Le devoir, 8 septembre 1992, mardi 8 septembre 1992
Averses débutant en après-midi.Max.: 23.Détail page 10.Montréal, mardi 8 septembre 1992 -— L'ENTREVUE STEPHEN SCHECTER Co-fondateur du RCM, polémiste, auteur, professeur de sociologie, juif anglophone francophile, Stephen Schecter incarne un aspect de l’âme montréalaise.Comme d’autres ont compris le Moyen-Age par l’histoire de la peste, Schecter analyse notre société par le biais des réactions au sida.Stéphane Baillargeon l’a rencontré.Page U Le Parti Égalité se résigne au OUI d’après la Canadian Press LE PARTI Égalité a décidé de passer outre à ses réserves et de faire campagne pour le référendum en faveur de l’entente constitutionnelle.Le leader du parti Robert Libman a annonçé hier que malgré les inquiétudes que suscite l’entente quant à la protection des minorités, son parti rejoindra le camp du OUI au Québec.« Ce n’est pas une garantie taillée dans le roc », a dit Libman à propos de la clause sur le développement et la vitalité des minorités.« Nous au- rions aimé quelque chose de plus précis ».Mais Libman a ajouté que la clause pouvait cependant fournir une protection pour les minorités francophones et les minorités anglophones du Canada, une fois que les tribunaux l’auront interprétée.« Et ce potentiel est une des raisons qui fait que nous sommes prêts à appuyer l’entente, même à contrecoeur », a dit Libman au cours d’une conférence de presse.Le parti Égalité souhaite que le Premier ministre Robert Bourassa Voir page 4: Le Parti La SSJBM se lance en faveur du NON Guy Taillefer FURIEUSE contre Robert Bourassa, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal estime que l’entente constitutionnelle de Charlottetown met en péril l’intégrité de la Loi 101 et risque à tout moment de faire perdre au Québec le peu de pouvoir dont il dispose en matière d’immigration.Dans la foulée des tenants et opposants de l’entente qui ont commencé ces dernières semaines à choisir leur camp, la SSJBM entre à son tour dans l’arène en vue du référendum du 26 octobre.Profitant de ses derniers moments de liberté préréférendaire — les comités du OUI et du NON ne sont pas encore offi- ciellement formés — la société effectue aujourd’hui et demain à Montréal, dans les journaux et les radios francophones, un blitz d’opposition à l’entente constitutionnelle.Une entente dont l’acceptation, prophétise le pdg de la société, Jean Dorion, ouvrirait la porte « à une longue période d’instabilité » et placerait le Québec dans une position extrêmement précaire face au reste du pays.Voila pourquoi, clame la SSJBM dans sa campagne-éclair, c’est maintenant qu’il faut agir: « Demain, il sera trop tard.» Au montant de 40 000$, sa campagne porte sur deux questions qui lui tiennent à coeur: l’érosion du Voir page 4: La SSJBM Massacre en Afrique du Sud Des affrontemnents sanglants sèment la mort au Ciskei d'après Reuter et AFP KING WILLIAM’S TOWN - Des troupes du bantoustan du Ciskei ont ouvert le feu hier sur des milliers de partisans du Congrès national africain (ANC) rassemblés devant le Parlement, faisant au moins 25 morts et environ 150 blessés, a rapporté un responsable sud-africain.L’ANC avance pour sa part un bilan de 28 morts.Selon Deon van Loggenberg, du service de presse de l’ambassade d’Afrique du Sud à King William’s Town, 110 hommes et 36 femmes ont été atteints par les rafales d’armes automatiques.Une cinquantaine d’autres personnes souffrent de blessures causées notamment par des fils de fer barbelés.Hier en soirée, le gouvernement sud-africain a annoncé qu’il avait décidé de déployer une compagnie — entre 120 et 200 hommes — à l’intérieur du bantoustan, afin de « protéger les propriétés industrielles et de prévenir les pillages».Des milliers de partisans de l’ANC s’étaient rassemblés à la frontière du Ciskei pour une manifestation destinée à renverser les dirigeants de ce bantoustan et à le ramener au sein de l’Afrique du Sud.Le Ciskei, peuplé d’environ un million d’habitants, est l’un des dix ban-toustans créés dans le cadre de l’ancienne politique de l’apartheid et dont l’indépendance n’est reconnue que par Pretoria.L’avenir de ces foyers tribaux devait être débattu dans le cadre des pourparlers constitutionnels sur l’Afrique du Sud interrompus en juin dernier.Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, a estimé que la situation au Ciskei était très grave.De son côté, l’ANC affirme dans un communiqué que « le meurtre non provoqué de manifestants non armés (.) marque un tournant crucial dans la phase actuelle de combat pour la démocratie en Afrique du Sud».L’organisation noire accuse le gouvernement de Pretoria d’avoir encouragé l’attitude « intransigeante » du dirigeant du Ciskei, Oupa Gqozo.Celui-ci avait annoncé dimanche qu’il ne laisserait pas les manifestants entrer au Ciskei.Le principal magistrat du bantoustan avait de son coté autorisé l’ANC à tenir un rassemblement au stade de Bisho, situé à 100 mètres à l’intérieur du territoire.Mais le secrétaire général de l’organisation noire, Cyril Ramaphosa, a déclaré hier ne pas vouloir s’en tenir là.« Nous allons occuper Bisho, nous ne nous arrêterons pas au stade ».Les manifestants, estimés par les responsables du secrétariat national pour la paix à plus de 50 000 personnes, partis d’un stade de King William’s Town, ont parcouru environ quatre km jusqu’à la frontière.La fusillade a éclaté lorsqu’un groupe de jeunes s’est engouffré dans une faille dans la barrière de fils barbelés encerclant l’enceinte du stade de Bisho.Les soldats déployés le long de la frontière et devant le Parlement, à environ 200 mètres de là, ont tiré deux salves d’armes automatiques qui ont chacune duré plus d’une minute.Les manifestants ont alors plongé au sol.Cyril Ramaphosa, le dirigeant syndical John Gomomo et le secrétaire général du Parti communiste Chris Hani, qui menaient la marche, sont sortis indemnes de la fusillade.Hier soir, environ 30000 manifestants restaient campés sur la route à un km de la frontière, hors de vue des troupes du Ciskei.Steve Tsh-wete, membre du Conseil national exécutif de l’ANC, a précisé qu’ils y passeraient la nuit.« Nous ne partirons de là que lorsque nous aurons reçu une réponse satisfaisante à nos exigences », a-t-il déclaré.Steve Tshwete et le ministre sud-africain de la Loi et l’Ordre, Hernus Kriel, se sont rencontrés pour discuter de la situation.Le gouvernement sud-africain, qui a adressé ses condoléances aux fa milles des victimes, a toutefois implicitement accusé l’ANC d’être responsable de la fusillade.« Nous avons vraiment fait tout ce qui était en notre pouvoir pour empêcher un bain de sang», a déclaré Hernus Kriel à King William’s Town.Voir page 4: Massacre ¦la; PHOTO AP Des militants du Congrès national africain ont tenté hier de franchir une clôture près de la ville de Bisho, au Ciskei, quelque minutes avant le déclenchement d’une fusillade par les troupes du Ciskei sur les manifestants.Les tirs ont fait au moins 25 morts et près de 150 blessés et amené le gouvernement sud-africain à déployer ses propres troupes dans ce territoire formellement indépendant, pour prévenir tout pillage.Des milliers de partisans de l’ANC s’étaient rassemblés à la frontière du Ciskei pour une manifestation destinée à renverser les dirigeants de ce bantoustan et à le ramener au sein de l’Afrique du Sud.L’organisation noire accuse le gouvernement de Pretoria d’avoir encouragé l’attitude intransigeante du dirigeant du Ciskei, Oupa Gqozo.Celui-ci avait annoncé dimanche qu’il ne laisserait pas les manifestants entrer au Ciskei.PHOTO NORMAND BLOUIN Le cinéaste argentin Eliseo Subiela gagnant du Grand prix des Amériques Eliseo Subiela remporte le grand prix du FFM Robert Lévesque DOUZE JOURS après sa projection, le jury du Festival des films du monde (FFM) n’avait pas oublié la magie poétique du magnifique film de l’Argentin Eliseo Subiela, Le côté sombre du coeur.Les sept co-présidents de ce jury sans président ont remis, hier soir, le Grand prix des Amériques à cette co-production Argentine-Canada, El lado obscuro del corazon, un film qui avait été choisi pour ouvrir, au gala du 27 août, la 16e édition du festival.Le jury, où siégeaient les cinéastes Miguel Littin et Mark Rydell, les critiques Kathleen Carroll et Ya-suski Kawarabata, le comédien Francisco Rabal, la productrice Aimée Danis, et le patron de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, Pierre-Henri Deleau, a aussi remis à Liv Ullmann le « grand prix spécial du jury » pour Sofie, un film qui marquait les débuts de la comédienne derrière la caméra, et qui était, dans les conversations des festivaliers, l’un des trois favoris au Grand prix.Le grand prix à Subiela, le prix spécial à Liv Ullmann, soit! Mais comment distinguer un autre film remarquable, Le petit prince a dit de la comédienne française Christine Pascal ?On imagine que le jury a dû plancher sur la question.On a résolu l’affaire en donnant deux prix à Christine Pascal, celui du meilleur scénario pour ce film délicat et bouleversant où une gamine de 10 ans et son père filent sur les routes avec une ardeur désespérée (elle a une tumeur fatale au cerveau), et le prix de la meilleui e interprétation masculine qui est allé à Richard Berry.La comédienne Pascale Bussières, après Louise Marleau et Danielle Proulx, est la troisième Québécoise à obtenir un prix d’interprétation fé- minine au FFM.Elle reçoit la récompense pour son rôle dans La vie fantôme de Jacques Leduc.Mais la presse a reçu assez froidement l’annonce de ce prix, étant donné que la comédienne danoise Karen-Lise Mynster, dans le rôle-titre de Sofie, était de très loin, et de façon évidente, « la » meilleure comédienne dans les 20 films de la compétition.On a senti dans l’air une odeur de prix de consolation.pour le seul film québécois de la compétition, et de l’injustice aussi pour la grande actrice danoise.Un Grand prix des Amériques non contesté, et très applaudi par la presse, c’est rare.Mais une édition du FFM qui se déroule sans histoire, ça c’est un précédent.Le FFM 92, en effet, ne fera pas deux lignes dans la petite histoire mouvementée de ce festival, sinon comme l’édition la plus tranquille de ses 16 ans d’existence, une édition bonhomme, banale, un festival sans coups ni couacs, sans frais somptuaires (on a coupé dans les réceptions, les invitations, les fleurs, des marchands devaient payer leurs kiosques au Marché du film, pas de buffet aux conférences de presse, etc.), bref une édition en régime minceur où pour la première fois son président, Serge Losique, n’en a pas remis, laissant au vestiaire sa rhétorique de grandeur.Depuis la publication du rapport Secor en juin dernier, Serge Losique mène en fait un double jeu.En public, il a apostrophé les fonctionnaires qui n’auraient rien compris à son festival, à sa façon de diriger un tel événement; il claironne qu’il n’a pas lu le rapport Secor.Et en privé, il est en ce moment en train de voir comment il pourra mettre en place certaines recommandations dudit rapport; mettant de côté sa superbe et Voir page 4: Subiela Voir palmarès Page 13 PROFESSIONS Professions sans frontières RÉSER VA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: 11 septembre 1992 PARUTION le 18 septembre DANS LE DEVOIR Les nouveaux enjeux concurrentiels et la mondialisation influencent l’évolution des professions.Les exigences de la formation s’accroissent alors que les stratégies de développement des sociétés-conseil doivent s’ouvrir aux besoins plus globaux des clients.En même temps que les barrières traditionnelles tombent, le concept de la multidisciplinarité prend racine dans plusieurs professions dites libérales et l’éventail des services s’élargit.Tel sera le thème du cahier spécial sur les professions, qui sera publié dans l’édition du 18 septembre.LE DEVOIR traitera également des enjeux proprement professionnels remis en cause par le ministre responsable de l’application des lois professionnelles qui touchent entre autres: • le Code des professions • le mandat de l’Office des professions • le rôle de l’inspection • les questions de déontologie • l’incorporation des sociétés de professionnels • l’accréditation de nouvelles corporations./ 2 B Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 Le débat s’amorce sur le fond de la question Norman Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — L’Assemblée nationale sera saisie demain du texte de la question référendaire sur laquelle la population québécoise aura à se prononcer le 26 octobre prochain.Déjà, le gouvernement fédéral a annoncé la question qui sera posée au reste du Canada: « Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992?».Le Québec pourrait reprendre intégralement cette question mais déjà, l’opposition officielle péquiste et le Bloc québécois ont annoncé que ce texte ne leur convenait pas.Jacques Brassard, député péquiste de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l'opposition dans le dossier constitutionnel, a relevé le caractère partisan de la question.Le terme « renouvelée » pour désigner l’entente de Charlottetown est « une tentative de qualifier positivement » l’accord constitutionnel, a-t-il signalé.M.Brassard a affirmé que ce qui a été conclu dans l’entente de Charlottetown « n’est pas un véritable renouvellement du fédéralisme, surtout pas un renouvellement en profondeur comme le réclamait le gouver- nement Bourassa».De plus, M.Brassard a noté que l’expression « sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992 » laisse entendre que d’autres modifications pourraient être apportées à l’accord original.Les électeurs ne pourraient donc pas se prononcer sur un texte définitif d’entente.Quoiqu’il en soit, si jamais le gouvernement du Québec s’en tenait au texte de la question tel que conçu par Ottawa, les députés du Parti québécois à Québec pourront utiliser le débat de 35 heures qui s’ouvrira mercredi pour tenter de faire modifier la formulation de la question référendaire.Le débat s’ouvrira donc demain sur le texte de la question.Il doit durer 35 heures en vertu de la Loi sur la consultation populaire, c’est-à-dire se poursuivre pendant environ cinq jours de session de l’Assemblée nationale.L’opposition peut apporter des amendements pour changer le texte initial de la question mais la majorité libérale devrait normalement rejeter ces amendements et conserver le texte original présenté par le premier ministre Robert Bourassa.On s’attend à ce que la question soit adoptée par la Chambre le mardi 15 septembre.Après cette date, les députés auront cinq jours pour s'inscrire auprès du Directeur général des élections, Pierre-F.Côté, en faveur d’une des deux options, le OUI et le NON.Chaque groupe de députés inscrits en faveur d’une option forme le comité provisoire de cette option.Chaque comité provisoire est ensuite convoqué par le Directeur des élections pour former le Comité national du OUI ou du NON, pour se donner des règlements et élire un président national.La campagne référendaire officielle s’ébranlera le 27 septembre, soit le jour même où le gouvernement adoptera officiellement le décret déclenchant le référendum.En 1980, lors du précédent référendum constitutionnel, le gouvernement avait choisi une question très —trop selon plusieurs —longue pour sonder les électeurs.Cette question avait fait l’objet de débat orageux au sein même du conseil des ministre du gouvernement alors dirigé par René Lévesque.Le texte intégral de cette question était le suivant: « Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et en même temps de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence, accordez vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada?» Le 20 mai 1980, le NON l’emportait avec 59,56% des suffrages, contre 40,44 % au OUI.Le vote avait été massif: 85,6% des inscrits s’étaient prévalus de leur droit de vote.Malgré la victoire du NON, le OUI l’avait emporté dans deux régions, soit au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte Nord.La lutte avait été très serrée en Abitibi où seulement 3000 voix séparaient les deux camps.La victoire du NON avait été décisive dans le Québec anglophone.La marge la plus forte avait été enregistrée dans D’Arcy-McGee, où 95,9 % des électeurs avaient voté NON.Un manuel pour aider les professeurs à traiter d’homosexualité soulève un tollé à Toronto Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO — Un manuel pédagogique pour aider les professeurs d’école secondaire à parler d’homosexualité aux étudiants suscite un tollé à Toronto.Le guide, produit par le Conseil scolaire de Toronto, est le premier ouvrage du genre au Canada.Il contient 300 pages de conseils et d’informations sur la question de l’homosexualité et sur le mouvement gai.Mais il va tellement loin dans son désir de faire accepter le phénomène gay qu’il se trouve à encourager l’homosexualité, estiment plusieurs parents, conseillers scolaires et experts.Selon le conseiller scolaire Alex Chumak, le guide dévalorise le modèle traditionnel de la famille nucléaire et hétérosexuelle.« On traite de ‘hétérosexistes’ — un terme qui vient d’être inventé — ceux qui trouvent que le mode de vie hétérosexuel est préférable à l'homosexualité», souligne M.Chumak.En page 99, il est écrit que « le modèle traditionnel de la famille nucléaire hétérosexuelle peut être dangereux pour la mère et les enfants — car c’est là qu’on trouve un taux de violence physique et sexuel alarmant».Un autre passage du guide explique que l'homosexualité dépasse la question des pratiques sexuelles et peut s’inscrire comme un choix moral: « La décision (pour un homme) de choisir un modèle de relation homosexuel peut s’expliquer par le refus de s’engager dans un système — hétérosexuel — qui confère pouvoir et privilège à l’homme plutôt qu’à la femme », lit-on en page 10.De façon générale, « le ton sur lequel est écrit le guide équivaut à glorifier l’homosexualité, à dire que c’est une pratique normale », déplore M.Chumak.Le guide a été commandé en 1986, à la suite du décès d’un bibliothécaire homosexuel, battu à mort par des étudiants.Plusieurs groupes en avaient fait la demande, dont les professeurs eux-mêmes, atterrés par ce qui était arrivé à un collègue.L’objectif était de faire en sorte que plus jamais une telle chose ne se reproduise.D’enseigner aux étudiants à être plus tolérants face aux modes de vie alternatifs.Le psychiatre torontois Joseph Berger était l’un des experts consultés dans l’élaboration du guide.Mais en mai dernier, lorsqu’il a lu l’ébauche faite par le Conseil scolaire, il a écrit une virulente lettre de dissidence, dans laquelle il estime que l’objectif du guide a été « travesti ».« Ce guide n’est plus qu’un tract politique biaisé.J’ai l’impression que les intentions originales (de notre comité) ont été détournées par les militants gais », accuse le Dr Berger.Le Conseil de l’éducation de Toronto regroupe 21 conseillers, dont l’un est un homosexuel notoire.Mais le conseil est aussi composé majoritairement de conseillers néo-démocrates et ces derniers suivent religieusement la ligne du parti, laquelle dicte d’appuyer les batailles du mouvement gai, fait savoir M.Chumak.« Vous savez, le NPD est très ‘politically correct’», lance-t-iL Cet été, une cinquantaine de parents outrés par la lecture du guide se sont réunis.La semaine dernière, ils ont formé une coalition appelée CURE (Citizens United for Responsable Education — Citoyens unis pour une éducation digne de confiance).Le groupe, dont le nombre de membrer variait entre 50 et 200 personnes avant la rentrée scolaire, représente plusieurs parents et organisations religieuses.On y trouve des parents ordinaires, mais aussi des fondamentalistes religieux comme le pasteur Ken Campbell — un antihomosexuel notoire et militant contre l’avortemçnt — ainsi que plusieurs leaders religieux ethniques représentant les communautés musulmane, juive et noire.Mme Diane Malott ne fait partie d’aucun mouvement religieux.Mais l’an dernier, lorsqu’elle a appris que l’école secondaire de sa fille de 16 ans organisait une conférence d’une journée sur le mouvement et la culture gays, elle a décidé de protester.Puis, le guide a été publie.« Comme parent, je n’ai pas envie que des militants gais disent à ma fille que l’homosexualité est un mode de vie préférable à l’hétérosexualité.Le système scolaire a de la difficulté à enseigner correctement les matières de base, pourquoi devrais-je lui faire confiance en ce qui a trait à la sexualité?», dit-elle.La coalition CURE doit tenir une conférence de presse la semaine prochaine, pour lancer sa campagne.Alors que s’amorce la rentrée, elle veut recruter d’autres parents inquiets, et convaincre le Conseil de l’éducation de reporter l’adoption du guide jusqu’à ce que les parents aient été pleinement consultés sur son contenu.La coalition songe à aller devant les tribunaux si le Conseil scolaire n’acquiesce pas à sa demande.On croit que le document pourrait être jugé discriminatoire et on songe à demander une injonction de la cour.D’autres parents menacent de ne pas payer leurs taxes scolaires en guise de protestation.Au Conseil de l’éducation de Toronto, on a tendance à discréditer les opposants au guide, disant qu’il ne s’agit que de fondamentalistes religieux.« Plusieurs organismes l’ont approuvé, y compris le département de santé publique de Toronto, l’hôpital pour enfants, la Commission des droits de la personne de l’Ontario et la Fédération des professeurs d’école secondaire », relate le conseiller homosexuel John Campey.Mais M.Campey admet par ailleurs que certains passages contenus dans le guide peuvent donner l’impression que l’on dénonce l’hétérosexualité.« Ce qui n’est pas, bien entendu, le but de l’exercice».Le guide est justement en train d’être révisé par le comité de rédaction.Cette procédure est normale, mais à la suite de « critiques » qu’il a subies « de part et d’autres », précise M.Campey, la révision du guide risque d’être plus importante cette fois.Une version finale sera prête sous peu, mais selon le conseiller Chumak, il y a peu de chances que les corrections apportées soient suffisantes pour apaiser les parents enragés.Aux États-Unis, la création d’une école secondaire pour étudiants gays et lesbiennes à New York, voilà quelques années, a suscité un vif débat.Les opposants à cette initiative ont tenté de faire valoir qu’à l’adolescence, il est encore trop tôt pour savoir si l’on est homosexuel ou non.Mais l’école Harvey Milk a quand même été ouverte et est considérée comme l’une des importantes victoires de la communauté gay.L’APECA a mal à sa visibilité OTTAWA (PC) — Une étude, faite en mars 1991 et obtenue grâce à la Loi d’accès à l’information, recommande à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) diverses façons d’augmenter sa visibilité, pour contrer la mauvaise publicité que lui font les médias.L’APECA a été créée, en 1987, pour stimuler le développement économique des provinces de l’Atlantique.L’enquête d’Omnifacts Research a montré que l’existence de l’APECA est de plus en plus connue dans les milieux d’affaires et les groupes de pression, mais que seulement 50% du grand public en est au courant, soit la meme proportion qu’en décembre 1989.Les gens qui ont entendu parler de l’APECA comprennent son mandat principal.Mais plusieurs semblent ignorer son rôle de lien entre la région et le gouvernement fédéral et son engagement dans des projets ré- fionaux comme le pont de Tîle-du-rince-Édouard et les Jeux d’hiver du Canada.Plusieurs croient que l’APECA est plus efficace que ses prédécesseurs, comme le ministère du Développement industriel régional.Certains critiquent la rigidité de l’APECA dans l’évaluation des projets économiques et d’autres se plaignent de la paperasserie administrative.L’APECA a réussi à se débarrasser de son “image de Père Noël”, qui distribue de l’argent à tort et à travers.Plusieurs lui reprochent de ne plus s’occuper d’un projet, une fois que l’argent a été distribué.En conclusion, Omnifacts Research recommande à l’APECA de faire encore plus pour venir en aide aux entreprises et pour encourager le commerce international.L’enquête, qui a coûté 63 000 $, représente une marge d’erreur de 4,8 %, 19 fois sur 20.loto qudtxx Tirage du 92-09-05 11 14 16 17 29 41 Muméro complémentaire: 35 SELECT {&> Tirage du 92-09-05 8 18 20 25 28 40 Numéro complémentaire: 37 M18E-TÔT 2 6 25 27 GAGNANTS 111 LOT 450,401 RÉSU I O I O GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 6 5/6 258 4/6 16 298 3/6 320 088 VENTES TOTALES: 18 L T A T S LOTS 2 609 051,00$ 130 452,50$ 2 427,00 $ 73,60$ 10,00$ 3 849,00 $ PROCHAIN GROS LOT (approx ): 5 500 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 92-094)9 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 43 4/6 1 988 3/6 29 499 LOTS 1 000 000,00$ 14 938,00$ 463,20 $ 46,70 $ 5,00$ 103 022,00$ Ventes totales: 1 Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ Tirage du 92-09-05 NUMÉROS LOTS 0 5 3 7 3 3 100 000$ 5 3 7 3 3 1 000$ 3 7 3 3 250 $ 7 3 3 50$ 33 10$ 3 2$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Quatre avions d’aide partent pour la Somalie TORONTO (PC) — Quatre avions des forces canadiennes doivent décoller demain pour acheminer de l’aide à la Somalie ravagée par la guerre et la famine.C’est ce qu’a indiqué hier un porte-parole de l’armée tout juste de retour d’une mission de reconnaissance.Les appareils, trois avions Hercule C-130 et un Boeing 707, ainsi que 70 soldats prendront part à l’opération humanitaire organisée par plusieurs nations à l’intention de ce pays d’Afrique de l’Est.« La situation là-bas est pire qu’en Ethiopie, Tan dernier, a déclaré le capitaine Peter Peterson, de la base de Trenton, en Ontario.Les gens dépendent presque entièrement des secours internationaux.Et le gouvernement n’est pas en état de fonctionner, ce qui complique les choses.» La mission canadienne espère arriver à Nairobi, au Kenya, jeudi et commencer à livrer la nourriture d’ici le week-end.Le capitaine Peterson a dit que l'équipe effectuera quatre vols par jour à destination du sud de la Somalie, deux pour le compte de la Croix-Rouge internationale, et deux pour le programme d’aide alimentaire des Nations unies./ Pour une meilleure santé, ^ Cessez de fumer! H LE DEVOIR Les*§S\ oüVS^ Renseignements (514) 844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (514) 842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité numéro sans Irais (514) 842-9645 1-800-363-0305 Abonnements Let numéro* de téléphone suivants sont valables pour la service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Extérieur (sans Irais) Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC M2Y 1X1 i VOIR MONTRÉA avec Jean-Claude Marsan J ÊÊ Le square et le parc UN DES HÉRITAGES urbains les plus précieux de la période victorienne à Montréal a trait aux espaces verts, plus précisément au square et au parc.L’un et l’autre constituent un apport de la culture britannique.Le square apparaît au début du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne : il est le reflet du Royaume uni de l’influence de la Renaissance.Au début, le square est essentiellement résidentiel n prend naissance lorsque des aristocrates, en quête de revenus, entreprennent de louer leurs terres à des promoteurs par des baux emphytéotiques de 30,60 ou 99 ans à des fins de développements résidentiels destinés à une classe fortunée.Le square britannique constitue à l’origine plus qu’un îlot de verdure entouré de résidences : c’est davantage une unité de voisinage incluant le square lui-même, des rues secondaires, souvent un marché et, parfois, une église.Comme exemple, on peut citer le square Bedford à Londres, reconnu comme le plus beau de Bloomsbury et encore bien conservé, n a été aménagé vers 1775, probablement par Thomas Leverton, sur les terres du duc de Bedford.Montréal possédait à la fin du XIXe siècle plus de vingt squares, la plupart résidentiels.Contrairement, cependant, au modèle britannique, ils se résumaient à des espaces plantés d’arbres et entourés d’habitations et ne formaient pas des unités de voisinage comme telles.Le square Saint-Louis demeure le plus intéressant des squares résidentiels encore existants à Montréal.Comme la plupart des squares et des parcs montréalais, il doit son existence à la présence d’une fonction préalable qui a permis la conservation d’un espace libre.Dans le présent cas, il s’agit de la construction, terminée en 1851, d’un bassin destiné à servir d’aqueduc à Test de la ville.Le réservoir devenu désuet, la municipalité le remit au département des chemins pour en faire un square.De 1880 à 1890, des résidences mitoyennes en pierre grise, unifamiliales ou en duplex et destinées à l’élite francophone, furent érigées en périphérie d’un espace vert public agrémenté d’une pièce d’eau décorative.L’héritage du square montréalais est avant tout celui d’un vide dans le tissu urbain, un vide positif qui participe au caractère et à l’ornementation de la ville.Dans plusieurs cas, cet espace libre a contribué à structurer le développement urbain en attirant, par son prestige et la qualité de son environnement, des équipements publics et des générateurs d’activités importants.Le meilleur exemple nous est fourni par le square Dorchester, appelé anciennement Dominion.Le square Dorchester fut d’abord un cimetière.En effet, en 1799, la fabrique de Notre-Dame abandonna son cimetière dans la vieille ville pour en développer un de grande taille à la périphérie de l’agglomération.C’est là que furent enterrées, notamment, les victimes de la terrible épidémie de choléra qui frappa Montréal en 1832.C’est en bordure de ce cimetière que Mgr Ignace Bourget décida d’établir la cathédrale, suite à l’incendie qui détruisit, en juillet 1852, celle de la rue Saint-Denis.Avec le temps, des portions de ce cimetière furent loties pour des fins domiciliaires.L’Association sanitaire de Montréal s’opposa alors à ces pratiques, cosidérant qu’il était risqué pour la santé publique d’exhumer les restes de personnes mortes du choléra et recommanda à la ville d’acheter les terrains du cimetière pour en faire un parc public.Ce parc, baptisé square Dominion en 1872, attira graduellement, par son prestige, toute une série d’édifices conçus en fonction de leur présence en bordure de cet espace public.Il s’agit principalement de l’hôtel Windsor, de la gare Windsor, de l’édifice Sun Life, de l’immeuble du Dominion Square, du Château Champlain, de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, etc.En résumé, il faut retenir que c’est dans cette contribution à l’organisation spatiale et fonctionnelle de la ville que l’héritage du square victorien est à la fois le plus original et le plus précieux.Un autre legs significatif de l’ère victorienne est le parc urbain.L’influence britannique est encore là bien évidente et le modèle est Regent Park, aménagé au début du XIXe siècle à Londres.Celui-ci se caractérise par ses pelouses ondulantes, ses sentiers respectueux de la topographie, ses arbres et bosquets laissés à leur croissance naturelle.En Amérique, le concept du parc naturel anglais ne sera pas appliqué dans un premier temps dans les parcs urbains mais dans les grands cimetières ruraux.À Montréal comme aux États-Unis, ce sont les cimetières qui constitueront les premiers parcs naturels; certains, d’ailleurs, seront utilisés comme tels par la population.C’est à Cambridge, au Massachusetts, que sera aménagé, en 1831, le premier grand cimetière américain, caractérisé par ses étangs naturels, ses pelouses ondoyantes, ses allées sinueuses et ses bosquets et arbres disposés d’une façon artistique.Son influence sera considérable.Il sera suivi du • • cimetière Laurel Hill à Philadelphie, aménagé en 1836, lequel précédera le parc Fairmount d’une vingtaine d’années.Pour sa part, le cimetière Greenwood de New York, réalisé en 1838, précédera Central Park de vingt ans également.Ce sera la même chose à Montréal : les cimetières protestant et catholique seront développés sur la montagne deux décennies avant la création du parc du mont Royal.Montréal a hérité de cette période victorienne de trois magnifiques parcs publics : le parc Lafontaine et ceux de 111e Sainte-Hélène et du mont Royal.Ce dernier est sans contredit le plus important et le plus précieux.L’idée d’aménager un grand parc sur le mont Royal remonte en 1863.On en parle alors pour la première fois au Conseil de la ville.Jusqu’à cette date, Montréal s’était contentée d’aménager de petits parcs ou de petits squares, à l’exemple du square Viger.Il ne fait aucun doute que cette idée provient encore des États-Unis car, depuis 1845, plusieurs villes américaines se sont dotées, avec pompes, d’un grand parc urbain.C’est New York qui fait encore figure de leader dans ce domaine avec son fameux central Park, que le grand architecte paysagiste Frederick Law Olmsted a commencé à aménager en 1858.En 1867, un premier plan est produit pour un parc de 175 hectares sur le mont Royal.En 1872, débutent les expropriations des propriétés qui occupent le territoire choisi, expropriations qui coûteront plus d’un million $, somme astronomique à l’époque.Enfin, en 1875, les commissaires chargés de veiller à l’aménagement du parc retiennent les services de Frederick Law Olmsted après avoir visité plusieurs parcs urbains aux États-Unis, dont Central Park à New York.Olmsted considéra que la meilleure approche à prendre pour aménager un parc sur la montagne consistait à rendre cette dernière la plus naturelle possible, en mettant en valeur ses traits naturels agréables et en corrigeant ceux qui l’étaient moins.Ce sera un parti simple et judicieux : après plus d’un siècle, en effet, le parc n’a pas vieilli et témoigne toujours des idéaux d’une période qui a largement contribué à façonner le caractère particulier de la métropole.Pour une meilleure gestion des réfugiés OTTAWA (PC) — Le Conseil canadien pour les réfugiés a signalé au ministère fédéral de l’Immigration, hier, qu’il y aurait moins de personnes aux aéroports canadiens pour demander le statut de réfugié, si le système de sélection à l’extérieur du pays était mieux organisé.L’an dernier, a rappelé le conseil, 24 500 réfugiés ont été choisis à l’étranger, mais 21 000 ont été acceptés apres s’être présentés au Canada sans y être invités.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION 0ES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 SI-Jacques, Montréal, Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845 /8/4 Tél.: (514) 98 R O B I C /'/ //ff//Zr/-i/’ '/r '/ ////r/z/y/ '/Z/ii Le conseil qui est formé de militants des droits de la personne, a chargé un comité de huit membres de faire enquête sur ce problème.Il a rédigé son rapport apres avoir tenu des audiences à Montréal, Toronto et Vancouver.L’un des membres du comité, David Matas, a fait remarquer en conférence de presse que le fait qu'il y ait presque autant de réfugiés impro vises qu'acceptés après enquête à l’étranger prouvait que le système ne fonctionnait pas.« Les problèmes et les difficultés dans la sélection des réfugiés à l’étranger sont aussi grands, et d’une certaine façon plus grands, que les problèmes ici », a déclaré Me Matas.Selon lui, le gouvernement risque de négliger les problèmes à l’étranger, parce qu’il est trop absorbé par les problèmes au pays.f - POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR l 842-9645 J / V Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 M 3 La récession actuelle a coûté 40% moins d’emplois au Québec que celle de 1982 Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne BIEN que plus longue, la récession actuelle a coûté près de 40 % moins d’emplois au Québec jusqu’à maintenant par rapport à celle qui avait sévi au début des années 80.C’est ce que révèlent les données de Statistique Canada.En 1981-82, il s’était perdu au Québec 187 000 emplois, soit une baisse de 6,8 %, alors que depuis mars 1990, début technique de l’actuelle récession, 114 000 Québécois sont allés joindre les rangs des chômeurs, soit une diminution du nombre d’emplois de 3,7%.Pour l’ensemble du pays, on constate aussi que la récession actuelle a fait moins de ravages que celle des années 80 au chapitre des emplois.Jusqu’à ce jour, 412 000 emplois se sont perdus au Canada depuis le début de la récession, comparativement à 610 000 lors de la crise économique du début des années 80.Autre donnée significative, tout comme lors de la récession des années 80, le présent ralentissement économique n’a coûté globalement que des emplois à plein temps, alors que le nombre de ceux à temps partiel s’est maintenu à son niveau d’avant-récession ou a même augmenté.Au Québec, la baisse du nombre des emplois à plein temps a été de 4,3 % au cours de la présente récession (mars 90-mars 92), alors que celui des emplois à temps partiel du- rant la même période a enregistré une diminution quasi nulle de 0.1 % Au Canada, le nombre des emplois à temps plein a régressé de 5,5 % (mars 90-juillet 92), alors que celui des emplois à temps partiel s’est accru de neuf pour cent durant ce même laps de temps.L’ensemble de ces données ne surprend pas l’économiste André Raynauld, qui vient de quitter son poste de professeur à l’Université de Montréal pour devenir responsable de la gestion de la recherche à l’Institut de recherche en politique publique.La baisse du nombre d’emplois à temps plein plutôt qu'à temps partiel est un phénomène normal en récession, fait-il entre autres observer.« Il n’y aurait pas de récession s’il ne se perdait que des emplois à temps partiel.On perd des emplois à plein temps parce que les entreprises sont forcées de se réorganiser.C’est une sorte d’épuration », mentionne M.Raynauld.L’économiste est d’avis que la récession actuelle, bien que plus longue que celle des années 80, est moins sévère.Si la reprise s’avère plus anémique actuellement, juge-t-il, c’est que l’économie ne profite pas comme ce fut le cas en 1981-82 de l’intervention stimulatrice des gouvernements.« Les gouvernements sont arrivés dans la présente récession alors que leur situation financière est infiniment plus difficile qu’en 80.Les gouvernements n’ont tout simplement pas de liberté de manoeuvre », sou- met M.Raynauld.L’économiste estime que les gouvernements ne peuvent être blâmés pour leur parcimonie actuelle.En fait, soutient M.Raynauld, c’est au cours des années 80 que le comportement de Québec et d'Ottawa s’est avéré condamnable.Les deux ordres de gouvernement auraient dû profiter de cette période de cette prospérité pour renflouer leurs coffres, évalue-t-il, ce qui leur aurait permis aujourd’hui d’avoir davantage les moyens de stimuler l’économie.Ce n'est toutefois pas l’avis de l’économiste Peter Bakvis, de la CS N, qui estime que l’inaction gouvernementale actuelle est absolument * contre-productive et à courte vue » M.Bakvis croit que les gouvernements devraient profiter des épargnes réalisées à leur service de la dette respectif, générées par la baisse actuelle des taux d’intérêt, pour investir des fonds publics dans l’économie.« Sans intervention vigoureuse des gouvernements, il n’y aura pas de reprise rapide.L’économie va demeurer en état de stagnation, selon MM.Raynauld et Bakvis qui s’entendent cependant tous deux pour dire que la récession actuelle est marquée par un phénomène nouveau, celui de la globalisation des marchés.L’économiste de la CSN estime que la faible reprise actuelle « illustre aussi un problème d’ajustement de l’économie québécoise et canadienne à la concurrence internationale ».André Raynauld, qui a déjà eu l’occasion par le passé de sonner l’alarme à l’égard de la faible compétitivité de l’économie canadienne, croit néanmoins que les entrepreneurs du pays parviendront à relever le défi de l’internationalisation des marchés.« Je vais peut-être paraître optimiste, mais j’ai l’impression qu'on va-s’ajuster, on n’ pas le choix », avance André Raynauld, qui fait appel en somme à l’instinct de survie.De son côté, Jean-Marc Lévesque, analyste à Statistique Canada, soumet que l’économie canadienne amorce un changement profond qui favorisera un transfert des emplois du secteur manufacturier vers celui des services.• On a de plus en plus recours à de la haute technologie qui sollicite moins de main-d'œuvre.Par contre, on devrait avoir de plus en plus de besoin de main-d’oeuvre dans le domaine des services, dans des fonctions par exemple d’administrateur, d’ingénieur ou d’informaticien », explique M.Lévesque.Les données de Statistique Canada révèlent notamment que la récession a entraîné le perte d’un nombre beaucoup plus élevé d’emplois dans le secteur manufacturier que dans celui des services.Un phénomène attribuable aussi, fait remarquer André Raynauld, à la réduction habituelle de la demande des consommateurs pour les biens durables ou semi-durables en pé riode de récession.Les chauffeurs de la STCUM se liguent aux marchands dans la lutte contre les voies réservées aux autobus Guy Taillefer PARCE QU’IL pénalise les commerçants et met en péril la quiétude des citoyens du quartier et la sécurité de leurs enfants, les chauffeurs d’autobus de la STCUM ont pris hier position contre le système de voies réservées qui doit entrer en opération aujourd’hui sur l’avenue du Parc.Pour l’administration municipale, qui inaugure en grande pompe ce matin ses trois nouvelles voies réservées sur l’avenue du Parc, le chemin de la Côte-des-Neiges et le boulevard René-Lévesque, c’est un nouveau pavé dans la mare de ses objectifs d’amélioration du transport en commun à Montréal.La STCUM est depuis plusieurs semaines à couteaux tirés avec un groupe de commerçants de l’avenue du Parc.Ces commerçants ont échoué vendredi dernier dans leur tentative d’obtenir une injonction contre la mise en place du nouveau circuit, mais promettent de revenir à la charge.C’est d’ailleurs en partie parce que les chauffeurs d’autobus craignent à compter d’aujourd’hui de faire les frais du mécontentement des commerçants que leurs porte-parole syndicaux ont convoqué la presse pour dénoncer l’initiative municipale, initiative qui n’a fait l’objet, disent-ils, d’aucune consultation auprès d’eux.M.René Fréchette, conseiller technique de la Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, a même avancé que la STCUM, en appliquant une stratégie d’affrontement, s’exposait à voir augmenter le nombre d’agressions contre les chauffeurs.Le président de la Fraternité, Maurice Vézina, a dénoncé de son côté le régime de diktat instauré à la Société de transport de la CUM depuis la démission du pdg Louise Roy et son remplacement, sur une base intérimaire, par M.Michel Ste-Ma-rie.Le dialogue était possible avec Mme Roy, a dit M.Vézina, il ne l’est plus avec M.Ste-Marie.La Fraternité, qui a mis de l’avant hier une proposition alternative qui a apparemment fait ses preuves à Québec et en Europe, n’est pas opposée à l’implantation de voies réservées, mais désapprouve le concept retenu par la STCUM sur l’avenue du Parc.Robert Perreault, l’instigateur des voies réservées à Montréal.Selon M.Vézina, le stationnement automobile, que la société de transport veut complètement éliminer, devrait y être maintenu.Ce qui n’empêcherait pas la STCUM, à son avis, de réserver une voie aux autobus, le matin vers le sud, le soir vers le nord.Les automobilistes, en vertu de la proposition syndicale, bénéficieraient à toute heure d’une seule voie de circulation dans les deux sens, alors que le projet municipal leur ac- cordera deux voies aux heures de pointe.Pour faciliter le travail des commerçants, la Fraternité suggère d’installer des aires où pourraient s’arrêter les camions de livraison.Et dans le but d’alléger le trafic automobile, le syndicat propose d’aménager un parc de stationnement sur le terrain vacant situé devant la gare Jean-Talon.Sa suggestion lui paraît d’autant plus valable que la majorité des automobilistes qui empruntent l’avenue du Parc proviennent de l’extérieur du quartier.« Il ne faut pas perdre de vue, a dit M.Vézina, que nos principaux concurrents, ce ne sont ni les commerçants ni les citoyens, lesquels sont en bonne partie nos usagers, mais les automobilistes.» M.Vézina n’a d’ailleurs pas soumis sa proposition aux commerçants de l’avenue du Parc et dit avoir essuyé une fin de non-recevoir quand il a tenté, il y a quelques semaines, de la présenter à la direction de la STCUM.Ce qu’il dit mal s’expliquer, compte tenu que la Fraternité avait été mis à contribution lors de la conception des voies réservées sur le boulevard Pie IX.PHOTO PC Le premier ministre néo-démocrate de l’Ontario, Bob Rae et le chef du N PD fédéral Audrey McLaughlin ouvraient la marche, hier, à Toronto, lors du défilé de la Fête du Travail.Au train où vont les choses dans le contexte de récession actuel, il faudra bientôt penser à instituer la Fête du Chômage! Le sabotage des aliments: un problème de taille pour l’industrie QUÉBEC (PC) — Sans verser dans la paranoïa, un consommateur peut-il s’assurer qu’aucun des produits qu’il mange ou boit dans une journée n’a pas été contaminé par un mauvais plaisant ou, pire encore, par un saboteur désireux de ruiner la réputation d’une compagnie ?L’industrie alimentaire n’aime pas entendre ce genre de question.« Parler ouvertement de ce sujet peut donner des mauvaises idées à des gens», déclare d’emblée M.Yvon Millette, président de l’Association des brasseurs du Québec.« Malheureusement, personne n’est totalement à l’abri de ce genre de gestes », constate Nicole Gauthier, porte-parole de Culinar, un géant québécois dans le domaine de l’alimentation, bien connu pour ses produits Vachon, des petits gâteaux aux confitures.Récemment, un consommateur de Québec voulant se désaltérer d’une bière a eu la désabréable surprise de goûter ce qu’il croit être un mélange d’eau et de savon.De jeunes plaisantins avaient retourné une bouteille truquée sous prétexte qu’ils s’étaient trompés de marque.L’incident, sans conséquence grave, a toutefois suscité un débat sur les capsules dévissables des bouteilles de bière, débat qui peut facilement s’étendre à tous les produits vendus en pots ou en bouteilles, que ce soit l’eau de source, les boissons gazeuses, les confitures, la moutarde ou les marinades, pour n’en nommer que quelques-uns.Tant chez les brasseurs que chez les responsables de l’inspection des aliments, on s’explique mal comment un détaillant peut accepter aussi facilement d’échanger une bouteille de bière et de la remettre sur les tablettes sans aucune vérification.Jean-Pierre Hanchez, chef de l’inspection alimentaire, région du Québec, chez Santé Bien-être social Canada, précise qu’aucun règlement dans la Loi des aliments et drogues n’oblige les fabricants à apposer des sceaux ou à utiliser des couvercles : ou emballages à l'épreuve de tout, : tout simplement parce que le pro-! cédé est impossible à appliquer.Comment installer un scellé sur un steak ou encore protéger les produits en vrac, s’interroge-t-il.Aux considérations de sécurité s’ajoutent celles du coût.Le consommateur n’est pas disposé à subir le coût des emballages a toute épreuve et il est impossible d’installer un inspecteur chez chaque détaillant, renchérit M.Hanchez.Il préfère faire confiance à une gestion du risque où les fabricants, les détaillants et les consommateurs ont un rôle à jouer.Chaque fois qu’un fabricant ajoute un sceau ou une bande quelconque pour garantir aux consommateurs que le produit n’a pas été ouvert, il le fait de façon volontaire, explique M.René Parent, du bureau d’Ottawa de Santé et Bien-être social Canada.Il cite l’exemple des pots d’aliments pour nourissons dont le couvercle est entouré d’une pellicule de cellophane et laisse entendre un “pop” à l’ouverture.Les cas de manipulations d’aliments sont infiniment rares au pays, tellement rares qu’il est impossible de justifier une loi plus sévère sur l’emballage, ajoute M.Parent.Chez les brasseurs, un sceau ou un ruban qui se briserait au moment de l’ouverture de la bouteille n’apparaît pas être une solution, croit M.Millette, puisque ces moyens de protection semblent facilement contournables.D’ailleurs, souligne le président de l’association des brasseurs, c’est un faux problème de s’en prendre aux capsules dévissables.Les bouchons non dévissables d’autrefois s’enlevaient et se remettaient aussi facilement sans laisser de traces, selon son expérience.Les brasseurs se disent très conscients du problème et continuent de siSQ£^lï?9645 McGill Université de Montréal Le Département d’Oncologie de l’Université McGill et le Réseau Inter-Hospitalier de Cancérologie de l’Université de Montréal désirent remercier pour leurs généreuses contributions à titre de subsides à l’éducation médicale les organisations suivantes: Les Laboratoires Adria du Canada Ltée Ciba-Geigy Canada Ltée Glaxo Canada Inc.Janssen Pharmaceutica Merck-Frosst Canada Inc.Sandoz Canada Inc.Schering Canada Inc.Hôtel Quatre Saisons Ces fonds permettront aux deux universités de lancer une série conjointe de conférences éducatives en cancérologie par des professeurs invités de renommée mondiale.chercher une vraie solution à un coût acceptable autant pour les embou-teilleurs que les consommateurs.autre chose qu’un coffre-fort pour chaque bouteille ou pour chaque légume en magasin, laisse tomber avec humour M.Millette.Face à l’impossibilité de protéger les produits hors de l’usine, les grandes compagnies comme Culinar adoptent des plans de gestion de crise et “s’équipent au maximum pour réagir le plus vite possible”, explique Mme Nicole Gauthier.Les moyens sont pris, à partir des codes sur les emballages, pour retracer rapidement tous les produits d’un même lot, d’une même recette.De plus, des normes ont été adoptées et des directives données à tous les détaillants sur la façon de procéder lorsqu’un client rapporte un produit à un point de vente.Mme Gauthier révèle que Culinar étudie la possibilité d’ajouter des sceaux sur certains produits.On ne sait pas encore de quels types de sceaux ni de produits il s’agirait exactement.Mais une fois les pots de confitures mieux protégés, que peut- Le premier roman de Lise Bissonlnette Marie suivait i Séance de signature le mercredi, 9 septembre de I2h30 à I3h30 à la librairie La Bouquinerie 1120, rue Cartier, Québec Boréal au rendez-vous de la littérature on faire de plus avec les petits gâteaux déjà enveloppés séparément, se demande-t-elle.Pour les plus paranoïaques, M.René Parent laisse tomber cette question: comment être certain que la colle des timbres que l’on lèche n’a pas été contaminée ?La Loi sur les aliments et drogues ne régit pas ce domaine ! few Messieurs André Dorion de Hull et Marco Damaschio d'Aylmer ont chacun gagné une Buick LeSabre en composant le numéro chanceux.Décidément, avec l'interurbain B la parole est d'or! t, in Bell Bell des gens de parole 7 4 B Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + La SSJBM français et la difficile intégration des immigrants à la majorité francophone.L’organisation souverainiste a d’ailleurs fait installer hier sur la façade de son quartier général de la rue Sherbrooke un grand panneau portant l’inscription: « Le Français en danger.Non au projet d’Ottawa.» La SSJBM est particulièrement opposée à une clause enchâssée dans l’accord constitutionnel, en vertu de laquelle Québec et les autres gouvernements provinciaux s’engagent à favoriser « la promotion et l’épanouissement » de leur minorité de langue officielle.Une clause qui, a estimé hier de son côté le Parti Égalité, contient des insuffisances, mais qui, croit au contraire M.Dorion, fournira aux adversaires de la Charte de la langue française des munitions juridiques pour démolir la Loi 101 et revendiquer l’accès à l’école anglaise pour les immigrants.Témoignent de ce point de vue des 8 septembre par la PC et l'AP 1990: la bagarre éclate à Kanesa-take.Un WaiTior est hospitalisé après un affrontement qui a fait deux blessés chez les soldats.1988: Kart Giamatti est choisi pour succéder à Peter Ueberroth à titre de Commissaire du baseball majeur.1982: le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure du Québec, soutient que la Loi 101 excède les limites du raisonnable.1977: la Torontoise Cindy Nicholas devient la première femme à traverser la Manche aller-retour.1975: Hervé Kilion établit un record mondial en course sous harnais en récoltant une 5,312 ème victoire.1971: le hockeyeur Gordie Howe annonce sa retraite.Il reviendra au jeu en 1973 et prendra définitivement sa retraite en 1980.1989: Rod Laver complète son deuxième grand chelem du tennis, à Forest Hills.1966: premier épisode de Star TTek à la télévision, au réseau N-B-C.1953: le boxeur Yvon Durelle remporte le championnat canadien dans la catégorie mi-lourds.1951: quarante-neuf pays réunis à San Francisco signent le traité de paix avec le Japon.1949: décès en Allemagne du compositeur Richard Strauss, à l’âge de 85 ans.1943: l'Italie capitule sans conditions.1775: quatre mille pêcheurs et marins se noient quand un ouragan frappe les grands bancs de Terre-Neuve.1760: le Canada passe sous domination britannique.1720: une épidémie frappe Marseille en France.Klle fera 175 mille morts.1664: Peter Stuyvesant remet la ville de New Amsterdam aux Britanniques, qui vont la rebaptiser New York.1636: fondation de l'Université Harvard.1565: l'Espagne établit la première colonie européenne permanente en Amérique du Nord, à St-Augus-tine, en Floride.Ils sont nés un 8 septembre: le comédien britannique Peter Sellers (1925-1980); la journaliste canadienne Barbara Frum (1937-1992); le comédien Sid Caesar (1922-); le comédien Don Rickies (1926-).déclarations faites récemment par le président d’Alliance Québec, Robert Keaton, et l’avocat Julius Grey, à l’effet que la clause de promotion pourrait être utile aux Anglo-Québécois en matière de liberté d’affichage.La SSJBM a d’ailleurs jugé bon d’insérer ces déclarations dans les placards publicitaires qui sont publies aujourd’hui dans les trois grands journaux francophones de Montréal.« Les grands gagnants de ce projet sont les Anglo-Québécois, qui, selon un récent sondage, l’appuient d’ailleurs à 94%», a noté M.Dorion.L’entente constitutionnelle, croit-il, annonce la catastrophe en matière d’immigration.« Si le projet d’Ottawa devait être entériné par la population du Québec, il faudrait dire adieu à nos rêves d’intégrer les immigrants: non seulement ce projet donne-t-il des armes à ceux qui contestent la Loi 101, mais en plus, et contrairement à ce que prévoyait l’Accord du lac Meech, ses auteurs ont refusé de constitutionnaliser l’entente Québec-Ottawa sur l’immigration, M.Bourassa ayant cédé là-dessus aux exigences de Clyde Wells.» Si bien que, dit M.Dorion, Québec ne parviendra jamais à négocier dans ce domaine davantage que des ententes administratives « résiliables au gré d’Ottawa ».L’usage du français au Québec s’en trouvera d’autant plus fragilisé que la part démographique des francophones est en chute libre dans l’île de Montréal, où la population non-francophone croît cinq fois plus rapidement que la population francophone, selon des chiffres du démographe Michel Paillé.Un thème que M.Dorion se propose de marteler aujourd’hui et demain dans de brefs spots publicitaires sur les ondes de cinq stations radiophoniques montréalaises.La question immigrante est délicate, reconnaît-on à la SSJBM, dont les interventions en cette matière prêtent flanc à des accusations de xénophobie.M.Dorion s’en défend bien, qui dit simplement vouloir que la langue française soit préservée : « Ce qui est dangereux (pour le Québec), c’est la consigne du silence observée à ce sujet.» La SSJBM ralliera dès que possible le camp du NON et compte se conformer au mot d’ordre du Parti québécois visant à éviter de faire de la souveraineté l’enjeu de l’imminente bataille référendaire.« La priorité, c’est de battre les offres.» C’est M.Bourassa, dit-il, qui a détourné le référendum pour le faire porter sur la dernière entente constitutionnelle.À ce titre, M.Dorion ne croit pas que les Québécois entérineront par dépit l’accord de Charlottetown.Il pense que la campagne référendaire va ranimer les passions et il demande aux anglophones et aux allo-phones qui souhaitent vivre « dans un Québec harmonieux » de dire NON à l’entente.4 Le Parti s’engage envers les minorités et qu’il donne son interprétation de la clause contenue dans l’accord conclu le mois dernier par les premiers ministres, les dirigeants autochtones et le gouvernement fédéral.Libman dit que son parti s’inquiète aussi de la façon dont les dispositions sur la langue et la culture, qui exigeront une double majorité de tous les sénateurs et des sénateurs francophones du nouveau Sénat, vont affecter la minorité anglophone du Québec.Ces préoccupations mises à part, l’autre raison pour laquelle le parti Égalité souhaite se joindre aux forces fédéralistes au Québec, c’est pour faire obstacle au camp du NON et aux conséquences qu’une victoire du NON entraînerait.Selon Libman, les Québécois doivent prendre conscience que tourner le dos à l’entente, c’est « donner un coup de pouce aux forces qui veulent RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAlSTRES HOTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AIIRFRfiE U ATI FY* Plein a,r el 9as,,onomie dans un décor d'autrefois.Un relais pour les gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec loyer Forfait conférence incluant 3 repas.2 pauses-café, frais de service 140 00$ p p occ simple/par pur ou 110$ p p occ dble/ par jour.Pour renseignements Tél (819) 842-2451 Fax (819) 842-2907 LAURENTIDES/STE-ADELE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE: vacances Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 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constitutionnelles ) sans avoir à défendre la viabilité de leur propre option», a-t-il dit.D’autre part, la Société Saint-Jean Baptiste, dans un communiqué hier, estime que l’entente constitue une menace pour la législation québécoise sur la langue et pour sa capacité d’intégrer les immigrants à un Québec français.Libman s’attend aussi à affronter une opposition dans son propre parti.Keith Henderson, président du conseil constitutionnel du parti Égalité, a déjà annoncé qu’il ne soutiendrait pas l’entente.Le parti compte toujours s’attaquer à la loi référendaire du Québec, mais son appel d’une décision de la Cour Supérieure du Québec ne sera probablement pas entendu par les tribunaux avant la tenue du référendum.Le parti Égalité a perdu en juin dernier une bataille contre la loi référendaire qui exige que la plupart des groupes de pression se placent sous la bannière des comités qui chapeautent le camp du OUI et le camp du NON.La loi fixe une limite aux dépenses et les soumet à un contrôle strict.4 Massacre Le ministre dit avoir été informé avant la manifestation par les autorités du Ciskei qu’elles n’ouvriraient le feu qu’en dernier recours.À Pretoria, le président Frederik de Klerk a déclaré que son gouvernement suivait la situation de très près.Soulignant que les forces de sécurité sud-africaines n’étaient pas impliquées dans la fusillade, il a précisé avoir reçu des informations indiquant que « les gens n’avaient pas respecté les conditions posées (pour la manifestation)».Oupa Gqozo, s’est rendu sur le lieu de la fusillade, où il est resté neuf minutes sans faire de déclaration.De son côté, le chef des troupes de défense du Ciskei, Marius Oelschig, cité par l’Association de la presse sud-africaine, affirme que ses soldats ont riposté à une attaque de manifestants armés de pistolets et de grenades.Par ailleurs, le président sud-africain Frederik de Klerk a conclu hier soir la conférence qu’il avait convoquée sur le régionalisme et le fédéralisme.La conférence était perçue comme une tentative de M.De Klerk pour relancer les négociations constitutionnelles, dans l’impasse depuis la mi-mai.Une carte dessinant sept provinces sud-africaines a été présentée, mais le président a assuré qu’il ne s’agissait pas d’une ébauche de la future Afrique du Sud.Des fonctionnaires qui avaient élaboré ce plan ont suggéré que chacune des régions soit dotée de sa propre Constitution.L’ANC s’oppose fermement à un système fédéral, qui renforcera, selon le mouvement, les pouvoirs des minorités sur une base ethnique.L’organisation de Nelson Mandela pense que le pouvoir chercherait ainsi à diviser pour mieux régner.L’ANC a refusé de prendre part à cette conférence, accusant le gouvernement d’avoir des arrière-pensées.4 Subiela son mépris de la presse, sa rage de convaincre que le FFM est le plus grand festival au monde, il serait humblement à revoir des choses dans le fonctionnement du FFM.Après quelques rencontres avec des sous-ministres (qui gardent le secret sur l’affaire), il s’apprête à gommer d’ici quelques mois les principaux « irritants » identifiés dans le rapport Secor : administration opaque, difficulté de maintenir un Marché du film, absence de comité de sélection des films.Mais il faudra attendre pour connaître le nouveau FFM.Quoiqu’il en soit, dans cette édition 92 du FFM, Serge Losique jouait un peu son va-tout.Assailli par les critiques de la presse, et du milieu des producteurs-distributeurs, l’an dernier, il se devait de montrer patte blanche.Il aura, en 12 jours, réussi au moins l’opération profil bas.Déjà, en plein milieu du festival, un ministre du gouvernement québécois, celui du Tourisme, André Vallerand, lui refilait une subvention inopinée de 25 000$, soi-disant que le FFM attire à Montréal des flots de touristes.Losique va refaire peu à peu ses appuis.Avec la compétition, vitrine d’un festival, le président du FFM peut se dire qu’il a eu la main heureuse cette année, puisque près de la moitié des 20 films avaient des qualités certaines, ce qui est dans la bonne moyenne, et que pas moins de trois films (Subiela, Ullmann, Pascal) méritaient le grand prix, ce qui est rarissime.Un seul des prix du jury a été carrément hué, en conférence de presse hier, c’est celui de « la meilleure mise en scène » qui est allé au cinéaste hongrois Miklos Jancso pour La valse du Danube bleu.Prix incompréhensible, le film de Jancso souffrant justement d’une absence de mise en scène.Projeté samedi matin, ce film, où Jancso écrase son sujet (l’assassinat d'un dirigeant hongrois par sa femme) sous des jeux de caméras qui font des arabesques jusqu’au tournis, est un exem- PHOTO AP Le Canada en Floride Tandis qu'une mère et sa fillette visitaient, hier, les restes de leur maison après le passage de l’ouragan Andrew en Floride, le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, annonçait, hier, l’envoi de 90 militaires canadiens pour aider à la recontruction des toits d'hôpitaux et d’écoles à la demande des autorités américaines débordées.Hydro-Québec et Hydro-Ontario ont offert d’aller aider au rétablissement du courant dans la zone sinistrée du comté de Dade tandis que le navire de ravitaillement de la marine canadienne, le NCSM Protector doit quitter ces jours-ci le port d’Halifax avec ses 300 membres d’équipages et pour aller prêter main forte aux militaires américains en Floride.Les commissions scolaires doutent du plan de sécurité du transport scolaire Caroline Montpetit LA FÉDÉRATION des commissions scolaires du Québec a réagi de façon mitigée au rapport interministériel des ministres Sam Elkas, Claude Ryan, et Michel Pagé sur la sécurité dans le transport scolaire.Sans rejeter les 24 recommandations contenues dans le rapport, la Fédération déplore que des budgets supplémentaires n’aient pas été accordés aux commissions scolaire pour mettre en oeuvre ces mesures.« Il est irréaliste de croire que toutes mesures pourraient être mises en oeuvre sans des subventions supplémentaires du ministère des Transports », dit la présidente de la Fédération, Mme Diane Drouin.Selon Mme Drouin, 93 % des commissions scolaires ont déjà mis sur pied un programme de sécurité dans le transport scolaire.Sur le lot, dit-elle, un certain pourcentage ont déjà éliminer tous les parcours impliquant des traversées d’enfants devant les autobus scolaires.« Présentement nous sommes à la recherche de solution à mêmes les ressources disponibles.Mais nous sommes catégoriques sur une chose.Il est absolument impossible d’éliminer toutes les traverses et engager des brigadiers adultes partout au Québec sans ressources supplémentaires », de dire Mme Drouin.Selon Mme Drouin, certaines commissions scolaires ont déjà expérimenté l’établissement d’un bras d’éloignement, qui permet aux enfants de traverser la rue, à partir de l’autobus, en toute sécurité.Selon la présidente, il n’existe tout simplement pas de ressources uniques pour l’ensemble du Québec.« La méthode du bras d’éloignement fonctionnait très bien, mais les expérimentations ont été interrompues par que les bras d’éloignement n’étaient pas réglementaires.Je présume que si une telle recommandation est présente dans le rapport, le ministère des Transports va ajuster sa réglementation en ce sens », a dit Mme Drouin.Par ailleurs, la présidente de la Fédération estime le rapport interministériel confirme les prétentions des commissions scolaires véhiculées depuis plusieurs mois à l’effet que la sécurité dans le transport écolier c’est l’affaire de plusieurs orga- nismes, soit les commissions scolaires, les transporteurs, les chauffeurs, le gouvernement, et les parents).De plus, Mme Drouin demande au ministre des Transports de mettre sur pied rapidement une campagne intensive de sensibilisation de la population sur la sécurité dans le transport scolaire.« S’il est important au Québec de faire une publicité visant la mauvaise combinaison de l’alcool et de la conduite automobile, il nous apparait tout aussi important que la population entende parler de mesures préventives contribuant à la sécurité des 680 000 enfants bénéficiant du transport scolaire», de conclure la présidente de la FCSQ.Pour sa part, le président du Conseil scolaire de l’île de Montréal se réjouit particulièrement de la mesure visant la formation obligatoire des nouveaux conducteurs d’autobus scolaires à compter de janvier 1993, mesure qu’il réclamait d’ailleurs dans ses nombreux rapports déposés au ministre du Transport depuis 1980.Le Conseil émet toutefois certaines réserves concernant la recommandation visant la formation des conducteurs déjà en poste.Sur des airs de théâtre La musique et les arts de la scène aujourd’hui Concert-spectacle: Gauvreau, Gauvreau, montage de textes réalisé par le Théâtre La Rallonge, musique de Pierre Moreau, Lorraine Pintal et Alain Fournier (comédiens), François Barbeau (mise en scène) André Hénault (scénographie); Provoat, L'Adorable verrotière, monodrame d'après Le Vampire et la nymphomane de Claude Gauvreau, Pauline Vaillancourt (récitante-chanteuse) et les solistes du Nouvel Ensemble Moderne, dir.Lorraine Vaillancourt.Jeudi 3 septembre, salle Claude-Champagne.Carol Bergeron L’ACADÉMIE des lettres et des sciences humaines de la Société royale du Canada organisait, jeudi dernier, un colloque et un concert sur le thème de « la musique et les arts de la scène aujourd’hui », un sujet passionnant s’il en fut qui n’attira qu’une soixantaine de personnes pendant le jour et à peine 150 pour le spectacle-concert.Pourtant, les liens entre la musique et le théâtre n’aboutissent-ils pas à YOpéra, cette forme d’expression artistique si encore si populaire bien que moribonde ?Si ce problème n’inquiète visiblement pas le public « opéraphile » et conservateur, il ne laisse par contre pas les créateurs indifférents.À travers ce qu’on appelle le Théâtre musical (forme contemporaine dérivée du Théâtre lyrique), ces derniers explorent des avenues nouvelles, repensent les rapports entre texte et musique, estompent les cloisons entre musiciens, chanteurs, comédiens et autres intervenants.Ni tout à fait théâtrales, ni tout à fait musicales, les expérimentations qui en résultent pie de mise en scène ratée.Jancso a gardé tous ses tics des années 60, une caméra qui virevolte autour d’un groupe, mais ce cirque ne fait plus effet de genre comme au temps de Psaume rouge.Jancso filme lourd, il s’écoute filmer.Lui donner un prix de mise en scène est une erreur.Pour les courts métrages, le jury a retenu La basse cour de la Québécoise Michèle Cournoyer (Grand témoignent autant de l’imagination fertile des créateurs que de la difficulté de trouver une formule de rechange aussi efficace que l’ancienne.Ainsi dans ce concert-spectacle, la volonté créatrice principale n’était pas celle d’un musicien — comme celle de Mozart vis-à-vis de Da Ponte —, mais plutôt celle d’un poète, Claude Gauvreau (1925-1971) que le professeur Jean Fisette décrit comme l’un des initiateurs de la modernité au Québec: «il traversa les frontières esthétiques, transgressa les codes artistiques, pour toucher à la poésie, à la musique et au théâtre ».Émule du dadaisme et du surréalisme, il inventa même une langue nouvelle, YExploréen où, ajoute Fisette, « il poussa à ses extrêmes limites les virtualités de la non figuration ».Au-delà de l’hermétisme apparent au travers duquel on perçoit cependant les appels d’une nature tourmentée jusqu’au délire de la folie, on sent que l’écriture de Gauvreau contient une musique immanente.S’y décèlent un sens du rythme, une perception du timbre instrumental et un lyrisme qui, à la limite, se suffisent à eux-mêmes.Y ajouter une partition musicale importante tient presque du pléonasme.Dans Gauvreau.montage de textes réalisé par le Théâtre La Rallonge, les comédiens Lorraine Pintal et Alain Fournier surent explorer avec un bonheur évident la dimension proprement musicale qui, jusqu’à un certain point, suffit à retenir l’attention du spectateur.Aussi, en oubliant l’insignifiance du Prélude musical et plages sonores du même genre, les autres interventions de Pierre Moreau se bornèrent avec une admirable discrétion à de petites touches rythmico-sonores se fondant tout naturellement au débit de la prix de Montréal), une animation très quelconque, et La Plage du Français Patrick Bokanowski (prix du jury).Un autre jury, qui réunissait Gu-glielmo Biraghi, Peter Cargin et Ron Holloway, a remis le « prix de Montréal 1992 » à l’Allemand Sonke Wort-mann pour Les petits requins.Ce prix, doté d’une bourse de 25 000 $, signale la qualité d’un premier film.prose.Le texte du monodrame L’adorable verrotière provient du Vampire et la nymphomane (1949), un livret d’opéra que Gauvreau écrivit pour Pierre Mercure qui ne le mit point en musique.Un livret peu conventionnel que le compositeur Serge Provost décrit comme « une poésie au style impérieux et d’une extraordinaire violence, dont le registre d’expression va de la souffrance vive à l’acharnement, à la révolte et parfois vers des moments d’illuminations sublimes ».Ne retenant que quelques passages du texte original, Provost est intervenu au-delà de la surface des mots, de cette langue à prime abord souvent incompréhensible.À part ces plages où la parole se déroule seule, « recto tono » sur un « osti-nato » de clochettes opiniâtrement tintinnabulantes, le poème de Gauvreau s’efface derrière la musique, au mieux, il s’y intègre indistinctement.Ne subsistent alors que des impressions que l’auditeur non averti ne parvient pas à justifier.Cela ne suffit sans doute pas de reconnaître, sous forme de citations allusives, le timbre vocal de la Callas, tel extrait du final de la Norma de Bellini ou le cri de mort de Lulu, à la toute fin de YOpéra de Berg, pour mesurer la pertinence du travail du compositeur sur le propos du poète.On peut également se demander si une exécution plus attentive à l’intelligibilité des mots n’aurait pas aidé la cause de l’ouvrage.Une Pauline Vaillancourt nous a en effet habituée à une présence beaucoup plus agissante, beaucoup plus interpellante aussi.Et l’interprétation du N EM poussa peut-être trop la trame musicale de Provost par dessus le prétexte littéraire de Gauvreau.Les prix du public, ceux pour lesquels les spectateurs sont priés de jeter un bulletin de vote dans une boite à la sortie de la projection, sont allés à La vie fantôme de Jacques Leduc pour le film canadien le plus populaire (c’était le seul film canadien projeté trois fois dans une grande salle, ça aide!), et à Sofiede Liv Ullmann pour le film le plus populaire du festival.L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l'Information générale Jean Chartier, Yves d'Avignon, Jean-DenisLamoureux, Louis-G L'Heureux, Bernard Morrier, Laurent Soumis,; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'Information culturelle Michel Bélair (directeur), Paule DesRivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Nathalie Petrowski Odile Tremblay (Le Plaisir des livres) à l’Information économique Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'InformeUon politique Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste A Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec).Chantal Hébert (correspondante parlementaire a Ottawa) Jocelyn Coulon (politique Internationale), François Brousseau (éditorialiste politique Internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affairée sociales : Paul Cauchon (questions sociales), Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire), Isabelle Paré (enseignement supérieur), Louis-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail).Clément trudel (affaires juridiques), Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis),.Daniellei Cantara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarle (secrétaire à la rédaction), Isabelle Bari (secrétaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec) Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril, Francine Glngras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Chris- tiane Legault, Lise Major (publicitaires), Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes); Johanne Brunet (secrétaire).L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables): Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (secrétaire à l'administration), Raymonde Quay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET 8ERVICE A LA CLIENTÈLE Christlanne Benjamin (directrice), Monique Corbell (adjointe).Monique L'Heureux.Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marle (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette, Nathalie Thabet.LE8 ANNONCES CLA88ÉE8 ET LE8 AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Françoise Coulombe, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Jean Laurin, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Olivier Spéclel.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société ù responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1 II est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont.7743 rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser los informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775, boul Lebeau, St-Laurent Envol de publication - Enregistrement no 0658.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844-3361 .Abonnements (514) 844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) Is published daily by L'Imprimerie Populaire.Limitée.211 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1.Subscription rate per yoar is $439.00 USD.Second class Postage paid at Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes to : Insa.P Q.Bo* 1518, Champlain.N Y.12919-1518.i Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 I B \V ii- LE FRANÇAIS EN DANGER NON AU PROJET D'OTTAWA C’est un fait: la part des francophones dans l’île de Montréal est en chute libre.La population non-francophone grandit 5 fois plus vite que la population francophone.La dénatalité, l’exode des jeunes familles, l’arrivée de nouveaux venus, tout y contribue.À ce rythme, nous serons minoritaires tôt ou tard.Pour que Montréal continue à vivre en français nous avons jusqu’ici compté sur la Loi 101 et sur ses articles concernant la langue de travail, l’école française pour les enfants d’immigrants, l’affichage unilingue français, la connaissance du français par les professionnels, etc.Les Québécois sont descendus dans la rue pour défendre ces mesures car ils savent que, sans elles, l’intégration des immigrants serait impossible et notre propre droit de vivre en français serait tôt ou tard remis en question.Or, le projet constitutionnel d’Ottawa que M.Bourassa s’est laissé imposer par le Canada anglais engagerait le Québec à favoriser «l’épanouissement et le développement» de sa minorité anglophone.Ce faisant, la nouvelle constitution donnerait des armes à ceux qui contestent la Loi 101 en Cour.Me Julius Grey, avocat qui s’est «illustré» contre la loi 101: «Cela pourrait être utile dans une future contestation de la loi 178 (sur l’affichage)» (The Gazette, 27 août 1992) Léon Dion, expert en affaires constitutionnelles, fédéraliste: «La loi 101 est en péril.Il est certain que la langue d’enseignement est menacée.Pour s’épanouir, les anglophones, comme ils diminuent en nombre, vont aller devant les tribunaux demain matin pour demander que tous les immigrants puissent aller à l’école anglaise.».(La Presse, 26 août 1992) Me Jean Allaire, ex-président de la Commission juridique du Parti Libère du Québec: «Il y a eu un recul sur la protection des langues officielles, dans la clause sur les minorités linguistiques.Qu 'arrivera-t-il des lois du Québec dans ce domaine?» (La Presse, 28 août 1992) Robert Keaton, président, Alliance Québec «Cela pourrait nous aider à forcer un futur gouvernement québécois à adopter une politique raisonnable de l’affichage, qui n’interdise pas notre langue».(The Gazette, 27 août 1992) f »i La Loi 101 est indispensable à la sauvegarde du français et son adoption par les nouveaux venus.Le projet constitutionnel qu’on veut nous faire avaler est un recul pour notre langue.S’il est adopté, il sera suivi d’autres reculs.De plus, il menacera la paix sociale, condition de notre progrès économique.Montréal est le coeur et le moteur du Québec; perdre Montréal, c’est perdre le Québec tôt ou tard.C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT AGIR DEMAIN IL SERA TROP TARD.Jean Dorion, président général Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 pour défendre nos intérêts nationaux On peut adhérer à la Société en s’adressant au; 82, rue Sherbrooke Ouest Montréal H2X 1X3 tél.843-8851 Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 AVIS PUBLICS AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, 7e/.286-1200 Fax 286-8198 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION ASSURANCE-VIE JEAN GUY LEGAULTLTEE Prenez avis que la compagnie/corporalion Assurance-vie Jean-Guy Legault liée demandera A l'Inspecteur général des institutions la permission de se financières dissoudre.Montréal, ce 3 septembre 1992.JEAN-GUY LEGAULT, Président.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que JOSEPH FRANCOIS DENIS EUE, sans emploi, résidant et domicilié ou numéro 2AZS des Trinilaires, #5, dans les ville et district de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d’obtenir un certificat de changement de nom en celui de JOSEPH FRANCOIS DENIS THÉRY.Montréal, le 2 septembre 1992.Mes Goulet, St-Pierre 4 Therrien SOS, Place St-Henri, 2e étage Montréal, Québec H4C 2S1 AVIS est donné par les présentes, que Elie Télesphore lapierre, domicilié ol résidant au 620 Jolivet, opp, 3, Laval-((«¦Rapides, Ville de Laval, district de Montréal, s'adressera afin d'obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de GUY LAPIERRE LAVAL, le I er septembre 1992.Me Christiane lalonde, avocate o/s Mes Saint-Aubin, Plante, Philibert 4 Caslonguay 3509 bout, de la Concorde est, suite 207 Laval, Qué.H7E 2C6.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-206460-929 COUR SUPERIEURE PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIE KETTLYMATHURIN Partie demanderesse RICHARD COUNET Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RICHARD COUNET, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente |30| jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de RICHARD COUNET.Ueu: Montréal, Québec Dote: 2 îepterrbre 1992 MARIE-HÉLENE BÉUSLE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-206462-925 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIE SHEILA PIERRE Partie demanderesse JACQUES POINTEJOUR Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JACQUES POINTEJOUR, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de JACQUES POINTEJOUR.Ueu: Montréal, Québec Date: 2 septembre 1992 MARIE-HÉLENE BÉUSLE.AVIS est par les présentes donné en vertu de l'article 1571(d) du Code civil du Bas-Canada qu'une cession générale de créances en date du 17 aoûl 1992 par laquelle 2829673 CANADA INC.a cédé et transporté toutes ses créances actuelles et futures à CLUB B1Z INC.a été enregistré aux bureaux d'enregistrement de le division d'enregistrement de Montréal le 19 août 1992 et de la division d'enregistrement de Chambly le 24 sous les numéros régi aoûl 1992 4534676 et 917267 1/20/ respectivement.PHILLIPS & VINERBERG Avocats.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUR COUlf MUNICIPALE DE BOUCHERVILLE, NO: A 88586-91.VILLE DE BOUCHERVILLE Partie demanderesse, -vs- HUGO Dt LAFONTAINE, Partie défenderesse.Le I8ième jour de septembre 1992, à 1 Oh30, au 806 François Gravé, Boucherville, Qc, district ae Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Hugo De Lafontaine, saisis en cette cause, consistant en: f télévision Mitsubishi, environ 20 pouces et accessoires; 1 vidéo VHS Mitsubishi M-121 et accessoires; 1 télévision Sanyo environ 20 pouces et accessoires; 2 couseuses cuir blanc et accessoires.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: Normand Boissonneaulf, huissier, (5l4)461-33jt0.MAURICE GAUCHER & ASSOCIES, HUISSIERS.1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, Sl-Bruno, Québec, J3V 5Y6._________________________ CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 12-206078 929 COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DWORCES] PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT EUANA MARIA ROBERT MONSALVE Partie demanderesse c.RODOLFO ABEL RODRIGUEZ FIGUEROA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RODOLFO ABEL RODRIGUEZ FIGUEROA, de comparaître au greffe de celte cour situé au 1 est, rue Noire-Dame, Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande de divorce a été remise au greffe à l'intention de RODOLFO ABEL RODRIGUEZ FIGUEROA.lieu: Montréal, Québec Dale: 1 er septembre 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOUETTE; COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT COMPAGNIE TRUST NATIONAL Partie demanderesse vs JULES JUTRAS, aulrefois résidant et domicilié au 1411 de la Tamise, à Mascouche, District deJolietle, maintenant de lieux inconnus.Partie défenderesse AVIS PRENEZ AVIS que les procureurs de la partie défenderesse ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Jolielte, au 200 rue Saint-Marc, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code Civil; A moins aue vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.Ueu: Jolietle, Date: 27 aoûl 1992 Prolonotaire adjoint.Un don In Moiiiorinm c’est pour la vie.LA FONDATION DIANE HÉBERT (514) 965.0333 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRCT DE MONTRÉAL NO: 500 05 010225 926 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT PAI 8AJINDER SINGH Partie demanderesse c.HUSSIN MASOUD ET GHASSA MASOUD ET KHALED MASOUD ET 2732-7592 QUÉBEC INC.Partie défenderesse .g|.LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE Miseen-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à KHALED MASOUD de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame Est, salle 1.100.dans les trente (30) jours de la date ae la publication du présent avis dans L£ DEVOIR.Une copie du bref d'assignation et déclaration et bref d'assignation amendé et déclaration a été remise au greffe à l'intention de KHALED MASOUD.Ueu: MONTRÉAL Dole: 2 septembre 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOUETTE COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT TRUST LA LAURENT1ENNE DU CANADA INC.Partie demanderesse CHRISTIAN ALLÉ,^ aulrefois résidant et domicilié au 99 Domaine Léveillé, à St-Lin, District de Jolielte, maintenant de lieux inconnus.Partie défenderesse AVIS PRENEZ AVIS aue les procureurs de lo partie défenderesse ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Jolielte, au 200 rue Saint-Marc, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code Civil; A moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 jours de lo présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.Lieu: Jolielte, Date: 27 août 1992 Prolonotaire adjoint.GINGS8ERG.GIKGRAS t Associes Inc.LOUIS DROLET SYNDIC J AVIS DE FAILUTE NO DOSSIER: 057200 NO COUR: 200-11-001604-928 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CREANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE PROCEM INC.ayant fait affaires au 2700, Jean-Perrin app.202 dans la ville de Québec, province de Québec Avis vous est, par les présentes donné que la corporation susmentionnée a déposé une cession de ses biens le 25 août 1992 et gue la première assemblée des créanciers sera tenue le: DATE: 10 septembre 1992 HEURE: 14 h 30 ENDROIT: BUREAU DU SÉQUESTRE OFFICIEL 112 Dalhousie, suite 002 QUÉBEC (Québec) Pour avoir le droit de voler, les créanciers doivent déposer entre mes mains, avant rassemblée, les preuves de réclamations et au besoin, les procurations Les réclamations à l'encontre de l'actil doivent être produites au syndic avant que la distribution ne soit laite, à délaut de quoi les produits de l'actil seront distribués entre les créanciers y ayant droit sans égard à ces réclamations.ONSKJK, OKRAS 4 Auodéi tac.70.DALHOUSIE, SUITE 20 QUÉBEC, QUÉBEC G1K4B2 TÉL: 416-694-0050/1(800)363-5609 a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CMQ.21084.F pour 14 h, heure de Montréal le mardi 29 septembre 1992 FOURNITURE DE CINQ (5) SYSTÈMES DE RÉGULATEUR DE TENSION, CINQ (5) DISJONCTEURS DE CHAMP, CINQ (5) ARMOIRES DE NEUTRE Admissibilité : Placé d’affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000 S Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Le document d'appel d'olfres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats e! Contrats B55, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements: (514)840-4903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de CHÈQUE ou de MANDAT à l'ordre d'Flydro-Québec, La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, do lettre do crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'olfres directement du bureau mentionné plus haut sont admises a soumissionner.L'intéressé é soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de lélex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats et Contrats Antonio Pinho, ing AVIS D'UNE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compggnie 2533-0697 QUÉBEC INC.demandera à l'Inspecteur Général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.ANASTAS IOS SFANTOS PRÉSIDENT.AVIS est par les présentes donné que la compagnie TRANSPORTEURS LAIDLAW (QUÉBEC) INC.constituée en vertu de la Partie 1A de la Loi sur les compagnies et ayant son siège social dans la ville de Lachine, Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution en vertu des dispositions de l'article 28 de la Loi sur les compagnies.Ce 31 août, 1992.BYERS CASGRAIN Procureurs de la compagnie LOUIS DROL *3YMPtei AVIS DE FAILLITE NO DOSSIER: 057201 NO COUR: 200-114)01605-925 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE TROCAD INC.ayant lait affaires au 2700.Jean-Perrin dans la ville de Québec, province de Québec Avis vous est.par les présentes donné que la corporation susmentionnée a déposé une cession de ses biens le 25 août 1992 et que la première assemblée des créanciers sera tenue la DATE: 10 septembre 1992 HEURE: 15 h 00 ENDROIT: BUREAU DU SÉQUESTRE OFFICIEL 112 Dalhousie, suite 002 QUÉBEC (Québec) Pour avoir le droit de voler, les créanciers doivent déposer entre mes mains, avant rassemblée, les preuves de réclamations al au besoin, les procurations Les réclamations à l'encontre de l'actil doivent être produites au syndic avant que la distribution ne soit laite, à défaut de quoi les produits de l'actil seront distribués entre les créanciers y ayant droit sans égard à ces réclamations.GUfSSERS.HM6RAS A Associés Me.70, DALHOUSIE, SUITE 20 QUEBEC, QUÉBEC G1K4B2 TÉL: 418-694-0050/1(800)363-5609 CANA0AL PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT bE ST-HYACINTHE, COUR MUNICIPALE DE BELOEIL, NO: C8SB-040523.VILLE DE BELOEIL, Porli.demanderesse, -vs- PATRICK CHOQUETTE, Partie defender»».Le 18 septembre 1992, à lOhOO, ou 94 Principale, opp.B, Sl-Domose, Qc, district de Sl-nyocinlhe, seront vendus par aukxilè de Justice, les biens et effets de: Potrick Choquette, saisis en celle couse, consistant en: 1 automobile Pontiac Firebird bleu, série: 1G2F58758FN229150, plogue: TEK 658 el occ.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Guy Gaucher, huissier, (514)461 3340.MAURICE GAUCHER 4 ASSOCIES, HUISSIERS.1505 Ploce de l'Hôtel de ville, S.f 06, Sl-Bruno, Québec, J3V 5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL, COU* MUNIQPALE DE VERDUN, NO: ST92-0315.VILLE DE VERDUN, Partie demanderesse, vs CARLOS MARIO CRUZ Partie défenderesse.Le l7 septembre 1992, à lOhOO, ou 201 CH.DU ClUB MARIN, opp.5*02, ILE-DES SOEURS, district de MONTREAL, seront vendus par aukxilè de Justice, les biens el effets de CARLOS MARIO CRUZ, saisis en cette cou» consistant en: Une télévision 20'; un vidéo cassette Hitachi; Une causeu» cuiretle noire; un divan cuirette noire, tld.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Informerions: RICHARD LAURIN, huissier (514) 679 0975, Fox 679-7232.FORGET, JODOIN 4 ASSOCIÉS, HUISSIERS.460, Sl-Chorles-O, « 30< longueuil, Qc.J4H 1G4.6L CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL C.S.: SOO-11-004096.928 SURIN: 119386 COUR SUPÉRIEURE (en matière de faillite) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: OR1TE INC., corps politique légalement constitué selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 333, Chabanel ouest, suite 801, en la ville et le district de Montréal en la province de Québec (H2N 2E7).Compagnie débitrice -ET- POISSANT THIBAULT -PEAT MARWICK THORNE INC.Syndic AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (Article 102 (41) AVIS est par les présentes donné que ORITE INC.a fait cession de scs biens le 1er septembre 1992 et que la première assemblée des créanciers sera tenue au Bureau du Séquestre officiel, Complexe Guy Favrcau, 200, boul.René-Lévesque Ouest, Basilaire 00, Tour Ouest, Chambre 07, Salle 1 ou 2, le 25 septembre 1992 à lOhOO.Pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent déposer entre mes mains, avant l’assemblée, les preuves de réclamation et au besoin les procurations.DATÉ à Montréal, ce 8 septembre 1992 POISSANT THIBAULT- PEAT MARWICK THORNE INC., Syndic Mario Lemire, C.A., Administrateur désigné TO Poissant Thibault-Peat Marwick Thorne 1155, boul.Rcné-Lévcsque Ouest Bureau 2000 Montréal (Quebec) II3B2J9 Téléphone: (514) 840-2400 Télécopieur : (514) 840-2121 Appel d’offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 h aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal.275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal (Québec) H2Y 1A6, pour : Soumission Date FF 7946 d’ouverture Installer un système d’éclairage sur les rues du nouveau développement groupe 4-1992.21 septembre 1992 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d’ottres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé à l’ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue Saint-Antoine Est.à compter 8 septembre 1992.SOUMISSION 7946 Module voirie et circulation, bureau 1-500 (872-5780) DÉPÔT 92.45 $ T.T.I.Un chèque visé ou cautionnement de soumission de 10 000,00 $ doit accompagner cette soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de i'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le Greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 2 septembre 1992 avis public Soumission publique no: VA-9312 Gouvernement du Québec Ministère des Approvisionnements et Services Fonds des approvisonnements et services Direction des acquisitions de biens Loueurs de véhicules automobiles Le gouvernement du Québec fait appel à vos services À compter du 1*' janvier 1993, la Direction générale des approvisionnements mettra, à la disposition des ministères et des organismes gouvernementaux, un répertoire des loueurs de véhicules automobiles indiquant les taux que ces loueurs offrent au gouvernement du Québec pour les locations à court terme (ne dépassant pas huit mois).Ce répertoire sera dressé à la suite du présent appel d'offres public.Les taux soumis devront être fermes pour une période d'un an à compter du 1"’ janvier 1993.Condition d'admissibilité: Détenir un permis de la Commission des transports du Québec pour la location à court terme de camionnettes et de fourgonnettes.Catégories de véhicules visées par l'appel d'offres : — voiture de lourisme, 4 ou 6 cylindres; — automobile familiale, 4 ou 6 cylindres; — camionnette, cabine régulière, allongée et d'équipe; — fourgonnetle.transport d'objets; — fourgonnette, transport de personnes (5 à 12-places).Clôture des soumissions le 1*' octobre 1992 à 15 heures.L'heure officielle est celle qui apparaît sur l'horodateur installé au bureau de réception des soumissions Le Directeur général des approvisionnements Jean-Claude Careau, ing.Demande de documents de soumission RÉPERTOIRE DES LOUEURS DE VÉHICULES AUTOMOBILES Direction générale des approvisionnements Édifice Lomer-Gouin 575, rue Saint-Amable, 4” étage Québec (Québec) G1R 5N9 Tél.: (418) 643-7317 NOM OU RAISON SOCIALE : ____________ ADRESSE: code postal ¦ Québec Avis public Ville de Montreal ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 2 septembre 1992, a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance no 80 Ordonnance relative à l'événement «ON* FESTIVAL dans le Parc des Amériques édictée en vertu du Règlement sur le bruit (4996, modifié — art.19.3).CE92 02310 Ordonnance no 81 Ordonnance relative au Festival de la Santé édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1).CE92 02306 Ordonnance no 82 Ordonnance relative à l'événement «ON» FESTIVAL dans le Parc des Amériques édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1).CE92 02310 Ordonnance no 90 Ordonnance relative à l’événement «ON.FESTIVAL dans le Parc des Amériques édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et la paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la Cité (333, modifié — article 3b).CE92 02310 Copie de ces ordonnances peuvent être obtenues au bureau du Greffier, bureau 09.Hôtel de Ville.Léon La berge Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 3 septembre 1992 a BGT.27033.F lé mardi 22 septembre 1992 CHASSIS-CABINE ET CAROSSERIES POUR FOURGONNETTES Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 20 000$ (Soumission partielle acceptable) Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal E0S.24846.A le mardi 22 septembre 1992 Région Richelieu CONSTRUCTION DE CANAUSATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS DANS LA MUNICIPALITÉ DE LAPRAIRIE POUR LE PROJET"LA MAGDELAINE-PHASEI" Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 100 000$ Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) FPX.27075.A le mardi 22 septembre 1992 Centres administratifs de Beauce, Lévis, Beauport et Thetlord-Mines FOURNITURE ET INSTALLATION DE CAMÉRAS DE SURVEILLANCE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 10 000$ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) GML.21481.A le mardi 29septembre 1992 Secteur Laval CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS À LAVAL POUR LE PROJET INTITULÉ: BOUL.ARMAND-FRAPPIER Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission 40 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) HLQ.23982.A le mardi 29 septembre f 992 Région Mauricie Secteur La Tuque SERVICES DE NETTOYAGE RÉGUUER AU CENTRE ADMINISTRATIF ET DE SERVICES Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) JSG.23055.A le mardi 29 septembre 1992 Région Matapédla SITE D'ENTREPOSAGE DE RIMOUSKI DÉCONTAMINATION DE CARCASSES DE TRANSFORMATEURS Admissibilité : Principals place d'affaires au Québec LCP.28791.A le mardi 29 septembre 1992 Poste Vignan (Gatineau) MODIFICATION AU BÂTIMENT DE COMMANDE Poste-Val-Tetreau (Hull) INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principale place d'atlaires au Québec Garantie de soumission: 20 000$ Garantie de soumission : 10 000$ Prix du document : Prix du document : 25 $ (taxes Incluses) 25 $ (taxes Incluses) Le document d'appel d’oflres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION RÉGIONALE Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, boul.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 LE MONTANT DE 25 $ EST NON REMBOURSABLE el doit être payé sous lorme de chèque ou de mandat à Tordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d’appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé ésoumissionner doit lournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d'appel d'olfres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d’actif René Cantin, ing.I I \ L I I j£ H suffit de prendre le temps.Mangez bon, mangez bien./longez et jouez en famille, entre omis.Soyez bien dons votre peau.Vous croquerez dans la vie à belles dents.Prenez 2 minutes pour remplir ce coupon.Nous vous enverrons gratuitement notre brochure.HiïüL________________ l’réium Admit— Ville Envoyé i ( f' IH.lui i limite NI Kl Monlrital.ijuehn H4A W4 -AVIL- ( ,H/ejH>Uiil VITALII Cj cnon^m pamicipacmn^m.1 ECONOMIE Montréal, mardi 8 septembre 1992 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Golden Princess Mng 08-09 10 h 00 Vancouver American Eagle Pete 09-09 10 h 00 Calgary Jean-Coutu (PJC) 09-09 11 h 00 Montréal LGS 09-09 16 h 00 Montréal Central Capital Corporation 10-09 14 h 00 Toronto Dumont Nickel 10-09 11 h 00 Val D’Or Empire Company 10-09 11 h 30 Pictou Gimini Technology 10-09 10 h 00 Vancouver John Labatt 10-09 14 h 00 Toronto New Goldcore 10-09 10 h 00 Montréal Precision Drilling (1987) 10-09 15 h 00 Calgary Acabit 11-09 10 h 30 Montréal Asbestos 11-09 14 h 00 Thetford Mines Lehndorff Canadian Properties 11 -09 09 h 30 Toronto Pacific National Financial 11-09 10 h 00 Vancouver PROJET DE CONSOLIDATION Dutresnoy Symbole : DUF.A Valeurs : actions ordinaires de catégorie A.Modalités : la société projette de consolider son capital-actions et redésigner ses actions ordinaires de catégorie A en des actions ordinaires.La base de consolidation sera d'une (1) nouvelle action ordinaire de Dutresnoy Inc.pour chaque cinq (5) actions ordinaires de catégorie A détenues.Une assemblée aura lieu le 20 octobre 1992.DIVIDENDE Ciment St-Laurent Symbole : ST.A Valeurs : actions avec droit de vote subordonné, catégorie A Modalités : la société, sauf avis contraire, ne versera plus de dividende sur le titre susmentionné à compter de la date de versement du dividende en octobre.Bright T.G.& Co Symbole : BRT.B Valeurs : actions convertibles catégorie B.Modalités : la société a déclaré un dividende en actions payable en actions convertibles catégorie B.L’équivalent en esp ces est de 12,5 cents.Date de clôture des registres : 14 septembre 1992.Date de paiement : 1 er octobre 1992.Budd Canada Symbole : BUD Valeurs : actions ordinaires.Modalités : le dividende consiste en un dividende régulier de 25 cents par action et un dividende supplémentaire de 2,50$ par action.Date de clôture des registres : 18 septembre 1992.Date de paiement : 25 septembre 1992.BONS DE SOUSCRIPTION Dundee Bancorp Symbole : DBC.WT Valeurs : actions ordinaires.Modalités : huit (8) bons de souscription pour une (1) action de catégorie A à droit de vote subalterne.Le prix de souscription est de 12 $ par action de catégorie A à droit de vote subalterne.Date d'expiration : 30 septembre 1992.Agnlco-Eagle Mines Symbole : AGE.WT.A Valeurs : actions ordinaires.Modalités : 1 bon de souscription et 9,125$ permet d’acheter 1 action ordinaire.Date d'expiration : 8 septembre 1992.DROIT DE SOUSCRIPTION Bovar Symbole : BVR.RT Valeurs : actions ordinaires.Modalités : un (1) droit pour chaque action ordinaire détenue; quatre (4) droits plus 1,09 $ permettent d'acquérir une (1) action ordinaire supplémentaire.Date de clôture des registres : 2 septembre 1992.Date d'échéance : 23 septembre 1992.Micro Tempus Symbole : MTP.RT Valeurs : actions ordinaires.Base d'attribution : un droit pour chaque action détenue.Base de souscription : un droit et 10 cents permettent d’aquérir une (1) action.Date d'enregistrement : 25 août 1992.Date d'expiration : 17 septembre 1992.Déduction RÉAOè: 100% du coût d’acquisition des actions ordinaires.CESSATION DU FONDS Canada Income Plus Fund Symbole : CIB.UN Valeurs : unités.Modalités : la société Guardian Capital prévoit mettre fin au fonds Canada Income Plus Fund.Les détenteurs d'unités ont une alternative : A) recevoir un chèque d'un montant égal à la valeur liquidative d'une unité, moins les frais de cessation correspondant à 1 % de la valeur liquidative; ce montant sera partagé entre Guardian Capital et Cltlbanque Canada, le garant du fonds; ou B) transférer sans réduction la valeur liquidative de leurs unités dans un fonds mutuel administré par la société apparentée de Guardian Capital, The Guardian Group ol Funds Limited.Si le placement demeure dans un fonds mutuel de Guardian pendant au moins un an, aucuns frais ne seront imputés aux détenteurs d’unités; sinon, des frais de remboursement de 1 % devront être payés à Guardian Capital.REMBOURSEMENT TOTAL D’UNE ÉMISSION Bell Canada Valeurs : obligations 8 $, série BA, 1er février 1997.Prix de rachat : 100 % du capital plus une prime de 3,75$ et les intérêts courus et non payés de 12,71 $ par tranche de 1000$ d'obligation (soit un total de 1016,46 $).Date de rachat : 28 septembre 1992.Bell Canada Valeurs : obligations 10,50 %, série BH, 1er décembre 1992.Prix de rachat : 100 % du capital plus une prime de 5,5 % et les intérêts courus et non payés de 34,23$ par tranche de 1000$ d’obligation (soit un total de 1039,73 $).Date de rachat : 28 septembre 1992.Hydro-Québec Valeurs : obligations 6 %, série BC, 1er octobre 1994.Prix de rachat : 100 % du capital plus les intérêts courus et non payés de 2,14 $ par tranche de 1000 $ de la débenture 6 %, série BC, échéant le 1er octobre 1994.Date de rachat : 14 octobre 1994.Hydro-Québec Valeurs : obligations 7 %, série BC, 1er octobre 1994.Prix de rachat : 100% du capital plus les intérêts courus et non payés de 2,50 $ par tranche de 1000 $ de la débenture 7 %, série BC, échéant le 1er octobre 1992.Date de rachat : 14 octobre 1992.Hydro-Québec Valeurs : obligations 7 %, série BE, 1er octobre 1994.Prix de rachat .100% du capital plus les intérêts courus et non payés de 2,50 $ par tranche de 1000 $ de la débenture 7 %, série BE, échéant le 1er octobre 1992.Date de rachat : 14 octobre 1992.Ontario Hydro Valeurs : obligations 8,25 %, série GZ, 1er octobre 1992.Prix de rachat : 100 % du capital.Date de rachat : 1er octobre 1992.Ontario Hydro Valeurs : obligations 7,625 %, série GAL, 1er avril 1996.Prix de rachat : 100 % du capital.Date de rachat : 1 er octobre 1992.F.W.WOOLWORTH Valeurs : débentures 10 %, 31 janvier 2003.Prix de rachat : 100% du capital plus les intérêts courus de 16,99 $ et une prime de 37 $ (soit un montant total de 1053,99 $ par tranche de 1000 $ de capital).Date de rachat : 1er octobre 1992.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de toi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait être incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé & Associés, Limitée Tassé Le pessimisme s’est renforcé cet été en Europe sur la situation économique Le Monde EN EUROPE, les mois d’été ont encore renforcé le pessimisme ambiant.À trop longtemps piétiner dans l’attente d’une reprise sans cesse différée, l’activité a fini par basculer.La production baisse, le chômage se propage, les échanges commerciaux entre les partenaires de la Communauté européenne décélèrent.Alors que l’activité semblait en début d’année sur le point de renouer avec des tendances plus favorables, les statistiques récentes témoignent au contraire d’une nouvelle dégradation de l’environnement conjoncturel.Les déconvenues s’additionnent.Dans un contexte de hauts niveaux de taux d’intérêt et d’appréciation des monnaies européennes vis-à-vis du dollar et du yen, les resserrements des politiques budgétaires annoncés cet été assombrissent davantage encore les perspectives économiques pour les mois à venir.Résultat : ¦ Les Bourses s’effritent : proches de 20%, les pertes enregistrées sur les principales places européennes entre le début du mois de juin et la fin août ont gommé 18 mois de progression intervenus depuis la fin de la guerre du Golfe; ¦ Le système monétaire européen (SME) est en proie à des turbulences croissantes à l’origine de hausses des taux d’intérêt contraires à l’impératif de croissance.Tandis qu’il devient chaque mois plus clair que la reprise de l’économie américaine ne pourra constituer le ballon d’oxygène escompté pour relancer l’activité des Douze, les pays de la CEE ne peuvent compter que sur leurs propres ressources, qui semblent bien maigres.Outre-Rhin, alors que les bénéfices immédiats de l’unification ont été consommés avant l’automne dernier, le durcissement de la politique économique conduit peu à peu l’Allemagne occidentale dans une situation de quasi-récession : la production et l'emploi manufacturiers diminuent aujourd’hui à un rythme proche de 2 % l’an tandis qu’au prin-temps la consommation des ménages s’inscrivait en baisse par rapport à l’an dernier.En conséquence, après avoir atteint de 3,1 % en 1991 (au lieu de 1 % en moyenne dans les pays du G7), la croissance en Allemagne occidentale pourrait être inférieure à 1 % cette année.Mauvaise nouvelle pour les autres pays européens.C’est la fin du sursis pour les mieux lotis — essentiellement les économies géographiquement les plus proches de l’Allemagne, — qui ont pu, grâce à un surcroît de leurs TOURISME D'AFFAIRES Montréal accueille des congrès de plus grandes tailles Normand Cazelais LES COLLOQUES et congrès tiennent une place stratégique au sein des voyages d’affaires, plus particulièrement au sein de métropoles comme Montréal qui offrent aux participants et organisateurs une large variété d’installations, d’attraits et de services ainsi qu’une forte capacité d’accueil en tout genre.Dans son bilan de l’année 1991, l’Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal note une nette tendance en faveur des congrès de plus grande taille depuis 1989 :1245 délégués en moyenne en 1989,1407 en 1990 et 1434 en 1991.Cette tendance est par ailleurs observable dans l’Amérique du Nord alors que des congrès de plus grande importance sont souvent jumelés à des expositions commerciales.Et, comme l’indique également le tableau ci-contre, Montréal a reçu l’an dernier 414 417 délégués répartis en 289 congrès, soit une augmentation de 17 % par rapport à 1989 et de 6% par rapport à 1990.Autre indice de la taille des congrès, le Palais des congrès de Montréal a accueilli 82% des congressistes en 1991 et les hôtels 18 %.En fait, il existe pour ce type d’événements trois grandes surfaces à Montréal : le Palais des congrès (145 000 pieds carrés) dont la spécialité est de présenter des expositions de taille limitée LES CONGRÈS DANS LA RÉGION DE MONTRÉAL Nombre de délégués (000) Nombre de congrès 414,417 |ONombr^^CTngr^^3Nouibred^éiéEufa| LEADERS DE TOUS LES MILIEUX ÿÊ Joignez la relève Rencontrez les leaders étudiants en compagnie de Pierre Blais Ministre de la Consommation et des Affaires commerciales Jean Campeau Claude Corbo Recleur de l'UQAM où : au Vieux-Port de Mtl quand : le 11 septembre, 13h30 combien : 100$/billet La Croisière du associées à des congrès, la Place Bonaventure (255 000 pieds carrés) pour les expositions commerciales conventionnelles et le Stade olympique (500 000 pieds carrés) pour les expositions destinées au grand public ou qui nécessitent de hautes aires de dégagement Le marché des congrès de Montréal comprend le Québec (37%), le Canada (28 %, surtout l’Ontario), les États-Unis (26% principalement New York et Washington) et l’international (8 %).Chacun de ces segments a maintenu une part assez stable au cours des trois dernières années, confirmant la position prépondérante du Québec.C’est l’hiver, pour les raisons que l’on devine, qui draine le moins de congrès a Montréal (11 %) alors que l’automne, le printemps et l’été en absorbent respectivement 27 %, 25 % et 38% L’importance stratégique des congrès s’explique grandement par l’ampleur de leurs retombées économiques.Celles-ci furent supérieures à 358 millions $ en 1991, soit 30 % de plus qu’en 1989 (275,8 millions $).Si la durée moyenne du séjour ne s’est pas allongée, demeurant à 3,5 nuitées, les dépenses quotidiennes moyennes des délégués sont quant à elles passées de 195 $ à 216,30$.D’où les efforts que déploient les divers paliers de gouvernement et les différents acteurs touristiques pour favoriser l’essor de ce secteur d’activités dorénavant qualifié d’« industrie ».ivi i-:i:q Mouvement des étudiantes et des étudiants du Québer 278-9007 (tél) 278-9149 (fax) exportations, préserver une activité positive, bien que très ralentie.Le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie et la France font partie de ce groupe.C’est aussi le cas de l’Espagne, qui a connu du fait de la conjonction d’éléments exception nels un rebond marqué de son activité intérieure depuis la mi-1991.Mais dans tous ces pays, les performances s’effritent au cours des mois récents sous les effets combinés de moindres résultats à l'exportation, de l’insuffisance de la de mande intérieure et de la dégradation des conditions monétaires.Ailleurs, la situation est plus grave encore.Confrontées à de profondes ré-cessions, les économies du Royaume-Uni et de la Finlande pourraient ressentir d’autant plus durement les répercussions d’une nou velle dégradation de leur environnement extérieur.À ce rythme, les prévisions de juin dernier de l’OCDE, faisant état d'une croissance en moyenne de 1,4 % du produit intérieur brut des pays d’Europe en 1992, apparaissent comme un plafond.Cela d’autant que les changements des politiques économiques intervenus dans le courant de l’été sont en mesure d’alourdir encore un peu plus le climat conjoncturel.Dix-huit mois de croissance ralen- tie ont partout fait resurgir des difficultés budgétaires et ont donné lieu, après les résultats inquiétants, du premier semestre de cette année, à un resserrement des politiques budgétaires (limitation des dépenses et/ou augmentation de la pression fiscale).L’Italie, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni ont amorcé le mouvement ces dernières semaines.Ailleurs, des orientations semblables devraient rapidement prendre forme, les programmes de privatisations fréquemment mis en place afin de les éviter risquant fort d’être différés pour cause de profonde déprime des marchés boursiers.Du côté des politiques monétaires, là encore un nouveau tour de vis s’est imposé aux économies européennes à la suite de la remontée du taux d’escompte allemand de la mi-juillet.Véritable coup bas infligé à ses partenaires du SME, ce dernier durcissement de la politique de la Bundesbank a provoqué des détériorations en chaîne sur les marchés européens tout au long de l’été, conduisant à une hausse généralisée des taux d’intérêt, à un mini krach boursier et à une exacerbation des tensions au sein du SME.— Véronique Riches Paul et André Malo sont jumeaux.Ensemble, ils ont acheté l'entreprise de construction de leur père.C’était en 1973 et ils avaient 29 ans.Ensemble, ils ont acheté l'entreprise de traitement de surface en 1977.Ensemble, ils ont bâti un groupe d'entreprises opérant à partir du Québec dont les ventes annuelles dépassent 30 millions de dollars.Filochrome tire le quart de ses revenus de la fabrication et produit plus d'éléments de cuisinières et de réfrigérateurs que tout autre entreprise au Canada.Le reste lui vient de ses entreprises de construction et de ses procédés de recouvrement de peinture en poudre.Ils ont pris de l'expansion huit lois.« Chaque fois.» dit Paul Malo.¦< RoyNat était de la partie, sauf dans un cas.mais nous y sommes vite retournés.« Nous nous étions adressés à notre banque, en dépit de ce que nous avions appris à l'école de commerce.« Deux sources valent toujours mieux qu'une.votre banquier pour le fonds de roulement, votre prêteur à terme pour les opportunités.» FINANCEMENT D'ENTREPRISES RoyNat- Anjou (514) 493-4555.Drunimondville (S 19) 477-3801, Laval (514) 668-3131.Longueuil (514) 670-9210, Pointe-Claire (514) 426-4200.Québec (418)683-2177.> 8 M Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 EACTUALITE INTERNATIONALE Lettre de Moscou Faits divers CO MM K IL se doit dans un grand et fascinant pays traversant une profonde crise économique et morale, la moisson de divers cet été est extrêmement ruaie.Ils relèvent souvent de ‘ÎBPnour noir : tristes à mourir mais teintés de ridicule, ou carrément ('Ufiiiques sur fond de tristesse.~ba bibliothèque régionale de l'cheliabinsk a décidé de vendre aux eitçhères tous les livres poussiéreux qu’aucun lecteur n’avait empruntés depuis des années.Les oeuvres de Marx et d’Kngels rùiat pu être bradés qu’à 10 kopecks içltvre, un prjx totalement insignifiant.Pour commencer, aucun I i£re de Lénine n’a pu être vendu.A la'fin, le lot des oeuvres complètes de Vladimir Iliiteh a été acheté pour UQg somme modique par un Oatteasien qui, faute d’autre papier, allait s’en servir pour emballer les fruits au marché.Les recueils des (Usôoursde Leonid Brejnev ont liTtïtefois atteint un prix nettement l>h*s élevé que prévu.Conclusion ftïï&reporter : « C’est qu’aujourd’hui, ‘to des gens qui doivent trouver o«&vtextes bien drôles.» Hlne interview daas « Mégapolis-Mjrpt'oss » du médecin qui, pendant sut-ans, avait dirigé un groupe eQjdiant les suites de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl dans les régions de Gomel et de Mogilev, les i>tes affectées par la radioactivité, ttaEcette conclusion : « Il semble bien que les gens de ces régions ne vont pas mourir des suites de la radiation mais de la vodka ».gy.Nous avons attentivement examiné plus de 2500 personnes, e,XI)lique-t-elle, les maux de tête et l’ajKithie surviennent ici deux fois et (Cênu plus souvent que dans les territoires propres.Mais c’est l'alcoolisme, particulièrement parmi Içjs'femmes, qui est neuf fois plus élevé que la moyenne nationale ! "«-Après l’explosion du réacteur, la maladie chronique la plus fréquente de ces régions est devenue la riévTose, une sorte d’épidémie de psychose collective.Les gens insistent que l’eau des étangs et des rivières, et même le sol ont changé de couleur, que l’eau est maintenant rose et le sol jaunâtre.La nuit, ils ment des lumières fluorescentes dans les forêts.Selon l’avis des sfSPcialistos, tout cela est de la pure fantaisie.» MOSCOU, le vol de kiosques à journaux s’est particulièrement répandu cet Ils attendent que le kiosque ferme pour les congés, arrivent avec ÙA.camion à grue, montent le IÇlESque, sur une remorque, et ^paraissent », raconte un journaliste responsable de la monicipalité.« Cela se fait parfois en pleine journée.» Cent kiosques seraient ainsi disparus depuis quelques mois.On soupçonne que les voleurs soient des futurs» businessmen » : les rues de la ville sont maintenant remplies de kiosques privés vendant pêle-mêle des vêtements, des cigarettes et de l’alcool occidentaux.Un nouveau kiosque vaut environ 200 000 roubles.« Si la [Milice ne commence pas à nous aider, affirme le responsable, bientôt, on ne pourra plus acheter un journal dans les rues de Moscou ! » Véra Murray Pékin proteste contre la vente de F-16 à Taipei PÉKIN (Reuter) — La Chine a vigoureusement critiqué hier la décision du président george Rush de vendre 150 chasseurs F-16 à Taiwan et rejeté les explications d’un émissaire américain envoyé à Pékin.Wan Li, président du Parlement chinois, a déclaré que cette vente était inacceptable, rapporte l’agence chinoise Xinhua.« La Chine ne peut l'accepter en aucune circonstance », a l il dit au président de l’agence de presse japonaise Kyodo, selon Xin hua.Il a estimé que la vente de 150 F-16 à Taiwan allait à l’encontre de communiqués smo-américains qui constituent la base des relations entre Pékin et Washington.Il a aussi accusé les Américains d’hégémonisme — une rhétorique i appelant l’époque de Mao Tsetung.William Clark, secrétaire d’État américain adjoint, a entamé hier à Pékin une mission de 24 heures pour tenter d’expliquer aux dirigeants chinois les raisons qui ont amené Washington à autoriser la vente de F-16 à Taïwan bans un compte rendu des entretiens de William Clark, Xinhua rapporte : « La partie chinoise a réitéré la position solennelle et juste de la Chine contre la vente américaine de chasseurs F-16 à Taïwan et réfuté les explications injustifiables de la par- riepuis un an, je ne reçois pratiquement plus de courrier de l’étranger.Grâce à un reportage dans Moscow 'limes, un journal en anglais publié à Moscou, je viens de comprendre pourquoi : « Le triage du courrier international se fait toujours manuellement : 1150 personnes en tout pour 10 à 15 tonnes de courrier et 00 tonnes de paquets arrivant quotidiennement de l'étranger.« La presque totalité du courrier international est transporté par Aeroflot.Les sacs de courrier sont souvent oubliés ou chargés sur une mauvaise destination.« De plus, depuis le 15 juin, Aeroflot, maintenant compagnie indépendante, exige d’être payé en dollars pour ce service, en dépit du fait que la poste russe n’ait aucun accès aux devises étrangères ».Le reporter a reçu l’autorisation de visiter la poste no 5, un bâtiment « de neuf étages, en marbre » où se fait le tri : « Pièce après pièce remplies de sacs bourrés de courrier, certains datant du printemps dernier, écrit-il à la fin d’août.En plein milieu de la journée, seules deux femmes sont assises devant des montagnes de lettres.Galina Yermakhova, employée ici depuis 12 ans, ne sait pas lire les lettres romaines.A vrai dire de toute l’équipe au travail ce vendredi, personne ne le- sait.» tie américaine».« La partie chinoise a souligné que la partie américaine devait assumer toute la responsabilité des graves conséquences découlant de sa mauvaise action », ajoute l’agence.L’ambassade des États-Unis a été très concise dans-son compte-rendu des entretiens de William Clark et s’est refusée à tout commentaire.William Clark n’a pas rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères, Qian Qichen.Il a plaidé sa cause devant deux responsables moins élevés dans la hiérarchie, le vice ministre des Affaires étrangères, Liu lluaqlu, et le directeur du département Amérique du Nord-Océame au ministère, Zhang Yijun, a déclaré l’ambassade.La presse chinoise a déclenché un tir de barrage contre la décision américaine.Dans une dépêche datée de Washington, Xinhua écrit ainsi que des responsables du département d’État n’ont pas su trouver une réponse cohérente quand il leur a été demandé si la vente de F-16 ne contredisait pas un communiqué sino américain de 1982 prévoyant une suppression graduelle des ventes d’armes à Taïwan.» Le gouvernement américain est de toute évidence revenu sur ses engagements », ajoute l’agence.Le « oui » à Maastricht fait une perçée Philippe Séguin dénonce un engrenage fédéraliste PARIS ( Reuter) — À moins de deux semaines du référendum sur le traité de Maastricht, le « oui » s’est envolé dans un sondage Louis Harris-VSD pour atteindre 59 % des intentions de vote contre 41 % au « non ».Mais un autre sondage réalisé par l’institut CSA pour Le Parisien d'aujourd’hui fait état d’une légère baisse des intentions de vote positives — 53 % contre 54 % lundi.Le « non » remonte d’un point passant de 46% à 47%.La publication de ces enquêtes réalisées après l’intervention télévisée du président François Mitterrand, jeudi soir, coïncide avec l’entrée en scène hier soir à Strasbourg du président du RPR, Jacques Chirac, décidé à battre la campagne pour assurer la victoire du « oui ».Il s’est félicité de la remontée du « oui » dans les sondages.« Cela me fait plaisir, pas du tout pour des raisons idéologiques mais tout simplement parce que je pense qu’il est de l’intérêt de la France et de l’avenir des Français de voter oui à cette ratification », a-t-il déclaré sur France-S-Alsace.« J’ai prôné un oui qui est un oui de raison, un oui de responsabilité parce que je suis arrivé après une profonde réflexion à la conviction que c’était de notre intérêt et je pense que les Français réfléchissent aussi et qu’un certain nombre ont eu la même conclusion que moi », a-t-il ajouté.La campagne officielle a elle débuté à la télévision par une intervention du premier secrétaire du Parti socialiste, Laurent Fabius, en costume sombre sur fond bleu Europe.« Quand on est entré dans la campagne sur l'argumentation proprement dite, on s’aperçoit de plus en plus que le non mène strictement à rien sinon à un recul.Plus on parle de l’Europe, plus les arguments du oui progressent et plus il faut accentuer cette discussion et le dialogue », a-t-il dit.« On assiste aujourd’hui à une légère remontée du oui mais les choses peuvent encore s’inverser, donc il est souhaitable que chacun continue à donner ses raisons avec sincérité et vigueur », a déclaré pour sa part le RPR Edouard Balladur, défenseur du « oui » au sein du mouvement gaulliste.Les partisans du « oui » ont reçu le soutien du syndicat CFDT.« Nous sommes favorables à la ratification des accords de Maastricht, qui constituent une étape importante de la construction de l’Europe.Toute autre voie, quelles qu’en soient les motivations, ne conduit qu’à une impasse et, en définitive, au déclin », a déclaré Jean Kaspar, secrétaire général du syndicat lors de sa conférence de presse de la rentrée.Mais la CGT est farouchement contre et FO préfère s’abstenir.Le référendum n’aura pas réussi à mettre d’accord les syndicats français principalement divisés sur les implications sociales du traité sur l’Union européenne.Au sein de l’opposition de droite, les divisions sur l’Europe continuent de faire rage.Charles Millon, président du groupe UDF à l’Assemblée nationale, a affirmé dans un entretien au Monde qu’d était « impératif de dénoncer la supercherie a laquelle participent ceux qui dans l’opposition sont pour le non ».« Il est cocasse que les trois personnages de l’opposition qui mènent actuellement le combat contre Maastricht soient des hommes qui étaient tous trois lors de la ratification de l’Acte unique ministres du gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac», dit-il, visant Charles Pasqua, Philippe Séguin et Philippe de Villiers.Par ailleurs, Philippe Séguin, chef de file du Rassemblement pour le non à Maastricht, a dénoncé hier l’« engrenage fédéraliste » du traité sur l’Union européenne.« Le train sera lancé à grande vitesse sur une voie qui n’est pas forcément la bonne », a déclaré le député-maire RPR d’Epinal sur Europe 1.Il a estimé que les partisans du « oui », François Mitterrand en tête/ avaient récemment reconnu souhaiter l’instauration d'une Europe fédérale.« Je ne suis pas mécontent d’avoir fait dire au président de la république que ce qu’il souhaitait c’était une Europe fédérale », a-t-il dit à propos de son débat télévisé avec le chef de l’État jeudi dernier.« Je pense que le débat peut maintenant s’organiser entre ceux qui sont pour une Europe fédérale avec une étape technocratique et ceux qui sont contre».Philippe Séguin s’est également étonné de l’argument selon lequel Maastricht serait une protection contre les dangers du marché unique qui entrera en vigueur le 1er janvier 1993.Se déclarant attaché au processus d’union européenne, Philippe Séguin a salué « le courage et l’honnêteté » du premier ministre britannique, John Major, qui a estimé hier qu’un « non » français au référendum signifierait la mort du traité, mais pas du processus d’union.Israël prêt à discuter avec la Syrie d’arrangements intérimaires WASHINGTON (AFP) - Le premier ministre israélien M.Yitzhak Rabin a déclaré hier pour la première fois qu’Israël était prêt à discuter d'« arrangements intérimaires » avec la Syrie si Damas ne souhaite pas discuter d’un traité de paix.« Nous sommes prêts à négocier avec la Syrie d’arrangements intérimaires si elle n’est pas disposée à négocier d’un traité de paix, de l’ouverture des frontières et de rétablissement de relations diplomatiques », a déclaré M.Rabin.Le premier ministre israélien s’adressait par satellite aux délégués du B’nai Brith, une organisation juive pro-sioniste, qui tient son congrès à Washington.M.Rabin a ajouté qu’Israël est prêt également à « discuter d’arrangements de sécurité avec Damas pour réduire la menace d’un recours a la force».Il a réaffirmé qu’Israël considé rait que les résolutions 242 et 338 des Nations unies s’appliquent pour « l’établissement d’une paix véritable » avec la Syrie.La résolution 242 pré- voit un retrait d’Israël « de » ou « des » territoires occupés selon la version anglaise ou française du document.M.Rabin a souligné que ces trois points constituent un changement de la position israélienne vis à vis de la Syrie et a relevé un « léger changement » dans celle de ce pays vis à vis d’Israël.« Si je comprends bien leur position, ils disent que même dans le cas d’un retrait total du plateau du Golan, ils seront prêts à signer seulement des arrangements de sécurité mais pas à à normaliser leurs relations » a poursuivi le chef du gouvernement israélien.Il a estimé qu’il n’est pas clair si la Syrie lie un arrangement de paix avec Israël à un accord de paix avec les autres parties arabes.C’est la première fois qu’Israël évoque publiquement la possibilité d’arrangemenLs intérimaires avec la Syrie, dans le contexte des négociations bilatérales de paix, dont la si-xème session doit reprendre le 14 septembre dans la capitale fédérale.L’idée en avait été rejetée à l’avance par la délégation syrienne aux bilatérales, qui insistait sur un retrait « global israélien » de tous les territoires occupés par Israël depuis la guerre de juin 1967 et notamment du plateau syrien du Golan.Concernant les Palestiniens, M.Rabin a réaffirmé qu’un Conseil autonome élu par les résidents de Cisjordanie et de Gaza devrait avoir un pouvoir exécutif et non législatif.Il a proposé la date butoir du 1er décembre pour se mettre d’accord sur les modalités de l’élection de ce conseil et la date du 1er février pour un accord sur ses champs d’activités.Selon M.Rabin , les élections pourraient se dérouler en avril ou mai 1993.M.Rabin a évoqué, à long terme, la possibilité d’une « confédération jordano-palestino-israélienne » en notant que cette idée avait été lancée par îles Palestiniens eux-mêmes.« Je ne suis pas frustré par les pourparlers avec les Palestiniens.Je ne m’attendais pas à un résultat rapide et il est normal que chaque camp tente de marchander », a pour- suivi M.Rabin.Concernant le Liban, M.Rabin a réaffirmé qu’Israël n’a pas d’ambitions territoriales sur ce pays et il s’est déclaré en faveur de l’établissement d’un gouvernement libanais capable de « contrôler le pays, rétablir sa souveraineté et obtenir le départ des forces étrangères, comme celles de la Syrie ».Par ailleurs, dans un geste de bonne volonté, Israël va autoriser 21 familles palestiniennes de Cisjordanie à reprendre possession de leurs maisons murées.Les autorités militaires de Cisjordanie et de la bande de Gaza ont, à de nombreusses reprises, fermé les maisons de familles de militants Palestiniens.« Dans le cadre de mesures en faveur des résidents arabes de Judée et Samarie (Cisjordanie), l’armée a approuvé la suppression des scellés de 21 maisons en septembre », a annoncé un porte-parole militaire.L’armée ouvrira les maisons de ceux qui seront dans l’incapacité de le faire eux-mêmes, a-t-il dit.Sarajevo est toujours privée d’eau et de secours SARAJEVO (Reuter) — Le sort de la population de Sarajevo, assiégée par les irréguliers serbes, privée d’eau et de secours, est suspendu à des négociations sur la sécurité des opérations humanitaires.Mais aucune décision n’a été prise hier à Genève, lors d’une réunion convoquée par les médiateurs de l’ONU et de la Communauté européenne, sur la reprise du pont aérien à Sarajevo.Les vols humanitaires ont été suspendus jeudi après qu’un avion de transport italien, probablement tou .ehé par un missile, se fut écrasé non loin de la capitale bosniaque.Selon Fred Eckhard, porte-parole de Cyrus Vance et Lord Owen, coprésidents de la conférence de paix parrainée par l’ONU et la CEE sur la crise yougoslave, la réunion a duré 90 minutes.Le groupe de travail de la conférence chargé des mesures de confiance se réunira de nouveau demain, a dit Fred Eckhard.A Moscou, le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a estimé hier que les Nations unies devraient être en mesure de reprendre les vols humanitaires vers Sara jevo.Mais pour l’heure, l’acheminement de l’aide humanitaire n’est plus assuré que par la route, et cette voie est aussi menacée : un entrepôt de Sarajevo utilisé par le HCR a essuyé dimanche des tirs de mortier qui ont détruit un camion.Le ravitaillement en eau de Sarajevo a été rétabli pendant trois heures, hier, et de nouveau coupé lorsque des forces musulmanes ont attaqué des positions serbes dans le quartier d’Ilidza, a-t-on appris auprès de responsables de l'ONU.« Environ 70 % de la ville est toujours privée d’eau », a déclaré un représentant du Haut commissariat pour les réfugiés.Un responsable de la Force de protection de l’ONU (FORPRONU) avait dit auparavant que des pourparlers étaient en cours avec des dirigeants serbes, croates tri musul mans pour obtenir l’assurance que des ingénieurs pourraient réparer sans risque le système de distribution d’eau de Sarajevo.Le ravitaillement en eau esl coupé depuis samedi, semble-t il à cause d’une panne dans une station de pom page.Hier, les habitants en étaient réduits à chercher de l’eau de pluie ou à faire la queue près de camions-citernes.Des médecins ont lancé une mise en garde contre les risques d’épidémies.Fred Eckhard a par ailleurs an noncé que Cyrus Vance et Lord Owen iraient dans les Balkans cette semaine Les détails de leur itiné- raire ne seront communiqués qu’au-jourd'hui, a-t-il ajouté sans préciser la date de leur départ.Selon la presse locale, le chef d’une milice croate locale proche de Sarajevo a rompu avec ses alliés musulmans en leur demandant de se re-lirer de territoires sous contrôle croate.Les combats ont d’autre part continué à Sarajevo et dans ses environs.Selon la police bosniaque, ils ont fait 13 morts en 24 heures.Au total, dans le même temps, 26 personnes ont été tuées et 170 blessées dans l’ensemble de la Bosnie, a dit la police.D’après l’agence yougoslave Tan-jug, des forces musulmanes ont at- taqué des positions serbes dans la banlieue de Nedzarici, à l’ouest de Sarajevo.L’artillerie musulmane a aussi bombardé Ilidza et des positions de l’année serbe au pied du mont Igman, a ajouté l’agence.Les Croates disent quant à eux resserrer leur étau sur les unités Serbes qui contrôlent le col stratégique de Koupress.Le contrôle de ce col permet de protéger la région rebelle serbe de la Krajina tout en menaçant les territoires croates de l'ouest de la Bosnie.S’il changeait de mains, cela pourrait affecter de façon significative l’équilibre des forces dans l’ouest de la Bosnie et le sud de la Croatie.Nabiyev aurait été contraint de démissionner I ¦ Défense National 1 ¦ nationale Defence ¦ Défense National 1 T | nationale Defence AVIS AU PUBLIC AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUEBEC) Dec exerc ces de ?' ^ .• vm*-, porta?v, t ,rpnî tîe -our »*t de r .' 4 < Champ de ht qe CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO rarnr a" Queber jusqu a r v,ve ordre Jusqu a avis contraire il / aura des exercices de tir de jour et de nuit au champ de tir de Saint-Bruno Ce champ 'je se '">.,/e „re propriété d» MON sifuee a intérieur du Camp militaire le Earn La /one de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint Bruno près de Saint Basile-le-Grand ' am Sur a r ve '^ //e le a ' vefe 1 ¦ ‘v .y ’ i : T ' m ¦¦ v l ¦ ' *> • ¦P m Immm® .-tV > w.g ' i kkr-j£?• $g3&!.: iÜ 'Ws$mm Wtlm ; iaw’f'ï-w V0«3 -tw- : • 'CM k/' ¦ , k f, > » v* jvtjç?* cc.vM V , /i * , ' /.n* f\ ¦ è .' • 4 >•— • v • J «s F ipfr ¦ r r j /¦W C Z* / 7' .i ¦ i SsSffi r.rfffÆ / : ç ri S£?tîV.v* • vVi ^______i i 1 ; A .:> F« -•V.¦ C c.- , * ; i: /r/' | Fy.>JÏ r ; M .t •ri-'T - M ’ r A WrM ¦ / *- 's.* 1 ., % ^ ( vS 1, C v.',C:Ævv mm r U •- WÆ I !Hr : 1 ’ 8 WBB| j}ja V jHUlyJ || ¦t :v ¦ / L k WW|K.v» ¦ .• ••’ '.:. 10 ¦ Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 U ACTUALITE INTERNATIONALE PHOTO AP Collor hué à l’occasion de la fête de l’indépendance Le, président Fernando Collor de Mello a été copieusement hué hier alors qu'il présidait à Brasilia au défilé injU.taire traditionnel commémorant l'indépendance du Brésil.Les poings serrés, le président a subi sans ciller une dizaine de secondes de huées et de sifflets avant que la musique militaire ne couvre le bruit de la manifestation retransmise en direct par la radio-télévision.Nette percée du Hezbollah aux législatives libanaises BEYROUTH (Reuter) - Le Hezbollah (Parti de Dieu) pro-iranien est en passe de devenir le principal groupe de la nouvelle assemblée libanaise après son indéniable percée lors des premières élections législatives organisées dans le pays depuis 20 ans.Hier, les premiers résultats du troisième et dernier dimanche d’élections — massivement boycottées par la communauté chrétienne — donnaient au Hezbollah et à ses alliés intégristes pro-syriens une nette avance sur leurs adversaires.« Les chrétiens n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes’.Le Hezbollah et les autres groupes (musulmans) ont mené une bonne campagne et les chrétiens, en n’y participant pas, leur ont laissé le champ libre », explique un diplomate occidental En boycottant les élections législatives pour protester contre la présence de l’armée syrienne dans le pays, les chrétiens ont en effet abandonné la plus grande partie de leur pouvoir, naguère dominant, explique-t-on de source diplomatique.Diplomates et analystes estiment cependant peu probable que la vic- toire du Hezbollah se traduise au Parlement par des positions radicales, comme la demande d’un État islamique ou de l’élimination d’Israël, qui a décrété une zone de sécurité dans le sud du pays.Près de la moitié des suffrages exprimés dimanche dans le sud du Liban se sont portés sur la Liste de libération de Nabih Berri, le leader du mouvement chiite pro-syrien Amal, sur laquelle figurait deux membres du Hezbollah.Mais l’ancien président de l’Assemblée, Kamel Assad, a accusé la Liste de libération de fraude.Des accusations similaires avaient été lancées par des candidats d’opposition après les deux premières journées de scrutin.« C’est la plus importante opération de fraude de l’histoire des élections législatives au Liban », a déclaré Kamel Assad dans un communiqué, ajoutant que lui et ses alliés avaient retiré leurs scrutateurs des centres de dépouillement.En raison du fort taux de participation dans le sud, les résultats définitifs des élections de dimanche ne devraient être publiés qu’en milieu de semaine, a-t-on annoncé de source autorisée.Le boycott de la majeure partie de la communauté chrétienne, qui exigeait le report des élections jusqu’à après le retrait des troupes syrien-' nés de Beyrouth, prévu a la fin du mois, a permis aux candidats pro-syriens de remporter la moitié des 128 sièges de la nouvelle assemblée, divisée à part égale entre les deux communautés religieuses.Mais il a également permis aux intégristes chiites et sunnites d’effectuer une nette percée dans les zones où le soutien des chrétiens aurait été indispensable aux candidats musulmans modérés.Le Parti de Dieu avait remporté six sièges et ses alliés intégristes sunnites quatre lors des deux premières dimanche d’élections.À Baalbek, dans l’est du pays, deux chrétiens et deux autres sunnites ont été élus sur une liste du Hezbollah.À Saida, dans le sud, un intégriste sunnite a des chances d’être élu.Mais qu’il gagne ou pas, le Hezbollah est assuré d’être le principal groupe de l’assemblée.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 [ INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100-150 AcHat’venle-écKarge 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat-venle-échonge 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR DU LUNDI AU.VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler voire annonce, téléphonez avant 14H30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286’1200 Télécopieur: 286-8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 à vendre Propriétés à vendre Laurenlides Condominiums Co-propriétés AHUNTSIC •j ¦Très grande propriété >63 x 25.Intérieur ‘unique, 2 foyers, 3 s/séjours, 3 s/bains.Ptscine creusée, face au parc.278 000$.JPIERRE HUDON •'" LA CAPITALE CRTR 382-8000 18-09-92 Propriétés à vendre CHATEAU0UAY URGENT PVeîtlgieux style Tudor, 4 c.c., 2 1/2 »/oéirj,so!orium terrain 17 000 pica., orarai fflotures Evoiuotion muncpaie 229 COOS On demande ieutemefit 169 OCSS Gorage ooubte, oxcre creusée.SRA 8 places 'dites vrtet U PERMANENT OIT* RICHARD LA VIGNE 691-7030 MAISONS A VENDRE chdix de 4 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La ctté de la joie fl b DAUPHIN I: (849-3456) - La belle histoire! h 3011: Léololb 10,9 h 20 tlnct 9 h 45 PARISIEN I; (866-3856)- La vieille qui marchait dans la mer 12 h 50.3 h, 5 h 10,7 h 20.9 h 25 II: Versailles rive gauche 1 h 10,2 h 50,4 h 30.6 h 10.7 h 50,9 h 30 III: Docteur Pebot 12 h 45.2 h 55.5 h 05.7 h 10.9 h 20 IV: Le petit prince a d/M2 h 15, 2 h 30,4 h 45,7 h, 9 h 15 V: Indochine 1 h, 4 h 30,8 h VI: Un coeur en hF ver 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 30 VII: Un coeur en hiver 1 h 45,4 h, 6 h 15.8 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Honeymoon In Vegas 1 h 30,3 h 30.5 h 30.7 h 30,9 h 30 II: Single White Female 1 h 45.4 h 30, 7 h, 9 h 15 III: Rapid Fire 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30.9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 7 h, 9 h 15 2: La mort vous va si bien 7 h 15,9 h 20 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456)- 1 : Raising Cain 7 h 25.9 h 30 2: A League ot their Own 7 h, 9 h 25 3: Rapid Flra 7 h 20.9 h 20 4: Death Becomes Her 7 h 05.9 h 25 5: Honeymoon In Vegas 7 h 20.9 h 20 6: Single White Female! b, 9 h 30 7: Howard’s Endt h LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550) - Night on Earth 7 h— Howards End 9 h 30 VERSAILLES l:(353-7880) - Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h.mar 2 h, 7 h II: Pet Sematary 2 7 h 15.9 h 25.mar 12 h 50,3 h, 5 h 10.7 h 15.9 h 25 III: Single White Female 7 h 20, 9 h 30.mar 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA LIDO: — Contre-attaquel9b, 21 h 10— L’esprit de Caïn 19 h, 21 h 10— Le monde de cool 19 h— Basic Instinct 21 h 05— Obsession fatale 19 h, 21 h 05— Jeune femme cherche colocataire 19 h, 21 h 05 LE CLAP: (650-CLAP)— Le secret de Tara 12 h 15,14 h 30,16 h 45,19 h, 21 h 15- Orange mécanique 16 h 30,21 h 30 GALERIES CAPITALE 1: (628-2455)- Le monde de cool! b, 9 h 15— Les clés du Paradis 7 h, 9 h- Single White Female 7 h 10,9 h 20— Unlorglven 6 h 30,9 h OS— Indochine i h 15— Rock'n Nonne7 h 20,9 h 30 IV: K-2 Ultimate High 7 h 20,9 h 30, mar.1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 20,9h 30 V: Rock'n Nonne!b 10.9 h 30, mar 12 h 45, 2 h 45, 5 h, 7 h 10,9 h 30 VI: Honeymoon In vegaa 7 h, 9 h tS, mar 1 h, 3h, 5 h, 7 h, 9 h 15.PLACE CHAREST: (529-9745)- Jeune femme cherche colocataire 13 h 15,16 h, 19 h 15,21 h 45— Impardonnable 12 h 50,19 h 05— Basic Instinct 16 h 10, 21 h 40- Chrlstopha Colomb 15 h 30,21 h 30— La mort vous va si blan 13 h 45,16 h 45,19 h 35,21 h 50- Contre, attaque 13 h.19 h 20— 1.’eeprtt de Caïn 12 h 45,15 h, 17 h, 19 h 25,21 h 35 PLACE QUÉBEC 1 : (525-4524)- Chrietopher Columbus 6 h 30,9 h- Stay Tunad 7 h 15,9 h 15 STE-FOY 1 : (656-0592)— L’arma latala 3/Le retour de Batman 6 h 45— K-2 Ultimata High 7 h, 9 h— Pet Samatary 2 7 h, 9 h 06.CINÉMA QUÉBEC CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Honeymoon In Vegas 7 h 35,9h 35 II: RapidFlrelb 30.9 h 30 DOR VAL I: (631 -8586) - L’arme fatale 3/Le retour de Batman 6 h 30 II: Pet Sematary 2 7 h 15.9 h 30 111 : Whispers In the Dark! h 10, 9 h 10 IV: Christopher Columbus 9 h— 3 Ninjas 6 h 30 DU PARC 1: (644-9470)- Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h 2: Whispers In the Dark7 h 20,9 h 30 3: Unlorglven6b 45,9h 15 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Chérie j’al gon-llé le bébé 2 h, 4 h— Indochine 6 h.9 h 2: L'arme tatale 3/Le retour de Batman 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1:-S/afer Act 7 h 15,9 h 25 2: Stay Tuned 7 h, 9 h 3:3 Nlnjas 7 h 05,9 h 05 4: Lethal Weapon 3/Batman Returns 6 h 45,9 h 15 5: Whispers In the Dark 7h 10,9 h 30 6: Pet Sematary 2 6 h 30.9 h 7: Unlorglven 6 h 20,9 h 05 8: K-2 Ultimate High 6 h 45,9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (849-3456)-Death Becomes Her 1 h 30,3 h 45,7 h, 9 h 15 2: Twin Peaks Firewalk With Me 1 h 45,4 h 20, 7 h, 9 h 30 3: Raising Cain 1 h 30.3 h 35,5 h 20, 7 h 20,9 h 30 4: A League of their Own 1 h 45.4 h 30, 7 h, 9 h 30, mer.jeu.1 h 45,4 h 30, 9h 40 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (4990159)- GREENFIELD I: (671-6129) - Honeymoon In Vegas 7 h, 9 h 10 2: K-2 Ultimate High 6 h 50, 9 h 15 3: Pet Sematary 2 7 h, 9 h 15 IMAX: Vieux Pori de Montréal (496-4629)- Antarctica version française: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15,15 h 10,16 h 05,17 h, 19 h 30, 20 h 30, version anglaise: 12 h 25.18 h 30— Les Rolling Stones 21 h 30 (jusqu'au 13 sept, tous les jours) IMPÉRIAL: (288-7102) - Rampage 12 h 45,2 h 45.4 h 45,6 h 45,9 h 15 LAVAL : (688-7776) - 1 : Pet Sematary 2 7 h 20, 9 h 30, mar.12 h 30, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 10 2: L'arme fatale 3/Le retour de Batman 7 h 10, mar 2 h 7 h 10 3: K-2 Ultimate High 7 h 20,9 h 40.mar 12 h 20, 2 h 40,5 h, 7 h 20,9 h 40 4: Un-forglven 6 h 30.9 h, mar 12 h 50.3 h 40,6 h 30,9 h 5: Lethal Weapon 3/Batman Returns 7 h, mar 2 h 10, 7 h 6: Stay Tuned 7 h, 9 h 10, mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10 7: Rock'n Nonnelb 25,9 h 40, mar 12 h 40,3h, 5 h, 7 h 25,9 h 40 8: Indochine 6 h, 9 h— Plnocchlo mar.2 h, 4 h 9: Whispers In the Dark 7 h 10,9 h 10, mar.12 h 20,2 h 30, 4 h 50, 7 h 10,9 h 10 10: Boomerang 6 h 50,9 h 20, mar.1 h 30,4 h 10,6 h 50,9 h 2011 : Chérie l’ai gonflé le bébé 7 h 20,9 h 30, mar.1 h 20.3 h 20, 5 h 20, 7 h 20,9 h 3012: 3 Nlnjas 7 h, 9 h 10, mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 10, jeu.9 h 30 LAVAL 2000 1: (849-3456)- Jeune lemme cherche colocataire 7 h 10,9 h 202: Le mort vous va si bien 7 h, 9 h LOEWS l:(861 -7437) - Enchanted April mar au jeu 1 h 15, 3 h 15,5h 15, 7 h 15,9 h 15 II: Whispers In the Dark 12 h 30,2 h 50,5 h 10,7 h 20,9 h 35 III: Stranger Among Us 12 h 25,2 h 40,5 h, 7 h 25,9 h 40IV: K-2 Ultimate High 12 h 15,2 h 30.4 h 50, 7 h 10,9 h 30 V: Sister Act 12 h 15,2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 La fracture du myocarde 19 h— Down by Law2\ h— Salle 2: La femme falouée 19 h 30— Daddy Nostalgle2\ h 30 OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1: — Lethal Weapon 3/Batman Returns 1 h 15,6 h 45 II: Pet Sematary 212 h 10, 2 h 30.4 h 50.7 h 15, 9 h 35 III: Honey I Blew Up the Kid 12 h 20,2 h 30,4 h 40- Stay Tuned 7 h 10, 9 h 10IV: 3 Ninjas 12 h 50,2 h 50,5 h, 7 h, 9 h 05 V: Christopher Columbus 6 h 30,9 h 15 Plnocchlo 12 h 10, 2 h 10.4 h 10 VI: Untor- given 12 h 30,3 h 15,6 h 10, 9 h PARADIS I: (354-31 10)- Ferngully 6 h 20-Allen 36 h 30— Maîtresse de maison 7 h— Coyote 7 h 45— Le retour de Batmen 8 h 45— Fraction de seconde 9 h— Basic Ins- SUR SCENE ARÉNA MAURICE-RICHARD: 2800 Viau.Montréal (842-7750)— Le Festival de théâtre des Amériques présente > Les Atrides > du Théâtre du Soleil, m en s Ariane Mnouchkine, du 2 au 20 sept BAR G SHARP: 4062a, boul.St-Laurent, Montréal (982-9228)— Michael Browne, mar 8 sept LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)- Jazz à 22h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun mar 19h à 24h., mer.au ven.17h.30 à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven.à compter de 22h.sam.à compter de 21 h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun mar de 17h.à 19h.— Trio Billy Georgette, sam.de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim.de 18h 30 à 24h.CAFÉ DE LA PLACE: POA, Montréal (842-2112)— Louise Forestier propose: f Vingt personnages en quête d une chanteuse », signé Luc Plamondon, du 16 sept.au17oct.CÉGEP AHUNTSIC: 9155 St-Hubert, Montréal (849-8681 )— Les Grands Ballets canadiens présentent » L'Art du Pas de deux »,dir.art.Jean Léger, mer.16 sept CÉGEP JOHN ABBOTT: 21 275 Lakeshore, Ste-Anne-de-Bellevue (849-8681 )— Les Grands Ballets canadiens présentent • L'Art du Pas de deux », dir.art.Jean Léger, dim.13 sept CÉGEP MARIE-VICTORIN: Salle Désilets.7000 Marie-Victorin, Montréal-Nord (849-8681)— Les Grands Ballets canadiens présentent • L'Art du Pas de deux », dir art.Jean Léger, ven 18 sept.CINQUIÈME SALLE: PdA, Montréal (842-2112)— « La maison cassée » de Victor-Lévy Beaulieu, m.en s.Jean Salvy, du 2 au 26 sept à 20h , le sam.à 16h.30 et 21h.COLLÈGE JEAN-EUDES: 3535, boul Rosemont, Montréal (849-8681)— Les Grands Ballets canadiens présentent < L'Art du Pas de deux », dir.art.Jean Léger, le sam.19 sept.CLUB PATRICE: 4171 St-Denis, Montréal (844-4481 >— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste tous les soirs à 22h (sauf dim.) IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port, Montréal (849-1612)— Exposition internationale, Art Nouvelles Technologies et Communication, ouvert tous les jours, du 15 mai au 20 sept.92, de 10h.à23h.,dim.jusqu'à 21 h.LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— L'Orchestre du Boulevard présente Hommage à Boris Vian, du 1 er au 12 sept LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun et mar.à 21h.avec C.Pa-pasoff et L.Soulier RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861 -0188)— John Mc-Gale en spectacle, les mer à 21h — L'Ensemble de Dave Turner, les jeu.à 20h.30, les ven et sam.à 21h.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475, boul de l'Avenir, Laval (667-2040)— En speclacle, Jean Lapointe, du 10 au 14 sept — Stéphane Rousseau, du 19 au 23 nov — Yvon Deschamps, du 7 au 11 jan.SALLE CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-LavaF lée, Montréal (845-3340)— Le théâtre d'Alexandre présente • Le Breakfast Club, la pièce », m.en s.Dominique La Vallée, les 11-12 et sept SALLE WILFRID-PELLETIER: PdA, Montréal (985-2222)— L'Opéra de Montréal présente un opéra en 4 actes de Umberto Giordano • Andrea Chénier, m en s Bernard Uzan, les 12-14-17-19-23 et 26 sept à20h LE TERRAIN VAGUE: coin Bleury el Maisonneuve, Montréal (875-7175)— « Le porteur des peines du monde », m en s.Yves Sioui Durand, du 10 au 14 sept.TOTO LE HEROS MM INDOCHINE Catherine Deneuve DAKS LA MER mm.- PARISIEN w-MJ* 4«0 Ste-Catherlne O, ?6 Ml CENTRE LAVAL “F"." 1600 La Corbusier « (N JOLIETTE ?IMPERIAL • 220 rua Beaudry 6- DOCTEUR TROIS-RIVIERES*1,5 i*fi IIIPfftlAt 4420 Boul Royal il THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux Montréal (845-7306)— » Opéra lou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, sam et dim.à 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis.Montréal (282-3900)— • La leçon d'anatomie » de Larry Tremblay, m.en s.René Richard Cyr, du 11 sept, au 4 oct.du lun.au sam.i 20h, el le dim.à 15h THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave dés Pins, Montréal (845-7277)-.Mensonges » de Paul Wheeler, m en s.Sophie Clément, du 21 sept, au 17 oct.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente < Famille d'artistes • de Kado Kostzer et Alfredo Arias, m.en s.Alexandre Hausvater, du 29 sept, au 24 ocl A SURVEILLER Le Réseau de science cosmique de l’homme nouveau vous convie à une soirée d’information animée par MM.René Gagnon et Jean-Marc Desjardins, le mardi 15 septembre à 19 h 30, au 10 807 rue Millen à MontréaL Rens.: 385-5205.— Également, ateliers pour enfants à Montréal.Rens.Anne-Marie Dupont au 495-9190 ou Luce Assad au 276-2491.¦ SAMSKI organise un week-end de randonnée pédestre, les 18,19 et 20 septembre, dans l’État du Vermont.— Également, une vacance de golf de 3Jours à Sugarloaf et Samoset dans l'Etat du Maine et The Balsams au New Hampshire, du 24 au 27 septembre.Réservations : 345-0032.¦ Entraide missionnaire (15 de Castelnau ouest, Montréal) organise un Congrès sur le thème : « D’un ‘nouvel’ ordre mondial à une ‘nouvelle’ évangélisation», les 11-12-13 septembre 92, au Cégep Ahuntsic, 9155 rue Saint-Hubert à Montréal.Renseignements au 270-6089.¦ L’École de formation d’acteur, « L’Atelier du théâtre d’art de Montréal » (939 rue Marie-Anne est), offre, dès septembre, des ateliers de niveaux débutant et intermédiaire sous la direction de M.Ya-nick Auer, metteur en scène et conseiller en interprétation.Renseignements au 523-0396.¦ Le groupe Labo Jeu (1288 Beaudry, Montréal) offre aux acteurs et communicateurs les 3 cours suivants : « Interprétation Théâtre », les lundis soirs; « Jeu devant Caméra », les mardis soirs, et-« Communication Radio-Télé », les mercredis soirs, dès le 21 septembre pendant 8 semaines.Rens.: 527-5012.¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; a l’École Polytechnique de Montréal, 2500, chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 16 h 30, et à St-Jean-sur-Riche-lieu, Cégep de Saint-Jean, 30, boul.du Séminaire, de 10 h 30 à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Bénévoles demandés pour le Festival du cinéma international de Ste-Thérèse.Une soirée d’information aura lieu, ce soir à 19 h 30, à la Maison Lachalne, 37 ouest rue BlainviUe, salle 8, à Ste-Thé-rèse.Si l’expérience du bénévolat vous in- téresse, confirmez votre présence au 434-0387.¦ Ce soir à 19 h 30, l’Association de parents de jeune adulte schizophrène Invite les parents/frères/soeurs de la personne atteinte à un café-rencontre animé par des intervenantes, au Centre hospitalier Louis-H.-Lafontaine, 7401 rue Hochelaga à Montréal.Renseignements et inscriptions au 251-4000, poste 3400.¦ L’Ensemble vocal d’Outremont, une chorale amateure, est à la recherche de choristes.Auditions jusqu’au 11 septembre, sur rendez-vous.Rens.: 671-0638.¦ LUMI-VIE, organisme à but non-lucratif de Laval, offre une session de formation à toutes personnes désireuses d'apporter un support aux personnes en phase terminale.La session aura lieu les 18-19-20 septembre, les 9-10-11 octobre et les 13-14-15 novembre.Inscription les 9 et 10 septembre de 19 h 30 à 21 h au 397, boul.des Prairies, Laval-des-Rapides.Rens.: Ginette Santerre au 621-2522 ou Denise Verschelden au 965-0875.¦ Le Choeur de l’UQAM annonce des auditions pour choristes avec expérience ou sans expérience professionnelle.Une séance d’informatlonaura lieu ce soir à 19 h 15, à la Place des arts, salle D (sous-sol).Rens.: 9874174.¦ L’Association des MBA du Québec organise un déjeuner-rencontre sur le thème : « Le futur n’est plus ce qu’il était », animé par M.Yvan Bussières, président d’Univa inc.La rencontre a lieu le mercredi 9 septembre à midi, à l’Hôtel Ritz-Carlton, Salon Ovale, 1225 rue Sherbrooke ouest à Montréal.R.S.V.P.874-, 3710.¦ Le docteur Céline Lemaire, radio-oncologue à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, inaugurera le mercredi 9 septembre à 19 h 30, une nouvelle série de conférences destinées aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches.Cette conférence aura lieu à la maison de la Société située au 5151, bouL de l’Assomption.Confirm.: 255-5151, poste 70.Entrée libre, ¦ Aujourd’hui de 13 h à 16 h.Journée internationale de l'alphabétisation, Salle Holden-Fisher, le « Y » des femmes, 1355, boul.René-Lévesque ouest, à Montréal.Rens.: 866-9941.N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX -gsg&ssî M ».[3s MALAUft ¦AirnftMH DONNEZ DE TOUT COEUR DÈS AUJOURD’HUI! 440, boul.René-Lévesque ouest, Bureau 1400 Montréal, Québec H2Z1V7 (514) 871-1551, 1-800-361-7650, Fax: (514) 871-1464 AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L’ENNEMI NUMÉR01 AU CANADA La télévision du mardi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO oEff> Ce soir Marilyn Q Comment çavap Images d'une génération (1ère/4) Bethune(1ère/4)P Le Télétoumal g Le Polm/météo/sport Mlllefeulllo (23h20) Cinéma: Le» grande* gueulet-Ft.IS WCAX (CBS) Burlington News News g The Golden Girls g Back to School '92 g Rescue 911 g News U.S.Open Tennis.g Forever Knight g rc") WPTZ(NBC) '-aJ Plattsburgh News News g Jeopardy tg Wheel of ?Fortune g Quantum Leap g Reasonable Doubts g Dateline NBC g New* The Tonight Show g arm CBMT(CBC) Montréal Newswatch Degrassl Junior g Newhart and sea Witness (2e/2) g The Golden Girls g The National g The Journal New* Newhart g Star Trek *0 ÏÏT> Le TVA P éd.18 lires Jeopardy I On m'appelait Steven (2e/4) La trentaine Le match de la vie g AdLib L*mg éd.réseau aports A Men y penser œ BT0 Puise g Entertainment Tonight No Place Like Home The Billy Graham g Crusade Roseanne g The Cosby Show g Law & Order Ç News g Arsenk>P Hall Show rr» TVS (Télé w* Francophone» EipédHlon pèche Des chiffres et det lettres Journal deTFI VIslonS Envoyé spécial Jeux sans frontières La chance aux chanson* Sport* kSin Journal d*FR3 •pwn maSi0-' Passe- Partout Téléservtce Feu vert g Le monde en mouvement (2e/2) Rideau Téléservice L'autre télé, l'autre vlalon @Ry” 14h/Musiquevidéo Rock en bulle Perfecto ® BEP News News g Star Trek g Full g House Family g Matters Roieenntg Coach g Going to Extreme* g News NlghWntp Commercial Programs 19h / Spotlight / Nirvana Fax Vldéoflow zôôi VERMONT ETV(PBS) The MacNeH/Lehrer New»hour g The Nightly Business.Crossroads Where In g The World.Behind the Scenes A Cry Irom the Edge Listening to America with Bill Moyers g Scared Silent : Exposing and Ending Child Abuse Cinéma: Rmumdhn La guerre des dans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma : La diable—km.89 Avec Roseanne Barr et Meryl Streep Courage au coeur Le Grand Journal Sports plus Sports plu» •xtr* Cinéma reft wcfe a/J (pbs) 17h/CMMren Programs The Nightly Business.The MacNell-Lehref Newshour g Learning In America g Listening lo America wtth Bill Moyers g Eastanders Learning In A merle* g CULTURE ET SOCIETE Montréal, mardi 8 septembre 1992 MUSIQUE /chronique Le trio Kalichstein-Laredo-Robinson Au tour de Rossini Marie Laurier PENDANT l’année 1992, plusieurs sociétés musicales souligneront le 200e anniversaire de naissance du compositeur italien Antonio Rossini.Et en tout premier lieu l’Opéra Lyra d’Ottawa qui met à l’affiche La Cenerentola (Cendrillon) au Théâtre national des arts.Il y aura cinq représentations les 10,12,14,16 et 18 septembre dans une mise en scène de Jeannette Aster, également directrice artistique de la troupe depuis 1988.Née à Montréal, Mme Aster a une longue carrière de scénographe dans le domaine de l’art lyrique.Elle a travaillé auprès des principales compagnies d’opéra d’Amérique du nord et d’Europe.Diplômée de l’université McGill, elle a étudié la production d’opéras au London Opera Centre et a été directrice du personnel du Netherlands Opera, de l’Opéra de Hambourg et du Deutsche Oper de Berlin.« Cette oeuvre a été très populaire au milieu du 19e siècle, nous souligne Mme Aster en entrevue.Mais il est devenu de plus en plus difficile de monter cet opéra, en raison du très grand nombre de chanteurs qu’il requiert et de la tessiture très spéciale des voix que doivent posséder les principaux protagonistes.J’ai cependant la chance de travailler avec des artistes qui conviennent parfaitement au style de Rossini.» Ce sont les interprètes Linda Maguire, Mark DuBois, Theodore Beerg, Mary Lou Fallis, Marcia Swanston, Brian McIntosh et Alexander Savtchenko.Opera Lyra Ottawa en est à sa 9e saison et s’est donné pour mandat de n’engager que des artistes canadiens, tant au plan de l’interprétation que de la production technique.L’autre opéra à l’affiche en mars 1993 sera La lYaviata de Verdi.Pro Musica LES HABITUÉS de Pro Musica connaisssent très bien le duo Laredo-Rovinson pour l’avoir entendu à plusieurs occasions dans le cadre des saisons précédentes.Le trio que le violoniste et le violoncelliste forment avec le pianiste Joseph Kalichstein s’y produira pour la deuxième fois ce jeudi, 10 septembre, inaugurant ainsi la saison d’automne.Formé à New York en 1976, le trio réunit trois artistes de réputation internationale, dont chacundélaisse à l’occasiosn sa carrière de soliste pour faire équipe et exécuter les grandes pièces du répertoire pour trois instrumentistes.À la salle Claude-Champagne jeudi le trio interprétera des oeuvres de Haydn, Schubert, Clarke et Beethoven.Choeur grégorien LE CHOEUR grégorien de l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal invite des personnes intéressées à cette forme de chant liturgique à se joindre aux choristes qui doivent être prêts à assurer la liturgie dominicale une fois par mois.Le choeur est sous la direction de Dom André Saint-Cyr, de l’Abbaye Saint-Bçnoit-du-Lac.La première répétition aura lieu le dimanche 13 septembre à 15 h à l’église Saint-Jean-Baptiste, rue Drolet et Rachel.Information auprès de Paul-René Lavigne: 528-0618 ou 288-2117.i Concours pour jeunes solistes I MUSICI de Montréal tiendra des auditions pour instrumentistes de 16 Jeannette Aster ans et moins, inscrits dans une institution montréalaise ou étudiant en privé avec un professeur de Montréal.Le jury, présidé par son directeur artistique Yuli Turovsky, choisira le meilleur candidat pour interpréter un concerto lors du prochain concert de Noël les 27 et 28 décembre, à la salle Pierre-Mercure.De plus, le gagnant recevra une bourse d'études de 2 000 $ offerte par les Papiers Scott Limitée.Date limite d’inscription: 9 novembre 1992.Renseignements auprès de Jeanne des Aulniers au 982-6038.Auditions à l'UQAM À COMPTER de ce soir, Miklos Takacs, directeur du Choeur de l’UQAM, tient des auditions pour des choristes à la salle MUS 1000-01 de l’institution en vue du programme de 1992-1993.Les répétitions auront lieu les mardis soirs à la salle D de la Place des Arts.Pour informations: 987-4174.Christian Parent LE PUBLIC aura l’occasion de faire connaissance avec le pianiste Christian Parent qui lançait au printemps un premier disque d’oeuvres de Chopin.Il entreprend une tournée de récitals qui commence le samedi 19 septembre au Pavillon des arts de Sainte-Adèle, ensuite à Trois-Rivières le 30 octobre, à Granby le 8 novembre, à Lac-Mégantic le 14 novembre et à Saint-Eustache le vendredi 27 novembre.La tournée se terminera à la salle Tudor de chez Ogilvy le samedi 12 décembre à 14 h.Sissi en supplémentaires L’OPÉRETTE Sissi de Francis Lopez attire un public si nombreux que l’on vient d’ajouter d’autres représentations, le Théâtre Maisonneuve se trouvant comme pas hasard libre pour plusieurs autres soirées et matinées.Ainsi en plus des représentations prévues du 9 au 20 septembre, on le présente de nouveau du 20 au 26 septembre, avec des matinées aussi les 19,20 et 26 septembre.Jazz classique LE PIANISTE classique Henri Brassard, fondateur du Trio Haydn et le pianiste de jazz Oliver Jones donneront un concert-bénéfice pour l’organisme Début qui s’intéresse aux jeunes artistes le mercredi 23 septembre à la salle Pollack.Ils joueront des oeuvres de Bach, Beethoven, Gershwin, Oliver Jones et du compositeur montréalais Neil Chotem.L'orchestre de chambre sera sous la direction de Iwan Edwards.Renseignements: 935-6631.Salon de musique à Montréal LE PREMIER salon de musique de Montréal aura lieu du 3 au 6 décembre au Palais des Congrès.Cet événement permettra au intéressés de rencontrer dans une seule et même place ceux tous les artisans de la musique: les diffuseurs, les enseignants, les détaillants, les producteurs, les distributeurs, etc.Il y aura 132 kiosques d’information tenus par des spécialistes prêts à renseigner les visiteurs.Téléfilm assouplira ses critères de subvention pour mousser les longs métrages populaires Frédéric Tremblay de la Presse Canadienne LA SOCIÉTÉ Téléfüm Canada assouplira quelque peu ses critères de subvention cette année afin de se faire parfois plus généreuse à l’égard des longs métrages de grande envergure, qui ont la faveur du public.C’est ce qu’a fait savoir, à Montréal, le directeur général de l’organisme fédéral, Pierre DesRoches, au cours d’une rencontre de presse visant à divulguer les résultats financiers de Téléfilm pour l’année 1991-92.La politique interne de Téléfilm, qui célèbre cette année ses 25 ans, prévoit une participation maximale par projet de 1,5 million ?en ce qui a trait à la production de long métrage, mais M.DesRoches estime qu’il peut être dorénavant approprié dans certaines circonstances « d’ouvrir plutôt que de retenir » de tels pa- ramètres.« Cependant, fait aussi valoir le directeur général de Téléfilm, la Société continuera de soutenir aussi des longs métrages à budget modeste, un produit dont la carrière à longue échéance peut s’avérer culturellement et économiquement fort rentable pour l’industrie.» Au cours du dernier exercice financier, qui s’est terminé le 31 mars, Téléfilm a investi 20,8 millions $ dans la production de longs métrages sur un budget total de 163,8 millions ?.Sur les 24 longs métrages subventionnés, quatre d’entre eux ont eu droit à l’aide maximale de 1,5 million ?, dont le film « La Postière » de Gilles Carie.Les trois autres films, réalisés au Canada anglais, sont « Buried on Sunday », « Ganesh » et «Oh, What a Nigth».Les longs métrages « Léolo » du réalisateur Jean-Claude Lauzon, et « La Vie fantôme» réalisé par Jac- ques Leduc ont obtenu pour leur part, chacun, des subventions de 1,2 million ?.Le président de Téléfilm Canada, Harvey Corn, a de son côté indiqué que son organisme mettrait aussi l’accent au cours des prochaines années sur le développement de coproductions internationales.« Sur la scène internationale, la Société favorise le rapprochement des professionnels canadiens et de leurs homologues étrangers pour la création de coproductions de qualité, un apport très important à la vitalité de notre industrie», soumet M.Corn.Dans le domaine de la télévision, Téléfilm a déjà vu à favoriser en 1991-92 ce type de coproduction en participant à 11 projets comparativement à cinq l’année précédente.Ces coproductions ont été réalisées avec la France, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.Téléfilm Canada a investi au total 77,8 millions $ dans la production d’é; missions de télévision au Canada', dont «Chambres en ville» ( 1,4million?), « D'amour et d'amitié» (1,7 million ?), « Montréal Ville » ouverte (2,4 millions ?), « L’or et le papier » (2,5 millions?), et « Scoop» (3,2 millions ?).De l’ensemble de ces diverses participations (films et émissions télévisées), Téléfilm Canada a récolté en 1991-92 des revenus de 18,9 millions ?, soit un peu plus que l’année précédente (17millions?).Cette légère augmentation n’est cependant pas suffisante pour compenser la réduction de cinq pour cent qu'Ottawa a imposée au budget de Téléfilm Canada.La société fédérale, qui s’est engagée financièrement dans 350 projets au total en 1991-92, a consacre un peu plus du tiers de son budget dans des productions de langue française.Musique, danse, théâtre dans 20 municipalités de la CUM Jouer dans Plie Le programme réunit huit compagnies artistiques qui présenteront une centaine de spectacles.Marie Laurier L’ANNÉE dernière, quelque 150 000 personnes ont pu bénéficier des spectacles des arts de la scène dans les municipalités de la Communauté urbaine de Montréal.Cette initiative de décentralisation des activités artistiques connue sous le nom du programme Jouer dans l’île connaît donc d’année en année un succès croissant.Cette année marque la 10e édition de ces activités et vingt municipalités recevront les artistes de huit troupes des arts de la scène à compter de la mi-septembre jusqu’en avril 1993.Le président du comité exécutif de la CUM, M.Michel Hamelin avait tenu à assister au dévoilement du calendrier devant les journalistes, marquant ainsi l’importance qu’il accorde au Conseil des arts de la CUM (CACUM), maître d’oeuvre de Jouer dans l’Ile.Le président et le directeur général général du CACUM, MM.Gilles Lefebvre et Jacques Clery, de même que le représentant du principal commanditaire de Jouer dans l’île depuis sept ans, M.Jacques Viau, de Petro-Canada, ont tour à tour loué la pertinence de cette promotion des arts dans le grand Montréal métropolitain destiné en tout premier lieu à assurer la relève d’un public pour les manifestations artistiques.Voici un aperçu de la centaine de spectacles et concerts que présenteront les huit compagnies artistiques — théâtre, danse, musique — dans 20 des municipalités du territoire de la CUM, y compris les maisons de la culture: huit représentations des Grands Ballets Canadiens du 13 au 19 septembre et du 2 au 5 mars 1993; la troupe de danse Le Carré des Lombes du 31 octobre au 7 novembre (4 représentations), l’Ensemble de musique ancienne Claude-Gervaise et la musique d’Espagne (17 représena-tions) du 18 novembre 8 décembre; le Quatuor Morency (18 représentations) du 2 mars au 1er avril 1993; l’Ensemble de jazz Bernard Pri-meau, 13 représentations du 10 mars au 9 avril 1993.La théâtre UBU donnera six représentations des Ubs du 6 au 14 octobre, le Théâtre de Quartier sera à l’affiche 25 fois du 11 octobre au 22 novembre, enfin le Théâtre Imago jouera une pièce en anglais sous le titre Incandescent les 31 janvier et 6 février.Les municipalités suivantes font partie du programme: Anjou, Bea-consfield, Côte Saint-Luc, Kirkland, Lachine, LaSalle, Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord, Outremont, Pierrefonds, Pointe-Claire, Roxboro, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Saint-Pierre, Saint-Raphâel de l’île Bizard, Sainle-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève et Verdun.Le Quatuor Morency Gilles Plante et Diane Plante de l’ensemble Claude-Gervaise.EN BREF.Soljénitsyne bientôt de retour en Russie NEW YORK (Reuter) - Alexandre Soljénitsyne pourrait retourner en Russie au début de l’an prochain après 18 années d’exil aux États-Unis, rapporte dimanche le magazine américain U.S.News and World Report.Selon l’hebdomadaire, l’épouse du prix Nobel de littérature 1970, Natalia, a repéré une datcha qui conviendrait au couple dans la campagne près de Moscou.Citant des amis de l’écrivain, il ajoute qu’Alexandre Soljénitsyne entend cependant terminer son grand ouvrage sur la Révolution bolchevique de 1917 avant de quitter les États-Unis.Toujours selon ces amis, Soljénitsyne a décidé de ne pas vendre dans l’immédiat sa propriété du Vermont au cas où il éprouverait des difficultés d'adaptation dans la Russie post-communiste.L’auteur de l'Archipel du Goulag a toujours déclaré qu’il ne rentrerait pas en Russie, dont il avait été banni en 1974, tant que tous ses ouvrages n’y seraient pas publiés, mais il n’a jamais caché qu’il voulait revenir pour mourir sur sa terre natale.Le CRTC se penchera sur le câble et le satellite MONTRÉAL (PC) — Une audience sera tenue par le CRTC, en mars 1993, sur des questions de réglementation touchant le câble et le satellite.Les critères d’autorisation de nouvelles stations et de chaînes spécialisées distribuées au câble seront aussi abordés, annonce le CRTC.« Devrait-on autoriser les services spécialisés au volet de base du câble, à un volet facultatif (en supplément) ou aux deux?» den.ande dans son communiqué Keith Spicer, président du CRTC.Déjà évoqué sous le nom « ré-étagement » des tarifs du câble, le sujet touche les revenus des chaînes spécialisées, surtout quand ils sont doubles.Ces chaînes « devraient-elles avoir accès à la fois aux recettes publicitaires et aux recettes d’abonnement au câble?» demande M.Spicer.Un éventuel plafonnement du nombre de chaînes par satellite non canadiennes sera egalement étudié à l’audience.Venise honore Moreau et Coppola VENISE (AP) — L’actrice Jeanne Moreau et le réalisateur américain Francis Ford Coppola vont recevoir un Lion d’or pour l’ensemble de leur carrière, ont annoncé les organisateurs du Festival de Venise.L’acteur comique italien Paolo Villaggio obtiendra une dLstinction similaire lors de la cérémonie du 12 septembre.vI Le palmarès duFFM Voici le palmarès du Festival des films du monde, annoncé hier: Prix du jury du FFM Wfllr Longs métrages — Grand Prix des Amériques: Le Côté obscur du coeur, de Eliseo Su-biela (Argentine-Canada); — Grand Prix spécial du jury: Sofîe, de Liv Ullmann (Danemark); * — Prix de la mise en scène: « La Valse du Danube bleu, de MiklOS Jancso (Hongrie-France-USA); — Prix d’interprétation féminine^ Pascale Bussières, dans « La Vie fantôme, de Jacques Leduc (Canada); — Prix d’interprétation masculinè: Richard Berry, dans « Le Petit Prince a dit, de Christine Pascal (France); ZZ — Prix du meilleur scénario: Christine Pascal et Robert Boner, pour .Le Petit Prince a dit (France); — Prix de la meilleure contribution artistique (photographie): Tony Forsberg, pour Les Enfants du dimanche, de Daniel Bergman (Suède).Courts métrages — Grand Prix de Montréal: La Basse-Cour, de Michèle Cournoyer (Canada); — Prix du jury : La Plage, de Patrick Bokanowski (France).Vote du public — Prix Air Canada (film le plus populaire): Sofie, de Liv Ullmann (Danemark).— Prix Super Écran (film canadien le plus populaire): La Vie fantôme, de Jacques Leduc.Prix divers — Prix de Montréal (meilleur premier long métrage): Les Petits Requins, de Sonke Wortmann (Allemagne).Mentions spéciales à: Quartier Mozart, de Jean-Pierre Bekolo (Cameroun), Les Enfants du dimanche, de Daniel Bergman (Suède), et Va-cas, de Julio Medem (Espagne).— Prix du jury oecuménique: Sofie, de Liv Ullmann (Danemark).Mention spéciale à La Vallée de pierres, de Maurizio Zaccaro (Italie).— Prix de la critique internationale (FIPRESCI) : Les Enfants du dimanche, de Daniel Bergman (Suède) pour un film en compétition, et Baraka, de Ron Fricke (USA), pour un film hors compétition non récompensé par un autre festival.Mention spéciale à Blast’em, de Joseph Bla-sioli et Egidio Coccimiglio (Canada).— Prix du Festival au réalisateur et scénariste italien Ermanno Olmi pour l’ensemble de son oeuvre.— Prix du Festival au producteur sud-coréen Do Dong-Hwan pour son dévouement à la cause du cinéma de qualité.Aide à l'enfance-Canada Save the C hildren • Canada A » I 14 ¦ Le Devoir, mardi 8 septembre 1992 EDITORIAL Le risque du OÜI Il fallait s’attendre à ce que la question référendaire fédérale, que le Québec reprendra demain identique ou semblable, s’inscrive dans le droit fil de l’entente constitutionnelle conclue le 28 août dernier.Sous son air inoffensif, bref, neutre et clair — « Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992 ?» — elle vient désamorcer les dernières mèches de ce qui fut une stratégie québécoise.Car si le OUI l’emportait au référendum du 26 octobre, le premier ministre du Québec serait enfin débarrassé de l’échéancier et des contraintes que son parti et l’Assemblée nationale lui avaient imposés.Il aurait le champ libre pour terminer à son rythme, avec le reste du Canada, le travail de normalisation auquel il s’est résigné à la fin d’août.Toute l’astuce est dans les mots « sur la base de l’entente ».Us confirment que les citoyens seront appelés à se prononcer sur un texte inachevé, provisoire, et dans l’ignorance complète des termes juridiques de leur future constitution.L’expérience des accords du lac Meech a illustré la distance entre une entente politique et sa traduction légale, qui peut réserver d’énormes surprises, relancer des problèmes qu’on croyait réglés, raviver le choc des interprétations.Meech n’avait que cinq points, l’entente de Charlottetown en a soixante, dont on reconnaît déjà qu’un bon tiers devront faire l’objet d’accords subséquents.Malgré les apparences, la question ne réclame pas une ratification.Elle quête carte blanche, à mi-course, pour continuer l’exercice.Elle ne requiert des électeurs qu’un mandat de négocier.Et de le faire sans échéancier, sans obligation de résultats.Sachant la montagne de pourparlers encore à venir, le OUI au référendum aurait surtout l’avantage, pour les négociateurs, de lever l’hypothèque du calendrier québécois.Fini le couteau sur la gorge, bien des sujets de litige pourraient être reportés au prochain millénaire, pourvu qu’on puisse arguer que « la base » de l’entente reste à vue.Ceux qui souffrent de fatigue constitutionnelle, et qui croient le soulagement à portée, feraient mieux de prendre leur mal en patience.Outre juger de l’entente du 28 août telle qu’elle se présente, les Québécois devront donc s’intéresser à tout ce qui y est inachevé, et où les occasions de recul ne manquent pas pour un premier ministre qui en a la propension.En sus des « accords politiques » auquel Ottawa entend obliger les provinces pour se retirer des compétences qu’il a envahies malgré la constitution de 1867, beaucoup d’autres ententes restent à conclure.Quelques exemples : le mécanisme de surveillance de l’appli- cation de la nouvelle « charte sociale », le nombre de sièges autochtones à ajouter au Sénat et aux Communes en sus des représentations provinciales et territoriales réguüères, la liste des nominations importantes que ratifiera le Sénat réformé, l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser dans des domaines provinciaux, l’étendue des transferts possibles aux provinces en matière de formation de la main-d’oeuvre et de culture, le processus de négociation de l’autonomie gouvernementale des autochtones, et le type de financement de leurs futurs gouvernements.Chacune de ces questions est au coeur du nouvel équilibre des pouvoirs entre les trois ordres de gouvernement, et sur chacune d’entre elles le Québec a formulé des réserves ou des revendications que la plupart de ses partenaires ne partagent pas.Et c’est sans compter les trous béants de l’entente, que le gouvernement du Un OUI donnerait carte blanche à M.Bourassa Québec ne semble pas vouloir éclairer avant de se lancer en campagne.Les Québécois devront donc se prononcer sans savoir si la clause de « société distincte » pourra un jour être modifiée sans le consentement de leur Assemblée nationale, quelle sorte de projets de loi touchant « la langue et la culture » seront soumis à la règle de la double majorité dans le Sénat réformé, si l’accord conclu en 1987 sur l’immigration reste le même et s’il sera enchâssé dans la constitution, si le transfert de la formation de la main-d’oeuvre aux provinces n’est pas plutôt un simple arrimage de politiques, quels organismes de « télécommunications» s’engageront dans une harmonisation règlementaire, et si les lois des futurs gouvernements autochtones devront être « compatibles » avec les lois provinciales « essentielles au maintien de la paix, de l’ordre et du bon gouvernement ».Ils ne sauront même pas si ces gouvernements pourront se dispenser d’être élus selon des méthodes démocratiques et s’ils pourront se fonder sur une base raciale, comme des bantoustans.Sous ses allures d’instrument ultime de l’expression démocratique, le référendum se présente plutôt comme la négation même d’une véritable consultation populaire, et devrait soulever une ire supérieure chez les anciens pourfendeurs des accords du lac Meech, qui se scandalisaient tant du «processus».À côté de ce qu’on nous prépare, ce fameux « processus » tant décrié à l’époque fut un modèle de transparence, de participation, de moralité, de légitimité.Car les textes juridiques de Meech ont été publiés à peine plus d’un mois après l’entente politique et le public a pu les scruter sous toutes les coutures pendant trois pleines années.Cela s’est fait avec un acharnement peu commun, dans des commissions parlementaires fédérales et provinciales, des groupes de travail, les médias, les interventions d’experts de tous ordres.L’opinion publique s’est exprimée par sondages, plutôt que par référendum, mais elle a influencé de façon décisive le résultat final.C’est sur le sentiment populaire qu’ont pu s’appuyer les Wells et Filmon pour fonder la légitimité de leur opposition à l’entente.Malgré tout, en 1990, les beaux esprits continuaient à s’en prendre aux discussions des « onze mâles blancs derrière des portes closes ».Du Nouveau parti démocratique jusqu’aux inspirateurs libéraux de M.Chrétien, ce sont les mêmes qui applaudissent aujourd’hui une question qui permettra aux négociateurs de refermer les portes sur leurs tractations, et de tricoter entre eux le Canada qu’ils viennent tout juste d’esquisser.Deux poids, deux mesures, qui s’expliquent par le recul qu’a subi le Québec, et où on s’empresse maintenant de le coincer.En cédant chaque jour du terrain, durant les séances de négociations de la fin d’août, M.Bourassa a apaisé les craintes qui auraient pu subsister au Canada quant aux pourparlers à venir.Nul ne s’attend désormais, à ce qu’il fasse des gains importants.Et la « base » de l’entente, dont l’origine est du 7 juillet plutôt que du 28 août, est assurée.La question prend donc un sens particulier au Québec.Non pas, comme on le laisse entendre à Ottawa, que les tenants québécois du NON à l’entente soient des « ennemis du Canada », alors que les opposants des autres provinces seraient des dissidents honorables.Ici comme ailleurs, qui dit NON rejette l’entente et lui préfère ou le statu quo, ou une autre forme de renouvellement, ou la souveraineté, un choix multiple qui ne requiert pas de réponse pour l’instant.Mais les Québécois comprendront aussi que la question porte sur le renouvellement du mandat de négociateur de leur premier ministre, dont la déroute d’Ottawa et de Charlottetown en fera réfléchir plusieurs.Un OUI suppose qu’on lui permet d’aller achever le travail.Un NON suppose qu’on stoppe la machine.L’évaluation des risques, et la prudence qu’il aime tant prêcher, ne font pas pencher la balance de son côté.LISE BISSONNETTE LETTRES Aü DEVOIR Merci Mme Bissonnette QUELLE JOIE que de lire la signature de Mme Bissonnette sur la page une en ce lundi 24 août.Vous avez rompu avec la médiocrité journalistique qui accable nos médias.Je vous remercie de donner une voix bien placée à tous ceux qui voient le dernier accord constitutionnel pour ce qu’il est : un mirage.Je reste abasourdi devant ce feu d’artifice qui comble le vide politique que nous traversons.C’est peut-être beau et apaisant pour certains de voir tous ces premiers ministres si différents s’entendre une fois de plus.Us ne sont pas si méchants, après tout, et nous non plus, puisqu’ils nous aiment.Mais quand les feux s’éteignent, la fumée se disperse bien vite, et tout le monde rentre chez soi, comme avant.Rien ne change, ou presque.Bravo pour les autochtones, qui ont su talonner les premiers ministres derrière les portes closes.Pour eux je trouve dommage que le reste de cet accord soit si mauvais.Leurs acquis sont fatalement greffés à un accord en péril qui se résume, à peu de choses près, en deux mots : statu quo.Je remercie chaleureusement Mme Bissonnette de ne pas avoir eu peur de déranger (réveiller ?) ces gens qui veulent un accord à tout prix, ces gens qui, dans notre situation politique actuelle, ont le pouvoir.Il est temps que les Québécois se réveillent une fois de plus (une fois pour toutes ?) à la réalité : les demandes des provinces sont en fait incompatibles, et le seul moyen de s’entendre c’est de continuer comme avant, que chaque province se sacrifie pour lentement s’oublier.François Desaulnlers Montréal, 24 août 1992 Courage et sincérité ME JEAN ALI,AIRE, quelques mots pour vous remercier de votre sincérité et vous féliciter pour votre courage.Votre récente réaction à l’entente constitutionnelle du 22 août dernier reflète, à n’en pas douter, un courant de pensée majoritaire au Québec et interpelle chacun de nous profondément.Le fait de prendre position d’abord et avant tout en faveur des « intérêts supérieurs du Québec » vous honore.Exprimer haut et fort tout le respect que vous éprouvez pour la démarche du peuple du Québec nécessite une dose rare d’honnêteté, de foi, de cohérence et de détermination.Nul ne devrait avoir pour principe de se soumettre à une entente qui ne correspond pas à ses demandes simplement parce qu’elle vient clore un débat trop long; sim plement parce qu’elle constitue la seule offre déposée et que l’on doive s’en contenter; simplement parce qu’elle permet de se soulager d’un problème qui suscite un sentiment d’écoeurement généralisé; simplement parce qu’un refus serait la source d’une nouvelle période d’instabilité.Nul, de plus, ne devait céder à la tentation d’obéir à un chef sans d’abord effectuer sa propre réflexion, sans vérifier la cohérence de la démarche et du contenu, sans vérifier si le tout correspond aux souhaits de ses commettants qu’il est appelé à servir ; ce ne sont pas là que des droits mais des devoirs.Il serait souhaitable qu’il juge les résultats obtenus à la mesure des discours et des stratégies du gouvernement depuis deux ans.La disproportion doit être expliquée et traitée avec sérieux : quand on est dépositaire des pouvoirs publics et qu’on en fait l’exercice, il faut s’attendre à rendre des comptes.Personnellement, ma propre reflexion a connu un tournant décisif le 23 juin 1990.J’ai compris ce jour-là que même le minimum nous serait refusé.À mes yeux, le Canada ne constitue plus un pays qui corresponde aux aspirations profondes de notre peuple.Question de respect et de fidélité, c’est main-teannt au nom de mes enfants et de mes ancêtres, de notre passé et de notre avenir, que je choisis pour pays le Québec.J’espère que les membres du Parti libéral du Québec réaliseront qu’il s’agit ici de l’avenir même du Québec et que l’acceptation de l’entente des « 17 » sera définitive pour tout le Canada anglais une fois entérinée.Peut-être certains saisiront-ils l’occasion de faire honnêtement leur examen de conscience.Merci de leur avoir rappelé.Sylvain Christin Pointe aux-Trembles, 28 août 1992 Où sont
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