Le devoir, 5 décembre 1992, Cahier D
ML»»* tion du Michel année.Gilles Cyr Andromède attendra 128 pages — 12,95 S Dominique Lavigne Les petits orteils 82 pages — 9,95 $ «Cyr est vraiment du 1 petit nombre de ceux 1 qui, depuis des années, 1 prennent en poésie le 1 risque de l’indépen- I dance.» I Jean-Pierre Issenhuth, Le Devoir • le plaisir des ivres Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 Une belle histoire peuplée de personnages, de comptines, et remplie d’une magie que le monde adulte a trop vite oubliée.Prix du gouverneur général 1992 Prix de théâtre vlb éditeur Tlb éditeur IA PfTlTf MAISON DE LA GRANDE LITTÉRATURE Le moi a perpétuité JOURNAL 1922-1989 Michel Leiris Édition établie et présentée par Jean Jamin Paris, Gallimard, 1992 Alain Charbonneau LE BIOGRAPHE de soi a horreur du vide.Comment ne pas le comprendre, d’ailleurs?Car pour combler l’abîme qui le pousse à écrire, il semble ne pas avoir d’autre choix que d’écrire, et d’écrire encore.Comme si plus il se montrait, plus il se confessait, plus il se dévoilait, et plus il se cachait, plus il se dérobait, plus il s’absentait.C’est la mécanique implacable de l’écrit intime à laquelle ont goûté tous ces écrivains qui, de Rousseau à Gide, et aAmiel à Kafka, ont entrepris d’isoler leur moi authentique, cette chausse-trappe meurtrière, cette matière molle insoluble dans le monde extérieur.Michel Leiris, autobiographe notoire, Je majuscule des lettres françaises modernes, ne fait pas cavalier seul, encore qu’à la différence de ses prédécesseurs, il se soit toujours efforcé, de manière parfaitement suicidaire, d’aller dans le sens de l’impasse du projet égotiste : tout dire et tout montrer pour mieux se camoufler, se «caméléoni-ser», un peu comme dans la lettre volée de Poe.Lorsqu’il meurt le dernier jour de septembre 1990, à l’âge avancé de 89 ans, Leiris laisse derrière lui l’oeuvre autobiographique la plus importante du XXe siècle.En originalité et en quantité.Une montagne de signes, de mots et de phrases dans lesquels, pendant plus de 60 ans, le compagnon de route de Picasso, qui partageait avec lui une même passion d’aficio* nado pour la tauromachie, aura joué avec lui-même un jeu dangereux, une corrida où la première personne du singulier, à la fois taureau et torero, se trouvait tour à tour estoquée et encornée.De cette lutte à finir entre §oi et soi, on croyait que tout avait été dit, qu’avec l’Âge d'homme, VAfrique fantôme et les quatre tranches de la Règle du jeu, Leiris avait joué cartes sur table.Il y aurait bien des fonds de tiroir à exhumer au goutte-à-goutte, comme ces quelques notes, publiées l’an dernier, sur l’opéra dont Leiris était un fervent amateur et un com-mentateur éclairé.Mais rien ne laissait supposer que tout un pan de l’oeuvre dormait, toujours immergé.Evénement éditorial de cet automne, l’imposant que publient à titre posthume les éditions Gallimard, sous la direction de Jean Jamin, ami de l’homme et fin connaisseur de l’oeuvre, a bel et bien quelque chose de l’iceberg, avec ses 900 pages bien comptées.A croire que même dans l’autobiographique, il y a parfois de l’épopée.L’intérêt de ce Journal est essentiellement archéologique.Pas de révélation fracassante, ni non plus de découvertes à la lumière desquelles il faudrait relire l’oeuvre dans son ensemble, si ce n’est peut-être le secret qu’évente Jean Jamin dans son introduction : la femme de Leiris, Louise Godon, n’était pas la belle-soeur de Daniel-Henry Kahnwei-ler, comme toute la famille le fit croire et Leiris aussi dans ses textes intimes, mais bien la fille naturelle de Jeanne Kahnweiler et donc la belle-fille du mari de cette dernière.Depuis son mariage, en 1926, Leiris se serait donc plié à la loi du secret de famille, une famille dont il parle abondamment et qui à la limite constitue après lui-même à la fois le ferment et l’acteur principal de son oeuvre.La révélation n’est donc pas sans importance.Cette correction généalogique exceptée, le journal n’ajoute à peu près rien à l’oeuvre faite.Composé de 5 cahiers d’écolier, de couleurs différentes, il commence en octobre 1922, Leiris a alors 21 ans, pour se clore le 7 novembre 1989, quelques mois avant la mort du diariste et quelques mois après celle de sa femme, Zette.Il accompagne donc Leiris à travers les grandes périodes de son existence, de son adhésion, plus d’esprit que de coeur, au surréalisme, aux premiers voyages d’ethnologue, de l’attente angoissée de la seconde guerre à la tentative de suicide, une nuit de mai 1957, et des publications de jeunesse à écrits de «l’âge d’homme».Mais les événements du monde extérieur entrent en fait assez peu dans ce journal, et s’ils y entrent, c’est apparemment sans hiérarchie : «1936, juillet-septembre.Deux événements cruciaux : 11 la révolution espagnole est cause que, pour la première fois, le monde me fait cruellement défaut ; 21 j’apprends à nager.» Voir page D-2: Leiris PHOTO MAGAZINE En France, la publica volumineux journal de Leiris constitue un cette "W •ft!' MI Paule des Rivières 11Y A EU Claude Jasmin et il y a eu Clémence Desrochers.Ils se sont tous deux cassé le cou.Puis Gaston L’Heureux est arrivé, cavalier solitaire dans le désert des des émissions littéraires qui, au pays du Québec, n’ont décidément pas la partie facile.Chez nous, la télé s’est, peu aventuré en terrain littéraire.Le plus souvent, elle se donne bonne conscience à peu de frais en glissant une chronique de livres à l’in-téneur d’un magazine culturel.On pense à la Bande des six, à Radio-Canada, ou encore à Bon Dimanche, qui tenait l’antenne à Télé-Métropole jusqu’en 1990.Mais de vraie émission littéraire vouée aux livres, il n’y en avait plus.Du moins jusqu’à l’automne dernier, quand Radio-Cànada a plaçé Millefeuille à l’horaire.Mais le geste était timide, hésitant, tellement que son animateur, Gaston L’Heureux héritait d’une pauvre petite demi-heure, dans la case horaire du dimanche à 16 heures, un des moments d’écoute les plus bas de toute la semaine.Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une fois sur deux l’émission fut déplacée sans avis pour cause de sport ou d’un spécial référendaire.C’est bon pour ‘ abi les habitudes d’écoute! Gaston L’Heureux supplie qu’on lui laisse sa chance, même s’il n’a pas encore fracassé de record de cotes d’écoute, en partie sûrement à cause de son drôle d’horaire.Son avenir se joue ces jours-ci et la Société d’État envisage, parmi d’autres projets, de fondre une fois de plus un bloc littéraire à l’intérieur d’un grand magazine culturel.Le plus ironique dans tout cela, c’est que Gaston L’Heureux prend toutes les précautions du monde pour ne pas faire trop sérieux, pour ne pas effaroucher le téléspectateur, pour ne pas faire trop lourd.Bref, pour ne pas faire littéraire.Radio-Canada n’a pas le monopole de cette hantise: Radio-Québec et Télé-Métropole, qui songent à placer une émission littéraire à l’horaire l’an prochain jonglent également avec différents concepts, toujours avec l’idée de ne pas faire trop sérieux, la terreur de tous les animateurs.A Radio-Canada, L’Heureux a opté pour la formule grand public, avec de courtes entrevues d’écrivains, des clips, des concours, des livres de la semaine, «june émission zap», dit-il.Il n’a pas ten-t£ d’imiter Pivot, dont, veut veut pas, l'Apostrophes hante tous les afficionados des émissions littéraires.Et qu’on le copie ou non, Bernard Pivot reste la référence obligée.Bernard Rapp a beau lui avoir succédé depuis un bon moment déjà, il n’arrive pas à s’imposer.Même à la radio, où la filière littéraire à la couenne plus dure qu’au petit écran, l’unité de mesure reste Apostrophes.À la télévision du Québec, les émissions littéraires n’ont jamais vraiment décollé.Après Claude Jasmin et Clémence Desrochers, Gaston L’Heureux s’y frotte à son tour avec Millefeuille.Mais la partie n’est pas gagnée.Peut-on vraiment rêver d’un Pivot québécois?«Notre première heure est consacrée à un portrait d’écrivain ou à un thème, comme le faisait Pivot», dit André Major, réalisateur d’une émission littéraire de deux heures, le dimanche après-midi, à la radio FM de Radio-Canada.Contrairement à Jasmin qui a présenté, de 1985 au début de 1987, «une copie conforme d’Apostrophes» au réseau Quatre Saisons, L’Heureux a toujours refusé de faire du «sous-Pivot».Alors que Jasmin, puis après lui Clémence Desrochers, optaient pour l’entrevue en longueur, L’Heureux rejette totalement cette approche.«Si l’auteur raconte son livre, cela fait fuir la clientèle», dit-il.Et puis L’Heureux, au demeurant bon communicateur, est modeste: «je suis un généraliste, un touche-à-tout.Je veux simplement donner le goût de la lecture aux gens».Et plaire au plus grand nombre.L’animateur de Millefeuille est québéco- Gaston L’Heureux, le plus récent de nos animateurs littéraires.phile.Et s’il n’en tient qu’à lui, cette tendance ira en s’accentuant, jusqu’à ce que 75% des ouvrages discutés ou mentionnés soient d’ici.Déjà, deux des trois livres qu’il suggère chaque semaine sont québécois.«Il faut se servir soi-même», estime-t-il.Les France s’occupe de son monde, occupons-nous du nôtre, dit-il en substance.Quand on lui objecte que les Québécois ne lisent pas québécois, il rétorque que c’est là un phénomène du temps passé.«Ils en lisent de plus en plus».Parlons-en de la France justement, ce pays de Cocagne où le bienheureux animateur d’émission littéraire n’a qu’à allonger le bras pour que des grappes d’auteurs lui tombent dans les mains.Ici, les écrivains sont moins nombreux, les lecteurs aussi.Bruno Roy, président de l’Union des écrivains, suit depuis de longues années les tribulations littéraires médiatiques.Et il est catégorique: à trop vouloir faire Bernard Pivot, la référence obligée à la télé du livre.comme Pivot, on crée un rapport de dépendance .Les comparaisons se font nécessairement à notre détriment.Il existe au Québec, poursuit-il, une psychose du succès à la Pivot.«C’est un leurre».Mais pour qui fait-on des émissions littéraires?Pour une élite qui dévore livre sur livre ou pour un public plus large se plongeant à l’occasion dans un livre de recettes ou un Astérix?«Nous voulons que toutes les personnes qui ont un intérêt à la lecture puissent se retrouver dans cette émission.Nous cherchons aussi à développer le goût de la lecture», dit André Ménard, responsable.du créneau socio-culturel à la Société d’État.Pourtant, les cotes d’écoute ont de quoi rafraîchir les plus ardents.Douze mille telle semaine, 32,000 telle autre, cinquante mille la suivante, les fans ont été relativement peu nombreux.Tout en voulant faire grand public, André Ménard est sans illusion: les émissions littéraires, dit-il, ne seront jamais des «hits».Mais faut-il pour autant ne donner que des miettes aux amoureux du livre?Car L’Heureux a beau avoir des idées, présenter des émissions-thèmes attrayantes, il a à peine le temps de poser une question que voilà la pause publicitaire.Prenons cette émission présentée au cours de l’automne et consacrée à la littérature amérindienne.Après s’être étonné de l’absence de romanciers amérindiens, L’Heureux a interviewé Yves Sioui Durand, auteur d’une pièce de théâtre sur la quête de la spiritualité et la recherche de ses racines.Il a ensuite donné la parole à deux auteurs blancs dont les récents romans incluaient des Ejrsonnages amérindiens, Noël Audet et ouis Hamelin.Peut-on parler de manière juste d’un peuple lorsqu’on n’en fait pas partie?La discussion avait bien débuté.Mais le débat tourna court comme tous les débats t Millefeuille.Faute de temps, faute de souffle.Quelqu’un aura-t-il l’audace de lancer une vraie émission littéraire au Québec?Le défi est toujours ouvert.Le poète avec un fusil Le poète Yves Boisvert vient de publier son premier roman, La copine.Jacques Allard le range parmi les écrits qui résistent à la lecture.Marie-Claire Girard qualifie l’auteur de bum mal dégrossi mâtiné d’un esthète.Un drôle de mélange.Page D-3 Glenn Gould à travers ses lettres Dix ans que le pianiste virtuose a plaqué son dernier accord.Ghyslaine Guertin, qu’a rencontrée Marie Laurier, vient de réunir 200 lettres du musicien.Elles font revivre aujourd’hui Glenn Gould.Page D-4 D-2 M Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 • le plaisir des ivres Tunnel sous la Manche Odile Tremblay a Entre A les lignes LE FÉMINA étranger était attribué le mois dernier au Britannique Julian Bames.Rien de trop étonnant à cela, quand on y pense.D’abord, Barnes est très connu là-bas.Tout le monde a vu sa bobine sympathique et entendu son accent «british» moduler des mots français à la défunte Apostrophes.Son oeuvre y est traduite, bien diffusée.De plus, la France venait couronner avec le prix un de ses plus fidèles admirateurs.Difficile de trouver écrivain plus francophile que cet Anglais fou épris de Flaubert, qui is de consi n arrête pas de construire à travers ses écrits son propre tunnel sous la Manche.Son ouvrage le plus célèbre (et le meilleur) «Le perroquet de Flaubert - montrait sur le mode malicieux une vraie intimité avec l’auteur de «Madame Bovary», et une connaissance des lettres françaises que pourraient lui envier bien des érudits de la francophonie.Mais la principale raison de cet engouement des Français pour Julian Bames tient sans doute au fait qu’il est demeuré si Anglais et tasse de thé.Ne serait-ce que par son humour pince-sans-rire venant épingler les moeurs de ses contemporains avec un rire féroce.Love, etc- tel est le titre de sa .dernière oeuvre qui lui valait le Fémina- est d’une ironie particulièrement suave.Sur le thème classique du triangle amoureux, il décortique les mécanismes de la passion.En vedette: un banquier londonnien inodore et incolore nommé Stuart qui rencontre dans une réunion de célibataires une jeune restauratrice d’oeuvres d’art, Gillian et l’épouse en grandes pompes.Mais son meilleur ami, le scintillant Olivier, un professeur pas trop sérieux, et toujours fauché qui lui tape son argent, se met finalement en tête de lui piquer sa femme.Aussitôt dit, aussitôt fait.Changement de partenaire.On repart dans l’autre direction.Julian Bames met en lumière les petites mesquineries des protagonistes, leurs détresses, leurs mensonges, et les rend suprêmement dérisoires.Côté forme, il y a des romans plus cinématographiques que d’autres.On reproche souvent au septième art de copier la littérature.Reproche qui commence à être éculé.En fait, de plus en plus souvent, le processus s’inverse, et les romanciers se mettent à emprunter des procédés au cinéma.Dans Love etc, le procédé en question (emprunté lui-même à l’opéra et au théâtre) consiste à donner tour à tour la parole aux différents protagonistes d’une action.Narrateurs successifs donc, (monologuistes, en fait) qui essaient de séduire le spectateur (ou lecteur) en le gagnant à son point de vue.Au cinéma, dans Requiem pour un beau sans coeur, le Montréalais Robert Morin y adjoignait une caméra subjective, et faisait huit films en un.Ici, c’est surtout une cantate à trois voix.Julian Bames est un écrivain brillant et versatile, à la Boris Vian.Sous le pseudonyme de Dan Kavanagh, il s’est amusé longtemps à signer des polars.Il saute de l’essai au roman.Virtuose du style, et caché derrière.Si bien qu’on le perd un peu en cours de route.Four rester dans le cinéma, disons que son roman Love etc ressemble à un film de Michel Deville (Toutes peines confondues), à la mécanique bien huilée, mais où l’émotion demeure étrangement absente.Bames rend d’ailleurs son tribut au septième art dans son livre qui multiplie les clins d’oeil à Jules et Jim.Il est vrai que sur un thème pareil, le parallèle avec le film de Truffaut s’impose.Deux amis donc aiment, on ne sait trop pourquoi car elle n’a rien de spécial, la même femme.Et Julian Barbes leur fait raconter leurs déchirements.On n’y croit pas trop.Les pires douleurs morales sont décrites sur le mode badin, et c’est l’occasion d’une petite fresque social délicieusement féroce, sur les moeurs amoureuses de cette fin de siècle, qui éclatent d’une génération à l’autre.Le père de Gillian s’est autrefois sauvé avec une écolière, et mère et fille essaient encore d’encaisser le coup.Gillian le coeur qui balance.Elle remplacera un mari par l’autre, puisque c’est bien fâcheux, mais la vie est ainsi faite, et on n’y peut rien.Drôle, oui, sauf qu’au fil des pages, le rire tourne un peu jaune.On aura droit à la déchéance du délaissé, qui va chercher consolation dans les bras des professionnelles, et finit par épier ses ex femme et ami dans un petit village d’Aude où la petite famille s’est réfugiée.Ça devient pathétique, surtout que le couple numéro 2 est destiné à se désintégrer lui aussi.Il y a du sable dans la mécanique de Love etc, et on attend que l’accident arrive.Donc il arrivera.On peut reprocher à Julian Bames de rester prévisible.Comme s’il jouait avec les mots par pur plaisir, brossant un roman psychologique avec la même désinvolture qu’un polar, aussi élégant qu’un Oscar Wilde qui exhibait ses mots d’esprit, avec de rares échappées intérieures ( lesquelles donnent froid dans le dos).Bames, en bon Britannique, reste en quelque sorte étranger à son oeuvre.Le Fémina étranger vient récompenser un bon roman, construit comme un film, mais qui est demeuré en surface de lui-même.Où se cache Julian Bames?LOVE ETC, Julian Barnes, traduit de l’anglais par Raymond Las Vergnas, Paris, Denoël, 1992,314 p.m m t Stéphane Buillurgeon LA VIE littéraire au Québec et Space and Revolution remportent les Prix Raymond-Klibansky décernés pour la première fois cette année par la Fédération canadienne des études humaines.La vie .littéraire au Québec, Vol 1,1764-1805, ( PUL), est le résultat d’une ; recherche collective sous la direction de Maurice Lemire, de l’Université Laval.L’ouvrage insiste moins sur , les auteurs ou les oeuvres que sur la production, la diffusion et la "réception des textes dans le Bas Canada, au dix-huitième siècle.! L’oeuvre de James A.Leith, de l’Université Queen’s, Space and Revolution: Projects for Monuments, squares and Public Buildings in France, 1789-1799, retrace l’influence des idées de la Révolution sur les artistes et les architectes en France, à cette époque.Le professeur Raymond Klibansky en l’honneur de qui sont nommés ces Prix compte parmi les plus éminents humanistes canadiens.Il vit à Montréal où il est professeur émérite de l’Université McGill.Prix Nelligan LA DATE limite du dépôt des oeuvres pour le Prix Emile-Nelligan 1992 est le 10 janvier 1993.Les ouvrages doivent être déposés en quatre exemplaires à l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, 3492, me Laval, Montréal, H3X 3C8.Ce Prix est attribué au printemps de chaque année à un ouvrage de poésie de langue française d’un poète d’Amérique du Nord.L’oeuvre doit avoir été publiée entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année ZOLA A FASCINE TROYAT Attentif à la vie privée de Zola comme à son parcours littéraire, Henri Troyat conjugue merveilleusement l’homme multiple qu’il fut avec l'oeuvre monumentale qu’il laisse.Henri Troyat 4* ‘ V frarcirr t/ ZOLA Flammarion précédente.Une bourse de 5000 $ et une médaille sont remis au lauréat par la Fondation Emile-Nelligan.Place aux poètes TOUS les mercredis de décembre, à 21h, Janou Saint-Denis perpétue la tradition en faisant Place aux Poètes au Bistro Floresta, 4670 me Saint-Denis.Mercredi de cette semaine, elle reçoit José Acquelin Chien d’azur, Hexagone) et Hélène Monette Le diable aux vaches, Ecrits des Forges).Le 16 décembre, on célébrera le Noël des Poètes avec un récital de chansons d’Anne- COURRIER Le fourre-tout /V du Nouvel Age EN LISANT un article sur l’ésotérisme dans Le Plaisir des Livres du mois dernier j’ai eu une bouffée de chaleur.J’ai appris avec étonnement que l’auteur de l’article, Stéphane Baillargeon, classait la ménopause dans le domaine de.l’ésotérisme , soit, si on doit se fier sur le dictionnaire, dans un domaine «peu compréhensible par le commun des mortels, hermétique et obscur».En attendant que quelqu’un explique à l’auteur de l’article ce qu’est la ménopause (ce qui ne devrait pas être difficile dans un quotidien dirigé par une femme), je voudrais rassurer les lectrices du DEVOIR rendues à ce passage crucial de leur vie et leur dire qu’elles continuent à se fier à leur médecin et ne rejettent surtout pas toutes les connaissances acquises par les scientifiques dans le domaine hormonal.D’ailleurs, si elles relisent l’article en question, elles se demanderont, comme moi, s’il ne s’agit pas là d’une erreur de mise en page, et si le paragraphe décrivant la collection.Parcours Acs éditions Stanké n’était pas en réalité destiné à un autre reportage qui aurait dû paraître dans une édition ALCOOL.TROP, TROP SOUVENT, C’EST RISQUÉ! Santé et Services sociaux Québec précédente (d’il y a quatre ou cinq ans) tant l’information présentée ne semble pas à sa place dans l’ésotérisme en plus d’être totalement dépassée temporellement.(.) Donc pour dissiper tout malentendu qu’aurait pu créer l’article fourre-tout, il convient de retenir que «la ménopause ne se classe pas dans le domaine de l’hermétisme», que Ces femmes qui aiment trop a été rédigé par une psychologue spécialiste en thérapie conjugale (et, traduit, dans le monde en 20 langues a atteint un tirage de 5 millions d’exemplaires), que Laisse-moi devenir relève de la médecine, que Vivre la santé, a été écrit par un médecin de Boston spécialiste en endocrinologie et que les livres publiés dans la collection parcours n’ont rien à voir avec l’ésotérisme.On ne va tout de même pas accepter que les serviettes soient mélangées avec les torchons.Alain Stanké Les editions internationales Alain Stanké Self-ré ponse MON ARTICLE parlait bien d’un fourre-tout, assez mal défini merci, où se côtoient «le jungien Guy Comeau, les livres de recettes macrobiotiques, les livres de massage suédois et des traités d’interprétation des rêves».Pour m’y retrouver un peu et comme je l’ai bien indiqué en début d’article, je me suis basé sur une classification des «sciences des religions» qui range sous un même groupe les innombrables livres renvoyant au moi, au corps, à la conscience individuelle, et à tous ces petits guides de self-help que i on itre collection retrouve dqns votre collection Parcours.Esotérisme que tout cela?Bien sûr que oui, si vous retenez l’autre signification du mot, qui renvoie à la mode nouvelâgiste actuelle, aux croyances narcissiques, californiennes et «tripatives» qui font le bonheur de tant d’éditeurs, par l’argent alléchés.Stéphane Baillargeon LA CHARGE DE L’ORIGNAL ÉPOMYABLE Claude Gauvreau L’Hexagone/250 pages UNE NOUVELLE édition pour cette pièce de 1956 aux allures de réquisitoire contre l’univers concentrationnaire, et un deuxième titre pour la collection «Œuvres complètes de Claude Gauvreau».Le texte est accompagné d’un important commentaire de l’historien littéraire André-G.Bourassa et de réflexions de gens de théâtre, Pierre Bernard, André Brassard et même Jacques Godin, qui a incarné un inoubliable poète Mycroft Mixeudeim, incompris de son entourage, chargeant sans cesse contre la bêtise et tout ce qui empêche de vivre pleinement.CONVERGENCES Jean Le Moyne Fides, coll.Nénuphar/351 pages UNE REEDITION pour ce classique de l’essai québécois, paru en 1961, la même année que les célèbres Insolences du Frère Untel.Mais Le Moyne, lui, n’a rien de l’écrivain populaire, même s’il sait parler de «L’atmosphère religieuse au Canada français» ou de «La femme dans la civilisation canadienne-française».Sa vaste culture lui permet de déborder largement le cadre national, de commenter Henry James, de dialoguer avec Teilhard, de rencontrer Schubert, Wagner, Bach et Beethoven.Surtout, cette pensée immensément informée trouve son expression dans un style parfaitement maîtrisé.DICTIONNAIRE DU FANTASTIQUE Alain Pozzuoli et Jean-Pierre Krémer, Éd.Jacques Grancher/420 pages QU’ONT en commun David Bowie, Dracula, Victor Hugo, Stephen .~ ‘ erfP Ils King, Mozart et Spielberg?Ils figurent tous en bonne place dans ce tout nouveau dico d’un genre aux frontières floues, mais généralement lié aux domaines où la raison n’a plus cours: folie, rêve, divagation, cauchemars, bref de tout ce qui permet «l’intrusion brutale du mystère dans la vie réelle».La compilation passe en revue tous les domaines de l’expression artistique (cinéma, littérature, bande dessinée, musique et peinture.), de tous les temps et de tous les pays.En plus, quelques mini-dossiers sur la censure et le cinéma fantastique, le Gore, les effets spéciaux, etc.LE VOYAGE EN ASIE CENTRALE ET AU TIBET Michel Jan Laffont, coll.Bouquins/1482 pages AlAiMMOtflfCU EAN-Pl!»!W
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