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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-03-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.LXXXIV, il o 4 9 M O N T R K A I.I.K I.II N DI I r' M A R S I !» !) R (i 5 c + T 1’ S + T V Q / T o r o u I o N 5 c PERSPECTIVES Le renard dans le poulailler ; ; : ; Les prochaines élections fédérales se feront encore selon des règles archaïques Gilles Lesage Le choix du successeur de Brian Mulroney à la direction des conservateurs et du Canada, en juin, de même que les élections générales qui suivront à l’automne se feront selon les règles archaïques qui gouvernent encore, au plan fédéral, le financement des partis et des candidats.Aussi bien dire que cette liberté du renard — celle des grandes entreprises et des puissants lobbies — dans le poulailler électoral favorise les plus riches et désavantage les moins aigentés.Il fut pourtant un temps où, éclaboussé par les scandales et désireux de se refaire une virginité, le premier ministre sortant vantait, la main sur le coeur, la réforme électorale mise en oeuvre au Québec par M.René Lévesque, il y a 15 ans.Sensible aux arguments d’une brochette de ses députés québécois qui tâtaient chez eux du financement populaire, il attirait même dans son cabinet Monsieur Net lui-même, Lucien Bouchard, ramené de Paris pour, notamment, assainir les moeurs électorales.Constatant toutefois que le reste du Canada n’était pas aussi avancé que le Québec au sujet des caisses et des bagmen * occultes, M.Mulroney manda une Commission d’enquête royale pour faire le tour de la question et proposer des solutions.Deux ans et 20 millions$ plus tard, la Commission Lortie (du nom de son président, l’homme d’affaires montréalais Pierre Lortie) suggéra un ambitieux train de mesures, sous le titre «Pour une démocratie électorale renouvelée».Pour être pris au sérieux et faciliter la tâche du Parlement fédéral, les cinq commissaires concoctèrent même un projet de loi de plus de 200 pages, n y a de cela un an, avec amplement de temps pour agir.Douze mois plus tard, à la veille de deux rendez-vous cruciaux, la montagne vient d’accoucher d’une souris législative.Au lieu de la réforme promise, même si elle était à cent lieues du «modèle québécois», les trois «vieux» partis ont élaboré des compromis qui restent en surface et ne vont pas au fond des choses.Non seulement l’abcès n’est pas crevé, mais le pouvoir de l’argent n’est même pas égratigné.Les problèmes les plus litigieux, notamment ceux qui sont reliés au financement des congrès et des candidats, sont laissés en plan, ce qui favorise évidemment le parti le plus riche.A lui seul, en 1988, le parti de M.Mulroney avait dépensé 25 mil-lions$, les libéraux et les néo-démocrates se partageant 25 autres mil-lions$.Sans compter les quelque 5 milüons$ consacrés par des «tiers» à la promotion du libre-échange Cana-da-USA.Cette manne bienfaisante des lobbies et bailleurs de fonds ne fait pas encore défaut au parti gouvernemental.Ses coffres sont bien garnis.Le nerf de la guerre abonde.M.Mulroney le reconnaissait discrètement mercredi dernier.«J’ai toujours veillé à ce que les finances du parti affichent un solde positif, si bien que ce matin, grâce à de grands efforts et à une gestion prudente, le Parti progressiste-conservateur du Canada bénéficie d’un solide surplus financier.» Qu’en termes galants ces choses-là sont dites.Passant à côté de l’essentiel et négligeant le cynisme croissant des Canadiens, le projet de loi présenté lundi dernier aux Communes se contente d’étendre le droit de vote à plus d’électeurs et à promouvoir un peu plus l’équité dans le processus électoral.C’est mieux que rien, certes, mais un brin de cosmétique ne refait pas un visage vieilli et balafré.D’autant que la vertu gouvernementale est terriblement sélective.Ainsi, le tardif projet ministériel propose de limiter à 1000$ la publicité faite par des tiers pour favoriser ou contrecarrer directement un candidat ou un parti.Mais il ne touche en rien la publicité indirecte qui est, et de loin, la plus importante et dévastatrice.Mine de rien, par ailleurs, il édicte des règles qui gêneront le Parti québécois.Et il interdit la divulgation de sondages 72 heures avant la fin du scrutin.On fait mine de bouger, on fait du sur-place.Quelle pitié! Les deux partis d’opposition disent que, pour obtenir quelques changements, ils n’ont pu limiter les lobbies et les tiers.Le gouvernement prétend qu’il doit se conformer à la Charte canadienne des droits et des libertés, comme si elle n’acceptait pas des limitations raisonnables, au nom du bien commun.Tant et si bien que les abus de la campagne de 1988, tant décriés, menacent encore, cette fois, non pas à propos du libre-échange à deux, mais à trois désormais, avec le Mexique.Tout un progrès, avec des campagnes de plus en plus American Style! Pire encore, il n’y a rien concernant les courses au leadership, comme celle qui s’engage chez les conservateurs.De sorte que les candidats moins bien nantis auront d’amples motifs pour se plaindre amèrement, à la mi-juin, comme Mme Sheila Copps, en juin 1990, après sa défaite par Jean Chrétien.Aujourd’hui comme hier, froidement, cyniquement, le pouvoir de l'argent reste intact.Une autre promesse maintes fois faite qui reste dans les limbes.Tartuffe vit toujours et se porte bien.Le renard reste dans le poulailler.Le modèle québécois reste cela, justement, un modèle.Les Actualités.A2 Agenda culturel B7 Avis publics.B2 Annonces dasNécs.IM Culture.B8 Economie.A5 Editorial.A INDEX Idées.A7 L’Entrevue.B1 LBissnnnettc .A6 Le Monde.B3 Mots croisés.B4 Religions.B2 Sports.B6 Météo Partiellement nuageux Max.: - 3 Détails en B4 Aujourd’hui comme hier, le pouvoir de l’argent reste intact L’ENTREVUE Gilles Brassard, un esprit libre qui réinvente l’écriture PAGE B-l ?LE MONDE Parachutage de secours en Bosnie PAGE B-3 LES SPORTS Il faudra prendre les Expos au sérieux PAGE B-6 PHOTO JACQUES NADEAU Au conseil général du PLQ, les Jeunes libéraux sont intervenus avec force dans le débat sur la réforme de l’enseignement collégial.Après avoir longuement discuté le coup et usé de stratégies, ils ont réussi à faire battre un amendement qui visait a omettre le principe de la gratuité des études collégiales pour les étudiants.Le PLQ proposera un nouveau programme constitutionnel PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les militants libéraux provinciaux souhaitent un res-sourcement intellectuel et politique de leur parti.«De nouvelles idées».Une priorité à laquelle souscrit la vice-première ministre Lise Bacon, qui croit même que le PLQ devra se donner un nouveau programme constitutionnel en vue des prochaines élections générales.A l’issue du conseil général qui a réuni quelque 300 délégués des comtés et des régions, ainsi que les députés et les membres du conseil exécutif national, Mme Bacon a fait savoir qu’il n’est pas question d’exclure la question constitutionnelle du processus de réflexion qui s’amorce au sein du parti.Sous l’égide de la commission politique du parti, sera élaboré un nouveau projet de société qui «réflétera les aspirations de la population québécoise» et incluera les grandes orientations constitutionnelles.S’inspirant du processus qui avait donné naissance à l’historique rapport Allaire, la nouvelle démarche consultative des libéraux promet toutefois d’arriver à des conclusions sensiblement différentes même si l’objectif est toujours de dégager un consensus entre ultra nationalistes et ultra fédéralistes.«Nous allons proposer le Canada».En prenant ainsi position en faveur du renouveau constitutionnel, Mme Bacon dissipait l’ambiguité créée, au cours du week-end, par le§ déclarations contradictoires de dirigeants du PLQ.A l’ouverture des assises VOIR PAGE A-8: PLQ Les militants du PLC souhaitent un ressourcement intellectuel et politique Réforme des cégeps Les étudiants réclament le statu quo CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Trente sept associations étudiantes collégiales et une vingtaine d’associations étudiantes universitaires se sont réunies en fin de semaine, à l’Université du Québec à Montréal, pour protester contre des mesures de la réforme des cégeps proposée par la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Science, Mme Lucienne Ro-billard.Sous le nom du bureau d’information et de communication de la coalition collégiale, ce groupe d’étudiants veut rassembler les communautés universitaires et collégiales pour réclamer le statu quo dans plusieurs secteurs d’enseignement touchés par le projet de réforme.Les étudiants demandent le maintien des quatre cours obligatoires d’éducation physique, la gratuité scolaire, refusant du coup le ticket modérateur après l’échec de cinq cours.En philosophie, le BIC se prononce pour le maintien des quatre cours obligatoires, mais suggère par contre une actualisation des cours dispensés dans les cégeps.«Présentement, l’enseignement de la philosophie, et les explications sur Platon, par exemple, varient complètement d’une classe à l’autre», expliquait hier Stéphane Hamel, directeur-général du Bureau.«Nous voudrions dépoussiérer Platon et voir comment la philosophie s’applique dans les temps modernes», a ajouté Sébastien McQuade, responsable des relations publiques pour le BIC.F!n fin d’assemblée, hier, la coalition s’apprêtait à soumettre aux étudiants un plan d’action pour protester contre certaines mesures de la réforme Robillard.Dans la liste des moyens de pression suggérés, on retrouve des journées d’études, ainsi qu’un référendum qui devrait être tenu d'ici deux semaines parmi les étudiants des cégeps de la province.VOIR PAGE A-8: CÉGEPS World Trade Center Le FBI confirme l’attentat à la bombe NEW YORK (AP) — L’explosion qui a fait cinq morts et 1042 blessés vendredi au World Trade Center à New York a été provoquée par une bombe, a confirmé hier James Fox, chef du bureau new-yorkais du FBI.la police fédérale américaine n’exclut pas un lien avec le conflit dans l’ex-Yougoslavie.M.Fox, qui s’exprimait sur WCBS-TV, à l’issue d’une réunion d’artificiers du FBI, n’a pas fourni de précisions dans l’immédiat sur le type et la quantité d’explosifs employés.Les auteurs et les motifs de l’attentat sont également inconnus pour le moment.VOIR PAGE A-8: FBI En descendant la «rivière» à -25° C Neuf heures à bord du Federal Danube entre Bécancour et Québec RÉAL BOUVIER LE DEVOIR Samedi matin, 6 heures.Il fait - 25.Le port de Bécancour est figé dans la glace tout comme le Federal Danube, le long d’un de ses quais.Le grand navire de 730 pieds n’attend que le jour se lève pour appareiller.Sur le pont avant, recouvert de glace et de neige, des hommes emmitouflés retirent déjà des amarres.L’immense cabestan gémit en enroulant l’énorme cordage raide comme une glaçon.Dans la timonerie, Francis De Leuwer, capitaine du Federal Danube, attend les deux pilotes qui guideront le navire sur le Saint-Laurent jusqu’à Québec.On attend aussi les deux remorqueurs qui auront la double tâche de nous aider à manoeuvrer et de briser la glace autour de la coque.L Federal Danube, propriété de Fednav, compagnie maritime canadienne est arrivé en début de semaine en provenance de Corpus Christi, au Texas, avec 30 000 tonnes d’alumine pour Norsk Hydro.Il repart lège pour Dalhousie N.-B.afin d’y charger du concentré de zinc à destination de deux ports italiens.Francis De Leuwer, 46 ans, Belge flamand, est un habitué du Saint-Laurent.Il y vient depuis 20 ans.Ce à quoi il est moins habitué, c’est aux rigueurs de l’hiver sur la «rivière», comme les vieux navigateurs appellent encore le fleuve.Il espère seulement que le départ sera moins pénible que l’accostage.Une fois arrivé en face de Bécancour, le navire a mis neuf heures avant de toucher le quai.Et de quelle manière! A cause des difficultés à VOIR PAGE A manoeuvrer, le navire l’a heurté violemment.Dommages mineurs, mais tout de même.Les pilotes auraient bien aimé avoir l’aide d’un brise-glace mais tout ce qui peut casser un centimètre de glace est conscrit depuis trois semaines sur le lac Saint-Pierre pour tenter de percer une brèche dans l’embâcle qui persiste et coupe la route vers Montréal.Vendredi dernier, quelques navires ont réussi à se faufiler vers Montréal, mais samedi et hier le froid persistant a généré encore plus de glace et restructuré l’embâcle.Entre Trois-Rivières et Québec, le trafic maritime circulait bien au cours du week-end.Les responsables de la Garde côtière espèrent seulement qu’un embâcle aux ponts de Québec, un autre endroit propice à la congestion, ne viendra pas s’ajou- lÆ PHOTO RÉA1.BOUVIER Le Federal Danube, un navire enregistré à Chypre, a mis plus de quatre heures à se sortir des glaces du port de Bécancour.» i i J A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 1" MARS 19 9 3 — - - -» LE DEVOIR «— _ ACTUALITES Le PLQ rate son objectif de 1,2 million$ PIERRE APRIL DE LA PRESSE CANADIENNE La campagne de financement 1992 du Parti libéral du Québec a raté son objectif de l,2million$.La levée de fonds a atteint 3 651 557$ au lieu des 4,8millions$ prévus.La vice-première ministre Lise Bacon a attribué cette contre-performance au contexte économique difficile, alors que le directeur général du PLQ Pierre Anctil a parlé des inconvénients causés par la campagne référendaire, en septembre et octobre derniers.‘Ce résultat reflète la situation économique difficile’, a soutenu Mme Bacon.«On s’attendait à ce que le Comité du Oui puisse jouir de l’aide finan- cière du gouvernement fédéral, a ajouté M.Anctil.Malheureusement nous avons dû financer seuls la campagne référendaire.» Dans Lévis, représenté par le député du PQ Jean Garon, les libéraux ont recueilli 690$ sur un objectif de 15 000$, dans Johnson 450$ sur 16 767$, dans l’Assomption représenté par le chef du PQ Jacques Parizeau ils n’ont pu faire mieux que 2702$ en regard d’un objectif de 28 000$.D’ailleurs dans la majorité des circonscriptions qui ont élu des députés du Parti québécois, les libéraux ont rarement atteint plus de 10 pour cent des objectifs fixés.Dans Taillon, où se retrouve Mme Pauline Marois du PQ, les libéraux ont amassé 340$ pour un objectif de 21 000$.C’est dans la région de Montréal, toutefois, que les résultats ont été les plus encourageants pour les libéraux.Ils ont souvent dépassé leurs objectifs par une bonne marge.Dans Sauvé, ils ont amassé 67 000$ alors qu’ils s’étaient fixés 27 000$ comme objectif, dans Jeanne-Mance 56 000$ sur 39 000 et dans Outremont ils ont récolté 101000$ alors qu’ils ne visaient que 34 000$.Dans les circonscriptions anglophones de l’Ouest de Montréal, toutefois, ils ont essuyé de sérieux échecs.Dans Notre-Dame-de-Grâce, il ont atteint à peine 16 pour cent de leur objectif, dans Darcy McGee 22 pour cent et dans Westmount, 88 pour cent.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils ont atteint 77 pour cent de leur objectif fixé à 129000$.Dans l’Outaouais, ils ont recueilli 112,7 pour cent de leur objectif, dans la Mauricie-Bois-Francs-Drum-mond 72 pour cent, dans l’Estrie, 85 pour cent.L’objectif de la campagne de 1993 a été fixé à 4,6millions$.Dans son plan d’action 1993, le PLQ a aussi annoncé la tenue d’une élection partielle le 12 juillet dans la circonscription de Portneuf pour combler le siège laissé vacant par le départ du mi-nistgre Michel Pagé le 16 novembre dernier.Le plan a aussi insisté sur la nécessité pour le militants libéraux de se préparer au prochain scrutin général au Québec.CÉGEPS Pour une actualisation des cours de philosophie PHOTO RÉAL BOUVIER __& il» 4 i'ii :.Le capitaine Francis de Leuwer, 46 ans, un Beige flamand, connaît bien le Saint-Laurent, qu’il visite depuis 20 ans.A EMBACLE Un des hivers les plus rigoureux SUITE DE LA PAGE UNE «Nous voulons utiliser des moyens de pression intelligents, a ajouté Stéphane Hamel.Nous n’avons pas l’intention de sortir marcher dans les rues.Pour ce qui est de la philosophie, par exemple, nous pourrions utiliser une journée d’études pour étudier Platon».De son côté, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) organisera un large rassemblement en avril, pour prendre position sur l’énoncé de politique de la réforme des cégeps qui doit être rendu public sous peu par la ministre.SUITE DE LA PAGE UNE Les inspecteurs de la brigade anti-terroriste ont trouvé l’endroit précis de l’explosion, au sous-sol dans un garage.La bombe a creusé un cratère de 60m sur 30m.Sous la violence de la déflagration, le plafond d’une gare souterraine s'est effondré.Des traces de nitrate, substance entrant fréquemment dans la composition d’explosifs, ont été découvertes.Comme, d’autre part, l’explosion était accompagnée d’un très fort dégagement de chaleur et d’énergie, les enquêteurs sont certains qu’il s’agissait d’une bombe, selon Raymond Kelly, un des responsables de la police de New York.Samedi, le directeur du FBI, SUITE DE LA PAGE UNE samedi matin, le président, Jean-Pierre Roy, avait invité les participants à oublier la question constitutionnelle pour quelques années, au moins.Mais il avait misé sans le retour au bercail de l’ancien président de la commission-jeunesse, Michel Bissonnette, qui a réintégré les rangs du parti et a été nommé en fin de semaine à la présidence de la commission d’information.«Tant que le dossier constitionnel ne sera pas réglé, il restera d’actualité».Le directeur général du parti a lui aussi contribué à canaliser ia volonté de remise en question qui anime la base militante.Le plan d’action que Pierre Anctil a fait endosser par l’assemblée est en fait un long plaidoyer fondé sur la prémisse que la survie du PLQ passe par le changement.Après avoir référé à l’élection de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis, Pierre Anctil conclut: «Le Parti libéral du Québec vit le changement.Il évolue avec la société québécoise.Ni avant, ni après.En même temps.Depuis 1985, le Québec a changé.Nous aussi.Nous avons appris à gouverner avec les problèmes complexes et sophistiqués de notre époque.Pour continuer à incarner le changement, il nous faut nous renouveler, idées et équipe, d’ici un an».Invitée à commenter, Mme Bacon a fait valoir que le renouvellement du personnel politique s’effectuera essentiellement par le processus de l’attrition.Seion elle, plusieurs ministres et députés ne seront pas candidats aux prochaines élections.Les ténors du gouvernement avaient planifié de profiter du conseil général pour faire passer leur message, celui de l’austérité, de la frugalité.Daniel Johnson et lise Bacon ont La CSN entend ainsi rassembler le personnel enseignant et de soutien du réseau des cégeps, et les conseils centraux et les travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé.«C’est une réforme qui touchera l’ensemble de la population québécoise, en région comme dans les grands centres», souligne'la vice-présidente de la CSN, Céline Lamontagne.Entre-temps, le regroupement cégep de la Fédération Nationale des enseignants et enseignantes du Québec, réunissant les enseignants des cégeps a demandé à la ministre «de mettre fin aux incertitudes» entourant la réforme Williams Sessions, avait déclaré sur NBC que cet attentat pourrait être lié aux conflits dans l’ex-Yougoslavie et aux négociations bosniaques qui doivent reprendre lundi à l’ONU.«Les Bosniaques, les Serbes, les Croates, les Musulmans, tous ces conflits dans la région pourraient indiquer que, comme ils se rencontrent à New York, il pourrait y avoir un lien avec l’explosion d’ici».Les policiers, d’après M.Kelly, ont reçu 40 appels anonymes de revendication.«Nous les analysons tous».Selon le New York Times, les enquêteurs prennent au sérieux un appel en particulier, émanant d’un homme à l’accent étranger et évoquant le conflit dans l’ex-Yougoslavie.Selon certaines informations, un tous deux plaidé l’absolue nécessité de mesures énergiques pour réduire les activités gouvernementales et assainir les finances publiques.Le président du Conseil du Trésor estime qu’il faut remettre en question le maintien de l’activité du gouvern-ment dans tous les secteurs où son intervention n’est pas requise.«Le gouvernement doit concentrer ses efforts dans les programmes sociaux, l’éducation et les mesures créatrices d’emplois» Dans son discours de clôture et en conférence de presse, Li§e Bacon est revenu sur le sujet.«L’Etat ne peut pag tout donner à tout le monde.L’Etat ne peut pas tout gérer.C’est une responsabilité collective qui doit s’installer.La concertation et la solidarité des Québécois seront indispensables».En guise d’instrument de persuasion supplémentaire, on avait remis à chaque délégué le document gouvernemental sur les finances publiques, intitulé: «Vivre selon nos moyens».Tout indique que les employés de la fonction publique vont également passer dans le collimateur du gouvernement.Les militants libéraux ont applaudi quand un intervenant a proclamé au micro que les fonctionnaires sont trop privilégiés par rapport aux employés du secteur privé.Ce qui a inspiré ce commentaire du ministre Johnson:«Tout le monde devra faire son effort, même Gérald Larose».La réforme de l’enseignement collégial a par ailleurs alimenté les discussions d’un panel qui a mis en relief leç nombreuses lacunes du réseau.A travers un diagnostic sévère, le directeur général du Musée de la civilisation, Roland Arpin, a regroupé ses objectifs et voies d’avenir autour de cinq défis: la crédibilité, l’adaptabilité, la compétition, l’éducation des «afin que les débats se fassent ouvertement et de façon plus éclairée».Les enseignants se sont également prononcés en faveur de certaines mesures proposées dans la réforme Robillard.Ils sont d’accord avec l’introduction d’heures supplémentaires en langue maternelle et en littérature, et l’ajout de travaux pratiques aux programmes, qui permettraient, selon eux, un meilleur encadrement.Ils demandent le maintien d’un programme commun pour les élèves du secteur pré-universitaire et les élèves du secteur professionnel.homme se réclamant d’un mouvement extrémiste croate avait signalé une bombe un quart d’heure avant la déflagration.Hier, les sauveteurs fouillaient «chaque morceau de béton» pour tenter de retrouver deux ouvriers toujours portés disparus, selon le porte-parole des pompiers.Le World Trade Center, où 50000 personnes travaillent chaque jour, restera fermé pour une semaine environ.Les structures de l’édifice de 110 étages, construit en 1973, ont tenu bon mais l’explosion a mis hors service les systèmes de sécurité.De plus, de nombreuses vitres ont été brisées par des personnes asphyxiées par la fumée.George Rossi, chargé du commerce à l’Autorité portuaire qui valeurs et l’organisation.Puis, il a insisté sur les changements qu’il juge indispensables: •permettre à la population de porter un jugement sur la qualité des divers cégeps; •créer les conditions d’imputabilité permettant à chaque cégep de se donner des exigences particulières; •valoriser l’excellence des institutions, mais également celle des enseignants par des moyens concrets.Sortir du cercle égalitariste du cégep moyen, de l’étudiant moyen et du professeur moyen.• revenir au fondamental et à l’essentiel, dispenser une formation humaniste, donc durable, qui rend l’individu intellectuellement autonome, qui développe l’ouverture et l’accueil à ce qui est autre et différent, qui fait comprendre le sens de notre aventure humaine et collective en développant la dimension historique de ia réalité, qui développe l’imagination créatrice.Pendant que se tenait à l’extérieur de l’hôtel une manifestation des professeurs d’éducation physique, la période des questions et réponses a permis à la ministre Lucienne Robillard de constater que plusieurs délégués du conseil général étaient également du monde de l’enseignement et qu’ils entretiennent à l’égard de la réforme des certaines réserves.C’est à ce stade des délibérations que Mme Robillard a dit souhaiter que le Québec soit bilingue en l’an 2000.Les libéraux ont par ailleurs adopté une résolution enjoignant le gouvernement de prendre tous les moyens nécessaires pour mettre un terme à la contrebande de cigarettes, notamment par: la révision du mode de perception des taxes sur le tabac; la réduction des taxes à un niveau raisonnable; l’augmentation des Le personnel enseignant est d’accord avec la session d’accueil pour les indécis, et réclame une session de mise à niveau à l’entrée, pour permettre aux élèves du secondaire d’obtenir les préalables des programmes collégiaux.Il conteste, par contre, l’évacuation de ses représentants de certains lieux de décisions, soit des mécanismes de révision des programmes.Il signale l’influence néfaste qu’aurait la diminution du rôle des départements, et une diminution de la représentation des personnels des cégeps au sein des conseils d’administration des établissements collégiaux.gère le World Trade Center, s’est inquiété des conséquences d’une longue fermeture sur l’économie de la ville.Il a expliqué au New York Times qu’une banque japonaise a par exemple chiffré ses pertes journalières à 20 millions de dollars.«Et il ne s’agit qued’une banque.L’impact qu’aurait la fermeture du World Trade Center dépasse l’entendement».La Bourse des matières premières, installée dans l’établissement, a cependant obtenu une dérogation de la part des autorités et pourra fonctionner de nouveau à partir de lundi.Cette Bourse est au premier rang mondial pour les échanges de métaux et une place très importante pour les transactions d’or, pétrole, café ou cacao.peines et amendes; l’obligation pour les producteurs de cigarettes d’identifier clairement les cigarettes destinées à l’exportation.La maladie du premier ministre Bourassa a alimenté les conversations de couloirs de ce conseil général.Les confidences recueillies par Le DEVOIR ont permis de constater que l’incertitude et l’angoisse habitent plusieurs députés, qui se font soudainement plus critiques envers les ministres du gouvernement.Il est même apparu qu’une absence prolongée du chef pourrait mettre en péril l’unité du parti.Perception que rejette Mme Use Bacon, convaincue que les libéraux sont plus que jamais enclins à la solidarité.SUITE DE LA PAGE UNE ter à leurs tracas.La navigation d’hiver sur le Saint-Laurent n’a rien de comparable à celle de l’été.Et, de l’avis des pilotes, cette année sera retenue comme une des plus rigoureuses.«On ne sait jamais vraiment quand on partira ni quand on arrivera», admet Yvan Lagtie, pilote depuis 10 ans entre Trois-Rivières et Québec.Lui et son collègue Jacques Goudreau se partageront la tâche de mener le navire.L’été, un seul pilote peut s’en acquitter.Mais l’hiver, alors que les bouées de navigation sont enlevées, que la visibilité est très souvent réduite et que la glace rend la manoeuvre difficile, ils doivent être deux.Les matelots philippins et belges ont finalement réussi à hisser la passerelle.Le navire vibre.Il bouge imperceptiblement.La manoeuvre sera longue et ardue.Entre-temps, les pilotes s’informent de la visibilité en aval.Pas très bonne.Trois navires qui tentent de remonter vers Trois-Rivières sont immobilisés à Gron-dines.Il vaut mieux attendre que d’avoir à jeter l’ancre plus tard.Le capitaine n’a pas le choix.En attendant, allons déjeûner.Le Federal Danube demeure immobile bien ençerré dans la glace du bassin.Ail heures, enfin, après quatre heures d’efforts en marche arrière pour atteindre le chenal pourtant pas très loin, l’étrave du Federal Danube pointe vers Québec.Gaétan Forbes, un troisième pilote demeuré jusqu -là silencieux, s’inquiète.Sa tâche commencera quand celle des pilotes lamaneurs se terminera à Escoumins.Gaétan Forbes est à bord en qualité d’expert en navigation dans la glace.Il s’y connaît pour avoir navigué dans l’Arctique une grande partie de sa carrière.Il aura la responsabilité de trouver la route la moins encombrée de glace et de faire traverser les banquises au Federal Danube pour qu’il parvienne le plus rapidement possible à Dalhousie.Un navire de Cast doit également y prendre un chargement.Le premier arrivé sera le premier servi.L’inquiétude de Gaétan Forbes: il a été impossible de lester complètement le devant du navire.La tuyauterie des réservoirs de lest était gelée.Il sait qu’avec un devant aussi léger, le navire ne pourra pas se frayer un chemin dans l’épaisse glace du Bas-du-fleuve.Le chef mécanicien philippin a tout tenté au cours de la nuit.Au déjeûner, les traits tirés avec une allure de ramoneur, il a expliqué au capitaine qu’il espérait bien parvenir à faire pénétrer l’eau dans les réservoirs maintenant que le moteur est en marche.La brume s’est levée et la visibilité est parfaite.Le fleuve est d’une blancheur presque immaculée, taché seulement de quelques éclaircies d’eau.L’hélice hache la glace.Le navire en tremble.Le Federal Danube file un bon 15 noeuds (27 km/h) en effectuant un langoureux slalom entre les deux rives et favorisé par le courant et la marée baissante.«Si tout va bien nous serons à Québec à 15h20», annonce Jacques Goudreau au capitaine.• Francis De Leuwer en profite pour aller faire une sieste et rêver à Marisol, sa récente épouse espa- ftnole qui l’attend avec Manuel; eur bébé de sept mois.«Elle embarquera à Gibraltar quand nous ferons escale pour prendre du carburant», dit-il avec joie.Manuel, lui, devra attendre encore quelques mois pour accompagner son père.Au sein de cet équipage de Belges et de Philippins, un grand jeune homme aux cheveux bouclés contraste.François Pouliot, 22 ans, fils et petit-fils de pilote, est troisième officier sur le Federal Danube.Il est à bord depuis six mois.En apercevant les ponts de Québec à l’horizon, la nostalgie du pays se lisait sur son visage.En passant devant Cap-Rouge où demeurent ses grands-parents il a pris l’initiative de les saluer de cinq longs coups de sifflet.Il était content mais gêné quand on lui a dit qu’il avait probablement réveillé le capitaine qui dormait.«Il faut qu’il se lève de toutes façons pour l’arrivée à Québec,» a-t-il lancé comme pour s’excuser.Devant la magnificence du cap Diamant, le grand navire rouge a ralenti sa course pour permettre à un remorqueur-taxi de venir quérir les pilotes et faire monter les deux autres qui prennent le navire en charge jusqu’à Escoumins, probablement dix heures de route.À l’échelle de bordée, les lamaneurs se sont salués et Yvan Lagüe a seulement ajouté: «C’est un bon bateau avec du bon chauffage!» Ce n’est pas toujours le cas.Souvent les pilotes doivent garder leur manteau dans la timonerie.Il était 15h20.Encore heureux qu’il ait fait beau et que le Federal Danube soit un bon bateau, me suis-je dit, en regardant le navire glisser sur le fleuve recouvert de glace, s’éloignant sur un fond d’île d’Orléans.Je me suis pris à rêver d’Italie mais la réalité m’a vite ramené à Montréal à bord d’un autocar d’Orléans Express.APPEL A L'AIDE POUR DES PAYS D'AFRIQUE DONT LE MOZAMBIQUE ET LA SOMALIE La famine frappe Des peuples crient au secours! Caritas recevra et acheminera rapidement et intégralement vos dons via Caritas Internationale.Compte tenu de sa vaste expérience dans ce type d'intervention, cet organisme demeure un canal sûr.Il faut faire vite! Envoyez vos dons à : C larltas-Shcrbrookc 636, rue Québec Sherbrooke (Québec) I I I I 3N42 (rc\n pour fiéclurutl(»n flsaile) FBI Des pertes quotidiennes de 20 millions pour une banque japonaise plq «Il nous faut renouveler idées et équipe d'ici un an» I 1.K I) K V 0 1 H , I.K I I \ I) I I r M A li S I !) !) :t B 3 Le devoir LE MONDE « 1 4 « 4 4 4 ¦ 4 4 LETTRE DE MOSCOU V É R A MURRAY ?Visa pour l'espoir Imaginez l’humiliation ressentie par un chanteur d’opéra du Bolchoï, partant à la mi-janvier pour un concert à l’étranger, renvoyé de l’aéroport de Moscou, parce que son passeport ne porte pas un visa de sortie, une formalité pourtant officiellement abolie depuis le début de l’année.Un ami russe, qui devait reprendre à la même époque son poste d’enseignement à l’université à Paris, passait des nuits d’insomnie car il n’était pas sûr que son visa de sortie multiple, attribué l’an der-nie r, allait être accepté au contrôle des passeports à l’aéroport.Une fois de plus, les autorités russes se comportent vis-à-vis de leurs citoyens avec un sadisme qui serait difficilement acceptable dans un autre pays.Adoptée il y a plus de deux ans, la nouvelle loi sur les «sorties libres» devait entrer en vigueur le 1er janvier.Avec des centaines de personnes refoulées aux postes de frontières, on a compris que ce n’était pas le cas.L’explication officielle aux protestations des voyageurs: la bureaucratie n’ayant pas été capable de s’adapter à temps, l’entrée en vigueur de la loi est remise au 1er mars.On a parlé ensuite du 1er avril.En ce moment, du 1er juillet.Comme toujours, chaque Russe a sa propre interprétation des tergiversations des autorités.Parmi elles, deux paraissent parfaitement plausibles dans le contexte actuel.Selon la première, le toujours puissant KGB (rebaptisé le ministère de la Sécurité) serait totalement opposé à cette nouvelle liberté accordée aux citoyens russes, le contraire de tout ce que l’organisation avait pratiqué pendant soixante dix ans et de ce qui avait été l’essence du système soviétique.La seconde est nettement plus terre-à-terre, mais relève carrément de l’humour noir.Les autorités russes se comportent vis-à-vis de leurs citoyens avec un sadisme difficilement acceptable dans un autre pays Il n'y aura pas d'invasion On ne peut pas fabriquer de nouveaux passeports, parce que le parlement russe a été incapable de décider du nouvel emblème de la Russie.Pendant qu’une partie des députés a opté pour l’aigle à deux têtes impérial, l’autre voudrait garder, aussi implausible que cela puisse paraître.la faucille et le marteau soviétiques! En 1990, au moment de l’adoption de la loi sur les sorties, l’Occident a eu quelques sérieux frissons.Déjà envahi par des centaines de milliers de ressortissants des pays de l’Est, il s’est mis à imaginer le déferlement de millions de Russes affamés de liberté, de dollars et de produits de consommation.Maintenant, à quelques mois de l’ouverture des frontières russes, on sait qu’une telle invasion n’aura pas lieu.Cette impression très évidente à Moscou, vient d’être confirmée par un rapport de l’Office de migration des Nations Unies, présenté l’autre jour à Genève: les Russes sont très profondément attachés à leur famille et à leur pays et ne seront pas portés à émigrer en grands nombres, d’autant qu’ils sont maintenant au courant des difficultés de vie sous le capitalisme.Assez de leurs compatriotes sont partis, assez de reportages ont été publiés pour qu’ils sachent toüt de la récession, du chômage, du coût de la vie, de la xénophobie des pays occidentaux.Ces problèmes ne concernent bien sûr pas les musiciens ou les scientifiques de haut niveau, tous ceux qui sont attendus à bras ouverts en Occident.A eux aussi, cela leur brise le coeur de partir.Selon leurs propres paroles, ils émigrent «pour une question de dignité»: ils en ont assez de penser, sur scène ou penché sur un problème mathématique, à ce qu’ils vont manger le soir.80 % des mathématiciens russes seraient ainsi déjà partis.Trente théoriciens du fameux Institut de physique de Moscou travaillent déjà à l’étranger, tandis que les vingt restants attendent des invitations.Dans certains domaines, des laboratoires entiers ont déménagé en Occident.«Ils vont revenir, riches de leurs nouvelles expériences, une fois que la situation économique se sera stabilisée», écrit avec une touchante confiance un éditorialiste du quotidien Izvestia.«Actuellement, c’est la fuite interne des cerveaux qui est beaucoup plus dangereuse: tous ces scientifiques qui deviennent hommes d’affaires, parce qu’ils ne peuvent plus survivre sur leurs salaires de misère.!» Fait divers significatif Le même journaliste rapporte un fait divers qu'il trouve profondément significatif: à l’automne dernier, lors d’un cambriolage dans l'appartement de la famille d’Igor Tamm, le Prix Nobel de la physique, décédé en 1971, les voleurs sont repartis non pas avec les tableaux et l’argenterie, mais avec la médaille Lomonossov, le prix le plus prestigieux décerné par l’Académie des sciences soviétiques, et avec les lettres signées par Albert Einstein et par d’autres Prix Nobel.«Personne dans l’ancienne Union soviétique n’achèterait ce genre de choses», conclut avec dépit le journaliste.«Les objets ont donc été volés pour être revendus à l’étranger.La police de Moscou, submergée par d’autres crimes, a confié le cas à l’Interpol.C’est compréhensible: en ce qui concerne notre science, personne n'est plus capable de faire quoi que ce soit sans l’aide de l’Occident.» EX-YOUGOSLAVIE Parachutage de secours en pleine nuit Trois avions américains ont largué des vivres La chaîne de télévision allemande ZDF a montré le décollage hier soir de Francfort d’un avion cargo américain C-130 pour, a-t-elle dit, procéder à des parachutages de secours au dessus de la Bosnie.Selon ZDF, trois C-130 sont partis de la base aérienne américaine pour parachuter des colis de vivres et de médicaments au dessus de villages de Bosnie isolés par les combats entre Musulmans et Serbes.Les services d’informations de l’armée américaine, qui ont imposé un strict blackout sur les vols, n’ont fait aucun commentaire sur ces informations.Au total, trois C-130 auraient décollé de Francfort REUTER ET AFP Francfort — Trois avions américains gros porteurs de type C-130 Hercules ont décollé hier soir de la base aérienne militaire américaine Rhin/Main près de Francfort, a annoncé l’agence de presse allemande DPA.Une porte-parole des forces américaines s’est toutefois refusé à tout commentaire.Interrogée par Y AFP, elle a refusé de dire si ces appareils allaient effectuer les premiers parachutages de vivres et de médicaments sur l’est de la Bosnie, prévus par l'armée américaine.L’agence DPA est l’une des agences de presse participant au pool, admise à prendre place dans un avion effectuant les premiers parachutages sur l’est de la Bosnie.Les forces américaines avaient annoncé hier qu’une conférence de presse aura lieu aujourd’hui sur la base Rhin/Main à, sans cependant donner davantage de précisions.Dans la nuit de samedi à dimanche, un million de tracts avaient été largués sur l’est de la Bosnie pour avertir la population locale que des colis seraient parachutés et demandant de ne pas ouvrir le feu sur les appareils américains.Les largages avaient été effectués par deux C-130 Hercules qui avaient décollé de l’aéroport Rhin/Main samedi dans la soirée.Ils étaient revenus à la base américaine vers OIHOO GMT.Des colis contenant des vivres -emballés sous vide- et des médicaments ont été préparés depuis mardi par les soldats américains dans les hangars de la base.Pesant de 300 à 700 kilos, ils doivent être largués à 3 000 mètres d’altitude par des parachutes spéciaux censés permettre de cibler les points de chute.Un million de tracs Des obus ont explosé dimanche autour de Sarajevo après une nuit durant laquelle des avions américains ont largué un million de tracts sur la Bosnie orientale pour annoncer un parachutage de vivres imminent.Mais selon des radios-amateurs contactés par Reuter, les tracts ne sont pas tombés sur les villes les plus touchées par les pénuries, Cers-ka, Srebrenica et Konjevic Polje.Senad, un radio-amateur de Cers-ka, a déclaré que personne en ville n’avait vu de tract ni entendu d’avion.Il a qualifié de désespérée la situation militaire.«Les Tchetniks (Serbes) sont si près qu’ils nous demandent par haut-parleur de nous rendre», a-t-il dit.«Je ne sais pas ce qui est arrivé aux tracts (.) Nous ne tenons pas assez de terrain ici pour allumer un feu et guider les avions».Si trois convois de ravitaillement sont parvenus récemment à Srebrenica, où près de 60.000 personnes sont prises au piège, Cerska et Konjevic Polje n’ont rien reçu depuis le début de la guerre il y a dix mois.Rédigés en serbo-croate à la fois en caractères cyrilliques et latins, les tracts recommandent de ne pas tirer sur les avions, de se tenir à l’écart des caisses au moment où elles tomberaient, et rappellent que vivres et médicaments sont destinés à tous.Revers musulman Le même jour, le gouvernement à dominante musulmane de Sarajevo s’est vu infliger un revers par les Croates de Bosnie, ses alliés théoriques contre les forces Serbes contrôlant 70 % de l’ex-république yougoslave.Les Croates ont fermé les couloirs de ravitaillement des Musulmans entre Croatie et Bosnie en dénonçant un coup de force en préparation pendant qu,e le président bosniaque Alija Izetbegovic se trouve aux Etats-Unis.La télévision croate a rapporté par la suite que le Conseil de défense croate (HVO) avait accepté de laisser passer des convois de l’armée bosniaque s’ils étaient destinés à des régions où le HVO et les forces musulmanes combattent ensemble contre les Serbes, c’est à dire principalement au nord-est de la Bosnie, avec notamment les régions de Tuzla et Gradacac.Les pourparlers de paix sur l’ex-Yougoslavie, eh suspens depuis deux semaines, doivent reprendre lundi à New York - encore sous le choc de l’explosion survenue vendredi au World Trade PHOTO Af À bord d'un C-130, hier, tout était vérifié minutieusement en vue du parachutage de l'aide alimentaire tant attendue par tout le monde en Bosnie.Centre, qui pourrait etre liée au conflit bosniaque - sous réserve que les principaux participants s’y présentent.A Sarajevo, des duels d’artillerie ont retenti dans la mâtinée au nord et à l’ouest de l’hôtel Holiday Inn où loge la presse.Une colonne de fumée s’élevait non loin de l’ancienne caserne Tito.Les tirs ont diminué en cours de journée.Mais la capitale a connu dans la nuit les pilonnages les plus importants depuis la trêve unilatérale prb-clamée le 20 février par Alija Izetbegovic.Deux avions-cargo américains C-130 ont regagné dimanche matin leur base d’Allemagne après leur mission nocturne.Volant tous feux éteints à 4.600m d’altitude, ils ont largué des tracts invitant les combattants à ne pas ouvrir le feu sur les avions qui parachuteront vivres et médicaments.Après avoir inspecté les caisses de vivres samedi, un responsable du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a exprimé l’espoir que des quantités de fournitures plus importantes puissent être acheminées par camions aux régions isolées de Bosnie orientale.Quatre inspecteurs du HCR originaires de la région -deux Serbes, un Croate et un Musulman - étaient à Francfort hier pour vérifier que les avions américains n’emportent pas d’armes destinées à une faction.Selon le commandement croate de Bosnie, les chefs militaires musulmans ont massé 25 000 soldats dans des zones non contestées du centre de la République pour créer des organes gouvernementaux illégaux en l’absence du président Izetbegovic.RUSSIE Eltsine veut des pouvoirs spéciaux Il faut circonscrire les feux inter-ethniques Moscou (Reuter) — Le président Boris Eltsine, au risque de mécontenter plusieurs membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI), a souhaité hier que la Russie soit dotée de pouvoirs spéciaux sur le territoire de l’ex-URSS pour mettre fin aux conflits interethniques.«La communauté internationale commence à comprendre que la Russie a des responsabilités spéciales dans cette tâche difficile», a-t-il dit devant des membres du groupe centriste de l’Union civile.«Je pense que le moment est venu pour que les organisations internationales responsables, comme les Nations Unies, accordent à la Russie des pouvoirs spéciaux pour garantir la paix et la stabilité dans l’ex-Union soviétique», a ajouté Boris Eltsine.L'intérêt de la Russie «L’intérêt de la Russie est de mettre un terme à tous les conflits armés sur le territoire de l’ancienne Union soviétique», a-t-il affirmé.Le président russe n’a pas précisé quels types de pouvoirs il réclamait pour son pays.Mais les idées qu’il a avancées dans ce discours ont peu de chances de recevoir un bon accueil de pays comme l’Ukraine, très jaloux de sa souveraineté PHOTO AP Eltsine a le regard tourné vers les brûlots de l'ex-URSS depuis l’éclatement de l’URSS en décembre 1991.L’instabilité dans les autres pays de l’ex-URSS n’épargne pas la Russie, en raison des liens économiques tissés pendant des décennies, et Moscou ne peut donc se désintéresser des conflits qui les déchirent.En outre, la majeure partie des anciennes forces soviétiques sont sous la juridiction des Russes.Bain de sang En certains endroits, comme au Tadjikistan en Asie centrale, elles servent de force de maintien de la paix.Dans d’autres, comme en Géorgie, les factions en guerre les accusent de prendre parti pour un côté ou l’autre et d’aggraver le bain de sang.Les forces russes dans le Caucase ont souvent été la cible des tirs des groupes rivaux.Dans son discours, Boris Eltsine a aussi déclaré que la Russie était disposée à créer une sorte de confédération, plus soudée que l’actuelle CEI, avec les anciennes républiques soviétiques qui le souhaiteraient.«La Russie est prête à favoriser l’intégration au sein de la Communauté.Nous sommes prêts pour des relations confédérales quvertes, pour certains aspects, avec les Etats qui l’accepteraient», a ajouté le président russe.«Je suis sûr que leur nombre augmentera».Ces deux propositions sont de nature à indigner l’Ukraine et certains autres membres de là CEI, rétifs à toute domination russe.Mais elles pourraient en revanche rencontrer un accueil positif dans certaines républiques comme le Kazakhstan.Celles-ci jugent impératif de resserrer les liens entre républiques pour tenir compte de leur interdépendance de fait et juguler la crise économique.Le président du Kazakhstan, Noursoul-tan Nazarbayev, a ainsi décidé samedi avec Boris Eltsine de renforcer leur coopération politique, économique et militaire, notamment en créant un «espace militaire unique».Les deux Etats prévoient également de mener des politiques monétaires et budgétaires concertées.Mais le président kazakh a reconnu vendredi que seulement quatre des 15 anciennes républiques soviétiques semblaient prêtes à rester dans la zone rouble : la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie et l’Ouzbékistan.Les autres considèrent la CEI essentiellement comme un cadre permettant un divorce à l’amiable après l’effondrement du communisme.5 : AFGHANISTAN Dimanche rouge dans la capitale Plus de 60 morts à la veille des pourparlers Kaboul (Reuter) — Plus de 60 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées par des tirs d’artillerie sur Kaboul hieri, à la veille de l’ouverture théorique de négociations entre les belligérants afghans.Deux obus de mortier ont explosé parmi la foule dans un marché de la capitale afghane, tuant 14 personnes et faisant une soixantaine-de blessés.Les clients ont fui le bazar et les marchands ont rapidement fermé boutique pendant que d’autres lavaient le sol maculé de sang.Une roquette s’est abattue dans un appartement, tuant huit membres d'une même famille, dont quatre enfants.Le ministère de la Défense a accusé le Hezb-i-Islami de Gulbuddine Hekmatyar d’avoir tiré plus de 40 projectiles contre la capitale.Il s’agit de l’attaque la plus sanglante depuis la conclusion d’une trêve il y a deux semaines.«Ce cessez-le-feu ne veut rien dire», a dit un médecin.«A chaque fois, on nous apporte da- vantage de victimes».Selon Radio Kaboul, 62 civils ont été tués par ces tirs.Les hôpitaux ont estimé à plus de cent le nombre de blessés.Le chef de l’Etat, Burhanuddine Rabbani, est attendu aujourd'hui! au Pakistan dans le cadre des efforts engagés par Islamabad pour faire asseoir les chefs des factions rivales afghanes à la table des négociations.Pour y participer, Gulbuddine Hekmatyar exige la formation d’un gouvernement provisoire et des élections d’ici un an.Il exige la démission du président Rabbani, qu’il accuse de s’être fait élire en achetant les voix des délégués lors d’une conférence nationale en décembre dernier.Un tiers des 1 5 million d’habitants de Kaboul ont quitté la ville depuis l’été.En août, le Hezb-i-Islami l’avait pilonnée, faisant 2 500 morts et 9 000 blessés.La reprise de son offensive en janvier s’est soldée par la mort d’un millier de civils et par 6 000 blessés.ÉTATS-UNIS Clinton verra Aristide cette semaine TlTashington (d'après Ri VV AFP) — Le président : Reuter, américain Bill Clinton rencontrera cette semaine le président haïtien renversé Jean-Bertrand Aristide, a, annoncé hier le secrétaire d’Etat Warren Christopher.«Le président Aristide rencontrera dans quelques jours à la Maison Blanche le président Clinton.Sur différents fronts nous nous nous employons à tenter de rétablir la démocratie dans ce pays», a dit Warren Christopher à la chaîne de télévision NBC.Il a ajouté que les Etats-Unis se préparaient à allouer cinq millions de dollars supplémentaires à l'examen en Haïti du cas de demandeurs d'asile politique haïtiens.Le président Clinton a été critiqué par des défenseurs des droits de l’Homme comme le pasteur Jesse Jackson pour être revenu revenu sur ses promesses électorales de ne pas pratiquer la politique de refoulement des boat people haïtiens de George Bush.Le président Clinton a ordonné à la garde-côte de renvoyer les Haïtiens dans File et il a envoyé sur place des observateurs pour tenter de négocier un rétablissement de la démocratie.«Nous avons décidé que ces mesures étaient plus sages que de prendre le risque énorme de laisser des Haïtiens prendre la mer alors que selon les estimations les plus sérieuses, de 30 à 40 % d’entre eux périraient dans cette traversée très difficile», a dit Warren Christopher.La semaine dernière, le rapporteur spécial Marco Celli à la Commission des droits de l'homme à l'ONU avait déclaré que le phénomène des boat people est en partie «causé par la persécution politique» du régime militaire. LE DEVOIR, i.I' \ I) 1 I ° r M A R S 1 !) !) 3 B 5 LE MONDE E N ?BREF PAS DE MAJORITE AU NIGER Niamey (Reuter) — Aucun des huit candidats à l’élection présidentielle de samedi au Niger n’a recueilli la majorité absolue dès le premier tour.Un second tour de scrutin se tiendra le 20 mars pour départager les deux premiers, a déclaré hier la commission nationale des elections (CNE).Il s’agit du colonel en retraite Mamadou Tandja, candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti unique) et de Ousmane Ma-hamane, de la Convention démocratique et sociale (CDS).Selon les résultats provisoires publiés par la CNE, Mamadou Tandja a recueilli 33,88 % des voix et Ousmane Mahamane 27,77 % lors de la première élection présidentielle libre organisée au Niger depuis l’indépendance en 1960.Sur un total de 3 751902 inscrits, le taux de participation est de 32,76 %.Bien qu’il soit seulement en deuxième position, Ousmane Mahamane pour-raitbénéficier au second tour du soutien des autres candidats.Ceux-ci ont formé une coalition qui détient déjà la majorité à l’Assemblée nationale, l’Alliance des Forces du Changement (AFC).Ces résultats provisoires placent en tête deux haoussa (ethnie majoritaire au Niger).Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur, même si certaines irrégularités ont été signalées L'UNITA REFUSE DE NEGOCIER Addis-Abeba (Reuter) — Les rebelles de l’UNITA ont décidé hier qu’ils ne viendraient pas aux pourparlers d’Ad-dis-Abeba visant à ramener la paix en Angola, malgré les efforts déployés par la médiatrice de l’ONU.«Nous souhaitons un report» des pourparlers de paix, a déclaré Marco Samondo, représentant de l’UNITA auprès des Nations Unies.Il est l’un des deux seuls délégués du mouvement rebelle angolais à être arrivé dans la capitale éthiopienne.Une première réunion en janvier, à Addis-Abeba, n’avait pas permis de conclure un cessez-le-feu dans la guerre civile, qui a repris en octobre après la défaite électorale de l’UNITA (Union nationale pour l’Indépendance totale de l’Angola).L’UNITA explique que ses principaux délégués ne peuvent pas venir en Ethiopie parce qu’ils sont pris au piège à Huambo, Où se livre depuis plusieurs semaines une bataille qui a ravagé la deuxième ville du pays et fait au moins 10 000 morts.IVAN LE TERRIBLE NE MANGE PLUS Jérusalem (Reuter) — John Demjanjuk, condamné à mort en Israël sous l’accusation de crimes contre l’hui nité, a décidé d’entamer aujourd’hui une grève de la fe pour obtenir de la justice israélienne qu’elle statue eni sur sa demande d’appel.«Il s’agit d’une véritable grèvi », a déclaré de la faim qui commencera demain matin», hier Yoram Sheftel, avocat de cet ancien ouvrier américain extradé vers Israël en 1986.Lors de son procès, cinq survivants ont assuré qu’il était bien «Ivan le terrible», un garde nazi qui a tué et torturé des dizaines de personnes dans le camp de Treblinka, en Pologne, au cours de la Seconde guerre mondiale.Né en Ukraine il y a 72 ans, Demjanjuk affirme pour sa part être victime d’une erreur sur la personne.Selon lui, le vrai «Ivan le terrible» serait un certain Ivan Martchenko.Son avocat a noté que la Cour supreme israélienne n’avait toujours pas statué sur son recours neuf fois après son dépôt alors que les délibérations du tribunal concluant à sa culpabilité n’avaient pris que deux mois.QUESTIONS SUR UN ATTENTAT Le Caire (Reuter) — L’attentat à la bombe perpétré dans un café du Caire indique que le principal mouvement intégriste égyptien s’est peut-être scindé en groupuscules relativement autonomes, déclarait-on hier dans les mi-liemc diplomatiques et de source proche de la police.La poliçe égyptienne interroge actuellement les familles des dix Egyptiens tués ou blessés car elle soupçonne l’un d’entre eux d’être responsable de l’attentat El Gama’a el Islamiya (le Groupe islamique) a démenti samedi être à l’origine de l’explosion qui aurait fait trois morts - un Turc, un Suédois et un Egyptien - et non quatre.Le Groupe islamique n’a jamais eu de discipline ferme ou d'organisation centralisée et, compte tenu des arrestations massives auxquelles ont procédé les forces de l’ordre, il est probable que les contacts ont été rompus entre ses réseaux, a expliqué un diplomate.L’IRA FRAPPE ENCORE Londres (Reuter)— L’Armée républicaine irlandaise (IRA) a revendiqué hier la responsabilité de l’attentat à la bombe qui a fait 18 blessés samedi dans le nord de Londres.Dans un communiqué publié à Dublin, l’IRA affirme avoir averti la police avec précision avant l’explosion de la bombe, dans une rue animée du quartier de Camden Town.Selon la police et les services de secours cependant, les avertissements étaient peu clairs et contradictoires, conformément à une stratégie de l’IRA visant à semer la confusion au sein des forces de l’ordre.HODJA RECYCLE EN ALBANIE Tirana (Reuter) — Le gouvernement albanais a ordonné le recyclage des ouvrages communistes, dont les oeuvres complètes de l’ancien dictateur Enver Hodja.Cette littérature, sera reconvertie en papiers et cartons revendus aux journaux et maisons d’édition privées, a expliqué hier le ministre de la Culture, Dhimiter Ana-gnosti.Les pages des 70 volumes qui forment l’oeuvre d'Enver Hodja servaient déjà aux épiciers albanais comme papier d’emballage.NAUFRAGE EN ESPAGNE Cadix, (Reuter) — Dix marins dérivant à bord de canots de sauvetage au large du Maroc ont été recueillis hier après le naufrage de leur cargo, qui transportait des chevaux vers les îles Canaries, ont déclaré les autorités du port de Cadix.Cinq membres d’équipage sont toujours portés disparus.L’équipage du cargo de 1.123 tonne, 17s/fl de la Gornera, avait lancé un SOS samedi soir en disant qu’il abandonnait le navire, en train de couler par gros temps.Des débris du cargo ont été repérés à 70 miles au large de Casablanca hier.SOMALIE Loin de la caméra, la guerre est reine Il n'y a aucun soldat étranger dans la région du nord-est La Somalie fait moins la manchette que la Bosnie ces jours-ci.Mais si les phares médiatiques sont résolument tournés vers Sarajevo tout n'est pas rose pour autant dans l'ex-colonie italienne de la Corne de l'Afrique.Les affrontements entre rebelles somaliens et casques bleus sont quotidiens et la tension entre ces derniers et la population de Mogadiscio est de plus en plus palpable.Les caméras de télévision sont là pour le témoigner.Il sont cependant loin des régions où la guerre fait vraiment rage avec son JOCELYN COULON LE DEVOIR Nairobi — Comme en Yougoslavie, le même scénario se répète ici.Les media montrent des gens affamés dans une région, les organisations humanitaires arrivent suivies de soldats ou de Casques bleus.Les images font le tour du monde.Mais ailleurs, il n’y a pas de caméra.La guerre fait rage avec son cortege de morts et de réfugiés.C’est la situation qui règne dans la région du nord-est de la Somalie, entre le Somaliland «indépendant» et la zone de la coalition multinationale dans le centre et le sud du pays.La coalition a déployé ses 35 000 soldats dans un vaste territoire où la sécurité règne selon l’humeur des chefs de guerre.Mais en gros, l’aide arrive, les routes sont à peu près sûres et les armes camouflées.Dans la région du nord-est, il n’y a aucun soldat étranger.C’est pourtant dans l’une des villes principales, Bos-sasso que devait être déployés les soldats canadiens qui sont maintenant à Belet Huen.Leur mission était bien précise: assurer l’ordre pour éviter que la guerre civile ne frappe la région.«Cette mission initiale est toujours d’actualité, dit le sergent Tim Power qui s’occupe du renseignement militaire à Belet Huen.Juste au nord de notre zone, qui représente la limite du déploiement de la coalition, trois factions rivales terrorisent la région.» Les Canadiens ont alerté le Commissariat de la coalition et des discussions sont en cours pour constituer une nouvelle zone de protection.Les soldats du régiment aéroporté du Canada n’ont pas le mandat de dépasser leur zone.Mais ils passent outre.Villages visités Ainsi, ils ont commencé à faire des patrouilles au nord et à l’est de Belet Huen et ont visité des villages où aucun soldat de la coalition n’a encore mis les pieds.Ils ont atteint la région de Dusamareb pour recueillir des informations sur la situation alimentaire et sanitaire de la population et pour évaluer les forces militaires en présence.Un Canadien qui travaille à Nairobi pour les organisations humanitaires confirme que la région du nord-est aurait besoin d’un déploiement préventif pour éviter le pire.«Ce n’est pas que les gens sont affamés dans cette ré- gion — principalement à Bossasso, Garor et Bander Bella — mais les infrastructures médicales et sociales sont sur le point de s’effondrer», dit-il.Cet expert qui connaît bien la Somalie mais ne veut pas être identifié, estime qu’à moins d’une action rapide, la région va connaître le même sort que le centre et le sud du pays avant l’arrivée des soldats étrangers.Il dit que les Canadiens et d'autres Les soldats soldats devraient recevoir le mandat de se rendre à Bossasso.' canadiens «Les gens attendent la protection des soldats avant qu’il ne soit trop tard».Se- devraient Ion cet expert les habitants de la légion du nord-est ont surtout besoin qu’on re- recevoir le construise les hôpitaux, les écoles et , , qu’on installe des points d’eau.mandat de se «Pour l’instant, à part la région de rpnHrp A Dusamareb, la vie est normale dans ce rendre a territoire qui forme la pointe de la cor- D.e„aeen ne de l’Afrique, dit-il.Personne ne meure de faim.» Le docteur Alexandre Banville, un vétérinaire au service d’Oxfam-Québec à Belet Huen, est d’accord avec ce constat.Pur lui, les habitants, tant de Belet Huen que du nord-est ont besoin qu’on s’occupe de leur bétail.Certains troupeaux n’ont pas été soignés depuis deux ans.Ces troupeaux de chameaux, de chèvres, de moutons, fournissent la viande et le lait nécessaire aux nomades qui peuplent tout ce vaste territoire.Les media et les soldats font du bon travail et personne chez les ONG ne les blâment.Mais il semble urgent d’activer le processus de prévention, ce qui n’avait pas été fait pour le reste de la Somalie malgré les appels à l’aide lancé pendant la guerre civile en 1991-1992.Le leçon sera-t-elle comprise?PHOTO AP La vie de tous les jours n'est pas de tout repos à Mogadiscio où encore hier trois Somaliens ont été abattus dans des échanges de tirs PROCHE-ORIENT Arafat reprend son offensive Il cherche à obtenir des soutiens pour les Palestiniens expulsés A lger (Reuter) — Yasser Arafat s’est rendu hier en; /^Algérie dans le cadre d'une offensive diplomatique de l’OLP visant à obtenir des soutiens dans l’affaire des ! Palestiniens expulsés par Israël au Sud-Liban et à permettre la reprise du processus de paix sur le Proche-! Orient.A son arrivée à Alger, où il devait rencontrer le chef; de l’Etat Ali Kali, le dirigeant palestinien a été accueilli ' par le premier ministre Abdessalam Belaid.Alger réclame le retour de tous les 396 Palestiniens bannis.«A défaut, l’Algérie ne voit aucune utilité à la poursuite des négociations multilatérales» sur le Proche-Orient, a récemment fait valoir le ministère algérien des Affaires étrangères.Un membre du comité exécutif de l’OLP chargé du dossier des négociations de paix, Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, était pour sa part attendu à Moscou à la suite des entretiens qu’ont eus dans la semaine le ministre russe des Affaires étrangères Andrei Kozirev et le secrétaire d’Etat Warren Christopher.L’OLP, qui accuse Israël de s’être dissocié d’un ensemble de propositions avancées par Warren Christopher pour résoudre le problème des expulsés et relancer le processus de pane, redoute que les pays arabes et la Russie préconisent de nouvelles concessions, décla- ; re-t-on de source palestinienne à Tunis.Moscou et Washington, qui parrainent les pourparlers de paix, ont annoncé que les parties concernées4 étaient invitées à reprendre les discussions en avril/ Mais les négociateurs palestiniens et l’OLP craignent de perdre toute crédibilité aux yeux des habitants des territoires occupés si les pourparlers reprennent Bans' solution acceptable de l’affaire des expulsés.La centrale palestinienne a approuvé les propositions-américaines destinées à régler cette affaire et à déblo-„ quer la situation.Mais elle accuse Israël de rejeter la résolution 799 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les expulsés et de refriser toute allusion à Jérusalem dans le cadre des négociations.On s’attend que Yasser Arafat demande à l’Algérie de soutenir un appel de l’OLP en faveur de consultations!, d’urgence des pays de la Ligue arabe et d’un mini-sommet de l’Organisation de la conférence islamique: (OCD.Le porte-parole des 396 Palestiniens bannis a déclaré-hier que la proposition américaine en six points sur les expulsions et la reprise des négociations de paix ne ferait que compliquer la situation.«Nous nous préoccu-.pons d’un seul point: l’application de la résolution 799 du Conseil de sécurité», a dit Abdoul Aziz Rantisi.«Je ne vois aucune raison de compliquer cette affaire.» Par ailleurs, Osama el Baz, conseiller politique du président égyptien Hosni Moubarak, s’est rendu hier en Israël pour y remettre au premier ministre Yitzhak' Rabin un message sur la reprise des pourparlers de paix et la crise ouverte par l’expulsion des Palestiniens au Sud-Liban.t :s n> FRANCE Les socialistes vont à la bataille en victimes expiatoires Coup d'envoi de la campagne pour les législatives Paris (Reuter) — Candidatures déposées, panneaux d’affichage installés devant les écoles et mairies, la campagne officielle pour les élections législatives s’ouvre aujourd'hui, mais les jeux semblent faits en faveur de la droite.Si les écologistes ont alimenté la chronique, le seul véritable suspense porte sur le devenir LeS du «big bang» de Michel Rocard, qui se jouera après les scrutins du 21 et dirigeants 28 mars.A l’entrée de la derniere manche politiques ont de trois semaines, les sondages sont catégoriques.Le RPR et l’UDF de-1 oeil rive sur vraient obtenir une écrasante majori-ii ' oq * té absolue de plus de 400 députés sur 1 apres lo 577 pour un seuil de majorité absolue de 289.En intentions de vote, la coali-mars tion de droite RPR-UDF est sur la crête des 40 % des voix, le Parti socialiste sur celle des 20%.Les écologistes le talonnent avec un écart de 2 à 5 points.Le PC n’a plus pour horizon que la colline des 10 %, le Front national est sur le même versant Ces chiffres n’ont pratiquement pas bougé depuis deux mois et, dans cette situation figée, la campagne a été d’emblée réduite au rang de passage obligé pour des dirigeants politiques qui ont l’oeil rivé sur l’après-28 mars.Tel est le cas du président François Mitterrand qui a reconnu à plusieurs reprises qu’une deuxième cohabitation était inévitable et semble consacrer toutes ses forces à s’y préparer.Rite électoral et prochaine présidentielle Tel est le cas de la droite, dont les dirigeants veulent seulement éviter de se faire voler la campagne, leur campagne, tant est grande leur certitude de victoire.Après avoir présenté un programme de gouvernement «prudent» et évité une inflation de primaires — il y en aura moins de 80 — les dirigeants du RPR et de l’UDF ont certes sacrifié au rite électoral.Jacques Chirac se livre toujours avec autant d’intensité à l’exercice du bain de foule dont il est un virtuose, Valéry Giscard d’Estaing aligne de nouveau avec jubilation les grands exposés didactiques.Mais leur cible est avant tout la prochaine présidentielle, en 1995 ou avant Malgré la candidature de Jean-Marie Le Pen à Nice, le Front national a perdu de sa verve.Le mode de scrutin ne lui est pas favorable et il réserve ses forces car le retour au pouvoir de la droite lui permettra de mieux affirmer sa différence et de se lancer à la chasse aux «déçus».Les écologistes ont animé la chronique de la première phase du grand débat.L’air du temps leur est favorable.Leurs deux composantes — Verts et Génération Ecologie — ont conclu une entente de programme et de candidatures.Les sondages ont suivi, savamment entretenus par le mystère et le non-engagement.Le navire coule, les capitaines sont en perdition Quant aux socialistes, rongés par l’usure du pouvoir, abattus par leur incapacité à vaincre le chômage, discrédités par les affaires, ils sont allés à la bataille en victimes expiatoires.Leurs candidats s’épuisaient à défendre un bilan miné, leur navire coulait, ses capitaines étaient en perdition.Après Laurent Fabius, touché par l’affaire du sang contaminé, Pierre Bérégovoy a été déstabilisé par le prêt gratuit accepté de Roger-Patrice Pelât.C’est alors que Michel Rocard s’est senti contraint de sortir de sa réserve de «candidat naturel» à l’élection présidentielle.Il l’a fait avec l’éclat d’un «big bang».II a offert «une rupture pour accomplir une renaissance», ni plus ni moins que de remplacer le PS par «un vaste mouvement ouvert et moderne» qui regroupe communistes rénovateurs, socialistes, écologistes, centristes de progrès et humanitaires.Les candidats socialistes se sont retrouvés nantis d’un projet qui les sauvera au moins de la désespérance.Les écologistes ont bougé.Comme s’ils avaient enfin trouvé le moyen de reconnaître que leur jusqu’au-boutisme allait les réduire à la portion congrue d’une poignée de députés.La première surprise passée, le RPR et l’UDF sont restés fidèles à leur stratégie de dédramatisation «Tintamarre» a dit Jacques Chirac, «futilité microcosmienne» a jugé Raymond Barre.L’avenir dira.Mais tous les partis et dirigeants vont tout de même devoir passer un test d’importance les 21 et 28 mars.Sous leurs scores respectifs, le taux de participation dira si les Français ont repris goût à la politique ou sont toujours habités par la morosité du chômage et le dégoût des affaires.«Mode d’emploi» pour le départ de Mitterrand Pari: Jut L'opposition s'impatiente • is (Reuter) — Le secrétaire général du RPR, Alain1 Juppé, a déclaré hier que l’opposition souhaitait le dé-, part du président Mitterrand après les élections législa-; tives mais que personne n’avait trouvé le «mode d’em-j ploi».Invité du Forum RMC-L’Express, Alain Juppé a estimé* que l’intervention de François Mitterrand dans la cam-î pagne donnait plus de force à «la logique qui voudrait qu’il s’en aille».! «La logique voudrait qu’il s’en aille et nous le souhai-| tons, mais personne n’a trouvé le mode d’emploi», a-t-il* dit.Alain Juppé a fait allusion, pour les critiquer, aux interventions télévisées du président de la République, qui a répondu en direct aux questions de téléspectateurs, il y a dix jours sur France-3 et vendredi sur RFO.«Je trouve un petit peu choquant, pour quelqu’un qui se veut l’arbitre au-dessus de la melée, de s’investir à ce point dans la campagne électorale», a-t-il dit.«Ca aussi ça va peut-etre créer un climat un peu différent de celui qu’on pouvait imaginer au lendemain des élections législatives», a estimé Alain Juppé.«Si le président de la République met vraiment son autorité dans la balance et s’il est désavoué, je pense que la logique qui voudrait qu’il s’en aille prendra de plus en plus de force».Le secrétaire général du RPR a d’autre part exclu Ray-’ mond Barre, député centriste de Lyon et ancien Premier ministre, de la liste des personnalités susceptibles, selon lui, de diriger le prochain gouvernement en cas de victoF re de l’opposition.j «M.Raymond Barre s’est mis en permanence (.) en dehors des grandes formations politiques de l’opposition.Il les a vertement critiquées à tout propos», a déclaré Alain Juppé.«Nous allons, nous, formations politiques de l’opposition, gagner les élections.C’est nous qui allons les gagner.C’est les candidats du RPR et de l’UDF regroupés dans l’UPF (.) Donc il faut que le Premier ministre viennent de leurs rangs».Alain Juppé a par ailleurs qualifié de «vieille lune» l’initiative de Michel Rocard pour rénover la gauche.Le «big bang» de Michel Rocard «c’est du vent», a-t-il déclaré.«Cela consiste tout simplement a essayer de rameuter autour du Parti socialiste, qui est en voie de disparition, les débris de quelques autres formations».«Tout ça c’est un coup médiatique, mais qu’est-ce qu’il y a derrière ?Ce n’est pas une question sérieuse.i* Économisez jusqu'à 60$ par année Abaissez la température du thermostat de 22°C à 20°C quand vous êtes à la maison.ECOKILO 333-KILO a r / B 6 L E I) E V 0 I K .LE LU N DI Ier M A R S 1903 LE DEVOIR LES SPORTS HOCKEY HIER Pittsburgh 4, Washington 2 NY Islanders 7, Hartford 6 Québec 4, Ottawa 6 Detroit 3, New Jersey 6 Minnesota 6, Winnipeg 7 San José 1 .Edmonton 4 Saint Louis7, Chicago 1 LIGUE NATIONALE Vendredi Montréal 6.Buffalo 4 Vancouver 7, Winnipeg 4 NY Rangers 4, Calgary 4 Samedi Buffalo 4, Montréal 8 Hartford 5, Québec 3 Islanders 3, Philadelphie 2 B 2, Detroit 1 Ion 4, Boston 5 (P) Tampa Bay 3, Pittsburgh 3 Sawa2, New Jersey S ngers 1, Edmonton 0 San José 4, Calgary 5 Minnesota 2, Saint louis 3 Toronto 5, Los Angeles 2 Ca soir Montréal à Boston, 19h35 (TVA, TSN) Vancouver vs Buffalo Demain Detroit à NY Islanders Pittsburgh à Philadelphie Vancouver à Washington Québec à Winnipeg, 20H35 (RDS) Ottawa à San José Calgary à Los Angeles LIGUE NATIONALE 1 1 Section Adams 1 Pi g P n bp bc pts i-Montréal 65 40 19 6 270 212 86 Québec 64 35 20 9 266 232 79 Boston 62 33 22 7 248 219 73 Buffalo 62 31 24 7 272 227 69 Hartford 62 17 41 4 206 283 38 Ottawa 66 9 53 4 157 312 22 Section i Patrick Pittsburgh 64 39 19 6 260 206 84 Washington 62 32 24 6 256 223 70 Rangers 63 28 25 10 245 234 66 New Jersey 63 31 26 5 224 219 67 Islanders 63 29 28 6 259 231 64 Philadelphie 63 22 30 11 241 251 55 Conférence Campbell Sectlor i Norris Chicago 65 36 21 8 224 180 80 Detroit 66 33 29 9 280 229 75 Toronto 63 32 22 9 221 184 73 Minnesota 64 31 24 9 224 219 69 Saint Louis 66 29 29 8 223 228 66 Tampa Bay 64 19 40 5 190 241 43 Section Smythe Vancouver 62 35 19 8 265 197 78 Calgary 64 33 21 10 254 217 76 Los Angeles 63 27 29 7 246 268 61 Winnipeg 63 28 29 6 237 246 62 Edmonton 65 23 34 8 186 245 54 San José 65 8 55 2 172 323 18 LES MENEURS b p pis Canadien LaFontaine, Buf .41 73 114 b p pis Lemieux.Pit.39 65 104 Damphousse .32 50 82 Oates.Bos .36 67 103 Muller .32 50 82 Yzerman, Det .47 53 100 Lebeau.28 48 76 Gilmour.Tor.24 75 99 Bellows.30 39 69 Mogilny.But.63 34 97 Keane .13 39 52 Recchi.Phi .39 58 97 Savard.13 32 45 Turgeon.NYI.39 57 96 Schneider .13 28 41 Selanne.Win.47 40 87 Desjardins .12 25 37 Bure, Van 49 37 66 jStevens, Pit .46 40 86 Nordiques Hull.StL .44 41 85 b p pis fcobitaille.LA.40 45 85 Sundin .32 51 83 'Jlnney, StL .17 68 85 Sakic 41 39 80 «aller, Mon.32 51 83 Nolan 32 36 68 Sèndln, Qui.32 51 83 Ricci 23 45 68 floenlck, Chi.34 48 82 Duscbesne 16 52 68 Damph'se, Man J2 41 81 Kovalenco 18 33 51 Satie.Qui .41 39 80 Young .22 25 47 a Première période 1.Québec, Pearson 6 2:44 2.Québec, Kovalenko 19 (Ricci, Tatarinov) 7:50 (an) 3.Ottawa, Dineen 2 (Baker) 18:27 (an) Deuxième période 4; Ottawa, McBain 6 (Peluso, Rumble) 4:47 Ottawa, Freer 10 (Shaw) 9:53 (dn) ®, Troisième période Bi Québec, Sundin 33 (Duchesne, Ricci) 0:49 7 Ottawa, Kudelski 21 (Murphy) 10:59 fl; Québec, Pearson 8 (Kovalenko) 15:59 Si Ottawa, Baker 15 (Maciver, Kudelski) 19:24 (an) 1Ô.Ottawa, Hull 919:59 (an) (fd) Tirs au but lébec 19 10 10 — 39 iwa 8 7 10 — 25 irdlena — Québec: Cloutier (P,0-1-1); Ottawa: lorkiewicz (G,7-37-3).ntages numériques — Québec: 1-6; Ottawa: 3- r ¦Arbitra — Mike McGeough.Juges de lignes — Bob Wodges, Mark Pare, Aaalstance — 10500.E N BREF ?VICTOIRE DE •MALEEVA-FRAGNIERE • • • Xinz, Autriche (AP) — La Suissesse •Manuela Maleeva-Fragnière, deuxiè-•me tête de série, a profité du forfait île la première favorite, l’Espagnole Conchita Martinez, pour remporter la finale du tournoi de tennis de Linz, &n Autriche.Maleeva-Fragnière mettait une manche à zéro et 1-0 dans la ¦deuxième quand Martinez a abandonné en raison d’une forte grippe.(< ÿARRYD EFFACE NOVACEK •i {Rotterdam (Reuter) — Le Suédois jAnders Jarryd a remporté la finale ' !du tournoi de tennis de Rotterdam.{En finale, Jarryd a vaincu le Tchèque $arel Novacek, septième tête de série, en deux manches de 6-3 et 7-5.FERNANDEZ S’IMPOSE À INDIAN WELLS Indian Wells (Reuter) — L’Américaine Mary-Joe Fernandez, tête de série numéro un, a remporté hier le tour- .;noi de tennis d’Indian Wells, doté d’un enjeu de 375 000 dollars, en dis-‘posant de la Sud-Africaine Amanda jCoetzer, tête de série numéro 4, en trois sets de 3-6,6-1 et 7-6 (&6).SKI — SUPER- G Carole Merle «dopée» par Morioka ASSOCIATED PRESS ET PRESSE CANADIENNE Veysonnaz, Suisse — En remportant sa 21e victoire en Coupe du monde hier lors du Super-G de Veysonnaz, Carole Merle a confirmé sa S' : forme actuelle et «tracté» sur um Régine Cavagnoud, la «petite dernière» de La Clusaz qui a à nouveau concrétisé son potentiel en prenant la troisième place derrière l’Autrichienne Anita Wachter.Récente médaillée d’or en géant lors des championnats du monde au Japon, Merle a renoué avec ses premières amours.Vainqueur des Quatre derniers Globe de cristal ans la discipline, médaillée d’argent à Albertville, la championne du Su-per-Sauze n’avait pas remporté un Super-G cette saison, avant de s’im- BASEBALL Les jeunes vont en suer un bon coup Felipe Alou doit être exigeant faute de vétérants MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE West Palm Beach — Les jeunes joueurs des Expos en ont sué un coup encore une fois hier au camp d’entraînement et Felipe Alou a bien l’intention de maintenir le même régime au cours des prochains jours.Il n’a pas vraiment le choix: les jeunes joueurs doivent apprendre.Alou est bien conscient qu’il y a peu de vétérans au sein de son équipe et qu’il faut qu’on enseigne toutes sortes de choses aux recrues.«Il nous faut être très prudents, a dit Alou.Nous avons beaucoup de jeunes joueurs et c’est la raison pour laquelle le camp d’entraînement est si important pour nous cette saison.«Nous devons constamment interrompre l’exercice pour expliquer aux jeunes pourquoi nous faisons tel- poser sur la superbe piste de l’Ours, avec 39 centièmes de seconde d’avance sur Wachter toujours leader de la.Coupe du monde (avec 190 points d’avance sur Merle).Kerrin Lee-Gartner, de Calgary, a terminé au sixième rang.Nancy Gee, de.Niagara Falls, a été la seule autre Canadienne à compléter l’épreuve se classant un lointain 38e.Kate Pace, de North Bay, et Michelle Ruthven, de Vancouver, ont raté des portes et ont disqualifiées.«Je suis rentrée fatiguée et psychologiquement-nettoyée de Morioka», a souligné Merle qui a signé ainsi sa troisième victoire en Coupe du monde cette saison (succès à Ma-ribor et Cortina en géant).«Pour la première fois cette saison, j’ai été très agressive dans un Super-G, et je n’ai pas commis de fautes.» Si certains champions connaissent souvent la décompression après une grande victoire, pas Merle.«Quand je K e, j’ai immédiatement envie d’al-l’entraîner à nouveau», déclare la Française de 29 ans, comme «dopée» par son titre du géant a Morioka.Confirmation pour Mçrle, révélation pour Cavagnoud.A 22 ans et demi, Régine a «explosé» ce weekend sur les pistes techniques de Veysonnaz: quatrième de la première descente, deuxième de la seconde samedi derrière l’Autrichienne Anja Haas, puis troisième du Super-G.Longtemps considérée comme «la championne des descentes d’entraînement», Cavagnoud vient de franchir un palier important pour sa troisième saison en Coupe du monde.Avant sa quatrième place vendredi, elle n’avait jamais fait mieux que sixième en Coupe du monde lors de la descente de Vail en 1991.Et hier, elle a devancé pour la troisième place l’Italienne Deborah Compagnoni, championne olympique du Super-G.Reste une victoire que Cavagnoud pourrait signer dès le week-end prochain à Morzine, siège d’une descente et d’un Super-G de Coupe du monde.L’exploit en descente serait historique puisque le palmarès tricolore reste vierge depuis 11 ans.Pour Merle, l’objectif est plus que jamais le, titre général de Coupe du monde.A son désavantage, elle ne dispute pas les combinés comme l’Autrichienne Wachter.«J’ai trois disciplines où je peux prendre des points (descente, Super-G, géant)», remarque Merle qui, sans pression, prendra les courses «les unes après les autres».PHOTO AP Felipe Alou mentionne qu’il a été surpris par l’attitude de certains «jeunes vétérans» de l’équipe.Leur façon de faire a changé cette année et il croit que des gars comme Larry Walker, qui s’amusait hier avec une caméra, sont prêts à s’impliquer davantage.Mais l’entraîneur devra surtout compter sur les recrues cette année.le ou telle chose.On les fait trimer dur et il faut prendre le temps de leur expliquer pourquoi.«Chaque exercice, chaque jeu sont exécutés dans un but précis.Tout ce qu’on fait a du sens.On veut que certains gestes deviennent naturels, répétitifs.L’an dernier, nous avions Tim Wallach.Nous n’avions pas besoin de tout lui expliquer.Il avait déjà tout vu en 12 ans au troisième coussin.Ce n’est pas la même situation avec Sean Berry ou Frank Bolick.» Et les'leaders Avant le début du camp, Alou avoue qu’il s’inquiétait un peu de l’exode des vétérans.Il se demandait qui pourraient devenir des leaders au sein de cette équipe.Après quelques jours seulement à l’entraînement, il ne se fait plus de soucis.«Le leadership, c’est de savoir quoi faire pour permettre à l’équipe de gagner, être capable de l’expliquer, le transmettre et surtout être capable d’aller sur le terrain et de bien l’accomplir.Je vois un gars comme Dennis Martinez qui pourrait être un bon exemple.Il ne s’agit pas seulement d’avoir de l’expérience.Des gars qui sont sur leur retour ne sont pas nécessairement de bons leaders.Il faut aussi avoir encore le talent.Cette situation ne m’inquiète pas du tout.» Alou mentionne qu’il a été surpris par l’attitude de certains «jeunes vétérans» de l’équipe.Leur façon de faire a changé cette année et il croit que des gars comme Larry Walker, Marquis Grissom, Delino DeShields sont prêts à s’impliquer davantage.«En regardant un peu partout, j’ai vu des changements, a dit le gérant.Je vois plus de maturité chez certains joueurs.Les gars semblent plus à l’aise, plus sûrs de leurs moyens.«Les gars n’ont pas peur de parler, de donner leur idée.Cela s’est produit déjà deux ou trois fois déjà.J’aime bien voir cela.» Un gars comme DeShields se plaignait l’an dernier qu'on mettait trop de pression sur les épaules des jeunes joueurs chez les Expos.Cette saison, il sera un des jeunes vétérans sur qui Felipe Alou devra compter.Ainsi va la vie au sein de cette équipe.Il faut vieillir rapidement.JEUX DU QUÉBEC L’Abitibi roule à fond Domination dans le junior B RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Baie Commeau — Quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre.Les deux athlètes de l’Abitibi-Témisca-mingue dominent le ski de fond dans le junior B.C’était au tour hier de Sacha Bergeron d’avoir le meilleur sur Manuel Banos lors de la deuxième journée des Jeux du Québec.Bergeron, de Rouyn, a réussi un chrono de 30:40.60 pour devancer son éternel rival par six secondes et 10 centièmes dans le 10 km libre.La veille, Banos, de Val d’Or, avait remporté le 10 km classique devant Bergeron.Les deux athlètes de l’Abitibi-Témiscamingue ont commencé à faire du ski de fond à 4-5 ans et ce sont de bons copains.hors des pistes.«On est des super-copains mais en compétition, disons qu’il y a une saine rivalité», a dit Banos.«On se classe toujours 1 et 2 ou 2 et 1», a renchéri Bergeron.Agé de 16 ans, ils font partie de la relève canadienne en ski de fond.«On va sûrement continuer.Pierre Harvey a montré qu’il était possible pour un Québécois d’avoir du succès en ski de fond au niveau international.» Deux Isabelle, Asselin et Boies, des athlètes de la région de Québec, ont récolté des médailles d’or en ski de fond dans le 5 km libre, junior et juvénile.Benjamin Doyon, de Québec, a remporté le 5 km juvénile libre et Kevin Plante, de la Côte Nord, a gagné le 3km libre midget.Le Québec a récolté 15 médailles sur une possibilité de 36 en ski de fond lors des deux premières journées.Une dernière épreuve, le relais libre, sera présenté ce matin.Québec, qui domine la 28e finale, a franchi le cap des 50 médailles grâce à une.récolte de 12 médailles en gymnastique.A lui seul, Martin Bordeleau a obtenu six médailles, cinq d’or et une de bronze, et Vincent Mongeon cinq, trois d’argent et deux dé bronze, dans la catégorie argot.Yannick Blackburn, du Saguenay Lac-Saint-Jean, a pris la troisième place au combiné.Une surprise a été enregistrée en plongeon alors que Cynthia Tassé, de laval, une fille de 11 ans qui était inscrite, chez les 12-13 ans, a touché l’or du tremplin de 1 mètre.Elle a devancé Virginie Hétu-Brisebois, de Montréal.r; Isabelle Asselin, de la région de Québec, a remporté la médaille d’or en ski de fond chez les junior B.La région a récolte quatre des six médailles d’or disponibles hier dans cette discipline.G I L L E S - C .; MARCOTTE ?il 1 J Sueurs sous les palmiers ' Il faudra prendre les] Expos au sérieux r j Attention, du sérieux, du: très sérieux ici! C’est, déjà le temps: vous pouvez commencer tran-j quillement à cracher; dans vos gants, elle s’en vient, bien; en avance sur l’hirondelle, la saison! de la balle au camp., i1 Que voulez-vous, ainsi va la vie.Je sais, je sais.On est encore loin1 d’avoir donné nos derniers coups dè* pelle.Pourtant la grosse machine du; baseball s’est bien mise en marche., Les photos des grosses vedettes,, relaxes et désinvoltes, mortes de rire, sous les palmiers, (Barry Bonds,• 7 millions par année à San Francis-1 co) commencent à courir sur les fils1 des agences des presse.Sur l’herbe; et dans la poussière de West-Palmi Beach notre capitale para-tropicale, et un peu partout en Floride, lefe1 suaves millionnaires, un peu plus' gras de ce que l’hiver a mis dans leur panse, suent gentiment, ques-j tion de perdre un brin d’embonpoint' et de retrouver les réflexes.• • Voici que les prénoms exotiques; refont surface: Delino, le jouéur de deuxième but.Felipe: le gérant do» minicain, le premier de sa patrie ài occuper un poste d’une telle envergure au basebal majeur.Son enfaipj Moises, qui joue à vache pour un risible 200 000 $.Il a fait la grève.,.; pendant deux heures, pour siginifiér qu’il trouverait plus équitable d’avoir un 50 000 $ de plus.D’accord.Puis il y a l’ineffable Marquis, qui joue à vache aussi, pour un million et demi' Marquis, la plus rapide des gazelles des Expos a déjà commencé à: geindre parce qu’il gagne juste Urt million et demi, soit un million et demi de moins que le Canadien Lar-> ry Walker, de Vancouver, vache étoV le, capable de courir vite lui aussi, d’attraper à peu près tout ce qui atte-rit dans son bout de champ, de lan-> cer avec force, de frapper avec forcèj 23 circuits la saison dernière.-t j Marquis n’y trouve pas son compte.Le petit costaud d’Atlanta bâti à la Ben Johnson, 25 ans, père d’un enfant, champion voleur de buts la saison dernière, et même de l’autre avant, est d’abord payé pour ce qu’il a dans les jambes et il en a fait la démonstration.Un million et demi.Pas content, Marquis.Tu dérailles, moi; brave, mais pas grave, on passe l’éponge.Il n’y pas d’amour, paraît-il, sans pardon.Mais quand même Marquis, arrête de faire le con et commence pas à foutre le bordel un mois avant le début de la saison.Surtout qu’une grosse saison de balte' s’annonce en ville.¦ » ; Aussi bien regarder les choses en face tout de suite: oui, une grosse saison de balle est en train de s'ourdlr sous le soleil de West PaJtjJ Beach.Ces jours-ci, quand la nuit avance dans la lagune, que Iqs joueurs sont supposés dormir .à poings fermés, épuisés par leur jolfr' née de travail, les membres de l’état major des Expos, y compris le prç^i; dent Brochu, parlotent et complotent; Et rêvent.Pas tout à fait en couleur; Ils se disent que pour fêter leur quart de siècle à Montréal, les Expos pourraient faire cadeau d’un championnàf à leurs partisans et qui sait, tant qu’à faire, se rendre jusqu’aux Séries mondiales.La rengaine n’est pas nouvelle bien sûr.Voyons voir un peu.D’abord, du calme.L’entraînement pré-saison débute à peine.Trop tôt, manifestement, pour supputer sérieusement.Il y a des points d’interrogation, au champ intérieur principalement, auxquels les réponses ne viendront pas vraiment avant juillet, à la pause du match des étoiles.Ce qu’on peut déjà avancer par ailleurs, c’est clair, c’est unanime: il n’y a pas dans tout le baseball majeur un champ extérieur comparable à celui des Expos cètte année.Le longiligne Dominicain Alou dans la gauche, le sprinter Américain Grissom au centre, le très solide Canadien Walker dâns la droite: jeunesse, rapidité, puissance.Un trio capable de faire beucoup de bruit, genre aux alentours de 75 circuits et 150 buts volés à eux trois seulement.Une menace à chaque match.Mais: jeunes.Et c’est là qu’intervient papa Felipe.Celui qui tient les guides.La clé majeure du trousseau cette saison.Il s’est imposé en douceur, en remplacement d’un nommé Runnels, congédié au début de la saison dernière.Mais on peut s’attendre à ce 2ue Felipe garde un fouet à portée e la main.Question de remettre à l'occasion les enfants gâtés sur leurs rails.Comme Marquis, par exemple.v 4 *
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