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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-07-03, Collections de BAnQ.

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I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I K T I) I M A X (’ Il K I .III I.I.K T I il il K ?LE' l ' I I \ \ Expositon Page B 2 Cinéma Page B 3 Musique Page B 5 Livres Page B 7 Agenda culturel Page B 12 Arts visuels Page B 13 *VA|- UK S> M O N v Le piano sous haute tension SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Cinéaste, essayiste, critique, homme exigeant du jazz avec un grand J, autrement dit homme ayant une sainte horreur de la facilité et de la médiocrité, Jean-Louis Commolli a récemment noté que «le jazz réhumanise le piano, le ramenant dans la simple demeure des hommes, dans la nuit des joies et des peines familières.» C’est joliment vu.C’est joliment dit.Qu’on y songe.Qu’on y pense.N’eut été des bordels de la Nouvelle-Orléans, le piano serait resté à demeure à Vienne.Il serait l’instrument par excellence de la bourgeoisie, de l’aristocratie.Il serait décadent.Il n’aurait pas été décapant.C’est sur cet instrument, il ne faudra jamais l’oublier, que Thelonious Monk a taillé des croupière,s, et quelles croupières, à la norme.A cette enflure mentale qu’est «le bon sens.» C’est toujours sur cet instrument que le contrebassiste Charles Mingus a taillé les épines de la grande musique Afro-Américaine pour ne jamais sombrer dans le confort pernicieux des lieux communs.Par l’intermédiaire du piano, l’immense Min-gus a foutu une tannée aux poncifs.Voir et entendre ses Fables of Faubus.C’est encore sur cet instrument que Duke Ellington a composé ces Fleurs du mal que sont ces Sophisticated Ladies, après que Jelly Roll Morton ait jonglé avec les petites morts freudiennes dans les couloirs d’une chaude maison administrée par une maîtresse de l’absinthe.Les plus grands Grosso-modo, on peut observer que sur cet instrument se penchent des artistes affectionnant le style jardin, le jardin à la française, le jardin cartésien, le jardin savamment découpé en tranches élégantes.Et les autres artisans du piano?Ils se distinguent des premiers par une propension naturelle à se singulariser de ces derniers comme à se distinguer entre eux.On se comprend?Non?On va s’expliquer.Iæs seconds se caractérisent par un goût prononcé, même s’il est inconscient, pour le style auberge espagnole.Monk, par exemple, est plus auberge espagnole que jardin français.Au sein du groupe premier on aperçoit aisément Hank Jones, Tommy Flanagan, Barry Harris, Roland Hanna, Geoff Keezer, George Shearing, Lou Levy, Alain Jean-Marie et autres Mulgrew Miller.Shearing, Jean-Marie et Miller seront parmi nous au cours des prochains jours.Au sein du groupe second il y a Red Garland, Count Basie, Duke Ellington, Bobby Timmons, Duke Jordan, Ahmad Jamal, Phineas Newborn, Harold Mabern, Carl Perkins, Hampton Hawes, Marcus Roberts, Randy Weston et.Ray Bryant! Weston, Roberts et Bryant seront là, c’est le cas de la dire, en chair et en os.Ah! Bryant la main gauche.Bryant le pianiste des After Hours comme du Cold Turkey.Bryant jouant à Montréal le Blues For Basie, c’est aussi capiteux qu’un Saint-Prieuré de Lichine, cm 1982.Car de tous les pianistes qui seront là, il est celui qui aura fait du solo un art de vivre.Affronter en solitaire les 88 touches du piano, notre Bryant le fait depuis vingt ans.VOIR PAGE 2: PIANO fJSKggiaSi gÉ I '7 ¦ mm* Arthur H se lance à la conquête du Québec.Il sera ici dans le cadre du festival de jazz, le jeudi 8 juillet, à 21 h, au Spectrum.Et au festival d’été de Québec, les 9, 10 et 11 juillet, au bar Le d’Auteuil.PASCALE PONTOREAU Certains entrent dans la légende par la petite porte.Sans y prendre garde.Soudain tout concorde, l’image, la rumeur.Et de fil en aiguille, de bouches à oreilles, le mythe se crée.Même si Arthur H n’est pas encore le sujet de contes pour enfants, son histoire commence à faire tâche d’huile.On badine, on déforme, et surtout on l’écoute.Parce qu’en plus d’être un très bon musicien qui passe allègrement du piano, son instrument fétiche, au ukulélé — ce mini banjo popularisé par Marilyn Monroe dans Some Like It Hot — Arthur H demeure un conteur qui se nourrit de faits divers.«J’ai peut-être une seconde nature morbide.Les faits divers macabres me font rire, c’est peut-être cruel, mais de toute façon, l’humour, à la base, c’est cruel.On se moque des faiblesses de quelqu’un, on le ridiculise, on rit de ses tares.C’est vrai que je me délecte des histoires qui sont proches de la folie.» Le ton est donné.Arthur, aussi à l’aise en entrevue qu’un poisson hors de son bocal, livre avec parcimonie des bribes de sa vie.Une vie quasi ascétique, nocturne — «Je vis la nuit.Si je vivais à la campagne, je vivrais le jour.Mais comme j’habite une grande ville, la nuit c’est beaucoup plus tranquille, il y a plus de silence, plus d’espace» — et débordante de musique.Tom Waits, Gainsbourg et monsieur H Baigné dès son plus jeune âge dans le rythme et la mélodie, même si papa Higelin avait quitté le foyer familial, il pouvait difficilement ignorer sa carrière, Arthur a vite vécu sa scolarité comme un drame.«J’ai décidé de quitter l’école à 15 ans.C’était un vrai cauchemar.J’étais mésadapté.Je ne comprennais rien.Je ne voyais rien ne sachant pas que j’étais myope.Je souffrais beaucoup.» Basta les classes, Arthur s’enferme chez lui et s’installe au piano.Piano qu’il aime tellement qu’il dormira dessous pendant un certain temps.La rumeur commençait.Du jazz, du blues, des sonorités latine et jamaïcaine, des percussions africaines, Arthur H touche à tous les répertoires.A peine revenu d’un voyage en Afrique de l’est anglophone, il conserve de précieux souvenirs qui se métisseront sûrement sur un prochain album.On lui décèle vite le timbre d’un Tom Waits, d’un Charlé-lie Couture et même d’un Higelin.On retrouve dans sa poésie celle d’un Gainsbourg.Mais ces VOIR PAGE 2: ARTHUR Le roi ARTHUR en croisade Gaston Miron 2homm IMH \ll\s IIFTFMII Ml» MEMES l'I.ti ES J| Sl.ll \l 11 Jl l\ SKI FUIENT SAISON 1993-94 27 Hcptemhrr 93 THEATRE MAISONNEUVE DENIS BROTT -//un dvs meilleurs violoncellistes canadiens» Concerto de Boccherini Variations Rococo de Tchaikovsky Hydro Québec 25 octfthn» 93 THÉÂTRE MAISONNEUVE CHRISTOPHER PARKENING • Guitariste de renommée internationale» Concertos de Giuliani et Rotlrifio 8 novembre 93 SALLE WILFRID PELLETIER HAKAN HARDENBERGER Brillant jeune trompettiste» Concertos de I ivtdtli et Haydn STANDARD LIFE G décembre 93 B SALLE WILFRID I i» PELLETIER NADJA SALERNO SONNENBERG « Violiniste de réputation mondiale» Concerto no 5 tie Mozart BANQUl I AURfNTHNNl IMH IS IMh 7 février 94 SALLE WILFRID PELLETIER LOUIS QUILICO -Notre baryton extraordinaire» Aria tie Mozart Il Maestro tli Capella » tie Cimarosa Les Arts du Maurier Liée 2 1 murs 94 THÉÂTRE MAISONNEUVE VIKTORIA MULLOVA, violon * Virtuose russe » Concerto en ré mineur tie Mendelssohn -Le printemps» ties Saisons tie Vivaldi ÀK I » avril 01 TH ÉÂTRE MAISONNEUVE CONCERT BACH ISRAELA MARGALIT, piano • S/wcinlùtc tic Ilitch Concertos pinte pittim en ré mineur et J'a mineur «km i Gi ni rai Foods I (> mai ') I SALLE WILFRID PELLETIER ITZHAK PERLMAN «Le Grand Violoniste» MOZART: Concerto pour violon ntt.A K.2H) Adagio en mi majeur K.26/ Rondo en do majeur B ScotiaMcLeod Inc.ABONNEZ-VOUS DES MAINTENANT ET EVITEZ LA TPS, LA TVQ ET LA REDEVANCE A LA PLACE DES ARTS l.e programme eu détail ncra publié prochainement.BilletM simples disponibles un mois avant chaque concert à In Place tics Arts: T héâtre Maisonneuve! (parterre et corbeille) .25 S (balcon) .18 8 Salle Wilfrid Pelletier (parterre et corbeille) .30 8 (mezzanine) .25 8 (balcon) .«.20 8 Les taxes et la surcharge ne sont pas inclus dans les billets individuels.Abomirnieiit pour 8 concert* (parterre el Abonnement pour 8 concerts (Imlcmi) corbeille) 1 75 S 130 S Nombre d'ubonncnicntH _ X.Total Nom .Adret Tel.: .Veuillez envoyer un chèque ou niantlal tie poste avec enveloppe-Orchestre tie Uhnmhrc McGill, 515*) K.arnseliiTe.Montreal II.TX retour ndressée 2PH Tél.s 187- et nlTritnrl 51 ‘>0 Pas de malice, pas de supplice DENNIS THE MENACE Réal.Nick Castle.Scénario: John Hugues d'après la B.D.de Hank Ketcham.Iamge: Thomas Ackerman.Musique: Jerry Goldsmith.Avec Walter Matthau, Mason Gamble, Christopher Lloyd et Joan Plowright.É.-U.1993.En v.o.aux cinémas Eaton, Du Parc, Versailles et Côte-des-Neiges et en v.f.au Berri et au Cineplex Centre-ville.BERNARD BOULAD Publiée pour la première fois il y a 42 ans, la bande-dessinée de Hank Ketcham, Dennis 'Die Menace, çonnut un succès immédiat aux Etats-Unis.Quelques années plus tard, un millier de journaux dans une cinquantaine de pays adoptait le petit garnement blond dans leurs pages.En 1959, le petit écran en tire une télésérie qui, plus tard, sera remplacée par des dessins animés.Que le cinéma s’intéresse aujourd’hui à ce célèbre personnage n’a rien détonnant.Au contraire, c’est dans la logique «nostalgique» des choses qui rend les années cinquante très en vogue à Hollywood (voir texte ci-contre).Il s’agit donc, en français, de Denis la peste (Mason Gamble), cet insupportable garçon de six ans qui passe son temps à faire des gaffes.Il n’est donc pas vraiment méchant, même qu’il est généralement bien intentionné.Mais voilà: il est terriblement maladroit et, incapable de résister à la tentation de toucher à tout, finit toujours par foutre quelque chose en l’air.Son pire ennemi c’est son voisin, George Wilson (Walter Matthau) un vieux monsieur de 70 ans, tranquillement à la retraite et dont la grande passion est de cultiver son jardin.Mais évidemment Dennis qui s’est pris d’affection pour lui veut tout le temps lui tenir compagnie, ce que cherche toujours à éviter le prudent voisin.Il n’est pas le seul d’ailleurs, puisque au grand désespoir de ses parents, personne dans le quartier n’accepte de le babysitter.Sauf Mme Wilson qui se laisse attendrir par ses petits yeux gracieux.Et c’est ainsi que Dennis et George se retrouveront pour quelques jours co- 26 juin au 14 Août OMD lilüül i *=> Musique de chambre Schubert / Schumann Samedi 3 juillet - 20.$ /12.$ étudiant Moshe Hammer violon Jutta Puchhammer, alto Christopher Best, violoncelle René Gosselin, contrebasse Angela Cheng, piano Schubert Sonate pour alto et piano, en la mineur «Arpeggione", D.821 Schumann Sonate pour violon et piano en la mineur, op.105 Schubert Quintette en la majeur «La Truite», op.114, D.667 Les beaux dimanches DES STAGIAIRES Dimanche 4 juillet -11 h 17.$/12.$ étudiant (concert et repas) Activité familiale par excellence; le plaisir d'un concert suivi d'un repas champêtre servi sur les terrasses du Centre d’Arts Orford.Classes de: André Laplante, piano Moshe Hammer, violon René Gosselin, contrebasse Étoile montantes — Mercredi, wnAmpA 7 juillet IFA vv l 1 IFA AJU P 11.SF7.S étudiant ftios St.Lawrence String Quartet Haydn, Schoenberg, Beethoven Concert symphonique Schubert / Schumann Samedi 10 juillet - 20.$ /12.S étudiant Marc-André Simard.soprano René Boutet, ténor Claude Grenier, baryton-basse Les Petits chanteurs du Mont-Royal Ensemble Métropolitain Direction: Agnès Grossmann Schubert Cinq Deutsche avec Coda et sept Trios, D.90 Symphonie no 5 en si bémol majeur, D.485 Messe en sol, D.167 Les concerts sont présentés à 20h à la Salle Gilles Lefebvre, Centre d'Arts Orford, sauf indication contraire.Les prix indiqués incluent les taxes.Sortie 118, Autoroute des Cantons-de-l'Est (10) Parc Mont-Orford, Route 141 Nord Orford (Québec) Centred Art» Tél: (819) 843-3981 Orford 1-800-567-6155 # SRC Rndu Micau FM Stéréo tVXjiau c*o*i Ju ftUv» Orion] LE DEVOIR locataires.Bonjour les dégâts! Dennis the Menace a été réalisé par Nick Castle, un tâcheron hollywoodien qui de The Ixist Starfighter à Tap , en passant par la scénarisation de Hook , n’a pas encore imprimé sa marque à Hollywood.Et Dennis the Menace n’améliorera sans doute pas son sort à moins que ce ne soit un gros succès.Ce qui n’est pas impossible.La raison est fort simple: quand on s’assure dans sa distribution un acteur de la trempe de Walter Matthau, on a des chances de provoquer des fous rires assez bienfaisants.Surtout chez les parents qui après tout doivent bien accompagner leur progéniture à un film qui leur est d’abord destiné.Matthau est donc tout simplement magistral et savoureux, comme il l'a toujours été tout au long de sa carrière.Même s’il 11’est pas aussi en forme que dans 'Die Odd Couple, sa bouille cle victime outrée suffit à mieux faire passer le scénario indigeste, prétexte à enfiler des sketchs et des gags faciles, que John Hugues (le père de Home Alone) a concocté, Le jeune Mason Gamble, quant à lui, a un naturel sympathique pour incarner avec beaucoup de désinvolture ce rôle de monstre, bien plus mignon finalement que tous ces petits génies moralisateurs qui pullulent de plus en plus dans le cinéma américain.Ainsi, grâce à Walter Matthau, votre corvée de parent ne sera pas trop un supplice.0» A VOIR, MÊME ET SURTOUT SI ÇA DÉRANGE.NATHALIE BAYE DIDIER SANDRE Un film de François Margolin R —— 1:45-3:45-5:45-7:45-9:45 LA CRISE.MIEUX VAUT EN RIRE! DÉJÀ PRÈS DE 100,000 QUÉBÉCOIS ONT PRIS LE CRAND BAIN D HUMOUR ET ÇA CONTINUE.! , "À VOIR ABSOLUMENT!* séà FRANCINE GRIMALDI.CBF BONJOUR VINCENT LINDON PATRICK TIMSIT IA GRISE \L\lN SAKi’t pmoitruV I!VN)NciHiKHF .!v'.«n» un Lm * U,Nr'LRJvLU LM HJ'f ¦ ¦ CreronUmoCOUSlSIRM LnZAKX WNlKAUNi enUSFWVAT MKHUUROQUE CHUBJlANIENlOCm yf/f, l * LIS FILMS ALAK SARBLT11 FILMS NlWCTIOS FAIM LLADfRQSLMATOGLAHCA MDU WUmKiwmikaVU.it nnipnBvsTFgffi-——— uiMimtsaam W GRAND FILM D’OUVERTURE SÉLECTION OFFICIELLE - CANNES 1993?*^ ‘Un véritable régal! Quel plaisir de voir jouer la “crème” des acteurs français dans le même film.Un duo splendide!” — Denise Martel, JOURNAL DK QUEBEC “Un film simple et poignant.le plus émouvant de Téchiné.Catherine Deneuve y est superbe! — Eric Fourlanty.VOIR “Un film tout en frémissements, à la fois fort et fragile! Superbe! A voir et à revoir!” — Marc-André Lussier, CIBL-FM un trio magnifique.Auteuil, Deneuve, Villalonga.ça vaut le détour!” * — Francine Laurendeau, LE DEVOIR “Un très beau film.Vous en sortirez touchés!’ — Francine Grimaldi.LA PRESSE “.du grand cinéma!’ — Elie Castiel.CHAA-FM Catherine Deneuve Daniel Auteuil MA SAISON PREFEREE Un film de André Téchiné Avec Marthe Villalonga jean-neire Bousier Chlara Mastroianni Carmen Chaplin Anthony Prada Avec la participation de Ingrid Caven Scénario et dialogues André Téchiné et Pascal Bonltzer __ Un* coproduction les films Alain Sarde TT 1 Films Production - D A Films Avec la participation des Softcas Cofimage 4 Atl GjJjrnU et Investmvge 4 et 1 aide de U Rè«wMidi-fy*n**s et avec la participation de CanaN uaiomiu 1 DHTIllUtlON •jç Fini OOCBV STEREO I DESJARDINS 849-film BASILAIRE 1 ?© 1:30-4:15-7:00-9:35 ttflMhigttigÉMdÉAlÉÉtt tBttÙÊÊ B 4 Mauvaise compagnie IHE FIRM De Sidney Pollack, avec Tom Cruise, Gene Hackman, Jeanne Tripplehom, Ed Harris, Holly Hunter, Hal Holbrook, David Strathairn, Wilford Brimley, Gary Busey.Scénario: Robert Tourne et David Rayfiel, d’après le roman de John Grisham.Images: John Seale.Montage: William Steinkamp.Musique: Dave Grtisin.USA, 1993.2h34.Aux cinémas Impérial, Dorval, Ijaval, Greenfield, Du Parc, Versailles et Pâmons Players à Pointe-Claire.FRANCINE LAURENDEAU Mitch McDeere (Tom Cruise) est finissant en droit à Harvard et il semble que pour ces heureux mortels, le chômage n’existe pas.Comme le jeune homme a un compte à régler avec le destin (il vient d’une famille pauvre et sa femme vient d’une famille riche), il est particulièrement ambitieux et il jauge sans se presser les offres d’emploi qui affluent de tous côtés.Mais la plus alléchante, et de loin, lui vient de Memphis.La firme d’avocats Bendini, Lambert & Locke lui propose un salaire de 96 OCX) $ avec une augmentation de 5 % l’année suivante, le remboursement de ses dettes universitaires, l’hypothèque de sa première maison et la location d’une Mercédès.Du coup., sa femme craque elle aussi.Tant pis, elle quittera Boston et son boulot, elle en trouvera un autre au Tennessee.L’arrivée du jeune couple est quasi triomphale, limousine avec chauffeur, on a eu la délicatesse de meubler temporairement leur maison et on les reçoit comme les nouveaux membres d’une grande famille.Une famille dont les membres actifs sont tous des hommes et où on n’aime pas tellement que les épouses travaillent et n’aient pas tout de suite des enfants, ce qui devrait leur mettre la puce à l’oreille mais ils ont d’autres chats à fouetter.Pour lui servir de mentor dans ce monde nouveau, la firme a pourvu Mitch d’un conseiller exigeant et mystérieux (Gene Hack-man) et bientôt, le jeune homme va se voir confier plus de dossiers qu’il peut en assumer.Jour et nuit, c’est la ronde infernale du travail.Comme il a décidé d'être optimiste, il se dit que la première année, on «casse» les nouvelles recrues et que ça ira mieux plus tard.Mais c’est d’une puissante agence fédérale que lui viendra la lumière: il est l’esclave de la mafia.S’il veut s’échapper, on le tuera comme on a tué ceux qui l’ont tenté avant lui.Sa ligne téléphonique est sur table d’écoute et sa maison est truffée de micros.Si vous avez lu le best-seller de John Grisham, vous connaissez la suite, encore que le film vous ménage des surprises.Voilà un scénario qu’on aimerait bien décortiquer pour en souligner au passage les quelques inconséquences mais surtout pour en faire valoir l’ingéniosité.Une opération qui risquerait de désamorcer votre plaisir de spectateur en vous privant de la surprise.Les rebondissements de l’action laissent peu de répit.Rappelons que né en 1934, le réalisateur Sydney Pollack est l’auteur de quelques films célèbres dont They Shoot Horses, Don’t Ihey?, en 1969, et Out of Africa, en 1985, pour ne nommer que ces deux extrêmes.Il est imprévisible et inégal, jamais inintéressant.Et ce qui est le plus frappant, dans son adaptation de The Firm, c’est qu’aux Etats-Unis, donc en plein coeur d’une grande démocratie occidentale, la vie peut soudain se transformer en un cauchemar qui semble venu tout droit des pires récits des ressortissants des pays de l’est.La séquence où Mitch, chez lui, fait jouer la radio à tue-tète pour chuchoter à l'oreille de sa femme les révélations qu’on vient de lui faire, est un des meilleurs moments de ce film dont, paradoxalement, la seule faiblesse importante est le personnage principal incarné par un Torn Cruise qui fait de son mieux pour nous montrer sa forme mais qui demeure pour moi inodore, incolore et sans saveur, en d’autres termes totalement dépourvu de présence.Une décision de producteur sans doute, on sait la popularité de ce joli garçon.Tom Cruise S A M K I) I I) I M A X < Il !• .1 r i i.I, !¦: ï I.K S I II !l I) K V (I I It CINÉMA William Daniels, le célèbre directeur de la photographie durant le tournage de Camille en 1936 ^AU.Vl ‘ ,1 Le cinéma à l’âge de la lumière VISIONS OF LIGHT THE ART OF CINEMATOGRAPHY Un documentaire d’Arnold Glassman, Todd McCariliy et Stuart Samuels, avec Nestor Almendros, John Alonzo, John Baily, Michael Ballhaus, Stephen Burttm, Bill Butler, Michael Chapman, Allen Daviau, Calleb Desclianel, Ernest Dickerson, Frederick Fîmes, William Broker, Conrad Hall, James Wong Howe, ImsIo Kovacs, Victor Kemper, Charles Ixing, Sven Nykvist, Usa Rinzler, Owen Roizman, Charles RosherJr., Sandi Sissel, Vittorio Stora-ro, Haskell Wexler, Gordon Willis, Vilmos Zsigmond et Robert Wise.Textes et entrevues: Todd McCarthy.Montage: Arnold Glassman.Images: Nancy Schreiber.USA, 1992.Ih31.Au Cinéma de Paris jusqu’au 8 juillet.FRANCINE LAURENDEAU En français, on l’identifie par une périphrase: il est le «directeur de la photographie», entendez de la photographie en mouvement.Plus direct, l’anglais l’ennoblit: il est le «cinematographer», celui par lequel le cinéma se fait.Son nom est généralement bien placé dans le générique.Et pourtant, soyons honnêtes, nous, les critiques, ne lui accordons pas toujours l’importance qu’il mérite.Nous parlons volontiers scénario, interprétation et mise en scène.Et quant à moi (ce n’est pas pour rien que je travaille à la radio), j’attache une grande importance à la bande sonore et à la musique du film.Apres tout, le directeur de la photographie ne fait qu’exécuter le plan de travail du réalisateur.Ce n’est pas un artiste, tout au plus un technicien.Allez voir Vision of Light et vous tiendrez un tout autre langage.Vingt-six directeurs-photo et un réalisateur, l'exception, racontent l’évolution de leur métier depuis les débuts du cinéma en Amérique, évoquant les prouesses de leurs aînés, rappelant certaines transitions qui furent difficiles à franchir.Ainsi, selon-Vilmos Zsigmund, le son est arrivé trop tôt, le son direct et impitoyable qui a paralysé pour un temps les tournages, forçant la caméra au silence, donc enfermant littéralement le caméraman dans une cage insonore tandis que les acteurs devaient désormais projeter leurs répliques vers les micros.Une séquence involontairement comique nous montre un dialogue animé où l’homme et la femme parlent visiblement non pas l’un pour l’autre mais pour un micro caché dans un providentiel pot de fleurs.Les stars auront leur mot à dire dans l'engagement de celui qui immortalisera leur silhouette.Greta Garbo n’acceptait d’être filmée que par William Daniels.Et gare à celui qui aurait capté le mauvais profil de Claudette Colbert.Sans être esclave de la chronologie, on survole ainsi quelques étapes de l’histoire du cinéma américain, comme l’apparition de la couleur ou certain plan histo- rique de Gone with the wind, tout a fait acrobatique pour l’époque.C’est sous l’influence de l’expressionism.e allemand qu’est né le film noir américain des années quarante.Dans ce temps-là, on n’avait pas peur du noir, du sombre, peut-être qu’on exagérait parfois dans le noir absolu, mais qui ne risque rien n’a rien, même Rembrandt s’est trompé.Et puis un hasard peut être source de découverte.Ainsi, le reflet de la pluie sur la figure de l’homme qui va être pendu, dans In Cold Blood (de Richard Brooks), raconte Conrad Hall, la séquence décrite à l’appui.Et c’est peu à peu l’aspect innovateur de ce métier qui se dégage de l'accumulation des témoignages.cinéma avance grâce à ces hommes qui jouent avec la chance, qui n’hésitent pas à prendre des risques, à quitter la sécurité des studios pour aller tourner dans les rues de New-York.On dit que c’est la Nouvelle Vague qui a commencé, ce n’est pas vrai, déjà dans Touch of Evil (d’Or-son Welles), Russell Metty tournait à la main avec une caméflex.Cela ne les empêche pas d'être modestes, généreux, solidaires de leurs réalisateurs.Il est cependant dommage qu’on n’ait pas fourni au regretté Nestor Almendros (le film lui est dédié) l’occasion de parler de sa collaboration avec des cinéastes français comme Eric Rohmer et François Truffaut.U‘s autres cinématographies ne sont qu’évoquées: c’est de cinéma américain qu’il s’agit.Mais quand Vittorio Storaro raconte le salutaire dépaysement du Dernier Empereur (de Bernardo Bertolucci) et le symbolisme des couleurs utilisées dans ce film; quand William Fraker décrit le plan apparemment maladroit mais en réalité d’une diabolique efficacité dicté par Roman Polanski pour Rosemary's Baby, ou encore quand Almendros se souvient du tournage de Days of Heaven (de Terence Malik), de cette heure magique qu’il fallait saisir chaque soir et qui durait à peine vingt minutes, le moment où le soleil venait à peine de se coucher, où le ciel était lumineux et doux, eh bien on n’éprouve qu'une envie, c’est de revoir ces films pour les redécouvrir sous un autre angle, pour les recevoir d’un oeil nouveau.Du reste, certains de ces extraits (il y en a une centaine) sont si prenants, si évocateurs que je me suis plus d’une fois surprise à ne plus écouter le commentaire, captivée que j'étais par l’image.Et quand revient cette musique charmeuse et nostalgique qui débute et qui termine Visions of Light—je veux parler de ce même passage du Carnaval des animaux qui accompagne le générique du Terence Malik filmé par Nestor Almendros — je n’ai pas pu résister, j’ai immédiatement couru louer une cassette de Days of Heaven.Je pense qu’on ne saurait rendre un plus bel hommage à un documentaire sur le cinéma qui, attention, n’est à l’affiche du Cinéma de Paris que jusqu’au 8 juillet.K9DBES1I3EK9I ?: chef-d’oeuvre ?: très bon ?: bon ?: quelconque ?: très faible : pur cauchemar SLEEPLESS IN SEATTLE ?De Nora Ephron.À la veille de son mariage de raison, Annie qui habite Baltimore, entend une voix providentielle à la radio.C’est celle de Sam, un homme adorable qui a perdu sa femme il y a un an et qui se cherche une raison de vivre.Le problème, c’est qu’il habite Seattle, à l’autre bout des USA.Qu’importe, Annie fera des pieds et des mains pour le rencontrer.Et réussira bien sûr.Une comédie sentimentale dans le ton des films des années cinquante.Gentille, sans prétention mais aussi sans originalité.Pour la famille.Bernard Bonlad DENNIS THE MENACE ?1/2 De Nick Castle.Denis la peste a trouvé en M.Wilson, son voisin, un souffre-douleur idéal qui, malgré ce qu ’il en dit, se fait un bonheur de le pourchasser.Avec sa gueule de bull dog, Walter Matthau est exquis et permet de sau ver un film écrit pauvrement par le père de Home Alone.Quand le cinéma pour enfant plait aussi aux parents.Bernard Bonlad THE FIRM ?1/2 De Sidney Pollack.Un jeune finissant en droit de Harvard se fait offrir un poste incroyablement alléchant dans un bureau d'avocats.dirigé parla mafia.Un suspense efficace dont le personnage principal est interprété par un Tom Cruise joli mais totalement dépourvu de présence.Francine Laurendeau VISIONS OF LIGHT -THE ART OF CINEMATOGRAPHY ?Documentaire d’Arnold Glassman, Todd McCarthy, Stuart Samuels.Des directeurs de la photographie racontent l’évolution de leur métier à travers l’histoire du cinéma américain, rendent hommage à leurs aînés et disent leur expérience.C’est abondamment illustré d'extraits de films et tout à fait passionnant.Francine Laurendeau MA SAISON PRÉFÉRÉE ?D’André Téchiné.On croit beaucoup au désarroi d'un frère et d’une soeur devant le vieillissement d’une mère jusqu ’alors autonome, trio magnifiquement interprété par Daniel Au-teuil, Catherine Deneuve et Marthe Villalonga.On croit moins au reste, : mais ça vaut tout de même le détour.Francine Laurendeau Centre culturel de drummondville PASSAGES NUAGEUX Un froid régné depuis deux ans entre deux soeurs.Le hasard les réunit sur le même terrain de camping.Le soleil saura-t-il réchauffer l'atmosphère?Une comédie vivante et rythmée où se dévoileront toutes les réponses sous autant de belles percées de soleil que d’inquiétants passages nuageux.Tarifs de groupe: sur semaine 16,80 S Tarifs individuels: sur semaine 18,80 S samedi (tous) 20,80 $ Les tarifs incluent toutes les taxes.Billetterie: (819) 477-5412 Stationnement gratuit, Salle climatisée, Bar et terrasse extérieure.LOUIS-GEORGES GIRARD CENTRE CULTUREL DE BELŒIL PHI-PHI Mjvque d'Henri Christine ¦ Livret d'Aibert Wiüemetz Avec Bruno Laplante, Claude Gai, Jean Maheux, France Duval, Chantal Larocque et six danseuses-choristes.LA COMÉDIE MUSICALE QUI LANÇA LES «ANNÉES FOLLES» À PARIS EN 1918! Dans les studios du grand sculpteur arec Phidias une commande importante est en jeu: «Phi-Phi» doit sculpter l’Amour et la Vertu.! Le corps humain est à même d’inspirer les courbes maîtresses et les contours musclés de tels principes, mais pas n'importe quel corps évidemment! Une truculente comédie ou esthétique, politique, idyllique et.érotique riment passionnément avec comique! Ticket Master 514-4644772 DU 18 JUIN AU 21 AÛUÎ DU MERCREDI AU SAMEDI Spec.Vente de Groupes 514-527-3644 AU THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE r *Vtf> LE DINDON «LE DINDON» est'sans conteste l’une des meilleures comédies de Feydeau.Elle fourmille d'intrigues et d'inventions d'une drôlerie irrésistible.Les femmes y sont éblouissantes par leur intelligence et par leurs toilettes.Elles utilisent les mêmes armes que les hommes et Pontagnac, l’infâme coureur de jupons, l'apprendra à ses dépens.Avec Luc DURAND, Patricia TULASNE, Edgar FRUITIER, Jean-Bernard HÉBERT et 8 autres comédiens.Du 18 juin au 4 septembre 1993.Forfaits disponibles.Salle climatisée.Du mercredi au samedi à 20h30.867, rue Saint-Pierre, Terrebonne, autoroute 25, sortie 17E (20 minutes de Montréal) Réservations au 492-4777 ou 964-7162.AU THÉÂTRE DU MANOIR RICHELIEU HOMME AU BORD DE LA CRISE D’HORMONES De Carole Tremblay.Avec Line Lamarche, José Mallette, Manon Vallée et Denis Roy Mise en scène: Denys Paris.Scénographie: Joseph Saint-Gelais.Du 24 juin au 14 août à 21 h 15.Dans chaque homme il y a une femme, dit-on.Jules vient de découvrir sa Juliette.Problème d’hormones?Crise psychologique?Comment réagiront son épouse enceinte, son voisin homosexuel et sa fouineuse de mère?Une production F.M.C.Créé au théâtre « La Fenière » en mai 1993.Réservations: (418) 665-3704 • (418) 665-7455 Au THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR IL VA PLEUVOIR L'ENVERS Texte de ROBERT LALONDE Logistique allégorique de RICHARD BLACKBURN • AVENTURE FANTASTIQUE ET SURDIMENSIONNÉE Spectacle extérieur pour adultes accessible aux enfants Le soleil brûle les étapes.Le piétinement d'une vieille fait gronder la terre.Des glaciers se noient dans leur chair fondue.Un enfant lit.Une poule rêve à des savants en smoking.Des pingouins avalent leur glacier Un jouet-robot fait sa crise de nerfs artificielle.Il va pleuvoir à l'envers DÈS LE 25 JUIN du mardi au dimanche TARIFS FAMILIAUX UPTON, sortie 147 de l’autoroute 20 RÉS.: (514) 549 5828 » I.E I) E V (l I li .I.K S S A M K I) I A K T I) I M A X < Il E I .II I I.I.K T I !> «I A DISQUES CLASSIQUES La mémoire du laser DARIUS MILHAUD Darius Milhaud à la direction et au piano.EMI CDC 754604-2.RICHARD STRAUSS EMI CDC7 54610-2.FRANCIS POULENC EMI CDC 754005-2 IGOR STRAVINSKI Igor Stravinski, à la direction et au piano EMI CDS 754607-2.CAROL BERGERON Il serait illusoire de penser que tout ce qui fut destiné au microsillon, et au 78 tours avant 1950, se retrouvera tôt ou tard en compact; et la qualité, parfois franchement douteuse, de ces vieilles «cires» n’y compte que pour presque rien.Il y a des modes qui font que ce qui se vendait, il y a 50 ans, ne suscite plus le même intérêt, l^s interprètes que les mélomanes des années 20 apprécient ont fait place à d’autres, puis à d’autres encore qui ont rejeté dans l’oubli les premiers.Le public aime, apparemment, réentendre les oeuvres du passé dans des interprétations récentes qui profitent, il convient de le souligner, des Jeunes ^ Jounçi Virtuosi Chef d'orchestre: Alexanderlimtt Soliste Michael Laucke guitare Concerto pour guitare de Vivaldi Oeuvres tlamenco pour guitare solo Concertos de Rossini, Respighi, Turina Jeudi 8 juillet à 18 heures Billets; $12 en vente maintenant au Pavillon Christofle rei-de-chaussée Ogilvy Pour information: 527-6437 Salle Tudor — Ogilvy 1307 Ste-Catherine ouest changements ou améliorations technologiques des précédés d’enregistrement.La qualité des réalisations d’aujourd’hui fait paraître très lointain l’exploit que représenta, en 1913, la reproduction discographique de la Cinquième symphonie de Beethoven avec le Berliner Philharmonker sous la direction d’Arthur Nikisch (Symposium 1087-1088).On ne compte plus, d’ailleurs, les versions du chef-d’oeuvre qui se multiplièrent pendant 80 ans et ce, jusqu’à la sortie prochaine de celle de John Eliot Gardiner qui s'intégrera dans une intégrale, une autre, des 9 Symphonies.Cet exemple montre l’impossibilité de tout vouloir garder au catalogue commercial; le stockage des disques deviendrait un poids physique et financier que les éditeurs ne pourraient tout simplement lias assumer.Un certain choix s’opère donc, qui assure la sauvegarde de certains documents en dehors des lieux d’archivage où, en principe, tout est conservé.L’idéal, serait qu’un jour, on puisse accéder aux archives sonores sans avoir à dépendre des intermédiaires qui en assurent partiellement la diffusion en la soumettant aux aléas de l’offre et de la demande.Cela dit, certains témoignages mu- sicaux ont sur d’autres un attrait particulier qui leur garantit la pérennité: je pense à ceux que nous ont laissés les compositeurs eux-mêmes.Que ne donnerait-on pas pour écouter Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Liszt et tous ceux qui vécurent avant que l’enregistrement ne fut inventé.Les créateurs du 20e siècles, ceux qui surent diriger ou jouer d’un instrument, auront eu le considérable avantage de pouvoir ajouter quelque chose de ce qui, en musique, ne peut absolument pas se mesurer ni se transcrire sur une partition.Cela ne signifie point que les interprétations pianistiques d’un Francis Poulenc ou d’un Darius Milhaud font foi d’étalon sur lequel doivent se mesurer, se décalquer toutes les autres.Bien sûr que non! Mais, par exemple, les lectures d’un Richard Strauss rendent compte du rapport que, dans ses oeuvres, il savait établir avec la matière sonore d’un orchestre symphonique.Même à travers les lacunes — car il faut admettre que l'on pourra toujours trouver des interprètes plus habiles — on trouvera matière à réfléchir, à orienter sa perception d’une oeuvre.Cela vaut, bien entendu, d’abord pour les professionnels de la musique — mais aussi pour tous les mélomanes curieux.Je ne voix pas comment un chef-d’orchestre peut correctement diriger Stravinski, sans connaître ses enregistrements.D'autant qu’il en fit plusieurs.Le coffret FMI en propose d’ailleurs certains, des années 1930 à 1934, qui n’avaient apparemment jamais été publiés.D’une indéniable valeur historique et musicologique, ces laser EMI prennent place dans une collection («Composers in person») dont la présentation semble avoir fait l’objet d'une attention toute particulière: la qualité des repiquages vaut à elle-seule une mention.Cela dit, Deutsche Grammophon a récemment fait preuve d’une générosité encore plus grande à l’égard de Richard Strauss (le compositeur et chef d'orchestre) en lui consacrant un coffret de trois DC (DG 429 925-2).Sous l’étiquette London, on retrouve aussi de nombreux exemples de l’art de Benjamin Britten, comme pianiste et surtout comme chef d’orchestre.Francis Poulenc, l’accompagnateur de Pierre Bemac, est également publié chez l’éditeur Adès (14,115-2) et encore mieux chez Sony dans la collection «Master-works portrait» (MPK 47(584 et MPK 46731); quant à Poulenc le pianiste inégal, Pearl en propose quelques prises qui date des années 1928 à 1934 (Gemm CD 9311).UN SUCCES! CETTE ANNÉE AU CH AM P-DE-MARS LE SPECTACLE SEMBLE ENCORE PLUS FORT.LA MISE EN SCÈNE D'ANDRÉ VIENS EST SPECTACULAIRE ET EFFICACE - PAUL TOLTANT, RADIO-CANADA C'EST UN CHARME QUE DE SUIVRE SOUS LES ÉTOILES CETTE HISTOIRE QUI EST LA NOTRE.- ANNE-MARIE LECOMPTE, LA PRESSE C'EST UN BEAU SPECTACLE, C'EST TRÈS SPECTACULAIRE, ÉVIDEMMENT., r - FRANCINE GRIMALDI.Lfc CBE BONJOUR UN FABULEUX SPECTACLE SON ET LUMIERE.AU CHAMP-DE-MARS JUSQU’AU 10 JUILLET, BILLETS EN VENTE AU CHAMP-DE-MARS INFORMATION: 875-6848 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245 * 1 800 361-4595 COMMANDITAIRE POWER CORPORATION DU CANADA Basilique Notre-Dame :§wji ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL charlls Dirnon RESERVATIONS: 842-9951 Billets: 8,75$ 17,25$ 25,00$ (taxes incluses) CETTE SEMAINE - Mercredi 7 juillet, 19h30 Charles Dutoit chef a L Louis Lortie piano | MOZART: Don Giovanni, ouverture TCHAIKOVSKI: Fantaisie pour piano et orchestre, opus 56 MOZART: Contredanses, K271c TCHAIKOVSKI: Concerto pour piano no 3, opus 75/79 À VENIR: Raymond Leppard chef David Geringas _____ violoncelle 15 juillet MOZART: Symphonie no 35, K 385 TCHAIKOVSKI: Pezzo capricciosopour violoncelle et orchestre, opus 62 TCHAIKOVSKI: Variations rococo pour violoncelle et orchestre, opus 33 MOZART: Symphonie no 40, K 550 * Charles Dutoit, chef Louis Lortie, piano 27 juillet TCHAIKOVSKI: Concerto pour piano no I plus autres oeuvres de Mozart et Tchaikovski Charles Dutoit, chef Sarah Chang, violon 28 juillet MOZART: Symphonie en ré majeur, K 14la TCHAIKOVSKI: Suite pour orchestre no 3, opus 55 TCHAIKOVSKI: Concerto pour violon, opus 35 SAMED110 JUILLET DIMANCHE 11 JUILLET LUND112 JUILLET VENDREDI 9 JUILLET SOIRÉE DESJARDINS MARD113 JUILLET MERCRED114 JUILLET JEUD115 JUILLET SAMEDI 17 JUILLET LUNDI 19 JUILLET CONCERT DE GALA IBM Andreas Haefliger piano (Suisse) Salie Oetch'f-Oemcizie une co-dwi :r db Gcai Treatre oe Queoe style est cependant nettement précieux, sophistiqué, farci d’expressions anciennes et utilisant le passé simple, ce qui en rendra la lecture ardue même aux lecteurs les plus habiles.LIBRAIRIE HERMÈS • 1 120, ave.laurier ouest outremont, montréal tel.: 274-5669 tclec.: 274-5660 année 362 jours par Jazz.Prix en vigueur jusqu'au 27 juillet 1093 Disques compacts fî-Z/fiAf JloldlaioiMt ¦&GGFJS Les Disques Cargo et Champigny annoncent la venue de Allan Holdsworth au Festival International de Jazz de Mtl le lundi 5 juillet au Spectrum V i.t -, flLfe G \a) Polars .ET Un duo qui swirigue! donna tart^ Le maître des illusions Un premier roman remarquable au sens psychologique percutant Ord.34,95$ 21,m PLWlLSJjrSAfg fera./; UKritnUtusmiUM Le talent de Ruth Rendell atteint ici un niveau inégalé.Ord.29.95$ ALICE HOFFMAN J# tortue Hanunariti Un roman noir surprenant avec amour et frissons sous les tropiques Ord.19.95$ 14,95$ mmoonïy V A peine le temps de reprendre votre souffle entre deux frissons de terreur Ord.29,95$ 77 95$ LEVINE CADAVRES INCOMPATIBLES Crimes et messageries roses, un sombre tableau de notre époque Ord.29,95$ ROMAN o&rgr ÎAIFONT Suspense et humour garantis.Un nouveau Ludlum décapant Ord.24,95$ 19,95$ Prix en vigueur du 3 au 9 juillet 1993 Champigny 4380 ST-DENIS, MONTRÉAL MT-ROYAL 844-2587 OUVERT 7 JOURS DE 9H À 22H - STATIONNEMENT À L'ARRIÈRE I.K I) E V OIK, I.E S S A M E I) I 3 K T |) I M A X (' Il E I .1 U I I.L E T I !» !» 3 B 8 LIVRES P A I! C 0 U R S D’UN ÉjCR I V A I Carnet 43 MARIE-CLAIRE BLAIS C’est en cet été d’ardente lumière sur les plages de Truro quand le soleil d’août réchauffe les vagues de l’océan jusqu'à la tiédeur des eaux, c’est en cet été de conflits racistes dan les rues de New York, de Harlem, que vient au monde le fils de Robert et Christine.Gilberte, qui semble regretter la dureté de ses attitudes envers Robert dit « que seul cet enfant peut sauver Robert, le réhabiliter aux yeux d’autrui, faire de lui un homme responsable.».Robert entend ces bruits sourds de la médisance autour de lui, ces voix continues qui le persécutent, il est à espérer, disent ces voix que l’enfant de couple illicite ressemble surtout à sa mère, que ses cheveux soient blonds comme les cheveux de Christine, qu'il aie les yeux bleus, la peau blanche, mais lorsque naît Jonathan, les parents de Christine viennent vite le soustraire à la vue de ses ennemis, on ne voit pas le petit pendant les premiers mois de son existence, les parents de Christine, Robert, Christine et l’enfant se cachent dans l’un de ces chalets d'Anthony situé haut dans la montagne, Anthony connaît seul le secret de ces lieux sauvages où il se retire parfois pour vivre seul, loin de l’enfer conjugal, il lui arrivait d’amener ici autrefois son fils Christophe, de pécher avec lui sur le lac silencieux, mais l’enfant souverain d’An-thony a si vite grandi, le chalet dans la montagne est inhabité; Anthony dérive, solitaire, sur son radeau, c’est pendant qu’il dérive ainsi sur l’eau frissonnante du lac, le soir, qu'il imagine combien l’enfant noir serait ici, dans ce refuge, à l’abri de la méchanceté du village.C’est la haut que le mystérieux enfant est transporté dans ses langes, que se mère l’allaite; c’est un bébé joyeux et robuste dont Robert est très fier, il couve la mère et l’enfant de son regard adorateur, lorsque Jonathan aura six mois, ils iront tous vivre à Paris où Robert verra la publication de ses livres en français, cette vision d’un avenir meilleur, Robert la confirme dans ses conversations avec le père de Christine, Charles, le vieux professeur de philosophie, ils partiront, dit-il, ils seront libres, ils auront amèrement acquis leurs droits à la liberté et au bonheur; mais pendant qu’il parle avec cette facile éloquence, Robert ne semble pas voir cette lueur égarée dans les yeux de Christine qui berce son enfant; dans sa joie d’être père, il oublie cette soudaine distance qui le sépare de Christine; le père, la mère de Christine, ne semblent pas remarquer non plus la détresse de Christine que la séquestration dans la montagne a mentalement ravagée.Que faire toute la journée, un être si fragile, que faire avec Jonathan, pense Christine, pourquoi sommes-nous ici si loin des autres?Quand vais-je reprendre mes cours à l’université?La vie sera-t-elle un jour normale à nouveau?Jonathan est magnifique mais je suis blanche et Jonathan est noir.Paris, nous n’irons jamais à Paris comme dit Robert, il est si peu réaliste, encore des rêves, des paroles fausses: d'un mouvement las, Christine berce son enfant, elle l’élève sur son sein, elle n’a pas encore vingt ans, quel sera donc leur avenir, pen-se-t-elle dans l’immense silence de la forêt.Demain, à l’aube, les parents de Christine, Robert, ils iront tous à la pêche, elle sera enfin seule, pense Christine, elle devra prendre une décision.Ce jour-là, l’aube est déjà suffocante lorsqu’ils partent pour la pêche.Christine supplie Robert de la iaisser seule avec l’enfant lorsqu’il s’approche d’eux pour les embrasser; il est si troublé par l’attitude froide de Christine que plutôt que de s’éloigner d’elle comme elle le demande, il l’embrasse plusieurs fois, serre Christine et Jonathan dans ses bras, ils ne partent que pour quelques heures, dit-il, ils seront de retour à midi, lorsqu’il quitte la mère et l'enfant, pour descendre vers le lac, Robert est traversé de sombres pressentiments, hésitant à ouvrir la porte il se tourne vers eux pour les contempler avec tristesse.11 dit «Essaie de dormir, Christine, nous pensons tous que tu as besoin de repos.Il faut que tu sois complètement rétablie avant de partir pour Paris.» La barque d’Anthony glisse sur l’eau, il fait déjà si chaud, le front de Robert est brûlant.«Ils vont dormir,» dit Robert à Charles.«Jonathan et Christine ont besoin de sommeil.» Dans le chalet d’Anthony sur la montagne, Christine a endormi son enfant.Ils dorment, Christine et Jonathan ne se réveilleront plus.Ce sera un accident dont on parlera dans les journaux, «une jeune femme déprimée se suicide avec son enfant» dira-t-on.EST-S ELLERS CHEZ LIBRAIRIE w PANTOUTE ROMANS QUÉBÉCOIS 1.LE CŒUR ÉCLATÉ, de Michel Tremblay - Leméac 2.AU NOM DU PÈRE ET DU FILS, de Francine Ouellette.La Presse 3.NOUS DEUX, de Solange Chaput-Rolland - Libre Expression 4.HOMME INVISIBLE À LA FENETRE, de Monique Proulx - Boréal «T ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.LA DÉROUTE DES SEXES, de Denise Bombardier - Seuil 2.À NOUS DEUX!, de Sylvie Chaput el Marc Chabot - VLB 3.LE QUÉBEC À L’ÂGE INGRAT, de Mathieu-Robert Sauvé - Boréal tair d’un bar-café, style «Hôtel du Nord», tiré de je ne sais quelles archives et choisi par la maison d’édition 10/18 pour orner (si j’ose dire) la couverture du livre.Il n’est indiqué nulle part que ce portrait soit de moi.Etant donné la profession très probable de la dame, l’erreur est assez loufoque; mais pour la même raison elle est gênante.Ije recueil, en anglais, ne date pas de 1979, comme il est dit dans l’article, mais de 1987.Ceci est indiqué à la page IBN: Random House 1987.Il est donc inexact de dire que la traduction aurait été publiée après un grand laps de temps, et surtout d’en tirer des conclusions.En effet, presque toutes les nouvelles ont pour cadre les années quatre-vingt.Maintes références sont faites aux' événements politiques et sociaux de cette décennie.Je ne parlerai lias d’autres malentendus, certains bi-.zarres, mais j’aimerais attirer votre attention sur quelques passages qui semblent inadmissibles dans une' critique littéraire:«Une sécheresse d’origine morale.» ou encore, «.sa prose.n’a pas le velouté de celle des écrivains qui sont nés pour le bonheur», et surtout, l’étonnant, «on dirait que la joie lui a échappé.» Il ne s’agit plus d’une appréciation de mon oeuvre mais d’affirmations- basées sur Dieu sait quoi - sur mon caractère, ma personne, voire ma vie.Prises ensemble avec la triste belle-de-nuit sirotant son ballon de rouge au bar, cela fait un portrait assez chagrin pour des lecteurs ne connaissant ni l’oeuvre ni l’écrivain.Mavis Gallant Paris, le 13 juin 1993 fresque CLAUDE DUBOIS, FRESQUE Un recueil de 128 chansons, dont les plus grands succès de Claude Dubois : «J'ai souvenir encore», «Labrador», «Ti-Loup», «Sullivan», «Comme un million de gens», «Femmes ou filles», «Plein de tendresse», etc.Pour lire et fredonner.224 pages 18,95$ ANTON ANGHEL, FORTUNA STAR Un véritable thriller philosophique, cruel et intelligent jusqu'au mÊSmSjg ïT vertige.Le récit d'un «coup» — le vol en plein jour de quarante millions de dollars — qui changera votre façon de concevoir la vie .en compagie de la déesse Fortune.1 jfPftï; îiM i 495 pages 24, 95$ J EéSsfl V> A/4 A n \ 1M LA PE Tl TE MAISON VxD eaiLeur DE la grande littérature K I» K V DIR, L K S S A M E D I A E T I) I M A X ( Il E I .III I.|.K T | !) ü ;î K E S T A II R A N T S Ode aux champignons JOSÉE BLANCHETTE Nous pédalions depuis un moment sur la piste cyclable longeant le jardin Botanique.Nous nous étions donnés rendez-vous devant le jardin de roses et nous poursuivions notre chemin vers la pizzeria.Je l’ai reconnu à son casque de vélo rouge feu et son sac à dos dépenaillé.Tristan travaille tout l’été comme «auxiliaire» à la roseraie et ce boulot saisonnier le ravit.De 7h à 15h30, il bine, il sarcle, il coupe les fleurs fanées, renouvelle les plate-bandes et protège les arbustes contre les insectes et les chenilles.L’an dernier on lui avait assigné le jardin japonais mais il a demandé à être muté: les bonsaïs centenaires perclus de rhumatismes, ce n’est décidément pas sa branche.Tristan a toujours eu le pouce vert et même multicolore.Lorsqu’il était mon voisin il cultivait des champignons dans son sous-sol.Tapi dans l’obscurité et l’humidité, il passait le plus clair de ses fins de semaine à faire des essais sur des champignons de Paris afin de leur donner un goût de truffes.Il m’avait fait lire un jour cette citation de Colette à leur propos: « Et je me révolte également contre le champignon de couche, créa-,ure insipide, née de l’ombre, couvée par l’humidité.J’en ai assez qu’il baigne, haché, dans des sauces qu’il allonge; je lui interdis de prendre le pas sur la girolle, j’exige qu’il ne contracte plus mariage avec la truffe, et je les consigne, lui et sa digne compagne, la crête de coq en boîtes, à la porte de ma cuisine.» Les tentatives de mutations génétiques élaborées par Tristan sur les champignons de Paris donnèrent lieu à des dégustations d’omelettes aussi nombreuses qu’infructueuses.Je fournissais les oeufs, le cerfeuil ou la ciboulette et lui les champignons.Tout ce «brasse-camarade» culinaire n’était que prétexte pour Tristan à justifier son étrange passe-temps de mycologue amateur aux yeux de voisins suspicieux.Qu’il se penche sur des champignons de Paris ou des arbustes recouverts de roses et d’épines, Tristan cultive la même complicité avec cette nature tout sauf morte.Inutile de préciser que mon ex-voisin est également végétarien, non-fumeur et fervent adepte du aki, cette petite balle molle qu’il projette élégamment du bout du pied pendant la pause du dîner.Après le travail il lui arrive très souvent d’aller s’attabler à la terrasse de la pizzeria De Niro, non loin du jardin Botanique, angle Cadillac et de Jumonville.C’est là qu’il m’çmmène aujourd’hui.Etablie au premier étage d’un duplex, la pizzeria d’Enrico Torando pourrait être de celles qu'on ne remarque qu’a cause de l’enseigne du Boni-Soir adjacent.Ouvert depuis moins d’un an, ce restaurant aussi familial que sympathique s’attire des amateurs de pizzas d'aussi loin que la rive sud.Les partisans des Expos y font un détour avant le match el les visiteurs du Biodôme aussi.Sur le menu on nous explique avec force détail (VYifCh -L m fV4ÛT'\PvOjMS 17 C Uu ,4e// les quatre leitmotivs du patron: qualité, service, hygiène et fraîcheur.Fumeurs interdits Autre phobie du propriétaire qui le rend fort sympathique aux yeux de mon copain grano: la cigarette.Tout le restaurant est non-fumeur et ça ne laisse d’autre choix aux irréductibles que d’aller en griller une sur la terrasse, en véritables parias.Tristan, qui a vu trop d’émissions de la Loi de Los Angeles, m’apprend que dans cette ville tous les restaurants devront respecter la consigne non-fumeur sous peu.«Les Américains s’y connaissent en cessez-le-feu» lance-t-il mi-figue, mi-raisin.Après un rapide survol du menu, je laisse à mon invité le soin de commander notre repas végétarien, à l’exception des calmars ma-rinés qui me font envie.Ce choix s’avère dé- cevant et les calmars un peu secs d’une fraîcheur discutable.I^es crudités de Tristan en entrée (carottes, chou-fleur, olives) transpirent le vinaigre.Des grissols italiens, les grissini, remplacent avantageusement les biscuits soda.Les pizzas s’éternisent en cuisine.«On a eu davantage de clients que prévu, s’excuse la serveuse par ailleurs charmante.Il faut attendre que la pâte à pizza soit décongelée».Quand la pizza aux poivrons doux et celle aux quatre champignons arrivent, nous en avons déjà terminé avec la bouteille de Soave.Notre estomac joue au aki dans nos talons.Tristan se précipite sur la bouteille d’huile d’olive au piments et en arrose sa pizza aux poivrons.Nous échangeons deux pointes avant que de nous taire et de mastiquer avec l’enthousiasme d’un entraîneur de baseball.La pizza aux champignons est garnie de champignons de Paris, cafés, shitakee et de pleurotes, la sauce aux tomates et le fromage mozzarella ajoutent juste ce qu’il faut de saveur sans pour autant masquer le goût délicat des champignons.Le mariage des quatre champignons plairait même à Colette.On y goûte bien cette «viande végétale» comme la surnomme Tristan et ils n’ont pas rendu trop d’eau.Quant à la croûte, elle est un peu trop épaisse à mon goût.La pizza aux poivrons est garnie avec des poivrons doux grillés et débarassés de leur peau (pour faciliter la digestion précise-t-on au menu).Le tout est sucré, fondant, succulent et très honnête.«On sent l’effort, commente Tristan, mais pas l’aboutissement» .Ce en quoi je suis parfaitement d’accord et dont témoigne ce décor qui reste à trouver.La prochaine fois, je me promets de commander la pizza au sau- ILLUSTRATION HRUCK ROBERTS mon fumé, fromage à la crème et caviar de lompe ou celle à la saucisse italienne (sans MSG ou nitrate).Iz?s desserts sont tous végétariens, d'autant qu'il n’en reste qu’un, un gâteau chocolat et Cointreau fort honorable mais légèrement défait par la chaleur.Un cappuccino arrose le tout.Tristan s’est commandé une infusion à la menthe et m’entretient des effets bénéfiques de la spiruline (un concentré d’algues quelconque) dans sa diète.Il se propose d’ailleurs de cultiver les algues dans sa baignoire l’hiver prochain.Un repas pour deux personnes coûte environ 40$ avant vin, taxes et service.PIZZA DE NIRO 6001 de Jumonville tel.254-4312 Fermé le lundi et mardi.J = sous-titré / codé IA TELEVISION DU SAMEDI EN UN CLIN D'OEIL 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 24h00 n CBFT (R.C.) Montreal — Le Télé- J journal On aura J tout vu! Taquinons la planète! Baseball: les Dodgers vs les Expos Le Télé- J journal Cinéma: La Révolution française - Les années lumière—Fr.89 Avec François Balmer j pn WCAX (CBS) ° Burlington News News J Star Search Dr.Quinn, Medicine J Woman Cinéma: Murder in Black and White—Am.89 Avec Richard Crenna et Cliff Gorman News The Ed Sullivan Show J fcT WPTZ(NBC) 3 1 Plattsburgh News News ?Jeopardy! J Wheel of Fortune J Almost J Home Nurses J Empty J Nest Mad About You J Reasonable Doubts J News Saturday Night Live fl CBMT(CBC) Montréal The Nature of Things J Land and Sea The Ocean World of.À communiquer The J National The Country Beat (23h45) {TH CFTM(TVA) Montréal Cinéma: Le proviseur—Am.87 Avec James Belushi et Louis Gossett jr Cinéma: Extra-sangsues—Am.86 Avec Jason Lively et Tom Atkins Miami Le TVA.éd TVA sports .réseau J et loterie Ciné-Lune (23h42) CFCF(CTV) Montréal News J Québec Country 93 Star Trek: j The Next Generation Katts and Dog J Bordertown J Counterstrike J Alabama, Jeff and the Crying Cowboys News J Lottery Cinéma 12 cm TV5 (Télé Francophones Autant savoir Dossiers justice Journal de F2 J Vision 5 Thalassa Sacrée soirée Le cercle de minuit j Bon week-end Journal télé-suisse ipiTl CIVM (R.-Q.) LLLI Montreal — Passe- Partout Ftamp-Arts National Geographic Le tiroir secret ( 1 ère/6) Cinéma: Conrack—Am.74 J Avec Jon Voight et Madge Sinclair 22h50 / Cinéma: Tiname Avec G.Vigneault et L.F r—Can.87 ’ortal J fÔrPi Musique ¦ pius Musique vidéo Perfecto Musique vidéo ConcertPIus Musique vidéo (99) WVNY(ABC) 1 Burlington News J Why didn't 1 Think.Star Trek: J The Next Generation The Young Indiana J Jones Chronicles Cinéma: Passion & Paradise—Am.89 J Avec Armand Assante et Rod Steiger WKRPin J Cincinnati Baywatch J fÔiTI Much ¦—-J Music 19h / Bruce Springsteen Vidéoflow Combat des clips Vidéoflow fool ETV(PBS) 33 Vermont The Lawrence Welk Show Austin City Limits Creature Comforts May to December Waiting for God The Darling Buds of May (1 ère/2) 23h15 / The Dame Edna Experience! Center Stage 1351 T0S 03 Montréal Sports plus magazine Coup de foudre Elle écrit au meurtre Cinéma: La croisière des Cancres—Am.89 Avec Billy Warlock et Michael DeLuise Le Grand Journal J Sports plus J Passion plein air Cinéma: Recherche comédiennes déshabillées ! |57j WCFE (PBS) Plattsburgh Travels in Europe.Sneak Previews The Editors McLaughlin Group Mulberry As Time Goes By Van Der Valk Red Dwari Survivors Cinéma: Orca—Am.77 Avec Richard Harris B J = sous-titré / codé tem CBFT (R.C.) Montreal Le Téléjournal J 18h10 / Découverte Surprise sur prise J Guy Nadon, le roi du drum J Beethovenissimo J Le Télé- J journal Rêved'Arique (1ère/4) Cinéma: Angèle—Fr.34 Avec Fernandel rô~) WCAX (CBS) Burlington News J Emergency Call J 60 Minutes J Murder, She Wrote J Cinéma: Mrs.Lambert Remembers Love—Am.91 Avec Ellen Burstyn et Ryan Todd J News Designing Women J Night Court (23h45) J fË4 WPTZ (NBC) 3 Plattsburgh Broadcast: New York Ü News ?Quantum Leap J I Witness Video J Cinéma: CAT.Squad: Python Wolf—Am.88 J Avec Joe Cortese et Steve James The Untouct rabies J Cinéma H CBMT(CBC) •î® Montréal The Magical World J ot Disney The Road to Avonlea J Cinéma: Lost in the Barrens—Can.90 J Avec Nicholas Shields et Evan Adams News J Venture J Sunday Night.Sportsweeki and m CFTM(TVA) Montréal L'événement (17h30) Un homme au foyer Formule 1 (5e/13) J Cinéma: Passeport pour une nuit blanche—Am.86 Avec Anthony Michael Hall et Jenny Wright Miami Le TVA J TVA sports Vision mondiale ra CFCF (CTV) Montreal News J Travel Travel W5 J America’s Funniest J Home Videos & People Cinéma: Mrs.Lambert Remembers Love—Am 91 Avec Ellen Burstyn et Ryan Todd J News J Entertain- J ment Tonight cm TV5 (Télé Francophones L'école des tans Journal de F2 J Champ libre 7 sur 7 Frou-Frou Jamais sans mon livre Ramdam Tolstoi (10e/13) Journal télé-belge 1 [T7I CIVM (R.-Q.) 1 * ! Montreal Passe- Partout Cinéma: Dinosabella—Jap.89 Dessins animés de T.Ebishima Le royaume de l'Atlantique (2e/3) Cinéma: Les rues de mon enfance J Am 89—Avec S.Grabôl et L.Fribo Le monde en mouvement J fnrf) Musique ^U| Plus Musique vidéo 199) WVNY(ABC) Burlington News J À commu- niquer Lite Goes On J America's Funniest J Home Videos & People Cinéma: Lean On Me—Am.89 J Avec Morgan Freeman et Beverly Todd Roggin's Heroes 23h45 / HBO Comedy ; Showcase fôc) Much ls5J Music I33I ETV(PBS) Vermont 19h / Bruce Springsteen Elvis The Early Years Vidéoflow The Ghostwriter Hour J Wild J America Naturescence A Capitol Fourth (1993) Masterpiece Theatre: J Sleepers (3e/4) Wildflowers with H.Hayes Mystery! J America with.35! '«s 331 Montréal Théâtre: La menteuse Avec Edgar Fruitier et Françoise Faucher Cinéma: MO' Better Blues—Am.90 Avec Denzel Washington et Spike Lee Le Grand Journal J Sports plus J Cinéma: De toute évidence—Am.90 57) WCFE (PBS) ^LLI Plattsburgh The Ghostwriter Hour J The Darling Buds J of May Evening at Pops The Next American Century: What will.A Capitol Fourth (1993) Cinéma: State Fair Am.33—Avec L.Ayres TOURISM ?MOULIN DU PORTAGE DE LOTBINIÈRE le Moulin du Portage de Lotbinière, datant du Régime seigneurial, accueille cet été la troupe du Théâtre du Manteau Nori qui y présentera L’amour hanté de Richand Lemire jusqu’au 14 août,du mardi au samedi à 20 h.Un forfait souper-théâtre, en collaboration avec le restaurant Le Patio, est également disponible sur réservation.Renseignements: (514) 526-6561/5234091 (télécopieur).villes: forfaits offrant des réductions jusqu’à 50% pour les enfants.Individual Travel in Gennany: guide de poche de quelque 300 hôtels donnant tarifs, localisation et brève description des lieux.Allemagne - Voyages organisés 1993:200 forfaits incluant des séjours dans les nouvelles provinces (ex-Allemagne de l’Est).L'allemagne pour les voyageurs juifs: 40 pages sur les endroits témoignant de l’histoire du judâïsme en Allemagne.Renseignements: Office national allemand du tourisme, 175, Bloor Street East, Suite 604, Toron- ! to, Ontario M4Q 3R8, (416) «18-1570.GUIDES DE VACANCES POUR L’ALLEMAGNE L’Office national allemand du tourisme au Canada distribue gratuitement, sur demande, divers guides de vacances: LAllemagne - Calendrier des manifestations 1993.lied & Breakfast en Allemagne (prix moyens: 15$ par personne par nuit).Location en Allemagne ’93/94, été et hiver, appartements, maisons, chalets de vacances dans les 14 régions touristiques du pays.Vacances en Allemagne ’93/94, été et hiver, propositions de séjours de trois jours à une semaine à la campagne, dans des stations touristiques de moyenne importance et en de petites CONCERTS INTIMES EN MAURICIE À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, la-Villa Lyrique est une maison ancestrale qui peut accueillir dans un décor champêtre des groupes de 50 personnes.Opéra, concerts de voix et d’instruments, mélodies françaises et comédies musicales sont au programme jusqu’au 15 octobre.Sur réservations seulement.Renseignements: Villa Lyrique, 380, rang Saint-Félix, Notre-Dame-du-Mont-Cannel G0X 3J0, (819) 691-2092.ESTAUHANTS s4ctx déticeà de Syec6ccan Gastronomie pékinoise et szechuannaise 1735 St-Denis 8*1*1-55*12 (Membre Je l'.VRQ.) Ix savoir-faire au service du savoir-vivn • Le dernier Empereur» VOIR l*N|
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