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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-02-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X XXIV, n o 4 O M (I X T H K A I.I.K .1 E 1’ I) I I S Y Y.V R 1ER I !» !) 4 (i r» o T 1* s t v g T o r o n t o S 5 e PERSPECTIVES La langue fourchue Chantal Hébert Sur sa nouvelle version de la réforme de l’assurance-chômage, le gouvernement ne tient pas le même langage pour le Québec que pour le reste du Canada.Il y des jours où le beurre s’entête à salir les mains des gouvernements tandis que l’argent du beurre leur glisse entre les doigts.C’était le cas hier alors que les conservateurs fédéraux tentaient désespérément de faire passer deux messages contradictoires, l’un au Québec, le second dans le reste du pays, sur leur controversé projet de loi sur l’assurance-chômage.Ils voulaient persuader l’Ouest canadien que le gouvernement n’avait pas plié, mais faire croire au Québec qu’il avait tenu compte des protestations des citoyens.La lecture des journaux d’hier suggère que le gouvernement a obtenu l’effet éxactement contraire.Il a flanché aux yeux du Canada anglais, mais n’a pas bougé aux yeux des québécois.Tel que prévu, Ottawa a saisi les Communes d’une version revue et corrigée du bill destiné à réduire ses dépenses d’assurance-chômage.Le projet de loi C-113 reprend pour l’essentiel les dispositions du mal-aimé bill C-105.Par exemple, à moins d’avoir fait la preuve qu’ils n'avaient aucun autre choix, les travailleurs qui quittent volontairement leur emploi n’auront toujours plus droit à des prestations.Cependant, les corrections au texte original étaient tellement nombreuses qu’elles ont justifié la rédaction d’un nouveau texte.En plus d’énoncer plus explicitement les raisons qui pourraient être jugées valables pour justifier de quitter un emploi, le gouvernement promet entre autres de donner le bénéfice du doute aux chômeurs lorsque les versions d’un patron et d’un employé ne concorderont pas.Entre virage et volte-face, les ténors du gouvernement sont restés en panne au moment de s’expliquer.«Il faudra être un lecteur diligent pour trouver des différences entre les deux bills», a ainsi longuement expliqué le leader parlementaire du gouvernement Harvie André.Ce nouveau bill se résumerait-il à une opération purement cosmétique?lui-a-t-on demandé.«C’est ce que je pense.», a-t-il répliqué sans hésiter.Quelques minutes plus tôt, son collègue président du caucus du Québec et quasi homonyme André Harvey avait pourtant soutenu le contraire.Niant vigoureusement que son gouvernement ait produit un projet de loi revu «pour la forme», le député de Chicoutimi a affirmé qu’il répondait à la plupart des objections soulevées par ses critiques.«L’élément fondamental était de sécuriser nos concitoyens.La très grande majo-Les rité de mes collègues sont rassu- rés par les changements», a fondations de conclu M.Harvey.En fait, les Harvey et André la chaumière étaient les deux faces d’une même ,.pièce de monnaie politique, conservatrice Pour consommation hors-Qué-, bec, le gouvernement Mulroney craquent entend en effet projeter l’image «nins le nnirte d’un gouvernement ferme, sous le poias Accusé du haut de plusieurs tri- jjgg bunes canadiennes-anglaises de chouchouter le Québec, il voudrait contradictions éviter que ne se répande l’impression qu’il a cédé du terrain en réponse à des pressions qui émanent principalement du Québec.Surtout, il a conçu les changements à l’assurance-chômage avec le Reform Party en tête.Plusieurs députés conservateurs de l’Ouest sont même convaincus que ces mesures ont contribué largement au plafonnement actuel de la popularité du parti de Preston Manning.Entretemps, au Québec, où les conservateurs sont confrontés à une vaste mobilisation contre le projet, le gouvernement aurait voulu redorer son blason en donnant une impression de flexibilité.Par la même occasion, il tente de sortir ses propres députés du pétrin en leur donnant une raison d’expliquer qu’ils appuieront désormais le projet que certains d’entre eux dénonçaient encore la veille.Cette partie de l’opération semble à peu près réussie.Deux députés conservateurs, Guy St-Julien et Jean-Pierre Blackburn, ne se sont pas encore résolus à appuyer le projet de loi C-l 13.Mais tous leurs autres collègues semblent maintenant en avoir pour leur argent.«Je me sens sécurisé», affirme ainsi le député de Beauce Gilles Bemier.Par contre, malgré les vaillants efforts des Harvey et André, l’opération de presse a raté le coche.Hier, à l’extérieur du Québec, les médias ont d’abord rapporté, souvent à la «une», que les conservateurs reculaient sur l’assurance-chômage.I)u même souffle, les partis d’opposition se sont d’abord réjouis d’avoir arraché un nouveau bill au gouvernement avant de décider qu’il n’avait de nouveau quç l’appellation.A l’inverse, la presse québécoise a surtout rapporté que le gouvernement maintenait sa position sur le fond.Ce n’est pas la première fois que le gouvernement se fait prendre au piège du verre à moitié vide ou à moitié plein.C’est exactement la réaction qu’avait provoquée le défunt accord de Charlottetown, jugé trop généreux pour le Québec dans le reste du Canada et pas assez au Québec.Pour plusieurs, ces tensions augurent la fin de la ' coalition Alberta-Québec sur laquelle Brian Mulroney a bâti ses deux victoires électorales.Chose certaine, hier à Ottawa, on entendait les fondations de la chaumière conservatrice fédérale craquer sous le poids des contradictions.INDEX Actualités .A2 Idées ,A7 Agenda culturel .B7 I/' Monde ,B3 Annonces classées B4 Montréal .A3 Avis publics .B2 Mots croisés.B4 Météo Culture .B8 Politique .A4 Ciel variable Economie „.A5 Société .H1 Max.: -12 Editorial ,.A6 Sports ,B6 Détails en B2 CULTURE La course aux Oscars est ouverte PAGE B-8 .il SOCIÉTÉ Le retour du surnaturel ou le charme discret de l'au-delà PAGE B-l IDÉES Des Prix Nobel à la défense d’Aung San Sun Kyi PAGE A-7 Côté change de ton Sur le dossier de l’Hôtel-Dieu, il annonce : ¦ qu ’il veut discuter avec les opposants M que les travaux sont reportés MICHEL VENNE ET PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le ministre de la Santé Marc-Yvan Côté a décidé de reporter le début des travaux de construction du nouvel Hôtel-Dieu à Rivière-des-Prairies, qui étaient prévus au printemps.Semblant avoir changé de stratégie, le ministre se dit maintenant prêt à se rendre à Montréal pour discuter avec les groupes qui s’opposent à son projet de déménager l’hôpital.M.Côté a fait ces déclarations à la sor-tiedu conseil des ministres à Québec hier, au lendemain de la publication d’une étude parrainée par la coalition des opposants au déménagement (dont la Ville de Montréal et la Chambre de commerce), étude indiquant qu’il en coûterait moins cher de rénover et d’agrandir sur son site actuel le vieil hôpital.Alors qu’en décembre dernier le ministre prévoyait le début des travaux du nouvel hôpital entre avril et juin 1993, il a déclaré hier qu'il «semblait évident qu’ils ne débuteront pas au printemps».Mais il ne faut pas s’y méprendre.M.Côté estime qu’aucun fait nouveau n’a été porté à sa connaissance qui l’inciterait à modifier la décision du gouvernement.La proposition des opposants au déménagement prévoit, par l’ajout de nouveaux bâtiments sur les stationnements actuels, la construction d’un véritable centre hospitalier universitaire au centre-ville de Montréal, qui respecterait le patrimoine et qui serait réalisé en cinq ans.Le projet prévoit aussi la construction d’un nouvel hôpital de 300 lits dans l’est de Montréal, une solution que le ministre de la Santé rejette pour deux raisons: il y a déjà trop de lits sur l’île de Montréal, soutient-il, et la construction d'un autre hôpital ajouterait ad vitatn aetemam une VOIR PAGE A-8 : HÔTEL-DIEU ! ! PHOTOS JACQUES GRENIER Les Montréalais voient surtout de l’Hôtel-Dieu le dôme qui surplombe l’ensemble de la construction.Ce qu’ils connaissent moins cependant, ce sont les fresques qui ornent le plafond de cet élément architectural.Ces peintures datent de la construction même de l’édifice en 1859.John Held, un artiste londonien en est l’auteur.Elles ont été nettoyées et redorées en 1967.Ci-dessus, un détail des fresques représentant le Père éternel.Clinton taxe la consommation d’énergie Le président mise sur la compréhension des Américains D’APRES AP ET AFP Washington — l^e Jour J de Bill Clinton, marqué hier par son premier discours sur l’état de l’Union, a provoqué la controverse sur la colline du Capitole qui abrite le Congrès.Les hausses de taxes et d’impôts qu’il a annoncées ont suscité l’hostilité des sénateurs et représentants républicains, et même les réserves de certains démocrates.Mais l’humeur du public américain est plutôt à la compréhension envers le nouveau président qui doit affronter un déficit astronomique.Bill Clinton a donc déposé hier soir un plan économique impliquant une hausse d’impôts ou de taxes pour tous les contribuables gagnant plus de 30 000 dollars par année.Mais ce sont surtout les nouvelles taxes à la consommation sur l’énergie — essence, mazout, électricité — qui devraient frapper le plus les classes moyennes américaines.Selon les chiffres préliminaires diffusés juste avant le discours de Clinton —une adresse de 25 minutes devant les deux chambres réunies du Congrès — la hausse de l’impôt sur le revenu devrait toucher plus particulièrement les familles gagnant plus de 140 000 dollars par année et n les particuliers au revenu supérieur à T 115 000 dollars.Les nouveaux reve- Les taxes Slir nus produits parties hausses d’impôt de- la vraient, selon la Maison-Blanche, se chif- consommation frer à 126,3 millliards ,,, de dollars de 1993 à d energie 1998.Les taxes à Hpvraîpnt l’énergies devraient, aevraieni elles, générer 71,4 mil- fVannpr 1p liards de dollars de ie 1994 à 1998.Plusieurs membres du gouvernement américain ont classes tenté hier d’atténuer les craintes des moyennes classes moyennes américaines face à ces mesures économiques.«On parle beaucoup de ce que la classe moyenne va devoir payer.En fait, elle ne paiera pratiquement rien», a affirmé le secrétaire adjoint au Trésor Roger Altman.La Maison-Blanche avait indiqué mardi que le plan économique de M.Clinton affecterait tous les Américains gagnant plus de 30 000 dollars par an.M.Altman a expliqué hier que la nouvelle taxe sur l’énergie coûtera environ 10 dollars par mois aux contribuables gagnant moins de 75 000 dollars par an.Le secrétaire au Travail Robert Reich a estimé pour sa part que si «tout le monde allait être un peu nerveux» au début, le public soutiendrait le progamme de M.Clinton lorsque les gens «comprendront que chaque Américain sera amené à contribuer» à l’effort commun.Enfin, le secrétaire au Trésor Lloyd Bentsen a indiqué que le gouvernement s’attendait à un intense effort des groupes de pression contre son programme éco- VOIR PAGE A-8 : CLINTON plus les L’histoire commence à donner raison à Wang Dan Pékin libère les étudiants dissidents de juin 89 Le gouvernement chinois a annoncé hier la libération des derniers étudiants dissidents emprisonnés à la suite de la répression du Printemps de Pékin, en juin 1989.Parmi eux figure l’étudiant en histoire Wang Dan, alors leader du mouvement de contestation universitaire.Notre collaboratrice était dans la capitale chinoise en mai 1989, où elle avait interviewé M.Wang.Voir aussi nos infomations page B-3.« J Ï’IIOTO AI’ Wang Dan menant la foule pendant le Printemps de Pékin de 1989.ALEXANDRA SZACKA COLLABORATION SPÉCIALE e n’ai pas peur car je lutte pour la démocratie dans ce pays et c’est une cause juste.Je cours peut-être le risque d’être arrêté et de passer plusieurs années en prison, mais l’Histoire me donnera raison.Je le sais, j’étudie l’histoire.» Ainsi parlait Wang Dan, jeune leader de l’Union autonome des étudiants chinois, avec qui nous avions passé une journée en cet historique mois de mai 1989, au coeur du Printemps de Pékin.Mais l’histoire a commencé par donner raison à ses bourreaux.Arrêté le 2 juillet 1989, un mois après le massacre de la place Tiananmen, Wang Dan fut condamné à 4 ans de prison pour «propagande contre-révolu- VOIR PAGE A-8 : L’HISTOIRE t A 2 I.E I) E V 0 I K LE JEUDI 18 FÉVRIER 9 9 3 LES ACTUALITES Les Mohawks laissent tomber Malenfant Le conseil de bande de Kahnawake soutient ne pas avoir l'argent demandé PRESSE CANADIENNE Le conseil de bande de Kahnawake a décidé de mettre fin aux «négociations» avec Raymond Malenfant pour le rachat de l’édifice Raycom, à Montréal, et du Manoir Richelieu, à Pointe-au-Pic, a-t-on appris hier.C’est lors d’une réunion qui a eu lieu mardi soir que le conseil de bande et le chef Joe Norton ont décidé de clore ce dossier.Le conseil de bande soutient qu'il n’a pas l’argent demandé par Raymond Malenfant pour la prise de possession des deux propriétés pour lesquelles l’homme d’affaires québécois réclame plus de 50 millions$.«Le seul argent dont les Mohawks disposent est celui qu’ils reçoivent du ministère des Affaires indiennes», a-t-on indiqué.Les pourparlers entre Raymond Malenfant et les Mohawks ont été engagés il y a trois semaines alors que deux «émissaires» de l’ex-hôtelier ont rencontré le chef Norton à deux reprises.La troisième et dernière rencontre a eu lieu jeudi dernier, à Montréal, en présence de Raymond Malenfant lui-même.En plus de ne pas disposer de l’argent réclamé pour la transaction, les Mohawks soutiennent qu’ils ne savaient pas qui était Raymond Malenfant quand ils l’ont rencontré jeudi.C’est seulement lorsque ces négociations ont fait les manchettes dans les médias qu’ils ont découvert que M.Malenfant jouissait d’une grande notoriété.Par ailleurs, l’homme d’affaires connaît d’autres déboires: le motel Universel, de Sainte-Foy, est à son tour en faillite.Le premier établissement construit par Raymond Malenfant doit être mis en vente aujourd’hui, en même temps que tous les actifs lui appartenant.Le motel Universel avait jusqu’ici échappé à la faillite car il s’agissait d’une entité distincte sur le plan juridique.La Caisse populaire Laurier avait toutefois pris possession de l’établissement peu après que la cour eut confirmé la faillite personnelle de M.Malenfant.Les pourparlers entre Raymond Malenfant et les Mohawks auront duré trois semaines.PHOTO ARCHIVES L’affaire John Kordic L’enquête du coroner tourne au vinaigre ANDRE BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — L’enquête du coroner sur les causes et les circonstances de la mort du joueur de hockey John Kordic a tourné au vinaigre, hier, à l’hôtel de ville de Sainte-Foy, quand les audiences ont été ajournées prématurément par suite d’une menace de requête en évocation du coroner Gérald Locas présentée par l’un des avocats.Me Gratien Boily, qui représente la Corporation du transport ambulancier du Québec métroplitain (CTAQM), a en effet vivement réagi à un quatrième refus du coroner d’autoriser la production d’un document, en l’occurrence la feuille de temps du policier Martin Bussières, de la Sûreté de Québec, lors des événements tragiques survenus dans la soirée du 8 août 1992 dans un motel de l’Ancienne-Lorette.«Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase», a-t-il confié aux journalistes après l’ajournement de l’enquête jusqu’au 29 mars.C’était la quatrième fois que le coroner refusait le dépôt de rapports de policiers sur cet événement.«Je verrai dans les prochains jours si je dépose cette requête en évocation qui a pour objet de permettre à la Cour supérieure de réviser les décisions du coroner et d’établir si ce dernier a outrepassé sa juridiction.» Depuis quelques jours déjà, on sentait une tension dans la salle du conseil de ville de Sainte-Foy où se déroule l’enquête alors que, de part et d’autre, les avocats soulevaient des objections lors de l’interrogatoire des policiers.Et, encore hier matin, quelques minutes après le début de la séance, les avocats Paul Bouchard (de la famille Kordic) et Robert Deblois (de la police de Québec) se sont vertement enguirlandés.Me Bouchard venait de se voir refuser l’autorisation d’avoir accès au calepin de notes du policier Bussières et lança: «C’est curieux comme il y en a qui ont peur de mettre de l’avant des faits matériels».Cette remarque a fait bondir l’avocat de la police.«Personne ici n’a peur et cherche à cacher quelque chose», a hurlé Me Deblois.Le coroner Locas a dû intervenir une nouvelle fois pour tâcher de calmer les esprits.Dans tout ce climat de méfiance, le coroner a pris la décision, après une suspension de 30 minutes, à 15 heures, de mettre fin pour le moment à l’enquête «afin de diminuer la tension après plusieurs jours de travail intense, de permettre à Me Boily un délai raisonnable afin de prendre une décision éclairée sur son projet de déposer une requête en évocation et, enfin, d’enlever ce sentiment d’inconfort à Me Jean-Guy Picard (représentant le coroner) et à Me Deblois, qui voient dans tout cela un scénario bien monté».Avant l’interruption de l’enquête, l’agent Martin Bussières répondait une deuxième journée aux questions des avocats.Il a en particulier fait face à plusieurs interrogations sur «la technique du genou» appliqué au haut du dos de John Kordic.C’est le policier Bussières qui maintenait le genou sur l’omoplate droite de Kordic, étendu par terre sur le ventre dans la chambre du motel alors que les policiers tentaient de le maîtriser.L’agent de cinq pieds et onze pouces et 220 livres a dit qu’il avait appris cette technique lors de ses études à l’Institut de police de Nico-let «comme moyen de neutraliser une personne qui résiste».Il a expliqué qu’il n’avait pu exercer longtemps une forte pression au bas du cou de Kordic puisque celui-ci bougeait constamment.Nouvelle adresse Le Centre d'emploi du Canada Centre-Ville / / DEMENAGE À compter du mardi 2 mars 1993, le Centre d'emploi du Canada Centre-Ville, situé au 2085, rue Union, offrira tous ses services ù l'adresse suivante: 1001, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4P9 TéL: emploi - 283-4444 assurance-chômage - 496-1101 Veuillez prendre noie que le Centre sera fermé le lundi 1er murs.çjnploymcntand |+| BS&rfC"- —,,onC Canada La Legion d’honneur pour Bombardier PHOTO PRESSE CANADIENNE DENISE Bombardier a reçu la Légion d’honneur des mains de François Mitterrand hier lors d’une cérémonie sous les lambris de la salle des fêtes de l’Élysée, la résidence officielle du président de la République.La chose a grandement ému la fougueuse journaliste, qui a vécu «la plus belle journée de (sa) vie».Il faut dire que le chef de l’État français n’a pas lésiné sur les compliments, décrivant notamment Denise Bombardier comme «le trait d’union le plus vivant qu'il y ait entre nos deux pays», rappelant qu’elle était une «passionnée» du français, une langue, a-t-il pris le soin d’ajouter, «qu’elle parle bien».Une coalition de groupes environnementaux demandent des amendements à la loi 61 LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Une coalition provinciale, formée pour l’instant de 26 groupes environnementaux et sociaux d’horizons divers, demande à Québec d'amender la loi 61 sur la façon d'évaluer les impacts environnementaux avant même que cette loi n’entre en vigueur parce que, disent-ils, elle constitue un «recul majeur» au plan social et environnemental.La coalition, qui regroupe plusieurs des principaux groupes québécois comme l’Union québécoise pour la protection de la nature (UQCN), Greenpeace, Enjeu Jeunesse et la Fédération québécoise de la faune (FQF), entend élargir son audience au cours des prochaines semaines.Elle veut sensibiliser le public, les institutions et le gouvernement aux effets «pervers» de cette loi qui devait, en principe, améliorer le régime d'évaluation des impacts.La coalition avait par ailleurs reçu l’appui de trois personnalités du milieu environnemental, MM.André Beauchamp, ancien président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), M.Peter Jacobs, un professeur de Montréal responsable d’une partie de l’évaluation du dossier Grande-Baleine, et de M.Harvey Mead, ancien sous-ministre au développement durable au ministère de l’Environnement.La coalition, qui est en pourparlers avec d’autres organismes, entend intensifier sa pression pour stopper à tout le moins le projet de règlement sur l’évaluation environnementale, que M.Paradis a divulgué en décembre au moment où il faisait adopter son projet de loi par le recours au bâillon parlementaire.La coalition entend même porter le débat du côté américain, au besoin, où plusieurs législatures et groupes de pression s’intéressent à la valeur de nos mécanismes d’évaluation des impacts environnementaux.Le président de l’UQCN, M.Pierre Gosselin, a d’ailleurs précisé au DEVOIR qu’il avait été récemment contacté par le Consulat américain, qui voulait connaître son analyse sur la question.Pour la nouvelle coalition, la plus importante depuis celle formée en 1986 pour défendre le droit d’accès universel en matière de contaminants, la loi 61 diminue le rôle des citoyens en matière d’environnement, réduit le pouvoir du ministre de l’Environnement, remplace l’obligation d’évaluer certains projets par le pouvoir discrétionnaire du cabinet des ministres et renforce les «lobbies» économiques qui pourront obtenir des «congés d’évaluation environnementale», voire même bénéficier d’une exemption d’audiences publiques.La coalition demande de rayer, avant même qu’il n’entre en vigueur, un article de la nouvelle loi qui permet au gouvernement de soustraire tout projet au processus d’audiences publiques «s’il le juge dans l’intérêt public».«Ni la loi, ni le règlement ne prévoient l’obligation de publier, voire simplement de divulguer les décrets soustrayant un projet à la procédure d’évaluation», a expliqué M.Gosselin.Les autres ministres peuvent donc court-circuiter le ministre de l’Environnement au profit des «majors» de leur secteur en proposant directement au cabinet leurs exemptions.Le cabinet aura même le pouvoir de décider si les demandes d’audiences sont frivoles, un pouvoir actuellement dévolu au ministre.Pour la coalition, il faut encadrer «sévèrement» le pouvoir discrétionnaire du gouvernement dans ce domaine et le limiter, comme auparavant, aux seules situations d’urgence, justifiées publiquement.La coalition n’accepte pas davantage qu’une cinquantaine de groupes de projets puissent être désormais considérés mineurs par le gouvernement alors qu’il devait jusqu’ici les envoyer en audiences.Cette déréglementation touche routes, centrales électriques, détournements de fleuves ou de rivières, chantiers maritimes, exploitation pétrolière, pulvérisation de pesticides, incinérateurs, cimenteries, etc.On s’oppose aussi à la non-divulgation des mémoires des citoyens et même des rapports du BAPE sur la pertinence d’une évaluation environnementale.On craint aussi que l’évaluation publique de programmes gouvernementaux ne justifie Québec d’approuver par la suite les projets qui les composent, sans examen public, sous prétexte que l’affaire aura été entendue.Ce risque est d’autant plus sérieux, soutient la coalition, que la loi 61 a, de plus, institué un «congé d’évaluation environnementale» dont peuvent bénéficier tous les projets présentés à Québec d’ici la promulgation de la nouvelle loi.Cette dispense politique pourrait profiter notamment aux 17 projets de cogénération connus et à divers projets d’incinération.PHOTO ARCHIVES Me René Paré a été associé au DEVOIR de 1951 à 1977.René Paré jj.* n’est plus LE DEVOIR Grand ami et bienfaiteur du DEVOIR, Me René Paré est décédé hier à l’Hôtel-Dieu de Montréal, a l’âge de 88 ans.Ancien président de la Société des Artisans, une société coopérative d’assurances, Me Paré s’est associé à la survie du DEVOIR dès 1951, accédant alors à la présidence du conseil d’administration de l’Imprimerie populaire Ltée.Fonction qu.’il a assumée jusqu’en 1977.Le notaire Denys Pelletier, qui a pris la relève en 1978, en garde le souvenir d’un «vaillant serviteur, d’un homme sage, d’une grande efficacité», qui a permis au DEVOIR de survivre dans l’adversité du régime duplessiste.Dans ce contexte politique de l’époque, souligne Me Pelletier, ce n’était pas facile de convaincre les institutions financières d’acheter des obligations de l’Imprimerie populaire.Pour avoir siégé au conseil d’administration de l’Imprimerie populaire à compter de 1967, le notaire Pelletier se rappelle que LE DEVOIR a connu des moments très difficiles, dont il est sorti grâce à la détermination et à la dextérité de René Paré, 3ui a souvent été la clef du succès es campagnes de financement.«Pendant toute cette période, c'est lui qui a assuré le financement du DEVOIR.A titre de président de la Société des Artisans, il ouvrait les portes des institutions financières.» Sous sa présidence, à compter de 1942, la Société des Artisans a connu un essor spectaculaire, s’impliquant également dans l’action sociale.Me Paré a également été président du Conseil de la coopération du Québec, président fondateur de l’Union des Mutuelles-Vie, président de la Canadian Fraternal Association, président du Club Richelieu de Montréal, président de la Chambre de commerce de la province de Québec, président de la Chambre de commerce de Montréal et président du conseil d’administration des Placements Collectifs Inc.Sida: importante découverte New York (AP) — Une combinaison de trois médicaments a empêché le virus du sida de se reproduire en éprouvette, ont révélé des chercheurs américains.Ces résultats laissent espérer qu’on puisse un jour erfi-pêcher le développement des infections associées au sida chez les gens.Les trois médicaments combinés attaquent une enzyme dont le virus a besoin pour se reproduire.Ils seront testés sur des humains à compter du printemps.Économisez jusqu'à 70$ par année Installez une pomme de douche à débit réduit.ËCOKIL0 333-KILO 4 4 I.K I) K V E V 0 I R .L K .1 E U 1) I 18 F K V R 1ER I !» !» 3 TSE 300 DOW JONES J CAN +2,49 -7.20 +2,70 1775,33 3,417.70 3312,19 41,35 79,11 AM LE DEVOIR ECONOMIE EN BREF ?LE COMITÉ SPÉCIAL D’UNIVA CHOISIT WOOD GUNDY Univa a annoncé que son conseil d’administration a désigné Robert Després, Richard Drouin, Carmand Normand, Gérald A.Regan, Guy St-Germain et William l.M.Turner, tous administrateurs de la compagnie, pour composer le comité spécial chargé d’évaluer la proposition reçue d’un groupe d’investisseurs dirigé par Blackstone Capital Partners LP.et Unigesco en vue de l’acquisition de la compagnie.Ce comité spécial a été mis sur pied et ses membres ont été choisis de façon à assurer l’indépendance et l'impartialité de l’analyse de la proposition.Univa annonce également que le comité spécial en question a retenu les services de Wood Gundy pour l’assister dans l’analyse des aspects financiers de la proposition.LA COTE AA3 AU QUÉBEC lyloodv’s Investors Service a accordé la cote Aa3 à la première émission de débentures internationales à 9,375% de la province de Québec échéant le 16 janvier 2023.Le prix de l’émission était établi hier matin à 1,25 milliards.Selon Moody’s, en raison de son importance, l’émission de débentures actuelle devrait servir de préfinancement pour nombre de besoins budgétaires de la prochaine année, bien que le montant du déficit de l’année prochaine ne sera pas connu avant que le budget ne soit rendu public plus tard au cours du printemps.Moody’s a fait remarquer que les emprunts pour l’exercice en cours sont plus importants que prévu, comme c’est le cas dans toutes les provinces du Canada.Dans le cas du Québec, cette hausse des emprunts est attribuable à une détérioration du déficit budgétaire et à des mesures supplémentaires de refinancement DES CONCESSIONS À LA CAISSE POPULAIRE DE LYON Les employés de la Caisse populaire de Lyon, de Lon-gueuil, qui s’apprête à se saborder, ont consenti à faire des (Concessions, contrairement aux affirmations de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ûuest-du-Québec (FMO).C’est ce que soutient le Syndicat des employées et employés professionnels et de bureau, section locale 57 de la FLQ, qui représente les vingt employés de cette caisse dont la FMO a ordonné la liquidation après huit mois de lock-out.Le coordonnateur des négociations dans le secteur des caisses populaires de la FI Q, Réal St-Pierre, précise que les empîoyés avait accepté l’ouverture de la caisse le samedi, avec 4 employés et 1 cadre, accompagnée d’une ouverture plus d’un soir par semaine, en autant que ce travail supplémentaire se fasse sur une base volontaire.Selon Michel Lijeunesse, secrétaire général du syndicat, «ce conflit de travail imposé par la FMO n’avait d’autre but que de camoufler l’incurie des administrateurs de la Caisse De Lyon depuis des années, tout en servant d’épouvantail devant les employés syndiqués et non-syndiqués de Desjardins».RYAD POURRAIT ACHETER DES FRÉGATES AU CANADA Dubai (Reuter) — L’Arabie Saoudite pourrait acheter plusieurs frégates au Canada pour 1,6 milliards, a-t-on appris hier de source proche des milieux industriels arabes.Le gouvernement de Ryad souhaite acquérir trois ou quatre frégates de classe Halifax, ayant des capacités de lutte anti-sous-marine.n aurait pris la décision de se doter de ce type d’armement après l’achat, l’année dernière, d’un sous-marin russe par l'Iran.Des chantiers navals français et néerlandais ont déposé des offres mais on estime de meme source que l’Arabie Saoudite choisira la frégate canadienne, de 4700 tonnes, fabriquée par les chantiers navals Saint John du Nouveau Brunswick.Royal Trustco Les intentions des acquéreurs potentiels se précisent SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR De toutes les institutions intéressées par l’acquisition du Royal Trustco, la Banque Royale serait la seule à envisager le dépôt d’une offre portant sur l’ensemble des activités que poursuit cette société de fiducie.Selon les précisions fournies par une source digne de foi, l’attitude adoptée par la première banque au pays dans le cadre de ce dossier serait la suivante: «celui qui mettra la main sur le Royal Trust gagnera dix années de développement en un coup.» Les autres parties présentes autour de la table des négociations auraient modifié quelque peu leur stratégie respective, de sorte qu’actuellement la position de chacun des acteurs se lirait comme suit: ¦ La CIBC étudie seulement l’acquisition possible des affaires liées aux fonds mutuels et à la garde des valeurs.«Dans son cas, c’est clair.la seule chose qui l’attire, ce sont les fonds du Royal Trust en raison de l'énorme potentiel que ceux-ci propose à la veille d’un chambardement majeur dans la mentalité des consommateurs, soit le passage d’une ère de crédit à une ère d’épargne».¦ La Banque Scotia n’ayant pas encore établi une stra- tégie claire en matière de services fiduciaires, elle étudierait surtout le réseau de succursales du Royal Trust à cause évidemment des dépôts et, plus précisément, de la force de frappe que celle-ci a développée dans l’ouest du pays où justement cette Banque ne dispose pas d’un réseau suffisamment étendu.Qui plus est, «la Banque Scotia s’est bâtie une solide réputation en matière de gestion du crédit, soit là où le Royal Trust était faible.» ¦ Le Canada Trust, à l’instar de la CIBC, a le regard rivé sur les fonds mutuels en plus des services fudi-ciaires.Dans son cas, et même si cette société présente une solide assise financière, les chances d’en arriver à formuler une proposition capable de concurrencer celle notamment de la CIBC sont d’autant plus minces quelle a la réputation de ne jamais payer le gros prix pour ce type d’acquisition.En raison des modifications apportées par chacune des sociétés en présence, il est probable que deux offres soient, en fin de parcours, soumises au Royal Trustco, soit une émanant de la Banque Royale et une autre qui serait le fruit d’une alliance ou d’un accord entre la CIBC et la Banque Scotia.D’après les informations obtenues, il semble que les acheteurs potentiels tablent sur le vieil axiome qui dit d’iu- que «le temps jouent en notre faveur.» Ils se sont < tant plus confortés dans cette attitude que le surintendant des institutions financières, M.Michael McKenzie, ne force pas tellement le jeu comme il l’avait fait lors de la liquidation du Central Guaranty Trustco.Selon une source, M.McKenzie aurait usé de son jSdni-voir politique comme de son pouvoir moral lors du chapitre Royal-Trustco et Banque de Montréal.En effet, il semblerait que l’automne dernier ces deux sociétés seraient presque parvenues à un accord de principe avant que la Banque ne se désiste faute d’avoir pu analyser tous les documents pertinents.Cela étant, un observateur aguerri de la scène financière a souligné que les ventes successives de McMillan Bloedel et John Labatt avaient démontré au monde des affaires que la très haute direction de Hess-Edper avilit une capacité d’agir beaucoup plus dynamique qu’oii tie l'ayait pensé ici et là au cours des derniers mois.A telle enseigne que Trevor Eyton, le grand patrori tie Brascan, pourrait fort bien user d'une portion des ventes récentes pour les injecter dans Royal Trustco et, pourquoi pas, dire aux banques, pour reprendre les propos de notre observateur, «on conserve cette institution.Point.» Libre-échange Un fonds pour déménager des entreprises au Mexique Washington (AP) — Le New York Times a révélé, hier, l’existence d’une compagnie vouée essentiellement à l’achat d’entreprises américaines, afin de les réinstaller au Mexique.Dans son prospectus, l’AmeriMex Maquiladora fait part de son intention de créer un fonds de 50 mil-lions$ US, pour lui permettre d’acheter de 9 à 13 sociétés américaines, dont les ventes annuelles se situent entre 10 millions$ et 100 millions$.Le prospectus signale que les compagnies américaines, qui paient actuellement leurs salariés de 7 à 10$ l’heure, peuvent s’attendre à ne verser que 1,15$ à 1,50$ l’heure aux ouvriers mexicains, ce qui représentera des économies de 10 000$ à 17 000$ par employé.«Le fonds prévoit, peut-on lire dans le prospectus, que le déménagement des entreprises au Mexique va réduire le coût de la main-d’oeuvre de façon significative et améliorer leur profitabilité.» Les organisateurs de ce fonds, selon le prospectus, sont R.Paul Sprague, un conseiller de New York, et Adolfo Péniche Perez, secrétaire trésorier de l’État du Yucatan, au Mexique.Un membre du Congrès américain, le représentant démocrate du Missouri Richard Gephardt, a non seulement confirmé la création de ce fonds, mais il a souligné que l’un de ses principaux investisseurs était une banque contrôlée par le gouvernement mexicain.«De tels fonds devraient être interdits, a écrit M.Gephardt au président mexicain Carlos Salinas de Gor-tari.Ce qui est le plus déplorable, c’est la participation officielle d’organismes contrôlés par votre gouvernement pour voler des emplois aux États-Unis.» La perte d’emplois américains au profit des Mexicains constitue la principale objection des adversaires de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui va éliminer ljes barrières tarifaires entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.L’ALENA n’a pas encore été ratifié par le Congrès américain, le Parlement canadien ou le Congrès mexicain.INDICATEUR DE L'ACTIVITÉ ÉCO *«ÎO0 ilffîaSB LiiJMilawiifJiniliB lnUlIfftJhHtfrùh Bramalea: les créanciers votent cette semaine BO '81 "82 "83 '84 ’85 ’86 '87 '88 "89 '90 '91 '92 Nouveau recul de l’indicateur CIBC L’indicateur CIBC de l’activité économique a reculé de 0,2% en novembre, soit son quatrième repli mensuel consécutif.Ces baisses répétées surviennent au moment où s’accumulent les preuves selon lesquelles l’économie canadienne s’améliore et qu’elle bénéjicie davantage de la reprise aux États-Unis.Toutefois, l’indicateur précurseur est extrêmement sensible aux mouvements des taux d’intérêt et continue de traduire la flambée des taux après le rejet de l’Accord de Charlottetown.Bien que la CIBC ne pense pas voir un ralentissement de la production, la tendance à la baisse de son indicateur est un indice que tout nouveau choc financier pourrait se répercuter sur l’économie.Toronto (PC) — Les créanciers de Bramalea voteront cette semaine afin de déterminer si la compagnie peut aller de l’avant avec son plan de restructuration de la dette, ce qui lui permettrait d’éviter la faillite.Deux mois après que l’entreprise torontoise se soit placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers, ces derniers doivent maintenant se prononcer sur la façon dont Bramalea prévoit réorganiser sa dette de 4,9 milliards$.Les créanciers hypothécaires, auxquels Bramalea doit près de 800 millions$, ont unanimement décidé hier de donner leur appui au plan de l’entreprise.Ijes créanciers hypothécaires, les premiers de six classes de créanciers à voter ont été suivis par un deuxième groupe, représentant des créances de 1,5 milliard$, ayant également voté en faveur du plan.Les quatre autres classes de créanciers se prononceront d'ici vendredi.M.Lorie Waisberg, qui représente les détenteurs de 524 millions!-! d’obligations de Bramalea, croit que le plan sera accepté.«Bramalea a effectué le gros du travail, il ne reste aux créanciers qu’à avaliser formellement le plan, dit-il.Il n’y a pas de raison pour que le plan de restructuration soit sabordé par un groupe de créanciers.» Les représentants de Bramalea expliquent qu’ils ont déjà conclu un accord de principe avec 95% de leurs créanciers, dont les banques, les actionnaires ordinaires et préférentiels, les obligataires principaux et la compagnie-mère, Trizec, de Calgary.Les obligataires de Bramalea ont été les opposants les plus virulents au plan de restructuration.Le plan de restructuration de la dette leur accorde 53% de Bramalea, alors que la compagnie-mère, Trizec, voit son contrôle passer de 72 à 20%.Bramalea demandera également à Revenu Canada la permission d’émettre pour 800 miilions$ d’actions préférentielles à ses plus importants créanciers canadiens en échange d'une dette garantie.Le gouvernement devrait alors accorder à Bramalea certaines concessions au plan fiscal.OPEP: le Koweit revient Vienne (Reuter) — L’accord de réduction de leur production i conclu hier soir par les 12 pays de I l’OPEP marque le retour dans le système des quotas de l’émirat du Koweït, qui en était exempté depuis la fin de ia guerre du Golfe.L’Arabie Saoudite a, elle aussi, fait un geste, en acceptant une réduction de 400 000 barils par jour (bpj) de son quota de production, à un total de 8 millions de bpj.Elle reste, de loin, le principal producteur de l’OPEP, qui ramène le «plafond» de sa production à 23,582 millions de bpj, contre 24,6 millions précédemment.La production réelle de l’OPEP, ces derniers mois, était cependant plus proche de 25 millions de bpj.Le Koweit s’est vu attribuer un quota de 1,6 million, et a obtenu l’assurance d’être mis sur le même pied que des producteurs de même importance dans les prochains accords.Il en était jusqu’ici exempté depuis la reprise de sa production, paralysée par l’invasion irakienne de 1990, pour lui permettre de reconstruire son économie.ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55, Sl-Jacques.Montréal, OC H2Y 3X2 Fax: (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B-l»C J-ü maîLiiie Jei intanqlbLei KERR ADDISON MINES LIMITED AVIS DE DIVIDENDE Le Conseil d’administration a déclaré un dividende de quinze cents l'action (devise canadienne) sur les actions ordinaires de la compagnie, payable le vendredi 12 mars 1993 aux actionnaires inscrits le vendredi 19 février 1993.Par ordre du Conseil, Secrétaire-trésorier Arthur H.Cross Toronto, Ontario Le 8 février 1993 Les employés de la Banque Laurentienne rejettent l’entente de principe CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les employés syndiqués de la Banque Laurentienne ont causé une surprise en rejetant en assemblée générale une entente de principe intervenue entre la direction de l’institution financière et leurs propres représentants syndicaux.Au nom de la Banque, M.Louis Bernard, a émis un bref communiqué hier pour dire que «les discussions se poursuivront avec l’aide, au besoin, du conciliateur déjà assigné au dossier».D’autre part, M.Jacques Letendre, porte-parole syndical, a mentionné lui aussi que le recours au conciliateur s’imposait à la suite de ce vote.M.Bernard a précisé que le climat de travail reste bon et qu’il n’y a pas de tension.Les employés de la Banque Laurentienne et du Trust La Laurentienne constituent la plus importante unité syndicale dans une institution bancaire en Amérique, a souligné M.Letendre.Le syndicat des employés et professionnels de bureau, local 434, regroupe 1700 employés travaillant au siège social et dans 180 succursales au Québec et dans la ville d’Ottawa.Le vote tenu mardi, le jour de la tempête de neige, a suscité la participation de 60% des membres et 56% de ceux-ci ont exprimé un refus de l’entente de principe qui proposait un certain remaniement de la convention collective, de manière à .11: permettre une plus grande flexibilité, plus de polyvalence, une sehtâifle de travail allongée de deux heureSTet demi.Les négociations se poursuivaient depuis un an.Ce syndicat est présent dans fceHe institution bancaire depuis 25 âns'ét habituellement les parties parvfén-nent à s’entendre en décembre sfiir une nouvelle convention d’une durife de trois ans.Cette fois, les employés sont sans contrat de travail dépuis,‘le 31 décembre 1991.Selon M.Letendre, les employés ont rejeté l’entente de principeféfr sentiellement pour deux raisons principales.Ils ont trouvé que la compensation monétaire pour l’Allongement de la semaine de traVà’il de 35 à 37 1/2 heures était insuffisante à 3%, alors qu’une com'pérl&i-tion pleine et entière aurait ajaoüïé 7% à leur salaire.La partie patronale soutient qu’il y aurait eu en contrepartie d’autres avantages.Les syndiqués ont refusé aussi (’élimination de leurs sept congés nubiles annuels pour leur remplaceiifatt par une proposition de congés de ji»*-iadie, auxquels ils n’ont pas droit présentement.M.Letendre a rappelé socialisme porte en lui le projet même de l’éducation pour tous, de solidarité et par conséquent de laïcité sans laquelle ne peut se concevoir de véritable démocratie.Son défi aujourd’hui c’est de reconjuguer ses valeurs originelles avec de nouveaux modes de transmission et de pensée.Dérives socialistes, désarrois démocrates A P R 0 P 0 S -?- .du travail des mères Partout dans le monde, les femmes travaillent un plus grand nombre d’heures que les hommes (80 heures comparativement à 50).Ce sont les femmes travaillant à l’extérieur du foyer qui battent tous les records: 90 heures en moyenne! la fatigue et la tension sont donc le lot de la plupart des mères, encore plus de celles qui occupent un emploi à l’extérieur.Toutefois, selon une étude de Hock et De Mois (1991), les mères qui restent à la maison mais qui préféreraient travailler à l’extérieur sont plus déprimées et plus stressées que les autres.De façon surprenante, ce sont les mères qui travaillent à l’extérieur mais qui auraient préféré rester à la maison qui sont les moins dépressives et les moins stressées; elles vivent peut-être plus de satisfaction et moins de culpabilité.Ixs mères qui travaillent à l’extérieur ont moins de symptômes psychosomatiques que les autres; mais celles qui le font et qui sont seules ou qui ont plusieurs enfants en très jeune âge sont les plus tendues.Il semble que le travail à temps partiel soit le meilleur garant de satisfaction personnelle et qu’il amène les relations les plus positives avec les enfants et le conjoint.Walker, Artiz, Valdes et Newbrough (1988) font les mêmes constatations.Ils soulignent que 56 % des mères au foyer voudraient entreprendre une carrière si c’était à recommencer tandis que 21 % seulement des mères au travail désiraient rester à la maison.Ils relient ces chiffres au fait que le taux de dépression est significativement plus élevé chez les mères au foyer.Ia‘ travail à temps partiel apparaît comme un heureux compromis, mais il est pénalisant socialement (ancienneté difficile à accumuler, revenus plus faibles, fonds de pension limités) et il n’est iras toujours possible.Li société n’encourage pas beaucoup les couples qui désirent avoir des enfants.Il faudrait multiplier les incitations en instituant des horaires plus souples, des congés parentaux mieux équilibrés et des garderies sur les lieux de travail Ixs pères doivent, par ailleurs, assumer plus de responsabilités et les mères apprendre à leur faire plus confiance.Mère au travail ou mère au foyer?Il faut bien reconnaître également que nombre de femmes et de couples n’ont pas vraiment le choix! Danielle Parent, psychologue, tiré de Du côté des enfants, Hôpital Sainte-Justine.LE DEVOIR LE DEVOIR.LE JEUDI | 8 FÉVRIER I !) !l 3 A IDEES Lettre de Bangkok Des Prix Nobel de la Paix réclament la libération d'Aung San Suu Kyi PHOTO PC Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix de 1991.PHOTO OFFICE NATIONAL DU FILM Le Dalaï Lama (Tibet, 1989).Les résolutions adoptées par les Nations unies reflètent l’ampleur de la protestation concernant le sort d’Aung San Suu Kyi.Nous joignons nos voix à celle de la communauté internationale et demandons sa libération inconditionnelle, ainsi que le rétablissement de la démocratie en Birmanie.PHOTO AP Michaïl Gorbatchev (Russie, 1990).PHOTO NORMAND BLOUIN Rigoberta Menchu (Guatemala, 1992).Des lauréats du Prix Nobel sont arrivés mardi en mission à Bangkok, en Thaïlande, pour réclamer la libération inconditionnelle d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix de 1991, aux arrêts domiciliaires en Birmanie depuis trois ans et demi.Les membres de cette mission, soit 7 des 13 signataires de la lettre que nous publions, sont Mairead Maguire et Betty Williams (Irlande), Ross Daniels, Amnesty International (Royaume-Uni), Adolfo Perez Esquivel (Argentine), Desmond Tutu (Afrique du Sud), Oscar Arias (Costa Rica) et le Dalaï Lama (Tibet).Ils se rendront dans les camps de réfugiés le long de la frontière birmane.Elie Wiesel (États-Unis) et Rigoberta Menchu Turn (Guatemala) se joindront au groupe pour présenter une déclaration commune devant la Commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève, le 22 février.«Jamais auparavant les lauréats du Prix Nobel n'avaient utilisé leur prestige international pour faire progresser les droits de la personne», a déclaré Edward Broadbent, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, organisme qui jxirraine la mission.ous, soussignés, Prix Nobel de la Paix, tenons à exprimer notre inquiétude au sujet de la détention continue en Birmanie de notre soeur, la lauréate Aung San Suu Kyi.Nous condamnons dans les termes les plus vigoureux le déni de ses droits fondamentaux d'expression et d’association politique par le gouvernement du Conseil national de la restauration de la loi et de l’ordre (State law and Order Restauration Council -SLORC).Tout comme des centaines d’autres prisonniers politiques elle est détenue illégalement, et doit être libérée.Les résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations unies sont le reflet de l’ampleur de la protestation publique concernant le sort d’Aung San Suu Kyi.Nous joignons nos voix à celle de la communauté internationale et demandons sa libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que le rétablissement de la démocratie en Birmanie.En lui décernant le Prix Nobel de la Paix en 1991, le comité Nobel reconnaissait l’intégrité et l’abnégation qui distinguent Aung San Suu Kyi et admirait sa mise en pratique constante et efficace des principes de non-violence élaborés par Gandhi, alors même que sa vie et celle de ses compagnons étaient menacées.Le Comité notait avec quelle insistance elle défendait les droits de la personne et l’égalité devant la loi de toutes les minorités eth- niques de Birmanie.11 est tragique que ce soient précisément ces valeurs et ces pratiques qui aient entraîné l’emprisonnement de Aung San Suu Kyi.En 1988, le gouvernement militaire qui a précédé le SLORC répondait aux pressions de la population birmane et s’engageait à tenir des élections libres et à entamer le processus de retour à la démocratie.Mais à peine notre soeur Aung San Suu Kyi accédait-elle à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie qu’elle était emprisonnée pour ses activités politiques, huit mois avant les élections.Malgré son emprisonnement, le parti démocratrique dont elle continuait à diriger les destinées obtint une écrasante majorité des voix au Parle- ment national.Peu de temps après, le SLORC emprisonnait un grand nombre des dirigeants politques qui avaient été démocratiquement élus, pour avoir participé au processus démocratique du pays.Réduite au silence pour avoir exprimé le désir de servir son peuple et incarcérée pour s’être montrée capable de le faire, Aung San Suu Kyi, dont l’ardeur et le courage demeurent irrépressibles, languit actuellement en résidence surveillée.La réclusion de trois ans et demi de Aung San Suu, Kyi, où pendant la majeure partie du temps on lui a refusé tout contact y compris avec les membres de sa famille immédiate, est un démenti flagrant de l’intention déclarée du SLORC d’assurer la transition vers un régime civil.Conformé- ment à la philosophie de Gandhi, notre soeur a suivi plusieurs jeûnes en signe de protestation non seulement contre sa propre détention, mais aussi contre celle de ses compagnons.Il est temps que le SLORC comprenne que la répression, soutenue par la violence, la cruauté et la torture, ne fait que prolonger l’incertitude qui règne sur le futur de la Birmanie comme nation.Grâce à l’appui du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, situé à Montréal au Canada, une délégation de Prix Nobel de la Paix avait fait le projet de se rendre à Rangoon, avec l’objectif d’y rencontrer les plus hauts responsables du SLORC et d’obtenir la libération immédiate et inconditionnel- le de notre soeur Aung San Suu Kyi et des centaines d’autres prisonniers politiques, dont le seul crime contre l'Etat est d’avoir exprimé leurs convictions par des voies non violentes.Comme le régime du SLORC a refusé l’octroi des visas d’entrée en Birmanie, les participants à la Mission ont décidé de se rendre à la frontière thaï-lando-birmane afin d’y recueillir personnellement les témoignages de réfugiés sur les atroces violations des droits de la personne perpétrées en Birmanie.En notre qualité de Prix Nobel de la Paix, nous avons l’honneur d’exprimer sans réserve notre admiration pour Aung San Suu Kyi et de l’assurer de notre soutien, à elle ainsi qu'à la lutte pour les droits de la personne qu'elle incarne.Elle a écrit : «Ceux qui désirent construire une nation (.) doivent en premier libérer leur esprit de l’apathie et de la peur.» Nous en appelons au SLORC pour qu’il respecte son engagement relatif à la constitution d'une Assemblée nationale élue, pour qu’il libère Aung San Suu Kyi et tous les membres de l’As-semblé aujourd'hui incarcérés, et qu’il laisse le gouvernement civil démocratiquement élu assumer ses responsabilités à l’intérieur de sa juridiction, permettant ainsi la reprise du processus de retour à la démocracie.Si le SIX)RC se sent une responsabilité réelle envers le futur de la Birmanie, il est impérieux qu’il libère Aung San Suu Kyi sans plus tarder, et sans aucune condition.Institut de droit international/Institu-te of International Law (Suisse, 1904); American Friends Service Committee (États-Unis, 1947); Linus C.Pauling (Etats-Unis, 1962); Mairead Maguire and Betty Williams (Irlande, 1976); Amnesty International (Royaume-Uni, 1977); Adolfo Perez Esquivel (Argentine, 1980); Desmond Tutu (Afrique du Sud, 1984); International Physicians for the Prevention of Nuclear War (Etats-Unis, 1985); Elie Wiesel (États-Unis, 1986); Oscar Arias (Costa Rica, 1987); Sa Sainteté le Dali Lama (Tibet, 1989); Mikhail Gorbatchev (Russie, 1990); Rigoberta Menchu Tu.th (Guatemala, 1992) Le 18 février 1993.-.; > Contre l'arbitrage dans les négociations avec la police Le hockey, fossoyeur de la nation?/ i Etablir un lien entre notre sport national et le libéralisme économique est illogique I Tout ce que les municipalités désirent, au fond, c'est de «vivre selon leurs moyens» RALPH MERCIER Président de l’Union des municipalités du Québec et maire de Charlesbourg |[—.e gouvernement du Qué- Lbec s’apprête à conclure la consultation générale qu’il a entreprise sur le financement des services [=======^ publics.Après la récente opération de délestage (réforme Ryan) qui nous a lourdement affectés, tous comprendront que le monde municipal, l’Union des municipalités du Québec en tête, suit avec grand intérêt l’évolution de ce dossier, Si l'Etat-providence est chose du passé, l’ère des miracles municipaux l'est tout autant.On ne devrait pas se méprendre sur la capacité des munici-palités à assumer de nouvelles charges financières.Les unicipalités sont elles-mêmes aux prises avec des budgets de plus en plus difficiles à équilibrer.D’une part, elles sont tenues, par la loi, d’adopter des budgets équilibrés et donc sans déficit; d’autre part, le service de la dette accapare, en moyenne, 21 % des revenus budgétaires de l’ensemble des municipalités, comparativement à environ 13 % dans le cas du gouvernement du Québec.La démarche entreprise par le gouvernement rejoint les préoccupations de l’UMQ et de ses municipalités membres dans le but de dégager de nouvelles avenues de solution pour ahiéliorer la santé des finances publiques.Contrôler les dépenses L’allégement des normes et des contrôles gouvernementaux sur l’activité municipale apparaît comme une voie à privilégier.Qu’il s’agisse de sécurité publique, d’environnement, de transport, d’habitation ou de développement économique, les normes gouvernementales sont à ce point omniprésentes qu’elles freinent les meilleures initiatives locales.Or, l’occasion est belle pour le gouvernement du Québec de passer à l'action, notamment en matière de sécurité publique.Alors que se poursuit la réflexion sur les moyens d’assurer le financement adéquat des services que la collectivité québécoise est prête à se donner, une autre commission parlementaire amorçait, le 16 février, l’étude d’un projet de loi qui, si révisé, pourrait ouvrir la voie à un meilleur contrôle sur les dépenses publiques.D s'agit du projet de loi 74 sur le procès- Ralph Mercier: «Le régime d’arbitrage a dénaturé le processus de véritables négociations.» sus qui régit l’arbitrage des différends entre les policiers et pompiers et leurs employeurs municipaux.Rétablir un équilibre L’UMQ a maintes fois exprimé l’impatience de ses membres à voir réviser un régime qui, au fil des ans, a contribué à accentuer la pression sur les budgets municipaux et sur le fardeau fiscal des contribuables locaux.Ce régime d’exception, prévu au Code du Travail, donc sous la responsabilité du gouvernement, a permis à une catégorie de travailleurs de bénéficier d’un enrichissement annuel moyen, entre 1983 et 1990, dix fois supérieur à celui de leurs collègues employés municipaux.Autre constat: les décisions arbitrales rendues l’an dernier ont eu pour effet d’augmenter le salaire moyen des policiers de 6,16 % et ce, en pleine récession.Rappelons qu’en 1992, le taux d’inflation moyen au Québec a été de 1,8% et les augmentations salariales consenties en maints endroits n’ont guère dépassé ce niveau.Pendant ce temps, les municipalités ont dû vivre avec des décisions imposées par des tribunaux d'arbitrage et sur lesquelles elles n'ont pourtant aucun pouvoir puisque celles-ci sont exécutoires en vertu de la loi.Il n’y a plus aucune raison que pareille situation perdure, surtout si l’on tient compte que 90 % des quelque 850 millions de dollars affectés à la protection policière par les municipalités membres de l’UMQ sont liés à la rémunération directe et indirecte des policiers.La souplesse de l’élastique budgétaire connaît là aussi des limites qu’on ne saurait dépasser.Lorsque 90 % des budgets de sécurité publique sont consacrés à la rémunération globale, il ne reste plus qu’un petit 10% de ceux-ci pour combler les attentes, d’une part celles des citoyens pour les services de prévention de la criminalité et d’autre part, celles des policiers pour obtenir de nouveaux équipements.La nécessaire action globale 11 est bien évident que nous reconnaissons tous la pression à laquelle est soumise la fonction policière et la qualité du travail accompli par les corps de police municipaux.Mais comme gestionnaires de fonds publics, les élus municipaux ont le devoir d’assurer une utilisation optimale des fonds qui leur sont confiés par la population.Au fil du temps, le régime d’arbitrage a dénaturé le processus de véritables négociations.C’est pourquoi l’UMQ désire que le nouveau régime à être mis en place permette de revaloriser la négociation et de responsabiliser davantage les parties en présence, l’arbitrage devant constituer l’exception et non la règle.Dans sa version présente, le projet de loi 74 court un grand risque de passer outre à cet objectif de revalorisation et de responsabilisation.C’est pourquoi l’UMQ entend demander au gouvernement qu’il bonifie son projet de loi afin de mettre en place un mécanisme qui constituera un réel incitatif à une vraie négociation.Au fond, tout ce que les municipalités désirent, comme le gouvernement le dit si bien, c’est de «vivre selon leurs moyens».La révision du régime d’arbitrage dans l’esprit des objectifs énoncés ci-haut constituerait un pas important en ce sens.Qu’il nous soit aussi permis d’espérer que les recommandations issues de ces deux commissions parlementaires, sur le financement des services publics et sur le régime d’arbitrage, sauront faire preuve d'un minimum de cohérence.MARTIN MASSE Essayiste lr~.e discernement est une caractéristique de Lbase de toute méthode philosophique, mais on ne doit pas s’attendre à ce qu’elle fasse partie de la démarche de tout soit-disant philosophe.Pierre Desjardins («Le hockey, notre miroir sur glace», LE DEVOIR, 27 janvier) nous l’a bien démontré dans un article entièrement fondé sur un amalgame douteux.Pour M.Desjardins, violence et gros sous au hockey = libéralisme économique = américanisme.«On retrouve schématiquement dans le hockey les principales constituantes des principes qui guident le développement du libéralisme économique», principes qui seraient «véhiculés chez nous par l’américanisme».De toute évidence, M.Desjardins est mal renseigné spr les sports, la théorie économique et les Etats-Unis.En premier lieu, le hockey vient très loin derrière le baseball, le basketball, le football et de nombreux autres sports en termes de popularité aux Etats-Unis.Il est pratiquement inconnu dans le sud du pays.Loin d’être un symbole des valeurs américaines, c’est surtout dans les Etats du nord-est qu’il est vraiment populaire.Mais, quelle que soit sa popularité, présumer un lien entre le hockey et le libéralisme économique ne tient pas debout.Toutes les sociétés à travers l'histoire ont eu leurs jeux «très exigeants» et «qui ne tolèrent aucun laxisme et aucune défection».C’est la base même de la logique de compétition entre des équipes, pas une «tare de l’exercice du capitalisme pur et dur»! M.Desjardins compare justement le hockey aux combats de gladiateurs: les arènes romaines étaient-elles donc le lieu d’un «phénomène cathartique de la mimé-sis» entre le spectateur de l’époque et un capitalisme sauvage à la mode antique?Qu’y a-t-il donc de si calamiteux à ce que ce sport ne soit plus que «la réalisation d’un bon spectacle sur glace pour tirer le maximum de profit»?Ceux à qui ça ne plaît pas n’ont qu'à éviter de le regarder, ça aussi c’est le libéralisme.En fait, M.Desjardins se sert du hockey uniquement pour alimenter sa paranoïa anti-libérale et anti-américaine, en le présentant comme un symbole de la gangrène capitaliste qui se propage partout dans le monde.Peut-être s’agit-il d’un nouvel axiome de la science politique qui mériterait d’être approfondi: la popularité du hockey en Union Soviétique et dans d’autres pays de l’ex-Bloc de l’Est aurait subrepticement propagé l’idéologie néo-libé- rale et serait ainsi responsable du déclin des réginjiefc communistes.La défaite soviétique lors de la Série Canada-URSS de 1972 aurait donc été l’événement précurseur de la chute du totalitarisme.i ; C’est encore plus plausible quand on pense que plq-sieurs joueurs ont filé à l’Ouest pour être plus grassement payés dès que cela a été possible.M.Desjardinà nous aura avertis: le hockey «est tranquillement en train de conquérir la planète».Tremblez, pauvres mortels, da fin est proche! Cette diatribe contre le libéralisme économique est digne des plus beaux discours gauchistes des années 70, du temps où l’on voulait casser le système.Ainsi, «l’appât du gain, du profit, de la puissance économique, justifient dans nos sociétés le recours à n’importe quelle sorte de violence».Mme Lise Bissonnette ferait bien de méditer sur ces vérités premières et d’abandonner tout de suite la relance du DEVOIR En procédant à une restructuration financière de façon à en faire une entreprise profitable et viable à long terme, elle alimente sans le savoir les impulsions les plus destructrices dans nos sociétés.La société américaine est probablement plus portée que la nôtre sur la violence, le spectacle et le matérialisme agressif.Mais de là à en faire des caractéristiques qui définissent la société toute entière et qui fondent une idéologie «américaniste», il y a un pas énorme que seule l’ignorance crasse permet de franchit-.Qui plus est, M.Desjardips est-il au fait des débats' iri-tellectuels qui agitent les Etats-Unis et qui sont infiniment plus complexes que les nôtrçs?Sait-il que le néô-li-béralisme (Neoconservatism aux Etats-Unis), loin d’être le seul courant de pensée dans ce pays comme plusieurs le croient ici, est contesté à droite comme à gauche et vient justement d’être évincé du pouvoir à Washington?L’amalgame des amalgames, il fallait s’y attendre puisque nous sommes au Québec, c’est bien sûr lorsque M.Desjardins s’attaque au hockey, au libéralisme et à l’Amérique anglophone pour en faire les ennemis dy pauvre petit peuple québécois.Parce que les matchs au Forum se passent dans les deux langues et que les joueurs parlent anglais entré eux, le sport le plus populaire au Québec serait en fait lé cheval de Troie qui menacerait le français et l’identité québécoise.De quoi inspirer Mme Use Payette pour son prochain documentaire: Disparaître 2.Le hockey fossoyeur de la nation québécoise.Et en plus, ils veulent construire uiï nouveau forum plus grand et plus fonctionnel.On est vraiment foutu! Toutes les sociétés à travers l’histoire ont eu leurs jeux «très exigeants» et «qui ne tolèrent aucun laxisme ni aucune défection».L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l’information générale et métropolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, LouisGuy L’Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)-, à l'Information culturelle: Michel Bélair (responsable), Roland-Yves Carignan, Paule Des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des litres): h l’informadon économique : Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Türcotte; à l’information internationale : François Brousseau (éditorialiste et responsable).Jocelyn Coulon, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l’information politique : Josée Boileau.Jean Dion, Pierre O'Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa): Serge Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive : Yves d'Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Christiane Vaillant (clavistes).MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION' Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, UseMqjor (publicitaires): Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes): Gloria Taillon (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): Florine Cormier, Céline Furoy, JeanGuy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration),' Raymonde Guay (responsable du financement privé).LÉ MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe).Nathalie TJiabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne, Brunet, Lynda Di Cesare, Richard DesCormiers, Michael Schneider, Louis Simoneau.LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams1 (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland. I- K l> K V OIH, I.K .) K 1’ |) | |« F K V I! I K H I !) !> 3 A 8 Le devoir ACTUALITES HOTEL-DIEU «Le bilan-lit, c’est la base» SUITE I)E LA PAGE 1 pression de 65 millions$ en frais de fonctionnement sur îes finances publiques du Québec.Il soutient qu’en dépit des efforts de la coalition pour proposer le maintien sur le site actuel le bilan-lit, qui lui a servi à calculer les besoins, reste le même.«Le bilan-lit, c’est la base, dit-il, vous aurez de la difficulté à me faire changer d’idée».Adoptant un ton conciliant, contrairement à son habitude lorsqu’il traite publiquement de cette affaire, M.Côté a souhaité malgré tout rencontrer les membres de la coalition, dont il disait hier n’avoir toujours pas reçu une copie de leur document.«Je ne connais pas beaucoup Montréal, mais je la connais suffisamment pour m’y rendre», ajoute-t-il.M.Côté croit que «par une prise de contact directe» il sera possible aux parties de trouver un modus vivendi en mettant tous les éléments du dossier sur la table.Le ministre reconnaît toutefois la responsabilité du gouvernement de proposer à Montréal une solution de rechange acceptable pour la réutilisation du site actuel.«Je peux comprendre que la Ville de Montréal ait des préoccupations sur le plan urbanistique et sur le plan de l’impact sur le centre-ville.Je peux comprendre que la CSN puisse avoir des exigences pour le niveau d’emploi, dit-il.Mais les gens doivent comprendre aussi que le ministère de la Santé et les payeurs de taxes ont des contraintes et des préoccupations pour les services de santé qu’il faut aussi respecter».«Les gens ont parfaitement raison de s’inquiéter de l’effet trou de beigne, du démembrement du centre-ville s’il n'y avait pas quelque chose de structurant à la place», a-t-il reconnu, ajoutant que «c’est notre responsabilité de proposer une solution de rechange (pour le vieux site) autre que celle soumise déjà par le ministère et qui n’est pas satisfaisante à leurs yeux».La solidarité ministérielle demeurait étanche, hier, puisque Marc-Yvan Côté est le seul ministre du gouver- 'îi'M i T %."V 1 PHOTO AP Le président Clinton a discuté de son plan économique avec les leaders des deux partjs hier après-midi à la Maison-Blanche.De gauche à droite, le président de la Chambre, Thomas Foley, de l’Etat de Washington, le president Clinton, le leader de la majorité au Sénat, George Mitchell, du Maine, et le leader de la minorité Bob Dole, du Kansas.Le président a présenté ses mesures écnomiques dans son discours sur l’état de l’Union hier soir.CLINTON SUITE DE LA PAGE 1 Nervosité à Wall Street nomique.«Nous allons avoir des lignes de téléphone saturées parce que c’est ainsi que le système fonctionne et c’est dommage.Mais je pense que nous prévaudrons sur les groupes d'intérêts particuliers», a déclaré M.Bentsen.Les marchés financiers attendaient avec une certaine nervosité le détail des nouvelles mesures.Li veille, Wall Street avait réagi négativement aux premières annonces faites par la Maison-Blanche, perdant près de 83 points, sa plus forte chute en quinze mois.Au Congrès, l’opposition républicaine a déjà condamné les hausses d’impôts prévues par la Maison-Blanche.«Surveillez vos portefeuilles», a lancé Bob Dole, leader de la minorité républicaine au Sénat.Quant aux élus démocrates, plusieurs d’entre eux se contentaient hier de dire qu’ils resteraient «à l’écoute des électeurs».Premier président démocrate depuis 1981, M.Clinton, 46 ans, «pense que les priorités des années 80», marquées par une réduction de l'investissement et un accroissement démesuré du déficit budgétaire, «étaient mauvaises» et veut «un changement d’orientation», a affirmé hier Mlle Dee Dee Myers, porte-parole de la Mai- son-Blanche.Il y a douze ans presque jour pour jour, le républicain Ronald Reagan avait engagé les Etats-Unis dans la voie de réductions d’impôts massives et de hausses tout aussi massives du budget militaire motivées par la menace que représentait selon lui l’URSS.Aujourd'hui, après la disparition de l’URSS, M.Clinton a été élu pour relancer et restructurer une économie dans laquelle neuf millions de personnes sont au chômage et 37 millions de personnes n’ont aucune couverture sociale.M.Clinton doit convaincre les Américains qu’il est un démocrate «différent» des autres, c’est-à-dire qu'il sait faire autre chose qu’augmenter les impôts pour financer des programmes sociaux, comme l’ont fait tous ses prédécesseurs démocrates.Aussi comptait-il souligner sa deuxième priorité, la réduction du déficit budgétaire qui devrait atteindre 327 milliards de dollars en 1993.1x* président devait annoncer hier 150 coupes dans les dépenses, représentant des économies de 250 milliards de dollars sur quatre ans, dont plus de 100 milliards pour les dépenses non militaires, a précisé M.Stephanopoulos, porte-parole de la Maison-Blanche.Les syndicats dénoncent le nouveau projet de loi sur l’assurance-chômage LE DEVOIR Le nouveau projet de loi sur la réforme de l’assuran-ce-chômage, déposé hier aux Communes, n’est que de la poudre aux yeux, soutiennent les trois grandes centrales syndicales du Québec.Pour la CSN, la FTQ et la CEQ, l’esprit et les objectifs du projet de loi C-105 sont demeurés les mêmes.«La réduction des prestations reste inchangée, et les personnes qui «quitteront volontairement» leur travail ou qui seront congédiées pour «inconduite» n’auront toujours pas droit à l’assurance-chômage», ont-elles indiqué dans un communiqué conjoint.Les syndicats maintiennent que le projet de loi remanié n’améliorera en rien la situation, puisque ses principes demeurent «injustes et inéquitables».«La jurisprudence répertorie une quarantaine de motifs valables de quitter son emploi, alors que la loi n’en reconnaîtra que 13.De plus, dans les cas de harcele-ment sexuel, les modifications n’apportent rien, puisque les personnes peuvent déjà être entendues a huis clos», mentionne le communiqué.Les trois centrales déplorent particulièrement le fait que les employeurs pourront toujours exercer des pressions sur leurs travailleurs, «à qui on impute toujours le fardeau de la preuve».«Avec ce nouveau projet de loi, le ministre Bernard Valcourt et le gouvernement conservateur effectuent un faux repli.Ils continuent toujours de s’attaquer aux victimes du chômage plutôt qu’au chômage lui-méme, et ils poursuivent leurs politiques économiques restrictives, notamment en maintenant le gel des salaires dans la fonction publique fédérale.» Les syndicats ont fait part de leur intention de demander une rencontre avec Brian Mulroney afin de le persuader de modifier la politique de son gouvernement.Scène d’hiver.à Vancouver nement qui a accepté de commenter ce dossier.Le ministre Claude Ryan a indiqué aux journalistes que «les responsabilités sont partagées au gouvernement.Si chaque ministre s’improvise porte-parole dans un secteur dont il n’a pas la responsabilité, c’est l’anarchie».Pour leur part, les autorités de l’Hôtel-Dieu réagissaient avec la plus grande prudence à tous ces développements.Soeur Denyse Lafond, directrice de la congrégation des Soeurs hospitalières de St-Joseph, les fondatrices de l’Hôtel-Dieu qui avaient donné leur bénédiction au déménagement, rappelait au DEVOIR que la congrégation avait au départ décidé de soutenir le conseil d’administration de l’hôpital dans ses projets de développement.«Le conseil a conclu qu’il valait mieux déménager et nous l’avons soutenu.Si le gouvernement décidait qu’il était possible de rénover l’hôpital sur place, il faudrait sûrement revoir le plan fonctionnel et technique, qui prévoit un tout intégré plutôt qu’une articulation entre différents pavillons.» Soeur Lafond ajoute que l’actuel conseil d’administration n’a pas été saisi officiellement d’une propsition alternative.Même prudence chez le Dr Michel Jarry, secrétaire du Conseil des médecins de l’hôpital, qui explique que l’assemblée des médecins avait accepté la proposition du ministère «après avoir considéré les différentes possibilités».Mais jl ne pouvait se souvenir, hier, si le ministère avait soumis aux médecins un véritable document prouvant qu’il était impossible de rénover sur place.Le Dr Jarry, qui est cardiologue, se montrait toutefois assez inquiet devant la perspective d’effectuer son travail à travers des rénovations.«Honnêtement, on s’embarquerait dans un méchant bateau en rénovant.Nous avons rénové récemment trois ascenseurs et nous en avons eu pour trois ans.Nous avons également refait une de nos 20 salles de radiologie et nous en avons eu pour un an et demi à perturber le département.La perspective d’une rénovation de l’édifice m’apparaît difficile».LE DEVOIR est publia par Le Devoir Inc., société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 2050, rue de Bleury, Montréal, H3A 3.M9.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 rue Bourdeau, une division des imprimeries québécor Inc., 612 ouest rue St-Jacques, Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans le Devoir.!/• Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.située au 775, bout lebeau, SMaurenL Envoi de publication • Enregistrement no 0358.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général : (514) 985-3333 I» Devoir (LSI'S - 003708) is published daily by Ik Devoir Inc., 20.50 De Bleury, 9e étage, Montréal, Québec H3A 3.M9.Subscription rate ;/ , y, ar js 3 439.00 LSD.Second Class Postage paid at Champin m.N.y.(JS POSTMASTER : send address changes to : D‘ Devoir 20 De Bleury, Terne étage, Montréal (Québec) H3A-3M9.'fcv.VfHSS'AGM PHOTO PC A VANCOUVER, où l hiver signifie tout autre chose qua Montréal, des corneilles se servaient hier à même un abreuvoir, dans le parc Stanley.Les mouettes sont aussi des habituées de ces lieux en ce temps de l année où la clientèle du parc est à son plus bas.Quant aux parcs de Montréal, on en reverra la couleur dans environ deux mois, si Dieu et le printemps ne nous oublient pas.L’HISTOIRE tionnaire».Libéré quelques mois seulement avant la fin de sa peine, Wang Dan dit aujourd’hui ne rien regretter,de son passé.«Mes idées politiques n’ont pas changé et j’estime être libre de mes mouvements», a-t-il ainsi déclaré à sa sortie de prison.Mais qui est-il donc, ce jeune homme dans la vingtaine, silhouette frêle et visage sérieux, qui semble n’avoir rien perdu de sa superbe au cours de ces années passées daqs la prison numéro 2 de Pékin?Etudiant en histoire à l’Université Beida, il fut élu dirigeant du mouvement de contestation sur son campus, un peu par hasard, un soir d’avril 1989.Il avait pris la parole avec brio devant une de ces nombreuses assemblées étudiantes organisées spontanément à la suite de la mort de Hu Yaobang, l’ancien secrétaire général du Parti communiste chinois.Hu Yaobang avait été limogé deux ans plus tôt pour s’être montré trop conciliant à l'égard d’une autre révolte étudiante, celle de décembre 1986.Les étudiants de Beida et des autres universités réclamaient pour lui des funérailles d’Etat.Mais, rapidement, les revendications se sont faites plus nombreuses: la liberté de presse, l’augmentation des budgets de l'éducation, l’arrêt de la «pollution spirituelle», l’abrogation de la loi interdisant les manifestations et la publication des avoirs des dignitaires.Ije Printemps de Pékin venait de commencer.Quand nous avons clandestinement rencontré Wang Dan sur le campus de son université, entre deux manifestations, il ne se doutait pas qu'un mois plus tard plusieurs de ses compagnons seraient morts sous les balles de l’Armée dite populaire, que d’autres prendraient le chemin de l’exil, que d’autres encore, comme lui, se retrouveraient derrière les barreaux, victimes d’une répression impitoyable.«J'estime être libre» «Nous, étudiants, ne pouvons pas nous contenter seulement d’apprendre.Nous avons l’obligation de participer à la vie politique de notre pays.Autrement, nous ne méritons pas de nous appeler des intellectuels», nous avait-il déclaré.Pourtant, contrairement à plusieurs autres membres de la direction nationale de l’Union autonome, à laquelle il avait été élu quelques jours après le début de la contestation, Wang Dan croyait qu’après ces quelques semaines de manifestations, le mouvement étudiant devait passer à une «seconde étape», comme il disait.Ne plus descendre dans la me ni faire la grève, précisait-il, mais rentrer sur les campus et travailler à l’établissement de la démocratie à l’université, légaliser l’Union autonome, mettre sur pied un journal, un poste de radio étudiant, etc.Influencé par les philosophes des Lumières, notamment par les écrits de Jean-Jacques Rousseau qu’il admirait particulièrement, ainsi que par ses rencontres avec des dissidents chinois célèbres comme Fang Lizhi qu’il avait, à quelques reprises invité a participer aux «salons de la démocratie» à Beida, Wang Dan rêvait d’une Chine où la liberté de pensée et la liberté d’expression seraient respectées.Il allait jusqu’à rêver, sans trop y croire, à l’instauration d’«un système où plusieurs partis politiques pourraient coexister».Le soir du 3 juin 1989, quelques heures avant l’entrée des blindés sur la place Tiananmen, il avait appelé, une ujtime fois, les étudiants à retourner sur les campus.Ils n’ont été que quelques-uns à le suivre.Bénéficiaire d’une opération de relations publiques et de manoeuvres diplomatiques, Wang Dan est aujourd’hui libre.L’histoire finira-t-elle par lui donner raison?Un leader cri affirme que les autochtones subissent des violations des droits de la personne Q enève (PC) — Les autochtones sont encore en butte à des violations des droits de la personne au Canada, a affirmé hier un leader cri canadien devant une commission des Nations unies.La Commission des Nations unies sur les droits de la personne était réunie hier à Genève pour discuter de l’Année internationale des peuples autochtones et entendre les représentants de ces peuples à travers le monde, y compris la lauréate du prix Nobel de la Paix, l’Indienne guatémaltèque Rigoberta Menchu.«Ix*s peuples autochtones subissent de terribles entorses aux clroits humains dans mon propre pays», a déclaré le chef du Grand conseil des Cris, Ted Moses.Il a poursuivi en ajoutant qu’«en dépit de la protection que la loi canadienne accorde aux droits des individus et des minorités, ces violations se poursuivent, parce que ces lois ont échoué».M.Moses a dit ne pas voir quelle valeur pouvaient avoir des événements «à caractère commémoratif qui ne se traduiraient pas par des gestes concrets», en cette Année internationale des autochtones.Il a invité la commission à adopter une résolution qui traiterait tout particulièrement de la «discrimination contre les peuples autochtones».Il a également suggéré à l’ONU de mettre sur pied «un organisme autochtone consultatif et permanent constitué d'experts sur les questions affectant les peuples autochtones».M.Marc LeClair, le représentant du Conseil national métis et du Conseil mondial des peuples autochtones, s’est fait plus diplomatique.Il a déclaré que le Canada avait fait «des progrès substantiels vers la reconnaissance de nos droits»par rapport aux autres pays.Il a cependant tenu à évoquer l’histoire tragique des six enfants innus de Davis Inlet (à Terre-Neuve) qui ont récemment tenté de se suicider en inhalant des vapeurs d’essence.Mme Ann Park, qui dirige la délégation canadienne, a défendu devant la commission l’engagement du Canada à forger «un nouveau partenariat avec les peuples autochtones».Des négociations sur l’autonomie gouvernementale se poursuivent avec les communautés autochtones à travers tout le pays, a-t-elle souligné, au cours de cette séance d’une demi-journée.L’ordre du jour de la rencontre prévoyait que les représentants autochtones limitent leurs réflexions au sujet prévu, soit l'Année internationale.Mais plusieurs ont dérogé au programme et ont fait valoir les doléances particulières aux autochtones de leurs pays respectifs.Des représentants de l’Amérique centrale et d'Amérique du Sud surtout ont profité de la réunion pour expliquer certaines des discriminations infligées aux peuples de leurs pays.Alors que le président de l'assemblée s’efforçait de ramener les intervenants au sujet au programme, le militant mohawk Kenneth Deer, de la reserve de Kahnawake, près de Montréal, a soutenu que les peuples autochtones ne pouvaient «se permettre de rester à Genève pendant quatre semaines jusqu’à ce que l’article 12 (qui traite des violations des droits humains) apparaisse à l’ordre du jour de la commission».Ixi pièce de résistance de l’événement était le discours prononcé par le Prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchu.L’oratrice s’en est pour sa part tenue aux sujets à l'ordre du jour, mais a semoncé les gouvernements auxquels elle a reproché de réduire l’Année internationale des autochtones à une série de commémorations.«Ce serait perdre une occasion historique d’amener un réel changement dans les relations entre les différentes cultures, a-t-elle dit.Nous ne pouvons attendre plus longtemps la reconnaissance de nos droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels.» La plupart des gens croient qu'il n'y a qu'une façon d'aider le monde en développement.Nous en avons 26.CODE L'autonomie grâce h l'alphabétisation dans le monde en développement.J'aimerais plus de renseignements sur les programmes de CODE.Nom.Adresse.Téléphone.Adresse île retour: CODE, 321, rue Chapel, Ottawa (Ontario) KIN 7Z2
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