Le devoir, 10 mai 1993, Page(s) complémentaire(s)
Vol.I, x X X 1 V N O 10 8 T V Q I T o r o n I o 8 5c LE DEVOIR PERSPECTIVES Y en aura pas de faciles Avec les tulipes et les crocus, la saison des finales du hockey voit refleurir le style perspicace des savants analystes qui nous rappellent, fort à propos, que «le but de la game, c’est de la gagner».c Jean Dion était en septembre 1987, pendant la finale du tournoi de la Coupe Canada.L’un des matches les plus palpitants de l’histoire du hockey allait se porter en deuxième période de prolongation.URSS 5, Canada lillon indescriptible de vitesse, d’élégance, 5, un tourbilli de talent brut.Indescriptible, comme dans «pas besoin de mots».On ouvre les yeux et on admire.Mais c’était sans compter deux vaillants «analystes» chargés de remplir les 15 longues minutes avant la reprise du jeu.Et l’un d’eux de laisser tomber à la question de l’autre: «On peut faire n’importe quelle prédiction possible!» Il est vrai qu’à pile ou face, on risque toujours de voir la pièce retomber sur sa tranche.Remarquez, on aurait aussi pu avoir droit aux propos songes de l’un des protagonistes de l’affrontement, duquel on eut certes appris la nécessité de continuer de travailler fort, de donner son 110 et de jouer pour le club, le tout dans le respect de l’adversaire qui les prend une par une, sachant qu’il n’y en a hélas! pas de faciles.Dans l’univers du sport professionnel, on construit et on déconstruit les faits au rythme même où la rondelle voyage.Avec le résultat que les clichés et formules toutes faites tiennent lieu de dogmes, et que les vérités d’évangile d’hier sont remaniées au gré de la réalité d’aujourd’hui.Et cela, toujours en laissant supposer qu’«il fallait s’y attendre».Qu’un valeureux athlète en sueur débite des banalités de vestiaire lorsqu’on lui brandit dix micros sous le nez au terme d’un effort surhumain, on ne peut pas vraiment se surprendre.Mais la question se pose: pourquoi diable y a-t-il ces dix micros?Réponse: parce que les gens en veulent.Jos Public en redemande.Tout savoir sur ses gladiateurs sur patins, c’est son pain et son beurre.Alors, on va lui en donner.On va même lui offrir l’occasion, pendant des dizaines d’heures chaque semaine, de participer à cette «histoire dont vous êtes le héros».Le temps d’un appel, il va entrer dans la peau du grand manitou pour dire à un million d’auditeurs que, «dans son livre à lui», Machin devrait être échangé demain matin.Et pour garder la discussion dans les bornes de la scientificité, on va lui fournir chaque jour 20 pages de données et d’avis pertinents, et l’encadrer d'experts qui, eux, savent de quoi ils parlent.Pendant la récente série Canadien-Nordiques, et après, le paroxysme a été atteint.N’ayant plus sous la main les bonnes vieilles insultes d’antan, comme les deux camps avaient sagement résolu d’éviter toute déclaration susceptible de motiver — ah! quel concept important — l’adversaire, il fallait bien se rabattre sur le jeu lui-même pour alimenter le feu sacré.Et la valse à mille temps a commencé.De tribunes téléphoniques en commentaires d’entracte, il n’y avait u’à tendre l’oreille.N’importe qui aurait dès lors pu iégager au moins 38 points tournants dans «la bataille du Québec».Apprendre que «le travail a raison du talent», sauf évidemment dans le cas des Penguins qui devront être éliminés par les Islanders ou perdre Mario Lemieux si la Flanelle veut revivre le miracle de 1986.Prendre conscience que «marquer un but est le meilleur moyen de revenir dans le match».Découvrir que «les matches impairs — on les avait oubliés, ceux-là — sont cruciaux dans une série».Saisir que «l’objectif de la «game», c'est de la gagner».Et après avoir assisté à des centaines de passes, de tirs, de hors-jeu, de reprises vidéo, de mises en échec, constater finalement que «les séries, c’est une nouvelle saison» et que, il fallait y penser, «tout est dans la tête».Peut-être manque-t-on de discernement à l’égard de ces subtilités si on n’a jamais joué, dirigé une équipe ou été journaliste au plus haut niveau.Mais l’expérience est-elle nécessairement gage d’analyse éclairée?Un ex-entraîneur n’écrivail-il pas en toutes lettres, il y a trois semaines, que «le Canadien n’est pas de taille pour les Nordiques»?.Peut-être prend-on tout cela trop au sérieux.On peut rétorquer après tout que le sport de salon est l’ultime refuge de la démocratie, où chacun est libre d’élucubrer à sa guise sans que cela porte à conséquence.On a bien le droit de rêver et de dire n’importe quoi.N’empêche.Prenons le match de vendredi dernier entre Vancouver et Los Angeles.Gretzky entre en zone adverse.Il dirige une passe vers l’embouchure du filet, où se trouve son coéquipier Warren Rychel.C’qst le but.• A la télé, un analyste, par ailleurs excellent, s’extasie devant l’extraordinaire intuition du 99, devant sa formidable capacité à rejoindre ses pairs pour des buts à l’emporte-pièce.De cela, on n’a jamais douté.Sauf qu’à la reprise, on voit clairement que la «liasse» de Gretzky dévie sur TROIS joueurs des Canucks avant de se retrouver dans le filet sans que Rychel ait même touché au disque.L’analyste en question n’a jamais tempéré ses propos.Marquer un but est sans doute la meilleure façon «de revenir dans le match».I N I) E X Les Actualités .A2 L’Entrevue .fil Agenda culturel ,.B7 L.Bissonnette .A6 Annonces ciissécs.B2 Idées ,.A7 Avis publics.B4 U- Monde „B3 Météo Culture .B8 Mots croisés.,.B2 Passages nuageux Économie .A5 Religions ,.B3 Max.27 Éditorial .A6 les Sports .fit! Détails en B4 MONTH LAI.LE I.F N I) 1 10 MAI MH) 3 L'ENTREVUE Diane Lavallée, présidente de la Fédération des infirmières PAGE B-1 LE MONDE Attaques sanglantes au Cambodge PAGE B-3 T P S () f> l LES ACTUALITÉS Pietro Rizzuto fait ses pronostics PAGE A-3 "U - .fit UsM"* Wm ».a .*v;iÿ - CVffcf .A> 4&Æ PHOTO AP Ce berger croate de Novi Travnik, en Bosnie-Herzégovine observe une trêve prudente: un oeil sur ses brebis un autre sur la mitrailleuse au cas où.Un cessez-le-feu fragile semble tenir en Bosnie Sarajevo (Reuter) — Le cessez-le-feu en vigueur depuis hier midi entre Musulmans et Serbes de Bosnie semble tenir, mais des combats n’en font pas moins rage entre Musulmans et Croates à Mostar, capitale de l’Her-zégovine.Des observateurs militaires de l’ONU sont arrivés hier dans l’enclave musulmane de Zepa, en Bosnie orientale.Dans leur premier rapport, ils ont dit avoir trouvé dix cadavres dans une mosquée et deux personnes grièvement blessées dans une cave.Le cessez-le-feu, signé samedi, semblait être respecté.D’autre part, 108 casques bleus ont quitté Sarajevo pour Zepa afin d'y procéder à sa démilitarisation, conformément à un accord conclu samedi par les chefs militaires musulman et serbe.A propos de Mostar, des responsables de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) ont rapporté que 400 civils environ avaient été obligés de fuir.Sous escorte militaire croate, dix autobus bondés, transportant en majorité des femmes et des enfants — musulmans apparemment — ont quitté la ville où les combats ont provoqué de nombreux incendies.Depuis le début de la guerre civile en Bosnie-Herzégovine, Mostar se trouve sous commandement militaire croate et abrite une importante caserne du Conseil de défense croate (HVO).L’ONU a lancé un appel au gouvernement croate pour qu’il arrête le carnage.Le général Lars-Eric Wahlgren, commandant de la FORPRONU pour l’ensemble de l’ex-Yougoslavie, a dit que ces combats avaient débuté par VOIR PAGE A-8 : BOSNIE Paul Dejean au Devoir «Haïti est le grain de sable dans les ordinateurs du Pentagone et de la Maison-Blanche» SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Alors que les négociations pour dénouer la crise haïtienne semblent marquer le pas, un livre vient de paraître qui en appelle à l'opinion internationale et qui met en demeure «les organisations internationales de faire le travail pour lequel elles ont été créés», dit son auteur, Paul Dejean.De passage à Montréal pour lancer son livre PHOTO JACQUES GRENIER Clinton prend trop de temps à livrer la marchandise, affirme Paul Dejean.Haïti: alerte, on tue (Éditions du CIDIHCA), M.Dejean, bien connu ici pour avoir animé de 1972 à 1986 le Bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, a parlé au DEVOIR de son impatience devant les «atermoiements de Bill Clinton».«Il prend trop de temps pour livrer la marchandise.Haïti est pourtant la crise politique la plus facile à dénouer.Ut crise haïtienne n’est pas une crise comme en Yougoslavie où des parties de la population s’affrontent.En Haïti, il y a en réalité une guerre que les militaires et leurs associés livrent à la société civile.Ce n’est pas une guerre civile, c’est une guerre contre les ci- vils.» Dans son livre, Paul Dejean verse un certain nombre de pièces au dossier déjà épais de l’histoire récente d’Haïti, depuis le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Aristide le 30 septembre 91 jusqu’à la mi-mars 93.Il assemble divers documents, lettres, déclarations, témoignages qui éclairent les positions, les réactions et le rôle de chacun dans le coup d’Etat et au cours des 18 mois qui ont suivi: l’Église haïtienne, les organisations internationales comme l’OEA et l’ONU, les parlementaires et lps politiciens haïtiens, et surtout les Etats-Unis.«Haïti est le grain de sable dans les ordinateurs du Pentagone et de la Maison-Blanche», dit M.Dejean.«Dans l'optique de l’administration américaine, Haïti est un déviant par rapport à ce qu’elle a décidé pour l'Amérique latine.» Selon M.Dejean, Haïti a constamment résisté au cadre que les Etats-Unis ont cherché à lui imposer.Et plus particulièrement quand la population haïtienne a porté au pouvoir, dans des élections démocratiques, le «mauvais candidat», le père Jean-Bertrand Aristide.Inacceptable aux yeux de Washington comme à ceux du Vatican, car «le prétexte religieux sert en Amérique latine à empêcher que les peuples latino-américains ne basculent dans ce qui est pire Pour le Vatican, la théologie de la libération est encore pire que le communisme pour le Vatican que le communisme, c’est-à-dire la théologie de la libération», dit Paul Dejean.VOIR PAGE A-8 : DEJEAN Le prochain front: l’école anglaise MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ A moins d’un revirement spectaculaire, le cas de l’affichage commercial semble une affaire à peu près réglée aux yeux du gouvernement.Mais s’ouvre déjà, par la volonté et la persévérance de la communauté anglophone, le prochain front du combat linguistique, celui de l’école anglaise.Ms Libman, Keaton et Chambers l’ont dit: ils sont déçus du projet de loi 86 à l'égard de l’accès à l’école anglaise et incitent la communauté anglophone à maintenir la pression.«Ira communauté ne va jamais lâcher le morceau», a déclaré au DEVOIR la présidente du groupe de travail sur le réseau scolaire anglophone, la chancelière de l’Université McGill, Mme Gretta Chambers.Ce comité avait recommandé l’an dernier que les immigrants provenant de pays anglophones soient autorisés à fréquenter l’école anglaise au Québec.Il lançait un VOIR PAGE A-8 : FRONT \ LA COt/lt^E AU LEADERSHIP CONSERVATEUR Plutôt discrets, les délégués CHANTAL HÉBERT DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ils ont désormais un nom et un visage, mais les préférences d’un nombre imposant des quelque 3850 militants conservateurs qui choisiront un successeur à Brian Mulroney à la mi-juin sont encore relativement opaques.Les candidats conservateurs se retrouvent devant un bloc sans précédent de militants qui ne peuvent ou ne veulent pas dire qui ils entendent appuyer au congrès.Sur papier, la favorite de la course, Mme Kim Campbell, finit tout de même la chasse aux délégués largement en avance.Les minces espoirs du ministre Jean Charest de la rattraper reposent presque exclusivement sur sa capacité de rallier l’essentiel des délégués actuellement non-alignés d’ici le congrès.En comparant des relevés indépendants et ceux des divers camps, tout indique en effet que pas moins de 20%, et peut-être autant qu’un tiers, des militants choisis dans les 295 circonscriptions du pays depuis trois semaines n'ont pas fait de choix définitif.«C’est presque insensé», commentait à ce sujet, la semaine dernière, un membre de l’entourage du ministre Jean Charest.Insensé en effet, car, de l’avis de tous les vétérans de ce type d’événements, une telle proportion de délégués dont les intentions ne sont pas déclarées défie les calculs conventionnels.VOIR PAGE A-8 : DÉLÉGUÉS Les recteurs approuvent la réforme des cégeps PC ET LE DEVOIR La réforme de l’enseignement collégial reçoit l’appui des recteurs des universités du Québec, qui estiment qu’elle répond à plusieurs des améliorations souhaitées à la formation au cégep.C’est ce qu’indique la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) dans un mémoire qu'elle présentera cette semaine en commission parlementaire à Québec.M ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science tient une seconde commission parlementaire pour entendre les commentaires des organismes intéressés.Son projet de réforme de l’enseignement collégial avait été dévoilé le 6 avril dernier, après une première commission parlementaire.Essentiellement, le mémoire de la CREPUQ souligne que les conditions sont réunies pour que le diplôme d'études collégiales «soit reconnu comme l'attestation fiable d’une formation de qualité et propre à ce niveau d’enseignement».Le président de la CREPUQ et recteur de l’Université VOIR PAGE A-8 : RECTEURS A 8 1/ L E 1) E V I I 0 M Al I !) !» 3 le Devoir LES SPORTS Montréal sportille au printemps Champion de la section Adams Montréal se printanise donc, de toute urgence, manifestement.N’était-il pas grand temps qu’on donne la chance aux coureurs, aux marcheurs, aux cyclistes, aux virtuoses du fauteuil roulant, aux motocyclistes, aux policiers en «bicycle à gaz», aux polices montées, aux «pite-boules» en laisse, aux parents pous-seurs de poussettes, enfin, à tous ceux-là qui se pavanent enfin, qui exhibent fièrement, qui leurs galbes bien musclés, qui leurs beaux engins bien astiqués, qui leurs chevaux rutilants.Et qui leurs beaux bébés tout beurrés de soleil et de crème glacée.— Non Liberté-Anne, maman veut pas que tu manges ton cornet avec tes doigts.— Donne-moi une cuillère d’abord.Les bonnes manières et.la belle vie quoi, avec ses petites et moins petites vicissitudes urbaines que l’oeil et l’oreille finissent par avaler: les pétérades de gars de bicycle, le klaxon du p’tit speedé qui te pousse dans le derrière quand tu as le malheur de partir deux secondes en retard au feu vert, le piéton pour ne pas rater sa lumière, et l’autre là, l’écolo à deux roues, qui prend la place d’une Chrysler New Yorker, qui se pense toujours dans la bonne voie parce que lui, il ne pollue pas; puis, pas de place pour stationner, pas de place sur les terrasses bondées; les quêteux, tout jeunes, qui tendent leur main morte, les plus vieux, saouls morts, qui bavent dans leur barbe, les larmes peut-être, qui sait, qui ne passçnt plus dans l’orifice oculaire ?«O môman! Viens chercher ton fils, y est rendu dans la rue même si ses blues passent pu dans porte.» Enfin, c’est quand même le mois le plus beau, ne l’oublions pas, celui où Marie consulte son fils et son beau-père pour voir ce qu’il pourrait bien y avoir à faire.Et la réponse est toujours: pas grand’chose, un rien, des fois un samaritain.Enfin, n’empêche que oui, Montréal pétille, Montréal frétille.Et sportille énormément.Le soleil a donné un grand coup, le Canadien aussi; attention aux insolations et aux crampes de télévision.Justement, peut-être y avez-vous vu à la télévsion peu avant minuit avant-hier, Kirk Muller lui-même, marquer le but qui permettait aux Glorieux d’avaler les Sabres tout rond, rien que d’une bouchée; quatre matchs d’affilée.Huit gains consécutifs en séries.Ils deviennent gourmands les hockeyeurs montréalais.En congé jusqu’au week-end prochain, en attendant que les Penguins se débarrassent des coriaces Islanders de New York.Va falloir que le grand Mario s’en mêle.En attendant frère Jacques continue de sonner les matines et la Flanelle est en train de passer tout le monde dans le tordeur.On les voit aller, on les constate de moins en moins «vincibles».Jacques Demers, qui aimerait bien qu’on lui reconnaisse quelque talent de technicien, de G I L L E S - C .MARCOTTE ?tacticien, qui tique un brin quand on lui dit qu’il est surtout un motivateur, a trouvé, quoiqu’il en soit, une recette.Il mêle bien les ingrédients, bon dosage, il utilise beaucoup ses jeunes, tire le maximum de ce que ses vétérans peuvent lui donner et s’arrange pour que fout le monde soit heureux, même ceux qui pourraient avoir quelque raison de ne pas l’être.Comme Denis Savard, par exemple: gros coeur, petit gabarit, jambes qui ne rajeunissent pas et exgrande vedette à Chicago pendant dix ans.Or, Denis Savard n’a pas revêtu l’uniforme samedi.Il était néanmoins près des siens, derrière le banc, casque d’écoute aux oreilles, communiquant avec le stratège Thif-fault, donnant quelques avis et tapes dans le dos des plus jeunes : presque heureux, à tout le moins d’accord avec la décison de l’entraîneur, qui préférait économiser les énergies de son doyen dans un match qu’il prévoyait dur, robuste, viril le long des rampes comme on dit; ce en quoi il n’a pas eu tort.Savard ne l’a pas mal pris.Du Demers tout craché.Au suivant.et même avec Mario sans trop de mal à son dos, les Penguins sont de moins en moins sortis du bois.Frère Jacques est devenu une espèce d’apothicaire; il a créé ce qu’on appelle une chimie qui, bizarrement, fait que le tout devient plus fort que l’ensemble de ses parties.Montréal sportille donc énormément et ça tombe bien que le Canadien fasse une pause cette semaine, parce qu’il y a aussi les Expos, un peu perdus dans l’engouement de la coupe Stanley.Les Z’amours, pas même arrivés au cinquième de la saison, ont un départ correct, comme prévu: deuxième rang, à cinq matchs de la tête, écart peu inquiétant à ce stade-ci.Puis il y a le basket professionnel, les Dragons qui font leurs premiers pas, et le soccer professionnel, l’Impact qui présentera ses joueurs mercredi à la Place Alexis-Nihon.Et puis, cette grande fête de dimanche prochain, appellée le Festival de la Santé, lancée mercredi aussi, au Complexe Desjardins.Nul autre que notre bon ami la gazelle Bruny, Surin bien sûr, en compagnie de Bia-nelle, sa douce, donnera le départ d’un «soixante mètres spécialement réservé aux journalistes et aux personnalités», dit le communiqué.Pensez bien que je ne vais pas rater ça.Par ici les espadrilles et la vitamine C, je vais m’entraîner de ce pas ! E N LE MARATHON D’OTTAWA À UN MONTRÉALAIS OTTAWA (PC) — Le Montréalais Jean Lagarde s’est emparé de la tête dès le début et il n’a jamais été in- ti R E F ?quiété par la suite pour remporter facilement la 19e édition du marathon d’Ottawa.Lagarde a franchi la distance en un temps de deux heures 23 minutes et 15 secondes.«Après le cinquième kilomètre, j’étais seul, j’ai donc couru de façon décontractée pour le reste de l’épreuve», a-t-il dit.Le Canadien doit son succès à Jacques Demers GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Si le Canadien est rendu en finale de conférence pour la première fois depuis 1989, c’est beaucoup à Jacques Demers qu’on le doit.Patrick Roy, surtout, et ses coéquipiers ont souvent répété tout le mérite qu’on doit à un entraîneur qui a su faire passer son «positivisme» à ses joueurs.Ses talents de motivateur étaient connus et ont sans doute encore mieux servi à la tête d’une équipe comme le Canadien, à Montréal, où le hockey est la religion du peuple, dans un milieu latin et émotif.comme lui.Après la série contre les Nordiques, il s’est chargé de rappeler qu’il connaissait aussi le jeu, comme l’ont prouvé les ajustements constants apportés à la stratégie.D'entrée de jeu le printemps dernier, Demers avait dit que son objectif était de sortir le Canadien de la division Adams, ce qui n’était pas une mince commande compte tenu du niveau relevé des adversaires.Pendant toute la saison, il a répété qu’il préparait son équipe en vue des séries.Cela dit, il faut reconnaître que le Canadien a été un peu beaucoup chanceux d'éliminer les Sabres de Buffalo en quatre parties de 4-3, les trois dernières remportées en prolongation.Samedi, c'était au tour de Kirk Muller de donner la victoire à son équipe en prolongation, éliminant par son geste les Sabres.«C’est la confiance qui est importante en période supplémentaire», répétait Demers dans l’avion qui a ramené l’équipe à Montréal.«Plusieurs équipes se seraient laissées abattre après avoir accordé le but égalisateur à 10 secondes de la fin (et sur la glace de l’adversaire), mais pas nous.On a rebondi.» Il n’empêche.11 n’empèche, comme l’a dit John Muckier, que «chaque équipe aurait pu gagner chaque match».«C’est vrai, a rétorqué Serge Savard, mais nous nous sommes toujours adaptés au rythme du match.Quand nous avions une avance de deux buts, nous avons ralenti un peu puis nous sommes repartis.Nous n’aurions pas joué de la même façon sans ces avances.» Il n’empêche aussi que les Sabres ont dominé chacun des matchs quant au nombre de tirs au filet, et par une marge assez considérable (35-22,31-25,36-27, et 40-30 lors du dernier match, même privés de Pat LaFontaine et Alexander Mogilny).On doit un gros merci à Patrick Roy qui, avec l’aide de ses amis les poteaux, a dominé Grant Fuhr et fait la différence.Le Canadien a aussi été spécialement opportuniste, gaspillant un minimum de chances de marquer.Dans le troisième match, par exemple, Gilbert Dionne (ou Patrice Brisebois) a déjoué Fuhr à la neuvième minute sur le tout premier tir contre lui en prolongation.Autres facteurs, les unités spéciales ont procuré six buts en supériorité numérique et les vedettes de l’équipe avec Roy, Vincent Dam-phousswe et Kirk Muller, ont livré la marchandise.SOCCER Le Canada donne tout Mais c’est le Mexique qui se qualifie pour la Coupe du monde PRESSE CANADIENNE Toronto — Le Mexique est devenu, hier, le premier pays à se qualifier pour la Coupe du monde de soccer 1994 grâce à un but de Francisco Cruz à la 84'' minute ce qui lui a permis de battre le Canada 2-1.Alex Bunbury, avec une tête à la 15e minute, et Hugo Sanchez (34e) s’étaient échangé des buts en première demie devant 20 000 spectateurs réunis au stade Varsity.Le Mexique termine premier de la zone CONCACAF avec 10 points, trois de plus que le Canada.Le Canada garde l’espoir d’arriver en finale mais pour cela, il lui faudra battre le vainqueur de la zone Océanie O’Australie ou la Nouvelle-Zélande), puis unç équipe latino-américaine.Les Etats-Unis sont qualifiés en tant qu’organisateurs et l'Allemagne en tant que championne en titre.Le match a été rude et l’arbitre a décerné pas moins de sept cartons jaunes au cours du match.Les Mexicains, qui n’avaient besoin que d’un verdict nul pour se qualifier en raison de leur victoire de 4-0 contre le Canada, le mois dernier, ont augmenté la cadence à la deuxième demie et ils ont profité d’un grand avantage de territoire.Cruz n’a eu qu’à tirer dans un filet désert pour inscrire le but victorieux.Le gardien Craig Forrest s’étant avancé pour contrer un tir.Des partisans mexicains ont célébré dans les rues près du stade après la victoire de leur équipe nationale en chantant «Mexico, Mexico, rah, rah, rah!» Pour sa part l’entraîneur canadien.Bob Lenarduzzi, était réaliste face à la puissance adverse et il tenait à souligner le courage de ses joueurs.Série égale * PHOTO AP DAVE ANDREYCHUK (14) a secoué les cordages sur un retour de lancer pour briser l’égalité en deuxième période et les Maple Leafs de Toronto ont disposé des Blues de Saint Louis au compte de 4-1, hier, pour niveler à deux victoires partout la série finale de la section Norris.Todd Gill (1er) a ajouté à l’avance des Leafs au troisième engagement et Peter Zezel (2e) a complété dans un filet désert avec 44 secondes à faire.Expos 5, Pirates 6 La relève flanche encore Jeunes et médias Une équation à redéfinir ?Recherche Communication Production Des ateliers traitant de cas concrets avec des spécialistes d'ici et d'ailleurs.Association de la recherche en communication du Québec congres de l’ARCQ le 11 mai 1993 Hôrel de l’Insrirur de rourisme er d’hôrellerie du Québec 3535, Sainr-Denis, Montréal Renseignements et inscription Nathalie Derger Téléphone: (514)9480244 Télécopieur: (514)341 6666 MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Pittsburgh — Marquis Grissom et Dennis Martinez pensaient bien avoir replacé les Expos sur la bonne voie hier, mais la relève a flanché encore une fois.lamentablement, de la même façon qu’elle l’avait fait la veille.Andy Van Slyke, auteur d’un circuit en première manche, a claqué un simple après deux retraits en fin de 1 le manche pour permettre aux Pirates d’arracher une victoire de 6-5 et de remporter la série de trois matchs.Brian Bames (1-1) a acccordé un simple à Lloyd McClendon après un premier retrait en 11'.Il a ensuite commis une feinte illégale pour ou- vrir la porte aux Pirates.Un but sur balles intentionnel a suivi et Van Slyke a mis fin au match avec son coup en flèche au centre.Mais Jeff Shaw et John Wetteland avaient été aussi mauvais que Bames.La victoire est allée à Bias Minor (44)).Grissom a produit trois points avec son cinquième circuit de la campagne en huitième, un coup bon pour deux points, et un ballon-sacrifice en première.Mais en vain.Martinez pensait avoir mérité sa troisième victoire en sept décisions et sa première de la saison à l’étranger après avoir connu un fort mau vais début de match, mais les Pirates ont arraché deux points à Shaw et Wetteland en fin de neuvième pour tout remettre en question.AUTOMOBILE Prost reprend le pouvoir REUTER Barcelone — Alain Prost s’est offert, hier au Grand Prix de Formule 1 d’Espagne à Barcelone, la plus douce des revanches sur son grand rival Ayrton Senna.Le Français a délogé le Brésilien de la tête du championnat du monde — avec 34 points contre 32 — mais il a aussi et surtout offert une démonstration sans appel de la puissance de sa Williams en reléguant son rival à plus de 16 secondes sur la piste sèche du circuit de Catalogne.L’Allemand Michael Schumacher, plus prometteur que jamais sur sa Benetton, s’est placé en troisième position de la course comme du championnat du monde après l’abandon de Damon Hill.Le faire-valoir britannique d’Alain Prost chez Williams a mené pendant 10 tours, grace à un meilleur départ que celui de son leader, et aurait cer- HOCKEY HIER Toronto 4, Saint Louis 1 (La série est égale 2-2) Vancouver 7, Los Angeles 2 (La série est égale 2-2) LIGUE NATIONALE Finales detection (4 de 7) Conférence Prlnce-de-Gellet Section Adami Dimanche 2 mal Buffalo 3, Montréal 4 Mardi 4 mal Buffalo 3.Montréal 4 Jeudi 6 mal Montréal 4, Buffalo 3 Samedi 8 mal Montréal 4.Buffalo 3 (Montréal gagne 4-0) Dimanche 2 mal Islanders 3, Pittsburgh 2 Mardi 4 mal Pittsburgh 3, Islanders 0 Jeudi 6 mal Pittsburgh 3, Islanders 1 Samedi 8 mal Pittsburgh 5.Islanders 6 Section Patrick (La série est égale 2-2) Ceiolr Islanders à Pittsburgh Mercredi Pittsburgh à Islanders SI nécessaire: Vendredi Islanders à Pittsburgh Conférence Campbell -Section Norrls Lundi 3 mal Toronto 2, Saint Louis 1 Mercredi S mal Demain Saint Louis à Toronto Si nécessaire: jeudi Saint Louis 2, Toronto 1 Toronto à Saint Louis Vendredi 7 mai Samedi Toronto 3, Saint Louis 4 Saint Louis à Toronto Section Smythe Dimanche 2 mal Demain Los Angeles 2, Vancouver 5 L°s Angeles à Vancouver Mercredi 5 mal JS^|Ce“alr8 Los Angeles 6.Vancouver 3 Vancouver à Los Angeles Vendredi 7 mai Samedi Vancouver 4.Los Angeles 7 Los Angeles à Vancouver BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Saint Louis 1, Philadelphie 6 Montréal 5, Pittsburgh 6 (11m) Floride 6, New York 4 San Diego 5, Chicago 4 Atlanta 12, Colorado 7 Los Angeles 6, San Francisco 4 Cincinnati 3, Houston 6 LIGUE AMÉRICAINE Baltimore 4, Toronto 3 New York 11, Detroit 2 Milwaukee 6, Boston 0 Chicago 6, Cleveland 5 Texas 2, Kansas City 1 Californie 7, Oakland 6 (10 m) Seattle 6, Minnesota 4 ligue Nationale Vendredi San Diego 3, Chicago 2 St.Louis 3, Philadelphie 4 Montréal 1.Pittsburgh 0 Floride 0, New York 4 Cincinnati 7, Houston 5 Atlanta 13, Colorado 5 L.Angeles 5, S.Francisco 8 Samedi Montréal 9.Pittsburgh 10 Floride 4, New York 2 San Diego 6, Chicago 8 Atlanta 8, Colorado 7 LA 5, S.Francisco 2 (12 m) St.Louis 1, Phil'phie 2 (10 m) Cincinnati 1, Houston 12 Aujourd'hui San Diego (Taylor 0-1) à Cincinnati (Browning 2-2) Pittsburgh (Walk 3-2) à Philadelphie (Jackson 2-1) Floride (Bowen 2-3) à NY (Saberhagen 2-3) Los Angeles (Astacio 2-2) à Chicago (Hibbard 2-2) Atlanta (Maddux 2-3) à Houston (Portugal 3-2) San Francisco (Wilson 0-2) au Colorado (Reynoso 1-1) LIGUE AMÉRICAINE Vendredi Baltimore 2, Toronto 3 Boston 1.Milwaukee 0 NY 6, Detroit 7 (12 m) Cleveland 5, Chicago 6 Texas 4, Kansas City 9 Oakland 3, Californie 4 Minnesota 5, Seattle 4 Samedi Baltimore 6, Toronto 3 Boston 3, Milwaukee 6 Cleveland 7, Chicago 10 NY 10, Detroit 8 (11 m) , Minnesota 2, Seattle 7 , Oakland 6, Californie 2 Texas à Kansas City (remis),.Aujourd'hui New York (Perez 1-2) à Detroit (Wells 4-1) ' Boston (Dopson 2-1) à Baltimore (Mussina 4-1) Chicago (Fernandez 3-2) à Seattle (Hampton 1‘t) Texas (Leibrandt 3-1 ): -à Oakland (Darling 0-1 j ' Minnesota (Banks 2-2) en Californie (Farrell 2-3) LIGUE NATIONALE Section Est tainement pris place sur le podium si une panne de moteur ne l’avait contraint à l’abandon après 41 des 65 tours de circuit au programme.Son retrait forcé l’a empeché de venir arbitrer le duel exclusif que se livrent, cette année comme par le passé, Prost et Senna.Derrière le trio de tête, ce Grand Prix d’Espagne a permis à certains de se réhabiliter.Quatrième, l'Italien Riccardo Patrese a enfin glané quelques points après un début de saison indigne du vétéran des circuits qu'il est.Cinquième, l'Américain Michael Andretti, sur McLaren, est enfin entré dans le points et peut se dire qu’il a fait le bon choix en quittant l'Indv-car pour la Formule Un en début de saison.Sixième, l'Autrichien Gerhard Berger a apporté à Ferrari son deuxième point en ce début de saison particulièrement noir pour la Scuderia.G P Moy.Diff.Philadelphie 22 7 .759 — Montréal 16 14 .533 61/2 Pittsburgh 15 14 .517 7 St.Louis 15 15 .500 71/2 Chicago 14 15 .483 8 Floride • 14 16 .467 81/2 New York 10 18 .357 11 1/2 Section Ouest San Francisco 19 12 .613 — » '* Houston 18 12 .600 1/2 Atlanta 18 15 .545 2 San Diego 13 16 .448 5 Los Angeles 13 17 .433 51/2 Cincinnati 12 18 .400 61/2 Colorado 10 20 .333 81/2 LIGUE AMÉRICAINE .9 Section Est G P Moy.ouf.: Detroit 17 12 .586 — New York 17 13 .567 1/2 Boston 17 14 .548 1 Toronto 16 15 .516 2 Milwaukee 13 15 .464 31/2 Baltimore 12 17 .4143 5 Cleveland 12 19 .387 6 Section Ouest Chicago 18 11 .621 — Californie 17 11 .607 1/2 Texas 16 12 .571 1 1/2 Seattle 16 15 .516 3 Kansas City 12 17 .414 6 Minnesota 12 17 .414 6 Oakland 10 17 .370 7 • LES MENEURS LIGUE NATIONALE ' * Pi AB P CS Moy.Bonds SF .29 95 31 40 .421 Galarraga Col.29 117 15 45 .385 Merced Pit 26 80 15 29 .362 Vizcaino Chi 27 101 11 36 .356 Alou Mon 29 110 14 39 .355 Blauser Atl 32 120 17 42 .350 Laming Mon.24 95 17 33 .347 Bagwell Hou 29 110 23 37 .336 Gwynn SD 28 119 15 40 .336 MaWllllams SF.30 123 27 41 .333 BASKETBALL HIER Saskatoon au Cap-Breton Halifax 117, Montréal 110
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