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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1993-06-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.I.X XXIV - No I 1 2 M O N T H K A I.I.K I.Il X DI 2 1 .1 H I N I !l !) A (i ,1 T I* S T V y / T o r o il l o 8 c PERSPECTIVES Le Québec de John Le Carré Catherine Leconte Qui dit que nos affiches doivent parler anglais aux touristes?Pas le roi du roman d’espionnage, qui vient de vanter à ses millions de lecteurs l’exotisme du «visage français».Le diable est dans les détails», disent les Anglais.Pour l’amateur d’histoires d’espionnage, la vraisemblance d’une intrigue est souvent, elle aussi, dans les détails.Lorsque l’auteur est un maître incontesté du genre, connu pour la minutie de sa recherche et son talent sans pareil pour vous planter un décor et une atmosphère garantis authentiques, et qu’il se hasarde à emmener pour la première fois son héros dans votre coin de planète, l’amateur en vous se doit d’être particulièrement exigeant.Mais le fan tremble à l’idée d’être déçu —trahi!— par son auteur favori.Bref, quand j’ai su que le dernier roman de John Le Carré (The night manager, dont la version anglaise vient d’arriver en librairie) passait par le Québec, j’ai commis l’hérésie de sauter directement au chapitre neuf, situé à Espérance, fictive petite ville minière du Nord québécois.Fan de peu de foi! Le maître, bien sûr, s’y confirme à la hauteur de sa réputation, jusque dans les dialogues en version originale, dont il respecte la saveur locale plus fidèlement que bien des auteurs français dont je tairai le nom.11 faut que Le Carré ait un remarquable sens des nuances du français pour expliquer que Jonathan est un «sauvage distingué» aux yeux de Mme Latu-lipe, propriétaire de l’hôtel-restaurant Château Babette où son héros, en transit entre les Cornouailles et les Bahamas, est venu se forger une nouvelle identité.Il faut, surtout, qu’il ait entendu le français parlé par les Québécois pour lui faire dire: «Allez-vous manger avec nous à’soir, M’sieu Beauregard?» et, devant la réponse négative: «Tant pis d’abord!» Mais le plus frappant, à lire Le Carré dans le contexte actuel du débat sur la langue d’affichage, c’est la façon dont il transporte instantanément à Espérance, en une page, ses millions de lecteurs de par le monde: son héros lit pour eux, en québécois dans le texte, les panneaux qu’il voit dans la rue, où il débarque le jour de la Fête des Mères.Sur l’«Ave-nue des Artisans» s’alignent la «Boutique Bébé», la «Pharmacie des Croyants», la vitrine du delicatessen polonais qui annonce ses «films super-érotiques XXX» comme s’il c’étaient des événements culinaires et partout, les banderoles de,circonstance: MERCI MAMAN, BIENVENUE A TOUTES LES MAMANS et même —ça ne s’invente pas!— VASTE BUFFET CHINOIS DES MERES.Au moment où nos pontifes ministériels de Québec prévoient spécialement pour l’industrie touristique des dérogations aux réglements sur l’affichage en français, en arguant qu’une majorité de touristes veulent pouvoir s’orienter en anglais, John Le Carré vient en un tournemain d’expliquer à la face du monde qu’au Québec, c’est en français que ça se passe.Et que c’est précisément ça qui rend l’endroit exotique, immédiatement dépaysant, bref, intéressant pour qui aime voyager.Un fameux coup de pouce, en passant, aux représentants de commerce du ministère du tourisme qui savent bien, n’en déplaise à Claude Ryan, que le fameux «visage français du Québec» est un de leurs meilleurs arguments de vente à l’étranger.Ce n’est pas pour rien que lp logo de toutes leurs campagnes publicitaires, aux Etats-Unis comme ailleurs, est un mot, un mot français: «Bonjour!».Pas: «Bonjour/Welcome».Et non, John Le Carré n’est pas victime d’un re-cherchiste crypto-nationaliste qui aurait insidieusement instillé ce message subliminal dans des notes descriptives rédigées à l’usage du maître.L’auteur est venu lui-même faire sa recherche au Québec.Sa description d’Espérance cristallise ce qu'il a personnellement vu, entendu et ressenti dans les villes minières d’Abitibi où il est allé traîner ses guêtres et son calepin.Les relecteurs de Penguin Books Canada, la maison d’édition torontoise qui publie ses livres pour le marché canadien, n’ont eu que très peu de corrections à suggérer au chapitre québécois du livre, affirme Cynthia Good, l’éditeur responsable de77ie night manager.Le Carré est venu à Toronto en 1989 pour la promotion de The Russia House et c’est probablement à cette occasion que, voyageant à travers le Canada, il a eu l'idée d’utiliser le décor québécois dans un livre ultérieur.Il est sans doute revenu spéficique-ment au Québec en préparation de77m night manager, dit Mme Good, mais elle ne sait pas quand ni combien de temps: «Il est très secret sur ses méthodes de travail, comme chacun sait.» Ce qui est certain, c’est qu’il n’a pas trouvé d’inspiration exotiquement dépaysante en Ontario.Quand il mentionne le nom de cette province, c’est toujours flanqué du qualificatif «stodgy« (lourdaud).Et tout ce qu’il en dit, c’est qu’au contraire des Québécoises, «les matrones de l’Ontario s’habillent comme des sofas à un enterrement».John Le Carré vient en un tournemain d’expliquer à la face du monde qu’au Québec, c’est en français que ça se passe.I N 1) E X Ix-s Actualités.,.A2 Éditorial .AO ^ Agenda culturel .B7 Idées Annonces classées .B2 L’Entrevue.Kl Avis publics.114 Le Monde 1.üisHUIIKitC Mots croisés., ,.B2 Culture .88 Religions ,.B2 Économie ,.A5 Los Sports Météo Ciel variable Max: 22 I )étails en B4 L’ENTREVUE Nancy Neamtan, plaidoyer pour la liberté d’inventer PAGE B-l ACTUALITÉS Les minorités francophones «infiltreront» les partis PAGE A-5 Sa Sainteté à l’écoute 'ÿ rLylEQ ‘'W * B9Ü / v,' K WÈ ;• m: ¦¦'¦s, £ m PHOTO ROBERT SKINNER LE CHEF spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde depuis 1959, est arrivé à Montréal hier après-midi.En soirée, le dalaï-lama ( à droite) a rencontré des étudiants chinois membres de l’Alliance pour la démocratie en Chine (ci-dessus).Le leader tibétain, récipiendaire du prix Nobel de la Paix 1989, a été invité à un colloque de psychiatrie transculturelle, qui se déroule au cours de la semaine au Palais des congrès.Le dalaï-lama participera en outre à un grand rassemblement interconfessionnel, demain soir, à l'Oratoire Saint-Joseph.Quand les banquiers mexicains retrouvent le sourire BRIGITTE MORISSETTE CORRESPONDANTE DU DEVOIR AU MEXIQUE Ce vendredi matin ressemblait à tous les autres: ensoleillé, pollué, frénétique.Paseo de la Reforma, les files de voitures se tricotaient impérieusement un passage à coup de klaxons et de volants rageurs.À deux rues de là, angle Bamburgo, une queue longue d’au moins deux pâtés de maison s’alignait devant Banamex — l’équivalent de notre Banque Nationale.Crash boursier?Chute du peso?Pas du tout.Des fonctionnaires, des employés attendaient de pouvoir toucher leur aguinaldo — le bonus versé deux fois l’an, équivalent de deux semaines à un mois de salaire.Et parlant salaires, la plupart des Mexicains le reçoivent cependant en liquide.Pas plus de 8% possèdent un compte bancaire.Faute d’économies à y déposer.Ou par manque de confiance! On dénombre au Mexique 18 banques issues d’un système qui fut soumis à une spectaculaire nationalisation en 1982, puis reprivatisé par l’actuel gouvernement avec un retentissant succès financier.Quatre nouvelles banques s’ajouteront bientôt à cette liste.Mais résisteront-elles au grand bouleversement qu’annonce l’accord de libre-échange au chapitre de la libéralisation transfrontière des institutions et services financiers?Sous le régime-minceur imposé par l’État et la crise, les banques mexicaines n’ont pratiquement pas investi dans les services informatisés, entre 1982 et 1992.Les banques se concentrent dans les grandes villes; elles se font rares dans les campagnes.On trouve une succursale bancaire pour 18 000 habitants.Au Canada, une pour 2000 habitants.U banque mexicaine emploie — toute proportion gardée— 54% plus d’employés que la banque canadienne.Ces frais de fonctionnement sont deux fois plus élevés.Toucher un chèque dans une banque mexicaine, obtenir un virement peut vous dévorer la moitié d’une matinée! Décrocher un prêt dans le climat actuel d’argent cher, rare et de concurrence impitoyable: quel calvaire! Certes, les Américains sont mieux placés que les Canadiens pour conquérir le marché des assurances, le plus alléchant de tous.Mais les Canadiens ont une longueur d’avance dans la banque, grâce à leur structure de capital et leur expérience des vastes réseaux à succursales multiples.Effacée la rancoeur des années 1982-87, alors que le Mexique était devenu le mouton noir des insolvables et que les quatre banques canadiennes ayant bureau à Mexico se voyaient privées des intérêts sur des prêts totalisant (i milliards$! Aujourd’hui, le Mexique a retrouvé une feuille de route financière honorable: surplus budgétaire, solide réserve monétaire, inflation autour de 10% (officiellement), sans parler d’une dette toujours considérable mais mieux maîtrisée et dont les intérêts ne grugent plus 38% des revenus, mais presque cinq fois moins.En dépit de la récession croissante, les Mexicains apprennent à faire davantage confiance aux banques.Depuis 1988, LE MONDE La CEE ne voit qu’une Bosnie PAGE B-3 VOIR PAGE A-8: BANQUES Assainir les moeurs politiques et les finances publiques Lucien Bouchard et le Bloc s’en vont-en-guerre MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le chef du Bloc québécois a lancé la campagne électorale de son parti, hier, mais pas sur le thème de la souveraineté.Plutôt, comme politicien fédéral, sur la purification des moeurs politiques à Ottawa, l’assainissement des finances fédérales, le maintien des programmes sociaux, malgré les politiques «de droite» de Kim Campbell.«Le Bloc sait ce qu’il veut: la souveraineté, dit-il.Mais il sait oil il va: à Ottawa.» Mais surtout, surtout, une campagne contre Jean Chrétien.L’homme à battre.Le fossoyeur des aspirations du Québec.L’homme de main de Pierre Trudeau.Celui qui semble faire de la politique «juste pour se faire détester le plus possible au Québec, dans le but de se faire aimer ailleurs».La devise de Lucien Bouchard: «Dis-moi qqi est ton chef, je te dirai qui tu es».A ces mots, les 400 délégués du Bloc qui étaient réunis à Québec pour le dernier conseil général du parti avant la campagne électorale, debout, ont scandé: «Bou.chard! Bou.chard!».Mais Lucien Bouchard parlait surtout de Jean Chrétien, ce chef que les libéraux «cachent, parce que chaque fois qu’ils le sortent, les sondages baissent».«On aurait aimé ça ne pas parler de lui», dit-il, dans un discours enlevé qui a duré près d’une heure, devant des partisans qui en redemandaient.«Ce n’est pas nécessaire VOIR PAGE A-8: BOUCHARD Le Bloc a tellement Jean Chrétien dans sa mire qu’il a rédigé un recueil de ses citations truçulentes.«La querelle des drapeaux, ça ne m’intéresse pas.Ce qui m’intéresse, c’est régler les problèmes».-h Jean Chrétien prévoit une lutte à deux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La vraie bataille au Québec se fera entre les libéraux fédéraux et le Bloc québécois, a déclaré hier à Montréal le chef libéral Jean Chrétien, convaincu que les conservateurs, disloqués, y laisseront leur peau.A l’issue d’un congrès où près de 1200 délégués du Parti libéral du Canada, section Québec, se sont pressés, Jean Chrétien s’est dit confiant de pouvoir profiter, même au Québec, de l’érosion de la base conservatrice pour faire élire ses candidats à Ottawa aux prochaines élections.«Le Parti conservateur est divisé en trois.Les électeurs de 1984 se retrouveront entre les réformistes de Manning, les séparatistes de Bouchard, et la base conservatrice.Nous bénéficions de la faiblesse du NPD.Nous étions 10 points en avance des conservateurs dans la semaine qui a suivi leur convention», a-t-il fait valoir hier.Quant au Bloc québécois, ce dernier n’a aucun programme, rien à offrir, sinon que de «détruire le pays», a critiqué M.Chrétien.Les Bloquistes veulent être élus pour «s’assurer que les choses ne marchent pas à Ottawa.Les Québécois sont des gens raisonnables», a dit le chef libéral, dont le parti, libéré de son déficit de 500 000$ et fort de ses 50 000 membres, est fin prêt à livrer une rude bataille au Québec.Invité à prononcer le discours de clôture de ce congrès de deux jours, M.Chrétien a tenté de présenter son parti comme celui du renouveau, avec 58 nouveaux candidats sur les 61 choisis jusqu’ici, et lui-même comme le candidat de Inexpérience».Même s’il se plaît à dire que les conservateurs ne pèsent pas lourd dans l’échiquier politique québécois, M.Chrétien n’en tente pas moins de contrer l’effet jeunesse du duo Campbell-Charest en jouant la carte de la maturité et de la virginité politique.11 est arrivé au micro au son de «J’entends frapper» de Michel Pagliaro, et a dit à la blague que son seul problème dans la prochaine campagne serait «l’expérience».Arborant chemise en denim sur ses affiches, le chef du PLC a fait une métaphore pour expliquer que quand le bateau tanguait, on donnait la barre à celui qui avait le VOIR PAGE A-8: CHRÉTIEN L E I) E V 0 I a, L E LUNDI 21 .1 U I N I 9 9 3 A 2 •LES ACTUALITÉS- Accord sur le libre-échange nord-américain Les Canadiens se perçoivent comme les grands perdants Kl RK LAPOINTE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Selon un sondage sur le libre-échange nord-américain réalisé en octobre dernier pour le compte du gouvernement fédéral, les Canadiens se perçoivent comme les grands perdants de l’accord.Ils ont le sentiment que ce sont les Américains qui gagneront sur tous les plans: en termes d’emplois, d’arbitrage, de contrôle et de croissance économique.Selon ce sondage portant sur l’ALENA, qui a été obtenu grâce à la loi d’accès à l’information, ce traité demeure fort impopulaire.Le sondage a été effectué auprès de 1500 personnes.Seulement un peu plus du tiers des personnes interrogées par la firme Angus Reid disent croire que le gouvernement a un programmme bien structuré en matière de libre-échange.Et le quart de la population considère que le gouvernement fait du bon travail dans ce dossier.Parrainé par le ministère des Affaires extérieures et du commerce international, le sondage révèle également que les deux tiers des Canadiens estiment qu’à ce jour le traité de libre-échange a nui au pays.De plus, 59 pour cent s’attendent à ce que le pays perde des emplois au lieu d’en créer de nouveaux, à long terme.Par ailleurs, 54 pour cent sont d’accord pour dire que l’économie canadienne deviendra si étroitement liée à celle des Etats-Unis et du Mexique, en vertu de l’accord de libre-échange, que le Canada va bientôt perdre le pouvoir d’exercer ses propres choix économiques.Seulement trois personnes interrogées sur 10 sont d’accord pour dire que l’ALENA ne fera pas beaucoup de différence pour le Canada, parce que le pays transige peu avec le Mexique.Au lieu de cela, la moitié des gens interrogés estime que le Canada va importer davantage du Mexique, et plus de la moitié croit que l’économie mexicaine connaîtra une période de croissance.Il y a aussi des perceptions qui ne résistent pas à l’analyse des faits.Par exemple, les trois quarts des gens interrogés sont d’avis que le Canada a perdu plus de batailles qu’il n’en a gagné durant les négociations ayant conduit à la conclusion de l’accord, tandis qu’une majorité de gens croit que le Canada importe plus qu'il n’exporte.Dans les deux cas, leur opinion est erronée.Parmi les résultats du sondage, on peut également apprendre que 56 pour cent des Canadiens croient qu’avec l’ALENA les investissements faits au Canada seront largement contrebalancés par le fait que des entreprises canadiennes vont aller s’installer au Mexique.Au total, l’appui à l’ALENA se chiffre à 46 pour cent.soit à peu près le même pourcentage de gens qui contestent sa valeur.La loi sur l’ALENA a franchi l’étape des Communes et doit maintenant être étudiée au Sénat.Aux Etats-Unis, l’accord a semé la controverse et il n’est toujours pas adopté officiellement.Ils ont le sentiment que ce sont les Américains qui gagneront sur tous les plans.Vive la presse caustique! C'est là le meilleur moyen de défense contre les gouvernements tyranniques, selon un éditeur américain Ottawa (PC) — Selon l’éditeur du magazine américain Harper, Lewis Lapham, le meilleur moyen de défense contre des gouvernements tyranniques demeure le contrepoids offert par une presse caustique et agressive.«Les journalistes ont moins en commun avec les diplomates.qu’avec les poètes vagabonds», a-t-il déclaré, lors d’une allocution prononcée devant 300 journalistes, professeurs et politiciens qui participaient à un colloque sur la couverture politique dans les années 90.«La presse se trahit elle-même quand elle se met au service de la diplomatie ou joue les philosophes», a ajouté l’éditeur du magazine reconnu et respecté pour ses qualités intellectuelles.«Quand il est fidèle à sa nature, a-t-il poursuivi, le journalisme sait faire la différence, dans la façon de présenter la société, entre les images flatteuses d’une réalité enjolivée et la brutalité des faits».Ceux qui critiquent les médias se trompent souvent sur le rôle que devrait jouer les journalistes, a-t-il ajouté.Selon lui, on s’attend à ce que les médias diffusent des «sensations fortes, des sentiments élevés, mais aussi un enseignement moral, de bonnes prévisions météorologiques et la vérité».«Les attentes des gens sont romantiques et tirées par les cheveux», a ajouté M.Lapham.Cynisme expliqué Même si les bulletins de nouvelles sont presque toujours insuffisants, a-t-il dit, «ils sont quand même les meilleurs qu’on peut espérer, compte tenu de leur longueur».M.Lapham a indiqué par ailleurs que le cynisme, qui ne cesse de grandir à l’égard des politiciens et de la presse, peut s’expliquer facilement.On a fait, selon lui, un mauvais usage de la la liberté, et ce, parce qu’il manque de «démocrates» à l’intérieur des gouvernements et des grands médias.La concentration de la presse a contribué, a-t-il ajouté, à faire taire les voix dissidentes.«Une presse complaisante, dit-il, perd son réflexe de candeur, devient obsédée par le culte de la célébrité, confond les nouvelles et le divertissement, réduit les discussions de fond à du babillage et l’histoire à des rimes pour enfants.Maintenant l Integra 1993 SURPASSE MÊME LES TAUX PRÉFÉRENTIELS.FINANCEMENT POUR 48 MOIS.Vous pouvez maintenant obtenir, pour un temps limité, un taux de financement de 4,8% pour 48 mois à l'achat de n'importe quel modèle Acura Integra 1993.Ce qui veut dire que vous pouvez vous procurer la voiture de performance la plus populaire de sa catégorie à un meilleur taux que ceux offerts par les banques.®) Mais attention, cette offre est d'une durée limitée.Alors voyez vite votre concessionnaire Acura.Car vous ne trouverez pas de meilleure offre sur une meilleure voiture.INTEGRA 1993 ACURA LES VOITURES CONSTRUITES DE MAIN DE MAÎTRE Financement au taux annuel de 4,8 % pour 48 mois offert, sur approbation du crédit, à l'achat de n'importe quel modèle Integra 1993.Exemples - 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Une ambulance aérienne a été dépêchée afin de retrouver des automobilistes blessés lors d’un important glissement de terrain survenu le long de la route 16, à 50km à l’est d’Ottawa, rapporte la police, Une bande de terre de quelque 120 mètres se serait détachée d’un terrain agricole, aurait échoué sur la route pour ensuite glisser dans la rivière de la Petite Nation.Des témoins affirment qu’il y aurait quelques blessés mais la police n’a pu confirmer ces informations.Le glissement a creusé un trou de 24 mètre de profondeur, a déclaré un porte-parole de la police provinciale de l’Ontario.-?- LOTO ET RADIO (PC) — C’est dans une atmosphère de fête au Club Soda de Montréal que CINQ-MF (Radio Centre-Ville) a dévoilé la somme amassée dans le cadre du dixième anniversaire de sa loterie.«45 000$, c’est un montant d’argent fort important pour notre station communautaire, affirme la directrice générale de CINQ-MF, Martine Hébert.C’est le résultat, précise la directrice, de sur mois d’organisation, de trois mois de vente effectuée par plus de 300 bénévoles qui produisent des émissions chez nous».Le responsable de la logistique de la loterie annuelle de CINQ-MF, Mario Costa, se réjouit aussi des résultats de cette activité d’autofinancement.Il est d’autant plus heureux de distribuer aux 12 gagnants et gagnantes des prix évalués à 16000$.«C’est un exploit dont il faut être fier.Je crois que CINQ-MF1 a des bases solides et durables dans les diverses communautés qu’elle dessert, poursuit Mme Hébert.».-?- LE CAFÉ A DU COEUR Londres (Reuter) — Le café instantané protège des maladies cardiovasculaires, si l’on en croit une étude écossaise rendue publique lundi.Cette étude, qui porte sur 10 000 hommes et femmes, révèle que ceux qui boivent moins de cinq tasses de café instantané par jour souffrent plus fréquemment de maladies cardiaques, les plus touchés étant les personnes ne buvant pas de café du tout.Ces conclusions, publiées par le Journal de l’Epidémiologie, contredisent celles d’études étrangères liant café et troubles cardiaques. I.E I) K V ((IK.1.E |.IT N I) I 21 .1 r I X I !l !) 3 L E S A C T U A L1T E S Les minorités francophones «infiltreront» les partis politiques Leur attention se tournera vers l'application de la Loi sur les langues officielles lors de la prochaine campagne électorale Les gros poissons ont pris le large Il n'y aura pas de rétablissement significatif du stock de la morue avant la fin du siècle HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Winnipeg —- Avec la mort du dossier constitutionnel, l’attention des minorités francophones se tournera vers l’application de la Loi sur les langues officielles pendant la prochaine campagne électorale.Après avoir fait l’autopsie du débat constitutionnel, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada s’est rendue compte qu’il était temps de peaufiner ses stratégies d’intervention.Selon le directeur général de la Fédération, M.Marc Godbout, il faut ramener les préoccupations des francophones à l’ordre du jour à quelques mois des élections fédérales.En particulier, on cherche des engagements des trois principaux partis politiques au sujet des articles 41 et 42 de la Loi sur les langues officielles.Ces articles confèrent au gouvernement fédéral l’obligation de veiller au développement et à l’épanouissement des communautés francophones.Selon M.Godbout, on exige l’élaboration d’une politique gouvernementale à ce sujet et on s’attend à ce que les ministères appliquent cette loi sur toute la ligne.Pour y parvenir, la Fédération propose la création d’un mécanisme de concertation «qui pourrait émaner directement du Conseil privé et qui exigerait que les ministères créent des plans quin- quennaux de mise en oeuvre».L’important, reprend M.Godbout, c’est que ces engagements ne demeurent pas des «voeux pieux».Autre volet de cette stratégie électorale, on fera valoir aux élus que les minorités francophones s’attendent à recevoir leur quote-part des programmes fédéraux en fonction du pourcentage de la population canadienne qu’ils représentent.Pour ce qui est de la formation professionnelle, cela pourrait représenter 200 millions$ à l’intérieur des budgets existants, souligne M.Godbout.Jouer les règles du jeu En faisant le post-mortem du débat constitutionnel, la Fédération des communautés francophones et acadienne s’est également rendue compte qu’elle devait, comme tous les autres joueurs, jouer les règles du jeu.Habiles stratèges, les autochtones ont pris une grande place dans le débat constitutionnel.L’exercice aura été révélateur.On a constaté que les tactiques traditionnelles de «travailler les coulisses ne perçaient plus ou avaient des retombées limitées», fait remarquer M.Godbout.Fédération a donc décidé de pratiquer une approche plus professionnelle.Pour la première fois, elle a décidé de faire appel aux services d’une boîte de lobbyistes.Le but visé est de parfaire la formation d’un nouveau avocat-lobbyiste retenu par la Fédération et de l’aider à peaufiner ses stratégies d’intervention.«11 y a des situations qu’il faut forcer pour assurer notre présence», a reconnu le président sortant Raymond Bisson.Selon M.Aubrey Cormier, de l’organisme qui représente les Acadiens de l’lle-du-Prince-Edouard, cette réflexion s'imposait.«11 faut faire éclater cette mentalité communautaire, avance-t-il.Il faut avoir des stratégies innovatrices».Selon lui, la Fédération est une «spécialiste de la réunion» mais quand il s’agit de stratégie, «on a 23 stratèges amateurs à la table».Pour avoir une plus grande influence auprès des gouvernements, on a également décider «d'infiltrer» les partis politiques.De faire partie des structures des partis.De gagner l’appui des députés et des ministres.Et surtout, de ne pas être identifié à un seul parti.Cette nouvelle orientation suppose un changement d’attitude et de moeurs qui ne sont pas propres aux francophones, reconnaît M.Godbout.«Ce n’est pas une attitude que l’on a développé beaucoup par le passé, mais on n’en a pas le choix parce qu’on se rend compte que ça.devient de plus en plus difficile de changer l’ordre du jour de l’extérieur.Il y a beaucoup de compétition».Selon un autre intervenant, le réflexe de jouer un rôle politique n’est pas automatique chez les francophones.«On est toujours conditionné par les subventions.On est à la merci du gouvernement», a lancé le président sortant de la Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Germain Blanchard.Autopsie d'une fraude au grand soleil Des Montréalais ont «investi» plusieurs millions de dollars en Floride Montréal (PC) — Environ 150 investisseurs, parmi eux des avocats et des comptables, se sont réunis dans un hôtel du centre-ville en fin de semaine pour écouter deux avocats de la Floride leur expliquer comment ils ont été victimes d’une des plus grandes fraudes de l’histoire du sud de la Floride.Les investisseurs ont versé des centaines de milliers de dollars, dans certains cas des millions de dollars, dans des sociétés en commandite simple de la Floride qui, à leur tour, investissaient dans la société Premium Sales, une compagnie de Miami oeuvrant dans le commerce des produits d’alimentation à rabais.Premium Sales a déclaré faillite il y a deux semaines, à la suite d’une enquête de la Commission américaine des opérations de Bourse qui a découvert des preuves que les investisseurs ont été victimes d’une fraude de 425 millions$.L’avocat de Miami Harley Tropin, le liquidateur judiciaire de Premium, et son avocat Thomas TeW, sont venus à Montréal samedi pour rencontrer les investisseurs et leur décrire les moyens entrepris pour récupérer les fonds.Me Tew leur a dit que ses enquêteurs avaient localisé et gelé plus d’une centaine de comptes bancaires reliés à la compagnie Premium et à ses propriétaires, Kenneth Thenen et Daniel Morris.Un grand nombre de ses comptes sont à l'étranger.Nous cherchons à obtenir la coopération des gouvernements étrangers et de leurs organismes de surveillance des opérations boursières, a indiqué Me Tew.L'avocat a précisé que certains des comptes sont situés dans des paradis fiscaux, tels Panama et les îles Cajiman.Des investisseurs ont demandé si on leur permettrait de conserver les revenus que leur a versés Premium au cours des quatre dernières années.Me Tropin leur a dit que puisqu'il s’agissait principalement d’une fraude, il pourrait tenter de récupé- rer cet argent M.Tropin a déconseillé aux investisseurs d’embaucher un avocat ou d’intenter des procédures.Il a déclaré que les avocats et autres professionnels se jettent frénétiquement sur les cas de fraudes importantes, fi a plutôt suggéré aux investisseurs d’adopter une attitude attentiste.II a indiqué que le syndic de faillite s’occupera de la participation de la plupart des investisseurs.II a aussi précisé que la cour pourrait nommer une équipe d’avocats pour traiter les poursuites des investisseurs.Les inventaires effectués dans neuf entrepôts révèlent que Premium possède pour 28,5 millions$ de nourriture, 3 millions$ en produits de santé et pour les soins du corps et 15,7 millions$ en effets à recevoir.M.Tropin a ajouté qu’il a reçu des centaines d’offres d’achat mais qu’il n’acceptera rien de moins que 90 cents du dollar.La valeur des entrepôts n’a pas été établie.Un jeune investisseur a raconté qu’il avait hypothéqué sa maison sur les conseils de sa parenté pour faire un placement de 300000$.Il est maintenant ruiné et n’a plus de relations avec ses proches.La plupart des gens ont investi dans des sociétés en commandite établies dans la région de Miami et dirigées par des Montréalais vivant en Floride.Beaucoup d’investisseurs ont quitté l’assemblée convaincus qu’ils ne reverraient jamais la couleur de leur argent.Certains ont dit qu’ils pour-raient.intenter des poursuite contre les comptables ou les avocats qui les ont incités à investir dans Premium, tout en leur facturant des honoraires élevés.L’avocat Jonathan Robertson, qui représente deux investisseurs, prévoit que «bon nombre des poursuites vont tomber parce que bien souvent il s’agit d’argent non déclaré au fisc.Beaucoup de gens ne l’ont pas inscrit sur leur déclaration de revenu».Un dimanche pour papa PHOTO ROBERT SKINNER Mi mmm .'—¦'•y.i LA FETE DES PERES n’est déjà plus qu'un souvenir mais pour ce «couple d'amoureux» à pédalo la journée d'hier n'aura pas tout à fait été un dimanche comme les autres.Policier tabassé Un groupe de huit Skinheads ont tabassé hier un policier en civil au Parc Lafontaine, à Montréal.L’agent tentait d’aider un autre homme qu’avait assailli le même groupe.Le policier était accompagné de sa famille, qui assistait à un spectacle au Théâtre de Verdure.Il a été blessé au visage lors de l’altercation._ Les huit Skinheads ont réussi à s’enfuir avant l’arrivée de plusieurs policiers dépêchés sur place.(PC) ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACQUES MONTRÉAL OUÉBEC H2Y3X2 fax (5141845-7874 Tél.:(514)98 R>0«B»l>C Ta maUxiit ./î3 intanqlùFti ôôôôôôôo ççoooo mm Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme lotoquébec Resultats loto-québec GAGNANTS LOTS Tirage du 93-06-19 5 17 31 34 36 38 Numéro complémentaire: 6/6 O 2 634 652,80 $ 5/6+ 9 87821,70 $ 5/6 345 1 832,80 $ 4/6 17 674 68,50 $ 3/6 327577 10,00 $ Vente totales : 18 989 057,00 $ Prochain gros lot (approx.):5 500 000,00 $ Prochain tirage: 93-06-23 SELECT Tirage du 93-06-19 7 18 27 31 35 42 Numéro complémentaire." GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 1 000 000,00 $ 5/6+ 3 7263,50 $ 5/6 66 220, 10 S 4/6 2 363 28,70 $ 3/6 31 922 5,00 $ MISE-TÔT 2 15 1733 GAGNANTS LOT 66 757,50 $ Ventes totales : 941 097,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 OOO 000,00 $ Egtra NUMÉROS 761156 LOTS 100 000$ 61156 1 000 $ Tirage du 1156 250 $ 93-06-19 156 50 $ 56 10 $ 6 ' 2 S TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Habituellement dans les histoires de pèche, il y a toujours de nombreux et gros poissons, mais John Crosbie, le ministre fédéral de Pêches et Océans, qui en avait lui aussi l’habitude, a complètement changé d’attitude.Après avoir imposé en décembre 1992 un moratoire de deux ans sur la pêche au large de Terre-Neuve, le ministre vient de révéler les dernières conclusions scientifiques: il n’y aura pas de rétablissement significatif du stock de la morue du nord avant la fin des années 90.C’est une nouvelle épouvantable pour l’industrie terre-neuvienne de la pêche et probablement aussi pour tous les autres pêcheurs de la côte est, y compris ceux du Québec dont les activités sont limitées au golfe Saint-Laurent.Selon l'Organisation des pêches de l’Atlantique nord-ouest (OPANO), qui vient de terminer une revision de la situation à la demande du gouvernement canadien, plusieurs facteurs contribuent à la baisse de ce stock de poisson.On constate une augmentation de la mortalité naturelle qui pourrait être causée par les rudes conditions climatiques des dernières années, par une mauvaise alimentation, par la prédation des phoques ou de la concurrence avec eux; on mentionne aussi la possibilité d’une migration des morues hors du secteur, quoiqu’on ait remarqué également une diminution des stocks dans d’autres zones de pèche.D’ailleurs, l’OPACO compte 14 membres qui sont, outre le Canada, la Bulgarie, Cuba, le Danemark, l'Estonie, la CEE, l’Islande, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Pologne, la Roumanie et la Russie.La Commission des pêches de l'OPACO fixe le total des prises admissibles pour les stocks quelle administre et attribue des contingents aux pays membres, à partir des informations scientifiques.Comme les conditions climatiques sur le plateau terre-neuvien ont été en 1991 et 1992 «parmi les pires jamais enregistrées», les experts en déduisent que les classes pondues pendant ces deux années seront probablement faibles, fis constatent en outre que la mortalité de la morue est très élevée depuis 1990 en dépit de l’importante diminution des prises.Un rapport scientifique complet sera rendu public en juillet, mais le ministre prévient d’ores et déjà que d’autres espèces de poissons ont brusquement diminué ces dernières années, même les moins exposées à la pèche, comme le grenadier, la plie du Canada, le turbot et le capelan.Le ministre a tout de même jugé bon d’émettre un communiqué pour préparer les esprits à cette très mauvaise nouvelle et pour prévenir évidemment que «le gouvernement ca- nadien tiendra compte de tous ces facteurs lorsqu'il décidera de son plan d’action pour la période qui suivra juin 1994».On sait que le moratoire impose en 1993 et 1994 a entraîné une perle d’emploi pour 20 000 travailleurs a Terre-Neuve.Encore maintenant, après une année de moratoire, la plupart des pêcheurs terre-neuviens ne se font |ias à l’idée de ne pas vivre de la pêche.Seulement 1700 sur les 20 (KM) ont opté pour des cours de recyclage, ce qui pourrait leur coûter cher, préviennent leurs dirigeants d’association, qui craignent un non renouvellement l'an prochain’du programme d'aide.Pour sa part, le gouvernement de Terre-Neuve soutient qu'Ottawa doit augmenter son programme de compensation de 800 millionsS pour les pêcheurs et travailleurs en usine, en fonction de la pénurie de poissons.Le nouveau rapport scientifique qui confirme le [lire scénario pourrait inciter un certain, nombre de travailleurs à se détourner une fois pour toutes de l’industrie de la pêche, bien que les pêcheurs eux-mêmes soupçonnaient en voyant les faibles prises en sortant leurs filets qu’un moratoire de deux ans ne serait peut-être pas suffisant.En fait, quand le ministre a annoncé une baisse de 70% pour la pêche à la morue dans le golfe Saint-Laurent, l’Alliance des pêcheurs professionnels du Québec fut la première à soutenir que cette mesure serait insuffisante; elle suggérait pour sa part un moratoire total pour une période de trois ans.Par ailleurs, l’Alliance a fait front commun avec les pêcheurs des autres provinces de l’Atlantique pour obtenir du gouvernement canadien des mesures de compensation semblables à celles accordées à leurs collègues de Terre-Neuve.Les morutiers du Québec, du Nouveau-Brunswick, du Cap-Breton et de l’île-du-Prince-Edouard ont d’ailleurs formé une coalition pour donner plus de poids à leurs revendications.Certains de leurs membres ont même occupés pendant 20 jours les bureaux du ministère fédéral à Gas-pé, Tracadie et Chéticamp.Il y a eu également une correspondance musclée avec divers ministres et même avec le premier ministre.Dans une lettre à M.Crosbie le huit juin dernier, le président de la Coalition, Robert Haché, écrivait ceci: «Cette correspondance qui nous fut livrée à Montréal par les directeurs régionaux du Golfe et du Québec confirme notre perception quant à l’intransigeance et la mauvaise foi dont fait preuve la machine administrative du ministère, téléguidée par Ottawa».Au fait, après l’émission de son communiqué sur le peu de ressources en morue vendredi, M.Crosbie a laissé entendre qu’il pourrait bientôt annoncer son retrait de la vie politique.PHOTO ARCHIVES John Crosbie: une nouvelle épouvantable pour l'industrie terre-neuvienne de la pêche.A vos marques.découpez.économise! 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CHASSE m 819 RACHEL EST] [(ANGLE ST-HUBERT) L E I) E V OIK.L E LUNDI ü I ,J U I N I 9 !) 3 -LES ACTUALITÉS • Loi 107 Québec a raté la cible qu'il visait vraiment UNE ANALYSE DE JEAN-PIERRE PROULX COLLABORATION SPÉCIALE Les Montréalais espéraient entendre les juges de la Cour suprême du Canada affirmée; que Qué-be.c peut remplacer la CECM et la CEPGM par des commissions scolaires linguistiques.Ils ont été éberlués en apprenant que la seule voie apparemment permise consistait à ajouter deux commissions scolaires linguistiques sur le territoire qu’oc-eupqnt déjà ensemble la CECM et la CEPGM, ramené toutefois aux dimensions de la ville de Montréal.Après quatre ans de débats judiciaires, ce piteux résultat paraît autant imputable au conservatisme de la Cour suprême, qu’à la stratégie politique et judiciaire ambiguë de Québec.Car on oublie vite.Ce régime absurde de quatre commissions scolaires et de six réseaux linguistiques sur le même territoire n’est pas uhe invention de la Cour suprême.C'est celui-là même que l’Assemblée nationale a adopté en toute connaissance de cause en décembre 1988 sur la.proposition du ministre de l’Education d’alors, M.Claude Ryan.Ce régime jugé farfelu aujourd’hui l’était tout autant il y a cinq ans.Cela avait été dit cent fois.Mais M.Ryan s’était convaincu qu’il fallait soumettre à l’examen des tribunaux une loi qui, avant son implantation, aurait les meilleures chances de subir avec succès le test de sa constitutionnalité.En effet, en juin 1985, la Cour supérieure avait déclaré nulle la loi 3, notamment parce qu’elle réduirait les territoires de la CECM et de la CEPGM aux frontières de la ville de Montréal de 1867, soit au quadrilatère formé par le fleuve, l’avenue des Pins et la rue Rachel, et les rues Delorimier et Atwater.La loi 107 a donc maintenu ces deux commissions scolaires confessionnelles, mais en accordant au gouvernement le pouvoir de modifier leurs territoires, sans préciser dans quelles limites.C’était là le point d’ancrage de sa stratégie judiciaire.Le Procureur général du Québec a donc posé au tribunal la question suivante: «La Loi sur l’instruction publique [.J affecte-t-elle de façon préjudiciable les droits et privilèges protégés par les paragraphes 1 et 2 de l’article 93 de la Loi constitutionnelle de 1867: a) en continuant l’existence des commissions scolaires confessionnelles sur leur territoire: b) en permettant de modifier ces territoires [.]».En réalité, le gouvernement avait une stratégie cachée.En effet, devant la Cour d’appel, le Procureur général a ressuscité une thèse qu’avaient soutenue les professeurs Chevrette, Marx et Tremblay, trois constitutionnalistes de l’Université de Montréal au début des années 1970: Québec, écrivaient-ils alors, a très certainement lç droit de modifier lps territoires de la CECM et de la CEPGM parce qu’il a le pouvoir d’abolir les commissions scolaires elles-mêmes! Ce régime particulier de Montréal (et de Québec) n’est qu’une modalité historique du droit à la dissidence que l'on retrouve ailleurs pour la minorité religieuse, catholique ou protestante selon le cas, au sein de leur commission scolaire.Objectif Le véritable objectif de Québec était donc de faire dire à la Çour qu’il était possible d’abolir la CECM et la CEPGM pour les remplacer par des commissions scolaires francophones et non pas, comme le dit le texte de la loi 107, de superposer les unes aux autres sur le même territoire.La stratégie a d’abord porté fruit.En juin 1990, trois des cinq juges de la Cour d’appel se sont rendus à la thèse du procureur général.Il l’a évidemment reprise devant la Cour suprême en invoquant un argument de bon sens: «On ne peut imaginer, écrit-il dans son mémoire, que les Pères de la Confédération aient voulu, sur une question d’une telle importance, accorder une protection constitutionnelle différente du seul fait qu’on vivait d’un côté d’une rue plutôt que de l’autre».En effet, actuellement, les catholiques et les protestants qui vivent du côté ouest de la rue Hutchison n’ont pas le droit constitutionnel à une commission scolaire confessionnelle, parce qu’ils habitent à Outremont.Ils doivent se contenter d’être dissidents, à condition d’être minoritaires, ce qui est, en fait, le lot des seuls protestants.Ce régime absurde de quatre commissions scolaires sur le même territoire n'est pas une invention de la Cour suprême.LES EXPERTS GM DU SERVICE AUTOMOBILE DE VOTRE REGION Automobiles D’Autray Briiwrt Pontiac Brick Berthierville Blaimrillt 836-6291 430-9400 Gravel Chevrolet Geo Fichait Pontiac Baick Oldsmobile Ckltougoay Brassard 692-6795 466-5233 Los Automobiles Candiac Desjardins Chevrolet Oldsmobile Oelsoa Chàteauguay 691-6000 les Automobiles M.Rocholoao Cowansville 263-1541 St-Germain Chevrolet Oldsmobile Ile-Perrot 453- 6111 A.Chalut Auto Joliette 756-1638 Snyder Automobiles Lachine 637-4651 Desrosiers Chevrolet Oldsmobile Lafontaine 438-1203 lalonde Chevrolet Oldsmobile Cadillac Laval 324-4411 Salois Chevrolet Oldsmobile Chomedey 688-3892 Garage McConnery Maniwaki 449-1632 Duprd Chevrolet Oldsmobile Cadillac McMasterville 467-2804 Christin Automobile Montrial 640-1050 Clermont Chevrolet Geo Oldsmobile Cadillac Montréal 279-6301 U Relais Chevrolet Oldsmobile Montréal 384-6380 Les Automobiles Wilhelmy Lamoureux Repentigny 585-6860 Legault Chevrolet Oldsmobile Rigaud 451-0808 R.Desjardins Auto St-Eustacbe 472-3200 Vaillancourt Chevrolet Oldsmobile St-Jovite 425-3751 Action Chevrolet Oldsmobile St-Hubert 445-7333 Concorde Automobile St-Hyacinthe 774-5336 Barnabé Chevrolet Oldsmobile St-Laurent 744-6401 Plaza Chevrolet Oldsmobile Cadillac St-Laurent 332-1673 Park Avenue Chevrolet Oldsmobile Cadillac St-léonard 725-9811 Ste-Marie Automobiles St-Rémi 454- 4614 Lefebvre Chevrolet Oldsmobile Camion Chevrolet Ste-Rose 625-1991 Sainte-Thérése Autos Ste-Thérése 430-8290 Roger Poirier Automobile Tracy 742-2743 Mgjor Automobiles Valleyfield 373-3344 Accès Chevrolet Oldsmobile Varennes 652-3973 Royal Chevrolet Oldsmobila Ville LaSalle 595-5666 632-2220 Hariud Pontiac Brick GMG Dorvil 631-2G51 Gravel Pontiac Airiu Bukk Cadillac lln-dos-Sonrs 769-5353 Le Service Plus selon Goodwrench Bonrassa Pontiac Baick Uval 382-2122 Contact Pontiac Baick Uval 682-3670 Gamthior Pootiac Baick GMC Lengueoil 670-1440 J.L Goudron Automobiles Maniwaki 449-1611 Central Pontiac Baick Montréal 382-4400 «\çxy U vidange d'huile " à moins de 29$ en moins de 29 minutes.«Garanti .< ' ^ o °* r:: J0' ,vjW ;^0" owV'®1 (Ve" ' i, a'0' Gohior Montréal 376-4220 La Bella Pontiac Montréal 645-1651 Mullins Pootiac Baick Montréal 487-0200 Avantage Pontiac Brick Piedmont 227-4666 Mille Isles Autos St-Eastache 473-4624 Actuel Pontiac Brick Aslna Cadillac St-Hubert 443-5959 Lissier Pontiac Brick Ste-Hyacinthe 778-1112 Rondeau Pontiac Brick Cadillac St-Jean 347-3711 Fagére Pontiac Baick St-Jértmo 438-3521 Parkway Pontiac Baick St-Laurent 333-7070 Brien Pootiac Brick St-Léonard 327-3540 Automobiles Régate 373-4372 Valleyfield J.C.Vallée Automobile Vaudreril 455-0911 Orner Barré Pontiac Baick Verdun 768-2551 0e* 0 e* o \ Ç.eC'P' >\>
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