Le devoir, 15 janvier 1993, Page(s) complémentaire(s)
V Vol.LXXXIV — No 11 Montréal, vendredi 15 janvier 1993 Ensoleillé.Max.: 0 Détail page A-4.t ¦ Toronto 85 cents 65e +TPS + TVQ Robert Libman Libman abandonne la direction du Parti Égalité Pierre O’Neill ROBERT LIBMAN a décidé d’abandonner la direction du Parti Egalité pour se consacrer uniquement à sa fonction de député au comté de D’Arcy McGee à l’Assemblée nationale.Grand responsable de l’entrée de Voir page A-4 : Libman ANALYSE Le trou d’Hibernia Ottawa s’apprête à contrevenir à tous ses principes économiques Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa LES DEUX partis d’opposition, Clyde Wells de Terre-Neuve et Rlusieurs firmes d’ingénierie de lontréal et d’ailleurs applaudiront à pleines mains lorsque le gouvernement fédéral annoncera sans doute aujourd’hui qu’il s’est résolu à dépanner le projet Hibemia.Au cours de conférences de presse simultanées à Montréal, Toronto, Calgary et St-John’s, des ministres fédéraux vont alors expliquer qu’ils mettent de nouveau l’épaule des contribuables canadiens à la roue du projet terre-neuvien.Ce sera, pour plusieurs de ces ministres, leur première grande apparition publique de 1993.La dernière fois qu’on les a vus en 1992, ils prêchaient avec la dernière énergie la nécessité pour les chômeurs, les familles à faible revenu et autres Canadiens du même acabit de ne pas trop compter sur leurs gouvernements.Au cours d’années précédentes, on se souviendra également les avoir entendus systématiquement décréter que le Canada, écrasé par sa dette, n’avait plus les moyens de se payer des canards boiteux.Mais quand Hibernia passe le chapeau,Ottawa ne passe pas son tour.Avant aujourd’hui, le gouvernement fédéral avait déjà promis de pomper un milliard de $ en subventions et 1,7 milliard en garanties de prêts dans le projet.A l’époque, il avait été ressuscité juste à temps pour l’élection de 1988.Même à cela, l’industrie privée boude Hibernia.Depuis que la compagnie Gulf, un des par-Voir page A-4 : Hibernia Toronto à petit prix Sous l’impulsion de Nationair, les compagnies aériennes offrent l’aller-retour Montréal-Toronto pour 126$ Gérard Bérubé NATIONAIR a relancé de plus belle la guerre de prix qu’elle livre aux deux transporteurs nationaux.En réduisant à 126$ son tarif aller-retour dans le corridor Montréal-Toronto, le plus important transporteur du Québec abaisse son prix à 70% sous le tarif régulier.Le nouveau tarif de 126$ (155$ après taxes), appelé TGV, s'applique aux voyageurs ayant réservé 48 heures à l’avance et est valable jusqu’au 28 février prochain (date du dernier retour).«Il est sans conteste le plus généreux de l’industrie, défiant même les tarifs du transport par train (environ 150$) et par autobus (environ 112$)», a déclaré Daniel-Yves Durand, vice-président, Communications chez Nationair, qui ajoute que la politique du 88$ l’aller simple continue à s’appliquer: La réaction ne s’est pas fait attendre.Canadien va coiffer l’offre de Nationair.«En début de soirée hier, la nouvelle tarification de Nationair n’était toujours pas inscrite au registre des réservations Gemini.Dès que ce sera fait, nous allons suivre», a déclaré Béatrice Pepper, porte-parole du transporteur.Tout en maintenant son tarif à 176$ jusqu’à la fin de janvier, Canadien épousera l’offre de Nationair sans restrictions, jusqu’à la fin de février.En octobre dernier, le transporteur québécois avait sonné la charge dans cette guerre qui s’annonce sanglante en réduisant son prix sur ce corridor à 88$ l’aller simple.Canadien avait réagi, quelque deux mois plus tard, en présentant aux voyageurs une facture de 176$ l’aller-retour, soit 250$ de moins que son tarif régulier.Air Canada, après avoir exercé un rôle d’observateur pendant un mois, a suivi le mouvement au début de janvier.Le programme de Canadien et d’Air Canada se termine à la fin janvier.Cette fois, Air Canada entend réagir plus rapidement et devrait annoncer ses couleurs incessamment.«C’est une question de protection de notre part de marché», a lancé Denis Couture, porte-parole du leader de l’aviation civile au pays, qui détient 60% du marché Montréal-Toronto.Absente de ce corridor il y a moins de quatre mois, Nationair a vu sa part de ce marché atteindre 10%, avec 14 liaisons par jour contre 56 pour Air Canada et 44 pour Canadien.Selon les données mentionnées par les concurrents, Canadien aurait subi le plus durement les contrecoups de l’offensive du 88$, avec une perte d’achalandage sur ses vols évaluée à 50%, chiffre non confirmé par le porte-parole de Canadien.«Je ne veux pas jouer le jeu des concurrents en lançant toutes sortes de chiffres.Mais je peux vous dire que nos vols sur ce corridor étaient remplis durant la période des Fêtes.» Toutefois, avec l’entrée en scène d’Air Canada et son programme de points Aéroplan, le coefficient d’occupation de Nationair s’est contracté jusqu’à 20% sur ce corridor avec, en moyenne, une capacité inutilisée supérieure à 50%.«L’offensive de Nationair nous a affecté, mais à un niveau beaucoup moindre que Canadien.» Denis Cou-Voir page A-4 : Tarifs es «boat people haïtiens calfatent leurs bateaux SCffiES .mais Bill Clinton les prévient: il poursuivra la politique de Bush Renonçant à une autre de ses promesses électorales, Bill Clinton a annoncé hier qu’il poursuivrait, pour l’essentiel, la politique en vigueur sur le rapatriement forcé des réfugiés haïtiens à qui il a exprimé ses «regrets».Dans une déclaration qui devait être radiodiffusée hier à la population d’Haïti, le président élu a annoncé que tous les Haïtiens fuyant leur pays pour se réfugier aux États-Unis continueraient à être interceptés en haute mer et renvoyés chez eux.Ce revirement est destiné à éviter l’arrivée massive sur les côtes de Floride de dizaines de milliers de «boat people» haïtiens encouragés par les propos tenus par le président élu durant la campagne électorale.Le candidat Clinton avait sévèrement critiqué la décision du président George Bush, prise en mai, de renvoyer dans leur pays tous les «boat people» haïtiens sans même vérifier s’ils avaient droit au statut de réfugié politique.Il avait promis de changer cette politique.Plus de 5000 Haïtiens fuyant à la fois la misère et une dictature militaire ont été interceptés en mer et reconduits chez eux depuis mai.Au total, 31 000 Haïtiens ont fui leur pays en 1992.Autres informations, page B-5 Hyundai remet en cause son usine de Bromont Et revient sur sa promesse de ne pas faire de licenciements Gérard Bérubé avec la Presse canadienne LE PRÉSIDENT de Hyundai Canada, Lee Yoo II, a fait savoir hier que le sort de l’usine de Bromont sera décidé au cours de l’été.Le constructeur envisage également de revoir sa promesse de ne jamais procéder à des licenciements parmi ses 900 employés.M.Lee doit se rendre, le mois prochain, au siè- §e social de la compagnie, à Ulsan en Corée du ud, afin de redéfinir la politique nord-américaine de Hyundai.Par la suite, a-t-il dit, «nous allons annoncer un nouveau plan, vers le mois de juillet, et Bromont va en faire partie».Quand on lui a demandé si on songeait à fermer tout simplement cette usine, il a répondu: «En ce moment, non».Chose certaine, a-t-il signalé, la politique de ne licencier personne à Bromont va être révisée, à la lumière de la baisse des ventes de la compagnie.A l’ouverture de l’usine en 1989, d’une superficie de 1 million de pieds carrés et construite au coût de 450 millions$ en deux tranches, Hyundai avait assuré que la production atteindrait 100 000 voitures par année en 1991 et devait employer 1200 personnes sur deux quarts de travail.En fait, la chaîne de montage a livré 28 000 autos en 1991 et seulement 16 000 l’an dernier, soit une dégringolade de 43%.De plus, Hyundai a enregistré, l’an dernier, une diminution de ses ventes en Amérique du Nord pour une septième année consécutive, la contraction de 1992 se chiffrant à 12%.En 1985, lorsque la Pony et la Stellar furent introduites au Canada, Hyundai a vendu 79 072 véhicules, s’emparant rapidement d’une part de près de 8% du marché canadien.En forte érosion depuis, cette part de marché tourne présentement autour des 2%.L’usine de Bromont compte toujours 900 em- aés, comme il y a quatre ans, mais ils ne tra-ent que trois jours par semaine, recevant l’as-surance-chômage pour les deux autres jours ouvrables.Bénéficiant des «largesses» du fédéral, Hyundai avait déjà obtenu pour ses employés, lors d’une fermeture de quatre semaines survenue le 14 février dernier, une dérogation permettant à Emploi Canada d’offrir un programme supplémentaire de prestations d’assurance-chômage Ce plan, qui équivaut à une baisse de salaire de 20%, se terminera à la fin de janvier.Après?Ou Emploi Canada acceptera de prolonger le plan, ou «ce sera les mises à pied», a déclaré M.Lee.Le constructeur envisage donc de revoir sa promesse de ne jamais procéder à des licenciements parmi ses 900 employés.Voir page A-4 : Hyundai PHOTO JACOUëS'GRERIEr iï',n Michel Venne de notre bureau de Québec À L’AUBE d’une année fébrile sur le front linguistique, le gouvernement du Québec a décidé de réhabiliter le mot «stop» sur les panneaux de signalisation routière.A Montréal en particulier, ces panneaux sont devenus des symboles politiques et la cible de francophones militants ou d’anglophones mécontents, qui les barbouillent degraffiti.Dans un arrêté ministériel adopté le 15 décembre et publié dans la Gazette officielle du 30 décembre, distribuée hier seulement au public, le ministre des Transports Sam Elkas décrète que: - le panneau indiquant au conducteur l’obligation d’arrêter à une intersection peut être un panneau «arrêt» aussi bien qu’un panneau «stop»; - les panneaux «arrêt-stop» déjà installés pourront demeurer en place; si ces panneaux sont remplacés, ils devront l’être par l’un ou l’autre des panneaux «arrêt» ou «stop».Tout porte à croire que ce sont les municipalités et les propriétaires de chemins privés qui vont devoir choisir entre l’arrêt ou le stop, à leur convenance.Cette décision n’a fait l’objet d’aucune annonce de la part du ministre.Cet arrêté ministériel entraîne une modification au : règlement sur la signalisation routière.Normalement, tout projet de règlement doit faire l’objet d’une publication préalable, suivie a’une période de consultation de 45 jours.Mais le ministre Elkas a invoqué l’urgence pour échapper à cette règle et le nouveau règlement est entré en vigueur au moment de sa publication.En vertu d’un décret pris en 1982 par le gouvernement du Parti québécois, repris par le gouvernement libéral en 1987, les municipalités avaient jusqu’au 31 décembre 1992 pour éliminer le mot «stop» des panneaux.Ils devaient en fait remplacer les panneaux «arrêt-stop» par des panneaux «arrêt».La Ville de Montréal avait Voir page A-4 : Stop ! ! "h oc d LU S & K*., , A, «I mam i «spfc i PARUTION r) IJ r\ r C ) 1 le 23 janvier ^ m 'SW' H m DANS RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 15 janvier 1993 LE DEVOIR T" O De la maternelle a l’universite • Coups de barre et innovations pédagogiques.• Le système répondra-t-il davantage aux attentes suite aux diverses mesures • Devant les controverses que soulève de plus en plus la qualité de l’enseignement anoncées comme, par exemple, l'augmentation du nombre d'heures de cours de au Québec et face aux problèmes du décrochage et des échecs scolaires, que fait mathématiques et de lecture obligatoire dans les cégeps?le ministère pour apporter les correctifs qui s’imposent et pour encourager les innovations pédagogiques?• Des questions préoccupantes auxquelles, par des analyses, des reportages et des • Qu’en pensent les enseignants, les parents et les étudiants?entrevues, le cahier spécial du Devoir tentera de répondre. A-4 M Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Tarifs ture reconnaît qu’Air Canada ressent un certain chatouillement de l’offensive de Nationair, sans parler toutefois de dérangement.«Lorsqu’une entreprise perd 300 millions! après neuf mois, la tactique promotionnelle d’un petit joueur comme Nationair ne peut la déranger.» Nationair n’entend pas lésiner sur l’artillerie déployée dans cette guerre.«À 126$, nous exploitons à profit ce corridor.Nous disposons même d’une certaine marge de manoeuvre pour soutenir une surenchère», a lancé Daniel-Yves Durand.A la Presse canadienne, M.Durand nuancera ses propos en parlant d’une récuparation du volume d’affaires et d’un taux d’occupation cible de 65% pour atteindre le seuil de rentabilité.Le porte-parole du transporteur québécois ne mâche pas ses mots et accuse ses deux concurrents de «dumping», de pratique de prix prédatrice.Une plainte à cet effet a été déposée au Bureau fédéral de la politique de la concurrence.«Canadien et Air Canada exercent un duopole.Leur tactique ne vise qu’à éliminer un concurrent dérangeant, qu’à évincer Nationair de ce circuit.» M.Durand prétend que Canadien et Air Canada offrent leur nouvelle tarification à perte.«Il ne peut en être autrement, avec des coûts d’exploitation de 17 cents par km-passa-ger, contre un peu moins de 6 cents pour nous.J’estime qu’en coiffant notre prix de 88$, ils accusent un manque à gagner oscillant entre 5 et 6 millions! par mois».Le porte-parole de Nationair n’a pas étendu son calcul à la nouvelle politique tarifaire de l’entreprise, aavenant que les concurrents emboitent le pas de nouveau.«Il nous reste à officialiser notre plainte, a ajouté M.Durand.Et soyez assuré que nous allons le faire.» Chez Air Canada, on accueille ces accusations avec un grain de sel.«Nous affichons un déficit de 300 millions! après neuf mois.A la limite, on peut nous accuser de transporter chacun de nos voyageurs à perte», a lancé Denis Couture.Même son de cloche chez Canadien.«Nous préférons consacrer notre énergie à des choses plus constructives», a rétorqué Béatrice Pepper.Le corridor Montréal-Toronto, avec ses quelque 1,5 million de passagers locaux par année, sans compter les voyageurs en transit, représente le marché le plus lucratif au pays.La lutte pour conserver, ou pour conquérir les parts de ce marché peut être féroce.«Nationair préfère une intervention tarifaire et Air Canada, jouer sur la surcapacité.Nous allons tout faire pour demeurer concurrentiel», a insisté le porte-parole de Canadien.Canadien a annoncé en décembre une réduction de 15% de sa capacité après voir accusé Air Canada de vouloir sortir le transporteur de l’Ouest du marché avec une politique de prix prédatrice et une augmentation de la capacité ne reflétant pas la conjoncture de l’industrie.Ces accusations ont été accompagnées d’une poursuite de 1 milliard! contre Air Canada.Cette dernière a annoncé, hier, son intention d’emboiter le pas à Canadien en amorçant, dès le 1er février, un programme de réduction de sa capacité.A la fin de ce mois, la capacité d’Air Canada sera réduite de 3%, comparativement à 10% pour celle de son concurrent national.Denis Couture a précisé, de plus, qu’entre juillet 1992 et la fin de février 1993, Air Canada aura abaissé la quantité de ses sièges disponibles et la fréquence de ses vols de 34%, comparativement à 33% pour Canadien.?Libman cette formation politique au Parlement de Québec, Robert Libman a confirmé hier au DEVOIR son intention de ne pas être candidat au congrès de leadership qui se tiendra le 21 février prochain.Décision dont il précisera les motifs ce matin en conférence de presse.Lejeune architecte de 32 ans avait remporté un succès éclatant aux élections générales de 1989, se faisant élire avec trois autres représentants de la communauté anglophone: Gordon Atkinson (Notre-Dame-de-Grâce); Neil Cameron (Jacques-Cartier) et Richard Holden (Westmount), qui a depuis joint les rangs du Parti québécois Au cours des douze derniers mois de son mandat, M.Libman s’est attiré à plusieurs reprises la réprobation générale des membres de son parti par ses prises de position et ses déclarations fracassantes.C’est son camp du OUI dans la dernière campagne référendaire qui a sonné le glas de son leadership.Ses déclarations intempestives sur le sort des anglophones lui avaient également attiré de vives critiques de la part de Robert Bourassa, Claude Ryan et Jacques Parizeau.Dès le déclenchement de la course au leadership, il est apparu évident que M.Libman aurait de la difficulté à rester en place.Deux redoutables aspirants se sont aussitôt manifestés, les vice-présidents Keith Henderson et Gilles Pepin.A tour de rôle, ils ont mis en doute la sagesse de leur chef, lui reprochant notamment de s’être lié aux libéraux dans la campagne référendaire.L’aspirant Gilles Pepin l’a même accusé d’avoir conclu un troc avec Robert Bourassa, dans l’intention de joindre plus tard les rangs du PLQ Des allégations que M.Libman a rejetées hier, en expliquant au DEVOIR que le Parti Egalité se devait de satisfaire, non pas les humeurs de quelques personnalités du parti, mais les aspirations de l’ensemble des membres de la communauté anglophone.En abandonnant la direction du parti, M.Libman souhaite précisément s’éloigner des tensions internes.Il estime qu’il pourra ainsi plus adéquatement assumer son rôle de parlementaire et aussi mieux représenter les intérêts des électeurs de son comté.En outre, Robert Libman est d’avis qu’il est de beaucoup préférable que le poste de chef du parti soit occupé pour Tintant par un non-parlementaire.Et dans cette optique, il est convaincu que les deux candidats en lice, Keith Henderson et Gilles Pepin, possèdent toutes les qualités nécessaires pour permettre au Parti Egalité de connaître un nouvel essor et accroître sa représentation parlementaire aux prochaines élections générales prévues pour 1994.Enfin, M.Libman affirme qu’il n’a aucunement l’intention de joindre les rangs du PLQ et qu’il se présentera à nouveau sous la bannière du Parti Égalité.Même si M.Libman préfère affi- LA METEO Accu-Weather prévisions météorologiques'/-”:-., y jusqu’à midi, le 15 janvier^ i W K—i d_4 « BMuxup U y compris les haute?sacs v températures pour les villes.\ Av«'m« 0*9— FK,* Vtrçlu Haiti* >««¦: Whitehorse Cv -,7'-2S 1 !'•« JfBW UiM# ï tlaata l Yellowknife 0199) Acca W(«là«r, le Goose Bay 18A27 Churchill Vancouver Saskatoon Régfna •10M7 5t.J oh* Edmonton -6M4 Victoria 4M Frederict Québec Thunder Bay Winnipeg *11M4 -10/-15 jjf'- 7M3 > Saint John Hr-i2 Montréal'*^*12 Sudbury -d»16.Ottawa Sault Ste.'Marie-7M4 -6/-10 y^T^TorbMO :r x » f
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