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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-15, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIV — No 11 Ensoleillé.Max.: 0.Détail page A-4.Montréal, vendredi 15 janvier 1993 Toronto 85 cents 65e + TPS + TVQ Toronto à petit prix Sous l’impulsion de Nationair, les compagnies aériennes offrent l’aller-retour Montréal-Toronto pour 126$ Robert Libman Libman abandonne la direction du Parti Égalité Gérard Bérubé NATIONAIR a relancé de plus belle la guerre de prix qu’elle livre aux deux transporteurs nationaux.En réduisant à 126$ son tarif aller-retour dans le corridor Montréal-Toronto, le plus important transporteur du Québec abaisse son prix à 70% sous le tarif régulier.Le nouveau tarif de 126$ (155$ après taxes), appelé TGV, s’applique aux voyageurs ayant réservé 48 heures à l’avance et est valable jusqu’au 28 février prochain (date du dernier retour).«Il est sans conteste le plus généreux de l’industrie, défiant même les tarifs du transport par train (environ 150$) et par autobus (environ 112$)», a déclaré Daniel-Yves Durand, vice-président, Communications chez Nationair, qui ajoute que la politique du 88$ l’aller simple continue à s’appliquer.La réaction ne s’est pas fait attendre.Canadien va coiffer l’offre de Nationair.«En début de soirée hier, la nouvelle tarification de Nationair n’était toujours pas inscrite au registre des réservations Gemini.Dès que ce sera fait, nous allons suivre», a déclaré Béatrice Pepper, porte-parole du transporteur.Tout en maintenant son tarif à 176$ jusqu’à la fin de janvier, Canadien épousera l’offre de Nationair sans restrictions, jusqu’à la fin de février.En octobre dernier, le transporteur québécois avait sonné la charge dans cette guerre qui s’annonce sanglante en réduisant son prix sur ce corridor à 88$ l’aller simple.Canadien avait réagi, quelque deux mois plus tard, en présentant aux voyageurs une facture de 176$ l’aller-retour, soit 250$ de moins que son tarif régulier.Air Canada, après avoir exercé un rôle d’observateur pendant un mois, a suivi le mouvement au début de janvier.Le programme de Canadien et d’Air Canada se termine à la fin janvier.Cette fois, Air Canada entend réagir plus rapidement et devrait annoncer ses couleurs incessamment.«C’est une 3uestion de protection de notre part e marché», a lancé Denis Couture, porte-parole du leader de l’aviation civile au pays, oui détient 60% du marché Montréal-Toronto.Absente de ce corridor il y a moins de quatre mois, Nationair a vu sa part de ce marché atteindre 10%, avec 14 liaisons par jour contre 56 pour Air Canada et 44 pour Canadien.Selon les données mentionnées par les concurrents, Canadien aurait subi le plus durement les contrecoups de l’offensive du 88$, avec une perte d’achalandage sur ses vols évaluée à 50%, chiffre non confirmé par le porte-parole de Canadien.«Je ne veux pas jouer le jeu des concurrents en lançant toutes sortes de chiffres.Mais je peux vous dire que nos vols sur ce corridor étaient remplis durant la période des Fêtes.» Toutefois, avec l’entrée en scène d’Air Canada et son programme de Voir page A-4 : Tarifs En quatre mois, Nationair a accaparé 10% de cet important marché Pierre O’Neill ROBERT LIBMAN a décidé d’abandonner la direction du Parti Egalité pour se consacrer uniquement à sa fonction de député au comté de D’Arcy McGee à l’Assemblée nationale.Grand responsable de l’entrée de Voir page A-4 : Libman ANALYSE Le trou d’Hibernia Ottawa s’apprête à contrevenir à tous ses principes économiques Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa LES DEUX partis d’opposition, Clyde Wells de Terre-Neuve et plusieurs firmes d’ingénierie de Montréal et d’ailleurs applaudiront à pleines mains lorsque le gouvernement fédéral annoncera sans doute aujourd’hui qu’il s’est résolu à dépanner le projet Hibemia.Au cours de conférences de presse simultanées à Montréal, Toronto, Calgary et St-John’s, des ministres fédéraux vont alors expliquer qu’ils mettent de nouveau l’épaule des contribuables canadiens à la roue du projet terre-neuvien.Ce sera, pour plusieurs de ces ministres, leur première grande apparition publique de 1993.La dernière fois qu’on les a vus en 1992, ils prêchaient avec la dernière énergie la nécessité pour les chômeurs, les familles à faible revenu et autres Canadiens du même acabit de ne pas trop compter sur leurs gouvernements.Au cours d’années précédentes, on se souviendra également les avoir entendus systématiquement décréter que le Canada, écrasé par sa dette, n’avait plus les moyens de se payer des canards boiteux.Mais quand Hibernia passe le chapeau,Ottawa ne passe pas son tour.Avant aujourd’hui, le gouvernement fédéral avait déjà promis de pomper un milliard de $ en subventions et 1,7 milliard en garanties de prêts dans le projet.A l’époque, il avait été ressuscité juste à temps pour l’élection de 1988.Même à cela, l’industrie privée boude Hibernia.Dépuis que la compagnie Gulf, un des par- Voir page A-4 : Hibernia • • • PHOTO AFP .mais Bill Clinton les prévient: il poursuivra la politique de Bush D'après l’agence France-Presse Renonçant à une autre de ses promesses électorales, Bill Clinton a annoncé hier qu’il poursuivrait, pour l’essentiel, la politique en vigueur sur le rapatriement forcé des réfugiés haïtiens à qui il a exprimé ses «regrets».Dans une déclaration qui devait être radiodiffusée hier à la population d’Haïti, le président élu a annoncé que tous les Haïtiens fuyant leur pays pour se réfugier aux États-Unis continueraient à être interceptés en haute mer et renvoyés chez eux.Ce revirement est destiné à éviter l’arrivée massive sur les côtes de Floride de dizaines de milliers de «boat people» haïtiens encou- ragés par les propos tenus par le président élu durant la campagne électorale.Le candidat Clinton avait sévèrement critiqué la décision du président George Bush, prise en mai, de renvoyer dans leur pays tous les «boat people» haïtiens sans même vérifier s’ils avaient droit au statut de réfugié politique.Il avait promis de changer cette politique.Plus de 5000 Haïtiens fuyant à la fois la misère et une dictature militaire ont été interceptés en mer et reconduits chez eux depuis mai.Au total, 31 000 Haïtiens ont fui leur pays en 1992.Autres informations, page B-5.Hyundai remet en cause son usine de Bromont Et revient sur sa promesse de ne pas faire de licenciements Gérard Bérubé avec la Presse canadienne LE PRÉSIDENT de Hyundai Canada, Lee Yoo II, a fait savoir hier que le sort de l’usine de Bromont sera décidé au cours de l’été.Le constructeur envisage également de revoir sa promesse de ne jamais procéder à des licenciements parmi ses 900 employés.M.Lee doit se rendre, le mois prochain, au siège social de la compagnie, à Ulsan en Corée du Sud, afin de redéfinir Ta politique nord-américaine de Hyundai.Par la suite, a-t-il dit, «nous allons annoncer un nouveau plan, vers le mois de juillet, et Bromont va en faire partie».Quand on lui a demandé si on songeait à fermer tout simplement cette usine, il a répondu: «En ce moment, non».Chose certaine, a-t-il signalé, la politique de ne licencier personne à Bromont va être révisée, à la lumière de la baisse des _____________veijtes de la compagnie.A l’ouverture de l’usine en 1989, d’une superficie de 1 million de pieds carrés et construite au coût de 450 millions$ en deux tranches, Hyundai avait assuré que la production atteindrait 100 000 voitures par année en 1991 et devait employer 1200 personnes sur deux quarts de travail.En fait, la chaîne de montage a livré 28 000 autos en 1991 et seulement 16 000 l’an dernier, soit une dégringolade de 43%.De plus, Hyundai a enregistré, l’an dernier, une diminution de ses ventes en Amérique du Nord pour une septième année consécutive, la contraction de 1992 se chiffrant à 12%.En 1985, lorsque la Pony et la Stellar furent introduites au Canada, Hyundai a vendu 79 072 véhicules, s’emparant rapidement d’une part de près de 8% du marché canadien.En forte érosion depuis, cette part de marché tourne présentement autour des 2%.L’usine de Bromont compte toujours 900 employés, comme il y a quatre ans, mais ils ne travaillent que trois jours par semaine, recevant l’as-surance-chômage pour les deux autres jours ouvrables.Bénéficiant des «largesses» du fédéral, Hyundai avait déjà obtenu pour ses employés, lors d’une fermeture de quatre semaines survenue le 14 février dernier, une dérogation permettant à Emploi Canada d’offrir un programme supplémentaire de prestations d’assurance-chômage Ce plan, qui équivaut à une baisse de salaire de 20%, se terminera à la fin de janvier.Après?Ou Emploi Canada acceptera de prolonger le plan, ou «ce sera les mises à pied», a déclaré M.Lee.Le constructeur envisage donc de revoir sa promesse de ne jamais procéder à des licenciements parmi ses 900 employés.Voir page A-4 : Hyundai ARRET STOP PHOTO jA UES GRENIER Feu vert au STOP Michel Venne de notre bureau de Québec À L’AUBE d’une année fébrile sur le front linguistique, le ouvernement du Québec a écidé de réhabiliter le mot «stop» sur les panneaux de signalisation routière.À Montréal en particulier, ces panneaux sont devenus des symboles politiques et la cible de francophones militants ou d’anglophones mécontents, qui les barbouillent de graffiti.Dans un arrêté ministériel adopté le 15 décembre et publié dans la Gazette officielle du 30 décembre, distribuée hier seulement au public, le ministre des Transports Sam Elkas décrète que: - le panneau indiquant au conducteur l’obligation d’arrêter à une intersection peut être cm panneau «arrêt» aussi bien qu’un panneau «stop»; - les panneaux «arrêt-stop» déjà installés pourront demeurer en place; si ces panneaux sont remplacés, ils devront l’être par l’un ou l’autre des panneaux «arrêt» ou «stop».Tout porte à croire que ce sont les municipalités et les propriétaires de chemins privés qui vont devoir choisir entre l’arrêt ou le stop, à leur convenance.Cette décision n’a fait l’objet d’aucune annonce de la part du ministre.Cet arrêté ministériel entraîne une modification au règlement sur la signalisation routière.Normalement, tout projet de règlement doit faire l’objet d’une publication préalable, suivie d’une période de consultation de 45 jours.Mais le ministre Elkas a invoqué l’urgence pour échapper à cette règle et le nouveau règlement est entré en vigueur au moment de sa publication.Eh vertu d’un décret pris en 1982 par le gouvernement du Parti québécois, repris par le gouvernement libéral en 1987, les municipalités avaient jusqu’au 31 décembre 1992 pour éliminer le mot «stop» des panneaux.Ils devaient en fait remplacer les panneaux «arrêt-stop» par des panneaux «arrêt».La Ville de Montréal avait Voir page A-4 : Stop ÛC LLJ X < O RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 De la maternelle sLU CL en • Coups de barre et innovations pédagogiques.• Devant les controverses que soulève de plus en plus la qualité de l'enseignement au Québec et face aux problèmes du décrochage et des échecs scolaires, que fait le ministère pour apporter les correctifs qui s’imposent et pour encourager les innovations pédagogiques?• Qu'en pensent les enseignants, les parents et les étudiants?PARUTION | I le 23 janvier J J DANS Date de tombée: le 15 janvier 1993 LE DEVOIR à l’université Le système répondra-t-il davantage aux attentes suite aux diverses mesures anoncées comme, par exemple, l’augmentation du nombre d’heures de cours de mathématiques et de lecture obligatoire dans les cégeps?Des questions préoccupantes auxquelles, par des analyses, des reportages et des entrevues, le cahier spécial du Devoir tentera de répondre. A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 Iles Shetland: la nappe de pétrole presque disparue Roger Cans Le Momie SCALLOWAY - Pour la première fois depuis une semaine, le soleil brillait mercredi à l’horizon.C’est l’aubaine, dans cet archipel des Shetland soumis à la pire tempête jamais connue depuis 1884! Il n’en fallait pas plus pour que les militants de Greenpeace décident de se lancer, sur une mer toujours démontée, dans un tour des côtes victimes de la marée noire.Un périple d’une centaine de kilomètres le long de falaises battues par le vent et les flots déchaînés.Mais le Solo, puissant remorqueur de haute mer, peut affronter les plus fortes houles, et les responsables de la campagne de Greenpeace tenaient absolument à profiter de l’accalmie pour rallier Scalloway, le port de la côte ouest qui se trouve en première ligne pour les échappées de pétrole du Braer.Il ne serait pas dit que les défenseurs patentés de la mer laisseraient les pêcheurs abandonnés à eux-mêmes.Les militants de la «paix verte» voulaient aussi se montrer pendant que la famille royale, profitant de la même éclaircie, allait survoler l’épave en hélicoptère.Un bateau blanc dans la mer noire, quel beau symbole! Hélas, ou plutôt heureusement, si les hélicoptères royaux sont ponctuels, la marée noire, elle n’est pas au rendez-vous.Alors même que le Solo arrive en vue de ce qui émerge de l’épave disloquée du pétrolier -une étrave pointée vers le ciel, un mât et une cheminée - des phoques, en parfaite santé, gambadent autour du bateau.Si pétrole il y a, il est déjà à la côte, sur les rochers, mais plus en mer.On n’aperçoit que de très discrètes irisations, qui n’ont rien de commun avec la mousse au chocolat ou la soupe de goudron connues des côtes françaises! Ces observations correspondent au compte-rendu du survol de la zone, qui signale que les traces de pétrole observées la veille «ont disparu naturellement».Les aviateurs ont même noté que l’épave du Braer ne libère plus de pétrole.Des oiseaux bien vivants De fait, étant donné la force du vent et des vagues sur cette côte déserte, tout corps plongé dans ce li-uide est immédiatement broyé, isloqué, volatilisé.A fortiori, s’il est déjà liquide comme le pétrole, et sa disparition naturelle est telle que les autorités ont renoncé à l’emploi des produits chimiques.Seuls les phoques et les oiseaux de mer, qui se jouent du vent et de l’écume avec une facilité déconcertante, résistent à ce traitement de choc.L’ornithologue hollandais du bord, qui ne quittera pas le pont pendant les cinq heures de la traversée, identifiera douze espèces d’oiseaux - mouettes, goélands, guillemots et quelques eiders, - tous bien vivants, et même insolemment alertes dans les éléments déchaînés.Allons, ce n’est pas l’hécatombe que des prises de vue localisées pouvaient donner à croire.Cordons sanitaires autour des parcs à saumons A Scalloway, blotti au fond de son anse, à 40 km du naufrage, pas de trace de marée noire.Les barrages flottants sont restés enroulés dans leurs caisses.«Même si on avait voulu les mettre, c’était impossible à cause de la tempête», explique un pêcheur.Pourtant, des hommes en combinaison orange s’affairent ici et là, ce sont des professionnels du Oil Spill Service Center de Southampton, un service de dépannage «spécial marée noire».Douze hommes ont été envoyés aux Shetland, dont six à Scalloway, pour protéger les élevages de saumons répartis sur la côte au milieu des îlots protégés.Car, comme le précise le capitaine Mikhail Hogan, le directeur des pêches des Shetland, «Scalloway, avec ses 11 élevages de saumons, est au coeur de la zone sensible».Les hommes en combinaison oragne s’efforcent donc, pendant les quelques heures de jour, de disposer des cordons sanitaires autour des parcs à saumons.Ce sont des manchons de plastique absorbants qui empêchent l’éventuel pétrole de se glisser dans le périmètre de la «cage», en réalité un cadre métallique qui retient un filet sous-marin en forme de poche, comme une épui-sette géante.«Nous n’avons pas observé la moindre mortalité jusqu’à présent, dit le chef d’équipe.Nous avons seulement sauvé un canard aujourd’hui».Les plus meurtris sont les pêcheurs de proximité, condamnés à l’inactivité depuis que les autorités ont décrété une zone d’exclusion de 16 milles autour de l’archipel.«Nous avons pris les devants par prudence, explique le capitaine Hogan, car nous avons une image de marque à défendre».Cependant, des hommes en ciré embarquent du matériel dans leur chalutier.«La zone d’exclusion, on s’en fout.Nous allons chercher le haddock à plus de 100 milles à l’Ouest», disent-ils avec la fierté des hauturiers.Les pêcheurs, eux non plus, ne sont pas tous catastrophés.Les plus inquiets finalement sont ceux qui n’ont pas affaire directement à la mer, comme Maurice Mullay, le directeur du tourisme des îles Shetland.«Les 66 000 visiteurs de l’an dernier nous ont apporté plus de 21 millions de livres, précise-t-il.Il ne faudrait pas que ce naufrage vienne casser ce fantastique ressort économique».La marchande de pulls shetland, elle aussi, s’interroge.Si l’image de l’archipel se ternit, que deviendront les 400 tricoteuses qui travaillent pour ses trois magasins de vente?Une semaine après l’alerte à la marée noire, on craint plus l’effet d’image que le pétrole lui-même.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d’alcool _______ du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l’art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s’il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation RESTO-CAFE 1 Restaurant 609, rue PRINCIPALE INC pour vendre Pnncipale Resto-Calé Principale Inc.609, rue Principale Laval Dossier: 1012-145 Laval 2963-9473 OUÉBEC Changement 1661.Ste- INC de capacité et Cathenne Est Rock/ Il (1993) Enr addition Montréal 1661 Ste-Cathenne d'autonsation Est de danse, Montréal spectacles Dossier 532-523 el projection de films dans 1 Bar Centre du Golf U F O 1 Restaurant 4800 boul.Inc.pour vendre Dagenais Ouest Centre du Golf U.F.O Laval Inc.(Demande 4600.Dagenais Ouest Laval Dossier: 1004-795 amendée) 2869489 CANADA 1 Restaurant 387.rue INCORPORÉE pour vendre Bernard Ouest Le Bernardin 387, rue Bernard Ouest Montréal Dossier: 181-800 Montréal SOUVENIRS 2 Restaurants 243, Mont- D’INDOCHINE INC.pour vendre Royal Ouest Souvenirs d'Indochine dont 1 Montréal Inc.243, Mont-Royal Ouest Montréal Dossier: 279-059 sur terrasse 2844800 CANADA INC Changement de 491, rue Jean- Taverne Pam Pam catégorie de Talon Ouest 2365, rue Marmier Taverne a Bar Montréal Longueuil (suite a une Dosser: 326-843 cession) 2880563 CANADA INC.1 Restaurant 5179.avenue du Restaurant Lao Thaï pour vendre Parc Enr 5179, avenue du Parc Montréal Dossier: 851-253 Montréal 173313 CANADA INC.2 Restaurants 1824, Ste- Larrys pour vendre Cathenne Ouest 1824, Ste-Cathenne dont 1 sur Montréal Ouesl terrasse Montréal Dossier: 1012-186 2 Bars 1 Restaurant pour vendre (Demande amendée) 1 Restaurant 1006, Curé Poirier Ouest Longueuil 4886 A, bout des Sources Dollard des Ormeaux Autorisation de 51, rue St-spectacles dans Zotique Est un Restaurant Montréal pour vendre (Suite à cession) 1 Bar 1 Bar avec danse et spectacles 7429.rue St- Hubert Montréal 1237.rue Sanguinet Montréal BINERIE GERRY INC.Bmerie Gerry 1006.Curé Poirier Ouest Longueuil Dossier: 1002-690 LE RESTAURANT SHED TANDOORI INC.pour vendre Le Restaurant Shed Tandoon Inc.4886 A.bout des Sources Dollard des Ormeaux Dossier 1012-699 AVAU, José S.Restaurant 7 Mers 51, rue St-Zotique Est Montréal Dossier: 934-091 TASMANIA INC.Tasmania Inc.7429, rue St-Hubert Montréal Dossier: 298-612 MARTELLINO.Sylvain Bar 1245, rue Lajoie app.2.Outremont Dossier: 1012-582 HENRI-MICHEL 1 Restaurant COLLIN, pour vendre DANIEL COLLIN Resto Bar CC 7401, rue St-Denis Montréal Dossier: 474-098 EVANGELOU, Léomdas 1 Bar Bar Billard Boston 6155C, bout Taschereau Brossard Dossier: 1012-475 TAILLEFER, Pierre Bistro Laurier 1276, rue Laurier Est Montréal Dossier.211-151 2744-7374 OUÉBEC INC.Restaurant Pâtisserie Victoria 1104, rue Victoria, suite 105 LeMoyne Dossier 1012-764 ADMINISTRATION SOGSABEC LTÉE Restaurant du Biodome de Montréal 1 Bar sur terrasse 696, bout.Ste-Croix St-Laurent Dossier: 1012-897 CONIFAIR AVIATION 1 Bar dans 6700, Côte de INC.Transporteur Liesse Transport Aérien Royal Public Montréal 6700, Côte de Liesse Montréal Dossier 1012-830 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 7401.rue St- Denis Montréal 6155 C.boul.Taschereau Brossard 1276.rue Laurier Est Montréal 1104, rue Victoria, suite 105 LeMoyne 4777 Pierre-de- Coubertm Montréal Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec an a El Québec ne veut pas se mouiller L’embargo sur le chef-d’oeuvre d’Otto Dix sera levé demain Le Portrait de l'avocat Dr Hugo Simons, du peintre allemand Otto Dix.cvl Paule des Rivières QUÉBEC refuse de se mêler de la controverse opposant le Musée des beaux-arts de Montréal au gouvernement fédéral, qui refuse de verser des fonds pour permettre à l’institution montréalaise d’acheter un chef-d’oeuvre du peintre allemand Otto Dix et éviter ainsi qu’il ne quitte le Canada.Le tableau, intitulé Portrait de l'avocat Dr Hugo Simons fut importé au Canada par la famille Simons en 1939 et il est présentement prêté au MBA.Mais il ne sera plus protégé à partir de demain car l’embargo de la Commission canadienne d’examen des biens culturels sera levé.Un collectionneur européen a déjà offert 1,4 million $ en échange du tableau.Tout en insistant sur le fait que «ce n’est pas notre dossier» et que «ce n’est pas nous qui avons la prérogra-tive en ce domaine», la porte-parole du ministre des Affaires culturelles , Mme Liza Frulla-Hébert, admet que la contribution fédérale aux acquisitions muséales québécoises depuis cinq ans a été «modeste».Plus précisément, le DEVOIR ré- vélait la semaine dernière que les musées québécois ont reçu en cinq ans 6,6 % des 8 millions $ que la Commission des biens culturels a mis à la disposition des institutions canadiennes pour éviter que des oeuvres du patrimoine ne quittent le pays.Au bureau de Mme Frulla-Hébert, l’on manifeste une grande réticence à commenter la récente décision du ministre fédéral des Communications, M.Perrin Beatty, de refuser au Musée des beaux-arts la somme nécessaire à la sauvegarde du tableau d’Otto Dix, entré au Canada lorsque la famille Simons, déchue de sa nationalité allemande et persécutée, était venue se réfugier à Montréal.La famille Simons, qui possède le tableau, demande 900 000 $ au MBA.Le directeur du MBA a demandé 765 000 $ à la Commission canadienne des biens culturels.Le Musée des beaux-arts trouve essentiel de conserver cette oeuvre qui a derrière elle toute unp histoire canadienne.A Ottawa, les membres de la Commission des biens culturels avaient unaninement recommandé de débloquer les fonds mais le ministre a enversé la décision, esti- mant que c’était trop d’argent à dé-i bloquer d’un coup, en temps de crise.Le directeur du Musée des beaux-arts, M.Pierre Théberge, a envoyé une lettre à Ottawa, dans laquelle il ¦ suggère d’étaler le versement sur trois ans, de manière à atténuer le choc de la ponction.Mais la porte-parle du ministre fédéral répétait hier qu’il n’était pas question de verser une somme si importante au Musé, peu importe son étalement.Le ministre des Communications a plutôt laissé entendre que le Musée des beaux-arts pourrait organiser une levée de fonds au sein de la communauté montralaise.Ottawa pourrait ensuite faire sapart mais d’une manière n’ayant rien à voir avec les 765 000 $ demandés.M.Théberge n’est pas chaud à cette idée, mais alors là pas du tout.«Ils veulent que l’on fasse une levée de fonds.Et ensuite ils nous donneront des des petits trente sous.Il n’en est pas question.Nous voulons être traité comme tout le monde».M.Théberge maintient que le Québec n’a pas eu sa juste part de fonds au cours des dernières années.Et qu’Ottawa a ici une occasion en or de se racheter.Assurance-chômage: des conservateurs du Québec s’opposent aux restrictions Manon Cornellier de la Presse canadienne OTTAWA — Si le gouvernement conservateur va de l’avant avec ses restrictions au programme d’assurance-chômage, il devra faire face à l’opposition de certains de ses députés québécois.Le député conservateur de Beau-ce, M.Gilles Bemier, a en effet écrit mercredi dernier au ministre de l’Emploi et de l’Immigration Bernard Valcourt pour lui faire connaître son désaccord.Joint par téléphone, M.Bemier a La caution des Saint-Pierrais payée par le gouvernement français PARIS (PC) — Le gouvernement français payera la caution des pêcheurs et élus de Saint-Pierre et Mi-quelon détenus depuis lundi à Saint-Jean de Terre-Neuve.Le ministère des Départements et Territoires d’Outre-mer a fait savoir hier soir que Paris a prévu les garanties bancaires nécessaires au paiement de la caution que doit fixer le tribunal aujourd’hui et qui pourrait atteindre, pour les hommes et les bâteaux, 1,4 million $.Mercredi dernier, les membres de l’expédition du Marmouset et de la Goélette avaient annoncé qu’ils refuseraient d’être remis en liberté tant qu’Ottawa n’aurait pas nommé son expert à la commission de conciliation prévue par le traité de pêche franco-canadien de 1972.Le ministère des DOM-TOM est apparemment parvenu à leur faire entendre raison.Hier soir, un porte-parole français indiquait que les élus et les pêcheurs semblaient avoir finalement accepté «de demander le versement de la caution».On ne cache pas à Paris que l’arrestation des pêcheurs et des élus de l’archipel français a considérablement compliqué les choses et que leur entêtement à vouloir demeurer en prison risquait de créer des «difficultés sérieuses».Resultats loto québec Tirage du 93-01-13 3 11 16 23 24 26 Numéro complémentaire: 25 GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 3 637 842.40 S 13 44 158,30 $ 384 1 195,90 S 19 882 44,20 $ 338 293 10,00 $ Vente totales 16 022 188,00 $ Prochain gros lot |approx.j: 2 400 000,00 $ Prochain tirage.93-01-16 Ejjjtra.sr-s NUMÉROS LOTS 015487 100 000 $ 15487 1 000 S 5487 250 $ 487 50 $ 87 10 $ 7 2 $ T V A, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.précisé qu’il était prêt à voter contre le projet de loi si ce dernier n’était pas amendé.Son collègue de Jonquière, le député Jean-Pierre Blackburn, a déjà fait connaître son opposition lors du caucus national de décembre dernier.«Je me suis battu depuis huit ans pour bien des projets de loi de mon gouvernement.Je pense, entre autres, au dossier constitutionnel où j’ai fait beaucoup.Mais cette fois-ci, le coeur n’y est pas», a-t-il déclaré hier lors d’une entrevue téléphonique.Lui aussi se dit prêt à voter contre le projet de loi s’il n’est pas modifié et il dit avoir l’appui de son exécutif.MM.Bernier et Blackburn s’insurgent contre les changements au programme d’assurance-chômage annoncés par le ministre des Finances Don Mazankowski dans son exposé économique du 2 décembre dernier.Le gouvernement entend refuser toutes prestations d’assurance-chômage aux personnes qui quittent volontairement leur emploi «sans raison valable» et aux personnes qui sont congédiées pour mauvaise conduite.Jusqu’à présent, elles devaient attendre entre sept et douze semaines avant de recevoir des prestations réduites.Une autre mesure prévoit qu’à partir du 1er avril prochain, tous les nouveaux chômeurs recevront 57 pour cent de leur salaire assurable comparativement à 60 pour cent aujourd’hui.M.Bernier est d’accord pour que le gouvernement décourage les abus.Cependant, il trouve que le gouvernement donne trop de pouvoirs aux fonctionnaires.«Comment feront-ils pour faire la part entre un congédiement pour inconduite et l’abus d’un employeur?» demande-t-il, en rappelant que ce sont les employeurs qui inscrivent les raisns du départ sur le relevé d’emploi.M.Blackburn et lui se préoccupent des personnes qui quittent leur emploi pour échapper au harcèlement sexuel.Même si ce motif est considéré comme valable, la victime doit en faire la preuve, ce qui est très difficile, notent-t-ils.«Dénoncer exige énormément de courage et il faut comprendre la peur chez celles qui ne le font pas», écrit M.Bernier.Membre du comité parlementaire qui a étudié la première réforme de l’assurance-chômage, M.Blackburn se souvient de l’angoisse générée à l’époque par l’augmentation des pénalités.«Pensons-y un peu.Il faut être drôlement riche pour lâcher sa job et dire qu’on est capable d’assumer une pénalité de sept à douze semaines.Et là, au lieu de sept à dou- ze, il n’y aura plus rien.C’est extrêmement punitif pour quelques personnes qui peuvent peut-être abuser du système.C’est prendre un canon pour tuer une mouche et la mouche, c’est le petit citoyen», ajoute M.Blackburn avec émotion.M.Bernier croit lui aussi qu’on pénalise les plus vulnérables.Il fait remarquer dans sa lettre au ministre Valcourt que la majorité des personnes qui quittent volontairement leur emploi travaillent dans des conditions difficiles et à bas salaires.Le député de Beauce estime que le ministre s’est trompé de cible.«Les élus du Parlement doivent faire des efforts pour s’attaquer aux conditions qui créent le chômage et non aux chômeurs.Il faut s’en prendre aux causes et non aux victimes», ajoute-t-il.A cet égard, les deux députés jugent inacceptable de ramener le taux des prestations de 60 à 57 pour cent.Selon eux, cela aura un effet dévastateur sur les plus petits salariés.A leur avis, il serait préférable^ pour économiser, de diminuer le salaire maximum assurable qui a éfé porté de 710$ à 745$.Les deux députés comptent faire valoir leur point de vue au cours de la réunion du caucus du Québec et celle du caucus national conservateur qui doivent avoir lieu à la fin du mois.EN BREF Le maire Doré aura sa chronique à CJMS LE MAIRE de Montréal, Jean Doré, animera une «chronique d’information municipale», hebdomadaire à la station de radio CJMS 1280, du réseau Radio-mutuel.«Il s’agira d’un service de plus offert aux auditeurs, tout comme la circulation et le météo», a expliqué hier le directeur de l’information de la station de radio montréalaise, M.Philippe Châtillon.L’émission sera diffusée le samedi matin à 8h50.Elle durera dix minutes.Tout au long de la semaine, un répondeur branché jour et nuit (790-CJMS) recueillera les questions des auditeurs.De concert avec le directeur de l’information, le maire Doré retiendra les questions les plus «pertinentes».Il enregistrera ensuite sa capsule d’une dizaine de minutes.La station CJMS est l’instigatrice du projet.Le réseau Radiomutuel avait offert, en 1989, une tribune semblable au premier ministre Bou-rassa.«Tout comme M.Doré, M.Bourassa était alors en période pré-électorale», a dit M.Châtillon.L’émission du maire Doré prendra l’antenne le 23 janvier prochain.Le fils aîné de Bombardier n’est plus J.-A.GERMAIN Bombardier, fils aîné de Joseph-Armand Bombardier et proche collaborateur de l’inventeur de la motoneige, est décédé hier à la suite d’une longue maladie.Il était âgé de 62 ans.Lui-même inventeur, Germain Bombardier était détenteur de plusieurs brevets.En 1957, il mit notamment au point une nouvelle chenille d’une conception d’avant-garde dont furent équipées les premières motoneiges de marque Ski-Doo.Vice-président de l’entreprise familiale à compter de 1956, J.A.Germain Bombardier avait accédé à la présidence à la mort de son père, en 1964.Il devait cependant quitter la compagnie deux ans plus tard pour des raisons de santé.Tabac: Bouchard ne veut pas abandonner OTTAWA (PC) — Le ministre de la Santé Benoît Bouchard a bien l’intention de trouver d’autres moyens de lutter contre l’usage du tabac, si jamais un tribunal québécois statue, aujourd’hui, que l’interdiction de toute publicité pour le tabac est inconstitutionnelle.I^ ministre espère que la Cour d’appel rendra jugement en faveur de la loi fédérale qui prohibe toutes les réclames sur le tabac, mais même si Ottawa perd sa cause, cela ne l’empêchera pas d’agir, que ce soit par le biais de la loi ou de campagnes éducatives, a-t-il déclaré hier dans une école élé- mentaire de la capitale, où il faisait la promotion de la semaine nationale des non-fumeurs, qui débute lundi.Main-d’oeuvre: Ottawa a tout intérêt à s’entendre avec Québec, croit Bourbeau QUÉBEC (PC) — À la veille d’élections fédérales, le : gouvernement Mulroney a tout intérêt à s’entendre avec le Québec dans le dossier de la main-d’oeuvre, a averti hier le ministre québécois responsable du dossier, André Bourbeau.C’est dans cet état d’esprit que M.Bourbeau se rendra la semaine prochaine à la confé- : rence fédérale-provinciale des ministres de la Main-d’oeuvre qui se tiendra à Toronto les 19 et 20 janvier.«Les Québécois vont devoir voter au fédéral en 1993.Ils tiendront certainement compte alors des positions des partis politiques fédéraux dans le dossier de la main-d’oeuvre, a déclaré M.Bourbeau à quelques journalistes.On va s’arranger pour que le dossier de la main-d’oeuvre soit un des dossiers sur lesquels les partis politiques fédéraux devront prendre position», 400 millions $ investis dans le tourisme au Québec en 1992 MONTRÉAL (PC) —- Bien que plusieurs partenaires de l’industrie touristique se plaignent de leurs revenus, dans la conjoncture actuelle, 400 millions$ ont été investis dans le tourisme en 1992 au Québec.C’est ce qu’a indiqué hier le ministre du Tourisme André Vallerand, à l’occasion d’une présentation audio-visuelle devant la presse et des gens de l’industrie touristique.Il célébrait ainsi l’anniversaire de son énoncé de politique en matière de tourisme, lancé il y a un an exactement.Le ministre en tire un bilan qu’il juge «extrêmement positif compte tenu de la conjoncture économique difficile».Quelque 391 millions$ ont été investis, dont 218 mil-lions$ proviennent du gouvernement.Cet investissement a permis de créer 8500 emplois directs et indirects, selon l’évaluation du ministère.Manning sur le pied de guerre OTTAWA (PC) — Les élections générales approchent et le Reform Party est sur le pied de guerre, confiant d’y faire une percée importante.«L’élection fédérale sera une occasion pour nous d’être à l’avant-scène», a déclaré hier le chef Preston Manning en marge d’une rencontre avec ses candidats de l’Est ontarien et des Maritimes, à Ottawa.Il a comparé la prochaine élection à ia dernière campagne référendaire où son parti était à la tête des forces du Non au Canada anglais.Cependant, depuis le référendum, le Reform Party a légèrement chuté dans les sondages.M.Manning a avoué qu’il ne pouvait fournir aucune explication.M.Manning s’attend à ce que cinq partis fassent leur entrée à la Chambre des Communes après les prochaines élections générales.À son avis, le Parti conservateur n’a aucune cnance.Benoît Bouchard » te Preston Manning HUi Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 M A-3 Molson «assure son avenir» et s’associe avec Miller Brewing Le brasseur canadien vend 20% de ses actions au géant américain Danny Vear EN PRÉVISION de la formation d’un marché nord-américain de la bière, d’ici la fin de 1993, Molson a conclu avec le brasseur américain, Miller Brewing, une entente de mise en marché et çle distribution de ses produits aux États-Unis.En échange, Molson vend 20% de ses actions à Miller Brewing, l’un des trois plus gros brasseurs américains.La transaction s’élève à quelque 348 millions $.Le président et chef de la direction des Compagnies Molson, Marshall Cohen, a affirmé que cette entente assurait l’avenir de l’entreprise.«Molson ne peut plus se contenter d’une présence exclusivement canadienne.Nous avons besoin d’une présence nord-américaine si nous voulons prospérer et survivre», a-t-il dit.D’ici la fin de 1993, les négociations entre le Canada et les Etats- Unis et celles du GATT devraient aboutir à l’élimination des barrières commerciales sur les importations de bière.«Lorsque les bières américaines vont entrer au Canada, on va perdre des ventes.On va se faire frapper.Il fallait s’y préparer», explique André Tranchemontagne, président de la Brasserie Molson-O’Keefe, division Québec.Dans le cadre de cette transaction, Miller Brewing achète Molson USA et les droits de mise en marché et de distribution des produits Molson aux États-Unis.Miller Brewing accordera le support financier nécessaire à une mise en marché agrpssive des produits Molson aux États-Unis, a dit Marshall Cohen.Molson continuera de brasser ses bières au Canada.Pour le moment, elle va continuer à mettre en marché les marques Miller au Canada.Par cette transaction, Molson compte ainsi augmenter ses expor- tations de bière aux États-Unis.Aux États-Unis, Molson détient 0,8% du marché de la bière, soit des ventes nettes de 200 millions $.Avec cette alliance stratégique, Molson souhaite accroître à 3% sa part du marché américain.L’entreprise demeure cependant prudente dans ses prévisions.«Avec cette entente, on assure notre survie», explique M.Tranche-montagne.Des problèmes demeurent, selon lui.A la fin de 1993, les ventes des brasseurs canadiens pourraient baisser avec l’arrivée des bières américains sur le marché canadien.Ces dernières coûtent moins cher que les bières canadiennes.Pour répondre à cette concurrence, Molson devra réduire ses coûts de production et augmenter la productivité de ses employés, dit M.Tranchemontagne.A titre d’exemple, la plus grosse usine de Molson — celle de Montréal qui emploie 2000 personnes — produit chaque année environ 4 millions d’hectolitres de bière.Aux États-Unis, l’usine moyenne produit quelque 9 millions d’hectolitres par an.«L’entente avec Miller Brewing permet de protéger les emplois de Molson au Canada pour le moment.C’est tout ce que nous pouvons dire», dit M.Tranchemontagne.Les produits du groupe australien Foster’s Brewing sont également touchés par l’entente.Le président Marshall Cohen a assuré que la transaction n’ouvrait pas la porte à une prise de contrôle.«Avec cette transaction, nous ne cherchions pas des investisseurs, mais bien un partenaire stratégique», a-t-il dit.En accordant une participation de 20% à Miller Brewing, les Compagnies Molson et le groupe australien Foster’s Brewing, verront leur participation réduite à 40c/i.Du montant total de la transaction, Molson obtiendra 180 millions $.PHOTO JACQUES GRENIER La transaction entre Miller et Molson s’est réalisée en prévision de la création d'un marché nord-américain de la bière, qui deviendra réalité d’ici la fin de 1993.PHOTO JACQUES GRENIER • >- mi 1* Y* —«;• WW’ mmu U.mm: mm ïi'&vs ,'iv* 'SS& ; - : h “ Janvier blanc, skieur content La dizaine de centimètres de neige qui s’est abattue mercredi sur la région de Montréal a fait pester les automobilistes, mais tous n’iront pas se plaindre de la manne blanche tombée du ciel.Surtout pas Gilles Tremblay, qui en a profité pour aller arpenter les sentiers de ski nordique du mont Royal, hier, alors que le temps était redevenu plus clément.Le Conseil du patronat considère injustifié l’achat du collège Marie-Victorin par Québec Isabelle Paré L’AFFLUX d’étudiants dans les cégeps étant un symptôme de la récession, Québec devrait y penser à deux fois avant d’acquérir le collège privé Marie-Victorin, estime le Conseil du patronat du Québec.Le président du CPQ, M.Ghys-lain Dufour, s’est opposé hier à cette transaction qu’il considère totalement injustifiée compte tenu de la conjoncture économique actuelle.Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science doit annoncer ce matin l’acquisition au coût de 40 millions$ du collège Marie-Victorin, déficitaire depuis 12 ans, pour résoudre le manque de places dans les cégeps de la région métropolitaine.Or, M.Dufour considère cette décision intempestive, le retour massif des étudiants sur les bancs d’écoles étant fortement amplifié par la présente récession.Plus encore, en transformant le plus important collège privé de la rovince en cégep, Québec entre-aîlle lentement la porte à la désintégration du secteur collégial privé, croit le CPQ.«Il deviendra très facile pour le gouvernement de faire disparaître tout le secteur de l’enseignement privé ou de l’acheter pour l’intégrer au secteur public: on aura qu’à continuer à lui couper les vivres comme on le fait depuis un certain nombre d’années», déplore M.Dufour.Résultat: le gouvernement se dé- partira ainsi à tort d’un secteur-témoin très important pour la qualité dç l’éducation, qui empêche que l’État ne détienne un monopole absolu sur le réseau scolaire.«En achetant le sçcteur privé, tranche M.Dufour, l’État se moque de toute concurrence, ce qui est malsain en soi.» Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M.Bernard Roy, a pour sa part invité le ministère à surseoir à ce qu’il considère aussi être une «décision précipitée».Ce projet, invoque M.Roy, pourrait briser l’équilibre fragile existant entre les secteurs d’enseignement privé et public et porter préjudice à «notre situation économique et financière collective».EN BREF Jeune homme tabassé: la police de la CUM tient une enquête interne LÉ DIRECTEUR du Service de police de la CUM, Alain Sqint-Germain, a ordonné la tenue d’une enquête interne sur les agissements présumés d’un policier du district 33, qui aurait roué de coups un jeune homme après l’avoir mis en état d’arrestation.L’incident, qui se serait produit tôt lundi matin, était rapporté hier par le chroniqueur Pierre Foglia, de La Presse.Selon F’oglia, le jeune homme se serait fait passer les menottes après avoir insisté auprès des policiers pour qu’ils justifient l’imposition d’une contravention pour stationnement en double file.Conduite au poste 33, la victime aurait alors été «bourrée de coups», dans le stationnement du poste, >ar l’un des policiers ayant procédé à son arrestation, j’enquête en trois volets a pour but de déterminer si les allégations de la victime sont fondées, d’informer celle-ci de ses droits et de sa possibilité de porter plainte devant le Commissaire à la déontologie policière, et de déterminer si le policier a enfreint les règles de procédure disciplinaire du SPCUM.Les premiers réfugiés bosniaques arrivent au Canada EDMONTON (PC) — Les 35 premiers réfugiés bosniaques acceptés au Canada sont arrivés épuisés, mais pleins d’espoir, hier, à Edmonton où ils ont été accueillis par des membres des communautés bosniaque et croate locales.Ils font partie d’un groupe de 500 réfugiés bosniaques qui trouveront asile au Canada.L’un d’eux, Mirhaa Deaic, un musulman, a raconté que sa famille et ses voisins ont été expulsés de leur maison au cours d’une opération militaire serbe et emprisonnés dans un camp.Lui-même y a passé sept mois, à dormir sur un plancher de ciment humide.Une autre réfugiée, Grozaanic Mileni, a dit avoir été chassée de sa maison par les Serbes, puis transférée d’un camp de détention à l’autre, souvent dans des chars à bestiaux tellement bondés qu’il lui fallait ensuite des jours pour se remettre à marcher normalement.Elle se disait heureuse d’être arrivée au Canada, mais malheureuse d’avoir été chassée de son pays, où réside encore toute sa famille.La Cour d’appel interdit à Malenfant de tenir l’assemblée de ses créanciers QUÉBEC (PC) — La Cour d’appel a interdit à Raymond Malenfant, hier, de tenir l’assemblée de ses créanciers prévue pour mercredi prochain et de tenter toute autre procédure pour faire approuver une proposition concordataire aussi longtemps qu’elle ne se sera pas prononcée sur la requête de Revenu-Québec visant à faire rejeter l’appel du groupe.Si le juge Paul-Arthur Gendreau avait ordonné l’exécution provisoire complète du jugement du juge René Letarte, de la Cour supérieure, qui mettait la famille Malenfant en faillite, le 22 décembre, comme le demandait Revenu Québec, il aurait disposé en pratique de la question de fond soulevée en appel.En ordonnant une exécution provisoire partielle, il n’a pas suspendu la nomination du séquestre intérimaire qui doit prendre les mesures poyr conserver le statu quo.A ce sujet, le juge Gendreau s’est étonné, hier, de ce que le syndic n’ait pas sollicité des instructions de la Cour supérieure avant de convoquer une assemblée des créanciers pour le 20 janvier.Il reste donc deux possibilités pour la Cour d’appel qui se repenchera sur ce dossier à compter du 1er février; soit de rejeter l’appel des Malenfant, ce qui aurait pour PHOTO ARCHIVES Raymond Malenfant % * 4M» effet de confirmer la faillite; soit d’entendre l’appel lui-même, ce qui pourrait être fait suivant une procédure accélérée selon ce que souhaitent les avocats de Revenu-Québec.Un peu plus tôt dans la journée d’hier, le juge René Letarte, de la Cour supérieure, avait reporté au 22 janvier l’audition de la requête delà Banque d’Amérique qui demandait à reprendre possession de l’édifice à bureaux Raycom et de l’hôtel Ramada Universel sur lesquels elle détient des hypothèques totalisant 38 millions$.Lors de l’audition des parties, on a pu apprendre que la banque avait de toutes façons Pintention d’utiliser le poids financier de cette créance pour empêcher le groupe Malenfant d’obtenir les deux tiers des votes dont il avait besoin pour avoir l’aval des créanciers garantis.La décision de la Cour d’appel n’a pas annulé l’audition du 22 janvier, mais pourrait être prise en compte par la Cour supérieure pour ne pas vider le patrimoine Malenfant de son élément le plus rentable.D’ailleurs, le juge Letarte avait déclaré que sa décision de retarder cette cause était liée à ultime effort pour que les créanciers aient autre chose que de vagues promesses à se partager.N’ayant pas encore obtenu copie de la décision du juge Gendreau en fin de journée, la procureure de la banque n’a pas voulu indiquer dans uel sens elle orientera ses procé-ures.La grande région de Montréal devra s’entendre sur une vision globale pour éviter son déclin Pierre Cayouette MONTRÉAL, les 136 municipalités avoisinantes, les 12 MRC et la CUM devront dégager une vision globale commune ae l’avenir de Montréal.Faute de quoi, le déclin de Montréal se poursuivra.Telle est la mise en garde servie hier par le président du Groupe de travail sur Montréal et sa région, M.Claude Pichette, en publiant son rapport d’étape, hier.«Montréal doit devenir une ville-région.Il y a un rapport d’interdé-endance entre tous les citoyens qui abitent dans la grande région située entre Valleyfield et Contrecoeur et entre Sainte-Thérèse et Chambly», a dit M.Pichette.Le groupe de travail tiendra des audiences publiques en mars prochain et devrait publier son rapport final en juillet prochain.Le groupe a été créé en avril dernier par le ministre des Affaires municipales du Québec, M.Claude Ryan.Il a pour mandat d’examiner les conditions dans lesquelles devraient s’exercer au cours des années à venir les fonctions municipales et de recommander des voies d’action.Il ne s’agit pas d’un groupe chargé spécifiquement de proposer des mesures de relance économique.Le rapport d’étape publié hier marque l’aboutissement de la première phase des travaux du groupe.Il s’agissait pour eux de dresser un diagnostic complet de la situation et de dégager les principaux enjeux.Pour ce faire, les membres n’ont pas commandé de nouvelles études.Ils ont plutôt rencontré quelque 200 personnes intéressées par ravenir de Montréal.Parmi ces personnes se trouvaient des élus.Au terme de cet exercice, M.Pichette et son équipe soumettent aux citoyens une série de questions : Faut-il procéder à des fusions de municipalités ?Les contribuables de la CUM doivent-ils continuer de payer pour la Sûreté du Québec et le transport scolaire ?VOYAGES INTERNATIONAUX V.I.pT 4949, Métropolitain Eli tél.326-1987 Cours d'espagnol à Montréal avec séjour d'immersion en Amérique latine, cours, hébergement, repas, billets d'avion, deux mois de séjour.2500 $ ?—t-:-;—:-?Détenteur d'un permis du Québec Bien qu’il se garde pour l’instant d’afficher ses couleurs, le président du groupe de travail ne cache pas sa volonté de voir une plus grande cohésion entre les diverses instances de la grande agglomération montréalaise.M.Pichette s’est attardé hier sur le cas du transport en commun, nettement en déclin.Sa part du marché des déplacements est passée de 41% en 1982 à 34% en 1987.Ce déclin, a rappelé M.Pichette, découle largement du dépeuplement du centre au profit des couronnes nord et sud de Montréal.«Mais il tient aussi à la fragmentation du marché du transport en commun en 21 autorités organisatrices», a ajouté M.Pichette.Si la grande région de Montréal ne prend pas le virage majeur, les automobilistes pourraient devoir subir, d’ici 15 ans, des heures de pointe de trois heures, matin et soir.Les travaux du groupe que préside M.Pichette ont coûté jusqu’à maintenant 400,000$.Le budget total s’élève à 1,5 million$.Solde annuel de blanc Du 16 au 23 janvier Réduction jusqu'à sur grand choix: Draps • Housses de couette • Serviettes 30% Couettes et oreillers Duvet d'oie blanc (fabrication canadienne) • Bleu Nuit 3913, rue St-Denis, Montréal, Tel.: 843.3702 A-4 U Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Tarifs points Aéroplan, le coefficient d’occupation de Nationair s’est contracté jusqu’à 20% sur ce corridor avec, en moyenne, une capacité inutilisée supérieure à 50%.«L’offensive de Nationair nous a affecté, mais à un niveau beaucoup moindre que Canadien.» Denis Couture reconnaît qu’Air Canada ressent un certain chatouillement de l’offensive de Nationair, sans parler toutefois de dérangement.«Lorsqu’une entreprise perd 300 millions$ après neuf mois, la tactique promotionnelle d’un petit joueur comme Nationair ne peut la déranger.» Nationair n’entend pas lésiner sur l’artijlerie déployée dans cette guerre.«A 126$, nous exploitons à profit ce corridor.Nous disposons même d’une certaine marge de manoeuvre fiour soutenir une surenchère», a ancé Daniel-Yves Durand.A la Presse canadienne, M.Durand nuancera ses propos en parlant d’une récuparation du volume d’affaires et d’un taux d’occupation cible de 65% pour atteindre le seuil de rentabilité.Le porte-parole du transporteur québécois ne mâche pas ses mots et accuse ses deux concurrents de «dumping», de pratique de prix prédatrice.Une plainte à cet effet a été déposée au Bureau fédéral de la politique de la concurrence.«Canadien et Air Canada exercent un duopole.Leur tactique ne vise qu’à éliminer un concurrent dérangeant, qu’à évincer Nationair de ce circuit.» M.Durand prétend que Canadien et Air Canada offrent leur nouvelle tarification à perte.«Il ne peut en être autrement, avec des coûts d’exploitation de 17 cents par km-passa-ger, contre un peu moins de 6 cents pour nous.J’estime qu’en coiffant notre prix de 88$, ils accusent un manque à gagner oscillant entre 5 et 6 millions$ par mois».Le porte-parole de Nationair n’a pas étendu son calcul à la nouvelle politique tarifaire de l’entreprise, advenant que les concurrents emboîtent le pas de nouveau.«Il nous reste à officialiser notre plainte, a ajouté M.Durand.Et soyez assuré que nous allons le faire.» Chez Air Canada, on accueille ces accusations avec un grain de sel.«Nous affichons un déficit de 300 millions$ après neuf mois.À la limite, on peut nous accuser de transporter chacun de nos voyageurs à Réal Bouvier en deuil LE JOURNALISTE du DEVOIR Réal Bouvier a été éprouvé hier par la mort de son père.M.Edgar Bouvier, 87 ans, est décédé des suites d’une maladie pulmonaire.Il laisse dans le deuil ses deux enfants, Réal et Denis, et sa petite-fille Natasha.M.Bouvier sera exposé samedi et dimanche au salon Ed Darche & fils, 258 Saint-Charles ouest, à Lon-gueuil.Les collègues de Réal Bouvier lui offrent leurs sincères condoléances.perte», a lancé Denis Couture.Même son de cloche chez Canadien.«Nous préférons consacrer notre énergie à des choses plus constructives», a rétorqué Béatrice Pepper.Le corridor Montréal-Toronto, avec ses quelque 1,5 million de passagers locaux par année, sans compter les voyageurs en transit, représente le marché le plus lucratif au pays.La lutte pour conserver, ou pour conquérir les parts de ce marché peut être féroce.«Nationair préfère une intervention tarifaire et Air Canada, jouer sur la surcapacité.Nous allons tout faire pour demeurer concurrentiel», a insisté le porte-parole de Canadien.Canadien a annoncé en décembre une réduction de 15% de sa capacité après voir accusé Air Canada de vouloir sortir le transporteur de l’Ouest du marché avec une politique de prix prédatrice et une augmentation de la capacité ne reflétant pas la conjoncture de l’industrie.Ces accusations ont été accompagnées d’une poursuite de 1 mil-liard$ contre Air Canada.Cette dernière a annoncé, hier, son intention d’emboiter le pas à Canadien en amorçant, dès le 1er février, un programme de réduction de sa capacité.A la fin de ce mois, la capacité d’Air Canada sera réduite de 3%, comparativement à 10% pour celle de son concurrent national.Denis Couture a précisé, de plus, qu’entre juillet 1992 et la fin de février 1993, Air Canada aima abaissé la quantité de ses sièges disponibles et la fréquence de ses vols de 34%, comparativement à 33% pour Canadien.?Libman cette formation politique au Parlement de Québec, Robert Libman a confirmé hier au DEVOIR son intention de ne pas être candidat au congrès de leadership qui se tiendra le 21 février prochain.Décision dont il précisera les motifs ce matin en conférence de presse.Lejeune architecte de 32 ans avait remporté un succès éclatant aux élections générales de 1989, se faisant élire avec trois autres représentants de la communauté anglophone: Gordon Atkinson (Notre-Dame-de-Grâce); Neil Cameron (Jacques-Cartier) et Richard Holden (Westmount), qui a depuis joint les rangs du Parti québécois Au cours des douze derniers mois de son mandat, M.Libman s’est attiré à plusieurs reprises la réprobation générale des membres de son parti par ses prises de position et ses déclarations fracassantes.C’est son camp du OUI dans la dernière campagne référendaire qui a sonné le glas de son leadership.Ses déclarations intempestives sur le sort des anglophones lui avaient également attiré de vives critiques de la part de Robert Bourassa, Claude Ryan et Jacques Parizeau.Dès le déclenchement de la course au leadership, il est apparu évident que M.Libman aurait de la difficulté à rester en place.Deux redoutables aspirants se sont aussitôt manifestés, les vice-présidents Keith Henderson et Gilles Pepin.A tour de rôle, ils ont mis en doute la sagesse de leur chef, lui reprochant notamment de s’être lié aux libéraux dans la campagne référendaire.L’aspirant Gilles Pepin l’a même accusé d’avoir conclu un troc avec Robert Bourassa, dans l’intention de joindre plus tard les rangs du PLQ Des allégations que M.Libman a rejetées hier, en expliquant au DEVOIR que le Parti Egalité se devait de satisfaire, non pas les humeurs de quelques personnalités du parti, LA METEO Accu-Weather'-' prévisions météorologiques^ , jusqu'à midi, le 15 janvier-* y compris los hautes et basses j/1 températures pour les villes.1 O dQ P'4tn P*U 4 % ^ PHOTO AP ÆgSSi Loterie pour la Maison-Blanche Ces gens pigent des cartes postales ramassées dans des barils et choisissent ainsi les gagnants d’une loterie organisée par le Maison-Blanche: qui participera à la réception publique qui aura lieu mardi prochain pour la cérémonie d’investiture du nouveau président américain?La loterie était commanditée par le Service national des Parcs des États-Unis.?Hibernia Au moins 50 morts dans le naufrage d’un traversier polonais STRALSUND, Allemagne (Reuter) — Les autorités allemandes ont ordonné jeudi l’interruption des recherches des survivants après le naufrage d’un ferry polonais dans la Baltique qui a probablement fait 51 morts sur les 60 personnes qui se trouvaient à bord.Les recherches, menées par bateaux et par hélicoptères, ont été abandonnées à 17h locales en raison de la tombée de la nuit, 11 heures après le premier appel de détresse lancé par le ferry Jan-He-weliusz, ont déclaré les responsables des secours.Elles devaient reprendre à l’aube, mais les sauveteurs ont abandonné tout espoir de retrouver d’autres survivants que les neuf repêchés hieri.«On peut fouiller la zone et repêcher des corps.C’est tout», a averti le commandant Hans-Juerg Ei-chler.Le Bureau central du sauvetage en mer, à Brême, a annoncé que 37 corps avaient été repêchés et que 14 personnes étaient toujours portées disparues.Il avait 29 membres d’équipage et 31 passagers.Le bateau a coulé peu avant 11 heures (locales) après avoir flotté quille en l’air pendant plusieurs heures.Les autorités émettent l’hypothèse d’une rupture des attaches des wagons de chemins de fer transportés dans la soute, en raison de la tempête, pour expliquer le naufrage.Le ferry s’est retourné à 18 milles nautiques au large de Ruegen, île allemande de la Baltique, dans une mer forte battue par des vents soufflant parfois à 160 km-h.Il assurait une liaison entre Ystad, en Suède, et Swinoujscie, en Pologne, ont précisé les autorités maritimes de Brême.Le commandant Eichler a déclaré à la presse que des plongeurs avaient abandonné leur tentative pour pénétrer à l’intérieur du bateau afin de voir si des personnes vivantes restaient bloquées.Des vagues de trois à cinq mètres ont empêché la poursuite de l’opération, a-t-il ajouté.Les plongeurs feront une nouvelle tentative aujourd’hui si la mer est plus calme.Les 29 membres de l’équipage ainsi que 12 des passagers étaient de nationalité polonaise, parmi lesquels les neuf rescapés.La plupart des morts et des disparus sont des conducteurs de camions également transportés par le ferry, parmi lesquels figurent six Suédois, cinq Autrichiens, cinq Hongrois, un Norvégien et deux citoyens de Tex-Tchécoslovaquie.A Varsovie, le premier ministre polonais, Hanna Suchocka, a créé une commission spéciale chargée d’enquêter sur l’accident et a ajouté que le gouvernement mettra tous les moyens en oeuvre pour aider les victimes.Gert Mueller-Esch, le directeur d’une clinique de Stralsund, a déclaré que des rescapés lui avaient confié que le bateau s’était retourné si rapidement que personne n’avait eu le temps d’utiliser les canots de sauvetage.Le ferry, de 125 mètres de long, construit en 1977, est du même type que le Herald-of-Free-Enter-prise dont le naufrage-en mars 1987 au large de port belge de Zeebrugge avait fait 189 morts sur les 463 personnes qu’il transportait.Selon les autorités suédoises, le bâtiment, propriété de la société polonaise privatisée Euroafrica, transportait 10 wagons de chemin de fer et 29 camions.La température de l’eau, deux degrés Celsius environ, laissait peu de chance de survie aux victimes privées de canots.Sept des rescapés soignés dans cette clinique de Stralsund sont restés dans l’eau glacée pendant au moins deux heures avant d’être secourus par hélicoptère, a déclaré à Reuter Gert Mueuller-Ésch.Il a précisé que l’état de santé de six d’entre eux était étonnement bon, à tel point qu’ils devraient pouvoir sortir dès vendredi.En revanche, le septième est dans un état critique.Deux chapelles ardentes ont été dressées à Stralsund.tenaires originaux du consortium, a annoncé qu’il s’en retirait Tan dernier, le gouvernement fédéral n’a pas réussi, même avec la carotte de quelques centaines de millions de $, à trouver un remplaçant.En devenant partenaire en règle du consortium pour environ 350 millions de $, Ottawa empêche Hibernia et les derniers grands espoirs économiques des Terre-Neuviens de couler à pic Car ce sont bien ces espoirs plutôt que ceux du projet lui-même qui pèsent le plus lourd dans la balance aujourd’hui.Dans l’état de l’industrie de la pêche ces jours-ci et dans le climat économique actuel, sans Hibernia, Terre-Neuve pourrait tout aussi bien afficher fermée.On parle ici de développement régional avec un grand D.Parmi les documents qu’Ottawa voudra rendre publics à l’appui de sa décision, aucun ne pourra en effet garantir la viabilité économique d’Hibemia.Ailleurs dans le monde, les méga-projets de ce genre, à cause de l’importance des investissements initiaux qu’ils exigent, ont déjà pris le chemin des dinosaures.À moins d’une augmentation fulgurante des prix du pétrole, celui qu’on finira par forer au large de Terre-Neuve en 1997 pourrait avoir le mérite d’être parmi les plus chers au monde.Même à cela, l’opposition est prête à donner sa bénédiction sans broncher.Les libéraux présentent un peu l’affaire comme la dernière pâ-tissserie qu’on dévore avant de se mettre au régime.Tout en affirmant que le Canada doit cesser d’engloutir l’argent public dans des projets dont l’avenir est douteux, leur porte-parole a déclaré au quotidien Globe and Mail cette semaine que Terre-Neuve n’était pas la place pour tirer la ligne sur ces pratiques.Il faut, a affirmé le député David Kilgour, rendre justice à tout le pays.Dans la même veine, le NPD reconnaît qu’Hibemia pourrait bien être un trou sans fond pour l’argent des contribuables canadiens.Mais, parmi les néo-démocrates, on affirme ne pas connaître de façon moins coûteuse de créer des emplois à Terre-Neuve.Pour les partis fédéraux, il s’agit en somme d’un grand exercice d’unité nationale.Quant au trou quTIiberqia pratiquera dans les coffres de l’État, les porte-parole des deux partis d’opposition ont suggéré que le gouvernement fédéral le comble en annulant la commande de plus de quatre milliards qu’il a passée récemment pour procurer des hélicoptères aux Forces armées.Pure coïncidence sans doute, cette commande est destinée au Québec.?Stop entrepris un blitz Tan dernier pour convertir 6700 panneaux bilingues à un coût frisant le demi-million de dollars.Plusieurs municipalités n’avaient pas encore remplacé leurs panneaux et dès le mois de mai dernier, M.Elkas avait fait savoir qu’il songeait à réhabiliter le «stop» pour les accommoder et pour éviter des coûts.Il avait promis de trouver la solution «la plus efficace et la moins chère».Il disait avoir reçu de l’Office de la langue française un avis selon lequel l’usage du mot «stop» est tout à fait acceptable en français.Il faisait valoir que ce mot est utilisé partout au monde.A Montréal, les panneaux sont souvent la cible de vandales, souvent assimilés à des militants, qu’ils se portent à la défense du fait français ou qu’ils expriment la frustration d’anglophones mécontents.Les panneaux «arrêt-stop» sont souvent peints pour faire disparaître le mot stop ou pour masquer certaines lettres de sorte de transformer «stop» en «101», allusion à la Loi 101 (la Charte de la langue française).Tandis que le mot stop est parfois ajouté, peint en blanc, sur les nouveaux panneaux «arrêt», installés par la Ville de Montréal.L’éventualité de réhabiliter le mot stop avait soulevé quelques réactions au mois de mai.L’écrivain Yves Beauchemin soutenait dans une lettre ouverte que «le retour à l’ancienne formule, c’est retourner au bilinguisme institutionnel.Dans le contexte nord-américain massivement anglophone que nous connaissons, ce bilinguisme affaiblit inexorablement notre langue, écrit-il, favorisant l’assimilation, bloquant l’intégration des immigrants au français».Il ne prisait pas davantage l’utilisation exclusive du mot stop.Le ministre responsable ue l’application de la Charte de la langue française, M.Claude Ryan, souhaitait pour sa part que la réglementation «revienne à un peu plus d’équilibre».Il affirmait cependant que cette question est secondaire à ses yeux et déplorait qu’un débat à ce sujet fasse perdre autant d’énergie et de ressources.Rappelons que le ministre Ryan a demandé au Conseil de la langue française de lui remettre d’ici avril un avis sur l’opportunité de modifier la loi 101 sur cinq aspects, dont l’usage de l’anglais dans la signalisation routière.?Hyundai Pour bâtir son usine de 450 mil-lions$ à une centaine de kilomètres de Montréal, Hyundai avait reçu des garanties de prêt de 110 millions$ des gouvernements d’Ottawa et de Québec.M.Lee a rappelé que les ventes nord-américaines de Hyundai ont baissé de 12% en 1992.Il a cependant prédit une hausse en 1993.Hyundai, attirée au Québec à coup de subventions en pleine période électorale, a longtemps été citée en exemple par le gouvernement québécois.Notamment le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay, a longtemps parlé de l’usine de Bro-mont comme étant «un bel exemple de confiance dans l’économie du Québec».Sept ans plus trad, des remboursements d’intérêt pouvant atteindre 22 millions$ par année pendant cinq ans, un investissement de 12 millions$ dans les infrastructures de Bromont visant à assurer l’approvisionnement en eau de l’usine, et quelque 7 mil-lions$ investis dans un programme (l’embauche d’assistés sociaux Six volcanologues périssent en Colombie BOGOTA (Reuter et AP) — Six personnes ont été.tuées et sept autres blessées, dont trois Américains, par l’éruption hier du volcan Galeras (4.275 m), dans le sud de la Colombie, ont annoncé les sauveteurs qui font également état de dix disparus et de huit scientifiques blessés.Le volcan, à 500 km au sud-ouest de Bogota, près de la frontière équatorienne, s’est brusquement réveillé alors qu’un groupe de 16 volcanologues travaillait près du cratère.«Les volcanologues faisaient des relevés des émissions de gaz lorsqu’il y a eu une forte explosion qui a fait jaillir des cendres et des roches en fusion», a précisé Omar Dario Cardona, directeur de la cellule d’urgence de la présidence colombienne.Il a ajouté que les sauveteurs — militaires, policiers et secouristes de la Croix-Rouge — avaient récupéré quatre corps, dont ceux de trois Co-lombiens.Parmi les blessés figurent trois Américains et un Equatorien.Les recherches, suspendues pour la nuit, reprennent aujourd'hui pour récupérer les corps d’autres victimes et rechercher les disparus.Les volcanologues faisaient partie d’un groupe d’une centaine de scientifiques — géologues et physiciens notamment — venus d’une cinquantaine de pays.La plupart des chercheurs se trouvaient loin du cratère au moment de l’explosion et sont sains et saufs.Ces scientifiques assistaient depuis peu à une conférence internationale dans la ville de Pasto, à 25 km de là.Les environs du volcan ont été évacués, mais Pasto et les autres villes de la région ne risquent rien, a précisé Omar Dario Cardona.qui n’a pas donné les résultats escomptés, n’auront toujours pas permis au gouvernement québécois de saluer l’émergence d’une industrie automobile diversifiée au Québec.LE DEVOIR Renseignements.(514) 985-3333 LES BUREAUX DU \ Administration.(514) 985-3333 oevoir sont \- OUVERTS D^LUNDl, l Avjs pub|jcs.(514) 985-3344 DE9H00ÀJSH30J Annonces c|assges.(514) 985.3344 Publicité.(514) 985-3399 numéro sans Irais .1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal .(514)985-3355 Extérieur! sans Irais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 2050, de Bleury.9e étage Montréal (Québec) H3A3M9 ECONOMIE Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 Un élu du Massachussetts revient à la charge contre Hydro-Québec Il veut faire interdire les achats d’obligations par les fonds de pension d’après la Presse Canadienne LA LÉGISLATURE du Massachusetts étudiera cette année trois projets de loi qui pourraient affecter Hydro-Québec.Le projet de loi qui visait à interdire aux gestionnnaires des régimes de retraite des employés du Massachusetts d’acheter des obligations d’Hydro-Québec a refait son apparition.Le représentant démocrate d’Arlington James Marzilli, qui avait parrainé ce projet de loi l’année dernière, l’a déposé une nouvelle fois à la chambre des Représentants au début du mois de décembre pour qu’il soit considéré au cours de Tannée 1993.M.Marzilli n’avait pas réussi à faire adopter ce projet de loi en 1992 parce qu'il avait été référé à un comité d’études et qu’avec le débat sur le budget, les vacances d’été et les élections à l’automne, le travail d’examen n’avait pu être fait avant la Çn de l’année.A l’époque, le représentant s’était .dit heureux de voir que la commis-.sion bipartisane, qui devait décider du sort du projet de loi, l’ait référé à un comité d’étude au lieu de le tuer purement et simplement, comme il arrive souvent aux nouveaux projets de loi.Au cours d’une entrevue téléphonique depuis Boston hier, M.Mar-.zilli s’est montré encouragé par la décision du collège de Dartmouth, au Nouveau-Brunswick, de se départir d’un bloc d’obligations d’Hydro-Québec d’une valeur de 6,8 mil-, lions$.Il a fait remarquer que la caisse de retraite des fonctionnaires du Massachusetts atteignait 2,5 mil- liards$.Le représentant d’Arlington a également déposé un projet de loi qui forcerait les entreprises de service public du Massachusetts à choisir les sources énergétiques qui affectent le moins l’environnement.Pour ce faire, elles devraient établir une hiérarchie entre les différentes sources d’énergie en tenant compte de leurs coûts environnementaux respectifs, comme la pollution atmosphérique liée à la combustion du charbon ou l’inondation de vastes territoires et la libération de mercure dans l’eau qui caractérisent les grands projets hydroélectriques.M.Marzilli a dit s’attendre à ce que la législature du Massachusetts considère favorablement ce projet de loi parce que le£ entreprises de service public de l’État commencent déjà à tenir compte des coûts environnementaux des projets générateurs d’électricité.«Nous constatons que les projets particulièrement destructeurs, comme les grands projets hydroélectriques et les grandes centrales thermiques et nucléaires, sont mal cotés au Massachusetts», a-t-il déclaré.M.Marzilli parraine, avec le sénateur Bob Durand, un autre projet de loi énergétique.Celui-ci exigerait un rapport sur les impacts environnementaux des choix énergétiques du Massachusetts, et notamment sur les projets à l’étranger qui profitent à l'État.Le représentant a affirmé que cette législation était particulièrement opportune, surtout compte tenu de la signature d’un accord de libre-échange nord-américain.«Il est important que le Massachusetts prenne toutes les mesures de protection nécessaires pour que ses besoins énergétiques ne causent pas à l’étranger des dommages environnementaux qu’il ne permettrait pas sur son territoire», a-t-il expliqué.Il s est dit très optimiste quant au sort de cette législation.Au cours des prochaines semaines, la législature du Massachusetts référera les projets de lois déposés par les représentants à divers comités législatifs.Ceux-ci feront par la suite connaître les dates d’audiences pour chaque législation.Le Massachusetts, par le biais de sa participation au New England Power Pool, un regroupement d’entreprises de service public de Nouvelle-Angleterre, importe environ 400 mégawatts d’électricité d’Hy-dro-Québec.Un porte-parole d’Hydro-Québec, M.Guy L’Italien, a cependant affirmé que les projets de loi du Massachusetts n’inquiétaient pas vraiment la société québécoise.Il a expliqué que plus de 8000 projets de loi étaient déposés chaque année dans des législatures comme celle du Massachusetts.Il a toutefois affirmé qu’Hydro-Québec suivait cette question de près.M.L’Italien a fait valoir qu’Hy-dro-Québec venait tout juste d’annoncer un nouveau financement de 1,5 milliards US sur le marché domestique américain, soit la plus importante émission à taux fixe à avoir été lancée sur ce marché par un émetteur étranger.«La réception du marché est excellente, a-t-il déclaré.C’est une preuve de confiance de la part du marché américain envers Hydro-Québec.» Cette émission de 1,5 milliards US a été précédé du rachat de cinq classes de débentures, pour une valeur de 802,8 millionsS US.Le produit net de l’émission servira à couvrir le rachat et à financer les besoins courants d’Hydro-Québec.La nouvelle émission, sépérée en deux tranches, comporte un taux d’intérêt moyen de 7,83%.L’économie au chapitre des taux d’intérêt est appréciable, les débentures rachetées comportant un taux de coupon oscillant entre 10,7% et 13,38%, pour un taux moyen de 12,37%.On parle d’une économie annuelle de 36 millionsS US sur la facture d’intérêt et ce, pour une période moyenne de 17 ans (économie d’intérêt de 612 millionsS US sur la période).«L’économie est très appréciable», a déclaré Daniel Leclair.Le vice-résident et trésorier d’Hydro-Qué-ec fait d’autant plus preuve d’enthousiasme que l’émission s’est envolée rapidement et qu’elle a été effectuée à un écart de 1 point de base seulement avec le rendement offert sur les titres de l’Ontario.La cote de crédit sur les titres du gouvernement ontarien émis à l’extérieur est fixée à AA3, contre AA2 pour la cote d’Hydro-Québec.M.Leclair a ajouté que l’émission de 1,5 milliards US représentait, grosso modo, la moitié des besoins de financement et de refinancement d’Hydro-Québec cette année.A tout le moins s’est-il contenté de dire que les besoins financiers de la société d’État, cette année, seront légèrement inférieurs aux 4 milliardsS de 1992.Bombardier Eurorail affectée par le contrat de wagons pour le tunnel sous la Manche Claude Türcotte LES AFFAIRES de Bombardier vont généralement bien, sauf que la performance de sa filiale européenne, Bombardier Eurorail, est «fortement touchée par l’évolution du contrat des trains-navettes du tunnel sous la Manche».Le président du groupe, M.Laurent Beaudoin, a révélé hier qu’une «réclamation majeure» a été présentée et qu’elle fait l’objet de négociations avec le client.Il a cependant refusé de divulguer le montant de cette réclamation portant sur un contrat de 700 millionsS pour la production de 254 wagons, dont les livraisons doivent commencer dans un mois ou deux et s’étendre sur une période d’un an et demi.M.Beaudoin a présenté l’explication suivante: «Une complexité accrue résultant des modifications dans le design des véhicules et autres exigences du client a engendré pour cette commande une augmentation substantielle du volume de travail et des coûts».Le contrat entre Bombardier et Transmanche Link est à prix fixe, mais il y a aussi «un mécanisme de compensation pour travaux additionnels et pour les changements qui en découlent au calendrier de production».Le président de Bombardier a mentionné que ce contrat n’apporte actuellement aucun bénéfice.La réclamation tient compte des pertes qui pourraient s’en suivre, mais aussi d’une part de bénéfices à laquelle l’entreprise est en droit de s’attendre, ainsi que de «la perte de potentiel dans d’autres projets», auxquels Bombardier aurait pu participer, n’eut été de cette évolution inattendue au projet de l’Eurotunnel.M.Beaudoin n’a voulu donner aucun indice précis sur le montant de la réclamation, ni des pertes sur provisions prévues dans les livres comptables de la compagnie, parce que cela serait du même coup donner une idée précise du montant ue Bombardier s’attend à recevoir ans le cadre des négociations en cours.Le montant inscrit dans les livres correspond en effet à ce que Bombardier pense pouvoir récupé- rer de la réclamation présentée.Par ailleurs, M.Beaudoin a déclaré que le dossier d’un train à grande vitesse dans le corridor Québec-Windsor «fait son petit bonhomme de chemin», c’es,t-à-dire qu’il n’avance pas vite.«A chaque fois u’on fait des études, on retarde les écisions», a-t-il ajouté.En fait, le président de Bombardier en est rendu au point de penser qu’il n’y aura pas de train rapide Québec-Windsor, tant qu’il n’y aura pas un personnage politique qui décidera de le mettre dans son programme électoral, parce qu’il aura la conviction que c’est politiquement rentable.Il ajoute qu’il faut aussi penser à des mesures pour relancer l’économie, qui pourraien en même temps apporter une solution au problème du transport.Mais, il arrive que ce dossier concerne trois gouvernements, ceux d’Ottawa, du Québec et de l’Ontario.M.Beaudoin croit remarquer que les deux premiers ministres provinciaux concernés sont «assez en faveur mais ils n’en font pas un cheval de bataille» et il ne constate aucune volonté politique à ce propos parmi les dirigeants politiques.Bombardier a eu sur un autre front la déception de perdre un im- Rortant contrat pour le métro de lexico, tout juste après l’acquisition de Concarril, le fabricant national.La société québécoise a eu un moment la tentation de contester le choix de la capitale mexicaine pour son métro, mais elle s’est ravisée depuis, puisqu’il y a d’autres contrats en vue: 900 voitures à rénover et 300 voitures à construire, en plus de plusieurs autres possibilités dans d’autres villes du Mexique et de l’Amérique du sud.Bombardier présente actuellement un carnet de commandes de 8,2 milliards$.Il n’a pas l’intention de chercher à remplacer la France pour le métro de Canton, depuis que le gouvernement chinois a interdit à celle ville de choisir un constructeur français en représailles à la décision de la France de vendre des avions militaires à Taiwan.La Chine ne fait pas partie des marchés que convoite Bombardier présentement.Téléglobe investira 900 millions en cinq ans EN BREF Bell Canada au service de ses concurrents BELL Canada a formé un nouveau service pour répondre aux demandes en télécommunications de ses concurrents.Le nouveau Groupe Service aux Télécommunicateurs (GST) desservira tout concurrent qui utilise les installations du réseau de Bell pour assurer ses propres services.Ces concurrents comprennent les entreprises de télécommunications, les revendeurs, les compagnies de téléphonie cellulaire, les fournisseurs de terminaux, l’industrie de la câblodistribution et les entreprises de messageries téléphoniques.En raison de la nature particulière de la relation client-concurrent, le GST sera tout à fait indépendant des autres services de vente de Bell.(PC) La croissance serait de 3,3% en 1993 OTTAWA (Reuter) — Le Canada devrait connaitre en 1993 une croissance de 3,3%, une inflation de 2,6% et un chômage de 11,3%, prévoit le Conference Board of Canada, un institut privé de recherche, dans un rapport publié hier.L’affaiblissement du dollar canadien devrait fouetter les exportations et ouvrir la voie à une reprise, estime-t-il, tout en avertissant qu’une dépréciation non maitrisée de la devise nationale ferait peser une menace inflationniste.Au troisième trimestre 1992, le PIB a augmenté de 0,4% et, en décembre, le taux de chômage atteignait 11,5% Kollande Parent de la Presse Canadienne L’ENTREPRISE de télécommunications internationales Téléglobe Canada entend investir en équipement et en construction quelque 900 millionsS au cours des cinq prochaines années.C’est ce qu’a annoncé hier le président et chef de la direction André LeBel qui est aux commandes de l’entreprise depuis juin dernier.Au cours d’une rencontre avec les médias, hier, M.LeBel a précisé que la seule construction d’un câble transatlantique, devant entrer en service en août 1994, coûtera à Téléglobe Canada la rondelette somme de 278 millionsS.Le coût total de ce projet auquel participe financièrement le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Islande et le Danemark s’établit à 375 millionsS.Téléglobe Canada verra par la suite à développer ses possibilités technologiques pour faciliter les communications avec l’Asie, là où se trouve le plus grand potentiel de développement, a indiqué M.LeBel.A la lumière du plan d’affaires WASHINGTON (AFP) — Les ventes de détail ont augmenté de 1,2% en décembre aux Etats-Unis et de 5,1% pour 1992 contre 0,9% en 1991, a annoncé hier le département du commerce.Les experts s’attendaient à une hausse de 0,7% pour décembre.En revanche la hausse de 0,4% enregistrée en novembre a été révisée en une baisse 1992-1997 présenté hier, Téléglobe Canada qui détient le mandat exclusif d’assurer les télécommunications internationales du Canada, au moins jusau’en 1997, tentera d’influencer à la baisse le coût des communications internationales en provenance ou en direction du Canada.Une première entente à cet effet est intervenue l’automne dernier avec Stentor qui contrôle 95 pour cent de la circulation des télécommunications au Canada.Dans un contrat de 10 ans avec Stentor (auquel appartient Bell), Téléglobe a consenti une baisse de tarifs pour acheminer des communications à l’extérieur du territoire canadien.Il est prévu au’en 1995 le coût à la minute sera de 16 cents au lieu de 30 cents actuellement.Ce que cherche Téléglobe Canada, a précisé M.LeBel, c’est d’en arriver à ce que le prix des télécommunications internationales du Canada soit au même niveau que celui pratiqué aux États-Unis.«La stimulation par le prix est importante.Nous voulons générer la demande (pour des communications internationales) en réduisant les tarifs à la consommation», a ex- de 0,4%, la première depuis cinq mois.En décembre, les ventes d’automobiles ont progressé de 3,2% mais celles des grands magasins ont légèrement baissé par rapport à novembre.Sans les ventes automobiles, l’augmentation aurait été de 0,6%.Toutefois, comparé à l’année dernière les ventes de grands magasins sont en hausse de 10,3%.pliqué M.LeBel.Depuis la privatisation de Téléglobe Canada, en 1987, le tarif moyen des télécommunications internationales a baissé de 45% pour le consommateur, a souligné M.LeBel.Il importe de signaler que Stentor s’est engagé à utiliser les services de Téléglobe Canada pour les dix prochaines années ce qui constitue un coussin de sécurité pour Téléglobe Canada si jamais le ministère fédéral des Communications changeait les règles du jeu en regard de l’acheminement des télécommunications canadiennes et supprimait l’exclusivité que détient Téléglobe Canada jusqu'en 1997.Par ailleurs, Téléglobe Canada s’est délesté cette semaine de 35 de ses 750 employés à Montréal alors qu’une trentaine d’autres ont pris leur retraite.Les services auxquels ils appartenaient ont été abandonnés.C’est le cas par exemple de l’imprimerie.En revanche, l’entreprise embauchera 72 personnes pour s’occuper de mise en marché, de développement de produits et des bureaux.R0BIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55, St-Jacques.Montréal.QC H2Y 3X2 Fax: (514)8457874 Tél.: (514) 98 R*0*B*l»C Jda maitxiit du intangiùfu S Hausse des ventes aux Etats-Unis Culinar se concentre dans la pâtisserie Elle vendra ses usines du groupe Épicerie Claude Türcotte CULINAR a décidé de mettre tous ses efforts et son argent dans la pâtisserie, ce qui signifie la mise en vente à partir de maintenant de tout ce qui ne relève pas de ce type d’activités, c’est-à-dire son groupe Épicerie qui comprend cinq usines dans lesquelles travaillent 1700 employés contribuant à un chiffre d’affaires de 210 million$.L’argent ainsi récupéré servira d’une part à rembourser la dette de Culinar qui s’établit maintenant à 85 million$ et d’autre part à mettre l’entreprise «dans une position financière idéale pour accélérer la croissance de notre force dominante», selon l’expression utilisée dans le communiqué émis hier par M.Raymond Gagné, président du Conseil d’administration de Culinar.Quatre des cinq usines sont situées au Québec, il s’agit de Viau à Montréal, Lido à Saint-Lambert, la biscotterie Grissol et les soupes Lo-ney’s à Sainte-Martine et la confitu-rerie à Sainte-Marie-de-Beauce; la cinquième usine, qui en fait la plus grande, est celle des craquelins qui se trouve à London en Ontario.Un peu moins de 1000 employés travaillent au Québec et un peu de 700 en Ontario.Cette mise en vente, confiée à RBC Dominion Valeurs mobilières, ne constitue en aucune façon une vente de feu.«On prendra le temps qu’il faut», précise M.Jean-René Halde, président et chef de la direction de Culinar.Les dirigeants de Culinar, dont l’actionnaire mqiori-taire est le Mouvement Desjardins, en sont venus à la décision de procéder à un «recentrage» de l’entreprise sur la pâtisserie à la suite d’une réflexion qui a commencé au printemps de 1992 sur les meilleures façons d’assurer la réussite future de l’entreprise.On constate, explique M.Halde, que Jes barrières entre le Canada et les États-Unis n’existent plus pour le commerce, ce qui implique qu’une industrie doit devenir très importante et compétente dans son domaine.On s’interroge sur la masse critique de l’entreprise, sur les technologies utilisées, sur ses moyens de recherche et de développement.En prenant tous ces facteurs en considération, Culinar trouve son point le plus fort dans la pâtisserie avec un chiffre d’affaires de 325 millions, des usines ici, celles de Va-chon, qui vojit très bien; il y a une filiale aux États-Unis, Drake qui s’est replacé et dont les produits occupent la première place sur le marché dans la ville ae New York et dans le nord-est de ce pays.Culinar va donc mettre désormais l’accent sur sa force dominante et historique.Une fois les actifs du groupe Epicerie vendus, M.Halde et son équipe se mettront carrément à la tâche de voir quelles acquisitions pourraient être faites pour renforcer la position de Culinar dans la pâtisserie.«Nos produits Vachon, Drake et nos nouveaux produits-santé Fru-lix nous permettront de poursuivre avec succès notre expansion», assure M.Halde.Le taux préférentiel baisse à 6,75 % Serge TYuffaut POUR UNE troisième fois en moins de deux semaines, la Banque Royale a pris l’initiative en commandant dans la matinée d’hier une réduction de 25 points de son taux préférentiel pour le fixer à 6,75%.Dans la foulée de ce geste, l’ensemble des grandes banques canadiennes se sont empressées d’imiter la plus importante institution financière du pays, de sorte qu’une fois de plus le taux préférentiel, fait inusité, est en-dessous du taux d’escompte de la Banque du Canada qui, mardi dernier, l’avait ramené à 6,99%.Économiste à la Banque Royale, M.Benoît Durocher a précisé au cours d’un entretien que cette institution avait été convaincue d’agir de la sorte après avoir constaté, à la lecture des marchés monétaires, qu’il y avait assez de marge de manoeuvre pour imprimer une courbe descendante au taux que les banques accordent à ses meilleurs clients.Qui plus est, M.Durocher a expliqué que les banques se livrent ac- tuellemment, et avec plus d’intensité qu’au cours des derniers mois, une guerre de parts de marché.«Chacune des banques veut conclure plus d’affaires qu’auparavant.» A ce propos, tant Mme Dominique Vachon, économiste à la Banque Nationale, que M.Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, ont fait écho en se demandant notamment si la Banque Royale n’était pas en train de damer le pion à la Banque de Montréal sur un terrain où cette dernière avait imposé sa marque pendant plusieurs mois.A moyen terme, d’ici la fin du premier semestre pour être précis, ces trois experts s’attendent à ce aue le taux d’escompte se pose sur la barre des 6% et y demeure pendant un certain laps de temps.Selon M.Durocher, lorsqu’il sera à ce niveau, le taux sera alors «dans le creux de la vague».En effet, d’après cet économiste le fait que le dollar évolue autour des 78 cents US va produire, peu ou prou, des pressions inflationnistes ui émaneront des biens importés es États-Unis et évalués en argent américain.AVIS Assemblée ordinaire publique du Conseil d'administration Soyez informé que le Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal tiendra sa première assemblée ordinaire publique de l'année 1993 comme suit : Date : Le mercredi, 20 janvier 1993 Heure : 19 h 30 Endroit : Hôtel Méridien Complexe Desjardins Salon Alfred-Rouleau «A» Basilaire 1 Montréal (Québec) (angle des rues Ste-Catherine et Jeanne-Mance — métro Place-des-Arts ou Place-d'Armes — autobus lignes 14-15-55-80-125-129) Parmi les points à l'ordre du jour de cette assemblée, nous soulignons les suivants : — Adoption du calendrier des assemblées ordinaires publiques pour l'année 1993.— Modification du parcours de certaines lignes d'autobus.— Adjudication de divers contrats.N.8.: En plus des sujets inscrits à l'ordre du jour, une période de temps est spécifiquement réservée aux questions du public.Pour poser des questions, les intervenants doivent s'inscrire entre 19 h 15 et 19 h 30.L'assistant-secrétaire Gérald Blais Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal A-6 M Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 LES SPORTS Mario Lemieux absent Les Penguins nagent dans l’incertitude PHOTO CP La force centrifuge déforme le visage de Kurt Browning lors de son entraînement à Calgary, hier, en vue des Championnats de patinage artistique de l'Ouest canadien, qui débutent aujourd’hui.Le Canadien, trois fois champion du monde, souhaite décrocher une place au sein de l’équipe olympique pour les Jeux de Lillehammer en 1994.Dimanche, match de championnat de la conférence américaine de football Kelly ou Reich?Voilà la question! BOSTON (AP) — Les Penguins de Pittsburgh nageaient dans le doute et l’interrogation, hier, alors qu’ils tentaient de se préparer pour leur premier match depuis l’annonce, mardi, de la maladie de Mario Lemieux.Les joueurs avaient peine à se concentrer sur les Bruins de Boston, leurs adversaires d’hier soir.«Je me sens en plein mystère, comme si je ne savais pas à quoi m’attendre, a dit Rick Tocchet.Je ne suis pas nerveux, mais ça fait peur.» «On dirait que tous les drames dans le hockey touchent notre équipe, a dit Kevin Stevens.Il me semblait que finalement tout allait bien.» La maladie de Hodgkin dont souffre Lemieux est la dernière des Athlétisme Nouvel essai pour Ben Johnson HAMILTON (AFP) - Le Canadien Ben Johnson, disqualifié sur 60 m en raison de deux faux départs la semaine dernière à Saskatoon, tentera cette fois sa chance sur 50 m, aujourd’hui à Hamilton, en Ontario, deuxième étape du circuit nord-américain d’athlétisme en salle.Johnson trouvera sur sa route les Américains John Drummond, vainqueur à Saskatoon (6,17) et qui 1 avait battu ici-même l’an dernier, et Donovan Bailey, ainsi que son compatriote Bruny Surin qu’il aimerait rayer des tablettes nationales du sprint.Le perchiste américain Billy Payne, auteur de 5,65 m à Saskatoon, se mesurera à ses compatriotes Doug Fraley et Scott Huffinan.Une lutte à trois est également attendue à la longueur, entre l’Américain Erik Walder, le Canadien Ian James et le Nigérian Obinna Ereg-bu, à moins que les organisateurs n’obtiennent la participation des «rois» du décathlon: le champion olympique tchécoslovaque Robert Zmelik, et le recordman du monde américain Dan O’Brien.Chez les dames, l’Américaine Theresa Neighbours retrouvera la Nigérianne Christie Opara sur 50 m et Ta Canadienne Jillian Richardson tentera de confirmer sa victoire de Saskatoon (400 m) sur l’Américaine Diane Dixon, cette fois sur 500 m.La troisième étape du circuit nord américain aura lieu dimanche au centre Claude-Robillard de Montréal.tragédies chez les Penguins.La jeune fille du gardien Torn Barrasso a souffert de Ta leucémie il y a deux ans.L’entraîneur Bob Johnson est décédé d’un cancer du cerveau au mois de novembre 1991, après qu’il eut mené les Penguins à leur première de deux coupes Stanley consécutives.La maladie de Hodgkin est un cancer qui affecte les nodules lymphatiques.Les médecins des Penguins affirment que Lemieux pourrait revenir au jeu après quatre ou six semaines de traitement par radiation.D’autres médecins affirment toutefois que cet échéancier est trop optimiste.Barrasso a passé une demi-heure au souper mercredi soir à répondre aux questions de ses coéquipiers sur le cancer.Les joueurs des Penguins parlaient encore de Lemieux avant de sauter sur la patinoire pour l’entraînement d’hier, au Garden de Boston.Barrasso a cependant dû rentrer à Pittsburgh, hier, parce qu’il souffrait de la varicelle.Celui qui mène la Ligue nationale avec 25 victoires sera indisponible pour au mois- une semaine.Les Penguins ont rappelé Bruce Racine, de leur filiale de Cleveland, de la Ligue Internationale.Des joueurs inquiets «Je ne me suis pas concentré sur le match autant que j’en ai l’habitude, a dit Tocchet.Je pense aux six prochaines semaines.Je me demande si Mario va demeurer près de ses Mario Simard de la Presse Canadienne VAUT-IL MIEUX un Jim Kelly claudicant ou un Frank Reich au poste de quart des Bills de Buffalo, dimanche, lors du match de championnat de la conférence américaine?Certains poseront même la question sans réserve: vaut-il mieux Kelly ou Reich?Point à la ligne.La question n’est peut-être pas sans fondement, puisque l’entraî-neur-chef de l’équipe, Marv Levy, a lui-même senti le besoin de la désamorcer immédiatement après la victoire de samedi dernier contre les Steelers à Pittsburgh.«Je le dis une fois pour toute: Jim Kelly sera mon quart partant s’il est en mesure de jouer la semaine prochaine», a déclaré Levy d’un ton exceptionnellement agressif devant les caméras de la télé américaine.Comme s’il sentait le besoin d’étouffer le doute.Kelly sera donc de retour à son coéquipiers, si les traitements de radiation ne vont pas lui enlever toutes ses énergies.» Mais les joueurs des Penguins devront vite se remettre la tête au hockey.Même si l’équipe présente le meilleur dossier de la LNH, l’absence de Lemieux pour une période prolongée va se faire sentir.«Nous avons un travail à faire, a dit Tocchet.Mario ne veut pas revenir au jeu dans six semaines avec une équipe qui est sous la barre de ,500.Maintenant que nous avons perdu le meilleur joueur au monde, les autres équipes ne vont plus nous accorder le même respect.«Il m’arrive de m’arrêter pour le regarder jouer.Maintenant il ne faut plus compter sur lui.» Les joueurs des Penguins ont été encouragés par l’attitude positive de Lemieux lorsqu’il leur a rendu une brève visite, mercredi.«Quand je joue au golf avec lui, il ne se fâche pas s’il commet un double bogey parce qu’il sait qu’il pourra réussir un birdie au prochain trou, a raconté Tocchet.Il a la même attitude dans la vie.» Lemieux, âgé de 27 ans, a raté plus de 100 matchs au cours des 3uatre dernières saisons en raison ’un problème au dos qui a requis une intervention chirurgicale en 1990.Le printemps dernier, alors que Lemieux souffrait d’une fracture du poignet gracieuseté du défenseur Adam Graves, les Penguins ont comblé un déficit de 2-1 contre les Rangers de New York, en finale de la division Patrick.poste dimanche après-midi, pour la finale de la Conférence américaine face aux Dolphins à Miami.Ce sont les Bills de Kelly, après tout! Même Levy ne saurait le contester, lui qui paraît souvent à la merci de ses joueurs vedettes.Kelly et Reich sont tous les deux très à l’aise dans l’offensive accélérée (saus caucus) des Bills, même s’ils ont des styles très différents.Kelly est sans contredit le meilleur athlète des deux: il possède un bien meilleur bras, il est plus costaud, plus fort.Il est aussi un leader très combatif qui s’emporte parfois et ne se gêne pas pour secouer ses coéquipiers.Reich est plutôt du genre cérébral.Il observe bien le jeu, garde son calme et commet peu d’erreurs.Quand les Bills tiraient de l’arrière par 32 points contre les Oilers de Houston il y a deux semaines, Reich n’a jamais paru décontenancé.Samedi dernier contre les Steelers de Pittsburgh, il n’a pas commis la moindre interception.Même si l’offensive accélérée des Bills est très fougueuse et débridée, Reich est bien servi par son attitude réfléchie.Parmi tous les receveurs des Bills qui courent à gauche et à droite, il attend d’en trouver un qui soit démarqué.Kelly est pour sa part si convaincu de la force de son bras et de sa bonne étoile, qu’il n’hésite pas à lancer le ballon à travers une meute de rivaux.C’est pourquoi il a commis plus d’interceptions (19) que n’importe quel autre quart-arrière dans ta NFL cette saison.L’offensive accélérée des Bills ( 13-5) n’a plus de secrets pour les Dolphins (12-5), leurs grands rivaux de ia section est.Le 4 octobre dernier, à Buffalo, les Dolphins interceptaient quatre passes de Kelly pour l’emporter 37-10.«Ça fait trois ans que je vois les mêmes jeux, il commence à être temps que je m’interpose devant leurs receveurs», avait dit le demi de sûreté Louis Oliver, le héros des Dolphins avec trois interceptions.Le lundi soir 16 novembre, à Miami cette fois, Kelly évitait les revirements et les Bills l’emportaient 26-20.Depuis trois ans, les Dolphins ont ajouté plusieurs athlètes rapides à leur défensive, qui s’est classée 10e dans la NFL cette saison.Il s’agit d’une amélioration considérable puisque de 1985 à 1991, les Dolphins s’étaient classés six fois entre les 23e et 26e position à ce chapitre.L’ailier défensif Marco Coleman, les secondeurs Bryan Cox et David Griggs, le demi de coin Troy Vincent, le demi de sûreté Louis Oliver sont des athlètes formidables qui peuvent s’impliquer de toutes les façons.En plein le genre de joueurs qu’il faut contre l’offensive sans caucus des Bills, qui permet rarement des substitutions.Il y a trois semaines, les Dolphins ravissaient le championnat de section aux Bills.Ils menacent maintenant de leur voler leur place au Super Bowl.Comme si les Bills avaient été rejoints en tête de peloton, et peut-être même dépassés.Miami attendra un an de plus Elle joindrait la LNH en 1994 seulement TORONTO (PC) — Les dirigeants de la nouvelle concession de Miami dans la Lig^ue nationale de hockey songent sérieusement à ne pas commencer leurs activités la saison prochaine, selon des informations recueillies par le quotidien Toronto Star.«Si je me fie à ce que j’ai entendu dire, ils préfèrent attendre la saison 1994-95», a confié un des gouverneurs de la ligue qui a voulu garder l’anonymat.L’autre équipe d’expansion, qui a été accordée au groupe Disney, d’Anaheim, se prépare en vue de la saison 1993-94.Tony Tavares a été embauché à titre de président de l’équipe et il a déjà commencé à interviewer des candidats pour le poste de directeur général, dont Jack Ferreira, ancien directeur général des Sharks de San José.50% des chances Miami avait bien l’intention d’être de la course dès l’an prochain, mais son propriétaire, Wayne Hui-zenga, a rencontré des difficultés imprévues.«Leurs chances de réussir sont probablement de 50 pour cent, a dit un autre dirigeant qui connaît bien la situation.Wayne a beaucoup de pain sur la planche et ce serait lui demander beaucoup que d’espérer qu’il règle tout à temps pour le début de la saison.» Huizenga n’a pu être joint pour offrir ses commentaires, non plus que Rick Rochon, président de Huizenga Holdings.Les autres entreprises de Huizenga — Blockbuster Entertainment et les Marlins de Miami, une autre équipe d’expansion — prennent tout son temps.Blockbuster procède présentement à une restructuration.Les Marlins, qui commencent à jouer en avril dans la Ligue nationale de baseball, se cherchent un président depuis le décès de Carl Barger.L’équipe de hockey de Miami, qui n’a pas encore de nom, rencontre des difficultés d’horaire également à l’Arena de Miami.Les deux principaux locataires de l’édifice sont toujours le Heat de Miami de la National Basketball Association et l’équipe de basket de l’Université de Miami.«C’est donc qu’il y a 80 dates de non disponibles pour le hockey au cours de la saison hivernale et cela pourrait affecter grandement leur calendrier à domicile», a confié le même gouverneur.L’actuel président par interim de la Ligue nationale de hockey, Gil Stein, a déclaré hier que les deux équipes en question doivent absolument décider avant le 1er mars si elles se joignent à la ligue pour le début de la saison 1993-1994 ou 1994-1995.QUOI?Quand?où?NOUVEAU ?Oh ^hroniaiio pAR Qui?!:hr°nique informati ldré Salwyn Pour annoncer dans la rubrique «INFORMATIQUE EN TÊTE» demandez Johanne Guibeau au 985-3399 ou 1 -800-363-0305 Boris Eltsine décoré de l’Ordre olympique MOSCOU (AFP) — Le président russe Boris Eltsine a été décoré de l’Ordre olympique d’or par Juan Antonio Samaranch, mercredi lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée au grand Palais du Kremlin à Moscou.«Le président est décoré de cet ordre supérieur pour son grand apport au mouvement olympique international, pour la confirmation des idéaux olympiques et l’assurance de la participation des sportifs de l’ex-URSS aux Jeux d’Albertville et de Barcelone», a souligné M.Samaranch, président du Comité international olympique (CIO).Boris Eltsine s’est déclaré «reconnaissant» vis-à-vis du CIO qui, à travers cette distinction, «consacre tous les sportifs et tout le mouvement sportif» de Russie.«Le CIO croit en la Russie olympique, en son avenir, en celui de son mouvement olyfnpique qui se développera», a dit M.Eltsine, avant d’ajouter: «le goût de la compétition sera ainsi conservé dans l’arène internationa-l,e où la puissance sportive des États-Unis ne sera pas seule à s’exprimer.» «L’ère du communisme est termi- née et il sera peut-être plus facile aujourd’hui d’organiser des JO non idéologiques», a déclaré le président russe avant d’appeler les dirigeants du CNO de Russie à se préparer sérieusement pour les prochains rendez-vous olympiques.«On a besoin de changements dans le système de la préparation des sportifs et de moyens supplémentaires.Dans ce dernier cas, c’est le souci du président et du gouvernement, et nous ferons tout pour que la Russie se montre digne aux prochains JO», a conclu Boris Eltsine.EN BREF.Muller capitaine junior LONGUEUIL (PC) - Kirk Muller, du Canadien, sera le capitaine honoraire de l’équipe Ontario-Ouest, et Michel Bergeron, ancien entraîneur des Nordiques, celui de l’équipe québécoise, lors du match • des étoiles de la Ligue canadienne, mardi, au Forum.Muller a passé la majeure partie de son stage junior avec les Platers de Guelph, de la Ligue de l’Ontario.Stéroïdes dans la NFL ATLANTA (AP) - Un agent américain de l’escouade des stupéfiants prétend que d’autres joueurs de la Ligue nationale de football seront accusés de trafic de stéroides.Mercredi, le joueur de ligne offensive des Giants de New York, Eric Moore, et le bloqueUr défensif des Buccaneers de Tampa Bay, Mark Duckens, ont été inculpés pjur une affaire de drogues.Les joueurs ont plaidé coupable et ont été relâchés moyennant 10 000$.Seles athlète de l’année NEW YORK (AP)— La joueuse de tennis Monica Seles a été proclamée athlète féminine 1992 par l’agence Associated Press.La no 1 mondiale mérite l’honneur pour une deuxième année de suite.HOCKEY Ligue nationale Mercredi Hartford 3, Montréal 7 Washington 4.NY Rangers 5 Saint Louis 3.Toronto 4 Tampa Bay 3, Detroit 5 Winnipeg 4, Edmonton 1 Hier Pittsburgh à Boston Saint Louis à Ottawa Montréal à Québec Washington à NY Islanders Los Angeles au New Jersey Calgary à Philadelphie Minnesota à Chicago Aujourd'hui San José à Detroit Hartford à Edmonton Buffalo à Vancouver Demain Philadelphie à Boston Ottawa à Pittsburgh Saint Louis à Tampa Bay San Jose à Québec NY Islanders au New Jersey Hartford à Vancouver NY Rangers à Montréal, 20M05 (SRC, CBC) Chicago à Toronto Calgary au Minnesota Winnipeg à Los Angeles Les meneurs b p pts Lemieux, Pgh .39 65 104 LaFontaine, But 30 52 82 Oates, Bos 25 449 69 Gilmour, Tor 17 51 68 Mogilny, Buf 41 26 67 Recchi, Phi 28 39 67 Selanne, Wpg .36 30 66 Turgeon, NYI 24 41 65 Bure, Ver 38 26 64 Stevens, Pgh 33.31 64 Yzerman, Det 32 30 62 Sundin, Qué 25 36 61 Messier, NYR,., 19 42 61 Robitaille, LA 31 29 60 Sakic, Qué 28 32 60 Sundin, Qué.25 36 61 Sakic, Qué 28 32 60 Muller, Mil 19 41 60 Lebeau, Mtl 21 37 58 Damphousse, Mtl 23 33 56 Duchesne, Qué, 12 40 52 Nolan, Qué., 21 27 48 Bellows, Mtl 20 28 48 Ricci, Qué 15 31 46 Keane, Mil 10 30 40 LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Charles Adam MONTRÉAL Pi fl P n bp bc pts 46 26 15 5 192 155 57 QUÉBEC 44 24 14 6 187 161 54 BOSTON 42 23 17 2 165 154 48 BUFFALO 43 21 16 6 194 155 48 HARTFORD 43 12 27 4 136 196 28 OTTAWA 45 4 38 3 100 210 11 Section Patrick PITTSBURGH 44 29 11 4 196 149 62 WASHINGTON 44 22 18 4 176 159 48 NY RANGERS .45 21 18 6 186 179 48 NEW JERSEY 42 22 17 3 144 140 47 NY ISLANDERS.43 18 21 4 172 164 40 PHILADELPHIE 41 16 19 6 160 162 38 Conférence Clarence-Campbell Section Norris DETROIT 46 24 19 3 189 160 51 MINNESOTA 43 21 16 6 151 146 48 TORONTO 45 20 17 7 145 144 47 SAINT LOUIS 44 17 21 6 152 160 40 TAMPA BAY 45 15 28 2 145 173 32 Section Smylhe VANCOUVER 43 26 12 5 196 129 57 CALGARY 44 25 15 4 171 142 54 LOS ANGELES 43 22 16 5 180 173 49 WINNIPEG 44 20 20 4 155 162 44 EDMONTON 46 14 25 7 122 180 35 SAN JOSE .44 6 36 2 124 214 14 Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 M A-7 » Champigny solde musical ! v.25 % de rabais sur tous les disques et tous les vidéos-cassettes de musique* les 15,16 et 17 janvier 1993 *sauf sur les produits déjà soldés rhainpignv 4380 ST-DENIS MONTRÉAL, QC (514) 844-2587 © DE 9H À 22 H _____ TOUS LES JOURS MT-ROYAL MÊME LE DIMANCHE STATIONNEMENT ET ENTRÉE À L'ARRIÈRE RUE DROLET I i I A-8 B Le Devoir, vendredi 15 janvier 1993 EDITORIAL Entre sympathie et incertitude IL FAUT SAVOIR gré au premier ministre du Québec d’avoir donné l’heure juste à ses concitoyens sur son état de santé et la rechute de la maladie terrible qui l’affecte depuis l’été 1990.Instruit par le dommageable jeu de cache-cache qui avait alors eu cours, M.Robert Bourassa n’a pas cette fois tenté d’atténuer l’essentiel de ce qu’il est légitime de savoir à l’égard d'un dirigeant politique.D’abord dans le communiqué de vendredi dernier, à peine deux jours après l’ablation d’une tumeur maligne, puis dans les points de presse de mardi et de mercredi, le chef du gouvernement a fait connaître sobrement non seulement la gravité de sa rechute, mais l’incertitude qui le tenaille et que tous partagent.En agissant ainsi, il augmente l’immense vague de sympathie à laquelle il a droit, tout en ne faisant rien pour dissiper l’inévitable flottement quant à son avenir politique au-delà de la mi-février.Comme il se doit, ses proches et ses ministres ont publiquement clamé qu’ils étaient tout à fait rassurés; tous font valoir une solidarité et une cohésion sans failles.Rien de plus normal quand l’épreuve frappe la vedette ou le capitaine d’une équipe qui travaille ensemble depuis des années et qui a tissé des liens d’amitié.Surtout que M.Bourassa, en dépit de ses récents revers, reste le meilleur atout des libéraux en ce début d’année pré-électorale.Au point que certains panégyristes ont même tenté de nous faire croire, ne se donnant même as la peine de lire l’explicite et sombre ulletin de santé du Dr Rosenberg, qu’il n’y avait rien de changé, à toutes fins utiles.Un peu plus, à les entendre, ce serait business as usual, et toute question relèverait de l’indiscrétion, d’une curiosité malsaine ou morbide.Heureusement, et quoi qu’il lui en coûte, M.Bourassa a appris durement que la seule manière d’éviter les conjectures débridées et les spéculations fo-folles, c’est de dire la vérité, du moins ce qui relève de l’intérêt public.Il n’est certes pas tenu de tout dire, mais il ne peut trahir les faits, si éprouvants soient-ils.Ayant toujours eu le louable souci de ne pas confondre vie publique et vie privée, il est en droit de s’attendre au respect et à la compassion de ses concitoyens dans la lutte qu’il reprend, avec détermination et confiance, pour sa survie personnelle.Cependant, quant à la part publique de son duel avec un destin cruel, il ne peut éviter de répondre aux questions légitimes, comme il se doit de la part d’un chef d’Etat ou de gouvernement.Et il l’a fait.Lui qui déteste faire part de ses états d’âme, qui projette depuis plus de 25 ans l’image d’un homme rationnel pragmatique et flegmatique, il s’est livré cette semaine avec une franchise remarquable et une candeur étonnante.Il aurait pu, ainsi qu’il l’a fait il y a deux ans, proclamer qu’il est en selle et qu’il entend le demeurer jusque aux élections pour tenter d’obtenir un troisième mandat consécutif, l’automne prochain ou, plus probablement, en 1994.Mais non.Il se contente de fixer une échéance terriblement plus courte et exigeante: celle de la mi-février, alors qu’il devra décider du traitement à suivre et, par voie de conséquence, de ses effets sur sa vie personnelle et publique.M.Bourassa engage un duel qui requerra toutes ses énergies Au-delà, c’est l’inconnu, l’incertitude, l’imprévisible, admet-il d’emblée, ce qui n’est rien pour rassurer quiconque.«C’est ce qu’il y a de plus difficile, parce que l’on veut tous vivre le plus longtemps possible, ajoute-t-il, dans un rare accès de confidence.Mais avec ce genre de maladie, vous ne savez pas ce qui va se produire dans un mois, dans deux ou trois mois.»» M.Bourassa répète souvent que six mois, en politique, c’est une éternité.Aux prises avec une cruelle épreuve, il n’a pas eu besoin de réitérer son aphorisme, cette semaine.Mais il a sûrement désappointé terriblement ceux qui le croient indestructible et commis au service des Québécois jusqu’au tournant du millénaire.Il ne tente même pas de faire croire qu’il dirigera les troupes libérales lors de la prochaine campagne électorale.«Avant je disais: voyons mandat par mandat: disons que là, c’est année par année.» Comme pour être sûr d’être bien compris, il confie aussi que «l’épée de Damoclès qui flottait sur ma tête s’est rapprochée quelque peu».Hélas pour lui, pour les siens et pour l’ensemble des Québécois, il ne peut l’éloigner comme par enchantement, il le sait douloureusement et il ne tente de berner personne.Mieux encore, en rappelant que son retard à se faire soigner, il y a deux ans, a accentué les risques de rechute, le premier ministre laisse entendre qu’il ne répétera pas cette erreur.A bon droit d’ailleurs.Car si le service de ses concitoyens mérite qu’on s’y consacre jusqu’à la limite de ses forces, pour reprendre l’expression même de M.Bourassa, il ne saurait exiger de mettre impunément sa vie en péril.Ainsi, loin de faire taire toute conjecture, M.Bourassa y donne lui-même prise, n’en déplaise à quelques ministres pour qui le chef du gouvernement n’aurait de comptes à rendre qu’à sa famille et, probablement, à eux-mêmes.Est-ce à dire que ses confidences inusitées équivalent à une démission annoncée et que la course à sa succession est ouverte?Absolument pas.Comme le dit M.Bourassa avec un brin d’ironie, la priorité des ministres ne porte pas la future lutte au leadership.Il n’y a qu’à voir les problèmes sur le plan économique, financier ou linguistique, on en a plein les bras, ajoute-t-il, avec combien de raison.A sa manière, réfléchie et pondérée en toute occasion, M.Bourassa en a donc dit beaucoup plus qu’il n’y paraît à première vue.Discipliné, il a toujours accordé la plus grande importance à la nécessité d’être en bonne forme physique et mentale pour s’acquitter au mieux de ses multiples obligations.La récidive qui le frappe n’en est que plus aberrante.Cette fois, par contre, il lui faut se rendre à l’évidence que le duel singulier qu’il engage requerra, à brève échéance, toutes ses énergies.Pour l’heure, il n’y a pas de péril en la demeure ni de précipitation à prévoir.Il restera en poste, et solidement, le temps qu'il faudra pour assurer une transition ordonnée et sans heurts.Il sait toutefois que les affaires de l’État, nombreuses et urgentes, avec des échéances inéluctables, exigent un chef de gouvernement en pleine possession de ses moyens et au meilleur de sa forme.Il sait aussi, cruellement, que si, en 1990, le courage exigeait de lui qu’il reste, il lui commandera, au cours des mois qui viennent, de partir.A moins de vouloir, littéralement, se tuer à la tâche.GILLES LESAGE LETTRES Aü DEVOIR Quel scandale du Portrait?MONSIEUR Pierre Théberge.Tout comme les lecteurs du journal LE DEVOIR (8 janvier 1993), j’ai pris connaissance de votre sortie contre le ministère fédéral des Communications à propos du rachat d’une toile du peintre Otto Dix, plus précisément Le Portrait de l’avocat Dr Hugo Simons (1925).Il faut le dire d’emblée, j’ai pour l’institution que vous dirigez le plus grand respect et rien contre l’artiste mentionné en rubrique.J’ai cependant compris que votre démarche vise à forcer la main du ministre fédéral des Communications, responsable de l’allocation des fonds pour ce genre d’acquisition.Je me suis demandé si vous n’aviez pas d’autres moyens à votre disposition?Vous cherchez à obtenir 765 000 $ de fonds publics fédéraux pour acquérir une oeuvre pour laquelle les descendants du «sujet» demandent 900 000 $.Selon le journaliste du DEVOIR l’affaire est une «aubaine» et d’après vous le refus de M.Beatty constitue une «catastrophe».Quelle aubaine?Exiger des fonds publics pour encourager la spéculation sur le marché de l’art! Quelle catastrophe?Voir partir pour l’étranger une oeuvre qualifiée par vous de «majeure», ce qui reste, convenez-en, à démontrer! Le gouvernement fédéral a accordé 33 millions $ au MBA pour la construction de son nouveau pavillon et depuis 1987, c’est 44% de l’aide totale de ce gouvernement à l’ensemble des musées qui a été attribuée à votre institution.Malheureusement, vous avez omis de fournir ces précisions.Enfin, je ne peux m’empêcher d’imaginer l’indignation des médias si dans cette période de vaches très très maigres, le ministre avait décidé d’approuver votre choix et de libérer les fonds nécessaires.On aurait entendu les hauts cris, à savoir que cette acquisition revêt un caractère scandaleux dans une conjoncture de crise économique.Lancez une souscription publique auprès des individus et des entreprises pour u’ils rachètent cette oeuvre et en fassent on au musée.Si dans six mois, vous n’avez pas réussi à réunir la somme nécessaire, il faudra en arriver à la conclusion que le public du MBA n’est pas intéressé par cette oeuvre.Vous pourriez alors passer à autre chose et le trésor public aussi.Richard Vigneault Conseiller en communications Montréal, 11 janvier 1993 1892 APRES LECTURE du courrier au DEVOIR d’Edmond Robillard, je pense qu’une coquille s’est glissée à la fin du texte.La date ne peut être 1992, mais 1892.En effet, comment aujourd’hui peut-on soutenir sérieusement et pêle-mêle que la perte du Canada en 1762, l’affaiblissement de l’Église, les problèmes du système éducatif québécois, voire la dispari- tion de la France et de la civilisation française, rien que cela, ont une cause unique et commune: les francs-maçons.Pourquoi les francs-maçons?Pour avoir participé à la fondation de la République française sur les principes de liberté, d’çgalité, de fraternité?Pour avoir séparé l’Église de l’État?Ou encore, pour avoir défendu les libertés individuelles dont la liberté de culte ?Oui, la France leur doit cela; avec d’autres républicains convaincus, issus de milieux différents, israélites, protestants, socialistes et beaucoup d’autres.Et cela, dans un siècle sanglant après trois révolutions: 1830, 1848 et 1870.Grâce à la République, grâce à l’action déterminante de la franc-maçonnerie, la France enfin arrivait à la démocratie et à la stabilité politique.L’Église de ce siècle, massivement royaliste et légitimiste, appelait la République la Gueuse, excommuniait les républicains et les francs-maçons, s’opposait à l’éducation des filles.Et, il y a eu pire.Mais cela, c’est du passé.Que M.Robillard se rassure, la civilisation française continuera, la francophonie est une réalité, le Québec un exemple.Rien ne sert de pleurer sur le passé, sur les erreurs de jugement de Voltaire, l’avenir de la francophonie est devant nous.Quant à l’Église, si elle périclite, c’est en son sein et à sa tête qu’il faut en chercher les causes.L’actualité nous le prouve tous les jours.Monsieur Robillard, votre lettre a 100 ans.ou alors j’ai peur.Michel Teychenné Montréal, 7 janvier 1993« Le Jésus de James Bond QUAND ON lui présentait une dissertation mal documentée, engraissée artificiellement de citations disparates, puis habillée d’un langage pseudo-scientifique, un de mes plus éminents professeurs la déchirait et disait: «Allez refaire votre devoir!».Si le même éducateur avait pu lire, avant publication, les essais d’un LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: USE BISSONNETTE Rédacteur en chef Bernard Descoteaux Directeur délégué à l’information André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean-Robert Sansfaçon Directeur de l’information Benoit Aubin Directeurs adjoints de l’information Pierre Beaulieu, Roch Côté Directeur des publications spéciales Guy Deshaies FAIS CE QCIE DOIS journaliste intitulés «Le Jésus de l’Histoire», l’auteur de ces «mauvais devoirs», publiés les 22, 23 et 24 décembre 1992, aurait peut-être compris qu’il inventait une nouvelle enquête à la manière de Sherlock Holmes, mais qu’il faut une plus grande probité intellectuelle pour une recherche scientifique crédible.Et, LE DEVOIR aurait mieux sauvegardé sa réputation d’un journal qui respecte ses lecteurs.Il est amusant d’imaginer un complot pour cacher une découverte, quand on écrit un roman policier.Mais, il faut être enclin à beaucoup de fabulation pour attribuer une telle conspiration aux savants de l’École biblique de Jérusalem.Quant aux «sources» contestables et contestées, que l’auteur utilisa pour extrapoler sur le contenu des fragments de manuscrits découverts dans les grottes de QUMRAN, je suggérée à ce détective amateur de les confronter aux analyses plus récentes des spécialistes reconnus par les véritables scientifiques.Pour dissiper les erreurs qui fourmillent dans les trois «essais», on lira, avec profit, dans les T.L.S.(Times Literary Supplement) des 4 et 25 décembre 1992, des explications et des informations plus sérieuses sur les manuscrits de Qum-ran et sur l’Histoire avant puis après Jésus.Geza Vermes apporte un éclairage important sur toute cette question Tous n’est pas négatif, cependant, quand nous restons fidèles au DEVOIR.L’entrevue remarquable de Jean Pichette avec Jean Delumeau, lundi le 4 janvier 1993, permet d’espérer que le traitement des questions scientifiques et délicates ne sera plus confié à de simples amateurs de James Bond ou de romans à suspense.André LeBlanc, O.P.Montréal, 10 janvier 1993 RÉPONSE La critique du cancre VOTRE EMINENT PROFESSEUR., aurait du vous apprendre qu’en lisant un article de journal, il faut toujours distinguer les propos rapportés de ce qui appartient en propre au journaliste.En l’occurrence, certains historiens (mais je n’ai rien dit de mes propres convictionsJ prétendent, preuves «scientifiques» ù l’appui, que Jésus n’était pas au tout celui que nous présente le petit catéchisme.Ou encore que l'Eglise catholique, via l’École de Jérusalem, retarde délibérément la publication des manuscrits de Qumran.Il est vrai que ces spécialistes défendent une «scientificité.» moins calotine que la vôtre, moins imbue de foi que celle de Delumeau.Vous me renvoyez finalement aux textes de Geza Vermes.J'ai pourtant cité ce même Vermes dans te troisième article de la série pour rappeler que, dès 1977, ce professeur a dénoncé la lenteur de l'École de Jérusalem comme «le plus grand scandale académique du XXe siècle." Tout compte fait, votre professeur aurait tout simplement du vous apprendre à lire.et à critiquer.Stéphane Baillargeon PAE.SA'HOU DES POUVOIRS Tribune libre Sommes-nous masochistes?Alain Bonnin Economiste PRES DE DEUX ANS après sa mise en service, la Taxe sur les produits et services (TPS) fait toujours grincer les dents des consommateurs et reste perçue comme le symbole de la Fiscalité abusive, l’image du mal dont il ferait bon se débarrasser un jour.Étrange destin que celui de cette .taxe dont la plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’elle est plus moderne que l’antique taxe à cascades sur les manufacturiers qu’elle a remplacée, mais qui n’a toujours pas réussi à trouver grâce auprès du public.La venue de sa cousine provinciale, loin de lui apporter le soutien dont elle avait bien besoin, n’a fait que plonger davantage le consommateur dans l’abattement et la morosité, sinon la révolte.Pourquoi une taxe, généralisée en Europe où certains produits supportent une TVA de plus de 30 % sans que l’on n’entende pratiquement jamais la moindre protestation à son sujet, peut-elle engendrer encore autant de grogne et de frustration chez nous?Mauvaises explications de la part des responsables gouvernementaux sur les motifs de la réforme au moment de sa mise en service?Sans doute.Démagogie et manque de responsabilités a’une opposition plus péoccupée par la perspective de se faire du capital politique à court terme que par les intérêts du pays à moyen ou long termes?Assurément.Invraisemblable incapacité des responsables fédéraux et provinciaux à se mettre d’accord sur un régime unique (ce qui gêne plus d’ailleurs les commerçants et les entreprises que le grand public)?Probablement.Mais la durée et la force du sentiment de révolte qu’inspirent la TPS et la Taxe de vente du Québec (TVQ) dépassent ces quelques explications.C’est un lieu commun de dire que les taxes ne sont jamais agréables à payer, mais qu’en est-il des taxes que l’on paie sans s’en rendre compte?Sait-on que dans le litre de carburant que l’on achète régulièrement, plus de la moitié du prix provient des taxes?Que l’Hydro-Québec reverse chaque année au gouvernement en taxes déguisées plusieurs centaines de millions de dollars prélevés à même nos factures?Dans les produits que l’on achète quotidiennement figurent, à côté de la TPS et de la TVQ, bien d’autres taxes dont les montants dépassent le plus souvent les prélèvements de ces deux taxes tant décriées: taxes sur les salaires dans la valeur ajoutée des roduits, taxes sur les carburants à ’occcasion des multiples opérations de transport qui accompagnent l’acheminement du produit jusqu’au consommateur final, taxes sur les différentes formes d’énergie nécessaires à l’élaboration du produit, taxes municipales prélevées lors des diverses opérations de production uis de ventes, taxes sur les béné-ïces des sociétés.Pourquoi ces taxes n’inspirent-elles pas au consommateur le même sentiment de révolte?La réponse est très simple: parce que le consommateur les ignore ou du moins n’en a pas une conscience claire dans ses opérations courantes.Imaginons un instant que la TPS et la TVQ soient intégrées dans les prix affichés, mais que les taxes municipales, bien réelles elles aussi dans nos achats quotidiens, doivent être ajoutées avant tout paiement.Il sera rappelé plusieurs fois par jour au consommateur qu’il paie des taxes municipales, que la différence entre le prix affiché et le prix payé provient de la taxe municipale, que si le prix est si élevé, c’est à cause ae la taxe municipale.Oubliées la TPS et la TVQ.Haro sur la taxe municipale.F, F, Pourquoi faire apparaître l’une plutôt que l’autre et surtout pourquoi imposer ce coup de poignard au consommateur à chacun de ses achats?L’argument de «transparence» utilisé pour justifier cette pratique («le consommateur doit connaître la part des taxes dans ce qu’il achète») ne tient pas: les taxes sont très largement supérieures à ce que fait apparaître la pratique actuelle et les taxes de vente mises en évidence aujourd’hui ne représentent qu’une proportion, très variable selon les produits, des taxes réellement payées lors d’une transaction.Or, il s’agit du seul argument sérieux avancé pour défendre ce 7 % plus 8 % que l’on nous assène à longueur de journée.C’est un peu court, d’autant plus que les inconvénients du système l’emportent très largement sur son prétendu avantage.Cette pratique est désagréable pour tous les consommateurs puisque ceux-ci ne savent pas exactement combien ils auront à payer en arrivant à la caisse, et la différence est désormais suffisamment importante pour que cela finisse par poser un problème au moment du paiement.Ceci, en particulier, produit un effet très néfaste sur les touristes des pays où cette coutume n’existe pas, c’est-à-dire de presque tous les pays du monde où le prix à payer e$t le prix affiché.Elle encourage incontestablement la fraude fiscale et le travail au noir.Combien de consommateurs ne sont pas tentés de proposer un paiement comptant sans trace et sans taxes, lorsque le prestataire d’un service commence à ajouter au prix de base les fameuses TPS et TVQ, alors que la démarche serait beaucoup moins spontanée si le prix de base convenu était déjà toutes taxes incluses?Surtout, la mise en évidence avec tant d’insistance d’une part des taxes contenues dans chaque produit accroît la frustration des consommateurs (qui n’en ont pas vraiment besoin), et les braque contre un système qui mérite sans doute mieux que le traitement qu’on lui fait subir.L’un des principaux avantages d’une taxe indirecte comme la taxe de vente est, dans les pays qui adoptent une politque classique a cet égard, de se faire discrète et de parvenir à «ratisser» beaucoup d’argent sans trop de douleur pour le consommateur puisque celui-ci ne s’en rend pas compte directement.Le Canada, lui, brandit bien haut ses taxes de vente, en souligne la perception à chaque occasion, enfonce le dard dans la chair du consommateur à chaque achat ou prestation de services.Sommes-nous masochistes?Une réforme de cette coutume est hautement souhaitable.Probablement difficile à imposer par voie législative (on trouverait sûrement quelques nostalgiques pour invoquer la Charte des droits et libertés et s’adresser aux tribunaux), elle passe par une politique d’information destinée à changer les mentalités, quelques mesures incitatives pour encourager les commerçants à s’engager fermement dans cette voie, peut-être quelques ajustements techniques pour en faciliter l’application.Avantage non négligeable d’une telle réforme, surtout par les temps qui courent: elle ne coûterait à peu près rien.Ce n’est pas elle qui remettrait le Canada sur la voie de la prospérité ni qui ramènerait de façon ferme les consommateurs vers les boutiques et les fournisseurs de services, mais si elle y contribue modestement en diminuant la morosité ambiante et la grogne des contribuables.Pourquoi s’en passer?
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