Le devoir, 15 mai 1993, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR Vol.L X X XIV, n o II 3 LES ARTS Antonin Artaud, poète et martyr PAGEC-l M0 N T KEAL.LES L'ÉCONOMIE ^ La libéralisation du houblon PAGE B-l s A M E I) i i r> e T I) I M A N f II E I li M Al IS) !) 3 4 C A II I E R S - LAOS T I* S T V Q MONTRÉAL Le Musée de l'humour a des débuts modestes PAGE A-3 LIVRES Les malheurs de la bande dessinée québécoise PAGE C-l PERSPECTIVES La dernière tentation de Joe Chantal Hébert u haut de son piédestal d’homme d’État à la quasi-retraite, Joe Clark croyait encore apercevoir le pouvoir pointer à l’horizon lectoral.Depuis l’annonce de son départ de la politique, il n’avait pas vraiment aéte-3, multipliant les apparitions dans les salles paroissiales du pays.A voir Kim Campbell trébucher et les militants s’interroger sur la jeunesse de Jean Charest, il croyait avoir encore le temps de doubler les aspirants actuels • à la succession de Brian .Mulroney.Par après, des sondages lui donnaient toutes les raisons d’espérer gagner les élections.Avec M RF voÂt?A un Peu de chance, — il aurait alors pu, à la Robert Bourassa, effacer les traces de son mandat raté et perdre l’image de canard boiteux qu’il laisse à la postérité.On peut toujours rêver.Car, quand Joe Clark a regardé à ses pieds, il a vu que son parti, qui est encore davantage celui de Brian Mulroney, se dressait comme un obstacle infranchissable entre sa retraite et cette résurrection.Le pays a beau, peut-être, avoir besoin de lui, pour l’électorat, les Charest et Campbell offrent pour l’heure autant d’attraits.Or, pour s’imposer comme dauphin de celui-là même qui l’a détrôné, il aurait fallu, avait implicitement convenu Joe Clark lui-même, qu’il ait l’air indispensable.Hier, sur le tard, Joe Clark s’est résigné à conclure à l'illusion d’optique et à sceller ses adieux.«Aussi bien Jean Charest que Kim Campbell ont toutes les chances de former un gouvernement majoritaire suffisamment ouvert et représentatif pour attirer les Canadiens», a-t-il tranché.Joe Clark s’éclipse donc de gré et de force mais la comète politique que croyaient avoir dénichée les conservateurs en Kim Campbell prend des allures d’étoile filante.Dans ses mains, ces jours-ci, tout ce qui brille finit par ne pas être de l’or.Ainsi, à Vancouver, le quatrième débat de la course jeudi soir aurait pu avoir l’air d’une reddition sans condition de ses adversaires en faveur de Kim Campbell.En deux heures, c’est à peine si, un seul d’entre eux a vraiment tenté de l’égratigner.Etait-ce le fait d’être dans la forteresse de la Colombie-Britannique de Mme Campbell, toujours est-il que les Boyer, Edwards, Turner, etc.en montraient presque le drapeau blanc.Tout le monde en serait sorti avec la conviction que l’affaire du leadership était à peu près réglée si, à trente secondes de la fin, Mme Campbell n’avait eu des mots malheureux.«Après le congrès, nous allons être de nouveau une grande famille, unie pour défaire les ennemis pas seulement des conservateurs, mais les ennemis des Canadiens», a-t-elle promis aux militants à la toute fin.Pour préciser, encore plus maladroitement, que ces «ennemis», ce sont tous ceux qui n’accordent pas au contrôle de la dette et du déficit la même importance que les conservateurs.Ses paroles ont réverbéré d’un bout à l’autre du pays et hier après-midi, Mme Campbell s’est excusée, affirmant que ses paroles avaient complètement dépassé sa pensée.Rien n’empêche que c’était la troisième fois cette semaine que le camp Campbell s’infligeait des blessures.Lundi, Michael Wilson avait déjà réussi a donné à son appui à Kim Campbell le goût d’un baiser de la mort.«Elle a promis de perpétuer mes politiques économiques», s’est vanté le père de la TPS, oubliant apparemment que ce qui est une douce musique aux oreilles de conservateurs n'a rien de très aguichant pour les électeurs, qui ne cessent de dire aux sondeurs leur ras-le-bol de ces mêmes politiques.Deux jours plus tard, c'était au tour de Benoît Bouchard de mettre son grain de sel sur les plaies des candidats, les enjoignant de cesser de flirter avec la fin de la gratuité de l’assurance-maladie pour courtiser les votes conservateurs.Hier, à Ottawa, Joe Clark a courtoisement prêté main-forte à Kim Campbell, minimisant avant elle sa bévue de fin de débat.Il a cependant soigneusement évité de prendre position pour l'un ou l’autre des candidats à qui il vient de laisser le champ complètement libre.A la place, il a répété une demi-douzaine de fois que Jean Charest avait tout autant que sa principale adversaire toutes les chances de remporter une majorité électorale.Or, jusqu’à maintenant, c’est justement la perception qu’elle est la mieux placée pour gagner une élection qui a permis à Kim Campbell de se maintenir à la tête du peloton.L’opposition, entre-temps, met en banque tous les épisodes du feuilleton qu’est devenue la course au leadership conservateur.On les verra en reprise cet été sous forme de publicité électorale libérale ou néo-démocrate.VOIR AUSSI Joe Clark explique sa décision.page A-7 Les Actualités.A2 Agenda culturel.ClO Annonces damées .118 Les Arts.Cl Avis publies.B6 Économie.HI Éditorial.A10 INDEX Idées.Al 1 livres.DI Le Monde.A7 Montréal.A3 Mots croisés.B6 Politique.A5 Ixs Sports.B12 Météo Averses Max.: 17 Détails en M2 L’électricité québécoise retrouve sa cote en Nouvelle-Angleterre Le Rhode Island veut acheter 250 mégawatts sur une base annuelle MICHEL VENNE LE DEVOIR Stowe — Le vent semble être en train de tourner de nouveau en faveur de l’hydro-électricité québécoise, dans les Etats du nord-est américain, après quelques années d’un lobby intensif mené par les écologistes et les autochtones contre Hydro-Québec et au moment où point une reprise économique.Le premier ministre Robert Bourassa a pu constater ce regain d’intérêt, hier, à Stowe (Vermont), où il participait à la 19e Conférence des gouverneurs de Nouvelle- Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada.M.Bourassa a fait part à la presse de l’intérêt manifesté auprès de lui par le gouverneur du Rhode Island, M.Bruce Sundlun, pour la conclusion d’une entente d'exportation qui pourrait porter sur l’achat par cet Etat de 250 mégawatts d’électricité sur une base annuelle.Des discussions préliminaires ont d’ailleurs déjà eu lieu entre Hydro-Québec et la Public Authority Commission (PUC) du Rhode Island, a en outre révélé le ministre des Affaires internationales, M.John Ciaccia.Selon M.Ciaccia, le Rhode Island a besoin d’importer de l’électricité pour «garder ses industries».Présente- ment, les industries implantées dans cet Etat paient 10 cents du kilowattheure.En comparaison, un résident de Montréal, ne paie que 5,7 cents le kilowattheure, dit le ministre.Le Rhode Island achète déjà de l’électricité québécoise par le biais de NEPOOL (un regroupement d’Etats de la Nouvelle-Angleterre).Mais il voudrait en acheter davantage.Le premier ministre Bourassa et le ministre Ciaccia ont tout de même profité de la conférence pour dé- VOIR PAGE A-14 : ÉLECTRICITÉ ¦- ¦¦’ ' .— — Les propos de Bouchard étonnent Parizeau JEAN DION LE DEVOIR Quand Lucien Bouchard signale la nécessité pour le discours nationaliste de se faire plus conciliant au moment où s’amorce le débat sur le projet de loi 86, Jacques Parizeau avoue ne pas trop comprendre.«Ça m’a beaucoup surpris», a commenté hier le chef péquiste en réaction à la déclaration de son homologue du Bloc québécois, qui affirmait jeudi en entrevue au DD VOIR que «le discours nationaliste a besoin de plus d’ouverture, de flexibilité et d’oxygène».«Je n’ai pas encore eu l’occasion de savoir si M.Bouchard a été correctement cité, si c’est bien ce qu’il a dit, a relaté M.Parizeau.On ne peut pas faire de commentaires à l’heure actuelle, je n’en sais pas plus.Tout ce que je peux dire, c’est que je suis assez surpris.» Plus tard, en anglais, il a ajouté: «Je ne suis pas certain de comprendre la signification de cette phrase.Et je dois dire que je ne suis pas certain de comprendre le reste de l'article non plus.En attendant de pouvoir en discuter (avec M.Bouchard), je me tairai.» M.Parizeau tenait ces propos dans le cadre d’une conférence de presse lors de laquelle il s’est livré à une «étude détaillée», qui était aussi une dénonciation en règle, du projet de îoi rétablissant notamment le bilinguisme dans l’affichage commercial au Québec.Brandissant la menace d’un «glissement vers le bilinguisme institutionnel» qui toucherait jusqu’au choix de la langue d’enseignement pour les immigrants, le chef de VOIR PAGE A-14 : PARIZEAU PlL Fr Directement du nombril du monde.ODILE TREMBLAY ENVOYÉE SPÉCIALE CANNES — Petit centre de villégiature sur la Côte d’Azur croyez-vous?Non.Cannes est le nombril du monde.Et là-bas, personne n’en doute, croyez-moi.Il fallait voir au premier coup de canon du 46e festival de cinéma (qui dure jusqu’au 24 mai) tout le gratin invité à la projection de gala de Ma saison préférée, le film d’ouverture d’André Téchiné, bomber le torse avant de gravir, qui en robe du soir, qui en tuxedo, les marches du Palais des Festivals.Car rien ne manquait au spectacle: tapis rouge, armée de paparazzis crépitants, annonce des vedettes faite à la criée par le maitre de cérémonie, l’acteur Hippolyte Girardot.Avec le cortège des groupies, juchés pour mieux voir sur les boîtes à fleurs de la municipalité dont ils écrasent les pétunias en accueillant les célébrité de leurs cris: «V’ià Daniel Auteuil!» «V’ià Claude Berri!» et «Jeanne Moreau!» et «Depardieu!» «Vlà les Bohringer, père et fille!».Sifflements, piétinements, le défilé dure trois quarts d'heures devant une foule en délire.Mais rien n’a pu éclipser l’arrivée de Catherine Deneuve, plus belle que jamais, saluant ses sujets comme une souveraine.La reine du 46e Festival de Cannes, c’est elle.Deneuve est partout: sur la couverture de tous les magazines, sur la croi-sette qui est pavoisée de ses photos — portant ombrage VOIR PAGE A-14 : CANNES I Ryan défend sa recette Kjff B \ PHOTO JACQUES NADEAU LE MINISTRE CLAUDE RYAN, de passage aux bureaux du DEVOIR, a fait un détour par le restaurant Balkan & Lennox, situé dans le même édifice, et a salué le personnel.On le voit ici serrant la main de Manuel Pimentel sous le regard enjoué de Paul Costa.Dans une entrevue, M.Ryan a soutenu que la loi 86 respecte en tout point la Charte de la langue française.Nos informations en page A-6.Dégel pour le français Les jeunes Inuit se mettent à la langue de Molière CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR n pleine révolution culturelle, dans le grand Nord du Québec, les Inuit des villages éloignés d’Ivujivik et de Povun-gnituk, cherchent et trouvent des moyens pour préserver leur langue et leur culture traditionnelles de l'invasion blanche.Parallèlement à cette quête d’identité culturelle, c’est le français, perçu par ces Inuit comme langue d’avenir et de travail, au détriment de l’anglais, que les parents choisissent de plus en plus pour éduquer leurs enfants.Après l’inuktitut, la langue maternelle des Inuit, c’est en effet le français qui était à l’honneur cette semaine à Ivujivik, petit village inuit accroché à la pointe extrême de la baie d’Hudson, en pleine toundra nordique, à 1900 kilomètres en ligne droite au nord de Montréal.Dans la salle de classe peuplée d’enfants de ce havre perdu de 250 habitants, et sous les cris ravis de la foule, une grave délégation de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, toute de toges vêtue, procédait cette semaine en grande pompe, à sa première remise de certificats en enseignement, à l’usage des enseignants en langue autochtone de cette communauté.«À l’école, ma matière préférée est le français, et quand je vais être grande, je voudrais être médecin.A la maison, je parle l’inuktitut, et c’est la langue que je parle le mieux», affirmait dans un éclat de rire Evie Qalingo Mark, 14 ans, qui fréquente le secteur français de la 1ère secondaire de l’école d’Ivujivik.A ce jour, les 17 diplômés inuit de l’UQAT, VOIR PAGE A-14 : DÉGEL à I- K I) K V I) IK.I.K S S A M E l> I I f> E T I) I M A N C II E I (i M AI I » !) 3 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS ÉLECTRICITÉ «Des succès de démagogie» SUITE DE LA PAGE 1 fendre, devant un public qui semblait déjà convaincu, l’hydroélectricité comble une source d’énergie propre et concurrentielle.«C’est quand même paradoxal, a déclaré M.Bourassa devant ses hôtes, que la forme d’énergie la plus propre au monde soit l’objet d’autant d’opposition des écologistes».M.Bourassa croit que les succès ôbtenus aux Etats-Unis par les lobbies défavorables à Hydro-Québec, «ce sont des succès de démagogie qui ne peuvent pas durer longtemps.Je fais confiance au jugement des gens et des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre, dit-il.fis peuvent réaliser que les arguments (des opposants) sont ridicules».Jeudi, avant que M.Bourassa n’arrive à Stowe, M.Ciaccia a fait valoir aux gouverneurs américains que le Québec non seulement protège l’environ-hement avec une énergie propre, si on la compare au charbon ou au pétrole, mais il «protège aussi un peuple», en ayant signé la Convention de la Baie James et du Nord québécois, en 1975.La Convention, dont il a distribué des copies, offre une protection pour la culture, la langue, l’éducation, les services de santé, l’autonomie gouvernementale locale et le développement économique des autochtones du Nord du Québec, a-t-il fait valoir.Les Américains sont libres de leurs décisions, a expliqué M.Ciaccia.Mais ils doivent «décider en toute connaissance de cause».Et son intervention avait pour but de «porter à leur attention la vérité sur la situation des autochtones» et en même temps contrer «la désinformation» véhiculée dans les médias américains par les groupes écologistes.Le gouverneur du Vermont, M.Howard Dean, a immédiatement pris la parole pour abonder dans le sens de M.Ciaccia et dire à quel point il était heureux d’avoir signé avec le Québec un contrat d’achat d’électricité, notamment à cause de son prix concurrentiel et de l’avantagç économique que cela confère à son État Hier, le gouverneur du Massachusetts, M.William Weld, qui était interrogé par des journalistes québécois, a soutenu qu’il reste sourd aux appels des écologistes.Une douzaine de manifestants s’étaient présentés, jeudi, à l’entrée de l’hôtel Topnotch, où avait lieu la Conférence, avec des pancartes déclarant «horribles» les projets d’Hydro Québec.Des discussions ont repris, par ailleurs, entre le Québec et l’Etat de New York sur l’achat de 800 Mw.New York avait annulé l’an passé le contrat de 17 milliards$ qui le liait à Hydro-Québec, à cause d’une baisse de la demande attribuable à la récession.Hydro-Québec renégocie également avec NEPOOL.M.Ciaccia a fait savoir qu’il est question de réaménager les conditions de vente pour tenir compte des fluctuations saisonnières.Les gouverneurs et les premiers ministres ont convenu de tenir, en février 1994, une table ronde sur l’énergie.Elle aura lieu à Québec, et le ministre Ciaccia compte y faire valoir les réalisations québécoises en matière d’efficacité énergétique et de recherche-développement dans ce domaine.La conférence a donné lieu à des échanges et à des accords sur les ressources marines et du tourisme.Une résolution en faveur du libre-échange nord-américain a été adopté (lire autre texte).Une importante délégation de journalistes accompagnait M.Bourassa.Sur 43 jçumalistes, 19 étaient du Vermont, l’État hôte.Sur les 24 autres, 16 étaient du Québec.PHOTO ASSOCIATED PRESS Le premier ministre Bourassa s’entretient avec le gouverneur du Vermont, Howard Dean, au cours de la réunion de Stowe.Ce sommet des premiers ministres et gouverneurs de l’Est américain a permis de renforcer l’appui au libre-échange et, pour le Québec, de marquer des points dans le dossier de l’hydroélectricité.PARIZEAU «Machination politique» SUITE DE LA PAGE 1 l’opposition a qualifié le projet de /«machination politique» orchestrée par le gouvernement pour séduire l’électorat anglophone.Il a également relevé son caractère «pernicieux», du fait que plusieurs modifications à la loi 101 seront édictées par règlement, à la discrétion du cabinet «Le projet met l’anglais sur le même pied que le français.Et il indique clairement aux immigrants que le français ne sera plus nécessaire.» Puis: «Il n’y aura clairement plus de province francophone au Canada si on laisse le gouvernement poursuivre son action là-dessus.Ce qu’il met en cause, c’est le français comme langue nationale des Québécois.Il y a là un renoncement à ce qui a été une tentative de toute une génération de faire du Québec un pays qui fonctionne en français.» , M.Parizeau a par ailleurs réitéré sa ferme conviction que «ce n’est pas le moment d’ouvrir un débat linguistique».Et pour montrer qu’il n’est pas seul à penser ainsi, il a rappelé que la Chambre de commerce du Québec, l’Association des manufacturiers québécois, le Conseil québécois du commerce de détail et le Conseil des hôpitaux d’enseignement affiliés à l’Université McGill s’étaient tous retirés des audiences de la commission parlementaire devant étudier le projet de loi à compter de la semaine prochaine.Et ce n’est pas tout.«Hier (jeudi), le leader du gouvernement, Pierre Paradis, a dit à celui de l’Opposition, Guy Chevrette, que le Parti libéral s’était aussi désisté.Ce n’est pas encore confirmé au secrétariat des commissions parlementaires, mais ç’a été affirmé par le leader du gouvernement que le Parti libéral ne veut pas venir.«Il est clair, que dans le cas du Parti libéral, qu’il n’est pas évident qu’ils vont vouloir venir expliquer pourquoi, à leur conseil générai, ils ont accepté quelque chose qui en couvre bien moins large que le projet de loi actuel.Il y a des difficultés d’arrimage entre le gouvernement et le PLQ», a-t-il soutenu.M.Parizeau a abordé d’autres élé- Le leader de l’Opposition, Jacques d’ouvrir un débat linguistique.» ments, dont l’autorisation de l’affichage bilingue pour les commerces individuels.Une question à propos de laquelle il a fait part de son ambivalence.«Cela me crée des problèmes.Est-ce qu’on doit traduire les droits des personnes à l’égard de la liberté d’expression en petites entreprises personnelles?Peut-être.Mais il y a une chose qui est claire: c’est qu'il ne faut pas que la petite entreprise, ce soient tous les Dairy Queen ou les Perrette.«Là-dessus, je ne suis pas prêt à me brancher, et je pense que je corresponds pas mal au sentiment de pas mal de Québécois à cet égard.C’est une question compliquée.Mais PHOTO PC Parizeau: «Ce n’est pas le moment si on veut réfléchir à ça, il faut le prendre sérieusement.Ne pas se garrocher en toute précipitation comme ils l’ont fait pour ouvrir tous azimuts.» Enfin, reprenant un sondage interne qui démontre que les Québécois restent très divisés sur la question, il a ajouté: «Les gens sont assez volatiles là-dessus.Ils demandent des explications.Et dépendant des explications qu’ils reçoivent, ça peut virer pas mal.» Ainsi, conclut-il, le mouvement de contestation de la loi 86 prendra certainement de l’ampleur au cours des semaines à venir.Une annonce de projets concrets devrait d’ailleurs être faite lundi ou mardi.LE DEVOIR 4 RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 Voiture piégée à Rome ROME (Reuter) — L’explosion d’une voiture piégée a fait 13 blessés, dont un grave, et d’importants dégâts matériels hier soir dans le quartier résidentiel de Parioli, dans le nord de Rome.De nombreux observateurs y voient la main de la Mafia, qui visait peut-etre un célèbre présentateur de télévision.Le directeur de la Police nationale, Vincenzo Parisi, a déclaré aux journalistes qu’il était possible que la Mafia soit responsable de cette explosion, qui a ravagé la façade d’un immeuble, détruit des dizaines de voitures et fait voler en éclats les vitres de plusieurs immeubles.Ix déflagration, qui s’est produite vers 21h40, a creusé un cratère d’un mètre de diamètre dans la chaussée.Selon des témoins, la bombe se trouvait à bord d’une Fiat 126.la nie, qui est assez étroite, abrite plusieurs restaurants et et de nombreuses voitures étaient en stationnement./ DEGEL D’abord l’inuktitut SUITE DE LA PAGE 1 âgés en moyenne de 40 ans, et qui enseignent depuis plus de vingt ans dans leur langue, n’avaient pas de formation, autre que quelques années de primaire et de secondaire et que leur précieuse expérience de la vie, pour éduquer les enfants du village qui leur sont confiés.A l’aide de ce certificat, quatre enseignants vivant à Ivujivik, et treize enseignants vivant à Povungnituk, soit 230 kilomètres au sud, appuyeront donc désormais leur enseignement sur la base d’une formation universitaire.«Pour ce qui est de l’enseignement en langue inuit dans le grand Nord, cela se passe comme au Québec, il y a 40 ou 50 ans.Pour fournir un enseignement aux enfants, ils ont choisi les plus scolarisés du village, qui avaient peut-être une 6ème ou une 8ème année, et ils les ont «mis» là», explique Gisèle Maheux, professeur en formation des maîtres à l’UQAT, qui travaille depuis neuf ans sur ce projet.A Ivujivik, comme à Povungnituk, les classes de niveau préscolaire, de 1ère et de 2ème année du primaire, se font aujourd’hui entièrement en langue inuit A partir de la troisième année, la proportion d’enseignement en langue maternelle baisse à 50% à Povungnituk, pour se réduire à 5% dès la quatrième année du primaire.Et dès le deuxième cycle du primaire, ce sont des professeurs blancs, qui enseignent le français, l’anglais, les mathématiques, la géographie aux jeunes inuit.Les enseignants inuit gardent pour leur part, les charges de cours relatives à l’enseignement de la langue inuit (inuktitut), à la religion (protestante et inuit), et à la culture traditionnelle.«Idéalement, comme parent, je souhaiterais que toute la formation se donne en inuktitut avec des professeurs inuit, affirme Aiplie Kenuyuak, directeur de l’école primaire et secondaire de Povungnituk, et lui-même tout nouveau diplômé de l’UQAT.C’est pourquoi cette graduation est si importante pour moi.Mes enseignants sont en train de devenir de vrais professeurs».Dans ces deux communautés du grand Nord, dissidentes à l’entente de la Baie James, c’est lorsque les enfants sont en troisième année que les parents doivent choisir la langue seconde, entre le français et l’anglais, dans laquelle ils poursuivront leur formation.Actuellement, c’est le français que la majorité des enfants, d’Ivujivik comme de Povungnituk, apprennent à l’école depuis quelques années, contrairement à leurs parents, qui ont tous maîtrisé l’anglais avant la langue de Molière.Dans ces deux villages, où 80% des Blancs en poste sont francophones, le français est en effet de plus en plus perçu comme la langue d’avenir pour poursuivre une formation, trouver du travail et s’adapter à l'environnement.«Si la liberté du choix de la langue seconde revient encore ultimement aux familles, la municipalité de Povungnituk a adopté comme politique, dès 1975, d’orienter les enfants vers l’école française», ajoute Aiplie Ke-nuayuak.Avec ses suc ans de scolarité et son tout nouveau certificat en formation des maîtres de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, cet Inuit père de famille a travaillé d’arrache-pied, en collaboration avec l’UQAT, au programme de formation des maîtres pour les enseignants autochtones.Agé de 43 ans, et avec comme toute expérience du monde blanc neuf mois d’emploi comme conseiller étudiant auprès du gouvernement du Québec, il dirige l’école primaire et secondaire de Povungnituk du meilleur de sa connaissance, depuis plusieurs années.Comme la plupart des Inuit de son âge, il parle l’inuk-titut, sa langue maternelle, mieux que l’anglais, et il maîtrise l’anglais, sa langue seconde, mieux que le français.«Pour ma part, je peux survivre dans un environnement francophone, dit-il, Mais j’ai choisi le français langue seconde pour mes enfants, parce que je sais, qu’à l’avenir, ils auront besoin de cette langue pour se trouver un emploi».CANNES Hommage à Uchida SUITE DE LA PAGE 1 aux starlettes qui prennent les terrasses d’assaut.93, qui fut pour Catherine l’année de son César et de son presque Oscar est «son» année.Cannes a déifié sa quinquagénaire à la beauté infroissable.Deneuve est d’autant plus fêtée quelle est la vedette du film d’ouverture dans lequel elle donne la réplique à Daniel Au-teuil.Un premier duo d’acteurs dont le cinéaste André Téchiné se disait très fier en conférence de presse.Dans le film, Deneuve et Auteuil sont frère et soeur — lui notaire bourreau des coeurs dans une ville de province, elle infirme émotive — sur fond d’étouffement familial.«Ma saison préférée», joué sur une gamme un peu tiède n’a pas laissé de souvenir impérissable aux spectateurs.Mais le film semble donner la couleur de la thématique de l’année: «Famille, je vous hais, je vous aime».Gilles Jacob, le grand manitou du Festival de Cannes annonçait que le 46e rendez-vous cannois serait celui des bons sentiments vécus à huis-clos.Sentiments?Oui.Bons?On repassera.Car les sujets du jour sont à la violence déclinée sur le mode domestique au quotidien, banalisée, d’étouffer derrière ses volets clos.Parmi les films en compétition, je suis allée voir le très fort et très désespéré «Naked» de l’homme de théâtre britannique Mike Leigh, porté par une impression de fin du mon- F/ de: une jeunesse paumée, sans abri, complètement bourrée qui fait l’amour comme on tue avec une violence extrême.Ce film urbain — puissant — moderne est un coup de poing.Coup de poing moins réussi que cette «Scorta» de Ricky Tognazzi fie fils d’Ugo) qui aborde le thème italien névralgique des méfaits de la Casa Nostra.Du déjà-vu cinématographiquement.Mais le bouquet de la férocité revient jusqu’ici à un film russe, projeté à la quinzaine des réalisateurs.«Des anges au paradis» d’Eugueni Lounguine (à ne pas confondre avec Pavel I-ounguine) propose la vision la plus dépressive, la plus alcoolisée à une jeunesse moscovite — à l’heure du communisme, l’action est située en 75 — parfois maladroitement mais avec une douleur qui donne froid dans le dos.Bonjour l'apocalypse! Heureusement le dernier film du Japonais Akira Kurosawa, hors compétition, apportait une plage de sérénité à cette noirceur cannoise.«Ma- dadayo» est un hommage à l’écrivain Uchida qui a su vieillir entouré du respect de ses disciples.Son vieil âge est rehaussé par la considération que le Japon porte à ses aînés.Mais le film dégage une intimité troublante portée aussi par le regard de l’épouse du maître — soumise — muselée.Il ne faisait pas bon être femme dans le Japon des années 30.Ça fait 100 ans que le cinéma existe.Ça fait 50 ans que Kurosawa tourne.Il a parcourq la moitié du parcours du 7e Art.A Cannes, en conférence de presse, ce mythe vivant refusait d’affirmer que «Madadayo», malgré les apparences, était s,on testament cinématographique.«Eloge à la vieillesse — oui, disait-il, mais aussi chant d’humour et de solidarité.Je tournerai jusqu’à ma mort.» DONNEZ- tioi DES AiLES Société Pour Lhs Enpants Handicap! Du Québrc 2300 ouest, boulevard Roné Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél.: (514)937 6171 L K I) K V (I I It .1.K S S A M EDI I 5 K T I) I M A N (' Il K I (i M Al I !» !» A \/ B 14 G I L L E S - C .MARCOTTE ?Santé! L% évidence est là, aussi * bien s’y rendre: le mois le plus beau n’est plus » ici que celui des dévo-f tions à Marie.D’autres rituels interpellent les fidèles.On commence déjà à le constater, beaucoup, dans les vitrines, dans les journaux, sur les ondes, sur les banderoles et les poteaux.Oui, mes amis, mai est aussi le mois des festivals.Beaucoup de festivals, qui s'annoncent un peu partout.Festival de jazz de Montréal, de folklore de Drummondville, de la musique actuelle de Victoriaville, de la chanson de Granby, du cheval à Saint-Tite, du «surf and turf» Sur Prince-Arthur, de la crevette, du homard, de la brochette, des aubaines chez Jean Coutu, du hot dog moutarde choux chez Valentine, et puis, celui, du bric-à-brac et de la guenille, le festival tout urbain et trans-paroissial, dit de «la vente de garage».Mais surtout, pour l’instant, demain précisément, c’est la grande fête populaire faite à ceux qui prennent leur corps au coeur, appelée le Festival de la Santé.Près de 9000 athlètes du quotidien, quelques-uns d’élite aussi, dont les marathoniennes Jacqueline Gareau et Cindy New, s’apprêtent à pédaler, courir, marcher, du pont Jacques-Cartier au Mont-Royal, pendant 40 kilomètres à vélo et dix ou cinq à pied, selon les jambes de chacun.Départ 9h30.Tout le monde se donne rendez-vous, en fin d’avant-midi, pour quelques frugales agapes, une épluchette de blé d’Inde en l’occurrence.Au parc Jeanne-Mance.Gratis pour tout le monde.On part ensuite ratisser la montagne à la recherche d’un vrai petit trésor, une brique en or, d’une valeur de 10 000$.Question de prouver que la bonne santé rapporte.Le Festival de la Santé est d’abord une longue récréation dominicale, qui donne lieu, une fois l’an, à un grand rassemblement des adeptes de la bonne forme de tous âges.J’en profite tout de suite pour saluer mon idole, Rita Elsener, une jolie blonde de la rive-sud, joliment cendrée, 72 ans, qui le week-end dernier a marché d’une traite 125 kilomètres, et c’est pas des blagues: balade de 21 heures.Petit coup de chapeau aussi à l’agent Denis Héroux, l’un des cinquante-trois agents de la brigade à culottes courtes de la CUM qui roulent en ville depuis trois ans.L’agent Héroux, qui a déjà à son crédit l’exploit d’avoir rejoint et intercepté à bord de sa bicyclette, un cheval et son cavalier qui galopaient en toute illégalité dans le Parc de la Visitation, dans le nord de la ville, est l’officier désigné qui prendra la tête du peloton au départ du 40 km.Environ 150 policiers sont impliqués dans l’opération, supportée aussi par près de deux mille bénévoles.Le festival est aussi une occasion de constater que de hautes et hautement compétentes autorités coronariennes font de sévères mises en gardes aux sédentaires.Par exemple, pas plus tard qu’en juillet dernier, un comité conjoint de l’American Heart Association et de l’American Heart College of Cardiology statuait que le manque d’exercice, la sédentarité donc, constitue un facteur de risque majeur pour le développement de la maladie coronarienne, au même titre que le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholesterolémie.Rien de moins.Autrement dit, surtout si vous fumez, prenez un coup, manger gras, au moins, pédalez, courez, marchez.Bougez.Tout en s’amusant, comme le Festival invite à le faire, très important, et sans oublier donc, qu’on a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller.Ceux qui ne veulent pas y aller, qui n’aiment pas les affaires organisées, qui préfèrent choisir leur itinéraire, je vous en suggère un.Prenez Saint-Denis quelque part, descendez jusque dans le Vieux Port, faites une halte à la basilique Notre-Dame, parcourez la nef, montez dans un jubé, allumez un gros lampion à trois piastres, sortez, remontez tranquillement Saint-Laurent, festival des péripatéticiennes, et si par bonheur vous êtes en agréable compagnie, alors bifurquez mine de rien vers ce petit parc tout discret, près d’Ontario et offrez-vous une séance de «necking».Donnez vous des becs.Peut-être pas le sommet de l’aérobie, mais c’est un bon exercice aussi.Car, n’oublions pas, comme aimait bien le dire Balzac, qu’embrasser, c’est courir.deux lèvres à la fois.-?LE DEVOIR ?- LES SPORTS DktoÜi Expos 8, Mets 7 Islanders 4, Penguins 3 Des Mets égaux à eux-mêmes PRESSE CANADIENNE Trois erreurs, trois frappeurs atteints, trois mauvais lancers.Les Mets de New York ont été aussi mauvais que le laissait croire leur réputation et ils se sont inclinés 8-7 face aux Expos dans un match interminable présenté devant 21 083 spectateurs au Stade olympique.Et Marquis Grissom a poursuivi sur sa lancée irrésistible en attaque quand il a obtenu trois doubles et un simple pour produire deux points.Depuis le retour des Expos de Pittsburgh, il a obtenu 13 coups sûrs et produit huit points en quatre matches.Il a de plus volé un double à Tim Bogar en captant une balle à la clôture après une longue course.Il a donné violemment contre la rampe et a donné la frousse aux supporteurs des Expos quand il a mis beaucoup de temps à se relever.Mais Grissom n’a pas été le seul de son camp à réaliser de bons jeux défensifs pour sauver la peau d’un personnel de lanceurs qui a accordé 13 coups sûrs.Greg Colbrunn, qui a obtenu deux coups sûrs en quatre et produit deux points, Wil Cordero, deux fois, et Mike Lansing, ont fait de même.Jeff Shaw, qui remplaçait Dennis Martinez au monticule, a donné quatre points en trois manches alors que ses successeurs Kent Bottenfield et Scott Aldred n’ont guère fait mieux.Le partant des Mets, le gaucher Frank Tanana a été chassé après quatre manches et deux tiers.Il avait eu le temps d’accorder six points, dont un seul mérité, quand Jeff Kent, avec deux, et Bobby Bonilla avaient multiplié les bévues en défensives.Mais Tanana, auteur de 235 victoires en carrière, n’a pas aidé sa cause en donnant quatre buts sur balles, en atteignant trois frappeurs et en commettant deux mauvais lancers.Felipe Alou comptait bien sur Mel Rojas pour mettre fin à cette rencontre de trois heures et 47 minutes, mais il a accordé à Bonilla son septième circuit de la campagne après un retrait en neuvième, cédant sa place à John Wetteland, 10e lanceur utilisé dans la rencontre.Il a protégé une quatrième victoire.Le gagnant a été Scott Aldred alors que Jeff Innis a essuyé le revers.Ce sera donc les Islanders S VA riTSBURGH (PC) — fl Qui l’eut cru?^ j| Le deuxième but du match de David Volek à j I fil I 5:16 de la prolongation a i | permis aux Islanders de i i New York de vaincre les * m Penguins de Pittsburgh, hier, lors du septième match de la finale de la section Patrick.Volek a profité d’une descente à trois-contre-un pour marquer le but de la victoire et ainsi éliminer les doubles champions de la coupe Stanley.Le gardien Glen Healy mérite une grande partie du crédit de cette victoire, lui qui a fait face à 45 lancers et qui a été intraitrable en prolongation.«Healy a été spectaculaire et c’est ce qu’il faut en séries», a déclaré Pierre Turgeon qui a effectué un retour surprise pour ce septième match, mais qui a surtout été utilisé lors des avantages numériques.«Nous n’avons jamais lâché, a lancé Benoit Hogue qui a eu son mot à dire dans cette série.Nous savions qu’il fallait continuer à lancer et que la rondelle allait finir par rentrer.» Les Islanders affronteront le Canadien de Montréal en finale de la conférence Prince-de-Galles, dès demain, au Forum.Les deux équipes auront fait durer le suspense jusqu’à la fin avec une fin dramatique.Les Islanders semblaient se sauver avec la victoire, mais les Penguins n’avaient pas dit leur dernier mot.Si Pittsburgh a atteint la prolongation, c’est en grande partie en raison des vétérans Ron Francis et Rick Tocchet.Les attaquants du Pittsburgh ont marqué deux buts dans les dernières minutes du dernier tiers pour éviter l’élimination des doubles champions de la coupe Stanley.Alors que la marque était de 3-1 pour les Islanders, Francis a touché la cible à 16:13.Malgré la surveillance étroite, l'attaquant a accepté une passe alors qu’il était placé dans l’enclave et Glen Healy n’a jamais pu parer le tir.Tocchet s’est illustré alors qu’il ne restait qu’une minute de jeu.Les Penguins avaient retiré leur gardien et Tocchet a fait dévier un tir de la pointe de Larry Murphy pour le troisième but des siens.Les Expos retirent l’uniforme de Rusty Staub «Je ne m’attendais jamais à un tel honneur» PRESSE CANADIENNE Aujourd’hui, lors des célébrations du 25e anniversaire des Expos, on retirera l’uniforme numéro 10 de Rusty Staub.Ce sera une première dans l’histoire des Expos.Le Grand Orange, héros de première heure chez les Expos, s’adressera à la foule autant en anglais qu’en français lors d’une cérémonie spéciale.S’il est aussi ému qu’il l’était hier quand il a rencontré la presse, il aura sans doute de la difficulté à retenir quelques larmes.«J’ai été estomaqué quand on m’a téléphoné il y a quelque temps pour me dire que les Expos allaient retirer mon uniforme, a dit Staub.Je n’avais jamais rien vécu de si émouvant de toute ma vie.Je ne m’attendais jamais à un tel honneur.» Non seulement Staub a-t-il été le meilleur joueur de la première décennie des Expos, il a été un ambassadeur hors-pair.Il a été le premier joueur adulé par les amateurs montréalais au Parc Jarry.«Quand je pense aux Expos, je pense au Parc Jarry, a révélé Staub.J’y suis retourné l’an dernier pour filmer une émission de télé.En revoyant la piscine, les gradins, j’ai revu toutes ces foules enthousiastes, j’ai demandé aux gens qui m’entouraient de me laisser seul quelques instants pour me permettre de me recueillir.» Quand Staub a été échangé des Astros de Houston aux Expos le 22 janvier 1969, ce fut tout un choc pour lui.Mais il voulait En moins de quatre saisons complètes avec les Expos, Rusty Staub a conservé une moyenne de .295 avec 81 circuits et 284 points produits.donner la chance à la ville de le conquérir.«Je suis parti de Houston, il faisait 78 degrés.Quand je suis descendu de l'avion à Dorval, il faisait moins cinq degrés.Ce fut là mon premier contact avec Montréal.Mais j’ai alors eu la chance de jouer sous les ordres de Gene Mauch pendant trois ans.Ce furent là les trois années les plus formatrices de toute ma carrière.» Staub est rapidement tombé en amour avec les Montréalais, qui l’ont tout aussi rapidement adopté.Ce grand rouquin est devenu le Grand Orange et il a fait de grands efforts pour s’intégrer.«Quand je «Quand je mourrai, on verra bien lors de l’autopsie que j’ai un mourrai, on petit MTL accroché dans un coin du coeur.J’ai fait de grands efforts verra bien pour apprendre le français, même si j’ai toujours trouvé que vous par- lors de liez trop vite.Montréal est une des grandes villes du monde.Je ne • autopsie comprends pas les joueurs qui ne .tentent même pas de la découvrir Que 1 31 un vraiment» netit MTI Staub se souviendra toujours de Peui son passage au Parc Jarry.Il a accroché quelques bons souvenirs également du Stade olympique.dans un coin «Les deux événements qui ont le plus marqué mon passage à du coeur» Montréal sont pour moi des souvenirs impérissables.«D’abord, il y a eu mon retour avec les Expos en 1979.Il y avait 60000 spectateurs dans les gradins et j’ai été appelé comme frappeur suppléant.J’ai alors obtenu la plus longue ovation de toute ma carrière.C’était un moment très émouvant «L’autre est survenu le 1er août 1970 au Parc Jarry.Nous affrontions les Dodgers dans un programme double.Nous n’avions jamais connu de succès face aux Dodgers.Mais ce dimanche-là, le Seigneur avait décidé que c’était la Journée Rusty Staub.Nous avions balayé les honneurs de ce programme double.J’avais claqué quatre circuits, réussi deux ou trois catches spectaculaires et harponné deux coureurs au marbre.» Staub, en s’impliquant dans la communauté, a toujours voulu redonner un peu aux gens qui le soutenaient.Il n’oubliera jamais l’accueil que les Montréalais lui ont toujours réservé.«Les Montréalais m’ont fait entrer dans leurs demeures.Si je n’avais pas été échangé aux Mets, qui sait, je serais peut-être devenu parfaitement bilingue.Le baseball dans les premières années des Expos, c’était toujours un événement.J’ai toujours voulu redonner un peu de ce que j’avais reçu à la ville qui me supportait» Staub s’est même dit fier de voir que les Expos ont à nouveau une bonne formation et qu’ils batailleront pour les grands honneurs.«J’ai fait partie des premières formations des Expos.Nous voyons présentement la renaissance de l’équipe», a-t-il dit.Internationaux de tennis d’Australie Sampras facilement, Courier difficilement Rome (AFP) — L’Américain Pete Sampras, numéro un mondial et tête de série no 1, très facilement, son compatriote Jim Courier (no 2) et le Croate Goran Ivanisevic (no 4) plus difficilement, trois des grands favoris ont passé sans encombre hier les quarts de finale des internationaux d’Italie de tennis, comptant pour l’ATP Tour et dotés de 1,75 million$.Interrompu à deux reprises par la pluie, le match opposant Sampras à l’Argentin Guillermo Perez-Roldan a vite tourné à l’avantage de l’Américain: un premier set réglé en 6-0, suivi d’un second gagné 6-2.Face à un adversaire ne parvenant pas à varier son jeu, Sampras n’a eu aucune difficulté à déborder Perez-Roldan et à s’imposer très facilement.Auparavant, Jim Courier avait éprouvé quelque) difficulté face à l’Espagnol Sergi Bruguera (no 7), lie mondial, donlt il s’est défait en deux sets, 6-3, 6-4.üi puissance de ses coups droits, (me bonne organisation en fond de ifourl ont été largement suffisants pour que l'Américain prenne le de$sus sur Bruguera qui semblait en gnande forme au début du tournoi, niais qui n'a pu gêner véritablement Courier.U' troisième quart de finale opposant Goran Ivanisevic (no 4), 6e mondial, à l’Uruguayen Marcelo Fi-lippini, a confirmé les bonnes dispo- ?sitions du Croate qui s’est imposé en deux sets 7-6 (7/4), 6-4.Il a cependant dû aller jusqu’au jeu décisif au premier set face à l’Uruguayen, spécialiste de la terre battue, qui a réalisé un bon tournoi, éliminant notamment Ivan Lendl (no 5) au premier tour.Dans le dernier quart de finale, en soirée, l’Américain Michael Chang (no 6), affrontera le Russe Andrei Chesnokov, finaliste à Hambourg et invité de dernière minute à Rome après le forfait d’André Agassi.La première demi-finale opposera samedi Pete Sampras à Goran Ivanisevic, l’autre mettant aux prises Jim Courier et le vainqueur de Chang-Chesnokov.EN BREF ?D’UNE SEULE MAIN! Jouer au golf avec un seul bras est assez difficile.Inscrire un trou-en-un est encore plus difficile.Stephan Oslind, lui, a inscrit un trou-en-un avec un seul bras.Ostlind, 36 ans, a perdu un bras dans un accident en 1972 mais cela ne l’a pas empêché de pratiquer le golf.Cette semaine, il a réalisé un trou-en-un de 135 mètres (trois sous le par) sur le parcours d'Oskarshamn.-?- POWELL ANNONCÉ L’Américain Mike Powell, champion du monde du saut en longueur et détenteur du record mondial avec 8,95 m, sera la principale vedette de la réunion internationale d’athlétisme d’Alcorcon, dans la banlieue de Madrid, qui aura lieu le 3 juin.HOCKEY HIER Islanders 4, Pittsburgh 3 (Les Islanders remportent la série) LIGUE NATIONALE Finales de section (4 de 7) Conférence Prlnce-de-Galles Section Adams Dimanche 2 mai Jeudi 6 mal Buftalo 3.Montréal 4 “onlrla!.4’ B.u,fal0 3 Samedi 8 mai Mardi 4 mal Montréal 4.Buffalo 3 Buffalo 3, Montréal 4 (Montréal gagne 4-0) Section Patrick Dimanche 2 mai Samedi 8 mai Islanders 3, Pittsburgh 2 Pittsburgh 5.Islanders 6 Mardi 4 mai Lundi Pittsburgh 3, Islanders 0 Islanders 3, Pittsburgh 6 Jeudi 6 mai Mercredi Pittsburgh 3, Islanders 1 Islanders 7, Pittsburgh 5 Conférence Campbell Section Norris Lundi 3 mai Mardi Toronto 2.Saint Louis 1 Saint Louis 1 Toronto 5 Mercredi S mai Jeudi Saint Louis 2, Toronto f Saint Louis 2, Toronto 1 Vendredi 7 mai (La série est égale 3-3) Toronto 3.Saint Louis 4 Ce soir Dimanche Saint Louis à Toronto Toronto 4.Saint Louis 1 Section Smythe Dimanche 2 mai Dimanche Los Angeles 2, Vancouver 5 Los Angeles 2, Vancouver 7 Mercredi S mai Mardi Los Angeles 6.Vancouver 3 Los Angeles 4, Vancouver 3 Vendredi 7 mai Jeudi Vancouver 4.Los Angeles 7 Los Angeles 5, Vancouver 3 (Los Angeles gagne 4-2) BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Pittsburgh 2, Chicago 3 New York 7, Montréal 8 Colorado 5, Cincinnati 13 Philadelphie 7, Atlanta 10 Los Angeles 1, Houston 9 Floride 2, Saint Louis 7 San Francisco à San Diego LIGUE AMÉRICAINE Baltimore 3, Detroit 4 Toronto 8, New York 6 Boston 3, Minnesota 4 Cleveland 2, Milwaukee 5 Chicago 4, Texas 0 Kansas City en Californie • * Seattle à Oakland LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE Jeudi Montréal 5 Floride 4 Cincinnati 7 San Diego 1 NV 4 Saint Louis 0 SF13 Colorado 8 Aujourd'hui New York(Saberhagen 3- 3) à Montréal (Shaw 0-0), 13h05 Los Angeles (Hershiser 4- 3) é Houston (Portugal 3-2), 13h05 Colorado (Reynoso 2-1) à Cincinnati (Browning 3-2), 19h05 Philadelphia (Schilling 4-1) à Atlanta (G.Maddux 2- 3), 19h10 Pittsburgh (Wakefield 3-3) à Chicago (Guzman 3- 3), 20h05 Florida (Bowen 2-4) à Saint Louis (Magrane 2-3), 20h05 San Francisco (Wilson 0-3) à San Diego (Taylor 0-2), 22h05 Dimanche Philadelphie à Atlanta New York à Montréal Floride à St.Louis Colorado à Cincinnati Pittsburgh à Chicago Los Angeles à Houston SF à San Diego Jeudi Toronto 6 Detroit 5 KC 7 Cleveland 3 Texas 9 Oakland 5 New York 4 Milwaukee 2 Aujourd’hui Boston (Dopson 2-1) au Minnesota (Deshaies 4- 2) , 13h05 Baltimore (Rhodes 1-2) à Detroit (Wells 4-1), 13h15 Toronto (A.Leiter 1-2) à New York (Perez 1-2), 13h30 Cleveland (Nagy 2-5) à Milwaukee (Bones 1-1), 14h05 Seattle (Leary 2-1) à Oakland (Darling 0-2), 16h05 Chicago (McCaskill 2-4) au Texas (Leibrandt 4-1), 20h35 Kansas City (Gubicza 0- 3) en Californie (Farrell 2-4), 22h05 Dimanche Toronto à New York Baltimore à Detroit Boston au Minnesota Cleveland à Milwaukee Chicago au Texas Seattle à Oakland Kansas City en California LIGUE NATIONALE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dltf.Philadelphie 24 9 .727 — Montréal 19 15 .559 51/2 St.Louis 18 16 .529 61/2 Chicago 17 16 .515 7 : Pittsburgh 16 17 .485 8 ; Floride 15 20 .429 10 ; New York 12 21 Section Ouest .364 12 San Francisco 22 13 .629 — * Houston 20 14 .588 1 1/2 Atlanta 21 16 .568 2 Cincinnati 17 18 .486 5 : Los Angeles 14 20 .412 71/2; San Diego 13 20 .394 8 ; Colorado 11 24 .314 usait > V LIGUE AMÉRICAINE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dlff.< > Detroit 21 13 .618 — » S ’ P Boston 19 16 .543 21/2 * New York 19 16 .543 21/2 9 Toronto 18 17 .514 31/2 • • Milwaukee 15 17 469 5 • Baltimore 13 20 .394 71/2 * Cleveland 13 22 .371 81/2 • Section Ouest * • Chicago 21 12 .636 — « « Californie 18 13 .581 2 * Texas 18 15 .545 3 l Seattle 17 17 .500 41/2 * Minnesota 15 18 .455 6 « Kansas City 14 18 .438 61/2 Oakland 12 19 .387 8 i ¦* BASKETBALL JEUDI LIGUE NATIONALE Montréal 120, Cap Breton 109 Winnipeg 99, Saskatoon 98 SOCCER HIER LIGUE PROFESSIONNELLE AMÉRICAINE Montréal à Los Angeles
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