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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-16, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIV — No 12 Ensoleillé Max.-5 .Détail page A-4.Montréal, samedi 16 janvier 1993 Cuisine française Vin • Bicre • Spiritueux Une bonne table.596.î: 3 CAHIERS — 1,35* + tps + tvq mm MjMM PHOTO JACQUES NADEAU ilÉIfi M *+* r Isabelle Paré La boucle est bouclée pour Le Devoir Votre quotidien a fait connaître hier en conférence de presse les détails du plan de financement et de restructuration qui lui permet d’entrevoir l’avenir sur des bases rationnelles et avec une véritable vision d’entreprise.Les principaux partenaires financiers du DEVOIR ainsi que la direction du quotidien ont répondu hier aux questions des journalistes.Voir notre compte rendu en page A-4 et les détails du plan de financement en page B-8.10 000 nouvelles places dans les cégeps QUÉBEC crée 10 000 nouvelles places dans les cégeps qui nécessiteront des investissements totaux de 112 millions $ Le gouvernement a annoncé hier l’injection de 112 millions $ pour améliorer le réseau collégial et créer 10 000 nouvelles places dans les cégeps pris d’assaut par le retour des étudiants sur les bancs d’école.Cet ajout de places, accueilli comme une manne en ces temps de disette, sera concentré dans le secteur technique où 7000 des nouvelles places seront créées dans les cégeps du Québec.La part du lion de ce développement éclair du réseau ira à la région de Montréal où 6000 des 10 000 nouveaux sièges annoncés verront le jour, notamment grâce à la conversion en cégep public du collège privé Marie-Victorin.Cette dernière mesure, confirmée officiellement hier par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Ro-Voir page A-4 : Cégeps Véritable blocus autour d’Haïti d’après AFP MIAMI — À la veille de l’installation de Bill Cljnton à la Maison-Blanche, les États-Unis intensifient les manoeuvres contre les boat-people haïtiens.Des navires et avions américains vont établir un dispositif autour d’Haïti pour empêcher l’exode massif de réfugiés redouté dans les jours qui vont suivre la prise de fonctions mercredi du président élu, a déclaré hier à Miami le chef des garde-côtes américains. I i • •» MP • fy ; ri ri ^ U [ fj ù i !< i M .51 4 ?4 Le Devoir, samedi 16 janvier 1993 M A-3 Ottawa confirme sa participation dans Hibernia Paul Cauchon LE GOUVERNEMENT fédéral a finalement décidé d’acheter lui-même des parts du méga-projet Hibernia pour combler le retrait de la société Gulf en février dernier, après avoir attiré comme investisseur une société américaine de l’Arkansas, Murphy Oil.En annonçant la nouvelle à Montréal hier le ministre responsable de la région de Québec, Benoit Bouchard, a laissé entendre que le gouvernement n’avait pas vraiment le choix, déclarant qu’avec un investissement supplémentaire de 290 millions $ Ottawa protégeait les investissements, obtenait une prise sur les actifs et sauvait des milliers d’emplois.Le projet Hibernia avait finalement obtenu sa licence de production en 1990, alors qu’un consortium formé de Mobil à 28,1% des parts, Gulf à 25%, Petro-Canada à 25% et Chevron à 21,8% se montrait prêt à entreprendre les travaux dans les champs de pétrole au large de Terre-Neuve.L’entente prévoyait que le fédéral s’engageait à assumer 25% des coûts de production, ce qui représentait la jolie somme de 1,04 milliards $.Le fédéral s’est également engagé à offrir des garanties de prêts correspondant à 40% des frais de contruction, pour un maximum de 1,66 milliard $.Le projet total est évalué à 5,2 milliards $, avant le début de la production de pétrole en 1997.Mais en février dernier Gulf a annoncé son retrait du projet, et Ottawa a tout fait pour trouver un nouvel investisseur afin de relancer Hibernia.L’entente annoncé hier confirme donc que Mobil et Chevron ont accepté d’acquérir chacun une part supplémentaire de 5% dans le projet.Murphy Oil acquiert une participation de 6,5%.Le fédéral acquiert donc 8,5% pour compléter le «trou» laissé par le départ de Gulf.Ottawa a tout fait pour faciliter la tâche à Murphy Oil.Ainsi le gouvernement finance la part de Murphy jusqu’en mars, date où la compagnie doit officiellement se joindre au consortium.Les dépenses effectuées par Murphy, Mobil et Chevron pour acquérir une participation clans le projet leur donnent droit à des déductions et à des crédits d’impôts dont elles peuvent se servir pour réduire leur impôt sur le revenu.Le gouvernement a établi un mécanisme de prêts sans intérêt pour assurer aux entreprises des avantages au cas ou elles ne pourraient pas se prévaloir de ces déductions et crédits.Ainsi Chevron et Mobil auront la possibilité de recevoir chacune pour 40 millions $ de prêts sans intérêts du gouvernement et Murphy aura la possibilité d’en recevoir 52 millions $.Le ministre Bouchard a indiqué que si le projet voyait ses coûts initiaux dépasser la barre déjà fixée Ottawa devrait y faire face, mais «nous sommes là aussi s’il y a un bénéfice».Plusieurs observateurs, économistes, spécialistes de l’industrie pétrolière, ont émis de sérieux doutes sur la viabilité de ce mégaprojet.Benoit Bouchard fait valoir que l’industrie privée avait assez confiance au projet pour continuer à investir et à augmenter sa participation, et il a répété qu’il s’agit d’une occasion exceptionnelle pour le savoir-faire et l’expertise des entreprises canadiennes.Il a ajouté que si le coût du baril de pétrole s’élevait à 21$ le baril le gouvernement devrait recevoir un rendement de 13% sur son investissement.Mais les spécialistes ne s’entendent aucunement sur le comportement du marché pétrolier dans les prochaines années.Hibernia a déjè créé 2312 emplois, dont 740 à Montréal, pour la plupart des contrats d’ingénierie.Le ministre Bouchard soutient que les entreprises québécoises pourront bénéficier d’environ 800 millions $ en retombées économques.?T-Vv PHOTO PRESSE CANADIENNE Yves Dclagrave, de Ciments St-Laurent, Benoît Bouchard, ministre de la Santé et ministre responsable au Bureau du développement régional et Guy St-Pierre de SNC-Lavalin se sont échangé des poignées de main après l’annonce du gouvernement fédéral.Le retour du STOP irrite le PQ et la SSJB Josée Boileau avec la Presse canadienne LE PARTI québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont vivement critiqué hier le retour du mot STOP sur les panneaux de signalisation routière du Québec.Mme Jeanne Blackburn, porte-parole du PQ en matière de langue, y voyait une «provocation à l’aube de la consultation publique sur la révision de la Charte de la langue française», prévue pour le printemps.Elle estime que le gouvernement s’est retranché derrière une «urgence qui n’existe pas» pour agir en catimini dans la période des Fêtes.En fait, dit-elle, si les anglophones sont irrités par le mot ARRÊT, alors les francophones sont tout aussi légitimés de s’irriter du mot STOP.Elle a ajouté que la préférence du PQ en matière d’affichage routier va du côté des pictogrammes, notamment parce que le Québec compte 40Q 000 analphabètes.A la SSJB, le président Jean Do-rion relevait le fait que plusieurs villes qui s’étaient jpsqu’ici refusé à passer au mot ARRET sont celles de l’ouest de ltle de Montréal, oui figurent parmi les plus riches au Québec, alors que la grande majorité des municipalités québécoises ont, elles, encouru des frais pour se conformer à la loi et changer leurs panneaux.La décision consacre ainsi l’existence de deux .Québec, poursuit-il.Or, le mot ARRÊT est employé dans notre signalisation depuis 1921 et il a longtemps constitué la contrepartie française du mot STOP, clairement vu comme un mot anglais au Québec.La présence de STOP dans les dictionnaires français n’ébranle guère M.Dorion.«Personne n’est dupe, dit-il.Les gens qui réclament ce mot ne le font pas par amour de la France mais bien parce que c’est un mot anglais pour eux.Et dans notre contexte québécois, il s’agit là d’un véritable retour en arrière.Ce signe étant l’un des plus visibles dans notre société, tout ceci n’est pas insignifiant.» Les linguistes consultés hier par LE DEVOIR se retranchaient derrière la définition du Petit Robert.A l’université Laval, un chercheur étranger fraîchement arrivé, et visiblement peu au courant des déchirements linguistiques québécois, a eu un mot d’étonnement.«Stop?Mais c’est un mot intégré au français depuis 1792.» L’ex-président du Conseil de la langue française, M.Pierre Martel, apportait pour sa part un son de cloche bien différent.Aujourd’hui professeur de linguistique à l’Université de Sherbrooke, il reconnaissait sans peine l’utilisation massive en français du mot STOP.«Les emprunts à l’anglais sont fréquents, disait-il.Mais il faut aussi admettre que le Québec rejette des emprunts pourtant fort courants en France, comme pressing, ferryboat ou shopping.Ces écarts se justifient sans problème et nos expressions «traversier» ou «magasinage» font partie du français correct tel que parlé ici.«Ce qui fait la norme en matière d’emprunt, c’est quand il y a un consensus clair.Pour STOP, le débat le prouve, il n’y a pas de consensus au Québec où c’est le mot ARRÊT qui est vu comme étant le terme français.«L’enjeu n’est peut-être pas fondamental, mais il est symptomatique de tout le débat linguistique qui sera soulevé cette année», concluait-il.Urgences-Santé prêt à prendre des mesures disciplinaires contre les ambulanciers Paul Cauchon LA DIRECTION dTJrgences-Santé entend prendre dans les prochains jours tous les recours possibles, dont des mesures disciplinaires, contre les ambulanciers du syndicat des ambulanciers RETAQ qui prévoient pour janvier de nouveaux moyens de pression.Le syndicat a en effet décidé hier en assemblée générale spéciale d’organiser pour la semaine prochaine des «vigiles» devant différents bureaux de députés, ainsi qu’un grand rassemblement pour la fin du mois.Mais ce qui a surtout provoqué l’ire de la direction de la Corporation Urgences-Santé, c’est la décision de refuser à compter d’aujourd’hui de remplir le formulaire officiel qui doit être rempli à chaque transport ambulancier.Non seulement ce formulaire permet de prouver qu’il y a eu transport, mais il sert également à facturer les clients (citoyens, sociétés d’assurance, CSST, etc.), garantissant ainsi une part de revenus autonomes pour la Corporation.«C’est un détournement de fonds publics» lance Pierre Lamarche, pdg de la Corporation, qui ajoute avoir été très tolérant ces derniers mois devant les moyens de pression utilisés par ses employés (port du jeans, autocollants sur les ambulances), mais qu’il ne peut maintenant plus permetttre «une telle escalade».«Si on ne peut pas facturer nos clients on sera obligé de demander plus de fonds au gouvernement, en période de compressions», soutient-il.M.Lamarche lie carrément le pourrissement de ce conflit au retour de M.Mario Cotton à la tête du syndicat des techniciens ambulanciers.Le RETAQ est sans contrat de travail depuis près d’un an et demi.«Nous voulons une négociation que le gouvernement s’obstine à ne pas nous donner», dit Mario Cotton.À l’évidence les deux parties ne s’entendent pas sur l’opportunité même de négocier.Pour la direction d’Urgences-Santé le syndicat est couvert par l’entente survenue l’année dernière entre le gouvernement et les centrales syndicales concernant le gel des conventions collectives du secteur public.11 semble que cette entente ne soit pas acceptée par le RETAQ, qui regroupe aussi des employés ne travaillant pas pour Urgences-Santé, créature gouvernementale assurant les services ambulanciers à Montréal, mais pour d’autres compagnies ambulancières du Québec, privées.Urgences Santé a envoyé cette semaine au syndicat une mise en demeure le tenant responsable de tous les dommages qu’Urgences Santé a subis ou subira en raison de gestes syndicaux.Selon la direction depuis la mi-décembre plusieurs véhicules ont été peints par des bonbonnes de peinture, des projectiles ont été lancés contre des fenêtres du siège social de la Corporation et des points de services, des vitres ont été brisées en ces endroits et des radio-chasseurs ont été volés./'DÉCOUVREZ CE QUE LE SYSTÈME D'ÉDUCATION'\ NE VOUS A JAMAIS ENSEIGNÉ: ' APPRENDRE COMMENT APPRENDRE ¦ MANQUE DE CONCENTRATION?¦ DIFFICULTÉ À COMPRENDRE?¦ OBLIGÉ D’APPRENDRE PAR COEUR ?¦ FATIGUÉ ?¦ MAL DE TÊTE?¦ PEUR D’ÉCHOUER À L’EXAMEN?¦ ENVIE DE TOUT LÂCHER?Cours disponibles pour enlanls, adolescents, adultes, parents, enseignants, dicrocheurs, roccrocheuis.ACADÉMIE PHÉNIX 389-9730 POUR LE PLAISIR D’APPRENDRE y VOLVO- Pour un temps limité Profitez en janvier 1993 Garantie Sans 120,000 km sur les modèles 1993 240 - 940 - 960 VOLVO SÉCURITÉ AVANT TOUT VHP-’ cr ST-HYACINTHE Automobiles Chicolne Inc.855, me Johnson (514) 875-3999 ST-LÉONARD John Scotti Auto Ltée 4330, rue Jarry Est 725-9394 ST-HUBERT Lemenn Automobile Ltée 3839, boul.Taschereau 678-1220 LAVAL Boulevard St-Martin Auto 1430, boul.St-Martin 667-4960 MONTRÉAL Uptown Auto Ltée 5055, me Paré 737-6666 STEAGATHE Garage Frankie Inc.180, me Principale (819) 326-4775 Le Stade sera doté d’une toiture fixe Pierre Cayouette LE TOIT du Stade olympique de Montréal ne sera plus jamais rétractable.Ainsi en a décidé le conseil d’administration de la Régie des installations olympiques (RIO), lors d’une réqnion spéciale, jeudi soir.A la suite des recommandations de trois comités de professionnels, le conseil a choisi de doter le Stade olympique d’une toiture fixe.«Pour l’instant, aucun concept particulier de toiture fixe n’est retenu, a précisé hier Mme Brigitte Tremblay, porte-parole de la RIO.Ce n’est que vers le mois d’avril que la RIO sera en mesure de rendre publique sa décision finale.» On ne saura donc qu’au printemps le coût et le calendrier des travaux.Pour des milliers d’amateurs de baseball, la nouvelle annoncée hier par la RIO signifie qu’il ne sera désormais plus possible, par un beau dimanche d’été ensoleillé, d’assister à un match en plein air.La direction des Expos de Montréal ne semble pas déçue de la décision de la RIO.«Notre principale préoccupation, c’est de rassurer les spectateurs et les joueurs, qu’importe la nature du toit, a dit hier le vice- Krésident aux communications, I.Richard Morency.L’idéal, pour nous, c’est de ne pas avoir de “troubles”.Et puis, si nous gagnons, les spectateurs viendront en masse, avec ou sans toit.» La sécurité des installations olympiques a été largement remise en question depuis l’effondrement, le 13 septembre 1991, d’une poutre de 55 tonnes.Installée en 1987 au coût de 55 millions $, la toile rétractable du Stade olympique a causé de multiples ennuis à la RIO et à ses utilisateurs.La toile de kevlar a subi 17 déchirures au cours de 17 différents incidents.En avril dernier, un comité d’experts internationaux mis sur pied par la RIO avait conclu que la toile du stade était en phase terminale.Le président de la RIO, M.Pierre Bibeau, avait dès lors recommandé au ministre André Vallerand le remplacement de la toile avant 1994.À la même époque, le premier ministre Robert Bourassa n’avait pas caché sa préférence pour un toit fixe.Le doyen de la faculté d’aménagement de l’Université de Montréal, l’architecte Jean-Claude Marsan, a toujours contesté la viabilité du système de toile rétractable.Hier, M.Marsan s’est dit «peu surpris» de voir la RIO enfin comprendre que «son système ne fonctionne pas».M.Marsan souhaite que la RIO coiffe son stade d’un toit translucide afin que ses usagers, tout comme ceux du Biodôme, puissent jouir de la lumière du jour.Occupa*^” acompte Le Portofino est la plus belle et la plus luxueuse résidence tie Montréal-Nord.;r/>.47, 3225, boul.Gouin Est 321-0880 Résidence pour personnes retraitées et semi-retraitées.Salles communautaires, piscine, saunas, système de communication vidéo individuel, infirmière de service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ;syv bureau de médecin, pharmacie, Æ'v, J caisse populaire, restaurant, fv&I#» .i dépanneur, salon de coiffure.Y Ouverture de lOh à 17h, 7 jours / sem.Nouveauté: Vitre «Super-Glass» * R-8.6 pour votre confort.Roberto Perm Phonuiv R.Rei\/er Peler Reolt/h/ Dennte (i/ieol Jean Rorbe Roberto Perm Boréal au rendez-vous des idées Kmu à paraître prochainement Roberto Per in ROME ET LE CANADA u bureaucratie vaticine cl la question rationale 1870 1903 Jean Barbe Hure,il Thomas R.Berger Chroniques de l air au temps, Jean Barbe (fin février) La Création de la sécurité sociale au Canada, Dennu G lier t (fin avril) L'Institutionnalisation de la psychiatrie au Canada Peter Keating (février) Rome et le Canada, La bureaucratie vaticane et la question nationale, 1870-1903 Roberto Penn (février) Une ombre terrible, Valeurs européennes et droits ancestraux en Amérique, 1492-1992 Thomao R.Berger (février) Vi/.ny ni>.’/‘ /v.pn) i'iun.’(/ />ni/i>v\/.i.’t'./.’f/ ¦}/ enmoi// m.i.\/ i>/.iv,/o\/ a/.ii>}/im.y ’ A-4 B Le Devoir, jour date SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Tabac dites constituent une violation injustifiable de la liberté d’expression.Le jugement précise par ailleurs que la publicité du tabac en provenance de l’étranger (dans les magazines, par exemple) sera toujours permise, soulevant l’ire du CCFPT.En revanche, les commandites d’événements sportifs et culturels pourront se poursuivre.En matière de pouvoirs, la conclusion des trois juges est à l’effet que «le gouvernement fédéral s’est attaqué à un problème bien distinct, rattaché à une question complexe de santé publique.Il semble que l’importance nationale du problème et la nature de l’activité visée justifiaient une intervention» en vertu du droit constitutionnel d’Ottawa de légiférer pour maintenir «la paix, l’ordre et le bon gouvernement».Quant au respect de la Charte, la majorité écrit que «l’appelant (le Procureur fédéral) a démontré une justification suffisante pour l’atteinte à la liberté d’expression commerciale que comporte la législation attaquée».Le juge LeBel ajouteLoue «l’on n’est pas ici devant un Eroblème de liberté de pensée.(.) a publicité, dans son ensemble, se trouve prohibée.(Mais) le citoyen qui désire fumer ou le fumeur qui entend continuer de le faire conserve la possibilité d’obtenir l’information nécessaire quant au produit acheté.» «Le législateur a adopté une solution mesurée à l’égard d’un problème important de santé publique, tout en respectant certaines réalités sociales et économiques», lit-on plus loin.Pour sa part, le juge Brossard s’est montré plutôt sévère: «Justifier l’interdiction de la publicité des produits du tabac pour permettre à l’Et 8 Itat de rendre 28 % de sa population ‘socialement inacceptable’ et d’en faire des parias de la société me paraît être l’antithèse de ce qui est tolérable, acceptable et permissible dans une société libre et démocratique.» Le juge dissident se dit en outre d’avis que le Procureur général a failli à la tâche de démontrer que «la loi en litige était de nature à avoir un effet sur la consommation des produits du tabac».Hier, les réactions au jugement ne se sont pas fait attendre.Au Conseil canadien des fabricants de tabac, la volonté de poursuivre la bataille en Cour suprême s’accompagnait d’une certaine résignation.Les compagnies ont ainsi annoncé que «toute forme de publicité du tabac sera retirée des magasins aussitôt que possible», une procédure qui touchera quelque 47 000 commerces au pays.Mais sur le fond, le Conseil n’en démord pas: la démonstration que la publicité incite les gens à fumer demeure toujours à faire.«C’est ce que nous avons toujours soutenu.Il n’y a pas de preuve que les gens commencent à utiliser un produit parce qu’ils le voient annoncé.La publicité ne sert que dans la concurrence entre les diverses com-: pagnies, et les gens ne s’en servent ; que pour faire leur choix entre les marques proposées», a dit M.Par- ker.De son côté, le ministre fédéral de la Santé, Benoît Bouchard, était heureux: «C’est extraordinaire pour la santé des gens.Ce n’est pas une victoire contre des personnes ou des institutions mais une victoire du régime de santé et des efforts que le Canada a faits depuis sept à huit ans pour combattre ce qui m’apparaît comme un fléau.» Son de cloche identique à la Société canadienne du cancer, où le porte-parole Kenneth Kyle a parlé de «grande étape pour la santé publique au Canada».Mais Luc Dum-moulong, de l’Association pour la liberté des fumeurs, voit plutôt dans le jugement «la suppression pure et simple du droit d’expression des compagnies.Je trouve ça dangereux.C’est une forme de censure.» ?Deux poids Cour d’appel soulève à tout le moins quelques interrogations.«Certaines formes d’expression sont plus protégées que d’autres», lance, laconique, José Woehrling, professeur de droit civil à l’Université de Montréal.Dans son jugement, la Cour d’appel affirme que les restrictions de la Loi fédérale réglementant les firoduits du tabac se justifient dans e cadre d’une société libre et démocratique même si elles contreviennent à cette liberté d’expression, garantie par la Charte.«Effectivement, on peut croire u’il y a deux poids, deux mesures, n aurait aimé une aussi grande ouverture d’esprit de la part de la Cour suprême en 1988», dit Me Henri Brun, professeur de droit à l’Université Laval.C’est dans sa décision historique de décembre 1988 sur l’affichage commercial que la Cour suprême du Canada se prononce pour la Eremière fois sur cette question.orsqu’elle déclarait inconstitutionnelles les dispositions de la loi 101 sur l’affichage commercial en français, elle statuait notamment, au grand dam de Québec, au’il n’y avait aucune raison valable d’exclure l’expression commerciale de la protection de la Charte.Ironiquement, la Cour suprême écrivait alors que l’expression commerciale joue un rôle considérable en permettant aux individus de faire des choix économiques éclairés.Les avocats des fabricants des produits du tabac se délectent déjà de ces propos.Depuis cette décision de la plus haute cour du pays, le constitutionnaliste Henri Brun considère que le «discours commercial» n’aurait pas dû accéder au statut de droit aranti par la Charte.«Ça banalise a liberté d’expression et crée une présomption en faveur de l’entreprise», dit-il.Il remarque toutefois que la Cour suprême du Canada a assoupli sa position à l’égard du discours commercial depuis sa décision quelque peu radicale sur la loi 101.Selon lui, la Cour suprême aurait admis, par la suite, qu’il est plus facile de justifier une limitation aux garanties de la Charte lorsqu’il s’agit de «discours commercial».C’est ce qui expliquerait, sur le plan des principes, la décision d’hier de la Cour d’appel.Dans de nombreuses décisions, la Cour suprême a reconnu que la Charte protégeait la «plupart des formes d’activités expressives, y compris le ‘discours commercial’», rappelle le juge Louis LeBel.Dès lors, il s’agissait d’évaluer si LA METEO : Accu-Weather® prévisions météorologiques^ iiijsK / jusqu'à midi, le 16 janvier! y comprit let haute» et bttaet température* pour le* vtll**.•*•« * » * ?a Jik ?> 4 ?4.«U +*W » • Bty 11/-19 Edmonton 12A20 25A31 I7A23 Fr#q Le journal aura une nouvelle présentation graphique dès le*26 janvier et Mme Bissonnette, maintenant libérée de cette réforme administrative, entend consacrer plus de temps à la page éditoriale.Portb-parole des employés, M.Serge Truffaut a mentionné que ceux-ci se sentent soulagés par cette relance, qu’ils veulent un rendement à long terme sur leur placement et qu'ils vont chercher maintenant à s’adapter à ce nouvel outil financier qu’est leur SPEQ.> i sonne», dit Marc-Yvan Côté : mousser sa candidature tant que Bourassa voudra rester à la barre.En 1970, le jeune Bourassa correspondait au profil type du candidat rêvé élaboré grâce à un sondage.L’électeur voulait un leader fort mais conciliant, capable de relancer l’économie et de combler le fossé des générations tout en affirmant le fait français.Aujourd’hui, on chercherait quelqu’un qui peut incarner les idées nouvelles pour l’économie, l’environnement, la gestion des services publics dont ceux de la santé.Et qui dispose de qualités de rassem-bleur.Ici ou là, on laisse tomber le nom de Pierre Marc Johnson, mais sans y croire.Seulement pour illustrer le genre de personne qu’il faudrait : il paraît jeune, il a renouvelé son discours, nuancé son appui à la souveraineté, il incarne les valeurs internationales et environnemen-talistes.Mais on ne le voit pas au PLQ.D’autant plus que son frère y est déjà et qu on accorde à Daniel une longueur d’avance si la course était déçïenchée rapidement.A moins que la santé de M.Bourassa le force à faire un geste précipité, on s’attend à ce qu’il reste en poste le plus longtemps possible.Il donnera une première indication à la mi-février mais peut ne prendre une décision qu’à la faveur du congé pascal, comme le fit René Lévesque en 1985, sans toutefois annoncer son départ.M.Lévesque expliquait dans ses mémoires pourquoi il n’avait annoncé sa décision que le 20 juin.Mi-avril, la session parlementaire reprenait et le budget allait être déposé.Sitôt ouverte, la course aurait dégarni les banquettes pé-quistes à l’Assemblée nationale, ce qui aurait offert à la population «le spectacle d’un salon de la race à moitié abandonné et d’un gouvernement chancelant, forcé de battre les couloirs pour survivre au moindre vote».M.Bourassa se trouvera dans la même situation, sans compter que le débat linguistique sera à son sommet.Des libéraux jugent plus approprié que la course se déroule à l’automne, soit après que les conservateurs, le cas échéant, auront vécu la leur et que les élections fédérales auront eu lieu.Le délai offrirait un peu de temps pour fabriquer une candidature, ce qui défavoriserait les aspirants connus.De ceux-là, on parle beaucoup de Daniel Johnson et de ses appuis au caucus.Ses sorties l’automne dernier, en particulier son appel à la réconciliation sous «la grande tente» libérale, ont été remarquées.Le nom de Gérald Tremblay circule.On dit de lui que son temps n’est pas venu, qu’il est un peu vert.Il a pourtant 50 ans.Tremblay est aimé des jeunes libéraux.Il rest aussi des députés, pour sa fougue et ses compétences en économie, chouchou de la concertation québécoise.La vice-première ministre, Mme Lise Bacon, pourrait devoir passer son tour, ne bénéficiant pas des appuis voulus.La manière vindicative avec laquelle elle a traité les jeunes libéraux l’a discréditée, dit-on.Voilà autant de scénarios soumis aux impondérables : la santé de M.Bourassa, l’élection fédérale, la création d’une troisième voie entre libéraux et péquistes.1993 devait être une année de transition.Ce sera une année décisive.?Blocus «Notre motivation est de préserver des vies.(.) Si des gens s’aventurent en mer, nos navires seront là pour empêcher des pertes en vies humaines», a déclaré l’amiral, dans une interview à la chaîne de télévision CNN.II a insisté sur le fait que cette opération avait été montée en «étroite coordination» entre le président sortant George Bush et le président-élu Bill Clinton.«Nous espérons vraiment que cela aura un effet dissuasif», a-t-il encore indiqué.Certains des bâtiments font déjà route vers le canal Windward séparant Haïti et Cuba et le groupe d’action au complet devrait être opérationnel la semaine prochaine, a indiqué l’amiral dans sa conférence de presse.Selon les rapports des services de renseignement des garde-côtes, entre 100 000 et 200 000 Haïtiens ourraient tenter, dans la pire des ypothèses, de quitter Haïti, a-t-il souligné.Il a indiqué cependant qu’il avait l’espoir que le nombre serait bien inférieur en raison notamment des allocutions radiophoniques du président-élu Bill Clinton et du président déchu Jean-Bertrand Aristide, enjoignant les Haïtiens à rester dans leur pays pour aider à restaurer la démocratie.Cette opération navale et aérienne fait intervenir plus du tiers des plus gros bâtiments des garde-côtes positionnés sur la côte est des Etats-Unis.L’amiral a également reconnu que la mission débordait des tâches traditionnelles des garde-côtes tjue sont le contrôle de la pêche et l’arraisonnement de navires transportant de la drogue.uj Le président-élu Bill Clinton aviait promis durant sa campagne électorale de revenir sur la politique de rapatriement forcé des réfugiéç haïtiens cherchant à gagner les Etats-Unis, suscitant l’espoir de dizaines de milliers d’Haïtiens.Il est revénu mercredi sur sa position et a annoncé qu’il poursuivrait, «pendant un temps», la même politique que Gedr-ge Bush.Son équipe a cependant annortfcé jeudi à Little Rock (Arkansas)>un plan «global» pour restaurer la démocratie en Haïti prévoyant l’envpi sur l’île, à partir de mercredi, d’équipes pour renforcer le personnel américain qui procède actuellement à l’examen des demandps d’asile politique des Haïtiens candidats à l’exil.Des centres seront installés dans toute l’île.A Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche Marlin Fitzwdtbr a précisé que le dispositif naval autour d’Haïti a été décidé sur la base de la «politique existante» etion concertation avec la future administration Clinton.11 «La politique est la même.Lès garde-côtes opèrent sur la base dé'la politique existante qui est d’intercepter les gens en haute mer et les renvoyer en Haïti», a déclaré:M.Fitzwater.Les garde-côtes ont pris ces mesures en vue de pouvoir continuer à appliquer la politique actuelle, a-t-il précisé.iq Ce dispositif restera en place jûs-u’au 20 janvier et son maintien au-elà de cette date dépendra du président-élu Bill Clinton, a indiqué le porte-parole, ajoutant qu’une concertation préalable avait été menée avec lu prochaine administration «au niveau du département d’Etat».L’encerclement d’Haïti par dix-sept bâtiments des garde-côtes en prévision d’un éventuel exode massif de réfugiés après l’investiture mercredi prochain de M.Clinton à la Maison Blanche a été annoncé vên-dredi à Miami (Floride) par le ahef des garde-côtes, l’amiral Willsim Kime., Jeudi, un message radiophonique du président-élu américain avaibété diffusé, invitant les Haïtiens à ne pas prendre la mer et informant la population haïtienne que le refoulement des «boat people» restera en vigueur dans les jours suivant son investiture.L’équipe Clinton avait de son cjôté dévoilé un plan «global» pour restaurer la démocratie en Haiti et le retour sur l’île du président en exil Jean-Bertrand Aristide.1 } I f l 1 I f 4 i Le Devoir, samedi 16 janvier 1993 M A-5 Le Canada a e béguin pour les militaires r Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa LAISSÉS vacants par la dégringolade des Reichman, Campeau, Lava-lin et autres, les piédestaux canadiens sont en voie de trouver cette 'année de nouveaux locataires.Après avoir passé les années 80 à monter aux nues les capitaines d’entreprises, le Canada a désormais le bé- Epour de vrais mires et 1993 s’annonce comme l’année dë$ généraux.'À témoin l’élévation ” récente au poste d’ambassadeur aux États-Unis de John de Chas-telain, reconnu pour ses brillants états de sçrvice pendant les cçises d’Oka et du golfe fersique.A témoin également la cour effrénée que font libéraux et conservateurs fédéraux ces jours-ci au général Lewis Mackenzie, commandant vedette des Forces de paix de l’ONU sur le terrain contesté de ^ancienne Yougoslavie.tr;Avec ce nouveau culte, le Canada, en ce •tournant de siècle, innove par rapport à son •passé.i < Dans l’histoire canadienne, il se •trouve peu ou pas de généraux à •avoir trouvé de vraie niche dans cherche d’une quelconque expérience parlementaire.Le pouvoir l’intéresse.Dommage pour le NPD qui ne lui avait pas encore transmis d’offre et qui pourra maintenant s’en dispenser.S’agit-il de la distraction passagère d’une opinion publique blasée ou d’un réel changement d’optique sur l’armée?Difficile à dire.Ce qui est certain, c’est qu’en ^imagination populaire.- Tellement peu, en fait, que cette semaine, le Globe and Mai\, à court de matériel pour fins de comparai-: son, en est venu à faire un parrallè-Je entre le général MacKenzie et.Irîten de moins que l’ancien président •àméricain Dwight Eisenhower.!/ Car, à date, du côté canadien, les ;/héros militaires ont dû se contenter •de trôner en silence dans divers 'parcs où ils servent, en effigie, de perchoir aux pigeons.• i ‘Il y a bien eu quelques ex-colo-:‘nels ou autres à avoir fait de la politique leur deuxième carrière.Le iParlement fédéral compte même ac-iüellement un amiral à la retraite, le.libéral Fred Mifilin de Terre-Neu- -'ive.-ifi Mais, jusqu’à présent, une carrière militaire, si brillante soit-elle, n’a • jamais constitué un passe-partout -càpable à lui seul d’ouvrir les offi- • pines du pouvoir canadien.! "> Le général John de Chastelain et son collègue MacKenzie semblent devoir changer tout cela.Pendant que le premier s’installe dans le pjlus prestigieux poste d’ambassadeur du Canada, à proximité du Ca-î pi tôle américain, le second s’est valu une telle notoriété avec ses observa-l tions sur le maintien de la paix et • des déclarations référendaires passionnées sur l’unité nationale que cette semaine, il a pris sa retraite des Forces armées pour se consacrer davantage à ses activités publiques.! : Donnera-t-il suite aux invitations f.des conservateurs et des libéraux?lui a-t-on demandé.Peut-être en mars, a-t-il répondu.• Pour l’heure, il se contente de prévenir que s’il est jamais candidat à une élection fédérale, il entend se • présenter du côté gagnant.• En clair, le major-général à la retraite MacKenzie n’est pas à la re-, .t ¦¦ • - .— - Les Saint-Pierrais PHOTO ARCHIVES Le général Lewis MacKenzie est courtisé autant par les libéraux que par les conservateurs.pleine grisaille politique et économique, les sondages indiquent que le public canadien a tendance à voir comme un rare rayon de soleil les missions de paix internationales auxquelles participent les Forces armées.Au quartier général de la Défense, cet engouement n’a pas échappé à l’état-major alors qu’il se prépare à un siège pour résister à une prochaine vague de compressions budgétaires.Depuis quelques mois, il ne se passe pas de semaine sans qu’il ne soit répété qu’à force de vouloir couper les coûteuses ailes de sa Défense, le Canada risque de ne plus être à la hauteur de ses idéaux internationaux.Déjà, pendant la crise d’Oka, les faiseurs d’image ne tarissaient pas d’éloges sur les talents de relation-niste des Forces armées.Le gouvernement, remarquait-on avec un brin d’ironie dans le milieu, aurait intérêt à prendre des leçons de ces militaires qui mènent leurs briefings dans les règles de l’art et avec le doigté des plus brillants vendeurs.A voir le succès actuel de ses généraux, la ministre Kim Campbell pourrait faire pire que de s’en remettre à ses militaires, elle qui aspire aux plus hauts sommets du parti conservateur.Les divergences d’opinion au sein du Parti Egalité ont eu raison de Libman Pierre O’Neill COINCÉ entre radicaux et modérés, conscient que le Parti Égalité est en proie à la division, c’est pour en éviter l’éclatement que Robert Libman en abandonne la direction.«Si je me présentais au congrès au leadership, cela diviserait profondément le parti.L’unité de notre parti est fondamentale», a expliqué hier à la presse le député de D’Arcv McGee.Sans fausse pudeur, M.Libman a longuement élaboré sur les factions opposées qui habitent le parti, sur «rapproche plus dure et plus idéaliste» de l’exécutif et du groupe dominant de militants, en tensions avec le caucus des parlementaires.Des divergences portant essentiellement sur les objectifs et le mandat de l’action parlementaire.«Notre comité exécutif préférait centrer la plupart des énergies du parti à débattre des questions constitutionnelles inflexibles, promouvant des positions qui PHOTO PRESSE CANADIENNE Robert Libman n’étaient pas toujours compatibles avec celles des communautés qui nous avaient élus pour les représenter.Également source de litige, c'est peut-être la position référendaire qui a le plus durement endommagé l’unité du parti.Robert Libman évoque comme un moment pénible la décision de l’exécutif d’appuyer le camp du NON.Décision qui lui est apparue inconciliable avec la volonté exprimée par l’ensemble de la communauté anglophone.Dans un tel climat de tensions, le député de D’arcy McGee reconnaît que la décision du parti de déclencher une course au leadership l’a placé devant un dilemme.Il a songé un instant à défier ses adversaires, à faire la bataille contre les éléments radicaux, à se présenter au congrès au leadership du 21 février.Il croit qu’il l’aurait emporté.Mais après réflexion, il en est venu à la conclusion qu’il valait mieux s’abstenir.Parce que, explique-t-il, un chef doit pouvoir travailler avec et non pas contre l’exécutif du parti.«Si je gagnais, les tensions rivales resteraient inchangées.» Faisant valoir que 1993 s’annonce une année vitale pour les intérêts de la communauté anglophone du Québec, Robert Libyan estime essentiel que le Parti Égalité ne perde pas ses énergies dans d’interminables querelles de factions.Dans cette perspective, il lui paraît évident qu’un nouveau chef, plus étroitement associé au courant qui domine le parti, pourra agir comme intermédiaire auprès du caucus des parlementaires.Soupçonné de nourrir l’intention de passer du côté des libéraux, M.Libman affirme que la rumeur que font circuler ses adversaires n’est pas fondée.Mais sa dénégation manque de fermeté et prête flanc au scepticisme.Même si on insiste, c’est une hypothèse qu’il évite d’écarter complètement.Il laisse la porte entrouverte, avec des phrases comme «il n’y a pas eu de discussions avec le PLQ.On verra.Est-ce que la loi 101 sera assouplie?» Pour l’instant, conclut-il, mon intention est d’être à nouveau candidat du Parti Egalité aux prochaines élections générales.Les désaffections de Dumont et Allaire n’ont pas provoqué d’hémorragie au Parti libéral Pierre O’Neill CONTRAIREMENT aux appréhensions des dirigeants libéraux, les désaffections de Jean Allaire et Mario Dumont n’ont pas provoqué d’hémorragie.Le président du PLQ, Jean-Pierre Roy et le coordonnateur permanent de la Commission Jeunesse, Jean-Frédéric Martin, le proclament bien haut à l’unisson: «Rien n’a bougé.» Mieux encore, le membership s’est depuis accru.Au début de la campagne référendaire, le Parti libéral du Québec comptait moins de 100 000 membres et il en compte aujourd’hui 106 000.Chez les Jeunes libéraux, la saignée appréhendée n’a pas eu lieu.Une quinzaine de membres de l’exécutif ont claqué la porte avec leur président, Mario Dumont.Mais la tempête passée, c’est le calme plat.Même que la morosité a fait place à une relative effervescence dans le recrutement.Les vacances à l’exécutif de la Commission Jeunesse sont à peu près toutes comblées.Pour trouver un successeur à Mario Dumont, les Jeunes libéraux ont mis en marche un processus électoral.Les 6 et 7 février à Sainte-Élie de Caxton, dans le comté de Maski-nongé, quelque 300 jeunes se réuniront pour.se donner un nouveau président.A ce jour, deux candidats sont en lice: Maryse Harvey, 23 ans, diplômée en science économique, est rédactrice en chef du journal de la Commission Jeunesse.Alors que Claude-Éric Gagné, 23 ans, est étudiant en administration à l’Université du Québec à Montréal.Pour un temps, les Jeunes libéraux ont eu chaud.Us ont connu une période de découragement.Us s’attendaient au pire.«Mario était très estimé de ses collègues», reconnaît Jean-Frédéric Martin, qui constate avec joie qu’une fois le coup assumé, la plupart ont jugé qu’il va- Éruption: les Canadiens s’en tirent BOGOTA (AP-PC) — Deux Canadiens, qui étaient au nombre de la centaine de vulcanologues réunis fiour une conférence mondiale sur es volcans, sont sains et saufs après l’éruption du volcan qui a fait neuf victimes, jeudi, en Colombie.Sept autres personnes ont été blessées et au moins une personne manquait toujours à l’appel, hier, à la suite de l’éruption du Galeras, près de la ville de Pasto.Un troisième Canadien, identifié uniquement comme étant Martin Olivier, figurait à la liste des personnes hospitalisées, mais il n’était pas inscrit parmi les participants à ia conférence.On ignore s’il a subi des blessures, graves ou non.Des touristes sont au nombre des victimes, de même que des vulcanologues, dont Geoff Brown, de l’Université Cambridge, et Gorbin Gar-lov, un Russe qui n’était pas au nombre des scientifiques inscrits à la conférence.Plus tôt, hier, on a craint qu’une scientifique canadienne soit disparue, mais Mme Anne Charland, de l’Université McGill, est saine et sauve, a indiqué M.John Ludden, de l’Université de Montréal.retrouvent leur liberté • SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — Les • cinquante protestataires des îles -Saint-Pierre-et-Miquelon ont retrouvé leur liberté et récupéré leurs bateaux, hier, après que la France eut versé 1,4 million $ en cautionnement.A la suite d’une manifestation en haute mer contre la réduction des quotas imposée par Ottawa, chacun des pêcheurs et politiciens des iiles françaises a été accusé de pêche illégale en eaux canadiennes, un délit qui peut entraî- • ner une amende maximale de 750 000 $." 'Leur audience préliminaire a été fixée au 20 avril.•'"Les hommes avaient été remor-•qués à bord des deux chalutiers arraisonnés dimanche dernier, après avoir délibérément jeté leurs filets dans les eaux au sud de Terre-Neuve, pour réclamer une augmen-: tation de leurs quotas de prises.i ).! Itmo-.liinjeii (ireij Alberto Aloiii/tiel .IL’iiit/iie Pronl.x Carole C orbe il .lean-Alarie Ponpoti Boréal au rendez-vous de la littérature V A paraître prochainement I A *¦ Homme irv IR0BIC " AGENTS DE BREVETS ET MARQUES Protection des droits ' DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (,,, 55.St-Jacques.Montréal.QC H2Y 3X2 , ; Fax: (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R-O-B-l-C J’ii inaitilïe du InlanaluLti OwleTwtvJM Musique dans W sang H.inim \Virc :a\ Baiera, Hans-Jürgen Greif traduction de Danielle Jacques (février) Bon à tirer, Jean-Marie Poupart (fin mai'd) Homme umutile à la fenêtre, Monique Proulx (nuird) Mtuimte da/u le oang, Carole Tremblay (fin nuird) La Porte e) moire, Alberto Manguel traduction de Charlotte Melançon (fin février) Voix off, Carole Corbeil traduction de Hélène Le Beau (nuird) à la fenêtre lait mieux continuer à oeuvrer au sein du parti gouvernemental pour «faire avancer» les dossiers de la jeunesse québécoise.Pour sa part, Jean-Pierre Roy fait une analyse plus fondamentalement politique du phénomène.Il souligne l’importance de distinguer entre la loyauté des militants à un parti politique et la désapprobation ponctuelle à l’égard d’une prise de position circonstancielle.Des centaines de militants et de partisans libéraux opposés à l’entente de Charlottetown ont tenu à exprimer leur dissidence.«Mais le coup marqué, c’est la loyauté au parti qui a prévalu.C’est la démonstration que les libéraux conçoivent le PLQ comme un parti foncièrement et résolument fédéraliste.» PORTUGAL ¦ /ù>jt/iiid.i/ d/o.ioj /Idi/joj dpKtrj diibni(’/i' p'ttlùtojp o/.iot//\.' /)•>./'; //.>/».’////•-on rencontre les bonnes .personnes, qui nous disent un beau bonjour, qui nous offrent même à boire et une chaise où i nous asseoir.Et elles répondent à ¦ 'nos questions.Quand tout tombe •• mal, les bonnes personnes ne sont pas là, personne n’est là pour vous dire où elles sont, et si par hasard .Quelqu’un pense le savoir, il vous "donne un numéro de téléphone et i< ce n’est pas le bon.Pas marrant.Ainsi, courir la nouvelle, ça va "toujours, c’est notre métier, et "souvent elle est là tout près, juste - sous notre nez.Mais quand la « «nouvelle est une gazelle, alors là, ¦ nouez bien vos lacets, vous n’avez ¦pas fini de galoper.Avez-vous une h idée de ce que ça peut-être que de .'.courir après Bruny Surin?De le rejoindre surtout.L’enfer.Aussi > i bien dire que vous partez à la chasse au papillon avec une raquette de badminton."PJOURTANTTOUT l-^s’annonçait simplement.J- Plus tôt cette semaine, mardi précisément, rencontre de presse convoquée par les gentils et dévoués organisateurs du Grand Prix d’athlétisme.Le serein Surin devait être là, c’était entendu.Pas de Bruny.La veille, la gazelle avait pris l’autoroute des Cantons de l’Est.en auto, pour aller s’entraîner à l’Université de Sherbrooke qui offre un plancher plus conforme à la morphologie de ses rotules que celui de l’Université de Montréal, trop dur, semble-t-il.Nous étions plus d’un à vouloir lui causer.Bruny a brillé par son absence avec éclat, mais il ne fallait pas en faire trop de cas, il avait une bonne raison pour celà.C’est Claude Chagnon, principal promoteur de l’événement, lui-même ex-athlète, qui en a fait son mea culpa.S’il avait le moindrement insisté pour que la vedette du meeting soit là, il serait reparti de Sherbrooke.Il a préféré ne pas briser le rythme d’entraînement de l’athlète en lui demandant de se pointer à Montréal.Bon, d’accord, pas si grave au fond.J’avais surtout une question à lui poser, qui concernait son bon ami Big Ben, - dont il a fini par sortir de l’ombre gigantesque depuis quelques années.Sauf que l’ombre de M.Johnson, le roi déchu de Séoul, [>lane toujours.Tannant à la ongue.' ! Zygonne à gauche à droite, appelle l’un, appelle l’autre, à "Montréal, à Sherbrooke, j’ai mis deux jours à le joindre.Par Vidéotron, son «sponsor-, où Mme Pommerleau, la secrétaire de M.Chagnon qui n’avait pas voulu faire se déplacer Bruny, a fait preuve d’une efficacité exemplaire, en laissant un message sur le répondeur de Bruny à Pierrefonds.Toujours est-il que jeudi matin, Bionelle, l’épouse de Bruny m’appelait pour me dire que son époux, parti s’entrainer au YMCA du coin, allait lui-même me rappeler vers 13 h.Ouf! Quel marathon! IEIZE HEURES.mî{E I T) ring! JL — Je voudrais parler à M.Marcotte, ici.— Oui, oui, Bruny.Dites donc, vous n’êtes bpas facile à joindre Monsieur Surin?II est parti à rire.Ce que j’aime de Bruny Surin, c’est qu’il est capable de rire autant qu’il court vite.Même de lui.La première fois que je l’avais rencontré, c’était une semaine avant les Jeux de Barcelone, au Centre Claude-Robillard.Il s’y entraînait encore, en solitaire, serein, machouilant un brin d’herbe tout en me parlant des hypothèses abracadabrantes qui étaient avancées pour expliquer comment il se fait que les Noirs courent et plus vite que les Blancs.L’une d’entre elles disait qu’en tant qu’esclaves séculaires, qu’ à force de se plier en deux pour ramasser quelque fardeau, un muscle «supplémentaire» en était venu à se développer dans la hanche noire, qui conférait une puissance hors de l’ordinaire et ainsi de suite.Une autre, plus sociologique dans son cas précisément, raconte que s’il en est venu à courir si vite c’est qu’il habitait à coté d’un poste de police.Oui, Bruny, 25 ans, champion canadien au 100 mètres au cours des quatre dernières années, quatrième aux Jeux de Barcelone, recordman canadien au 60 m (6,53 s), est un jeune homme qui rit.Même en pensant que Ben Johnson est toujours dans ses pattes, qu’il sera là demain au Centre Claude Robillard.Pas de problème.«Ce n’est pas une compétition dans laquelle je vais me défoncer, dit-il.C’est une étape dans ma préparation pour les championnats du monde du mois de mars pour lesquels je garde mon maximum.Mais à 25 ans je suis presqu’au top de ma forme et je ne me laisserai pas battre par un gars de 31 ans», conclut-il.en riant.Demain après-midi à Claude-Robillard: Surin-Johnson.Sur 60 mètres.Une explosion, qui va durer six secondes et demie.Qualité garantie.Pas de cochonneries dans le pipi.En direct à TVA, si vous ne pouvez être là.La volonté de guérir Mario Lemieux se promet d’autres conquêtes de la coupe Stanley PITTSBURGH (PC) — Mario Lemieux est déterminé à venir à bout de la maladie de Hodgkin et il se promet plusieurs autres conquêtes de la coupe Stanley une fois sa guérison complétée.D’un calme étonnant, Lemieux s’est adressé, hier matin, à une centaine de journalistes à l’occasion de sa première conférence de presse depuis l’annonce, mardi soir, du diagnostic.Il était entouré de ses médecins et des dirigeants des Penguins de Pittsburgh.Même le président de la LNH Gil Stein a tenu à être aux côtés du joueur étoile pour l’occasion.«J’ai été éprouvé à plusieurs reprises depuis ma jeunesse et j’ai toujours pris le dessus et j’ai l’intention d’en faire autant avec cette maladie», a promis le grand joueur de centre.«Je reviendrai au jeu quand je serai guéri à 100 pour cent, a-t-il insisté.Peu importe si ce retour se fait dans six ou huit semaines, ou l’année prochaine.Ma santé est plus importante que le hockey.» Lorsque les médecins lui ont appris qu’il souffrait d’une forme ae cancer, lundi, Lemieux n’a pu réprimer sa peur.Il a même versé des larmes.Mais après avoir consulté des spécialistes dans les heures suivantes, ses craintes se sont atténuées pour faire place à l’optimisme et à la volonté de guérir.«Le premier jour quand j’ai appris la nouvelle, ce fut terrible pour moi et ma famille.Mais plus je comprenais la maladie et plus je me sentais bien.Je suis très confiant depuis trois ou quatre jours.» Le Dr Charles Burke, médecin de l’équipe, a expliqué que Lemieux avait informé les docteurs au sujet d’une bosse au cou il y a deux semaines.Il a subi un examen le 5 janvier et on a procédé à l’ablation de l’excroissance, le 8 janvier.La biopsie a finalement révélé la maladie de Hodgkin, une forme de cancer affectant les nodules lymphatiques.Burke a indiqué que le pourcentage de guérison complet est très pris rhô élevé et les risques de récidive sont très rares.Les traitements de radiothérapie ne pourront toutefois pas commencer avant deux semaines car Lemieux souffre d’une infection pulmonaire, conséquence d’une grippe attrapée la semaine dernière, et il prend présentement des antibiotiques.Une fois les traitements entre-ris, Lemieux devra se rendre à ôpital à chaque jour du lundi au vendredi pour des traitements de radiothérapie qui dureront entre trois et cinq minutes, a précisé le Dr Theodore Crandall, un oncologue de Pittsburgh.Selon des dirigeants de l’équipe, Lemieux reviendrait au jeu après le traitement, d’une durée de quatre à six semaines, une estimation jugée trop optimiste par certains médecins.Parmi les effets secondaires de la maladie, on note l’anémie et la fièvre.La gravité des effets secondaires est difficile à évaluer, ont précisé les médecins.Cowboys et Dolphins au Super Bowl.Yves d’Avignon AU TERME d’une saison de rêve, les Cowboys de Dallas devront, pour aspirer aux grands honneurs, disposer de la meilleure équipe du calendrier, à l’étranger de surcroît.Puisque San Francisco était dès le début du calendrier donné favori Sour participer et gagner le Super owl, autant chercher une stratégie pour contrer cette merveilleuse équipe.Et à n’en pas douter, les Cowboys peuvent réussir l’exploit.Face à une équipe sans faille apparente, les Cowboys, dont l’instructeur Jimmy Johnson devrait être choisi l’entraîneur par excellence, n’a pas d’autre choix que de disputer un match sans erreur (!), sans interception, sans échappé, sans lacune stratégique face à l’un ou l’autre as offensif ou défensif des 49ers.D’abord à l’attaque, les Cowboys devront exploiter la combinaison Troy Aikman-Jay Novacek ou Aik-man-Emmitt Smith, l’excellent demi à l’attaque qui doit aussi porter le ballon avec vigueur et par à-coups de quatre verges.La façon à la fois la plus simple et la plus ardue pour les Cowboys de sortir vainqueurs de ce match consistera à contrôler toutes leurs possessions du ballon et le chronomètre, en y allant de courtes passes sûres, précises.dans un rayon de sept à 10 verges.Contre des passes imparables, il est difficile de se défendre.Défensivement pour les Cowboys, les dangers que présente San Francisco sont fort nombreux, mais il n’est besoin d’en citer qu’un seul, probant et responsable de toute l’homogénéité de l’attaque: Steve Young, qu’il faudra contrer en le pressant derrière sa ligne, en l’empêchant de courir avec le ballon, etc.Young, bien qu’il soit à juste titre le joueur par excellence du circuit, _( ;• ! fPi Pua ü "Vv; ïM m JP .y 'j tâÊ1 Will ¦ p, -!m m \ ¦ 1; $3* Si! ’ Accès gratuit aux cours et aux installations.1 Valable jusqu'au 31 janvier 1393.Un laissez-passer par personne.Ne donne droit qu'à une seule visite.Une seule personne ne peut utiliser les laissez-passer qu'une seule fois.C’fSÎ 111 ffff Bill lin HR[ CDNlff! En voyant les installations ultra-modernes du YMCA Guy-Favreau, votre corps, déjà ça lui monte a la tète.Dans une ambiance relaxe ou travailler le physique remet le moral en forme, notre personnel spécialisé vous offre les conseils spécifiques a vos besoins.Piscine, gym, togging, salle d'exercice, cours variés a horaires flexibles avec l'abonnement, tout est inclus.Voici même un laissez-passer pour venir en faire un premier essai._ Au YMCA, la surprise, E r| c est due le corps s'amuse -1 a être bien dans sa tète' S Heurt» d'ouvertun Lundi au vendredi de 06h15 à 21 hOO Samedi de O7h30 à 17h00 Dimanche de 09600 à 17h00 Nom : Tôt: peut commettre des erreurs; il l’a démontré à quelques reprises au cours des dernières semaines.Celui 3ui est chargé d’office de le freiner ans ses élans est nul autre que l’ex-joueur de ligne défensive des 49ers, Charles Haley.Quelle merveilleuse acquisition.Défensivement, les Cowboys étaient 17e de la ligue l’an dernier.Mais une année d’expérience de plus pour toute l’unité et l’acquisition de Haley ont fait d’eux la meilleure unité défensive du circuit.Les Cowboys ont quelques vedettes, certes en moins grand nombre que l’adversaire.Il appartient aux Aikman, Smith, Novacek et Haley de s’illustrer et de faire des Cowboys victorieux de ce mini-Su-per Bowl, à quelques semaines du vrai.A moins que l’inexpérience des jeunes Cowboys.Buffalo à Miami Le quart numéro un des Bills a pour nom Jim Kelly, ça ne fait pas de doute.Il est donc normal qu’à son retour au jeu après une blessure, Kelly reprenne la direction si brillamment assumée par Frank Reich lors des deux premiers matchs éliminatoires.D’ailleurs, tous les joueurs blessés chez les Bills au cours des dernières semaines seront de retour au jeu demain.Dans le camp adverse, seul le brillant secondeur John Of-ferdahl manquera à l’appel.L’attaque des Dolphins doit être à la hauteur pour cet affrontement, puisque les Bills, dirigés ou pas par Kelly, sont capables d’amasser beaucoup de points.Encore une fois, la protection de Marino pourrait être la clé dans cette rencontre.Toutes les armes à la disposition de Marino devront être du match.Le succès des Dolphins passe par un savant mélange courses-passes, plus l’élément surprise à l’occasion.Les Dolphins doivent être imprévisibles.Cela a l’air drôle.Nous assisterons peut-être par ailleurs à deux demies de match assez différentes: du jeu serré dans l’une, les échanges se terminant par des tentatives de placement; du jeu explosif dans l’autre, où les touchés se succéderont à un train d’enfer.Bills et Dolphins se connaissent bien.Il serait donc très étonnant 3ue la victoire soit méritée par plus e sept points.Un souhait: les Dolphins entameront d’ici un ou deux ans une transition qui consistera à transformer leur personnel et assurer la succession de Marino, qui n’a jamais remporté les grands honneurs.Pour Marino et pour Don Shula, dont les 30 ans à titre d’entraîneur dans la LNF méritent bien d’être soulignés, souhaitons une victoire du Miami à domicile.Le célibat nuit-il aux Nordiques?Robert Laflamme de la Presse Canadienne QUÉBEC — Les mauvais spectales que les Nordiques offrent à répétition au Colisée commencent à agacer les amateurs de Québec.«Le problème, c’est que la plupart des joueurs sont célibataires», a affirmé l’entraîneur Pierre Pagé, hier, quand on lui a demandé si le dossier ordinaire de l’équipe à domicile (12-9-2) était devenu une source d’inquiétudes pour la direction.Une des 12 victoires locales a été acquise à Hamilton, face aux Maple Leafs de Toronto, dans le cadre d un match disputé en territoire neutre.«Je suis convaincu que c’est la principale raison de nos insuccès au Colisée», a qjouté l’entraîneur au lendemain de la défaite de 5-3 contre le Canadien.«Pourtant, tout le monde dans l’entourage de l’équipe m’a rapporté que les gars étaient motivés.» Ce n’est pas la première fois que Pagé fournit l’explication de la mauvaise préparation physique et psychologique, qu’il répète d’ailleurs comme un leitmotiv.«Il y a plus de distractions et de laisser-aller à Québec», a-t-il avancé, ce qui ne signifie pas nécessairement que les joueurs font la fête.«Les joueurs célibataires ne surveillent pas leur alimentation.Ils mangent n’importe quoi à des heures irrégulières», a-t-il précisé.«Nous nous entraînons plus souvent en début d’après-midi (13h hier) depuis quelque temps pour s’assurer que les joueurs se mettent quelque chose dans le ventre.La moitié d’entre eux ne mangent pas quand on s’entraîne à llh», a-t-il fait savoir.HOCKEY Ligue nationale Jeudi Pittsburgh 0, Boston 7 Saint Louis 4, Ottawa 1 Montréal 5, Québec 3 Washington 3, NY Islanders 0 Los Angeles 1, New Jersey 7 Calgary 4, Philadelphie 4 Minnesota 1.Chicago 3 Hier San José à Detroit Hartford à Edmonton Buffalo à Vancouver.Aujourd'hui Philadelphie à Boston Ottawa à Pittsburgh Saint Louis à Tampa Bay San Jose à Québec LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Charles Adam NY Islanders au New Jersey Hartford à Vancouver NY Rangers à Montréal, 20h05 (SRC, CBC) Chicago à Toronto Calgary au Minnesota Winnipeg à Los Angeles Demain Detroit à Philadelphie Washington à Tampa Bay Buffalo à Edmonton NY Islanders à Ottawa Toronto à Chicago Pi B P n bp bc pts Les meneurs MONTRÉAL 47 27 15 5 197 158 59 b p pts QUÉBEC 45 24 15 6 190 166 54 Lemieux, Pgh.39 65 104 BOSTON 43 24 17 2 172 154 50 LaFontaine, But.30 52 82 BUFFALO 43 21 16 6 194 155 48 Recchi, Phi 28 42 70 HARTFORD 43 12 27 4 136 196 28 Oate, Bos 25 45 70 OTTAWA 46 4 39 3 101 214 11 Gilmour, Tor 17 51 68 Section Patrick Mogilny, Buf 41 26 67 PITTSBURGH 45 29 12 4 196 156 62 Selanne, Wpg.36 30 66 WASHINGTON 45 23 18 4 179 159 50 Turgeon, NYI 24 41 65 NEW JERSEY 43 23 17 3 151 141 49 Bure, Ver 38 26 64 NY RANGERS 45 21 18 6 186 179 48 Stevens, Pgh 33 31 64 NY ISLANDERS 44 18 22 4 172 167 40 Yzerman, Det.32 30 62 PHILADELPHIE 42 16 19 7 164 166 39 Roberts, Cal 27 34 61 Conférence Clarence-Campbell Sundin, Qué Muller, Mtl 25 20 36 41 61 61 CHICAGO Section Norris 47 25 16 6 155 DETROIT 46 24 19 3 189 MINNESOTA 44 21 17 6 152 TORONTO 44 20 17 7 145 SAINT LOUIS 45 18 21 6 156 TAMPA BAY 45 15 28 2 145 VANCOUVER Section Smythe 43 26 12 5 196 CALGARY 45 25 15 5 175 LOS ANGELES 44 22 17 5 181 WINNIPEG 44 20 20 4 155 EDMONTON 46 14 25 7 122 SAN JOSE 44 6 36 2 124 Messier, NYR .19 42 61 Sundin, Qué.25 36 Sakic, Qué.28 32 Muller, Mtl.20 41 Lebeau, Mtl.23 37 Damphousse, Mtl 24 35 Ouchesne, Qué.12 40 Nolan, Qué.21 27 Bellows, Mtl.20 28 Ricci, Qué.15 31 Keane, Mtl.11 32 J.Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IyMCA Guy Favreau, 200, boul.René-Lévesque ouesl, 845-4277 IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT & TIRAGE LE 26 FEVRIER 1993 MOT PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C.P 98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 NOM PRÉNOM AORfSSE VILLE CODE POSTAL TÉLÉPHONE COUPON ORIGINAL OBLIOATOIHF PHOTOCOPIE REFUSÉE QUESTION 0 HABILETÉ A COMPLÉTER 90 t 8,5 » LE DEVOIR (UUfflt La LNH transformée QUÉBEC (PC) — Gary Bettman, le nouveau commissaire de la Ligue nationale de hockey, veut modifier les structures du sport de façon draconienne au cours des prochains mois.Le commissaire, que l’entraîneur des Nordiques Pierre Pagé décrit comme un nomme d’action, a effectué cette semaine une courte — mais fort remarquée — visite aux directeurs généraux réunis en Californie.Il fut cependant impossible de savoir quelles modifications sont proposées.Le principal atout de Bettman, d’après Pagé, c’est qu’il a connu la LNH par le biais de la National Basketball Association (NBA) pour laquelle il a oeuvré avec succès.«La NBA multiplie les efforts pour demeurer plus populaire que le hockev.Bettman connaît les faiblesses ae la LNH.» Les Expos obtiennent un premier-but Les Expos ont obtenu les services du joueur de premier but Lee Stevens des Angels de la Californie en retour du lanceur droitir Jeff Tuss.L’an dernier avec les Angels, Stevens a maintenu une moyenne de .221 avec sept circuits et 37 points produits en 106 rencontres.Agé de 25 ans, il a été un premier choix des Angels en 1986.Barrasso de retour PITTSBURGH (AP) — Contrairement à ce qui avait été diagnostiqué, jeudi, le gardien des Penguins de Pittsburgh Torn BatTasso ne souffre pas de la varicelle.Une absence d’une semaine avait été prévue mais il pourrait être devant le filet ce soir contre les Sénateurs d’Ottawa. ___________________________________________________Le Devoir, samedi 16 janvier 1993 B A-7 L’ACTUALITE INTERNATIONALE EN BREF Coup fumant contre la mafia ROME (AFP) — La longue clandestinité de Salvatore «Toto» Riina, 62 ans, le chef du puissant clan des «Corléonais», s’est achevée hier avec l’arrestation à Païenne de cet homme redouté aux méthodes expéditives, un «boss» bénéficiant ' d’une image presque mythique basée sur des photos des années ' soixante.-u Ville de Laval, matricule 8543 63 2250 8 001 0011 La mise à prix est fixée â 29 325.00 $, soit 25 % de l’évaluation de l’immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale, que l’adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé a l’ordre du shérif du district de Laval, au moment de I adjudication Pour être vendu au bureau de la division d’enregistrement de Laval, 2800, boulevard Saint-Martin Ouest, local SS 1.03, Laval (Québec) le QUATRIÈME Jour de MARS 1993 à ONZE heures TRENTE Le shérif-adjoint Me Andréa Trudel St-Louis Bureau de shérif Cour Supérieure Laval, le 29 décembre 1992 Province de Québec;, district de Montréal, COUR SUPERIEURE, NO: 500-05-014355-893.GESTION S.E.A.G.INC., Demanderesse, -vs-WAHIB YOUSSEF, MARIE ISHAK ET MARTHA RAZK, Défendeurs.Le 27 janvier 1993, à 11 hOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 707 rue Louvain est, en la cité de Moantréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile Buick Park Avenue, couleur bleue, 4 portes.Conditions: ARGENT C0MPTANT.Informations: YVON DUBE, huissier, (514)622-9222.ROBERT JASMIN & ASSOCIES HUISSIERS, 150, boul.Ste-Rose, Laval, Qué.H7L1L3.Montréal, le 14 janvier 1993.Province de Québec, Djstricf de Terrebonne, COUR DU QUEBEC, NQ: 700-02-4467-917.2863-9532 QUEBEC INC., demanderesse, -vs- MICHEIJ-NE CALVÉ & MARIO CALVE, Défenderesse.Le 28 janvier 1993, à lOhOO de l'avant-midi, au domiçile de la défenderesse MICHEUNE CALVE, au no 165 rue Turcotte, en la cité Rosemère, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Chevrolet 1986; 1 moulin à coudre avec table; 1 vidéo VHS; 1 laveuse/sécheuse; 1 machine à écrire; 1 bureau en bois; 1 lave-vaisselle.CONDITIONS: ARG.ENT COMPTANT OU CHEQUE CERTIFIE.FIUON & ASSOCIES HUISSIERS, 110 ouest, rue de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: 436-8282.St-Jérôme, 5 janvier 1993.Province de Québec, District de Terrebonne, COUR DU QUEBEC, NQ: 700-02-4467-917.2863-9532 QUEBEC INC., demanderesse, -vs- MICHEIJ-NE CALVE & MARIO CALVE, Défenderesse.Le 28 janvier 1993, à 10h45 de l'avant-midi, au domicile du défendeur MARIO CALVE, au no 14 rue St-Stanislas, en la cité de Ste-Thérèse, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Volks Jetta, 1987.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE CERTIFIÉ.FIUON & ASSOCIES HUISSIERS, 110 ouest, rue de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: 436-8282.St-Jérôme, 5 janvier 1993.Province de Québec, D.istrict de Terrebonne, COUR DU QUÉBEC, NO: 700 02-4266-921.JEAN-CLAUDE THIBAULT, demandeur, -vs- RÉJEAN OUEL-LET ÉT JULIE BOIS, Défendeurs.Le 27 janvier 1993.à 12h00 de l'après-midi, au domicile des défendeurs, au no 1330 rue de la Paix, en la cité Ste-Julienne, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Honda Accord 1982; 1 véhicule Ford Custom 1991; 1 fauteuil en cuir noir; 1 télécouleur 20*; 1 système de son, 2 enceintes accoustiques; f vidéo VHS; 1 machine à eau; 1 remorque.Conditions: ARQENT COMPTANT QU CHEQUE CERTIFIE.FILION & ASSOCIES HUISSIERS, 110 ouesl, rue de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2GI.Tél: 436-8282.St-Jérôme, 8 janvier 1993.Province de Québec, District de Montréal, COUR MUNICIPALE, NO: 52,839,752-0.ANDRE TANGUAY, Percepteur VILLE DE MONTREAL, Demandeur, -vs- PATRICK ROUSSEAU, Défendeur, b 27 janvier 1993, à lOhOO de l'avant-midi, ou domicile du défendeur, au no 367 rue Connaught, en la cité Otterburn Park, district de St-Hyacinthe, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de morqe Chevrolet de modèle Swift, de couleur blanche, immatriculé TWK 061, de l'année 1989, série JG IMT2162KK768909, CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.PIERRE FAUBERT, huissier, ETIJDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS, 466-2628.Ville lemoyne, le 13 janvier 1993.Prenez avis que Jihad Tahon, domicilié ou 319 Neptune Avenue, Dorvol, Québec s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer san nom pour celui de John Thomas Tahon.MONTRÉAL, LE 30 NOVEMBRE 1992.JIHAD TAHAN - REQUÉRANT.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-000127-934 COUR SUPERIEURE PRÉSENT: LE PROTONOTAIRE ADJOINT LA COMPAGNIE DE FIDUCIE DU GROUPE INVESTORS LTÉE, Partie demanderesse C.DENIS DEROY, Partie défenderesse c -ET- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL, Partie mise-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à DENIS DEROY, de comparailre au greffe de celle Cour situé au 1 Est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 1.100, Oc, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du bref d’assignation el de la déclaration a été remise au greffe à l'inlen-tion de DENIS DEROY.Lieu: Montréal Date: 13 janvier 1993 MICHEL MARTIN, P.o.Avis esl par les présentes donné en vertu de l'article 157ld du Code Civil du Bas Canada que le contrat en date du 6 décembre, 1992 par lequel Industries des Beaux Vivantes Inc./Gracious Living Industries Inc.a cédé et transporté toutes ses créances oduelles et futures la Banque de Montréal a été enregistré au Bureau d'EnregisIrement de Laval le 16 décembre 1992 sous le numéro 815792.BANQUE DE MONTRÉAL CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-000285;924 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAME ERUNDAPASCUAL Partie demanderesse c.DANIEL GALURAPASCUAL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à DANIEL GALURA PAS-CUAL, de comparaître au greffe de celte cour situé au 2800 boul.St-Martin, à Laval, Oc, salle RC-05, dons les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de DANIEL GALURA PASCUAL, le Défendeur.Lieu: Laval, Québec Date: 12 janvier 1993 ROBERT TRUDEAU, P.A.C.S.Province de Québec, District de Montréal, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 505-02-003227-927 BANQUE NATIONALE DU CANADA, Demanderesse, -vs-JOSÉE HAMEL, Défenderesse.Le 29 janvier 1993.à 1 lhl5 de l'après-midi, au domicile ae la défenderesse, au no 1609 rue Kennedy, en la cité de Chambly, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Pontiac de modèle Fiero, G.T., de l'année 1985, portant le numéro de série 1G2PG3795FP227852, immatriculé RXB 976, de couleur noire, le tout avec acc.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.CAMILLE BERNARD, huissier, ETUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS, 397-9047.Ville Lemoyne, le 13 janvier 1993.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-037187-924 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BELL CANADA Partie demanderesse c.2841-5305 QUÉBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à 2841-5305 QUÉBEC INC., de comparailre au greffe de celte cour situé ou 1 esl, rue Noire-Dame, à Montréal, salle 1 TOO, dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le Journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation el de la déclaration a été remise ou greffe à l'intention de 2841-5305 QUÉBEC INC.Lieu: Montréal Dale: 06 janvier 1993 MICHEL MARTIN, P.A, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-004180-924 COUR SUPERIEURE PRÉSENT: PROTONOTAIRE ADJOINT CHANTAL TRUDEAU, Partie demanderesse -VS- DANIEl LUIGI, Partie défenderesse, -el- STÉPHANE LUIGI étais, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE esl donné à DANIEL LUIGI de comparailre au greffe de celte cour situé au I rue Notre-Dame esl, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la décbralion/demande en déchéance d'autorité parentale, el avis a été remise au greffe à l'intention de DANIEL LUIGI.Lieu: Montréal Dote: 12 janvier 1993 MICHEL MARTIN, P.o, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-018680-924 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ASSURANCE-VIE DESJARDINS INC., Partie demanderesse c.TESAMATEC INC., Partie défenderesse -et- ELISABETH KLAUS, -et- NEIL CHERRY, ETALS, Mis en cause ASSIGNATION ORDRE esl donné aux mis en cause Elisabeth Klaus el Neil Cherry de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 esl, rue St-Antoine, Montréal, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie du bref el déclaration a été remise au greffe à (intention de Elisabeth Klaus el Neil Cherry.Lieu: Montréal Date: 11 janvier 1993 MICHEL MARTIN, P.a.MES DEGRANDPRÉ GODIN AVOCATS A/S Me Pierre Mercille, 25ième éloge, Tour de la Bourse Place Victoria, C.P.108 Montréal, Qc H4Z 1C2, lèl.: (514)878-4311.Nos.500-11-000018-933 Nos.500-11-000017-935 Nos.500-11-000016-937 Nos.500-11-000015-939 41124003 41124001 41123998 41123993 AVIS DE LA PREMIÈRE AVIS DE U PREMIÈRE AVIS DE LA PREMIÈRE AVtS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS CRÉANCIERS CRÉANCIERS CRÉANCIERS Dans l'affaire de la faillite Dans l'affaire de la faillite Dans l'affaire de la faillite Dans l'affaire de la faillite de: de: de; de: 2531-8684 QUÉBEC INC., 2745-3943 QUÉBEC INC., IMMEUBLES G.L.G.B.INC., PISCINES EDEN INC., corporation légalement corporation légalement corporation légalement corporation légalement constituée, ayant son siège constituée, ayant son siège constituée, ayant son siège constituée, ayant son siège social et sa principale place social et sa principale place social et sa principale place social et sa principale place d'affaires au 9031 Sally, d'affaires au 9031 Sally, d'affaires au 9031 Sally, d'affaires au 9031 Sally, LaSalle dans la province de LaSalle dans la province de LaSalle dans la province de LaSalle dans la province de Québec.Québec.Québec.Québec.Avis est par les présentes Avis est par les présentes Avis est par les présentes Avis est par les présentes donné que 2531-8684 donné que 2745-3943 donné que Immeubles donné que Piscines Eden Québec Inc.a déposé une Québec Inc.a déposé une G.L.G.B.Inc.a déposé une Inc.a déposé une cession cession de ses biens le cession de ses biens le cession de ses biens le de ses biens le 8!ème jour 8ième jour de janvier 1993 8iôme jour de janvier 1993 8ième jour de janvier 1993 de janvier 1993 et que la el que la première assem- et que la première assem- et que la première assem- première assemblée des blée des créanciers sera blée des créanciers sera blée des créanciers sera créanciers sera tenue le tenue le 28ième jour de tenue le 28iôme jour de tenue le 28ième jour de 28ième jour de janvier 1993, janvier 1993, à 15:00 heures janvier 1993, à 14:30 heures janvier 1993, à 14:00 heures à 13:30 heures de l'après- de l'après-midi, au bureau de l'après-midl, au bureau de l'après-midi, au bureau midi, au bureau du du Séquestre Officiel, 200 du Séquestre Officiel, 200 du Séquestre Officiel, 200 Séquestre Officiel, 200 René-Lévesque Ouesl, René-Lévesque Ouest, René-Lévesque Ouest, René-Lévesque Ouest, Complexe Guy Favreau, Complexe Guy Favreau, Complexe Guy Favreau, Complexe Guy Favreau, Basilaire OO, Tour Ouesl, Basilaire 00, Tour Ouest, Basilaire 00, Tour Ouesl, Basilaire 00, Tour Ouest, Chambre 07, dans la Ville Chambre 07, dans la Ville Chambre 07, dans la Ville Chambre 07, dans la Ville de Montréal, dans la Pro- de Montréal, dans la Pro- de Montréal, dans la Pro- de Montréal, dans la Pro- vince de Québec vince de Québec, vince de Québec.vince de Québec.Daté de Montréal, ce Daté do Montréal, ce Daté de Montréal, ce Daté de Montréal, ce 13ième jour de janvier 13lème jour de janvier 13iômejour de janvier 13ième jour de janvier 1993.1993.1993.1993 Albert Dionne, Syndic AlbertXIionne, Syndic Albert Dionne, Syndic Albert Dionne, Syndic PRICE WATERHOUSE LIMITÉE PRICE WATERHOUSE LIMITÉE PRICE WATERHOUSE LIMITÉE PRICE WATERHOUSE LIMITÉE 1250, boul, René-Lévesque Ouesl 1250, boul, René-Lévosque Ouesl 1250, boul.René Lévesque Ouesl 1250, boul Roné-Lévesquo Ouesl 35 ième étage 35ième étage 35 iéme étage 35ième étage Montréal (Québec) H3B2G4 Montréal (Québec) H3B2G4 Monlréal (Québec) H3B2G4 Montréal (Québec) H3B2G4 Téléphone : (514)938-5671 Téléphone: (514)938-5671 Téléphone: (514)938-5671 Téléphone (514)938-5671 Téléoopieur: (514)938-5709 Télécopieur: (514)938-5709 Télécopieur (514)938-5709 Télécopieur (514)938-5709 Price Waterhouse Price Waterhouse Price Waterhouse Price Waterhouse L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 16 janvier 1993 U A:9 L’Afrique ne se meurt pas, elle se suicide Selon les nouveaux iconoclastes africains, le sous-développement est un problème culturel endogène Clôde de Guise collaboration spéciale L’AFRIQUE est-elle à la dérive?Famine, guerres intestines, montée de ï’ingétrisme religieux, explosion démographique, population analphabète à près de 90% (démunie matériellement et psychologiquement), exode rural, élite jalouse de son pouvoir qui verse dans la magouille pour le conserver.Les coffres des États sont vides, peu d’industries et de matières premières exploitées, des programmes d’ajustements structurels imposés par le FMI pour éponger un endettement endémique.Sans parler de l’insalubrité généralisée et des maladies, comme le paludisme et le Sida, qui font de plus en plus de victimes à chaque année.Ce portrait semble particulièrement sombre et pourtant ce n’est qu’une partie de la réalité.Les pays du Sahel comptent parmi les plus pauvres de la planète.Dans ces sociétés majoritairement rurales, l’utile garde encore tout son sens dans la tradition villageoise.Tandis que les capitales (qui ressemblent à de gros villages agglomérés), où s’entassent environ 10 à 15 % de la population, offrent le por-trant désolant de milliers de déracinés dont l’ultime objectif est de survivre.Aussi, une fois dépassé le folklore • du bon Africain joyeux et accueillant, dont le sens de la famille est indéfectible, les questions que l’on pose sont: «Pourquoi tant de misère et que font les Africains pour s’en sortir?» Jouer la carte de l’apitoiement Comme «Blanc» on se sent mal à l’aise d’oser juger du comportement des Africains.La culpabilité du colonisateur nous habite et on ne veut surtout pas se faire taxer d’impérialiste.L’Africain se méfie de nous et encore plus de nos jugements.Et si on risque au hasard d’une conversation de le confronter à certains comportements qui nous semblent archaïques et incongrus, on s’entend répondre plus souvent qu’autrement: «Vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes Blancs et vous n’avez pas connu l’époque coloniale».Or, l’Afrique a accédé à l’indépendance il y a plus de 30 ans et les dictatures nationales ont mené les pays du Sahel au bord du gouffre.Ignorance, maladie et sous-équipement, voilà qui résume, entre autres, l’état actuel de ces pays de l’Afrique de l’ouest.Est-ce uniquement la faute des «Blancs»?Il est permis d’en douter d’autant plus qu’une poignée d’Africains commencent à dire haut et fort qu’il est temps que les Africains se prennent en charge, cessent de s’apitoyer sur leur sort et d’accuser Pierre, Jean, Jacques de tous leurs mauxEt si l’Afrique refusait le dévelopement?Parmi les voix africaines qui s’élèvent contre le laxisme des dirigeants à sortir leur peuple de la misère, il y a celle d’Axelle Kabou (1).PHOTO CLÔDE DE GUISE Sanankoroba, au Mali, objet d’un jumelage avec le Québec (voir ci-dessous).Camerounaise d’origine, elle vient de publier un ouvrage courageux dans lequel elle démontre clairement que le refus du développement est sans doute l’idéologie la mieux partagée en Afrique noire.Son livre a eu l’effet d’une bombe sur le continent et a suscité beaucoup de controverses.«La traite né- Eière, la colonisation, l’apartheid, détérioration des termes de l’échange, la dette sont là pour situer indubitablement l’essentiel des responsabilités hors d’Afrique», écrit Axelle Kabou et cela explique ue dans l’esprit de la majorité des tfricains, «l’Afrique ne peut-être qu’une victime» (vision partagée par nombre d’intellectuels des pays riches).«La campagne a été si bien menée que le mythe de l’impuissance est si ancré dans les esprits, poursuit l’auteur, qu’il faudrait au moins un demi-siècle de propagation de l’idée contraire pour que l’Africain s’habitue enfin à établir une relation directe entre ses actions et sa situation concrète».Pour Axelle Kabou, l’Afrique ne se meurt pas, elle se suicide.L’origine de ce «suicide collectif»?Le refus quasi-viscéral du développement qui se manifeste, entre qui Afi autres, par la négation de la technologie.Par exemple, on commence timidement dans certains villages à utiliser des moulins pour moudre le mil.Encore en 1992, ce sont les femmes qui passent des longues heures à le piler à l’aide d’un pilon; un travail harassant.Tabous traditionnels et absence de démocratie «Il faut comprendre que l’Afrique a au moins deux visages, explique celle-ci.Un visage formel fait de chiffres, de statistiques, de déclarations officielles, et un versant quotidien régi par les lois sinueuses, des non-dits, des «codes secrets» dont l’observance prime sur les «impératifs» du développement».Tabous traditionnels et absence de démocratie entravent l’émergence d’un esprit analytique fécond, selon l’auteur de Et si (’Afrique refusait le développement?«L absence totale d’esprit critique à l’égard de leurs propres valeurs a donné des résultats si étranges que bon nombre d’observateurs doutent que l’Afrique puisse sortir de sa marginalité», écrit Axelle Kabou.Ce qui frappe l’étranger c’est que peu de gens en Afrique ne semblent effrayés par la misère et la précarité ou ne remettent en question des pratiques douteuses comme l’excision encore largement pratiquée (entre autres au Burkina et au Mali) entraînant la mort de plusieurs femmes.On s’entend donc de plus en plus, en Afrique, pour dire aue le sous-développement n’est pas dû à un manque ae capitaux, mais d’abord à un problème d’ajustement culturel.«Avec acharnement, les Africains refusent la méthode et l’organisation.Ils sont largement persuadés que leur destin doit être pris en charge par des étrangers (.) Que peut devenir l’Afrique tant que le développement y sera considéré comme la négation même de l’afri-canité?» s’inquiète Axelle Kabou.La nécessité d’un «^justement culturel» Cette dernière n’est pa§ seule à s’inquiéter.Professeur à l’École na-tipnale d’Administration publiques (ÉNAP) de Bamako, l’économiste malien Ousmane Oumar Sidibe croit lui aussi que l’Afrique doit remettre ses valeurs en question et procéder à un «^justement culturel» de fond, si elle veut se sortir du marasme dans lequel elle est plongée.Lors d’une conférence prononcée, dans le cadre du séminaire Éducation et Coopération, organisé par Solidarité Canada-Sahel, qui s’est tenu à Bamako en novembre, le professeur Sidibe a expliqué que le manque d’infrastructures, de moyens de communications efficaces et l’absence d’une véritable race d’entrepreneurs au Sahel étaient au rang des causes premières du sous-développement économique.Mais il a aussi mis en lumière que le poids de la famille est trop lourd: «Trop de gens ne travaillent pas à cause de la structure de soutien de la famille.Ainsi, une ou deux personnes en font vivre 20 ou 30.Il est grand temps que ce débat soit posé à l’ensemble de la société.L’économie de solidarité est abusive.Changer les mentalités est à la base du développement», insiste-t-il.De plus, les pressions de la famille ont mené plusieurs entreprises à la faillite parce que le chef d’entreprise se voyait dans l’obligation d’embaucher le frère du beau-frère, la belle-soeur, etc.et chacun tentait de se «graisser la patte».Le professeur n’a pas, non plus, hésité à dénoncer les charlatans et autres marabouts qui, selon lui, freinent le développement car ils entretiennent dans l’esprit des gens que ce n’est pas par le travail qu’on peut réussir.«Comme s’il suffisait de sortir un gri-gri pour accéder à un poste de direction», commente-t-il.«Il y a des choses qu’on présente ici comme des valeurs qui ne sont en fait que le produit de l’ignorance», ajoute Ousmane Oumar Sidibe.Le professeur a également abordé la délicate question du contrôle des naissances.«La fragilité des écosystèmes ne favorise guère l’augmentation des populations dans les pays du Sahel.Les huit millions d’habitants du Mali sont en train de dégrader complètement la nature».s Sanankoroba-Sainte-Elizabeth, une belle histoire qui fait des petits Clôde de Guise SANANKOROBA, Mali / SAINTE-ELISABETH, PQ — C’est en 1985 3 débutèrent les préambules ’une longue histoire d’amour entre deux villages de couleur et de culture differentes.Situé à une trentaine de kilomètres de la capitale Bamako, Sanankoroba abrite une population rurale de près de 4000 personnes.Le village est divisé en 15 clans soit 14 clans traditionnels et un clan artificiel, celui des fonctionnaires.Un clan regroupe, autour d’un patriarche, plusieurs grandes familles issues de la même généalogie.À l’image de l’ensemble de l’Afrique, c’est une société gérontocratique dirigée par le Clan des Anciens.Sainte-Élisabeth est un village agricole de 2000 personnes, situé dans la région de Lanaudière, non loin de Joliette.Des échanges interculturels En 1984, des familles de Sainte-Élisabeth accueillent des jeunes Maliens venus faire un stage en milieu agricole, dans le cadre d’un programme d’échange interculturel, parrainé par Jeunesse Canada Monde.Cette expérience suscite beaucoup d’intérêt.Un couple d’agriculteurs de la municipalité, Joan Brown et Claude Giles, initie donc, avec l’assentiment des familles d’accueil, des démarches afin que s’établissent des liens plus étroits et suivis avec un village du Mali.Sanankoroba répond à l’invitation et fait parvenir une première lettj-e officielle aux familles de Sainte-Élisabeth, marquant ainsi leur intérêt pour un éventuel jumelage.Moussa Konaté, professeur et fonctionnaire, apprécié pour son dynamisme, sera mandaté our mener à ien les négociations.Le «benkadi», un comité de 24 personnes dont cinq femmes, est constitué au village de Sanankoroba.Benkadi en bambara (la langue la plus couramment parlée) veut dire «bonne entçnte».À Sainte-Élisabeth naît le comité «Des mains pour demain» composé d’une quinzaine de personnes, dont une majorité d’agriculteurs.De 85 à 87, on se courtise, une abondante correspondance en témoigne.Mais il y a plus.Grâce à un octroi de Carrefour Canadien International (CCI), Moussa Konaté sera reçu par le comité «Des mains pour demain».Il réalise alors tous les avantages liés à un jumelage direct, c’est-à-dire sans intermédiaire administratif.Depuis, avec l’appui financier entre autres de Partenariat Afrique Canada et plus récemment de Afrique 2000, le jumelage a favorisé la mise sur pied de différents projets de type agricole.Un premier projet a porté sur la culture attelé.Des fonds ont été octroyés pour l’achat de boeufs et de multiculteurs (appareil qui permet de labourer, sarcler, buter).Chaque projet fait l’objet d’un suivi de la part des citoyens de Sainte- Moussa Konaté Élisabeth.De petits groupes se rendent périodiquement sur place pour voir comment sont utilisées les ressources êt faire un bilan.Des stages de formation en agriculture, en gestion, en comptabilité, adaptés aux besoins et à la réalité des villageois maliens, sont donnés ici et là-bas.Une saine gestion des affaires «Pour nous, photo clôde de guise constate Josée Leclair, l’actuelle présidente de "Des mains pour demain", les gens de là-bas ont autant d’intérêt à venir ici que nous chez eux.Cela resserre les liens et approfondit la compréhension mutuelle».Le village de Sanankoroba a changé de visage depuis les débuts de l’échange, en 85.«Aujourd’hui, on gère l’ensemble des activités économiques du village de manière rationnelle.Un secrétariat bien équipé a été mis en place.Les femmes font fonctionner deux moulins à céréale et une décortiqueuse.On a désormais une banque de céréales qui sert comme fond de dépannage en période de disette.On a construit la case de l’amitié pour recevoir les étrangers qui séjournent au village et ont leur fait payer des frais minimum pour le gîte et la nourriture.Ce qui dans le contexte africain est une véritable révolution.Autrefois, on pouvait donner sa chemise pour recevoir les étrangers», raconte avec enthousiasme Moussa Konaté.«Sanankoroba était composé à 95% de personnes analphabètes, poursuit ce dernier, aussi depuis que la population a développé une curiosité pour le monde extérieur, un nombre croissant d’adultes assistent au cours du soir en alphabétisation fonctionnelle (en langue bambara).De plus, cette année au niveau élémentaire on a dû scindé les 3e année, en trois groupes.Notre village qui était presque un village mort est redevenu un village yivant grâce à l’échange avec Sainte-Élisabeth.» Sanankoroba sort du cercle vicieux de la stricte survie par l’apprentissage d’une saine gestion de ses affaires.Le dernier projet en liste est la mise sur pied de micro-entreprises.Ce projet pilote de 100 000 $ est soutenu par Afrique 2000.Quant au comité «.Des mains pour demain» de Sainte-Élisabeth, il a réussi à sensibiliser et à mobiliser la presque totalité de la population, de ce petit village agricole, à la complexité des relations nord-sud, à susciter de l’intérêt pour une autre culture et une autre réalité.En huit années d’échange on ne compte pas moins de 110 lettres officielles (sans parler de toutes les lettres d’amitié et de connivence qui circulent entre amis) et plus d’une auarantaine de stages de part et d’autre.«Comme en amitié, il y a eu des moments difficiles, des moments de découragements, des moments d’incompréhension mais la patience, la tolérance et le respect mutuel sont venus à bout des différences», raconte Joan Brown, une des pionnières de ce jumelage.Aujourd’hui, c’est une authentique histoire d’amour qui lie ces deux villages.J’arrive de Sanankoroba, j’ai pu en mesurer toute l’amplitude.Pas de doute dans l’esprit du conférencier.«L’Afrique a besoin d’un ajustement culturel et devra imiter les autres (les gens du Nord) au plan de la rigueur et de la responsabilisation des gens».Par ailleurs, précise-t-il, il faut absolument tenir compte des spécificités culturelles et sociales pour la mise sur pied de projets économiques.Un besoin vital d’idées neuves Le professeur a enfin tenu à préciser que l’instauration de la démocratie est une condition sine qua no du développement.«Il ne faut pas revenir sur le principe de la liberté d’expression au Mali.La révolution a coûté trop cher!», affirme-t-il.«Partout en Afrique, on note une absence cruelle de projet de société cohérent, d’idées neuves», souligne 111 Axelle Kabou.«Pour voir une amorce de développement en Afrique, poursuit-elle, il ne faudrait rien de moins que commencer par dénouer l’écheveau des mensonges, des vérités, gp-miximatives, dans lequel les merita-ités se sont empêtrées à force d’évitement».Dont-on laisser l’Afriqpe à elle-même, se regarder de l'intérieur et mettre à jour son propre colonialisme?, „, Axelle Kabou conclut en affirmant: «L’Afrique du XXIe siècle sèflfc ratiunnelle ou ne sera pas.» Elle prédit que sans ce processus de rationalisation, la décennie qui s’ouvre sèTa sanglante.Y aura-t-il encore une Afrique demain et jusqu’où ira-t-elle dans l’indigence?(1) Axelle Kabou, Et si l’Afrique refusait le développement?L’Harmattan, 1992,208 pages.développement MAISONS D’ENSEIGNEMENT Collège Jean-Eudes 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 Tél.: 376-5740 COURS SECONDAIRE COMPLET POUR FILLES ET GARÇONS OPTIONS: Ballet classique Musique Formation générale plus: Activités complémentaires de développement supérieur en sport, musique, chant, danse, théétre, génies en herbe et informatique.2e, 3e et 4e secondaires: le samedi 30 janvier 1993 à 9h EXAMENS D'ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1993 Les élèves qui désirent se présenter à cet examen doivent communiquer avec le bureau des admissions 376-5740 Établissement d'enseignement privé déclaré d'intérôt public a :r \ l COLLEGE FRANÇAIS (Primaire) Maternelle — Secondaire — Collégial Il est encore possible d’inscrire votre enfant en lère Secondaire Si vous voulez garantir une place à votre enfant dans le plus important collège privé au Québec, là où l’encadrement est essentiel, les études prioritaires et où les arts et les sports sont à l’honneur, chosissez, comme tant de parents, le Collège Français.1 M Secondaire - Montréal Secondaire - Longueuil 185, av.Fairmont 0.1340, rue Nobert 495-2581 679-0770 “3, Vous pouvez 1) soit inscrire votre enfant sur une liste de candidats à l’EXAMEN D’ENTRÉE en 1ère Secondaire, le 23 janvie 1993.2) soit solliciter une entrevue individuelle et présenter les derniers-bulletins scolaires de l’étudiant.Selon les résultats, l’enfant seça’,[ inscrit immédiatement après évaluation de son dossier scolaire ou bien il devra subir un test de contrôle.iJ À titre de renseignements : • Le Collège Français suit les programmes du ministère de l’Éducation du Québec.• Il prépare aux examens officiels en Secondaire III, IV, V.• Il assure le transport scolaire.• Il dispose d’un pensionnat pour le Primaire à Longueuil et d’un pensionnat pour le Secondaire à Montréal.• Il développe au maximum les qualités sportives des jeunes dans toutes les disciplines (hockey, tennis, patinage, football.).Une des résidences est réservée aux sportifs du Secondaire V et du Collégial.NB Les inscriptions en Pré-maternelle, en Maternelle, au Primaire, au Secondaire et au Collégial sont en cours.Pour inscriptions ou renseignements 495-2581 679-0770 Montréal Longueuil V A-10 ¦ Le Devoir, samedi 16 janvier 1993 EDITORIAL Hibernia: l’or du passé ue cela plaise ou non, les contribuables canadiens deviendront bientôt les heureux actionnaires minoritaires d’un puits de pétrole creusé en eau profonde au milieu d’une mer d’icebergs, à trois cents milles au large de Terre-Neuve.Il y a quatre ans, on évaluait le coût initial de ce mégaprojet à 5,2 milliardsS .Pour le financer, le gouvernement fédéral avait promis une aide de 2,7 milliardsS en jurant sur la tête des dieux qu’il n’était pas question d’y ajouter un sou, encore moins d’en devenir lui-même actionnaire, Or voilà qu’Ottawa fait marche arrière en investissant un autre 350 millionsS en échange d’à peine 8,5% des actions de la société.Au total, le fédéral aura donc contribué dans une proportion de quelque 60% au financement d’une entreprise d’exploitation pétrolière on ne peut plus privée.Annoncé dans le climat d’effervescence qui a précédé les élections générales de 1988, le projet Hibernia perdait l’un de ses principaux joueurs au début de 1992.Aux prises avec des difficultés financières pourtant connues, Gulf Canada, propriété des frères Reichmann, retirait sa participation de 25%du consortium formé avec Mobil Oil, Chevron Canada et Pétro-Canada.Quoique déçu, le ministre de l’énergie, M.Jake Epp, n’était pas surpris de la décision de Gulf.Naïvement, il s’empressa même de rappeler aux frères Reichmann les largesses fiscales dont ils avaient profité peu de temps auparavant.De là à accuser Gulf de s’être engagé dans le projet en retour de services rendus, pour s’en retirer aussitôt l’encre séchée, il n’y avait qu’un pas que n’a pas voulu franchir le ministre.Depuis cette date, on a parcouru le monde à la recherche de la perle rare qui accepterait de remplacer Gulf.Sans succès.Personne n’a jugé le risque intéressant, sinon notre gouvernement fédéral, à la veille d’une autre élection générale, et une société de l’Arkansas, Murphy Oil, à qui on consentira une généreuse subvention en échange de sa participation.En soi, il n’y a pas de mal à ce qu’un gouvernement s’implique activement dans le développement.Pour lancer des projets d’importance, l’intervention de l’Etat peut parfois s’avérer indispensable.Seuls les plus conservateurs parmi les politiciens et les gens d’affaires peu- vent nier cette nécessité.Mais, curieusement, ce sont ces mêmes conservateurs qui viennent de s’impliquer jusqu’aux oreilles dans Hibernia.Déjà, d’avoir consenti autant d’argent à des sociétés pétrolières milliardaires défiait toute logique.Seuls des impératifs électoraux et la puissance des lobbys de l’industrie pouvaient expliquer une telle générosité de la part d’un gouvernement aussi endetté.Mais il y a plus.Le projet Hibernia n’a tout simplement plus sa raison d’être.Résultat de l’expioration intensive effectuée dans les années 70-80 par des entreprises éligibles à des crédits d’impôt alléchants, Hibernia était une idée dépassée le jour où on annonça sa mise en chantier.Une aventure inopportune, risquée et coûteuse En matière d’environnement, le projet est excessivement risqué à cause des conditions climatiques qui rendent les installations fragiles et la proximité de centaines d’icebergs qui rôdent en permanence dans le secteur.Quand le vent souffle à 100 milles à l’heure et que la vague atteint 85 pieds de hauteur, il devient hasardeux de vouloir remorquer un iceberg de 100 millions de livres.Tout le monde se rappelle l’accident dramatique survenu en 1985, lorsque la tempête a balayé la plate-forme de forage Ocean Ranger comme une feuille de papier, entraînant ses 84 membres d’équipage par le fond.On se rappellera aussi l’explosion d’un puits survenu en 1984 lors de recherches de gaz naturel.Il a fallu une année de travail avant que les experts parviennent à colmater la brèche.Heureusement qu’il ne s’agissait pas de pétrole brut.Malgré les études d’impact favorables, mais qui datent de 1985, Hibernia n’en sera pas moins planté au coeur d’un zone de pêche et de reproduction du poisson.Les pêcheurs de la zone ont protesté au moment des études préliminaires, on leur a offert de généreuses compensations et tout est rentré dans l’ordre.Hibernia n’a pas non plus de raison de survivre au plan strictement économique.Tous les mégaprojets de l’époque Trudeau sont morts-nés.L’exploration dans l’océan Arctique, l’exploitation des sables de l’Arthabaska, tous ont été relégués aux oubliettes à cause des coûts faramineux, des risques importants, et des changements radicaux intervenus dans le paysage énergétique mondial.Tous.sauf Hibernia.En 1975, les experts prévoyaient que le prix d’un baril de pétrole atteindrait les 70$ dans les années 80.Nous sommes en 1993.Le prix se situe à 18$ le baril et rien n’indique qu’il augmentera sensiblement au cours des prochaines années.Or, selon certaines études indépendantes, il faudrait que le prix grimpe à plus de 25$ pour que le brut d’Hiber-nia devienne rentable.D'où les réticences à y investir.Surtout quand on sait qu’une kyrielle de projets plus modestes mais plus rentables naissent tous les jours dans l’ouest du pays, sans l’aide extravagante du gouvernement fédéral.La mise au rancart d’Hibernia était la seule décision logique qu’aurait dû prendre le gouvernement fédéral et le consortium, comme l’avait laissé sous-entendre le président de Pétro-Canada au lendemain du départ de Gulf.C’est vrai que cette décision était devenue difficile à prendre parce que tardive et coûteuse.Pour le Québec, elle aurait aussi impliqué la mise à pied de quelques centaines de salariés à l’emploi de firmes d’ingénierie.Mais on ne peut pas appuyer une initiative gouvernementale d’une telle ampleur pour l’unique raison qu’elle crée des emplois.En matière d’énergie, surtout d’énergie fossile, une tendance se confirme pour le choix de projets de moindre envergure qui peuvent être abandonnés et repris au besoin, sans risques excessifs.Si au moins des impératifs d’autonomie énergétique étaient en jeu.Mais non.Le pétrole qui devrait surgir des puits en 1997 sera destiné à l’exportation.Après les pêches, l’agriculture et l’aviation civile, voilà donc une autre décision du gouvernement Mulroney qui ajoutera quelques centaines de millions à la dette nationale sans aucune certitude positive, au contraire, quant aux résultats de l’aventure.Une de trop.JEAN-ROBERT SANSFAÇON LETTRES Aü DEVOIR Montréal en français LE GOUVERNEMENT du Québec envisagerait de modifier la loi 101 afin de permettre à nouveau l’affichage bilingue.Il explique cette proposition par le fait que Montréal, principal foyer des communautés d’expressions autres que le français, est de moins en moins compétitive sur le plan international pour attirer les classes d’affaires d’autres pays.Le gouvernement du Québec semble croire qu’à lui donner un visage plus anglophone, Montréal se distinguera de Toronto, de Détroit ou de Boston.Ce qui distingue Montréal, ce qui en fait une ville unique en Amérique, c’est justement son caractère français.Le gouvernement du Québec doit plutôt y privilégier ce fait et prendre les moyens d’en tirer tous les avantages.A la lecture du compte rendu de l’étude réalisée par le professeur Marc Levine de l’Université du Wisconsin pour le compte du Conseil de la langue française, que rapportait Michel Venne dans 1 édition du 22 décembre dernier du journal LE DEVOIR, la protection du français à Montréal semble tout à fait justifiée.De plus, il semble que le gouvernement du Québec et son Comité ministériel du Grand Montréal soient tout à fait désemparés quant à l’avenir de Montréal.Montréal est le coeur économique du Québec.Ce fait a attiré des investissements publics importants pour équiper cette ville d’infrastructures majeures (transport en commun, musées, hôpitaux, etc.).Aujourd’hui, en plus de vouloir lui donner l’image d’une simple ville d’Amérique que du nord, le gouvernement du Québec veut l’appauvrir en lui retirant l’Hôtel-Dieu.En retirant l’Hôtel-Dieu de son centre pour l’envoyer en périphérie, on constate que le gouvernement ne fait que suivre le mouvement d’étalement urbain.Le gouvernement du Québec doit affirmer Montréal comme moteur de l’économie du Québec et prendre tous les moyens pour permettre son essor et profiter de sa position et de ses caractéristiques uniques.Gaétan Demerzing Longueuil, 31 décembre 1992 Appel aux silencieux C’EST AU NOM du Conseil interreligieux de Montréal et du Centre canadien d’oecuménisme que je veux exprimer notre émotion, notre tristesse et notre profonde inquiétude devant la récente vague de violence et d’actes racistes qui a déferlé sur nos diverses communautés locales et régionales au cours des dernières semaines.La mise à feu d’une église montréalaise utilisée par des Haïtiens québécois, un cocktail molotov lancé à travers une fenêtre du sous-sol d’une mosquée de l’est de Montréal et le vandalisme perpétré dans sept synagogues ou l’on a peint des croix gammées, des graffiti et des slogans antisémites, sont plus que des actes isolés commis par des individus mal avisés.Il est difficile ae ne pas y voir autant d’expressions délibérées de naine et d’intolérance, empreintes de méchanceté et de violence.Tandis que nous louons les personnes qui ont déjà protesté, nous faisons appel à tous les gens de bonne foi et de bonne volonté pour qu’ils utilisent tous les moyens conformes à leur tradition pour remplacer l’indifférence par des gestes authentiques de sollicitude et d’amitié.Aussi, invitons-nous la majorité, plus silencieuse et invisible, à parler et à se faire entendre, à devenir visible et responsable.Nous vous pressons, vous, les voisins et les personnes en relation avec les membres des communautés affectées, de vous soucier suffisamment de ces communautés pour leur exprimer réparation et solidarité par des estes riches de compassion, d’empathie et ’amitié.Rita Leblanc Montréal, 8 janvier 1993 Appel à Jacques Parizeau JACQUES PARIZEAU est actuellement le seul politicien apte à amener le Québec vers le progrès, peu importe la susceptibilité de la majorité des nôtres.Il agit, lui, il ne laisse pas faire.Je me permets de lui émettre, humblement, certaines de mes réflexions à la veille du prochain congrès national du Parti québécois.Certes, la victoire du NON lors du dernier référendum a augmenté l’appétit de plusieurs souverainistes, mais il serait malheureux que le prochain congrès du PQ devienne la tribune de bavardeux théoriciens de l’indépendance nationale.Plutôt, le chef du PQ devrait remobiliser les forces vives du Québec qui se sont si brillamment manifestées lors de la Commission Bélanger-Campeau et transformer ce congrès en sommet national afin de rebâtir le consensus qui s’y était dégagé.H ne faut pas se le cacher, l’actuel programme du PQ rallie une faible majorité de Québécois.Augmentons nos chances de réussir.Il serait irresponsable de laisser le train passer, il faut en devenir la locomotive.Nous devrons de toute façon être tous là au moment, des négociations après la sécession de notre Etat souverain, alors, pourquoi ne pas déjà mettre tout le monde dans le bateau?La réalité dépasse les programmes politiques, même les meilleurs.Richard Roy, np Longueuil, 4 janvier 1993 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: LISE BISSONNEJTE Rédacteur en chef Bernard Descôteaux Directeur délégué à l’administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean-Robert Sansfaçon Directeur de l'information Benoit Aubin Directeurs adjoints de l'information Pierre Beaulieu, Roch Côté Directeur des publications spéciales Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS Pitié pour Mme Hoxha MME NEXHMIJE HOXHA, 73 ans, veuve d’Enver Hoxha qui a dirigé l’Albanie pendant 50 ans a été arrêtée le 4 décembre 1991.Elle fut mise au cachot pendant un an sans que le droit de l’habeus corpus soit appliqué dans son cas.Le gouvernement de l’Albanie qui se dit démocratique et qui est ainsi décrit par les Etats-Unis et le Canada, a refusé la requête de Mme Hoxha qui réclamait que son incarcération soit transformée en détention surveillée.Son procès a commencé le 8 janvier dernier.Elle est accusée de détournement de fonds et d’abus de pouvoir pour la somme de 8800 $.Les faits démontreraient que ces accusations ne sont que de la vengeance et de la persécution à cause de ses activités politiques avec son mari, décédé en 1985.-Qu’une femme de 73 ans, en mauvaise santé, soit au cachot pendant plus d’un an c’est de la persécution.Je vois ce cas comme d’autres cas de violation de droits humains et je suis convaincu qu’elle est innocente.Arnold August Montréal, 14 janvier 1993 Merci James Bamber JE NE SAURAIS trouver les mots justes pour exprimer l’émotion ressentie lors de l’émission Second Regard, alors que James Bamber, à travers son témoignagne, nous faisait ses adieux.Quel message de grande humanité, de courage, de douce sérénité, de lucidité devant la mort.Quand il est disparu de l’écran, je suis demeurée un très long moment à réfléchir, à vivre ce trop plein d’émoi.J’aurais voulu réentendre sa voix calme et posée, revoir son regard profondément attachant.Pour la première fois j’ai compris qu’il est possible de se représenter la mort, si on a la force intérieure de l’accepter avec un tel esprit d’abandon.Cette mort qui frappe à notre porte et nous fait signe que c’est l’heure Merci James Bamber, merci mille fois.Lucile Jérôme Montréal, 11 janvier 1993 À l’antenne Qcomté Bourassa) proteste contre l’attitude du poste CKVL, qui appuie présentement la démarche de l’un de ses animateurs M.Denis Coderre, candidat officiel du Parti libéral fédéral depuis le 13 décembre 1992.M.André Chevalier, directeur des programmes, nous a fait savoir qu’il n’est pas question pour CKVL de demander le retrait ou la démission de M.Coderre.Cette attitude provocatrice, donne préséance à l’équipe ultra-fédéraliste de Jean Chrétien.Les auditeurs favorables ne se gênent pas pour souhaiter bonne chance à M.Coderre.Le soutien de CKVL à M.Coderre lui donne une occasion sans précédent d’être à l’antenne.CKVL a-t-il songé à donner à tous les candidats officiels du comté Bourassa, des heures d’antenne?Albert Gravel Président Bloc Québécois Montréal-Nord, 31 décembre 1992 k—___ LfetAAlO ¦p.EUD LES ARIAES Daniel Latouche Les nouvelles règles du jeu LES RÈGLES du jeu politique viennent de changer.Sous nos yeux.Et vite.Il va falloir en inventer de nouvelles.Rien ne sera §lus comme avant.Sauf le jeu évi-emment.D’un seul coup, la maladie de Monsieur Bourassa a réussi à mettre tout le monde sur la défensive, enfin presque tout le Québec.Chacun surveille ce que l’autre va dire, comment il va le dire et comment ses propres propos seront interprétés.La télévision surveille la radio, les médias privés surveillent ceux du public, ceux de Montréal ont leurs collègues de Québec à l’oeil.La tentation sera forte de se lancer dans les jugements hâtifs.Comment éviter de surcharger d’interprétation les comportements avec lesquels nous ne sommes pas d’accordr Par exemple, comment ne pas s’étonner que des les premiers jours, bon nombre de journalistes et d’analystes anglophones se sont empressés de claironner bien fort que l’avenir du fédéralisme et du Canada exigeait de monsieur Bourassa qu’il demeure à son poste?Ai-'e eu raison de me sentir insulté à a fois pour Monsieur Bourassa et pour le Québec par ce genre de propos, comme si nous n’étions qu’une tribu indisciplinée que seul un chef fort et qui possède les mots magiques peut espérer contrôler?Des députés, libéraux ou pé-quistes pensent sans doute que M.Bourassa devrait démissionner dans les plus brefs délais, mais n’osent le dire.Ont-ils tort ou raison?Monsieur Bourassa lui-même n’a cessé de répéter qu’il avait toujours eu à coeur les intérêts du Québec et que puisqu’il se sentait en pleine possession de ses moyens, alors il était apte à continuer à son poste.S’il le dit, quelqu’un peut-il garder le droit de mettre en doute ses propos ?LA PROBLEMATIQUE générale définie par l’état de santé du premier ministre pose toute la question de la relation entre la sphère privée et la sphère publique dans nos sociétés ultra-médiatisées.i Où se termine la maladie d’un chef et où commence la nôtre?La question se pose ici autant qu’ailleurs, même si on croit généralement que nos médias savent mieux faire la part des choses et si on s’imagine que le public québécois ne raffole pas d’histoires juteuses concernant la vie privée de nos politiciens.Je me suis souvent demandé si c’était vraiment le cas.Voilà bien un dossier qu’il serait temps de ré-ouvrir un peu plus sérieusement.Il pourrait être approprié pour le premier ministre d'indiquer le plus rapidement possible que la décision de demeurer à son poste ou non ne sera pas une décision exclusivement individuelle et qu’il a l’intention ferme de consulter ses proches collaborateurs — sa famille d’abord, cela va de soi — ainsi que les membres élus de son parti, et peut-être même d’autres leaders d’opinion, d’anciens politiciens, afin d’obtenir leur avis et de bénéficier de leurs conseils sur ses responsabilités et la façon dont il s’en occupe.Monsieur Bourassa est non seulement un politicien et un homme public, il est aussi le chef d’un parti politique, une institution qui constitue l’un des rouages essentiels de notre vie démocratique, ainsi que le chef du gouvernement et le leader, politique de la société québécoise.A ce titre, il n’est pas seul et s’il est vrai que personne n’a jamais douté de son dévouement, il est tout aussi vrai que là n’est pas vraiment la question.Me voilà certes en désaccord avec la façon dont M.Bourassa aborde ce nouvel épisode, depuis une semaine.A mon avis, la maladie du premier ministre fait maintenant par- tie du paysage politique du Québec, elle fait certainement partie du contexte général dans lequel le premier ministre lui-même va continuer d’exercer ses fonctions, notre respect pour l’homme ne doit pas aller jusqu’à lui nier la capacité sinon la légitimité de poser des gestes politiques à cause de son état ae santé.Ce ne sera pas facile de tirer la ligne.Etait-il approprié pour certains médecins québécois d’exprimer publiquement leurs opinions sur les chances de succès de l’un ou l’autre des traitements dont dispose le premier ministre ?J’en ai entendu qui ont pris soin d’éviter les affirmations trop catégoriques.Il y a là une zone grise où le jugement et la performance de chacun doivent être évalués à leur mérite.S’IL FAUT CONDAMNER toute exploitation sensationnaliste et tout manquement à l’éthique professionnelle de la part de certains médecins, bien des journalistes n’ont pas fait mieux.Rappelons que M.Bourassa a affirmé avoir dû cacher à sa famille certaines manchettes de journaux, particulièrement bouleversantes.Il est aussi tout à fait dans son droit de rappeler aux médias qu’ils ne devraient pas oublier d’examiner l’évolution du dossier économique et en particulier la très bonne performance du Québec au chapitre de la création d’emplois.Mais nous sommes aussi dans le nôtre en rappelant que son combat héroïque contre la maladie ne changera rien au fait que son gouvernement cherche encoiv le debut du commencement de la moindre petite idée de ce qu’il faut faire pour tirer le Québec du pétrin économique et constitutionnel dans lequel il nous a guidés.Ceux qui se sentiront offusqués par ce genre de propos n’ont qu’à se rappeler que c’est ainsi que le premier ministre lui-même voit les choses.C’est en tant que premier ministre et non comme convalescent qu’il veut être jugé.Quant à ces ministres qui se précipitent sur le moindre micro pour mettre leurs collègues en garde contre toute velléité de course à la chefferie ou pour proclamer haut et fort leur allégeance sans faille au chef, ils devraient montrer le même enthousiasme et faire preuve d’autant d’imagination envers leurs dossiers.Voilà bien la meilleure façon d’aider leur premier ministre.Comment décider des critiques qui seront hors d’ordre ?Comment se prévenir contre des dérapages toujours possibles ?Décider des maintenant de ne pas adopter d’attitude dogmatique en la matière me semble un pré-requis essentiel.Décider aussi de ne pas exploiter à des fins partisanes ou commerciales les erreurs inévitables des uns et des autres en la matière en est un autre.Il y a bien longtemps que le Québec n’a pas eu à faire face à une situation politioue dominée par des questions d’étnique.Les questions de raison d’Etat sont plutôt rares dans une société qui aime à se comporter comme un gros village.Les erreurs sont donc inévitables.Mais le silence total aurait aussi ses désavantages.( - f » ' i?! » Ht) I
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