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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-12-18, Collections de BAnQ.

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A A Chaque année, à l'approche des Fêtes, irresponsable du cahier des livres devient le journaliste le plus populaire de la salle de redaction.D’ordinaire, on ne lui accorde; que peu d'attention.On sourit parfois de le voir se tordre les vertèbres à force de transporter des livres.On s’inquiète vague nient du véritable harcèlerhent ;yr téléphonique dont il est quoti-diennement l'objet.Quand vient Jb; la fut de l’année, il en va tout au-trement.11 est le plus beau, le plus gentil.La raison de cet en-JÜ gouenient soudain est fort Wk simple: c’est Ja saison des ; -beaux livres».A chaque arrivait ge.les collègues bourdonnent 0 autour du pupitre enseveli, s’ar-radient les nouveaux titres, ba-k£ vent d’envie.Fris dans le tour-L?- billon du (|uotidien, les repor-^ ters insistent tout de même pour collaborer au cahier.Ces - beaux livres déclenchent de vé-i:'; ritables reflexes pavloviens.Au moindre bruit de décachetage, jj ils affluent, comme ces chats af-: famés qui salivent au son de L- l’ouvre-boite.Il faut les comprendre.Car ces beaux objets exercent un attrait irrépressible — encore plus grand quand ils tombent du ciel, faut-il l’avouer.Lourds et capiteux, remplis de choses magnifiques et savantes, les beaux livres sont conçus pour plaire et instruire, comme le rappelle si justement un collègue.Cette avant-dernière livraison de l’année du cahier Livres fait, bien sur, large place à ces beaux objets du désir, qu’ils soient consacrés aux merveilles architecturales de Frank Lloyd Wright, à la grande histoire de la pipe ou aux superbes illustrations de François Sehuiten que nous avons retenues pour illustrer ce véritable raz de marée de livres qui nous arrive en décembre.Les lecteurs en mal d’étrennes de dernière heure trouveront par ailleurs dans cette édition spéciale de nombreuses suggestions de livres pratiques, sans pour autant être privés de nos chroniqueurs habituels.Pierre Cayouetle, responsable du eidiiei Livres * ¦¦¦¦> i • S\- mm 'gmt LL DEVOIR ?LIVRES Le Feuilleton Page D3 Peaux livres Page 1)4 Littérature québécoise Page D7 Visas Page D22 Entrevue avec John Saul Quand un ex-bâtard mord ses frères LES BÂTARDS DE VOLTAIRE John K.Saul, Payot, 653 pages STÉPHANE BAIL LA R G EO N LE DEVOIR Que voilà un drôle de zigue, un intello atypique, au parcours décidément original: fils de militaire canadien, John Ralston Saul a fait de longues études en histoire, connu une brillante carrière comme «bâtard de Voltaire» dans le bureau de direction de Pétro-Canada, et s’est finalement décidé à se consacrer à ses deux passions, les voyages et l’écriture.Depuis une quinzaine d’années, Saul a sillonné le Sahara au côté du Front Polisario et séjourné dans le maquis en Birmanie, tout en publiant quatre romans, tous traduits en français (dont Mort dim général et Paradis Blues).Cette fois, l’écrivain canadien de 44 ans surgit encore pour nous étonner, avec une brique grosse comme ça, un essai de plus de 650 pages bien tassées, au titre magnifique, qu’il vient joyeusement lancer dans la mare aux évidences.Son livre a d’abord été publié en anglais, il y a un an.Une édition de poche dans cette langue vient également de paraître.Mais la réaction des lecteurs lui semble la même partout, en France comme au Canada anglais et maintenant ici, au Québec. •* • • r.LEGENDES, t’LURS BLEUES, FABLES ET FANTAISIES DU TEMPS OÙ LES HIVERS ÉTAIENT RUDES SEUIL Pour les hivers rudes LA BIBLE DU HIBOU Henri Gougaud Paris, Seuil, 1993.330 pages HERVÉ GUAV La culture savante et les traditions populaires n’ont pas toujours fait lion ménage en France.La première à souvent primé sur les secondes.Heureusement, plusieurs comme Henri Gougaud ont fait fi de cette hiérarchie et rendu justice à ces hontes et légendes qui ont passé Le preuve du temps, supporté les déformations et les ajouts afin d’enrichir le patrimoine littéraire français.;! Nul mieux que Marc Soriano, le spécialiste de Charles Perrault, n'a explique pourquoi le merveilleux — au même titre que l'horoscope — avait su si bien survivre.Selon lui, le honte traduit -l’affrontement en chacun de nous de la pensée magique et de la pensée rationnelle».Autrement dit.parce que la science n’expliquera jamais tout entièrement, le merveilleux vient a sa rescousse pour garder intacte cette part de nous-mème qui se refuse a être raisonnable., Partant, cela fait du bien de se laisser entraîner dans ces légendes, peurs bleues, fables, fantaisies Le soir, à la campagne, bien au chaud, près de l’âtre, quand sifflent les rafales, voilà un livre à feuilleter.Nouvelle parution Aurélien Boisvert Une Vallée de la Mort ATTENDAIT les Français 110 pa^es Prix: S 13.00 DÉJÀ PARUS Aperçu des Moeurs et Coutumes des Agniers AU DIX-SEPTIEME SIECLE 144 pages Prix: S 13.00 Histoire du Montréal de 1640 À 1672 227 pages Prix: $20.00 Les Editions 101 Enr.Ci.P.591, Suce.Desjardins Montréal, H S11 1117 Où que vous soyez 499-3656 4233, rue Saint-Denis, coin Rachel de 1 Oh à minuit 7 jours semaine V R E 8 13 E A II X V K E S Un complément à votre collection de Lucky Luke IA CONQUÊTE DE L’OUEST Indiens, pionniers, colons, cow-boys Leur véritable histoire William C.Davis, Solar CLAUDE LÉVESQUE LE DEVOIR Le sous-titre — «Indiens, pionniers, colons et cow-boys: leur véritable histoire- — promet de révéler enfin la réalité derrière les personnages de légende qui ont chevauché dans notre imaginaire d’enfants par le truchement du grand et du petit écrans.Le lecteur qui, comme moi, aurait aimé combler ses lacunes en matière d'histoire américaine et les trous béants dans sa culture «western» restera sur sa faim.Si les illustrations sont nombreuses et pertinentes comme il convient dans ce genre d’ouvrage, le texte demeure superficiel.11 faut dire que le pari de l’auteur, historien de formation, était audacieux: raconter rien de moins qu’un siècle de l’histoire d’un demi-continent — enfin pas tout à fait puisque le Canda et le Mexique ne sont évoqués qu’accesssoirement — depuis les explorations de Lewis et Clark jusqu’au massacre de Wounded Knee et la fin de la «fontière», en passant par la ruée vers l’or, la construction des chemins de fer, la colonisation des terres et les guerres (des Blancs contre les Indiens et des Blancs entre eux).Tout le monde y passe: les coureurs des bois, les cavaliers de la Pony Express, les mormons, les «pieds tendres», mais à peine esquissés.Les lecteurs de la série des Lucky Luke apprendront que les frères Dalton «opéraient dans le Kansas et le Nebraska», et c’est tout.Admettons cependant que d’autres bons et d’autres méchants plus télévisuels, comme Wyatt Harp et Wild Bill Hickock, disposent d’un peu plus d’espace pour jouer du Colt 45.On aurait souhaité trouver dans ce livre quelques documents écrits tels que récits d’explorateurs et autres témoins de l’époque, surtout que l’éditeur n’a pas lésiné sur la reproduction de photographies, d’ailleurs remarquables: plus de 160 appartenant à des dizaines de collections.Voilà d’ailleurs la principale qualité de cet ouvrage dont on est davantage porté, comme pour un numéro du National Geographic Magazine, à lire les légendes et autres en- INDIENS, PIONNIERS COLONS, COW-BOYS cadrés, qu’à se farcir le texte principal.En somme, un livre fort décoratif, qui peut servir de complément à voire collection d’albums de Lucky Luke.qu’Henri Gougaud a colligées avec soin dans sa Bible du Hibou.Même s’il use d’une langue archaïsante, en particulier dans sa syntaxe et ses expressions, du moins a-t-il privilégié les histoires les plus simples, les moins encombrées, celles le mieux en mesure de toucher droit le lecteur.Son repertoire couvre l’ensemble des provinces françaises, ou à peu près.Et il fait bon trotter à travers les temps et les lieux que ses pages alignent tel qu’en un recueil de «La bonne chanson».Y abondent comme il se doit en pays chrétien les diables et les curés mais aussi meuniers, bergers, nourrices que côtoient aussi, venus par delà notre monde, quelques fantômes, ogres ou sorcières.En général, le récit est conclu en moins de cinq pages.Gougaud a évité les histoires trop connues et privilégié celles centrées sur un seul personnage.Quand il y a dialogue, ses échanges sont vifs et efficaces.Le conteur ne se perd pas en détails inutiles ni en imagerie pseudo-poétique.Ce pourquoi, ses contes sont de lecture agréable, vaguement impersonnels, Gougaud s’effaçant devant le genre et le ton qu’il a choisis.A l’approche de Noël et avec le retour de l’hiver, ses 99 contes brefs tombent pile.Bien qu’on les sente écrits pour un public adulte, certains devraient intéresser les plus jeunes.Le soir, a la campagne, bien au chaud, près de l’àtre, quand sifflent les rafales, voila un livre a feuilleter.HNCYCLOl’l.DIF LAROUSSE NATURE l A FLORE Fl l.AFUXF.LAROUSSE Petit traité d’impertinence L’histoire des êtres vivants ENCYCLOPEDIE LAROUSSE DE LA NATURE Im flore et la faune iMrousse, 1993 \ A peine formée il y a environ 4,6 milliards d’années, la Terre, encore instable et stérile, ressemblait plus a un enfer qu’a un jardin d’bden.Apres pratiquement un milliard d’années, les conditions étaienl devenues plus favorables a l’apparition de la vie sur notre planete.Dans la chaleur de l’océan primordial, des entités chimiques s’associaient alors, selon un processus encore énigmatique, pour former les premiers êtres vivants — probablement comparables a certaines bactéries actuelles.I .ongtemps limités a une taille microscopique, leurs descendants ont amorcé une formidable diversification il y a environ 700 millions d’années.Depuis, une multitude de formes vivantes se sont succédé, colonisant les mers, puis les terres et les airs.Traversant les abimes du temps, certains organismes sont demeurés pratiquement inchangés par rapport a leurs ancêtres fossiles.D’autres, en revanche, ont été profondément modifiés, et leurs lignées se sont diver- L’AVENIR N’EST PLUS CE QU’IL ÉTAIT MICHEL SAINT-GERMAIN «Un livre sérieux et drôle à la lois.(.) A lire toutes les prédictions loufoques que Michel Saint-Germain a recensées, vous aile/, vous amuser follement.» Gilles Crevier, Journal de Mont real.Vene/ rencontrer l’homme derrière l'Avenir.à la Librairie Champigny, samedi le 18 décembre de 14h()0 à I6h()().J2S pages - 22,95 S siliées.Des formes originales de vie, ties groupes parfois vastes (comme celui des dinosaures) se sont éteints, avec ou sans descendance.I-a Flore et la Faune, seconde partie de L'Encyclopédie Larousse de la Nature, retrace les étapes de cette évolution.Puis elle dresse un panorama complet des formes de vie, végétales et animales, qui peuplent aujourd’hui la planète.À côté des plantes et animaux, l’ouvrage présente aussi le monde invisible des •«microorganismes», comme les bactéries, les amibes ou les virus.Des bactéries aux plantes a fleurs, aux insectes et aux mammifères, l’origine et les particularités de chaque lignée sont commentées, et ses principaux représentants sont fidèlement décrits.Plus de 1 ] spécialistes ont collabore a la realisation de cet indispensable ouvrage.Le volume propose plus de 200 thèmes, traités dans quatre grandes sections: l’évolution, les micro-organismes, les végétaux et les animaux.Plus de I 800 illustrations — schémas, dessins, photographies — enrichissent cette encyclopédie familiale qu’aucune banque de données ne pourrait remplacer.ARITHMÉTIQUE APPLIQUÉE El IMPERTINENTE Jean-Louis Fournier Documents Payot, 210 pages ISAMELLE PAKE LE DEVOIR Après avoir déridé les académiciens avec sa Grammaire française et impertinente, Jean-Louis Fournier récidive et frappe à nouveau dans le mille, visant cette fois le monde des chiffres et de la logique pure et dure.L'Arithmétique appliquée et impertinente, petit condensé de règles mathématiques hautement irrévérencieux, est toute dédiée au lecteur qui déteste les chiffres, abhorre les problèmes insolvables et rugit devant tout ce qui rime avec algèbre.Comme le dit l’auteur lui-même, ce traité s’adresse «à ceux qui ont des comptes a régler avec les chiffres et ceux du fond de la classe».Impertinent mais sérieux tout de même, l’ouvrage de Fournier offre de vraies réponses a une pléthore de faux problèmes.Joyeux pied de nez décoché aux faiseurs de méga-problèmes soporifiques, l’auteur prouve une fois pour toute que l’on peut se dilater la rate en apprenant à compter.Ceux pour qui la racine carrée fait plutôt s’arracher celle des cheveux pourront se plier en deux en feuille- Document» Payot tant à leur gré l’une des centaines de contines-problèmes portant sur les fractions, le volume, la surface ou la règle de trois.Des exemples?Cynique: quelle est la longueur de corde qu’il faudra à un désespéré pour se pendre?Moqueur: quelle longueur aurait aujourd’hui la barbe de la Reine Victoria, morte le 15 juin 1901?Attentionné: quelles dimensions devrait avoir le cadre de la Joconde pour quelle puisse étendre ses bras, croisés depuis 1507?Iconoclaste: calculez, en grammes, le poids du cerveau d’un imbécile.Totalement politically incorrect: calculez l’économie réalisé par un cancéreux chez son coiffeur après sept mois de chimiothérapie.Impie: calculez le temps que durerait le strip-tease du pape.Tantôt naïf tantôt décapant, le petit bouquin fournit d’ailleurs à ceux qui veulent vivre pleinement leur réconciliation avec les chiffres les méthodes et solutions à tous ces casse-tête hautement loufoques.A ceux qui se demandent encore combien de temps durerait le stri|>-tease de Jean-Paul II, voici la réponse de Fournier: La robe papale comptant 125 boutons, à 20 secondes par bouton, il faudrait 41 minutes et 40 secondes a sa Sainteté pour terminer son numéro d’ef-feuilleuse! Jeart-Louis Fournier Arithmétique appliquée et impertinente IpPf .,\C6 J\ -V- °V ‘POinei^ & .Ç,Y; U:i Vc, .^ .VAié-l'Ai %.r MICHEL SERRES lie rAt-ulcrnit' h jiiçaisc LA LEGENDE ANGES Flammarion uveauté Michel Serres LA LÉGENDE DES ANGES A travers l'exploration passionnée du monde des Anges, messagers d'hier et d'aujourd'hui, Michel Serres fait pour la première lois, dans ce magnifique ouvrage illustré, la synthèse de deux grands courants de sa pensée: l'élude de la communication et celle de notre monde physique, sensible, social et humain.Il nous offre, pour notre plus grand plaisir, une nouvelle dimension de découverte et de rêve.Maiimuirioii L I V R E S Célébrer .æ El l’ARl HAIE Sous la direction de Yvon-M.Daigle Editions du Trécarré, 118 pages ST E PHAN K B A I I- LA K G E O N LE DEVOIR La mode est au naïf depuis quelque temps.1-es galeries de Montréal organisent des expositions consacrées aux genres, d’autres, en région, s y consacrent avec succès depuis des années ou organisent des festivals et des concours.„ L’initiateur de l’ouvrage, Yvon Daigle, lui-meme artiste reconnu et grand amateur d’art naïf, a réuni une quarantaine d’œuvres québécoises autour du theme de la fete, un des plus privilégiés par les artistes de cette mouvance, ici comme ailleurs.L’ouvrage est d’ailleurs accompagné d’un texte qui explique la place que tient la fête dans le Québec traditionnel, a commencer par Noël, le Nouvel an, la Fête-Dieu ou du Sacré-Cœur, l’Action de grâce, Pâques ou la Saint-Jean, mais aussi le baptême, la première communion et le mariage, bref les tites de passage de la religion catholique.lit toujours avec ses couleurs et cette spontanéité qui signent le genre pour le plus grand bonheur de l’œil.Ultimement, les limites techniques des peintres s’effacent devant la force avec laquelle ces artistes exposent leurs manières si personnelles de voir et de dire le monde.Ht l’art naïf rejoint alors le «grand art», le «vrai», qui cherche toujours a communiquer et à partager, â partici- per à la vie, au temps qui passe et, parfois, demeure.Plus récemment encore, comme en témoignent certaines œuvres reproduites, les «célébrations ethniques», du méchoui a la fête du Têt, ont fait leur apparition dans le paysage montréalais.Comme quoi, l’art naïf bouge, se transforme, évolue, avec la société qui le supporte.Ce qui est tout à fait à propos, puisque, comme on l’apprend aussi dans un autre texte de l’album, «naïf» vient du latin nativus, «qui évoque la naissance, la nouveauté, le renouvellement, l’émerveillement devant les jours, les saisons qui, d’année en année, se succèdent dans un enchantement perpétuel.» 1m fête au Québec et l’art naif est aussi la célébration de l'art naïf comme fête."QUÉBEC ART NAÏF rm fjhampigny LE SAMEDI, 18 DECEMBRE I MUSICI Concerts de Noël de 14h à 17h de 15h à 16h, venez rencontrer MARC-ANDRÉ COALLIER, narrateur du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns, enregistré avec l'ensemble I MUSICI *î * IWftHUtWlST PU» cl QUR EWI JEAN-PIERRE FERLAND dédicacera son livre MES ANNÉES D'ÉCOLE L'AVENIR N'EST PLUS CE QU'IL ÉTAIT Venez en discuter avec l'auteur et journaliste MICHEL SAINT-GERMAIN de 14h à 16h Der üomb, P1Ü 4380 St-Denis, Montréal (514) 844-2587 Stationnement et entrée à l'arrière rue Drolet Station Mont-Royal m t : î V2LJHBHKS2HM 11 h ,*UI] L —jJl.5 jC ' tàW 1 et1 A 4 _ ; \ -il1- £ [ ¦ Ji IÆbf* r T** Jzfc- ¦ .!*vtv-J1 J 4 I) 10 I K I) E V (llli.I.E S ¦s A M !'• H I I « E T |) | M A X I II E I II I) K ( E M II K E I H II H Claude Duchet En finir avec la vision ethnologique du Québec LA RECHERCHE LITTÉRAIRE (OBJETS El MÉTHODES) Claude Duchet et Stéphane Vachon XYZ éditeur et les Presses universitaires de Vincennes, collection Théorie et littérature 503 pages PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Vue de France, la littérature québécoise apparaît trop souvent comme un objet ethnologique, l'objet d’une sympathique curiosité.Sans plus.Il fut un temps, pourtant, où les chaires de littérature québécoise en France se multipliaient.Avec le temps, elles se sont effritées.11 n’en reste plus que quatre.De sorte qu’aujourd’hui, la littérature d’ici se retrouve là-bas dans l’état où elle croupissait il y a 2b ans.Hile demeure marginale dans l’université.Elle n’est pas intégrée à la réflexion théorique.On l’assimile tantôt à la francophonie, tantôt à la littérature comparée.On la noie parfois dans de vagues «études canadiennes».Claude Duchet, célèbre chercheur français, père de la socio-critique, connaît bien le Québec.11 y séjourne régulièrement depuis plus de vingt ans pour y partager son érudition.Avec Stéphane Vachon, jeune et brillant spécialiste de Balzac, professeur à l’Université de Montréal, il a entrepris, modestement, de changer les choses.«J’ai voulu faire en sorte que la France s’éveille à la réalité québécoise.Je souhaitais que la littérature québécoise entre dans les préoccupations, que le poètes et romanciers québécois soient intégrés dans le corpus des œuvres travaillées par les critiques.Je voulais aussi que les collègues et étudiants qui demandaient des bourses pour venir au Québec ne viennent pas ici pour découvrir la Belle Province mais en sachant qu’il y avait des structures d’accueil et de réflexion similaires aux nôtres et, dans certains cas, plus avancées», explique le professeur Duchet.C'est dans ce contexte qu’a été organisé un grand colloque sous l'égide du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécois (CC1FQ).Une quarantaine de chercheurs d’ici y ont participé — exclusivement des bénéficiaires de programmes subventionnés —, en compagnie d’une quarantaine de chercheurs français.«Ils ont fait le tour de tout ce qui se fait dans les universités québécoises, dressant du fait une sorte de panorama des années 90.Les Français ont su ce qui était lancé dans les domaines qui pouvaient concerner de façon générale la littérature, les théories littéraires et la recherche littéraire, de la sociologie à l’histoire littéraire et à la psychanalyse.La discussion pouvait s’engager à partir des méthodes mais aussi à partir des objets», poursuit le professeur Duchet.«Nos homologues français ont vu se révéler non pas une quarantaine d’individus, mais bien une véritable institution littéraire, renchérit le professeur Vachon.Les intellectuels français ont été à même de constater que les chercheurs d’ici n’hésitaient pas à utiliser toutes les méthodes et affichaient une grande aisance dans la manipulation des outils théoriques».C’est triste mais c’est ainsi: plusieurs intellectuels français s’excitent a la mention d'une université américaine mais ignorent la réalité québécoise.« Maintenant, ils pourront dire “l’université québécoise existe, je l’ai rencontrée" et ils cesseront de s'apitoyer», ironise Claude Duchet.De cette singulière et transocéanique rencontre est né un ouvrage important.Le recherche littéraire (objets et méthodes), qui constitue un panorama fidèle des travaux en cours dans nos universités.L’ouvrage rebutera bien sûr le grand public.Mais les intellectuels et les étudiants plus habitués à cette langue le liront avec profit et découvriront la grande richesse des travaux des Jacques Allard, Clément Moisan, Marc Angenot et autres analystes des textes littéraires québécois.«La rencontre nous a permis de réaliser a quel point la recherche littéraire, quasi inexistante avant les années 60, a connu un essor fulgurant.Elle n’a rien a envier au reste du monde», rappelle Stéphane Vachon.Il y a 30 ans a peine, la critique littéraire au Québec appartenait essentiellement aux journalistes.C’est tout dire.Au laïc qui ose lui demander effrontément «à quoi sert la recherche littéraire?», le professeur Duchet éclate de rire puis répond: «Je pense qu’au Québec, on ne devrait pas se poser cette question.Puisque la constitution d’une identité québécoise s’est faite, en grande partie, a travers ce qui est devenu au fil des ans la recherche universitaire et littéraire».C’est que, la littérature, c'est aussi bien ce qui se crée que tout le discours qui l’accompagne.- L I V R E S - X A bas la barbarie LA CHEVALERIE par Georges Duby de l'Académie française dessins d'Olivier-Marc Nadel Librairie académique Perrin Paris 1903, 130 pages.M 11 II E 1.D É I.A 1 R LE DEVOIR Quelque part autour de l’an 1000, naquit la chevalerie.C’était l'époque de Charlemagne.Du Saint empire romain germanique.Des Sarrazins et des Maures.Au tournant du millénaire, en plein coeur dice Moyen-Age que nous connaissons encore si mal, le monde ne ressemblait en rien à ce qu’il était aujourd’hui.Et pourtant, si.Au-delà des montagnes de différences évidentes, un point commun relie nos deux époques.Plus: il explique la naissance même de la chevalerie.Ce trou noir dans l’espace-temps, ce pont entre nos deux univers a un nom: la barbarie.Celle qui se vit de nos jours autour de Sarajevo, de Port-au-Prince ou des frontières du Kurdistan.Celle qui se vivait alors au quotidien alors que des bandes armées se faisaient une vie en pillant tout ce quelles trouvaient sur leur passage entre deux guerres «officielles».Entre 1160 et 1220, sous le règne de Philippe Auguste, la chevalerie donc se constitue.Comme une sorte de rempart d’abord, pour assurer un semblant d’ordre social.Véritable épine dorsale du système féodal, c'est elle qui ensuite, par seigneurs et vassaux interposés, assurera un semblant d’accalmie de près de deux siècles permettant à l'Europe d'alors de respirer et de se construire peu à peu.C’est cette merveilleuse histoire que l’historien Georges Duby raconte dans ce livre richement illustré destiné aux adolescents.Et pour nous mieux faire sentir cette époque cataclysmique, l’auteur choisit de nous la faire voir de l’intérieur à tracers Arnoul, un personnage né précisément en 1160 à Ardres dans le comté de Flandres — aujourd’hui le Pas-de-Calais.L'avantage du procédé est évident.Iœs tranches de vie quotidienne, de la construction du château à l’éducation des filles en passant par l’apprentissage des armes et la présence de plus en plus marquée de l’Église, tout cela prend un relief presque inespéré à travers Arnoul.Et lorsque le jeune adolescent est pour la première fois attiré par la chevalerie, on saisit à quel point les vertus chevaleresques — loyauté, prouesse, sagesse et courtoisie — sont des éléments presque salvateurs permettant de rétablir l’équilibre au milieu de la barabrie quoti- Anoul apprend à maîtriser les chevaux fougueux qu'il montera au combat.¦ ’: m: v fl wm:.\ s jy F m ¦ t £ 4 .te-v,;.: wm HMH UDDD En vente chez votre libraire Michel Hennitr Collection L’Arbre 270 pages 24,95 $ Deux fleuves.Deux hommes.Quatre femmes.Une passion qui dévore, qui gomme le monde autour d’elle.Et qui détruit.Des femmes et des hommes emportés par un destin qui les attire et les repousse et, au-delà des fleuves, le Nord et le Sud se rencontrent et se confronten Amazone Michel Régnier dienne.Pourtant, Duby n’a pas fait un ange de son héros.Au contraire, à l'image même de plusieurs chevaliers de l’époque, Arnoul se lance dans une vie de futilités, de tournois, de «guerroyages» et de rapines qui le mèneront tout droit au donjon du seigneur du lieu.Mais il s’assagira avec les années et la dernière époque de sa vie verra apparaître un autre tournant majeur de l’Histoire.Celle des nouvelles guerres, des nouvelles armes et des nouvelles machines de guerre qui, par leur puissance destructrice, amèneront la création des fortifications autour des châteaux et, indirectement, la naissance des villes.On verra alors de plus en plus l’émergence de grands seigneurs qui peuvent se payer des années de mercenaires fourbies par des ingénieurs — mot venu directement de «engin-— et avec le temps, des royaumes donnant naissance au monde que nous connaissons.C’est, on le voit, une histoire captivante.Ix1 mérite de l’historien Duby est précisément de faire revivre des grands pans (l’Histoire et de souligner subtilement les conséquences directes des petites habitudes quotidiennes sur l'évolution du monde.L'iconographie esl particulièrement soignée de façon a rendre la lecture captivante.Ça et là, on retrouve .aussi de grands textes du Moyen-Âge, comme des extraits de la ( hanson de Poland ou de la bataille de Bouvines.Bref, c’est là une petite mine d’or à mettre dans les mains de vos ados désabusés.Surtout qu’ils auront là F«k casino de constater — et c’est ce qui rend ce livre «moderne» — que c’est toujours en protégeant le faible et en lullanl contre la barbarie que les sociétés réussissait a se donner un sens.Vl I III NE DU livre msmm Québec Dt ira A 1 ni LE ROMAN FRANCOPHONIE -/Kin/wichd/fcice LE ROMAN DE EA FRANCOPHONIE Axel Maugey, essai, Editions Jean-Michel Place/Humanitas, 216 pages Professeur des civilisations du monde francophone à l’Université McGill, M.Axel Maugey est également membre correspondant, de l’Académie européenne.Il esl l’auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité.Dans cet essai pani cet automne, il analyse minutieusement les meilleurs ouvrages publiés depuis 1966 sur la Francophonie.11 s’attarde sur l’essentiel du propos des Jean-Marc Léger, René Etiemblc, Auguste Viatte, Xavier Deniau, Jean Duché, Léopold Sédar Senghor et Michel Guillou.Dans cet ouvrage de littérature comparée, il aborde tous les sujets politiques, économiques et culturels: l’information, la communication, l’éducation, le renouveau du monde arabe et la résistance linguistique au Québec.«De l’entraide entre les pays francophones viendra le progrès et la survie de cet espace», affirme le professeur Maugey.L’ouvrage, paru tout juste avant le cinquième sommet francophone qui a eu lieu du 16 au 18 octobre à l’île Maurice, soutient qu'il est inacceptable que la France se replie frileusement sur l’Europe, abandonnant peu à peu des pays, des communautés où le français est pourtant en progression.RÉPERTOIRE DES SÉRIES FEUILLETONS ET TÉLÉROMANS QUÉBÉCOIS,DE 1 952 À 1992 Jean-Yves Croteau, sous la direction de Pierre Véron-neau Ixs publications du Québec, 692 pages La Cinémathèque québécoise a lancé récemment cet ouvrage de référence essentiel pour qui veut mieux connaître l’histoire de la télévision au Québec.La Cinémathèque veut consolider son rôle de premier plan dans le domaine du patrimoine télévisuel.Pour la première fois, on trouve rassemblée dans un seul volume la production de toutes les chaînes publiques et privées, c’est-à-dire [)1us de 600 titres, de Im famille Plouff&èi Scoop.Pour chaque émission, on trouve un générique, des données techniques, un résumé, les dates (Je diffusion, la disponibilité et les cotes d'écoute.Sept index donnent un accès multiple au répertoire: réalisateur, auteurs, acteurs, catégories, genres, années de diffusion, maisons de production.On y trouve aussi les grilles horaires, la liste des prix Gé meaux et une riche bibliographie.L’auteur Jean-Yves Croteau est le documentaliste responsable du secteur TV/Vidéo au Centre de documentation de la Cinémathèque québécoise Pierre Véronneau est quant à lui responsable des publications et des rc cherches historiques à la Cinéma thèque.VIVRE À PLEIN MALGRÉ SES LIMITES Lisette Désormeau et Primo Fortin Editions Eidcs, I5d pages Ies auteurs explorent les forces —/(|iii permettent de vivre à plein.Ils démasquent les pièges que cache la préoccupation de ses propres limites ou des limites des autres.Enfin, ils suggèrent les attitudes qui permettent d’éviter ces pièges, de diminuer la détresse psy choiogique et d'améliorer la qualité de vie.Lise Désormeau esl Ira vailleusc sociale depuis plus de vingt ans.Bruno Fortin est quanta lui psychologue en milieu hospita lier depuis quinze ans.5 195 i.K i) K vu i H.ii: s s ami: in ik i;i dimamiik iii d i : < i: m h ii k i » h a I) I I - L I V R E S - K S S A I S (i II É H ïi COIS Voyage au Canusa K O » E k T S A I.K T T I ?LA GRANDE LANGUE (ÉLOGE DE L'ANGLAIS) André Brochu XYZ, «Ij's vilains», 91 pages i ’* *¦ t t t LA PEUR DES MOIS Ginette Belland 1m pleine lune, 108 pages Depuis le temps qu’on disait aux Québécois qu’ils avaient la langue bien pendue, qu’ils avaient une «gran’langue», les voici arrivés au terme du voyage.Les voici arrivés au Canusa, cette terre de salut qui fait copu-der Canada et U.S.A.sous les auspices vénérables et vénériens de la Grande Lingue (autrefois connue sous l’ap-ipellation d’anglais).Ix héros du dernier livre d’André 'Brochu a vécu cette odyssée paradisiaque au pays de iMordecai Kiehler et nous la raconte.Attention, lecteurs réfractaires à l’ironie, s’abstenir, m I.a thématique du lit défait (suite) 1m Grande iMngiie est un petit pamphlet sur l’avilisse-'ment, l’avachissement et l’aliénation du Québécois moderne.Un petit pamphlet sous forme de fable érotique dans laquelle M.Brochu nous instruit à sa manière, qui 'est littéraire, sur la réalité conjugale de la cohabitation ' confédérale à la canadienne.On sait qu’Hubert Aquin, alans un texte intitulé «Ix corps mystique», avait élaboré à partir de l’actualité politique de son temps (1904) une typologie des rapports «matrimoniaux» entre k' Québec iet le Canada, une «thématique du lit défait», avec des ¦thèmes comme le mariage à l’italienne, la réconciliation, 'et la femme frigide.Dans ces scenes de la vie canadienne, le Québec jouait l’épouse.M.Brochu file la métaphore, mais inverse les rôles.D- Québec est devenu cette fois un homme.qui n’a pas de couilles.Im Grande iMngiie est l’histoire d’un «je» qui a décidé d’en finir avec l’identité, le français et le «bilinguisme ju-ibilatoire», car il s’agit de devenir autre, de devenir Hom->rne (avec un grand h pour l’universalité) et parler la ‘Langue (avec un grand 1 pour l’uniformité).Condamné par les uns pour xénophobie et manquement a l’éthique 'du droit inaliénable à afficher en anglais et associé par les autres aux pires excès racistes de l’humanité, M.Québec — appelons-le comme cela — est irrémédiablement coupable.Il est donc prêt a renier son passé, le Chanoine et tout ce qui ressemble de près ou de loin à du nationalisme, et à (se) verser dans «le tout-à-l’égout de l’assimilation a la modernité».M.Québec sera résolument correct, politiquement parlant.Son trajet sera parfait: «Je suis né francophone et catholique, j’ai vécu Québécois et fictif, je meurs Canusien et content.» Après avoir brûlé sa maison et son héritage et avant de mourir béat, M.Québec s'offrira cependant une petite aventure sadomasochiste, avec la grande dame canu-sienne dans le rôle de la séductrice sadique et castratri-ce.Admirateur inconditionnel du Grand Autre et prêt à se convertir à la réalité canusienne dont le symbole est la croustille («J’envisage l’âme sous l’espèce un peu vulgaire, mais appropriée, de chips — flocons de pommes de terre frits et salés qui sous la langue, hosties modernes, résistent un peu puis s'anéantissent en ne laissant derrière eux que le besoin d’une autre hostie craquelante, d’un autre anéantissement»).M.Québec connaît le prix du bonheur lisse et sans fissure: «Je met- trais mon sexe sur la bûche pour que plus rien en moi n’adhère à la raison fleurdelisée.» Sous le coup d’agressions physiques et verbales répétées, il avouera finalement l’inavouable.Contre toute attente, le premier «maman» fut prononcé dans la langue de Molière.Comme il le dit si bien, il aurait tant aimé que son premier mot fut bilingue.Comme «//;!»• par exemple, qui dans la Grande langue équivaut phonétiquement à «/».Cher autre, je te salue (bien bas), donc je suis, Hi\ comme le y de Ryan: -< 1 x phonème 1 est présent partout où ça compte, finie la grande illusion du petit peuple français en Amérique.Il faut maintenant se mettre au pas du réel.Le réel dit /!» Comme le disait Frank Zappa, le grand rockeur (anglophone mais anticanusien) décédé la semaine dernière: «You are what you is.» Qui a peur de Virginia Word?Im peur des mots de Ginette Belland est d un autre registre, moins littéraire et plus théorique, moins drôle aussi.Comme André Brochu, Mme Belland, qui est philosophe et férue de psychanalyse, s’en prend è l'uniformisation ambiante de la pensée.La peur des mots, c’est la peur de la théorie, de la conceptualisation.De son point de vue, la théorie joue dans la pratique, dans le ra|> port à la réalité, le même rôle que l’inconscient dans la psychose.Refuser la théorie ou réfuter l’inconscient est aujourd'hui proprement impensable.Plus encore, c’est de l’inconscient même que surgit la peur des mots et le mépris de la théorie.On sait que le Québec a une longue tradition d’anti-intellectualisme.On sait également que la langue française est dans un état plutôt lamentable, particulièrement chez les jeunes.Professeur au Collège Bois-de-Boulogne, Mme Belland postule un lien étroit entre ces deux constats.On sent chez elle un réel souci pédagogique, comme en témoigne cette citation de Nietzsche: «on n’a que peu de reconnaissance pour un maître quand on reste toujours élève.» Cela étant dit, la Heur des mots est un essai essentiellement théorique et, en ce sens, accessible aux maîtres seulement, aux familiers des théories freudiennes de préférence, lx premier chapitre s'intitule «Une dénégation schizophrénisante».La pensée est peut-être malade, mais le remède ne risque-t-il pas d’être plus fort que le cheval?PHOTO JACQUES GRENIER ¥ ;;G ’V,.André Brochu.Jacques Godbout Voici venu.Le temps des Galarneau « Godbout a retrouvé sa fièvre et son innocence dans ce livre.pour moi c’est un très,très,beau livre.» Danny Laferrière, Sous la couverture, Radio Canada - : ?« Le temps des Galarneau est un livre extrêmement vivant, l’œuvre d’un écrivain en pleine possession de ses moyens, insolent et pudique, habile comme pas un à surfer sur des réalités qui (méfiez-vous) ne sont pas sans profondeur.» Gilles Marcotte, L’actualité « Godbout l’écrivain a bien vieilli, son art d’accorder l’amertume et l’ironie s’est encore affiné.» Marie-Claude Fortin, Voir « À travers son anti-héros, Jacques Godbout fait le bilan de sa vie et de la société québécoise.» Monique Roy, Châtelaine | « François Galarneau, c’est nous tous.» Reginald Martel, La Presse « Ce qui est certain par ailleurs c'est le plaisir qu’on trouve à lire Le temps des Galarneau.» Anne-MarieVoisard, Le Soleil 192 pages *19,95$ M S KIHTÎONS DU SEUIL t i N( YU.oPi-nir DI LA Mi S1Q.UI \D CANADA YCIOPÊMf A MÜSlQUl ; CANADA L’ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE AU CANADA Un ouvrage de référence incomparable ! Renouant avec leurs plus grandes traditions, les Éditions Fides publient la toute nouvelle édition en trois tomes de XEncyclopédie de la musique au Canada, œuvre d’une prestigieuse équipe sous la direction de Cilles Potvin et Helmut Kallmann.Bien plus qu’un dictionnaire de noms ou de définitions, bien plus qu’une histoire ou qu’un lexique de la création et de l’exécution musicales, c’est tout le fait musical canadien passé et présent qui se trouve dans X Encyclopédie de la musique au Canada.Aucun autre ouvrage ne rend compte avec autant de justesse de la remarquable vitalité du monde musical québécois et canadien et de sa passionnante histoire.De la Bolduc à Céline Dion en passant par Maureen Forrester, Leonard Cohen, Glenn Gould et Charles Dutoit, ils sont tous recensés dans cette encyclopédie unique.On y retrouve également des informations sur les lieux d’effervescence musicale, les grands orchestres, les écoles, les publications, sans oublier des articles de fond sur les nouvelles générations de compositeurs et d’interprètes, sur l’histoire de la musique et sur l’impact des nouvelles technologies.Résultat d’un impressionnant travail de recherche, XEncyclopédie de la musique au Canada, qui compte près de 4000 pages et autant d’articles, est présentée en trois volumes reliés regroupés dans un superbe coffret.I ! ' I 3880 pages, 600 photos — 3965 articles, index de 25 000 entrées Prix de lancement: 125$ jusqu'au 31 janvier 1994 — Prix régulier: 160$ FIDES Cette publicité a été réalisée grace à une subvention du ministère de la Culture du Québej: I) 12 I I l> I \ oil;.I t.s n A M h I) I IS i: T I, | M \ \ ( II !•; | || |> K ( K m |; || K | u •( L I V R Douloureuse Dolores o ¦ * V « « * * * BENOÎT MONGER DOLORES CLAIBORNE Stephen king Albin Michel 324 pages L'illustration de la couverture est prometteuse: sur fond d'éclipse solaire, une femme regarde, l'air impassible, vers le fond d'un puits.Bit! Dolores Claiborne, la dernière créature du très prolifique Stephen King, maître ès horreurs en tout genre, nous fera frissonner, c'est certain.Au moins autant que l’inoubliable Misery.Amateurs de sensations fortes, de monstres à la Ça.de chiens fous à la Cujo , attendez avant de vous réjouir.Délaissant l’horreur surnaturelle, les psychopathes et les voitures vengeresses, King change de registre pour aborder le continent des monstruosités que les hommes et les femmes de cette terre s’infligent parfois.Le dernier roman de King est un long monologue, la confession d’une femme, Dolores Claiborne, soupçonnée d'avoir tuée sa vieille patronne sénile et riche, Vera, ce quelle nie d'emblée, mais coupable néanmoins du meurtre de son mari des années plus tôt.Petit à petit, dans le langage cm — mal rendu dans la traduction française à notre avis — d'une fem- me d’âge mûr qui se définit elle-même comme une vieille garce, Do lores nous livre les secrets d’une vie marquée au coin de la violence familiale, de l'abus sexuel et de la vengeance; une vie passée entre un mari violent et méprisant qui aimait tripoter sa propre fille et une patronne dictatoriale, intransigeante, au moins aussi garce qu’elle.Hors des sentiers qu'il a lui-mème battus, King nous offre, en Dolores, le portrait d'une femme forte qui, sous les dehors soumis d’une mère de famille respectable et travailleuse, sait faire preuve du plus grand froid, même quand elle envoie son ivrogne de mari dans l'au-delà en lui tendant un piège sur fond d’éclipse solaire.I.e meilleur passage du livre sans doute.Si vous êtes de ceux qui aiment être hantés par les monstres plus ou moins humains de Stephen King, Dolores Claiborne vous décevra.Si par contre vous aimez bien naviguer dans les eaux de l’horreur presque banale de la vie, dans les motivations profondes des meurtriers ordinaires, dans les histoires occultes de la violence familiale et de l'abus sexuel, le dernier livre de King vous plaira peut-être.Dans le genre, ce n’est pas mal mais c'est encore à des lieux de ce qu'un Pat Conroy peut vous donner.Délaissant l’horreur surnaturelle, les psychopathes et les voitures vengeresses, King change de registre RPMAN ALBIN MICHEL KxV-'v- Grossesse à Tagenda RENÉE ROWAN FUIURE MAMAN AU JOUR LE JOUR Monic Diotte Utilis 170 pages Z'"' et agenda perpétuel est a la fois ?un album souvenir, un journal " intime et un guide pour la future ma-» man.Original, il est conçu de façon « pratique et utile.* On y trouve en effet une foule de " renseignements sur les différentes « étapes de la maternité depuis les pre-; miers signes de la grossesse v jusqu'aux premiers mois de vie du s bébé.De semaine en semaine, de î mois en mois, on informe la mere de ’l ce qui se passe dans son corps, i quand appeler son médecin, de l'im-•i portance des visites médicales, ce qu’est l’échographie, des avantages s de l'allaitement maternel versus le * biberon, des bienfaits de l'exercice, de la preparation de la chambre du ; bébé, etc, etc.Mere de deux enfants, l’auteure a donné des cours prénatals pendant quelques années.On la sent en pleine possession de sa matière quelle - livre de façon claire et simple.LE COMÉDON François Landry 22,00 S, 414 p.(roman) %* LE COM * ¦ t * * » e » > t » « ' ¦ "Il y a longtemps, me semble-t-il que l'on n'a pas vu, dans notre littérature romanesque, une aussi jolie débauche dirnagination.Bravo! car le moins que l'on puisse dire, c’est que, dans ce récit du paranormal, le divertissement est garanti et sans fausses notes L'aimeront tous les amateurs de l'actuel roman d aventures ou se combinent, sur un scénario de polar humoristique des événements à saveur psy et fantastique Voilà décidément un Comédon qui risque de s'incruster -Jacques Allard, Le Devoir "Un divertissement total M Landry sait accrocher son lecteur Le rythme .est bon, le suspense est bien dosé l'humour arrive a point et les 'dialogues sont nets, vivants.» Reginald Martel, La Presse TRIPTYQUE Téléphone et télécopieur: 524-5900 \gfiida île In h iniiuciucinti Menu Dietlt Fui urc maman ¦ .-y'’.:A': B®» Ç.JîSf y .È—T ’:••• r v gflKY» Dans cet agenda, une nouveauté qui s’insère bien dans le cadre de l’Année internationale de la famille, on peut inscrire ses rendez-vous d'affaires et ses visites chez le médecin, les dates importantes à retenir, les numéros de téléphone en cas d'urgence.A chaque semaine, il y a un espace prévu pour noter réflexions et sentiments intimes.Les dernières pages sont consacré aux trois premiers mois du bébé: les soins a y donner, la place à laisser au père, les problèmes de l’allaitement, que faire pour calmer un bébé qui pleure, comment communiquer avec son bébé.Et bien sûr, on trouve l’espace voulu pour consigner les dates et les événements importants et coller des photos qui resteront de précieux souvenirs pour les parents et, plus tard, pour l’enfant devenu grand, j Cet agenda se présente comme un bel album imprimé sur papier glace; il est agrémenté de nombreuses photos en couleurs.Un album souvenir, un journal intime et un guide Ufc-* .538 P^eS 584 Ptt3cS )UVEAUTÉ Tome II Tome I Une page de l’histoire sociale du Québec NAIM KATTAN LES CARNEIS DE DAVID THOMAS.roman par Andrée Dandurand, Québec-Amérique.De 1941 a 1950, un Franco-Américain, Burton LeDoux, originaire de New Bedford, dans le Massachusetts se rendit fréquemment au Québec.Ému par les conditions de travail dans les mines, surtout celles de l’amiante, il écrivit plusieurs articles qu'il publia dans LE DEVOIR et dans Relations.Il y dénonça le peu d’attention que les compagnies minières, filiales de grandes entreprises américaines, accordaient a la santé des ouvriers.Des veuves dont les maris étaient fauchés par la maladie dans la force de lage intentèrent un procès a l’une de ces compagnies, des enquêtes furent instituées, mais le procès fut annulé pour vice de forme et les enquêtes ne donnèrent pas de résultats.Dans son roman, Andrée Dandurand fait revivre cette époque Sous les traits de son personnage, David Thomas, on peut deviner le visage de Burton LeDoux.Bien que la dimension documentaire prédomine dans cet ou- | vrage, i! s'agit bien d'un roman.L'auteur nous offre une ! page de l'histoire sociale du Québec.On sait que la Grève [ de l’Amiante fut déclenchée en raison des conditions de j travail des mineurs et, en premier lieu, a cause du I manque, voire de l’absence, des precautions sanitaires a l’endroit des travailleurs.Burton D-Doux a fini par sombrer dans le silence.On j ne publiait plus ses articles.David Thomas, quant a lui, j est tué dans un accident de voiture.Accident provoqué, c'est-à-dire assassinat déguisé, perpétré par une puissante compagnie qui voulait faire taire un dénonciateur.1 )ans ce roman, les personnages sont souvent réduits a { leur dimension sociale.L’auteur a voulu rendre hommage j a un homme qui s’était battu contre l'injustice et qui a fini | par disparaître dans l’anonymat.Ce faisant, elle évoque | une période dure, cruelle de l’histoire sociale du Québec.Le secret du roi Les dessous du règne de Louis XV Pendant trente ans, Louis XV a tiré les ficelles du pouvoir grâce au Secret du Roi, le premier service secret «moderne» de France.FAYARD I) E I» O C II E ALAIN CHAR BON N EAU LE MANGEUR DE REVES Ijafacadio Hearn, 10/18 On redécouvre peu à peu l’oeuvre de cet écrivain un peu hors-circuit.Ne en 1850 en Grèce de père irlandais et de mere grecque, élevé en France par une vieille tante bigote, cet apatride définitif se fait journaliste et cherche sa voie aux Etats-Unis et à la Martinique, avant que les hasards du métier ne le conduisent au Japon.C’est le choc, la découverte brutale et grisante à la fois du havre de sensualité et d'ascétisme qu’il avait cherché inconsciemment depuis toujours.Devenu Koizimi Yaku-mo, marié à une Japonaise et converti au bouddhisme, Hearn consacrera au pays du Soleil-Levant près d’une vingtaine d'ouvrages, écrits en anglais et dans lesquels il glisse presque toujours un ou deux contes nippons, mi-fantastiques mi-mer-veilleux.C’est l’ensemble de ces brefs récits que Francis Lacassin a réunis en 1980 sops le titre D mangeur de rêves .A lire, parmi plusieurs histoires d’une inquiétante étrangeté, celle de l’enfant qui naquit deux fois, et celle d’un tableau qui perdait ses couleurs quand on le sé-parait de son propriétaire.Je signale en passant que le Mercure de France vient d’éditer une biographie de Hearn, ainsi que deux de ses livres les plus importants.LA OUEBECOITE Régine Robin, Typo Roman C’est un peu la rencontre en terre québécoise de la littérature et de la sociologie, le mélange d’une écriture qui flirte avec le degré zéro et d'un imaginaire en patch work ou les résultats des derniers matchs de hockey et les listes d’épicerie voisinent avec des poèmes de David Holstein et des leçons d’histoire sur le martyre des Pères Brébeuf et Lalemant.Ecrit à la fin des années 70, ht Qué-bécoite fut très vite classé roman «ethnique» pour avoir été signé par une Québécoise d’adoption, née de parents juifs polonais et élevée en France.Régine Robin s’explique longuement sur le statut culturel de l'écrivain immigrant et emigrant dans une post-face ou elle dénonce tout à la fois la tentation du ghetto qui guette la littérature québécoise, les dangers d'un nationalisme littéraire et la «politcally correctness» des nouvelles consignes du Conseil des arts contre l’appropriation culturelle.Des propos qui, incidemment, tombent pile à l’heure du mini-scandale Nancy Huston.I .a culture au pluriel LA CULTURE AU PLURIEL Michel de Certeau, Points Essais Historien et anthropologue de formation, psychanalyste a ses heures, Michel de Certeau est principalement connu pour les sérieux travaux qu’il a menés sur la «fable mystique» et sur «l'invention du quotidien».Avec l/l culture au pluriel, publié en 1974 et maintes fois repris depuis, il propose une analyse de ce qu'on de-signe du terme ambigu de «culture» et explore les multiples chemins qu’elle emprunte «pour échapper a ses maîtres, rêver de bonheur, affronter la violence, habiter les formes sociales du savoir, se glisser a l’école ou l’université, donner forme neuve au présent».Marquée par ar la question des mino rites et l’ubiquité du discours publicitaire.FIN DE MISSION H en ri ch Poil, Points Roman En I9fi5, en Allemagne de l’ouest, le |)ère Gruhl et son lils sont Ira duits en justice |)our avoir mis le feu à une jeep de l'armée allemande.C’est la chronique de ce procès bouffon que lient Ilenrich Boll, qui n’en rate décidément pas une des qu’il s’agit d’écraser l’infâme.( ou sin littéraire de Thomas Bernhard, l’auteur de /.Honneur perdu de Ka thurina Plum signe avec Fin de Mission un récit qui oscille entre la satire et la comédie et dresse un ré quisitoire féroce contre une Répu blique fédérale qu’il n'aimait pas beaucoup.Uéeajmnt.m BBÊÊÊ • * I IA RENAISSANCE El SES AVANT COURRIERS DANS L'ART D’OCCIDENT Erwin Panofsky, Champs Flammarion Père de l’iconologie moderne et grand précurseur de la sémiologie des arts visuels, Panofsky fut invité par l’Université d’Uppsala au début des années 50 a donner un cycle de conférences sur un sujet déjà abondamment commente, trituré, étudié sur toutes ses coutures : la Renaissance dans l’Histoire de l’art.Ix* livre que réédite aujourd’hui pour la troisième fois Champs-Flammarion regroupe les quatre premières de ces conférences, soit celles qui sont consacrées aux antécédents de cette époque unique de renouveau et de redécouverte.De la fin du moyen âge au XVe siècle, et de l’Italie flain-boyantc aux austères pays d’Europe du Nord, l’historien d’origine allemande interroge tout le developjx ment historique des arts et de leurs divers modes d’expression et.mêlant l’analyse a l’intuition, risque une definition de la Renaissance et de son apport à la doctrine classique en Occident.IA MUSIOUE DU HASARD Paul Auster, Babel Septième roman de Paul Auster a être traduit en français.Im musique du hasard vient d’être adapté a l’écran par Philippe Haas qui a obtenu le Prix Très Special lors du dernier Festival de Cannes.Ceux et celles qui ont goûté le billard existentiel de laTrilogie new-yorkaise plongeront avec délice dans ce roman ou Auster explore a nouveau scs grands thèmes : l’absurdité du hasard, la jx-rle du sens commun, la rencontre comme magie laïque de notre époque moderne.Il y est question d’un ex-jxmipier de Boston, qui a hérité de la rondelette somme de 200 000 billets et qu’un joueur professionnel entraine dans un poker suppose sans risques contre deux millionnaires excentriques.LE PROTOCOLE COMPASSIONNEL Hervé Guibert, Folio Après la brutale prise de conscience de la maladie, le récit de la douleur et de l’approche de la mort.Apres le cri de révolte, l’étonnement et le bonheur que procure une remission.Suite presque involontaire de À l'ami qui ne m ’a jamais sauvé la vie .Le protocole compassionnel est l'expression admise par les médecins pour désigner l’administration, aux malades gravement atteints, du DDL un médicament hautement ex-périmental qui, vendu au noir et utilise sans surveillante médicale, a fauche plusieurs personnes désespérées aux Etats-Unis.C’est ce remède de dernier recours qui a permis a Guibert, devenu insensible a l’AZT, de surmonter son épuisement et décrire ce qui sera son dernier livre, sa dernière confession.Un témoignage qui est a l’écrit ce que les Nuits fauves de Collard, autre vieti me de la maladie, sont à l’image HISTOIRE QUI FUI HEUREUSE.PUIS DOULOUREUSE ET FUNESTE Pietro Citati, Folio Biographe pas très orthodoxe de Kafka, Mansfield, Goethe et quelques autres, C ilati retourne cette fois sa curiosité contre lui même et nous livre un livre a cheval sur le roman, la biographie et l’autobiographie, ins pilé en partie des archives conservées par sa famille depuis un siècle.Sur fond de mythologie ancienne réinterprétée, I lis loire qui lui .évoque en fail l’amour passionne et le destin Ira gique des arriéré-grands parents de l'auteur, Clementina Sanlivale et Gaelano Cil ali, qui vécurent dans I Italie révolutionnaire du milieu du siècle dernier Avec celle chronique familiale (pii tient prisonniers ses an « êlres dans les mailles linement cm choices de la lidion et de ITIi9toire.Citati a reçu le l’rix Médicis étran ger 1991 ) *» '••• ( « lt( list.Il' (|l11 lui Il till I |S4 |HIIS ImiiIouuuse » i lunrsir CLICHE RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTf MAI IMPRIME a m i; 1» i \ il i i Il I M A \ Un double exploit 'hevreuit Signal ¦aribou récils de chasse philo Sophie sur la nahiir.Il se veut pluie: f n cueil concis des conn; mecs de l’auteur sur la cha- .et les gibiers, sur les U 1111iij;hci la manière de monr : une expedition en forci, aii m m sur la manière de prepai r cl d'ex Emmanuel Pommerleau est mort de sclérose latérale amyotrophique.Malgré celte maladie irréversible, il a réussi dans les années qui ont précédé sa mort, un double exploit.D’abord, un défi cynégétique, un «grand chelem», soit la récolte de trois grands gibiers dans la même année.Puis, un autre, un livre qui résume son expérience et aussi son amour de la nature, des bêtes et de l'aventure.Ce livre, dont tous les profits serviront à la recherche sur la sclérose latérale, n'est recueil de ploiler un territoire, l out dans ce livre se veut pratique.Pas de longs textes: partout des nomenclatures qui vont à l'essentiel.Certes, ce système se situe aux antipodes des formules conçues pour séduire et jeter du lape-a-l’oeil.Mais, en revanche, le nouveau chasseur — et plusieurs plus expérimentés — y trouveront une mine de renseignements.schématique et facile a consulter, qui se concentre sur l’essentiel.I n livre qui sera particulièrement apprécié du chasseur novice.LO t I S -1, I LL K S I- K A Nt'O If I K VERS LE GRAND CHELEM d'Eintfitniiicl Pom merleau Editions I)upont, 335 pages.pas un roman, un ?Ou est Charlie (4 titresl Éd.Grund t )rd.1\m:; S ch.14,95 S ch L __ Coll.L'Imagerie — Éd.Fleurus H Ord.16,95 S 13,95 $ » *> mm jjv !*Sïr l es Cuisines du Monde Éd.Larousse Ord "9,955 59,95 S Mes Années d'École Jean-Pierre Ferland Ord.19,4s S 15,95 S Les Secrets de la Casserole Éd.Belin Répertoire des Films en Vidéocassettes 94 Novalis Ord.12,955 9,95 S 1 Ord.44,95 5 27,95 $ bi le Sen Mini-coffret Van Gogh 12 tomes) Éd.Taschen Ord 34,95 5 27,95 S ¦ccuu.1^1 Guide Pratique des Vins d'Italie Éd.de l'Homme Ord.29,95 S 23,95$ Coffret Diet.Historique de la langue française (2 vol.) Éd.Le Robert Ord.200,00$ 159,95 5 e Scrameustache (3 derniers albums) Éd.Dupuis Ord.9,95 S ch.7,95 S ch.Coll.Bébés-Livres Éd.Courte Échelle Ord.4,95 5 ch 3,95 S cil ~~~ Répertoire des téléromans québécois 1952-92 Publ.du Québec Ord.39,95 S 29,95 S En prime: un disque gratuit! Les Petits Chanteurs du Mt-Royal chantent Francis Poulenc Le Larousse Électronique Ed.Larousse Ord.199,95 5 1 49,95 $ Un Jour Tu Verras.Éd.Albin Michel Ord.25,95 5 19,95 5 Coffret Encyclopédie de la Musique au Canada (3 vol.) Éd.Fidès Ord.169,1)05 125,00 5 Petit Larousse Gr.Format f-Éd.Larousse Ord s 63,95 5 Coll.Mes Premières Légendes Éd.Hachette Ord.14,95 5 ch.11,95 S ch.USUEL Tourne la Fable — Livre-Cassette (4 titresl Éd.Piccolia Ord.14,95 S ch.11,95 S ch U'.reS ^ L’Avenir n’est plus ce qu'il était Éd.Québec/Amérique Ord.22,95 5 17,95 5 Coll.Suspense & L ie (6 titres) Éd.Jean-Claude I allés ci j" 155ch 21,95 S ch.1 e V isuel Junior 1 d.Québec Amérique - 14,95 5 res Magiques — Livre animé) Ed.A.Michel Jeunesse Ord.23.40 5 17,95 5 Un hiver de tourmente pnnt Le coeur en bataille I e Rocher de 1 anios Ed.Grasset Ord 2°.45 5 23,95 S cm -101,5 FM en direct du 4.380 S-Denis / es petits bonheurs (/ occiision tous les samedis, de 12h30 à lh.3l).I n entrevue cette semaine: NEII BISSOONDA I H pour son roman I imnnnnr de / içr ( oil.Roman + 1 d.t ourle Echelle '.95 5 ch 5,95$ ch 7 Prix en vigueur du 16 au 24 décembre 1993 Et SPÉCIAL LlBRAiR.ci Ouvertes m a™.,_**¦ üg"” te dim LAROUSSE LES CUISIÜ86: Les xtrrrts de la rtiMxrni/r -JL^crameustaeh U CAVERNE TIBETAi&L,, rUIDEFRÉmQUE LLROOllh H»SIO«»OU» Ol l AlANtit'l | I» A * Ç V ' f ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE AU CANADA UN JOUR TU VERRAS.e Ta^eaUW Carrefour Angrignon: 365-4432 Mail Champlain: 465-2242 Galeries d’Anjou: 351-8763 Centre Laval: 688-5422 371 Laurier Ouest: 277-9912 Mont-Royal 4380 St-Denis, Montréal (514) 844-2587 Stationnement et entrée à l’arrière rue Drolet 2* iiîlSl y i> i i i V 11 I I) I I Il I) I V (I I II .I I.S S A M I It I I N II II I M \ \ I II | I 'I Dili \l I! Il I I It 'I :i V ) S (iérard Chaliand Pour en finir avec les scénarios apocalyptiques El AT DE CRISE Çérard Chaliand et Juliette Minets Editions Le Seuil.1993.Uni panes ATIAS DU NUCLEAIRE CIVIL EL MILITAIRE Çérard Chaliand et Michel Jan Editions Payot.1993.lô-l panes J (H K I V N CO t 1.0 N i i m voir Vue d’Occiilenl, la planète esl en état de crise.Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas toute la realm l a crise mondiale est multiforme et ses ondes de choc secouent des renions et en épargnent d'autres.Il faut savoir distinguer.Iiérard Chaliand -avec Juliette Minces et Michel Jan — dresse un état des lieux qui.déjà, dessine les nouveaux équilibrés mondiaux de l'après-guerre froide •n ne croit plus de la meme manière aux lumières de la science.Maintenant, les intellectuels sont plutôt (les miroirs de situation- bien spceilique.Les intellectuels se pal Ici aient-ils entre eux.mainte liant, plutôt qu’a la société en general?A cause de la mu! tiplication du nombre d inlellei tuels.proportionnelle a l'accessibilité croissante aux eludes supérieures, Mine Eortin n i (limait que i V-l en partie le cas Mai- principa lement, cr i surtout la Iraginenlalioii de- champ- d'in lervcntion qui explique la di-parilion apparente des inlel Ici tuels: ou parle beaucoup, mais a pliisiem s endroits dit fell nls el a des publie- relativement (ou meme ties) re-treints.• l'ai etc li appet ¦ p.n la polyvalence des intellect ne I que l'on retrouve pai lois dans plusieurs i lianip- d .u lion fort différents, ainsi que par la sut cession de nouvelles generation- * )n voit ik - i oii-lellatioiis de gens qui nais sent, travaillent, tout des alliam es avec les suivants et disparaissent en leur laissant la plai e.» Exemple de poly valeur e.l'auteur elle meme, qui a travaillé au fil des an- a une levili d'idées (Bossibli • I.une revue lllleraiie l\ml Blain lie), mu revue d'art i onlemporain (Inleivenlion) et une revue de rei lien Ile linivel silail e (Rei Ill'll Iles soi io graphiques).11 intellectuels Imisseii! cm ore pui rire un peu partout, mais en pieces delai lices I cm travail, apres tout, est plus complexe qu'a une époque ou la si ieni e semblait tout dolllllli I et ou la so eiele quebei oise était bien définie, Irani oplione et homo gene.( es ce rt i tildes tombées, les inlel Ici lui I ont quelque peu pi idu pied Aujourd'hui, il e-i dillieile pom les intellectuels de se situer, d< dill "Qui somme lions?".I e Quebec s'est beaucoup liansloi me, el il i ,| en train de se renommer Mais ce n'est pas munie au pond «Aujourd’hui, les intellectuels parlent encore plus (|u’avant, mais autrement.Ils sont peut-être moins présents dans l.\ politique, mais ils sont toujours dans I.K politique.» I IM \ nil; Ils > A M I-.U I I N I'- I l I 'I l> l.i l M i; Il I l it ii Le dernier homme?Déception de première LE DERNIER HOMME Danielle IHtbê, Editions JC !.'ISIS pages I SA H II II im III K t* resume en quatrième île nue vverliirc.la jaquette plutôt sympa lique.la forme souple du nouveau man de I lanielle I >ubé aimoneeiil i gentil petit suspense, un voyage a avers le labyrinthe de la meni'dre limée de l'héroïiH .Anaïs Ne.Nous iila plutôt plonges dans une aventu-faile d'un ramassis de eliehés et allusions prétentieuses.Amnésique a la suite d'un acci ¦ni d’auto, la journalisti tu - eu a.*, Allais No.est elotiei dans un lit hôpital.I n ex amant di porter lui aussi.¦ e irait- a m uni .< oins de deux eu journaliste d'en lète, Intrigue par ei I acrid' ni •• as-ect», il remontera le mrs de l’histoire poui '¦couvrir si oui ou non.nais a été vielime d'un gUinenl de eompti en pûlise a mie sérié il'ai ries trop épiees.1 favid I îourdon.b d< etive improvise, tombera ir m une d’or des fragment di a i r uime laisses derrière elle par Anaïs 0 dans k-s eliambres d'holel rju < lit visitées! (I.e journal d'Anai- No.i n e vous rappelle ro-n.').A travers les reeils du passe on '¦couvre une nial-ainu e, brise-1ei.Ili a elioisi (les alltll es (le rocheuse our éloigner les garçons tout eu les 11 irai 11 comme un aimant, le jour al.olïert par bribes, sera le prétexté une virée dans notre (Quebec pro ittd, pour effleurer tout ce (pii a larcpie les -seventies- Comme (lient les Erançais! I.a eommuneoti il partageait des plats de lentilles 'Ut en méditant, ou on se rebapli-ail ili noms composes exotiques, u on se lia moussait sur un air in-ungm de tam-tam.Puis les reven ’n ations féministes accompagnées e techniques de wen-do et d’inde-endance ttbsolue: Nous ne tombe ions pas en amour.A la différence e nos meres, nous ferions de notre ie une aventure continuelle.I.i lenxièmc Sexi était notre bible.-.inalement, les reveit-ications souverai isles avec un René .evesipie fatigné au ndemain de la nuit es longs couteaux.C'est touffu, c'est chevt -le, ça part dans ails les sens et.lorce-iient.on reste diffici-•inent captive jusqu'à 1 fin ! auteure nous aisse entrevoir un uspense qui tombe a ilat.alors qu'Anaïs so, la mémoire rouée, s'enfuira sur me ile a l’abri de la ci ilisalion (I ibertad.ut vident les l.iber-eens!).Dans des rages d’une rare bêti ¦e, 1er, cliches deter ini: \nafs N o re- ¦onliuce moment de -implicite rare a la minière d’une sorte b- communion cos niqiiii' \pres celle ievation nn siiqm Ile rencontre enfin \meui II apparut I ms l'embrasure de porti comme un so-i il.Ils découvrirent etlfs corps avec la L’auteurc* nous laisse* entrevoir un suspense qui tombe à plat lenteur des apprivoisements et des premiers touchers.Leurs beautés avec leurs faiblesses -.Voila que l'ile sera contaminée par les débordements de la société occidentale.Les touristes ont amené avec eux complexes hôteliers, cocaïne, déchets nucléaires.Apres -sept ans, sept mois et sept jours - (authentique!), il est temps de quitter cette ile de rêve, ht pour nous, délivrance, il est temps de la laisser avec ce ¦ dernier homme- qui la suit, transi d'amour.Sorte de devoir oblige et néglige, le roman de Danielle Dubé prend des allures de pensum.Klle est sincere, i'auteure, qui en SI recevait le prix Robert-C'liche pont son premier roman Lis t dires noires, mais les bonnes intentions n’ont jamais fait les bons romans, c'est bien connu.Même si on intitule son di rnier-ne Le dernier homme, titre ayant appartenu a Maurice Blanchot bien avant cpte madame I )ubc ne songe seulement a écrire.Même si, en guise de dins d'oeil, on égare ici et la des titres d’oeuvres connues, les -petits chevaux de Tarquinia», les -clochards célestes-, les -risibles amours , I'- eloge de la fuite-.D* cinema m s 1.1 pas en reste avec des allusions a Ixi dernière femme de l eireri, aux 1 iles (In désir de Wenders, a Im bête humaine de Renoir, et j'en passe.(.a pourrait être amusant si ce n'clait pas décoché au hasard, faisant de l'exercice ii11 saupoudrage gratuit de references pour inities.( "est d'autant plus impardonnable que le reste du texte est truffe de taules en tous genres! I lanielle I lube autorise l'emploi de -dependam-inent .un adverbe inexistant, feminise le mot -effluve-, innove avec -line ressemblance presque jumellaire**, écorche la langue française dans -il pese sur l'accélérateur-.Ce Dernier homme n’est pas ennuyant mais décevant.Danielle I lube, douce pour créer des personnages, les multiplie sans qu’on y voie l'iniérét.I Ile sombre dans la facilite et nous, oil sort (le cette lecture, crispes et avec la furieuse envie d'etre amnésiques a notre tour.i ;s «.par 'Ifcyïït*ure de ~ >i ivyivs rsioiRiiS QANlEœE V s s\UJ L autre Amérique PARCOURS D'UN ECRIVAIN Notes américaines Maric-C 'luire Mais.I LH éditeur.\ \ I M K A II \ N C'' omme tant d’autres lec-./ leurs du DEVOIR, j ai.au fil des semaines, lu les carnets de Marie-C.laire Blais.Les voici réunis.Le livre fait renaître l'interet et, en même temps, donne a ces textes une autre dimension.Marie-Claire Blais raconte sa découverte de l'Amérique.Celait au début des années 60.On se rappelle le grand événement littéraire que fut la parution de la Belle Bête en 1959, roman qui propulsa Marie-C laire Blais dans le monde des lettres.Beu après, elle obtint une bourse Guggenheim et décida de s’installer, pendant nn an.a Cambridge dans le Massachussets, puis à Well-fleet a Cape Cod.Elle raconte son amitié avec Edmund Wilson et avet sa femme Elena ainsi qu'avec louti une tribu d'écrivains et d’artiste-américains installés au bord de l'océan.Outre Wilson, il y en avait des illustres sinon des célébrités des écrivains comme Robert Diwell.Elisabeth Hardwick, John Malcolm Brinnin.des peintres comme Mary Meigs.Il y en avait d'autres qui, bien que moins connus, représentaient en ces années la, dans la marginalité, une dimension de l’Amérique: sa gloire et, surtout, son honneur.Nous sommes en 1965.Kennedy vient d'etre assassiné, c'est la guerre au Vietnam et les émeutes raciales.Marie-Claire Blais est du cote des dissidents, des militants d'une Amé- rique qui ne finit pas de revivre le rêve et de rappeler la promesse.Ecrivain du Quebec, elle ne se place lias a la clôture en observateur neutre et ne se contente pas de décrire ces temps troubles; elle partage la vie de ces hommes et de ces femmes qu'elle retrouve a Cambridge, Welllleet, Truro ou Provineetown.I fans son livre, elle ne dresse pas les portraits de célébrités, mais oubliant celte célébrité ou plutôt passant a côté, elle dessine des figures inoubliable-.d’hommes et de femmes ciui.a leur façon, constituent l'Amé- II faut lire ce livre qui nous réconcilie avec l'Amérique en nous présentant l'autre Amérique rique ou du moins, sa dimension la plus admirable qui sous la plume de la romancière est aussi la plus hautement fascinante.Marie-Claire Blais ne parle de ses sentiments que pour dire son attachement.son affection pour ces artistes, ces militants, qui, pour elle, sont avant tout des amis.Jeune écrivain venue d’ailleurs, elle aurait pu se vanter d’avoir côtoyé des personnes illustres.Elle n'en fait rien.Ainsi, parlant de l'ouvrage d'Edmund Wilson sur le Canada qui, en son temps, lit tant de bruit, elle a la discretion de ne pas faire la moindre allusion aux propus elogieux qu'il lui y consacrait.Elle fait ' mieux I Ile nous présente ce géant des lettres cpii connaissait toutes les langues et qui avait tout lu comme un homme qui nous attache autant par ses fragilités cpte par son immense savoir.I Vautres personnages hantent ces pages.L'écrivain noii Robert dont les amours finissent dans la tragédie car l'Amérique de ces années-là n'était pas prête a admettre les unions interraciales.Buis, il y a le compositeur Gardner qui attend longtemps pour être écouté car on ne voulait pas l’entendre.Marie-Claire Blais ne met pas l'accent sur le singulier, encore moins sur l'insolite.Ces artistes ne cherchent Itas le succès commercial ou les applaudissements des masses.I lumbles, ils sont conscients que si l'ail n'est pas facile.il n'est pas non plus un simple divertissement ou un moyen de taire de l’argent.Ils acceptent l'austérité sans la rechercher quand elle est une condition de l'exercice de leur art.t 'est une gageure que de parler a des Québécois qui les fréquentent par milliers, de- plages de Cape Cod.Marie-C laire Blais nous en décrit l’envers, l'automne et l'hiver a Weei-lleet et a d rum, les plages désertes, mais surtout les véritables habitants (le ces lieux privilégiés qui oeuvrent et qui peinent, qui aiment et qui luttent.Il faut lire ce livre qui nous réconcilie avec l'Amérique en nous présentant l’autre Amérique, celle que.parfois, nous traversons distraitement.celle qui fait partie de nous.Femme invisible à la fenêtre DANS MA RUE Monique Champagne Quinze.92 pages K I.N I I ROW \ N Un court roman, moins de cent pages, écrit dans un style vif.alerte.Dans ma rue a mérite le prix Angelina Berthiaume-du Tremblay du concours littéraire Dt Blume d’argent, prix qui couronne l’oeuvre écrite d’une personne de soixante ans et plus Monique Champage n'est pas une inconnue.Depuis plus de vingt ans.elle travaille dans le domaine du ci nriiia.Elle a exerce tous les metiers, ou presque, de comedienne a scripte.en passant par la realisation et la mise en scène.Elle a aussi écrit le scenario du long métrage La Fenêtre, des textes radiophoniques pour Radio-Canada ainsi que des nouvelles et quelques romans.I )c sa fenêtre, une femme observe ce qui se passe dans sa rue, dans son quartier.Barfois avec malice, tantôt avec nostalgie ou même avec envie.Elle observe les voitures qui passent, les gens qui vont et \ iennent.les lumières qui s'allument, les ombres qui se dessinent, le temps qui change, la routine de ses voisins et voisines, la vie au quotidien.Elle imagine les lus ioires (les uns et des autres, déduit, commente, encourage, se fâche.-C'est exaspérant a la lin! Elle se monte des bateaux, élabore des châteaux en Espagne qui s'écroulent le lendemain.Elle regrette l'amour: On se sent vieux et tant envie de faire l'amour, l'aire de l'amour.De l'amour à distribuera la ronde, confettis qui volent au vent.De l'amour a donner a ceux qui n'en ont pas.a ceux qui n'en veulent pas.a ceux qui n’en ont plus, aux insatiables, aux parcimonieux.En avoir a revendre, a gaspiller.En avoir a jeter a tort et a travers • Lit roman où l'on sent la tendres se.mais où pointe aussi la méchanceté.a l'image de la nature humaine.En livre ou la vie est souvent plus heureuse que tragique.Si le printemps peut venir, la saison des bonheurs inconnus!” Où que vous soyez.276-7651 5117, avenue du Pau coin laurier de 8h a minuit 7 jours semaine J 'a i m e les I LV:r\'NESATn t UNE HISTOIRE DELA MUSIQUE e u r s p r i x a n s s i Chrystine BROUILLET pfcvS • >!tin N’I sis x sosjot k, un i sfr OIHJI 'V' MH rQl 7.Y\ Une histoire de la musique l ne histoire sic la musique des origines ,ï nos jours, p.u 1 ucicn Rcb.uct t cite 1 lisiniic s.ulicssc ,i tous ceux qui voient d.ms l.i musiqui .unie chose qu un loud sonoii I Ile s adresse aussi aux simples amateurs di i.mire.s.u .le esi I ocuvic d un i\ main lommc on en soit peu.,« Klchei 1 l.icdcns 9|||| p.ij.cs, ,n>,9-sS Nos grands succès - musique • Dictionnaire des disques et des compacts, 1 h.ipason • Dictionnaire encyclopédique de la musique.«'$>, I niversité d’i Klonl • lotit l’opéra, p.u ( Instar c Ixohlv • Mo/art.sa vie.son oemre, pai I \\ v/ewa ci t.de Saint I oix Robert 1 a f t o n ï La conclusion dos aventures de Marie LaFlannne ù);; b m : I¦>.do.: Denoë » *1 «jri 1 i » î [ 1 1 i i i H?» ai CLICHI RFPElf A ECLAIRAGE DIEFERENT t N RAISON OU TEXTE MAI IMPRIME ) I I.I> I V U I 15 .I \: S S A M i: I) I I N !•; I I, I M \ \ ( II | I !l I) I I | M \\ Il |; | il «I r>FN 1S BRC>l > I: UR Les héros de Phiver suite un superbe album, riche de 150 photographies.Je l'ai parcouru avec un bonheur immense.Avec nostalgie, aussi.L ar au lil de ces pages glacées, on revoit passer une partie de notre enlancc ou de notre adolescence.Je me suis revu enfant, assis entre mon pèl e et René l.ccavalier, émerveillé par les prouesses de Coumoyer, Richard et tous les autres héros qui marquent a jamais l'imaginaire de milliers de Québécois.bliable de l ed C.reen, la crinière blonde de Guy Lafleur quand il débordait a l'aile droite, le 500e but de Jean Béliveau inscrit contre Colles Gilbert, les teintes magiques de Wayne Gretzky et, bien sur, Patrick Roy célébrant la toute fraîche conquête de la coupe Stanley avant de s’envoler vers 1 Hsneyworld.Denis Brodeur exerce le métier de photographe sportif depuis plus de 30 ans.Il connaît tous les secrets du métier.Il a développé au fil des ans une rare faculté d'anticipation qui lui permet de saisir l’action au bon moment.Contrairement aux plus jeunes photographes qui s’entêtent a chercher les scenes de rudes se, Brodeur, lui, braque toujours son objectif sur les abords des filets, là ou ça se passe vraiment.C’est son secret.Avec la complicité du journalist» Daniel Daignault, il a choisi parmi son éléphantesque collection ses plus belles photos de hockey.Pu re- plu itos I 1 OC KEY 1> I E K R F CAVO 11 ET T I UANltiî l •vA*n r DEVOIR 30 ANS DE PHOIOS DE HOCKEY Denis Brodeur Textes de Daniel Daignault Éditions de l'Homme Tout y est.l.e but homérique de Paul Henderson contre les Russes en 1972, la pose existentialiste de Ken Dryden, le poing assassin de John Ferguson sur le visage inou- Vy -y;-»' Le Mémo Larousse -n Éd.Larousse -b Ord.74,45 S 59,95 S Coll.Contes Classiques Éd.Mango Ord " - 4,95 S ch Agendas d'art Ctilis (s titres) Éd.Ctilis Ord.14,95 5 ch.14,95 $ Il Était une Fois la Vie Éd.Deux Coqs d'Or Ord 29,95 $ 21,95 S ca^Àhumain N D A 7.-/////D :2Ecaej Génération X Éd.R.Laffont Ord.24.45 s 23,95 $ • Le Livre Guinness des Records 44 TF1 Éditions Ord.34,45 S 27,95$ Êtes-vous Né(e) sous une Bonne Étoile?Éd.Québécor Ord.14,45 S 15,95$ Noél avec Lvne Fortin, soprano (d.c.) Analekta 17,99 $ I Venez rencontrer l'auteur du 19 au 22 déc.de 14h à 21 h et obtenez gratuitement votre carte du ciel à l'achat du livre Le bel âge I>our bien manger Carnet de Route 1944 Éd.DLM Ord.21,95 s 16,95$ Coffret Impressionnisme (2 vol.) Éd.Taschen Ord.99,95 s 69,95 S Le Bel Age pour Bien Manger Publ.du Québec Or : 1,9 - 7,95 $ Coiuad Black À la découverte de l'anglais llarrap's t )rd.14,95 S 11,95$ Gaston Miron L’homme rapaillë TX82i Conrad Black Éd.Québec/Amérique Ord .24.45 S 19,95$ The Tchaikovskv Box (5 c.d.l \ Bouquet of ( lassies (5 d.c.) Treasured Classics 15 d.c.) FMI 24,99 $ ch.Le Petit Larousse couleurs Éd.Larousse Ord.54;45 S 39,95 $ LES CHIFFRES Le Petit Robert I A / A-l/ Éd.Le Robert f n ji)rd (>4,‘r s 54,95 $ // Livres-jeux I d.Courte Échelle I lomme R 1( Ird.14,45 S ch 14,95 $ ch t >rd.I * »j»U* la tr*rti itUdf.( harles I renet I ombé du i ie Éd.Plon Ord.59,45 S 29,95$ 1 Pêche a la mouche Éd.St-jean Ord 59,45 » 47,95 en direct du 4380 S-Denis I es petits bonheurs c/'oircisimi tous les samedis, de I2h30 a lh.30.I n entrevue celte semaine: NI II BISSOONDA I II pour son roman l’iniwieni e île l'Âge Visuel (anglais-français) I d.Quéhec/Ainérique Ord > 1." ¦ 39,95 $ ( oil.Barbie 14 titresl I P.Éditions 5,95 $ ( h (OUM-AND q 0 U GlAS Génération X mm - UUWtGUWWSSDg SlWfHC Coiuad Black uptemtiinimt ixenviguei Carrefour Angrignon: 365-4432 Mail Champlain: 465-2242 Galeries d’Anjou: 351-8763 Centre Laval: 688-5422 371 Laurier Ouest: 277-9912 |©| Mont-Royal 4380 St-Denis, Montréal (514) 844-2587 Stationnement et entrée à l’arrière rue Drolet m t Efe/$ - IL • ¦101 K: a Flrunj ¦ • I es Oiseaux de Chez Nous À Ord 34: 27,95$ • I es Animaux du Grand Nord hcl.Héritage ( >rd 39,1 i • 31,95$ Il I \ il I l: |.i: s SA VI l.DI I S I., I V I» I M \ \ ( I 11 I» I I I \l It I! I I 9 !l I) 17 S I.I V I! i; S I' I! A T I 1,1 r K s Concilier science et sagesse LOGIQUES M fiAUUIKI.I.i: KOI II LES VOIES DM L’EXTASE US VOIES DE L EXTASE t Lubricité Ruth Edit h ma du Roseau 2S9 pages Un titre prometteur, aguichant.Enseignements d'une chamane de la ville, ajoute le sous-titre.Chamanisme appliqué au cadre de vie urbain, ne réfère pas nécessairement a la nature, mais plutôt aux pouvoirs sacrés de l'humain.Ce cpte cet ouvrage propose, c'est une synthèse des pouvoirs de l'humain.Il nous invite a accéder a l'extase par le biais de la danse, du chant, de l'écriture, de la méditation, du théâtre et des rituels.•Lorsque nous vivons des moments d’extase, que ce soit dans le jeu, le calme, l’art ou les rapports sexuels, ils n’arrivent pas comme des exceptions mais comme un échantillon de ce la vie est vraiment censée être.Si nous avons le courage de sortir de l’inertie et de l imitation pour connaître l’intuition et l'imaginai ion, pourquoi ne pourrions-nous pas vivre de plus en plus dans l’extase-, demande l’auteurc qui suggère une série d’exercices pour y arriver.CONNAITRE VOIRE PROFIl El SON EPEE! SUR LES AUTRES Ru m Mi igcati Jacques Tremblay Libn Expression I ht) pages Les auteurs di Règles et strategies pour exern r un ¦ adi - diip effiean récidivent.D’cntroe de jeu, ils piquent notre curiosité: quel profil me déliait le mieux?Impulsif, convaincant, analyste, strict, sceptique, discret?Pour le découvrir, ils vous invitent a passer u t< tuple avant d’entreprendre la lecturi les autres chapitres.Ce lest, prccisent-ib.esi l'aboutissement de cinq années de n cherche auprès de plus de .100 personnes inscrites a des sessions de formation au travail de groupe et de leadership.Il pernu i non seulement d'établir son propre prolil, mai- aussi de mieux évaluer l’effet que l’on fait aux autres.et de connaître le pi lil de ceux et celles que vous côtoyer, ce qui devrait permettre d’améliorer ses relations avec autrui.MEDECINS cS: Vi / : ///i Desjardins QUEBEC AMERIQUE L’art de boire IE GUIDE DU VIN 94 Mieliel Phaneuf Les éditions de l'Homme 116 pages NI N I I NOUA N Celte Lie édition annuelle d'un classique québécois nous est ollerte dans une nouvelle presentation en couleurs, soi gnee, qui n’a rien a envier a d'autres guides qui nous viennent d'ailleurs.l'idole a la formule qui.jusqu'à maintenant a assure son succès, l'auteur dresse lut bilan complet des vins disponibles sur I! •marche québécois, ce qui en fait un outil de* référence indispensable pour les amateurs de vin chaque année plus nombreux.Michel Phaneul, president-fondateur des Amities bachiques, le plus important club de vinophiles au Québec, ne travaille pas en équipe: il déguste seul tous les vins commentes dans cet ouvrage, il a écrit la totalité du tex le, du premier au dernier mot.Ce sont donc ses common (aires, ses propres impressions qu'il nous livre ici.I,'essentiel du guide, precise l’auteur, est constitue de nouvelles notes de de gustation accumulées pendant toute l'année.Lu 1993, il aura de guslé pour celte nouvelle edition l ajeu nie plus de IbOO vins offerts au Québec.! out un contrai! Le système d étoiles * adopte des la premiere edition du ( iuidc pour noter les ¦ ms demeiin I n réalité, precise Michel l’haneul, ces étoiles ne constituent pas un core, car je suis contre, mais plutôt un moyen abrégé d'indiquer au let leur si un vin est moyen, excellent ou remarquable.' e UC sont pas les étoiles qui décrivent le v in, ce sont les mots employes Ce qui " vient a dire qu'au moment d'acheter un v in.il faut prendre la peine de lire o qu’il 1 u dit si on veut choisit de layon éclairée I a-guide, dont la couverture esi carton I oc ei de belle presentation, contient phn > illustrations, cartes géographiques et 1 liqiicltes.Il est assorti de chroniques, de "iisfils pratiques, de commentai" - et de siblcüux regroupai il les meilleurs achats I n cadeau de dernière heure, utile et II ratique autant poui le novio que puni ! initié.C e ne sont pas les étoiles qui décrivent le vin, ce sont les mots employés.» MEDECINS & SAGES-FEMMES Scrgine Desjardins Québec/Amérique LS 6 pages Les enjeux d’un débat qui n’en finit plus, precise-t-on en sous-titre.L’auteurc, qui a écrit une these de maîtrise sur la pratique de la sage-femme, a continue a suivre de près tout ce qui touche a la problématique de I'.accouchement au Que bec.I .experience, notamment dans la region de la baie d’1 ludson, démontre que •la coopération entre médecins et sages-femmes est non seulement possible mais souhaitable-, écrit en introduction l’auteu-re ajoutant que • |.J la pratique sage-femme engendre une plus grande humanisation des soins relies a la grossesse et a l’accouchement tout en étant parfaitement sécuritaire-.Le ton est donne.Ser-ginc Desjardins explique clairement et simplement ce qui différencie la pratique de la médecine et celle de la sage-femme en tentant de démontrer que le coeur et la raison, la science et la sagesse peuvent et doivent cohabiter.NE RIEZ PA5 VOIRE VOISIN EST DEVENU fOU! Claude Daigneault ET SI LES POULES AVAIENT DES DENTS! Dut is- 7 humas Relletier .CROC et les Editions higiques 220 pages chant n Il s’agit de deux nouveaux titres de la collection -Blague a part-.Dans le premier, Claude Daigneault a colligé des exemples parfois ahurissants de la bêtise humaine ou de cette étrange et bizarre société dans laquelle nous vivons.Tirés des faits divers publies dans les magazines et journaux, on se prend souvent adiré.-Non, mais ce n’est pas possible!- A vous d’en lire ou d'en pleurer.I huis le second, a partir d’une hypothèse.Louis Thomas Pelletier, pince-sans-rire doux-amer s'applique a montrer a quel point la face du monde serait changée si une telle hypothèse s'avérait vraie.Des hypotheses abracadabrante, parfois drôles, certaines tirées par les cheveux.11 faut apprécier ce genre d’humour.Renée Rowan .l'ai fait ma carrière avec un vocabulaire de 300 mots.» l’HOI'o VKCHIVTs Dare-Dard San-Antonio DICTIONNAIRE SAN ANTONIO Serge Le Doran.Ercdcric Rclloud, Rliilippe Rose Pleuve Soir.6.11 pages \ \ l I M ( Il A K Il DI- VOIR I inagincz Frédéric Dard a l’Academie française, en .compagnie de San Antonio Berurier.l’inuche, 1 e Tondu et Marie Marie.On assisterait alors a une -joyeuse lôirklnudainc" (fete) qui -casserait sûrement la rondette- (reveiller) des Immortels.Parions que nos acadcinileux (nul besoin ici de Ira (luire) (bloqueraient des noix (trembleraient de peur) avant tie -liquéfier du bulbe- (devenir débile mental) et de -passer au barbecue- (d'etre incinéré).Non, non il faut vraiment -avoir des cerveaux va chôment biseorniches (tordus) pour imaginer ga -, vous dira San Antonio dans son dictionnaire ou s'ela lent néologismes de tonies sortes, calembours et ex pressions métaphoriques que Ton no retrouve pas a priori dans un dictionnire -normal-.Depuis 1950, Frédéric Dard, pardon San Antonio, lord les mots, les torture, en tail sortir sons et images qui sont autant de grincements, de sourires, de riea ncmeiils sur la société française qu'il sait mieux que quiconque sodomiser de la prunelle- (regarder profondément).i e Rabelais -chniivassu (chauve) n'a peut être pas tort de ( lamer haut et tort .1 ai lait ma (’arriéré avec un vocabulaire de !!()() mots Tous les autres, je les ai inventes-.Ses peines trouvailles lie sont pas puisées unique ment dans l'argot et les parlors régionaux de l'Ilexa gone Pour s'en convaincre, il sullit de relire quelques uns de ses 1.0 romans (tous publies elle/ Fleuve Noir) ou de s'initiera-.i ce ilioii leva ah religieu sentent recueillies par trois de ses féroces lecteurs: Serge I e Dorait, AI ans.Frédéric IVIloud, dû ans.et Philippe Rose, dti ans.L es trois journalistes lui ont offert cette année un cadeau: le -Dictionnaire San Antonio- qui a évidemment emu l'auteur le plus lu de toutes les gares de France et de Navarre.¦Je n’y ai pas cm.C’est 10 ans de travail-, a-t-il tout simplement dit au Bouillon de Culture de Bernard Pivot, le 26 novembre.l e 1 )oran.Pelloud et Rose ont eu la bonne idée de ramasser les mots les ](his- signilicalifs du vocabulaire san-antonien et de div iser leur dictionnaire en trois parties: ¦ un lexique des mots communs bases sur des néologismes.des calambours, des mots a l'orthographe modilie ¦ un autre sur les noms propres (beaucoup moins in-tén ss.mt i qui i egroupe les personnages principaux de San Antonie, et ceux notamment dont les appellations peuvent taire l'objet d'un ealambour t-Mec-Béte- de \\ illiatn .-J'expire-).¦ entre ces deux parties se trouve une section rose (la plus drôle bien sur) consacrée a -l'erotisme- et où Ton apprend qu’-enlamer l'hymne glorieux du sinlel dans la tirelire ¦ veut dire -copuler- et que T -honneui signifie tout simplement -la partie géni taie masculine- t-l n coup de genou remonté qui lui meurtrit l'honneur au point de le faire degueuler-, dira encore San Antonio).I es mots pour I lard San Antonio ont vertu de gralli li et l'ecriture est -une espèce de folie pour moi.Lue explosion inhérente.J'écris, .l'écris, .l'écris-, contiera-ii a Pivot Qu'attendent donc ces Messieurs du Quai Conti pom lui donner un coup de -greluche- (téléphone) av ant qu’il ne prenne un billet pour gazonville» (avant qu'il ne uu'iitg»)?CADEAUX DE NOEL r: msmam LA santé intime DES FEMMES Dr Danielle Perreault, nid LX-169 - ISBN 2-89381-152-3 22-1 page.” 16,95 S Des réponses sans enfantillages aux problèmes intimes des femmes.LE DECROCHAGE Serge Miehalski et Louise Paradis LX-144 ISBN 2-89.481-151-5 22 ¦ .y des denflr ?** L— ~rC.m *9 ¦ .^ nj ".v ¦ f"-' : ¦ 3|P|!!$|fL L'AGENDA CROC LX-196 ISBN 2-89381 -159-0 1 1,95 .S Comment ne pas travailler 365 jours par année! ; S988 COMME DISAIT CONFUCIUS.Très Taschereau LX-156 - ISBN 2-89381-127-2 22 1 page- 9,35 S ET SI LES POULES AVAIENT DES DENTS?Louis-Thomas Pelletier LX-180 - ISBN 2-89381-165-5 224 pages 9,35 $ Deux livres CULTES! 0hat Mode d'emploi CHIEN Mode d'emploi .?*- * * * FAI S-TE SAIGNER! La lutte au Québec Jean-Pau! Sa ran It LX-181 ISBN 2 89 )81-164-7 192 page 14,95 S L'histonv captivante du plus grand tin aire de la cruauté.MON C HIEN, MODE D’EMPLOI Erie Pier Spcrandio t.X-125 ISBN 2-89381-111-6 256 pages couverture rigidi 24,95 S MON ( HAT, MODE D’EMPLOI P'r.Boisvert et E.P Spcrandio LX-127 - ISBN 2-89381-112-1 193 pages couverture rigide 24,95 S L’encyclopédie du chat, l’encyclopédie du chien.LESPARAPLl 1ES DU 1)1 ABU F., 1 Mouette I.X 126 ISBN 7 89381-132-9 s.1 p.t t - 1 (>,95 $ l Aie jeunesse en enfer! SK ?SE: 10 années de science-fiction québécoise LX-10 ISBN 2 89381 305 pages 24,95 S Dix auteurs de S-F! •Vv L’année de la science-fiction ctî du fantastique, québécois1 LX 158* ISBN !-89 81 128 0-’ ; ; - page” 28,95 $; Toute la S F de HT90D LOI! IQF FS l.OOl DISQUE Toi,: (51 -t '933-2225 FAX 51 D 933-2182 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ECTAIRAGE DIFFERENT EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIME 1) IS !; 1 I’ 1 v '> I li , I.!¦: S S A M !•: Il I I ,s K T II I M A N ( Il K 1 il D Ê (' E M li I! E I II 9 A BANDE DESSINÉE L I V li, E S li If' C'ÉTAIT LA GUERRE DES TRANCHÉES }Jacques Tardi, édition Casteman r i; PIERRE LEFEBVRE ¦i Gomme beaucoup d'auteur de sa génération, Tardi a toujours refusé de se cantonner à une série ou un personnage.Bien que Us extraordinaires aventures d'Adèle Blanc-Sec, aient joué un rôle important dans sa notoriété, elles ne sont qu’une mince tranche de sa bibliographie avant tout composée d'ouvrages ne se rapportant qu'à eux-mêmes.11 ne faudrait pas en conclure pour autant que la démarche de Tardi est hétéroclite.L'oeuvre est bien au contraire d’une coherence exemplaire et fidèle cj'un bout à l’autre a la vision pessi-iniste, sinon noirâtre, de l’illustrateur du Voyage au bout de la nuit de Ifouis-Ferdinand Céline.|, De toute les différentes visions apparaissant au regard critique de cet artiste, la guerre de 14-18 est sans açjntredit la plus constante et la plus détaillée, üi plupart de ses ouvrages y font plus ou moins référence.Ht ceux n’ayant pas pour cadre notre début de siècle — tel Tueur de cafards .je situant dans le New York des années 80 — demeurent investis d'un jè ne sais quoi de l’esthétique 1900.| Tardi traînait le projet de C'était la guerre des tranchées depuis plus de qix ans, au point où l'ouvrage, avant même sa parution, avait presque at-.teint une dimension mythique.Le \joiei donc enfin.Est-il fidèle aux at-t‘ntes qu'il suscitait?Oui et non.L’al-1 um étant composé de courts récits réalisés tout au long de la dernière c écennie, certaines pages jurent afvec l'extraordinaire renouveau qui sloufflait dans Jeux pour mourir paru Tardi, de crapouillots en ogives.Çâ sësl'«arrête au boor d’une éternité'.On ne savait' plus ot étaient' nos petitions Des Boches ahuris rentraient-chez not»$.j^t vu notre Capitaine retpindre la branchée allemande.On n en pouvait plus, abrutis, hagprds, écceurés de séfré tcubce mal pour rien, car personne nçj gacyiô un pouce de terrain.« n m • M Üifcri*** i Wn mïJÊÈA ' "Wm v-y 11 - 1 s // Jp E) y 11 n or 1 v * IM « L Nki Lan dernier.Ce n'est pas qu’elles soient maladroites, mais le lecteur connaissant l’oeuvre réprime difficilement l'impression d’avoir affaire ici a du «vieux» Tardi et à ses «tics graphiques".comme l'emploi de sa bande sombre au-dessus d'une image afin de la recadrer, et de trouver à certains passages un air non seulement de déjà vu, mais de redite.Cela dit, C'était la guerre des tranchées est un album d'une force indéniable par un des plus grands auteurs contemporains.La guerre de 14-18 est pour Tardi beaucoup plus que la guerre de 14-18, c’est-à-dire l’événement historique en soi.Elle a atteint pour lui la force d’un symbole ou d’un mythe.Comme il le dit lui-même dans la préface de cet album: «En fait, dans tout ça, il s’agit moins de 14-18 que de la guerre.De crapouillots en ogives, c’est la prochaine qui m’inquiète».J’ajouterais à cela que la guerre apparaît chez Tardi comme la métaphore par excellence de la condition humaine, et plus précisément de la dimension sociale de l’humanité dans ce qu’elle possède de plus aliénant.Ainsi, si pour Clausewitz, «la guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens», elle est pour Tardi, et pour ses personnages, ia continuation du contrat social.Ix-s soldats que nous présente Tardi dans C'était la guerre des tranchées sont bien souvent des marginaux, des individualistes forcenés imprègnes de misanthropie, pour qui l’ab-surdité et la cruauté de la guerre est décuplé par leur mépris des institutions et du monde où ils la vivent: «Il détestait les habitants de son im- meuble.Il pensait que les villes étaient constituées d’immeubles semblables et que la France était formé de villes.C’était ça la patrie.C’était pour ça qu’on l'obligeait à se battre, lui, Binet.pour ces gens!!!» Pour ces soldats, l’ennemi n’est pas tant le type d’en face que la guerre elle-même, que cette civilisation qui, poussé à son paroxysme, débouche sur des atrocités pareilles.Car des atrocités, on l’imagine, il y en a eu.Le livre en fourmille.Le plus troublant, c'est qu’elles ont d'abord lieu à l’intérieur même du camp français.Il y a les tranchées elles-mêmes, dont Tardi ne nous épargne aucun détail sordide, puis, par exemple, les gendarmes escortant les fantassins au front et tirant sur les traînards, ou encore les généraux fai sant bombarder leurs propres tranchées pour empêcher les soldats de revenir sur leur pas lors des sorties contre l’ennemi.L’album n’a ainsi rien du récit bis torique didactique tel qu’il pouvait sévir en BD dans les années (il), pas plus qu’il ne peut s’inscrire dans le renouveau de la BD historique des années 80 — cristallisé dans la col lection Vécu chez Glénat— ou les contextes étaient plus souvent qu'au trement interchangeables et prétextes à intrigues et actions d’éclats.En fait, rien ne saurait en être plus éloigné.D’une part, Tardi n< tente pas tant de livrer un portrait du conflit que de simplement rela ter le quotidien, l’horreur quoti dienne qu’est la vie dans une Iran chée.Tout l’ouvrage prend sa forme, et tient son sel, en ce qu’il s'al tarde aux individualités plutôt qu'a l’aventure collective, rappelant ainsi cette vérité toute simple qu'une fou le est avant tout un ramassis d’êtres singuliers.Le procédé ne débouche pourtant pas sur une apologie de l’individu.Passant de récit en récit, Tardi nous empêche de focaliser sur un person nage et d’en faire un héros.Car rien ici ne suggère l’héroïsme, du moins, au sens où on l’entend habituellement.Ce que suggère Tardi, c’est que le véritable courage consistait alors à supporter ce cauchemar et a résister aux idéaux pervertis qui le justifiaient.» I i LttfttiTC LUCE n! LA VITRINE DU LIVRE BAND E I) E S S I N É E IA PETITE LUCIE Joan, édition Im Sirène La France, contrairement aux U.S.A., ne possède pas de tradition dans le domaine du «strip».Rare sont les auteurs la-bas qui s’y consacrent, de sorte qu'un nouveau venu y est toujours une curiosité.Im Petite hteie est d’un humour joyeusement délirant, presque brutal, comme on en retrouve rarement chez les Français.Cette Petite Lucie semble presque issue d’ici, tant elle rappelle le Ti-Coune Ze Wiz Tornado de Lie Giard (édition du Phylactère) ou le Rosebeef d'Obom, que Ton peut lire dans Iceberg.Sans contredit l’album le plus rafraîchissant que j'ai lu cette année.LES NOUVEAUX MECS RalfKonig, édition Glenat L'homosexualité n’est pas un sujet que la BD aborde généralement.Auteur de Im capote qui tue, Kônig, récidive avec Us nouveaux mecs, le récit d'un choc culturel.Axel, que sa femme a laissé, est hébergé par Pierre, un homosexuel qui en tombe amoureux.Si cet album se contentait d’etre drôle ce serait déjà pas mal, mais il est aussi, surtout, l’une des choses les plus saines qu’il m’ait été donné de lire sur la condition homosexuelle.LÈVE TA JAMBE MON POISSON EST MORT! Julie Doucet, édition Drawn and Quaterly Julie Doucet, l’enfant terrible de la BD québécoise, nous présente son premier véritable album.Celui-ci contient essentiellement le travail des premieres années, alors que Dirty Flotte, son magazine, était encore photocopié et broché à la main.Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette oeuvre, elle est des plus particulières.Embrassant une forme des plus libres, se rapprochant du jour- nal intime, Doucet relate ses rêves, rêveries, fantasmes ,et réflexions sur sa condition féminine, A la fois terriblement touchant et d’une virulence vitriolique.(N.B.Contrairement à ce que le titre laisse entendre, cet album est en anglais) LES COMBATS D'AGRIPPINE Claire Brétécher, édition Claire Brétécher Bien que Brétécher ne soit plus la star quelle était dans les années 70, elle n'en continue pas moins de pourfendre la prétention et la bêtise.Avec Agrippine, cela ne se fait plus à travers le prisme des intellectuels de gauche, mais à travers celui tout aussi tordu des adolescents.Si les coups sont moins cruels qu’a l’époque des Frustrés, ils ne tombent pas moins juste.Pierre Lefebvre RALF KONIG LIS NOUVEAUX MECS GMmrt! L’ETAT DU MONDE 1994 Annuaire économique et géopolitique mondial JLJ VVLiL -< Du Monde éditions ia oicouvure / toniol Pour (omprendreje momie d'aujourd'hui ¦ noKf-M, ,.®« L'ETAT DU MONDE 1994 PARCE QUE LA TERRE TOURNE Le seul annuaire économique et géopolitique mondial entièrement mis a jour 640 pages • 24,95 $ L’ÉTAT DU MONDE CADET Une encyclopédie abondamment illustrée conçue pour les 10 a 14 ans.124 pages • 27,95 $ coédition La Découverte/ Syros Alternatives COMPRENDRE LE MONDE D'AUJOURD'HUI Boréal LE Devoir ckac73am 0 Pierre Perret, créateur de mots Bbét 5 tic des Louis passe a la, moulinette, au complcjL de, I/mis IX a Louis XVI.On saisit le ton, la manié» re des le début du livre Çi\ commence par César et, Lucrèce Borgia, avec cette entrée en matière: «Tous les samedis soir, apt es lq turbin, César Borgia, pas-j sait deux bonnes plombes a se confesser.C’était pas de trop pour soulager sq conscience qui était « bar gée comme le radeau de la Méduse».Et comme si la quinzai) ne de pages consacrées à chaque personnage n’étaient pas suffisantes, il en remet avec des notes, en bas de pages Ainsi sur Lucrèce Borgia, Ferret JaiL dans le texte, la référence, suivante: «Honte a cq diable de Victor Hugo qui lui tailla quelques siècles plus tard un eostard pas possible en la chargeant de tous les vices de Ijj leri re».Et il ajoute celle note en bas de page: Sa hiogruj phie laisse à penser que cq bon vieux Victor n’en étajlj pas dépourvu lui mu\ plus».Ferret prend les plus grands elj trouve matière a rigolade.Avec Hem ri IV, voici son entrée en malwTej ••Enfin le voila! Henri, quatrième de la lignée des Henri, l e plus célébré! 1 v plus populaire des rois de France, "Le vert galant on l'avait suruwnn me.Parlant un jour de son loriui-dable «joujou des demoiselles»-, il prétendit sans rire que jusqu'à l'Age de quarante ans, il avait toujours cru que c’était un os!» la suite n’est pas piquée des vers et on eomprendibien pourquoi i lenri est devenu le plus populaire des rois, même s'il a été assassine I tailleurs, l’explication de ce regicide est de la même farine.Mais, c est surtout des monstres que Ferret aime parler: il en fait
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