Le devoir, 9 novembre 1992, lundi 9 novembre 1992
Vol.LXXXIII — No 260 Ensoleillé Max.: 2 Détail page 10.Montréal, lundi 9 novembre 1992 Toronto es cents 65* • tps + tvo RESTAURANT FRANÇAIS 3487.avenue du Parc Montréal 845-2992 Son ambiance Sa cuisine du marché L'ENTREVUE DU LUNDI X Berlin mobilise CHARLES CAQUETTE contre le racisme La manifestation de 300 000 personnes est perturbée par des militants d’extrême gauche D'après AFP et Reuter BERLIN — Environ 300 000 personnes ont manifesté hier à Berlin pour exprimer clairement leur refus des violences racistes qui minent le pays depuis un an, mais le rassemblement, un des plus importants de l’histoire de la RFA, a été sérieusement perturbé par des anarchistes.Pendant 20 minutes, quelque 300 militants d’extrême gauche qui accusaient les responsables politiques d’avoir eux-mêmes attisé la xéno- phobie, ont empêché le président Richard von Weizsaecker de prononcer son discours en jetant une volée de pierres, d’oeufs et de tomates sur la tribune où il se trouvait en compagnie du chancelier Helmut Kohl.Les forces de l’ordre ont dû repousser à coups de matraques les manifestants massés directement devant la tribune.Tendu, M.von Weizsaecker a pris la parole, sous les sifflets et les cris d’« hypocrite, assassin! », entouré d’une haie de policiers brandissant leurs boucliers et protégé par un parapluie pour éviter les oeufs.Un peu plus tôt, des manifestants avaient également jeté des oeufs et conspué le chancelier Kohl au moment ou celui-ci se joignait à pied au cortège des manifestants sous la Porte de Brandebourg.Le service d’ordre du chef du gouvernement avait dû l’éloigner promptement.Des échauffourées continuaient d’opposer en fin d’après-midi sur le lieu de la manifestation plusieurs Voir page 4 : Berlin À l’heure du « fast food » idéologique, l’école est devenue un lieu de consommation et de production, selon le modèle industriel.Pédagogue de carrière, Charles Caouette préconise le retour à une école qui soit un lieu de développement global de chaque enfant.Louis Lafrance l’a interviewé.Page 11 Les municipalités ont la cote d’amour Selon un sondage, les Québécois font plus confiance aux municipalités qu’aux autres ordres de gouvernement Serge Truffaut LES QUÉBÉCOIS font beaucoup plus confiance à l’administration municipale qu’à tout autre ordre de gouvernement.Selon un sondage Multi Réso, les municipalités « récoltent 59 % de la confiance populaire, devançant, et de loin, les paliers de gouvernement provincial et fédéral qui reçoivent respectivement 40% et 31 % d’appui.» Ce sondage a été effectué récemment pour le bénéfice de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) auprès de 1009 personnes adultes.Les résultats ont été publiés dans Urba, la revue de l’UMQ.Maître-d’oeuvre de cette étude, M.Soucy D.Gagné a expliqué en entrevue au DEVOIR que cette distorsion entre les divers gouvernements s’expliquait probablement par le fait que les électeurs étaient conscients que la marge de manoeuvre des municipalités étaient plus serrées que celles des autres ordres de gouvernement.Qui plus est, cette adhésion quantifiée de la population pour son gouvernement municipal traduit très certainement, de confier M.Gagné, un fort sentiment de proximité.« Les gens pensent que le municipal est plus proche d’eux.Ils le connaissent mieux que les autres.» De fait, à la faveur d’une analyse portant sur les services dispensés et Voir page 4 : Municipalités PHOTO AP Une manifestation monstre contre le racisme en Allemagne a mobilisé quelque 300 000 personnes hier à Berlin.Les forces de l’ordre ont dû intervenir lorsque le chancelier Helmut Kohl et le président Richard Von Weizsaecker ont été la cible de partisans de l’extrême-gauche.Mort d’Alexandre Dubcek Un honnête homme François Brousseau IL AVAIT au fond des yeux une douceur tout à fait inhabituelle chez un politicien.Sa mort samedi soir, des suites d’un grave accident de voiture auquel il avait survécu plusieurs semaines sans jamais s’en remettre, est aussi triste que le fut sa vie d’incompris, de réprouvé et d’éternel malchanceux.Précurseur en 1968 avec son célébrissime « socialisme à visage humain», Alexandre Dubcek incarna après 1989 des idées et des valeurs qui n’étaient plus de saison, à l’heure du néo-libéralisme à tout crin qui semblait emporter une Europe de l’Est fraîchement libérée du tout-État et de ses utopies sociales.I Car Alexandre Dubcek fut , malchanceux jusque dans la victoire.Sa revanche de 1989, lors de l’inoubliable « Révolution de velours » qui emporta les tyrans staliniens de Prague, fut de courte durée et d’une portée symbolique limitée.Chacun se souvient des journées extraordinaires de la place Venceslas de Prague, en novembre de cette année historique, avec leur deux héros, Dubcek et Havel, communiant à la liberté retrouvée avec une foule immense et euphorique.Homme brisé par l’impitoya-Volr page 4 : Dubcek Deux aspirants, deux styles La rumeur prête à Kim Campbell et à Perrin Beatty des ambitions à la succession de Mulroney Ces pelés de journalistes! Le Pen donne le feu vert au lynchage médiatique 15.4Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa DANS LA plus pure tradition conservatrice, la semaine dernière à Toronto, des conservateurs influents se sont réunis dans un club privé pour porter un toast à l’un de leurs meilleurs espoirs, le ministre ontarien Perrin Beatty.Presque en même temps, une partie de la colline parlementaire avalait de travers après avoir vu à la une d’un quotidien d’Ottawa la ministre Kim Campbell photographiée les épaules nues, dissimulée pour le reste par une toge d’avocat qu’elle tenait devant elle.Même si l’échec référendaire a précipité un débat sur le leadership de Brian Mulroney, il est encore trop tôt pour dire quand les conservateurs fédéraux seront finalement appelés à choisir leur prochain chef.Mais quand l’échéance viendra, si les favoris actuels sont encore en présence, la course à la succession du parti promet déjà d’opposer deux styles bien différents.Pour l’heure, l’incertitude qui entoure l’avenir du premier ministre fédéral a placé les deux principaux prétendants identifiés à son trône, Perrin Beally et Kim Campbell, dans la pire posture politique possible.Elle leur a surtout donné l’allure de futurs héritiers au chevet d’un parent riche.et malade.Car malgré le visible embarras des deux intéressés, et les assurances du premier ministre, les rumeurs persistent.Aujourd'hui, à moins d’un an d’une élection générale et alors qu'on dit Brian Mulroney en pleine réflexion sur son avenir, les paris sont ouverts sur Kim Campbell et Perrin Beatty Kim Campbell comme favoris pour remporter une éventuelle course à sa succession.À première vue, ces deux ministres n’ont pas en commun que l’intérêt qu’ils portent au bulletin de santé du leadership de Brian Mulroney.Tous deux sont relativement bilingues.De Kim Campbell, des proches disent qu’elle parle Perrin Beatty moins bien français que Joe Clark mais suffisamment pour ne pas se faire honte dans un débat en français contre Audrey McLaughlin.Plus réservés, ceux qui ont côtoyé Perrin Beatty affirment sur le même sujet qu’il aura besoin de rafraîchir son français avant d’en faire autant.À peine dépassé le cap de la quarantaine, tous deux sont également des baby-boomers, juste au moment où l’élection américaine semble devoir propulser cette génération aux sommets.Tous deux viennent d’autres provinces que le Québec, terrain où d’instinct, les conservateurs pensent recruter leur prochain chef.Tous deux enfin, se sont faits dire NON par leurs électeurs le 26 octobre et sont tous deux en danger de couler avec la barque conservatrice si Brian Mulroney reste à la barre du parti et le mène au naufrage électoral.Mais ce sont également des faces opposées de la pièce conservatrice.Pour l'heure, Kim Campbell est plus populaire hors des milieux traditionnels du parti tandis que Perrin Beatty l’est davantage dans ses rangs.Car, lorsqu’on cherche des admirateurs de Mme Campbell dans la capitale fédérale, il faut frapper, entre autres, aux portes des ministres du Québec.Benoit Bouchard la trouve « brillante », dit-on dans son entourage.Gilles Loiselle n’en penserait que du bien.À plusieurs reprises pendant les négociations constitutionnelles, explique-t-on, le contingent québécois aurait en effet trouvé des appuis chez la ministre de la Justice, qui était, en passant, aussi réfractaire qu’eux au projet d’un référendum pancanadien.D’autres conservateurs du Québec n’ont pas oublié le coup de foudre des Québécois pour Sheila Copps pendant la course au leadership libéral de 1990.À l’époque, a-t-on noté, l’Ontarienne de la course avait gagné la faveur populaire malgré la présence de deux adversaires du Québec.Kim Campbell trouve également preneur Voir page 4 : Aspirants LE BOURGET (Reuter) — Les journalistes français ont décidé hier de ne pas couvrir le discours de Jean-Marie Le Pen à la fête annuelle du Front national pour protester contre sa « déclaration de guerre » à la presse.Ils ont motivé leur décision dans un communiqué approuvé par la quasi totalité des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle présents au Bourget.L’agression en début d’après-midi d’hier par des militants du FN d’un technicien d’une équipe de TF1 a déclenché l’indignation des journalistes confrontés depuis plusieurs jours à un climat de menaces.L’éclairagiste, blessé à la tête, a dû être hospitalisé, a-t-on appris auprès de ses collègues de TF1.Trois membres d’une équipe de RFO ont été par ailleurs molestés par des sympathisants du mouvement d’extrême droite.« Ce qui était prévisible est arrivé.En indiquant que la sécurité d’un journaliste nommément désigné ne serait pas assurée lors des manifestations du Bourget, le FN a donné le feu vert au lynchage médiatique », ont-ils déclaré dans un communiqué.Le FN avait interdit l’accès de sa fête à Thomas Legrand, journaliste de RMC.« Certains techniciens et journalistes ont été agressés.Cette violence Voir page 4 : Journalistes WMm PAIT.INCHAUSPÉ L’AVENIR DU CÉGEP MSM dé rNsncNm au ctr.u> UN LIVRE ESSENTIEL DANS LE DÉBAT ACTUEL SUR L’AVENIR DES CÉGEPS L’AVENIR DU CEGEP par Paul Inchauspé, directeur général du collège Ahuntsic Personnalité connue et respectée du milieu de l’éducation, Paul Inchauspé livre ici une réflexion autorisée, une pensée claire et forte sur ce qu’est et ce que devrait être le cégep.208 pages, 21S Les éditions Liber C.P.1475, succursale B Montréal (Québec) H3B 3L2 En vente en librairie ?4 ?.?« ?> ?-c- -v ,\#Æ Je nie sens bien Le Devoir, lundi 9 novembre 1992 La prix Nobel de la Paix rêve de grandes retrouvailles pour 100 000 indiens exilés Clément Trudel LE RÊVE le plus cher de Rigoberta Menchu, cette indienne quiché du Guatemala qui recevra le mois pro-uede chain en Suède le prix Nobel de la Paix, est de préparer une « véritable fête » pour plus de 100 000 de ses compatriotes exilés qui veulent rentrer dans leur pays.Elle entend aussi faire tout en son pouvoir pour alléger les peines de milliers d’autres personnes déplacées en raison de manoeuvres d’une armée qui exerce des représailles féroces contre les civils dans les zones où se manifeste la résistance guatémaltèque.Accueillie samedi soir à Dorval par une foule où se retrouvaient bon nombre de Guatémaltèques exilés, Mme Menchu est l’invitée à Montréal de la Coalition 1492-1992.Mme Menchu participe ce soir à l’UQAM (19 h 30) a une soirée commémorant 500 ans de résistance des peuples indigènes.Elle a rendez-vous, lundi prochain à New York, avec le secrétaire général de l’ONU, M.Boutros Boutros-Ghali.La nouveau prix Nobel est loin d’avoir eu une vie facile.Ainsi, certains des proches de Rigoberta Menchu se sont engagés dans la guérilla.Elle a évoqué dans Moi, Rigoberta Menchu, paru chez Gallimard en 1983, les multiples tragédies qui ont frappé son peuple et sa famille.Son père, Vicente, est mort le 31 janvier 1980 alors qu’avec 38 autres paysans, il occupait pacifi- quement l’ambassade d’Espagne à Guatémala — l’armée aurait utilisé des bombes au phosphore pour incendier l’immeuble et ensuite cribler de balles les protestataires.Peu de temps après, sa mère, Juana Turn, fut kidnappée, torturée et assassinée.Un des ses frères a été mutilé et brûlé en public, un autre est mort intoxiqué par les insecticides répandus sur les champs de coton.L’une de ses amies, Petrona Chona, mère de deux enfants qui refusait de devenir la maîtresse du fils d’un propriétaire terrien, fut dépecée par un garde du corps de la famille Garcia.de leur identité», dit-elle.Il est temps « d’enterrer le paternalisme envers les indiens » qui ne doivent pas, non plus, être idéalisés.Il n’y a qu’à prendre conscience que tous ont droit à la vie dans la dignité et au sentiment qu’ils auront accès au bonheur et au développement.« Sans exclure personne, nous pouvons être tributaires d’une histoire com- Celle qui a connu le quasi servage comme domestique ne renie pas le ton colérique qu’elle avait à 23 ans — elle en a maintenant 33 — pour parler des Ladinos (non Indiens) du Guatemala qui forment encore un groupe où domine l’intransigeance et le désir d’imposer des critères de vie à une majorité qui n’a pas encore accès à la « participation » dans le processus qui engage son avenir.Les institutions comme le Congrès et le système judiciaire, dit-elle, sont à ce jour « unilatérales ».Elles devront changer avant qu’on ne parle d’une réelle harmonie entre tous ceux qui, au Guatémala, croient encore possible d’atteindre l’harmonie dans une société plurielle (il y a 22 groupes indiens) qui respectera, par exemple, la majorité maya et les langues parlées par ces groupes.Il demeure possible que Ladinos et indigènes aient raison d’être « fiers mune.» Elle sait que l’annonce de sa nomination au prix Nobel n’a pas été bien accueillie par le gouvernement dont le chef est le président Jorge Serrano, ni par l’armée guatémaltèques : « Il y avait mieux à faire que de considérer le Nobel comme un ennemi, ça aurait dû être considéré comme quelque chose de grandiose pour tous », remarque-t-elle, pourtant.Rigoberta Menchu estime n’être qu’un « petit grain » parmi l’ensemble des indigènes des Amériques.Elle accepte volontiers d’être leur porte-parole « symbolique », de travailler avec acharnement pour que l’Année internationale des peuples indigènes qui commence le 10 décembre débouche sur « ce que j’estime être des solutions équitables pour tous les peuples indigènes».La date à surveiller, auant au sort des réfugiés guatémaltèques : le 13 janvier 1993.Un premier contingent de 5000 exilés partira ce jour-là de trois États mexicains (Quintana Roo, Campeche et Chiapas) pour franchir la frontière guatémaltèque.« Il y a cependant un problème », a confié hier en entrevue au DEVOIR Mme Menchu : le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et les instances de l’ONU ne semblent pas avoir saisi le désir ardent de ces réfugiés d’emprunter une route déjà établie par eux, route qui passe par la capitale avant de gagner les zones d’où on les a chassés.« J’espère parler de ces choses avec le secrétaire général de l’ONU, M.Boutros-Ghali, quand je le rencontrerai ».En fin d’entrevue, Rigoberta Menchu a évoqué comment la lecture de la Bible, si on sait en comprendre les paroles, est un outil de plus qu’ont les indigènes pour poursuivre leur lutte, voire même une « arme essentielle » permettant de rappeler que, comme le Christ, le héros quiché mort en 1524, Tecun U man, a été persécuté.Elle dit se démarquer toutefois de ces chrétiens qui, « parce qu’ils ne veulent rien faire pour la société, prient » sans agir ou se bornent à faire l’aumône.Les Quichés savent qu’une personne ne change pas l’Histoire, mais ils ont « le sens de la collectivité et de la communauté ».Le millénaire qui approche devrait être celui des valeurs retrouvées.Elle se compte éminemment chanceuse d’avoir connu le dur labeur de la cueillette du café, du coton et de la canne à sucre dans les tineas honnies de son pays.Si plus de gens, estime-t-elle, avaient goûté à ce type de travail, ils auraient sans doute « une autre notion de notre société et une autre vision » face aux multiples problèmes qui affligent le monde.PHOTO NORMAND BLOWN Prix Nobel de la Paix 1992, Rigoberta Menchu, indienne quiché du Guatemala, oeuvre depuis dix ans pour que prenne fin la « militarisation » qui a provoqué la mort de près de 109 000 personnes, en majorité des paysans luttant pour conserver leurs terres.Utilisez le régulateur de vitesse de n’importe quelle autre voiture de luxe et vous sentez le moteur accélérer ou décélérer brusquement chaque fois que vous montez ou descendez Pour assurer la douceur du régulateur de vitesse, les INGÉNIEURS DE MAZDA SE SONT BROUILLÉS AVEC LA LOGIQUE une pente.Par contre, la Mazda 929 Serenia utilise un système informatisé de “logique brouillée” qui ajuste automatiquement le régulateur de vitesse pour que les accélérations et décélérations passent toujours en douceur.La 929 Serenia vous offre une sécurité accrue : zones d’absorption des chocs à l’avant et 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de 3 ans/80000 km sans franchise ainsi que d’une garantie 5 ans/100000 km sur les composantes principales.Des programmes de Protection Étendue Mazda sont aussi offerts.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.SASKATOON — L’apparente unité mise de l’avant par les délégués néo- ; démocrates de la Saskatchewan lors- • du congrès annuel qui s’est terminé hier à Saskatoon, cachait difficile- : ment les divisions et l’amertume d’un contingent non négligeable de membres de ce parti.« Il existe un bloc important de gens au sein du parti qui se sentent frustrés», a confié Louise Gagné, une des 1200 délégués ayant participé aux débats de ce congrès.Selon cette membre du bloc contestant les politiques gouvernementales, il n’est pas question que « nous nous confondions avec les murs.Nous ne quitterons par le parti.» Chef de file du réseau écologique-qui existe au sein du NPD, Mme Gagné n’était pas la seule à exprimer du ressentiment à l’égard de cette formation politique.Plusieurs des délégués qui discutaient dans les corridors ou dans les salles de réunions ont polémiqué, parfois avec vigueur,, sur la politique défendue par le gouvernement néo-démocrate de la Saskatchewan au point d’encourager la fragmentation des troupes.Depuis que le NPD est arrivé au.pouvoir l’an dernier, les dissensions,! les divisions entre l’establishement! modéré de ce parti et des militants écologistes affichant des opinions plus à gauche, n’ont pas cessé de; s’amplifier.« Au cours des douze derniers mois, les gens ont maintes fois prévenu qu’ils ne voulaient pas que l’on considère leur soutien comme admis d’office », a souligné Barb Byers, pre-.sident de la Saskatchewan Fédéra-, tion of Labor et délégué à la convention.« N’essayez pas de nous imposer votre ‘agenda’.Vous n’y parviendrez pas », a-t-il lancé à l’endroit de la direction du parti.Les coupures qui existent au sein de cette formation sont apparues évidentes lors d’un débat rempli d’émotion, un débat laborieux et tumultueux concernant l’exploitation de l’uranium.Par un vote très serré, les délé- gués présents ont modifié la poli-le bien établie de cette formation tique d’imposer un moratoire sur l’exploitation de l’uranium dans les nouvelles mines du nord de la Saskatchewan et la mise au rancart des mines actuellement en exploitation.Après plus d’une heure de discussions au cours desquelles les injures et les accusations ont fusées, 555 membres contre 437 ont endossé une série de résolutions voulant que la construction de nouvelles mines d’uranium sera possible à la condition' qu’elles respectent les règles environnementales.Pour Mme Gagné, un médecin de! Saskatoon et militante de longuô date du NPD, la faiblesse de cette victoire envoie un message clair à la direction et au gouvernement : « Ils ne peuvent plus nous ignorer.Nous ne sommes plus un groupuscule.En fait, nous composons la moitié du parti.» Dans son discours de clôture, le premier ministre Roy Romanov fait un appel à l’unité en soulignant « nous sommes d’abord des néo-démocrates.» CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES 0R0ITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 SI Jacques.Montreal Québec HZY OT Fa» (514)845 78/4 Tél : (514) 98 ROBIC /v/ //////V/v jt //¦ - l ¦¦ Le Devoir, lundi 9 novembre 1992 CEE : appel à l’apaisement pour éviter une guerre commerciale transatlantique -K Yves Clarisse de l'agence Reuter BRUXELLES — Soucieux d’éviter unç redoutable guerre commerciale transatlantique, les ministres des Affaires étrangères des Douze exhorteront aujourd’hui les États-Unis à reprendre les négociations pour parvenir à un accord au GATT.Cette volonté d'apaisement, déjà affichée ce week-end par les ministres du Commerce extérieur des Douze, évitera dans l’immédiat à la Communauté européenne d’étaler ses divisions sur l’opportunité de riposter aux sanctions américaines.Les Douze n’ont en effet trouvé qu’un seul message commun : les négociations entre Bruxelles et Washington sur la réduction des subventions à l’agriculture, et plus particulièrement au secteur des oléagineux, doivent reprendre au plus vite.Le premier ministre britannique John Major, qui tient à tout prix à arracher cet accord pendant la présidence britannique de la CEE, et Jacques Delors, accusé par certains commissaires européens d’être trop proche des intérêts agricoles de la France, se sont eux aussi retrouvés sur cette longueur d’ondes.* Une guerre commerciale, c’est vraiment la dernière des choses que l’on puisse se permettre avec l’actuelle et la future administration américaine», a déclaré hier Klaus Kinkel, ministre allemand des Affaires étrangères, au journal Die Well L’accroissement du protectionnisme en pleine récession ne ferait qu’accentuer les difficultés économiques mondiales et retarder la reprise tant attendue de la croissance.Le délai d’un mois fixé par Washington avant la mise en oeuvre des mesures de représailles, décidées après l’échec mardi dernier des pourparlers de Chicago, laisse une porte ouverte.Les surtaxes de 200% qui frapperont les importations de produits alimentaires français, italiens et allemands pour une valeur globale de ,'100 millions $ n’entreront en effet en vigueur que le 5 décembre.Les Européens croient qu’un accord peut être obtenu pendant ce délai si les États-Unis font des concessions mineures.«Je reste optimiste », a déclaré samedi le commissaire européen aux Relations extérieures, Frans Andriessen.Selon ce dernier, qui devient le seul négociateur européen après que Ray McSharry, commissaire à l’Agriculture, eut remis son tablier en raison des « interférences » présumées de Jacques Delors «les divergences de vues (.) peuvent être aplanies ».Le ton est plus prudent du côté américain.« Je dois conclure un accord honorable, responsable (.) Ces livres «maganés» qui valent une fortune Nous n’en sommes pas là du tout », a souligné le secrétaire à l’Agriculture, Edward Madigan.Les diplomates européens se tournent vers le nouveau président américain, qui entamera son mandat le 20 janvier.Les Douze sont persuadés que Bill Clinton ne souhaite pas hériter d'une guerre commerciale déclenchée par George Bush.Us espèrent que le nouveau locataire de la Maison Blanche exercera des pressions sur le perdant des élections pour qu’il fasse preuve de retenue pendant la période de transition afin de « boucler » un accord qui relancerait l’économie américaine.En outre, George Bush, qui n’est plus en campagne électorale, achèverait sa présidence par un dernier succès de prestige sur la scène internationale en cas d’accord.Ce mois de répit est également bienvenu pour la cohésion entre les Douze, déjà mise à mal par lés péripéties de la ratification du traité d’Union européenne de Maastricht.« Nous disposons de plein de temps pour riposter si nous devons le faire », s’est réjoui un diplomate.La France, seule vraie puissance agricole des Douze, serait à la fois la première touchée en cas d’accord au GATT et la plus durement frappée en cas de désaccord, puisque Washington a ciblé ses sanctions sur les produits français, notamment le vin blanc.Son message est donc double : elle demande aux négociateurs européens de tenir bon — alors que la plupart de ses partenaires de la CEE sont prêts à conclure aux conditions américaines —, mais elle exige aussi la solidarité des Douze par l’adoption de contre-mesures en cas d’échec des négociations.« L’Europe ne restera pas les bras croisés si les représailles américaines entrent en vigueur », a prédit Dominique Strauss-Kahn, ministre français du Commerce, qui a demandé à la Commission européenne de préparer une liste de contre-mesures.Son homologue belge, Robert Urbain, est venu à sa rescousse en affirmant samedi soir qu’il ne fallait « pas nous mettre à genoux en implorant le ciel ».À une menace précise, il faut « opposer une autre menace en espérant que ni l’une ni l’autre ne sont nécessaires pour aboutir », a-t-il ajouté.Mais la plupart des autres pays, dont l’Allemagne et les Pays-Bas, semblent loin d’être aussi déterminés.Jurgen Mùllemann, ministre al lemand du Commerce, est farouchement opposé à l’adoption de contre-mesures, tant il est vrai que les États-Unis ont préparé une seconde liste de sanctions, qui porterait sur des produits industriels et affecterait un commerce de 1,7 milliard $.Paule des Rivières LOUIS Brossard arrête son regard sur un livre, jauni, chiffonné par le poids des ans.Mais c’est justement ce qu’il cherche depuis une bonne heure, des livres « maganés », qui ont vécu, et qui viendront compléter sa chère collection d’histoire.« Tout m’intéresse, tout.Mais surtout les livres sur l’histoire du Québec », confie-t-il, excité, entre deux kiosques.Comme 1500 autres visiteurs-, M.Brossard a passé une partie de son week-end au neuvième Salon du livre ancien de Montréal.Plus de 20 000 ouvrages, petits ou gros, qui se vendent 3 $ ou.3000 $, dépendant de la rareté de l’objet convoité.« Et ça ?C’est pas beau ?».Denis Houle, de la librairie Encyclopédique de Montréal, montre un gros volume, Une histoire de l'art chez les Anciens, de Winkelman, qu’il laisserait partir pour 1200$.Il ornait toujours ses étals hier en fin de journée mais heureusement, M.Houle avait conclu quelques ventes plus modestes.Et il fallait les voir ces acheteurs comblés, le sourire aux lèvres, serrant bien fort leur trésor sous le bras, heureux.« Un bon Salon, avec un nombre de visiteurs égal à celui des dernières années , résumait, hier, un des organisateurs, M.François Côté.Plus intime que le Salon du livre de Montréal, le Salon du Livre ancien occupait ce week-end un étage d’un hôtel du centre-ville.L’exposition ressemble à une grosse librairie de livres usagés.C’est un peu poussiéreux et très sympathique.Les visiteurs ne sont pas tous des collectionneurs obsédés.Mais, « s’ils ont pris la peine de venir, c’est qu’ils sont en état de contracter le virus », observe, ravi, M.Côté, en ajoutant « qu’il y en a pour tous les goûts ».Et c’est vrai.Les vieux secrets de Sherlock Holmes côtoient de respectables ouvrages du maréchal de Lévis, une édition illustrée des fables de Jean de Lafontaine, des bibles dont les pages menacent de s’effriter au toucher, bref, tout ce qu’il faut pour faire saliver le collectionneur aguerri ou en herbe.Les amateurs d’histoire du Québec et du Canada étaient particulièrement bien servis ce week-end, à en juger par le nombre de kiosques s’y consacrant.Beaucoup de littérature également, française et étrangère, ainsi que bon nombre de livres d’art.Si certains ont passé tout le weekend à chercher l’ouvrage qui compléterait leur collection, d’autres ont examiné la typographie des ouvrages, sans négliger leur reliure, et d’autres encore n’attachaient d’importance qu’à la valeur esthétique du Üvre.Quelques heures avant la fermeture, hier, plusieurs marchands rapportaient de bonnes affaires, sans rapporter de miracles toutefois.Pour les exposants — 44 en tout —, ce neuvième Salon offre l’occasion de comparer les prix des concurrents et de s’ajuster si besoin est.Car plusieurs marchands de livres Deux priorités au retour de Mulroney : économie et remaniement ministériel OTTAWA (PC) — Le premier ministre Brian Mulroney, de retour au travail après une semaine de vacances en Floride, doit s’attaquer aujourd’hui à la question d’un éventuel remaniement ministériel et à celle de la relance économique du pays.M.Mulroney s’entretiendra avec les membres de son cabinet restreint afin de commencer à tracer la ligne de conduite qui, espère-t-on à Ottawa, sortira le gouvernement conservateur du marasme post-référendaire et le placera sur la voie électorale, une fois que les activités aux Communes seront reprises, le 16 novembre.À tout le moins, il faudra remanier le cabinet.Le rejet de l’accord de Charlottetown rend désormais inutile le poste de ministre des Affaires constitutionnelles.Joe Clark, pour qui le poste avait été créé, jouit d’une importance trop grande au gouver- nement pour se retrouver sur la touche.Il faudra de toutes façons remanier le cabinet avant les prochaines élections, prévues pour l’eté ou l’automne prochain.Plusieurs ministres chevronnés, notamment Marcel Masse, Michael Wilson, Jake Epp et John Crosbie, ne se représenteront probablement pas.De nombreux députés d’arrière-ban devront vraisemblablement être promus afin de donner un nouveau visage au cabinet, lors de la campagne électorale.En outre, M.Mulroney étudie attentivement un rapport du secrétaire d’État Robert de Cotret qui suggère une importante réduction du cabinet et de l’appareil gouvernemental.Toutefois, des adjoints du premier ministre avancent l’idée que l’accent qui sera mis sur l’économie, au cours des prochaines semaines, rendra anciens travaillent toute l’année dans la solitude, recevant les clients chez eux.II y a tout de même une dizaine de librairies à Montréal qui vendent des livres anciens.Elles étaient tous au rendez-vous annuel, ainsi que des libraires des autres régions du Québec, des autres provinces, un de France et un des États-Unis.Les marchands américains sont habituellement plus nombreux.M.Côté attribue cette absence à la TPS, sans hésitation.« Un libraire qui déclare un inventaire de 40 000 $ doit payer 7%.C’est beaucoup», signale M.Côté.Il sera remboursé, du moins partiellement, à son retour aux Etats-Unis, mais qu’importe, la gestion de la taxe en éloigne plusieurs.Le Salon a également accueilli cette année un très jeune marchand.Guillaume G ingras, le «trouveur de trésors », qui entend se spécialiser en littérature pour enfants.Il a six ans et son livre préféré est un exemplaire tout rabougri des Aventures de la bande Miquel.Son père, Richard G ingras, tient la librairie « Le chercheur de trésors».« Guillaume entend parler de livres anciens depuis qu’il est né.Cette année, il voulait venir au Salon », dit-il.Guillaume a d’ailleurs un bon filon car chez les libraires de langue française, personne ne se spécialise en littérature pour enfants.Ce qui n’est pas le cas pour les libraires de langue anglaise qui ne craignent pas de demander 500 $ pour une jolie édition de U'innie the Pooh.Il y a en revanche beaucoup de bandes dessinées en français.Les anglophones ont également bon nombre d’ouvrages sur l’histoire des sports, ce dont la communauté de langue française se fiche éperdument.Les choses les plus étranges deviennent soudainement en vogue.Cette année par exemple, l’histoire du show-business a été en demande, s’étendant à un intérêt pour tout ce qui touche le spectacles, les costumes et même les programmes.En littérature, il y a par exemple quelques mordus de Maria Chapdelaine qui s’arrachent les éditions en japonais, ou celles avec des jaquettes rares.De tout, vous dis-je ! : * «- m )i i PHOTO NORMAND BLOUIN Un des organisateurs du Salon du livre ancien de Montréal, M.François Côté, tient entre ses mains L’art du tourneur mécanicien, imprimé en 1775.L’ouvrage explique le tournage des pièces et contient de nombreuses illustrations.Les professeurs de la CSN s’objectent à toute évaluation externe dans les cégeps Isabelle Paré probablement nécessaire le maintien en poste des ministres du cabinet, surtout des gens comme M.Wilson et le ministre des Finances, Don Ma-zankowski.« On aura besoin de l’expertise des ministres économiques pour mettre en marche certaines des nouvelles initiatives de nature économique », a expliqué un responsable.La nature de ces initiatives sera vraisemblablement déterminée par l’état des finances du pays.M.Mazankowski a d’ailleurs passé une partie de la semaine dernière avec un sous-comité du cabinet sur les finances, tentant de déterminer la façon de réduire les dépenses gouvernementales.Cette démarche se poursuivra lors de réunions du cabinet, demain et jeudi, et ses résultats seront probablement annoncés plus tard au cours du mois.LES 10000 PROFESSEURS du collégial affiliés à la CSN craignent d’être les « boucs émissaires » de la réforme de l’enseignement collégial et s’objectent vivement contre toute forme d'évaluation externe dans les cégeps.« Est-ce parce que les professeurs enseignent mal qu’il y a du décrochage ?Est-ce parce que les professeurs enseignent mal qu’il n’y a pas assez d’étudiants au secteur technique ?», a lancé hier Mme Céline Lamontagne, vice-présidente de la CSN.Visiblement sur la défensive, les porte-parole des professeurs de cégeps ont exprimé leur crainte de devenir les « boucs émissaires » de la réforme qui s’amorce dans les cégeps.« Il ne faut pas mettre tout le tort sur les mêmes personnes et dire qu’il n’y a qu’un seul coupable », a ajouté Mme Lamontagne, critiquant le poids donné à l’évaluation des professeurs dans ce débat.En fait, les professeurs n’ont pas peur d'être évalués, mais s’opposent au modèle « externe » proposé à maintes reprises depuis le début de la commission parlementaire sur les cégeps, a précisé hier M.Denis Choi-nière, président de la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ) qui regroupe 11 000 des 16000 professeurs de cégeps.« Un système d’évaluation serait coûteux, inutile et à long terme source d’effets néfastes sur le climat de travail», lit-on dans le mémoire de la FNEEQ.Pour la Fédération, les mécanismes existants sont tout à fait suffisants pour « faire une évaluation correcte » des cégeps.Plus encore, le ministère dispose de tous les pouvoirs d’intervention et n’a pas à abdiquer « ses responsabilités », relance M.Choinière.« On ne veut pas d’un mécanisme qui suppose que tout le monde est mauvais.Les cas problèmes peuvent déjà être réglés par des mesures disciplinaires », a ajouté ce dernier.Plus encore, dans son mémoire qui sera présenté mardi à Québec, la FNEEQ-CSN s’objecte contre « tous les incitatifs à la compétition entre les institutions (.:), notamment la publication d’indicateurs de performance et de palmarès».D’entrée de jeu, la FNEEQ affirme que ces membres font « du bon travail » et opte pour le maintien des cégeps sous leur forme actuelle.On tient aussi à ce que le statu quo soit préservé en ce qui a trait aux cours obligatoires.« Il n’y a aucune démonstration qui nous indique d’enlever les cours de philo ou d’éducation physique.Les entreprises sont satisfaites de la capacité de jugement et d’analyse des élèves.Par contre, il faut resserrer le choix des cours complémentai- res», a affirmé M.Choinière.La FNEEQ croit que l’accès à une formation de base polyvalente et renforcée doit guider la présente réforme.Autre priorité : faciliter l’accès des adultes au cégep, notamment par la gratuité des études à temps partiel et la création de DEC accélérés.D’ailleurs, au secteur professionnel, la FNEEQ réitère sa proposition d’exiger qu’un minimum legal de 2 % de la masse salariale des entreprises soit investi dans la formation professionnelle et que les stages d’études en milieu de travail et les formules d’alternance travail-études soient plus développés.Les professeurs de cégeps s’opposent aussi à toute entrave à la gratuité scolaire au collégial ainsi qu’à des pénalités infligées aux étudiants qui tardent à finir leur cégep.Finalement, les professeurs affiliés à la CSN souhaitent qu’au terme de cette longue commission parlementaire, toutes les orientations que retiendra le gouvernement fassent l’objet d’une nouvelle consultation publique avant d’être appliquées.Apeurés par le ticket modérateur, des gens âgés diminuent trop leur consommation de médicaments QUÉBEC (PC) - Au risque d'aggraver leur état de santé, des gens âgés ont diminué leur consommation de médicaments depuis l’entrée en vigueur, le 15 mai dernier, d’un ticket modérateur de 2 $ sur chaque ordonnance, révèle une enquête auprès des pharmaciens propriétaires du Québec.Ceux-ci rapportent au moins deux cas d'hospitalisation attribuables à la prise insuffisante de médicaments contre l’hypertension.Dans un cas extrême, une personne âgée aurait même signifié son désir de renoncer à toute médication, proclamant sa volonté de mourir pour ne plus être iip fardeau pour la société.L’enquête réalisée par Jean-Pierre Grégoire, professeur à l’École de pharmacie de l'Université Laval, avait pour but de quantifier l’effet du ticket modérateur sur l’utilisation du pilulier hebdomadaire, mieux connu sous le nom de « Do-selt ».Ce pilulier comporte quatre rangées de cases par journée pour autant de médicaments à consommer quotidiennement.Les personnes âgées ont ainsi la possibilité de mieux gérer l'absorption des remèdes en évitant les erreurs et les oublis.L'enquête a porté sur le nombre d'utilisateurs du pilulier durant la semaine précédant le 15 mai et, durant les semaines qui ont suivi, sur le nombre des clients ayant refusé de payer les 2 $ supplémentaires ou ayant abandonné ce système.La personne âgée à qui on prescrit la prise quotidienne de quatre médicaments différents doit débourser désormais 8 $ par semaine, soit 32 $ par mois.Mais plusieurs aînés ignorent encore que le gouvernement a fixé un plafond annuel de KM) $ pour les frais de médicaments.Dans la crainte, sans fondement, d’avoir à défrayer près de 400 $ par année pour leurs médicaments, plusieurs ont préféré abandonner l’usage du pilulier, soutient M.Grégoire.« L’enquête montre que 60 % des gens qui bénéficiaient du service du pilulier avant le ticket modérateur ont demandé à être servis dans des fioles traditionnelles.Certains achètent des piluliers qu’ils remplissent eux-mêmes avec des erreurs possibles», affirme-t-il.Grâce à l’appui financier de l’Association des pharmaciens propriétaires du Québec, l'enquête s’est sol dée par l’acheminement de 1253 questionnaires à tous les pharmaciens propriétaires.Le taux de réponse s’est élevé à 44%.Parmi ces pharmaciens, 116 ont indiqué qu'ils n’offraient pas le service de pilulier, tandis que 437 autres ont rapporté dans leurs réponses au questionnaire 115 cas de personnes âgées qui avaient diminué leur consommation de médicaments en étirant notamment leurs ordonnances.M.Pierre Boucher, porte-parole de la Régie de l’Assurance-maladie du Québec (RAMQ), fait valoir que l’imposition de frais de 2 $ sur les ordonnances aux personnes âgées suscite de nouveaux modes de présentation des médicaments, tel celui du pilulier mensuel sous contenant alvéolaire scellé, qui permettent de réduire l’impact du ticket modérateur pour l'usager.« Par ce ticket modérateur, le gouvernement a, entre autres, voulu baliser les motifs thérapeutiques pour délivrer des médicaments sur une bas hebdomadaire.On s’est aperçu que les médicaments à la semaine s’étaient étendus à beaucoup de monde dans certaines régions en particulier.« Chaque pharmacien reçoit 5,40 $ par ordonnance.S’il délivre cinq prescriptions par semaine à un client, cela représente plus de 27 $ par semaine et au-delà de 108 $ par • mois», explique M.Boucher.La personne âgée percevant le maximum des prestations de revenu garanti est exemptée du ticket modérateur.Depuis le 25 juin, soit un mois après l’entrée en vigueur de la mesure, 69 000 cartes temporaires d'exemption ont été émises par la RAMQ tandis que les cartes permanentes ont commencé à être distribuées le 8 octobre.Elles sont valides jusqu'au 31 mai 1993; après quoi, elles le seront pour une période d’un an.La personne âgée inadmissible à l’exemption et qui a déjà atteint le plafond annuel de 100 $ au ticket modérateur obtiendra un remboursement à compter du 15 novembre.Les remboursements seront ensuite expédiés aux quatre mois à compter du 1er février 1993.M.Boucher qualifie de « minimes » les frais administratifs associés à l’existence du ticket modérateur puisque les informations sont recueillies à partir des facturations des pharmaciens.Le gouvernement prévoit faire une économie de 35 millions $ grâce au ticket modérateur.Le Hir insiste sur l’importance de l’enseignement technique Isabelle À TROP se préoccuper des plaies du secteur général au cégep, on finit par oublier que des problèmes sérieux minent encore la formation professionnelle au Québec, a mis en garde hier l’Association des manufacturiers du Québec (AMQ).« Du côté de la formation professionnelle, on se tape dans le dos et on s’envoie des fleurs.Or la réalité (.) nous montre clairement que le temps n’est pas aux accolades », a soutenu hier M.Richard Le Hir, commentant le début des travaux de la commission parlementaire sur l’avenir des cégeps.Des améliorations importantes doivent être apportées au secteur professionnel, a insisté ce dernier.Car il reste 78 professions affectées par une pénurie de main-d’oeuvre au Québec, notamment dans le secteur des produits pharmaceutiques, du génie électronique et du génie mécanique.« C’est évident que des entreprises, malgré le chômage, ne trouvent pas de personnel.Cela influence le choix des entreprises à venir s’installer au Québec», a expliqué M.Le Hir.La facilité actuelle des étudiants du secteur technique à s’insérer dans le marché du travail ne permet nullement de conclure que tout va rondement dans ce secteur d’études, soutient l’AMQ.En fait, cette performance est en grande partie due à l’écart qui persiste entre les besoins des entreprises et la faible disponibilité de techniciens diplômés au Québec, ajoute-t-on.Plus encore, la proportion des étudiants inscrits au secteur technique dans le réseau collégial a diminué de 26 % entre 1980 et 1989 et continue de s’éroder.Bref, l’Association des manufacturiers souhaite que la commission parlementaire ne soit pas « aveuglée » par les problèmes du secteur général et n’évacue ceux que connaît le secteur technique.Des politiques de reconnaissance des acquis, des crédits d’impôts à_la formation, une politique de contrôle de la qualité de l’enseignement, l’harmonisation des programmes techniques au secondaire et une campagne de valorisation de la formation professionnelle feront partie des solutions qu’entend suggérer prochainement l’AMQ lors de son passage en commission parlementaire.Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme 4 ¦ Le Devoir, lundi 9 novembre 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Municipalités les dépenses qui leur sont liées, Multi Réso a constaté que 57 % des répondants « estiment que le gouvernement municipal leur donne des services en proportion de l’argent qu’ils paient en impôt alors que cette proportion est de 40 % dans le cas du gouvernement provincial et de 34 % dans celui du fédéral.» Pour ce qui est du profil socio-démographique des gens qui jugent que le municipal leur en donne plus pour leur argent, 62 % d’entre eux ont 35 ans et plus, 69 % gagnent un revenu d’au moins 60 000 $, et 62 % sont propriétaires.À la décharge du fédéral et du provincial, il faut préciser, de signaler M.Gagné, que ces deux ordres de gourvernement étant l’objet d’une attention constante et plus intense de la part des médias, il est évident que.la population en connaît mieux les problèmes.Pour 49 % des Québécois, soit 4 % de plus que l’an dernier, le municipal serait le niveau administratif le mieux géré ou le plus efficient.Seulement 15 % des citoyens estiment que c’est le provincial, soit une baisse prononcée de 6 % par rapport à l’an dernier.Quant au fédéral, il obtient 12 % des votes, soit un gain de 4 % sur l'an dernier.Fait intéressant, le quart de la population s’est dit dans l’impossibilité d’identifier l’ordre de gouvernement le mieux géré.Ce recul enregistré au cours des douze derniers mois par le provincial est attribuable en grande partie, d’après M.Gagné, aux problèmes économiques qui, cette année, se sont manifestés de façon plus spectaculaire qu’en 1991.Dans l’esprit des électeurs, les politiques émanant de l'État provincial ont plus d’impact ou d’influence sur la vie économique que les politiques élaborées par les autres niveaux.« Le chômage, par exemple, est lié à la capacité d’action du provincial », a spécifié M.Gagné.Kn outre, le sondeur de Multi Réso a jugé que la réforme municipale menée et défendue par le ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, a eu un effet insidieux sur la notoriété du provincial.Dans la foulée de la polémique que cette réforme a provoquée, les maires et leurs collaborateurs, de penser M.Gagné, sont passés pour des victimes aux yeux de l’opinion publique.Au chapitre de l’évaluation par la population de la qualité des services administrés par le municipal, Multi Réso a noté que la satisfaction globale était « remarquablement élevé », soit 81 %.Pas moins de 53 % « des citoyens croient que leur municipalité pourrait difficilement réduire ses dépenses tout en maintenant ses services actuels alors que 32 % croient qu’elle pourrait facilement le faire.» De plus, 70% des Québécois affirment que l’administration commune ou plutôt le regroupement de services de plusieurs municipalités « permettrait de donner d’aussi bons services à meilleurs coûts.21 % ne sont pas d’accord avec cet énoncé.Cette opinion est plus répandue chez les jeunes de 18 à 24 ans (81 %) ainsi que chez ceux qui ont des revenus de 60 000$ et plus (77%).» « Reflet d’un contexte économique plutôt difficile, de soulever M.Gagné, une majorité (53%) de répondants disent qu’il serait plus juste que chaque service municipal soit payé uniquement par ceux qui utilisent ce service et non par tous les citoyens.» Kn ce qui concerne les municipalités régionales de comté (MRC), douze ans après leur création Multi Réso a observé que le tiers de la population savait que leur municipalité faisait partie d’une MRC; 27% ont répondu qu’elle n’en faisait partie et 39% n’ont pu se prononcer.Knfin, l’intérêt des Québécois pour les affaires municipales, provinciales et fédérales a enregistré un recul marqué de 8 % depuis l’an dernier.« Je pense que ce recul correspond à la morosité qui caractérise la société d’aujourd’hui », de conclure M.Gagné.4 Dubcek ble répression d’après 1968, politicien représentant une autre époque et un espoir utopique (le « communisme réformé », équivalent politique de la « glace bouillante »), Dubcek était tout de même resté, pour les Tchèques et les Slovaques, le grand-père aimé et un authentique martyr national (binational, dirait-on plutôt aujourd’hui).Son retour miraculeux sur l’avant-scène, même s’il fut de courte durée, était une revanche extraordinaire pour les forces de la liberté et de la souveraineté nationale.Ne serait-ce que pour le souvenir de ces images bouleversantes du grand-père sorti de sa prison pour venir étreindre le peuple, un soir inattendu de novembre, Dubcek reste un symbole d’espoir.Mais l’homme de la Révolution de velours, ce ne fut pas lui : ce fut Vaclav Havel, adversaire depuis toujours du régime communiste dans son essence et pure incarnation de l’idéologie des « droits de l’homme ».Le fauteuil de président de l’Assemblée fédérale qu’on lui offrit après journées chaudes de novembre n’avait en conséquence qu’une valeur symbolique, correspondant d’ailleurs à ce que fut son apport final.Malchance encore, malchance toujours : aux élections législatives de juin 1992, sa liste électorale — la seule résolument fédéraliste de Slovaquie — fut laminée par les électeurs.Des électeurs qui, en Bohême-Moravie, se sont plutôt jetés à corps perdu dans le néo-libéralisme de Vaclav Klaus, et en Slovaquie dans le national-patriotisme de Vladimir Meciar.Le nationalisme fut d’ailleurs toujours étranger à Alexandre Dubcek, cet homme qui aura vu avec amertume, au soir de sa vie, son cher pays fédéral et binational se couper en deux.Malchanceux jusqu’au bout, Alexandre Dubcek a trouvé la mort sur une route glissante, à l’image de sa carrière.Héros tragique d’une expérience condamnée qu’il tenta en toute sincérité, cet homme simple et affable incarnera à jamais l’honnêteté en politique.Et l'idée bizarre — mais qu’il faudra toujours défendre — que la douceur et la bonne volonté peuvent encore avoir leur place dans les durs jeux du pouvoir.4 Berlin centaines d'anarchistes aux forces de l’ordre.De nombreuses personnes étaient interpellées.Helmut Kohl a condamné les extrémistes de gauche et de droite qui, a-t-il dit dans un communiqué publié après le défilé, « ont tenté de souiller l’image de 300 000 personnes manifestant pacifiquement contre la violence ».« Ils ont voulu ternir l’image internationale de Berlin et de l’Allemagne mais ils n’y parviendront pas.» Le chef de l’État allemand, Richard von Weizsaecker, a demandé à ses compatriotes de faire davantage pour défendre la démocratie contre l'extrême droite.« Nous ne devrions jamais oublier pourquoi la Première République allemande a échoué : non pas parce qu'il y avait trop de nazis dans les premiers temps mais parce qu’il n’y a pas eu suffisamment de démocrates pendant trop longtemps », a-t-il dit.Outre le chancelier Helmut Kohl et Richard von Weizsaecker, étaient présents à la manifestralion les présidents des principaux partis, des syndicats, les représentants des Églises et de grands industriels.Venus en trains, en cars ou en voitures de tout le pays, les manifestants, partis symboliquement de deux points distincts de l’ancienne métropole divisée — l’un à l’est, l’autre à l’ouest — ont convergé en chantant des slogans anti racistes vers le centre de l’ancien Berlin-Est.Les manifestants se sont ensuite rassemblés dans le parc du Lustgar-ten, sur l’avenue Unter den Linden, où l’ex-régime communiste de RDA organisait les défilés militaires.La manifestation, dont le slogan était le préambule de la constitution allemande — « La dignité humaine est intangible » — s’est tenue à la veille du 9 novembre, qui commémore en Allemagne à la fois l’ouverture du mur de Berlin il y a trois ans et la « nuit de cristal » de 1938, premier pogrom d’ampleur nationale dans l’Allemagne nazie.La participation y a été beaucoup plus importante que pour les défilés néo-nazis de ces derniers mois.L’extrême-gauche allemande, à l’instar des Verts qui avaient refusé de défiler, accuse le gouvernement d’avoir largement contribué à développer les sentiments racistes dans la population en dénonçant régulièrement l’afflux de demandeurs d’asile dans le pays (450 000 attendus cette année).En dehors de ces incidents spectaculaires, la manifestation, en rassemblant 300 000 personnes selon les estimations de la police, a largement dépassé les prévisions des organisateurs qui attendaient 80 000 participants.Jamais Berlin n’avait connu une manifestation de cette ampleur depuis le 4 novembre 1989, où plus d’un demi-million de personnes s’étaient rassemblées dans le centre de Ber-Un-Est pour réclamer l’instauration de la démocratie en RDA.Pour la première fois depuis la création de la RFA en 1949, les plus hauts responsables politiques allemands avaient appelé la population à sortir de son apathie et à se mobiliser massivement contre la xénophobie pour rassurer l’étranger et prouver la soUdité de la démocratie allemande.La télévision pubUque ARD a amplifié la portée de la manifestation en la retransmettant en direct.« Nous nous faisons du souci pour l’AUemagne», a déclaré le président von Weizsaecker dans un discours au ton grave et chargé de références à l’histoire totaütaire du pays.Rappelant que 1800 actes de violences avait été commis depuis le début de l’année par l’extrême-droite, faisant déjà 10 morts, M.von Weizsaecker a encore déclaré : « Et que faisons nous pour nous y opposer?Minimiser les choses?Détourner le regard?Nous habituer à la barbarie quotidienne?Nous ne devons plus jamais faire cela».L’académie Goncourt lance aujourd’hui la saison des grands prix littéraires 4 Aspirants chez la clientèle la moins acheteuse des conservateurs ces jours-ci, c’est-à-dire les femmes.Non seulement l’échec du projet de loi sur l'avortement, dont elle avait hérité, n’a lui a pas fait de tort, mais avec sa loi sur le consentement, destinée à mieux protéger les victimes de viol, elle avait réussi le tour de force d’arracher quelques bons mots à la redoutable présidente du Comité d’action sur le statut de la femme Judy Rebick.En contrepartie, les ouvertures de Kim Campbell ont hérissé les tradi-tionnalistes du parti qui trouvent en Marie-Bénédicte Allaire de l’agence Reuter PARIS — Le menu est tenu secret jusqu’à la date fatidique, le nom du lauréat aussi.Les dix jurés de l’académie Goncourt, réunis au restaurant Drouant, décernent aujourd’hui le prix littéraire le plus prestigieux de France.Il existe plus de 1500 prix.Mais les plus renommés, tous remis en novembre, ont pour nom Goncourt et Renaudot (le 9), Médicis et Fémina (le 16), et Interallié (le 24).S’ils sont régulièrement vilipendés, les prix n’en demeurent pas moins une institution, qui déborde le petit monde de l’édition et de la librairie.Le cérémonial qui les entoure n’y est sans doute pas étranger.Le nom du lauréat du Goncourt est proclamé depuis le restaurant Drouant, siège de l’académie depuis 1914, dans une atmosphère fébrile.Les membres du jury, présidé par Hervé Bazin, arrivent vers 10 h 30 et s’enferment dans le salon Goncourt pour délibérer.Si la majorité absolue des votants n’est pas réunie sur un nom, la majorité relative l’emporte.Vers 13 h, le nom du vainqueur est proclamé par haut-parleur sur la place Gaillon où s’est assemblée la presse.Les moyens d’impression modernes permettent à l’éditeur de déclencher immédiatement des réimpressions, afin d’alimenter dès le lendemain ou le surlendemain les piles des libraires.« Pour un Goncourt, on peut retirer en 24 heures, 100 000 exemplaires », explique Hélène de Saint-Hypolite, des éditions Gallimard.Pour les autres prix, la réimpres- sion sera en moyenne de 40 000 à 60 000 exemplaires.Chaque livre est ceint d’un bandeau rouge, indiquant sa distinction toute fraîche.« Le bandeau fait vendre.Même s’il y a une banalisation, le fait d'avoir un prix reste porteur », estime Didier Maf-fray, de la librairie Dédale.Créé en 1903, comme l’avaient voulu les historiens-écrivains Edmond et Jules de Goncourt, le prix du même nom reste la récompense littéraire la plus convoitée par éditeurs et écrivains.Ce n’est certes pas pour le pécule : la rente annuelle de 5000 à 6000 FF ( 1200 à 1500 $) des origines a fondu avec les dévaluations successives pour arriver à la somme symbolique de 50 FF (moins de 10$).Le Goncourt peut cependant rapporter très gros à l’auteur et à son éditeur.Toutes collections confondues — poches et clubs comprises —, un prix Goncourt peut atteindre 1 million à 1,5 million d’exemplaires, dont les ventes sont étalées sur toute l’année.Le livre de Jean Rouaud, vainqueur surprise en 1990, avait été tiré dans un premier temps à 4000 exemplaires, déclare Jérome Lindon, directeur des Éditions de Minuit.Les champs d’honneur s’est vendu à 600000 exemplaires.Chez Gallimard, qui n’a pas, il est vrai, remporté le Goncourt depuis plusieurs années, on se console en soulignant qu’un « bon Fémina », comme Le Zèbre, d’Alexandre Jardin (1988), peut se vendre à 400 000 exemplaires, dépassant certains « petits Goncourt » qui n’iront pas au-delà de 250 000 exemplaires.Dans un secteur économique en crise, les prix littéraires restent une aubaine.Et les gros éditeurs — Gallimard, Grasset, le Seuil, ironique- ment appelées par leurs détracteurs les « Galügrasseuil » — se partagent chaque année la part du lion.Les commentateurs glosent régulièrement sur les intrigues qui président à la remise des prix.« On dit toujours qu’il y a une entente entre nous, que nous monopolisons les prix littéraires, c’est faux », s’insurge Hélène de Saint-Hypolite, de Gallimard.« Il faut bien dire que ce sont les maisons qui publient le plus de livres », reconnaît Jérôme Lindon, de Minuit, avant de relever que les jurés des prix sont souvent publiés chez ces mêmes éditeurs.Un cercle vicieux que dénoncent des übraires soucieux de faire leur métier autrement qu’en vendant des livres au kilo.« Les prix tournent toujours autour de trois ou quatre maisons.Il faudrait de temps en temps une bouffée d’air», estime Lydia Aveline de la librairie Le Cerf-volant à Paris.Faut-il pour autant brûler les prix ?« À partir du moment où cela fait lire, c’est bien », estime le libraire Didier Maffray.Il souligne au passage que les prix de lecteurs comme le Livre-Inter, ou le prix des Lectrices de Elle, sont souvent « plus intéressants, car ils ne sont pas soumis aux mêmes influences».Quand au directeur de Minuit, il estime que « si on donnait le prix Goncourt chaque année à un écrivain inconnu dont ce serait le premier livre, on se tromperait souvent et le prix n’aurait pas la même réputation au bout du compte ».Et de citer la jolie phrase de Robert Sabatier, juré du Goncourt, lorsqu’un des auteurs fétiches de Minuit, Marguerite Duras, avait remporté la timbale pour L'Amant, en 1984 : « Cette année, Goncourt a eu le Duras.» Perrin Beatty une valeur plus sûre à leur goût.Au début de la quarantaine, le ministre ontarien compte en effet 20 ans de politique active jalonnés de positions fort divergentes de celles de sa collègue.En 1988, au moment où Kim Campbell, alors députée provinciale de la Colombie-Britannique, affichait ouvertement sa dissidence face aux politiques anti-avortement du gouvernement Vander Zalm, Perrin Beatty votait ainsi aux Communes contre tout recours à l’avortement à moins que la vie de la mère ne soit en danger.Ses attaches parmi les conservateurs de longue date sont solides.Par exemple, la semaine dernière à Toronto, c’est l’ancien premier ministre albertain Peter Lougheed qui présidait le souper-bénéfice en son honneur, lequel se déroulait à l’Al-bany Club, sanctuaire par excellence des bleus bon teint de Toronto.Ses critiques par contre reprochent à Perrin Beatty une carrière ministérielle jonchée de châteaux de sable.À la Défense nationale, il avait accouché d’un Livre blanc dont l’encre avait à peine séchée qu’il était dépassé.Son départ de ce ministère avait été immédiatement suivi de l’abandon d'un projet d’achat de sous-marins nucléaires, projet qu’il avait conçu.Et dès qu’il a quitté la Santé pour les Communications, le gouvernement fédéral a définitivement renoncé à un programme national de garderies, programme que le ministre Beatty avait gardé sur la glace pendant deux ans.4 Journalistes physique était encouragée par des autocollants distribués par des militants invitant à gifler les journalistes » ont ajouté les journalistes dans leur communiqué.« Si tu rencontres un journaliste, gifle-le.Si tu ne sais pas pourquoi lui le sait», proclame l’autocollant.Jean-Marie Le Pen a ponctué ses discours à la convention de son parti, puis à la fête « Bleu Blanc Rouge », de violentes attaques contre la presse après la diffusion jeudi soir sur France-2 d’un reportage sur les 20 ans du FN.Il a reproché à des « journalistes partisans » de participer à une « gigantesque opération de pollution intellectuelle » contre l’extrême droite et a proposé de « réglementer » le pouvoir médiatique par une loi constitutionnelle.Le prix Brive-Montréal à un Québécois prolifique Michel Dolbec PHOTO AP Le premier ministre Mulroney, de passage à New York samedi, félicite Josie de Guzman et Torn Wopat de la comédie musicale Guys and Dolls, présentée au théâtre Martin Beck sur Broadway.9 novembre par la PC et l’AP 1991 : mort du chanteur et comédien Yves Montand, à Paris, d’un infarctus, à l'âge de 70 ans; des scientifiques réalisent un pas important en provoquant la fusion nucléaire dans un réacteur.1989 le mur de Berlin tombe.1985: battant Anatoly Karpov, tenant du titre depuis 10 ans, Garry Kasparov devient champion du monde d’échecs.1978: Québec autorise la vente du vin dans les épiceries.1977: les avions israéliens bombardent deux villages au Sud-Liban, luant au moins 60 personnes, selon le gouvernement libanais.de la Presse canadienne BRIVE-LA-GAILLARDE - L’écrivain montréalais Daniel Sernine a remporté hier le prix 12-17 Brive-Montréal de littérature pour adolescents, pour son roman fantastique Le cercle de Khaleb.Cette récompense, créée l’an dernier et dotée d’une bourse de 5000 $, lui a été décernée à la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), jumelée depuis trois ans au Salon du livre de Montréal, qui s’ouvre par ailleurs jeudi prochain.Comme son nom l’indique, le Prix Brive-Montréal est destiné aux auteurs qui s’adressent aux lecteurs de 12 à 17 ans.Il est remis à deux lauréats, un Québécois et un Français, choisis par des jurys de trois membres siégeant simultanément à Brive et à Montréal.Le gagnant français est Yves Heurté, pour Le Passage du Gitan, publié chez Gallimard.' Âgé de 37 ans, Daniel Sernine, avec ses airs d’adolescent habité par les phénomènes bizarres et surnaturels, apparaît comme un écrivain particulièrement prolifique.Il a déjà publié 26 livres de science-fiction et de fantastique, deux styles qui « donnent plus de liberté, plus de place non seulement à l’imaginaire de l’auteur mais aussi à celui du lecteur ».Le Cercle de Khaleb (du nom que portait la ville d’Alep, en Syrie, à l'époque de l’empire assyrien) est le huitième roman d’une série.Il est la suite du Cercle violet, pour lequel Sernine avait remporté en 19M le Prix du Conseil des Arts du Canada.Avec ce « premier prix international », l’écrivain montréalais, dont quatre romans ont été traduits en anglais, espère voir s’ouvrir en France des portes qui, jusqu’ici, sont restées obstinément closes.« Ça va sûrement me donner plus de visibilité au Québec et en France, souligne-t-il.Je crois que mon éditeur, la maison Héritage, pourra tabler là-dessus pour la distribution en France du roman et éventuellement de la collection.» Le Prix 12-17 est le principal résultat du jumelage réalisé en 1990 entre le Salon du livre de Montréal et la Foire du livre de Brive.Fondée il y a 11 ans, celle-ci est devenue le rendez-vous obligé du tout-Paris de la littérature et de l’édition, d’autant plus qu’elle se tient au moment où s’ouvre la ronde des grands prix littéraires.Cette grande fête du livre se déroule dans un climat de convivialité où — quoi de plus normal au pays du foie gras, du confit de canard, des truffes, des cèpes et des morilles ?— les bonnes lectures se marient à la ' bonne chère.En trois jours, environ 100 000 personnes sont entrées gratuitement dans la grande halle du marché de Brive-la-Gaillarde chanté par Georges Brassens pour rencontrer quelques-uns des 350 écrivains venus de Paris à bord du (gastronomique) , Train du livre.On croisait ce week- ¦ end dans la cité corrézienne la plupart des grandes vedettes du roman français, des « goncourables »¦.comme Besson, Veilletet ou Vitoux, et des académiciens comme François Nourissier et Robert Sabatier.Dans cette foule se trouvaient un peu plus d’une demi-douzaine d’écri- ; vains québécois, notamment Jacques Godboul, le médiéviste Paul Zumthor (La Traversée) et Flora Balzano (Soigne ta chute).11 n’y avait, par ailleurs, qu’un seul gros: éditeur, Boréal, représenté par son.tout-puissant directeur exécutif, Pascal Assathiany.« C'est déjà un tour de force d’amener sept de nos auteurs ici, sou-ligne Francine Bois, la directrice gé nérale du Salon du livre de Montréal.-Éventuellement, il y en aura plus.(Inné peut que progresser mais déjà on fait notre part pour améliorer les; choses, pour susciter un intérêt, pour, mieux faire connaître nos écrivains.-On pose les premières pierres de l’édifice.» Le patron de la Foire de Brive,.Marcel Martina, prédit lui aussi quel les liens entre les deux événements: ne pourront que se développer.« Dans cette opération de sensibi-: lisation à la lecture, nous avons uni objectif prioritaire, explique-t-il.C’est la défense de la langue française.Il est donc tout à fait naturel; de chercher à se renforcer par le jumelage avec le Salon du livre de; Montréal, qui a un rôle capital à jouer.Pour moi, Montréal doit de-; venir le premier salon mondial du li-: vre francophone.» Le jury montréalais du Prix 12-17: était présidé par Michèle Prévost.L’an dernier, le prix avait été dé-: cerné, du côté québécois, à l’auteur Denis Côté.pannnpocTion L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes * ITntormatlon générale et métropolitaine Claude Beauregard, Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, Jean-Denis Lamoureux, Louis-Guy L'Heu reux Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Paré.Laurent Soumis.Guy Taillefer, Danny Vear, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), à l’Information culturelle Michel Bélair (responsable).Yves D’Avignon, Paule Des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); à l'Information économique Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte jean-Pierre Legault, Serge Truffaut.Claude Turcotte, è l'Information Internationale: Jocelyn Coulon (responsable).François Brousseàu (éditorialiste), Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique Josée Boileau, Jean Dion, Pierre O’Neill , Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire é Ottawa), a l'information sportive Roland-Yves Carignan; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon Jean Sébastien (commis et techniciens), Danielle Cantara.Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes) Marie-Hélène Alarie (secrétaire à ta rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE Lise Millette (directrice) Jacqueline Avril Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires), Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire à l'administration), Raymonde Guay (responsable du tinancement privé) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Christlanne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.Nathalie Thabet LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Françoise Coulombe, Josée Lapointe.Sylvie Laporte, Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Olivier Spécial LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, 7743 ruo Bourdeau, une division de Imprimeries Oueber.or Inr , 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée é employer et è diltuser les intormatlons publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située au 775, bout Lebeau.St-Laurenl Envoi de publication Enregistrement no 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844-3361 ; Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) Is published daily by L Imprimerie Populaire, Limitée, 2tt rue Si-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $439 00 USD Second Class Postage paid at Champtam, N Y US POSTMASTER send address changes to Insa, P O Box 1518, Champlain, N Y 12919 1518 t ECONOMIE Le Devoir, lundi 9 novembre 1992 date heure lieu 09-11 09 h 00 Toronto 12-11 11 h 30 Toronto 12-11 16 h 00 Red Deer Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Imperial Life Assurance GW Utilities Parkland Industries RACHAT TOTAL D’UNE ÉMISSION Banque Nationale du Canada Symbole : NA.PR.U Valeurs : actions privilégiées de premier rang série 6.Modalités : dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société prévoit racheter aux détenteurs du titre susmentionné, inscrits à la date de clôture, à raison de 26,20 $ par action plus un dividende de 35 cents par action pour la période du 15 novembre au 31 décembre 1992.Date de clôture des registres : 15 novembre 1992.Date de paiement : 1er janvier 1993.RACHAT AU GRÉ DU DÉTENTEUR Abltlbl-Prlce Symbole : ABPR.PR.A Valeurs : actions privilégiées, 10%, cumulatives, rachetables au gré de la société et du détenteur, série F.Modalités : dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société prévoit un rachat au gré des détenteurs.Le taux serait de 11,50 $ par action plus les dividendes accumulés.Date d'échéance : 1er décembre 1992.Date de paiement : 1er janvier 1992.OFFRE D’ÉCHANGE D’ACHAT Donohue Symbole : DHC.B Valeurs : actions de catégorie B.Modalités : la société a présenté une offre d’échange d'actions visant la totalité de ses actions de catégorie B en circulation.Option : actions — 1,12 action avec droit de vote subordonne de catégorie A de Donohue pour chaque action de catégorie B de Donohue soumise à l'offre.L'offre sera conditionnelle à ce qu au moins 9 500 000 actions de catégorie B soient déposées en réponse à l’offre.Date d'échéance : 12 novembre 1992.OFFRE D'ACHAT SUR LE PARQUET Crownx _ _ Symboles: (CRX.PR.A, CRX.PR.B, CRX.PR.C, CRX.PR.D, CRX.PR.E, CRX.WT.B) Valeurs : actions privilégiées de catégorie I et de catégorie II.Modalités : la société Crownx a l’intention d’offrir de racheter la totalité ou une partie de ses actions privilégiées de catégorie I et de catégorie II.Les détenteurs de bons de souscription 1996 pourront déposer leurs bons de souscription comme s'ils étaient des actions privilégiées de catégorie II.Le montant maximum global des fonds qui seront disponibles pour racheter les actions privilégiées catégorie I, pour toutes les séries, est de 78,75 $ millions, et de 46,25$ millions pour le rachat des actions privilégiées de catégorie II.Crownx offrira de racheter ses actions privilégiées de catégorie I et de catégorie II aux prix suivants : Catégorie I — Série 1 16,50 $;Série 2 13,375 $; Série 3 13,25 $;Série 4 13,875$.Catégorie II — Série 1 8,625 $.Note : 384 326 actions privilégiées de catégorie II additionnelles peuvent être émises à l’exercice des bons de souscription 1996 en circulation.Dans la mesure où le montant maximal des fonds n'est pas compl tement utilisé pour l'une ou l'autre des catégories, tout excédent sera alloué à l'autre catégorie si une telle autre catégorie Qst surdéposée Date à heure de l'offre : Sur le parquet de la Bourse de Toronto, de 16 h 00 à 16 h 30, jeudi le 12 novembre 1992.PROJET DE RESTRUCTURATION Rolland Symbole : RL.A Valeurs : actions de catégorie A.Modalités : suite à l’achat au comptant de la totalité des actions de catégorie B votantes par Cascades, cette dernière a I intention de proposer aux actionnaires de la société un plan de restructuration lors d’une assemblée spéciale des actionnaires à être tenue prochainement._ Aux termes de ce plan, la totalité des actions de catégorie B émises et en circulation de la société serait convertie en actions de catégorie A (présentement non votantes), sur la base de 2,5 actions de catégorie A pour chaque action de catégorie B et un droit de vote par action serait attribué aux actions de catégorie A.DIVIDENDE Goodyear Canada Symbole : GT Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société, sauf avis contraire, ne versera plus de dividende sur le titre susmentionné à compter de la date normale de versement du dividende en décembre.Canadian General Investments Symbole : CG1 Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société versera un dividende consistant en un dividende régulier de 23 cents par action et un dividende .supplémentaire de 12,5 cents par action.Date de clôture des registres : 30 novembre 1992.Date de paiement : 15 décembre 1992.Third Canadian General Investments Trust Symbole : THD Valeurs : actions ordinaires.Modalités- la société versera un dividende consistant en un dividende régulier de 45 cents par action et un dividende supplémentaire de 25 cents par action.Date de clôture des registres : 30 novembre 1992.Date de paiement : 15 décembre 1992.CFS Group Symbole : CFZ Valeurs : actions ordinaires.4 .„ .Modalités : la société versera un dividende supplémentaire de 2,5 cents par action ordinaire.Date de clôture des registres : 12 novembre 1992.Date de paiement : 26 novembre 1992.Cassidy's Symbole : CYL Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société, sauf avis contraire, ne versera plus de dividende sur le titre susmentionné à compter de la date normale de versement du dividende en décembre.PROLONGATION DE L’OFFRE EN ESPÈCES Nova-Cogesco Resources Symbole : NCG Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société NCG Acquisition a prolongé soni offre au comptant visant à se porter acquéreure de 3 300 000 actions ordinaires de la société susmentionnée.L'offre est de 31 cents par action ordinaire soumise.• Note ¦ Si plus de 3 300 000 actions sont soumises a I offre et ne ’ sont pas retirées, l'initiateur prendra livraison et paiera au prorata ¦ les actions soumises et omettra les fractions.Date d'échéance : 9 novembre 1992.RETRAIT DE LA COTE Petrostar Petroleums • Symbole : PPE ¦ Valeurs : actions ordinaires.A ., .; Modalités : les actions ordinaires de la société seront retirees de la cote de la Bourse de Montréal à la fermeture des affaires le 19 • novembre 1992, à la demande de la société.Sceptre Resources Symbole: SRL.R.A ., .; Valeurs : actions privilégiées convertibles de deuxième rang, série ; A, à dividende de 7 %., , Modalités - en conséquence de l'échange du 5 novembre 1992 des actions privilégiées susmentionnées pour une somme en esDèces et des actions ordinaires ou exclusivement pour des actions ordinaires, les actions privilégiées série A seront retirees de la cote de la Bourse de Montréal à la fermeture des affaires le 9 novembre 1992.I renseianements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de loi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait être incomplet Ces renseignements sont fournis par Tassé A Associés, Limitée Turbulences dans les fiducies Serge Truffaut IL Y A un an, le Standard Trust sombrait.Il y a quelques semaines, on apprenait que le Central Guaranty TYustco serait dissous dans la Banque Toronto-Dominion.En juillet dernier, le Montréal Trust terminait le premier semestre 1992 en affichant une perte de 58 millions $.Pour une deuxieme année consécutive, la performance financière du Trust Général est bancale : les six premiers mois du présent exercice se sont soldés par l’inscription de 5 millions $ dans le rouge.Enfin, le Royal Trust, chef de file de la famille fiduciaire pendant des décennies, annonçait un trou de 243 millions $ en début de semaine dernière.Si certains joueurs, parmi les plus en vue de l’industrie des services fiduciaires, s’en tirent avec les honneurs de la guerre, pensons notamment au Canada Trust, il n’en reste pas moins que le quotidien de la majorité d’entre eux se conjugue avec tracas, avec d’énormes difficultés à régler.L’immobilier, avec ses Olympia and York, ses Bramalea et consorts, est le dénominateur commun de cette litanie de problèmes financiers à l’ampleur telle que lorsqu’elles ne tombent pas comme des mouches, ces sociétés cherchent par tous les moyens à se recapitaliser.Bref, cette industrie est prise entre l’arbre et l’écorce.D’autant que les acteurs de celle-ci risquent fort de se faire déborder par les banques.Ces dernières en effet se sont ajustées rapidement à la réforme fédérale des institutions financières en disposant, en avançant leurs pions dans le champ d’activités des services fiduciaires.Après que la CIBC eut fait l’acquisition du Morgan Trust, la Banque Royale achetait la Compagnie Trust International avant que la Banque Scotia ne fonde sa propre fiducie.Quant à la Banque de Montréal, bien avant que la loi ne soit en vigueur, elle s’était associée avec la Sun Life afin de dispenser des services fiduciaires.Et la Banque Nationale ?M.Alain Charbonneau, son porte-parole, a indiqué que cette institution avait décidé de pénétrer cette sphère d’activités.Reste à déterminer la méthode.Soit cette banque créera sa fiducie, soit elle fera l’acquisition d’une institution ayant actuellement pignon sur rue.Le dilemme Conséquemment à cette modification en profondeur du paysage financier, les sociétés de fiducie font face à un dilemme ; elles doivent solutionner leurs problèmes immobiliers simultanément à l’entrée des banques et à la volonté affichée de plusieurs d’entre elles d’exploiter les niches ou créneaux les plus payants de l’industrie.Les propos tenus à cet égard par M Ramsay R.Holmes, premier vice-président affaires corporatives de la Banque Scotia, sont très révélateurs de l’attitude des banques.« Avant de créer notre propre fiducie nous avons étudié la possibilité d’en acquérir une.À la faveur de cette démarche, on a constaté qu’agir de la sorte provoquerait d’énormes problèmes de dédoublements car toutes les entités que nous avions analysées proposaient des opérations ou services que les banques proposent ou exploitent quotidiennement.Ce que nous souhaitions, c’était d’acheter une fiducie cantonnée dans les services purement fiduciaires.C’est pour cela que nous avons opté pour la création de notre propre fiducie qui, incidemment, sera opérationnelle le 1er janvier prochain.» On se rappellera que le coup d’envoi à la réforme des institutions financières a été donné en juin dernier.S’il accepte de bonne grâce la venue des banques dans le champ fiduciaire, s’il se félicite de la permission accordée aux fiducies de dispenser des prêts commerciaux, M.John L.Evans, président et chef de la direction de l’Association des compagnies de fiducie du Canada, a exprimé au cours d’un entretien certaines inquiétudes quant à l’avenir de l’industrie mais également, voire surtout, quant à la compréhension par les autorités competentes des pouvoirs accordés par le législateur.« On a adopté un système de supervision et de réglementation plus efficace, ainsi qu’un régime de traitement réglementaire ressemblant davantage à celui des banques, du moins sur papier.Je dis ‘sur papier’ parce que les membres de notre association doutent sérieusement que l’égalité inscrite dans les textes de loi se traduise par une égalité de fait au moment de leur application.En d’autres termes, ils doutent fortement que la réglementation soit appliquée de la même façon à toutes les institutions.» Selon M.Evans, ce hiatus énorme, cette incompréhension entre dirigeants de fiducies et autorités réglementaires prend sa source dans les méthodes inhérentes à la qualification de la configuration financière propre à chaque société.« Nous avons l’impression que, trop souvent, le niveau des réserves générales exigées par les responsables de la réglementation est davantage fonction de la taille du prêteur et de la structure de propriété de l’institution que de la qualité des éléments d’actifs eux-mêmes.» En outre, « nous constatons que les jugements imposés par le personnel de supervision quant à la valeur de ces éléments d’actifs semblent parfois arbitraires et sans fondement dans la réalité du marché.Nous estimons qu’il est encore plus important que les mêmes méthodes soient appliquées à tous les éléments d’actif de toutes les institutions, ce qui n’est pas le cas, selon nous, à l’heure actuelle.Pour être plus précis, nous ne croyons pas que l’avoir des banques soit assujetti — et de loin — au même examen rigoureux qui est appliqué à l’avoir des institutions de plus petite taille.» Le transfert de propriété Du fait de ce vice ou plutôt des pouvoirs de qualification qui sont accordés au personnel gouvernemen- tal, M.Evans a la certitude que les institutions ayant une taille financière mince seront pénalisées au profit justement des banques.Plus précisément, dans la foulée de la réforme « la propriété d’une institution ne peut être transférée à moins que le niveau de capital soit relevé au nouveau seuil minimum.» « Ainsi, de poursuivre M.Evans, les institutions dont l’actif est inférieur à 200 millions $ auront de la difficulté à survivre et l’on ne pourra créer de telles institutions dans l’avenir.Cela n'a rien à voir avec la capacité intrinsèque d'une petite institution de trouver un créneau profitable.Plutôt, cela traduit une attitude négative à l'égard des institutions de petite taille.» Actuellement, on compte pas moins de 89 fiducies au pays ayant un actif total, incluant l’actif sous gestion, de 485 milliards $.Face à cette nouvelle donne, tant M.Minh Chau To, professeur aux HEC, que M.Claude Garcia, premier vice-président et chef de l’exploitation de la Standard Life à laquelle le Trust Bonaventure est rattaché, estiment que les fiducies tireront leur épingle du jeu si « elles savent capitaliser sur leurs avantages compétitifs.» Prenant exemple sur la présente distorsion entre les performances financières du Montréal Trust et du Canada Trust, d’un côté, et celle du Royal Trust, de l’autre, M.To a estimé que les premières s’en sont sorties grâce à leurs opérations en gestion de portefeuille et en tant que fiduciaires corporatifs.Alors que le Royal Trust « ne semble pas avoir compris, d’indiquer M.To, qu’il était trop gros pour faire ce que font le Montréal Trust et le Canada Trust, et trop petit pour concurrencer les banques qui, il faut le souligner, ne sont pas limitées uniquement aux prêts immobiliers comme c’était le cas, avant la réforme, poulies fiducies dont le Royal Trust.» Et les fiducies de taille moyenne ou petite ?Elles s’en sortiront si elles se spécialisent.Si elles occupent des niches très particulières et pénètrent davantage les régions, de conclure M.To.TOURISME D'AFFAIRES Les voyages d’affaires en famille : une réalité Normand Cazeiais POU R G AG N ER du temps et de l’argent, de plus en plus de gens mixent voyages d’affaires et affaires familiales.Ce phénomène incite un nombre grandissant d’entreprises à prendre les moyens nécessaires pour satisfaire ces nouveaux besoins.En 1990, le magazine Chatelaine a mené une enquête auprès d’un groupe-témoin de consommatrices au Canada : près de la moitié de celles qui avaient fait un voyage d'affaires avaient allié vacances, et travail et plus de 60 % d’entre elles avaient même prolongé leurs séjours de deux ou trois jours.D’autre part, rappelle Statistique Canada, si les familles canadiennes comptent en général sur deux revenus pour alimenter leur budget, le nombre de familles monoparentales avoisine le million.Ce qui n’est pas sans effets sociaux ou économiques.D’où l’apparition d’une nouvelle tendance : par désir ou nécessité, un nombre croissant de parents modifient les frontières des voyages d’affaires et d’agrément et emmènent leurs enfants avec eux lorsqu’ils vont ailleurs pour travailler.Qu’ils soient à leur compte ou à l’emploi d’une entreprise, des vendeurs, représentants, cadres, professionnels ou autres voyageurs d’affaires de deux sexes, seuls le plus souvent ou en couples parfois, partent accompagnés de leurs enfants.En certains cas, il s’agira de bébés ou de bambins; en d’autres, ce seront des enfants plus vieux lors de congés scolaires ou de week-ends.De toute façon, besoins et attentes ne sont plus les mêmes.En fait, pour l’hébergement, il s’agit d’une forme d’entre-deux : les motels, à prix modiques où les enfants se sentent à l’aise, n’offrent pas assez de services alors que les grands hôtels, qui disposent de tous ces services souvent fort sophistiqués, sont mal équipés pour accueillir les du Grand Montreal enfants.et soulager leurs parents.Ces parents voyageurs d'affaires recherchent tout à la fois confort, intimité, bonne localisation, flexibilité, services adéquats et un bon rapport qualité-prix.Cela doit se traduire dans le concret par des piscines intérieures, des chambres contiguës ou des suites permettant activités d’affaires et vies familiales, des parcs ou aires de jeux où les enfants puissent se détendre et s’amuser, la possibilité de faire sa propre cuisine, etc.Mais de tels lieux existent-ils ?À Ottawa, le Place Minto Suite Hotel est l’un de ces établissements qui essaie d’occuper un tel créneau.Déjà, depuis quelques années, près de la moitié de sa clientèle régulière est composée de femmes d’affaires, grâce à ses chambres constituées en suites, aménagées pour satisfaire leurs exigences particulières et louées aux mêmes prix que les chambres conventionnelles.Pour les voyageurs d’affaires et leurs familles, ces suites représentent un second foyer.C’est sur ce concept que s’appuient gestion et marketing.Charles Nadeau, directeur du marketing et des ventes du Place Minto Suite Hotel, n’en fait pas mystère : « Des services spéciaux, comme un programme d’activités estivales pour les petits et un gardiennage offert dans les chambres par des intervenants qualifiés, le fait aussi que les enfants de moins de 18 ans peuvent loger gratuitement dans la suite de leurs parents sont quelques-unes des raisons qui nous mettent en très bonne position sur ce marché en expansion ».« Nous nous faisons, poursuit-il, un point d’honneur de demander à nos clients ce qu’ils aiment ou ce que nous pouvons faire pour rendre encore plus agréables leurs séjours d’affaires en famille ».Sa conclusion résume d’ailleurs toute l’approche : « Nous nous assurons que nos clients, quand ils quittent l’hôtel, en connaissent les commodités axées sur la famille, de sorte qu’ils sachent, lors de leurs prochains voyages d’affaires, qu’il n’en lient qu’à eux d’y emmener leurs enfants».MONTRÉAL TRUSTCO INC.AVIS DE DIVIDENDES Le 26 octobre 1992, le conseil d'administration de Montréal Trustco Inc.a déclaré, sur les actions privilégiées, Série A et B, les dividendes correspondant aux conditions se rattachant à ces actions, payables le 19 janvier 1993 aux actionnaires inscrits le 12 janvier 1993.Au nom du conseil L.O’Neill Secrétaire générale adjointe Montréal, le 26 octobre 1992 RELAIS D'AFFAIRES O btu-québec RÉ S U LTATS loto-quebec GAGNANTS Tirage du 92-11-07 8 9 14 38 42 49 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 10 281 16 564 329 573 LOTS 1 440 900,60 $ 86 454,00 $ 2 461,30S 80,00 S 10$ Numéro complémentaire: 41 VENTES TOTALES: 20 131 850,00 S PROCHAIN GROS LOT (approx ): 2 300 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 92-11-11 Tirage du 92-11-07 3 5 17 23 26 37 SELECT Numéro complémentaire: 16 MISE-TÔT 6 8 25 29 GAGNANTS LOT 120 416,60 $ 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 1 1 54 2 324 33 915 LOTS 1 000 000,00 $ 29 071,50$ 358,90 S 38,90 S 5,00 5 Ventes totales: 1 130 401,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ E0tra.Tirage du 92-11-07 NUMÉROS 345246 45246 524 6 246 46 6 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAlSTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AIIDCDrC U ATI CV» Hem air et gastronomie dans un décor d autrefois.Un relais AUDElitlE I1MILEI.p0ur les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de service 140 00$ p p.occ simple/par |our ou 110$ p p 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pas la chose à la légère ?Je me mets à planifier mon week-end avec la minutie du groupie.Rarement suis-je victime d’une telle fébrilité pour un match de hockey, mais là, je me sens soudain comme les chiens que Pavlov faisaient baver d’envie en leur faisant miroiter quelque bonbon.J'y pense quelques jours à l’avance.Je me prépare.Je fais tout ce que je peux, quitte à annuler un rendez-vous qui s’impose pourtant chez le coiffeur, à reporter l’épicerie à lundi, à encore rater La bande des Six.Je fais tout ce qu’il faut et ce qu’il ne faut pas pour assister à l’événement.C’en est un pour moi, pour toutes sortes de raisons dont la principale s’appelle Steve Yzerman.Vous ne connaissez peut-être pas Steve.Je l’ai vraiment découvert depuis peu, en février dernier à vrai dire, quand par un samedi soir sibérien il m’avait réjoui le coeur en faisant une magistrale démonstration de ses habiletés.En venant même à deux doigts de battre le Canadien presque à lui seul.Ce fut comme un coup de foudre.Depuis, il est devenu mon joueur préféré.Il l’est resté.Je saisis toutes les occasions de le voir s’exprimer sur une patinoire.Je vous dis, un artiste du gouret, comme il n’y en a pas plus d’une demi-douzaine à travers la ligue.Je suis prêt à des arguments, même fallacieux, à des subterfuges de toutes sortes, à fouiller dans les statistiques les plus tordues, je peux même aller jusqu’à trébucher sans vergogne dans le ridicule du superlatif et de l’hyperbole, pour démontrer que cet athlète-là est présentement le meilleur joueur de hockey en Amérique.9 U AN DON PENSE qu’il y a de sacrés monstres comme le grand Mario et l’autre, ky, la merveille comme on l'appelle tout bonnement, il y a manifestement quelque chose de téméraire, sinon de sacrilège, dans mon acharnement.Je me le suis fait dire d'ailleurs.Par Gilles Tremblay, ancien bon joueur lui-même, devenu excellent analyste à La Soirée du hockey.Par Patrick Roy aussi, l’un des gardiens dont la vigilance est la plus difficile à tromper depuis déjà quelques années, première étoile samedi dernier.Il a d’ailleurs volé quelques buts à Yzerman ce soir-là.« Yzerman est un joueur intelligent, qui voit bien le jeu, qui a beaucoup de consistance.Je ne joue pas souvent contre lui mais il a toujours bien performé.Il fait partie de la crème, mais on peux-tu faire une classe à part pour Lemieux et Gretzky, qui ont marqué le hockey », a tranché le cerbère du Canadien.« Yzerman fait partie des supervedettes.Mais pas comme Lemieux et Gretzky.C’est un peu comme Raymond Bourque par rapport à Bobby Orr à l’époque.Orr avait une coche de plus, ce qui n'empêche pas que Bourque était aussi dans une catégorie à part.Juste en-dessous de Lemieux et Gretky, il y a quelques supervedettes, des joueurs Yzerman, Sakic, Pat Lafontaine.», a analysé Gilles Tremblay.Ouan.! Regardons les choses froidement.En somme, si des sommités telles que messieurs Roy et Tremblay affirment la même chose sans ambages, de quoi j'ai l’air avec mes petites conclusions ?Deviennent-elles ipso facto nulles et non avenues ?Des élucubrations de dillettante ?Eli BIEN NON ! Je regrette mais il me semble bien que Steve Yzerman est présentement le meilleur joueur de la Ligue nationale de hockey.Et voici pourquoi, sauf tout le respect que j’ai pour Mario et Wayne qui j’en suis sûr vont prendre la chose comme les gentlemen qu’ils sont dans toute l’acception du terme.D’abord, Yserman, 27 ans, qui est né en Colombie-Britannique, qui a grandi en banlieue d’Ottawa et a joué son hockey junior à Peterborough, a téléphoné il n’y pas si longtemps à son ex-coach Jacques Demers pour prendre des nouvelles et le féliciter de ses succès au volant du Canadien.J uste à l’observer sur la patinoire, on sent bien aussi qu’il aime et respecte son métier et ceux qui le pratiquent.En outre, la saison dernière Yserman a marqué, tenez-vous bien, huit, oui, huit buts en désavantage numérique.Plus que n’importe qui d’autre et de loin.Faut le faire, scorer autant avec un homme en moins.La saison dernière, les autres meilleurs ont été Brett Hull et Mike Ridley (Washington), qui ont réussi l’exploit cinq fois.Mario Lemieux, blessé il faut quand même s’en rappeler : quatre fois.Gretzky : as possible de vous dire, on arrête quatre buts dans le livre des statistiques.Donc trois tout au plus.L’autre soir au Forum, avec non pas un mais deux hommes en moins, il a trouvé le moyen de surprendre tout le mondé, de s’échapper et d’arriver seul devant Roy qui a réussi à le stopper.Le beau jeu du match.Or imaginez-vous combien il faut-être vite sur ses patins et dans sa tête, être intensément présent, explosif comme on dit, pour être capable de se sauver ainsi à trois contre cinq.Quand vous regardez Yserman, 5 pieds 11,180 livres, vous voyez tout de ce qui fait la différence entre les grands et les autres : vitesse, bon coup de patin, coulant, capable d’aussi bien pivoter vers la gauche que la droite ; il voit toujours bien le jeu et fait très rarement le mauvais, il sait accélérer et même décélérer, ce qui est très confondant pour un défenseur, comme un changement de vitesse au baseball; excellents réflexes, mains rapides, bon lancer.Finalement : capacité supérieure d’improvisation.Toujours dangereux.Steve Yzerman a marqué plus de 50 buts sauf l’an dernier (45) et accumulé plus de 100 points ( 155 en 1988-89) à ses cinq dernières saisons.Ce qui est relativement important, c’est juste pour donner une idée.Pour vous donner une autre idée : imaginez Yzerman avec le Canadien et c’est le défilé de la coupe Stanley sur Sainte-Catherine le printemps prochain.Avec Lemieux ou Gretzky, les chances seraient plutôt bonnes aussi.Sauf que Steve lui, est en meilleure santé.En tout cas, on en reparlera un de ses jours, parce que pour l’instant, mon maillot, ma brosse à dents, je m’en vas en Floride.Mercredi, Steve joue contre Tampa Bay.EN BREF.Josée Chouinard chute, tombe sur le bronze VICTORIA (PC) — La Lavalloise Josée Chouinard a chuté à trois reprises lors du programme long et elle a dû se contenter de la médaille de bronze lors de la compétition de patinage artistique Skate Canada présentée à Victoria.La Russe Maira Butirskaia a remporté la médaille d’or alors que la Belge Alice Sue Claeys a gagné l’argent.Chouinard occupait la première position après le programme court mais elle a connu toutes sortes de difficultés, hier après-midi.Chouinard n’a pas cherché à cacher son désappointement.« Mon but, mon rêve est de sortir de la patinoire satisfaite, a dit la jeune patineuse.Cela n’est pas arrivé très souvent et c’est évident que ce ne fut pas le cas aujourd’hui ( hier).» Chouinard a obtenu des notes techniques de 5,1 à 5,4 et des notes artistiques de 4,9 à 5.6.Tanya Bingert de Richmond, en C.B., a terminé au sixième rang.La performance de Butirskaia n’a pas été très spectaculaire mais elle fut suffisante pour décrocher l’or.Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de |Our et de nuit au Champ de tir de Farnham (Québec) |usqu a nouvel ordre Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MON.située à l'intérieur du Camp militaire de Farnham sur la rive gauche de la nviere Yamaska, à environ 2.8 km au nord-ouest de Farnham II est possiDie d obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chel du Génie construction de la 8FC Montréal Tous les chemins, routes et voies d accès a la ;one du camp sont indiqués par des attiches libellées en français et en anglais, interdisant rentrée dans la cone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassée pas ces ob|ets et ne les gardée pas comme souvenirs Si vous avec trouvé ou si vous avec en votre posession un ob|ét que vous croyee explosif, prévenee la police de votre localité qui prendra les mesures nécessaires Il est Interdit a toute personne non autorisée de pénétrer dint la eone d-dettut PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada La pub, une vraie mine d’or pour vedettes du sport Forbes publie son palmarès des richissimes sportifs Tennis: * « F * le retour = d’âge d'après AFP et AP NEW YORK - Le basketteur américain Michael Jordan a été le sportif le mieux payé de l’année selon la revue économique américaine Forbes qui a publié la liste des quarante vedettes les plus riches dans le monde du sport.Jordan, des Chicago Bulls, a seulement touché 3,9 millions?de salaire, mais a empoché 32 millions ?des commanditaires tels Nike (contrat de 20 millions ?), Wilson, Gato-rade et McDonald.Selon l’agent de Jordan, ce dernier n’accepte plus d’offres des commanditaires en-des-sous d’un million.Le boxeur Evander Holyfield, le champion du monde des lourds, a totalisé 28 millions $ en gain et a décroché une deuxième place « honorable » devant le pilote automobile brésilien Ayrton Senna qui se maintient par rapport à l’année dernière.Un deuxième pilote automobile, l’Anglais Nigel Mansell, après une fantastique saison en Formule 1, s’est classé quatrième avec un total de 14,5 millions?.Le vétéran golfeur Arnold Palmer, dont les revenus viennent principalement de sources publicitaires, vient au cinquième rang avec des gains de 11,1 millions?en 1992.Suivent le joueur de tennis André Agassi (11 millions?), le quart-arrière des 49ers de San Francisco Joe Montana (9,5 millions?).La star du tennis féminin Monica Seles vient au 10e rang avec 8,5 millions?.Seulement deux autres femmes figurent parmi les 40 premiers, soit Steffi Graf (14e avec 7,8 millions?) et Gabriela Sabatini (24e avec 6,5 millions?).Le joueur de tennis Jim Courier, un nouveau venu sur la liste des 40 athlètes les mieux payés, occupe le neuvième rang avec des revenus de 9 millions ?, tout juste derrière les 9,2 millions?remportés par Jack Nicklaus.Courier a récemment signé un contrat d’une valeur de 4 millions ?avec Nike.Wayne Gretzky, des Kings de Los Angeles, est le seul joueur de hockey à se joindre au groupe.Il vient au 15e rang avec des revenus de 7,5 millions ?.Le golfeur américain Fred Couples occupe la 21e place avec 7 millions ?devant l’Anglais Nick Faldo (6 millions ?).Certains athlètes ont disparu de cette liste cette année, tels le boxeur Mike Tyson, en prison depuis mars dernier et le pilote automobile français Alain Prost qui n’a pas couru cette saison.Le salaire minimum requis pour figurer sur la liste des 40 athlètes les mieux payés est passé de 3,9 à 4,6mil-lions ?en l’espace d’un an.Palmarès des millionnaires 1992 1.Michael Jordan (USA—basket) 35,9 millions?2.Evander Holyfield (USA—boxe) 28 M?3.Ayrton Senna (Bré—automobile) 22 M?4.Nigel Mansell (G-B—automobile) 14.5 M ?5.Arnold Palmer (USA—golf) 11,1 M?6.Andre Agassi (USA—tennis) 11 M?7.Joe Montana (USA—football) 9.5 M ?8.Jack Nicklaus (USA—golf) 9,2 M?9.Jim Courier (USA—tennis) 9 M?10.Monica Seles (You—tennis) 8.5 M?D'après Reuter et AP ON LES DISAIT rouillés mais Boris Becker et Bjorn Borg ont prouvé hier qu’ils restaient de redoutables machines à gagner.« Je me sens tout neuf », a déclaré Becker après sa probante victoire dans l’Omnium de tennis de Paris.« J’ai de l’énergie et de l’appétit.» L’ancien numro un mondial a été impressionnant tout au long de la semaine, écartant successivement des joueurs du calibre de John McEnroe, Jim Courier et Goran Ivanisevic avant de disposer de Guy Forget en finale.« C’est vrai qu’il y avait longtemps que je n’avais pas joué aussi bien », a déclaré celui qui fut l’un des inventeurs du tennis d’attaque moderne, basé sur la puissance et la combati-vitié.« Je me donne encore trois ou quatre ans et mon but est de gagner encore des tournois du Grand Chelem », a confié l’Allemand, qui en a déjà épinglé cinq, dont trois fois Wimbledon.«J’aimerais pouvoir dire à la fin de ma carrière que j’ai été un des plus grands joueurs de tous les temps.» PHOTO AP Attention au décollage ! Cris Carter, des Vikings du Minnesota, se fait balancer dans les airs par Ricky Reynolds et Jimmy Williams des Buccaneers de Tampa Bay, hier après-midi, durant le premier quart.Les Vikings ont finalement pris les devants 35-7.Les arbitres ont rangé leur sifflet Le nombre de pénalités ne cesse de diminuer au hockey François Lemenu (te la Presse Canadienne LE NOMBRE de pénalités lors des matchs du Canadien a considérablement diminué par rapport aux rencontres préparatoires.Même les premiers matchs de la saison avaient été marqués de plusieurs punitions.Mais depuis trois semaines, les arbitres semblent avoir rangé leur sifflet.«Je pense que les joueurs et les arbitres se sont adaptés à l’application des règlements », laisse entendre le juge de lignes Gérard Gauthier, qui sera en poste ce soir lors du match Canadien-Flames.« Lors des matchs hors-concours, le degré de tolérance était de zéro pour les bâtons élevés et les joueurs qui retenaient le hockey de l’adversaire.C’était fréquent de voir l’arbitre imposer une vingtaine de punitions durant la première période seulement», explique Gauthier.« Aujourd’hui, les arbitres sont un peu plus tolérants.Par contre, les joueurs font beaucoup plus attention.Cela donne du jeu passablement plus rapide et plus excitant pour les spectateurs.» Et les officiels ?« C’est plus exigeant.On patine plus qu’avant.Il faut vraiment être en forme », déclare Gauthier, qui a commencé dans la LNH en 1971.Comparativement à cette époque, les bagarres n’existent presque plus dans la LNH.En fait, il y en a davantage au baseball qu’au hockey.« Quand j’ai commencé il y a 20 ans, c’était l’époque des Flyers et des Bruins.Les bagarres étaient fréquentes.Un match sans bataille était très rare.« Mais avec les nouveaux règlements qui expulsent l’instigateur, les joueurs y pensent à deux fois avant de se battre.Ils n’aiment pas verser une partie de leur salaire à la ligue même s’ils gagnent 600 000 ?ou 700 000?.« Un joueur comme Todd Ewen a complètement changé son comportement sur la glace, dit-il.L’an dernier, il se serait battu à la première occasion.Maintenant, il se contente de jouer au hockey.» Cette saison, Gauthier dit avoir été impliqué dans une seule bagarre en match hors-concours et dans une deuxième durant la saison.« Je ne m’ennuie pas des bagarres, dit-il.Un juge de lignes court toujours un risque lorsqu’il tente de séparer deux joueurs.C’est surtout dangereux pour le dos.» Dans ses sept derniers matchs, le Canadien s’est vu imposer un total de 74 minutes de punition.Plus tôt cette saison à Buffalo, le Tricolore avait écopé 49 minutes.Il faut croire que le message de la LNH a été bien compris.Bjorn Borg, lui, renoue enfin avec la victoire en remportant l’Advanta Tour de Chicago (doté d’un enjeu de 100 000?).Il a battu en finale l’Américain Roscoe Tanner 6-4,6-1.Il s’agit de la première victoire du Suédois en tournoi depuis 1981.Classé tête de série numéro 1 dé ce tournoi senior (les huit engagés, tous d’anciens joueurs de Coupe Davis et des tournois du Grand Chelem, avaient 35 ans ou plus), il a empoché 25 000 dollars pour sa victoire sur Tanner.Les deux hommes s’étaient rencontrés en finale de Wimbledon en 1979 et Borg l’avait déjà emporté.* JO: universel ne signifie pas tout le monde D'après l'agence France Presse ACAPULCO — La déclaration finale de l’assemblée générale de l’Association des comités nationaux olympiques ( ACNO), qui souhaite notamment qu’un minimum de six athlètes par pays puisse participer aux jeux Olympiques afin d’en préserver l’universalité, a été remise au président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, samedi à Accapulco.M.Samaranch a affirmé que la question serait étudiée et que le CIO défendrait le principe de l’universalité des Jeux, mais a ajouté que la participation aux Jeux ne pouvait excéder 10 000 athlètes et 5 000 officiels.L’universalité, a-t-il fait remarquer, ne doit pas signifier que des athlètes sans aucune qualification sportive, des athlètes dont « on peut quasiment dire que ce ne sont pas des athlètes », peuvent participe!-aux Jeux.Au terme de son assemblée générale, l’ANCO s’est par ailleurs prononcée en faveur de la réélection dé M.Samaranch.« Si ma santé me le permet, je pense me représenter.Etre à la tête du CIO n’est pas un sacrifice.C’est un honneur et, si je suis réélu, je continuerai avec le même enthousiasme », a déclaré M.Samaranch qui, élu en 1980, a déjà bénéficié d’un nouveau mandat de quatre ans en 1989 et devrait en solliciter un autre l’année prochaine.Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura des exercices de tir de |Our et de nuit au champ de tir de Saint-Bruno La ;one de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno pràs de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno II est possible d'obtenir une description du champ de lir de Saint-Bruno en s'adressant au chel des opérations de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d’accès à la xone du camp sont indiqués par des attiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramasse; pas ces objets et ne les garde; pas comme souvenirs Si vous ave; trouvé ou si vous ave; en votre possession un objet que vous croye; explosif, prévene; la police de votre localité, qui prendra HOCKEY Ligue nationale Vendredi Hartford 2.Detroit 5 Tampa 2 Washington 2 Edmonton 6.Winnipeg 1 Ottawa 1 Vancouver 4 Samedi Detroit 1 Montréal 5 Chicago 7 Québec 4 St-Louis 2 Philadelphie 4 NY Rangers 2.Boston 2 Tampa 6 Islanders 5 (p) Washington 6 Hartford 2 Pittsburgh 2.Toronto 4 Edmonton 2.Minnesota 2 Buffalo 2 Los Angeles 5 New Jersey 6.San José 2 Hier Calgary à Québec LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams p| g p n bp bc pis MONTRÉAL 15 10 3 2 66 49 22 BOSTON 12 8 2 2 59 38 18 QUÉBEC.14 7 5 2 62 54 16 BUFFALO 14 6 6 2 71 58 14 HARTFORD 14 3 10 1 37 61 7 OTTAWA 14 1 12 1 32 78 3 Section Lester Patrick PITTSBURGH NY RANGERS NEW JERSEY NY ISLANDERS WASHINGTON PHILADELPHIE 15 11 15 9 14 15 15 15 77 49 59 47 0 50 50 1 51 53 1 48 49 3 56 65 Conférence Clarence Campbell Section James Norris 24 20 16 13 13 11 Pittsburgh à Chicago Winnipeg a Vancouver Los Angeles à San José Aujourd'hui Toronto à Ottawa Calgary a Montréal 19h35 (RDS, TSN) Tampa Bay à NY Rangers Demain Pittsburgh au Minnesota Edmonton à Saint-Louis Los Angeles â Winnipeg San José à Vancouver Les meneurs b a pts Lemieux Pit 20 23 43 Stevens Pit 14 19 33 LaFontame But 10 23 33 Sakic, Qué .13 13 26 Gilmour Tor 9 16 25 Messier Ran 7 17 '24 Andr chuk Buf 9 14 23 Recchi.Phi 9 14 23 Turgeon Isl 7 16 23 Fleury.Cal 8 14 22 Kurri LA 8 14 22 Roberts Cal 8 14 22 Oates.Bos 5 17 22 Sundin, Qué.10 11 21 Jagr Pit 7 14 21 les mesures nécessaires H ut Martlt à toute personne non autorUéo do pénétrer done le ;ono cé-dueus.PAR ORDRE Sous-mlnistre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada MINNESOTA TORONTO DETROIT 14 14 15 7 7 8 5 5 7 2 2 0 48 47 58 47 44 55 16 16 16 CHICAGO 15 6 6 3 54 51 15 Savard, Mtl 6 15 21 TAMPA BAY 16 6 8 2 57 54 14 SAINT-LOUIS Section 15 5 9 1 Connie Smythe 53 68 11 Muller, Mtl Lebeau, Mtl .Ricci, Qué 3 17 20 5 14 19 8 9 17 CALGARY 15 10 4 1 67 47 21 Bellows, Mtl .11 5 16 LOS ANGELES 14 9 4 1 61 50 19 Nolan Qué 7 8 15 VANCOUVER 13 6 5 2 51 43 14 Duchesne Qué 4 10 14 EDMONTON 15 5 8 2 46 59 12 Keane, Mtl 4 9 13 WINNIPEG 14 4 10 0 46 60 8 Kovalen , Qué 4 8 12 SAN JOSE 14 3 10 1 44 63 7 Young Qué 5 4 9 ( 1 Le Devoir, lundi 9 novembre 1992 ¦ 7 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Les rebelles du Liberia subissent des pressions de l’Afrique de l’Ouest ABUJA (Reuter) — Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont accentué les pressions politiques et économiques sur les rebelles du Liberia pour tenter de mettre fin à trois ans de guerre civile mais, pour certains responsables régionaux, une action militaire pourrait être la seule option.La réunion de huit chefs d’État dans la capitale nigériane, Abuja, a débouché samedi sur un communiqué commun appelant les factions riyales à respecter un cessez-le-feu à partir de mardi minuit et annonçant des, sanctions économiques.Pour certains membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), notamment le Nigeria, première puissance régionale, ces mesures repré-sehtent une « dernière chance » pour le dirigeant rebelle Charles Taylor.Le chef du Front national patrio- Ann (111 I iKnt*in / L’M Pli \ .X licjue du Liberia (FNPL) est accusé dé h’avoir gne d’assouplissement depuis le dé- dé h’avoir pas montré le moindre si-nt depu but de son offensive, le 15 octobre dernier, pour prendre le contrôle de la capitale, Monrovia.Selon certaines estimations, les combats ont fait plus de 3000 morts, notamment dans les rangs de l’E-ÇOMOG, la force de maintien de la paix envoyée par la CEDEAü en août 1990.) .Charles Taylor, dont les hommes contrôlent la majeure partie du pays, a ignoré tous les précédents accords de,paix et s'en est pris avec virulence au Nigeria.«.Si cela (la trêve) échoue, nous devrons recourir à la force contre Taylor.Il n’y aura pas d’autre alter-ridtive », a souligné un responsable sierra-léonais, dont une partie du paÿs a été entraînée dans le conflit libérien.* ‘Prié de dire si ce cessez-le-feu avait des chances de réussir, un diplomate a déclaré : « Je crois que non.Mais est-ce que les Nigériens veulent un cessez-le-feu ?À ce stade, je ne le pense pas car ils estiment qu’ils ne peuvent pas faire confiance à Taylor.» De sources diplomatiques, on considère généralement que cette trêve n’a qu’une portée symbolique, permettant de gagner du temps avant de décider d’une action militaire.Le président nigérian, le général Ibrahim Babangida, s’en est pris à Charles Taylor à l’ouverture du minisommet d'Abuja et a réclamé des « mesures fermes » pour imposer l’accord de paix.Il a également critiqué certains États régionaux accuses de ne pas serrer les rangs face à la crise libérienne.Il a ajouté que la poursuite de cette guerre civile aurait de graves conséquences sur une région déjà mal en point économiquement.Une option militaire n’est toutefois pas sans risque pour les 16 pays de la CEDEAO, notamment le Nigeria pour qui une défaite prendrait les allures d’une humiliation.Des tensions pourraient aussi réapparaître entre les membres anglophones et francophones de la CEDEAO.Un responsable nigérian a cependant exclu une forte opposition : « La réalité, c’est que tous les pays de la CEDEAO dépendent du Nigeria, notamment pour le pétrole.» Certains signes montrent que le Nigeria, qui dispose du plus important contingent et qui assure le commandement de l’ECOMOG, est favorable une action militaire commune.« Les Nigérians peuvent en finir avec Taylor s’ils le veulent réellement », a déclaré un responsable militaire étranger.Selon des diplomates étrangers, le Nigeria a doublé son contingent ces deux dernières semaines au Liberia PHOTO AP Des membres des Nations unies transportent les corps des victimes des récents combats survenus près de Monrovia.pour le porter 9000 hommes sur un total de 12 000.Deux mille autres soldats nigérians ont également été mobilisés.Le Nigeria dispose aussi sur place d’avions de combats et de navires de guerre.Face à cette force conventionnelle, le FNPL compte environ 10 000 combattants formes à la guérilla.Les présidents du Burkina Faso et L’OLP se montre ferme aux t pourparlers de paix sur le P.-O.WASHINGTON (Reuter) - L’OLP a durci hier sa position sur le futur statut provisoire des territoires occupés, à la veille de la reprise à Washington des négociations de paix sur le Proche-Orient.Les délégués arabes et israéliens doivent se retrouver pour tenter de préserver la dynamique du processus de paix avant l’investiture du nouveau président américain Bill Clinton à la Maison blanche, en janvier.L’OLP, qui ne participe pas directement aux discussions, a refusé hier 3uè les Israéliens gardent le contrôle e la Cisjordanie et de la bande de Gaza pendant la période d’autonomie prévue pour durer cinq ans.« Le mot autonomie ne figure pas dans le dictionnaire de l'OLP », a déclaré Farouk Kaddoumi, « ministre (les Affaires étrangères» de l’OLP interrogé par Reuter à Damas._« Nous rejetons le plan d’autonomie.Nous le rejetons.Nous n’accepterons qu’une chose, c’est un État palestinien.» Dans une interview publiée hier à Londres par le journal en langue arabe Acharq al Aoussat, Farouk Kaddoumi précise que les territoires occupés devraient être placés sous la supervision de l’ONU dans l’année qui suivra un éventuel accord de paix.
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