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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1993-10-02, Collections de BAnQ.

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V ?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR AUTOMOBILE Une idustrie fragile à # la merci de U économie CAHIER E LIVRES L'ombre maléfique de Rebecca PAGE 1)1 L'ÉCONOMIE Le programme du PLC l'emporte PAGE B-1 LES ARTS Desjardins, rockeur céleste PAGE C-l PERSPECTIVES Ne manque plus qu’un Bloc ontarien.En Ontario comme ailleurs, la campagne se joue sur fond de déprime Jean Dion Les libéraux se frottent les mains, les conservateurs se posent de plus en plus ouvertement de sérieuses questions, les néo-démocrates tentent de sauver leur peau et le Reform Party joue les trouble-fête.Vu de Toronto, il ne manque pratiquement qu’un Bloc ontarien pour mettre encore plus de couleur dans la joyeuse galère électorale.Si la «bataille de Toronto» était souvent, par le passé, très attendue — 23 circonscriptions presque toujours chaudement disputées —, l’histoire risque cependant d’être différente cette fois.Comme c’est le cas dans le reste de l’Ontario, les libéraux ont le vent dans les voiles, et les prévisions d’un balayage, même si la campagne est encore bien jeune, s’accentuent.Mais ce n’est pas à leur seule force de persuasion que tes troupes de Jean Chrétien doivent leur succès actuel.La confiance dans les grands partis s’étiole, et les rouges de l’Ontario n’y échappent en partie que parce qu’ils ont l’avantage d’être éloignés du pouvoir — fédéral comme provincial.De fait, profitant de la déroute des conservateurs et du NPD, les libéraux, bien qu’ils se gardent de l’admettre publiquement, ont encore des problèmes à régler, dont Jean Chrétien lui-même.Il fallait voir cette semaine combien les sympathisants du parti s’attardaient à souligner l’image très prime ministerial qu’il dégage.Et combien les organisateurs, malgré ce qu’on peut constater sur le terrain, s’évertuent à nier que leur chef soit un obstacle.Chez les conservateurs, on affiche toujours un optimisme de façade.La dernière semaine a été consacrée à mettre un peu de chair autour de la plate-forme du parti après les moments plutôt difficiles qu'avait connus Kim Campbell.Un conseiller de la première ministre confiait cette semaine que tout allait pour le mieux, que la campagne se déroulait selon le calendrier prévu.Il reste encore trois semaines avant le scrutin, fait-on valoir, et il importe de procéder par étapes.Plusieurs ont cependant lu entre les lignes qu’une ébauche de programme, à tout le moins, était absolument nécessaire pour éviter un désastre lors des débats des chefs de deijiain et lundi.A Toronto, les conservateurs sont d’ailleurs étrangement absents du décor urbain." La chose n’a peut-être qu’une valeur symbolique, mais les libéraux semblent déjà avoir gagné la guerre des affiches.Les lettres «PC», ici, se font rares.Même lors du discours de Mme Campbell devant des gens d’affaires lui étant acquis, mardi, l’arrière-scène n’était constituée que d’un vaste panneau bleu, sans aucune allusion partisane.Et le «livret bleu» renfermant les orientations du parti va plus loin.Pas une fois, en quarante pages, n’y peut-on lire les mots «progressiste-conservateur».Il n’y est question que d’un «gouvernement Kim Campbell».Sage, dans une provinêe où «conservateur» égale «libre-échange», cette dernière expression étant unjxxi taboue.Hier, des sondeurs parlaient d’«effondrement» des conservateurs, une déroute qui profiterait cependant moins aux libéraux qu’au Refonn Party, qui gagne sans cesse en popularité dans l’Ontario rural et «s’approche» lentement mais sûrement de Toronto.Dans la ville même, les progrès de Preston Manning sont loin d’être acquis.lu disparité ethnique des circonscriptions centrales assure encore aux libéraux de solides assises, et les néo-démocrates y luttent avec la dernière énergie, celle du désespoir.Mais dans la grande banlieue, le «Golden Horseshoe» généralement blanc et de classe moyenne, l’attrait du Reform n’est pas négligeable.Dans Toronto, où l’immigration est galopante — deux fois plus élevée qu’à Montréal, par exemple —, les réformistes ne manquent d’ailleurs pas de jouer cette carte.Hier encore, Preston Manning faisait ressortir que l’immigration ix'ul être une bonne chose d;uis la mesure où l’économie présente un rendement suffisamment élevé pour l’absorber.Dans les circonstances qui prévalent ici, est-il besoin de faire un dessin?Toute cette bataille se déroule cependant sur fond de profonde déprime.Sans être scientifiques, les reportages des journaux, les tribunes téléphoniques, des entretiens avec des ix'tits commerçants et de simples résidants rappellent quand même que Toronto-la-pure, To-ronto-la-dorée connaît sa part de problèmes.Ije centre-ville se dégarnit à un rythme accéléré, le taux de chômage y a rattrapé la moyenne nationale, et il s’en trouve un nombre impressionnant pour ne plus croire à grand-chose côté ixilitique.Il n’en faut pas plus pour que la Ville-Reine soit tentée, le temps d’une campagne électorale, de vivre au rythme des Bleus.Mais pas nécessairement ceux auxquels on pense.«Une chance qu’on a les Blue Jays, disait cette semaine une dame.Ça nous aide à penser à autre chose.» «Une chance qu’on a les Blue Jays, ça nous aide à penser à autre chose.» I N Le» Actualités .A2 Agenda tnhurvl.ClO Ann.dasaées.Bl 1 Ixs Arts.Cl Avis publics.B9 économie.Ht Éditorial.Al O E X Idées.Al 1 livres.1)1 Le Monde.A7 Montréal.A3 Mois croisés,.111O Politique.A5 Los Sports.1112 Météo Nuageux Max: M Détails en Bit) Objectif: 24,5 millions$ PHOTO JACQUES GRENIER , r / A,r-U|- IV" EN LANÇANT sa campagne de financement, hier, à Montréal, Centraide a établi un record mondial pour la plus longue bannière de rue.Plusieurs milliers de marcheurs, dont des dizaines de personnalités (Fernand Daoust, président de la FTQ, la comédienne Andrée Lachapelle.) ont transporté les 840 pieds de tissu le long de la rue Sainte-Catherine.La bannière portant le logo de l’organisme a été transportée de l’intersection de l’avenue McGill College au Complexe Desjardins, où Karen Young et Robert Marien, entre autres, ont interprété la chanson thème de la campagne.La marche était également agrémentée de quelques fanfares et d’une trentaine de mascottes.D'ici au 7 décembre prochain, Centraide espère recueillir 24,5 millionsS afin de financer 216 organismes œuvrant auprès des démunis de la métropole.L’organisme fait appel à la générosité populaire pour atteindre cet objectif.On peut faire parvenir son don au 493 rue Sherbrooke ouest, Montréal, H3A 1B6.Tél.288-1261.La fête de Phorreur Le Festival international du cinéma fantastique veut redonner les lettres de noblesse à la série B Manning attaque Bouchard «Il n’y a aucune ouverture au Canada pour la souveraineté-association» JEAN I)ION LE DEVOIR Toronto — Preston Manning refuse les demi-mesures: s’il n’en tient qu’à lui, les Québécois devront faire leur deuil de la souveraineté-association et choisir entre le fédéralisme canadien et l’indépendance pure et simple.Le chef du Reform Party a lancé cet avertissement, hier, dans un discours à saveur consti- T tutionnelle prononcé devant quelques ^ [ O centaines de membres du Canadian v t* Club et de l’Empire Club, à Toronto.'w WËÊË& * Soucieux de faire échec au Bloc québécois, qu’il entend «battre» en envoyant plus de députés que lui à Ottawa, M.Manning a déclaré que «les réformistes qui feront partie du 35e Parlement du Canada s’engagent à dire la pure vérité aux Québécois quant à l’état de l’opinion en matière constitutionnelle à l’exté-rieur du Québec».«Cette vérité, c’est que les Québécois qui veulent se séparer ont le choix entre l’indépendance et le Canada.Nous voulons que les défenseurs du séparatisme ne puissent plus occuper le terrain mou et flou de la souveraineté-association qu’ils offrent aux Québécois comme VOIR PAGE A 12: MANNING .-.— ., , i Pour un gouvernement fort et interventionniste Frank McKenna incite Chrétien à adopter sa recette PIERRE O’NEILL LE DEVOIR L^économie canadienne a besoin d’un gouvernement f fédéral fort et interventionniste, dit le premier ministre Frank McKenna, qui incite son chef fédéral Jean Chrétien à suivre l’exemple du Nouveau Brunswick, pour remettre le Canada sur ses rails.De passage à Montréal hier, M.McKenna a expliqué le secret de la réussite de son gouvernement à un groupe de candidats libéraux et de partisans du parti.«Nous avons adopté un programme très activiste au Nouveau-Brunswick et nous avons besoin à Ottawa d’un partenaire national pour poursuivre notre travail».L’essentiel de la causerie du premier ministre du Nouveau-Brunswick a consisté en une énumération des réformes que son gouvernement a réalisées pour accroître VOIR PAGE A 12: MCKENNA ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Préparez vos valiums.C’était hier soir, au Palace, avec Return of the Living Dead 3, de Brian Yuzna, que s’ouvrait le Festival international du cinéma fantastique de Montréal, dans une vapeur d’effets spéciaux, de ketchup, de bruit, d’horreur et de chair décomposée.Une sorte de Roméo et Juliette aux enfers.Cinéphiles montréalais, vous n’ètes pas tous conviés aux treize jours du grand bal de ces vampires-là.Le public-cible se situe entre 16 et 39 ans, il est amateur de gadgets et de grand frisson, peu argenté en moyenne.Le film d’horreur est généralement snobbé, dit le directeur du festival, Sylvain Krief.Une certaine intelligentsia a qualifié ces œuvres noires et rouges de films-détritus, de films-boubelles.«On entend redonner ses lettres de noblesse à la série B», dit-il.Sylvain Krief considère faire œuvre utile avec son festival.En temps normal, environ 90% des films VOIR PAGE A 12: HORREUR rilOTO JACQUES GRENIER n j /.De Paris de Sylvain Krief, le grand patron du Festival du cinéma fantastique de Montréal, le fantastique quitte les voies de l’horreur pour évoluer vers l’humour.Querelle linguistique à Barcelone Interdit sous Franco, le catalan s'impose progressivement M IC H E I.B O L E - RIC H A R I) LE MONDE Madrid — Ils n'étaient pas très nombreux.Seulement deux cents à trois cents personnes, parents et enfants, venus en autocars de Catalogne, vendredi 24 septembre, pour protester dans la capitale.Ils ont déployé tranquillement leurs banderoles devant le ministère de l’Education: «libre choix de la langue», «Catalogne: dictature linguistique», «Non à l'imposition du catalan».Les responsables de la Coordination des associés de la défense de la langue castillane (CADECA) sont venus faire part de leurs doléances.José Ignacio Allué.le président, les a résumées ainsi: «Nous ne sommes pas anticatalans.Nous défendons le bilinguisme et demandons la liberté de choix des familles.A l’école, il y a un monolinguisme radical, tandis VOIR PAGE A 12: BARCELONE t i V I.K I) K V DI l< ¦ I.l'i S S A M K DI 2 K T I) I M A X C II K 3 0 (' T 0 II II K I il !) :i ?LE DEVOIR ?ACTUALITÉS MANNING «Votez par conviction, non par stratégie» SUITE DE LA PAGE 1 intermédiaire entre l’indépendance et le Canada.» «Nous les expulsons de ce terrain en disant clairement qu’il n’y a aucune ouverture à l’extérieur du Québec pour une souveraineté-association du type proposé par Parizeau et Bouchard», a dit M.Manning, ajoutant qu’un gouvernement fédéral obligé de négocier avec Québec n’aurait qu’un souci: «maximiser les profits et minimiser les coûts pour le reste du Canada».Il a du même coup appelé les Canadiens à «voter par conviction» et non par stratégie, et à déléguer plusieurs membres de sa formation aux Communes.«Une telle présence du Reform permettrait d’empêcher les vieux fédéralistes présents au Parlement de compromettre les intérêts constitutionnels du reste du pays en faisant des concessions inacceptables aux séparatistes du Québec», a-t-il dit.Ces «vieux fédéralistes», ce sont ceux des partis traditionnels, a ajouté M.Manning, qui entend leur opposer un «nouveau fédéralisme», seul garant de la consolidation de l’unité canadienne et du maintien du Québec à l’intérieur de la fédération.Le chef du Reform s’est en effet dit persuadé que les «séparatistes» québécois allaient gagner la bataille de la souveraineté-association si les électeurs canadiens continuent d’appuyer les conservateurs ou les libéraux.«Si les prochaines élections provinciales au Québec, suivies d’un autre référendum sur la souveraineté, ne sont que la poursuite de la lutte entre les séparatistes et les vieux fédéralistes, il est probable que ces derniers perdront.Mais si, à l’inverse, on fait en sorte que la lutte en soit une entre le séparatisme et un nouveau fédéralisme vigoureux, la fin de l’histoire pourrait être bien différente», a-t-il affirmé.Prenant prétexte de ce que Lucien Bouchard avait vanté les vertus de la souveraineté sur la même tribune, il y a dix jours, M.Manning a laissé de côté les questions économiques pour s’attaquer résolument aux problèmes constitutionnels.«Je ne suis pas un séparatiste.Je suis un fédéraliste de l’Opest», a-t-il déclaré.A cet égard, il a repris le credo réformiste de l’égalité des provinces et des citoyens, rejetant la notion des deux «races» fondatrices, caractéristique du «vieux fédéralisme» et qui ne mène qu’à un «statut spécial pour certains groupes basé sur la race, la langue et la culture».Entre autres dispositions, le «nouveau fédéralisme» à la Manning remettrait ainsi aux seules provinces la responsabilité de «préserver les distinctions linguistiques et culturelles».Interrogé à savoir quel serait, dans ce contexte, le sort des minorités francophones du Canada, il a simplement répondu que le gouvernement fédéral aurait pour rôle de «prévenir la discrimination».Sur la question du Québec, le chef du Reform a rappelé l’entente entre John A.McDonald et Georges-Étienne Cartier qui a conduit au pacte confédératif de 1867.«Pourquoi est-il si impossible que des nouveaux fédéralistes de l’Ouest de la rivière Ottawa et d’autres de l’Est ne puissent se lier pour former le nouveau Canada du XXIe siècle?» a-t-il demandé.Tout simplement, devait-il lui-même répondre, parce que le Québec n’a pas encore trouvé son propre «champion» du nouveau fédéralisme.M;iis comment y arriver, étiint donné que le Reform ne présente aucun candidat au Québec?«Nous devons procéder par étapes, afin d’éviter que seuls les anglophones du Québec votent pour nous comme ils le font pour le Parti Égalité», a dit M.Manning, confiant que le «champion» viendra une fois que le Reform aura fait le plein de sièges aux Communes.Le discours du chef du Reform a été fort bien accueilli par son auditoire, qui l’a applaudi à plusieurs reprises.De sérieuses rumeurs, apparemment confirmées par des dirigeants de l’Empire Club, couraient toutefois à l’effet que le parti avait bien pris soin de «paqueter» la salle de ses supporters.Par ailleurs, l’intervention de Preston Manning survenait au moment où le Reform Party est en train de se transformer en véritable épouvantail pour les partis traditionnels.Enregistrant déjà d’importants gains dans les provinces de l’Ouest — au-delà de 40% des intentions de vote en Colombie-Britannique —, le parti travaille également avec un certain succès à se trouver une niche en Ontario.A tel point que les trois chefs «nationaux» ont senti le besoin, cette semaine, d’attaquer le programme électoral des réformistes.Mardi, Kim Campbell a consacré de longues minutes à mettre en pièces le projet Manning de réduction du déficit, puis, mercredi, c’était au tour d’Audrey McLaughlin et de Jean Chrétien de sonner l’alarme quant à la politique de soins de santé du Reform, qui prévoit que les provinces auraient la latitude d’imposer un ticket modérateur.Ces invectives, dont M.Manning s’est dit flatté parce quelles prouvent l’importance de sa formation, ont eu pour effet de mettre le principal intéressé sur la défensive et de le forcer à s’expliquer.Mais l’approche populiste qu’affectionnent les réformistes semble poursuivre ses ravages.Et si ce sont les conservateurs qui en pâtissent le plus, en Ontario, il y a jusqu’aux néo-démocrates pour concéder ouvertement que la poussée du Reform lui permet de gruger tant dans leur électorat traditionnel que dans le «vote de protestation» qu’ils cherchent à incarner.Au-delà d’une gestion financière stricte qui lui vaut des appuis, le Refomi joue également sur la question de l’immigration, que M.Manning a évoquée hier lors d’une tribune téléphonique à la télévision, de même que sur le law and order, une intransigeance envers la criminalité qu’il place bien en vue dans son programme et qui séduit une partie de l’électorat urbain.Hier, M.Manning a ainsi déclaré qu’il favorisait une diminution à 150 000 du nombre d’immigrants au Canada, l’arrivée massive de ressortissants étrangers n’étant souhaitable que dans la mesure où l’économie en permet l’intégration sans heurts.Cette position lui vaut fréquemment d’être taxé de racisme.Maintenant habitué au reproche, le chef du Reform rétorque simplement que sa politique d’égalité de tous les citoyens prouve exactement le contraire.HORREUR 56 longs métrages SUITE DE LA PAGE 1 fantastiques ne sont jamais présentés en salles mais aboutissent directement sur les tablettes des clubs vidéo.«Brain Dead, qui reçut les palmes du festival l’an dernier, n’est sorti dans aucun cinéma d’Amérique du Nord.Un rendez-vous comme le nôtre permet de présenter ces œuvres sur grand écran.» L’événement en est à sa seconde édition et veut vivre.Envers et contre tous.Comme dans toute bonne série B qui se respecte, le festival avait pourtant débuté sur une note noire.Car Sylvain Krief, qui a d’ailleurs une tête un peu «draculienne», fait parfois aussi peur que ses films.Cette année, une forte odeur de soufre accompagnait la désormais célèbre conférence de presse du 9 septembre, placée sous le signe de noires révélations et de glauque confusion.On apprit que Sylvain Krief n’avait pas payé un certain nombre de fournisseurs pour son dernier festival.Chèques sans provision, promesses non tenues, laconique et inquiétant télégramme: Boil Krief Alive expédié par le "^réalisateur néo-zélandais Peter Jackson (gagnant du grand prix) furieux de ne pas avoir été remboursé pour certains frais de transport.L’horreur était dans la salie de conférence, et le directeur suait dans la marmite.«Les trois jours qui ont suivi nous ont laissés très abattus, dit-il aujourd’hui.Il y avait des chats noirs dans toutes les chambres, puis on a retourné la situation à notre profit.Des témoignages de sympathie nous sont parvenus, nos commanditaires ont tenu bon à nos côtés.» En entrevue, Krief évoque sourdement la vengeance de personnes qui voudraient lancer un festival du fantastique concurrent.Il parle d’affaire montée en épingle, affirme aussi que non, ses coffres ne sont pas pleins, mais que promis, cette année il paiera tout, même si un festival ne reçoit pas de subvention gouvernementale, même si lui-même ne se verse pas de salaire, mais compte sur l’apport des commanditaires et la vente des billets.Le budget d’opération est de 350 000$.Qui vivra verra.Qu’est-ce que le fantastique?Tout le cinéma qui se situe hors des normes, répond Krief.Pas juste les monstres.Le thriller, l’insolite, le gore.» Bien des grands ont tâté en leur temps de l’épouvante, Spielberg, Polanski, et bien sûr Cronenberg.En 69, Georges A.Romero, alors tout jeune, réalisait avec des amis, une imagination débordante et trois sous le premier Retour des morts vivants, immédiatement classé chef-d’œuvre du style dégoulinant.Depuis toujours roulent, bien sûr, les classiques réapprêtés à toutes les sauces.Le bébé de Rosemary dont on retrouve vaguement l’esprit au festival à travers The Neighbor, les vieux spectres issus de la littérature, l’incontournable Edgar Allen Poe qu’on adapte aujourd’hui comme hier (comme dans Deux yeux maléfiques, de Dario Argento et George A.Romero, présenté au festival).Le fantastique a connu ses belles heures au milieu des années 70 quand L’Exorciste, de Friedkin, fit des petits, puis le genre déclina un peu.Aujourd'hui, ça remonte et îes budgets aussi.On trouve encore bien de la pure série B, de la broche à foin et du caoutchouc brûlé, mais aussi, phénomène nouveau, de budgets parfois honorables.Return of the living Dead, de Brian Yuzna, est tout de même une production de 4 millionsS.De l’avis de Sylvain Krief, le fantastique quitte tranquillement les voies de l’horreur traditionnelle pour évoluer vers l’humour.«Tout un chacun possède un ordinateur sur lequel il peut s’amuser à créer des effets spéciaux.Les beaux jours de L’Exorciste sont révolus, l’effet de surprise envolé.Le public sait que les monstres sont en plastique.Alors les cinéastes ne font plus semblant d’y croire, et multiplient les clins d’œil.Par ailleurs, il y a de plus en plus de films fantastiques sans effets spéciaux.Vous ne trouverez pas une goutte de sang dans Turn of the Screw, de la Britannique Rusty Lemorande, présenté au festival.» Le deuxième rendez-vous du fantastique ne veut surtout pas répéter la gaffe du premier, quand ses dates chevauchaient celles de Festival du Nouveau Cinéma, et que les critiques de cinéma, incapables de tout couvrir, avaient envoyer balader le fantastique, ses zombis, ses spectres et ses bruyants trucages.La fête de l’horreur se tiendra cette année surtout au Quartier-latin, avec 56 longs métrages toute catégorie, dont douze en compétition.Deux fois moins que l’an dernier.Mais la direction se veut désormais plus sélective dans ses choix.Il y a huit premières mondiales, plusieurs courts métrages, un volet «Classiques du fantastique» présenté à la Cinémathèque, une démonstration de maquillage par des experts ès épouvante.L’an dernier, les organisateurs attendaient 50 000 spectateurs, cette fois, plus réalistes, ils visent le 45 000.Mais peut-être en rejoindront-ils 35 000, comme la dernière fois.Un grand souffle VALÉRIE LEHMANN \ A la place de l’explosion britannique promise, surgit un grand souffle belge.Michèle Anne de Mey en est l’auteur.Invitée pour la deuxième fois au Find, cette jeune chorégraphe bruxelloise a amené avec elle une danse sublime.Sonatas 555 n’est pas constitué seulement de neuf danseurs, d’un mouton et de neuf sonates de Scarlatti.Sonatas 555 n’est pas qu’une hyperchorégraphie, comme le définit sa créatrice.Sonatas 555 est un moment de plaisir infini, une heure de bonheur.La danse y est bouleversante.La gestuelle est très codée, le canevas dramatique est assez rigide, la structure du spectacle est cartésienne, néanmoins chaque mouvement respire la tendresse, la chaleur et la beauté.Et ce qui bâtit ces impressions ne se trouve ni dans le style de danse, ni dans le talent des interprètes (remarquables), ni dans l’ingéniosité du décor ou dans l’éloquence des éclairages, il réside dans le fait que cette danse complexe dans sa forme et son propos est accessible à tous, sans détour, sans prétention.La force du spectacle de Michèle Anne de Mey est là, dans ce génie à transformer un travail scientifique en une pièce apparemment toute simple.Dire que seule l’approche musicale de cette artiste rend idéale la danse serait faux, car ce n’est parce que Mey sait ce qu’est un contre-point, un contre-rythme, ni parce qu’elle voue à Scarlatti un amour inébranlable, que son spectacle a un tel souffle.Il n’y a pas d’autre issue que d’aller voir Sonatas 555 pour comprendre ces choses (ce soir, à la salle Mercure).Raconter les envolées, les sauts, les tours ne sert à rien.Expliquer les lignes géométriques, l’exploration Dimensionnelle de l’espace scé- nique est vain.Four s’apercevoir combien les respirations poético-philosophiques pleines d’humour qui segmentent la pièce sont elles-mêmes des moments inoubliables, il faut vivre, aux côtés du mouton, Sonatas 555.Ainsi, celle que l’on considère souvent comme la petite soeur d’Anne Teresa de Keersinaeker a réussi un sacré tour de force.L’Intellectuelle, celle qui se donne l’air d’une femme de tête intouchable, a fait preuve de beaucoup de logique.humaine.Sonatas 555 pourrait bien être la révélation du festival intematio-nal.de nouvelle danse 1993.Évidemment, le Beppie Blankert Dansers Studio, à côté de ce grand souffle, fait figure de courant d’air.Sa pièce Ives, composée en hommage au compositeur américain des années 20, Charles Ives, n’a ni l’envergure, ni l’aspect soyeux de Sonatas 555.la première partie de l’heure et demie que dure Ives, intitulée Charles, se révèle même carrément insipide.Il faut supposer que Beppie Blankert, sous l’emprise de sa passion pour Ives, n’a pu façonner une oeuvre consistante, pour accepter cela; pendant trente minutes, un formidable chanteur, un pianiste de classe et deux talentueux danseurs (mais comédiens moyens) s’amusent à blaguer gentiment sur des airs de comédies musicales US des années 1020.La danse est si déconnectée du reste des propositions théâtrales et chantées que l’on a du mal à en saisir le propos.Elle parait en outre écrasée par la musique.Heureusement, la deuxième partie, plus récente que Charles, est bien meilleure.la danse y trouve une légitimité incontestable et la chorégrpahie s’y enrichit.La qualité esthétique des mouvements de groupe à six ou huit danseurs parvient même à faire oublier la première partie.C’est vers la fin que le spectacle vaut un soupir de soula- I æs, dansé par les Holandais Beppie Blankert Studio.gement.Bien que l’on ait envie d’une oeuvre beaucoup moins formelle au niveau de la mise en scène et du texte, -compte tenu du sujet spécifique qui fraite d’un homme excentrique-, Ives n’est jxis une mauvaise pièce.Il faut éviter la première partie, c’est tout (jusqu’à dimanche, à l’Agora).Hitiva I ^ln>ttrr\èti»r\*( Jf /Jovvfflf aoLr\se BARCELONE Le modèle québécois MCKENNA SUITE DE LA PAGE 1 que dans la me, c’est le bilinguisme.Nous sommes confre la méthode d’immersion linguistique pure et dure et contre le fait que les enfants de trois à huit ans n’aient aucune heure d’enseignement en castillan.» Les protestataires réclament donc l’application d’une décision du Tribunal suprême de 1985 qui reconnaissait le droit de recevoir l’enseignement en castillan et se déclarent disposés à saisir le Conseil constitutionnel.Le lendemain, lors des fêtes de la Mercé, la fête de Barcelone, l’archevêque Ricard Maria Caries et le maire Pascual Ma-ragall se sont émus devant le roi et la reine d’Espagne, venus recevoir la médaille d’or de la ville, des attaques contre le catalan.«Bien que nous acceptions le droit à la différence et à la critique, s’est étonné l’archevêque dans son homélie, certaines prises de position récentes et des critiques graves faisant référence à la Catalogne devraient être plus raisonnables et plus mesurées afin quelles ne dérivent pas vers un affrontement entre les peuples.» Le ton était pour le moins inhabituel de même que les propos du maire en de pareilles circonstances.Pour apaiser ies inquiétudes, Juan Carlos a prononcé son discours en catalan afin de bien montrer que cette langue opprimée pendant la dictature franquiste avait désormais pleinement droit de cité.Il y eut bien quelques indépendantistes brandissant des affiches avec ces mots «Ijes Catalans n’ont pas de roi» ainsi que des slogans anti-espagnols, mais cette diversion contestataire s’est produite pratiquement dans l’indifférence générale d’une foule importante applaudissant le couple royal.Ces deux événements a un jour d’intervalle sont-ils les prémisses d’une querelle linguistique sous-tendant le vieil antagonisme enfre la Catalogne et la Castille prêt à resurgir quand des frictions se produisent?Pour le moment, la tentative de mettre le feu aux poudres faite par le quotidien conservateur ABC s’est transformée en pétard mouillé.Ce journal titrait à la «une», le 12 septembre, sous une photo de Jordi Itojol, président de la Generalitat (gouvernement) de Catalogne: «Comme Franco, mais à l’inverse: persécution du castillan en Catalogne».Un long article en forme de réquisitoire contre «le processus de normalisation linguistique» et le système d’«immersion».statut d’autonomie de la Catalogne du mois de décembre 1979 reconnaît comme langues officielles le catalan et le castillan et précise que le Generalitat «prendra les mesures nécessaires afin d’en assurer la connaissance et créera les conditions qui permettent leur entière égalité.».Ir 18 avril 1983, une loi de normalisation linguistique a été promulguée avec l’approbation de tous les partis afin de promouvoir cette égalité.Son article 14 alinéa 2 stipule néanmoins que «les enfants ont le droit de recevoir le premier enseignement dans leur langue habituelle, qu’il s’agisse du catalan ou du castillan.L’administration devra garantir ce droit et mettre en oeuvre les moyens nécessaires à cette fin.».Peu après, un plan d’immersion a été mis en place afin de combler le retard incontestable du catalan sur le castillan qui existe encore aujourd’hui.Ce plan inspiré des méthodes utilisées au Québec prévoit une imposition graduelle du catalan comme langue de scolarisation.Sans vouloir trancher le débat, il est en tout cas clair que les horaires de cours dans les trois premiers cycles de l’enseignement primaire favorisent le catalan mais qu’ensuite le castillan reprend du terrain.Toujours est-il que des réticences se sont exprimées sur le thème volem castella (nous voulons le castillan).Certes, elles sont très minoritaires et ne concernent qu’une trentaine d’établissements sur les 2730 centres d’enseignement primaire de Catalogne.Ije journal La Vanguardia, de Barcelone, s’en est pris à «l’irresponsabilité d’ABC», estimant que, «comme la guerre de Troie, la guerre linguistique n’éclatera pas parce que, à l’exception de cas individuels qu’il ne faut pas cacher, le peuple de Catalogne non seulement ne veut pas cette guerre, mais la rejette».El Pais, de son côté, à dénoncé «les secteurs d’extrême droite qui manipulent les protestations de quelques douzaines de familles», ajoutant que «la Catalogne a deux langues, veut deux langues et une seule paix, n’en déplaise à certains».la majorité de la population ne refuse effectivement |xis ce processus de catalanisation de l’enseignement.Comme le fait remarquer un observateur, sa connaissance est désormais devenue indispensable pour pouvoir s’intégrer dans la société.le catalan est devenu pour tous les immigrés un objectif qu’ils revendiquent et cherchent à imposer.Pour les autres, sa maîtrise est souvent la condition sine qua non d’accession aux sphères du pouvoir politique et économique.«Ix‘ catalan est la Langue de la haute bourgeoisie de la réussite.Il est donc nécessaire de bien la connaître», dit-on sans ambages.C’est |x>ur cela qu’il n’est pas facile de recueillir une majorité suffisante dans les centres scolaires pour revenir au castillan comme la loi le per-met le gouvernement catalan, après avoir pris le temps de la réflexion, a décidé de contre-attaquer et d’annoncer son intention «de poursuivre et de renforcer» l’actuelle politique linguistique, car le catalan est «clairement en infériorité en Catalogne même».Une nouvelle loi d’actualisation et d’ajustement de la normalisation linguistique sera présentée devant le Parlement avant la fin du mois de novembre.Elle a pour but d’assurer l’utilisation du catalan dans les administrations et dans l’audiovisuel en application d’un plan général adopté le 26 juillet par le Conseil social de la langue catalane présidé par Jordi Pujol.Non seulement les autorités de Catalogne refusent de se laisser intimider par ce qu’elles estiment être des «provocations grossières», mais elles sont bien décidées à aller de l’avant jxmr que le catalan trouve une place indiscutée dans la société./ L'espoir et la stabilité SUITE DE LA PAGE 1 l’activité économique de la province tout en préservant les acquis sociaux.Pour les trois dernières années, le gouvernement McKenna est parvenu à équilibrer son budget et il prévoit un surplus |X)ur celui de l’an prochain.«Nous nous en sommes tenus à une façon saine de gérer nos finances».Parallèlement à l’assainissement de ses finances publiques, le Nouveau-Brunswick a mis sur pied une centaine de programmes centrés sur la formation de la main-d’œuvre, la création d’emplois et la modernisation des politiques sociales.Le gouvernement McKenna a même procédé à une réforme de son système d’éducation.Ainsi, il s’est attaqué de front au problème du décrochage scolaire.Si bien qu’aujourd’hui le Nouveau-Brunswick affiche le plus bas taux de décrochage scolaire de toutes les provinces.Grâce aux réformes du système de santé, M.McKenna affirme que son gouvernement a réalisé des économies substantielles qu’il a réinvesties dans les programmes sociaux.Cela sans avoir réduit l’accessibilité ou la qualité des soins.«Nous avons réfonné le système de santé pour le protéger».Selon M.McKenna, le succès des réformes mises de l’avant par son gouvernement devrait servir d’agenda pour la conduite des affaires du pays.Et à son avis, le programme du P;irti lilxéral du Canada est dans cette optique l’instrument de base, le guide qui comporte toutes les hypothèses de solutions devant permettre à Jean Chrétien de stimuler l’économie tout en préservant les acquis sociaux.Jean Chrétien dont il a fait l’apologie: «Un homme d’ex-ix'riencc et d’intégrité, un chef politique qui incarne l’es|X)ir et la stabilité».Par ailleurs, l’éventualité de l’élection d’un grand nombre de candidats du Bloc québécoise ne paraît iras aussi angoissante pour M.McKenna que pour I )avid Peterson.Ce phénomène de l’émergence des partis régionaux, il l’explique par la frustration des Canadiens à l’endroit des institutions politiques.Il n’y voit pas de tragédie.Il prévient cependant les Québécois que ce n’est pas envoyant une forte délégation du Bloc à la Chambre des communes qu’ils vont générer des changements ou créer des emplois.«Ce n’est pas ce qui va mettre du pain et du beurre sur la table des Québécois».L’éventualité de l’élection d’un grand nombre de candidats du Bloc ne paraît pas aussi angoissante pour McKenna que pour Peterson LE LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514) 985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985-3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans Irais) • 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants son! valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements poslaui.Montréal (514)985-3355 IJi DEVOIR est publié par IJ*.DEVOIR Ira dont I»* siege social est situé au numéro 2050 de Bleury, 'R* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9 II est imprimé par les Imprimerie Québécor DiSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Int.912 ouest rue Saint Jacques, Montréal.I .’Agence Bresse Canadienne est autorisée à employer et iî diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inr .775 bout, lebeau.Si lament Envoi de publication Enregistrement no 0858 DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québe» téléphone général (:> 1 -t) 085-3535; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985 3399.A1C y B 12 I.E I) E V 0 I H .LES S A M EDI 2 E T I) I M A X ( Il E S 0 (' T (I B K E I !> !l B LE LES SPORTS G I L L E MARCOTTE ?Ceux qui marchent La pile est rendue épaisse comme deux «Petit Robert» et la jaquette jaune que j’ai à l’oeil depuis un bon bout de temps est en train de disparaître sous «L’agenda du sportif», «L’entraînement dans les sports», «L’Almanach moderne 1994» avec le défunt Claude Mouton souriant aux éclats en page couverture et «Cuisine séduction», un livre de recettes sur l’art de manier le «tamiseur» et celui, j’imagine, de jouer avec les chandelles sans faire de dégâts avec la cire.Enfin! La jaquette jaune, celle qui m’attire surtout, c'es: «La marche sportive», avec en exergue, «Pour la santé et la forme!».Ce n’est pas vraiment du livre que je veux parler — une autre fois peut-être — mais plutôt de son thème, qui m’est cher, comme à bien d’autres, vous allez voir.La marche, mes amis, ça marche assez fort merci ces temps-ci.Croiriez-vous que ce sport, sorti un moment de l’entrefilet, grâce à Guillaume Leblanc, qui a marché jusqu’à la médaille d’argent à Barcelone, regroupe aux alentours de 10 000 adeptes dûment inscrits à la Fédération québécoise et dans les 43 clubs répartis à travers la province, dans les régions de Montréal et de Québec principalement En ville, la semaine, souvent en dehors de la ville, même du pays, le week-end, il y a plein de monde qui marche «sportivement», sur l’asphalte, dans des sentiers, à la campagne, à la montagne.Une façon de commencer à voir ce qui se passe dans le monde pedestre, c’est de donner un coup de fil à une dame qui s’appelle Nicole Blondeau, à Fédé, comme on dit.La Fédé à sa revue trimestrielle, qui vous tient au courant des activités de la majorité des clubs, qui contient des récits de randonnées, qui vous parle des dernières godasses sur le marché, ainsi de suite.Une autre, c’est de marcher sur Sainte-Cathrerine, en direction du Pont Jacques Cartier et de vous arrêter, tout juste passé De Lorimier, à une boutique, qui donne depuis longtemps dans le plein air et où on n’est pas avare de son temps ni trop avide de votre argent; où vous pouvez en apprendre rapidement de bouches sympatiques et expertes dans le domaine.Sa s’appelle La Cordée, il y en a 'autres, je n’ai pas encore fait tout le tour, mais c’est la plus grosse du genre.Je voulais savoir pourquoi et combien, les chaussures de marche?On m’a dit que c’était une question de confort et de support, qu’il y a un rapport entre les deux, que plus le confort est grand, plus le support est discret et sophisitqué et que la Cadillac de ces semelles, la Méphisto, coûte 500$.Mais pour soixante dollars, vous pouvez toujours avoir de quoi entreprendre votre carrière de marcheur décemment.Toute la gamme est là, jusqu’aux botillons design, c’est à votre guise, et comme le disait le jeune vendeur, ça dépend des goûts de chacun car il y a toutes sortes de marcheurs.Oui, toutes sortes , on peut l’observer, chaque jour Il y a ceux qui marchent résolument,ceux qui ont le pas résolument lent, ceux qui marchent par là, ceux qui marchent au pas, ceux qui clopin-clopant, ceux qui le pied au fond, ceux qui la pédale douce, ceux qui les jambes à leur cou, ceux qui marchent droit devant, ceux qui marchent à reculons, ceux qui marchent sur leur orgueil, ceux qui marchent sur la lune, ceux qui marchent fort, ceux qui marchent à la une, ceux qui marchent les marche-t-on, ceux qui causent en marchant,ceux qui marchent pour des causes, contre la violence, contre le SIDA, pour les condoms, contre les condoms, pour l’amour, contre le pro-tectionisme, pour l’aération des grands édicices, pour le discernement des orifices, il y a ceux qui marchent les fesses serrées, ceux qui parlent en marchant, ceux qui démarchent.et ceux qui marchent au hasard, ceux qui «itinèrent», qui ne marchent plus qu’à pas perdus et ceux qui n’aiment plus qu’à temps perdu et ceux qui marchent dans leur tête, ceux qni ont bel et fini de marcher, qui sont rendus au bout de leurs souliers, ceux qui marchent sur leur passé et se souviennent et réapprennent peut-être.le bonheur d’être assis sur une marche d’escalier Il y a aussi ceux qui marchent pour leur plaisir et partent chaque vendredi à 19h30 du métro Sherbrooke, à dix, à vingt, à trente, et même plus en direction du mont Royal.Tous ceux qui ont deux bonnes jambes peuvent se joindre au groupe.Sylvie Fréchette aura sa médaille d’or Justice sera faite Recommandation positive de la Fédération internationale de natation MARC DELHES PRESSE CANADIENNE Plus d’un an après une controverse qui lui a coûté la médaille d’or olympique, Sylvie Fréchette est en voie d’obtenir réparation.Ayant toujours gardé une lueur d'espoir d’être un jour auréolée, la nageuse synchronisée a été confortée dans sa conviction, hier, lorsqu’une recommandation en ce sens a été adressée au Comité international olympique.La Fédération internationale de natation, réunie à Taiwan, a en effet décidé de recommander au CIO d’attribuer une médaille d’or à Fréchette afin de corriger l’erreur de notation dont elle avait été victime lors des fi-gures imposées aux Jeux olympiques de Barcelone.L’Américaine Kristen Babb-Sprague avait mérité la médaille d’or alors que Fréchette avait dû se contenter de la médaille d’argent.«Honnêtement, je croyais avoir tout vu après mon expérience aux Jeux de Barcelone, a confié Fréchette, hier, rayonnante comme jamais dans son tailleur bleu marin lors d’une conférence de presse à grand déploiement dans une petite salle de la Banque Nationale.Mais ce que je vis depuis ce matin est tout simplement extraordinaire.C’est la médaille d’or la plus spéciale que je puisse imaginer.» De son propre aveu, elle a vécu une véritable journée à a James Bond, hier, alors qu’elle n’osait même plus croire que lp FINA revienne sur sa décision: «A 9h ce matin, je rencontrais un journaliste anglophone et il m’a accueillie en me disant qu’il était fier de serrer la main à une championne olympique, a-t-elle relaté.Je ne savais pas de quoi il parlait.Il m’a tendu un papier avec un numéro de téléphone à Taiwan où j’ai rejoint une membre de la FINA qui m’a expliqué la décision».A partir de cet instant précis, elle est passée par toutes les gammes & PHOTO PC Sylvie Fréchette, que l’on ici voit à son arrivée de Barcelone, en août 1992, a une raison de plus de sourire après la recommandation de la Fédération internationale de natation.des émotions jusqu’à sa rencontre avec de nombreux journalistes, parents, amis et collègues de travail en fin d’après-midi.Controverse Fréchette s’est réjouie que cette décision ne prive pas Babb-Sprague de sa médaille d’or: «Ce n’est pas à elle de faire les frais d'une erreur technique», a-t-elle dit.Rappelons que la controverse avait été déclenchée lorsqu’un juge brésilien a avoué s’être trompé en introduisant sa note dans le système informatique.N’eut été de cette erreur qu’elle n’a pu corriger, Fréchette aurait été couronnée championne olympique.A Barcelone, la FINA avait toutefois refusé l’appel visant à rectifier la note de Fréchette.Fréchette, qui a tant fait pour le développement de son sport, croit-elle que ce revirement puisse nuire à la crédibilité de la nage synchronisée et du mouvement olympique?«Au contraire, j’estime que c’est très positif pour l’olympisme.Une injustice a été commise et le monde entier en a été témoin.Le fait de corriger cette situation ne fait que rehausser la crédibilité du sport et de l’olympisme.» Elle a toutefois pris soin d'ajouter quelle s’était assurée avant l’engagement des procédures que la décision «ne rejaillirait jamais défavorablement sur mon sport».Formalité pour le CIO Même si cette décision de la FINA doit encore être approuvée par le comité exécutif du CIO, l’avocat montréalais et membre du CIO Dick Pound, qui a initié cet effort de 14 mois en vue de corriger cette méprise, s’est dit assuré que celui-ci devrait suivre les recommandations de la FINA.Pound s’est d’ailleurs félicité de cette annonce qui «témoigne mieux que tout autre que la FINA a vraiment l’intérêt des athlètes à coeur».Pound a précisé que la prochaine réunion de la commission exécutive du CIO est prévue pour le 6 décembre mais il entend s’entretenir avec le président du CIO, M.Juan Antonio Samaranch, pour devancer cette date si possible.Quant à savoir s’il y aura une cérémonie protocolaire pour lui remettre sa médaille d’or, la principale intéressée l’ignore pour l’instant même si elle le souhaite du plus profond de son coeur: «Le rêve de tout athlète amateur, son plus grand moment magique, c’est le jour où l'on gravit la plus haute marche du podium, voit son drapeau hissé et entend son hymme national.Ce serait effectivement mon plus beau cadeau.» La mésaventure de Fréchette, âgée de 26 ans, a d’autant plus attiré la sympathie populaire qu’environ une semaine avant les Jeux, son fiancé s’était enlevé la vie au domicile du couple.Malgré tout, Fréchette a toujours su se comporter avec dignité dans les circonstances.Canadien 5, Nordiques 4 Jocelyn Thibeault impressionne GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Jocelyn Thibault est venu à 10 secondes de vaincre le Canadien mais les Nordiques ont finalement subi une défaite de 5-4, résultat d’un but de John IjeClair à 3:52 de la période de prolongation.Vincent Damphousse avait créé l’égalité à 10 secondes de la fin de la troisième période en profitant d’une mêlée devant le filet alors que Patrick Roy avait été retiré.LeClair a dévié une passe d’Eric Desjardins, qui venait de couper celle du défenseur David Karpa.Lejeune gardien de 18 ans a pris la relève de John Tanner au milieu de la deuxième période et il s’est immédiatement imposé devant Mike Keane.A la troisième, il a arrêté de la mitaine un tir frappé de près décoché à bout portant par Damphousse, ce qui a provoqué des applaudissements ad-miratifs.Il a aussi arrêté Guy Carbon-neau seul devant lui et Stephan Le-beau de la jambière en surtemps.Les cinq premiers buts ont été réussis par les unités spéciales, dont trois en désavantage numérique.Les meilleurs dans ces circonstances la saison dernière, les Nordiques ont réussi leurs deux premiers, ceux de Joe Sakic et Mats Sundin, avec un joueur en moins, sur des échappées provoquées par des erreurs de Peter Popovic et Mario Brisebois.E N BREF ?LA NBA A TORONTO New York (AFP) — foi ville canadienne de Toronto devrait prochainement entrer dans la famille du basket-ball professionnel américain (NBA).Un groupe emmené par John Bitove, homme d’affaires évoluant dans le monde de la restauration, a été choisi jeudi à l’unanimité par les cinq membres du comité de la NBA chargé du développement.Il lui faut encore obtenir les trois quarts des votes du bureau des directeurs de la NBA (27 membres), qui se réunira du 3 au 5 novembre, pour effectuer son entrée lors de la saison 1995-96, mais cette étape apparaît comme une formalité.«C’est un grand jour pour les citoyens de Toronto», a-t-il dit.Un 95e point produit pour Grissom Les Expos triomphent des Pirates, 6-3 P HESS K CA N A DIEN N E La course au championnat est terminée, cette dernière série contre les Pirates de Pittsburgh ne veut donc plus rien dire.Mais n’allez surtout pas en parler à Marquis Gris-soin.Il ne vous écoutera pas.Il est trop occupé à s’amuser en jouant du baseball cie grande qualité.Et, vous pouvez le croire, il s’est amusé ferme, hier, quand il a conduit les Expos à une victoire de 6-3 contre les pauvres Pirates devant 14 148 spectateurs au Stade olympique.Grissom a produit trois points avec son 19e circuit de la saison et un double de deux points.Il a déjà marqué 102 points et en a produit 95.Il connaît de loin la meilleure saison de sa carrière.Il s’est même permis de voler un 53e but et s’est approché à trois larcins du premier rang.HIER LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE New York 4 Floride 1 Chicago 4 Cleveland 2 Houston 2 Cincinnati 0 Detroit 6 New York 9 Pittsburgh 3 Montréal 6 Toronto 2 Baltimore 7 Colorado 4 Atlanta 7 Milwaukee 8 Boston 4 Philadelphie 4 St.Louis 2 Kansas City 0 Texas 2 Chicago à San Diego Seattle à Minnesota San Francisco à Los Angeles Californie à Oakland LIGUE NATIONALE Mercredi Colorado 5 S.F.3 Montréal 7 Floride 1 Pittsburgh 9 Phil.1 Atlanta 6 Houston 3 New York 1 St.Louis 0 .Cincinnati 8 San Diego 0 Chicago 6 Los Angeles 1 Jeudi Montréal S Floride 3 Pittsburgh 5 Philadelphie 0 New York 3 St.Louis 2 Houston 10 Atlanta 8 San Francisco 3 L.A.1 Mercredi New York 8 Baltimore 3 Detroit 8 Boston 7 Minnesota 3 Californie 2 Chicago 3 Seattle 2 Toronto 9 Milwaukee 6 Texas 11 Oakland 6 K.C.3 Cleveland 2 Jeudi Toronto 6 Baltimore 2 Minnesota 4 Californie 3 Detroit 7 Boston 4 Texas 6 Oakland 2 Seattle 2 Chicago 1 Aujourd'hui Pittsburgh (Cooke 11 -10) à Montréal (Rueter 8-0), 13 h 35.Philadelphie (Jackson 12-11 ) à St.Louis (Urbani 1 -3), 14 h 15.Houston (Portugal 17-4) à Cincinnati (Browning 7-7), 14 h 15.Colorado (Reynoso 12-10) à Atlanta (Maddux 19-10), 15 h 00.San Francisco (Hickerson 6-5) à Los Angeles (Hershiser 12-12), 15 h 05.New York (Fernandez 4-6) à Floride (Rapp 4-5), 19 h 05.Chi.(Morgan 10-14) à S D.(Brocail 3-13), 22 h 05.LIGUE AMÉRICAINE Aujourd'hui Seattle (Fleming 11 -5) au Minnesota (Banks 11-11), 12 h 00.Milwaukee (Bones 10-11 ) à Boston (Sele 7-2), 13 h 05.Detroit (Krueger 5-4) à New York (Abbott 11-13), 13 h 30.Chicago (Alvarez 15-8) à Cleveland (Mlicki 0-0), 13 h 35.Kansas City (Gordon 11-6) au Texas (Brown 15-11), 15 h 05 Californie (Finley 15-14) à Oakland (Welch 9-10), 16 h 05 Toronto (Hentgen 19-8) à Baltimore (Sutcliffe 9-10), 19 h 05.LIGUE NATIONALE LIGUE AMERICAINE x-Philadelphie Montréal St.Louis Chicago Pittsburgh Floride New York' Atlanta San Francisco Houston Los Angeles Cincinnati Colorado San Diego x-Champion de Section Est G P Moy.Diff.Section Esl G P Moy.Dili.97 63 .606 — x-Toronto 94 66 .588 — 93 67 .581 4 New.York 87 73 .544 7 85 74 .535 11 1/2 Baltimore 84 76 .525 10 82 77 .516 141/2 Detroit 84 76 .525 10 74 86 .463 23 Boston 80 80 .500 14 64 96 .400 33 Cleveland 76 84 .475 18 57 103 .356 40 Milwaukee 67 93 ,419 27 Section Ouest 102 58 638 _ x-Chicago Section Ouest 92 68 .575 _ 101 58 .635 1/2 Texas 86 74 .538 6 84 76 .525 18 Kansas City 82 78 .513 10 80 79 .505 21 1/2 Seattle 80 79 .503 11 1/2 72 88 .450 30 Minnesota 70 89 .440 21 1/2 67 93 419 35 Californie 69 90 .434 22 1/2 60 99 .377 41 1/2 Oakland 67 92 .421 24 1/2 i section.x: Champions de section.PORTE-VELO «ALMAS» _ - ( U - -1 ¦ EN VENTE CHEZ: SIMPLE et ESTHFIIQUE.en une seule pieté A la fois ROBUSTE rt LEGER, non encombrant facile a manipuler 'Jo Pout REMISAGE de tout vélo 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