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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-10-02, Collections de BAnQ.

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?FONDE E N I 9 1 O ?- LE DEVOIR M ON I II K A 1.I.K S S A M K |) I 2 I I) I M A N ( • ( A III K MS- LAOS + TPS + T VU LES ARTS L'ECONOMIE Le programme du PLC l'emporte PAGE H-1 Desjardins, rockeur céleste PAGE C-1 K A O ( T O U 1! K I }) 0 A AUTOMOBILE Une idustrie fragile à la merci de l'économie CAHIER E LIVRES L'ombre maléfique de Rebecca PAGED-1 P erspectives Ne manque plus qu’un Bloc ontarien.En Ontario corne ailleurs, la campagne se joue sur fond de déprime J e a it I) i o n Les libéraux se frottent les mains, les conservateurs se posent de plus en plus ouvertement de sérieuses questions, les néo-démocrates tentent de sauver leur peau et le Reform Party joue les trouble-fête.Vu de Toronto, il ne manque pratiquement qu’un Bloc ontarien pour mettre encore plus de couleur dans la joyeuse galère électorale.Si la «bataille de Toronto» était souvent, par le passé, très attendue — 23 circonscriptions presque toujours chaudement disputées —, l’histoire risque cependant d’être différente cette fois.Comme c’est le cas dans le reste de l'Ontario, les libéraux ont le vent dans les voiles, et les prévisions d’un balayage, même si la aunpagne est encore bien jeune, s’accentuent.Mais ce n'est pas a leur seule force de persuasion que les troupes de Jean Chrétien doivent leur succès actuel.La confiance dans les grands partis s’étiole, et les rouges de l’Ontario n’y échappent en partie que parce qu’ils ont l’avantage d’être éloignés du pouvoir — fédéral comme provincial.De fait, profitant de la déroute des conservateurs et du NPD, les libéraux, bien qu’ils se gardent de l’admettre publiquement, ont encore des problèmes à régler, dont Jean Chrétien lui-même.Il fallait voir cette semaine combien les sympathisants du parti s’attardaient à souligner l’image très prime ministerial qu’il dégage.Et combien les organisateurs, malgré ce qu’on peut constater sur le terrain, s’évertuent à nier que leur chef soit un obstacle.Chez les conservateurs, on affiche toujours un optimisme de façade.La dernière semaine a été consacrée à mettre un peu de chair autour de la plate-forme du parti après les moments plutôt difficiles qu’avait connus Kim Campbell.Un conseiller de la première ministre confiait cette semaine que tout allait pour le mieux, que la campagne se déroulait selon le calendrier prévu.Il reste encore trois semaines avant le scrutin, fait-on valoir, et il importe de procéder par étapes.Plusieurs ont cependant lu entre les lignes qu’une ébauche de program-«Une chance me- à tout le moins, était absolument nécessaire pour éviter un dé-qu’on a les sastre lors des débats des chefs de derçiain et lundi.Blue Jays, ça A Toronto, les conservateurs sont d’ailleurs étrangement absents du nous aide a décor urbain.In chose n’a peut-être , qu'une valeur symbolique, mais les penser a autre libéraux semblent déjà avoir gagné rhntsp *a Kuerre des affiches.Les lettres cnose.» «PC», ici, se font rares.Même lors du discours de Mme Campbell devant des gens d'affaires lui étant acquis, mardi, l’arrière-scène n’était constituée que d’un vaste panneau bleu, sans aucune allusion partisane.Et le «livret bleu» renfermant les orientations du paiti va plus loin.Pas une fois, en quarante pages, n’y peut-on lire les mots «progressiste-conservateur».Il n’y est question que d’un «gouvernement Kim Campbell».Sage, dans une province où «conservateur» égale «libre-échange», cette dernière expression étant un [)eu taboue.Hier, des sondeurs parlaient d’«effondrement» des conservateurs, une déroute qui profiterait cependant moins aux libéraux qu’au Reform Party, qui gagne sans cesse en popularité dans l’Ontario rural et «s’approche» lentement mais sûrement de Toronto.Dans la ville même, les progrès de Preston Manning sont loin d’être acquis.In disparité ethnique des circonscriptions centrales assure encore aux libéraux de solides assises, et les néo-démocrates y luttent avec la dernière énergie, celle du désespoir.Mais dans la grande banlieue, le «Golden Horseshoe» généralement blanc et de classe moyenne, l’attrait du Reform n’est pas négligeable.Dans I oronto, où l'immigration est galopante — deux fois plus élevée qu’à Montréal, par exemple —, les réformistes ne manquent d'ailleurs pas de jouer cette carte.Hier encore, Preston Manning faisait ressortir que l’immigration peut être une bonne chose dans la mesure où l'économie présente un rendement suffisamment élevé pour l’absorber.Dans les circonsUinces qui prévalent ici, est-il besoin de faire un dessin?foute cette bataille se déroule cependant sur fond de profonde déprime.Sans être scientifiques, les reportages des journaux, les tribunes téléphoniques, des en-Iretiens avec des ix'tits commerçants et de simples résidants rappellent quand même que Toronto-la-pure, To-ronto-la-dorée connaît sa part de problèmes, le centre-ville se dégarnit à un rythme accéléré, le taux de chômage y a rattraix' la moyenne nationale, et il s’en trouve un nombre impressionnant pour ne plus croire à grand-chose côté politique.Il n’en faut pas plus pour que la Ville-Reine soit tentée, le temps d’une campagne électorale, de vivre au rythme des Bleus.Mais pas nécessairement ceux auxquels on pense.«Une chance qu’on a les Blue Jays, disait cette semaine une dame.Ça nous aide à ix'nser à autre chose.» 1 N I) E X les Actualités I.A2 Idées .Al 1 Agenda culturcl.CK) Livres .1)1 Ann.classées.H11 le Monde .A 7 les Arts .Cl Montréal .A3 Météo Avis publics ., ,.B9 Mots croisés.1110 Nuageux Économie ,.,.111 Politique .A5 Max: 14 Éditorial .AM) les Sports.1112 Détails en BIO m y ¦ i » i «n7» •'•DtJVOt Objectif: 24,5 millions$ T PHOTO JACQUES GRENIER LN LANÇANT sa campagne de financement, hier, à Montréal, Centraide a établi un record mondial pour la plus longue bannière de rue.Plusieurs milliers de marcheurs, dont des dizaines de personnalités (Fernand Daoust, président de la FTQ, la comédienne Andrée iMchapelle.) ont transporté les 840 pieds de tissu le long de la rue Sainte-Catherine.La bannière portant le logo de l’organisme a été transportée de l’intersection de l’avenue McGill College au Complexe Desjardins, où Karen Young et Robert Marien, entre autres, ont interprété la chanson thème de la campagne.1m marche était également agrémentée de quelques fanfares et d'une trentaine de mascottes.D ici au 7 décembre prochain, Centraide espère recueillir 24,5 millions$ afin de financer 216 organismes œuvrant auprès des démunis de la métropole.L’organisme fait appel à la générosité populaire pour atteindre cet objectif.On peut faire parvenir son don au 493 rue Sherbrooke ouest, Montréal, H3A 1B6.Tél.288-1261.La fête de l’horreur Le Festival international du cinéma fantastique veut redonner les lettres de noblesse à la série B ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Préparez vos valiums.C’était hier soir, au Palace, avec Return of the Living Dead 3, de Brian Yuzna, que s’ouvrait le Festival international du cinéma fantastique de Montréal, dans une vapeur d’effets spéciaux, de ketchup, de bruit, d’horreur et de chair décomposée.Une sorte de Roméo et Juliette aux enfers.Cinéphiles montréalais, vous n’êtes pas tous conviés aux treize jours du grand bal de ces vampires-là.Le public-cible se situe entre 1(1 et 39 ans, il est amateur de gadgets et de grand frisson, peu argenté en moyenne.Le film d’horreur est généralement snobbé, dit le directeur du festival, Sylvain Krief.Une certaine intelligentsia a qualifié ces œuvres noires et rouges de films-détritus, de films-boubelles.«On entend redonner ses lettres de noblesse à la série B», dit-il.Sylvain Krief considère faire œuvre utile avec son festival.En temps normal, environ 90% des films VOIR PAGE A 12: HORREUR PHOTO JACQUES GRENIER De l’avis de Sylvain Krief, le grand patron du Festival du cinéma fantastique de Montréal, le fantastique quitte les voies de l’horreur pour évoluer vers l’humour.Manning attaque Bouchard «Il n'y a aucune ouverture au Canada pour la souveraineté-association» JEAN DION LE DEVOIR Toronto — Preston Manning refuse les demi-mesures: s’il n’en tient qu’à lui, les Québécois devront faire leur deuil de la souveraineté-association et choisir entre le fédéralisme canadien et l’indépendance pure et simple.Le chef du Reform Party a lancé cet avertissement, hier, dans un discours à saveur constitutionnelle prononcé devant quelques centaines de membres du Canadian Club et de l’Empire Club, à Toronto.Soucieux de faire échec au Bloc québécois, qu’il entend «battre» en envoyant plus de députés que lui à Ottawa, M.Manning a déclaré que «les réformistes qui feront partie du 35e Parlement du Canada s’engagent à dire la pure vérité aux Québécois quant à l’état de l’opinion en matière constitutionnelle à l’extérieur du Québec».«Cette vérité, c’est que les Québécois qui veulent se séparer ont le choix entre l’indépendance et le Canada.Nous voulons que les défenseurs du séparatisme ne puissent plus occuper le terrain mou et flou de la souveraineté-association qu’ils offrent aux Québécois comme VOIR PAGE A 12: MANNING ¦U » 93 Le secret de la réussite selon Frank McKenna «La prospérité passe par Vinterventionnisme» PIERRE O’NEILL LE DEVOIR L* économie canadienne a besoin d’un gouvernement i fédéral fort et interventionniste, dit le premier ministre Frank McKenna, qui incite son chef fédéral Jean Chrétien à suivre l’exemple du Nouveau Brunswick, pour remettre le Canada sur ses rails.De passage à Montréal hier, M.McKenna a expliqué le secret de la réussite de son gouvernement à un groupe de candidats libéraux et de partisans du parti.«Nous avons adopté un programme très activiste au Nouveau-Brunswick et nous avons besoin à Ottawa d’un partenaire national pour poursuivre notre travail».L’essentiel de la causerie du premier ministre du Nouveau-Brunswick a consisté en une énumération des réformes que son gouvernement a réalisées pour accroître l’activité économique de la province tout en préservant les acquis sociaux.Pour les trois dernières années, le VOIR PAGE A 12: MCKENNA Querelle linguistique à Barcelone Interdit sous Franco, le catalan s'impose progressivement M 1 C H E I.B O L E - R I C H A R I) LE MONDE Madrid — Ils n’étaient pas fiés nombreux.Seulement deux cents à trois cents personnes, parents et enfants, venus en autocars de Catalogne, vendredi 24 septembre, pour protester dans la capitale.Ils ont déployé tranquillement leurs banderoles devant le ministère de 1 Education: «Libre choix de la langue», «Catalogne: dictature linguistique», «Non à l’imposition du catalan».Les responsables de la Coordination des associés de la défense de la langue castillane (CADECA) sont venus faire part de leurs doléances.José Ignacio Allué, le président, les a résumées ainsi: «Nous ne sommes pas anticatalans.Nous défendons le bilinguisme et demandons la liberté de choix des familles.A l’école, il y a un monolinguisme radical, tandis VOIR PAGE A 12: BARCELONE ¦MHW ïhrvmrjj loto-québec JUSQU’A 100 000 $ A GAGNER SUR UN MEME BILLET En plus, avec Casino Royal, on peut gagner jusqu’à 10 fois sur un même billet ! Casino Royal, c’est tout le plaisir du casino dans une nouvelle instantanée.En tout, 10 gros lots de 100 000 $ à gagner. I) I V n I i; A M I- i) 1 HIM \ \ < n I H ii a :i: LE DEVOIR ?m IkyLioutziiz GAMBARD \ fiilr el servi it?technique MO V rue* l .iiheart.Montreal, centre ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- S U R T A \ E M l! N I C I I» A I E ¦T?; Jean Doré dans le pétrin L’Hôtel de ville aux prises avec un manque à gagner de plus d’un demi-milliard (i A K I) E R I E S KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un manque à gagner de plus d’un demi-milliard$ plane au-dessus de la Ville de Montréal à six semaines du dépôt de son budget 1994.lit le véritable responsable, c’est le gouvernement du Québec dont «Montréal est la créature», a lancé hier le maire Jean Doré en conférence de presse.C’est que la surtaxe sur les immeubles non résidentiels, déclarée «illégale» et «inconstitutionnelle» par la Cour supérieure, continue de donner des maux de tête à Montréal.Malgré la décision de Québec d’en appeler de ce jugement qui invalide la surtaxe, la Cour d’appel pourrait trancher en faveur des commerçants et obliger Montréal à enfiler une camisole de force.Car si les gens d’affaires obtiennent gain cause une deuxième fois, l'Administration Doré pourrait devoir ouvrir son gousset et faire face a une facture qui s'élèverait à 84 millions$ pour 1992 et 470 millions$ pour 1993, soit 554 millionsS smts compter les intérêts! Pour l’ensemble des municipalités concernées, cela pourrait signifier la rondelette somme de 1,2 mil-liard$.Mais voilà, si cette hypothèse se concrétise, la Ville de Montréal sera coincée puisque «les sommes perçues auront été dépensées et il faut se rappeler que nous ne pouvons pas emprunter pour payer l’épicerie, a expliqué le maire Doré.Pour financer tout remboursement, il y aura des comptes de taxes équivalents.» Dans ce contexte on ne peut plus houleux, la Ville de Montréal presse le gouvernement provincial de lui donner des indications claires quant aux mesures à prendre dans la confection de son budget 1994.Du même coup, Montréal sert un avertissement à Québec qui pourrait être tenté de remettre en place la taxe d’affaires.«Je préviens le gouvernement du Québec que s’il nous oblige, pour la préparation de nos budgets 1994, a revenir au système de taxation d’avant la réforme, il devra du même coup revenir au partage des factures d’avant cette réforme (environ 100 millionsS).C’est une question de bon sens.C'est une question de justice fiscale à l’endroit des contribuables montréalais», a déclaré le maire Doré.Mais si le temps presse — le budget de Montréal doit être déposé dans six semaines au conseil municipal —.• l’urgence ne justifie pas l'improvisation", a soutenu M.Dore rpii dit vouloir s'assurer que les citoyens «ne feront pas les frais du chaos- provoque par la réforme (loi 145) du ministre des Affaires municipales.Claude Ryan.Le maire Doré en a profité pour reclamer une réforme de' la fiscalité municipale qui puisse être mise en place a compter de 1995.«Nous sommes les premiers à convenir que le fardeau fiscal des contribuables non résidentiels montréalais est trop élevé»', a reconnu M.Doré qui revendique pour Montréal de nouveaux «outils fiscaux», la Ville se finançant à 85% à partir des taxes foncières.Une rencontre avec le ministre Ryan est prévue dans les prochains jours.Ce dernier, qui a annoncé que le gouvernement en appelait du jugement de la Cour supérieure rendu mercredi dernier — geste appuyé par le maire Dore —, a rappelé, lors de l'ouverture du congres de l'I nion des municipalités régionales de comté du Québec auquel il participait jeudi, que la surtaxe demeure légale jusqu’à ce qu'un jugement final ait été rendu.I'.n clair, cela signifie que les commercants montréalais, comme tous ceux des 2(49 autres municipalités qui se sont vu imposer la surtaxe, sont te nus de» la payer.Celte situation inhabituelle lait (lire à Peter Sergakis, president de l’Association des proprietaires de bâtiments commerciaux du Québec et l'un des dix contestataires du nouveau régime fiscal de la municipalité.que l’Administration du maire Jean Doré et le ministre Ryan manipulent la population.Faubourg Québec ilémentaires retarderont d’un mois le début des travaux de construction MARTINE TU RENNE LE DEVOIR Des fouilles supplémentaires se poursuivront durant les trois prochaines semaines sur le site de Faubourg Québec, retardant d’un bon mois le début des travaux de construction, prévu pour le début d’octobre.Au moment où la firme Arkéos, mandatée pour fouiller ce site historique, abritant jadis une ville militaire fortifiée datant de la période de la Nouvelle-France, terminait en principe ses travaux, de nouvelles découvertes «intéressantes» l’ont conduite à demander un délai.Iros archéologues auraient en effet identifié les traces d’un site préhistorique et des fragments d’artéfacts datant de la période de contact entre Amérindiens et Européens.«Il est donc clair que le promoteur Gazaille ne pourra commencer ses travaux avant la fin du mois», dit Robert Perron, porte-parole de la SHDM, la Société d’habitation et de développement de Montréal.La Ville çle Montréal investit donc 60 000$ supplémentaires pour mener à bien les fouilles.Jusqu’à maintenant, 325 000$ ont été déboursés pour évaluer les vestiges de la phase 1 de Faubourg Québec, un projet domiciliaire de 1800 logements d’une valeur de 350 millionsS.Par ailleurs, le comité d’experts mandaté par la Ville de Montréal pour évaluer la valeur archéologique et patrimoniale du site de Faubourg Québec publiera son rapport mercredi.On sait d’ores et déjà que le comité, présidé par Phyllis Lambert, reconnaîtra la valeur patrimoniale des récentes découvertes faites sur le site.On ignore toutefois s’il sera recommandé d’intégrer les découvertes archéologiques au projet domiciliaire, notamment la fameuse Porte-Québec, tel que le réclament différents groupes de pression.«Ce qui filtre du rapport du comité d’experts est complètement inacceptable», dit Marc Drouin, porte-parole du Regroupement Porte-Québec, qui se bat depuis plusieurs semaines pour imposer un moratoire sur la construction des logements et un classement du site.«Il faut une analyse complète du site et, par la suite, un rapport détaillé et une série de recommandations», dit-il.Tout cela peut prendre plusieurs mois.«Nous ne sommes pas pressés.Si les promoteurs ou la Ville le sont, qu’ils débutent leurs travaux ailleurs sur le site, dans un endroit moins névralgique.» Marc Drouin juge l’attitude du promoteur Gazaille et de la SHDM «suspecte»: «Ils veulent détruire les traces de l’histoire».Vu l’importance patrimoniale de l’endroit, «et puisque nous possédons peu de traces des vestiges du régime français à Montréal», Marc-Drouin et son groupe recommandent de classer et de protéger l’ancienne forteresse.«On pourrait en faire un champ d’archéologie, comme on en retrouve en Grèce ou en Italie.Ou encore aménager un complexe hôtelier ou un centre commercial.Mais pas des condos, qui empêcheront l'accès du site à l’ensemble de la population.» Robert Perron, de la SHDM, considère qu’il y a beaucoup de fantasmes et d’imaginaire dans les propos qu’il entend à droite et a gauche.Il attendra les rapports d’experts pour commenter «l’orage».«Mais Faubourg Québec reste un projet exemplaire.Gazaille, c’est l’inverse de promoteurs méchants.Ils tiennent compte des fouilles archéologiques.» En attendant, malgré une publicité peu positive faite autour du projet, la vente de condos se poursuit allègrement, dit Robert Perron.«Di demande est très, très forte.» LIBRAIRIE LE BOUQUIN Nous vendons les publications du gouvernement du Québec -lois, règlements -livres administratifs, techniques -livres d'art, etc Commandes téléphoniques acceptées 395,Boni Cartier, Laval (Québec) H/N2K8 „„„ „„ on.CONCESSIONNAIRE DES Téi.(5M) 688-6036 Fax (514) 688-8844 publications du Quebec Sentiers de À partir des questions posées par les participants Un théologien y participe comme personne-ressource Première rencontre: mardi le S octobre à 19 h 30 Renseignements: (514) 495 4940 Faites vos jeux / I / / .« B K i PHOTO JAC QI FS (iKKNIKK LES JEUX SONT FAITS! M.Dave Allard, croupier au Casino de Montreal, était déjà à son poste hier, journée spéciale d’ouverture pour les chauffeurs de taxi.Le Casino de Montréal, établi dans l'ancien Palais de la civilisation, ouvrira ses portes au grand public le 9 octobre prochain.Trépanier | ne plie pasji M \ R TI X I Tl R E N N E ÎÎJ le devoir ::: *f « * Sommée de s’expliquer devant df jj travailleuses en garderie venuçjj l’attendre hier à Montreal, la ministjj* de la Famille.Violette Trepanier, a ryïj itéré son refus d’appuyer leurs reverç* dications.Pas question, dit-elle, dàtjLV} corder des subventions directes en j laires a ce groupe de travailleuses.* * * 1 >eux mille d’entre elles ont marii»» teste sur cette question jeudi à Motif»* real, parais sant le quart des garderiêé» du Québec pour la quatrième fois rit5» puis le printemps.Di ministre I répanier était de p;ü! sage dans le nord de la ville, hier, alM * de lancer la 9ème Semaine nationals • de la lamille, qui doit débuter offici^BJ lement lundi.Le thème cette annlô! est le rapprochement intcr-géneitij! tionnel.«Nous sommes allées à sa re0*J contre», dit Mireille Bénard, président} te du Syndicat des travailleuses (JJ J garderie de Montréal.Elles ont epj; joint la ministre à aller rencontrer es normes sur la gestion des fumiers sont suffisantes, en plus des Guides de bonnes pratiques, pour qu’on ne crée pas aux agriculteurs, qui aident le plus l’environnement, des problèmes administratifs additionnels.On veut exiger un certificat d’autorisation de quiconque composte plus de 200 tonnes métriques, soit l’équivalent du fumier d’une douzaine de vaches.On trouve indécente une telle exigence dans la mesure où ce fumier, généré sur la ferme, va y retourner, ce qui est la meilleure solution.Le ministère devrait plutôt inciter les agriculteurs concrètement à adopter la pratique du compostage et à réduire les tracasseries administratives pour qui accepte des boues d’épuration jugées sécuritaires, ce qui diminuera sensiblement la facture des municipalités», conclut M.Meynard.Le féminisme et les rapports hommes-femmes 5 octobre 1993, 20 h 30 Avec: M"w Francine< Descar ries Mme Ariane Émond M.Daniel Welzer-Lang Animatrice : M"w Françoise Guénette Les conditions de vie des jeunes femmes : nouveaux enjeux, nouvelles stratégies?2 novembre 1993, 20 h 30 Avec: M"w SophieLatraverse Mme Dominique Ollivier M'"e Suzanne Péloquin Animatrice: M"w Simone Landry ^0^ Les droits des femmes dans une société de droits 30 novembre 1993, 20 h 30 Avec Animatrice : M"w Viviane Barbot-Lymburner M.Henri Brun M""’ Jennifer Stoddart M"w Anne-Marie Dussault Les places sont limitées Pour obtenir un laissez-passer Conseil du statut do la lemme, "Activités des 20 ans», 1 -800-463-2851 CONFÉRENCES SUR LE FÉMINISME Centre ONF-Montréal 1564, rue Saint-Denis Métro BERRI UQAM ^ L K I) K V (III!.I.K S S A M K I) I !•: T I) I M A X ( Il !•: ;{ 0 (' T 0 li U E I il il A G T# LE DEVOIR POLITIQUE À la veille des débats télévisés Campbell annonce qu’elle sera plus combative MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE OTTAWA — À la veille des deux débats télévisés, la première ministre Kim Campbell a entamé une nouvelle phase de sa campagne.Elle a décidé de passer à l’attaque et de malmener ses adversaires.«Nous nous dirigeons vers une nouvelle étape de la campagne qui sera beaucoup plus combative», a-t-elle indiqué lors d’une entrevue accordée à la chaîne anglaise Global et qui sera diffusée aujourd’hui dans le cadre de l’émission Focus.Mme Campbell soutient qu’elle veut profiter des débats pour faire une comparaison entre les programmes des partis, pas pour asséner un coup fatal à ses adversaires.Elle a répété qu’au cours des dernières semaines de la campagne, elle ne voulait pas s’engager dans des attaques personnelles.Mais le ton sera vigoureux si on se fie aux critiques qu’elle a adressées à ses adversaires hier midi.loirs d’un point de presse, elle a accusé le chef du Reform Party Preston Manning d’avoir des politiques «incroyablement destructrices sur le plan économique».Au cours d’une pause lors de l’enregistrement de son entrevue, elle a soutenu que le chef libéral Jean Chrétien nageait «jusqu’au coup dans les déclarations contradictoires».«11 s’est montré susceptible.Tout ça ressortira et je ferai ma part pour le mettre en évidence», a-t-elle dit En entrevue, elle en a remis.«Aucun d’entre eux n’a la vision pour mener ce pays vers le XXIe siècle.Aucun d’eux ne comprend ce qu’il faut faire pour s'assurer que notre économie prospère.Jean Chrétien n’a aucune politique pour nous sortir de nos dettes», a-t-elle déclaré.«11 est tout à fait inconscient, a-t-elle renchéri.PT Preston Manning n'a aucun intérêt dans la croissance économique.M.Bouchard veut détruire le pays.Il n’y a qu’un seul choix», a-t-elle conclu.Mme Campbell est persuadée que la question du leadership est un enjeu important de la campagne.«Je devance tous les autres chefs de parti de façon considérable lorsqu’on demande aux Canadiens qui fera le meilleur premier ministre», a-t-elle souligné.Selon Mme Campbell, ce changement de ton n’est pas le signe d’un virage improvisé.Au contraire, a-t-elle affirmé, elle a suivi son plan de match depuis le début.Elle a soutenu que les sondages négatifs n’ont pas amené de modifications dans sa stratégie.«Quand vous êtes en avance, vous êtes l’objet de l’attention de chacun et vous recevez tous les coups, ce qui vous fait glisser dans les sondages.Mais ensuite, ce sont les autres qui se retrouvent d;ins la même situation», a-t-elle noté.Elle a rappelé qu’en 1988, au moment des débats, les conservateurs traînaient de la patte dans les sondages et qu’ils avaient su remonter la pente par la suite.Elle pense pouvoir faire la même chose.Bref, elle est loin d’abandonner la partie.«Notre organisation de campagne est très sereine», a-t-elle soutenu quand on l’a interrogée sur les problèmes soulevés dans les médias, y compris Dalton Camp, un commentateur conservateur de longue date.«Ces commentaires ont pris par surprise les gens de l’organisatiop qui avaient des contacts avec lui.» A son avis, cet incident est un exemple de vieux routiers demeurés sur le banc et qui aiment mettre en doute ce que font les derniers arrivés.Lors d’une pause, elle a soutenu que les chefs libéral et réformiste avaient eu la partie facile et avaient pu éviter pour le moment un examen attentif de leurs propositions.Elle a refusé d’en blâmer les médias.Elle a préféré attribuer l’attention dont elle a fait l’objet au fait quelle a démarré la campagne au sommet des sondages d’opinion.«Je m’attendais clairement à être l’objet d’un examen plus étroit que les autres durant la campagne.Je suis réaliste», a-t-elle dit Elle croit que le centre d’attraction va changer et qu’en bout de ligne, son approche apparaîtra comme la plus crédible et la seule capable de préserver la qualité de vie des Canadiens.PHOTO PC Un changement de ton qui n'est pas le signe d’un virage improvisé, jure la premiere ministre.Ü m Le groupe Allaire veut -r se transformer en mouvement politique ! PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Moins d'un an après l’avoir formé, Jean Allaire a décidé de saborder son groupe de penseurs politiques.Réunis aujourd’hui à Drummond-ville, les membres du «Groupe de réflexion Québec» seront invités à mettre un terme à cette expérience pour se regénérer à travers un mouvement de consultations politiques.Aux quelque 75 délégués venus d’un peu partout à travers le Québec, Jean Allaire et Mario Dumont proposeront de mettre fin à l'existence du «Groupe de réflexion Québec» et d’entériner la naissance du «Groupe d’action Québec».Dans l’esprit de ses concepteurs, ce nouveau véhicule aura pour mission d’effectuer dès cet automne une tournée de consultations dans toutes les régions du Québec.L’objectif est de recueillir les réactions des Québécois aux conclusions du Groupe de réflexion.En demeurant dans cette voie tortueuse de l’entre-deux, le clan Allai-re-Dumont conserve toute sa marge de manœuvre et se réserve surtout la possibilité de passer plus tard à l’étape plus concrète de l'action politique.Si cet exercice de consultations s’avère concluant, les probabilités seront fortes que l’on assiste d’ici la fin de l’année à l'émergence d’un nouveau parti politique.Issu l’automne dernier de la crise constitutionnelle qui a secoué le Parti libéral de Robert Bourassa et qui a fait de Jean Allaire et Mario Dumont d’illustres dissidents, le Groupe de réflexion se voulait au départ un mouvement intégralement apolitique.Au fil des mois, MM.Allaire et Dumont ainsi que le député indépendant Jean-Guy Saint-Roch de Drummond ont publiquement évoqué la nécessité d’une troisième voie.Plus récemment, l’appui du Groupe de réflexion au Bloc québécois a généré des tensions en son sein; plusieurs des penseurs qui y ont adhéré esti- Jean Allaire ¦";> -?H f .•/ * k ment que le mouvement a ainsi éïp détourné de ses lins.A tel point que si le Groupe de réflexion ne s'était pas sabordé, on aurait probablement assisté à son éclatement.L’idée de former un nouveau parti politique n’est pas à l’ordre du jour, maL&’Ifl n’est pas exclu que la question puisse être soulevée.‘, La réunion du I )auphin de Dnitri-mondville vise à jeter un dernier regard sur le résultat des cogitations de Jean Allaire et compagnie.Ix- pp-cument-synthèse qui en sortira smi publié en novembre, après avoir sùpi îe test de la tournée de consul.tg-tions.lx*s délibérations dureront toute la journée et les participants seront répartis en sept ateliers sous autant de thèmes: ¦ Ensemble sur le territoire québécois: Qui sommes-nous?Qui serons-nous?¦ Une économie d’avenir.¦ La santé démocratique, la confiance en nos institutions.¦ Notre avenir collectif, les liens avec nos partenaires géographiques et éconpmiques.¦ L’Etat et la gestion de nos biens publics.¦ L’éducation et les valeurs de base.¦ Face à l’appauvrissement, une nouvelle solidarité.Culture et politique: un mariage difficile Le PLC répond en anglais à un questionnaire de VUnion des artistes sur ses politiques culturelles STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Coup sur coup, hier, le Conseil québécois du théâtre (CQT) et l’Union des artistes (UdA) se sont plaints ouvertement de l’absence et culturelles de la part des milieux politiques.Mieux (ou pire): le Parti libéral du Canada a répondu en anglais à un questionnaire que lui a soumis l’Union sur ses propositions de politique culturelle.Ces prises de position critiques suivaient la parution d’un article à la «une» du DEVOIR, rappelant que la culture n’est pas au centre des préoccupations dans la présente campagne électorale.Le document de l’UdA, dont IT DEVOIR a obtenu copie, concerne directement la campagne.Il s’agit d’un questionnaire envoyé aux quatre grands partis politiques dans le but de les obliger «à se commettre clairement sur les principaux sujets d’intérêt pour le milieu», comme l’explique L'Union Express , le bulletin d’information de l’UDA dans lequel un article accompagnant les réponses obtenues doit être publié vendredi prochain.Le document comprend quatorze questions précises.Ix?s règles établies d'entrée de jeu par i’Union demandaient aux participants politiques d’y répondre clairement, par un oui ou un non.Tous îes dossiers chauds en rapport à la culture et aux communications y sont abordés: la refonte de la Ixii du droit d’auteur, les coupures infligées aux grands organismes canadiens depuis quelques années, certaines décisions du CRTC en matière de radiodiffusion, la place de la culture dans le cadre des accords de libre-échange avec les États-unis et le Mexique, etc.Le Parti libéral du Canada (PIT) et le Parti conservateur (PC) n’ont pas respecté la règle exigeant des réponses par l'affirmative ou la négative.Leurs réponses ne seront donc pas publiées dans le bulletin de l’Union.\je plus étrange c’est que le PLC a transcrit les questions et y a répondu en anglais! Le document est revenu du bureau de Sheila Finesto-ne, députée de Ville Mont-Royal, critique libérale en matière culturelle.Quant aux conservateurs, ils ont envoyé des réponses «très longues et très vagues», selon l’article de L’Union Express.Finalement, le PC a fait parvenir une lettre de désistement à l’UdA.Le Bloc québécois et le NPD ont respecté les règles et donné quasi unanimement les mêmes réponses: ils critiquent les décisions du gouvernement conservateur des dernières années et proposent de réinvestir massivement dans la culture, le Bloc voulant bien sûr protéger la souveraineté québécoise en ces matières.Par ailleurs, le Conseil québécois du théâtre a rendu public un document qui questionne les trois paliers gouvernementaux sur leurs intentions dans les domaines artistiques et culturels.Le texte signé par le comédien Normand Chouinard, président de l’organisme, s’intitule ironiquement Si l’actualité vous intéresse.ne lisez pas ceci.«En effet, écrit-il, il ne sera pas question de ce qui suit, (des arts et de la culture) dans la campagne électorale.Pas plus que lors de la campagne au leadership du Parti libéral du Québec et encore moins lors de l'étude du budget de la CUM au cours des prochaines semaines.» fill® .***•>**'** *"f! rna/iv eu une’ inance ie Q/icuuruznt xtcltcuLc : iPxemet lo ajouta Pm ampoulé (!xu(ceo dam Ücux Poîle poux Oite/L de (m Pansex.ça nie depxime.^ at P atx de cjjiiot oale eliancjex (a (umiexe du pa^aeje et cj-ue je vMôôe P une de eeà ampxmPeà jxnûeA ?une 20 \\!a tU ! me ^emPPe cjue ^a me qua nd j e m exe aurait |%u m avleatvu.Le papier, c’est plus que du papier.Rien (.l'étonnant à cc qu’une simple boîte d’ampoules puisse prendre une telle importance.Surtout quand on pense à la place qu’occupe le papier dans nos vies.De tait, il ne se passe pas une journée sans qu'il contribue à pratiquement tout ce que nous faisons.L’Association canadienne des pâtes et papiers I K I) E V (I I H .I.E S S A M EDI 2 E T I) I M A X C II E A 0 C T 0 B B E I !) I) A I taa .«¦ SECONDAIRE I.II III IV MATERNELLE ET PRIMAIRE 1391, RUE BEAUREGARD LONGUEUIL, J4K 2M3 COLLEGE FRANÇAIS DE LONGUEUIL Maternelle - Primaire - Secondaire UN COLLÈGE À DÉCOUVRIR JOURNEE PORTES OUVERTES HW W1W (DM M1 il M U fl 11 IK1 Wl\ B H 1340, RUE NOBERT LONGUEUIL, J4K 2P4 Renseignements: primaire: 670-7391 secondaire: 679-0770 Bouchard s’engage à défendre les droits des Anglo-Québécois LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Crabtree— Ix> chef du Bloc québécois Lucien Bouchard s’engage à défendre aussi les droits historiques des Anglo-Québécois s’il est élu le 25 octobre.M.Bouchard a donné cette assurance alors qu’il était interrogé, hier matin, avant de visiter l’usine de papier Scott à Crabtree, pres de Joliette.«Je vais défendre les droits historiques des Anglo-Québécois à leur huigue, dans le cadre de notre problématique québécoise qui est bien compliquée.» 11 rappelle que 85% des Québécois sont d’expression française, et constituent eux aussi une minorité, en Amérique du Nord.Si ce droit des Anglo-Québécois à leur langue et à leurs institutions est menacé, dit-il, «je considérerai de mon devoir de le faire (les défendre)».«Nous sommes des démocrates», a-t-il insisté.Le chef du Bloc québécois a également été appelé à commenter les propos de l’ancien premier ministre libéral ontarien David Peterson, qui est venu dans le comté de Laurier/Ste-Marie, jeudi, prêter main-forte au candidat libéral local.M.Peterson a alors affirmé que l’élection du Bloc québécois entraînerait des répercussions très négatives, entre autres sur le dollar canadien et sur la confiance des marchés financiers.Il y voyait un obs- tacle «à la stabilité.Hier, M.Bouchard conseillait poliment à l’ancien premier ministre de rester chez lui.«Moi, je n’irai pas en Ontario dire aux gens comment voter.Les intérêts des Québécois ne sont pas ceux de M.Peterson, à qui on prête l’ambition de devenir chef, après le départ de M.Chrétien.M.Peterson est venu prêcher pour sa paroisse et sa paroisse n’est pas la nôtre.» Quant aux menaces concernant le dollar et les marchés financiers, M.Bouchard y perçoit encore le recours taient pas le plan de paix de Genève en l’état.Le rejet des Musulmans a provoqué la colère des Serbes et des Croates et la déception des médiâ-teurs internationaux, David Owen pour la Communauté européenne et 'Hiorvald Stoltenberg pour l’Onu, et des organisations humanitaires.': «C’est une mauvaise décision», a dit Mate Boban, le chef des Croates de Bosnie, à Reuter 'IV.Ije chef des Serbes, Radovan Karadzic, a lui aussi menacé de revenir sur les concessions territoriales si les Musulmans persistent dans leur refus.Le plan de paix prévoit que lès Serbes, qui ont conquis 70% du territoire de la Bosnie par la force, en conserveraient un peu plus de 50%.Ijes deux autres républiques croate et musulmane, prévues par le plan, auraient respectivement 18% et 30% du territoire.Sarajevo en exige plus.Récemment, les Croates ont accepté d’accorder aux Musulmans, sur leur territoire, un accès à la mer Adriatique dans le port de Ploce; en Croatie.L’assemblée croate, réunie dans le port de Neum, a décidé de revenir sur cette concession et de ne pas mettre la ville de Mostar sous protectorat, si les Musulmans ne disentpas oui au plan de paix d’ici au 15 octobre.Mostar est le théâtre de combats entre Croates et Musulmans depuis la rupture de leur alliance anti-serbe cette année.Le colonel Aikman a-déclaré que le HVO avait contraint 374 personnes âgées, femmes et enfants, à franchir la ligne de front pour passer dans l’enclave musulmane sur la rive orientale de la Neretva, quilra-verse Mostar.«On nous a rapporté que le F07O avait tiré sur eux au moment où ils quittaient les lignes HVO.Deux d’entre eux ont été tués», a-t-il dit.Jeudi, le commandant de l’armée bosniaque, Rasim Délie, avait ordonné à ses troupes de cesser le feu unilatéralement contre les Croates à Most# et en Bosnie centrale.Le colonel Aikman a indiqué qi# la trêve semblait tenir.L’agencade presse croate Hina a fait état Attaques des Musulmans autour daMitez, en Bosnie centrale, vendredi tpa-tin.Un peu plus au nord, à Zepee, des combats ont opposé Croates et Musulmans.Élections partielles demain en Argentine La popularité de Menem en jeu Buenos Aires (AFP) — Des élections législatives partielles pour le renouvellement de la moitié des députés nationaux auront lieu demain en Argentine et serviront de test à la politique économique de redressement du président Carlos Menem.Di campagne électorale a largement été dominée par la question de la révision de la constitution, pour laquelle une majorité des deux tiers est requise à la chambre, et qui permettrait au président Menem de briguer un nouveau mandat lors des présidentielles de 1995.Le 3 octobre, 19,8 millions d’électeurs devront élire 127 députés nationaux sur les 257 que compte la chambre.Parmi les députés sortants figurent 62 péronistes (au pouvoir) et 42 radicaux.les péronistes détiennent actuellement 119 sièges à la chambre et les radicaux 85 sur 257 au total.Dès de 11 000 élections locales (députés provinciaux, conseils municipaux et représentants d’organismes provinciaux) se dérouleront parallèlement à ces législatives partielles.Trois ans après l’orientation néo-libérale de l’Argentine (32 millions d’habitants), M.Menem qui jouit d’une popularité certaine, peut se targuer, malgré un coût social élevé, d’avoir stabilisé' l’économie et ramené l’inflation à moins de 1% par mois contre plus de 4.923 % en 1989.Le parti péroniste au pouvoir avait remporté 40% des voix aux législatives partielles de 1991 contre 46,4% à l'élection de Carlos Menem en 1989.En plein plan d'austérité, ce score avait été généralement considéré' comme une victoire.Di stabilité économique et surtout l’actuelle jugulation de l’inflation ont rendu la campagne difficile pour la principale force d’opposition, l’Union civique radicale (UCR, centre gauche).D's principaux ténors radicaux, Fernando de la Rua et Federico Storani ont eu des difficultés à se démarquer et à faire croire à une alternative d’autant qu’ils ne proposent que des aménagements aux mesures economiques.L’UCR, (29% en 1991) et particulièrement l’ex-président Raoul Alfonsin, ont concentré leurs attaques sur la corruption, la hausse du chômage et la liberté de la presse.Les menaces répétées contre des dizaines de journalistes, suivis d’agressions musclées, ont provoqué une levée de boucliers des médias contre les bandes de gros bras, supposées liées au parti Justicialiste (péroniste) au pouvoir.A tel point que M.Menem n’a pas hésité à désigner la presse comme son «principal adversaire».Si le parti péroniste du président Menem ne gagne pas clairement les élections, il devra faire un référendum en novembre portant sur la révision de la Constitution.Ce référendum, qui n’a pas force de loi, placerait les parlementaires, en cas de victoire péroniste, dans l’obligation de voter la révision de la constitution sous peine de rejeter le verdict des unies.Même s’il parait avoir le vent en poupe, le parti Justicialiste, qui est crédité d’environ 40 % dans les sondages aura des difficultés à emporter les traditionnels bastions radicaux que sont les villes de Buenos Aires et de Cordoba.Ia*s péronistes sont gênés sur leur droite, à Buenos Aires (province), par le MODIN, un parti d’extrème-droite (10% à Buenos Aires selon les sondages) dont le dirigeant n’est autre que l’ancien colonel Aldo Rico, l’un des mutins qui s’était soulevé contre le président Alfonsin.Aldo Rico joue sur la libre nationaliste et la résistance à «la vente de la patrie» par le biais des privatisations.Pour sa part le parti radical est aiguilloné sur sa gauche par le «Frente Grande» (6% d’après les sondages), une coalition de gauche menée par le réalisateur de cinéma Fernando «lino» Solanas.Au cas oïi M.Menem ne pourrait pas se représenter en 1995, plusieurs autres «présidentiables» semblent possible dont le gouverneur péroniste de Buenos Aires Eduardo Duhalde, l’actuel ministre de l’Economie Domingo Cavallo et l’ancien chanteur Palito Otega, aujourd’hui gouverneur de province ou encore Fernando de la Rua, un des dirigeants du parti radical.École des Hautes Études Commerciales Affiliée à l'Universite de Montreal PIE Chaire de gestion des arts Industries culturelles nationales et mondialisation des marchés Colloque Les 21, 22 et 23 octobre 1993 La mondialisation des marchés nécessite-t-elle un réalignement stratégique de la part des entreprises culturelles?Quels sont les responsabilités des pouvoirs publics en ce domaine?Comment peuvent-ils les assumer?Des enjeux majeurs • des experts éminents • un grand débat Pour renseignement et inscription: Mario Beaulac Chaire de gestion des arts de l'École des HEC (514) 340-5629 L'esprit d'entreprise
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