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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-05-29, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V (I I li , L E S S A M E I) I 2 !) E T 1) I M A X C Il E 3 0 M Al I !) !) 3 ?LE~ Télévision Page C 2 Cinéma Page C 3 Spectacle Page C 5 Musique Page C 6 Arts visuels Page C 13 ?He** ^ Serge Denoncourt prend le virage Tchékhov Comédie russe, de Tchekhov-Lemieux, au FTA GILBERT DAVID Le 7e spectacle au programme du Festival de théâtre des Amériques sera aux couleurs tchekho-viennes, avec la présentation de Comédie russe par le Théâtre de l’Opsis, dans une mise en scène de Serge Denoncourt, d’après l’adaptation que signe Pierre-Yves Lemieux de la première pièce majeure de l’auteur de La Cerisaie.Cette re-création attendue prend l’affiche ce prochain lundi 4 20 h et les six représentations — deux de plus que prévues à la programmation officielle — courront jusqu’au 5 juin, dans un espace à l’italienne, aménagé à même l’ancienne Bibliothèque Dawson, rue St-Hubert près de La Gauchetière.Derrière le titre inventé par Lemieux se cache une pièce que l’on découvrit bien après la mort de Tchékhov en 1904 et qui n’a donc jamais été jouée de son vivant.Le manuscrit sans titre, retrouvé en 1920, avait pourtant été soumis au théâtre Maly de Moscou en 1882, qui l’avait refusé.Tchékhov a écrit ce texte au début de la vingtaine, au moment où il suivait ses études en médecine et où il produisait de nombreuses nouvelles destinées à des revues humoristiques.La création en français de la pièce, traduite par Pol Quentin sous le titre de Ce fou de Platonov, remonte à 1956, alors que Jean Vilar la programme au Théâtre National Populaire.C’est sous le même titre que L’Egrégore de Françoise Berd la présente pour la première fois à Montréal en 1962, dans une mise en scène d’André Pagé.Fondé en 1986, l’Opsis s’est vite démarqué de l’ensemble des jeunes compagnies montréalaises en prenant le parti, inhabituel chez de nouveaux venus, de fouiller le grand répertoire.Avec Pierre-Yves Lemieux à la dramaturgie et Serge Denoncourt à la mise en scène, l’Opsis s’est fait les dents sur Shakespeare et Goldoni, tout en poussant une pointe occasionnelle du côté des contemporains comme Howard Barker et Henrich Bôll.Le tandem I^mieux-Denoncourt en est toutefois à sa première incursion du côté du difficile Tchékhov, l’un des auteurs les plus joués aujourd’hui dans le monde avec Shakespeare et Molière.Retour au texte Denoncourt, dont la solide carrière de metteur en scène encore dans la jeune trentaine ne se limite pas à l’Opsis, est réputé pour ses coups de gueule et son tempérament intempestif.«Je me suis posé la question de savoir comment il se faisait que Tchékhov ne marchait pas ici, avance-t-il.Comme si on n’arrivait pas à se défaire d’une certaine tradition française où le pli est pressé en cibo-le ! Ça fait cent ans qu’on s’ostine sur le ton qui conviendrait à la dramaturgie de Tchékhov.Mais il n’y a pas de raison pour qu’on s’écrase en le jouant, avec cette sorte de complaisance dans la souffrance.J’ai donc pris la décision de faire comme si on partait de zéro, sans me référer aux metteurs en scène européens, y compris les Russes qui l’ont joué sans interruption depuis Stanislavski.» Denoncourt, à l’approche du fil VOIR PAGE 2: DENONCOURT Jl\ PREMIER \J\ ESTIVAL ACOUSTIQUE DE LA «CADILLAC DES SALLES» S’OFFRE UN FESTIVAL DÉBRANCHÉ < > < U 2 UJ U D Z O 2 D ?SYLVAIN CORMIER Francis Cabrel et Renaud y ont passé une bonne partie de l’été dernier.Luc Plamondon y est voisin de Clémence Desrochers.François Cousineau et Jean Lapointe y coulent des jours bienheureux.Autour de l’immense lac Memphrémagog, une communauté d’artistes a élu ses quartiers d’été, et souvent même d’hiver.Ils se sont installés là parce que la civilisation, à une toute petite heure de Montréal, n’y est pas trop envahissante, parce que Magog ne s’est pas développée sauvagement, parce que la me principale ressemble encore à la vieille rue principale d’il y a trente mis, et parce qu’il y a du vert jusqu’aux abords du lac.«C’est vert, mais pas fluo», précise Bernard Caza avec un brin de fierté dans le ton, alors qu’il me promène en Jeep familiale dans les mes et aux alentours de sa ville d’adoption, histoire de me faire découvrir le terrain du premier Festival acoustique de Magog, qu’il présente du 3 au 6 juin.Comme jouer à l’intérieur d’un instrument Caza, c’est un peu le Saint Esprit à Magog.Psychothérapeute défroqué («j’étais tanné de travailler sur des problèmes, alors que maintenant, les gens avec qui je suis sont en ébullition créative»), ex-journaliste et ex-cinéaste, président de la corporation touristique locale, histoire de garder un peu de contrôle sur les décisions qui affectent sa région, gérant (entre autres) de Jean Lapointe, il est surtout depuis 1981 le propriétaire, le programmateur et l’âme du Vieux Clocher, une salle exceptionnelle où la presque totalité des * VOIR PAGE 2 : FESTIVAL * Le dimanche 30 mai 1993.Journée internationale des musées.Michel Tétreault Art International est ouvert.Michel Tétreault Art International est ouvert le lundi.Michel Tétreault Art International est ouvert le mardi.Michel Tétreault Art International est ouvert le mercredi.Michel étreault Art International est ouvert le jeudi.Michel Tétreault Art International est ouvert le vendredi.Michel Tétreault Art International est ouvert le samedi.Michel Tétreault Art International est ouvert le dimanche.Michel Tétreault Art International est ouvert le lundi.Michel Tétreault I rt International est ouvert le mardi.Michel Tétreault Art International est ouvert le mercredi.Michel Tétreault Art International est ouvert le jeudi.Michel Tétreault.Michel Tétreault Art International est ouvert tous les jours de 11 heures à 18 heures.[ Et c'est gratuit.terni PRINCE 878-ARTS ; D1C L E DEVOIR.LES S A M EDI 29 E T D I M A X C II E A O M Al 19 9 3 0 2 DENONCOURT Une premiere incursion du côté de Tchékhov SUITE DE LA PAGE 1 d'arrivée après trois ans de réflexion, un atelier exploratoire en 1992 et trois mois de répétitions, ne veut pourtant pas entendre parler d’une «relecture» de Tchékhov.«Je pense que notre production ne s’adresse pas aux happy fèw et qu’elle peut toucher tous les publics, sans tomber dans le populisme, parce que j’ai toujours cherché à coller à l’oeuvre, en demeurant à l’écoute des acteurs qui ont constitué ma nourriture essentielle dans cette aventure, la plus ambitieuse de l’histoire de l’Opsis.Mon audace consiste à assumer que ma mise en scène n’en aura pas, eh me tenant loin de la tentation de la signature ou de celle de faire du style.Pour moi, ça a été une occasion d’un retour au texte en tant que tel et à l’acteur, en allant dans le sens de la plus grande épuration possible.» Au centre d’un petit village de province où se côtoient la faune plus ou moins argentée d’estivants et les habitants plus ou moins endettés du bled, il y a l’instituteur Platonov 3üi fait tourner bien des coeurs et fait enrager beaucoup e monde, à commencer par Bougrov, l’usurier du coin.«Platonov est un don Juan sans le vouloir, m’explique De-noncourt.Il a un air un peu pataud, avec un charme irrésistible qui lui vient de son petit côté désinvolte et de sa réputation de «grand penseur».Mais sa seule philosophie, c’est en fin de compte : «Je suis ce que je suis.» Par ailleurs, la pièce multiplie les contrastes entre les vieux et les jeunes, les riches et les pauvres, une certaine bourgeoisie en villégiature et le peuple à travers le moujik Ossip.On y entend la colère d’un Tchékhov de 20 ans, qui charge contre une société saisie en pleine décadence.» Le metteur en scène a situé l’action de Comédie russe en 1900 et son spectacle sera fait de trois parties d’une heure, avec deux courts entractes.«Chacune des parties a son climat propre, comme s’il y avait vraiment trois pièces en une.Dans l’ensemble, c’est le comique qui ressort, comme dans un Feydeau, mais cela prend une dimension hystérique en troisième partie, à la manière d’un mélo italien.En fait, Tchékhov fait là le diagnostic troublant de l’incommunicabilité entre les générations et des défaillances de l’humanité, sans compassion mais sans méchanceté.Les Québécois ressemblent beaucoup à ces Russes de la fin du siècle dernier qui se retrouvent, comme Platonov, devant l’écart entre l’idéal de soi et la réalité.C’est plus drôle que mélancolique, parce que les personnages ne se prennent pas au sérieux, tout en cherchant à se débarrasser de leur mauvaise conscience de ne faire que parler plutôt qu’agir.» Dans son adaptation, Pierre-Yves Lemieux a resserré la liste des personnages de l’original pour la ramener à une distribution de onze interprètes.Denis Bernard, en Platonov, sera notamment entouré de Sophie Vajda (Sacha, la femme du maître d’école), Han Masson (Anna Petrovna, une veuve criblée de dettes), Normand D’Amour (Ivan, un médecin alcoolique), Hubert Loiselle (Glago-laiev, un riche banquier), Normand Lévesque (Bougrov) et Vincent Graton (Ossip).La scénographie — très dépouillée, prévient Denoncourt — a été confiée à Louise Campeau, les costumes à Luc Béland, les éclairages à Jocelyn Proulx et la musique à Claude Lemelin.j On n’en a jamais fini avec Tchékhov.Denoncourt le sait bien, lui qui rêve maintenant de monter toutes les autres pièces du génial auteur russe, si possible dans l’ordre chronologique.Pour l’heure, le metteur en scène se dit content de son premier contact avec l’univers tchekhovien : «D y a eu de la part de toute l’équipe une vraie recherche.On a tous appris quelque chose et on a tous grandi dans l’expérience.Je pense qu’en ce qui me concerne, il s’agit d’un tournant» CAOMPUS présente à la Maison de la culture Frontenac TÉLÉVISION Le «reality show»: une menace?PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Au lieu d’aller voir le maire, le ^/xprêtre ou le psy, les gens vont vers la télé».Et ce n’est pas Bernard Bouthier, le gourou du «reality show» en France, qui va s’en plaindre.Il produit en France plusieurs émissions dont Couples en crise, Témoin numéro un et Perdu de vue.La première est une sorte de thérapie télévisée de couples qui tentent de sauver leur union pendant que les deux autres font appel aux informations des téléspectateurs, soit pour résoudre des affaires criminelles restées en suspens, soit pour retrouver des personnes subitement disparues, souvent des adolescents en fugue.Intervenir dans la vie des gens D’inspiration américaine, le phénomène est beaucoup plus fort en France qu’ici où certaines émissions de-Claire Lamarche et de Janette Bertrand sont tout de même basées sur «le récit de vie» et où la tendance à la confession se développe indéniablement.Dans un autre genre, Dossier Mystère ou 911 tentent de résoudre des crimes restés impunis en reconstituant, par exemple, un vol dans un dépanneur ou dans une banque.Et ça marche.Les appels affluent.«La télévision a changé.Le téléspectateur ne se satisfait plus des documentaires où on montre de quelle manière les gens vivent.Il est maintenant pris à témoin.Et moi, j’ai davantage envie d’intervenir dans la vie des gens», expliquait M.Bouthier jeudi, lors d’un débat très animé sur le «reality show».Il a reçu un appui total du responsable de la programmantion de Télé-Métropole, M.Michel Chamber-land, qui soutient que l’heure est venue de donner la parole aux gens.«Nous les accompagnons dans leur démarche, les aidons à résoudre leurs problèmes, eux et les téléspectateurs qui vivent le même drame», a prétendu M.Chamberland.Les critiques les plus fortes sont venues de la troisième conférencière, l’anthropologue Johanne Tremblay, qui est très inquiète de «ce bavardage qui s’en va dans toutes les directions et nulle part», de ce déferlement d’émotions qui devient rarement savoir ou création.Elle dénonce la religion de la transparence qui conduit les gens à se livrer totalement à la télévision, sans pouvoir placer leurs problèmes dans un contexte plus large.«Quant au téléspectateur, il est pris avec une masse d’émotions qu’on lui jette au visage.Et là-dessus, il va se coucher».Claire Lamarche m (0$ Bernard Bouthier répond en jouant les offusqués.Il jure qu’«il y a une volonté chez nous de construire et de comprendre».Il accuse Mme Tremblay «d’avoir peur du moi, de l’intime» et de reléguer l’expérience personnelle à «du pipi de chat pour amuser les foules incapables d’en tirer un quelconque savoir».Une participante a résumé l’embarras que suscite certains «reality shows» en racontant un témoignage entendu à une émission de Claire Lamarche, sur le thème «ma mère a séduit mon chum».Une fois le témoignage terminé, le téléspectateur ne sait pas ce qu’il est advenu de cette histoire.Il s’identifie vaguement avec la malheureuse adolescente trompée par sa propre mère mais sans en savoir assez long sur le cas.«Nous restons en suspens, avec un malaise.Au moins avec la fiction, nous avons droit à une conclusion et l’histoire est bouclée».Elle parle de son fils de 11 ans qui, s’il ne voit pas la fin d’un film d’horreur, fait des cauchemars.Pour d’autres, l’absence de pudeur, le besoin de tout dire restent un grand mystère.Ce à quoi M.Chamberland rétorque que le silence que certains ont porté en eux comme un fardeau pendant 10, 20 ou 30 ans, à une époque plus secrète, demande à être brisé.Des cas d’inceste, des drames incroyables et cachés sortent au grand jour et c’est bien, dit-il.«Le secret doit se partager avec des gens que l’on choisit, réplique Mme Tremblay, ajoutant que «tout est dans le traitement des choses».Tous se sont entendus sur une chose, une seule, que cet engouement pour la confession publique traduit sans doute un grand isolement.Non pas une solsitu-de mais un isolement.FESTIVAL L'esprit du clocher SUITE DE LA PAGE 1 artistes québécois rodent leurs nouveaux spectacles avant les premières des grandes villes et les tournées en province.Et où les plébiscités de demain sont applaudis avant-hier.«Richard Desjardins a joué devant 75 personnes il y a trois ans, rappelle Caza.Et Dan Bigras revient chaque année depuis le début.» Dernier p’tit nouveau en date, Daniel Bélanger y a connu un véritable tabac qu il n est pas prêt d’oublier «Les gens connaissaient les chansons par coeur.Ils me parlaient pendant le spectacle, et ils tenaient à que je leur réponde.Le contact était très agréable et très facile.» Pour Caza, «c’est comme un laboratoire.Tu ne sors jamais du Vieux Clocher comme tu y es entré.» C’est la «Cadillac des salles», selon l’expression désormais consacrée de Michel Rivard.«Shawn Phillips dit que jouer au Vieux Clocher, c’est comme jouer à l’intérieur d’un instrument», renchérit Caza.De fait, il suffit d’y avoir été une fois pour se rendre à l’évidence que l’endroit est parfait.Une sorte de Spectrum en plus petit (325 places), tout en boiseries, à l’acoustique miraculeuse.De l’extérieur, l’église anglicane de 1883 n’a pas beaucoup changé, et les vitraux' d’époque rappellent à l’intérieur le caractère sacré de l’enceinte.Entre le bar rock et la grosse boîte à chanson, une salle aux dimensions idéales, à la fois intime et aérée.«C’est une salle qui a été très très bien conçue, commente Jim Corcoran en conversation téléphonique.Pour celui qui est sur scène et pour le public.Les gens y sont confortables.C’est une famille.Ceux qui y travaillent sont là depuis longtemps, et le public a l’habitude de la place.Il y règne une atmosphère de retrouvailles.« Même son de cloche de Pierre Flynn: «On y fait des choses qu’on ne fait pas d’habitude.C’est une salle déconsr tipée, décrispée, lousse.On est y bien.» Un bien-être qui tient au lieu, mais également à l’homme.«Bernard est un mélomane qui investit dans son bonheur», confie Corcoran, un fidèle du Vieux Clocher qui bourlinguait déjà avec Caza il y a vingt ans, à l’époque où ils «prenaient quelques breuvages au Manoir de l’Estrie à Sherbrooke».Le bonheur à plusieurs étant tou-\ jours plus drôle, Caza jonglait depuis trois ans avec l’idée d’un Festival acoustique qui se déroulerait à l’intérieur et à l’extérieur du Vieux Clocher.Il est enfin passé à l’acte, d’où ces quatre journées de spectacles quasi gratuits (on ne vous demandera qu’un huard pour accéder au site) juste devant son antre, en pleine rue Murry (que l’on atteint par la sortie 118 de l’autoroute des Cantons de l’Est), et ces quatre soirées de galas payants au Vieux Clocher, auxquelles s’ajoutera un off-festival dans les divers cafés et bistrots de la rue principale (La Grosse Pomme, Le Chat Noir, etc.).Même dans la rue La programmation, pour un événement forcément trop jeune pour être subventionné, est impressionnante.Les galas réuniront, entre ' autres, Richard Séguin, Jérome Leinay et Jean Lapointe (en Jérolas et séparément), Claude Léveillée, François Cousineau, Vic Vogel (en solo), Pierre Flynn, Plume et Dan Bigras.Et la scène extérieure n’a certainement pas hérité de la part congrue d’un budget pourtant fort limité: on y proposera le duo Bündock-Lanoie, Gaston Mandeville, Danielle Martineau, Steve Faulkner, La Bottine Souriante, Pierre P.Belmar, Léandre et Vic Vogel (avec son big band, pour changer).On se dit que les artistes, en acceptant l’invitation, ont voulu retourner l’ascenseur en remerciement pour les douze années de service de Caza Corcoran l’admet volontiers.«C’est un gars qui a une mission.C’aurait été un festival de n’importe quoi au Vieux Clocher et je me serais déplacé.» Accompagné comme d’habitude par l’as guitariste Bob Cohen, Corcoran sera du gala d’ouverture avec Lyncla Lemay, Gilles Vali-quette et Geneviève Paris.Pour Jim, l’occasion était belle: «Ce sera un clin d’oeil au Café du quai, qui a précédé le Vieux Clocher à Magog, un endroit où tous les auteurs-compositeurs des années 70, que ce soit Rivard, Séguin, Plume, Faulkner ou Fiori, ont passé.Le phénomène acoustique était alors en pleine forme dans l’Estrie, et il est logique que l’on fête de cette façon-là, au-delà du courant actuel qui favorise la guitare acoustique.11 y a toujours eu de l’acoustique à Magog, même quand ce n’était pas à la mode.» Le Festival acoustique, en cela, est un prolongement naturel de la ville et de la salle.«On veut transporter l’atmosphère du Vieux Clocher dans la rue», souhaite Caza.Ije credo est clair: attirer les gens dans dénaturer l’esprit et les lieux.D’où l’approche acoustique, universelle et familiale, dont la grande souplesse technique, raisonne Caza, a toujours permis toutes les libertés: «une fois les micros placés, tout est possible».Anna \ Prucnal dans Monsieur Brecht Dimanche 30 mai et lundi 31 mai 20 h • 20 $ .• • r.en \*.n»e à U p.orte BILLETS FJ VENTE MAINTENANT i « i I.K I) K V (I I I! .1.K S S A M EDI 2 !» E T I) I M A X ( Il E A II M Al Ml !l 3 C lî,* Maddeni1' iyî'O ^AV ^AV LeÇaf'Gonc i h m im—11 I1IHH "UN PETIT BIJOU DE FILM, DROLE, SENSIBLE ' • Ffonco Nuovo.JOURNAL DE MONTREAL "TANGO EST UN FILM MÛR DONT LES FRUITS AMERS SONT SAVOUREUX " Genevieve P.cord, VOR , » ’ O m TANGO UNE COMÉDIE DE PATRICE LECONTE Sulfureux gratte-ciel La enième version à peine revampée d'un scénario mal ficelé et sans surprise Un univers attachant mais sans relief SLIVER De Phillip Noyce.Avec Sharon Stone, William Baldwin, Tome Be-renger et Martin Dindau.Scénario: Joe Eszterhas d’après un roman de Ira Levin.Image: Vilrnos Zsigmond.Musique: Howard Shore.E.-U., 1993.Présenté au Imcws, Versailles, Côtes-des-Neiges, etc.ETHAN FROME De John Madden.Avec Liant Nee-son, Patricia Arquette et Joan Allen.Scénario : Richard Nelson d’après Edith Wharton.Image : Bobby Bu-kowski.Présenté au Centre Eaton.BERNARD B O II LAD Elle est belle, jeune, prête à tomber en amour.Il est beau, jeune et libre.Elle occupe un poste (le direction dans une maison dedition.Il est fils à papa et fabrique des jeux vidéo.Ils sont faits pour s’entendre et s’aimer éperdument.Mais ce n’est pas si simple.Car, comme on est au cinéma, américain de surcroît, au coeur des années sida et du désordre moral, l’amour et le sexe ne vor.« pas de soi.Menace, il doit y avoir, menace, il y aura.Comme dans Fatal Attraction , Basic Instinct, Consenting Adults , Body of Evidence , Sliver nous ressert la énième version à peine revampée d’un scénario grossièrement ficelé qui ne tjous réserve plus aucune surprise.A part exciter l’imagination d’un public consentant avec le caractère supposément sulfureux de certaines scènes, le thriller érotique a-t-il encore quelque chose à dire?Oui, insiste Joe Eztreshas, scénariste et coproducteur de Sliver.Eszterhas, on s’en souviendra, est l’homme à l’origine de Basic Instinct qui s’est fait payer trois millions de dollars pour les droits d’adaptation de son scénario.Avec Sliver, il s’est inspiré du roman de Ira Ixvin, l’auteur de Rosemary’s Baby .À moins que ce ne soit cette dernière qui se soit inspiré du scénario de Basic Instinct?Quelle importance vraiment?L’intrigue en tous cas ressemble platement à celle de Basic Instinct, l’actrice principale n’aidant pas la cause de l’originalité, puisqu’il s’agit toujours de Sharon Stone.Celle-ci, en effet, n’a pas trouvé mieux que de troquer son personnage de potentielle criminelle pour celle de victime probable d’un assassin psychotique logeant dans le même immeuble chic qu’elle, un «sli-ver», tour à logement typique de Manhattan où un certain nombre de morts suspectes ont été rapportées.Plus consternant encore, un des présumés tueurs (à choisir entre William Baldwin, le bon ambigu, et Torn Berenger le méchant pathétique) est auteur de romans policiers, comme dans Basic Instinct.Bref, côté scénario, on ne s’est pas creusé.Côté réalisation, signée Phillip Noyce (auteur des très respectables Dead Calm et Patriot Games), là non plus, le résultat est peu convaincant.Les invraisemblances ne se comptent plus.L’érotisme esthétisant et aseptisé est de rigueur.Ixs personnages ainsi que les dialogues sont d’une insipidité navrante, relayés par une interprétation des plus boiteuses.Baldwin a un bien joli minois Jamais, au grand jamais, Sliver n’apporte l’ombre d’une réflexion sur la puissance de l’image, si ce n’est la fascination qu’elle exerce.ALAIN CHARBONN HAU \ A là fin du siècle dernier, un jeune prêtre, chargé des meilleures intentions du monde, débarque danp un petit village du Massachusetts.A son arrivée, il remarque la présence étrange d’un homme, tordu par une atroce claudication.Sa curiosité le portera bien chrétiennement vers lui, jusqu’à ce qu’une de ses paroissiennes lui raconte le drame d’Etlian Frome (Liam Neeson), qu’un long «flash-back» nous déroulera maladroitement du début jusqu’aux scènes de la fin, formant le corps du film.On apprendra avec le prêtre que si le paria porte son infirmité comme une lettre écarlate et qu’il vit à l’écart de la population active, c’est qu’il a connu dans sa jeunesse une passion coupable pour une lointaine parente (Patricia Arquette), que lui et sa femme Zeena (Joan Allen), gravement atteinte d’un mal incurable, logeaient et nourrissaient en échange de services ménagers.Au moment où Zeena exige enfin le renvoi de la jeune femme, Ethan sera déchiré entre ses devoirs de mari et le mirage d’une vie heuseuse avec celle qu’il aime.La justice de dieu, très habilement confondue (par le cinéaste) avec l’inconscience des personnages, se chargera de dénouer cette situation inextricable.Ethan Frome est inspiré du court roman éponyme de l’auteure américaine Edith Wharton, dont l’ouvrage le plus connu, L’âge de l'innocence, fait présentement l’objet d’une autre adaptation sous la gouverne de Scorcese.Publié en 1911, le livre est tombé dans le domaine public à la fin des années ‘80 et c’est curieusement à un réalisateur encore vierge qu’il a été donné de porter à l’écran ce petit chef-d’oeuvre du patrimoine littéraire américain, travaillé par la PATHER P A NCH ALI De Satyajit Ray.Avec Kami Bannerji et Kanina Bannerji.1955.Satyajit Ray réalisa ce premier film à son retour d’Europe avec l’intention ferme d’assimiler les leçons de ses maîtres à filmer, John Ford et Jean Renoir.Aujourd'hui, il est considéré comme le coup d'envoi du néoréalisme indien.Premier volet d’une trilogie qui allait connaître un succès considérable bien au-delà des frontières de l'Inde, cette chronique d'une enfance désenchantée, inspirée d’un roman de la littérature bengalie, raconte les aventures du jeune Apu dont les yeux se dessillent peu à peu sur les superstitions et les croyances du petit monde qui l’entoure dans un village du Bengale au tournant du siècle.Le film fut tourné avec un budget dérisoire, en marge du système de production alors établi, et témoignait déjà d'une volonté d’indépendance à laquelle Ray ne renonça jamais.(Présenté à la Cinémathèque québécoise samedi le 29 mai à 20h35).' PHOTO NANCY ELLISON Dans Sliver, côté scénario, on ne s’est pas trop creusé les méninges.PHOTO Joan Allen, Liam Neeson et Patricia Arquette dans le film de John puissante psychologie d’Henry James et le moralisme sévère de Hawthorne.A l'arrivée, ça donne un film bien fait, attachant même par plus d’un aspect, mais sans relief aucun, lesté de cette mise en scène conventionnelle et compassée qui entache si souvent l’approche des classiques de la littérature par les cinéastes.Le «flash-back» introduit très maladroitement le décalage temporel entre le récit tragique et le regard que porte sur lui la génération suivante à tra- vers les yeux du prêtre.Des trois irn i terprètes principaux, Liam Neesouv; avec sa solide charpente d'hommj&i mûr et son regard d’épagneul, tire sans doute le mieux son épingle dul jeu, et des deux actrices, Patricia Ago quette brille d’une étonnante frai1! cheur, comme une jeune fille ejl.fleurs découvrant l’érotisme aui temps des amours interdites.! ?Mais avec la flopée de films amériti cains qui sortent présentement, il esb peu probable que Ethan Frome renn ; contre son public.Dommage._'J .) > mais pour ce qui est de jouer, on repassera.11 n’a aucune expression dans le visage.Quant à Torn Berenger, il est tout simplement ridicule.Reste Sharon Stone qui réussit malgré tout à tirer son épingle du jeu.La seule idée, racoleuse, du film — ne devrait-on pas plutôt parler de filon?— voudrait qu’on s’interroge sur le phénomène du voyeurisme.C’est que l’immeuble, où se déroule pratiquement toute l’action, est truffé de caméras cachées qui captent la vie privée de ses locataires, dans leurs douches, leurs chambres, leurs salons, révélant leurs vices cachés et la pauvre misère humaine (inceste, violence familiale).Malheureusement, le réalisateur passe complètement à côté de son sujet, si telle était véritablement son intention.Jamais, au grand jamais, Sliver n’apporte l’ombre d’une réflexion sur la puissance de l’image, si ce n’est la fascination qu’elle exerce.Rien de bien neuf, ni de troublant.Son emprise sur les sociétés modernes, et ce que ça implique sur le plan philosophique et métaphysique, la profonde mutation sociale qu’elle est en train de provoquer, notamment dans les rapports humains: tout cela est à peine suggéré.Reste la bonne vieille morale, inévitable dans le cinéma américain, qui nous rappelle que ce n’est pas sur l’écran que se LA GRÈVE De Serguei Eisenstein.Avec Maxime Chtrauch et Grigori Alexandrov.1924.\ A26 ans, l’année où meurt Lénine, Eisenstein réalise Ixi grève, un premier film qui allait l’imposer d’emblée comme LE cinéaste du communisme naissant.«Première victoire idéologie et artistique du cinéma de la révolution» (B.Amen-gual), le film brosse une fresque épique et polémique d’une grève déclenchée par les ouvriers d’une usine sous le régime tsariste et brutalement réprimée par les forces de l’ordre.Aujourd’hui, il ne se trouve plus beaucoup de marxistes pour souscrire à pareille illustration de la pensée socialiste, mais cinéphiles et historiens du cinéma s’entendent de leur côté pour dire qu’avec Griffith, Eisenstein reste le plus important des cinéastes de ce siècle, l’inventeur génial du montage et du gros plan.(Présenté à la Cinémathèque veut; dredi, le 4 juin à 18h350, muet avec, accompagnement au piano).>!> ,'b OPENING NIGHT De John Cassavetes.Avec Gêna Rowlands et John Cassavetes.1978.Opening Night sera projeté sam«| di soir, en présence d’Al Pacing!; qui le présentera au public montré# lais, en avant-première de l’homma?ge que Claude Chamberlan et so$ équipe rendront la semaine prochag ne à l’oeuvre du regretté John Cass vetes.Ix film constitue, avec tous 1 risques qu’aime prendre le cinéasti une audacieuse plongée en deçà au-delà de l’illusion théâtrale, où l’i _ cool dissout de ses effets jusqu’à l’in?faillible paradoxe du comédien* Gena Rowlands est troublante dan?la peau de la comédienne écorchée par la vie.(Présenté à l’Elysée sam® di, le 29 mai à 18h30).Alain Cliarbonneau PHOTO NANCY ELLISON Seule Sharon Stone réussit à tirer son épingle du jeu dans ce film raccoleur.déroule la vie.Merci du message.On avait compris.Atom Egoyan nous en a déjà fait brillamment la démonstration.Château Champlain .r' t - «C’est un super show! V\y\v> /VT ''jr^ Très professionnel!» • • «W Muriel Millard hu' T «Une excellente revue i' i dans l’ensemble» “Si i ViY Jean-Paul Sylvain, kVo Journal de Montréal I r«Two thumbs up» ^____Montreal Gazette mercredi, jeudi 20 h 30 vendredi et samedi 2 représentations en soirée 20 h 30 et 23 h ÉTOILES et NUITS BLANCHES de RUSSIE de YULI Z0R0V avec les «Russian Follies» Dans une revue éblouissante par ses gymnastiques, ses acrobaties et ses danses dans la plus pure tradition russe.Interprétées par les jeunes étoiles les plus talentueuses de Russie.Hôtel* et Villégiatures K< Canadien Pacifique Le Château Champlain 878-9000 Ticketmaster 790-1111 Le spectacle le plus coloré en ville In f26/U01 I t PRODUCE OF FRANCK 12.4%ak/¥ol.PRODUIT or FRANGE ?50mL vus en roirrr.iti.r.par nrr.AS rufiRKS ïournon-sijr-riionf France LE HOMARD THERMIDOR Faire un court-bouillon avec eau, vin «Tavel Delas rosé», sel, poivre concassé, poivre de cayenne, oignons émincés, céleri, laurier et laissez bouillir 45 minutes.Plongez le homard (1LB1/4) dans le court-bouillon pendant 12 minutes,- après cuisson, décortiquez le homard, escalopez la queue, décortiquez les pinces et escalopez également.Faire une sauce avec échalottes hachées, mouillez avec le vin blanc «Tavel Delas rosé», laissez réduire presqu’à sec, ajoutez crème à 35%, moutarde anglaise (coleman), sel, poivre, liez la sauce avec un roux blanc (farine et beurre).Nappez le fond des carapaces de homard avec la sauce, mettre les tronçons de homard dessus, renappez de sauce, saupoudrez de fromage râpé et un peu de paprika, faire griller au four.du chef Pierre Caspers EN EXCLUSIVITÉ DANS LA n • PLUPART DES I SUCCURSALES DE LA V Société des alcools du Québec 14,67$ .i.03.ps.1.2e16,96$ OÿÿÿÿÿÿÿO Prix sujet à changement sans préavis ||||||||| t / C 10 I, !•: I) K V (I I 11 .I.!•: I) V.V I) I It .LES S A M E I) I 2 !) E T I) I M A X C II E A II M Al I !l !l A ) TO \ 1 U TOURISME L’ homo turisticus L’été venu, l’espèce se subdivise en sous-espèces très caractérisées.NORMAND CAZELAIS En tout homme, il y a un touriste qui sommeille.C’est 1’homo turisticus.L'homo turisticus est une variété de l’espèce homo sapiens.Par un étrange paradoxe, ses attitudes et caractères le rattacheraient plutôt à l’espèce homo non sapiens.Mais nous laisserons aux psychologues, anthropologues et autres Salomon le soin de trancher la question.Les spécialistes s’accordent à dire que l’appellation homo turisticus — empruntée à une langue dite morte rnême si elle connaît une longévité post mortem pour le moins surprenante — définit toute personne à un moment donné de son existence, moment plus ou moins long ou fréquent selon les individus.La réduction de la semaine de travail et l’augmentation du revenu de tout un chacun ont activement contribué à la prolifération de rfespèce.On a même affirmé que Yhomo turisticus serait l’homme de la civilisation du loisir.Mais le loisir, de nos jours, ce n’est pas une sinécure.Comme dirait l’un des nos champions des lignes ouvertes: «Doux Jésus, que c’est pas drôle, les loisirs!» Et, lorsque vous saviez que Yhomo turisticus est un hom-fte de loisir qui se déplace, vous |xm-\tëz, comme moi, imaginer son calvai-rè, d’autant plus que les déplacements créent des pertes de temps, et lé temps, c’est., vous l’avez ditAh oui vraiment, plaignons Yhomo turisticus! Sous toutes ses facettes! •‘J Le nervosibus weekensis ',!Ce premier type, très répandu recherche essentiellement la tranquilité fit le différent du quotidien.Ce qui ne vq pas sans peine.r*- Il vit largement par procuration.Pour lui, les semaines — entendez liés semaines de travail — sont de longs déserts qu’il faut traverser avec résignation, ne serait-ce que pour toucher la paie.Déjà, le jeudi ou même le mercredi, il perd sa concentration et son agitation s’accentuera au fur et à mesure qu’approche le week-end.Sa satisfaction sera à son zénith s'il ü Ix‘ nervosibus weekensis peut prendre le chemin du “chalet" dès le vendredi midi.D’ailleurs, il voue une reconnaissance sans bornes aux personnes qui ont créé le congé de la Reine, celui de la Fête du travail et autres congés du lundi.Son chalet est la Terre promise.Pour s’y rendre, beau temps mauvais temps, il affrontera la congestion des autoroutes, se jettera sans défaillir dans les tempêtes de neige, acceptera stoïque les interminables attentes dues aux travaux de voirie.Qu'importe! Il veut le repos! Qu’il ne goûtera cependant qu'une fois qu’il aura passé la tondeuse, ramassé les branches mortes, peint la galerie, réparé le tuyau qui coule, tous travaux qu’il accomplit déjà «en ville» — mais en rechignant.Le nervosibus weekensis est heureux tout plein dans son refuge.Même s’il est à l’étroit sur son terrain, si tous ses voisins viennent de la même ville que lui, si le coeur du village où il fait ses emplettes ressemble au coin de Peel et Sainte-Catherine le samedi matin.Même s’il doit se battre et dépenser une fortune.Heureusement qu’il y a la semaine pour reprendre des forces.Le solarium tremens Le solarium tremens est peut-être le type (.Yhomo turisticus dont les attaches historiques sont les plus fortes, le culte du soleil remontant, si ma mémoire est bonne, aux premiers âges de l’humanité.Disons seulement, pour lui donner un petit air de contemporanéité, qu’il s’apparente à son confrère hivernal, le skiens sissi, à savoir l’amateur de ski de chalet.Peu importe au solarium tremens de ne pas savoir nager, même s’il passe, telles ces modernes vestales plus ou moins callipyges, la majeure partie de ses journées sur le sable des plages ou sur les bords plus synthétiques des piscines: il n’existe plus qu’en fonction d’un phénomène, le soleil, et d’une obsession, bronzer.Pour ce faire, il s’enduira de crèmes toutes plus merveilleuses les unes que les autres, s’astreindra à plusieurs heures d’immobilité, suera à grosses gouttes, risquera même le cancer de la peau et l’indécence, et il deviendra doré, brun, cuivré: en un mot, beau.(Disons tout de suite qu’en raison de son caractère «bien cuit» il tranche du grelotibus hivernis qui est davantage du genre «médium saignant».) Alors là, ce sera le délire, l’extase: il aura perdu sa peau de lait.Fait d’autant plus sublime, il pourra prolonger cette excitante sensation par des retours répétés au soleil, sinon sous la lampe à ultra-violets.Ce qui explique en partie pourquoi le solarium tre- Le solarium tremens mens est un type cYliomo turisticus, car sa passion du soleil l’engagera — que dis-je! le forcera — à voyager, à aller là où sont l’Astre et ses rayons, à se déplacer d’une plage à l’autre, à se disputer la côte du Maine ou la Floride, à fréquenter des endroits aussi «peu développés» que les Antilles, le Mexique ou le Pacifique Sud.VOIR PAGE C-11 : TOURISME le Coeur-du-Québec’ ^ les vacances.LES OEUVRES D’OZIAS LEDUC À LÉGUSE NOTRE -DAME-DE-LA- PRÉSENTATION Shawinigan - Sud Visite ammee et commentée émission par intrarouge avec casque d écoute Coût 3$/pers Spectacle son et lumière relatant l'histoire du Centre-Mcuricie autour des peintures d'Ozias leduc ?VOYAGES Mtl Centre-Nord Mil Centre-Ville Vieux-Md Côte-des-Neiges Saint-Laurent Lasalle Anjou Montréal-est Repentigny Chomedy Terrebonne Vimonl Brossard Longueuil Chambly Pointe-Claire agent de voyage FUNTASTIQUE 270-3186 934-0664 843-7544 737-2535 856-0088 366-1600 256-0357 640-8630 582-4727 686-1015 471-5950 629-6191 466-8266 670-1235 658-5600 694-9499 Informations: (819) 536-3652 825.2e Avenue.Shawimgan-Sud (Quebec) G9P 1E1 + + -M-4- {^Auberge DULAC SAINT- PIEM otellcrtc Champêtre * * * * * I M rauNix SUR LA ROUTE DF.VOS VACANCFS Déc ouvre?, ta douceur de uiure au bord du Saint-l crurent Site exceptionnel Accueil chaleureux • Contort supérieur et (me cuisine Portail P A M à partir de 80$/pers /occ double Aussi forfaits golf, théâtre, croisière, relaxation (819) nu tourisms ouf Rf rnis Accueil i 992 Gastronomie 1991 -92-9:1 377-5971 1911.Noire-Dame, roule 138.Pointe-du- Lac.QC GOX 1ZO CONFORT! NATURE! GASTRONOMIE! Quoi de plus naturel! FORFAIT 2 NUITS 2 nuits.2 déjeuners 2 soupers gastronomiques Piscine chauffée Vélo de montagne Canot, kayac Bain tourbillon et sauna personne/occ.double Equipements inclus Pourboire inclus Taxes en sus Supplément IO$ pour le brunch du dimanche Le Baluchon * A i n rjANii» 1991 l'Innovation 199?ITxcollonco 1993 Promotion 3550.Chemin des Irembles St-Paulin (Québec) JOK 3GO (819) 268-2555 ru MMIRISMI f)i r ut f nu Tourisme Québec i Delta xsa Trois-Rivières ////.A Della, Holds el «titres /''r m devïllegiaturc Forfait golf 62$/pers met chambre, pelil déjeuner et golf EMPLACEMENT A 90 minutes ù lest de Montréal et à seu lement 60 minutes tie la ville de Québet Tout près tin com plexe de boutiques "Place du Marché* HEBERGEMENT 159 chambres et suites bien équipées INSTALLATIONS REUNIONS RECREATIVES Un .Piscine intérieure, 13 salles de réunion bain tourbillon, sauna, pouvant accueillir de salle de condition 12 à 1500 personnes nement physique.Centre de créativité |R)iir les enfants RESTAURATION ET DIVERTISSEMENT Rendez - vous à notre restaurant Ijh Troquet et notre bar l’Hexagone.Delta T rois-Rivière» 1620.rue Notre-Dame ouest Trois-Rivières, Québec (>9A 6E5 Tél.: (819) 376-1991 syui •A A J TUNISIE TERRE DE CONTRASTES LA TUNISIE DU NORD AU SUD SEJOUR 15 jours 2,279 $* 22 jours 2,879 $* Option Grand Tour de la Tunisie (8 jours) aux même tarifs * Prix haute saison du 15 juin au 20 septembre 'Prix p.p./occ.dbl LES FORFAITS COMPRENNENT: • Avion Lufthansa • Transferts, taxes et frais de service • Hôtel PALM BEACH 2 repas/jour • Plus 3 repas/jour durant le grand tour • Au retour à Francfort une nuit avec souper ' Prix p.p./occ, dbl 5 départs garantis par semaine Contadez votre mwm RIVIERES KIOSQUE D'INFORMATION Manoir Boucher-de-Ntvervllle 168, rue Bonaventurc 819-375-1122 K trois-rivière» Tourisme Congrès Hôtel de ville 819-372-4636 VOYAGES IA PROMENADE 118 F St-laurent, Sl-Eustoche tél (514)974-2633 OPTIONS VOYAGES MERCIER 1255, Carré Philips suite 505 té (514)875-8808 VOYAGES FIGARO 1307, rue Sle-Catherine ouest tél (514) 284-1213 FORFAIT THÉÂTRE ET GASTRONOMIE Rideau! 'N loi Its 175 $ AUBERGE GQDEFRQY Ia’fin jail comprend • lu'lmp.fmeni | m mii nuits • ’ repas j mi |< hu • I IhIIcI | h mii If I hcalic i 1rs Mnrj’iiiTill's • < flit if s| n Mill.pis< ii h * intfiifuif.bain Ii nubilli mi, sauna, hi( \< Idle.Reservation l-800-M>1-1620 Gatjritiiil ne lu médaillé ilm .m championnat des brigades i ulinairns 199?Glands prix du tourisme québécois 1993 Lauréat régional du prix de 11 «cellence Accueil ri Service ,1 la clientèle-Mcmbte de regroupement Hôtellerie Champêtre “Aubctge', el Hôtels du Quéiiec W09.HOUl.ItÉCANtOUK.ST< iKlic'.OIKE, HÉCANCOUK |U u < \ DIX MINUTES DU CENTRE-VILLE DE TROIVRIVltRES " ~ Pour recevoir le guide touristique du Coeur-du-Québec composez sans frais 1 800 567-7603 ou 819?375-1222 I M A I I !) !l A I) I M A X C II K S A M K II I I, K S I) E V (I I It TOURISME Il court l’Europe en trois semaines, l’Espagne en cinq jours.SUITE DE LA PAGE C-10 Ce dernier caractère incite plusieurs savants à considérer le solarium tremens comme étant le type d'homo turisticus le plus avancé, le plus achevé: n’est-il pas doué de l’instinct de progrès, puisqu’il va aider de son argent les pays pauvres?N’est-il pas celui qui, dans cette quête sans cesse renouvelée d’un teint basané, combat le plus la ségrégation raciale?Enfin, cet amour de la beauté solarienne, ce désir de la mettre à la portée et à la vue de tous et toutes, ne révelent-ils pas un être d’une philosophie sociale toute proche des «hautes sphères de l’idéal» chères à Baudelaire?L’ homo gregarius Ce type garde le vocable homo car il est vraiment un cas surprenant: Y homo gregarius désigne ce qui est connu par le commun des mortels comme étant «l'abominable homme- troupeau des voyages organisés».Il est un cas, parce que tellement caricatural et excessif par essence qu’on croirait à un effet recherché: surprenant, parce que n’importe qui peut devenir sans effort apparent homo gregarius.Son principal trait de caractère est la naïveté.Naïf, Yliomo gregarius l’est.sans aucun doute, à l’excès: il serait le type à croire sans peine, pour peu que vous lui proposeriez, un slogan tel que: «Mourez maintenant, payez plus tard.» 11 est l’homme de confiance, de confiance aux autres, bien entendu: il le touriste «organisé» par excellence, parfait spécimen de cette race omniprésente mais invisible, décriée ou in- l'frjfe A» |V A.r/Yfi; Æsm L’Homo gregarius voquée par l’une ou l’autre faction dé notre société, race appelée «majorité silencieuse».Il est, en effet, silencieux: homme grégaire par inclinaison naturelle, if manifeste peu d’initiative.Il se laisse guider, se contentant à l’occasion de pousser des grognements de mécontentement si son guide ne répond pas à toutes ses questions en même temps, d’exhaler des cris (“oh! ahl non! c’est pas possible!”) de satisfaction et d’ébahissement au spectacle, de telle maison qui a vu naître un ar-tiste-célébre-mais-mort-pauvre.Et Yliomo gregarius déferle sur les lieux.Il parcourt ou plutôt court l’Etf-rope en trois semaines, l’Espagne eiji cinq jours, Paris en trois nuits,, la Sui^ se en vingt-deux photos, Rome en 11$ restaurant et six fontaines, le château de Chambord en quatorze minutes, celui de Chenonceau en huit et Saint-.Pierre-de-Rome en une bénédiction, L'homo gregarius possède une capacité d’assimilation renversante et up tempérament sportif insoupçonné.Mais quand il revient chez lui, ereinté, les yeux pantelants d’insomnie et encore tachés d’images mal enregistrées, il revient content.Il en a eu poqr, son argent.,;v Nous poursuivrons cet exposé la semaine prochaine par une analyse du hiltonisritzcarltosheratonius, du campignans mordicus et du pédibus-cumjambis.C’est à suivre.,, '/f'.i r/*' /rf -.frcr*/ v - \ s L 'été,c'est chez nous que ça se passe TOURISME QUEBEC Composez sans frais: de la région de Montréal (numéro local): 873-2015 Du Québec, d'ailleurs au Canada et des Etats-Unis: 1 800 363-7777 Association Touristique des îles-de-la-Madeleine: 1 418 986 2245 ¦ ’ - •.e ' 1 ; Oui .- » Mtnitlttft du Tourisme ,.,v_3Sw_Bg f .• V m I IM I I I I Ni I jj^Air Alliance I .TS.n A.C.in.ltl.l r r M CLUB VACANCES "US ILES'' foHoih tout indus • (hombre* puvees • Repos • Equipements IDEM POUR COUPLES OU fAMlüES Tel.: (418) 985-2833 AUBERGE MADEll INN .hQ\pitoliif juebetoitf ou gout des He' 64 Nombres tout confort TV tobie Tel.: (418) 986-2211 IE CHATEAU MADEIINOT Une irodilion d hospitoMe Tel.: (418) 986-3695 Fox:(418)986-6437 K N.M.LUCY MAUD MONTGOMERY Iroversie1 Souns (I PE ) Iles de lo Modeleme IIn
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