’hui, le côté expérimental du produit semble plus apparent.Autre hic: l’inévitable distorsion d’image d’un film à petit budget tourné en 16 mm et gonflé en 35 mm.Ici, le flou prononcé dérange tout au long de la projection et enveloppe les images d’un grand brouillard opaque qui n’a rien d’artistique.Cet Augustin possède quand même, rendons à César, un charme insolite, absurde et à côté de ses pompes qui séduit.On suivra la dérive de l’antihéros qui s’ennuie dans sa peau de commis d’une compagnie d’assurances et convoite à l’écran le rôle d’un garçon d’étage d’un grand hôtel cocu- fié par les bons soins de Thierry Lhermitte.Il se pendra aux basques de la directrice de casting.Et allez refuser quelque chose à un tel raseur.La dame craquera.Histoire d’entrer dans la peau du personnage, Augustin ira tâter du réel dans un hôtel où une femme de chambre lui apprendra l’ABC du pliage de draps.Avec le petit glissement comique amoureux — fort suave — qui s’impose.I-ors de la grande audition, Thierry Lhermitte dans son propre rôle se montre assez désopilant, donnant la réplique à cet hurluberlu apparemment sorti de la planète Mars qui lui bégaie ses lignes avec une bonne volonté n’ayant d’égale que sa maladresse.L’acteur Jean-Chrétien Sibertin-Bianc prend toute sa force en contraste avec les partenaires que le film lui sert: la directrice de casting du début, la jeune femme de chambre, un Thierry Lhermitte médusé.Mais entre ces pas de deux, Augustin s’essouffle, tombe à plat, manque d’étoffe comme de maîtrise et nous agace quelque peu.Le film paraît surfait, mais l’acteur est à suivre.Le moyen métrage dure une heure à peine.Ce qui permet aux distributeurs d’ajouter en complément de programme Deus ex machina, court métrage français de 19 minutes signé Vincent Mayrand.Le film met en scène un photographe de gare qui se mêle de changer le cours de la vie de ses «victimes».Mais les personnages clownesques à la mode et la faune branchée qui hantent la gare ensevelissent un thème intéressant sous un amas de clichés.SOURCE MALOFILM Tom (Tony Goldwyn) surprenant Rachel (Mia Farrow) dans une scène de Reckless.Éloge de la fuite en avant SOURCE PRIMA FILM Augustin fait fleurir un type comique joyeusement hirsute en la personne de Jean-Chrétien Sibertin-Bianc RECKLESS De Norman René.Avec Mia Farrow, Scott Glenn, Mary-Louise Parker, Tony Goldwyn, Eileen Brennan, Stephen Dorff.Scénario: Craig Lucas.Images: Fred Elmes.Montage: Michael Berenbaum.Etats-Unis, 1995, 92 minutes.Au Cinéma du Parc.MARTIN BILODEAU Fable sur la perte de l’innocence, conte moral sur la prise d’identité, Reckless, derrière son apparente légèreté, distille de graves réflexions.Le réalisateur Norman René et Craig Lucas, son scénariste habituel, possèdent, comme ils l’ont déjà démontré avec Longtime Companion, une candeur tout hollywoodienne, doublée d’un regard impitoyable sur le monde qui l’entoure.C’est la veille de Noël.Rachel (Mia Farrow), épouse modèle et mère de famille sans histoire, est fé- Mardi 16 et mercredi 17 janvier • 20 h LES CONCERTS GALA CHRISTIAN THIELEMANN, chef ANDREAS HAEFLIGER, piano WEBER SCHUMANN SCHUBERT Euryanthe, ouverture Concerto pour piano Symphonie n° 9.«La Grande» *T Christian Thielemann Andreas Haefliger BILLETS : 19,25 S, 28,00 $, 30,00 S, 39,00 $, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Mardi 23 et mercredi 24 janvier • 19 h 30 LES CONCERTS POPULAIRES AIR CANADA @ Soirée viennoise JULIUS RUDEL, chef CHRISTINE BREWER, soprano i Un hommage à la musique de MOZART.SCHUBERT.STRAUSS, LEHÂR et autres.Julius Rudel Cocommanditaire : uccr.ii.Lon BILLETS : 20,00 S, 23,75 S, 27,00 S, 28,75 S, 29,50 S (taxes et redevances en sus) Mercredi 24 janvier • 10 h 30 LES MlAXIJNTS SYMPHONIQUES fïlETRO \Jne Matinée à Vienne JULIUS RUDEL, chef CHRISTINE BREWER, soprano Un hommage à la musique de MOZART, SCHUBERT, STRAUSS, LEHÂR et autres.Christine Brewer BILLETS : 16,00 S (taxes et redevances en sus) f/onveavt ! Nouveau ! Vouveau { TARIF ÉTUDIANT : ÎO $ Sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert brile comme chaque année en cette saison de réjouissances.Soudain, coup de théâtre: rongé par le remords, son mari (Tony Goldwyn) lui annonce qu’il a engagé un tueur pour se débarrasser d’elle et de son inépuisable candeur.Fuyant son domicile, Rachel trouve refuge auprès d’un couple qui a fait table rase du passé et, comme elle désormais, vit sous une fausse identité.Lloyd (Scott Glenn), un samaritain au grand cœur, et Pooty (Mary-Louise Parker), son épouse paraplégique et muette, mènent une vie remplie et heureuse.Le mensonge sur lequel repose leur union finit toutefois par refaire surface, de même que le passé de Rachel.Cette dernière entreprend donc un long périple à travers le pays, voyage initiatique au cours duquel ressurgiront ses douloureux souvenirs d’enfance.Comme ces trop parfaits jeunes gais éprouvés par le sida dans Longtime Companion, Rachel, dans Reckless, est un être humain modèle que la réalité n’épargnera pas.Elle sera notamment bouleversée par ce monde hypocrite, où chacun cherche à s’amender, par la fuite en avant, du mal causé à autrui.Aussi comprendra-t-elle, en bout de course, que l’innocence dont elle se servait comme bouclier est en réalité une arme redoutable.Figure métaphorique de l’Amérique adulte qui doit faire face à ses responsabilités, Rachel est également un personnage complexe qui, au terme de la première séquence du film, bascule dans un monde inconnu, comme une Alice égarée au pays des merveilles.Le réalisateur a I MUSICI de TVlontréal YULI TUROVSKY vu par LES ARTS du Maurier Ltée présente les Concerts Matinée et Heure de pointe voulu décrire le monde tel que le perçoit Rachel; d’onirique qu’il est au début, avec ses maisons de poupées et ses paysages enneigés, il se transforme peu à peu, à mesure que se raffermit la prise de Rachel sur la réalité.Bien que les décors cachent difficilement les limites du budget qui leur est accordé, ceux-ci constituent néanmoins un point d’appui solide sur lequel repose le film pour évoquer la transition psychologique du personnage.Le scénario — que Craig Lucas a lui-même adapté de sa pièce présentée off-Broadway — est conçu comme un rêve, avec ses ruptures de ton et ses changements de cap inexpliqués.L’humour, tantôt noir, tantôt velours, reste la grande force unificatrice du film, quoique son efficacité varie d’une scène à l’autre, d’un comédien à l’autre.Il est vrai que Reckless est un film fragile; son dosage réel-irréel est particulier et exige des acteurs une grande souplesse.Une main plus ferme de la part de Norman René aurait sans doute empêché certains petits décalages.Heureusement, celle qui incarne les femmes-enfants depuis trente ans le fait ici avec l’ironie du recul.Mia Farrow porte le film sur ses épaules, comme elle le faisait notamment dans Alice, de Woody Allen, où son personnage labourait sensiblement les mêmes pâturages.Même si le cheminement qu’elle fait ici est plus prévisible que dans l’œuvre complexe d’Al-len, son jeu s’avère moins maniéré.Enfin remise, elle aussi, de son réveil brutal (Widow’s Peak et Miami Rhapsody l’avaient laissée dans l’ombre), souhaitons que l’avenir lui réserve d’autres beaux rôles comme celui-ci.chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque ?: très faible : pur cauchemar FOUR ROOMS ?Quatre regards en forme de bédé d’un cynisme goguenard, posés par autant de cinéastes indépendants américains: Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, Allison Anders, Alexandre Rockwell.Le cadre: celui d’un chic hôtel en une veille du jour de l’an.Tom Roth désopilant dans un contre emploi de groom ahuri assure le lien entre ces volets inégaux servant un mélange plus ou moins épicé de sexe, sang, humour sur une esthétique du jour.Ras très original, mais parfois drôle.A voir pour Tint Roth et le sketch rigolo de Rodriguez.Au Faubourg.Odile Tremblay AUGUSTIN ?1/2 Signé Anne Fontaine.Augustin (Jean-Chrétien Sibertin-Bianc), aspirant comédien sera le gaffeur impénitent, bègue et à côté de ses pompes, qui ¦ par contraste avec ses partenaires, ; dont Thierry Lhermitte acteur qui lui donne la réplique lors d’une audition, campe un antihéros sympathique.Un traitement cinématographique minimaliste, une image floue (le film tourné en 16 mm a été mal gonflé en 35).Quelques scènes drôles.Une œuvre avec plus de promesses que de vraie maîtrise.Au Parisien.Odile Tremblay N'OUBLIE PAS QUE TU VAS MOURIR ?De Xavier Beauvois.Celui qui nous avait donné le si beau Nord a réalisé un second film d’une parenté évidente avec le premier — marque des véritables auteurs.Beauvois y dépeint la dérive sensuelle d’un jeune étudiant qui vient d’apprendre qu’il est séropositif.Un film sans compromis, pas du tout misérabiliste, qui touche par sa sincérité.Avec Xavier Beauvois, Roschdy Zem et Chiara Mastroianni, tous trois excellents Martin Bilodeau RECKLESS ?De Norman René.Rachel entreprend un long voyage au cours duquel son optimisme notoire sera ébranlé par la dureté du monde extérieur.Fable sur la prise de conscience sociale d’une enfant emmurée dans un corps de femme, Reckless est aussi une comédie noire, parfois cinglante, sur l’hypocrisie.L’excellente Mia Farrow domine la distribution, à laquelle ont également pris part Scott Glenn et Mary-Louise Parker.Au Cinéma du Parc.Martin Bilodeau Chef invité : José-André Gendille Une invitation H Théâtre Maisonneuve J O Place des Arts Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts r Billets en vente à I OSM / 842-9951.à la PdA/ 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245.¦fl- Billets en vente à la PdA / 514 842-2112 et Réseau Admission / 514 790-1245 Redevance et Irais de service.Soliste : Michelle Mares, piano de ^Altamira Orchestre Métropolitain 801.rue Sherbrooke est -bureau 509 Montréal H2L 1K6 514 598 0870 I.i: I) K v 0 1 It .I.K S S A M EDI I î» K T l> I M A X < Il K II •! A \ V I E II I !» !» »i Sauce Schubert- Schumann M U S I Q II E À rosM L’OSM prépare un Schumann pour mardi et mercredi dans le cadre d’un concert-gala qui marque les débuts du jeune chef allemand de 36 ans Christian Thielemann et du pianiste suisse Andreas Haelliger.De Schumann, nous entendrons donc le Concerto pour piano en la mineur, opus 54.11 y aura également au programme des compositions de Weber, l’ouverture d'Eu-ryanthe, un opéra inspiré des Croisades, et de Schubert, la Symphonie n° 9, en do majeur, D.944, «Im Grande».Il s’agit là de la toute dernière symphonie écrite par l’artiste avant sa mort en 1828.À tom C’est lundi que l’Orchestre Métropolitain présente le CLAS8I Q U E quatrième concert de sa série classique 1995-1996, Variations symphoniques.Cette soirée, qui mêle influences et inspirations diverses, mettra en vedette le chef invité José-André Gendille et la jeune pianiste de Vancouver, Michelle Mares, qui vient de remporter le Concours national des jeunes interprètes de Radio-Canada.Au programme: Variations sur un thème de Haydn de Johannes Brahms, Rhapsodie sur un thème de Paganini de Sergei Rachmaninov et la Symphonie n°3 en mi bémol majeur, dite «Rhénane», de Robert Schumann.l.e concert commence à 20h au TTiéàtre Maisonneuve de la PdA.À rosQ Et à Québec, Schubert, avec sa Symphonie n° 2 en si bémol majeur, D.125, fera aussi les frais d’un concert de l’OSQ vendredi soir prochain au Palais Montcalm.Egalement au menu: Mendelssohn, Concerto pour piano n° 1 en sol mineur, of>.25, et Brahms, Sérénade n° 2 en la majeur, op.16.La jeune pianiste Lucille Chung sera la soliste et le chef invité de cette soirée romantique, Raffi Armenian.Auparavant, demain en fait, l’OSQ propose son premier concert populaire en 1996, une soirée placée sous le thème des années folles.U* chef invité André Jutras dirigera l’orchestre et les solistes seront le trompettiste et pianiste Guy Few et le tromboniste Alain Trudel.Au programme, des compositions qui vont du ragtime à Offenbach en passant par des compositions de Rossini, Scott Joplin et quelques autres.Mario Cloutier Joe septième jour, 5eoraes oCicnofson se repose SAMEDI DIMANCHE JEUDI VENDREDI MERCREDI MARDI LUNDI ¦¦ E BLANCHE £21 JANVIER LE MONDE SELON GEORGJS -: : I nue moÏiVELI De 18 h à Semaine du 1 3 au 19 janvier 1996 écoutez LA DIFFÉRENCE À IA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SRC Radio FM SAMEDI 13 JANVIER 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.Une émission de (idles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE L’animatrice Francine Moreau et ses invités posent un regard critique sur l’univers du disque classique.Également au programme, les découvertes et nouvelles tendances touchant le marché de la musique, et un dossier musical préparé par Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL t2 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Les soirées de Radio France.Concert de chants de marin avec le groupe Cabestan enregistré le 15 juin 1995.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN Don Giovanni de Mozart.Distr.Jane Eaglen, Patricia Schuman, Ruth Ann Swenson, Stanford Olsen, Thomas llampsonjohn Cheek, Herbert Perry, Paata Burchuladze, choeur et orchestre, dir.James Levine.Inv.à l’entracte : Marc Bégin, metteur en scène à l’Atelier d’opéra de l’Université Laval à Québec.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.Vous pouvez venir écouler cet opéra au studio 12 de ht Maison de Radio-Canada à Montréal.1400, boni.René-Lévesque Est (entrée principale).Veuillez vous présenter dix minutes avant le début de rémission.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE L’événement d’une révélation : l’oeuvre pour orgue de Louis Couperin.Davitt Moroney, org., Les Demoiselles de Saint-Cyr, dir.Emmanuel Mandrin (l,rde 2).Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Bouclier.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.20 h PRÉSENCES Concert enregistré dans le cadre du Festival international de musique actuelle de Victoriaville 1991.Nouvel Ensemble moderne, dir.Lorraine Vaillancourt; Julien Grégoire, perc.: Exil : Shangai 45 de M.Longtin; Ressac de L.Bouchard; Lichtbogen de K.Saariaho; It The White litige of PhrygiaAv S.Montague.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.21 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Bernard Gilbert.Réal.André Corrivcau.22 h JAZZ SUR LE VIF Du Yardbird Suite à Edmonton : J.J.Johnson Quintet.Anim.Francine Moreau.Réal.Dominique Roy Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE ,< NIGHT ,, Des lieux, des sons, des musiques, des mots, des gens.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d'être à l’écoute, de naviguer.nuit apres nuit.(Luis des espaces inouïs.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.O h 04 LE CLUB DE MINUIT l'n pianiste vous convie à partager ses emotions et ses états d'âme par ses commentaires et les musiques qu'il joue pour vous.Réal.Guy laine Picard et Claire Bourque.La programmation de nuitest composer d'émissions originales produites par h Radio 11/ et d’émissions du FM présentées en reprise DIMANCHE 14 JANVIER 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes el commcntjiro captivants I ne émission de Georges Nicholson 12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA GRANDE SCÈNE DU DIMANCHE En direct du studio 14 de la Maison de Radio-Canada à Montréal.Actualité théâtrale.Michel Vais s’entretient avec les critiques André Ducharme, Michel Harvey Denis Langelier et Solange Lévesque sur les pièces de théâtre suivantes : Variations sur le canard, Cyrano de Bergerac.I)rôie de couplent Matron! et moi.Réal.Line Melodic.Le public est im ité à assister à rémission et à participer à la discussion.Four ce faire, confirmer i otreprésence auprès du Service des relations ai ec l'auditoire en composant le (514) 597-7787(de 9 h à 16 h 30).13 h 30 CONCERT DIMANCHE Quatuor Alcan et Robert Girard, harmonium.Quatuor K.156 de Mozart; Bagatelles pour deux violons, violoncelle et harmonium op.47 de Dvorak; Quatuor n" 14 « laJeune fille et la mort » de Schubert.Anim.Line Body Réal.Jean-Marc Gagnon.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.Olivier Rolin et Dominique Noguez.Entretiens de Stéphane Lépine avec Olivier Rolin, auteur de /.'Invention du mondent de Port-Soudan, prix Fémina 1994, et avec l'auteur des Martagons.Dominique Noguez.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Un arrière-plan historique des grandes questions d’actualité.Anim.Mario Proul.x.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.L’animateur Normand Latour s’entretient avec des musiciens qui nous font connaître leurs passions secrètes.Ceux-ci nous proposent également un concert intime mettant l’accent sur les oeuvres qu’ils aiment interpréter pour leur plaisir.Inv.André-Gilles Duchemin, flûtiste, et Peler McCutcheon, guitariste.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Trio Cousineau, composé de Marie-Claire Cousineau, vl„ Mari Cousineau, alto, Nicolas Cousineau, vie.; Intermezzo en sol min de Kodak ; Sérénade op.10 de Dohnanyi.- Derek Yaple-Schohert, p.: Icin Elaverslykkcrop.3 de Nieisen: Sonate en si béni K.333 de Mozart.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle l’atry 20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismert.21 h RADIOS D'EUROPE La chaussure dans tous ses états.Sociologie et psychologie.Histoire de ce que les gens nomment la base de l’élégance ».Anim.Sarah Dirren.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF Du Yardbird Suite à Edmonton : Benny Green Trio.Anim.Francine Moreau.Réal.Dominique Roy.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » 0 h 04 ÉMERGENCES le IF Michel Larroche, auteur du Üvtc Mes cellules se soutiennent, nous présente son approche, l'anahse-rèinfomiation cellulaire.Le psychiatre Jean-Charles Crantiez explique l'importance de la - mise en objets -dans k- travail intérieur.Richard Cummings présente l ii miroir turbulent, guide illustré de la théorie du chaos.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaines.LUNDI 15 JANVIil 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À voire réveil, une voix, un rire, une musique.el c'esl pani pour la journée' Météo, calendriers culturels régionaux et radiojournaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim Carole Trahan.Réal.Diane Maheux 9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesses s'entretient avec l'historien et ro-mancier Max Gallo (rde 2).Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Une émission branchée sur l’actualité musicale au pays et ailleurs dans le monde.Anim.Sylvia L’Écuyer.Réal.Martine Caron.Z 11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE |fl Interférences, de lan Lauzon (gagnant du deuxième prix du Concours d’oeuvres dramatiques radiophoniques de la SRC 1995 -catégorie 30 minutes).Histoire-choc dans laquelle on découvre des personnages pris dans une situation trouble et sans issue.Distr.Normand Canac-Marquis, Linda Sorgini et Vincent Bilodeau.Réal.Line Meloche.(Reprise vendredi à 9 h).12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l'actualité culturelle nationale.Chron.Michel Vais (théâtre), Jean-Claude Marineau et Francine Laurendeau (cinéma), Gilles Daigneault (arts visuels), Francine Moreau (musique), Hervé Guay (littérature) et Andrée Martin (danse).Anim.Réjâne Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vlgeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, dir.Colin Davis; Gerhard Opptiz, p.: Ouverture Obéron.Concerto il” 2 et Symphonie il” 1 de Weber; Symphonie n" 3 •• Écossaise >• de Mendelssohn.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’oeuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.MyraCrce.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d'enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une heure qui vous permet de découvrir l’univers musical de Georges Nicholson.Une émission de Georges Nicholson.1 9 h CHANSONS EN LIBERTE Portrait de Maurice Sanon par son biographe.Joseph Moélic (rdc 2).Une émission d'Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 21 avril 1995 à la salle Plcyel de Paris.Choeur et Orchestre philharmonique de Radio France, dir.Richard llickox; Judith llovvarth.sop., Sylvie Sullé, mezzo, Thomas Randle, t., Bryn Terfel, b.: Elias, oratorio pour solistes, choeur et orchestre de Mendelssohn.Anim.Michel Keable.Réal.Claire Bourque.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver.André Rhéaume vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Une place spéciale est accordée aux musiciens qui font vibrer lascène canadienne du jazz.Réal.Dominique Soutif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI 16 JANVIER 6 h 07 LES PORTES OU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesses s'entretient avec l'historien el romancier Max Gallo (2e de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Seiétedle/pjs lechaïquidort de Charlotte Gingras.Let t Madeleine Arsenault.Réal Lucie Ménard 12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre philharmonique de Radio France, dir.Philippe Entremont; Allèle Anthony, Qian Zliou, Stéphane Trait n’goc et Bartolomiej Niziol, vl„ Brian Ganz, JaniaAoubakirova et Philippe Entremont, p.; Concerto pour violons et cordes « Les Quatre Saisons >• de Vivaldi; Concerto pour trois pianos de Mozart.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL JEUDI 18 JANVIER 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jean-Marcel Jeanneney, historien, fils de ministre et lui-même ministre sous le général de Gaulle (déni, de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Portrait de Maurice Sanon par son biographe, Joseph Moélcc (dern.de 2).S 20 h RADIO-CONCERT |5j Concert enregistré le 4 décembre 1995 à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau de l’Université du Québec à Montréal.Quatuor Morencv; André Moisan, clar.: Quatuor à cordes n” 3 de Cherney; Quintette en la K.581 de Mozart; Adagio de Wagner/Bacrmann: Quatuor n" 15 de Chostakovitch.Anim.Michel Keable.Réal.Claire Bourque et Rosemarie Bastarache.22 h RADIOJOURNAL 11 h 30 LANGUE ET SOCIÉTÉ Pour comprendre les langues et les sociétés qui les parlent, il faut non seulement s'intéresser aux questions proprement linguistiques, mais aussi chercher ce qui constitue ces sociétés.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival international de Lanaudière 1995.Trio de guitares d'Amsterdam : Trois Sonates de 1).Scarlatti; Sevilla, El corpus Christi en Sevilla et Aragon d'Albcniz; Qtonoportenoet Primai eraportenode Piazzolla; Symphonie classique op.25 de Prokofiev; Comment faire l’amour à unefemnicAe Meijcring.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 22 h 04 LA NOUVELLE DU MARDI Voir à 11 11 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 17 JANVIER 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesses s'entretient avec l'historien et romancier Max Gallo (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI l.e comédien Jean Marchand lit 7fois Petites Vieilles sur un bance t Le Banc et la porte, e.xtr.du recueil Le Caroussel des maléfices, de Jean Ray Réal.Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre sy mphonique d'Edmonton, dir.Uri Mayer; Frederica von Stade, mezzo : e.xtr.Les Noces de Ftgaroei e.xtr.La Üemanzadi TitoAv Mozart; et tr.Le Cor merveilleux de l'enfantin Mahler; e.xtr.La /'zŸ/c/w/edOffcnbach.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L’EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcours libre - Québec.20 h RADIO-CONCERT En direct de la Place des Arts à Montréal.Î Orchestre symphonique de Montréal, dir.Christian Thielemann: Andreas Haefligcr.p.: Out erture EunantheAe Weber; Conceno en la min.op 54 de Schumann; Symphonie n” 9 l).944 de Schubert.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Voir à 11 h .30.22 h 34 X Y JAZZ 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 H RADIO-CONCERT Les grandes soirées dramatiques présentent l/rbiet Orbi, de René de Obaldia.Dimanche après-midi.Un v ieillard écoute la radio dans sa chambre, mais il ne peut fixer son attention.Une émission cependant finit pas susciter son intérêt : La vérité en miettes.Distr.Cari Béchard, Pierre Chagnon.Henri Chassé, Pierre Collin.André Desjardins.André Hébert, Michel Keable.Pierre Lcbeatt.Marika Lhoumeau, Alexis Martin, Pascale Montpetil, Danièle Panneton et Sonia Roussy.Réal.Lucie Ménard.Cette dramatique sera précédée d’un concert d’oeuvres de Wolfgang Rilim enregistré à Stuttgart avec la participation des pianistes Yiikiko Sugawara et Gunilde Cramer, de l'Ensemble Varianti et du Choeur de la Siidfunk de Stuttgart, dir.Rupert Hubert.Anim.Michel Keable.Réal.Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration tragi-comique de l'univers érotique en cette fin de XXr siècle.Cette année, les protagonistes Camille Flanagan et Stéphan Mirôn voyagent non plus chacun de son côté, mais ensemble.Véritables anthropologues de l 'amour, ils étendent leur quête tant personnelle que professionnelle aux us et coutumes des autres peuples et partagent leurs découvertes avec les auditeurs.Avec Cy nlhia Dubois et Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VENDREDI 19 JANVIER 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h INTERFÉRENCES Interférences, de lan Lauzon (gagnant du deuxième prix du Concours d'oeuvres dramatiques radiophoniques de la SRC 1995 - catégorie 30 minutes).Histoire-choc dans laquelle on découvre des personnages pris dans une situation trouble et sans issue jhstr Normand Canac-Marquis.Linda Sorgini et Tinrent Bilodeau Réal Line Meloche.(Reprise du lundi à 11 h 30) O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT 9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h À L'ÉCRAN L’actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Jean-Paul Sévilla, p.: Nocturnes n“ 1 et 4, Valse capricen" 1 et Thème et variationsop.73 de Fauré; children 's Corner, Estampes, Masques a L isle joyeuse Ae Debussy Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.16 H 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 H CHANSONS EN LIBERTÉ Enregistré dans le cadre du Rendez-vous de la nouvelle chanson de l’Outaouais.Première partie : le groupe Ex Libris.Deuxième partie ; Judy Richards.20 h RADIO-CONCERT En direct du palais Montcalm à Québec.Orchestre de chambre de l’Orchestre symphonique de Québec, dir.Raffi Armenian; Lucille Chung, p.: Snnphonicn° 2 de Schubert; Concerto pour piano il” 1 de Mendelssohn; Sérénadeil” 2 de Brahms.Anim.Renée lludon.Réal.Chantal Bclislc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DÉCROCHEURS.D'ETOILES La marginalité, la nuit, les cultures vivantes, la poésie.Regards sur notre société, avec Pierre Falardeau, « Montréal, ville défaite », avec Denise Bouclier, les carnets d’un chauffeur de taxi, avec Claude Boulet, les jeunes et la création, avec Dominic Champagne, les jeunes et la société, avec Guillaume Vaillancourt, la gestion, avec Léo-Paul Lauzon, l'économie, avec Richard Langlois, la banlieue du travail, avec Louise Boivin, le monde de l’alphabétisation, avec Gilles Lafontaine, l'univers des itinérants, avecJean-Marc Tison, le monde carcéral, avec François Schirin, la vie amérindienne, avec Manon Hogue, les jeunes décrocheurs, avec Stéphanie Delignc.Anim.Michel Garneau.Réal.Jean Gagnon.1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi ou vendredi : 8 h 55, 12 h 40 et 16 h.La semaine prochaine, ne"nanquez pas DEUX SOLLICITUDES, une nouvelle série de 24 émissions avec.Victor-Lévy Beaulieu et Margaret Atwood.Un voyage à travers deux cultures, une rencontre entre deux grands écrivains aui joueront tour à tour le rôle de l’intervieweur et de l'interviewé.Début ; le vendredi ' 26 janvier à 9 h.Réalisation : Doris Durerais.BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 6 h.22 h.minuit.1 h.2 h.3 h.4 h el 5 h.Samedi et dimanche 6h.Th.9h.minuit.I h.2h.3h.4het5h ¦ l.'iit I.'(Tl-‘tp /Amcri-mll mm/milinlm/inlio htm CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAL-FM 98,3 Moncton CBF-FM 100,7 Montréal CBOX-FM 102,5 Ottawa-Hull CBV-FM 95,3 Québec 4 CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 90,7 Sherbrooke CJBC-FM 90,3 Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivièrés I.K I) K V III It .I.K S S A M K l> I I !» K T I) I M A N C II K I I .1 A X V I K It I H » Il c G À Q IJ É B K C Des huis clos d’aujourd’hui Le Périscope met en scène un texte troublant d’André Morency RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Qu’est-il arrivé au type qui portait si fièrement son chapeau de cow-boy à Terre des Hommes, un beau jour d’été, entre le moment où il s’est fait rudoyer par quelques jeunes à l’oisiveté mère de bien des vices et celui où son chapeau a été aperçu, déchiré, dans un sac en plastique sur le pont Jacques-Cartier?Pourquoi cette agression?Quelles en furent les conséquences?Le dramaturge André Morency se l’était bien demandé, en un beau jour d’été d’il y a quelques années, suffisamment pour en faire, en tandem avec Lili Pichet, toute une pièce en forme d’interrogatoire, Le piège.Terre des Hommes, qui prend l’affiche au Périscope mardi soir.Ecrite à l'instigation du théâtre du Paradoxe, la pièce est en fait une commande qui a pris un grand tournant.L’idée d’un huis clos et d’une certaine violence était là dès l’origine, mais sous la forme d’un braquage de banque qui foire et laisse les voleurs face à eux mêmes, pris dans un cordon policier bien serré.Toutefois, l’intérêt de l’auteur était ailleurs: l’agression entrevue à Terre des Hommes voulait être racontée.Profitant de la quasi-carte blanche qu’on lui avait laissé, André Morency ne conservait plus de la police qu’un enquêteur essayant de remettre les morceaux du casse-tête en place, en interrogeant agresseurs, témoins et amis de la victime.Derrière l’histoire d’un pauvre type attaqué dans sa fierté toute simple, une réflexion prenait forme: explorer «la haine et ceux dont l’innocence est brisée par la haine».Minimaliste Cette réflexion et ce texte ont été embrassés très rapidement par le metteur en scène Philippe Soldevila, responsable des excellents spectacles Le miel est plus doux que le sang et Faust, pantin du diable au cours de la dernière année.Au fil de la création, Morency et Pichet ont eu le plaisir de constater que tout le monde semblait sur la même longueur d’ondes: «On va dans la même direction, à un point surprenant.Quand on a vu les enchaînements, ça correspondait vraiment à ce qu’on avait imaginé.» En gros, cela veut dire un spectacle minimaliste, ramenant le huis clos aux seuls acteurs, installés dans un espace scénique presque entièrement vide — un plan incliné et six chaises.Quelques flash-back viennent animer la séquence, mais le tout repose avant tout sur la dynamique qui s’installe entre les acteurs, sur la rythmique d’un texte écrit en une langue québécoise stylisée.Pour Soldevila, cet effet de concentration représente un défi inhabituel mais apprécié: «D’habitude, je travaille de façon éclatée, avec plusieurs lieux, des transitions ou des superpositions d’espace.Cette fois, c’est très restreint, très épuré.En gros, un chapeau suffit à situer un personnage.Le huis clos est une proposition rare chez les auteurs, j’ai donc cherché à l’appuyer autant que possible, à ce que rien dans la mise en scène ne vienne la contredire.Chaque spectacle a sa nature, donc un style de travail qui lui convient.Ici, on est ramené vers le travail des acteurs, le jeu.C’est quelque chose que j’aime travailler et j’apprécie beaucoup le fait de pouvoir y aller à fond, de traiter les pauses dans le texte, les gestes, les modulations ou le rythme.» Là aussi, auteurs et metteur en scène se rejoignent.André Morency explique que le mode interrogatoire exigeait un travail de rythme dans le Philippe Soldevila texte, afin d’éviter le statisme.Pour Philippe Soldevila, trouver la musicalité propre du texte a été un défi important qui lui a montré hors de tout doute que les accents québécois, au théâtre, exigent autant de rigueur et de précision dans la diction des comédiens.La violence au singulier Sur le fond, Morency et Soldevila s’entendent aussi à un autre niveau: il n’était pas question de faire ici un constat de société sur la violence chez les jeunes et tout le blabla qui entoure depuis quelques années les multiples versions de la «génération X».On parle ici d’un événement mettant en cause quelques personnes, que le metteur en scène a situé par un prologue «un peu brechtien» dans la sphère du théâtre et de l’imagination de l’auteur.L’incident se veut d’abord au singulier, même s’il nous reporte vers des constats plus larges.Par exemple, toute l’idée de situer l’événement à Terre des Hommes sécrète une bonne dose d’ironie, une confrontation implicite entre les idéaux des années soixante et le virage à droite d’aujourd’hui.«Au fil de la pièce, explique Soldevila, on s’aperçoit que le geste de ces jeunes de Terre des Hommes repose sur des idées d’extrême droite, des tendances racistes.Or, il est légitime et même noble que les jeunes se donnent des idéaux.La question, c’est de savoir pourquoi certains d’entre eux se rabattent suide tels choix.» Pour que la question soit valable, poursuit-il, il faut aussi que les personnages restent bien humains: «Nous avons cherché à ne pas juger ces personnages, même s’ils ont commis l’impardonnable.Je trouve toujours agaçant dans une pièce qu’untel soit désigné comme le méchant.Comme spectateur, ma seule réaction possible, c’est de dire: “ouh! qu’il est méchant!”.Pour moi, un acteur a plutôt à défendre son personnage, comme on se défend devant la cour.11 faut que ce soient des gens qui, à la limite, peuvent nous convaincre des raisons derrière leur acte.» Au spectateur, ensuite, de se confronter à ces raisons et de réflé- L'ESPACE DE LA DANSE CONTE MFORAINE £'A59/M Ia 4ah*€ LES FORMES SPIRITUELLES - BELGIQUE - Les Équinoxes chorégraphe: Alain Populaire, du 10 au 13 janvier à 20h DANSE-CITÉ - Volet Intégral V chorégraphe: Tassy Teekman, du 17 au 28 janvier à 20h, relâche les 21 et 22 janvier JOCELYNE MONTPETIT DANSE - Luminare chorégraphe: Jocelyne Mdntpetit, du 31 janvier au 3 février à 20h WILLIAM DOUGLAS DANSE - Héros et La Zo ne cl Or chorégraphe: William Douglas, du 8 au 10 février à 20h PEGGY BAKER / SOLO DANCE chorégraphe interprète: Peggy Baker, les 16 et 17 février à 20h CORTE SCONTA - ITALIE - Strapiomho - en collaboration ai le < \'A chorégraphes: Laura Balls et Cinzia Romiti, le 16 mars à 20h TEDI TAFEL DANSE - Souvelle Création chorégraphe: Tedi TafeLdu 2 au 4 mai à 20h DANIEL LÉVF.ILLÉ DANSE - Nouvelle Création chorégraphe: Daniel Léveilk*.du A au 11 mai à 20h EN PLUS: En mars et avril.pneJuctinns étudiantes du département de danse de 1UQAM PHOTO CLAUDEL HUOT chir sur les diverses significations de la terre des hommes.En pleine lumière LUMENS OU 4 1/2 MINUTES CHUTE LIBRE! Une recherche sur la lumière conçue et réalisée par Caroline Ross, avec la collaboration de Gilles Arteau, Boris Firquet, Denis Labelle, Denis Landry, Martin Meilleur, Emile Morin, Sylvain Parent et Laurent Sévigny.Un laboratoire des Productions Recto Verso, présenté ce soir au Studio d’essai In Vitro de Méduse, pour une personne à la fois, dès 20h.Réservations: (418) 524-7553.Si vous avez quatre minutes et demie de libre, ce soir, il peut valoir fortement la peine d’aller faire un tour du côté de Méduse et de son Studio d’essai In Vitro, où se déroule présentement une intriguante expérience son et lumière des productions Recto-Verso.Lumens, laboratoire sur la présence et les capacités expressives et narratives de la lumière, vous entraînera dans des territoires inusités et séduisants, bien qu’enco-re en cours de développement.Le principe est le suivant: les spectateurs sont conviés, un à un, à pénétrer au sein d’une grande structure cylindrique de plastique translucide en s’y glissant couchés sur un petit chariot à roulettes.Pendant quatre minutes et demie, ils y sont bombardés d’échantillonnages sonores, de bandes vidéos et de textes projetés, le tout étant traité par informatique pour provoquer un effet d’accumulation assez impressionnant, même si on peut souhaiter que l’ensemble lumineux soit un peu plus enveloppant.Par la suite, ils peuvent assister de l’extérieur à la «représentation» suivante, différente grâce à un certain degré d’improvisation dans les séquences sonores et lumineuses, et observer les réactions du spectateur suivant dans cet environnement déroutant.Les deux regards sont complémentaires, le second permettant de partager l’expérience avec d’autres spectateurs et de voir apparaître une possibilité: celle que l’action théâtrale se déroule à l’intérieur de la structure, devant des spectateurs installés autour de ce cercle infernal.La réflexion se poursuivra certainement pendant un bon moment chez Recto-Verso.De façon plus immédiate, Lumens offre, au bas mot, un tour de manège qui vaut vachement le détour.DISQUES C LAS S I Q U E S La passion brûlante et l’amitié tranquille FRANÇOIS TOUSIGNANT BRAHMS - ANDRÉ LAPLANTE Johannes Brahms: Sonate n“ 3 en fa mineur, op 5; Deux Rhapsodies, op.79.André iMplante, piano.Analekta AN 2 9270 Il arrive parfois qu’un récital laisse une impression tellement forte qu’on hésite à retrouver le même interprète dans le même répertoire au disque.La version qu’André Laplan-te avait donnée de la troisième sonate de Brahms l’an dernier avait été plus que remarquable, du genre de souvenir que l’on chérit pendant encore longtemps.C’est donc un peu craintif, par peur d’être injuste envers cet autre type de production de la part d’un artiste, que j’ai hésité avant d’écouter ce disque.Il faut aussi savoir que cette monumentale sonate demande des moments d’écoute et une attention particulière: il ne s’agit pas ici de musique de fond ou d’ameublement chic et confortable.Le jeune Brahms y livre toute sa réflexion visionnaire, toute sa pensée déjà grande, commandant en cela le plus grand respect et la plus grande exigence de la part tant du pianiste que de l’auditeur.Verdict: je n’ai pas été déçu, loin de là.Dès l’attaque du motif principal, on est empoigné par la force du pianiste et sa grande concentration; cela passe très bien au disque! D’autant plus que l’enregistrement du piano est assez bon.Cela nous permet d’entendre toutes les finesses contrapuntiques de la partition mises en relief par La-plante, qui navigue sur ce premier mouvement comme un empereur.Il ne lui manque ici qu’un tout petit peu d’audace, ce qui m’avait tant plu au concert.Le second mouvement le trouve plus à l’aise.Serait-ce à cause de son tempérament plus intime?Toujours est-il qu’ici on part sur les ailes du rêve, comme dans le quatrième mouvement, ce si mystérieux «Rückblick» (regard en arrière), où le pianiste se transforme en pur artiste, nous amenant à un état de communion dont seront bien jaloux plusieurs tenants de la liturgie.Le finale paraît un peu sage; c’est que Laplante sait doser ses effets pour nous entraîner dans un tourbillon incroyable de passions et de lyrisme un peu naïf, comme seul Brahms sait en commettre (à preuve le deuxième thème qui pêche par sa pauvreté et qui donne bien du fil à retordre aux interprètes: ici, Laplante s’en sort comme il peut, c’est-à-dire vraiment bien).Pour compléter le disque, les deux Rhapsodies op.79.Comme au concert, Laplante s’efforce de faire de la «grande musique» avec ce qui n’est dans le fond que des bluettes.Certains adoreront.Tous les apprentis pianistes ont joué ses œuvres avec plus d’enthousiasme juvénile, ce qui leur sied assez bien.Le jeu un peu trop sage d’André Laplante dans ce répertoire sera ici ma seule petite réserve.On ne peut que se réjouir que la maison Analekta arrive à mieux faire connaître un artiste peu exposé jusqu’ici.Achetez-vous ce disque, trouvez-vous une heure tranquille et aug- LE TRIO DI BASSETTO Jean-Claude Veilhan Eric lotho Icon-louis Cauch Mozart, p et le cor 14 nr»**;** pou* icr% de iuîsac au fusain: riA» nin dâpre k Philippe Le Pâlir Sa ire (Su 525-1500 ADMISSION 790 121 OPÉRA McGILL PRÉSENTE WEST SIDE STORY Orchestre symphonique de McGill Timothy Vernon, chef basée sur une idée de Jerome Robbins Livret de Arthur Laurents Musique de Leonard Bernstein Paroles de Stephen Sondheim Les 19, 20, 21 et 22 Janvier à 19 h 30 Salle Pollack (métro McGill) 555.rue Sherbrooke Ouest François Racine, metteur en scène André Barbe, scénographe Geneviève Dussault, chorégraphe Jean-François Gagnon, chorégraphe des combats Mireille Vachon.costumière Luc Prairie, éclairagiste Billets: IBS / 10$ (Étudiants et ainés) Renseignements et achat par carte de crédit (Visa ou MasterCard): 398-4547 Production originale entièrement dirigée et chorégraphiée par JEROME ROBBINS PfO&sJjon ongf&e è Bnxaô*# de P0BEP7 E GR&17H e* H*PC POGEF L SIVÆHfx West Srie S&y est pésefté raccortf sçéoa *£ S.PMCEbkIê omss/on de le Musc Jheete tn&naton* Le natfnel ë— 5X5 Bgt hunje.Hem IM.H Y.1 OOlt mentez le volume.Vous vivrez une expérience formidable.MOZART, L’AMI STADIER ET LE COR DE BASSET Arrangements et compositions originales pour ensemble de clarinettes et de cors de basset de Wolfgang Amadeus Mozart et Anton Stadler.Trio di Bassetto (Jean-Claude Veilhan, clarinette et cor de basset; Eric Lorho et Jean-Louis Lauch, cor de basset) et ses invités (Catherine Delaunay, clarinette, et Jean Jeltsch, corde basset).K 617 K61 7060 Il y a de cela assez longtemps, je vous ai parlé d’un disque Philips consacré à ce type de répertoire fies «Mozart Bonbons») qui avait fait grand effet.La récidive dans ce genre de musique ne pouvait que m’intéresser.Alors j’ai plongé.Une grande différence s’impose d’entrée: on a affaire ici non pas à des instruments modernes, mais plutôt à des instruments anciens — même des clarinettes d’époques — à la sonorité plus aigre et acide, où le «vent» est plus présent dans le son.L’interprétation est aussi un peu plus guindée.On sent les interprètes plus attentifs à la production du son qu’à une lecture plus vivante du texte.Cela fait donc un peu sage, comme le montre l’arrangement de Mozart lui-même de trois extraits des Noces de Figaro, dont le célèbre Voi che sapete.On n’est pas pleinement satisfait.Heureusement il y a autre chose.En effet, plus de la moitié du disque nous fait entendre des compositions d’Anton Stadler, ce célèbre clarinettiste qui a déclenché chez Mozart une passion énorme pour les clarinettes et les cors de basset, ce que montre bien la production de ses dernières années.Bien sûr ce n’est pas de la grande musique.Elle n’en a pas moins le mérite d’être charmante et, surtout, magnifiquement écrite.Cela ne surprendra personne si je dis que toutes les possibilités techniques de l’instrument d’alors sont exploitées avec le plus grand bonheur.Ce qui est plus intéressant, c’est la qualité de l’écriture; au strict plan technique, ces courtes pièces de caractère ou de danse montrent un savoir-faire étonnant, une maîtrise artisanale peu commune.On comprend alors le plaisir qu’avaient ces amis de se rencontrer le soir, à la lueur des chandelles, et de jouer ensemble ces ritournelles plus que plaisantes.C’est que nous prenons beaucoup de plaisir à les entendre aussi.La qualité technique de l’enregistrement est remarquable.La petite chapelle de Notre-Dame de l’Hor possède assurément une acoustique magique que les preneurs de son ont bien su mettre en évidence.Un plaisir supplémentaire qu’on ne saurait bouder et qui réchauffera bien des soirées froides, mais sans grands frissons.SCHUBERT PIANOS SONATAS Franz Schubert: Sonates pour piano en ré majeur, op.53 D.850, et en mi bémol majeur, op.122 D.568.Malcolm Bilson, pianoforte.Hungaroton Classic HCD 31586 Malcolm Bilson est un amoureux fanatique du pianoforte (ou for-tepiano si vous préférez les appellations allemande et anglaise).Son premier grand défi a été de porter au disque compact l’intégrale des concertos pour «piano» de Mozart, intégrale assez réussie d’ailleurs.Le voici qui repart avec un projet encore plus ambitieux, car moins connu et plus secret: réaliser l’enregistrement de l’intégrale des sonates pour pianoforte de Schubert sur un instrument d’époque.Voici donc le premier enregistrement de cette nouvelle aventure.Pas question pour l’artiste de commencer par les trois monuments que sont les trois grandes dernières sonates, trop connues et qui pourraient freiner l’intérêt pour la suite; non plus que de se lancer sans attention préalablement suscitée dans la parution des premières sonates de jeunesse qui ne sont pas toujours parmi ce que Schubert a écrit de plus intéressant.On commence donc avec des sonates «médianes», ayant un intérêt certain, moins connues, mais qui ont l’heur de nous faire pénétrer dans l’univers du compositeur par une voie moins fréquentée tout en restant satisfaisante pour l’intelligence musicale.Passé le premier choc que représente l’utilisation de l’instrument ancien et les modifications de jeu essentielles qu’il apporte (résonance moins longue donc arrêt et inflexion plus sensibles, usage de pédale beaucoup plus longue sans trop de brouillage, etc.), on se surprend à découvrir un Schubert passionné, aux éclats dynamiques et dramatiques peu communs.Malcolm Bilson a l’art de convaincre par son jeu et son interprétation intelligente.Rien n’est laissé au hasard.La virtuosité est là quand il le faut, le souffle aussi.Seule manque la grande ligne mélodique à laquelle le piano Steinway moderne nous a habitués.Les inconditionnels du pianoforte y trouveront leur compte, les autres auront bien quelques réserves: c’est là le beau risque de cette entreprise.Ce premier disque vient donc ouvrir la porte, nous lancer une invitation, comme pour nous dire:«J’en> barque; me suivez-vous?» Assuré; ment, cela me semble en valoir 1 :/ Cll\OÈ\ DIARY OF A HUMAN HAND Galerie du Centre des arts Saidye Bronfman 5170, chemin de la Côte-Sainte-Ca-therine.Jusqu'au 19 janvier JENNIFER COUËLLE On dit souvent du dessin qu’il n’est pas apprécié à sa juste valeur, ni dans le milieu des arts visuels ni auprès du grand public.De manière générale, il s’agit d’une discipline artistique boudée, surtout en art contemporain, où tout un chacun se bat pour mieux ébranler, provoquer le cœur ou la raison et toucher jusqu’au tréfonds des âmes des spectateurs.Le dessin, d’ordinaire, ne fait pas trop de bruit.Ses moyens sont limités.Et c’est aussi cela qui fait sa force, comme le reconnaît la galerie du Centre des arts Saidye Bronfman (CASB), qui défend régulièrement des expositions consacrées au dessin.La dernière en ligne, Diary of a Human Hand, rend compte du rituel de dessiner depuis 1960 jusqu’à 1995 chez quatre grands de l’art moderne et contemporain.Agnes Martin, Brice Marden, Susan Rothenberg et Betty Goodwin sont représentés ici par une quarantaine d’œuvres sur papier, de carnets de croquis et d’esquisses ainsi que de journaux personnels.Les uns nous rappellent avec grâce l’importance de l’influence continue des philosophies orientales sur l’art abstrait nord-américain issu au cours des années 1960, tandis que les autres, rattachés au New Image Painting et au néo-expressionnisme de la fin des années 70 et du début des années 80, y répondent de tout leur corps.Qu’on le dise: organisée par Régine Basha, anciennement directrice de la galerie du CASB, cette exposition tout en finesse est à voir.Elle fait partie de ces rares manifestations dont la visite procure un plaisir immédiat.De l’accrochage intelligent — avec une judicieuse entrée en matière de Goodwin se jouant des sens multiples et surprenants du verbe «draw» en anglais, des vis-à-vis signifiants entre le langage physique des Goodwin & Rothenberg et la répétition minimaliste et presque transcendantale des Martin & Marden, avec aussi, en fin de parcours, une petite section intime réservée au dialogue entre chacun des artistes — à la sélection des œuvres, dont le nombre n’assomme point, en passant par la teinte écrue que revêtent pour l’occasion les murs de la galerie, question de créer un contraste souhaitable avec les différents blancs des supports papier, le coup d’œil clair et apaisant est propice à la proximité que nécessite le dessin.Reliques?Quoiqu’il soient connus surtout pour leurs peintures, à l’exception peut-être de Betty Goodwin dont l’œuvre peinte recèle presque toujours le passage de la main, ses lignes et ses traces, ces quatre artistes, entend la commissaire de l’exposition, s’adonnent au dessin avec une assiduité qui tient de la nécessité.«Pour chacun d’eux, écrit-elle, le dessin est une habitude, une source continuelle de renouvellement obtenue à force de régression et de pro- EIIOTO R.T.SIMON La Bibliothèque nationale du Québec présente pour la première fois à Montréal Esquisses en plein air Une exposition qui vous fera découvrir Saint-Denys Garneau, peintre également à l'affiche QUAND LIMAGE RACONTE Jusqu'au 14 janvier 1996 mardi au dimanche de U h à 18 h le mercredi de 11 h à 21 h Métro Place-des-Arts Renseignements : (514) 847-6212 ~~ MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN OE MONTRÉAL ca -t: Untitled, de Susan Rothenberg.1700, rue Saint-Denis jusqu’au 20 janvier 1996 de 9 h à 17 h (fermé dimanche) Monsieur Yves La Roque de Roquebrune, neveu de Saint-Denys Garneau, sera surplace les 19 et 20 janvier, de 12 h à 17 h Entrée libre Les secrets de l'opéra cantonais f En complément de l’exposition Une fleur rare : un siècle d’opéra cantonais au Canada, le Musée McCord présente une série de démonstrations, d’ateliers et de concerts ainsi que d’extraits d’opéras dont les interprètes seront costumés et maquillés.Le dimanche 14 janvier 1996 à 13 h LES YEUX DU PHOENIX Séance de- maquillage et d’habillage 8,50 S par personne ttm Le jeudi 18 janvier 1996 à 19 h LA QUINTESSENCE DE LA GRÂCE Atelier sur l’utilisation des accessoires de scène et de la chorégraphie dans l’opéra cantonais 8,50 $ par personne Le dimanche 21 janvier ! 996 à 13 h L’OREILLE ENCHANTÉE Introduction à la musique et aux instruments de l’opéra cantonais, et concert présenté par le Club symphonique cantonaisYuct Sing de Montréal 10 S par personne Musée McCord RUE SHERBROOKE O.) Î98-7I00 RO McGILL L'ES LIMITÉES.RÉSERVATIONS NÉCESSAIRES.La presentation a Montreal de cette exposition a bénéficié du généreux appui du journal LE DEVOIR - rtlnivcT Mu» la galerie d'art Stewart Hall Centre culturel de Pointe-Claire 176, Bord du Lac, Pointe-Claire, 630-1254 du 13 janvier au 18 février 1996 Maurice Savoie, céramique .( Ann Bowman, peintures .Vous êtes invités à venir rencontrer l'artiste , , Maurice Savoie lors du vernissage le dimanche 14 janvier I4h à I6h Entrée libre * Accessible par ascenseur Horaire de la Galerie: du lundi au vendredi, de 14 h à 17 h lundi et mercredi soirs, de 19 h à 21 h samedi et dimanche, de 13 h à 17 h •i n UM ( ti (M BV -f-T1- Le Musée d’art CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL PRÉSENTE I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K I) I I A K T I) I M A N C II K I 4 •! A X V I K II I I) !» Il E SSA1 S Q l! E B E C 0 I S LES TRADUCTEURS DANS L'HISTOIRE Sous la direction de Jean Delisle et Judith Woods worth, presses de l’Université d’Ottawa et Editions Unesco, 1995,348 pages LA SIRÈNE ET LE PENDULE (ATTIRANCE ET ESTHÉTIQUE EN TRADUCTION LITTÉRAIRE) Ijouis Jolicœur L'Instant même, 1995,175 pages La traduction pénètre toutes les activités humaines et est une source intarissable de progrès.Depuis l’invention de l'écriture, les traducteurs jettent des ponts entre les nations, les races, les cultures, les époques, les continents.Pourtant, on a beaucoup médit d’eux.Selon un célèbre dicton, ce sont des traîtres.Cela est peut-être vrai pour les mauvais traducteurs, mais quiconque fréquente un tant soit peu la (bonne) littérature sait qu’il en va tout autrement.Voltaire, qui a révélé Shakespeare aux Français et qui s’y connaissait en matière de traduction et de littérature, a en son temps fustigé les «faiseurs de traductions littérales, qui en traduisant chaque parole énervent le sens!» ROBERT S A L E T T I ?Aujourd’hui, la «traductologie» (en anglais, les translation studies) est une discipline à peu près autonome.Il existe une Fédération internationale des traducteurs (FIT) depuis 1953 et les traducteurs littéraires français, par exemple, tiennent annuellement des assises où sont invités à discuter nombre de traducteurs étrangers.Les deux livres en rubrique participent, à des niveaux différents, à cet effort de légitimation de la traduction.Le premier, Les Traducteurs dans l’histoire, est une sorte de monument à la mémoire de ces grands traducteurs, pour la plupart inconnus du public, qui ont participé à l’histoire des langues et des nations; le second, La Sirène et le Pendule, constitue une réflexion sur l’acte esthétique de la traduction littéraire.Us Traducteurs dans l'histoire résulte d’une commande d’un comité de la FIT.Il s’agit d’un ouvrage réunissant de multiples experts internationaux et dirigé par deux Canadiens, Jean Delisle (Université d’Ottawa) et Judith Woodsworth (Université Concordia).Le projet vise à mettre en évidence l’apport des traducteurs dans l’histoire intellectuelle et culturelle de l’humanité.Pour ce faire, il offre «un panorama sélectif et thématique des principaux rôles joués par les traducteurs au fil des siècles».Ces rôles touchent pour l’essentiel la constitution des langues et des littératures nationales et la transmission des savoirs et des va-leurg.Les Traducteurs dans l’histoire est un ouvrage très accessible, volontairement expurgé de tout terme spécialisé, qui se lit un peu comme un guide historique de la traduction.Les éléments théoriques y sont réduits au minimum, alors que les dates, les événements et les noms servent essentiellement un dessein; montrer comment la traduction a partie liée, si l’on peut dire, avec l’histoire des langues et, conséquemment, avec l’histoire des littératures et la propagation des connaissances.Un chapitre particulièrement intéressant est celui sur les «bâtisseurs de langues nationales» où les cas anglais, allemand, suédois, camerounais sont, entre autres, fort bien exposés.Pour ce qui est de l’émancipation du français, il est utile de se souvenir que le Moyen Âge constitue une époque déterminante.S’étendant au domaine profane dès le X' siècle, la traduction ne se différencie pas vraiment alors de l’imitation et de la création.Les premiers grands poètes français — Chrétien de Troyes, Marie de France, Rutebeuf, Jean de Meung — furent d’ailleurs d’abord des traducteurs.On ne trouvera pas cependant, dans Les Traducteurs dans l’histoire, de références au cas de la littérature québécoise ou du nationalisme québécois (et de leurs rapports avec la traduction), si ce ne sont que quelques pages sur l’accueil chaleureux des pièces de Michel Tremblay en Ecosse.Il faut dire que jusqu’à récemment, le Québec n’avait aucune tradition de traduction littéraire.Alors que presque toutes les grandes œuvres québécoises étaient traduites au Canada anglais, les Québécois francophones ignoraient la littérature canadienne-anglaise, et la France régnait sur la traduction des œuvres de la littérature universelle.Or, la situation s’est sensiblement améliorée et un livre comme La Sirène et le Pendule de Louis Jolicœur, après d’autres comme ceux de Sherry Simon (Le Trafic des langues) et de Régine Robin {Le Deuil de l’origine), parus l’année dernière, concourra à nourrir une nécessaire réflexion québécoise sur la traduction littéraire.Après tout, c’est dans l’œuvre traduite que se définit et s’organise, dans la matérialité même du langage, le rapport à l’Autre.Chez M.Jolicœur — qui est nouvelliste, traducteur et professeur de traduction de son polyvalent état —, ce rapport à l’Autre est d’abord esthétique.La traduction d’un texte littéraire est dans un premier temps fonction, nous dit-il, de l’attirance que le texte de départ suscite chez le Le rôle du traducteur touche la transmission des savoirs et des valeurs $ i«r Pour placer une annonce gratuite: • Composez le (514) 985-2507 avec un téléphone à tonalités • Ecoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.• Appelez avant mardi 17h pour que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant.üjÉlÉjL nouveau ' service de boîtes vocales.mi, Kencorifres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900-451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 98.5-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Jolie professionnelle de la santé 49 ans, 51”, 114 lb, châtaine, aime la musique, le cinéma et les sports, désire rencontrer homme d’affaires, sincère et sérieux.1135 Professeure dynamique 50 ans, 5’9”, 160 lb, passionnée et curieuse qui aime la nature, la lecture et la musique classique, cherche professionnel cultivé 47-57 ans, plus intellectuel que sportif.1138 Femme désire partenaire de tango 45 ans, célibataire, cherche homme libre pour développer complicité et participer aux soirées dansantes de tango argentin.1146 L’amitié à 50 ans Belle grande femme, début cinquantaine, cherche homme cultivé, à l'allure et à l'esprit jeunes, ouvert, libre, équilibré, aimant la vie, pour une belle amitié.1074 Professionnelle de 42 ans Libre de toute attache, je cherche un homme pour partager une vie affective intense et profiter des belles choses de la vie.1077 Femme de qualité.Sensible, affectueuse, non fumeuse, aimant les arts, la musique, les voyages, cherche homme de 60 ans et plus, distingué, à l’aise, ayant le sens de l’humour, capable de faire des projets.1059 Curieux et cultivé Claude, 32 ans, non fumeur, cherche femme 25-32 ans, aime rire, bavarder, avec affinités, pour partager fondue au chocolat 1104 .j.Sportif aux yeux verts 35 ans, 6’2”, 200 lb, cherche femme, 5’6” et plus, sportive, avec affinités, pour vivre une relation amicale ou plus.1112 Professionnel de 49 ans Belle allure, bien proportionnée, 5’9", 165 lb, cherche femme 30-40 ans, universitaire, professionnelle, mince, sportive, pour relation stable.1061 Homme de 44 ans Femme cherche homme Complicité et dynamisme Louise, 49 ans, yeux bleus, élégante, raffinée et cultivée, professionnelle, cherche homme de 45-60 ans, pour établir une relation stable dans la complicité, le respect et le plaisir.1158 Belle femme européenne 5’7", 123 lb, excellente forme physique, racée, cultivée et élégante, sens de l’humour, curieuse de tout, aime la bonne cuisine, cherche un homme de 40-60 ans, avec mêmes intérêts et qualités.1162 Professionnelle des Basses Laurentides Jolie, mince, sensuelle, sans enfants, quarantaine, 5’5”, cherche homme, 45 ans et plus, doux, équilibré, à l’aise financièrement, pour relation sérieuse.1171 Professionnelle de la santé Quarantaine, 5’9”, belle apparence, sérieuse, drôle, enjouée, calme, vivant à la campagne, sens de l’humour, non fumeuse, cherche homme, grand, pour amitié et plus.1125 Hélène de Québec 39 ans, 51”, 125 lb, brune, yeux bruns, de belle apparence, enseignante, libre, mère, aime la lecture, le ciné, la randonnée, cherche un homme avec affinités.1126 Esprit ouvert aux nouvelles choses 39 ans, grande, mince, non fumeuse, curieuse, aimant le ski de fond, le vélo, la randonnée, la natation, le ciné, la musique et la lecture, cherche homme avec affinités.1130 Féminine et raffinée de Québec Quarantaine, belle, grande, mince, bien vivante, non fumeuse, aime plein air, cherche homme, beau, bon, avec affinités.1105 Homme cherche femme Homme de coeur et artiste 43 ans, offre à demande milles tendresse, folles caresses, corps et âme à femme du monde, mince, généreuse.1136 Professionnel aux dents naturelles 40 ans, 5’6”, curieux, tendre, non fumeur, professionnel, aime la liberté d’esprit ainsi que les langues, les arts, la lecture, le vélo, la voile, cherche une femme pour partager le tout et plus.1159 Aimer savoir est humain mais savoir aimer est divin Guy, 35 ans, S’il”, étudiant en géographie / foresterie, mais faisant partie de la génération X, je ne travaille pas dans ce domaine, cherche femme de 30 à 40 ans.1167 Yves, cherche femme 30-40 ans, non fumeuse, professionnelle, intellectuelle, aime discuter, pour partager activités diverses, amitié ou plus.1099 ?Je cherche dans un but sérieux-Pierre, 29 ans, 5’11”, cheveux châtain, yeux bleus, de belle apparence, cherche une femme âgée de 23 à 30 ans, de belle apparence, sérieuse, ayant le sens de l’humour.1101 -î- Professionnel de POutaouais Claude, cultivé, pratique, imaginatif, sensible, aimant tout sauf la télé, 6’2”, élégant, début quarantaine, cherche dame, jeune d’esprit, élégante et distinguée, pour amitié sans fin.1102 Heureux d’exister Longueuil, 42 ans, grand, mince, semi-végétarien, simple, ayant de lliumour, calme, communicatif, spirituel, cherche femme, 29-39 ans, bien proportionnée, non fumeuse, sans enfant, avec affinités.1084 Intellectuelle de I’Outaouais 51 ans, petite, autonome, enjouée, cherche magicien des mots, sain de corps, d'esprit, de coeur, aimant explorer tous les sens, y compris sens de l’humour, sensibilité, sensualité et le reste.1172 Enseignante dans la quarantaine Diane, 5’8”, blonde, yeux bleus, élégante, sensible, chaleureuse, aime vélo, ciné, ski, marche, soupers, cherche homme, 45 ans environ, 6’ environ, cultivé, actif, non fumeur, but sérieux.1006 Actif dans le domaine international et le journalisme Hugues, quarantaine, non fumeur, aimant la bonne chère, la musique, le plein air, la natation, les voyages et les langues étrangères, souhaite rencontrer femme avec affinités, de 30 à 45 ans.1163 Professionnel aimant le théâtre et le cinéma Robert, 58, ans, 5’5”, professionnel, marié, cherche femme, scolarisée, romantique, avec affinités, pour amitié et plus.1088 * Belle intellectuelle de 33 ans Sportive et non fumeuse, aimant les arts et les voyages, cherche professionnel, 5’6” minimum, mince, beau, ouvert d’esprit et drôle, pour partager amitié et plus.1168 Jolie femme distinguée de 39 ans Très raffinée et simple à la fois, grande, mince, non fumeuse, sans enfant, à l’esprit ouvert, cherchant complément à sa vie, aimant le plein air, la culture et les longues discussions.1130 -5- Eperdue de complicité irrépressible par confusion de rêves Québécoise pure soie désire “con-naître” cinquantenaire de Québec, désirant cheminer par l’Humour vers l'Amour, par la fantaisie vers la tendresse, et par la Folie douce vers la Sagesse.virtuelle! 1175 Pétillante, déterminée, optimiste Enseignante de 45 ans d’origine française, aimant l’humour et l’art, cherche homme d’esprit, ouvert, d’allure jeune, bon vivant.1176 Universitaire fantaisiste de 44 ans 5’6”, 130 lb, à la recherche d’un homme dynamique, de 45 à 55 ans, a la fois sportif et intellectuel, but sérieux.1154 Artiste dans l’âme de l’Outaouais Lucie, 48 ans, 5’3”, mince, sensible à l’autre, fait de la sculpture, cherche homme, 45-50 ans, libre, cultivé, ouvert, avec affinités.1080 Professionnelle dans la cinquantaine Jolie, dynamique, autonome, aime repas, activités diverses, cherche homme 47-58 ans, professionnel, mince, belle apparence, jeune de coeur, sportif, sociable, dynamique.1100 Désir ardent de complicité Femme de 35 printemps, curieuse de nature, polyvalente, sportive, adore les voyages à caractères socioculturels, cherche un homme mature.1090 -S- Amours, délices et orgues Universitaire, inteilo-sportive, non fumeuse, fin quarantaine, cherche homme “oui”, 40-55 ans, pour vivre un grand amour dans un nouveau pays.Louise.1058 * Femme de qualité Marie, 50 ans, blonde, yeux bleus, française, enjouée, cherche homme français, 55 ans et moins, professionnel, grand, pour relation sérieuse.1085 Africain de la Côte d’ivoire 39 ans, lm87, grand sportif, universitaire, aimant la culture, les voyages, aimerait rencontrer une femme de 35 à 46 ans, avec affinités, câline, rieuse, aimant le monde, l’environnement 1174 Homme sans qualités-Jean, 57 ans, cherche Belle du Seigneur pour dériver au gré des saisons et pour passer du virtuel à l’existence.1133 * Séduisant professionnel raffiné 49 ans, 5’8", belle apparence, distingué, chaleureux, avec sens de l’humour, aimerait rencontrer une femme de 40 à 48 ans, dynamique, avec belle personnalité, élégante, romantique, but sérieux.1155 è Homme de coeur et artiste 43 ans, offre à demande mille tendresses, folles caresses, corps et âme, à femme du monde, mince et généreuse.1136 Projet Enfants— Professionel blagueur de 48 ans, 5’9”, cherche compagne cultivée, fantaisiste, ayant un bon caractère, non fumeuse, proportionnée.1109 Homme cherche Homme Homme de valeurs Christian, 44 ans, non tumeur, sain de corps et d'esprit, espiègle, sensible, goûts variés, cherche complice, jeune de coeur, affectueux, intérêts culturels et naturels pour moments privilégiés.1169 V Partenaires de Sorties, Culture et Voyage.Belle occasion pour deux bons copains Deux copines de style “Moi et l'Autre”, mères de famille, 35 et 38 ans, autonomes, désirent rencontrer deux bons copains, ayant un bon sens de l’humour, sportifs et de bonne compagnie.1160 •S- traducteur qui, tel le voyageur home-rien, répond à l’appel de quelque lointaine sirène.L’attirance, c’est le premier saut dans le vide, c’est le fait d’«éprouver la présence du dehors», selon le mot de Michel Foucault (sur la pensée duquel M.Jolicœur vient régulièrement s’appuyer).Ce pas dans le vide franchi, une fois la faille de la séduction ouverte pour pouvoir y tomber, le traducteur est confrontée à la beauté.M.Jolicœur consacre un assez long chapitre à discuter du concept de beauté; du caractère énigmatique et mystérieux du beau tel qu’il se révèle dans l’étymologie du mot espagnol precioso, puis de la valeur de connaissance du beau, de sa signification de vérité.Sollicitant Kant et Hegel, l’auteur questionne l’esthétique moderne qui a fragmenté la beauté et lui a enlevé son pouvoir de questionnement.Mais la modernité, en triturant l’objet, en fissurant la représentation (pensons à Picasso, aux surréalistes, à Schoenberg), a aussi fait une place à l’Autre, a invité le lecteur, le spectateur et l’esthète à s’investir dans l’œuvre.C’est l’ère de l’œuvre ouverte dont Umberto Eco s’est fait l’érudit propagandiste.M.Jolicœur en arrive donc à promouvoir une sorte de retour vers la beauté, vers une certaine harmonie (au détriment de l’expérimentation excessive), à espérer une esthétique renouvelée, qui serait globalisante mais qui ne nierait pas les acquis modernes de la faille, de l’absence, de la place de l’autre.Le meilleur de deux mondes, si l’on veut Outre l’attirance, l’expérience de traduction est déterminée par un autre concept protégeant le traducteur contre les excès de subjectivité: l’effet.L’effet provoqué tant par le texte de départ que par le texte d’arrivée.Si l’attirance habite d’abord le traducteur, l’effet est ce qui se trouve dans le texte.Comment s’objective cet effet de texte?Fondamentalement par la métaphore qui, aux fins de la discussion de M.Jolicœur, fonctionne comme un condensé de l’expérience littéraire.Mais la métaphore d’un passage donné d’une œuvre littéraire est liée au contexte de ce passage qui à son tour est lié à l’œuvre dans sa globalité, c’est-à-dire dans l’unité de forme (style, ton, musicalité, etc.) et de sens sous laquelle se présente l’œuvre.Et dans le même exercice d’interprétation de la métaphore, le traducteur doit également tenir compte des éléments contextuels propres à l’auteur de l’œuvre et à l’époque où elle a été produite.On mesure alors combien, au total, le travail de traduction est complexe et assez proche, finalement, de l’expérience de l’écrivain.Le traducteur doit être fidèle au texte-source mais tout à la fois libre de recréer un effet esthétique équivalent.Rejoignant Voltaire peut-être sans le savoir, Louis Jolicœur affirme d’ailleurs: «L’effet de texte, c’est ce à quoi doit se consacrer le traducteur, dès qu’il a trouvé sa voie (et sa voix) entre les deux pôles qu’un étrange pendule semble, de tout temps, lui avoir imposé: la fidélité et l’adaptation, ou, si l’on préfère, la littéralité et la littérarité.» La sirène et le pendule est un essai dense et soutenu sur un sujet et dans un style que d’aucuns jugeront très sérieux, voire universitaires.J’y ai vu un exercice courageux de réflexion sur une des activités intellectuelles les plus nobles, exigeantes et nécessaires qui soient.EN BREF PRIX FRANCE-ACADIE Acadiens d’origine ou d’appartenance, à vos plumes! Les auteurs intéressés par le concours France-Acadie doivent se hâter.Ils ont en effet jusqu’au 1er mars pour soumettre leur manuscrit, littéraire ou scienti- : fique.Le montant du prix, dans chaque section, s’élève à 6000 FF (environ 1600 $) auquel s’ajoute l’hébergement en France durant une semaine et le prix du billet aller-retour Canada-France.Les participants sont priés de faire parvenir une lettre de candidature, un curriculum vitae et cinq exemplaires de leur ouvrage à la Société Nationale de l’Acadie, 415 rue Notre Dame, Dieppe, Nouveau- Brunswick, E1A 2A8 en vue d’une sélection définitive ' en septembre.Le samedi 3 février Rentrée LE DEVOIR Tombée publicitaire le 26 janvier littéraire i.i: it i: v ni it .i.k s A M 1: I) I I ;> K T I» I M A X < Il K II .1 A X V I K It I !» !» li C Î) IMP rn T l< ! I! A T 11 li E Q 11 E B E C 01S E D’un roman à l’autre UN HOMME DÉFAI! Roger Magini Us Herbes rouges 1995,202 pages lu Sous un titre banal se cache un petit livre aussi désopilant qu’intrigant inspiré directement d’une lecture attentive d’Ernesto Sabato n récit en appelle un autre, presque à l'infini, depuis tou-| jours, comme n’ont cessé de le dire R les conteurs et les écrivains en bâ-! tissant ce grand réseau de conni-Ivences, ces correspondances uni-jverselles (et leurs échangeurs | complexes) que la théorie contem-| poraine désigne comme l’«intertex-¦ te») Après tant d’exemples renais-I safrts ou classiques, beaucoup d’au-1 teurs du XX‘ siècle ont renchéri I dans de vertigineuses constella-§ dons d’histoires et de personnages I déjà connus.Dans notre jeune littérature, Hu-I bert Aquin fut une illustration re-I marquabli; de cette pratique.Dès I Prochain Episode (1965), il ne joua I de la citation, du rappel, de la cor-[ redondance et de leurs ! déformations straté-I giques que pour en indi-! quer d’autres, laissées ] au plaisir des aficionados j de l’histoire, de la philo-! sophie, du cinéma, du j polar.D’une référence I à l’autre, lançait-il, en j défi à ses lecteurs.Gérard Bessette fournirait ensuite un type plus sco-! laire avec Le Semestre (1979) où la fiction de son double, Orner Marin, s’érige sur la critique œdipienne de Serge d’entre les morts, ro-j man de Gilbert Larocque paru peu avant (1976).Tout cela pour vous faire entrer dans Un I homme défait, de Roger Magini, qui, sous son titre banal, offre un petit livre aussi désopilant qu’intrigant, inspiré directement d’une lecture attentive de l’œuvre d’Ernesto Sabato, en particulier de L’Ange des ténèbres (Abbadon et ex-terminador, 1974; Seuil, 1976), le dernier roman de la célèbre trilogie commencée avec Le Tunnel (El Tunel, 1948; Seuil, 1978) et Alejandro (Sobre heroes y tumbas, 1961; Seuil, 1967).Présentée en trois parties (dont un épilogue d’une page), l’histoire se donne en fait en deux temps, à travers les voix d’une femme et d’un homme qui sont dans la quarantaine.C’est d’abord elle, Charley Melrose, la journaliste, qui parle pendant 100 pages.Elle prépare une série d’articles sur les écrivains, racontant, assez gesteuse — avec de longues phrases à incises et tirets —, des mots souvent rares ou savants, auxquels s’ajoutent des locutions latines, bientôt assorties de mots ou de phrases brèves en anglais ou en italien — le genre assez transculturel — l’histoire de ses rapports (au café, au lit, au bord d’un lac des Adirondacks) avec un écrivain, en panne d’inspiration, qui s’est présenté comme V.G., tenant absolument à l’anonymat de ces initiales en quelque sorte terminales.À propos de notre littérature Pour lui, l’adjoint démissionne d’un éditeur médiocre et exploiteur (la maison FES, avenue du Parc) , écrire ne peut être que mourir à soi, au réel, pour renaître dans ses propres fictions: être l’un de ses propres personnages.Comme le fait Sabato dans L’Ange des ténèbres et, à sa manière, Noël Audet (non cité) dans Frontières ou Tableaux d’Amérique.C’est que V.G., où je comprends: le verbi gratia, l’écrivain qui se donne en exemple, n’est, pour la confrérie des prétentieux comme pour le public lecteur, qu’un Vulgaire Scribouilleur.Au fait, dit-il, «aujourd’hui,, dans les j bornes de la Belle Province: pour qui écrit-on en français?.sur notre esquif ballotté en pleine mer étrangère?Notre littérature serait-elle au service de ce qui n’existe pas ou est-elle condamnée à sa propre al> sence?Ou encore, pour celui qui fait profession d’écrivain, représente-t-elle la possibilité présomptueuse d’être ce qu’il n’est pas?» Ces questions bien connues sont posées après un rejet de la «cou- leur locale» et du «patriotisme étroit» par «un apatride de l’imaginaire institutionnalisé».Ne reste ainsi à représenter que l’individu anonymisé, la vanité que l’on est provisoirement, avant que tout ne se dissolve en poussière.Témoigner de ce que l’on vit.Mais dans ce qu’il appelle son «délire», V.G.n’est toutefois pas au bout de ses peines: le «Rapport sur les aveugles» (troisième partie d’Alejandra), c’est-à-dire l’enquête faite par le personnage de Sabato, doit être complétée.Et le fascinant complot mondial de la secte des aveugles doit être vu comme celui des éditeurs.Ce sera le sujet de la deuxième partie, où l’on lit le manuscrit que reçoit Charley, six mois après une grande réception chez un éditeur parvenu, Dennis Dannys (un ancien prof de lettres du collège Stanislas pour qui les écrivains sont des «pète-sec, des frustrés, des égocentriques» sans envergure internationale).A partir de là, le roman satirique prend une allure fantastique d’autant plus proche de la manière saba-téenne qu’il prend la suite du fameux rapport tout en renvoyant à d’autres éléments de la trilogie.Jorge Luis Borges (Géorgie, pour les initiés) est de la partie avec Roberto Echo — Umberto Eco — qui sémiotise pendant que Shatan — Satan — mène le bal, rue Notre-Dame et à l’Université de Montréal.Résultat?Provocant et stimulant: je suis allé lire et relire Sabato.Vive l’intertexte! , I V R E S Le sexe comme une arme X\M % , IT T É II A TII lî Ë ÉTRANGÈRE Deux autres solitudes ISABELLE RICHER LOVE & RAGE Francis Dupuis-Déri Leméac, 195 pages Le Québec est indépendant depuis quatre ans, dans l’univers romanesque de Francis Dupuis-Déri, et rien n'a changé.Mais à l’aube de l’an 2000, un groupe a fait son apparition et milite en faveur de l’amour libre, utilisant le sexe comme une arme.Le Front de libération de l’amour (!) kidnappe des gens (un prêtre, une ministre) pour leur enseigner de force le plaisir des sens.Le FLA compte parmi ses membres le narrateur de cette histoire sans grand intérêt.11 a 26 ans (soit trois ans de moins que l’auteur qui est de la génération qui porte deux noms de famille), sort de prison où il a fait un court séjour, inexpliqué, puisqu’il précise que les autorités n’ont jamais pu prouver sa participation dans l’assassinat du premier ministre, et est devenu un employé modèle dans une librairie spécialisée dans les ouvrages érotiques.Tous ses gestes, ses démarches, chacune de ses entreprises sont exclusivement commandés par ses pulsions sexuelles.Il entretient une liaison avec une femme qu’il n’aime plus mais avec qui il fait l’amour à l’occasion, il fantasme sur une cliente de la librairie qui occupe ses rêveries masturbatoires, il se joint au FLA dans l’espoir de séduire cette cliente, il ira même jusqu’à abattre un policier lors d’une opération contre le FLA dans le but de sauver sa belle cliente et de la mener dans son lit! Ce terrorisme nouveau genre constitue le prétexte tout trouvé pour faire de la littérature érotique songée.L’auteur a imaginé un gourou en la personne d’un écrivain répondant au nom de W.Kreutzberg dont l’essai La Sexualité, dernier terrorisme moderne fait état du manque de communication entre les êtres et de «la sexualité comme forme de communication qui s’approche le plus de la perfection».Cet héritier improbable de William Russell inspire les membres du FLA dans la rédaction d’un manifeste où on lit: «Soyons subversifs par amour.Laissons s’exprimer nos sens, nos passions, notre sexe.Nous n’aurons pas le choix alors de nous ruer vers les autres, de fraterniser dans une vaste copulation qui ressuscitera le véritable bonheur.A nous, je coït de la perversion.la sodomie sans témoin.la fellation moderne.», etc., etc.Ces propos, navrants dans ce qu’ils ont de convenu, ramènent aux valeurs fleuries des années hippies, quand les aînés de Francis Dupuis-Déri découvraient le plaisir interdit de la libération sexuelle.Son roman porte un titre à prononcer à l'anglaise pour sonner comme un slogan bien de son époque.Love & Rage i i s’avère être la version hard du «peace and love» des années 70.Les nostalgiques de la révolution sexuelle y trouveront leur compte.Les autres s’ennuieront par moments et remarqueront nombre d’invraisemblances.Par exemple, l’agent double (de sexe féminin) que les autorités ont délégué pour infiltrer le FLA participe très activement à l’une des opérations terroristes du groupe en violant un curé! On encore, lorsque le narrateur s’enfuit, poursuivi par des policiers, ceux-ci ouvrent le feu dans le métro à l’heure de pointe! Le lecteur attentif sera aussi agacé par la répétition de formules que l’auteur affectionne particulièrement.Les sourires sont toujours des «grimaces forcées» (à cinq reprises selon un relevé sommaire), les mains féminines «triturent, tordent et malaxent» l’engin masculin.et presque toujours dans cet ordre! Ce qui se voulait un roman «éroti-co-politique» où les protagonistes s’attaquent à l’ordre établi dans l’espoir de bâtir un monde meilleur (c’est écrit en quatrième de couverture, avec une faute en prime) ne franchit jamais vraiment le niveau de l’intention.La subversion n’est pas venue au rendez-vous.& RAGE LOVE HERVÉ (il) A Y MIEL DE BOURDON Torgny Lindgren Traduit du suédois par Marc de Gouvernaitt et Lena Grumbach Actes Sud, Arles, 1995, UH pages Deux solitudes, voilà bien ce que sont au bout du compte les frères ennemis qu’a créés Torgny Lindgren.Un romancier suédois dont l’univers s’avère aussi noir que la nuit est longue l’hiver dans son pays.Son cinquième roman traduit en français, Miel de bourdon, commence justement en cette saison, au nord de la Suède, avec l’arrivée d’une conférencière dans un petit patelin perdu.Disons tout de suite que cette oratrice entre deux âges «que personne ne se donne la peine de lire», «à la voix si monotone que jamais elle ne réussirait à convaincre qui que ce soit» n’attire guère les foules avec ses propos sur la sainteté.D’ailleurs, une fois son allocution prononcée, à peine lui trouve-t-on un endroit décent où dormir.Le hasard veut qu’elle échoue chez Hadar, un cancéreux en phase terminale, que seule une haine féroce de son frère, qui habite non loin, maintient en vie.Elle ne doit y rester qu’une nuit.Mais une tempête impromptue l’oblige à prolonger son séjour chez le malade.Elle fait alors la connaissance d’Olof, ce frère honni qui ne mange que du sucré et qui souhaite lui aussi la mort de son frère.Pourtant, les deux hommes s’aimaient dans leur jeunesse, jusqu’à ce qu’une femme les sépare, l’épouse d’Olof.Il fallait sans doute une autre femme pour les,accompagner vers la mort.A partir de ce huis clos fiévreux, Torgny Lindgren a fait un portrait grotesque et cru de la déchéance dans laquelle s’abîment deux vieillards, pas plus cinglés que la TORGNY LINDGREN MIEL DE BOURDON plupart d'entre nous au fond, dans ieurs toquades et leurs inclinaisons.Sans doute sont-ils seulement enfoncés plus quotidiennement dans leur haine, à force de vouloir tant se survivre l'un à l’autre.Une chose est certaine, Lindgren a écrit là un grand livre de détestation que n'aurait peut-être pas renié un Thomas Bernhardt, par exemple, avec lequel le romancier suédois partage également une force d’écriture peu commune.Chez Lindgren, cependant, cette force ne repose pas sur ce vertige de la répétition si caractéristique au grand écrivain autrichien.Non, Lindgren est un homme de lettres moins bavard.Le lecteur doit plutôt s’attendre à des paragraphes compacts, une phrase concise et dense, des personnages puissants, que singularisent deux ou trois éléments, phares sans plus.A cela s’ajoute une progression narrative implacable qui a la constance de la maladie dont souffrent les deux hommes en même temps que l'imprévisibilité de toute indisposition.Qui plus est, les personnages de Miel de bourdon abordent sans cesse des problèmes métaphysiques, directement liés à leur état, sans que jamais leur auteur ne force la note, cela étant fait dans le plus grand dépouillement.Ce à quoi Hadar donne l’explication suivante : «Quand il vous reste si peu de vie, dit-il, pas question qu’elle donne dans la futilité.» Il serait certes malaisé de rompre davantage avec l’inutile que Torgny Lindgren dont l’ouvrage inquiète, non pas à la manière primaire des thrillers, mais bien grâce à une logique de haine fraternelle parfaitement originale.Pour ma part, je compte sur les doigts d’une seule main les romans qui, en 1995, se comparent à ce face à face terminal, orchestré de main de maître.onconrs DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD U OUVERT 7 JOURS 1 Oh à 23h k * .y 3694 St-Denis, Montréal Choix et Qualité Métro Sherbrooke 849-1913 713 Mont-Royal Est, Mtl Métro Mont-Royal 5236389 EhïSSSSr EST-S ELLERS „__la I couverture L Dimanche à 1 6 h LE DEVOIR A À Rédacteurs en chef avec Pierre Maisonneuve LE DIMANCHE 11 h30 EN REPRISE I6h30 01*1)1 L’information continue Offrit sur Iç cible Oampigny ROMANS QUÉBÉCOIS 1.LA NUIT DES PRINCES CHARMANTS, Michel Tremblay - éd.Leméac/Acles-Sud 2.LE ROMAN DE JULIE PAPINEAU, Micheline Lachance - éd.Québec-Amérique 3.UN SINGE À MOSCOU, David Homel - éd.Leméac 4.UN ANGE CORNU AVEC DES AILES DE TÔLE, Michel Tremblay - éd.Leméac 4T ESSAIS QUÉBÉCOIS I.LA LIBERTÉ N’EST PAS UNE MARQUE DE YOGOURT, Pierre Falardeau - éd.Slanké 2.HISTOIRE POPULAIRE DU QUÉBEC tome I (Des origines à 1791), Jacques Lacoursière - éd.Septentrion 3.LA FIN DES ALLIANCES FRANCO-INDIENNES, Denis Vaugeois - éd.Boréal «r ROMANS ÉTRANGERS 1.LE TESTAMENT FRANÇAIS, Andrei Makine - éd.Mercure de France 2.LE MONDE DE SOPHIE, Jostein Gaarder - éd.Seuil 3.LA CLASSE DE NEIGE, Emmanuel Carrère - éd.P.O.L.4.DOUCE NUIT, Mary Higgins Clark - éd.Albin Michel W ESSAIS ÉTRANGERS 1.LE PLUS GRAND SALAUD D’AMÉRIQUE, Anthony Summer - éd.Seuil 2.SE TAIRE EST IMPOSSIBLE, Semprun Wiesel - éd.Mille et une nuits 3.LEÇONS DE VIE DE LA PROPHÉTIE DES ANDES, Redlield Adrienne - éd.Robert Laffont PAUVRE JEUNESSE I.LA BOTTINE MAGIQUE DE PIPO, Simard Pralt - éd.Annick Press 4T LIVRES PRATIQUES |.LE GUIDE DU VIN 1996, Michel Phaneuf - éd.de l’Homme 2.SIMPLEMENT GOURMAND, Jean-François Plante - éd.Communiplei 4T COUP DE COEUR 1.LE TOUR DE MA VIE EN 80 ANS, Marguerite Lescop - éd.lescop 4380.rue Saint-Denis 844-2587 Carrefour Angrignon 365-4432 Mail Champlain 465-2242 Centre Laval 688-5422 371, ave Laurier O.277-9912 Courez La chance de gagner: Deux bons d’achats: er prix Deux billets d’avion à destination de Genève sur les ailes de swissaîr Les "best-sellers" de l’année offerts par les éditeurs et remis par l' LA LIBRAIRIE 9+*+++*,***** DU SQUARE et HERMES •Pour se qualifier au tirage, les participants doivent identifier correctement le livre d’où sera tirée la phrase mystère qui sera lue en ondes lors de l’émission Sous la couvert lire, le dimanche à 16 h 2(, Deux bons d’ac ¦1000$ Chez Oampignv •Chaque participant doit faire parvenir le bon de participation suivant à: Concours Sous I;i couverture - l,e Devoir a/s Journal le Devoir, 2050, rue De Bleury, 9’ étage, Montréal, (Québec) H3A 3M9 S RC 20-4593-17 Les règlements de ce concours sont disponibles au journal Le Devoir.¦1 000$ Chez RENAUD BRAY aussi chaque semaine, un gagnant recevra 4 ouvrages présentés lors de l’émission*.et un abonnement à la revue littéraire Lettres québécoises la revue do l’actualité l • 11 6 r a < r e ‘Gracieuseté de la librairie de la semaine: Librairie Garneau Centre d’Achats Duvernay 3100.bout de la Concorde Laval (Québec) Gagnant(e) de cette semaine: Madame Jocelyne Laurencelle Prévost (Québec) î1 Télévision LE DEVOIR Réponse Nom Adresse Ville Code postal Téléphone (Bur.) (Rés.) (Téléc.) 2204 t- » ONT PUS NBC CBS ABC CTY CBC TQS HQ TVA RC CABLE ONT P BS NBC CBS ABC CTV CBC TQS • RQ TVA__________RC C 10 I.K I) K V (I I It .I.K S S A M K I) I I !t K T l> I M A X C II K II .1 A X V I K II I » » Il LA TELE DU WEEK-END )s M E Cf /J / 4 H QUlV PAULE DES RIVIÈRES SIMPLEMENT LA VIE Une très bonne émission, qui passe trop souvent inaperçue et qui nous offre des reportages sur les petits moments de la vie, souvent les plus importants.Ce soir, nous voyons Mme Foisy qui à 77 ans quitte sa maison pour emménager dans un foyer d’accueil.Également au programme, les confessions des chauves et les cimetières d'autos.Radio-Canada, 17h30 MAJEURS ET VACCINES > Une nouvelle comédie de situation débute, produite par le groupe Avanti, qui a donné, entre autres, Im Petite Vie.Us comédiens sont jeunes et relativement peu connus.La série raconte la vie de jeunes adultes partageant un appartement.Radio-Canada, 19h GALA DU CHAMPIONNAT CANADIEN PROFESSIONNEL De Hamilton, le spectacle de gala des gagnants du championnat professionnel canadien de patinage artistique.TVA, 19h CONCERT PLUS: THE ROLLING STONES Collection d’enregistrements réalisée au Paradiso d’Amsterdam, à l’Olympia de Paris et au Brixton de Londres en fin de tournée du Voodoo Lounge.Des extraits d’entrevues complètent l’émission.Musique Plus, 20h H Blflf TiM gTTgEVTBI OdDCS C6JŒJO c?D ni Gi] CO Chapeau melon et bottes de CUir (16:00) Perfecto Olmpact Simplement, la vie / Casser maison; les chauves; le cimetière d’autos Le Téléjournal Raison Passion / Yvon Martineau (18:20) Majeurs et Vaccinés / Début Hockey/Blues-Canadiens Le Téléjournal Nouvelles du Sport (22:20) Cinéma/POTINS DE FEMMES (4) avec Sally Field, Dolly Parton (22:50) OCDQD O 003 G3OD0H (4® Vidéo rock détente Fleurs et Jardins L'Arche de Noé Le TVA La Fricassée sportive Magie sur glace / Gala du Championnat canadien professionnel Cinéma / LE SANG DES INNOCENTS (5) avec Anne Parillaud, Anthony LaPaglia Le TVA & le TVA Sports / Loteries (23:44) / Pub (23:58) 05] 07) (24) (3fi) SS Garfield et ses amis La Légende de Croc Blanc Les Nouvelles Aventures de Skippy Les Contes du chat perché Omni Science Droit de parole / La lutte au déficit doit-elle passer par une hausse de fa TVQ?Janette.tout court / France Gosselin Cinéma/LA SOULE (3) avec Richard Bohringer, Christophe Malavoy Points de vue (22:45) (3(3 01] PO 135) [49] Les deux font la loi Passion plein air Le Grand Journal Cinéma / LE COMBAT DE SARAH (5) avec Glenn Close, Christopher Walken Sonia Benezra/ Roy Dupuis, Bruno Pelletier, Rudi Caya, Luck Mervil Cinéma /PRÉMONITIONS (6) avec Zach Galligan, Catherine Mary Stewart Le Grand Journal Passion plein air O O CE) Bowling (16:00) Skiing News Busy Bodies Hockey/Blues-Canadiens Hockey/Oilers-Sabres Personal Best Hockey / Canucks - Maple Leafs 111011 CD Grand Prix of Skating (15:00) Babylon 5 Newsline Regional.Wheel of.E.Now Dr.Quinn, Medicine Woman Cinéma/GRIDLOCK avec David Hasselhoff, Kathy Ireland CTV News Nightline Pulse/Sport(23:45) Championship Wrestling Puise Hockey World Star Trek: Deep Space Nine Star Trek: Voyager SD eu (H) Wide World of Sports News ABC News Wheel of.Hockey/Bruins-Pirates | Jeopardy! News Tales from.Pub Jeff Foxworthy Maybe this Time Cinéma / LEGEND OF THE RUBY SILVER avec John Schneider, Jonathan Jackson Hard Copy — 1 ABC News Pub Star Trek: Deep Space Nine Baywatch SD m Basketball NCAA/ Alabama - Mississippi State (16:00) News CBS News E.T.Weekend Dr.Quinn, Medicine Woman Touched by an Angel Walker, Texas Ranger News Hercules Pub (23:35) Wheel of.Jeopardy! SD 0o) PGA Tour 1996 LPGA Tour of Champions/ Golf NBC News Home Improv.Olympic Spirit Jag Hope & Gloria Home Court Sisters Saturday Night Live Inside W.-End Siskel & Ebert PO dz) Adam's Cook.Best of Kerr Gourmet The Lawrence Welk Show Austin City Limits/A.Krauss Keeping Up.May to Dec.Fat Man in.3000 Mile.Cinéma / VINCENT, FRANÇOIS, PAUL AND THE I OTHERS (3) Malone Washington Wall Street Mark Russell Inside Albany The Editors McLaughlin.Fall & Rise.Keeping Up.Fawlty Towers Mr.Bean Red Dwarf Austin City Limits/A.Krauss Cinéma S3 ED Hockey (14:00) Bugs & Tweety Show News Focus Ontario Jake and the Kid Jag Ready or Not Madison Red.(21:59) | Heart of.| Global News Saturday Night Polka Dot.Special Wildside Pumped! McManus National Geographic Cinéma / THE KILLING (4) avec S.Hayden Conversations I Cinéma/THE KILLERS (4) ave ic B.Lancaster Conv.(23:40) d® AMA.(16:00) Fitness.Rinkside World Skiing Sportsdesk NHL Sat.Night Golf /PGA Nortel Open | Boxe / Roy Jones - Merqui Sosa Sportsdesk (bqD .de plongée Mag.olymp.Les 36 Heures de soccer Sports 30 Ligue .quest.Hockey LIH / Match des Étoiles Sport Gillette Sports 30 Superstars (SD Vins et.Journal suisse Visions / 7Jrs Thalassa Journal FR2 I Éclats de rire | Aura tout vu! | En toute.Journal belge Visions.GéO.(23:15) ŒD Ma sorcière.Radio Enfer Studio Techno Hartley./Studio (18:45) Mégabogues Ciel d'Afrique I (MS Musique vidée ) (14:00) VoxPop I Perfecto Fax Cimetière CD | ConcertPlus / Rolling Stones Musique vidéo | Bouge de là | BlackOut (MM) The 1995 Glastonbury Music : Festival / Se poursuit jusqu’à 1 h30.(13:30) (M) Kabloonak (16:00) I André (17:50) | Les Jeunes Ninjas (19:25) F | Wyatt Earp (22:40) (m) Woodpecker.Yogi Bear Rocko's Life Spider-Man Captain Power Goosebumps | Are You Afraid Cinéma/THE IMPOSSIBLE YEARS (5) avec David Niven Neon Rider | Snowy River: McGregor Saga SD La Bande.Jeux Safari Miroir, Miroir Watatatow Hockey / Canadiens - Blues (rdD Bulletin Aujourd'hui Bulletin jeunes Box-office Mtl en spect.Monde ce soir Griffe Grands Reportages I Le Téléjournal | Scully RDI Enjeux Éd.Week-end La Course CE Viva (16:00) Grands Crimes du XXe siècle Samedi de rire A.Hitchcock Le Goût du monde Biographies: Jack L.Warner Tati sur les pas de M.Hulot En rappel: Renée Claude Navarro N le r r* ±1 * ^ J J A h ^ H Q \J O' PAULE DES RIVIÈRES BORIS G0D0UN0V Du théâtre Bolshoï à Moscou, une production de l’opéra Boris Godou-nov de Moussorgski.PBS, 20h VIVEMENT DIMANCHE! CLAUDE MONET À GIVERNY La vie et l'œuvre du peintre impressionniste Claude Monet.Radio-Québec, 20h BOUILLON DE CULTURE Ce bouillon est consacré à la poésie.Bernard Pivot reçoit donc quatre poètes, Jean-Pierre Cham-bon, Jacques Roubaud, Patrice Del-bourt et Maria Luisa Spaziani.TV5, 20h30 LE GALA DES PRIX GÉNIE Pascale Bussières et René Homier- ^ I Roy animent ce gala récompensant ® les artistes du cinéma canadien.Radio-Canada, 21h HMrÆiïïH ¦bk;s*iiH OCEfE (DCDQ CD CD 0D CD Sous la couverture (16:00) La Course destination monde Le Téléjournal Découverte (18:15) Coup de soleil! (2/3) Beaux Dimanches / Songe d’une nuit d’été sur glace Beaux Dimanches / Gala des prix Génie Le Téléjournal Le Point (22:50) / Nouvelles du sport (23:15) Cinéma/ VIOLENCE ET PASSION (3) avec Burt Lancaster (23:45) 0133 dD OOÜ3 03 031011 m Automag plus Vins et Fromages Quand le coeur attend Le TVA Cinéma / ROVER DANGERFIELD (4) Dessins animés Cinéma/CLUB PARADISE (5) avec Robin Williams, Peter O'Toole Gala du design 1996 Le TVA/ Loteries (23:44) / Complètement marteau (23:50) 0D 03 (24) m(M) Cinéma/LOL avec Tchéky K 1RS (3) aryo, Jack Wal lace (16:00) L Affaire Dreyfus (1/4) Le Baiser du serpent Vivement dimanche! Plaisir de lire Cinéma / LA FEMME DE ROSE HILL (3) avec Marie Gaydu, Jean-Philippe Ecoffey Erebus, les vo (23:10) leans de glace (B GI06) EQ (35) (49) Les deux font la loi Pas si bête que ça! Le Grand Journal Écoute-moi Arcand Taxi L'Heure Jean-Marc Parent Cinéma / LA RIVIERE DU SIXIEME JOUR (5 avec Craig Sheffer, Brad Pitt ) Le Grand Journal (23:38) a o GD Skiing (15:30) From the Hip Street Cents Magical World of Disney Road to Avonlea Genie Awards Sunday Report Venture (22:58) Sunday Night CBC News d3@H 0 Wine Cheese Maybe.Time Family Matters Newsline Home.Cafe Funniest Home Videos The New Adventures of Superman Cinéma / ROCKFORD FILES: IF THE FRAME FITS avec James Garner, Dyan Cannon CTV News Nightline Pulse/Sport(23:45) Country Prof.Automag Plus FT Fashion TV Puise Travel, Trave Cinéma / THE LAST OF THE MOHICANS (4) avec Daniel Day-Lewis, Madeleine Stowe News (23:25) BBS Winter (16:00) The Quest News ABC News Pub (11:30) Pub (12:30) ABC News Pub star.(23:25) GD 00 NFC ChamDionshiD / Packers - Cowbovs (16 i:00i 60 Minutes Cybill Almost Perfect Cinéma / ROCKFORD FILES: IF THE FRAME FITS avec James Garner, Dyan Cannon News/Sein.Limits (23:45) News Pub Cinéma / THE SUNSHINE BOYS (4) (16:00) CBS News News CD 05) Golf / LPGA Tour of Champions (16:00) Pub NBC News National Geographic Mad About You NewsRadio Cinéma/GRIDLOCK avec David Hasselhoff, Kathy Ireland | Sightings News 10 Extra News ES (57) Adam Smith Fat Man in.3000 Mile.All Creatures Wild America I Naturescene I Nature Masterpiece Theatre / The Politician's Wife 2/2 Mystery! / Hoir nés: Red Circle Mark Russell Wolf's Menu Victory Garden First Edition Ghostwriter All Creatures / Mailbag (19:52) | Boris Godunov Cinéma /THE NIGHT.CD ED NFC Champioi nship / Packers ;-Cowboys (ie i.00) 60 Minutes | Mad About.Simpsons Married.Ned & Stacey Murder, She Wrote Global News Sportsline .Box (15:30) I Sing me a.| Snow Spider I Inquiring Minds |Cinéma / BRIGHT EYES (5) avec S.Temple Heartbeat: The Full Series | Inside the Line Imprint Allan Gregg Human Edge (TSH) Ski Lift Golf PGA/Nortel Open Sportsdesk Curling/Tournoi mixte Unitel | Hockey Week Sportsdesk ÜÜ Football: Char npionnat NFC / Packers - Cowboys (16:00) Sports 30 Question sport Hockey midget / Match d'étoiles Sports 30 Monde en ski m Monde M5:30) Journal suisse Visions / Corr.I L'École des fans Journal FR2 17 sur 7 | Bouillon de culture Évasion Tell quel Journal beige Visions.Savoir.(23:15) (cD Ma sorcière.petite peste Covington.Animalement Max Glick Marshall et.Salty 1 SB M.vidéO (13:00) Flashback Fax Box-office Dan Bigras Musique vidéo VJ invité: Roy Dupuis Musique vidéo (MM, VideoF.(13 30) ClipTrip Dancing in the Streets Mojo Working Spotlight Combat des clips MuchEast | MuchWest | Mojo Working | Spotlight SB Les Petits Gar cements Sexe, Amour et Argent comptant (17:55) Déception (1925) | Le Showrire Super Ecran Meurtre avec | préméditation ( 22:35) 1® Cinéma / GILDA (4) avec Rita Hayworth (15 30) Doug I Rupert I Small Talk Family Ties Madison j Whose Line.|MustBeMad' |The Hit List YTVNews Dog House The Intrepids m Jeux Safari Miroir, Miroir Watatatow m Rédacteurs.Aujourd hui Bulletin jeunes Accent franco.j Marchés int.j Monde ce soir Griffe Grands Reportages |LeTéléjoumal | Scully RDI j Option Education Éd Week-end Espace libre CD Tati.(1600) En Rappel: Renée Claude i Objectif aventure Têtes d affiche: Rita Hayworth Viva: Blue Angels II '• | Jazz en deux temps 4 Cinéma/GASPARD ET FILS Cil tÉ] MA LA SOÛLE (3) Fr.1988.Drame de mœurs de M.Sibra avec Richard Bohringer, Christophe Malavoy et Marianne Basler.Un ex-lieute-nant de Napoléon décide de profiter d’un jeu violent entre villageois pour se venger d'un voleur de chevaux qui a causé la mort de plusieurs de ses soldats.RQ 21h -?- POTINS DE FEMMES (4) (Steel Magnolias) É.-U.1989.Comédie dramatique de H.Ross avec Sally Field, Dolly Parton et Shirley MacLaine.Dans une petite ville, un groupe d’amies se retrouve régulièrement au salon de coiffure de l’une d’elles pou r y échanger propos et confidences.SRC 22h50 -?- COURANTS MEURTRIERS (4) (Deadly Currents) Can.1991.Documentaire de S.Jacobovici.Évocation de la réalité quotidienne du conflit israélo-palestinien dans les Territoires occupés.RQ 22h45 -?- SALADE RUSSE (4) Fr.1990.Drame policier de J.Dayan avec Roger Hanin, André Ou-mansky et Sophie Mi-chaud.En assurant la protection rapprochée d’un témoin d’une affaire de proxénétisme, un commissaire tombe par hasard sur un réseau d’espions russes.Canal D 23h CINÉMA AU PETIT ÉCRAN L'AFFAIRE DREYFUS (4) Fr.1994.Drame judiciaire à!Y.Boisset avec Thierry Frémont, Philippe Volter et Laura Morante.En 1894, un soldat juif alsacien est désigné comme traître par l’état- major français qui se cherche un bouc émissaire.RQ 18h -?- ROVER DANGERFIELD (4) É.-U.1991.Dessins animés de J.George et B.Seeley.Les mésaventures d’un chien citadin qui aboutit dans une ferme où il doit s'adapter à la vie campagnarde.TVA 18h30 -?-1 LA FEMME DE ROSE HILL (3) Suis.1989.Drame de mœurs de A.Tanner avec Marie Gaydu, Jean-Philippe Ecoffey et Denise Péron.Venue en Suisse pour épouser un paysan, une jeune étrangère de race noire quitte celui-ci après le mariage pour aller vivre avec le fils d’un industriel.RQ 21h30 violence et PASSION (3) It.1973.Drame psychologique de L Visconti avec Burt Ixincaster, Sil-vana Mangano et Helmut Berger.Forcé de louer une partie de son appartement, un professeur à la retraite devient l'observateur de curieuses mœurs.SRC 23H45 (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (S) Passable ( 6 > Médiocre (7) Minable. I.K I) K V (MH.I.K S S A M K I) I I H K T It I M A N < Il K II .1 A N V I K It I !* !» H AGENDA CULTUREL BERRI: 1280, rue St-Denis (288-2115) — 12 singes Tous les jours 12h30, 15h30, 18h45, 2lh30 — Balto Tous les jours 13h, 15h, 17h — Casino Tous les jours 19h30 — Jumanjl Tous les jours 12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21h35 — Deux escrocs en vacances Tous les jours 12h45, 15h, 17h15, 19h20, 21 h30 — Dracula, mort et très heureux Tous les jours 13h, 15h, 17h, 19h, 21h CARREFOUR DU NORD: 900, bd Grignon — Le Cobaye 2 sam, dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21 h30, sem.19h, 21h30 — 12 singes sam, dim.14h, 16h30,19h, 21h30, sem.19h, 21h30 — Tension Toys les soirs 21h — Sabrina Tous les soirs 19h — Ace Ventura 2: L’appel de la nature sam.dim.13h, 15h, 17h — Jumanji sam.dim.12h30, 14h40, 16h50,19h, 21h30, sem.19h, 21h30 -Histoire de jouets sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21h30, sem.19h, 21 h30 — Deux escrocs en vacances sam.dim.13h, 17h, 19h, 21h30, sem.19h, 21h30 — Balto sam.dim.12h30,15h, lun au jeu.aucune représentation CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour (688-3684) — Dracula, mort et très heureux Tous les jours 19h15, 21h15 — Balto sam.dim.mar.mer.13h05, 15h05, 17h05, ven.lun.jeu.aucune représentation — Tension sam.dim.mar.mer.13h15, 16h40, 20h, ven.lun.jeu.20h — Lawnmower Man 2 sam.dim.mar.mer.13h05, 15h10, 17h10, 19h30, 21 h40, ven.lun.jeu.19h30, 21 h40 — L’oeil de leu: GoldenEye sam.dim.mar.mer.13h10,16h, 19h, 21h35, ven.lun.jeu.19h, 21 h35 — Casino sam.dim.mar.mer.13h, 16h30, 20h15, ven.lun.jeu.20h15 — Jumanji sam.dim.mar.mer.13h45, 16h15, 19h10,21h30, ven.lun.jeu.19h10,21h30 CENTRE EATON: 705, Ste-Catherine O.(985-5730) -Two it by Sea 12h55, 15h05, 17h15, 19h25, 21 h45, sam.23h50 — Eye tor an Eye 13h, 15h10, 17h20, 19h35, 21h50, sam.23h55 — Toy Story 12h30,14h45,16h45,19h05, 21h15, sam.23h15 — Sabrina 13h15, 16h15, 19h, 21 h35, sam.24h05, jeu.13h15,16h15, 21h35 — Le Cobaye 2 12h40,14h50,17h, 19h15, 21h25, sam.23h30 — Bio-Dome 12h45, 14h55, 17h05, 19h20, 21h30, sam.23h35 — CINÉMA ANGRIGN0N: Carrefour Angrignon — Two it by Sea 13h30, 16h, 19h10, 21 h25, lun.jeu.19h10, 21 h25 — Le Cobaye 2 13h20, 16h20, 19h20, 21 h35, lun.jeu.19h20, 21 h35 — Nixon 13h, 16h30, 20h30, lun.jeu.20h30 — Nixon 13h15, 16h45, 18h45, lun.jeu.18h45 — Father ot the Bride Part II 12h15, 16h30, 19h40, 22h, lun.jeu.19h40, 22h, sam.12h15,16h30, 22h — Mr.Holland’s Opus sam.19h — Eye for an Eye 14h10.16h40, 19h30, 21h45, lun.jeu.19h30, 21h45 — Toy Story 12h, 14h, 16h15,18h45, 21h, lun.jeu.18h45, 21 h — Histoire de jouets 12h20, 14h15, 16h20, 19h15, 21h20, lun.jeu.19h15, 21 h20, sam.12h20, 14h15, 16h20, 21 h20 — L’Opus de M.Holland sam.19h — Bio-Dome 13h45, 16h15, 19h, 21h30, lun.jeu.19h, 21h30 — Apprentis Chevaliers ven.sam.dim.mar.mer.12h, 14h30 — Heat 14h, 17h20, 21 h, lun.jeu.21 h CINÉMA BOUCHERVILLE: 20, bd de Mortagne, Boucherville — 12 singes sam.dim.mar.mer.13h40, 16h10, 19h, 21 h30, ven.lun.jeu.19h, 21 h30 — Jumanji sam.dim.mar.mer.13h30, 151)35, 171)40, 191)45, 211)45, ven.lun.jeu.19h45, 21 h45 — Deux escrocs en vacances sam.dim.mar.mer.131)45, 151)45, 171)45, 19h45, 211)40, ven.lun.jeu.19h45, 21 h40 — Casino Tous les jours 19h45 — Balto sam.dim.mar.mer.13h35,15h15, 17h, ven.lun.jeu.aucune représentation — Suspense en prolongation Tous les jours 19h15, 21h30 -— Ace Ventura 2: L’appel de la nature sam.dim.131)30, 15h25, 171)20, sem.aucune représentation — Tension sam.dim.mar.mer.131)30, 16h40, 191)50, ven.lun.jeu.19h50 CINÉMA DORVAL: 260, Dorval (631-8586) — 12 Monkeys 19h, 21h45, sam.dim.14h, 191), 21 h45 — Jumanji 19h10, 21 h30, sam.dim.14h10, 19h10, 211)30 — Eye for an Eye 191)20, 211)40, sam.dim.141)20, 191)20, 21 h40 — Bio-Dome 191)05, 211)15, sam.dim.14h30,191)05, 211)15 CINÉMA GREENFIELD PARK: 519, Taschereau (671-6129) — Le Cobaye 2 191)35, 211)35, sam.dim.131)45,191)35, 211)35 — Nixon 201)45, sam.dim.13h, 201)45 — Grumpier Old Men 181)45 — Les anges gardiens 191)10, sam.dim.131)30, 19h10 — Sabrina 211)40 CINÉMA LAVAL: 1600, Le Corbusier (688-7776) — Le Cobaye 2 121)30, 141)30, 16h45, 191)20, 21 h20, sam.231)40 — Histoire de jouets 12h15, 14h25, 16h30,18h55, 211), sam.23h — Sabrina 181)50, 211)50, sam.dim.13h10, 161), 181)50, 21 Ii50, sam.24h10 — Toy Story 12h, 14h, 16h15, 181)45, 211)30, sam.12h, 14h, 16h15, 21h30 — Mr.Holland's Opus sam.191) — Apprentis Chevaliers 12h05, 161)50, sam.dim.12h05, 14h20, 16h50 — Heat 131)45, 171), 20h15, sam.23h30 — Le père de la mariée 2 19h10, 211)40, sam.12h10, 161)10, 211)40, dim.12h10, 16h10, 19h10, 21 h40 — L’Opus de M.Holland sam.191) — Les anges gardiens 12h10, 21 h40, sam.24h — Sabrina 141)20, 19h — Nixon 201)25 — Torn and Huck 18h30, sam.dim.121)15,14h30,16h25, 18h30 — Two if by Sea 12h20, 14h50, 17h10, 191)20, 211)30, sam.231)35 — Nixon 201), sam.dim.121)30, 16h15, 20h — Bio-Dome 121)40, 141)40,16h40,19h10, 21h10, sam.23h20 — Eye lor an Eye 131)10, 16h10, 19h05, 211)20, sam.231)50 CINÉMA STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard — Tension Tous les soirs 21h15 — Sabrina Tous les soirs 181)45, 211)30 — Jumanji sam.dim.131), 15h05,17h10,191)15, 211)25, sem.191)15, 21h25, ven.sam.231)30 — 12 singes sam.dim.13h15, 151)45, 19h, 211)30, sem.191), 211)30, ven.sam.231)55 — Apprentis Chevaliers sam.dim.13h, 141)50, 161)45, sem.aucune représentation — Suspense en prolongation Tous les soirs 19h, 21h10, ven.sam.231)20 — Histoire de jouets sam.dim.13h, 14h40,16h20,181)20, 20h, 211)40, sem.18h20, 20h — Le Cobaye 2 sam.dim.131)05, 15h05, 171)05, 191)05, 21h, sem.19h05, 21 h, ven.sam.23h — Nixon sam.dim.131), 161)30, 20h, sem.20h10, ven.sam.23h30 — Deux escrocs en vacances sam.dim.13h10, 15h10,17h10,19h10,21h10, sem.19h10, 21h10, ven.sam.23h10 — Balto sam.dim.131)05, 14h45,161)20, sem.18h30 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001, rue Université (849-3456) — Balto sam.dim.13h, 15h, 17h, sem.15h, 17h — Casino Tous les jours 20h — Jumanji sam.dim.13h15, 19h, sem.19h — Carrington Tous les jours 16h, 21h20 — Le confessionnal sam.dim.13h, 15h15,19h, 21h15, sem.15h15,19h, 21h15 — Seven sam.dim.13h.16h, 19h, 21h25, sem.16h, 19h.21h25 — Ace Ventura 2 sam.dim.13h, 15h.17h, sem.15h, 17h — Suspense en prolongation Tous les jours 19h.21h25 — Un président américain sam.dim.13h15, 19h.sem.19h — American President Tous les jours 16h, 211)30 — Jumanji sam.dim.131)30,16h, 19h, 21h25, sem.161).19h, 21h25 — ,12 singes sam dim.131).16h.19h.21h35.sem.16h.19h.211)35 — Dracula.Dead And Loving It sam.dim.13h, 15h.17h.t9h.21h.sem.15h, 17h.19h.21h COMPLEXE DESJARDINS: (288-3141) — Au petit Marguery Tous les jours 13h30.151)30.17h30.191)30, 21h30 — Vénus dans la vierge Tous les jours 131)40,16h20, 19h.21h30 — Le hussard sur le toit Tous les jours 13h30.16D05, 181)45.21 h20.jeu.13h30, 16h05, 21h30 — Tension Tous les jours 131)30,17h, 20h30 CRÉMAZIE: 8610, St-Denis (388-4210) — Jumanji sam.dim.14h, 161)30,19h, 21h, sem.19h,21h DAUPHIN: 2396, Beaubien — Nixon sam.dim.13h30, 171).20h30, sem.20h — Les anges gardiens sam.dim.14h, 16h20,19h, 2lh10, sem.19h, 21h10 DÉCARIE: 6900, bd Décarie (849-3456) - Casino dim.13h, 16h30, 201), sam.sem.20h — Grumpier Old Man dim.13h30.19h, sam.sem.19h — GoldenEye dim, 16h, 21h10, sam, sem.211)10 ÉGYPTIEN: 1455, Peel (843-3112) — 12 Monkeys Tous les jours 13h, 16h, 18h45, 21h35 — Jumanji Tous les jours 14h, 16h30,19h, 21h20, mer.jeu.14h, 16h30, 21h30 — Othello Tous les jours 13h30,16h, 181)45,21h15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Nixon 20h30 — Tom and Huck 18h30, sam.dim.mar.14h20,16h25, 181)30 — Bio-Dome 19h05, 21 h20, sam.dim.mar.14h35, 16h50, 191)05, 21h20 — Eye lor an Eye 19h10, 21 h30, sam.dim.mar.13D30,16h, 19h10,211)30 — Toy Story 18h45, 211)10, sam.dim.mar.14h, 16h 15, 18h45, 21 hi0 — Grumpier Old Men 19h20, 211)45, sam.dim.mar.131)40,16h10, 19h20, 211)45 — Father of the Bride Part II 19h25, 22h, dim.mar.16h20, 19h25, 22h, sam.16h20, 22h — Mr.Holland's Opus sam.19h — Two if by Sea 19h15, 21 h35, sam.dim.mar.141)45,17h, 19h15, 21 h35 — Kids Of The Round Table sam.dim.mar.14h10,17h30 — Heat 21h, sam.dim.mar.14h15,21 h FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616, Ste-Catherine Ouest — Sense & Sensability Tous les jours 13h10,16h, 18h45, 21 h25 — Four Rooms Tous les jours 13h20, 15h45, 19h, 21h30 — Waiting To Exhale Tous les soirs 131)30, 161)25,19h10, 21h35 — Casino Tous les jours 19h30 — Balto Tous les jours 13h40,15h40 GALERIES LAVAL: 1545, Le Corbusier (849-3456) — Balto sam.dim.mar.mer.13h, 15h, 17h, ven.iun.jeu.aucune représentation — GoldenEye Tous les jours 181)45, 21 h20 — Dunston Checks In sam.dim.mar.mer.13h, 15h, 17h, 191), 21h, ven.lun.jeu.19h, 21h — 12 singes sam.dim.mar.mer.131)30, 161)15,19h, 211)35, ven.lun.jeu.191), 21h35 — Jumanji sam.dim.mar.mer.13h30, 161)15, 18h50, 21 h15, ven.lun.jeu.18h50, 21h15 — Casino sam.dim.mar.mer.13h05, 16h30, 20h, ven.lun.jeu.201) — Ace Ventura 2: L'appel de la nature sam.dim.mar.mer.121)50,14h55, 17h05, ven.lun.jeu.aucune représentation — Sudden Death Tous les jours 191)10, 21 h25 — Dracula, Dead And Loving It sam.dim.mar.mer.14h, 18h55, ven.lun.jeu.18h55 — Suspense en prolongation sam.dim.mar.mer.16h25, 21 h05, ven.lun.jeu.21 h05 — 12 Monkeys sam.dim.mar.mer.13h15, 16h, 18h55, 211)30, ven.lun.jeu.181)55,211)30 IMAX: Vieux-Port de Montréal (496-4629) — Les ailes du courage / Africa: Le Serengeti (en français) mar.10h15, 121)15,14h15, 16h15,19h, mer.101)15,141)15,191), 211), jeu.10h15,12h15, 161)15, 21 h, ven.121)15,14h15,16h15,19h, 23h, sam.101)15,141)15,161)15,19h, 23h, dim.12h15, 14h15, 16h15, 21h; (en anglais) mar.21 h, mer.12h15,16h15, jeu.14h15, 19h, ven.10h15, 21h, sam.10h15,21 h, dim.10h15,19h LANGELIER: 7305, Langelier (255-5482) — Dracula, mort et très heureux sam.dim.13h10, 15h, 16h45, sem.19h10 — Tension sam.dim.181)30, 21 h45, sem.21 h — Suspense en prolongation sam.dim.13h, 15h05, 17h10, 19h20, 21 h30, sem.19h20, 21 h30, ven.sam.23h40 — Balto sam.dim.131)05, 14h45,16h20, sem.18h30 — Casino sam.dim.181)30, 211)45, sem.20h — Jumanji sam.dim.13h, 15h05, 17h10, 19h15, 211)25, sem.19h15, 211)25, ven.sam.23h30 — Deux escrocs en vacances sam.dim.13h10, 151)10, 171)10, 191)10, 211)20, sem.19h10, 21 h10, ven.sam.23h10 — 12 singes sam.dim.13h15,15h45,19h, 21 h30, sem.19h, 21 h30, ven.sam.23h55 LAVAL 2000: 3195, St-Martin 0.(687-5207) — Deux escrocs en vacances sam.dim.141)20, 161)30, 191)20, 211)30, sem.19h20, 211)30 — Jumanji sam.dim.14h10, 16h20, 191)10, 21 h20, sem.191)10,211)20 LOEW’S: 954, Ste-Catherine O.(861-7437) — Heat 131)15,171), 201)30, sam.231)50 — Leaving Las Vegas 13h15, 16h15, 191), 211)25, sam.241) — Nixon 121)45, 161)30, 201)20, sam.23h55 — Father of the Bride Part II 12h25, 141)30,161)50, 18h50, 21 h, sam.121)25, 141)30, 16h50, 21h, sam.231)15 — Mr.Holland's Opus sam.191) — GoldenEye 13h30, 161)30, 191)15, 21 h45, sam.241)15 PALACE: 698, Ste-Catherine O.(866-6991) — Pink Floyd The Wall sam.23h50 — Apollo 13 131)30, 161)10, 201)30, mer.131)30, 161)10 — To Die For 13h50, 161), 19h15, 21h30, sam.23h40 — Dangerous Minds 13h35, 151)50, 191)05, 211)05, sam.231)15, jeu.131)35,151)50, 211)05 — Assassins 131)40,16h20,19h, 211)40, sam.241)15 — Copycat 14h, 161)30, 191)30, 211)55, sam.241)10 — Fair Game 13h20, 151)20, 17h20, 191)20, 211)20, sam.231)30 PARISIEN: 480 Ste-Catherine 0.(866-3856) — Apprentis Chevaliers 12h10, 141)45, 16h45 — Sabrina 121), 161)40, 191)20, 221) — Augustin 121)05, 141)10, 161)20, 191)15, 211)30 — Les misérables 13h, 161)30, 201)15 — Nixon 14h, 171)30, 211)05 — Histoire de jouets 121)15, 141)05,161)15,18h45, 211)10, sam.12h15,141)05, 16h15, 21 h45 — L'Opus de M.Holland sam.191) — Les anges gardiens 121)35, 151), 17h15, 191)30, 211)50 — L'oeil de feu: GoldenEye 13h10, 191), 211)40 PLACE LONGUEUIL: 825, St-Laurent O.(679-7451) — Jumanji sam.dim.13h45,161)15,191), 21 h20, sem.19h, 211)20 — Deux escrocs en vacances sam.dim.131)30, 15h30, 171)30, 191)30, 211)30, sem.191)30,211)30 PLAZA CÔTE DES NEIGES: 6700, Côte-des-Neiges — Sabrina Tous les soirs 19h05, 21 h35 — Balto sam.dim.mar.mer.131)30,15h15,17h, ven.lun.jeu.aucune représentation — Lawnmower Man 2 sam.dim.mar.mer.131)30, 15h30, 171)25, 191)25, 211)30, ven.lun.jeu.19h25, 21h30 — Four Rooms sam.dim.mar.mer.13h40,161)20, 19h, 21 h30, ven.lun.jeu.19h, 211)30 — Waiting To Exhale sam.dim.mar.mer.131)35,16h10, 191), 211)30, ven.lun.jeu.191).211)30 — Heat Tous les soirs 19h — Jumanji sam.dim.mar.mer.13h35, 161)15, ven.lun.jeu.aucune représentation 12 Monkeys sam.dim.mar.mer.13h35, 161)10, 19h, 211)35, ven.lun.jeu.191), 21h35 — Bio-Dome sam.dim.mar.mer.131)30.151)25, 171)20, 19h20, 211)25, ven.lun.jeu.191)20,211)25 POINTE-CLAIRE: 6341, Transcanadienne (630-7286) — Waiting To Exhale sam.dim.mar.mer.13h50, 161)25, 191), 21 h30, ven.lun.jeu.191), 211)30 — Lawnmower Man 2 sam.dim.mar.mer.13h35,151)25, 171)15, 191)10, 211)30.ven.lun.jeu.19h10.211)30 — Dunston Checks In sam.dim.mar.mer.131)30, 15t)20.17h10, 19h15, 211)10, ven.lun.jeu.19h15, 21 h10 — 12 Monkeys sam.dim.mar.mer.13h30.16h10.181)50.211)25, ven.lun.jeu.18h50.211)25 — Jumanji sam.dim.mar.mer.14h, 161)40.19h, 21h20.ven.lun.jeu.19h.211)20 — GoldenEye Tous les soirs 18h40.211)15 — Balto sam.dim.mar.mer.13h40.15h25.17h.ven.lun.jeu.aucune représentation TERREBONNE: (849-3456) — Histoire de jouets sam dim.13h.14h40.161)20.181)20.20h.21h40.sem 181)20.20h — Deux escrocs en vacances sam.dim.13h10,151)10,17D10, 191)10, 211)10, sem.19h10, 21h10, ven.sam 23h10 — Juman|l sam.dim.13h, 15h05, 17h10, 191)15,21h25, sem.191)15, 21h25, ven.sam.23h30 — Nixon sam.dim.13h, 16h30.20h, sem.20h10, ven.sam.231)30 — Apprentis Chevaliers sam.dim.13lt, 14h50,16h45, sem.aucune représentation — Suspense en prolongation Tous les soirs 19h, 21h10, ven.sam.23h20 — 12 singes sam dim.131)15,151)45,19h, 211)30, sem.191), 21h30, ven.sam.23h55 — Le Cobaye 2 sam.dim.13h05, 15h05,17h05,19h05, 21h, sem.19h05,211), ven.sam.23h — Balto sam.dim.13h10.14h50, 16h30, sem.18h30 — Tension Tous les soirs 21h15 — Sabrina Tous les soirs 18h45.21h30 VERSAILLES: 7275, Sherbrooke E.(353-7880) -Histoire de jouets )2h, 141), 19h, 21IU0, lun.jeu.19h, 21 h10 — Le Cobaye 2 131).15h10, 17h10, 19h10, 21h40, lun.jeu.19h10, 21h40 — Nixon 12h15, 201)50, lun.jeu.201)50 — Jumanji 16h, 181)15, lun.jeu.18IU5 — Le père de la mariée 2 14h15, 16h35, 191)25, 211)45, lun.jeu.191)25, 21h45, sam.14h15,16h35, 21h45 — L’Opus de M.Holland sam.19h — Apprentis Chevaliers ven.sam.dim.mar.mer.12h05, 151), 17h — Sabrina 12h20, 16h55, 19h30, 22h10, lun.jeu.191)30, 221)10 — 12 Monkeys 13h15, 161)15, 191)15,22h, lun.jeu.19h15, 221) À Q U É B E C ?CINÉMA STE-F0Y: — 12 Monkeys 191), 211)45, sam.dim.13h30, 16h15, 191), 211)45 — Deux escrocs en vacances 19h30, 211)35, sam.dim.131)15, 15h20, 17h20, 19h30, 211)35 — Jumanji 191)15, sam.dim.13h45, 161)20, 19h15 — Suspense en prolongation 211)25 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Ace Ventura 2: L'appel de la nature 12h20, 14h25, 16h30, 181)50.21 h, jeu.121)20, 141)25, 161)30, 21h — Nixon 13h50, 171)20, 20h50 — Apprentis Chevaliers 12h, 131)55, 151)50 — Histoire de jouets 13h20, 151)15, 17h10 — Le président américain 19h05,21h30 — Le père de la mariée 2 12h15, 14h30, 16h45, 19h15, 21h50, sam.12h15, 14h30, 16h45, 21h50 — L'Opus de M.Holland sam.191) — Sabrina 13h, 15h50,19h10, 21h45 — Nixon 16h45, 20h20 — Histoire de jouets 12h45, 14h40, 16h35, 18h45, 21h10 — Heat 13h, 16h30, 20h30 — Le Cobaye 2 12h30, 14h30,19h20,21h25 — L’oeil de feu: GoldenEye 131)15,16h, 19h, 21 h40 — Les anges gardiens Saint-Denis — Du 6 novembre au 20 janvier: «Esquisses en plein air», regroupant 30 tableaux de Saint-Denys Garneau, du lundi au samedi de 9h à17h CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL: 4247 rue St-Domimque (842-4300) — Du 10 janvier au 3 lévrier: -Bois et ferraille», sculptures récentes de Brian McNeil CENTRE DE COMMERCE MONDIAL DE MONTRÉAL: 747 Square Victoria (623-0188) — Du 10 janvier au 14 février: «Sculptée Comme Une Ligne Parcourant le Temps», l’exposition 15iôme anniversaire de l’Atelier Sculpt CENTRE DE CRÉATIVITÉ DU GESÎI: 1200 rue de Bleury (861-4378) — Du 13 janvier au 17 février: «Les pièces privées, 24 filles en blanc», de Frances Foster — «Bachianas», de Lise Gauthier — «Terre en transit», de Patricia Gauvin — «Oneiros», de Ann Smart CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL: 23.Ambroise-Falard, Baie-Saint-Paul (418-435-3681) — Du 30 septembre au 30 janvier: Rétrospective en hommage à Stanley Cosgrove CENTRE D’EXPOSITION DU MONT-LAURIER: 385 Du Pont (819-623-2441) — Du 26 novembre au 20 janvier: «L’enfance à rebours», oeuvres de Pierre Tardif et d’Hélène Plourde CENTRE INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 314 rue Sherbrooke Est (288-0811) — Jusqu’au 28 janvier: «Les Pages-Miroirs, 1980-1995», oeuvres de Rober Racine CENTRE SOCIOCULTUREL DE BR0SSARD: 7905 San Francisco — Du 14 janvier au 11 février: Oeuvres de Karin Levan-Bode et Bozena Happach Kapuscinski.Horaire de la galerie: mercredi de 13h à 17h et de 19h à 21h, jeudi et vendredi de 19h à 211) et dimanche de 13h à 171) DARE-DARE: 279 rue Sherbrooke Ouest, espace 311B (844-8327) — Du 13 janvier au 11 février: «Salmon, skin, soulskin - peau de saumon, peau spirituelle» de Kathleen Houston DAZIBA0: 279 Sherbrooke Ouest, Suite 311C (845-0063) — Du 13 janvier au 11 février: «Floris Umbra» de Ginette Bouchard L’EMBUSCADE: 1571 Place Badeaux, Trois-Rivières — Du 9 janvier au 4 février: Oeuvres récentes de Chérit Diop, tous les jours à compter de 12h ENGRAMME: 501 St-Vallier Est, Québec (418-529-0972) — Du 16 janvier au 3 février: Oeuvres de Michael Johnson et Richard Durand EXPRESSION CENTRE D’EXPOSITION DE SAINT-HYACINTHE: 495 rue St-Simon (773-4209) — Du Présenté pai Radio Réseau FM Stéréo Une collaboration de' ” ( ssa h mê mm WÈËM ¦ .' ?/.Territoire à découvrir Il y en a des ('rancis, des moyens, des petits et même de très petits.Certains sont lisses et épais, d’autres plus minces et texturés.üi plupart présentent au moins deux et parfois même trois teintes.On les porte sur le dos, à l’épaule ou en bandoulière.Quelque-uns semblent tout droit sortis d’un western des années 50 — tout à fait le genre de John Wayne —, tandis que les autres ont une allure plus actuelle et citadine.Cependant, tous inspirent le voyage et possèdent ostensiblement la même qualité de matériaux et de fabrication.Balisons le Territoire Le Sac à dos, en plein centre de la page; le Saddle bag pour les chevaux, dans le coin supérieur droit; juste en haut on voit la quincaillerie qui ne s’oxydera pas; tout juste en bas il y a le Carnet fait de cuir lisse, et finalement, un aperçu de la collection avec différents exemplaires du Marin.Un marché à développer Louis-Philippe Lamarre a bien l’intention de faire sa marque dans l’univers de l’article de voyage.«Nous sommes conscients qu’il n’y a pas ici de tradition de création et de fabrication pour ce genre de produit, précise-t-il.Nous venons tout juste d’arriver sur le marché et la commercialisation de notre produit commence doucement.Nous voulons établir un marché local et nous faire connaître pour la qualité de ce que nous concevons et fabriquons.Toutefois, nous comptons exporter dès cette année aux États-Unis ainsi qu’en France.C’est délicat de choisir un point de vente, parce que ce que nous faisons est un peu plus cher au détail et nous ne voulons pas tuer notre marché.» ANDRÉE MARTIN Très chic casual, les sacs de ville et de voyage Territoire, au delà d’un design et d’un look particulièrement attirants et sympathiques, se distinguent des autres sacs par les matières utilisées.Que des cuirs de vache de différentes épaisseurs selon l’usage, choisis dans la fleur (première couche dans la séparation des peaux), ainsi que de la toile duck et un tissu popularisé par les chasseurs australiens que l’on nomme crakwar, une sorte de gros coton, supra résistant, enduit d’huile et de cire — le genre de matière à toute épreuve dont on imagine facilement qu’Indiana Jones puisse être vêtu.Entièrement doublé d’un vinyle imperméable, chaque modèle est muni d’une poche intérieure.Très pratique.À cela s’ajoutent des boucles, rivets, œillets, etc.entièrement en acier inoxydable ou encore, selon les modèles, en laiton massif.Par là, le concepteur veut éviter que toute «la quincaillerie» qui compose ses sacs ne finisse par être attaquée par la rouille, la lèpre du métal.Sac à la main Louis-Philippe Lamarre, designer et président de la griffe Territoire, et son assistante Julie Gosselin misent sur le haut de gamme.Faite à la main dans un atelier qui sent délicieusement le cuir, rue Saint-Ambroise à Montréal, chaque pièce est soigneusement passée à la loupe avant d’être envoyée en magasin.«J’ai besoin d’avoir une sincérité dans le produit que je fais, explique le designer.J’ai pensé un moment à fabriquer des sacs de qualité moindre (une quincaillerie moins coûteuse et moins résistante, etc.), mais je sais qu’à long terme je serais malheureux là-dedans.Je préfère miser haut, et je sais qu’il y a une clientèle pour ce type de produit.» De plus, poursuit Julie Gosselin, «la production en usine ne peut jamais arriver à une qualité comme lorsque l’on fabrique à la main, d’une manière presque totalement artisanale.Ici, on a l’avantage de pouvoir garder le contrôle sur la production, de ne pas laisser passer de défauts, de pouvoir se permettre un peu plus de liberté dans les formes, et même de faire des articles sur mesure pour ceux qui le désirent».Comme exemple, Louis-Philippe Lamarre cite avec admiration la ligne française Louis Vuitton.Pour lui, c’est le summum, il n’existe rien de mieux au monde, et c’est cette perfection qu’il vise.D’ailleurs, il n’est pas étonnant que ce jeune designer possède de telles visés.Formé en haute couture à l’Académie d’art et de dessin de mode à Roxboro, puis en couture au Collège Lasalle, il s’envole pour Paris (un passage quasi obligé pour les designers de mode) où il parfait sa formation à l’École supérieur des arts appliqués Duperré.Mais c’est surtout un bref passage chez Chanel, et un autre, plus significatif, chez Christian Lacroix, qui lui ont donné des ailes.Ce qu’il retient de ces hauts lieux de la mode?«Le souci du détail, répond-il sans hésitation.Le besoin de mettre un produit de qualité sur le marché.Les ateliers là-bas sont de véritables laboratoires.Par exemple, en haute couture, ils sont soixante-dix ouvriers à travailler, et ils ont chacun un modèle.Chacun d’eux commence à zéro, et va jusqu’au bout.Il y a une compréhension à partir du premier point de couture jusqu’au dernier.» Une collection pour mars Après seulement sept mois d’existence, Territoire sortira en mars sa seconde collection, et déjà on remarque un style particulier, un choix de lignes, de formes et de couleurs qui lui appartient en propre.Même s’ils s’installent incontestablement dans une lignée au profil sport, telle que Rugby, Stone Ridge, Kipling, etc., ces sacs diffèrent de ces marques à la mode.Ils allient une allure à la fois élégante et désinvolte, un logo sobre et discrètement brillé à même le cuir, ainsi qu’un mélange de teintes — celles de l’automne: roux, marron clair et foncé, crème —, qui fait montre d’une pointe d’audace, sans pour autant donner dans la provocation.Un genre qui ne se démode pas en six mois, peut-être un peu sage pour les friands d’excentricité, mais qui a la propriété de pouvoir durer longtemps.Quelque chose dont on ne se lassera pas, quoi! Mais Territoire, qui tire son nom des grands espaces qui caractérisent notre pays, c’est aussi «tous les objets imaginables pour transporter», précise Louis-Philippe Lamarre.On trouvera donc dans la nouvelle collection le Sac à dos, le Marin, le Messager, le Chasseur, le Julie’s bag, et tout ce qui gravite autour; money bag, compartiment pour articles de toilette, etc., et même des sacoches pour chevaux (saddle bags), disponibles sur commande et adaptables à une selle anglaise ou western.Le créateur s’inspire, au hasard de ses découvertes, de sacs déjà sur le marché qu’il reprend, modifie et adapte aux goûts comme aux besoins du jour.Ainsi, le Messager s’inspire d’une sacoche de postier des années 50, vu à la sauvette dans une rue de New York.Le Marin est un dérivé des sacs utilisés par les marins.«Pour le Sac à dos, j’en ai un vieux d’alpiniste suisse duquel j’ai pris des trucs que j’ai intégrés à un modèle original», raconte le designer.Institut de Design Montréal 1037.rue Rachel 3e étage Montreal (Québec) Canada H2J 2J5 Téléphone: 1514) 596-2436 Télécopieur (514) 596-0881 Les Prix de l’Institut de Design Montréal: les gagnants seront connus dimanche.Monsieur Bernard Lamarre, président dévoilés, du Conseil de l'Institut de Design Montréal et madame Helen Stavridou, directeur exécutif de l'Institut de Design Montréal sont heureux d'annoncer la diffusion d'un gala télévisé au cours duquel les noms des gagnants du concours "Les Prix de l'Institut de Design Montréal” seront L'inauguration d'une exposition sur les Les gagnants de chacune des catégories et les grands gagnants seront annoncés le dimanche 14 janvier 1996 à 22h00, sur le réseau TVA.produits gagnants et finalistes aura lieu le 18 janvier, à 18 h au Musée McCord de Montréal.Cette exposition se poursuivra jusqu'à la mi-mars.Les gagnants et finalistes feront aussi l’objet d'un cahier spécial de L'actualité qui sera en kiosque le 19 janvier prochain.Ce cahier spécial sera utilisé comme guide l'exposition du Musée McCord.de L'Institut de Design Montréal aimerait remercier tous ses partenaires ainsi que les commanditaires de l’événement pour leur intérêt envers le design et l’excellence de nos designers.A1C
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