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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1993-06-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR PERSPECTIVES L’instinct grégaire Jean Dion Ce doit être une question d’ambiance.Sinon, comment expliquer que 17 500 fans de hockey se soient pointés au Forum, samedi et lundi, pour assister sur écran géant à un match Canadien-Kings que n’importe qui aurait pu apprécier, bien dans ses pantoufles et la 12 au frais, sur télécouleur à haute résolution?Ou que 45 000 adeptes du vélo aient décidé par un dimanche maussade de se taper 62 joyeux kilomètres de circulation guidon à guidon?e n’est pas le moindre des paradoxes: le citadin ^ ne connaît pas le nom de son voisin d’à côté, mais il ne ratera jamais une occasion de se j joindre au troupeau si on lui donne une bonne ^ raison de le faire.c’est le sport, de spectacle ou de participation, qui donne encore une fois le tableau le plus éloquent du merveilleux instinct grégaire de l’Humain.Une propension viscérale au mouvement de masse que ni la mode tant décriée de l’individualisme, ni la plus reculée des banlieues ne semblent en mesure de contenir.On ne dispose pas de statistiques précises à ce sujet, mais Montréal doit être la capitale mondiale toutes catégories du rassemblement.Sans même parler des manifs à caractère politique, les festivals, marches, défilés, parades, événements de toute sorte pullulent dès que débarque la belle saison.C’est probablement la faute de l’hiver rude et interminable, cet obstacle annuel de six mois aux relations sociales.Et toujours, entourant ces multiples déploiements, la guerre des chiffres.Combien étions-nous?Est-ce plus que l’an dernier?Est-ce un record?C’est la loi implacable de la démocratie: le nombre est roi et maître.Le succès se mesure au nombre de zéros.Et on ne parle pas des participants.?Loin de nous l’idée de critiquer des mouvements qui permettent d’amasser des sous pour les enfants malades, comme c’était le cas au Forum, ou de débarrasser quelques coins de la ville, ne serait-ce qu’un jour sur 365, de son contingent quotidien d’automobiles, comme le fait le Tour de me.C’est plutôt de la notion de party à grande échelle et franchement bien organisé, élément structurant de la culture québécoise, qu'il est intéressant de discuter.Et surtout des raisons qu’invoquent les participants pour s’y joindre.Au Forum — où, en passant, on n’a fait que copier ce qui s’était déroulé à Toronto une semaine plus tôt —, c’est la brasserie Molson-O’Keefe, toujours avisée de réunir le plus grand nombre possible de «sportifs» dans un lieu bien délimité où ses produits sont offerts, qui a pris sur elle dTionorer le «7e joueur», ce sympathique gueulard collectif bien connu qui donne aux athlètes l’élan nécessaire ]X)ur donner le deuxième effort, bien connu lui aussi pour être particulièrement utile dans les coins.C’est ce qu’on pourrait appeler, en patois brassicole, l’avantage de la Ice.Or qu'à cela ne tienne, peu importe que la valeureuse Flanelle évolue à 3000 milles de là, ils étaient 17 500 à s’époumoner dans un gigantesque sursaut de solidarité.La distance n’a plus d’importance.Ensemble, nous réussirons, comme disait l’autre.Comme quoi le hockey est un sport véritablement collectif.Car imaginons ce qui serait arrivé si tous étaient restés assis chez eux comme autant de pommes de terre de sofa, samedi.John IjeClair n’aurait probablement pas marqué en prolongation.?Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n'y a pas que le hockey dans la vie.Il y a aussi le bicycle.On parle évidemment du bicycle institutionnalisé, savamment balisé par un parcours encadré par la police.Pas question, ici, de vivre par exemple la grandiose aventure de la piste de la aie Rachel, en comparaison de laquelle même Eddy Merckx trouverait que le Tour de France est une randonnée de plaisance hautement sécuritaire.Pas question de laisser sa pédale tourner vers des horizons incertains.Non, po.ur participer à la grande fête du bicycle qu’est le Tour de l’îlc, il faut avoir son coupon officiel, porter son dossard «lait» officiel, attendre deux heures avant de partir et accepter de rouler roue dans la roue avec sept ou huit des 44 999 autres qui, eux aussi, voudraient voir Pointe-Claire du haut de leur selle.Et il devait certainement s’en trouver plusieurs, dans le grou|x\ pour dire que le bicycle est un gage d’air pur et apporte une formidable sensation de liberté.Dire qu’aux nouvelles télévisées, dimanche soir, des automobilistes exaspérés faisaient part de leur colère à l’égard de ces empêcheurs de circuler.Ils voulaient qu’on les expédie sur Pile Notre-Dame l’an prochain.Ce n’est pas si bête.Si, à 45 000 sur la très vaste île Notre-Dame, ils s’avisaient de pousser tous en même temps, le Canadien se sentirait gêné et pourrait enfin décider de gagner avant la prolongation.?«C’est tout seuls qu’on est le plus nombreux», disait Yvon Deschamps.Il ne croyait pas si bien dire.Car les vaillants 7e joueurs et cyclistes, pour entassés qu’ils aient été, ne savent probablement pas plus le nom de celui qui, le temps d’un rassemblement, fut leur voisin d’à côté.I N I) K X Les Actualités .A2 Agenda culturel .B7 Aimomts classées .154 Avis publics.112 Culture.HS Découvertes.Ill Économie.A5 Éditorial.A6 Idées.A7 Le Monde.113 Montréal.A3 Mots croisés.Il t Politique.A4 Les Sports.116 Météo Nuageux Max: 19 Détails en B2 / LE MONDE Un illuminé tue un «collabo» célèbre PAGE B-3 LES ACTUALITÉS Deux parcs d'éoliennes en Gaspésie dès 1995 PAGE A-8 POLITIQUE Loi 86: les intellectuels écrivent au PEN PAGE A-4 Vers une renaissance des trains de banlieue Québec statuera d'ici le 23 juin sur un projet intégré de CN et CP LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Québec statuera de façon définitive d’ici le 23 juin sur l’avenir des trains de banlieue de la région métropolitaine, un dossier dont on attend le déblocage depuis plusieurs mois.Une porte-parole du ministre des Transports, M.Sam Elkas, a confirmé hier après-midi que le gouvernement accueillait favorablement l’initiative lancée plus tôt en journée par les deux principaux transporteurs ferroviaires au pays.Réseau CP Rail et CN Amérique du Nord ont en effet annoncé hier matin la conclusion d’une alliance pour la création d’un réseau unique et intégré de trains de banlieue dans le Grand Montréal comportant notamment l’exploitation de cinq nouvelles lignes qui s’ajouteraient aux deux existantes.Jusqu’à maintenant, chacun des nouveaux partenaires avaient toujours privilégié son propre projet.Cette annonce a été immédiatement applaudie par le Conseil métropolitain du transport en commun (CMTC) regroupant 39 municipalités desservies par les trois sociétés régionales de transport (STCUM, STRSM et STL) qui s’est prononcé le mois dernier en faveur d’un réseau unique.En clair, si le train est désormais en gare, les partenaires attendent de voir si le gouvernement du Québec se résoudra à y monter.Pour assumer le financement des infrastructures — ce qui semble acquis — mais aussi pour statuer sur le partage de la facture d'exploitation — ce qui reste à négocier.Appelée des voeux du gouvernement québécois, l’alliance prendra d’abord la forme d’un Conseil ferroviaire des trains de banlieue réunissant les représentants des deux transporteurs auxquels pourront se joindre les représentants des pouvoirs publics.A plus long terme, le VOIR PAGE A-8: TRAINS y * m.*' WWÊt*'' ,« WÊÊÊÊ - .Fermer pour mieux rouvrir Leadership conservateur La course tourne en débat de bas étage CHANTAL HÉBERT PHOTO PRESSE CANADIENNE HYUNDAI a annoncé, hier, une bonne et une mauvaise nouvelle.La société sud-coréenne fermera son usine de Bromont pour une période temporaire de 18 mois; elle procédera alors à un investissement de 66,1 mil-lions$ pour changer les équipements en vue de l’assemblage de la prochaine génération du modèle Elantra.Les quelque 850 employés actuels seront réembauchés et on s’attend même à une augmentation de 30% du nombre des emplois vers la fin de 1995.Nos informations en page A5 Abandonné par l’armée, Marc Bazin démissionne SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Après un an à la tête d’un gouvernement reconnu par personne à l’exception du Vatican, Marc Bazin, premier ministre d’Haïti, a remis sa démission hier.L’émissaire de l’ONU pour Haïti, Dante Caputo, qui tente de trouver une solution négociée à la crise haïtienne, a estimé que cette démission devait ouvrir la voie au rétablissement rapide de la démocratie dans ce pays.Lâché par ses partenaires politiques fies socialistes du PANPRA, les démocrates chrétiens du PDCH) et, surtout, manifestement abandonné par l’armée qui l’avait installé au pouvoir en juin 1992, M.Bazin a dit devoir cesser ses fonctions «à cause des pressions et des menaces de toute sorte exercées contre les personnes (.) choisies pour faire partie de la nouvelle équipe ministérielle et contre leur famille.» Vendredi dernier, en effet, M.Bazin avait procédé à un remaniement ministériel, dénoncé comme «unilatéral» par les ministres remerciés et par les dirigeants des partis politiques qui appuyaient le gouvernement Bazin.Les quatre ministres, Wiener Fort, Saidel Ixliné, Csrmélo Pierre-Louis et André Calixte, réputés alliés de l’Etat-ma-jor militaire et protégés du puissant chef de police de Port-au-Prince Michel François, ont du reste refusé de VOIR PAGE A-8: BAZIN Casselman, Ontario — À quatre jours du vote, la campagne à la direction du Parti conservateur fédéral a atteint le fond du baril.Alors que les camps Charest et Campbell s’arrachent à tour de bras l’allégeance des derniers délégués disponibles.la course est en voie de devenir un débat de bas étage.Ce qui se chuchote et se sous-entend sur l’origine, le sexe ou la personnalité des deux principaux candidats est devenu la véritable monnaie d’échange du jeu de troc politique en cours actuellement.Pendant que des partisans de Kim Campbell, de même que d’influents columnistes insistent lourdement sur les origines québécoises de Jean Charest et sur les conséquences soi-disant néfastes pour le Canada d’envoyer encore un autre Québécois au 24 Sussex, le camp adverse fait des ravages chez les dinosaures du Parti conservateur.Ils font leurs choux gras de la personnalité et la vie privée de Kim Campbell.Hier, un député a même publiquement indiqué que le statut de célibataire de Mme Campbell en faisait d’emblée une moins bonne candidate que Jean Charest.«Il y a 3800 délégués qui peuvent avoir 3800 raisons pour appuyer ou ne pas appuyer un candidat plutôt qu’un autre», a affirmé à ce sujet, hier, Jean Charest en se défendant bien de courtiser les délégués en faisant délibérément appel à certains de leurs plus bas instints.Rien n’empêche qu’hier, les raisons invoquées par une des plus récentes acquisitions du camp Charest au sein du caucus conservateur pour justifier son adhésion n’avaient rien de très subtil.«Il est clair que le fait que quelqu'un ait une famille l’amène à se soucier davantage de sa communauté et des familles des autres», a ainsi déclaré d’emblée l’Ontarien Terry Clifford.Ce député a affirmé avoir d’abord penché pour Kim Campbell, qui est divorcée et qui n’a pas d’enfants, mais s’être ravisé en cours de campagne.Poussé à préciser sa pensée sur les qualifications supérieures de Jean Charest par rapport à Kim Campbell, M.Clifford a invoqué la qualité de parent du ministre.Au cours de la même conférence de presse, parrainée par le ministre ontarien Otto Jelinek, on avait également longuement insisté sur la «stabilité» de Jean Charest et sur le fait qu’il est un «homme de famille».En tournée dans l’Est ontarien, le ministre de l’Environnement a bien précisé qu’à son avis «le statut conjuguai d’un candidat n’a rien à voir avec la campagne».«Moi, je n’ai pas cherché à dire que ma situation personnelle m’avantageait ou me désavantageait», rappelle-t-il.Mais Jean Charest, tout comme Kim Campbell, affirme également qu’il n’est pas en mesure de sonder les VOIR PAGE A-8: LEADERSHIP L’école et le projet de loi 86 Uimmersion, mais à quel prix?En faisant tomber l’interdit des cours d’immersion en anglais à l’école francophone, on craint que le ministre Claude Ryan, responsable de l’application de la Charte de la langue française, n’ouvre la porte à un vent bilingue.Un vent qui soufflerait sur son passage les longs efforts d’intégration des minorités culturelles facilités par la loi 101.Mais même chez ceux qui ne s’opposent pas à l’immersion, on est à se demander si le projet du ministre est vraiment réaliste.L'immersion, peut-être, mais à quel prix?ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Lm école Royal Vale: un success story de l’immersion appliquée au sec-1 teur anglophone.Pourtant, se rappelle Charles Levy, directeur des services de l’enseignement à la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CEPGM), la mise en place du programme a, à l’époque, coûté une petite fortune.«Tous les fonds sont sortis de la commission scolaire».«Et en plus, nous n’avions à embaucher per- sonne, la CEPGM n’ayant qu’à échanger des professeurs avec le secteur francophone», pré-cise-t-il.Pourtant, de coûts, le ministre n’a glissé mot tout au long de la tumultueuse commission parlementaire où il a présenté ses amendements controversés à l'article 72 de la Charte de la langue française.En pleine période de restrictions budgétaires et de déçote, la principale intéressée, la ministre de l’Education, Mme Lucienne Ro- VOIR PAGE A-8: IMMERSION ,H»|l PHOTO ARCHIVES A l'heure du leitmotiv Vivre selon nos moyens, le coût de l'immersion, au-delà de son coût social, a été passé complètement sous le boisseau par son principal promoteur.l A 2 L E I) F.V 0 I R , L E M E R (’ R E RI g JUIN | g g LES ACTUALITES Vente de terres fédérales à Saint-Jean-sur-Richelieu Couture est intervenu pour empêcher les appels d’offres LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le député conservateur de la circonscription fédérale de Saint-Jean, M.Clément Couture, est personnellement intervenu en 1990 pour empêcher le recours normal à la procédure d’appel d’offres pour la revente de terres fédérales situées dans cette municipalité au bénéfice d’un supporter du Parti conservateur.Dans une lettre expédiée le 5 février 1990, le député a invité le ministre des Transports de l’époque, M.Benoît Bouchard, à écarter une autre offre d’achat plus intéressante pour le Trésor fédéral, en arguant que le gouvernement ne devait pas encourager la spéculation à Saint-Jean.Interrogé par LE DEVOIR au cours des derniers mois, le député Couture avait toujours soutenu n’être jamais intervenu dans la transaction initiée, rappelait-il, avant son élection.On se souviendra qu’en mars dernier, à la suite des révélations du DEVOIR, le ministre des Travaux publics, M.Elmer Mackay, avait dû s’excuser en Chambre pour avoir procédé en 1989 à la cession d’une partie de ces terrains expropriés au début des années 60 à proximité de l’aéroport de Saint-Jean sans respecter la politique gouvernementale.Au moment où le terrain était déjà vendu, le ministre avait même convaincu un autre investisseur que le terrain.n’était pas à vendre.Privant les propriétaires ancestraux de la possibilité de présenter une offre pour récupérer leur patrimoine, cette vente, longtemps tenue secrète et comportant des conditions avantageuses, s’était réalisée au profit de Carrière Bernier Ltée, dont le propriétaire, Réal Ouimet, cotisait à la caisse électorale conservatrice.La compagnie de l’homme d’affaires avait ainsi fait main basse sur 238 615 mètres carrés pour 98 000$.Le prix moyen payé pour chaque arpent (1340$) était pratiquement identique à celui qu’Ottawa avait dû débourser 22 ans plus tôt lors de l'expropriation (1353$).D’autres documents avaient également permis d’établir qu’au début de 1990, un concurrent de M.Ouimet, Carrière Baillargeon Ltée, avait présenté une proposition pour une superficie supérieure au prix moyen de 5000$ l’arpent.Dans sa lettre au ministre Bouchard, le député Couture affirmait donc en février 1990 savoir «maintenant qu’un contribuable de mon comté a fait une offre d’achat au ministère des Travaux publics pour une somme exorbitante dépassant plusieurs fois la valeur marchande commerciale desdits terrains».«Je suis certain que vous êtes d’accord avec moi que notre gouvernement ne doit pas encourager ce genre de spéculation», soutenait le député.Tout en alléguant que Carrière Bemier était l’unique propriétaire exproprié des terrains et qu’elle pourrait y poursuivre l’exploitation d’une carrière en dépit du zonage existant, le député Couture affirmait que «ces terrains doivent être remis au propriétaire exproprié et (on doit) ignorer les offres qui nourrissent la spéculation».Malgré ses promesses et des demandes répétées, le député Couture n’a jamais transmis cette lettre au DEVOIR L’hebdomadaire local Le Canada français en a reçu copie la semaine dernière et en a publié des extraits dans sa dernière édition.Les libéraux refusent d’assouplir la télédiffusion des débats LE DEVOIR Les députés libéraux ont refusé, lundi, un projet-pilote qui consistait à donner plus de souplesse aux diffuseurs dans la présentation télévisée des débats à l’Assemblée nationale.Le caucus libéral juge «que le public est bien servi» par les images qui sont disponibles à l’heure actuelle, explique leur porte-parole, M.William Cusano.L’association des journalistes de la Tribune de la presse du Parlement de Québec «s’interroge sur les motifs profonds de ce refus», écrit le président de la Tribune, M.Rheal Seguin, du Globe and Mail, dans un communiqué.Les députés du Parti québécois avaient donné leur accord à ce projet.La proposition de la Tribune de la presse visait à donner une image plus juste de la réalité parlementaire en présentant l’orateur sous trois angles différents, incluant les députés assis sur les banquettes voisines, de même que de montrer la réaction du député avec lequel il a un débat.La proposition se limitait à un essai de 15 jours et uniquement pour les 45 minutes de la période quotidienne des questions.Le tout était sujet à un bilan à la reprise des travaux parlementaires à l’automne.11 s’agissait, aux yeux de la Tribune, de donner accès aux téléspectateurs aux débats de l’Assemblée nationale selon des conditions similaires à celles réservées aux citoyens qui se déplacent et assistent aux débats depuis les galeries réservées au public.Ces personnes peuvent bien sûr voir la personne qui parle, mais aussi ses voisins.Elles peuvent voir aussi, à l’approche des Fêtes, des députés signer leurs cartes de Noël, au lieu d’écouter les débats, d’autres lire leur journal, d'autres injurier les députés d’en face! d’autres bâiller aux corneilles.EMISSION SPECIALE DE FRONT COMMUN Ù O» Télévision Quatre Saisons Ce soir à 18 h 30 LE FRONT COMMUN LANCE UN APPEL AU MINISTRE JOHNSON La CEQ, la FTQ, le SFPQ, le SPGQ et quatre organismes affiliés à la CSN, soit la FEESP, la FNEEQ, la FPPSCQ et le SPTM proposent au gouvernement: • le retrait du projet de loi 102; le maintien des échelles salariales actuelles jusqu’au 30 juin 1994; la négociation d’une politique salariale à l’intérieur d’une convention collective dont la durée minimale serait de 3 ans; négo une révision en profondeur de l’organisation du travail; • l’attribution au gouvernement des premières économies réalisées jusqu’à concurrence de 1% de la masse salariale.UNE PROPOSITION RAISONNABLE UNE OCCASION UNIQUE DE FAIRE AUTREMENT i < L K I) K V 0 I II .L K M K li C It K I) I !» .1 U I X I !l !) ;t LE DEVOIR MONTREAL .Journal de Montréal ' «Two thumbs up» Montreal Gazette mercredi, jeudi 21 h 00 vendredi et samedi 2 représentations en soirée 21 h 00 et 23 h ETOILES et NUITS BLANCHES de RUSSIE deVULIZOROV avec les «Russian Follies» Dans une revue éblouissante par ses gymnastiques, ses acrobaties et ses danses dans la plus pure tradition russe.Interprétées par les jeunes étoiles les plus talentueuses de Russie./ GRIZZLY FOURRURES I lôtcls et Villégiatures 14 Canadien Pacifique • Le Château Champlain 878-9000 Ticketmaster 790-1111 COLLÈGE FRANÇAIS tit] COLLÉGIAL \1/ Session d’automne 1993 Quelques places sont encore disponibles au Secteur Général pour le D.E.C.en 2 ans SCIENCES DE LA NATURE - Sciences de la santé - Sciences Pures et Appliquées SCIENCES HUMAINES - Sciences de l’administration LETTRES - Lettres - Langues ‘ SPORTS - ÉTUDES Quelques possibilités d’inscription aux programmes de Hockey, Patinage artistique.Tennis, etc.Année Scolaire 1993 - 94 Quelques incriptions sont encore possibles pour tous les niveaux du secondaire, plus particulièrement pour le secondaire I.Le spectacle le plus coloré en ville Renseignements, prospectus, inscriptions COLLÈGE FRANÇAIS 185 Av.Eairmoiint Ouest, Montréal 495-2581 L E I) E V DU, I.E M E R C R E I) i 1) ,1 U I X I !) !) 3 A 4 -* LE DEVOIR ?POLITIQUE Opposition au projet de loi 86 Les intellectuels québécois écrivent au PEN Ils sonnent Valarme sur la politique de «bilinguisation» du gouvernement du Québec t Vj;.mr—’zmmr ¦¦¦ W PONTIAC V Bonneville SE 1993 VOS CONCESSIONNAIRES PONTIAC PARTICIPANTS PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Irves écrivains et intellectuels québécois ont entrepris J de sensibiliser les écrivains du monde entier à la menace grave que fait, selon eux, peser sur la langue française et la littérature québécoise la politique de bilinguisation du gouvernement du Québec.Le Centre québécois du PEN international demande en effet que «la situation faite à la langue du Québec et à sa littérature» soit inscrite à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale du PEN international.Dans une lettre adressée à M.Alex Blokh, secrétaire international du PEN à Londres, le président de la branche québécoise de l’organisation, M.Jean Ethier-Blais, et les membres du conseil d’administration demandent que soit inscrit ce même sujet à la prochaine réunion du «Comité des langues et littératures en voie de perdition».Les signataires pressent aussi le secrétariat international de leur indiquer dans quelle mesure l’UNESCO peut être saisie de cette affaire.«Nous protestons aujourd’hui afin que demain ou après demain, le Québec ne devienne pas, à partir de sa composante culturelle, un autre lieu d’injustice institutionnalisée et de désordre», écrivent les auteurs, dans «un appel aux écrivains du monde entier, en particulier à ceux qui, comme nous, sont l’objet d’une tentative permanente d’assimilation».Le PEN — l’acronyme provient des mots Poets, Essayists et Novelists — a été fondé en 1921 dans le but de rassembler les écrivains épris de paix et de liberté en vue de défendre les valeurs de l’esprit contre le racisme et le fanatisme.Reconnue par l’UNESCO, cette organisation rassemble plus de 10 000 écrivains répartis dans 90 pays.La charte du regroupement, rappellent les dirigeants du Centre québécois, l'incite à dénoncer les abus politiques portant sur les atteintes aux droits de l’homme dans leur composante la plus.haute, qui ést la cuiture.Au lendemain du dépôt du projet de loi 86 visant à «assouplir» la Charte de la langue française, les écrivains québécois sonnent donc l’alarme.«A l’extrême rigueur, on peut parler de génocide culturel.Faudra-t-il attendre un demi-siècle, après notre disparition de facto pour dénoncer cette situation?» s’inquiètent-ils.Ils proposent une lecture sans équivoque du projet de loi 86.«Il s’agit pour le gouvernement québécois actuel, à la remorque des groupes de pression anglophones et assimilés, de rétablir l’affichage bilingue et d’obliger les étudiants québécois de langue française à suivre des cours d’immersion de langue anglaise.Résultat: Montréal, centre vital du Québec, affichera aux veux du mon- 'Prix basé sur un bail de 36 mois, avec versement initial de 4 000 $.Premier versement et dépôt de garantie remboursable de 475 $ requis.Taxes en sus.Frais de 5e par kilomètre après 72 000 km.Sujet à l'approbation du crédit.Offre d'une durée limitée, réservée aux particuliers, s’appliquant aux véhicules neufs 1993 en stock."Selon la première éventualité.tL'Assistance routière Pontiac est offerte sur les modèles Pontiac 1993.Durée : 3 ans ou 60 000 km selon la première éventualité Tous les détails chez 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qu’en une génération, les Québécois seront bilingues.Qu’en sera-t-il alors de notre littérature?Quel jeune apprenti-auteur choisira d’écrire en français», demandent-ils.«Invoquer le libre choix?Contre de pareilles pressions culturelles et sociologiques, cette invocation est ridicule.Nous sommes matraqués par le réseau de propagande, d’information, de télévision, de cinéma américain; certaines de nos revues les plus prestigieuses sont contrôlées par de grands intérêts culturels et anglophones; de vastes secteurs de notre presse sont entre les mains de financiers acquis à la politique d’anglicisation progressive de notre nation», poursuivent les auteurs de la lettre.Le Centre québécois du PEN international estime que l’assimilation demeure un danger quotidien.Après la noyade dans le sang (1837), «il s’agit de nous noyer dans les flots d’une immigration sans contrôle et sans frein, qui nous conduira nécessairement à la disparition dans le Grand Tout nord-américain de langue anglaise, estiment-ils.Les méthodes changent, le but de cette politique de conquête, lui, ne change pas.Nous savons depuis plus d’un siècle que l’instrument privilégié de cette assimilation est la bilinguisation progressive de notre peuple».Outre M.Jean Éthier-Blais, M, Jean-Pierre Duquette, Louise Gareau-Desbois, Marie Emond, Alexis Klimov, Louise Maheux-Forcier, Gaston Miron, Jean-Guy Pilon et Danielle Ros ont signé la lettre dont pourront prendre connaissances les centres de l’Allemagne, des Etats-Unis, de France, de Chine, du Japon et de nombreux autres pays Pour organiser la défense de Grande-Baleine Bacon a versé 180 000$ à une firme de relations publiques MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La ministre de l’Énergie et des Ressources, Mme Lise Bacon, a versé à une firme de relations publiques, National, un montant de 180 000$, depuis 1992, pour organiser la défense du projet hydroélectrique Grande-Baleine, au Canada comme à l’étranger.Ce contrat prévoyait que la firme privée devait fournir à la ministre des conseils sur «la façon d’établir et de maintenir des relations harmonieuses avec différents publics au Québec, au Canada et à l’étranger, pour l’ensemble de son programme de communication dans le cadre des programmes de développement hydroélectrique du Québec».National pouvait être appelée à organiser des activités de relations publiques dans ce même cadre.La firme pouvait, par exemple, rédiger des discours de Mme Bacon, former les porte-parole du gouvernement, instruire les hauts fonctionnaires sur le plan de communication, préparer des dossiers de presse, analyser l’opinion publique, etc.Le contrat a été attribué après appel d’offres.En Chambre, hier, le député péquiste Guy I-'se Bacon Chevrette s’est indigné du fait que Mme Bacon fasse appel à une firme privée pour faire exécuter ce genre de travail puisqu’une quarantaine d’employés oeuvrent dans les services de communication de son ministère.En cette période de restrictions budgétaires, chaque dollar compte, dit-il.En 1992-93, la cabinet National a bénéficié d'au moins six autres contrats totalisant 160 000$.Ces contrats ont trait aux relations publiques entourant la politique culturelle (60 000$), un plan d’intervention d’urgence en immigration (47 800$), une stratégie pour Montréal (10 000$), le Palais des congrès de Montréal (16 000$) et le Supermotocross du Stade olympique (35 000$).la même firme avait eu le mandat d’organiser le lancement de la réforme de la santé de Marc-Yvan Côté, en décembre 1991, et les communications des célébrations du Bicentenaire des institutions parlementaires en 1991- l'HOTO ARCHIVES 92.Mme Bacon a expliqué qu’il s’agissait de répondre vite aux attaques médiatiques et aux démarches de dénigrement faites par les autochtones contre Grande-Baleine.Ix> contrat signé en juillet 1992 prévoyait que des services pouvaient être fournis par National jusqu’au 31 mars 1994, soit sur une période de 21 mois.Il prévoyait des dépenses maximales de 400 000$.Mme Bacon a précisé hier que son ministère avait mis fin au contrat après des dépenses de 180 000$.Elle s’est étonnée de l’attitude de M.Chevrette, lui qui, généralement, accuse le gouvernement de mal défendre l’image du Québec.Son attachée de presse, Mme Marie-José Reid, explique que la ministre a considéré que National avait rempli son mandat à ce moment-là.Elle a tenu compte du fait, entre autres, que la situation avait changé, un négociateur spécial ayant été nommé auprès des Cris, M.Yves Fortier, et les autochtones ayant accepté de discuter avec lui.E N B R E F ?VINCENT APPUIE CAMPBELL Ottawa (PC) — Le ministre de la Consommation et des Affaires commerciales, Pierre H.Vincent, a donné hier son appui à Kim Campbell.«Je crois qu’elle est la meilleure, qu’elle a le meilleur programme et qu’elle va gagner les prochaines élections», a déclaré le ministre Vincent au cours d’une réunion du clan Campbell tenue hier à Ottawa.Le ministre Vincent était resté neutre depuis le début de la course au leadership conservateur parce qu’il était responsable du choix des candidats du PC au Québec.Il n’occupe plus ces fonctions depuis lundi et a joint le camp Campbell hier.-?- DÉPUTÉS CONTRE LE NOIR Québec (PC) — Un groupe de sept députés libéraux recommande d’exclure la construction résidentielle du décret de la construction pour y combattre le travail au noir.Dans un rapport rendu public hier, ces députés libéraux suggèrent également que les travailleurs de ht construction cotisent au régime d’indemnisation des accidentés du travail géré par la CSST.Entre-temps, ils proposent que le décret régissant l’industrie de la construction soit prolongé pour une période de six mois, le temps qu’on tienne un sommet des intervenants de ce secteur pour en arriver à une convention collective respectueuse du bien des consommateurs et de l’industrie.-?- DAVANTAGE DE SOUS POUR LE BOIS Sainte-Foy (PC) — U- ministère des Forêts du Québec consacrera 15,6 millions$ cette aimée en recherche-développement, soit une augmentation de 6,8% par rapport à l’an dernier malgré une diminution de 18,4% du budget global.Le ministre Albert Côté a souligné, hier, à l’Université Laval, que 5 millions$ en subventions ou en contrats de recherche-développement seront octroyés à des organismes externes au ministère des Forêts, ce qui représente une hausse de 20,4% comparativement à 1992-93.«La recherche représente un excellent placement pour le futur.On nous soumet parfois des projets flyés qui en valent souvent la peine», a avancé M.Côté en assurant que l’augmentation consacrée en recherche-développement ne se faisait pas au détriment d’autres secteurs.-?- LA CSST GÈLERA SON TAUX (PC) — La CSST gèlera son taux de cotisation moyen pour ht prochaine année et prévoit que son déficit en 1993 sera réduit de près de moitié par rapport à celui de l’an dernier.C’est ce qu’a fait savoir hier en conférence de presse à Montréal, le nouveau président de la CSST, Pierre Shedleur.Bien que le taux moyen de cotisation sent maintenu l’an prochain à son niveau de 1993, soil 2,75$ pour chaque tranche de 100$ de masse salariale, M.Shedleur a indiqué qu’environ les deux tiers des employeurs québécois verront néanmoins leurs cotisations augmenter l’an prochain.«Ce sont surtout les employeurs oeuvrant dans les secteurs légers qui seront affectés par des hausses de leur taux de cotisation», a-t-il précisé.-?- LA SCHQ CONSULTE SES MEMBRES (PC) — lit Société canadienne de l’hémophilie, section Québec (SCHQ), a entrepris hier de consulter ses membres quant aux 10 mi!lions$ consentis par le ministre Marc-Yvan Côté, la semaine dernière, à titre d’aide humanitaire aux personnes infectées par le virus du sida à la suite de l’utilisation de produits sanguins contaminés au début des années 80.A cette fin, la SCHQ a fait parvenir 450 lettres dans lesquelles elle demande aux hémophiles infectés et à leur famille d'endosser ou de rejeter deux propositions mises de l’avant par le conseil d’administration.-?- RÉFLEXION SUR LE TOURISME (PC) — Deux organismes voués au développement touristique québécois réclament d’être associés à la réflexion en cours sur l’avenir du ministère du Tourisme du Québec.Ils veulent éviter que ce dernier soit démantelé a la faveur de la restructuration administrative annoncée lors du dernier budget.Ix's porte-parole des Associations touristiques régionales associées du Québec (ATRAQ) et la Corporation des services aux établissements touristiques du Québec (CSETQ) ont uni leurs voix, hier, pour souligner l’importance vitale du rôle joué par le ministère, depuis sa création en 1984, auprès des différents acteurs de l’industrie touristique québécoise."Le ministère du Tourisme, c’est l’image du Québec.Si on veut compétitionner mondialement, la présence du ministère est nécessaire», a fait valoir la présidente de I AI RAQ, Linda Gallant, en conférence de presse.-?- CONTROVERSE SUR \A PAUVRETÉ Ottawa (PC) — Un rapport d’un comité des Communes portant sur la pauvreté au pays a semé la controverse dès son dépôt, hier.Selon ce rapport, préparé sous la direction de la députée conservatrice Barbara Greene, il y aurait, au Canada, environ la moitié moins de gens pauvres que le nombre habituellement admis.Le comité recommande dans son rapport au gouvernement fédéral de développer une nouvelle façon de mesurer la pauvreté, en vue* d’avoir une meilleure prise sur le problème.Dès que le rapport a été rendu public, les critiques n'ont pas tardé à se manifester.On a accusé le comité de simplement jongler avec les statistiques sur l;t pauvreté au pays en vue d’amoindrir le problème.-«- KO Cil ET LE «ROCKET»AUX ADIEUX Ottawa (FC) — Brian Mulroney recevra vendredi les hommages du chanteur Roch Voisine et de l’ancienne vedette du Canadien de Montréal, Maurice Richard.Outre le «Rocket» et la mégastar Voisine, plusieurs artistes québécois rendront hommage au premier ministre Mulroney qui mettra fin à dix ans de vie politique précisément ce jour-là.la soirée du vendredi 11 juin coïncident en effet avec l’accession de Brian Mttl-roney a la direction du Parti conservateur en 1983.Plusieurs films vidéo entrecoupés de spectacles seront présentés au Centre civique d’Ottawa à compter de 19 heures.Céline Dion sera aussi de la partie.Mais contrairement aux autres, Mme Dion offrira ses voeux et chantera une chanson au premier ministre par transmission satellite. L E I) E V IIIK, L E M E R C R E I) I I) .1 U i X I !) !) 3 LE DEVOIR XXH TSE-300 DOW JONES • w -18,30 •29,46 •21,59 1889,34 3862,72 3510,54 ECONOMIE 514 879-2100 Obligation» municipal»» 5 am / 7,2S% Tassé & Associés.Limitée Valeurs mobilières Unigesco compte sur la Caisse ROBERT DUTRISAC I.E DEVOIR Maintenant que Warburg, Pin-cus a regagné New York, Unigesco compte sur la Caisse de dépôt et placement du Québec pour se sortir du pétrin à une semaine du remboursement de certaines de ses débentures totalisant 62 millions$.Selon plusieurs observateurs, la Caisse s’est engagée à soutenir Unigesco dans la mauvaise passe qui s’annonce.C’est pourquoi, délaissant le strict opportunisme financier, la Caisse s’est entendue avec Unigesco pour lui offrir plus que la valeur boursière pour son bloc d’actions d’Univa, à peu près ce que Warburg, Pincus offrait au début des négociations, soit 8,85$ l’action.Si elle jouait les dures, la Caisse pourrait profiter de la situation et ramasser au prix du marché, soit 7,25$ l’action, ce bloc d’Univa que cherche à vendre — désespérément maintenant — le holding de Berlin Nadeau.Mais elle s’est entendue avec Unigesco pour régler la question à un prix acceptable, sou-tient-on.Hier, le porte-parole de la Caisse, Mme Suzanne Brochu, s’est refusé à faire tout commentaire sur le sujet.Tous les ingrédients sont réunis pour que Unigesco, qui s’est pliée jusqu’ici aux quatre volontés de la Caisse, devienne belliqueuse et se lance dans une poursuite judiciaire contre cette institution financière qui lui a fait perdre — et à ses actionnaires — des dizaines de millions et a mis en péril sa situation financière.En mars dernier, la Caisse a empêché Unigesco de réaliser la pleine valeur de ses actions d’Univa en s’opposant à une transaction menée par la banque d'affaires new-yorkaise 'ITie Blackstone Group qui en offrait 11$.Par la suite, la Caisse faisait jouer ses relations et dénichait Warburg, Pinkus qui en offrait 20% de moins.Ces transactions ont avorté et Unigesco sé retrouve le bec à l’eau, aux prises avec une échéance des plus pressantes, le 16 juin prochain.Pour acheter son silence et réparer les pots cassés, la Caisse, assure-t-on, lui offre de racheter ses titres d’Univa à prime et cherche à impliquer dans cette transaction le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ).Hier, le porte-parole du Fonds de solidarité, Jean-Denis Lamoureux, se montrait prudent «C’est à un stade préliminaire», s’est-il limité à préciser.Certes, le président du Fonds, Claude Blanchet, a déjà indiqué son intérêt au maintien du contrôle d’Univa au Québec.Mais les observateurs soulignent aujourd’hui que le Fonds aurait du mal à justifier un tel investissement.Si le Fonds veut faire un placement dans Univa, il n’a qu’à acquérir des titres à la Bourse, signaie-t-on, à 1 ou 2$ de moins que le prix promis par la Caisse à Unigesco.En outre, le Fonds pourrait difficilement justifier un investissement stratégique dans Univa, un placement qui cadre mal avec sa vocation.Après tout, il ne s’agit pas là de capital de risque pour encourager une PME à créer des emplois.Le Mouvement Desjardins, qui a critiqué les avantages fiscaux consentis à ce seul fonds, ferait sans doute les gorges chaudes de ce détournement de la mission première du Fonds de solidarité, prévient un observateur.L’Elantra y sera produite en 1995 Huyndai investit 66 millions$ à son usine de Bromont La participation financière des gouvernements reste à définir CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Hyundai avait en fait deux nouvelles à annoncer hier, une bonne et une mauvaise.La société sud-coréenne fermera son usine de Bromont sur une période temporaire qui s’étendra d’octobre 1993 jusqu’au printemps de 1995.Elle procédera alors à un investissement de 66,1 millions$ pour changer les équipements en vue de l’assemblage de la prochaine génération du modèle Elantra.Tous les employés actuels seront réembauchés et on s’attend même à une augmentation de 30% du nombre des emplois vers la fin de 1995.Des négociations sont en cours depuis quelques semaines avec les gouvernements de Québec et d’Ottawa pour obtenir leur participation financière.On explique chez Hyundai qu’en 1989, au moment d’ouvrir l’usine, un accord de financement avait été convenu avec les gouvernements dans le cadre du programme d’assistance initial pour une contribution jusqu’à 110 mil-îions$; or, Hyundai dit n’avoir utilisé que 46 millions$ de cette somme et se croit justifiée d’avoir accès à la somme non touchée.A Québec; un porte-parole du ministère de l’Industrie et du Commerce a confirmé que des négociations avaient lieu «sur les modalités».Il faut donc en déduire que le principe d’une contribution gouvernementale est accepté, ce donc on ne semble aucunement douter chez Hyundai.Il s’agit donc d’établir le montant exact de la participation gouvernementale.L’annonce faite hier à Toronto pour les média et à Bromont pour les empîoyés de l’usine a été accueillie avec soulagement par les gens de la région concernée, qui étaient terrorisés depuis un certain temps à la pensée que cette usine où travaillent 841 personnes aurait pu fermer définitivement ses portes.«J’ai été applaudi trois fois par les employés», racontait le directeur des ressources humaines pour cette usine, M.René Paquet, qui a lu hier matin devant les employés le communiqué émis par Hyundai Canada.Essentiellement, on procédera à Bromont à des transformations très semblables à celles que General Motors a effectuées dans son usine de Boisbriand.Ira reconversion de l’usine commencera incessamment; la production de la Sonata se poursuivra jusqu’en octobre, alors qu’il faudra interrompre complètement les activités d’assemblable.Iras nouveaux équipements arriveront en juillet 1994 et il faudra alors quatre ou cinq mois pour compléter leur installation, ce qui devrait fournir du travail à environ 75 employés.Ira période des tests commencera vers la fin de 1994.Ix>s employés reprendront gra- duellement leurs fonctions jusqu’à la reprise de la production industrielle en juillet 1995 de l’Elantfa, modèle 1996, dont 40 000 unités seront construites en 1995; on prévoit porter la production à 88 000 unités en 1996 et atteindre la pleine capa-cité-en 1997, c’est-à-dire 100 (KM) véhicules.Pour aider ses employés à traverser cette période difficile pour eux sur le plan financier, Hyundai propose un programme d’aide qui comprend un supplément de revenu en sus de l’assurance-chômage, qui sera enrichi lorsque le bénéficiaire n’aura plus droit à l’assu-rance-chômage; il y a aura aussi certaines mesures concernant l’assurance-maladie et de l’aide aux employés à trouver, si possible, un emploi temporaire, en attendant leur rappel à l’usine.Le détail de ces mesures fera l’objet de discussions avec les employés eux-mêmes dans les semaines à venir.Pour ce qui est de l’Elantra, Hyundai la présente comme un modèle de moyenne gamme lancé l’an passé.Son succès a été quasi instantané avec une augmentation globale des ventes de 61%; on en a vendu plus de 100 000 unités en 1992.L’évolution des marchés mondiaux, notamment le fait que les Chinois commencent à acheter des voitures, le fait aussi que l’Europe est devenue le plus important marché d’exportation de Hyundai, a incité la société coréenne à donner une nouvelle vocation à son usine de Bromont, qui produira l’Elantra pour les marchés de l’Amérique du Nord et de l’Europe.Hyundai a déjà investi 400 millions$ à Bromont, sans compter les 46 millions$ mis par les gouvernements.La construction résidentielle recule PRESSE CANADIENNE Après avoir affiché des hausse^ en mars et avril, la construction résidentielle a reculé en mai au Québec.Selon les chiffres publiés hier par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), 27 900 mises en chantier ont été enregistrées en mai, sur une base annuelle corrigée des variations saisonnières (DDA), un recul de 21,6% par rapport au mois d’avril.La baisse des mises en chantier s’est concentrée dans les logements multiples (33,6%), un secteur où l’activité est généralement plus volatile d’un mois à l’autre.Pour sa part, la construction de maisons individuelles a reculé de 1,5%.«Bien que le creux du cycle ait été atteint au premier trimestre, la reprise sera lente a démarrer», commente Jean-François Dion, économiste régional à la SCHL Sur le plan national, le nombre de mises en chantier a également baissé, passant de 171 300 unités (DDA) en avril à 147 600 en mai.En termes bruts, 3799 unités ont été mises en chantier au Québec, soit 21,4% de moins qu’en mai 1992.Ira secteur locatif, éprouvé par le surplus d’unités inoccupés sur le marché et la faiblesse de la demande, a enregistré la plus sévère baisse d’activité.La construction de maisons individuelles et de condominium a également reculé alors que du côté des maisons jumelées et en rangée, on remarquait une légère hausse.Dans les régions métropolitaines du Québec, l’activité était en baisse à Chicoutimi-Jonquière (23%), Québec (32), Hull (28), Sherbrooke (26) et Montréal (11).Seule la région de Trois-Rivières affichait une hausse des mises en chantier (21%) en mai.Trust Général Le sort des détenteurs de débentures est fixé La Caisse prêtera 80 millions$ SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Les termes de l’entente quasi-définitive qui autorisera la Banque Nationale à faire l’acquisition de Trust Général, le Sherbrooke Trust ainsi que Gentrust, permettront aux détenteurs de débentures d’obtenir un remboursement qui oscillera entre 26 et 30 cents par dollar investi au lieu des 50 cents qu’ils avaient exigé au début des négociations avec Trustco Général.D’après les informations recueillies auprès de M.Pierre Goyette, président du conseil de Trustco Général, ce recul entre la cible fixée et la proposition qui sera envoyée la semaine prochaine à tous les détenteurs est attribuable, en partie, aux modifications apportées par la Caisse de dépôt et placement du Québec à sa participation dans «Softco».Au sein de cette dernière seront regroupés les immeubles repris ainsi que les prêts jugés non-performants.Après avoir effectué sa propre qualification des actifs qui seront vendus par Trustco Général à la Banque Nationale, la Caisse en serait venue à la conclusion que la valeur de l’actif qui sera rapatriée au sein de «Softco» sera d’environ 160 millions$, d’indiquer un acteur financier, soit une soustraction de 37 millions$ dans l’évaluation convenue entre la Banque et le Trust.Du fait que la Caisse s’était engagée à investir 50% maximum de la valeur du portefeuille de «Softco», elle a donc annoncé aux parties en présence que son prêt totalisera 80 millions$.Un 80 millions$ garanti par des éléments d’actifs de «Softco».Cette société sera dirigée par un conseil rassemblant des représentants de la Caisse de dépôt, de Trusto, de la Banque ainsi que de la Régie de l’assurance-dépôts du Québec.En contrepartie de la diminution de sa participation, la Caisse a décidé, de confier M.Goyette, d’abandonner l’exigence à l’effet que Trustco Général devait mettre 10 millions$ dans le fond de roulement de «Softco».Un 10 millions$ qui, de fait, sera versé dans le coffre où seront regroupées les sommes qui seront partagées entre les détenteurs de débentures à titre de remboursement.Tel que convenu à la table des négociations, le financement de «Softco» aura le profil suivant: la Caisse prêtera donc 80 millions$, la Banque Nationale prêtera 10 mil-lions$ en 1er hypothèque, le Trust Général va prêter 10 millions$ en 2e hypothèque à la faveur de la vente de ses actifs à Trustco Général.Et la différence?Que le financement définitif soit de 197 ou 180 millions$, la différence sera assumée par Trust Général sous forme de débentures et d’un prêt en 2è hypothèque.Avant d’apposer les signatures sur le contrat de vente, le président de Trustco a souligné qu’une autre séance de pourparlers sera tenue afin notamment d’identifier les moyens qui permettront à «Softco» de disposer d’un fond de roulement suffisamment élevé pour lui éviter de fermer boutique «dans deux ou trois mois».Selon M.Goyette, c’est à la Banque Nationale et à la Caisse de dépôt de mettre des liquidités dans «Softco» pour que celle-ci soit en mesure de répondre de ses obligations financières envers tout un chacun.Une fois cette question réglée, l’entente sera conclue au cours des prochains join's.A moins de profondes modifications aujourd’hui, le calendrier des événements sera le suivant: demain les membres du conseil d’administration de Trustco étudieront le résultat des négociations entre toutes les parties.Après quoi, s’ils en acceptent les principes, une circulaire sera envoyée aux détenteurs de débentures pour les inviter notamment à une assemblée qui, vraisemblablement, sera convoquée quelques jours après le 24 juin.Faible hausse du taux d’escompte GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La Banque du Canada a interrompu momentanément le mouvement de baisse de son taux directeur, répondant ainsi aux récentes tribulations du dollar sur les marchés de change.Fixé à 5,17% hier, la hausse de 11 points de base a tout de même surpris par sa faiblesse.«La banque centrale voulait, ainsi, indiquer qu’elle demeurait aux aguets», a précisé Benoit Durocher, qui a noté qu’à la mi-séance hier, les signes allaient plutôt dans le sens d’un hausse de près de 20 points du taux d’escompte.L’économiste de la Banque Royale a observé un regain de volatilité sur le dollar canadien au cours des derniers jours, dans la foulée de la décote des titres de créance du gouvernement québécois, mais également sous la crainte de voir les titres de dette du gouvernement ontarien «y passer».«Le gros morceau est relié aux négociations entourant le nou- veau contrat social entre le gouvernement de l’Ontario et les employés du secteur public.Le gouvernement compte sur ces coupures de 2 mil-liards$ pour ramener son déficit aux environs des 10 milliards$.S’il n’y parvient pas.Les agences d’évaluation se fient sur l’énoncé budgétaire, qui table à son tour sur ces cou-: pures», a insisté Benoit Durocher.Malgré la remontée du taux directeur, les cours obligataires ont fermé la séance en hausse légère, s’ari-mant ainsi au mouvement de fonds qui s’inspire d’un assouplissement généralisé du loyer de l’argent à l’échelle internationale.Cet environnement favorable reflète l’arrivée de la récession en Europe, la contraction au Japon et la reprise, non inflationniste mais plus timide que prévu, de l’activité économique aux Etats-Unis.Au sud de la frontière, un gouverneur de la Réserve fédérale entrevoit cependant des signes d’une économie qui passe en mode expansion, «en train d’accélérer», sans près-, sion inflationniste sévère.Trêve pour le Québec Les négociations pour abolir les barrières interprovinciales se feront sous surveillance MAURICE GIRARD PRESSE CANADIENNE Vancouver — Ije Québec a obtenu l’assurance que d’autres provinces canadiennes ne prendront pas à court terme de représailles contre les travailleurs et les produits du Québec, exclus depuis avril de l’adjudication dos contrats gouvernementaux au Nouveau-Brunswick.D’ailleurs, à l’issue de la rencontre fédérale-provinciale des ministres du Commerce, les participants sont convenus de nommer dans quelques semaines un président chargé de surveiller les négociations pour harmoniser ou abolir, d’ici juin 1995, les quelque 500 barrières commerciales entre les provinces, qui coûteraient annuellement plus de 6 milliards$ à l’économie canadienne.«Il est important de maintenir le dialogue», a déclaré à sa sortie le mi- nistre fédéral Michael Wilson, co-président de la rencontre.«Iras obstacles au commerce intérieur découragent les échanges commerciaux et l’investissement et se soldent au Canada par des occasions d’affaires ratées et la perte d’emplois.Pour attirer l’investissement, il nous faut rendre notre marché intérieur efficace et compétitif», a-t-il ajouté.Il y a quelques mois, les provinces s’étaient engagées à ne pas réagir contre le Québec.Mais, à la surprise générale, le Nouveau-Brunswick décidait en avril de bannir les travailleurs el les produits du Québec, provoquant ainsi une mini-crise, qui a conduit à la formation d’un comité de.travail Qué-bce-Nouveau-Brunswick.Li Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick ainsi que l’Onlarjo menaçaient d’imiter le gouvernement du premier ministre Frank McKenna.Hier, le ministre Wilson a voulu renforcer cet autre engagement des provinces et il ne s’est pas contenté de la parole des négociateurs de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.Selon des informations obtenues par la Presse Canadienne, M.Wilson a, en pleine séance de négociations, téléphoné directement aux premiers ministres Clyde Wells (Terre-Neuve) et John Savage (Nouvelle-Ecosse), qui se sont engagés au nom de leur gouvernement à respecter le moratoire.L1 ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, s’est réjoui du respect du moratoire.C’est la preuve que la négociation est préférable à l’affrontement, a-t-il indiqué par la suite.Cependant, devait-il ajouter au cours d’un entretien privé, il n’est pas certain que les négociateurs puissent s’entendre sur la délicate question de la mobilité de la main-d’oeuvre.«Tout le monde convient que la priorité d’embauche ne sera pas régiée», observe M.Tremblay.ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JACQUES MONTRÉAL QUÉBEC H2Y 3X2 Fax (514)845-7874 T6E: (514) 98 R*0*B*l*C -L\j maîtxixt Jtx InLmqlùétx LES EMPLOYÉES ET LES EMPLOYÉS DE SOUTIEN PROMETTENT UN AUTOMNE CHAUD À L*UQAM La négociation entre l’UQAM et ses employés-es de soutien piétine.Alors qu'elle a bonifié les conventions collectives des professeurs-es et des chargés-es de cours, l'Université ne démontre pas une réelle volonté de négocier avec son personnel de soutien.L'UQAM fait-elle semblant de négocier en espérant que le gouvernement réglera à sa place?Que fait-elle de son discours sur le traitement équitable de l'ensemble de ses personnels?L'Université va-t-elle ENFIN reconnaître la contribution de ses employés-es de soutien! TOUT CE QUE NOUS DEMANDONS, C'EST UN RÈGLEMENT SATISFAISANT.NOUS AUSSI! UQAM L'université conflictuelle Le Syndicat des employées et employés de l'UQAM SCFP-1294 L K I) E V 0 I H , I, E M E R C R E I) I 9 .1 |] I N l 9 9 3 A 6 EDITORIAL Acheter la paix à fort prix Jean-Robert Sansfaçon vwuau utuuiii vjiit tiiuat cat tci taille^ tuuiiuc u iitiuuuuty il il y cltird [Jdh de nC*J4 bon Salomon, c’est le premier ministre qui va trancher.Et tant pis pour les consommateurs! chus le 1er mai dernier, les décrets dans l’industrie de la construction ont été prolongés jusqu’au 15 juin pour donner la chance aux parties d’en venir à une entente négociée.Or, une telle entente n’est jamais survenue depuis la promulgation de la Loi sur les relations de travail dans la construction, en 1968.Cette tactique du ministre du Travail, M.Normand Cherry, est une blague.D’ailleurs, ¦tes représentants patronaux qui demandent une réduction :
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