Le devoir, 23 octobre 1992, Cahier B
C1ETE Casa I I RNANDKl.R1STORANTE , un peut détour, pour urn- grande gastronomie italienne» 50 est.rue Jarn Réservât ions: (514) 381-9650 Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 FACE À FACE L’accord de Charlottetown et la question autochtone L’odieux principe de la culpabilité héréditaire Le NON amérindien : inconscience ou lucidité ?L9 ENTENTE du 28 août est un compromis qui devrait rallier la majorité puisque tout le monde y gagne plus qu’il n’y perd.Pour ma part, le compromis le plus difficile à faire est lié aux dispositions de l’entente sur la question autochtone.Trois arguments ont été avancés pour appuyer cette partie de l’entente : la culpabilité occidentale, le pluralisme des cultures et l’échec du système actuel.Je rejette le premier argument, n’accepte le second que sous condition et me rallie au troisième.Je crois n’avoir jamais fait de mal personnellement à un autochtone et ne me sens donc coupable de rien.Si on me dit que je suis « objectivement » coupable et dois réparation du fait que ma peau est blanche, je réponds que je refuse d’entrer dans cette logique.Suis-je coupable par mes ancêtres ?D’abord, qui sont-ils ?Bien malin celui qui pourra répondre à moins d’avoir une confiance béate dans la vertu de mes aïeules.Peut-être ai-je lové dans mon hérédité quelque droit à me considérer moi aussi victime de l’Histoire.La culpabilité héréditaire est un principe odieux sur lequel une justice saine ne peut se bâtir.Le pluralisme des cultures est une valeur très en vogue en ce début de décennie.11 faut pourtant la garder subordonnée aux droits individuels et démocratiques fondamentaux : la liberté d’expression, de réunion, l’égalité des sexes, le vote universel et secret, etc.Ces droits humains sont reconnus dans tout le monde démocratique et n’appartiennent en propre à aucune civilisation ni société nationale.Certains affirment que la notion de droit individuel est étrangère à la tradition autochtone.Mais la même chose peut être dite à propos de toutes les traditions, tant la démocratie libérale est apparue récemment dans l’histoire des peuples.On pourrait partout redonner la conduite des affaires aux chefs héréditaires s’il fallait à toute force respecter les traditions ancestrales.Ma préférence serait de donner à tous les Canadiens les mêmes droits de citoyenneté, indépendamment de leurs origines.Mais j’ai assez de sens politique pour mesurer tout ce que cette proposition a d’irréaliste concernant les autochtones.Un Pierre Trudeau y a renoncé après une tentative infructueuse au début de son régime.Les nationalistes autochtones ont pour eux un formidable capital de sympathie au Québec, au Canada, partout dans le monde.Plus que tout autre peuple, l’Indien d’Amérique du Nord incarne, dans l’imaginaire universel, l’harmonie de l’Homme avec la nature.Avant de juger la portée de l’en- tente du 28 août, il faut considérer la réalité actuelle.Cette réalité, c’est d’abord la Loi sur les Indiens.Elle est pire que tout, puisqu’elle donne aux autochtones un statut particulier, déterminé par la race, qui les maintient dans la dépendance.Elle développe une mentalité d’assisté de l’État qui compte sans doute pour beaucoup dans le triste bilan socioéconomique que l’on sait.Ce système est devenu à ce point impraticable que les gouvernements ont commencé à concéder à la pièce des marges d’autonomie, en dehors de tout cadre ou principe clairement défini.La réalité, c’est aussi celle, juridique, de la Charte des droits de 1982.Elle établit déjà par son article 25 que cette charte ne peut porter atteinte aux droits spéciaux des autochtones.L’entente du 28 août ne fait que clarifier les choses sur ce plan, en mentionnant les langues, les cultures et les traditions parmi les droits spéciaux auxquels la charte ne pourra porter atteinte.La charte accordant par ailleurs une clause dérogatoire à tous les gouvernements, il aurait été bien difficile d’en priver les nouveaux gouvernements autochtones.Une disposition de l’entente envisage la possibilité de gouvernements non ethniques mais n’en fait pas une obligation, ce qui est inquiétant.Mais cela constitue tout de même une amélioration par rapport au cadre légal actuel qui définit étroitement l’autochtone par la race.Les gouvernements autonomes auront la possibilité de mettre en place des mécanismes d’intégration, ce qui est impossible dans le système actuel.Par ailleurs, l’entente prévoit deux garde-fous.Ces corps legislatifs devront être « dûment constitués », de sorte que la légitimité d’une faction qui se serait arrogé le pouvoir pourra être contestée devant les tribunaux.Surtout, l’exercice du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale ne pourra être incompatible avec les lois fédérales ou provinciales essentielles au maintien de la paix, de l’ordre et du bon gouvernement.Ce garde-fou a été obtenu de haute lutte par l’alliance inusitée Bou-rassa-Wells.Il n’est pas certain qu’on le retrouverait apres une ronde de négociation supplémentaire, quand on considère les difficultés que M.Mercredi éprouve à vendre l’entente.Le Parti québécois s’est d’ailleurs engagé à accorder encore « plus » aux gouvernements autochtones, pourvu qu’ils acceptent de se rattacher à un Québec souverain.Aura-t-il d’ailleurs le choix, quand on pense au capital de sympathie que les négociateurs autochtones trouveront de- rrofesseur, Département de science politique de l'Université de Montréal Stéphane Dion vant l’opinion publique internationale saisie des litiges territoriaux ?Les Canadiens ont vécu jusqu’en 82 sans charte; leurs droits fondamentaux n’ont pas été systématiquement bafoués pour autant.Il pourra en aller de meme pour les gouvernements autochtones.Ceux-ci demeureront en pratique dépendants du gouvernement fédéral, qui pourra faire pression pour que les droits humains soient respectés.Je connais mal la réalité autochtone et cela m’a fait douter de mon propre jugement.De nombreux écrits vantent les mérites de la démocratie autochtone par consensus.C5 EST un secret de polichinelle que les autochtones font des gains inespérés avec l’accord de Charlottetown.On y reconnaît leur droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et l’on accepte la constitution d'un troisième ordre de gouvernement, avec compétence sur la langue, la culture, l’économie, l’identité, les institutions.Ces nouveaux gouvernements disposeront d’une clause dérogatoire plus large que celle des provinces, par rapport à la Charte des droits.Les autochtones peuvent escompter avoir une place a eux dans tout le système : dans la clause Canada comme au Sénat, aux Communes, à la Cour suprême, à la Conférence des premiers ministres, de même que dans la formule d’amendement à la Constitution.Sur papier à tout le moins, il est difficile de demander plus.Si le Québec avait obtenu le tiers, et non le quart de tout cela, le OUI l’emporterait massivement lundi.Pourtant — inconscience ou sagesse — les chefs autochtones ont décidé de ne pas appuyer l’entente de Charlottetown.A beaucoup d’égards, ce NON-là fera plus mal au Canada anglais que celui du Québec.Rappelons que des changements noncé la mise en place d’une forme d’apartheid, certains soulignant les dangers pour, entre autres, les femmes indiennes.Mais, que l’on ait été pour ou contre l'entente, ce qu’il ne fallait surtout pas faire, c’est s’étonner de ce déblocage-éclair à l’égard des autochtones, en faisant le lien avec la question du Québec.Le Parti québécois, qui essaya de dire quelques vérités là-dessus, dut vite retraiter sous les accusations de mesquinerie et de paranoïa.Pourtant, nul phénomène n’est plus révélateur de l’enfoncement du Canada dans une dynamique destructrice que l’utilisation de la question autochtone par le reste du pays pour éviter d'affronter le problème québécois.Tout — y compris la consolidation d’un système objectivement raciste — plutôt que de dépasser la Conquête et de reconnaître que la différence collective québécoise a des conséquences politiques.L’infernal cercle vicieux continue.Déjà, à la fin des années 60, à l’époque où la Commission Lauren-deau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme avait fait espérer un début de solution au mal canadien, on avait artificiellement survalorisé Sans doute le triste spectacle des Warriors aux portes de Montréal noircit-il une réalité autrement plus nuancée.On peut espérer que l’autonomie favorisera une saine émulation entre les communautés, les plus ouvertes et libérales entraînant les autres dans leur sillage.L’éthique de la conviction m’inciterait à rejeter le chapitre autochtone de l’entente du 28 août.L’éthique de la responsabilité, elle, me la fait accepter.aussi majeurs que le volet autochtone de l’entente ont été approuvés sans étude préalable des conséquences qui en résulteraient, sans que l’on ait véritablement idée du coût ou du caractère réaliste de l’affaire.Les défenseurs de l’entente ont joué la carte de la culpabilité des Canadiens et des Québécois : ils ont insisté sur la générosité dont il fallait faire preuve, si l’on voulait réparer le tort historique causé aux Premières Nations.Les opposants, eux, ont dé- les groupes ethniques pour ne pas admettre franchement la dualité culturelle du pays.On accoucha alors d’une politique de multiculturalisme dont la popularité au Canada anglais n’eut bientôt d’égal que son caractère décroché du réel.Le système politique canadien a maintenant tendance à mettre sur le même pied les revendications autochtones et les aspirations québécoises : après la double majorité au Sénat sur la question du français, Christian Dufour Avocat, associé à l'Institut de recherches en politiques publiques il y aura une double majorité sur les questions autochtones.Les revendications autochtones ont l’avantage de se situer à l’intérieur du Canada ; elles permettent de neutraliser des aspirations québécoises plus menaçantes pour l’intégrité de l’État canadien.Tout cela, bien sûr, de façon inconsciente, ou plutôt, avec la merveilleuse bonne conscience que procure la pratique de la » political correctness.La nonchalance québécoise aidant, c’est ainsi que l’on fabrique un aberrant Canada à 17, avec un Québécois et cinq autochtones.S’il est clair qu’il existe un problème autochtone au Canada indépendamment de la question du Québec, il est tout aussi évident que le système politique canadien aurait été moins conciliant à l’égard des autochtones, ces deux dernières années, s’il ne s’était pas senti menacé par cette question du Québec.Cette dynamique ne saurait manquer d’avoir des conséquences néfastes pour tout le monde, comme le montrent bien les effets du multiculturalisme « à la canadienne ».Vingt ans après l’adoption de cette politique, le Québec est plus aliéné que jamais au sein du Canada.Et de plus en plus de Canadiens anglais — y compris des membres des communautés ethniques — s’inquiètent de l'affaiblissement de l’identité canadienne résultant d'un idéal multiculturel qui est en partie une façon d’éviter le Québec.Les dispositions de l’entente de Charlottetown relativement aux autochtones sont mauvaises et, pour le Canada, et pour le Québec, et pour les autochtones.Elles viennent d’échouer un test capital, ne recueillant même pas l’appui des chefs qu’elles devaient en principe séduire.Ceux-ci se méfient et ils ont bien raison.Ils connaissent assez bien le Canada pour savoir que ce n'est pas tout de signer de beaux traités.Encore faut-il les faire respecter.Trop, c’et bien connu, c’est comme pas assez.Les chefs autochtones sentent bien qu’il y a quelque chose de faux, de pas réel, dans cette soudaine conversion des Canadiens à leur cause.Quelque part, leur NON en sera un de lucidité.Les convulsions du Caire Les dégâts provoqués par le séisme sont venus s’ajouter à ceux du passé, dans une ville chaotique et surpeuplée Patrice Claude l.e Monde LLAH soit loué ! Cela aurait pu être bien pire.» Quelques heures après le violent séisme qui a secoué le grand corps malade de sa capitale, le raïs llosni Moubarak, précipitamment rentré d’une visite en Chine, soupirait de soulagement.Cinq cent cinquante morts, 10 000 blessés, plusieurs dizaines de milliers de sans-abris.Le traumatisme est lourd.Mais, dans une cité qui souffre déjà de mille maux, et d’abord d’éléphantiasis chronique — 12 à 15 millions d’habitants, selon les heures du jour et de la nuit — dans une mégapole qui a, 20 heures par jour, les artères bouchées, les poumons enfumés, les intestins creves et les tympans éclatés, le miracle est que l’attaque, relativement bénigne, mesurée 5,9 sur l’échelle Richter, ne lui ait point été fatale.« Où est-ce ?Descendus sur la ville en hordes serrées dès les premières heures de l’a-près-tremblement, impatients d'analyser et de diagnostiquer en direct pour des auditoires distraits, les reporters de la presse internationale avaient bien du mal l’autre semaine à repérer dans l'immense fatras ur- bain de la mégapole, les blessures infligées par le séisme.Ce petit immeuble éventré sous un autopont ?Effondré depuis trop longtemps.Ces profondes lézardes sur une façade grise ?Datent de la période britannique.Ces monceaux de platras accumulés dans la ruelle ?Si loin qu’on s’en souvienne dans le quartier, « ils ont toujours été là ».Nul ne saura jamais combien de bons esprits occidentaux auront été floués, ce jour-là par des guides matois et des taxis retors, se hâtant, dans la panique générale, de reprendre leur quête de nouveaux gogos.Ce n’est pas que les Cairotes soient habitués aux transes souterraines.C’est que la vie, ici, est tellement grouillante, tellement abondante et débordante, que jamais, quelles que soient les circonstances et les calamités, elle ne perd tout à fait ses droits.« Le soir même de la catastrophe, nous racontera le cinéaste Youssef Chabine, il y avait projection d’un de mes films à la cinémathèque.Vous me croirez si vous voulez, mais malgré les rumeurs d’une nouvelle secousse imminente qui couraient la ville, la salle était pleine ».Le Caire, Al Qahira — « La Triomphante » — ville-femelle, trépidante et couturée, vieille reine malade, in- firme, essoufflée, bronchiteuse, dégoûtante, fascinante.Il y a très longtemps, les élites arabes l’ont baptisée Oum ed-dounia « la mère au monde ».Cinq mille ans d’histoire, sept civilisations superposées.C’est malheureusement la dernière civilisation, la nôtre, qui est la plus visible.Le plus grand cimetière vivant Des kilomètres de périphériques suspendus ont achevé de défigurer la vieille souveraine.Sacrifices consentis au dieu bagnole, à la cacophonie incessante d’un million de ferrailles à roulettes, il faut bien que les Cairotes se déplacent pour survivre.Tout est ici, rien ailleurs.Le gouvernement, les administrations, les entreprises, les souks, la culture, le savoir, les distractions, le cinéma, le théâtre, les bibliothèques, les journaux, les télés, l’eau potable,- l’électricité, l’emploi.« Même à Alexandrie, la balnéaire, les jeunes disent qu’ils s’ennuient », rapporte la libraire française.Les bars, les restaurants, les boîtes de nuit et leur riche clientèle du Golfe, avec force néons et dollars, sont essentiellement ici, sur la route des Pyramides.Le Caire ne s’arrête jamais de vivre, même dans la fameuse « cité des morts », le plus grand ci- metière vivant de la planète.Pourquoi vous êtes là ?demande quelqu’un.« Parce que j’ai huit gosses et pas d’autre endroit où aller », grogne la mégère sur le pas de sa porte.Et le mort qui habite ici, il est où ?« Par là », riposte-t-elle montrant, au bout de son jardin, deux pierres tombales.Elle s’appelle Amal, c’est une Saïdienne, c’est-à-dire qu’elle vient de Haute-Égypte.Elle ne comprend pas qu’on puisse s’étonner de la voir vivre là.Regardez-moi ça, s’émerveille encore l’étranger, vous avez même l’électricité et l’eau courante ! « Oui, les autres là-bas ont le téléphone.» Là-bas, c’est encore le cimetière, mais il n’y a plus de tombes.Les vivants ont poussé les morts.Ou plutôt ils leur ont construit sur le ventre des petits immeubles de trois ou quatre étages surmontés d’une foret d’antennes de télé.Ces morts-là étaient pauvres, ils ont laissé place à d’autres pauvres.Logique, Amal, elle a plus de chance.Elle occupe une concession de riche.Avec jardinet attenant à la mesure.Pour occuper les lieux, la famille saïdienne paie un loyer mensuel de 10 livres aux parents du disparu.Et puis, elle entretient les édifices bâtis jadis pour héberger les proches du mort, en visite une fois l’an autour de la tombe.Combien sont-ils aujourd’hui dans la cité des morts ?De 15 000 à 150 000, les vivants ne savent plus très bien où passaient naguère les limites du cimetière.En 20 ans, le paysage mortuaire a été complètement bouleversé.Faute de solution alternative, les autorités ont fini par légaliser toutes les constructions illégales.Désormais, les autobus municipaux, surchargés de grappes humaines s’arrêtent devant les tombeaux.Des carrossiers, des tôliers, des mécaniciens, des tapissiers, toutes sortes de petits commerces se sont installés entre les sépultures.Entre deux mausolées dressés à la mémoire d’anciens pachas, une compagnie de transport a installé un parking pour ses poids lourds, il faut bien venir se poser quelque part.On estime à cent mille environ le nombre de personnes qui meurent chaque année au Caire.Dans le même temps, il naît quatre cent mille nourrissons.Où les mettre?C’est grand l'Égypte.Un million de kilomètres carrés, affirment les guides.Mais 96 % des terres désertiques et chauffées à blanc sont inhabitables.Résultat : cinquante-huit millions d’Égyptiens s’entassent sur une superficie égale à celle des Pays-Bas.Lesquels n’ont que quinze tnil- lions de citoyens bien nourris.Le grand mufti du Caire a beau recommander aux fidèles, dans un tout récent opuscule, la plus ancienne des contraceptions naturelles, le taux démographique national est l’un des plus élevé au monde.En 2020, si l’on en croit certains démographes étrangers, Le Caire pourrait compter trente millions d’individus.Où va-t-on les mettre.Il y a encore des sites fabuleux et quelques havres de paix et de verdure au Caire.Même le long du Nil aux berges saccagées par les promoteurs, on peut encore trouver des endroits de rêve.Mais en deux décennies, après le boom pétrolier du début des années 70, la « mère du monde » est globalement devenue une vraie souillon.La crise du Golfe, le retour au pays d’au moins cinq cent mille travailleurs émigrés n’ont fait qu’ajouter à son délabrement.Il y a les églises et les minarets, les palais et les musées, les pyramides et le sphinx, les nécropoles et les pâtisseries architecturales en stuc, il y a les façades turco-baro-ques et les moulures italiennes, il y a la citadelle de Saladin et la mosquée El-Azhar, il y a mille choses à préserver au Caire.Et d’abord la vie de ses enfants.3e Festival international du film scientifique du Québec du 22 octobre au 1er novembre FESTIVAL INTERNATIONAL Northern Telecom présente MONTRÉAL 24 octobre à 19h30, Biodôme (849-1612) Soirée environnement.Sous le patronage d'Envirorwement Canada Films présentés: "Manchots sous haute surveillance".France "Les partenaires de l'environnement", Canada "Sur tout les fronts - Le monde de la météo".Canada “La révolte des jeunes otaries", Italie 24 et 25 octobre de 13h00 à 17h00, Jardin botanique (872-1424) Programmation grand public Films en compétition QUÉBEC 23 octobre à 19h30, Musée de la civilisation (643-2158) Soirée officielle d’ouverture.Actualité scientifique: le sida et le bilan du congrès mondial d'Amsterdam 1992.Jonathan Mann: directeur de l'International AIDS Center à Harvard, a été président de la conférence mondiale sur le sida, Amsterdam 1992 Films d’ouverture.Yanlck Villedieu: Animateur 24 et 25 octobre de 13h00 à 17h00, Musée de la civilisation (643-2158) Programmation grand public Films en compétition Information générale: 849-1612 Avec le soutien de: Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, Ville de Montréal, Musée de la civilisation,'Sciences et Culture Canada, Ministère fédéral des Communications, Environnement Canada, Affaires Extérieures, M.A.I., M.L.C.P.M.I.C.T., A.C.C.T., C.Q.Y.B., C.R.I.Q., I.N.R.S., S.P.S.T., Québec Science, École Polytechnique, Consulats de France.Pratt A Whitney, Le Devoir, Radio-Québec, Alpha Vidéo et Film, Concept Audiovisuel, Régie du Cinéma, CITÉ-FM Rock Détente (Montréal), CITF Rock Détente (Québec).Quand la science se fait film! Entrée gratuite Une production de: La Cité des Arts et des Nouvelles Technologies de Montréal SCIENTIFIQUE DU QUEBEC t i B-2 M Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Dr Glgglm 7 h 15.9 h 25.sam dim.1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15,9 h 25 «en sam darn sped 11 h 30 II: Contenting Adult 7 h 10.9 h 10 sam dim.1 h 05,3 h 05.5 h 05, 7 h 05,9 h 05 ven sam dem sped.11 h III: Under Siege* * 7 h 15, 9 h 20, sam dim 1 h 05, 3 h 10.5 h 10, 7 h 15.9 h 20 ven sam dern sped 11 h 20 IV: Mighty Duck 7 h, 9 h.sam dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h.ven sam dern sped 11 h BERRII: (849-3456) - Le* eecroc* 1 h 30.4 h 15, 7 h.9 h 30 II: M.Btteball 4 h, 7 h 10.9 h 20 III: Johnny cure dent 1 h 45.4 h 20,7 h 15.9 h 30 IV: Cuira»»* en péril 1 h 40.5 h 55.7 h 50.9 h 45 V: Le cité obtcur du coeur 1 h 30,4 h, 9 h 20— Le dernier de» Mohican* 1 h 30,3 h 45,7 h 10 BONAVENTURE I: (849-3456) - BROSSARD I: (849-3456) - Le dernier de* Mohlcana 7 h, 9 h 30.sam 2 h, 7 h, 9 h 30, dim 2 h, 4 h 30.7 h, 9 h 30 II: Mr Bateball7 h.9 h 25.sam 2 h, 7 h, 9 h 25.dim.2 h.4 h 30.7 h.9 h 25 III: Le» aacroca 7 h, 9 h 30.sam 2 h 15,7 h, 9 h 30, dim.1 h 35.4 h 15.7 h.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Can-dyman 7 h 30,9 h 35, sam dim.1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30.9 h 35 2: Johnny cura dont 7 h 05.9 h 25.sam.dim 1 h 30,4 h.7 h 05.9 h 25 3: Night and tha City 7 h, 9 h 15.sam dim 1 h 40,4 h 05.7 h, 9 h 15 4: The Public Ey»6 h 45, sam.dim.2 h, 4 h, 6 h 45— La balle hlatolre 8 h 30 S: Apr*» l'amour 7 h, 9 h 20, sam dim.1 h 45.4 h, 7 h, 9 h 20 6: La* atcroc* 7 h 05,9 h 40.sam dim 1 h 45.4 h 15.7 h 05.9 h 40 CENTRE EATON 1 : Mil- Festival de cinéma fantastique: Mutronlca 1 h 15.3 h 15.5 h 15,7 h 15,9 h 15 2: Festival de cinéma fantastique : C'est arrivé prés de chai vous 1 h.3 h.5 h.6 h 05.9 h 10.sam.dern.sped 11 h 20 3: Under Siege 12 h 10.2 h 20.4 h 30.6 h 50.9 h.sam.dern sped.11 h 15 CINÉMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: - Monsieur Baseball 19 h, 21 h 10.sam dim.lun.13h, 19h.21 h 10— Le* aa-croc» 18 h 45.21 h 10.sam dim lun.13 h, 18 h 45.21 h 10— Le damier de* Mohlcana 19 h.sam.dim lun 13h, 19h — Cimetière vivant221 h 10— 1492 la conquête du paradis ven.18 h 30.21 h 15, sam dim.12 h 30,18 h 30.21 h 15.lun.au jeu.19 h 30— Jeu de pul»sanc»i9t\, sam dim lun.13 h.19 h— Cuirassé en pérll21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— Le voleur d'enfant* 3 h.19 h 15.lun mar 12 h 30,4 h 45,9 h — Johnny Stecchlno 1 h.5 h 15.9 h 30.lun.mar.2 h 45,7 h GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- De» souri» et de* homme» 7 h 15,9 h 35.sam.dim.12 h 25.2 h 40,4 h 55,7 h 15,9 h 35- Le zèbre 7 h 20.9 h 20.sam dim.1 h 20.3 h 20.5 h 20.7 h 20, 9 h 20- 14926h 10,9 h 10, sam.dim 12 h 15.3 h 10,6 h 10,9 h 10— Un coeur an hiver 7 h 05.9 h 15, sam.dim 2 h 50, 4 h 55.7 h 05, 9 h 15-L'homme d'Enelno sam.dim.12 h 35— Jeu de puissance 7 h 05.9 h 15, sam dim.12 h 35.2 h 45,4 h 55.7 h 05,9 h 15— Rock 'N Nonne 7 h 20,9 h 30, sam.dim.12 h 50.2 h 55,5 h 05.7 h 20,9 h30 PLACE CHAREST: (529-9745)- Le» escroc» 13 h, 16 h.19 h, 21 h 45— Basic Instinct 16 h 10, 21 h 20— Candyman 13 h, 19 h 15— Le côté obscur du coeur 12 h 35,19 h — Le petit prince a dit 15 h 30,21 h 40-.Dr Olgglea 12 h 45.15 h 30.19 h 10,21 h 35- Célibataire» 13 h 30,19 h 15— Jeun» femme cherche colocataire 15 h 50,21 h 25— Le dernier de» Mohlcana 13 h 30.16 h 30.19 h 20, 21 h 50- Cul-rata* en péril 13 h 15.16 h 20,19 h 15,21 h 40— Monsieur Baseball 12 h 30.14 h 50.17 h 05.19 h 30.21 h 45— Netchalev est de retour 19 h 10.21 h 45 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Hlstolie» de fantôme 7 h 05.9 h 15— Rocky Horror Picture Show 7 h.9 h 30.STE-FOV 1 : (656-0592)— 1492 8 h.sam.dim.2 h, 5 h.8h.— Under Siege 6 h 35.9h06.sam.dim 1 h 30.3 h 45.6 h 55.9 h 05- Capitaine Ron 7 h 05.sam dim 3h05,5h05, 7h05— MutronlcaOb 10.sam dim 1 h 20.9 h 10.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil (849-3456)- Night and the City 4 h 45.7 h.9 h 15.dim.2h.4 h 30, 7 h, 9 h 15 2: Sneakers 4 h 45.7 h 15.9 h 40.dim 1 h 30.4 h 15.7 h, 9 h 30 3: Johnny Stacchlno 5 h 30, 7 h 30.9 h 35.dim.1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Th» Hand that Rock* the Cradle 7 h 10,9 h 30, sam dim 12 h 30,2 h 50.5 h.7 h 10,9 h 30 CINÉMA LANGELIER 1: Le dernier de» Mohicans 7 h 15.sam dim 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 15— The Public Ey» 9 h 25 ven sam dern sped 11 h20 2: Candyman7h 10,9h 10,sam dim 1 h 10,3 h 10,5 h 10, 7 h 10.9 h 10 ven sam dern sped 11 h 10 3: Hero 7 h.sam dim 1 h, 7 h — Jaune femme cherche colocataire 9 h 15.sam dim 3 h 20.9 h 15 4: M.Barbell 7 h 05.9 h 15.sam dim 1 h 05.3 h 10,5 h 15.7 h 20, 9 h 30 ven sam dern sped.11 h 40 5: Cuirassé en péril 7 h 05, 9 h 05.sam dim.1 h 05.3 h 05.5 h 05.7 h 05.9 h 05 ven sam.dern sped 11 h.6: Les escroc* 7 h, 9 h 25.sam dim 1 h 10, 3 h 30.7 h, 9 h 25 ven sam dern spec! il h40 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: Mtl (288-1857)-Featlval du nouveau cinéma (15 au 25 oct.)— ven Rév* du paplllon/Boulevards du Crépuscule U h 20— Mau-Mau 19 h — Oxygen Starvation 19 h 20— Manufacturing Consent Noam Chomsky and the Media 21 h — Song for Beko 21 h 20— sam Amelia Rose Tower»/In the Nam» of Qod 13 h — Brother's Keeper 13 h 20— Tectonic Plateau h — Mau-Mau 15 h 20— Automn Moon 17 h — Death of a Neapolitan Mathematician 17 h 20— Hors Saison 19 h.— Idiot 19 h 20— Orlando 21 h —dim VI» de bohème 13 h — Guerilla* In our Midst/Thank God I'm a Lesbian 13 h 20— Blue/Last Supper IS h — Rosa/Careful 15 h 20— Bar des rails 17 h — Shadow on the Snow 17 h 20— The Fight/Rock Hudson'* Home Movies 19 h.— La tant»/La visit* 19 h 20— Amelia Rose To-wera/ln the Name of God 21 h — The Neigh hour 21 h 20— Le prince des marées lun mar 1 h, 7 h, mer.ieu.7 h — Robe noire lun.mar.1 h.5 h 15.mer jeu.3 h 15, 9 h 20— The Playboys lun mar 3 h, 7 h 15, mer jeu 1 h — Jusqu'au bout du monde tun mar 3 h 30, mer jeu 12 h 30,9 h 30— Marlene lun.9 h 30, mar 9 h 45.mer.jeu.7 h 30— Le grand bleu lun mar.9 h 30.mer jeu.3 h 45 CINÉMA OMÉGA 1 : - Mutronlca 7 h 30,9 h 30, sam dim.lun.1 h, 2 h 50,4 h 45, 7 h 30,9 h 30 2: Célibataire* 7 h 10,9 h 30, sam.dim.lun.1 h, 3 h.5 h, 7 h 10,9 h 30- 3: Jeu de puissance! h 15.9 h 30, sam dim.lun.1 h, 3 h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 30— 4: Chéri» l'ai gonflé le bébé sam dim lun 1 h.3 h.5 h — Cimetière vivant 29 h 15,9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout St-Laurent.Mtl (843-6001) — Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (du 15 au 25 oct.) ven.Forbidden Homework 15 h 15— Serge Daney: Itinéraire d'un ciné-fila 17 h 15— Avant la aliène»/Fragments de vie» clandeitlnea/Travelling Light 20 h — Ambient alphabet/What Happen to you/Darwin 22 h., 24 h — sam.Local Knowledge/Entre solitude* 12 h — Tab sur la» pas de M.Hulot 14 h.— The Nervoua Thing/Achromatic/Not only Angels Have Wlngs/Erotlc Cllpa/Carmen 16 h — Zagorsk/Cast un grand mot que cela/L'enter de Dante 18 n — Death of Neapolitan Mathematician 20 h — Ouverture phénoménale /Barricades/Freak Trade 22 h„ 24 h — dim.Avant la sllence/Fragment* de vies clandestine»/Travelling Light 12 h — The Body Shop/Travelogue 414 h — Bowl of Bona/Tale of the SyuweHh — Entre ell* et mol/Ceux qui ont le pea léger meurent tans laisser de traces 18 h — P.S.M-./Fairy Who Didn’t Want to be a Fairy Anymore/Non I» ne regrette rien 20 h — This Nervous Thing/Achromatic/Not Only Angela Have Wlngs/Erotlc Clip*/Carmen 22 h — The Sluts and Goddesses video Workshop^* CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- ven Bob Mar-ley, Time will Tell 2 h 45,9 h 45— Tie Me up, Tie Me Down 4 h 45— Twins Peaks 7 h — The Naughty Victorian* 24 h— sam Monster In a Bos 3 h — Bob Marley, Time Will Tells h, 9 h 45 — Howard's End 7 h — Heavy Metal MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.VENDREDI 23 OCTOBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 • quatuor en si mineur no 4 (Telemann) • concerti pour mandoline RV 93, 532, 558 (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerti pour flûte RV 509 et 514 (Vivaldi) • symphonie no 51 (Haydn) • symphonie no 35 Haffner (Mozart) • concerto pour piano no 9 K.271 Jeune homme (Mozart) • scherzo no 2 op.31 (Chopin) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 24 h— dim Matador 2 h 45— Bob Marley, Time Will Tell 5 h.7 h 15- Kafka 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Mr Baseball 7 h 15, 9 h 40 sam dim 2 h 15.4 h 40.7 h 15.9 h 40 2: Sneaker» 7 h, 9 h 30, sam dim 1 h 40.4 h 15,7 h, 9 h 35 3: The Last of the Mohlcana 9 h 30, sam dim.4 h 30,9 h 30— Haro 7 h.sam dim.2 h, 7 h 4: Or Olgglea 7 h, 9 h 15, sam dim 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 15 5: Night and th» City 7 h 10.9 h 20.sam dim 1 h 45,4 h 10.7 h 10, 9 h 20 6: Mr Saturday Night 7 h, sam dim.1 h 35,7 h— Public Ey» 9 h 20, sam dim 4 h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-Featlval du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal ( 15 au 25 oct ) ven VI* de bo-hème 19 h 15— My Niagara/Toward Intimacy 21 h 15— sam Homework 13 h — Bar de* rail* 15 h 15— Roaa/CarefulU h 15— The Neighbour 19 h 15- Bowl ol Bon» 21 h 15— dim Hors saison 13 h 15— Simple Men 15 h 15- Tectonic Plates 17 h 15- Orlando 19 h 15— Manufacturing Consent: Noam Chomsky and the Media 21 h 15 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Fermé temporairement CINÉPLEX I: (849-3456) - Sneakers 7 h 05.sam dim 1 h 05,7 h 05— Jeune femme cherche colocataire3 h 35.9 h 35 2: Wind3 h 20.9 h 20— Cuirassé en péril 7 h 05, sam dim.1 h 05.7 h 05 III: Howard's End6 h 30,9 h 10.sam dim.1 h.3 h 45.6 h 30.9 h 10 IV: El Lado Oscur» Del Coraion 3 h 40, 7 h, 9 h 30, sam dim.1 h 05.3 h 40, 7 h, 9 h 30 V: La femme de l'épIclarS h 15.9 h 30.sam dim.1 h, 5 h 15.9 h 30- Le petit prince 3 h 05,7 h 20 VI: The Last of the Mohicans 5 h 15, 9 h 20.sam.dim.1 h, 5 h 15, 9 h 20— Public Eye 7 h 20, sam dim.3 h 05,7 h 20 VII: Simple mortel3 h, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dim.1 h 05.3 h, 5 h, 7 h, 9 h VIII: Candyman 3 h 10.5 h 10.7 h 15.9 h 15, sam dim.1 h 05.3 h 10.7 h 15,9 h 15IX: Betty 3 h 10.5 h 20.7 h 25, 9 h 35.sam dim.1 h 05.3 h 10,5 h 20.7 h 25.9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)— Glengarry Glen Ross 1 h 30.3 h 30,5 h 30,7 h 30.9 h 40 II: Après l'amour 2 h.5 h 10, 7 h 20,9 h 30 III: Le belle histoire 1 h 30.5 h, 8 h 30IV: Confessions d'un Bar/o 1 h 30.3 h 25.5 h 20, 7 h 15,9 h 20, |eu.1 h 30,3 h 25,5 h 20,9 h 20 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout.René-Lévesque.Mtl (283-8229)— Entre la langue et l'océan 18 h.20 h.(20 au 25 oct.) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- ven.Teorema 19 h -Pierrot le fou 21 h — sam.La pria» du pouvoir par Louis X1V19h — The Trlal21 h.— dim.Rashomon 19 h — Le sacrifice 20 h 45 CRÉMAZIE: (849-FILM) — Requiem pour un beau sans coeur 7 h 05.9 h 10.dim.2 h, 4 h 30, 7 h 05.9 h 10 DAUPHIN I: (849-3456) - Glengarry Glen Ross 7 h, 9 h 15, dim.2 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 15 11: Nord 7 h 15, 9 h 20, dim 2 h 30,4 h 30, 7 h 15,9 h 20 CINÉMA DÊCARIE 1: (849-3456) - Candyman 7 h 30,9 h 30, dim 1 h 30, 3 h 30,5 h 30, 7 h 30,9 h 30 II: Hero 7 h.9 h 20, dim.1 h 35,4 h 05,7 h, 9 h 20 DORVAL I: (631-8586) - Pure Country 6 h 30.9 h, sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 30.9 h II: Mighty Ducks 6 h 55,9 h 10.sam dim.12 h 15.2 h 25,4 h 40.6 h 55,8 h 10111 : Consenting Adults 7 h 10.9 h 25, sam.dim.12 h 45,2 h 50,5 h, 7 h 10,9 h 25IV: Of Mice And Men 6 h 30,9 h, sam.dim.1 h30,4h,6h30.9h.DU PARC 1: (844-9470)- Under Siege 7 h 10.9 h 15, sam dim.1 h, 3 h 05, 5 h 05,7 h 10,9 h 15 2: Consenting Adult* 7 h 10,9 h 15, sam.dim.1 h 10.3 h 10.5 h 10.7 h 10.9 h 15 3: Single» 7 h 15.9 h 15.sam dim.1 h 15,3 h 15,5 h 15.7 h 15,9 h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- 149212 h, 3 h, 6 h, 9 h 2: Jeu de puissance 1 h 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1 : -1492 6 h 10,9 h 10.sam.dim.12 h 10,3 h 10,6 h 10.9 h 10 2: School Tl»a 7 h 15,9 h 35, sam.dim.2 h 35.4 h 50, 7 h 15, 9 h 35- Enclno Man sam dim.12 h 30 Slnglealh 15.sam.dim.12 h 30,2 h 40.4 h 55.7 h 15- Dead Bolt9 h 35 3: Under Siege 6 h 50,9 h 10, sam.dim.12 h.2 h 15,4 h 30.6 h 50,9 h 10 4: Mighty Ducks 7 h 15,9 h 30, sam dim.12 h 30.2 h 35, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 5: 1492 6 h 20.9 h 20, sam.dim 12 h 20,3 h 20,6 h 20.9 h 20 6: Consenting Adults 7 h.9 h 15.sam.dim.12 h 15,2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15- 7: Le zebre 7 h 05.9 h 20, sam dim.12 h 20.2 h 35,4 h 50, 7 h 05,9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)-A River Runs Through It 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20 2: Glengarry Glen Rosa 1 h 30,3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 3: Haro 1 h 45,4 h 15, 7 h, 9 h 30 4: Husbands and Wives 2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (16 au 25 oct.)— ven Master Carpenter 17 h 45— The Blue Hour 19 h 45— Mr Bo/angle*' Memory/Th» Thousand* Things/Trans-Voices/Stigmata 21 h 45— Chambre blanche/Sluta and Goddesses Video Workshop or How to be a Sex Goddess In 101 Easy 23 h, 24 li sant Where I* Memory 13 h 45— La tante-/Visite 15 h 45— The Body Shop/Travelogue 417 h 45— Guerillas In our Midst-/Thank God I'm a Lesbian 19 h 45 — Zero Diet/Transfer/L'tle mystérieuse/In the Eye ol the Storm/Théatre de la mémoire 21 h 45.23 h 30— dim Salt Water People 13 h 30— Ouverture phénoménale/Barricadea-/Freak Trade 15 h 45— Zagorsky/C’est un grand mot que cela/L 'enter de Dante 17 h 45— Mau-Mau 19 h 45— Female Misbehavior 21 h 45 GREENFIELD I: (671-6129) - M928h.sam dim I h 30, 4 h 45, 8 h 2: Under Siege 7 h, 9 h 10, sam dim 3h, 5h, 7 h.9h 10— L'hommed'En-c/nosam dim 1 h 3: Jeux de puissances^ 50.9 h 05, sam.dim 12 h 45,2 h 45,4 h 45,6 h 50,9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)- En direct de l'espace Le grand canyon version française 10 h sauf le sam , 13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h version anglaise 11 h 45,20 h 45— Les Rolling Stone* 22 h 30 les ven et sam IMPÉRIAL: (288-7102) - 1492 12 h 45.3 h 30.6 h 15.9 h LAVAL : (688-7776) - 1 : Under Siege 7 h 20.9 h 40, sam dim 12 h 40, 2 h 50, 5 h 10.7 h 20,9 h 40 sam dern sped 24 h 2: Le Zèbre 7 h.9 h 20, sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 20, sam.dern sped.II h 50 3: Hero 6 h 30,9 h.sam dim.1 h 10.3 h 50, 6 h 30,9 h, sam dern sped 11 h 404: Consenting Adults 7 h, 9 h 10.sam dim 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50.7 h, 9 h 10.sam dern.sped.24 h.5: 1492 7 h 10, 9 h 10, sam dim 12 h 10.3 h 10,6 h 10.9 h 10, sam dern sped.11 h 45 6: Mutronlca 7 h 25, 9 h 30, sam dim 1 h 10.3 h 20,5 h 20, 7 h 25, 9 h 30, sam dern sped.11 h 40 7: L'homme d'Enelno sam dim.1 h— De* souris *1 de* hommes 7 h 10,9 h 40.sam dim 2 h 50,5 h, 7 h 10.9 h 40.sam dern sped 11 h 50 8: Jeu de puissance 7 h 20.9 h 30.sam dim 12 h 30.2 h 50.5 h 10,7 h 20.9 h 30.sam dern sped 11 h 45 9: Pure Country 6 h 40.9 h 10, sam dim 1 h 20.4 h.6 h 40.9 h 10.sam dern sped.11 h 50 10: C'est arrivé pré* de chez voua 7 h 10,9 h 40.sam dim 1 h, 3 h 10,5 h, 7 h 10,9 h 40.sam dern.sped 24h 11: Mighty Duckal h 10.9h20.sam dim 12 h 20.2 h 40.5 h, 7 h 10, 9 h 20.sam dern sped 11 h 4512: Rock'n Nonne 7 h 20.9 h 40, sam dern sped 11 h 50— Chérie l'ai gonflé tei MM sam dim.1 h, 3 h, 5 h.LAVAL 2000 1 : (849-3456)- M.Baseball 7 h 10.9 h 20.sam 1 h 40.7 h 10.9 h 20.dim 1 h 40.3 h 50.7 h 10,9 h 202: Cuirassé en péril! h 05,9 h 10, sam 2 h.7 h 05.9 h 10, dim 2 h, 4 h 05.7 h 05,9 h 10 LOEWS l:(861-7437) - Pure Country 12 h 10.2 h 25,4 h 50.7 h 10,9 h 35, sam dern.sped.11 h 50 II: School Ties 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 05.9h 30 sam dern.sped 11 h 45 III: Of Mice and Men 12 h 05.2 h 35.5 h 05, 7 h 20, 9 h 40 sam dern sped.11 h 50IV: Bob Robert* 12 h 10,2 h 20.4 h 35.7 h, 9 h 20 V: Reservoir Dog* 12 h 30.2 h 45,5 h, 7 h 10,9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - ven.Salle 1 : Lee alla» du désir 19 h 15— The Best of the New York Erotic Film Festival 21 h 30- Salle 2: Le monde de cool 19 h — La dernière tentation du Christ 21 h — sam Salle 1: Toto le héros 19 h 20— Rock'n Nonne21 h 30— Salle 2: Urga 19 h — Grand Canyon 21 h 15— dim.Salle 1 : François et le chemin du soleil 16 h— The Best of the New York Erotic Film Festival 19 h — Les ailes du désir 21 h — Salle 2: Le monde de coot 16 h 30— Hiroshima mon amour 19 h 35— Rencontre» avec de* homme» remarquable* 21 h 15 OUTREMONT: (278-FILM)- PALACE 1 : - Under Siege 12 h 10.2 h 25,4 h 45.7 h 10,9 h 35 sam.dern.sped.11 h 55 II: Consenting Adults 12 h, 2 h 10.4 h 25, 6 h 40, 9 h sam dern.sped 11 h 20 III: Dead Bolt 12 h 30,2 h 40,4 h 50,7 h 10,9 h 20, sam.dern.sped.11 h 25 IV: Men 0/tesOo012 h 50,2 h 55.5 h 10,7 h 20, 9 h 25, sam dern.sped 11 h 35 V: Single* 12 h 40,2 h 45,5 h, 7 h 15,9 h 30 sam.dern.sped.11 h 45 VI: Mighty Ducks 12 h 10.2 h 25,4 h 45,7 h 05.9 h 15 sam dern sped 11 h 20 PARADIS I: (354-3110)—ven.La mort vous va *1 bien 6 h 30— Un» ligue en Jupon» 6 h 40— Jeux de guerre 7 h — L'arme fatale 3 8 h 30— Rock'N Nonne9 h 10— La cité de la /o/e 9 h 30- Basic Instinct 10 h 45- Unité spéclalell h — sam Rock'N Nonne 1 h, 7 h 20— L'arme fatale 31 h 05,7 h 15— Le retour deBatmani h 10,8 h 15— Une ligue en Jupons 2 h 55,11 h 15— Le mort voua va al bien 3 h 20, 5 h 15— Boomerang 3 h 45— Unité spéciale 5 h 20.9 h 15— Jeux de guerre 6 h — Basic Instinct 9 h 30— La cité de la joie 10 h 45— dim.Une ligue en Jupon» 1 h— La mort vous va si bien 1 h 05,5 h 15— Le retour de Batman 1 h 10— L'arme fatal* 33 h 05, 7 h 15- Rock'N Nonne 3 h 25,7 h 20-La cité de la Joie 3 h 40— Unité spéciale 5 h 20, 9 h 15— Boomerang 6 h 15— Jeux de guerres h 30— Basic Instinct9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)- Indochine 1 h.4 h 30,8 h II: I.P.S 1 h 30.4 h, 6 h 30, 9 h III: Jeu de puissance 12 h 20,2 h 30,4 h 40,7 h, 9 h 10IV: 1492 2 h, 5 h 30,8 h 30 V: Un coeur en hiver THEATRE BISTRO FLORESTA: 4670 St-Denis, Montréal (843-4177)— Théâtre pour entants: « Les Puits de la Mère Michel > par le théâtre Les Marionnettes de Claire et René, le 25 oct.à 13h.30 et 15h.30 CAFÉ DE LA PLACE: PdA, Montréal (842-2112)- • Avant la retraite » de Thomas Bernhard, m.en s Alexandre Hausvater, du 28 oct.au 12 déc.ESPACE GO: 5066 rue Clark.Montréal (271-5381)- • Les bonnes > de Jean Genet, m.en s.René Richard Cyr, du 13 oct.au 14 nov.à 20h.ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario.Montréal (526-6582)— ¦ Amerika ¦ d'après Kalka, m.en s.Gregory Hlady, du 14 oct au 8 nov., mar.au sam.à 20h 30, dim.à 16h.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211 )— Le Théâtre de l'Avant-Pays présente • La petite tille qui avait mis ses parents dans ses poches • de Alain Fournier, m.en s Michel Fréchette, du 14 oct au 1er nov., sam et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherme.Montréal (253-8974)— Le Théâtre Parminou présente < Les bleus amoureux ¦ m.en s.Maureen Martineau, du 22 oct.au 14 nov — Salle Denise-Pelletier: • Antigone ¦ de Sophocle, m en s.Louise Laprade, du 15 oct.au 6 nov.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis.Montréal (282-3900)— • Joie ¦ de Pol Pelletier, m.en s.Gisèle Sallin, du 9 au 31 oct., mar.au sam.à 20h 30.dim.à 15h 30 THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— i Opéra Fou • spectacle de marionnettes, conception et m en s Vladimir Ageev, à compter du 3 oct., sam.dim.à 15h — La troupe Les Voix Ferrées présente « Le jardin suspendu • textes de Tardieu, Cocteau et Ionesco, m en s Claudine Tremblay, jusqu'au 31 oel.à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (288-3161)— • The Guid Sisters • de Michel Tremblay, m en s Michael Boyd, du 1er au 25 oct THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Six personnes en quête d'auteur.de Pirandello, m.en s André Brassard, du 29 sept au 24 oct, mar au ven à 20h, sam à 16h et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— > Nez à nez > de Benoit Brière et Stéphane Jacques, du 23 nov au 19 déc.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— < Kushapatschikan ou la tente tremblante • de Gilbert Dupuis, m.en s.Alain Fournier.du 30 oct.au 21 nov, mar au sam à 20b.GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente • Famille d'artistes • de Kado Kostzer et Allredo Arias, m en s Alexandre Hausvater.du 29 sept au 24 oct, mar au sam.à 20h THÉÂTRE DE L'iLE: Hull— « Fleurs d'acier t de Robert Harlmg, m en s.Hedwige Herbiet, du 21 oct.au 28 nov THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939de Salaberry, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Blanc présente ¦ Soirée bénélice pour ceux qui ne seront pas là en l'an deux mille • de Michel-Marc Bouchard, m.en s.Gill Champagne, du 13 oct au 7 nov.La télévision du vendredi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ossacj Ce loir Mr.Bean Cinéma : Music Box -Am.89 Avec Jessica Lange et Armln Mueiler-Stahl Le Téléloumal p Le Polnt/météo/sport Cinéma : Soleil d'automne—Am.85 Avec Gene Hackman et Ellen Burstyn gdssst Newt Newt p Murphy p Brown The Golden Palace p Major p Dad Designing Women p Bob g Picket Fences p News Dark Justice œESÏÏÜ?Newt Newt P Jeopardyip Wheel of Fortune p Final p Appeal What g Happened?One Minute to Midnight : The Real Story ol the Cuban Missile Crisis p News The Tonight Show p oïïasKi Newswatch Degratsip Junior High The Golden Palace p Street Legal p Designing Women p Empty p Nest The National p The Journal News The Kids In the Hall p • O" Le TVA Ç éd.18 lires Jeopardy) Drôle de ¦ Jxâi.vioeo Rira bien.9-1-1.- Cinéma : Le spéclellste -Am.71 Avec Peter Falk et Leonard Nlmoy AdLib Le TVAp éd.réseau mg sports Mongraln de sel œïH.r Puise Ç Entertainment Tonight Tarzan p Family p Matters Major p Dad The Round Table p Picket Fences p Newsp Arseniop Hall Show fB&L Jeunet sutamnt Deecttffret etdetletlrH Journal deTFI Vision 5 Plein cadre Autant savoir Bouillon de culture Les acteurs de bonne foi Carré vert Journal de France 3 mssr-1 Passe- Pertout Téiétervice Droit de parole S.O.S.j’écoute p Parier pour parler : p Ou'etl-ct qulerdte let Imm?Téléservice ®S?" Moskyirt vidéo Fax: L’Infoptus L* décompta Coca-Cola Combat des clips / VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle Fax: L'lnfoflus Vldéodanse / Nu Muslk WXZJZ0 ilïwl Newt q Star Trek :P The Next Generation Family p Matters Step Byp Step Dinosaurs Camp g Wilder 20/20 p News Nightline p Married P with Children ®sa 1th / Disposable Heroei Fax Coca-Cola Countdown Combat des dips Vidéoflow ZÔ5) VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNeil-Lehrer Newshourp The Nightly Business.Vermont U|U —» » 1- mil W86K Washington Week.p Wall Street Week.p Live From Lincoln Center Cinéma : A Man and A Woman —Fr.66 Avec Pierre Barouh et Anouk Aimée MonWet La guerre deadens Sonia Benetra Coup de fcxnrt Cinéma : Appel mix meurtres —Am.88 Avec Shawnee Smith et Tammy Lauren Rash modes Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma Newton's Applep The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer Newshourp Mystery I p Capital City Blackadder The Third Alio I Allot Sneak Previews Cinéma: îheïïtibl» Start GB.45—Avec John Mills 12 h 30,2 h 40,4 h 50.7 h05,9 h 20 VI: Le Zébra 1 h.3 h.5 h.7 h 10.9 h 15 VII: De* souri» et de* homme* 12 h 15,2 h 30,4 h 55,7 h 15,9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON 1^849-3456) - Dr Giggles \ h30 4h, 7h, 9h Mil: Candyman! h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 III: Public Eyel h 45,4 h 15.7h.9 h 15 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - M.Bateball 7 h.9 h 20.sam 2 h, 7 h, 9 h 20.dim.2 h.4 h 30.7 h, 9 h 20 2: Cuirassé en péril! h 10,9 h 30, sam 2 h 05, 7 h 10,9 h 30, dim.2 h 05,4 h 20,7 h 10.9 h 30 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)-1 : Hero 7 h 05, sam dim.1 h 40,7 h 05— Mr Baseballs h 20, sam.dim.4 h 25,9 h 20 2: Husband* and Wives 7 h 05.9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30,7 h 05,9 h 30 3: Glengarry Glen Rosa 7 h 15,9 h 20.sam dim.2 h, 4 h 15, 7 h 15,9 h 20 4: Dr Giggles 7 h 10,9 h 25, sam.dim.1 h 45,4 h 15.7 h 10, 9 h 25 5: Mr Saturday Night 7 h 10.9 h 35, sam.dim.1 h 50.4 h 25.7 h 10.9 h 35 6: Night and th» City 7 h, 9 h 35, sam dim.1 h 50,4 h 20,7 h.9 h 35 7: Sneakers 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 40.4 h 20, 7 h.9 h 30 LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mtl (274-3550) - Festival International du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal(15 au 25 oct.) ven Orlando 19 h 30— Simple Men 21 h 30— sam Traffic Jam 13 h 30— Oxygen Starvation 15 h 30— The Blue Hour n t\ 30— Zabrahead 19 h 30— Female Misbehavior 21 h 30— dim Opening Night 13 h — Orlando 15 h 30— VI» de bohème 17 h 30- Video Blues 19 h 30- Brother's KeeperU h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - 1492 6 h 15,9 h 10.sam dim.12 h 30,3 h 30, 6 h 15.9 h 10, sam dern sped 24 h.Il: Le Zèbre 7 h 10,9 h 20, sam dim 12 h 45.3 h.5 h IS.7 h 10,9 h 20 sam.dern.sped 11 h 25 III: C'est arrivé pré» de chez vous 7 h 10.9 h 20, sam.dim 12 h 30,3 h, 5 h, 7 h 10,9 h 20, sam.dern sped 11 h 25IV: L'homme d’En-clno sam.dim.1 h— De* souri* et des homme* 7 h 20,9 h 30, sam dim 2 h 45,5 h, 7 h 20,9 h 30.sam.dern.sped.11 h 45 V: Jeux de puissance 7 h 15,9 h 10.sam dim 12 h 45.3 h, 5 h, 7 h 15.9 h 30 sam.dern.sped.11 h 40 VI: Under Siege 7 h 20,9 h 30, sam.dim.12 h 45,3 h.5 h 15.7 h 20.9 h 30, sam.dern.sped 11 h 35.MUSIQUE Classique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal (872-5338)— Quinzaine musicale, 50 ans, Conservatoire de musique de Montréal, Raoul Sosa.pianiste, Martine Desroches, violoniste, Louis Charbonneau, timbalier, Noella Bouchard, violoniste, Vincent Bernard, violoncelliste, oeuvres de Korngotd, Schmidt et Sosa, le 23 oct.à 20h — Les 50 ans du Conservatoire: Musique de chambre, oeuvres de Coulombe, Saint-Marcoux.Lalonde, Vivier, Panneton et Lesage, le 24 od.à 20h — Concert Début: Bernard Levasseur, baryton, oeuvres de Duparc, Fauré et Poulenc— Libby Yu, pianiste, oeuvres de Scarlatti, Beethoven et Pépin, le 25 od.à 15b.30 CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Angle SteCa-therine et Université, Montréal— Martin Foster, violon, Eugene Ptawutsky, piano, oeuvres de Beethoven, le 24 oct.à 17h.ÉCOLE DE MUSIQUE VINCENT D’INDY: 628 chemin Cite Ste-Catherine, Montréal— Récital de Jean-Paul Sevilla, oeuvres de Liszt, Schumann, Fauré et Beethoven, le 24 od.à 20h — Conférence-démonstration avec Jean-Paul Sevilla, le 25 od.à 9h 30, également cours de maitre, à 13h,30 ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: rue Rachel/coin Drolet, Montréal— L'organiste Jacques Boucher aux messes de sam.à 17h.et 10h.et 11h.le dim.ÉGLISE DE ST-SAUVEUR: St-Sauveur (227-2564)— Istvan Lakatos, violoniste, et l'Ensemble Amati, dir.Jacques Lacombe, le 24 od.en soirée HÔTEL DE VILLE DE REPENTIGNY: Repen-tigny— Sons et Brioches: Piano à quatre mains, Suzanne Chagnon et Jean-Guy Daoust, oeuvres de Beethoven, Schubert et Dvorak, le 25 od.à 11h.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary, Montréal (733-8211)- Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, tous les dim.à 11 h — Le 25 oct.la messe Cantabo Domino de Lo- dovico Da Viadana et le motet Jubilate Deo Omnis Terra de Roland de Lassus— À 15h 30, Raymond Daveluy â l’orgue PLACE DES ARTS: 5e Salle.Montréal (842-2112)— Intermezzo Cantabile.concert de l’Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, oeuvres de Mozart.Bizet, Tchaikovsky et autres oeuvres du répertoire d'opéra, le 23 oct à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (3984547)— Orchestre d'instruments à vent de McGill, dir.Torn Talamantes, oeuvres de Williams, Srebotnyak, Castérède, Forsyth, Coigrass, Meyer et Varèse, le 23 od.i 20h.Populaire BAR G.SHARP: 4062A St-Laurent, Montréal-Jimmy James, les 23-24 od.— Jam Night, le 25 od.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Sylvie Perron, les 23-24-25 oct.à 22h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aytmer, Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geotfre'/ Lapp, en permanence, lun.mar.de 19h.à 24h., mer.au ven.17h.30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven.à compter de 22h„ le sam.à compter de 21h.30, invité les 23-24 od.Richard Parris, sax baryton— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 18h.30 à 24h„ invité le 25 oct.Marc Villemure, guitariste LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rue Le- moyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Lorraine Des-Marais et ses musiciens, les 23-24 od.à 22h.30 CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)- Jazz Live Band, les 23-24 od.à 21 h.30 CLUB CONTINENTAL: 4171 St-Denis.Montréal (844-4481)— Jazz les ven.sam.à 22h.CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste tous les soirs à 22h.(saut dim.) RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188)— L'Ensemble de Dave Turner et invités, les ven.sam.à 20h.30 VARIETES AUBERGE LE VIEUX ST-GABRIEL: 426 rue St- Gabriel, Vieux-Montréal (878-3561)— Souper-théâtre • L'étoffe et la dentelle • comédie musicale à caractère historique, dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal, les ven.et sam.à 19h — Souper-spectacle avec Céline Delisle, les ven.et sam.d'octobre à 18h 30 CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Tritorium, 255 est Ontario, Montréal (521-1002)- Les Grands Explorateurs présentent L'Empire des Indes, avec Emmanuel Braquet, le 23 oct.à 19h.COLLÈGE LIONEL-GROULX: Auditorium, 100 rue Duquel, Ste-Thérèse— Ciné-famille: Fem Gully de Bill Kroyer, le 25 oct.à 13h.30 ESPACE TANGENTE: 840 Cherrier, Montréal (525-1500)- Les Moitsutoitsous présentent « Chien d'arrêt • chorégraphie de Réal Bossé, du 22 od.au 1er nov.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— La marche à l'amour, avec Gaston Miron, Pierre St-Jak et Bernard Buisson, du 20 au 31 oct.à 20h 30 MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE POINTE-A-CAL- LIÉRE: Place Royale.Montréal— Histoire et créateurs: du cinéma à l'histoire, par Pierre Véronneau, le 24 oct à 14h.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine, Montréal (847-6226)— Le geste en peinture, peinture automa-tiste en s'inspirant d'oeuvres de Paul-Émile Borduas, le 23 oct.à 14h„ les 24-25 oct.à 13h.et 15h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1380 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Auditorium Maxwell-Cummings: Films sur l'art: American Art in the Sixties, les 24-25 oct.à 16h.— Conférence: L'Alhambra de Grenade, de Jean-Claude Planchard, le 25 od.i 11h.— Ateliers Dimanche-Esso: J’opte pour le pop, le 25 oct.à 13h., 14h„ 15h.etl6h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolle-Montcalm, Québec (418-643-2150)— Danse: Vers le Haut Pays, invitée Lucie Grégoire, chorégraphe, le 25 od à 14h.— Atelier Dimanche-Famille: Métal gravé, sensibilisation à l'art de l'orfèvrerie, le 25 oct.à 13h.et 15h.SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-5851)- Lévesque et Turcotte en spectacle, le 23 oct.à 20h., le 24 oct à 19h THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— 0 Vertigo présente La Chambre Blanche, chorégraphie de Ginette Laurin, du 22 oct.au 1er nov.â 20h„ les dim.25 oct.et 1er nov.à 15h.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Genblly, Longueur (670-1616)— Spedacle-contérence avec Raymond Lévesque, le 24 oct à 20h. SURVEILLER Lecture à vue de Cammac : les musiciens et chanteurs amateurs sont invités à la lecture de l’oeuvre de J.Haydn Missa In Tempore Belli qui sera dirigée par Charles Asonowitz, le dimanche 25 octobre de 15 h à 17 h, au sous-sol de l’église St-Charles-Garnier, 1191 rue Sauvé.352-7499, ¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à Contrecoeur, Sidbec-Dosco, 1900 Montée Pomme d'Or, de 9 h 30, à 16 h 30; à Lachute, Polyvalente Lavigne, 452 ave.Argenteuil, de 12 h 30 à 19 h 30, et à St-Léonard, Carrefour Lan-gelier, 7373, boul.Langelier, de 14 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 19 h, séance d’information gratuite sur la salle de montage Bétacam en ligne.Introduction et démonstration de la salle Bétacam en ligne : magnétoscopes, panneaux d'accès, aiguilleur vidéo, générateur d’effets spéciaux numérique, édi-tomètre numérique.Réserv.: 849-5065, ¦ Colloque des étudiants de l’UQAM sur les perspectives actuelles et futures du marché du travail, les 23 et 24 octobre.Rens.: 524-9091.¦ Réservez-vous une fin de semaine tout en détente par l’initiaton aux manoeuvres de base en massage : massage Californie, les 24 et 25 octobre, massage suédois, les 13 et 14 novembre, et la réflexologie, les 21 et 22 novembre, au Collège de Rosemont.Inscr.: 376-1620, poste 271.¦ Grand Prix Renaissance 1992, le dimanche 25 octobre des 10 h, à l’Hôtel des Gouverneurs, Place Hauteville, 690, boul.Saint-Cyrille est à Québec.Rens.: (418) 647-1717.¦ Sentiers de foi organise une journée d’étude sur le thème : « Comment former des « cercles » chrétiens ouverts aux non-pratiquants ?», le samedi 31 octobre de 9 h à 16 h 30, à la Maison Bellarmin, 25 rue Jarry ouest.Inscr.: 597-1468.¦ Une journée d’espérance est organisé); par l’Office de la famille de Montréal, le samedi 24 octobre, au Centre CANA, 753Ô rue St-Hubert de 9 h 30 à 16 h.Le thème sera : « La présence de Jésus-Christ ah coeur de ma solitude » par M.l'abbé Cl>-ristian Lépine.Inscr.: 931-7311.¦ Soirée annuelle des Diplômés de l'Université de Montréal, 25e ann.de promotion des diplômés de 1967, le vendredi 30 octobre à 18 h 30, au Hall d’honneur, Pavillon principal, Université de Montréal.Réserv.: 343-6230.¦ Les Nouvelles Rencontres, ateliers-rencontres pour les 25-48 ans, les samedis soirs, à 19 h.Pour les hommes et les femmes en démarche intérieure qui ont envie de vivre une nouvelle histoire de la rencontre.Invitation spéciale aux hommes les groupes sont formés d'un nombre gai d'hommes et de femmes).Réserv.: 274-6430.¦ Les Auxiliaires de l’Hôpital général de Montréal tiendront leur dîner dansant annuel, le vendredi 6 novembre, à la salle de bal du Château Champlain.Billets : Deborah Murphy au 369-1023 et Marni Blundell au 486-7767.¦ Le Centre St-Pierre, 1212 rue Panel à Montréal, organise des ateliers : « Initiation à l'animation », du 29 octobre au 26 novembre; « Initiation à la relation d’aide », du 3 novembre au 1er décembre, et « La rencontre aim itreuse », du 4 au 25 novembre.Inscr.: 524-3562, poste 401 ¦ LKUCAN, organisme à but non lucratif qui oeuvre auprès des enfants atteints de leucémie, est à la recherche de bénévoles.731-3696.M l .ainbci! ; .i Mue- rappclct Il ti'iixaille mii mi iliissict iinpnrtant.¦¦ Le Centre de bénévolat de la Rive-Sud, point de service Saint-Lambert, est à la recherche de bénévoles pour rendre visite à des personnes âgées qui vivent péniblement leur solitude.465-6130, ¦ Le Parrainage civique de l'est de 111e de Montréal est présentement à la recherche de bénévoles pour des personnes ayant une déficience intellectuelle.255-1054.¦ Parllmage inc.offre un atelier de prise de parole en public s'adressant aux agents de relations publiques, aux repré-sentanLs, aux personnes travaillant dans des organismes à but non lucratif, aux professionnels, etc.288-1400.¦ Concertation-femmes offre différents ateliers pour la programmation d’automne : initiation au tarot, ménopause, relation parents adolescents, etc.Inscr.: 336-3733.V 4 » i LE GUIDE DU WEEK-END Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 Pour que votre espace média en “ART & SPECTACLE” devienne une bonne affaire.Réservez dès maintenant au 842-9645 et demandez Brigitte Cloutier Cet espace publicitaire est maintenant disponible NOS CHOIX -MUSIQUE__________________ À l’ancienne Le Studio de musique ancienne de Montréal reçoit le violoncelliste hollandais Anner Bijlsma dimanche à 20 h à l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacre-ment.Il sera accompagné par Chantal Ré-millard et Christine Moran, violons, Maurice Pelletier, alto, Susie Napper, violoncelle, Pierre Cartier, contrebasse et Christopher Jackson, au clavecin.Au programme: des oeuvres de Leonardo Leo, Boccherini et Vivaldi.— M.L.ROCK Lyle Lovett convie l’Amérique au Spectrum.Lyle Lovett est un grand efflanqué, texan jusqu’à la pointe des bottes, laid comme un cactus, vif comme un serpent à sonnette, drôle comme du fil barbelé, cool comme un privé — il en incarnait un, d’ailleurs, dans le récent The Player, de Robert Altman.Sa musique pousse, vivace, dans l’Amérique profonde depuis le milieu des années 80, d’abord country-blues, puis country-folk, puis country-jazz, et enfin carrément gospel sur son dernier album, Joshua Judges Truth, un des beaux exemples d’intelligence musicale, dans le sens enraciné du terme, de récente mémoire.En spectacle, il est comme k.d.Lang: dans une classe à part.Le cousin cowboy de Buster Keaton sera au Spectrum dimanche à 20h avec son Large Band.— Sylvain Cormier THÉÂTRE The Guid Sisters Dernières représentations de la remarquable production écossaise des Belles-soeurs de Michel Tremblay.Le Tron Theater, de Glasgow, a fait une longue tournée avec ce spectacle mis en scène par son directeur, Michael Boyd, dans une traduction en écossais populaire de Martin Bowman et Bill Findlay.À voir absolument.Au Centaur, jusqu’à dimanche.— Robert Lévesque CINÉMA C’est arrivé près de chez vous Une semaine tout juste après une première projection remarquée dans le cadre du Festival international du nouveau cinéma, C’est arrivé près de chez vous, d’un jeune trio belge inconnu, prend l’affiche au Centre Eaton cette semaine seulement, puis au Parisien les semaines suivantes, ainsi qu’au Palace en v.o.avec sous-titres anglais.Un pseudo-documentaire percutant, qui brosse le portrait «live» d’un psychopathe philantrope.Humour noir et second degré, poussés dans leurs derniers retranchements.À voir absolument.— Alain Charbonneau ARTS VISUELS Naomi London II est temps d’aller découvrir le travail de Naomi London, une artiste des plus prometteuses.Dans son installation composée de vêtements non-fonctionnels, de dessins, de photographies, de souliers, et d’une bande vidéo, elle questionne le domaine social, non sans humour d’ailleurs, tout en y abordant, de façon crue, les notions de handicap physique et moral.Notons que c’est sa première exposition individuelle à Québec.La Chambre Blanche, 185, rue Christophe-Colomb est, Québec.Jusqu’au 1er novembre 1992.— Marie-Michèle Cron DANSE Michel Lemieux, pour son passage furtif au Centre Bronfman, accompagné d’artistes multidisciplinaires et de musiques ramenées des quatre coins du monde, dans une performance ambitieuse intitulée Têtes Chercheuses.Ginette Laurin, qui installe sa Chambre Blanche en ville, au Théâtre d’Au-jourd’hui, pour nous rappeler que les corps audacieux n’ont jamais de cesse.— Valérie Lehmann L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Le Pop Art au MBA ANDY WARHOL et James Rosen-quist.Roy Lichstentein et Jim Dine.Tom Wesselmann et David Hockney.On a déjà vu leurs oeuvres sur papier glacé, elles se matérialisent aujourd’hui dans l’imposante exposition que présente le Musée des beaux-arts de Montréal.Cette rétrospective, qui comprend autour de 300 oeuvres, et dont le choix a été effectué par Marco Livingston, auteur de nombreux écrits sur le Pop Art, aidé de Morman Rosenthal de la Royal Academy of Art de Londres d’où elle nous arrive avant Cologne et Madrid, est une des plus complètes à avoir été organisée depuis les 20 dernières années — mais on a oublié au passage et dans ce contexte d’y inclure, rappelez-vous « Ti-Pop », des oeuvres d’artistes québécois et canadiens., nous en reparlerons très prochainement.Mouvement artistique majeur et turbulent né au milieu des années 50 et dont les premières manifestations débutèrent en Angleterre avec le collage satirique « Qu’est-ce qui peut rendre nos foyers d’aujourd’hui si différents, si sympathiques ?» de Richard Hamilton, que l’on peut voir ici, le Pop Art étroitement lié à la civilisation industrielle ainsi qu’aux mass-média, est une hydre de l’erne qui plonge ses tentacules dans diffé- rentes villes.Mais les artistes ont toujours travaillé de façon indépendante les uns des autres.Si le spectateur peut suivre, étape par étape, et à partir' d’un découpage chronologique et géographique l’histoire de ce mouvement, il sera surpris d’y retrouver aussi bien les Nouveaux Réalistes que le groupe Flu-xus, l’Espagnol Arroyo que l’Allemand Sigmar Polke.Ainsi, quelles seraient les limites du Pop Art, s’il y en a, et son influence sur l’art actuel ?(Pensons à l’Américain Jeff Koons, par exemple).Cette exposition ne manquera pas de soulever d’autres questions qui viendront faire le point sur la complexité d’une iconographie parfois racoleuse, sur les notions de style, sur les assises du bon et du mauvais goût.On remarquera aussi qu’il n’y a pas d’artistes femmes Pop dans cette exposition.Les pin-up qui ornaient les calendriers gras des mécaniciens lippus ne devaient pas être leur tasse de thé.Au Musée des beaux-arts de Montréal, du 23 octobre au 24 janvier 1993.Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380 Sherbrooke ouest.— Marie-Michèle Cron THE MUSEUM OF MODERN ART The Six Marilyns (Marilyn Six Packs), d’Andy Warhol.LA TÉLÉ DU WEEK-END CE SOIR Music Box Jessica Lange en avocate qui défend son père allemand accusé d’atrocités pendant la dernière guerre.Un film plein de bonnes intentions de Costa-Gavras, mais ça demeure un peu lourd.(Radio-Canada, 1930) Parler pour parler Janette Bertrand y va carrément : « qu’est-ce qui excite les femmes ?» Mais le propos se veut sérieux, l’émission recevant des auteures donnant dans le genre érotique — Lili Gulliver, Claire Dé, Anne Dandu-rand, Charlotte Boisjoli, et la psychologue Andrée Matteau.(Radio-Québec, 22 h) ?SAMEDI Rédacteur en chef Francis Fox anime ce soir cette émission portant sur le coût élevé de la vie politique.Nul doute que quelques politiciens se posent la même question ces temps-ci.(TV5, 18 h) ?Scully rencontre Scully rencontre Luciano Benetton, un homme qui a imposé son nom de par le monde, autant à cause de son « beau linge » qu’à cause des publicités-choc de sa compagnie.( Radio-Canada, 18 h 30) ?Hockey Le Canadien reçoit pour la première fois les Flyers et la vedette qu’on adore haïr, Eric Lindros.(Radio-Canada, 20h) ?Willow Une conte fantaisiste dans la veine de Star Wars, sorte de croisement entre le Moyen-Âge et le monde du futur, qui plaira surtout aux enfants (pas trop jeunes quand même) et aux adolescents.(Quatre Saisons, 20h) ?DIMANCHE Pépé le moko Un grand classique du cinéma français des années 30 avec Jean Cabin première manière (style jeune premier) dans le rôle d’un criminel réfugié à Alger.(Radio-Québec, 14 il) ?Millefeuille Gaston L’Heureux reçoit des gens qui n’ont pas leur langue dans leur poche, les écrivains-polémistes Benoit Dutrisac et Pierre Bourgault, et François Ricard qui vient de publier un essai sur les baby-boomers (et qui semble passionnani, je suis en train de lire).( Radio-Canada, 16 h) ?Tommy Un sommet dans le genre « rock musical ».L’opéra-rock des Who adapté au cinéma dans les années 70 par Ken Russel.Images délirantes, jeu outrancier de comédiens vedettes, musiques de premier ordre, bref vous en avez pour votre argent.(Musique Plus, 19h30) ?Tête à tête Lise Payette essaiera de confesser Michel Bergeron (comment le décrire : ex-entraineur de hockey ?apprenti-journaliste ?) ( TVA, 20 h 30) ?Bouge pas, meurs, ressucite Un des films puissants du cinéma soviétique récent.Deux enfants qui fuient l’atroce Sibérie des années 40.( Radio-Québec, 21 11 30) ?Ninotchka Greta Garbo en commissaire du peuple communiste qui découvre Paris dans les années 30.Une comédie classique et une actrice mythique à son sommet — on a déjà vu des commissaires du peuple moins charmants.( Radio-Canada, 23 h 43) — Paul Cauchon Miron Tunique Pierre St-Jak, Gaston Miron et Bernard Bisson.La marche à l’amour Textes de Gaston Miron.Musique de Bernard Buisson et de Pierre Saint-Jak.Scénographie de Jacô Duguay.Éclairage de Pierre Crépô.Conception sonore de Pierre Olivier.Décor d’Annouchka Galouchko, Monique Dussault et Pierre Dumont.Spectacle présenté à 20 h 30 à la Licorne jusqu’au 31 octobre.Hervé Guay INLASSABLE, Gaston Miron retravaille, répète, rapaille sans cesse le même matériel, d’édition en édition, de lecture en spectacle.Poète tout d’une pièce et d’un seul recueil, L'Homme rapaillé, la chose est attendue.11 ne faut donc pas trop se surprendre ces jours-ci à la Licorne de l’entendre et de le voir avec des mots en bouche qui n’ont guère changé.Sa constance à lui est telle qu’elle ferait rougir la plupart des politiciens, et sans doute aussi une bonne partie des artisans du langage et de la scène.Pour La marche à l'amour, Miron s’est ainsi trouvé, pour l’accompagner, deux musiciens-complices qui l’aident à se redire différemment, pour peu que l’enveloppe y soit pour quelque chose.Généreux, le poète leur laisse en échange de l’espace pour se faire valoir, Saint-Jak et Buisson le paient de retour.Tant et si bien qu’à trois, l’espace de deux heures, ils refont un monde qui se superpose à celui du poète et qui n’est pour l’essentiel qu’une nouvelle version fragmentée de ce que l’homme et sa poésie se veulent : un lieu, une parole de rassemblement pour les siens.Tout au long du spectacle, cepen- dant, il s’agit plutôt d’une alternance de musique et de poésie que d’un art au service de l’autre.Or, l’enchaînement n’en est pas moins heureux, de cette liberté même.Par ailleurs, le sens de ce que Miron dit et récite est clair.Son engagement en faveur de l’indépendance se poursuit.Il ne rassemble pas pour rien ces jours-ci à l’Hexagone avec Andrée Ferretti sous le titre de Les grands textes indépendantistes écrits, discours et manifestes.Quoique, sur scène, seuls les poètes véhiculent ce combat.Il le fait comme toujours avec cette fougue désarmante, dans cette gestuelle un peu rêche bien qu’entière qui ne convient qu’à lui.Cela lui permet d’entonner pêle-mêle « La rose et l’oeillet », de se mettre un instant aux percussions sans que ne lui manque ensuite l’élan qu’il faut pour des pièces plus denses ou plus lyriques.De plus, la Licorne est l’endroit tout trouvé pour un tel récital.L’intimité du lieu sied bien au spectacle du trio ainsi qu’à son décor un peu bric-à-brac.Il permet du même coup au courant de passer entre le public, les musiciens et le poète.Bref, Miron fait un détour réussi du côté du cabaret.Son spectacle est sympathique et bien rodé.L’ensemble se clôt comme il se doit sur le poème « L’espoir » où le message de Miron en ces temps référendaires n’est guère équivoque : « Les mots nous regardent, ils nous demandent de partir avec eux jusqu’à perte de vue, car il n’est pas question de laisser tomber notre espérance ».Miron laisse l’équivoque à d’autres et adresse à nouveau ses poèmes à qui veut l’entendre.Théâtre de la Ville 180.de Gentilly Est L o n g u e u I I 670-1616 Samedi 24 Octobre 20 heures RAYMOND LEVESQUE E S o m E S E T L A DANS B-4 M Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 CULTURE ET SOCIETE Réflexions sur l’art, Darwin et la critique Alain Charbonneau AKI KAURISMAKI est un habitué du Festival du nouveau cinéma.Depuis le passage remarqué de La jeune femme aux allumettes et de J'ai engagé un tueur, le public mon-trélais attend ses films avec impatience et a pour le cinéaste finlandais l’attachement qu’on a pour un ami lointain.Sans les répéter pour au- tant, son dernier né est à l’image des précédents, aigre-doux comme eux et mêlant avec le même génie culinaire l’humour tendre et le désenchantement sans histoire.Pubüé en 1851, le roman de Henri M urger, Scènes de la vie de bohème, a depuis inspiré une foule de créateurs, dont le plus connu reste à ce jour Puccini.Une fortune justifiée, car cette chronique de la bohème parisienne est d’une drôlerie sans ex- Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIRAGE Lt: .10 OCTOBRE 1992 MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A CIEL, CP 98,5.LONGUEUIL J4H 3Z3 LE DEVOIR MATINEES A 5.GO$* ‘du lundi au vendredi a l'exception des mardis à 4.25S I ‘Partout, en tout temps a I exception des et des jours (ériés.I mardis a 4.25S et des matinees a 5.00$ NOM PRENOM ADRESSE VILLE C00E POSTAL TELEPHONE ÜUESTION D HABILITE A COMPLETER 90 ?8,5 = exutik «ourse royal air maroc CINEMAS CINLI’LLXODËON POUR INFORMATION, APPELEZ de 11 hOO à 22h00 DU 23 AU 29 OCTOBRE 1992 ©&.BERRI 849-FILM 1280.rue St-Denis LES ESCROCS (G) Dolby Stereo 1:30-4:15-7:00-9:30 M BASEBALL (G) Dolby Stereo (v.française) 4:00- 7:10 - 9:20 JOHNNY CURE DENT (G) 1:45-4:20- 7:15-9:30 CUIRASSE EN PERIL (16 ans) Dolby Stereo 1:40-5:55-7:50 - 9:45 LE COTE OBSCUR DU COEUR (13 ans) (sous-titres français) 1 30 - 4:00 • 9:20 LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) 1:30 - 3:45 - 7:10 BROSSARD 849-FILM Mail Champlain - 6600.boul.Taschereau LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo Sem.: 7:00 - 9:30 Sam : 2 00 -7:00-9:30 Dim.: 2:00-4 30-7 00-9:30 MR BASEBALL (G) (v.anglaise) Sem : 7:00 • 9:25 Sam.: 2:00 • 7:00 - 9:25 Dim.: 2 00-4:30-7 00 - 9:25 LES ESCROCS (G) Dolby Stereo Sem.: 7:00 - 9:30 Sam : 2:15 - 7 00 - 9:30 Dim.: 1:35-4:15-7:00 - 9:30 CARREFOUR LAVAL 2330.boul.Le Carrefour 849-FILM CANDYMAN (13 ans) Sam.et Dim.: 1:30- 3:30 - 5:30 • 7:30 - 9:35 Sem.: 7:30 - 9:35 JOHNNY CURE DENT (G) Sam.et Dim 1:30- 4:00 - 7:05 - 9:25 Sem : 7 05 - 9:25 NIGHT AND THE CITY (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.1 40 - 4:05 - 7 00 - 9 15 Sem.: 7:00 - 9:15 THE PUBLIC EYE (13 ans) Sam et Dim.: 2:00 • 4 00 - 6 45 Sem 6:45 LA BELLE HISTOIRE (G?8 30 APRES L AMOUR (13 ans) Dolby Stereo Sam et Dim 1 45 - 4 00 - 7 00 • 9:20 Sem.: 7:00-9:20 LES ESCROCS (G) Dolby Stereo Sam et Dim : 1:45 - 4-15 • 7.05 • 9:40 Sem 7:05 - 9:40 COMPLEXE DESJARDINS Basiliaire 1 849-FILM GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) Dolby Stéréo (v.française) 1:30- 3:30-5:30-7:30-9:40 APRES L AMOUR (13 ans) Dolby Stereo 2:00-5:10 - 7:20- 9:30 LA BELLE HISTOIRE (G) Dolby Stereo 1:30-5:00-8:30 CONFESSIONS D UN BARJO (G) 1:30-3:25-5:20-7:15-9:20 Exc.le 29 octobre : 1:30 - 3:25 - 5:20 - 9:20 LE DAUPHIN 849-FILM 2396 est.rue Beaubien GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) Dolby Stereo (v.française) Sam.et Sem.: 7:00 - 9:15 Dim.: 2:00 - 4:15 - 7:00 • 9:15 NORD (13 ans) Sam.et Sem.; 7:15 - 9:20 Dim 2:30-4:30 - 7:15 - 9:20 DECARIE 849-FILM Décarie, sud de Jean-Talon CANDYMAN (13 ans) Dolby Stereo Dim.1:30-3:30-5:30 - 7:30 - 9:30 Sam.et Sem.: 7:30 - 9:30 HERO (G) Dim.: 1:35 - 4:05-7:00-9:20 Sam.et Sem.: 7:00 - 9:20 EGYPTIEN 849-FILM 1455.rue Peel .?© EL A AC (Entrée libre à l’art contemporain) RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: le 23 octobre 1992 PARUTION le 7 novembre DANS LE DEVOIR La sixième édition désormais le statut de Entrée libre à l’art contemporain (ELAAC), une exposition présentée à la Place Bonaventure du 12 au 16 novembre et qui a t d’événement culturel majeur, sera l’occasion d'un cahier spécial grand format du DEVOIR publié le 7 novembre.• Une petite foire-exposition devenue grande • Le marché de l’art contemporain.Pourquoi en acheter?• Qui sont ces artistes?• La tension entre les galeries commerciales et parallèles • Quatre galeries belges se déplacent pour ELAAC • Les galeries de Montréal, de la rareté à la concurrence • Témoignage d'un assidu des galeries • L’art contemporain au cinéma • Plan de l’exposition, liste complète des exposants et horaires des conférences du DEVOIR durant l'exposition • L’impact du nouveau Musée d’art contemporain sur le marché V Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 ¦ B-7 L ACTUALITE INTERNATIONALE Le MPLA invite le gouvernement à réunir le nouveau Parlement Il est d’accord pour soumettre à un second tour le scrutin présidentiel Major amorce un virage à 180 degrés L’IRA attaque sur plusieurs fronts pour mieux déstabiliser le gouvernement t PHOTO AP Le premier ministre britannique John Major arrivant au 10, Downing Street hier, où il présidait un conseil des ministres.LUANDA (Reuter) — Le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), qui a remporté une majorité absolue aux élections législatives du mois dernier, a invité le gouvernement à réunir le nouveau Parlement et à désarmer les anciens rebelles de l’Unita.Mais il est d’accord sur la nécessité d’organiser un second tour du scrutin présidentiel.Le président José Kduardo dos Santos a remporté le premier tour des présidentielles avec 49,6 % contre 40,1 % à Jonas Sa-vimbi.La date du second tour n’a pas encore été fixée.Le chef de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola a du mal à admettre qu’il a perdu les élections pluralistes des 29 et 30 septembre, pourtant avalisées par des observateurs des Nations unies.Il a dénoncé des fraudes et retiré ses forces de la nouvelle armée nationale unifiée avant de se replier dans son bastion de Huambo, sur les plateaux du centre du pays.En quatre jours, il a refusé par deux fois de se rendre à Luanda, où un sommet était prévu avec José Kduardo dos Santos, chef du MPLA, malgré la médiation des émissaires des États-Unis, de Russie, du Portugal et d’Afrique du Sud.Jonas Savimbi déclare maintenant qu’il ne rencontrera pas José Kduardo dos Santos tant que des responsables des deux camps n’auront pas mis au point l’ordre du jour des discussions.Ces responsables se réunissaient hier à Luanda.Le bureau politique du MPLA déclare, dans un communiqué, que le BKLGRADK (AFP) — Le pont aérien d’aide humanitaire sur Sarajevo a repris hier en début d’après-midi après une suspension de 24 heures, due à des combats ayant opposé mardi et mercredi forces croates et bosniaques, alors que les hostilités ont repris entre les Serbes du sud de la Bosnie et l’armée croate stationnée dans la région de Dubrovnik.La découverte par des enquêteurs de l’ONU d’un charnier à Vukovar (est de la Croatie) a ravivé le souvenir de cette ville martyre, au moment où Belgrade et Zagreb esquissent les premiers pas vers une normalisation de leurs relations, qui pourrait se répercuter sur la situation en Bosnie-Herzégovine.Le ravitaillement de la capitale bosniaque a repris hier à 13 H 00 locales (1211 00 GMT) avec l'atterrissage de trois avions de pays européens, affrétés par le Haut commissariat aux Réfugiés des Nations unies(HCR), qui gère le pont aérien.Six autres appareils étaieni attendus dans l’apres-rnidi.Les vivres, dont l’arrivée est interrompue au gré des suspensions fréquentes du pont aériens par les combats, sont loin de satisfaire les besoins des quelque 350 000 habitants de la capitale bosniaque assiégée depuis six mois.Pour « arracher à une mort certaine » par la faim et le froid près de 4000 femmes et enfants, l'organisation humanitaire de Sarajevo, « L’ambassade des enfants», a envisagé d’organiser leur évacuation aujourd’hui sur Belgrade (2100) et Split (1700), en Croatie, a annoncé un de ses responsables, M.Miso Klacar, cité par le quotidien belgradois Borba.Un convoi de 42 véhicules de l’Association humanitaire française Equilibre, basée à Lyon (sud-est de la France) est parti hier à destination de la Bosnie-Herzégovine pour y distribuer un chargement de 340 tonnes de produits de première nécessité.Le front de Trebinje, en Herzégovine orientale (sud de la Bosnie), contrôlé par les Serbes, s’est étendu à l’arrière-pays de Dubrovnik avec la reprise des duels d’artillerie serbo-croates, qui risquent d’embraser à nouveau la région, au lendemain du retrait de l’armée yougoslave.Les responsables des forces serbes de Trebinje ont demandé au DAKAR (Reuter) — La province sénégalaise de Casamanee, qui connaît une guérilla séparatiste, est actuellement le théâtre d'une recrudescence de violences.Cinq personnes y ont été tuées depuis une semaine.L’une d'entre elle a été tuée et six autres ont été blessées vendredi dernier dans l’attaque d’un autocar par un homme muni d’une arme automatique, rapporte hier le quotidien Le Soleil.L'attaque s’est produite à Dioher, à 20 km de Ziguinchor, capitale de la province méridionale dont le Mouvement des forces démocratique de la Casamanee (MFDC) réclame l’indépendance.Pour les autorités de la région, certains éléments se font passer des membres du MFDC pour mieux se livrer à du banditisme de « grand chemin », rançonnant les voyageurs qui s’aventurent sur les routes de la gouvernement doit « prendre des mesures énergiques pour démanteler la machine de guerre de l’U-NITA et garantir la sécurité de la population ».Le quotidien gouvernement Jornal de Angola affirme hier que les forces de l’Unita se sont emparées de pratiquement toutes les villes de la province centrale de Bie, tuant deux responsables du MPLA.La police de Luanda fait également état du transfert de 7000 membres de l’Unita dans la province septentrionale de Bengo.Avant la réunion entre responsables du MPLA et de l’Unita pour tenter d’éviter une reprise des hostilités, le général Arlindo Chenda, chef militaire du mouvement de Jonas Savimbi, a démenti que celui-ci cherchait à s’emparer de plusieurs régions du pays.« Quand il y a manifestation populaire quelque part, ils disent qu’il s’agit de soldats, ce n’est pas vrai », a assuré Arlindo Chenda, surnommé « Ben Ben ».Le MPLA et l’UNITA ont signé en mai 1991 un accord de paix mettant fin à 16 années de guerre civile.À Londres, la présidence européenne de la CEE a réaffirmé son attachement à cet accord et exprimé l’espoir que le deuxième tour de l’élection présidentielle se déroulerait « sans menaces ni intimidations d’aucune part».Klle a aussi jugé équitables les scrutins de la fin septembre et invité toutes les parties à respecter le verdict des urnes.commandant de l’armée de la « République serbe », proclamée unilatéralement en Bosnie, le général Ratko Mladic, de « réclamer de l’aide » aux garnisons du Monténégro et aux « autorités militaires et politiques » (de Serbie).De son côté, le leader des Croates de Bosnie, Mate Boban, dont les troupes harcèlent le flanc ouest de la région de Trebinje, a ordonné une mobilisation «partielle» en Herzégovine occidentale, où il a constitué une entité autonome croate dotée des attributs d’un État.Les autorités militaires croates ont rejeté les accusations de la Mission d'observation européenne selon lesquelles l’armée croate a provoqué des échanges de tirs mercredi dans la région de Dubrovnik.À Vukovar, dans l’est de la Croatie, des cadavres « qui marquent apparemment un charnier » ont été découverts par des enquêteurs de la commission de l’ONU des droits de l’Homme, a annoncé hier à Zagreb le docteur Clyde Snow, un médecin-légiste membre de la délégation du rapporteur spécial de l’ONU Tadeusz Mazowiecki.La FORPRONU (Force de protection des Nations unies) a immédiatement pris des mesures pour protéger ce site, situé en Slavonie orientale, administrée par les autonomistes serbes sous contrôle de l’ONU.La ville de Vukovar avait été réduites en ruines par l’armée yougoslave et les milices paramilitaires serbes le 18 novembre 1991, après trois mois de siège.Depuis sa chute, plus de 3000 de ses anciens habitants sont toujours portés disparus, dont 300 blessés de l’hôpital local.À Belgrade, le parlement yougoslave a adopté une Loi électorale qui permet la convocation d’élections législatives anticipées au niveau de la fédération, dont la date (vraisemblablement le 13 décembre) devrait être fixée aujourd’hui par le président yougoslave Dobrica Cosic.Le premier ministre yougoslave Milan Panic, de retour d’un voyage à Vienne et à Genève, s’est déclaré « satisfait » de ses entretiens, qui ont, selon lui, « ouvert la voie » au dialogue entre Vienne et Belgrade d’une part, et permis « d’évoquer sérieusement », à Genève, la tenue « après la guerre » d’un « sommet économique» des composantes de l’ex-You-goslavie.province.Récemment, un livreur de boissons dakarois a été dépouillé de sa recette estimée à plus d'un million de FCFA par des hommes se réclamant du MFDC.Quatre autres personnes ont été tuées par des rebelles présumés du MFDC, a-t-on appris hier de source bien informée à Ziguinchor.Dans la localité de Niaguiss, des rebelles présumés ont ont pris en otages sept personnes, dont deux ont été retrouvées mortes.Dans le village de Bouro Faye Diola, à cinq km seulement de Ziguinchor, un mécanicien a été tué par balles.Le même jour, un jeune homme qui s’adonnait au jogging a également été abattu par des inconnus, apprend-on de même source.On ignore la part respective du M FDC et des criminels de droit commun dans ce regain de violence.LONDRES (Reuter) — John Major a gagné un répit dans la crise politico-économique qui secoue la Grande-Bretagne et parait avoir amorcé un virage à 180 degrés de sa politique économique.Après avoir fait de la lutte contre l’inflation son cheval de bataille pendant deux ans, le premier ministre privilégie maintenant la croissance et l’emploi.11 a laissé de côté, pour l’instant, son projet de fermeture des deux tiers des puits de charbon du pays et ajourné le débat au Parlement sur le traité de Maastricht qui était prévu pour lundi.Un débat préliminaire précédant l’examen du projet de loi de ratification aura lieu le 4 novembre.Sa survie politique et celle de son gouvernement étaient en jeu.L’impopularité du premier ministre bat en effet tous les records depuis que les sondages existent alors qu’il y a 20 mois à peine, sa cote approchait celle inégalée de Winston Churchill.C’est le projet de fermeture de 31 des 50 mines de charbon et la mise à pied de 3000 mineurs qu’il aurait entraîné qui ont mis le feu aux poudres et convaincu John Major de la nécessité d’un tournant radical.Il a en effet provoqué une levée de boucliers quasi-unanime et un début de fronde dans les rangs conservateurs.John Major s’est donné jusqu’à la mi-novembre pour élaborer une stratégie cohérente susceptible de faire sortir la Grande-Bretagne de l’une de ses plus longues périodes de récession.En attendant, il en distille quelques éléments au compte-gouttes afin de redonner confiance à ses compatriotes tout en s’efforçant de ne pas inquiéter les marchés.John Major n’avait guère le choix.Le danger était réel de voir la récession se transformer en dépression et il aurait fallu des années pour réparer les dégâts.Ventes, commandes investissements et emploi — presque tous les indicateurs économiques sont en baisse.Les exportations ont chuté de 2 % en septembre, le chômage s’achemine vers les trois millions et le déficit des comptes courants ne s’est que légèrement contracté à 963 millions de livres (1,55 milliards de dollars) le mois dernier.Les grands quotidiens londoniens d’hier ne sont pas tendres avec le premier ministre et chacun y va de ses conseils sur les moyens de mettre un terme à la crise.« Le gouvernement a enfin compris qu’il lui fallait une stratégie mais il n’en a pas encore », estime le Financial Times.Tous sont d’accord sur la nécessité d’une baisse des taux d’intérêt, actuellement de 8 %, et le Guardian recommande une nouvelle dévaluation de la livre afin de favoriser les exportations.Le très conservateur Daily Telegraph va même jusqu’à prôner une augmentation des impôts, ce qui va à l’encontre des pro- WASHINGTON (AFP) - La question d’un éventuel retrait israélien du plateau syrien du Golan était au centre des négociations entre la Syrie et l’État hébreu, hier, au deuxième jour de la session des pourparlers bilatéraux israélo-arabes.Les deux délégations se sont retrouvées à Washington pour poursuivre leurs entretiens axes sur l’avenir du Golan, annexé en 1981, et sur le type de paix que les deux pays souhaitent conclure, a-t-on appris de sources israélienne et syrienne.« Nous attendons une réponse précise des Syriens à la nouvelle formulation des propositions que nous leur avons faites mercredi », a déclaré hier le chef de la délégation israélienne, M.Itamar Rabinovich.M.Rabinovich, a lu au cours de la première séance des pourparlers un document dans lequel figurait le terme «retrait» du Golan.Les Syriens se sont déclarés « encouragés » par l’utilisation de ce mot.BAIDOA (SOMALIE) (Reuter) -Vision impensable il y deux ans seulement, un appareil aux couleurs de la République sud-africaine atterrit régulièrement en Somalie.Sur la piste numéro un de l’aéroport de Baidoa, au nord-ouest de Mogadiscio, l’Hercules de la compagnie civile sud-africaine Safair décharge de l’aide humanitaire.Cet appareil, loué au gouvernement français et venant de Djibouti, n’est que l’un des nombreux gros porteurs à se poser en Somalie pour y acheminer une aide humanitaire massive.Plus de la moitié des sept millions de Somaliens sont en effet menacés de mourir de faim à courte échéance en raison d’une sécheresse impitoyable aggravée par une guerre civile qui ne l’est pas moins.L’apparition d’un avion sud-africain au pays du président Mohamed Siad Barre, dont le renversement en janvier 1991 a déclenché le chaos actuel, aurait provoqué en son temps un scandale diplomatique.Les ambassadeurs des États d’Afrique noire à Mogadiscio auraient été rappelés pour consultations dans messes faites par John Major pendant la campagne électorale d’avril.En plus de connaître des temps difficiles, Londres a été la cible ce mois-ci, d’attentats à la bombe.L’Armée républicaine irlandaise (IRA) a revendiqué hier trois attentats à la bombe commis mercredi à Londres et s’est engagée à poursuivre la lutte pour mettre fin à la présence britannique en Irlande du nord.« Ce genre d’attaque se poursuivra jusqu’à ce que la Grande-Bretagne manifeste son intention de se retirer d’Irlande du nord », déclare un communiqué remis hier à la presse.Mais John major a déclaré aux Communes que le gouvernement ne se laissera pas intimider.« Ils n’ont aucune chance d’y parvenir, ni au- « Le fait que les Israéliens n’aient plus honte de parler de retrait au cours des négociations est positif », a indiqué le chef de la délégation syrienne, M.Mouaffak al-Allaf.Un diplomate syrien a toutefois déploré que l’État hébreu n’ait toujours pas accepté le principe « des territoires contre la paix », contenu dans la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU.La Syrie, a-t-il ajouté, exige un retrait total d’Israël des territoires arabes occupés en 1967, à savoir le Golan, la Cisjordanie et Gaza et Jérusalem-est, en échange d’une « paix totale ».M.Rabinovich a lui aussi émis des réserves sur la réaction syrienne.« Leur réponse n’était pas entièrement positive », a-t-il souligné.Il a également pris la précaution de ne pas soumettre de document écrit aux Syriens.« Cela facilitera le dialogue.Mes propos ont été enregistrés et lorsque les discussions de- leur capitale.Mais un nouvel ordre règne aujourd’hui en Afrique, où Pretoria, qui a répudié l’apartheid, n’est plus le bouc émissaire de tous les maux qui rongent le continent.« Ca fait du bien de se trouver ici », soupire le commandant de l’avion, Hennie Engelbrecht, dans un anglais teinté d’accent afrikaan.« Nous avons à bord près de 19 tonnes de riz.» Une équipe de Somaliens transpirant sous un soleil de plomb déchargent les sacs destinés aux 250 000 réfugiés agglutinés autour de Baidoa, surnommée la « cité de la mort » par les employés des organisations humanitaires.Cela fait maintenant deux semaines que l’avion français arborant l’emblème sud-africain fait la navette quotidienne entre l’ex-Cote française des Somalis et une Somalie à feu et à sang totalement dépendante de l’aide extérieure.L’armée sud-africaine, de son coté, achemine aux Somaliens réfugiés dans le nord du Kenya vivres et médicaments offerts par une communauté musulmane sud-africaine jourd’hui, ni demain, jamais».Face à la recrudescence des attentats, le chef de la brigade anti-terroriste britannique a exhorté les Londoniens à se montrer vigilants sans pour autant bouleverser leurs habitudes.La capitale britannique a été secouée par 13 explosions au cours des deux dernières semaines, dont trois ont fait six blessés dans la seule journée de mercredi.Une série d’alertes a entraîné la fermeture de plusieurs gares de chemin de fer hier matin mais aucun nouvel explosif n’a été trouvé.« Restez sur vos gardes et faites état de vos soupçons à la police sans attendre », a lancé George Churchill-Coleman dans un message à ses con- viendront concrètes, nous leur présenterons un document écrit », a-t-il expliqué.Israël demande que les Syriens s’engagent à conclure des arrangements de sécurité dans le cadre d’un accord de paix global comprenant l’échange d'ambassadeurs et l’ouverture des frontières.Par ailleurs, les Israéliens ont poursuivi leur dialogue hier matin avec les Jordaniens et les Libanais.Les négociations avec les Palestiniens devaient reprendre dans l’après-midi.Le chef des négociateurs israéliens avec les Palestiniens, M.Elia-kim Rubinstein, a transmis mercredi une lettre au chef de la délégation palestinienne, M.Haidar Abdel Chafi, dans laquelle il « constate une dégradation de la situation » dans les territoires occupés et dénonce «les groupes qui tentent de saborder le processus de paix».Il a également communiqué de solidaire de ses coréligionnaires de la Corne de l’Afrique en détresse.L’Afrique du Sud se voyait interdire, il y a encore peu, le droit d’atterrir dans la plupart des pays du continent, en signe de protestation contre sa politique d’apartheid.Mais, récemment, elle a été en mesure d’acheminer une aide humanitaire en Angola et au Mozambique et de poser ses avions sur un nombre croissant d’aéroports africains.L’an dernier, les South African Airways ont ainsi été en mesure d’inaugurer une liaison régulière vers Nairobi, un des adversaires les plus bruyants d’un apartheid aujourd’hui au rebut, dans le cadre de leur offensive commerciale vers les États qui la tenaient jusque-là en quarantaine.En fait, dans le passé, l’Afrique du Sud a su contourner ce boycottage aérien par le biais de compagnies africaines complaisantes, comme Air Gabon, ou fictives, comme celle qu’elle avait mise sur pied dans l'archipel des Comores et qui faisait régulièrement des escales techniques à Mogadiscio, dit-on dans les milieux aéronautiques.citoyens.Mais il a ajouté : « Que cela ne vous empêche pas de vaquer à vos occupations habituelles».La dernière campagne d’attentats de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a fait un mort et plus d’une douzaine de blessés.George Churchill-Coleman a accusé LIRA d’essayer de ternir la réputation de la ¦ police en affirmant dans une déclaration rendue publique à Dublin qu’elle n’avait pas tenu compte d’a- .vertissements.11 a rappelé que les fausses alertes étaient partie intégrante de la stratégie de l'IRA.« Tout cela fait partie , d’une tactique visant à faire passer : la police pour inepte et incompétente », a-t-il ajouté.« Or, il n’en est rien.Nous avons réagi avec la plus gi ande célérité chaque fois que nous avons su qu'une bombe avait été placée quelque part ».L'IRA est revenue à la charge dans son communiqué d’hier dans lequel elle affirme : « Nous soulignons une fois de plus que la politique des autorités d’ignorer les alertes met en danger la vie de civils ».L’IRA a tenté à maintes reprises de jeter le discrédit sur George Churchill-Coleman, dont le mandat vient bientôt à expiration, en affirmant que ses poseurs de bombes sont capables de frapper n’importe où et à n’importe quel moment sans etre inquiétés.Le fait est qu’aucun suspect n’a été arrêté depuis le début de la dernière campagne de l’IRA au cours de laquelle 22 engins ont explosé.Deux autres bombes ont été désamorcées et 37 avertissements n’étaient que de fausses alertes.« Ces appels n’étaient pas des avertissements et les faire passer pour tels ne fait que servir la propagande de l’IRA », a expliqué le chef de la brigade anti-terroriste.Mercredi, les poseurs de bombes ont d’abord frappé à la gare d'Edmonton, dans la banlieue de Londres, puis dans un centre de l’Armée territoriale, au nord-ouest de la capitale.Une heure plus tard, une nouvelle explosion se produisait dans le faubourg d’Ilarlesden.Une quatrième explosion à Bangor, une station balnéaire d'Irlande du nord, visait de toute évidence à prouver que l’IRA est capable d’attaquer sur plusieurs fronts en même temps.L’explosion de Bangor a été provoquée par une bombe de 90 kg cachée dans une voiture.Klle a détruit plusieurs magasins et neuf personnes ont été blessées par des éclats de verre.La police voit dans la vague d’explosions de mercredi une campagne visant à déstabiliser un peu plus un John Major déjà aux prises avec de multiples difficultés politiques et économiques.Jusqu’à présent, les explosions ont été relativement mineures.Mais la police craint qu’elles, ne soient le prélude à un attentat de • l’envergure de celui qui a fait trois; morts dans la City en avril.nouvelles propositions sur un gouvernement autonome palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Le chef de la délégation palestinienne, M.Haidar Abdel Chafi, a affirmé qu’il n’avait « rien d’intéressant à annoncer ».« Les Israéliens nous ont présenté un projet d’ordre du jour auquel nous répondrons hier», a-t-il indiqué.Durant la dernière session des pourparlers bilatéraux, qui s’est achevée le 24 septembre, Israël a proposé l’élection d’un « conseil administratif », alors que les Palestiniens revendiquent l’élection d'une assemblée législative pour une période intérimaire de cinq ans.De Klerk face aux critiques JOHANNESBURG (AFP) - « Hu-j miliation », « désastre », « manipulation de la démocratie » : le président, sud-africain Frederik de Klerk faisait face hier à un torrent de criti-I ques, y compris dans ses propres rangs, au lendemain de la cloture de la session extraordinaire du parlement.Cette session, à l’origine prévue pour ouvrir la voie à un gouvernement intérimaire, « a été un désastre pour le gouvernement », écrit le quotidien The Citizen.Le projet d’amnistie politique a été rejeté mercredi et M.de Klerk a dû recourir à une astuce de procédure qu’il s’était jusqu’alors refusé à utiliser : faire passer son texte par le « conseil présidentiel », un organisme dont les membres sont nommés par lui et par les députés, et dans lequel son parti, le Parti national (NP), est majoritaire.Le parti démocrate (blancs libéraux) a fait part de sa « stupéfaction ».Le NP considère la Constitution « comme son jouet, et le parlement comme son terrain de jeu », a déclaré le député non inscrit rallié à l’ANC (Congrès national africain) Dave Dalling.« C’est la preuve de la perte de pouvoir du gouvernement et de son isolement», a estimé le leader du parti conservateur (extrême-droite) Andries Treurnicht.Le HCR de PONU rétablit le pont aérien vers Sarajevo Regain de violence au Sénégal Un retrait israélien du Golan placé au centre des discussions israélo-syriennes L’Afrique du Sud vole à l’aide de la Somalie 1 B-8 ¦ Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 L’ACTUALITÉ INTERNATIONALE Rafik Hariri est nommé premier ministre du Liban BEYROUTH (Reuter) - Le président Elias Hraoui a nommé Mer le milliardaire Rafik Hariri premier ministre du Liban en vue de diriger la reconstruction du pays.Les députés s’étaient auparavant mis d’accord sur le nom de cet homme d’affaires de 48 ans pour diriger le troisième gouvernement depuis la fin de la guerre civile en 1990.« Le président Elias Hraoui a appelé M.Rafik Hariri pour former un nouveau gouvernement en consultant le président du Parlement, M.Nabih Berri », a déclaré Mahmoud Ne restez pas collé sur votre chaise.Étirez-vous entre deux appels.C’est bon pour votre dos et vos dossiers.PDRTicipacTion 4 À vous de jouer.Othman, directeur de cabinet de la présidence, en lisant un décret officiel.Rafik Hariri, ami personnel du roi Fahd d’Arabie, a accepté la fonction à condition d’avoir les mains libres pour désigner des experts à la tête de ministères essentiels au redressement économique, a-t-on ajouté de meme source.Il s’agit du premier poste politique de Rafik Hanri, devenu l’un des 100 hommes les plus riches du monde après avoir fait fortune dans la banque et la construction en Arabie Saoudite.Il a déjà promis d’investir une partie de sa fortune, estimée à trois milliards de dollars, pour reconstruire le centre de Beyrouth.Il compte faire appel à l’entreprise privée pour le redressement du pays tout entier.« Je veux entrer dans les livres d’histoire comme l’homme qui a ressuscité Beyrouth », avait-il déclaré au cours de l’été.Il s’est notamment engagé à construire un centre d’affaires international sur les décombres de la capitale libanaise.Elias Hraoui a désigné Rafik Hariri après avoir obtenu l’aval de la Syrie malgré les liens de l’homme d'affaires avec le royaume saoudien.Selon des diplomates, le roi Fahd a également approuvé cette nomination.Né en 1944 à Saida, port du sud du Liban, ce fils d’agriculteur a obtenu un diplôme d’administration des affaires à l’université arabe de Beyrouth avant de partir pour l’Arabie Saoudite en 1965.Après trois ans d'énseignement, il est entré dans une entreprise d’ingénierie avant de rejoindre le secteur de la construction.Il est devenu l’une des figures du monde économique saoudien et un proche ami de Fahd.Son empire dans le bâtiment emploie aujourd’hui 5000 personnes.PHOTO AP Rafik Hariri, nouveau premier ministre libanais.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100-150 AcbaNenJeèctange 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200250 Achafventeèchange 251-299 locotion 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU.VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler voire annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286-1200 Télécopieur: 286-8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 Appartements àlouer -logements Propriétés à vendre AHUNTSIC Très grande propriété 63 X 25.Intérieur unique, 2 foyers, 3 s/séjours, 3 s/bains.Piscine 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se préoccuper de la pratique.6— Période de 233 lunaisons.— Brome.— Se rendra.7— Sert à lier.— Qui contient de l'eau.8— Maladie des arbres.— À demi.9— Trois.— Côté du corps.10— Qui dure trois ans.11— Hélium.— Il casse tout.12— Frangin.— Liquide blanc.Solution d’hier i IPiUi i ;s jt |/ ,i NT A C 0 1 iN I Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 ¦ B-9 L’ACTUALITE INTERNATIONALE La banlieue cossue vote, pas les ghettos noirs Aux É.-U., 32,7 % des Noirs et 28,7 % des Hispaniques vivent sous le seuil de la pauvreté Les Noirs et la niasse d’immigrés hispaniques forment la population des ghettos urbains : sous-classe permanente, citoyens d’une sorte de 51e État de l’Union qui appartiendrait au tiers monde.Greenpeace en mission dans la mer de Kara MOSCOU (AFP) — Le navire de l’organisation écologiste Greenpeace arraisonné le 12 octobre par les garde-côtes russes en mer de Kara (Arctique russe) a quitté les eaux territoriales russes en direction de la Norvège, a annoncé hier l’agence ITAR-TASS.Le « Solo », qui bat pavillon néerlandais, était parti d’Amsterdam avec 33 personnes à bord pour une mission d’évaluation de la radioactivité en mer de Kara, fortement contaminée autour du site d’essais nucléaires de Novaïa Zemlia.Des renseignements non confirmés indiqueraient que l’ancien régime soviétique aurait coulé dans la mer de Kara plusieurs réacteurs de sous-marins nucléaires et déversé au même endroit des déchets de centrales.Les militants de Greenpeace avaient affrété un navire pour aller effectuer des mesures de radio-activité en vue de vérifier ces allégations.Le navire avait été arraisonné après des tirs de semonce car il évoluait, selon les Russes, « dans des eaux territoriales », ce que dément Greenpeace.Il était depuis lors retenu dans le port de Tuva Cuba, près de Mourmansk.Selon ITAR-TASS, l’équipage du « Solo » devrait tenir une conférence de presse aujourd’hui dans le port norvégien de Tromse.Par ailleurs, des militants de Greenpeace embarqués à bord du « Rainbow Warrior II » se sont joints hier dans le port de Svetlaïa (extrême-orient russe) à une action d’écologistes locaux contre une entreprise russo-coréenne d’exploitation de bois, a annoncé l’organisation dans un communiqué.Les manifestants ont bloqué les principaux accès du port, empêchant le chargement de plusieurs camions, selon la même source.Le « Rainbow Warrior II » a en outre été enchaîné à une barge appartenant au membre sud-coréen de la joint-venture, la société Hyundai.Selon Greenpeace, l’entreprise ne respecte pas sa promesse de ne couper que des arbres morts ou sur le point de l’être et ses activités constituent une menace pour le tigre de Sibérie, dont l’espèce est protégée et dont il ne subsiste que 300 spécimen à l’état sauvage.Les autorités locales ont de leur côté prévenu que si les manifestants ne quittaient pas le port, des poursuites seraient entamées « contre les étrangers», selon Greenpeace.Alain Frachon Le Monde PHILADELPHIE — « Tous les matins, j’ai peur ».Jacoby, la trentaine, noire, assistante sociale, gare sa Ford cabossée le long du Southwark, une HLM d’un quartier sud de Philadelphie : « Je ne viens que le matin; l’après-midi, ça commence à devenir dangereux; le soir, c’est franchement le chaos».Jacoby est employée par l’ECS (Episcopalian Community Services), des professionnels de l’assistance aux habitants des ghettos des villes, pauvres, entre les pauvres.Le ghetto est devenu un élément permanent du paysage urbain américain; il abrite la misère la plus voyante.C’est la « planète des pauvres » en bordure de la richesse, une « planète » familière, qui fait partie du système, une planète déjà bien explorée, sans surprise : criminalité vertigineuse, drogue, gangs.Le décor est connu, avec ses maisons de briques rouges éventrées, brûlées, aux fenêtres barricadées, ses tas d’ordures devant des bouches d’incendie rouillées, ses restes de voitures désossées.Et, au beau mi-beu, portes blindées et vitres grillagées, le liquor store, marchand d’alcool, dernier vestige d’une activité commerciale.Ce pourrait être dans n’importe auelle grande ville des États-Unis, a New York, Los Angeles, Boston ou Détroit.« Je m’habille simplement, je prends un Uvre sous le bras pour faire croire que je suis étudiante, expique Jacoby.Jamais de cartable, de porte-documents, ce serait une Invite au braquage.» Elle entre dans l’immeuble, le Southwark, prend un ascenceur empestant l’urine, traverse quelques comptoirs sordides pour venir écouter les doléances d’un de ses clients, un retraité, malade.La routine.Ça tire tous les jours » Le «cbent» s’appelle Bernard Hall.Calé au fond d’un canapé défoncé, sous des photos de ses « héros » (Martin Luther King, Malcolm X, Nelson Mandela), il raconte sur un ton résigné la vie de l’immeuble.La population du Southwark subsiste à coups d’allocations sociales ou travaille à 4,25 dobars de l’heure et, plus que toute autre catégorie d’Américains, elle est prisonnière de quartiers de haute insécurité.Chaque soir, ou presque, les gangs de vendeurs et revendeurs de « crack » — détaillants et petits grossistes — règlent leurs comptes aux quatre coins de l’immeuble.« De mon temps, on s’expbquait â coups de poing, rapporte Bernard Hall.Aujourd’hui, c’est à coups de pistolet.Ça tire tous les jours, on pétarade aussi fort que le feu d’artifice du 4 juillet » (jour de la Fête nationale).La police ne vient qu’en convoi, quand elle vient; le ghetto est largement hors la loi.HaU rit enfermé à triple tour.Le balcon de l’appartement est équipé d’un grillage serré « pour arrêter les balles perdues ».Dans l'immeuble, on n’installe pas les üts près des fenêtres.Jacoby opine de la tête, nube exagération dans le récit de M.HaU.Le « crack» est le fonds de commerce des gangs, la cocaïne du prolétaire — à 3 $ la capsule, — la plaie des ghettos urbains.Vendeurs et revendeurs se font la guerre, à l’arme automatique, pour défendre leur territoire, leur part de marché dans un commerce qui est devenu une des bases économiques des ghettos.Directeur de l’ECS, le révérend Robert Betts (30 ans d’expérience du ghetto), rappelle quelques données de la vie économique locale : le salaire minimum pour un emploi non quabfié dans les services est de 4,25 $ de l’heure; au coin du Southwark, un petit vendeur de « crack » gagne 15 $ de l’heure.Le meurtre est la première cause de mortaüté chez les jeunes Noirs.Le FBI observe que la victime et l’assassin sont le plus souvent du même quartier : les pauvres se tuent entre eux.Une triple malédiction — drogue, prostitution, sida — est venue gangréner une société dont les réseaux de sobdarité traditionnels se désintègrent.À commencer par la famibe : 64 % des enfants noirs — et les ghettos sont majoritairement noirs — naissent d’une mère céliba-taire (la moyenne nationale est de 26%).À Philadelphie et ailleurs, les ghettos urbains se sont étendus, consoli-dés, durant les années 1980.Ils témoignent d’une histoire brutale qui commence, à la fin des années 1960, avec le début du démantèlement des industries manufacturières.Elles avaient provoqué la grande migration des Noirs du Sud qui, jusqu’au mibeu des années 1970, formèrent la main-d’oeuvre, relativement bien payée, de l’automobile, des chantiers navals, de la sidérurgie, etc.« Brutalement, des populations, essentiellement noires, explique Robert Betts, se sont retrouvées sans la base industrielle qui les faisait vivre.» Un peu plus tard, sous la présidence Reagan, l’aide du gouvernement fédéral aux villes subissait des coupes terribles : de 47 milliards $ en 1980, cette aide passait à 19,8 milliards $ en 1990.Ceux qui n’ont pas pu suivre le mouvement de l’emploi, ceux qui sont restés, qui ont dû se rabattre, sur des « jobs » de substitution à 4 $ de l’heure, ceux-à, leurs enfants, plus la masse d’immigrés hispaniques arrivés au même moment, forment la population des ghettos urbains : sous-classe permanente, citoyens d’une sorte de 51e État de l’Union qui appartiendrait au tiers-monde.Au meme moment, et en partie à cause de la « ghettoïsation » urbaine, les Américains fuyaient leurs villes.Dans une grande migration, passée largement inaperçue, ils s’installaient en banlieue (suburb) Les années 1990 s’ouvrent sur une nouvelle géographie : pour la première fois dans l’histoire de l’Union, les Américains sont majoritairement banlieusards et non plus majoritairement citadins.D’un côté, « Subsur-bia », le pays des classes moyennes et supérieures, installé dans les nouvelles cités de la périphérie, un univers organisé autour d’une institution centrale, le Mail, temple et centre commercial.De l’autre, autour du liquor store, le ghetto et ses minorités, au coeur des métropoles vieillissantes de l’Amérique d’hier.En se vidant de leurs classes moyennes, les villes ont vu leurs ressources fiscales se tarir, l’investissement fuir, le commerce déménager.Dans le New York Times, Nicholas Lemann, historien et journaliste, explique : ce paysage urbain de maisons en ruines, incendiées, fermées, « ce n’est pas seulement les restes de la dernière émeute, c’est celui d’une ville, à moitié abandonnée ».La classe moyenne noire (les deux tiers de la communauté noire) est, elle aussi, allée s’installer quelque part dans « Suburbia ».Il est difficile de chiffrer la population des ghettos urbains.Prenant une base plus large, les dernières statistiques du gouvernement indiquaient que 35,7 millions de personnes vivaient en dessous du seuil officiel de pauvreté (un revenu annuel de moins de 14 000 $ pour quatre per- sonnes).Dans l’ensemble de la population, cela représente un taux de pauvreté de 14%; il est de 32,7% dans la communauté noire et de 28,7 % chez les hispaniques.Ces chiffres sont souvent contestés.Avec d’autres critères — consommation, surface de logement, — certains économistes arrivent à un taux de pauvreté ne dépassant pas 10 % de la population.400 $ par mois et par famille Depuis la guerre, ce taux manifeste une grande volatilité : de 32 % en 1950, il est passé à 14,7 % en 1966, pour descendre encore, puis remonter dans les années 1980.L’expansion de la fin des années 1960 fait reculer la pauvreté; le boom des années 1980, accompagné, il est vrai, d’une très forte poussée d’une migration misérable, ne se traduit par aucune régression du taux de pauvreté (une progression, plutôt, mais par des écarts de revenus croissants.Contrairement à ce que pensent beaucoup d’Européens, le Welfare, ce filet de sécurité de prestations sociales pour les plus démunis des sans-emploi, existe aussi aux États-Unis.Il est généralement admis que le filet est plus « serré » en Europe.Si Ton établissait une comparaison avec ce que représente le Welfare dans certains États de l’Ouest du pays, les États de Washginton et de Californie, par exemple, il n’est pas sûr que la conclusion soit aussi nette.En 1992,13 millions d’Américains dé- pendaient du Welfare (ce qui veut dire que la plupart des pauvres travaillent) et 25 millions (un sur 10) recevaient des tickets d’alimentation (un chéouier pour une dizaine de produits d’épicerie).En moyenne, le Welfare, l'aide financière directe, publique, aux plus pauvres, représente 400$ par mois pour une famille de trois personnes.Si Ton ajoute les tickets d'alimentation et l'aide au logement, on arrive à 620$ pour la même famille (825$ en Californie, 400$ en Alabama).Cette somme permet la survie, guère plus ! « C’est de l'opération humanitaire, la stratégie du canot de sauve1 tage », dit découragée Linda Brunn, une des responsables de TECS de Philadelphie.Plus grave, le Welfare est, parfois, accusé de consolider le ghetto.Plus précisément, la faiblesse des salaires offerts dans les services n’incite pas les bénéficiaires du Welfare à chercher du travail.Une « pauvre typique » rencontrée à Philadelphie, — et célibataire, — deux enfants, — et aucun intérêt à chercher du travail, sinon, dit-elle* «pour dignité».Une fois payée la garde des enfants, jamais gratuite, le salaire minimum représenterait un revenu inférieur au Welfare.Le Welfare pénalise l’épargne (retiré du montant des allocations) et même la famille : en se mariant, la mère célibataire perdrait une partie de son aide au logement.Non prioritaire Du New Jersey à la Californie, la plupart des grands États ont entrepris de réformer le système.Personne n’y trouve à redire quand il s’ar git de permettre aux bénéficiaires du Welfare qui obtiennent un travail de conserver une partie de leurs allocations.Pas d’opposition non plus quand il s’agit d’obliger les mères célibataires à rester à la maison.Mais, les critiques ont été nombreuses lorsque certains États ont voulu contrôler la vie sexuelle de la population, en pénalisant par exemple chaque nouvelle grossesse d'une mère célibataire.Les économistes sont sans illusions.Tant que ne sera pas reconnue une base d’emplois correctement rémunérés — ce qui prendra du temps — les ghettos urbains resteront ce qu’ils sont, îlots de tiers-monde, zones quasi hors-la-loi, territoires de plus en plus étrangers au reste du pays, sorte de réserves urbaines, (au sens des réserves indiennes), accueillant à la fois les nouveaux immigrants du Sud et les recalés du modèle.À aucun moment de la campagne, même après les émeutes de Los Angeles, la lutte contre les ghettos, contre la pauvreté, contre la criminalité, n’a figuré dans les priorités des candidats à l’élection présidentielle.L’Amérique qui vote, c’est celle de « Suburbia », pas celle du ghetto._ jr Pax Christi International entend s’implanter aux Etats-Unis Clément Trudel LE MOUVEMENT Pax Christi International (PCI) qui compte actuellement 24 sections nationales et 75 000 membres entend intensifier sa présence à compter de 1993 à New York et à Washington, a confié hier son secrétaire général Étienne De Jonghe.Il est temps, explique-t-il, de se rapprocher des centres de décision de la nouvelle administration américaine ainsi que du forum onusien.PCI a déjà un statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe, de TUnesco et de l’Onu.« Nous avons multiplié durant 12 ans, grâce notamment à nos liens avec Pax Christi d’Australie et du Portugal, les déclarations et les études sur la situation du Timor de l’Est (annexé de force par l’Indonésie), mais « il a fallu qu'un massacre — novembre 1991 — se déroule devant les caméras de télévision pour que l’intérêt se ravive dans un conflit presque oublié.ce qui en dit long sur notre société».PCI a tenu en mai son congrès sur le dialogue Nord-Sud, ou la rencontre des cinq continents.Plus tôt, il avait alimenté le débat sur « Comment abolir l’institution de la guerre ?» Né en 1945 en France dans un but de réconciliation avec le peuple allemand, Pax Christi s’est ouvert à une problématique mondiale, tel l’endettement des pays du Tiers Monde.À partir de 1952, un programme à quatre volets est mis au point : la course aux armements, les contacts Est-Ouest, le dilaogue Nord-Sud (début de la décolonisation) et les droits de l'homme au sens le plus large.Le mouvement s’est intéressé, entre autres, à l’Amérique centrale, à Haïti, mais aussi au conflit qui oppose Azéris et Arméniens et à celui de l’Ir- lande du Nord, sans compter l'impact des vols d’essais de pilotes de l’OTAN au Labrador, en territoire des Innu.Depuis 1982, il tient régulièrement des réunions avec l’Église orthodoxe russe (le dialogue entre l’Église de Rome et l’Église orthodoxe russe « ne va pas très bien, même pas par la porte latérale que peut représenter Pax Christi » ; il est pour l’heure interrompu).Les pistes abordées en priorité dans les années 1990 vont du dialogue intereligieux à la diversification des activités d’un Forum des jeunes mis sur pied en 1990.PCI veut aussi multiplier les rencontres autour du thème des réfugiés et des immigrants, en lien avec les causes de ces phénomènes : mal développement, conflits interethniques, guerres, régimes dictatoriaux, etc.La plus forte section de PCI se trouve aux Pays-Bas.Puis viennent, par ordre décroissant : l’Allemagne, les États-Unis, la partie flamande de la Belgique, la France et la Grande-Bretagne.Chaque section est autonome.On doit confier à la section des États-Unis le choix du futur bénéficiaire du prix PCI pour 1992, prix qui va à une personne qui lutte sans violence pour la paix, la justice et les droits de l’homme.À partir de son siège de Bruxelles, Pax Christi International — dont le président est l’archevêque de Mali-nes, Godfried cardinal Danneels — poursuit un travail de sensibilisation et de rapprochement malgré les reculs momentanés.Il a entre autres figuré parmi les organisateurs de la rencontre oecuménique d’Assise, en 1988.Étienne De Jonghe s’inquiète de la xénophobie qui couve en Allemagne et de la « forteresse » Europe qui est en train de se fermer.Ce sera d’ailleurs le sujet d’un symposium Tan prochain : « nous comptons bien lui ajouter une dimension nord-américaine, avec des participants des États-Unis, du Canada anglophone et du Québec».L’Unesco a décerné son prix « Éducation pour la paix » en 1983 à Pax Christi International.L’organisme recevait en 1987 le prix « Messager de la paix » adjugé par l’ONU.M.De Jonghe assume la fonction de secrétaire général de PCI depuis 1978.Il voit sa tâche comme celle d’un rassembleur dans un organisme qui prend en compte la nécessité de lier spiritualité et étude pour mieux influencer la marche du monde.Il se réjouit notamment d’avoir pu faire vivre ensemble, durant une semaine, Tan dernier, garçons et filles musulmans et chrétiens apprenant à se connaître.Lorsqu’on lui demande de juger des chances de succès de la 4e Con- férence des évêques d’Amérique latine (CELAM) à Saint-Domingue — il arrivait tout juste de la République Dominicaine et le transporteur avait égaré ses malles ! — Étienne De Jonghe dit estimer que ses contacts avec des évêques et d’autres observateurs là-bas le portent à conclure que « c’était clair que ce n’était pas clair» (retiendra-t-on, par exemple, l’option privilégiée pour les pauvres qui était le point central de l’esprit de Puebla et de Medellin'!).Il y a selon lui un mélange d’angoisse et d’espoir face aux travaux du CELAM dont doivent se dégager les lignes maîtresses de ce que Jean-Paul II appelle de la « nouvelle évangélisation » pour l’Amérique latine.Lui se situe, comme toujours, du côté de l’espoir et des bâtisseurs de ponts, une approche qui le plus souvent s’inspire de courants partis « de la base ».Si vous ne supportez plus LA MISÈRE SUPPORTEZ-NOUS Merci de donner à Centraide 288-1261 Cenbraide LE DON DE CHANGER LES CHOSES RADIO-CANADA Quarante ans de télévision RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: 29 octobre 1992 PARUTION le 14 novembre DANS LE DEVOIR Radio-Canada célèbre cette année ses quarante années de télévision.LE DEVOIR publie un cahier spécial sur cet événement rétrospectif en mettant l’accent sur l'évolution de notre télévision et sur l’image qu’elle a donnée de notre société.• Les émissions jeunesse depuis les débuts; • L’évolution de l’information télévisée; • La passionnante histoire des séries dramatiques, reflets de la société; • La présence des femmes au petit écran depuis 40 ans; • La musique et les chansons en images; • Le regard sans cesse plus englobant sur le monde; • L’évolution de la technique depuis 40 ans; • Les impressions d’un téléspectateur fidèle depuis les débuts en 1952.* WSbî B-10 ¦ Le Devoir, vendredi 23 octobre 1992 DES IDEES, DES EVENEMENTS Denis Moffet Professeur titulaire au département de Finance et d'Assurances de l'Université Laval EN CE DÉBUT d’octobre, un peu comme leur maître, et probablement comme bon nombre de Québécois, mes chats sont frileux.Ils sentent l’hiver tout près et leur instinct les incite à chercher chaleur et sécurité.À l’image de mes chats, les Québécois ne sont pas particulièrement tentés par l’inconnu.Surtout lorsque l’on veut leur faire croire que dire NON au projet constitutionnel de Charlottetown, c’est dire OUI à la séparation avec toute l’incertitude que ce concept véhicule.Mais où est donc la certitude, si certitude il y a dans la vie ?La seule certitude pour tous, c’est la mort un jour ou l’autre.Examinons bien notre cheminement personnel.Comment la croissance est-elle venue si ce n’est à partir de décisions qui s’accompagnaient d’incertitude ?La vie en est remplie : décision de poursuivre ses études, décision de quitter le nid familial, décision d’avoir des enfants, décision de changer d’emploi, décision de prendre sa retraite.Ces décisions se sont parfois accompagnées d’une période de crise, d’autant plus aiguë si la décision était irrévocable.Mais, peut-on vraiment aspirer à la maturité en évitant toute décision présentant un caractère d’irrévocabilité ?Je ne crois pas.Pourquoi donc tant de gens agitent-ils l’incertitude comme s’il s’a-gissai* d’un spectre, lorsque le peuple aspire à l’indépendance ?Ne pourrait-on pas imaginer qu’une certaine élite anticipe pour elle-même une diminution de ses privilèges, le cas échéant ?La caste des banquiers canadiens Prenons, par exemple, le cas des frandes banques canadiennes.Bien l’abri des prises de contrôle par une législation fédérale qui limite à 10 % la part de son capital-actions pouvant être détenue par une seule personne ou corporation, ses dirigeants constituent une caste influente où la cooptation est de mise.Cette caste sait d’ailleurs se serrer les coudes quand un intrus frappe à la porte.On l’a très bien constaté en 1980, lorsque l’entrepreneur Robert Campeau tenta de prendre le contrôle de Royal Trustco.À cette occasion, le jeu de coulisses de certains banquiers canadiens fit avorter les velléités de cet entrepreneur franco-ontarien un peu trop dérangeant.La caste des banquiers canadiens sait aussi venir au secours de l’unité canadienne lorsqu’il y a péril en la demeure.Il s’agit là d’une réciprocité de bon aloi.Comme le disent nos amis anglophones : « You scratch my back, I’ll scratch yours.» On l’a bien vu récemment lorsque MM.A-lan Taylor et Al Flood, présidents respectifs de la Banque royale et de la Banque canadienne impériale de commerce (BCIC), sont montés aux barricades pour nous mettre en garde contre l’instabilité pouvant résulter d’un rejet de l’entente de Charlottetown.La seule certitude que l’on a, en ce qui a trait à ces avertissements, c’est qu’ils ont donné l’occasion aux cambistes du monde entier de spéculer sur le dollar canadien.Si MM.Taylor et Flood avaient voulu spéculer eux-mêmes sur un mouvement à la baisse du dollar canadien, ils ne s’y seraient pas pris autrement.Les dangers de l’instabilité du système financier, voilà l’argument massue que savent servir tous les banquiers du monde à tous les politiciens du monde lorsqu’ils ont besoin des faveurs du législateur, si ce n'est carrément des deniers publics, pour tempérer les effets désastreux de décisions à caractère spéculatif qui n’ont pas tourné comme prévu.Ne nous y trompons pas : tout en cultivant une image de prudence et de conservatisme, les banquiers savent parfois spéculer.Et ils le font d’autant plus qu’ils savent très bien qu'étant donné la taille qu’elles ont atteint, et leur poids disproportionné dans le système financier canadien, ils disposent implicitement d’un invisible filet de sécurité : il n’y a en effet pas un politicien qui oserait laisser une des « six grandes » faire faillite.Ainsi, dans les années 80, où toutes les fantaisies financières étaient permises, nos grandes banques canadiennes ont mordu allègrement aux trois hameçons les plus évidents qui se sont présentés.Je veux parler des prêts aux pays en voie de développement, du financement de mirifiques projets immobiliers et du financement de prises de contrôle, qui tenaient davantage de la prédation que de l’organisation industrielle.Grâce à la souplesse de la législation fiscale et aux prouesses de la gymnastique comptable, elles ont pu redistribuer aux contribuables canadiens une partie des pertes colossales qu’elles ont encaissées en se laissant ainsi séduire par l'appât du gain.L’intervention de la Banque canadienne impériale de commerce dans la campagne référendaire constitue un bel exemple de retour d’ascenseur.On se souviendra, en effet, qu’une mauvaise gestion avait amené cette banque à concentrer, dans les années 70, une part importante de ses prêLs dans deux fleurons de l’industrie canadienne, soit Mas-sey-Furguson et Dome Petroleum.Au début des années 80, ces deux entreprises battaient dangereusement de l’aile tant et si bien que la faillite de l’une ou de l’autre aurait sérieusement menacé la solvabilité, en particuler, de la BCIC.Alors, dans un magnanime et paternel élan de nationalisme, le gouvernement libéral de M.Trudeau parraina une opération de sauvetage de ces deux canards boiteux.Cette intervention, à même l’argent des contribuables, permit à la BCIC de respirer plus à l’aise, au plus grand soulagement de ses actionnaires.Mais la BCIC venait de contracter une dette de plus à l’endroit de « l’unité canadienne ».Peut-être M.Flood vient-il de rembourser une partie de cette date ?Qui donc a saboté le Canada?Pour faire sérieux, il est de bon ton de discuter du lien fédéral en termes économiques; étant alors sous-entendu qu’U faut voir dans ce lien une source obligée de prospérité économique.À l’époque de la traite des fourrures, le commerce et l’activité économique se justifiaient selon un axe Est- Ouest.Mais à l’heure où le développement économique passe bien davantage par la matière grise que par les matières premières, les liens Nord-Sud s’imposent d’eux-mêmes.L’Ontario a manifestement compris cette évolution, elle qui a toujours été tiède envers le traité du libre-échange avec les états-Unis.Lorsque l’on s’intéresse à la matière grise, c’est vers le Sud qu’il faut porter son regard.Car c’est en allant dans cette direction que l’on retrouve, à bien plus courte distance que Winnipeg, quelques-unes des plus prestigieuses universités du monde telles Harvard, MIT, Yale, Princeton et bien d’autres.Cependant, que l’on veuille conserver le lien fédéral Est-Ouest pour des raisons émotives, cela me va très bien.Que l’on soit attaché aux belles plages de l’île du Prince-Édouard et a la majesté des montagnes Rocheuses, avec en prime Mordecai Richler quelque part entre les deux, voilà qui est tout à fait légitime.Il fut un temps où l’on pouvait aussi être attaché à l’union canadienne pour des raisons politiques.Il me semble en effet que Canadiens-français et Canadiens-anglais ont toujours partagé un petit côté monarchiste qui les distinguait de leurs voisins du Sud.Cette vision nous faisait croire au « bon gouvernement » et accepter un certain degré d’abnégation individuelle au profit de principes organisationnels à caractère collectiviste.En acceptant à un certain degré cette vision, le bilinguisme pancanadien de M.Trudeau prenait tout son sens.Mais avec l’adoption de la Charte des droits et libertés, nous avons décidé, à l’instar de nos voisins du Sud, de préconiser la primauté des droits individuels.Ainsi s’est envolé, à mes yeux, l’un des caractères distinctifs de la société canadienne.Dans la logique des droits individuels, comment peut-on raisonnablement convaincre un unilingue anglophone de l’ouest du Canada du bien-fondé du bilinguisme ?Comment aussi peut-on l’empêcher de penser qu’un concept, comme celui de « société distincte » dont se réclame le Québec, ne soit plus qu’un anachronisme ?Mais, pour les Québécois dont la mémoire s’accroche au concept, faisant davantage référence aux droits collectifs, de « peuple fondateur », ce même concept représente en quelque sorte la dernière police d’assurance face au risque d’assimilation.Mes chats ont un bon maître On voudrait nous faire accepter l’entente de Charlottetown en nous disant que, même si ce n’est pas une merveille, c’est malgré tout « pas si pire ».Le pire étant d'imaginer qu’un rejet le 26 octobre prochain pourrait conduire le Québec à la séparation.Je regarde mes chats frileux et ils sont heureux parce qu’ils ont un bon maître.Mais, n’allez surtout pas leur expliquer que, s’ils n’ont pas le goût d’explorer au-delà de leur territoire, c'est qu’un jour, alors qu’ils étaient jeunes, leur bon maître leur a payé une petite visite chez le vétérinaire pour leur enlever un partie de leur anatomie.Peut-on regretter ce que l’on n’a jamais connu ?Il faut dire également qu’une fois le fond passionnel mis à part, l’enjeu apparaît de plus en plus ténu.C’est ce fond passionnel qui boursouffle les questions, leur donne une portée pour ainsi dire rhétorique.Le tout considéré à tête reposée, que ce soit le OUI ou le NON qui l’emporte, aucun changement radical ne s’ensuivra, sinon comme effet précisément de douche froide sur les passions mises en jeu, ou d’excitation d’autres passions.Il semble de plus en plus qu’un tel référendum, compte tenu de son enjeu limité et embrouillé, n’avait pas de raison d’être.Il n’a pas été déclenché que pour des raisons extrinsèques.Parce qu’une Commission du gouvernement québécois avait décrété qu’un référendum devait avoir lieu le 26 octobre.C’est ce qui a tout déclenché.L’échéance explique la facture brouillonne du document sur lequel on nous demande de nous prononcer.On a vraiment la sensation qu’on a manqué de temps.Par ailleurs, si le référendum avait eu lieu, comme le voulaient certains sur la souveraineté comme telle, nul doute que l’enjeu ne serait pas moins confus.Parizeau, Bourassa, Mulroney, Chrétien, Trudeau, Allaire, Bouchard discutant entre eux tout en ne parlant pas des mêmes choses, employant les mêmes mots, mais dans des sens différents, l’un niant ce que l’autre affirme, l’un disant que c’est facile là où l’autre prétend que c’est impossible, la « séparation » chez l’un renvoyant à la «souveraineté» chez l’autre, les souverainistes voyant une entente avec le Canada là où celui-ci, peut-être pour les besoins de la cause, fait preuve de mauvaise volonté, etc.Tout cela est sans doute inévitable.Ce qui est compliqué par contre, c’est lorsqu’on ne partage les croyances fondamentales ni d’un bord ni de l’autre.Alors, les arguments à eux seuls ont bien du mal a faire pencher les « indécis », ou les « sceptiques », d’un côté plutôt que de l’autre.Sexe et latex : la fausse sécurité du condom Alphonse Saint-Jacques, Conrad Foisy, Normand Rainville, Jeanne Chevrier, et Raphaël Saint-Maurice Respectivement professeur de philosophie à l’Université Laval, travailleur social à la retraite, médecin, docteur en psychologie et licencié en pédagogie.VOICI tout d’abord, en traduction, un court article paru dans le Washington Times du 22 avril 1992.Cet article, signé par M.C.Roland, éditeur de Rubber Chemistry and Technology, était coiffé de l’en-tête et du titre suivants : « Les condoms sont-ils sûrs ?Un porte-parole de l’industrie du caoutchouc répond à la question : ‘Voulez-vous confier votre vie à un condom ?’» « Bien que je me sente peu de goût pour tout le brouhaha politicien qui entoure le phénomène du sida, cependant, en cette affaire de vie et de mort, il est essentiel d’être attentif à la réalité.« M.Murguia, dans sa lettre du 15 avril, étiquetait comme discriminatoire le fait de recommander aux personnes non infectées de se retenir d’entreprendre des relations sexuelles avec quelqu'un qui est atteint de cette maladie fatale contre laquelle il n’existe aucun traitement connu.« Mon seul commentaire consiste à souligner que le caoutchouc qui entre dans la composition des condoms de latex contient des trous (ou vides) d’une grandeur de cinq microns environ.Comme ces trous sont à peu près 10 fois plus petits que le spermatozoïde, celui-ci se trouve empêché en principe de passer au travers du condom.« Le taux d’échec de 12 % du condom comme moyen de prévenir une grossesse est donc attribuable soit au fait qu’il peut se fissurer à l’usage, soit aux conditions de transport, soit à la détérioration due à un mauvais emballage, soit à quelque défaut de fabrication, etc.« Par contre, le virus du sida est d’une grosseur d’environ 0,1 micron.Puisque c’est là un facteur qui le rend 50 fois plus petit que les trous inhérents au caoutchouc, le virus peut éventuellement passer facilement au travers du condom.La répugnance à faire dépendre sa vie de la capacité du condom à protéger du virus du sida dénote donc non de la discrimination, mais de la sagesse.» (fin de la citation).Cet article, et bien d’autres, nous donnent donc raison d’avoir déjà écrit que le condom risque d'être une passoire, comparable en cela à un imperméable troué.De plus, il va de soi que les diverses défectuosités éventuelles mentionnées qui, en 12 % des cas, rendent le condom inefficace contre une grossesse non désirée, viennent s’a- Les tests effectués au hasard montrent que les condoms ne sont pas tous sûrs à cent pour cent.jouter, dans le cas du sida, aux déficiences dues à sa composition naturelle.Rappelons aussi que le virus du sida est au moins 450 fois plus petit que le spermatozoïde.Un autre fait mérite d’être souligné.Un article récent de l’Assoc/a-ted Press signalait des problèmes de fuite de sang à travers les gants chirurgicaux de latex.Selon un article de l’American Journal of Nursing, alors que ces gants sont d’une épaisseur de 229 000 nm (millicrons)-d’é-paisseur, les condoms n’ont que 38 000 nm d’épaisseur (voir Richard Smith, Is The Condom Really Safe Sex ?, Seattle, 1991, p.13).Quant aux tests mentionnés par des médecins pour vérifier au Canada le degré de fiabilité des condoms avant leur distribution, on peut sérieusement mettre en doute leur efficacité.On aimerait savoir quels sont les critères et les normes étabüs au Canada.Ces médecins ne nous en disant rien.Comme le souligne Richard Smith, spécialiste américain de l’étude des MTS et du sida, « le condom est essentiellement un dispositif prosthétique qui ne se prête à aucun protocole de performance et qui offre encore moins de garanties quant à son aptitude à se soumettre aux exigences mesurables» (op.cit., p.6).Comme les condoms sont les mêmes au Canada et aux États-Unis, ce qu’écrit Smith s’applique ici aussi.Du reste, si les tests mentionnés étaient valables, comment expliquer le taux d’échec de 12 % mentionné contre les risques de grossesses non désirées ?Ajoutons à cela le fait que 17 % d’épouses non contaminées par le sida ont été infectées par leur mari, après usage du condom.On ne peut donc jamais être sûr que le condom utilisé soit sûr.On peut être plutôt sûr qu’il y a bien des chances qu’il ne le soit pas.Lorsqu’on s’adonne aux jeux du sexe et du hasard, il y a aussi une autre chose capitale dont on ne peut jamais être sûr : c’est si son ou sa partenaire est ou non infecté du virus du sida, lui-même ou elle-même ne le sachant pas bien souvent.Car, à côté des milliers et des milliers de personnes qui se savent atteintes, et dont certains ne le disent pas, il y en a encore plus qui l’ignorent.Croire que l’on peut, en se livrant à ces pratiques dangereuses, se garantir sûrement des MTS et du sida en utilisant un condom, cela équivaut à exposer gravement sa santé et même sa vie et, éventuellement, celle des autres : il suffit d’une fois.On joue à la roulette russe, telle est la vraie réalité.Comme l’écrivait Richard Smith, « en raison des risques nombreux qu’il comporte, le condom ne devrait pas être recommandé, sanctionné ou fourni, surtout pas grâce à des subventions publiques, ni rendu facile- ment accessible, moins encore avec l’appui de fonds publics» (op.cit., p.l).Encore moins, évidemment, doit-on en faire la promotion auprès des enfants et des jeunes adolescents, et les leur distribuer gratuitement, comme le fait par exemple, dans notre province, l’équipe Mobile-Santé lancé par le groupe des pharmacies Brunet, et comme on le fait dans certaines de nos écoles sous couvert d’« éducation sexuelle ».Quant aux médecins, pour peu qu’ils soient conscients de leur grave responsabilité en matière de santé et publique, ils ne peuvent pas conseiller l’usage du condom comme moyen sûr de se protéger contre les dangers du sida.Ils doivent plutôt avertir leurs patients et le public en général que celui ou celle qui le fait, le fait à ses risques et périls.Comme nous le rappelions déjà à la suite de plusieurs chercheurs et auteurs sérieux, les faits et l’expérience prouvent de mieux en mieux qu’il n’y a qu’un seul moyen assuré de se prémunir contre la menace grandissante des MTS et du sida : c’est de s’abstenir de relations sexuelles en-dehors d’une union conjugale fidèle et stable.D’accord, nous disent des médecins, ça c’est le moyen idéal, mais il faut être réaliste.A un moment où sévit l’épidémie mortelle du sida, il faut aussi, en attendant (disent-ils), conseiller l’usage du condom.En attendant quoi ?Que l’épisémie fasse encore plus de victimes et que le nombre de morts augmente jusqu’à nous menacer d’un fléau aussi destructeur que la guerre la plus meurtrière ?Rares sont les médecins et les autres personnes impliquées qui osent clairement vfaire valoir les avantages de la continence — du simple point de vue de la santé — et rares aussi ceux qui rappellent les risques sérieux liés à l’usage du condom comme moyen de prévention des MTS et du sida.Cette manière de penser n’est nullement « réaliste », quoi qu’on puisse prétendre : c’est une illusion dangereuse.Les faits prouvent que la promotion de l’usage du condom, bien loin de freiner l’expansion du sida, n’a fait que la favoriser.La première raison en est que prôner l’usage du condom, c’est, quoi qu’on pense, favoriser par là même cette folle liberté sexuelle qui est à l’origine de la prolifération actuelle des MTS et du sida.Si, comme l’écrivait en page couverture la revue Time du 3 août 1992, à la suite du congrès d’Amsterdam, nous avons « perdu la bataille du sida », c’est d’abord parce que l’on n’a pas eu la sagesse et le courage d’utiliser les bonnes armes.Il est grand temps d’en prendre clairement conscience et de choisir les armes efficaces.Si nous avons perdu la bataille, nous n’avons peut-etre pas perdu la guerre.Que Dieu nous vienne en aide ! Et mes chats sont heureux Question sur fond irrationnel Pierre Bertrand professeur de philosophie au cégep Êdouard-MontpeUt BEAUCOUP d’arguments sont déployés de part et d’autre par des personnes intelligentes, au courant des dossiers, cultivées.Comment se fait-il, dès lors, qu’ils n’aboutissent pas aux mêmes conclusions, du moins à des conclusions qui se ressemblent ?C’est ici qu’intervient un élément de base, plus de la nature de la croyance que de la raison.Quelque chose qui ne se discute pas, qui s’affirme, comme une passion ou un désir.Qui peut prendre la forme, entre autres, d’un attachement viscéral à une certaine image du Canada, ou d’un attachement tout aussi viscéral à une certaine image du Québec.Ce fond est subtil et n’est pas toujours facile à identifier clairement.Les limites Il y a des recoupements entre ces fonds : ainsi un attachement au Canada n’exclut pas un attachement au Québec, et vice versa.Cependant, ce fond pour ainsi dire irrationnel, qui touche la sensibilité profonde de quelqu’un, est quant à lui indiscutable et, pour tout dire, injustifiable.Il est plutôt de la nature d’un acte de foi, ou d’un coup de foudre.Ce n’est qu’à partir de lui que les arguments pour ou contre se mettent en branle.Il est le fond irrationnel sur lequel prennent racine les différentes rationalités.Normalement, la rationalité devrait permettre, par exemple à Parizeau et Bourassa, sinon de dire la même chose, du moins de s’écouter, se comprendre, discuter vraiment et possiblement cheminer ensemble.Or, nous assistons plutôt à un dialogue de sourds.Façon de dire qu’il y a plusieurs rationalités, plurielles du fait que chacune repose sur une croyance, une passion ou un désir différents.Quant à ceux-ci, ils ne peuvent faire l’objet de discussions, ils sont des prérequis, à prendre ou à laisser.Ou bien nous partageons la même passion et nous nous comprenons, nous sommes du même bord, ou bien nous sommes d’un autre bord.Telles sont les limites de la communication.Ce fonctionnement n’est bien sûr pas propre au processus référendaire en cours.Il se retrouve dans toute la politique comme de façon générale dans les rapports entre les individus.On a beau discuter, ce n’est pas exclusivement affaire d’arguments mais principalement de sensibilité, d’être ou non sur la même longueur d’ondes.Ce qui explique le genre de débats auxquels nous assistons : beaucoup de paroles, peu d’écoute, beaucoup de répétitions, peu d’éléments réellement nouveaux.L’impression de tourner en rond, de faire du surplace.Un enjeu ténu L’équipe du DEVOIR la rédaction Journalistes à l'Information générale et métroplolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Caouchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier.Louis-Gilles Francoeur, Jean-Denis Lamoureux, Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), à l'Information culturelle : Michel Bélair (responsable).Yves D'Avignon, Paule Desrivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); à l'Information économique Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'Information Internationale; Jocelyn Coulon (responsable, François Brousseau (éditorialiste), Sylvlane Tramier, Clément Trudel; è l'information politique: Josée Boileau, Jean Dion, Pierre O'Neill , Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), à l'Information sportive: Rolland-Yves Carignan; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis et techniciens), Danielle Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à ta direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice), Jacqueline Avril, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise Major (publicitaires); 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