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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 août 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-08-06, Collections de BAnQ.

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OEinc.^80 ans d'expénence à votre service Machine à écrire.série Custom AP800 de CANON \J>our renseignements, appelez 341-0E0E, Vol.LXXXIII — No 181 Ensoleillé.Max.: 23.Détail page 8 Montréal, jeudi 6 août 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Le nouveau Conseil des arts et des lettres Deux rapports, une commission parlementaire et des dizaines de consultations plus tard, le milieu culturel québécois vient enfin d’obtenir ce qu’il revendiquait depuis des lunes : un Conseil québécois des arts et des lettres.Il est encore loin d’être certain que Québec rapatriera ainsi le budget « québécois » du Conseil des Arts du Canada.Mais c’est plus qu’un bon début, soutient la ministre Frulla-Hébert.Une analyse de Paule des Rivières.Page 11 Clark renonce au Sénat égal Maurice Girard de la Presse canadienne LAC MOUSSEAU — Après des semaines d’appuis timides, voire d'hostilités ouvertes au sein même du cabinet Mulroney, le gouvernement fédéral renonce à une des pièces maîtresses de la réforme constitutionnelle, le Sénat triple E.Le ministre fédéral des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, a déclaré hier que la principale revendication des provinces de l’Ouest n’est virtuellement pas réalisable dans la conjoncture politico-constitutionnelle actuelle en raison des objections du Québec.Dans un autre coup de théâtre de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la saga constitutionnelle, le ministre Clark a invoqué une mauvaise lecture de la réalité québécoise pour justifier sa décision du 7 juillet puis le retournement d’hier.Maintenant mieux informé des volontés du Québec, le ministre fédéral retire son appui à l’égalité des provinces au Sénat, proposition à laquelle il s’est d’ailleurs rallié à la dernière heure et que son patron, le premier ministre Brian Mulroney, n’a jamais défendue avec grand enthousiasme.« Une des façons de résoudre les différences (entre les provinces), c’est de modifier l’égalité des provinces au Sénat.Nous sommes à étudier le type de réforme qui pourrait être acceptable dans tout le pays.Il y a la d’après la Presse canadienne LAC MOUSSEAU — Au lendemain de la rencontre des premiers ministres sur la Constitution, les critiques ont fusé d’un peu partout au pays contre le gouvernement du Québec, à qui on reproche de vouloir saborder le laborieux travail effectué ces derniers mois par le Canada anglais.Dans une série d’interviews, tant les autochtones, les leaders des Territoires que le premier ministre de Terre-Neuve ont reproché hier à Robert Bourassa de s’etre présenté sur le tard à la table constitutionnelle et proposition du 7 juillet, mais il y a d’autres possibilités», a déclaré M.Clark dans un commentaire qui risque de soulever un tollé au Canada anglais, notamment dans sa province d’origine, l’Alberta, ainsi qu’au Manitoba et à Terre-Neuve.d’avoir changé le menu sans consulter personne.Ce que plusieurs leaders du Canada anglais trouvent plutôt indigeste.À Terre-Neuve, où il est rentré précipitamment mardi soir sans s’être adressé à la presse après la rencontre des premiers ministres, Clyde Wells se montrait plutôt pessimiste sur la capacité des premiers ministres de faire le pont entre les revendications du Québec et les exigences de certaines provinces.Dans un point de presse à St.John’s, M.Wells a affirmé que dans Voir page 4 : Le ton « On a créé des attentes dans certaines régions du pays.Par contre, on doit faire face à une nouvelle réalité : celle de faire accepter cette proposition au Québec (qui la rejette) pour des raisons que nous trouvons compréhensibles », a-t-il ajouté.En fait, le ministre fédéral soutient ne pas avoir été mal informé par ses interlocuteurs québécois mais plutôt pris de court par le refus quasi général que cette suggestion a suscité au Québec.« Sans doute pas pour la dernière fois, nous avons été surpris de voir la réaction du public (québécois).Nous avons pris une décision le 7 juillet fondée sur une certaine perception des réactions potentielles au Québec.La réaction a été différente de celle anticipée », dit-il.En effet, tour à tour, le milieu politique québécois, des ministres conservateurs et des sénateurs nommés par le premier ministre Mulroney ont dénoncé ce uu’ils percevaient comme un marche de dupes : le Québec perdait les deux tiers de ses sénateurs en retour d'un droit de veto sur les institutions, qui ne voulait virtuellement plus rien dire puisque les principales réformes auraient été mises en place.Voir page 4 : Clark Le ton monte contre le Québec «Bourassa en demande trop», dit Wells L’erreur d’un juge risque de priver Sylvie Fréchette d’une médaille d’or Guy Robillard de la Presse canadienne BARCELONE -Le sort est vraiment cruel à l’endroit de Sylvie Fréchette, victime hier d’un autre drame, menant cette fois au dépôt d’une réclamation auprès de la Fédération internationale de nage synchronisée, qui sera entendue ce matin, quelques heures seulement avant le début de la finale.Un juge a pesé sur le mauvais bouton pour lui donner une note de 8,7 au lieu du 9,7 prévu.Même l’ordinateur a, semble-t-il, joué contre la pauvre jeune femme, en refusant d’enregistrer la correction.Le juge brésilien (Ana Da Sil-veira) aurait immédiatement prévenu ses consoeurs qu’elle voulait changer son score, mais l’arbitre américaine et son assistante japonaise ont refusé de l’entendre et ordonné d’appliquer le 8,7.Telle est du moins la version donnée par l’entraîneur Julie Sauvé, qui a affirmé raconter ce que tout le monde avait pu voir.Le juge brésilien, aurait, sem-ble-t-il, confirmé cette version.« Pourquoi est-ce que ça arrive à moi ?», a confié Fréchette à son entraîneur, en faisant bien sûr référence à tout ce qu’elle a vécu depuis deux semaines.« J’ai juste des déceptions», aurait-elle ajouté.Quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques, le compagnon de vie de Sylvie Fréchette s’était enlevé la vie.« Elle a attendu longtemps avant de pleurer », a précisé Sauvé, qui croit cependant que Fréchette retrouvera toute sa vigueur et sa force morale pour la finale de cet après-midi si les 18 membres du bureau de la Fédération internationale acceptent la réclamation de l’équipe canadienne ce matin.« Sylvie est très forte.Quand il y a des événements comme ça, elle est encore plus forte et plus agressive.Je connais Sylvie, elle a de la peine et c’est sûr qu’elle est très déçue, mais il faut qu’il y ait justice quelque part et je pense qu’il y aura justice », a déclaré Sauvé, avant de savoir que les deux arbitres maintenaient leur décision.Rencontrée deux heures après l’incident alors qu’elle discutait avec des membres de sa famille et des amis à l’extérieur de la piscine olympique, Fréchette semblait remise de ses émotions.« Je suis bonne sous pression, il n’y a pas de doute, a-t-elle dit.Lorsque je suis confrontée à des épreuves, je me bats.C’est la première fois que ça m’arrive et il fallait que ça survienne aux Jeux olympiques.« Mais ça va aller.Je vais survivre.» Hier après-midi en effet, l’Américaine et la Japonaise ont refusé de changer la note, forçant le clan Fréchette à porter la cause en appel.« Pourtant, tout le monde leur a dit la Voir page 4 : Sylvie Fréchette Entraînés dans une drôle de galère ! PHOTO JACQUES NADEAU V + «:'ï «*».* Dans un tour de l’ile de Montréal peu ordinaire, 64 jeunes Français et Québécois ont entrepris hier de franchir les 160 kilomètres à bord de leurs « rabaskas », des canots d’environ 25 pieds, semblables à ceux que les explorateurs utilisaient au temps de la Nouvelle-France, lors d’une expédition franco-quebecoise, placée sous le signe de l’histoire de la première colonie française en Amérique.Voir page 2.Les Noirs envisagent un recours collectif contre Photo-Police Le «héros» Prud’homme garde silence BOSNIE-HERZÉGOVINE Les États-Unis demandent une enquête sur les camps d’après AFP et Reuter Caroline Montpetit LE PRÉSIDENT dé la Ligue des Noirs du Québec, Dan Philip, déposera une plainte en diffamation contre l’hebdomadaire Photo-Police à la suite de la publication d’un dossier qu’il estime à caractère raciste portant sur les relations entre les Noirs et les Blancs de Montréal.C’est ce qu’a confirmé hier l’avocate de M.Philip dans ce dossier, Me Marilyn Thomas.« Nous devons d’abord réclamer une rétractation au journal Photo-Police, puis porter plainte.Nous n’avons pas encore décidé pour quel montant nous allons poursuivre », a-t-elle dit.Selon Me Thomas, les chances sont également « très élevées » que le communauté présente un recours collectif contre Photo-Police, bien que la Ligue des Noirs du Québec, dont M.Philip est le président, doive vérifier autour d’autres organismes Voir page 4 : Les Noirs WASHINGTON — Les pressions diplomatiques se sont accentuées hier pour obtenir l’ouverture des camps de prisonniers de l’ex-Yougoslavie aux inspections internationales, notamment en Bosnie où de violents combats se sont poursuivis autour de la capitale, Sarajevo.L’intensification des tirs a entraîné mardi soir la fermeture pour 72 heures de l’aéroport, suspendant le pont aérien humanitaire.Accusés d’inaction face aux informations faisant état de l’existence de camps de concentration en Bosnie- Herzégovine, les États-Unis ont annoncé hier qu’ils demanderaient aux autres pays de réunir des données sur les « crimes de guerre » et qu’ils chercheraient à durcir les sanctions contre la Serbie.Le gouvernement américain a en effet annoncé hier une série d’initiatives pour faire cesser les exactions dans l’ex-Yougoslavie, qui nécessiteront du temps pour être mises en oeuvre.Dans une déclaration à la presse le secrétaire d’Ètat adjoint Lawrence Eagleburger, agissant comme chef de la diplomatie américaine pendant les vacances de James Baker, a in- diqué avoir reçu des assurances des belligérants que le Comité international de la Croix Rouge (CICR) pourrait visiter tous les camps de détention.Les États-Unis demandent notamment que l’ONU vote une résolution permettant d’établir si oui ou non des crimes de guerre ont été commis en Bosnie-Herzégovine.Ils souhaitent également une réunion le plus rapidement possible de la commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève et l'envoi d’un enquêteur de la CSCE (Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe) dans Voir page 4 : Camps 10000 mises à pied au CN?La fuite d’une note interne, divulguée hier, a permis d’apprendre que l’ex-président de CN Rail Ron Lawless préconise l’abolition de milliers de postes et de sévères compressions de dépenses afin d’assurer « la survie » de l’entreprise.Transmise aux dirigeants du CN, la note prévoit des pertes d’environ 100 millions $ pour les opérations du transporteur ferroviaire en Amérique du Nord.M.Lawless suggère de remercier 2000 employés par an.Voir page 2 LES CENT ANS DU CINÉMA L’AVENTURE DU CINÉMA QUÉBÉCOIS PARUTION le 22 août DANS LE DEVOIR RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645____________________________________________Date de tombée: le 14 août 1992 En cette année du centenaire du cinéma, à quelques jours de l’ouverture du Festival des films du monde, LE DEVOIR publiera un cahier spécial sur l’histoire et l’évolution du cinéma québécois du début du siècle à nos jours, du documentaire à la fiction.De Léo-Ernest Ouimet à Rock Demers, de l’abbé Maurice Proulx à Pierre Perrault, de La petite Aurore, l'enfant martyre à Léolo, on y découvrira l’évolution gigantesque du 7e art chez nous. 2 I Le Devoir, jeudi 6 août 1992 Certaines communautés culturelles Les autochtones en colère contre l’ONU menacent de combattre les offres r fédérales comme le Parti Egalité Manon Cornelller de la Presse canadienne OTTAWA — Certaines communautés culturelles du Québec et le Parti Égalité pourraient, lors du référendum québécois, combattre les offres constitutionnelles fédérales si ces dernières ne répondent pas à leurs préoccupations.C’est ce qu’ont fait savoir hier en conférence de presse le chef du Parti Égalité Robert Libman et des représentants de la Ligue des Noirs du Québec, de l’Association des hommes d’affaires et des professionnels chinois du Québec, du Conseil national de l’Association canadienne fili-pino et de la Communauté indienne du Québec.« Si un nouvel accord constitutionnel ne reconnaît pas et n’enchâsse pas les droits requis pour assurer le développement et la vitalité des communautés minoritaires et si un référendum sur cet accord a lieu au Québec, le premier ministre du Canada pourrait perdre le soutien de ce segment important de la communauté fédéraliste du Québec», a averti M.Libman.M.Libman a reconnu qu’avec cette position, il pouvait se retrouver du même côté que le Parti québécois et son chef Jacques Parizeau.« Mais ce sera pour des raisons dramatiquement différentes.Un ‘non’ pour les offres ne signifiera pas un ‘oui’ pour la souveraineté», a-t-il déclaré.Certains porte-parole des groupes présents ont confirmé être fédéralistes mais ont indiqué qu’ils étaient d’abord préoccupés par les droits des minorités ethniques et raciales.« Objectivement, la communauté chinoise au Québec perçoit ces débats constitutionnels comme un débat entre deux géants.Par conséquent, cela a parfois peu de sens pour nous.Il est toutefois entendu que, peu importe ce qui arrivera sur le plan constitutionnel pour le Québec, nous continuerons de nous battre pour le respect des droits des minorités et des individus », a déclaré M.Kenneth Cheung, président de l’Association des gens d’affaires et des professionnels chinois du Québec.M.Rao Nanduri, un leader de la communauté indienne du Québec, a donné un autre son de cloche.« Si je crois sincèrement qu’on fait un sale coup aux Québécois, alors je m’associerai à quiconque se battra pour les intérêts du Québec mais cela, en autant que ces gens seront équitables et justes pour tous les Canadiens », a-t-il lancé.M.Libman a soutenu que le nouveau texte sur la société distincte pourrait « renforcer ce sentiment d'aliénation qui a provoqué l’exode » des anglophones et des membres des communautés ethniques depuis 20 ans.« Plusieurs membres des communautés minoritaires au Québec sont très préoccupés de voir qu’afin d’attirer M.Bourassa à la table constitutionnelle, le premier ministre du Canada ait décidé d’abandonner un engagement en faveur du développement et de la vitalité des communautés minoritaires », a déclaré M.Libman.M.Libman a toutefois omis à plusieurs reprises de préciser que cet engagement visait les minorités linguistiques et non pas les minorités ethniques.Les journalistes ont dû ex-cercer des pressions auprès de M.Libman pour qu’il fasse la distinction.L’accord conclu le 7 juillet exigeait que les gouvernements assurent le développement des communautés linguistiques minoritaires mais des modifications apportées par la suite ont fait en sorte de réduire les responsabilités des gouvernements.Selon le nouveau libellé, ils n’auraient qu’à protéger les communautés linguistiques minoritaires, ce que condamne M.Libman.Les représentants des communautés culturelles ont soutenu le point de vue de M.Libman à cet égard.Mais ils ont ajouté qu’ils voudraient que la Constitution reconnaisse aussi et favorise le développement des minorités ethniques et culturelles, a expliqué M.Salvatore Cabugao, président du Conseil national de l’Association canadienne filipino.M.Nanduri a dit craindre pour sa part une dilution des droits des minorités.Il a enjoint M.Bourassa à représenter l’ensemble de la population et de ne pas se soucier uniquement des critiques du mouvement nationaliste.Usa Schleln .de la Presse canadienne GENÈVE (PC) — Des leaders autochtones accusent les Nations unies de les traiter en citoyens de deuxième classe dans la planification de l’Année internationale des peuples autochtones, décrétée pour 1993.Des représentants des Nations unies, des gouvernements et des autochtones se sont réunis cette semaine pour mettre au point les objectifs et les activités prévues pour l'année, qui débute officiellement le 10 décembre prochain.Mais la rencontre a surtout mis en relief l’écart considérable qui sépare les parties sur la perception de ce que doit être cette année, et des intérêts et valeurs qu’elle doit souligner.Cette réunion a aussi fait ressortir le profond ressentiment des représentants des peuples autochtones à l’égard de ce qu’ils considèrent comme l’attitude « paternaliste » de l’ONU.« Nous avons l’impression d’être traités en citoyens de deuxième et de troisième classes», déclarait M.Kenneth Deer, un militant mohawk du Québec, qui juge que les Nations unies et les pays membres n’appuient pas suffisamment l’année internationale, et que celle-ci ne va pas remplir les objectifs que les autochtones lui ont fixés, c’est-à-dire obtenir plus d’attention et de respect pour leurs peuples.M.Konrad Sioui, un leader huron, également du Québec, s’est lui aussi insurgé contre le traitement réservé aux autochtones.« Nous voulons être pleinement représentés, et en permanence, aux Nations unies, pas seulement être invités ici dans le corridor », a-t-il dit.Il a accusé le Secrétariat de l’ON U d’avoir défini l’orien- La grande aventure de 64 jeunes en rabaskas Danny Year SPORTIFS, aventuriers ou historiens en herbe, ils en rameront un coup au cours des dix prochains jours.Dans un tour de l’île de Montréal peu ordinaire, 64 jeunes Français et Québécois franchiront 160 kilomètres à bord de leurs « rabaskas », des canots d’environ 25 pieds que les explorateurs utilisaient au temps de la Nouvelle-France, lors d’une expédition franco-québécoise placée sous le signe de l’histoire de la première colonie française en Amérique.Dans huit canots, à huit équipiers par canot, rames aux poings, ils ont quitté, hier, les berges bétonnées du Vieux-Port de Montréal pour les paysages moins « inquiétants » d’un Montréal dont les rives sont plus accueillantes qu’on ne le croit.Bien nommée, l’expédition Rabaskas se termine le 15 août prochain.« L’an dernier, on a parcouru le trajet.À notre surprise, on a découvert une ville aux rives sauvages et vertes.C’est ce que les jeunes vont découvrir à leur tour », a expliqué Jean-François Thuot, l’un des huit barreurs responsables de la sécurité de l’expédition Rabaskas.Les 64 participants viennent de tous les coins du Québec et de France, de villes aux noms tantôt familiers, tantôt délicieusement inconnus.Dans la « vraie vie », ils mangent et dorment à leur maison de Boucherville ou de Neuville sur Vanne, de Longueuil ou de Mortagne au Perche, de Châteauguay ou de Cambrai.Dans le lot, on trouve même des citoyens de trois des sept Montréal de France : Montréal de l’Ain, Montréal de l’Aude et Montréal du Gers.Pour les prochains jours, ils dormiront sous la tente et vivront à la dure.Et c’est justement ce qui leur plaît.« On dort, on bouffe, on rame avec des gens qu’on ne connaissait pas il y a trois jours.De cette façon, on apprend vite à se connaître.La vie de groupe devient passionnante.Si c’est difficile parfois, c’est surtout avec nos compatriotes français », a expliqué Emmanuel Leduc, 18 ans, de Cambrai, qui visite pour la première fois une grande ville nord-améri- caine.Même enthousiasme communicatif chez les pagayeurs québécois.« Découvrir Montréal par ses routes fluviales, c’est l’aventure », a lancé tout de go Alexandre Saint-Jean, 19 ans, de Saint-Constant lorsqu’on lui demande ce qui l’a poussé à embarquer dans cette galère.« On rencontre des gens, une autre culture.Je remplis mon carnet d’adresses pour mes voyages à venir », a relevé Claudia Michon, 18 ans, de Boucherville, passionnée d’histoire, « pas vraiment sportive », craignant un peu les séances quotidiennes de rames.Au cours de ce périple, ces jeunes vont relever un défi sportif et culturel, souligne Sophie Boissonneault, porte-parole de l’Office franco-québécois pour la jeunesse qui coordonne cet événement à saveur historique organisé dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal.Aujourd’hui, ces aventuriers francophiles — quatre Français et quatre Québécois dont un barreur par canot— pagaient vers Châteauguay et s’arrêteront au passage à Kahnawake.Au cours des prochains jours, ils vogueront de Sainte-Anne-de-Bel-levue, en passant par l’île Bizard et l’île-de-la-Visitation, jusqu’à Boucherville et Longueuil.Chaque journée se déroulera sous un thème.À chaque poste, ils se verront servir une leçon d’histoire.« J’ai décidé de participer à l’expédition parce que j’adore l’histoire.Mais aujourd’hui j’en découvre tellement plus.», s’émerveille Claudia Michon.Enthousiastes, pétillants, Français et Québécois se côtoient déjà depuis quatre jours.De dimanche à mardi, ils ont vécu ensemble sur le site de l’île Notre-Dame.Sans problèmes, sans frictions, disent les principaux intéressés.« J’aime bien l’aventure.Et puis on a eu droit à un bel accueil des Québécois.On a une belle ambiance », relève Cedric Alépée, 22 ans, avec un accent chaud comme le Midi de la France, résidant de Montréal de l’Aude.Pour l’occasion, des villes de France sont jumelées à des villes québécoises.Les municipalités concernées ont participé à la sélection des participants.CBC-Newsworld prend de l’ampleur Guy Talllefer MÊME si la mise sur pied au pays d’un service d’informations continues en français se fait toujours attendre, le réseau CBC-Newsworld a reçu hier du CRTC l’autorisation de majorer ses tarifs d’abonnement, lui permettant ainsi d’améliorer sa couverture des événements.Majoration qui entraînera l’augmentation du personnel de Newsworld à son bureau de Londres et l’ouverture de trois nouveaux bureaux en Europe, en Amérique latine et dans le bassin du Pacifique.À la Maison de Radio-Canada, à Montréal, on s’est réjoui de la décision du CRTC, estimant que l’intérêt porté par le conseil au développement de Newsworld allait permettre de « réactiver » le projet de service français d’informations continues.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a donné à Newsworld la permission d’augmenter ses tarifs mensuels de 0,23 $ sur les marchés anglophones, mais de seulement 0,05 $ sur le marché francophone, ce qui portera respectivement les frais d’abonnement maximum, à compter du 1er janvier prochain, à 0,55$ et 0,15$ par mois.La majoration accordée par le CRTC, qui renouvelle par la même occasion pour sept ans la licence de Newsworld, est légèrement inférieure à ce que revendiquaient les responsables du service anglais d’informations continues.Newsworld, fondé il y a trois ans, aurait voulu pouvoir augmenter ses tarifs sur une base annuelle, de façon à ce qu’ils atteignent mensuellement 0,78 $ en 1998.Mais le président du conseil, Keith Spicer, a refusé d’accéder à la demande de Newsworld, l’invitant plutôt à « maximiser ses recettes publicitaires ».La décision du CRTC doit permettre à Newsworld d’améliorer sa cou- NOURAIE Tapis de Perse de Qualité PLACE BONAVENTURE MONTRÉAL (QC) CANADA H5A ICI (514) 879-9176 verture en direct des nouvelles nationales et internationales.Huit nouveaux employés seront affectés à son bureau de Londres, où le réseau fera en outre l’acquisition de nouveaux équipements.En vertu de sa licence d’opération, Newsworld, qui compte environ six millions d’abonnés, sera également tenu de faire sous-titrer ou interpréter en langage gestuel la moitié de sa programmation à l’intention des téléspectateurs malentendants.Cette proportion devra passer à 75 % en 1997.À défaut d’un service de nouvelles continues en français, Radio-Canada s’était proposé en janvier dernier de doubler quatre heures par jour des émissions d’affaires publiques de Newsworld, sous prétexte, comme l'avait affirmé le président de Radio-Canada, Gérard Veilleux, de tester l’intérêt des Québécois francophones pour un service continu.Deux mois plus tard, la société d’État faisait marche arrière devant le tollé des câblodistributeurs québécois, qui insistaient sur l’impopularité du doublage au Québec, et le Syndicat des journalistes de Radio-Canada, qui trouvait l’idée inacceptable dans le contexte constitutionnel actuel.La pluie sauve des forêts et de l’argent LE GOUVERNEMENT du Québec épargnera des sommes importantes en matière de lutte contre les feux de forêt si le temps maussade persiste.L’extinction des incendies a coûté un peu moins de 6 millions $ au ministère des Forêts cette année, comparativement à 22 millions $ au cours de la même période l’an dernier.Tous les ans, le ministère prévoit un budget d’environ 10 millions $ pour l’extinction de ces incendies.Il a en mains une réserve de 2 millions $ et demande le reste au Conseil du Trésor à mesure que la saison progresse.À ce jour, en 1992, on a dénombré 665 feux de forêt au Québec et on devrait atteindre 750 à 800.L’an dernier, il y en avait eu 987.La vraie différence se situe toutefois du côté des superficies; 9400 hectares de forêt ravagés en 1992 comparativement à 380 000 hectares l’an dernier.Le ministère rappelle que les flammes ont fait rage en forêt tout le printemps, jusqu’à la troisième semaine de juin.Selon un porte-parole, il s’agit d’une année où l’activité est réduite mais pas du tout d’un record.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 SI Jacques Montréal, Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845 /874 Tél : (514) 98 R O B I C A/y //////V/v-jr z/zij /z/Z/z/ty/ZZ/tÿ Pour informations publicitaires contactez: JOHANNE GUIBEAU 1-800 363-0305 (514) 842-9645 PHOTOCOPIES URGENTES?! En noir?En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à ________________ SCRIBEC 385-9400, 45, RUE JARRY EST tation de l’année sans avoir jamais consulté les autochtones avant d’entreprendre les discussions techniques.C’est ce qui explique la frustration des autochtones, a-t-il ajouté.Les célébrations mondiales organisées cette année pour marquer le 500e anniversaire de ce qu’on appelle la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ont accentué le désir des peuples autochtones de célébrer leurs langues, leurs cultures et leurs traditions.Mais ils se disent vexés du peu de fonds — 500 000 $ US — alloués par les Nations unies à cette fin.Ils rencontrent également beaucoup de réticences de la part des gouvernements lorsque vient le temps d’organiser des événements autour du concept politiquement controversé de l’autodétermination.Certains des événements proposés dans le cadre de l’Année internationale incluent une deuxième conférence de la Jeunesse autochtone mondiale, qui aurait lieu en Australie, une Assemblée mondiale des peuples autochtones en Inde.Des Mohawks de Kahnawake prévoient effectuer une expédition de deux semaines en canot pour faire connaître leur culture et leurs traditions aux gens des petites villes du Canada.Mercredi veut mobiliser les autochtones québécois Jean Dion AU LENDEMAIN de son refus de participer à la « rencontre d’information sur le dîner du lac Harrington » à laquelle l’avait convié Brian Mulroney, Ovide Mercredi entame aujourd’hui une tournée de quatre jours au Québec au cours de laquelle il rencontrera les représentants des différents peuples autochtones de la province.En compagnie de Ghyslain Picard, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, le chef national de l’APN ira successivement s’entretenir avec les Cris, à Nemaska (baie James), avec les Montagnais, à Sept-lles, avec les Algonquins, à Manouan, et avec les Mohawks, à Akwesasne.M.Mercredi s’est fixé un triple objectif lors de ces rencontres : passer le message aux représentants autochtones que « le danger est grand que les gains que nous avons effectués soient remis en question en notre absence », intensifier la participation des peuples aborigènes du Québec au processus constitutionnel, et, surtout, lancer un appel à leurs membres de se joindre à lui, lundi au lac Harrington, pour manifester leur désaccord devant les premiers ministres qui s’y réuniront de nouveau.Lors d’un entretien téléphonique, M.Mercredi a dit espérer que 500 personnes participent à la manifestation, « un nombre appréciable d’au- tant plus que le site n’est pas très vaste ».Parallèlement à la campagne québécoise, a-t-il ajouté, d’autres appels seront lancés aux autochtones ailleurs au pays afin qu’ils se tiennent prêts à se joindre à d’autres ralliements éventuels.Pour M.Mercredi, il est cependant important de mobiliser en premier lieu les autochtones du Québec, « car c’est Robert Bourassa qui exige des modifications de substance à l’entente du 7 juillet comme condition préalable de son retour à la table constitutionnelle.C’est lui qui a indiqué avoir des réticences sur la réforme du Sénat et sur la question des droits des autochtones.» Le chef de l’APN a réitéré son désir de rencontrer M.Bourassa « face à face, en présence des autres premiers ministres, afin qu’il nous dise une fois pour toutes ce qui ne va pas quant au respect de nos droits.Pourquoi retarder sans cesse la véritable discussion ?Il devra bien nous affronter tôt ou tard.» Admettant qu’« il est peut-être déjà trop tard » pour les groupes autochtones (i.e.que l’entente du 7 juillet est peut-être déjà condamnée), le chef de l’APN n’en a pas moins indiqué que « le temps des compromis (était) terminé » et qu’il ne cédera pas un seul pouce de terrain.« Partout où les premiers ministres iront, nous irons aussi.On ne laissera pas nos droits être négociés en notre absence.» Moins d’argent fédéral aux universités et davantage à la formation professionnelle OTTAWA (PC) - L’apport fédéral au financement de l’enseignement supérieur a encore décliné l’an dernier, révèlent les chiffres publiés hier par Statistique Canada.Ottawa a consacré l’an dernier 7,7 milliards $ à l’ensemble de l’éducation et de la formation professionnelle au pays, soit une hausse de 8,3 % par rapport à l’année précédente.Cependant, uniquement pour l’enseignement supérieur, les fonds alloués étaient de 3,7 milliards $, ce qui représente un recul de 2,4 % par rapport aux 3,8 milliards $ de 1990-91.Selon ce rapport, le pourcentage des dépenses fédérales en éducation allouées aux institutions postsecondaires était d’ailleurs le plus faible en dix ans : 48,2 %.Mme Sally Brown, vice-présidente de l’Association des universités et collèges du Canada, a déclaré que les institutions se trouvent dans une position intenable.Si le gouvernement ne leur fournit pas davantage de fonds, les institutions d’enseignement supérieur devront limiter les admissions, réduire leurs dépenses ou hausser leurs frais de scolarité, a-t-elle prévenu.Le rapport souligne cependant que les dépenses fédérales en formation professionnelle pour 1991-92 ont atteint un sommet de 2,9 milliards $, 38,1 % du total des fonds fédéraux consacrés à l’éducation, un record pour les dix dernières années.Les écoles élémentaires et secondaires ont eu droit en 1991-92 à un milliard $, soit légèrement plus que l’année précédente.On note également que la part du fédéral dans le financement de l’enseignement supérieur n'a pratiquement pas bouge depuis 1987-88, ce qui a des répercussions considérables sur l’accès à certaines disciplines, dit la Fédération canadienne des étudiants.« Le pire est que certaines universités refusent des étudiants qualifiés», parce que le nombre des admissions est limité, a déclaré la porte-parole de la Fédération Jocelyne Charron.Un grand jury inculpe quatre policiers blancs de Los Angeles Pour viol des droits de Rodney King LOS ANGELES (AFP) — Trois mois après les émeutes sanglantes de Los Angeles, les quatre policiers blancs, filmés en train de passer à tabac un jeune automobiliste noir, Rodney King, en mars 1991, ont été inculpés hier par un grand jury fédéral pour atteinte aux droits de l’Homme et devront se présenter à la justice aujourd’hui.Le procureur fédéral Lourdes Baird a précisé hier que « l’enquête suit son cours », mais elle s’est refusée à fournir des précisions sur les charges retenues contre les policiers ou sur les éventuels témoins.De son côté, Daryl Gates, ancien chef de la police de L.A.au moment des faits, a affirmé que ces nouvelles inculpations sont «exagérées».« Ces policiers ont été jugés.Le procureur a fait de son mieux pour les faire condamner et il n’a pas réussi et maintenant le gouvernement fédéral s’en mêle pour faire ce que l’État (de Californie) n’est pas parvenu à faire », a ajoute M.Gates, qui avait quitté ses fonctions au mois de mai au milieu des critiques pour son incapacité à arrêter les émeutes de Los Angeles.La décision d’inculpation avait été prise mardi par le grand jury chargé de l’affaire, mais n’a été rendue publique qu’hier.Le sergent Stacey Koon et les policiers Lawrence Po-wel, Thimothy Wind et Theodore Briseno sont accusés d’avoir violé les droits civiques de Rodney King dans le cadre de leurs fonctions de représentants de la loi.L’inculpation se réfère à des lois adoptées lors de l’abolition de l’esclavage à la fin du XIXe siècle.Les quatre policiers risquent une peine de 10 ans de prison et de 250 000 $ d’amende.L’acte d’inculpation affirme que les accusés ont « volontairement et intentionnellement fait un usage déraisonnable de la force» lors de l’interpellation de Rodney King le 3 mars 1991.Un vi-déaste amateur avait filmé les policiers passant à tabac cet automobiliste noir.Le 29 avril dernier, trois des policiers avaient été innocentés par un tribunal de Simi Valley (Californie) des charges de voie de fait retenues contre eux — seul Lawrence Powell doit encore répondre d’usage excessif de la force devant un tribunal local.Ce verdict avait provoqué trois jours d’émeutes à Los Angeles, faisant 52 morts et plus d’un milliard $ de dégâts.À Washington, le vice-ministre de la Justice Wayne Budd a déclaré que son administration « a la responsabi lité d’empêcher la violation des droits fondamentaux protégés par la Constitution des États-Unis.L’inculpation des quatre policiers de Los Angeles dont les actes ont été fixés sur une cassette vidéo l’an passé est la première étape pour remplir cette responsabilité.» « * «t Le Devoir, jeudi 6 août 1992 ¦ 3 «f fit 7TMC n» PHOTO JACQUES NADEAU Après avoir perdu leur emploi, les employés congédiés craignent de recevoir une paie de séparation amputée.O A ^t «*.7 T* s £p t o t t SJ' Les employés congédiés de Steinberg réclament leur paie de séparation avant la mise en faillite Jean Chartier LES EMPLOYÉS congédiés de Steinberg réclament le versement de leur paie de séparation avant que l’entreprise ne soit déclarée en faillite ainsi que leur part du Fonds d’indemnisation de 15 millions $, ce fonds créé à la demande de la Caisse de dépôt et de la SDI pour les employés de Steinberg mis a pied.« On est loin des promesses de la transaction du 29 mai », a déclaré hier en conférence de presse, le directeur québécois des Travailleurs unis de l’alimentation, M.Yvon Bel-lemare, tandis que les employés congédiés tenaient trois manifestations, devant les sièges sociaux de Provigo, de Hudon et Daudelin, et de Métro-Richelieu.« On n’a offert que des emplois à temps partiel à quelques employés d’entrepôt de Steinberg », a déclaré le président du syndicat, M.François Lauzon.Il se dit fort inquiet de ce qui WINNIPEG (PC) - La fuite d’une note interne, divulguée hier, a permis d’apprendre que l’ex-président de CN Rail Ron Lawless préconise l’abolition de milliers de postes et de sévères compressions de dépenses afin d’assurer « la survie » de l’entreprise.Rédigée en juin par M.Lawless et transmise aux dirigeants du CN, la note prévoit des pertes d’environ 100 millions $ pour les opérations du transporteur ferroviaire en Amérique du Nord.On y lit que l’entreprise souffre des effets du libre-échange, de la déréglementation du adviendra des 16 supermarchés qui n’ont pas été vendus et des conséquences pour le Fonds d’indemnisation.Il y a là 1300 travailleurs susceptibles d’être mis à pied au début de l’automne et advenant le cas, on ne sait pas s’ils seront admissibles au Fonds.En plus, l’acquisition d’Aligro a été remise en cause par l’acquéreur, ce qui n’augurerait rien de bon pour ces autres employés.Le local 501 des employés de l’alimentation se rebelle donc.Il ne comprend pas que le sous-ministre du Travail, M.Jean Des Troismai-sons, président du Fonds d’indemnisation, refuse d’entendre les revendications des employés et ne les tienne pas informés des primes qu’ils sont susceptibles d’obtenir.Le syndicat FTQ craint que le montant versé ne soit fortement amputé, qu’il soit loin des 15 millions $ promis par le président de la Caisse de dépôt et placement, M.Jean-Claude Delorme, au moment de la transport et des changements de l’économie nord-américaine et mondiale, et que son avenir est en jeu.Pour sortir la société du marasme d’ici 1997, M.Lawless, qui est aujourd’hui à la tête de Via Rail, suggère de remercier 2000 employés par an, y compris le tiers du personnel de gestion, et de sabrer les dépenses de CN Rail de 300 millions $ annuellement.Les mises à pied suggérées totaliseraient 10 000, soit près du tiers des effectifs de 33 000 employés du CN.La note interne a été rendue publique hier par le député néo-démocrate Bill Blaikie, critique de son vente de Steinberg.Il serait injuste, affirme le syndicat, que des montants substantiels soient donnés à des cadres tandis que les fonds ont été prévus pour tous les employés.Steinberg compte de nombreux employés avec 20 ans d’ancienneté, et ceux-ci refusent de partir avec quelques semaines de salaire en guise de compensation.« Personne n’a droit à une indemnité en ce moment, car les 16 supermarchés n’ont pas été achetés, non plus que les entrepôts; c’est scandaleux, déclare M.Bellemare.Comment peut-on admettre que Gaucher ait contracté une dette de 60 millions $ aux États-Unis pour Smitty’s, juste avant la transaction, qu'il ait pu effacer cette dette avec la transaction, et qu’on refuse de verser les 15 millions $ aux salariés.Quand Mol-son a fusionné avec O’Keefe, les deux compagnies ont versé 100 millions aux employés ! » Le syndicat souligne qu’il s’est parti pour les questions de transport, et des représentants des syndicats des chemins de fer.M.Blaikie a soutenu que ces mesures visaient à réduire la taille de l’entreprise en prévision de sa privatisation, comme pour Petro-Canada et Air Canada.M.Brant Ducey, vice-président des affaires publiques du CN à Montréal, a affirmé que la note n’était qu’un des nombreux documents portant sur les solutions aux problèmes financiers du transporteur, et qu’aucune décision de couper des postes n’avait encore été prise.montré compréhensif jusqu’à maintenant.« Nous avons été patients, mais tout le monde nous refuse le droit aux indemnités », insiste le président des employés d’entrepôt.Ces 550 employés n’ônt plus d’emploi, tout au plus a-t-on embauché à temps partiel une centaine d’entre eux pour remplacer des vacanciers chez Hudon et Daudelin.Le syndicat vient donc d’expédier une lettre à la Caisse de dépôt et à la SDI à ce sujet et il réunira les employés congédiés d’ici deux semaines.Et on promet un automne « chaud ».Depuis un mois et demi, les TU AC attendent des réponses.En dépit de la finalité des ententes, les grandes compagnies n’ont rien annoncé aux employés de Steinberg.« Le fonds de 15 millions $ n’a été que de la frime et de la poudre aux yeux afin de faire passer en douce la transaction », affirme M.Bellemare.« Au moment de la transaction, on a dit aux employés qu’ils seraient embauchés en priorité et que les autres seraient indemnisés.» Or, il s’avère qu’aucun employé de 50 ans n’a été embauché.On craint qu’il ne reste rien dans le Fonds lorsque les 16 supermarchés Steinberg fermeront leurs portes dans les prochains mois.Car, la loi C 36 assure la continuité des activités de Steinberg jusqu’au 15 novembre, mais ensuite, les employés ne sont sûrs de rien.La Loi sur les primes de cessation d’emploi laisse six mois à M.Gaucher pour payer les employés congédiés.Celui-ci ne paiera rien du tout si l’entreprise est déclarée en faillite en novembre prochain, craint le syndicat.Pin conséquence, les syndiqués exigent d’abord un règlement immédiat de leur paie de séparation.Depuis la paie du 17 juillet, ils n’ont rien reçu et il est temps qu’on leur verse quelque chose, conclut le syndicat.CN Rail pourrait abolir des milliers de postes et couper 300 millions $ Le MENVIQ creuse l’affaire de la carrière Simard-Beaudry Roland-Yves Carignan LE MINISTÈRE de l’Environnement décidera à la fin d’une enquête s’il y a lieu d’intenter des poursuites contre la firme Simard-Beaudry, de Laval, qui n’a pas obtenu les autorisations nécessaires à l’agrandissement de sa carrière.La décision sera prise à la lumière des découvertes de la Direction des enquêtes du ministère, qui doit déterminer, sur le terrain, si la firme la-valloise s’est conformée au règlement sür les carrières et sablières inclus dans la Loi sur la protection de l’environnement et qui interdit spécifiquement tout agrandissement d’une carrière existante sur un lot acquis après le 17 août 1977, à moins d’obtenir l’autorisation du sous-ministre.Ces terrains ont été acquis en 1986 et l’attaché de presse du ministre Pierre Paradis, Marc Lortie, est clair : « Il n’y a pas eu de certificat d’autorisation pour l’agrandissement de cette carrière.» La firme refuse maintenant de faire tout commentaire, répétant qu'elle croit avoir agi légalement et qu’elle fera bientôt connaître sa position.Elle tient les mêmes propos depuis une semaine.Le ministère de l'Environnement a fait savoir que l’enquête devra aussi déterminer si des infractions ont été commises par les firmes voisines Corival, appartenant au sénateur libéral Pietro Rizzuto et exploitant aussi une carrière, et Devesco, propriété de l’ancien trésorier du Parti libéral du Québec, Tommy D’Errico.Ces trois entreprises sont concernées par une modification au règlement de zonage municipal, adoptée le 13 juillet, qui autorise l’agrandissement des deux carrières ainsi que l’aménagement d'un parc industriel sur le terrain de Devesco.Dans le cas de Simard-Beaudry, dont le président du conseil d’administration est le sénateur conservateur Mario Beaulieu, la carrière a pris de l’expansion dès 1987, malgré l’ancien zonage l’interdisant.Une question reste maintenant en suspens dans cette affaire : comment une firme peut-elle creuser ce trou d'un million de pieds carrés en plein coeur de Laval, enfreignant le règlement de zonage municipal et la Loi sur la protection de l’environnement, sans que personne ne réagisse — ou ne se rende compte de la situation ?« Je n’ai pas de réponse à ce sujet, il me manque des éléments », répond M.Lortie, du MENVIQ.« Mais non, la Ville le savait et le maire l’a déjà admis publiquement », déplore le conseiller d’opposition Maurice Clermont, instigateur de tout ce dossier.Il souhaite que des poursuites soient plutôt intentés contre la Ville de Laval, « qui n’a pas fait sa job » en fermant les yeux devant une infration à son règlement municipal.Il va même plus loin en insinuant que « personne n’est assez fou pour faire une telle chose (l’agrandissement) sans avoir eu un OK venant des autorités en place.» Fatiguée, la haute direction de la Ville a émis un communiqué, hier, dont le titre est plutôt évocateur : « Tout a été dit.» Le communiqué est accompagné d’un avis juridique de trois pages signé par l’avocat et professeur de droit à l’Université de Montréal, Jean llétu.Celui-ci n’est cependant pas disponible pour commenter son étude.Deux points, disculpant la municipalité et répliquant parfaitement au souhait de M.Clermont, sont cependant à retenir.« À notre avis, la Ville de Laval (.) pouvait difficilement à l’époque appliquer son règlement de zonage, lequel ne permettait pas l’exploitation d’une carrière, puisque ceci aurait constitué une forme d’expropriation déguisée sans indemnité des terrains de Simard-Beaudry », peut-on lire dans un premier passage, s’inspirant de la Loi sur la protection du territoire agricole et de la jurisprudence.La conclusion de l’étude concerne plus spécifiquement les devoirs de la Ville concernant les terrains actuellement au centre du litige : « La réglementation (.) a été adoptée conformément aux regies de notre droit municipal tout en respectant la procédure de consultation prévue à la loi.» « Tout le reste ne concerne pas la Ville de Laval », soutient le responsable des relations publiques de Laval, Michel Fréchette.Aucune échéance n’a été fixée à la Direcion des enquêtes du MENVIQ pour déposer son rapport.27 firmes espèrent décider du choix d’un nouveau toit au Stade Isabelle Paré PAS MOINS de 27 firmes ont proposé leurs services à la Régie des installations olympiques (RIO) pour former le comité d’experts qui décidera d’ici janvier 1993 quel type de couvre-chef remplacera la toile désormais obsolète du Stade olympique.Si tout va comme prévu, ce comité de sages, uniquement québécois cette fois, sera choisi au début du mois de septembre par le conseil d'administration de la RIO et devrait présenter une solution de remplacement à la toile au gouvernement dès janvier 1993, a affirmé hier M.Michel Brissette, vice-président à la construction et à l’entretien à la RIO.En fait, les 27 propositions reçues découlent d’un appel lancé le 27 juin dernier par la Régie afin de former un comité d’experts capable de conseiller la RIO sur un nouveau concept de toit « fiable, économique, du rable et sécuritaire ».La Régie se refuse pour l’instant à nommer les firmes qui ont posé leurs candidatures.Mais d’emblée, reconnaît-on à la RIO, toutes les grandes firmes d’ingénierie québécoises figurent au peloton.Au surplus, seulement 6 des 27 propositions d’expertise portent sur la structure, aspect éminemment majeur du concept à évaluer pour remplacer la toile désormais désuète.La RIO a reçu trois propositions en ce qui a trait à la mécanique et à l’électricité, huit firmes se font la lutte pour offrir leur expertise en architecture et dix autres se disputent le contrat lié à la gérance de construction.« Compte tenu de l'ampleur du projet, toutes les grandes firmes québécoises ont démontré leur intérêt.Pour nous, il faut que ce soit des gens neutres qui composent le comité et qui n’ont pas plus d’intérêts dans un concept qu’un autre », a fait valoir hier M.Brissette.Ce dernier a toutefois concédé que plusieurs des firmes engagées dans cette première étape de la course se proposent de présenter par la suite des offres pour le contrat de réalisation du nouveau toit dont la valeur pourrait osciller entre 20 et 50 millions $.Plus encore, plusieurs des firmes d’ingénierie en lice sont celles-là mêmes qui ont réalisé le présent toit du Stade.« Mais il y a quelques années, c’était différent.Une mission impossible.Maintenant, on connaît les points forts et les points faibles et une foule d’informations que les concepteurs ne connaissaient pas alors », a défendu hier M.Brissette.Bref, la RIO entend répartir au bas mot au moins 1 million $ en honoraires aux firmes qui formeront ce comité d’experts, responsable du choix final d’un nouveau concept pour couvrir le Stade.Québec avait donné le feu vert en avril dernier pour l’octroi de 1,5 million $ à la RIO pour trouver une solution de rechange au toit actuel.Pour l’heure, affirme M.Brissette, aucune hypothèse n’est écartée.Et ce, assure-t-il, même si le premier ministre Bourassa s’est prononcé dès avril en faveur d’un « toit rigide, de préférence en aluminium ou en plexiglass».Les experts devront pouvoir analyser les modèles de toits suspendus, gonflables ou rigides, selon le responsable de la RIO.« Il faudra une structure qui résiste aux vents et à l’hiver, mais rien n'est exclu, ni une structure fixe, ni une structure amovible.» Seule chose assurée, la firme retenue devra être québécoise avant tout, et l’on n’acceptera qu’une participation étrangère de 25 % parmi les firmes qui feront équipe pour gagner cette nouvelle course aux contrats.Pour l'instant, les coûts engendrés par la présente toile, qui n’a d’olympique que la facture, se seront élevés a 62 millions $.Rétractable, la toile n’est maintenant « rétractée » qu’en de très rares occasions, et 1,7 million $ ont été nécessaires pour la maintenir en vie d’ici à ce qu'elle raccroche ses patins, après une carrière de cinq ans seulement.On espère qu’elle tienne le coup jusqu’à ce qu’une solution de rechange soit trouvée, d’ici deux à trois ans au maximum.Après ?La toile sera bonne à jeter aux poubelles.à moins que le kevlar ne soit recyclable.Le treuil bloque les efforts d’Atlantis CAP CANAVERAL (Reuter) - La NASA a fait savoir hier qu’elle renonçait à déployer le satellite captif italien TSS et qu’elle envisageait une sortie dans l’espace pour aller le récupérer.Il n’a pas encore été décidé si une sortie serait nécessaire mais deux astronautes de la mission Atlantis ont entamé les préparatifs, longs de 24 heures, pour « préserver cette option ».Trois heures d’efforts déployés hier pour faire fonctionner le treuil électronique sur lequel est enroulé le câble reliant le satellite à la navette se sont révélés vains.Le treuil ne peut être actionné ni dans un sens ni dans l’autre, a déclaré James Harts-field, commentateur du vol à Houston.Les experts disent qu’ils envisagent toutes les options de réparation mais que, si une marche dans l’espace est décidée, les astronautes Jef- frey Hoffman et Franklin Chang-Diaz sortiront aujourd’hui vers 8 h.Parmi les autres options, il est envisagé d’abaisser une tour de 13 mètres guidant le câble et qui a servi de plate-forme de lancement pour le satellite.La NASA avait déjà annoncé hier matin qu’Atlantis, qui devait rentrer sur Terre demain, reviendrait finalement samedi pour permettre à l’équipage de tenter de débloquer le câble et d’effectuer l’expérience prévue avec le satellite.Cette expérience consistait à remorquer le satellite pendant une trentaine d’heures au bout du câble déployé sur 19,2 km.Il s’agissait no, tamment de vérifier son comporte-^, ment et celui du câble pendant leur remorquage dans le champ magnétique terrestre, manoeuvre qui pourrait générer un courant électrique de quelque 5000 volts, selon les experts.Départ des aubaines olympiques chez Honda de Sigi & Honda Ste.Rose ?$ Notre prix est ce qui vous attire, mais vous allez rester pour notre nouveau HEataBEZI Itt mm m-n I Montreal, 1110 rue Bleury, Tél: 879-1550 GARANTIE ?Laval, 266 boul.Labelle Blvd.Tél: 625-1953 La formule gagnante: No 1 pour le 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jouées ».Un fédéraliste inconditionnel, le ministre des Transports, Sam Elkas, n’est pas du tout inquiet par le délai de six jours causé par la remise de la conférence à lundi prochain.« On a vécu pendant 125 ans la situation actuelle; six jours de plus, cela ne m’inquiète pas du tout », a dit M.Elkas qui estime qu’on « va sauver le Canada.Je n’ai jamais cru autrement ».Quant au coloré ministre de l’Agriculture, Yvon Picotte, il compare la situation à des voyageurs entassés dans une automobile .« On peut être cinq ou six dans une Volkswagen si on se plait.Mais si on se hait à deux, il y en a un de trop », a dit M.Picotte.Tous ces ministres participaient hier à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.Le premier ministre, Robert Bourassa, a fait le point devant ses collègues sur sa participation à la réunion du lac Mousseau.Le rapport de M.Bourassa a été soumis en termes optimistes puisque ses collègues avaient à la bouche des expressions comme « possibilités de déblocage » et « manifestation de bonne volonté » à l’issue de la réunion.« Les premiers ministres de tout le pays ont convenu que cela valait la peine de se revoir lundi prochain.Cela indique que la rencontre d’hier a porté certains fruits », a résumé le ministre Pierre Paradis.Le porte-parole du Parti québécois, Jacques Brassard, député de Lac-Saint-Jean, a prétendu par contre que le premier ministre Bourassa vient « d’enfiler un bras dans le tor-deur.Il va y passer au grand complet », a-t-il soutenu.M.Brassard craint surtout que la reprise des négociations se fasse à partir du texte de l’entente « inacceptable» du 7 juillet dernier.L’aile parlementaire du Parti québécois se penchera sur le dossier constitutionnel samedi prochain lors d’une réunion à Saint-Marc-sur-Ri-chelieu.Pour sa part, le président de la Commission jeunesse du Parti libé- ral, Mario Dumont, ne partage pas l’optimisme de plusieurs ministres et il croit, lui qu’on se dirige vers une impasse.« Les chances qu’on en vienne à des négociations apparaissent nulles vu que l’entente du 7 juillet dernier est présentée comme la base de toute négociation», a confié M.Dumont hier.M.Dumont estime que la situation « est difficile » pour le premier ministre Robert Bourassa qui doit « faire preuve de doigté, de sang froid».La Beauce inondée SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Le ton l’état actuel des choses, le premier ministre Bourassa se montre trop exigeant.« Il en demande trop », a-t-il dit.Quant au reste, « ce sera difficile pour l'Alberta, le Manitoba, Terre-Neuve et certaines autres provinces d’abandonner le Sénat triple E ».D’où un pessimisme de circonstance : « Je pense que ce sera extrêmement difficile.L’écart reste la solution.S’il est trop grand, je ne crois pas qu’on pourra s’en sortir », a-t-il affirmé.Le grand chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, a aussi critiqué le gouvernement du Québec en parlant à mots couverts d’une sorte de conspiration entre MM.Brian Mulroney et Robert Bourassa pour empêcher la création de gouvernements autochtones de crainte de remettre en question l’intégrité du territoire québécois.M.Mercredi entend accroître la pression sur le Québec au cours d’une tournée de deux jours qui le mènera à la baie James et sur la Côte-Nord pour rallier des appuis chez les représentais québécois des premières nations.M.Mercredi a confié au DEVOIR qu’il est important de mobiliser en Eremier lieu les autochtones du Qué-ec, « car c’est Robert Bourassa qui exige des modifications de substance à l’entente du 7 juillet comme condition préalable de son retour à la table constitutionnelle.C’est lui qui a indiqué avoir des réticences sur la réforme du Sénat et sur la question des droits des autochtones.» Le chef de l’APN a réitéré son désir de rencontrer M.Bourassa « face à face, en présence des autres premiers ministres, afin qu’il nous dise une fois pour toutes ce qui ne va pas quant au respect de nos droits.Pourquoi retarder sans cesse la véritable discussion ?Il devra bien nous affronter tôt ou tard.» Pour sa part, le premier ministre du Manitoba Gary Filmon a répété à qui voulait l’entendre que les neuf provinces anglophones ne pouvaient se permettre d’abandonner le Sénat triple E au risque de se couvrir de ridicule.Par contre, d’autres comme Roy Romanow (Saskatchewan) et Frank McKenna (Nouveau-Brunswick) se sont montrés ouverts à l’endroit des « revendications justifiées » du Québec.Au Yukon, le premier ministre Tony Penickett a choisi de rester en vacances plutôt que de se rendre à Ottawa pour assister à la rencontre privée avec le premier ministre Brian Mulroney.À son arrivée, sa collègue des Territoires du Nord-Ouest, Mme Nellie Cournoyea, songeait à joindre les rangs des manifestants autochtones, qui attendront de pied ferme les premiers ministres la semaine prochaine.« Nous nous inquiétons que le Québec ait refusé notre présence à la table constitutionnelle pour fournir certaines précisions.Par exemple ur rassurer le gouvernement qué-cois sur la création de nouvelles provinces, qui n’aura pas d’influence sur le concept de société distincte », a déclaré Mme Cournoyea à son arrivée à la résidence d’été du premier ministre Mulroney au lac Harrington.Trois autres leaders amérindiens ont participé en fin de journée, hier, à la rencontre avec M.Mulroney.Tant Mme Rosemarie Kuptana, leader inuit, que ses vis-à-vis autochtones Ron George et Yvon Dumont voulaient obtenir des assurances que la section autochtone de l’entente de principe du 7 juillet restait intacte et que le Canada verrait dans quelques mois la création de gouvernements autochtones à travers le pays, dont au moins une dizaine au Québec.« Si on nous exclut de nouveau, on ne fera pas partie de la réforme constitutionnelle.Et si nous n’y sommes pas, il n’y en aura pas de réforme », a soutenu Mme Kuptana.+ Sylvie Fréchette même chose que moi», assurait Sauvé.Sauvé a dit avoir parlé à la Brésilienne Ana Maria Da Silveira, qui était chagrinée et lui aurait confié n’avoir pas vu plus belle figure d’albatros.Le 9,7 qu’elle voulait donner aurait été la plus forte note de la journée et aurait placé Fréchette et sa rivale américaine Kristen Babb-Sprague à peu près à égalité.Cette note de 9,7 aurait été effacée, tout comme la plus basse de 9,2 de la juge suédoise, que ne semble pas priser Sauvé.C’est plutôt le 8,7 qui est effacé, mais par contre le 9,2 demeure et, en haut de l’échelle, c’est le 9,6 de la juge canadienne qui disparaît.Avec le résultat que Fréchette se retrouve à 35 centièmes de point de Babb-Sprague.C’est une marge très difficile à combler dans ce sport.« C’est difficile, mais la possibilité est là », a dit Sauvé, rappelant que Fréchette aura au moins l’avantage de nager après sa rivale.Les deux avaient obtenu le même score lors de la ronde éliminatoire mais aujourd’hui, les mêmes routines ne seront pas jugées par l’ensemble des mêmes juges.Sauvé a bien sûr relevé que l’arbitre de la compétition d’hier était comme par hasard une Américaine, aidée d’une Japonaise alliée, mais elle a été assez honnête pour dire que des Canadiennes « auraient peut-être fait pareil; c’est normal, on se protège ».Drôle de sport quand même.D’autre part, Sauvé n’en voulait pas du tout à la Brésilienne, qu’elle a trouvée « super mal à l’aise », et qui a fait « une simple erreur humaine » qu’elle a tout de suite voulu corriger, selon elle.+ Clark La décision du gouvernement fédéral survient au lendemain du retour officiel du Québec à la table constitutionnelle.Elle pourrait servir d’illustration à l’influence politique du Québec au sein de la fédération mais provoquer l’hostilité dans l’Ouest, peut-être même soulever un vent anti-Québec.Le Québec continue d’ailleurs d’entretenir de fortes réserves sur la création de nouvelles provinces, la mise en oeuvre de gouvernements autochtones et la formulation du concept de société distincte, que rejetteraient quatre provinces.M.Clark propose de construire sur les bases de l’entente de principe du 7 juillet en en améliorant le contenu.« Il faut améliorer la proposition du 7 juillet pour qu’elle soit acceptable à tout le monde », dit-il.Plusieurs s’interrogeaient hier sur l’intégrité même de cette entente ou de ce qui en reste et envisageaient même la possibilité que les négociations constitutionnelles repartent purement et simplement à zéro.Le ministre Clark a rencontré la presse après avoir participé à une rencontre entre M.Mulroney et certains leaders autochtones à l’exception du grand chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, qui n’accepte pas d’avoir été mis à l’écart de la reunion des premiers ministres de mardi.M.Clark qualifie « d’erreur » la décision de M.Mercredi de manifester à l’arrivée des premiers ministres au lac Mousseau lundi prochain.Par ailleurs, les participants à la réunion avec M.Mulroney ont affirmé n’avoir appris rien de nouveau à l’issue de la rencontre d’une heure.Mme Rosemarie Kuptana, porte-parole des Inuit, a exigé que le premier ministre s'affiche publiquement en faveur de la partie autochtone de l’entente, invitation qu’il a poliment déclinée.La première ministre des Territoires du Nord-Ouest, Mme Nellie Cournoyea, a critiqué le gouvernement Bourassa, qui réclame un veto sur la création de toute nouvelle province.Attitude qu’elle trouve inacceptable.Dans l’ensemble, les leaders amérindiens comme Yvon Dumont (Métis) et Ron George (Conseil des autochtones) craignent qu’on réserve aux gouvernements autochtones le même sort qu’au Sénat triple E, les oubliettes.4 Les Noirs représentatifs de la communauté noire s’ils ont la volonté de participer à ce recours.M.Philip, affublé du titre « Trou-du-cul de la semaine» (sic) dans cette édition, s’est dit hier « très blessé» du dossier présenté par Photo-Police, lancé par ailleurs sous le titre « Les Blancs en ont assez des Noirs», et « Même la police en a peur ».« Au cours de l’entrevue que j’ai donnée à Photo-Police, j’ai expliqué que la criminalité ne pouvait être abordée sur la base de la couleur, j’ai essayé d’expliquer les problèmes de la communauté.C’est le journaliste Yves Mallette qui m’a contacté, mais je crois que la direction est responsable de la manière dont les articles sont présentés.Ils m’ont abordé en présumant que la communauté noire était entièrement criminalisée, que la communauté noire est associée globalement à la criminalité montréalaise.À ce titre elle est à même de porter recours collectivement en diffamation », a dit M.Philip.M.Yves Prud’homme, président de la Fraternité des policiers, d’autre part consacré « le héros de la semaine », dans la même édition, n’a pas voulu commenter le même article.« Le service de police ne souscrit pas aux conclusions de l’article selon lesquelles les policiers ont peur des Noirs», s’est borné à dire M.John Dalzell, du service des communications du SPCUM, qui affirme d’autre part transiger très rarement avec les journalistes de Photo-Police, à moins d’être sollicité par cette équipe.Plus tôt cette semaine, la Commission des droits de la personne du Québec a signalé son intention de porter plainte au Conseil de presse du Québec.Le Conseil de presse du Québec, qui n’a pas de pouvoir exécutoire mais bien un simple pouvoir de blâme, s’est d’ailleurs engagé auprès du président de la Commission, M.Yves Lafontaine, à traiter ce dossier de façon prioritaire.Du côté du ministère de la Justice, on affirmait hier qu’il n’y avait pas matière à déposer des accusations criminelles, dans l’édition de Photo-Police, après examen du dossier.Pour sa part, la ministre québécoise de l’Immigration et des Communautés culturelles Monique Gagnon-Tremblay a qualifié de « déplo- rables » les articles publiés dans l’hebdomadaire Photo-Police concernant la communauté noire de Montréal.« M.Philip siège à la table de concertation sur la communauté noire anglophone et il y travaille très fort et bénévolement.Je trouve profondément irresponsable que certains journaux publient ce genre de dossiers tout simplement pour vendre quelques copies», a-t-elle souligné.Pour sa part, le rédacteur en chef de Photo-Police, M.Jacques Durand, a constaté que certains médias « s’étaient chargés de faire une bonne publicité à l’hebdomadaire », qui doit d’ailleurs sortir son prochain numéro vendredi de cette semaine.L’édition de Photo-Police annonçait par ailleurs une série de reportages consacrant ainsi un « héros » et un « trou-du-cul » dans un dossier donné.?Camps l’ex-Yougoslavie.Selon une liste communiquée hier au Conseil de sécurité par l’ambassadeur bosniaque, Muhamed Sacir-bey, au moins 97 000 personnes sont détenues dans 94 camps et prisons sous contrôle serbe en Bosnie-Herzégovine, où 17 100 détenus au moins auraient été tués.Ce document est établi sur la base de « données qui avaient été recueillies au 26 juillet 1992 par différents organes et institutions d’État ».Le gouvernement de Sarajevo présente une liste avec les emplacements des camps ou des prisons en question, en indiquant pour chacun le nombre actuel de détenus, ainsi que le nombre de prisonniers tués.Il s’agit pour la plupart d’entre eux de femmes, d’enfants et de vieillards, indique M.Sacirbey.Le document comprend également une liste de onze « camps de concentration et de prisons » situés sur le territoire de la Serbie et du Montenegro, où un total de 22 710 Bosniaques seraient détenus.Les autorités bosniaques avaient annoncé hier à Sarajevo le chiffre de 30 000 civils détenus dans 96 camps serbes en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et au Montenegro, c’est-à-dire un nombre trois fois inférieur à celui présenté officiellement aux Nations unies.L’administration du président George Bush a été vertement critiquée par le Congrès démocrate et la presse pour ce qui est apparu comme un manque de réactions face aux informations faisant état de tortures et de massacres dans des camps de concentration tenus pour la plupart par les Serbes en Bosnie-Herzégovine.« Cette semaine nous avons vu un nombre croissant d’informations faisant état de camps de détention en Bosnie-Herzégovine et en Serbie et certaines faisaient allusion à de possibles exécutions, tortures et violations des droits de l’homme », a indiqué M.Eagleburger dans sa déclaration lue par le porte-parole du département d’État Richard Boucher.« Ces informations, bien qu’elles ne soient pas confirmées, sont extrêmement alarmantes, poursuit la déclaration, et il est vital que tous les centres de détention et les prisons soient ouverts au CICR et à des observateurs neutres.» La déclaration de M.Eagleburger annonce : « Nous avons appelé à la réunion d’urgence de la commission des Nations unies sur les droits de l'homme à Genève pour examiner la situation en détail, pour discuter de la violation des droits de l’homme et demander un accès complet aux camps de détention.» Les État-Unis souhaitent qu’une SAINT-GEORGES (PC) - Si les dégâts occasionnés par les pluies torrentielles qui se sont abattues durant la soirée de mardi sur une quinzaine de municipalités de Beauce-Sud et de Bellechasse sont difficilement quantifiables, ils s’élèvent néanmoins à 10 millions $ à Saint-Georges et à 1 million $ à Lac-Etchemin.À Saint-Georges, c’est la deuxième fois en trois ans que des pluies diluviennes occasionnent autant de dommages.En août 1990, les dégâts s’étaient chiffrés à 5 millions $.Dès hier matin, le député-ministre de Beauce-Sud, Robert Dutil, avait commencé les démarches pour que le gouvernement vienne en aide aux sinistrés dans les plus brefs délais.« Tous les ministères concernés sont déjà informés de la situation », a Erécisé son attachée de presse, Isa-elle Lessard.Les averses qui sont tombées pendant quatre heures mardi soir sur cette région ont transformé des routes, des rues et des chemins en pente en de véritables torrents.Des ruisseaux ont débordé.Les effets de l’érosion ont été dévastateurs, en particulier dans le secteur ouest de Saint-Georges.Une douzaine de rues devront être reconstruites.Les eaux ont miné les infrastructures.« Je suis âgé de 57 ans et un désastre semblable, je n’ai jamais vu ça en été.J’ai vécu de grosses inondations provoquées par la débâcle de la rivière Chaudière mais cette fois-ci ce n’est pas ce cours d’eau qui a débordé », a dit le maire Paul-Henri Laçasse après avoir constaté l’ampleur des dégâts qu’il évalue à 8 millions $ pour la corporation municipale.Selon le premier magistrat, il ne s’agit pas d’une évaluation gonflée.« Au contraire, le montant pourrait augmenter.Il faut s’attendre à de mauvaises surprises quand on creusera.» décision sur la réunion le plus tôt possible des 53 membres de la commission puisse être prise avant le 10 août et débouche sur la nomination d’un envoyé spécial qui puisse se rendre sur place pour établir la véracité des accusations formulées par les camps adverses.« Nous demandons que la CSCE déclenche les mécanismes de protection des droits de l’homme appropriés pour accélérer la procédure de nomination d’un rapporteur qui enquête sur les accusations », a ajouté M.Eagleburger.À Paris, François Mitterrand a également réclamé un contrôle des camps de prisonniers dans l’ancienne Yougoslavie.« Il faut manifester une exigence forte.Tout convoi humanitaire doit être protégé.Tout camp doit être visité, contrôlé et ouvert», a déclaré le chef de l’État.Dans une interview au quotidien américain USA Today, George Bush déclare ne pas exclure le déploiement à des fins humanitaires de militaires américains en Yougoslavie.Il souligne cependant les risques d’évolution vers une guérilla de style Viêt-nam présentés par une telle hypothèse.« Avant d’engager les forces américaines dans une bataille, je veux connaître le point de départ, l’objectif, les moyens de l’atteindre et la fin », déclare le président en ajoutant ne pas disposer de réponses à ces questions en termes de recours à une force militaire importante.Un expert militaire britannique a estimé que 75 000 hommes seraient nécessaires uniquement pour établir Trois cents caves de maisons ont été inondées.M.Victor Vachon, 35 ans, avait acheté en juillet une maison située sur la 21e Rue et il devait y déménager sa famille en fin de semaine.Les eaux rugissantes et boueuses qui descendaient la côte ont envahi le sous-sol haut de six pieds, se stabilisant à quelques pouces du plancher du rez-de-chaussée.M.Vachon a évité des dégâts plus considérables en brisant une fenetre pour faciliter l’écoulement des eaux.Au centre hospitalier, les eaux se sont infiltrées par une porte de service dans une partie du soubassement abritant les ateliers d’entretien ainsi que la réserve de films de radiologie.Un porte-parole de l’établissement évalue les dégâts entre 150 000$ et 200 000$ alors qu’il y a deux ans les pertes s’étaient élevées à 750000$.Une trentaine de commerces ont été touchés.Au Carrefour Saint-Georges, 10 établissements ont été inondés, les drains pluviaux de la toij ture et du plancher ne suffisant pas à la tâche.Des toitures ont aussi été endommagées; des toiles de piscines ont été arrachées; des patios ont été démolis.Les bourrasques ont soulevé une chaloupe qui s’est écrasée sur une automobile.Au club de golf, le terrain ressemblait à un lac hier matin.Les eaux se sont retirées rapidement mais quatre trous étaient encore inutilisables.Dans le secteur de Saint-Georges, le maire Laçasse croit que la valeur globale des dégâts dépasse facilement les 10 millions $.Les routes 269 entre Saint-Honoré et La Guadeloupe et 271 à Saint-Ephrem-Station et des rangs à Saint-, Honoré et à Saint-Jean-de-la-Lande ont été fermés à la circulation durant quelques heures.un corridor terrestre entre la ville, croate de Split, sur l’Adriatique, et Sarajevo.Sur le terrain, les casques bleus déployés à Sarajevo ont menacé de: quitter la capitale bosniaque, où les affrontements entre forces serbes et croato-musulmanes ont redoublé d’intensité.; « Il arrive un moment où il faut regarder les choses en face.Je crois que ce moment est venu », a déclaré un porte-parole des unités des Nations unies sur place, Mik Magnus-son.« Ces derniers jours, nous avons eu un tué et six blessés graves.Cela ne peut pas durer indéfiniment.Si la violence se poursuit à ce niveau, cela remettra gravement en cause notre mission.Mais nous ne sommes pas des lâcheurs, nous voulons continuer», a-t-il dit.Le général français Philippe Morillon, numéro deux de la Force dé protection des Nations unies (FOR-PRONU) qui devait se rendre à Sarajevo pour examiner la situation, a été dans l’impossibilité de faire le voyage.« Il n’a pas pu trouver un avion pour venir ici car il n’y a pas assez d’argent pour payer l’assurance », a expliqué Mik Magnusson.Les forces serbes et bosniaques ont apparemment lancé des offensives simultanées.Les combats les plus violents se déroulent sur le Mont Trebevic, une colline boisée qui domine la ville.Selon le commandement bosniaque, 8000 combattants croates et musulmans affrontent 5000 Serbes, qui ont l’avantage d’occuper les hauteurs.Directrice ou directeur artistique LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur artistique (poste à durée limitée) Description du poste: Sous l’autorité du rédacteur en chef et du directeur de l’information, la directrice ou le directeur artistique supervise la présentation quotidienne du journal et des cahiers spéciaux durant la période de transition vers un nouveau code graphique du journal, et durant sa consolidation.Il s’agit notamment d’encadrer le travail graphique ; des pupitreurs, de réaliser des travaux graphiques spéciaux reliés au contenu du journal, de contribuer à la formation des pupitreurs en matière de graphisme, de faire la liaison avec les services de publicité du journal.Qualifications requises: La personne que nous recherchons sera familière avec les exigences de production d'un journal quotidien, possédera des connaissances et une pratique étendues en infographie et en design graphique par ordinateur, sera capable de travailler en équipe, aura des qualités pédagogiques, de la méthode, de l'imagination, de l’audace et une grande rapidité d’exécution.Rémunération: Ce poste est un contrat à durée limitée, dont les conditions sont à discuter.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l'adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l'information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Responsable des pages économiques LE DEVOIR est à la recherche d’un(e) adjoint(e) au directeur de l’information pour les informations économiques.Description du poste: Sous l'autorité du directeur de l'information, l’adjoint(e) au directeur de l’information pour les informations économiques a la responsabilité des pages économiques quotidiennes et d’un cahier économique hebdomadaire.Il planifie le contenu de ces pages, coordonne le travail des journalistes de la section, des collaborateurs et voit à la production de ces pages.Qualifications requises: Une expérience diversifiée à titre de journaliste et/ou d'analyste, notamment dans le secteur économique; une bonne connaissance des questions économiques; une capacité éprouvée en matière de coordination du personnel; des aptitudes pour l'édition et la mise en page de textes.Rémunération: Selon les conditions de la convention collective.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l’adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’Information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Directrice ou directeur de l’information LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur de l’information.Description du poste: Sous l'autorité du rédacteur en chef, la directrice ou le directeur de l'information est responsable, en première ligne, de la production quotidienne du journal.Il lui revient 1) de coordonner le travail des cadres de la rédaction, des chefs de division et des pupitreurs; 2) d'affecter les journalistes et de superviser leur travail au jour le jour.Est aussi de son ressort la proposition quotidienne du contenu du journal: idéation, suivi des événements et des dossiers dans tous les secteurs, ordonnancement, présentation, correction, respect des échéances et heures de tombée, évaluation.Qualifications requises: La personne que nous recherchons devra posséder une expérience journalistique de fort calibre en presse quotidienne écrite, de même qu’une culture générale et polyvalente, démontrable aussi bien en politique québécoise, canadienne et internationale qu’en affaires culturelles ou économiques.Elle doit savoir diriger des personnes et des équipes avec une fermeté aussi grande que soucieuse des relations humaines.Parmi les aptitudes indispensables: sens de la méthode, vivacité, énergie, esprit ouvert et critique, résistance au stress, rapidité d’exécution, disponibilité, intégrité.Une ex- ; périence des défis de la mise en pages est très souhaitable.Rémunération: Selon l'échelle des cadres de la rédaction.Les personnes intéressées à ce poste-clé et exigeant feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l’adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’Information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 ECONOMIE r Le Devoir, jeudi 6 août 1992 EN BREF.Baisse des taux privilégiés TORONTO (PC) - Plusieurs banques canadiennes et le Mouvement Desjardons ont abaissé hier leur taux privilégié à 6,5 %.La Banque de Montréal a été la première à annoncer qu’elle réduisait son taux privilégié d’un quart de point de pourcentage.Ce taux est ainsi passé à 6,5 % ce matin.La Banque de Montréal a fréquemment donné le ton ces derniers mois, en ce qui regarde les taux d’intérêt.La dernière fois où elle avait modifié son taux privilégié, c’était au début de juillet.Pour leur part, la Banque TD et la Royale avaient réduit leurs taux privilégiés, il y a environ deux semaines.La Banque de Montréal a aussi diminué à 5,5 % son taux d’intérêt sur les prêts aux petites entreprises.Ce taux, offert aux proprietaires de petites entreprises et aux fermiers, est valable pour les prêts inférieurs à 100 000 $, a rappelé un porte-parole de la banque.La dernière fois où ce taux a été à un niveau si bas, c’était il y a 25 ans.Trustco Général poursuit son redressement POUR LE deuxième trimestre du présent exercice, Trustco Général a poursuivi son redressement en réduisant à 4,47 millions $ sa perte nette sur un chiffre d’affaires de 130 millions $, comparativement à une perte de 7,76 millions $ sur un chiffre d’affaires de 134 millions $ au trimestre précédent.Pour les six premiers mois de l’exercice en cours, la perte accumulée s’élève donc à 12,23 millions $ contre un bénéfice net de 4 millions $ lors de la période correspondante l’an dernier.L’actif consolidé s’élève à 5,4 milliards $ au 30 juin par rapport à 5’6 milliards $ au 30 juin 1991.En mai dernier, l’entreprise a recueilli 70 millions $ au moyen d’une émission de droits auprès de ses actionnaires.Ce montant a été employé, en partie, pour renforcer le capital de base de lYust Général et Sherbrooke Trust.Des faillites en hausse OTTAWA (PC) — Les faillites ont recommencé à grimper en juin, après deux mois de baisse, a indiqué hierune agence fédérale.Selon le bureau du surintendant des faillites, le nombre des faillites de particuliers et d’entreprises a atteint 6733 en juin.Il était de 5968 en mai, de 6455 en avril et de 7057 — un record en mars.Encore une fois, l’Ontario a cumulé le plus grand nombre de faillites en un mois — 2768 en juin contre 2476 le mois précédent.Mais toutes les provinces, a l'exception de l’Ile-du-Prince-Édouard, ont subi une augmentation des faillites au cours de ce mois.Pour la première moitié de l’année, les autorités fédérales ont recensé 39 678 faillites, contre 37 570 pour les six premiers mois de 1991.Le FMI prêtera à la Russie WASHINGTON (AFP) - Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) s"est réuni hier pour décider l’octroi de 1 milliard $ US de crédit à la Russie, a-t-on appris auprès du Fonds.Il s’agit du premier milliard d’un crédit stand-by de 4,5 milliards $ US sur lequel le FMI s’était engagé au printemps dernier.Les discussions sur le complément de crédit, dont l’octroi dépend de la stabilisation de l’économie russe, devraient débuter à l’automne.Mais le FMI ne cache pas sa préoccupation devant l’état actuel et les incertitudes de l’économie russe.L’octroi de ce premier milliard, pour une durée de cinq mois, devrait néanmoins permettre le réaménagement de la dette russe par le Club de Paris qui regroupe les principaux créanciers publics.En avril dernier, les pays occidentaux avaient promis 24 milliards $ US d’aide aux pays de l’ex-URSS boursier Dollar canadien (US Cents) + .08 84.47 Or (New Vork-US$) 3.50 349.20 TSE-300 Montréal-XXM Dow Jones - 19.18 3365.14 - 12.95 3406.19 1784.28 (PC) Stentor demande à Ottawa d’intervenir dans l’interurbain, i Serge Truffaut APRÈS avoir contesté les décisions prises par le CRTC dans le dossier Unitel en lançant une offensive sur le flanc juridique, voilà que Bell Canada et les autres compagnies attaquent l’organisme gouvernemental sur le front politique en demandant l’intervention des plus hautes autorités du pays en ce domaine, soit le Cabinet fédéral.Hier matin en effet, l’association défendant les intérêts des compagnies de télécommunications, soit Stentor politiques publiques Télécom, a déposé une requête auprès du Cabinet afin que celui-ci impose au CRTC une révision en profondeur de toute la réglementation balisant le monde des télécommunications au Canada.Rien de moins.Sous prétexte que le CRTC a introduit la concurrence en permettant à Unitel de se lancer dans l’interurbain, Stentor estime que la régle- mentation actuellement en rigueur, et notamment tous les articles inhérents à la structure tarifaire, est tout simplement caduque.Présidente et chef de la direction de Stentor, Mme Jocelyne Côté-O’Hara a déclaré lors d’une conférence de presse que la décision historique prise par le CRTC en juin dernier, soit la décision ouvrant les portes à la concurrence dans l’interurbain, « impose une structure de réglementation de type monopolistique aux compagnies de téléphone, dans ce qui est devenu l’un des marchés de télécommunications les plus ouverts au monde ».À l’appui de sa requête, et indépendamment du dossier Unitel, Stentor souligne, voire insiste sur le fait que les compagnies américaines oeuvrant dans cette sphère d’activités sont désormais des concurrentes directes et non indirectes.Une situation qui reflète les avantages dont disposent ces compagnies américai- nes comme AT&T, MCI et autres en matière de grille tarifaire.Et comment cette concurrence américano-canadienne se traduit-elle ?Telle que décrite dans la pétition déposée hier matin par Mme Côté-O’Hara, la situation est la suivante : « Forcés de livrer concurrence aux compagnies américaines, les clients d’affaires canadiens demandent de plus en plus instamment des tarifs comparables et un rythme plus rapide d’introduction de nouveaux services».« Connaissant les tarifs moins élevés offerts aux États-Unis, de poursuivre Stentor, ils n’acceptent plus la tarification canadienne.Depuis quelques années, les entreprises ont trouvé des moyens de contourner le réseau canadien en passant par des réseaux privés ou par des revendeurs canadiens ou américains .Les filiales canadiennes des multinationales américaines subissent des pressions pour réduire leurs coûts d'exploitation et choisissent des solutions en sol américain ».Conséquemment, Stentor voudrait que le Cabinet fédéral arrête une politique tarifaire semblable ou identique à celle qui prévaut actuellement aux États-Unis.Au Gouvernement, Stentor propose que tous les tarifs interurbains élaborés par les compagnies de télécommunications soient « approuvés dans un délai de sept jours ».En outre.Stentor propose une règle à l’effet que « le Conseil (soit le CRTC) se fiera à la méthode de la séparation des coûts pour vérifier l’absence d’interfinancement des services concurrentiels par des services monopolistiques.Aucune autre vérification de l’interfinancement n’est nécessaire».Enfin, Stentor estime que « l’obligation pour les compagnies de téléphone d’assurer un service universel soit maintenue.Un plafonnement des prix sera imposé à l’égard de leurs tarifs interurbains.Le plafonnement correspondra aux tarifs interurbains ( actuels, redressés en fonction de l’in- j flation ».Invité à commenter l’architecture ' réglementaire présenté au gouvernement, le vice-président principal de Unitel, M.Richard Stursberg, a estimé que le geste posé par Bell et les autres compagnies membres de Stentor signifient qu’elles « veulent i tout faire pour bloquer la compétition ».À l’appui de son analyse, le vice- > président de Unitel a rappelé que la -flexibilité réglementaire souhaitée aujourd'hui par Bell Canada était ' contenue dans la loi C-62 que cette compagnie a contestée.Selon M.Stursberg, Stentor, organisme de • pression dont Unitel ne fait pas partie, veut éviter certaines considéra- ' tions énoncées par le CRTC en juin ' dernier « afin de commencer les activités anti-compétition contre Unitel ! dès aujourd’hui.Ils veulent continuer ’ à dominer le marché».De moins en moins de syndiqués dans le secteur privé au Canada Jean Dion CONFORMÉMENT à la tendance observée depuis 35 ans, la proportion de travailleurs du secteur privé qui sont syndiqués continue de baisser au Canada.Cette diminution s’accompagne toutefois d’une certaine stabilité du taux général de syndicalisation.Ces données se retrouvent dans une étude effectuée par le Centre de relations industrielles de l’université Queen’s, de Kingston, dont le Conseil du patronat du Québec a rendu public et commenté le contenu, hier.Ainsi peut-on constater que le taux général de syndicalisation au pays s’est maintenu à environ 36% au cours de la dernière décennie, mais que celui du secteur privé a chuté, passant de 21% en 1984 à 18% en 1990.En 1958, il s’élevait pourtant à 34%.D’après l’étude, la configuration de la main-d’oeuvre et, partant, celle du syndicalisme sont affectées par de nombreux facteurs, tels le libre-échange avec les États-Unis, la globalisation des marchés, les innovations technologiques et l’expansion du secteur tertiaire.À cet égard, le CPQ relève que les secteurs minier et manufacturier, jadis bastions du syndicalisme, connaissent une décroissance des effectifs syndicaux, pendant que le secteur des services est le seul à enregistrer une réelle expansion, son taux de syndicalisation étant passé de 24 % en 1978 à 34 % en 1988.Le maintien du taux de syndicalisme, note le document, est donc pour l’essentiel tributaire d’une percée dans le secteur tertiaire et du haut niveau de syndicalisation du secteur public, « où les effectifs sont toujours en croissance, mais dont le taux de syndicalisation de 77 % arrive à un point de saturation ».De fait, au cours des 10 dernières années, près de quatre nouveaux syndiqués sur cinq l’ont été dans les seuls secteurs des services et de l’administration publique.De tels éléments ne surprennent guère les leaders syndicaux.« En 35 ans, nous sommes passés d’une économie fondée sur la fabrication à une société de services », souligne Clément Godbout, secrétaire général de la FTQ.« Or s’il y a encore des améliorations possibles en matière de syndicalisation du secteur tertiaire, nous devons toutefois considérer que les emplois précaires, les emplois à temps partiel et les très petites entreprises y sont nombreux, ce qui complique d’autant notre tâche.Chose certaine, une progression du syndicalisme dans le secteur privé devra nécessairement passer par le tertiaire.» M.Godbout fait cependant valoir que de sérieuses modifications aux lois canadiennes du travail devront être adoptées pour permettre aux syndicats — et aux entreprises — de s’ajuster à la nouvelle réalité.« Depuis longtemps, par exemple, nous réclamons la négociation sectorielle dans le secteur privé.Le mouvement syndical canadien maintient sa vitesse de croisière dans le privé, mais un cadre législatif moins restrictif est indispensable à son progrès.» En guise d’explication de la décroissance du « syndicalisme privé » au Canada, le CPQ mentionne pour sa part que « les syndicats sont confrontés aux mêmes difficultés que les entreprises, entre autres la récession qui a entraîné de nombreuses mises à pied.Cette situation, ainsi que la mondialisation des marchés, ont provoqué une réduction des effectifs syndicaux canadiens.« Certains syndicats ont été incapables de relancer leurs activités et de maintenir leurs effectifs dans ce contexte ardu, poursuit le document.D’autres ont de la difficulté à justifier leur présence dans un cadre de concertation accentuée entre les employeurs et les travailleurs, ou lors de l'instauration, par exemple, de cercles de qualité, du travail en équipe autogérée, de programmes d’amélioration de la qualité de vie, de partage des profits, d’actionnariat ou d’autres nouvelles approches de gestion participative.» Cette analyse n’est pas endossée complètement par certains des principaux intéressés.« Il est certain que le libre-échange, la récession, les fermetures d’usines et les licenciements collectifs ont engendré des pertes pour le mouvement syndical canadien», dit Claudette Carbonneau, vice-présidente de la CSN.« Mais invoquer une concertation accrue au sein des entreprises pour justifier l’absence de besoins syndicaux équivaut à poser le problème à l’envers.C’est précisément lorsque les travailleurs sont organisés et ont une « vie associative » que la véritable concertation peut se faire jour et devenir profitable.» Par ailleurs, le document indique que la présence syndicale demeure plus prononcée au Québec (46,9 % en 1990) que dans le reste du Canada, surtout dans le secteur privé (33,9 % en 1990).S’agit-il là, s’interroge le CPQ, d’un élément de la société distincte ?«Peut-être, répond Clément Godbout, mais c’est surtout un indice d’un syndicalisme distinct, qui fait partie intégrante de la société et qui se veut plus vivant et attirant qu'ail-leurs.» Le Japon affiche une hausse record de son excédent pour le premier trimestre TOKYO (Reuter) — Le Japon a enregistré une hausse record de l’excédent de sa balance des paiements au premier semestre de l’année et les économistes s’attendent que l’écart s’accuse encore au second.Le ministère des Finances a annoncé hier que l’excédent des paiements courants japonais — le plus large indicateur des échanges de biens et services — s’était établi en données brutes à 56,18 milliards $ US au premier semestre de l’exercice 1992, contre 28,92 milliards $ US après révision à la même période de l'exercice précédent.« L’excédent commercial du Japon est un simple fait de la vie », a déclaré Chiharu Shima, économiste chez U BS Phillips et Drew International.« Pour un excédent moins important, il faudrait une économie intérieure plus saine, ce qui n’est pas près de se présenter.» Le précédent record de l'excédent PARIS (Reuter) — La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a atteint 24 millions de barils par jour le mois dernier, 200000 B/J de plus qu’en juin, écrit l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel publié hier.La demande de pétrole dans les pays de l’OCDE atteindra 37,9 millions B/J au 3e trimestre, une hausse de 1,5 % sur les 37,3 millions B/J du 3e trimestre 1991, ajoute l’AIE.Les exportations de l’ex-URSS ont augmente à 2,25 millions B/J en juin contre environ deux millions en mai et devrait avoir atteint 2,4 millions en juillet.Ceci est attribué à la baisse des exportations russes vers les républiques non russes ajoutée à la vive diminution de la demande intérieure en Russie.En juillet, l’Arabie Saoudite a produit 8,1 millions B/J, sans changement sur juin, l’Iran 3,3 millions con- des paiements courants remontait au second semestre 1986, avec 50,08 milliards $ US.Les économistes attribuent principalement le dernier excédent au commerce des biens, plutôt qu’aux.services ou aux mouvements de ca-‘ pitaux.L’excédent commercial, en données brutes, a augmenté à 62,88 milliards $ US au premier semestre, contre 44,08 milliards $ US après révision un an plus tôt.Jusqu’à une date récente, le gouvernement nippon était en mesure d’imputer ce déséquilibre commercial croissant à un faible volume d’importations dû au ralentissement de l’économie japonaise.Mais les responsables japonais sont obligés chaque jour davantage de reconnaître le dynamisme que leur pays conserve à l’exportation en dépit du marasme qui règne à l’extérieur.Au premier semestre, les expor- tre 3,2 millions, et le Koweït 900 000, légèrement plus qu’au mois précédent.La demande de brut en Europe atteindra 13,2 millions B/J au 3e trimestre contre 12,8 millions durant la meme période en 1991.Celle de la région du Pacifique s’élèvera à 5,8 millions, 200 000 de plus qu’au 3e trimestre 1991.En Amérique du Nord, la demande devrait rester stable à 8,9 millions B/J.Au 4e trimestre 1992, l’AIE prévoit que la demande des pays de l’OCDE sera de 39,7 millions B/J contre 39,2 millions sur la même période en 1991.La production de l’ex-URSS a baissé à 9,26 millions B/J au 2e trimestre comparé à 9,46 millions au 1er trimestre 1992.Celle de la Russie a diminué de 13 pc à 8,1 millions B/J au 1er semestre comparé à la même période en 1991, écrit l’AIE.tâtions ont représenté 159,13 milliards $ US (contre 146,97 milliard-s $ US), ce qui soulève la question de savoir si les entreprises japonaises ne « fondent » pas sur les marchés étrangers parce que le leur progresse lentement.Les représentants du ministère du Commerce international et de l’Industrie (MITI) ont maintes fois cherché à dissiper cette théorie, en estimant que l’on devait plutôt incriminer la hausse du yen parce qu’elle accroit la valeur marchande des produits exportés, que leur volume augmente ou non.Des économistes voient une solution dans une augmentation de la demande intérieure, estimant que les programmes de soutien aux importations équivalent à un replâtrage là où s’impose une véritable intervention chirurgicale.Le MITI a annoncé mardi que le pays consacrerait au moins 1 milliard $ US de l’exercice fiscal 1992-93 à des mesures de soutien aux importations.L’autre élément important de la balance des paiements courants, les « invisibles » — mesure des échanges de services et des revenus d’investissements à l’étranger —, est depuis longtemps dans le rouge.Mais les économistes estiment qu’une hausse des revenus tirés des investissements extérieurs contribue à réduire ce déficit, en accentuant l’excédent global des paiements courants.SEARS CANADA INC.AVIS DE DIVIDENDE Un dividende trimestriel de 6 cents par action a été déclaré pour toutes les actions de la compagnie, payables le 15 septembre 1992 à tous les porteurs d'actions, les détenant le 14 août 1992 à la fermeture.Par ordre du Conseil R.Vezér Secrétaire Toronto, Ontario, le 27 juillet 1992 Hausse de la production de l’OPEP Le Conference Board j trouve douloureusement lente la reprise mondiale I L’organisme redoute un j affaiblissement de l’économie US , Catherine Leconte LA REPRISE économique s’avère « douloureusement lente » partout dans le monde, titre le Conference Board du Canada dans son « tour d’horizon mondial 1992-93 » publié hier, et « on redoute de plus en plus que le mouvement de relance aux États-Unis retombe encore une fois, comme ce fut le cas l’an dernier quand l’économie a vacillé après les quelques mois de croissance qui ont suivi la guerre de Golfe ».Or, au Canada, « on compte sur les exportations pour relancer l'économie », fait remarquer l’institut de recherche patronal dans cette publication semestrielle.Ce qui signifie que « beaucoup dépendra de la santé de l’économie américaine, qui commence à manifester des signes de faiblesse ».Parmi les pays du Groupe des sept pays les plus industrialises (G-7), le Canada fait plutôt figure de parent pauvre.Le Conference Board note que le Canada et la Grande-Bretagne se sont tous deux distingués par des récessions « graves et prolongées, qui ont débuté en 1990 et se sont poursuivies en 1991 ».Mais alors que « l’économie britannique est toujours en récession et donne peu de signes de redressement », le Conference Board prévoit pour le Canada une croissance économique de 1,7 % en 1992 et de 3,7 % en 1993, après une baisse de 1,7% en 1991.Une reprise économique qu’il qualifie de « lente, la faible croissance de l’emploi, les taux d’intérêt réels élevés et les taxes alourdies continuant à exercer des pressions restrictives sur la demande ».Le phénomène est d’ailleurs observable dans tous les pays industrialisés, note l’organisme patronal.« Les pays industrialissés semblent incapable de se sortir de cette torpeur », explique le directeur du Centre de recherche sur le commerce international du Conference Board, Ranga Chand, auteur de l’étude.« Le faible taux d’inflation et les taux d’intérêt à la baisse devraient entraîner une reprise progressive, mais cela dépend beaucoup d’une amélioration de la confiance des consommateurs et des milieux d’affaires.» Parmi les pays du G-7, le Conference Board prévoit que le Canada et l’Italie connaîtront les plus hauts taux de chômage en 1992, soit 11 % chacun.En 1993 cependant, le taux de chômage devrait rester constant en Italie mais baisser à 10,7 % au Ca-j nada.Le taux d’inflation au Canada, qui atteignait encore 5,6 % l’an dernier, serait le plus bas du G-7 en 1992,' à 1,8%, et serait de 2,5% en 1993.(Aux États-Unis, il serait de 7,1 % en 1992 et 6,4 % en 1993.) Le Conference Board prévoit une croissance mondiale de seulement 0,7 % cette année et 2,7 % l’an pro-j chain, après un recul de 0,3% en( 1991.Dans l’ensemble des pays indus- j trialisés, la croissance devrait pas-.ser de 0,8% en 1991 à 1,8% en 1992; puis 2,9 % en 1993, tandis que dans les ' pays en voie de développement, elle passerait de 3,3 % en 1991 à 3,8 % en 1992 et 4,8% en 1993.Au sein du G-7, les prévisions de.croissance se détaillent comme', suit : États-Unis: 2,2% en 1992 et 3,0 %;> en 1993 (après une baisse de 0,7 % em 1991).Japon: 2,0% en 1992 et 3,5% en 1993 (hausse de 4,5% en 1991).Allemagne (projections basées sur l’économie de l’ancienne Allemagne de l’Ouest): 1,1 % et 2,3% (+3,2% en 1991).France : 2,0 % et 2,7 % ( + 0,9 % en 1991).Italie: 1,5% et 2,1% ( + 1,4% en 1991). Opéra tou > spectacle de marionnettes, conception et m.en s Vladimir Ageev, sam et dim.à 15h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: Place des arts.Montreal (842-2112)— La nouvelle création de Carbone 14 « Le calé des aveugles • conçue et m en s.Gilles Maheu, du 18 au 22 août à 20h 30 BATEAU-THÉATRE L’ESCALE: autoroute 20.sortie 112, St-Marc-sur-Richelieu (584-2226.584-2271)— • Mal de mères > de Chantal Cadieux, m.en s Robert Lepage, à compter du 12 juin, mar.au ven.à21h„ sam.18h.et 21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul.Baron Louis-Empain, Ste-Marguerite (514-229 2513)— « Les amuse-gueuies > du 23 juin au 6 sept.mar au jeu.et sam.à 20h , ven.21h.30, dim.à 19h.30 COLLÈGE SACRÉ-COEUR: 429 rue du Collège.St-Donat (424-2833)— Les Productions Élastiques présentent • Dieu > adaptation de Louis-Philippe Morin, d'après la pièce de Woody Allen, m.en s.Daniel Desputeau, du 15 juillet au 7 août, mer au sam.à 20h.30 MANOIR LA LORRAINE: 450 Béthanie.Lachute (514-562-5256, Mtl 476-1302)- .Les délires de Madame Foucart > du 23 juin au 29 août, mar.au sam.à 20h,30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel.Ste-Sophie (514-431-2373)— .Les grands chemins • adaptation de Denis Chouinard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août, jeu.au sam.à 20h 30— Spectacle de marionnettes pour entants ¦ Il était une lois > du 28 juin au 30 août, les dim.à 16h THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 Monty.Val-David (819822-3474)— • La Virée des Pirates », du 26 juin au 5 sept — > Bouffe et frisson », du 26 juin au 5 sept THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuil, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 338 direction Pointe-des-Cascades (514-455-8855)— < Corn Flakes » de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 aeût.mar.au ven à 20h 30, sam.à 19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler.sortie 67 de l'autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (514-2293591)— • Cherchez l'homme • de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août, mar.au dim.à 20h 30 THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Chenal-du-Moine, Ste-Anne-de-Sorel (749 8446, Mtl 3999022)— « Sous-sol à louer » de Anthony Marriott et Bob Grant, traduction et adaptation Robert Lavoie, m.en s.André Montmorency, à compter du 12 juin, sem.20h.30, sam.21 h.THÉÂTRE DE LA CHÈVRERIE: route 263, St-Fortunat (819344-5550)— • Je n’aime que toi » de Renée Taylor et Joseph Bologna, du 24 juin au 29 août THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang St-Charles, Papineauville (819-427-5611)— « Un cadavre à l'entracte » de Pierre-Yves Lemieux, m.en s Serge Paquette, du 25 juin au 8 août, jeu.au sam à 20h.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: 611 rang de la Carrière, Upton (514-5495828)— « Histoire fantastique d'une nuit blanche » de R.Blackburn, du 19 juin au 23 août THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin, St-Eustache (4793357)— .J'réve d'ètre vedette » du 19 juin au 30 août, mer.jeu.20h.30, ven.sam à 21 h.THÉÂTRE D’ÉTÉ DE BELOEIL: 600 rue Richelieu.Beloeil (464-4772)— < La chatte et le hibou > de Bill Manhott, m.en s.Fernand Rainville, du 23 juin au 22 août, mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE D'ÉTÉ LES FEMMES COLLIN: 248 rang des Continuations.St-Esprit (514-839-6105, 589-4552)— .Ti-Cul Lavoie journalier.de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 12 juin au 29 août, mer au sam a 20h 30 THÉÂTRE D'ÉTÉ OE ST-OURS: 2555 rang du Ruisseau.St-Ours (1-785-2732)— Le Théâtre Optique présente • C'est-y-clair.joualvert I > de Julie Poulin et Catherine Jalbert, m en s Michel Valls, du 19 juin au 6 sept.ven sam dim.a 20h 30 THÉÂTRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: sortie 37.autoroute des Cantons de l'Est, Marieville (4692161.Mtl 447-6026)- • Du sang bleu dans les veines » de Georges Dor, m.en s Septimiu Sever, du 2 juin au 31 août, mar au ven à 20h.30.sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DE L'ILE: Hull- • Boniour Broadway • de Neil Simon, m.en s.Gilles Provost, jusqu'au 15 août THÉÂTRE LAC BROME: 267 Knowlton Road, Knowlton (243-0361)— « Cabaret.comédie musicale de Kander and Ebb, m.en s.Corey Castle, du 15 juillet au 8 août, mar au sam à 20h.30, matinées les mar et jeu.à 14h.THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELAGE: 40 ave du Lac, Lac Delage (8491818)— • Flagrant délire » de Jack Sharkey et Leo W.Sears, m.en s.Jacques Lessard, du 12 juin au 29 août, mar au sam.à 20930 THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Autoroute des Cantons de l'Est, sortie 106, Eastman (514-297-2860 et 297-2862)— • Premières de classe » de Casey Kurtti, traduction de Michel Tremblay, m.en s.René Richard Cyr, du 27 juin au 22 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h„ dim.à 20h.THÉÂTRE MOLSON: 191 chemin du Domaine, autoroute 40.sortie Berthier, St-Gabriel-de-Brandon (8353441)— < Urgence en folie » texte et m.en s.Larry-Michel Demers, du 17 juin au 5 sept THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (349-4426)— < Chômage » du 19 juin au 8 sept., mar.au dim.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: Granby (Mtl 9355161, Ext.1-809361-8020)- » Fleurs d'acier.traduction et adaptation de François Tassé, m.en s.Michèle Magny, du 26 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Prélontaine, Ste-Agathe (8193253655, Mtl 861-2244)- • Décroche-moi la lune » de Lawrence Roman, m.en s.Monique Duceppe, du 19 juin au 6 sept., mar.au ven.à 20h.30, sam à19h.et22h, THÉÂTRE PIGGERY THEATRE INC.: North Hatley (819-842-2431)— • Perfect Crime » de Warren Manzi, m.en s.Brian Dooley, du 30 juil.au 29 août.THÉÂTRE PONT-CHATEAU: autoroute 20.sortie 17.Côteau-du-Lac (456-3224)— • Qu'est-ce qu'on va laire avec » de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvan Canuel, du 2 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h 30.sam.19h.et 22h THÉÂTRE DE STE-ADÈLE: 1069 boul.Ste-Adèle.Ste-Adèle (514-2297611.Mtl 3999070)- • Les dix petits nègres » du 13 juin au 22 août, mar.au ven.à 20h.30,sam.19h.e122h.30 THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude, St-Sauveur (514-227-8466, Mtl 4391812)- .Ce soir on danse > à compter du 12 juin, mar.au ven.à 20h.30.sam.19h.et 22h.30 THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: 1292 chemin du Théâtre, Casselman (619764-5580)- .Week-end de rêve ¦ de Jeanne et Sam Bobrick, m.en s.Richard Niquette, du 26 juin au 5 sept., mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15.6e ave, Grand-Mère (8195391716)— • Un mari à tout prix • de Donald Chruchill, adaptation Robert Lavoie, m.en s Claude Colbert, du 17 juin au 29 août.mar.au ven.à 20h.30, sam.â 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867 rue St-Pierre, Terrebonne (492-4777)— » Harold et Maude ¦ de Colin Higgins, m.en s.Jacques Rossi, du 17 juin au 29 août.mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (670-1616)— • La mandragore » de Jean-Pierre Rontard, m.en s.Jacques Rossi, du 25 juin au 29 août, mer au sam.à 20h.30 La télévision du jeudi soir en un clin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO n CBFT (R.C.) ¦ai Montréal Ce soir L'enfer c'est nous autres Map maison N^soléon et Joséphine : une histoire d'amour p Passeport Le Téléjoumal p Le Polnt/météo/sport 23h10/L'enfer c’est nous.23h40/Cinéma :p Les aventuriers r«A WCAX(CBS) Lü Burlington News News p The Golden Girls p Top Cops P Street Stories p America Behind p Closed Doors News Silk Stalklngs fTj WPTZ(NBC) LaJ Plattsburgh News News p Jeopardy ip XXV Summer Olympic Games News arm CBMT(CBC) «P Montréal Newswatch Football / Blue Bombers vs Argonauts The National p The Journal News Newhartp Welcome Back.¦sur Le TVA ?éd.18 lires Jeopardy I Les Jeux de la XXVe Olympiade Barcelone 92 Fauteux.Prise 2 Le TVA P réseau TVAp sports Loterie (23h46) cb BT1 Puise p Entertainment Tonight P XXV Summer Olympic Games Beverly Hills p Newsp XXV Summer.m TV5 (Télé «a Francophones Dossiers justice Des chiffres et des lettres Journal de A2 Vision 5 Mémoires d’un objectif Cinéma : L'héritage Avec Georges Gent Espace francophone La passion selon Vincent Télétourisme Journal deFR3 mar-' Passe- Partout L'étalon noir Le monde merveilleux de Disney Québec nature Route de9 vacances Beau et chaud Points de vuep Beau et chaud m S;?” Musique vidéo Fax: L'Infoplus Solldrok: VJ : Paul Sarrasin Musique vidl So Rock en 21h15 / Musique vidéo bulle m Eff1’ News News p Star Trek P Who’s the boss?P Growing p Pains Homefrontp Primetime Live p News Nlghtllne Commercial Programs 19h / Spotlight / Northern Pikes Fax Vldéoflow «st VERMONT ^ ETV(PBS) The MacNell/Lehrer NewshourQ The Nightly Business Burl Wolf: Eating Well This Old p House Homettme Mystery ! p Alive TV p Cinéma : The Long Goodbye m La roue chanceuse Zizanie Bangkok Hilton Cinéma : L’amour au hasard-Am.88 Avec Lea Thompson et Victoria Jackson Coup de foudre Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Cinéma © SS 17 h/Chlldren Programs The Nightly Business.The MacNell/Lehrer Newshourp Nature p Cinéma : Earthquake—Am.74 Avec George Kennedy et Geneviève Bujold Emmerdale Farm Alive From Off Center À communiquer n.Tf| EDUCATION - RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES Formation des maîtres 842-9645 Date de tombée: le 7 août 1992 PARUTION le 15 août DANS LE DEVOIR D’ici l’an 2001, le quart des semblable dans les cégeps.professeurs actuels des niveaux primaire et secondaire auront pris leur retraite.La situation est Quels changements provoquera ce rajeunissement du corps professionnel?Quels standards doit-on exiger de ces nouveaux maîtres?Les futurs professeurs possèdent-ils une formation suffisante pour enseigner à nos enfants?Comment s’y prendra-t-on, dans les universités, pour accueillir cette nouvelle clientèle?Dans son édition du 15 août, LE DEVOIR se penchera sur l’éducation de demain au Québec.r Le Devoir, jeudi 6 août 1992 .iS&MC % M ~ ?.S Le nouveau Conseil des arts et des lettres Un outil d’affirmation essentiel pour le Québec Paule des Rivières LA CRÉATION d’un Conseil des arts et des lettres est la pièce de résistance de la nouvelle politique culturelle québécoise rendue publique le mois dernier.Deux rapports, une commission parlementaire et des dizaines de consultations ont précédé cette politique, réclamée depuis longtemps par les milieux culturels.Les artistes québécois pourront donc ajouter prochainement une nouvelle adresse à leur carnet.Leurs demandes d’aide atterriront en lieu sûr et les candidats n’auront plus à angoisser en imaginant que leur dossier est perdu quelque part entre deux bureaux du ministère ou entre deux programmes.Car il y a présentement plus de 33 différents programmes d’aide au ministère des Affaires culturelles.Les intéressés ont tout avantage à ne pas se tromper de porte s’ils veulent recevoir un accusé de réception.Cela ne veut pas dire que dans le futur toutes les demandes d’aide seront acceptées, loin de là, mais au moins le processus d’attribution des bourses sera connu, chaque discipline aura sa section et son responsable.Et avec un peu de chance, les formulaires de demande d’aide seront plus simples que les formules d’impôts.« La règle de base, c’est de pouvoir redonner au milieu l’argent qui lui est consacré », explique-t-on au bureau de la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert.Cette dernière désire que le nouvel organisme soit « opérationnel » au début d’avril 1993.Son président (ou sa présidente) devra donc être nommé dès janvier.Il aura un budget de 42 millions $, qui, en 1994, sera porté à 60 millions $.Le ministère des Affaires culturelles espère faire passer de 18 % à 33 % le pourcentage de candidats et d’organismes acceptés à l’un ou l’autre de ses programmes de bourse.Si cet objectif est atteint, le nombre de chanceux passera, annuellement, de 4500 à 8250.On espère aussi donner une meilleure chance à la relève, en n’exigeant plus des jeunes artistes qu’ils aient de l’expérience avant de demander de l’aide.Le nouveau Conseil fera concurrence, si l’on peut dire, au Conseil des arts d’Ottawa qui envoie bon an mal an au Québec une cinquantaine de millions de dollars.Le Québec devient donc, après l’Ontario, la seconde province à bénéficier de deux Conseil des arts, un provincial et un fédéral.Le Québec serait naturellement ravi de récupérer l’argent du Conseil des arts fédéral dévolu au Québec mais avant la réalisation pour l’instant fort lointaine de ce rêve, il devra répondre à plusieurs questions.Québec ne veut pas reproduire le modèle d’Ottawa, surtout pas ses erreurs.Il n’a d’ailleurs pas limité son étude au Conseil des arts fédéral mais a examiné les organismes similaires en Grande-Bretagne, à New York et en Ontario.Il tentera de retenir le meilleur de chacun.Mme Frulla-Hébert a déjà décidé que « son » bébé lui resterait plus attaché que le Conseil des Arts fédéral ne l’est à Ottawa.Sans s’immiscer dans le processus de choix des boursiers, elle veut pouvoir donner des directives, imposer à l’organisme un ordre de priorités.Il est déjà acquis, par exemple, que les secteurs de la danse et de la littérature québécoise feront l’objet d’un soin particulier.Autre exemple.Il n’y a pas, à Ottawa, de section théâtre-jeunesse.Or, le Québec est très fort dans cette discipline qui, croit-on, devrait avoir Mme Liza Frulla-Hébert désire que le nouvel organisme soit « opérationnel » au début d’avril 1993.Son président, ou sa présidente, devra donc être nommé dès janvier.II aura un budget de 42 millions $, qui, en 1994, sera porté à 60 millions $.Le ministère des Affaires culturelles espère faire passer de 18 % à 33 % le pourcentage de candidats et d’organismes acceptés à l’un ou l’autre de ses programmes de bourse.Si cet objectif est atteint, le nombre de chanceux passera, annuellement, de 4500 à 8250.On espère aussi donner une meilleure chance à la relève, en n’exigeant plus des jeunes artistes qu’ils aient de l’expérience avant de demander de l’aide.« sa » section à elle.La ministre s’assurera que les disciplines qu’elle juge majeures soient bien représentées.Le défi sera de faire cela tout en gardant « la neutralité essentielle des pouvoirs politiques et technocratiques par rapport à la création artistique »." Le président de l’Union des artistes, M.Serge Turgeon, se réjouit de cette volonté gouvernementale de donner des directives précises à l’organisme.« Il faut être conscient que l’indépendance politique totale, c’est un mythe».Il reste qu’à New York, comme en Grande-Bretagne, la mainmise de l’État sur les organismes d’aide reste une crainte majeure.Le milieu artistique a, au cours des nombreuses consultations des deux dernières années, mis le gouvernement en garde contre le copinage qui s’infiltre trop souvent dans le système d’attribution des bourses et tourne toute l’entreprise en dérision.Pour les jurys qui choisiront les boursiers, M.Turgeon nourrit pour sa part également peu d’illusion.« Il faut viser à former des jurys qui soient le plus neutre et le plus représentatif possible mais ces gens-la ne sont pas décrochés de leur milieu, ils ont leur zone d’influence.Il s’agit d’avoir un équilibre au sein des jurys ».Comme pour tous les organismes de ce type, le système des jurys, basé sur l’évaluation par les pairs, est la clé de voûte de tout le système d’octroi des bourses.Présentement, environ la moitié des bourses que le Québec accorde, soit à des individus, soit à des organismes culturels, sont octroyés par des jurys.Lorsque le Conseil des arts et des lettres sera en place, la presque totalité des candidats passera devant un jury — sauf, bien sûr,certains grands organismes institutionnels.Pour éviter que le futur Conseil des arts et lettres ne devienne le fief d’un petit groupe, la loi limitera à deux les mandats de son directeur, lequel devra nécessairement connaître les arts et la gestion.Et où travaillera ce bon monsieur (ou cette bonne madame ?).Le ministère des Affaires culturelles jongle présentement avec l’option Québec et l’option Montréal : la première parce que c’est habituellement à Québec que sont installées les créatures du gouvernement, la seconde parce que la communauté artistique étant concentrée à Montréal, les frais de déplacement seraient vraisemblablement moindres.Le président de l’Union des artistes souhaite que le futur organisme installe ses pénates dans la métropole, « là où se trouve le coeur de l’activité culturelle ».Le « milieu » sera partout « très représenté », a assuré Mme Frulla-Hébert à maintes reprises, sur les jurys comme au conseil d’administration.Le hic c’est que « le milieu » est assez petit et ses membres risquent, si personne n’y prend garde, de se retrouver des deux côtés de la table, celui qui donne et celui qui prend.Dans la capitale fédérale, le Conseil des arts a mis au point un système complexe de jury, qui réduit les risques de conflits d’intérêt mais ne les empêche pas dans tous les cas.Pour faire partie du jury, un artiste ayant reçu une bourse du Conseil doit attendre deux ans avant de remettre son nom dans la banque de noms des jurys.Le Conseil des Arts PHOTO JACQUES NADEAU La ministre Liza Frulla-Hébert a une banque de 1000 noms pour la formation de ses jurys.Comme ils ne sont pas beaucoup payés, ils ne coûtent pas très cher.Encore qu’il y ait des frais de déplacement.À Québec, l’on ne sait pas encore quelle place accorder aux régions mis il n’est pas impossible que les régions aient leur place dans le système.Par exemple, la Montérégie, assez proche de Montréal, n’aura pas les memes préoccupations que l'Abitibi.Le Conseil des arts et des lettres pourrait envoyer des budgets aux régions qui sont bien organisées et les laisser choisir leurs boursiers.Mais la décision est loin d’être prise.Certains échapperont aux jurys, comme c’est le cas actuellement avec les grands organismes statutaires.À Ottawa, par exemple, les budgets des orchestres symphoniques et des institutions sont étudiés non pas devant des jurys mais discutés au sein de comités.Le Conseil ne se contentera pas de gérer l’attribution de l’aide.Il jouera un rôle conseil auprès de la ministre, qui sollicitera son avis sur des questions se rapportant à la culture.Les musées ne seront pas examinés au Conseil des arts et lettres.Ils continueront de se retrouver s(>us le volet « patrimoine » du ministère.Mais Mme Frulla-Hébert envisage de faire le ménage des différents programmes touchant les musées, notamment parce qu’elle a conclu qu’il y avait dédoublement de fonction entre la section « patrimoine » et la Commission de protection des biens culturels.Le Québec rêve du jour où il pourra gérer tous les fonds destinés au Québec, y compris la portion qp’il reçoit du Conseil des arts fédéral.Mais les propos du ministre responsable des affaires constitutionnelles, M.Joe Clark, ont déjà laissé entendre à plusieurs reprises qu’il n’en fierait rien.Québec a beau s’évertuer à démontrer que les programmes fédéraux sont souvent mal adaptés au Québec, rien n’y fait.Traitement-choc pour la danse et la littérature PHOTO JACQUES GRENIER Serge Turgeon appuie la nouvelle politique culturelle de Mme Frulla-llébert.Paule des Rivières LA MINISTRE des Affaires culturelles entend donner des directives assez précises au nouveau Conseil des arts et lettres qui verra le jour en janvier prochain.Déjà, il est certain qu’elle fera en sorte que l’organisme accorde une attention particulière à la danse et à la littérature.Non pas que les artistes des autres disciplines roulent carrosse, pas du tout.Mais la littérature québécoise est dans une position tellement névralgique, tellement fragile qu’elle commande un soin spécial.Au bureau de Mme Frulla-Hébert, l’on confirmait il y a quelques jours que le futur Conseil des arts et lettres soignerait ces deux disciplines, vraisemblablement par le biais de programmes adaptés â leurs besoins.Le ministère des Communications a bien mis en place, récemment, un programme d’aide aux éditeurs canadiens mais il visait essentiellement à contrer la menace américaine et ne s’attaquait pas au cas québécois.Le mal qui affecte la danse est plus universel.Partout à travers le Canada, les États-Unis et plusieurs autres pays, les publics délaissent la danse au profit d’autres formes d’art.La nouvelle danse a ses adeptes mais la danse traditionnelle n’exerce plus l’attrait d’antan, ce qui laisse le milieu dans un état particulièrement lamentable.Les compagnies de danse ont des difficultés et leurs danseurs des salaires dont leurs éclai-ragistes ne voudraient point.Malheureusement, le Conseil des Arts d’Ottawa n'est pas en mesure de pallier à ce problème.Tellement que plusieurs n’attendent plus grand’chose de ce côté-là.« Moi, je ne siège plus sur les jurys d’Ottawa.Je trouve cela trop déprimant », dit le président du Regroupement des professionnels de la danse, M.Jean-Pierre Perreault.M.Perreault en a soupé d’examiner des candidats, de les louanger, puis.de les écarter, parce qu’il ne peut choisir qu’un candidat sur six ou sur sept, au lieu d’un sur trois comme il y a dix ans.« Avant, nous acceptions les bons candidats.Aujourd’hui, ce ne sont que les très très excellents».Jean-Pierre Perreault sait de quoi il parle car il préside lui-même une petite compagnie de danse et a donc examiné sur toutes les coutures les programmes et budgets du Conseil des arts.Au fil des ans, comme des centaines d’artistes et de compagnies au Canada, il a assisté, impuissant, à la diminution des fonds aux artistes : les budgets du Conseil des arts sont gelés depuis cinq ans et les compagnies consacrées à la danse, au théâtre et à la musique ne cessent de se multiplier.La seule consolation des danseurs PHOTO LOUISE LEKfiEUX La ministre des Affaires culturelles a l’intention d’accorder un traitement-choc au secteur défavorisé de la danse.: et compagnies de danse du Québec c’est qu’ils ne sont pas seuls.Ils partagent leur sort avec les danseurs des autres provinces et, en fait, des artistes de toutes les disciplines : aucun secteur n’est épargné.En danse comme ailleurs, le Québec reçoit sa juste part, soit un peu plus de 25 % des fonds totaux disponibles, ce qui correspond à sa présence démographique au pays.Quelque 50 millions $ sur un budget de 200 millions $.Dans ses dépliants, le Conseil des Arts fédéral explique que « c’est un fait avéré et un motif fréquent de plainte chez les membres des jurys que le budget du Conseil des arts ne peut répondre au nombre croissant de demandes provenant de candidats valables.Il s’ensuit que nombre d’artistes méritants ne reçoivent pas l’aide à laquelle ils pourraient normalement s’attendre ».Combien de fois les dirigeants du Conseil des arts fédéral n’ont-ils pas supplié Ottawa d’augmenter les ressources destinées à la création.CΣst en observant cette situation qui le président de l’Union des artistes, 4M.Serge Turgeon, n’est pas ému devint la soi-disant indépendance de Uflr-ganisme fédéral.A quoi bon êtrefin-dépendant, demande-t-il, si vous rt'a-vez pas l’argent pour faire votre travail ?Mieux vaut, à son avis, un organisme d’aide mieux encadré p^r son ministre mais plus riche. CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, jeudi 6 août 1992 PHOTO MONIQUE GIRARD Intervention in situ dans les jardins du Centre d’arts d’Orford.ARTS VISUELS Les jardins in situ d’Orford 92 Jean Dumont LES PEINTRES chinois de la tradition ne manquaient jamais, avant d’entreprendre une oeuvre nouvelle, d’escalader une haute montagne, de se recueillir quelques jours à son sommet et de bénéficier de leur complicité avec l’esprit des lieux, avant de redescendre dans la vallée pour se mettre au travail.Au début du mois de juin dernier, sept artistes du Regroupement des artistes des Cantons de l’Est (RACE), ont gravi les pentes du Mont-Orford, dans le Parc du même nom.À la différence des sages chinois, les artistes se sont égayés dans les jardins et la nature sauvage où niche le Centre d’arts Orford et sont restés sur place pour exécuter leurs interventions dans les sites et les paysages qui entourent le Lac de la Rivière-aux-Cerises.Si je parle d’interventions, plutôt que d’oeuvres, c’est pour souligner la particularité du travail « in situ ».Il ne s’agit pas en effet, dans ce type de réalisation, de planter une quelconque sculpture dans un paysage choisi, mais bien d’établir avec le lieu une complicité qui le révèle aussi bien qu’elle désigne l’artiste qui y intervient.En essayant de donner aux mots leur sens le plus simple et le plus commun on peut dire que ce genre d’intervention est toujours précédé par une sorte de véritable rite initiatique, durant lequel l’artiste, parcourant le lieu, s’imprègne de son esprit.Ceux des Jardins « in situ » d’Orford n’y ont pas manqué, et leur symbiose avec cette étonnante nature nous en désigne l’intimité.Quoi de plus simple que le Cadran solaire de Marie Cuerrier-Hébert, par exemple, pour nous faire prendre conscience de cet élément essentiel du paysage qu’est le temps.Je ne peux m’empêcher de penser à ce bouton de cuivre, scellé dans les dalles de pierre du sol il y a des siècles, par les bâtisseurs anonymes de la cathédrale de Chartres, et qui n’est effleuré qu’une fois l’an par les rayons du soleil, celui du Solstice de juin.Le samedi 8 août 1992, à partir de 15 h, la musique se joindra aux arts visuels dans la recherche de l’esprit particulier de ces lieux.La directrice artistique du Centre d’arts Orford, madame Agnès Grossmann, sera responsable de cette animation musicale avec le compositeur Claude Shreyer.Bonne occasion pour les amateurs d’explorer leur propre complicité avec cette nature en découvrant, outre le cadran solaire déjà cité, le Jardin de verre Orford 92 de Diane Boudreault, les Photos théâtrales de Colette Genest, qui témoignent des performances d’Isabelle Blouin et de Julie Normand, Le jardin reproductif de Cécile Gingras, Entre l’oasis.et la fougère, de Monique Girard, SHIN: jardin d'artiste, côté rêveries, de Mario Pouliot, et Tsutsumu, emballage japonais, de Marie-Hélène Roy.Soulignons que ceux qui ont initié cet intéressant projet espèrent en faire un événement annuel auquel viendraient se greffer des disciplines artistiques diverses et des possibilités de stages pour les artistes.Si après votre exploration vous êtes gagnés à l’hospitalité de ce lieu un peu magique, un forfait souper-concert est à votre disposition pour la somme de 28 $.Sortie 118, Autoroute des Cantons-de-l’Est, Parc du Mont-Orford, route 141 nord.Tél: (819 ) 843-3981.Ils disent: « Cheurte ».IL N’Y A qu’un océan qui sépare les deux prononciations; L’Ère du Cheurt, de Hubert Durocher, l'exposition qui inaugure la nouvelle galerie du Centre Copie-Art, au premier étage du 813, rue Ontario est, est bien dédiée à notre populaire tee-shirt.Ne vous faites pas d’illusions, aussi séduisants qu’ils soient les « cheurtes» de Durocher sont impossibles à enfiler, ce sont plutôt eux qui auraient tendance à se glisser dans votre imagination et votre mémoire.En une dizaine de sculptures et de reprographies, il s’agit là d’une interprétation personnelle d’un univers très lié à l’expérience et au quotidien humains.L’exposition est visible jusqu’au 22 août.Tél: (514 ) 523-4830.Les Arts et la Ville LA SALLE! Alfred Pellan de la Maison des arts de Laval est l'hôte, jusqu’au dimanche 9 août prochain, du deuxième volet de l’exposition itinérante Les Arts et la Ville.La corporation indépendante Les Arts et la Ville regroupe des délégués d’organismes culturels et des élus et hauts fonctionnaires de plus de 25 villes canadiennes.C’est dans le cadre des activités de ce groupe que la Ville de Sherbrooke a demandé à une vingtaine d’artistes originaires de l’Estrie de présenter quelques unes de leurs oeuvres les plus récentes.Comme toujours dans ce genre de manifestation, l’éventail des productions est très large, allant de la peinture la plus traditionnelle à d’honnêtes oeuvres contemporaines, et permet de se faire une idée à peu près exacte de la réalité du patrimoine en arts visuels de la région.1395, boul.de la Concorde ouest, Laval.Tél: (514 ) 662-4440.LES FESTIVALS CENTRE D’ARTS ORFORD Sortie 118, Autoroute des Cantons de l’Est.Salle Gilles-Lefebvre : Les Stagiaires en concert.Ce soir à 20 h.?FESTIVAL GOSPEL Théâtre des Lilas, île Notre-Dame Ce soir : Les Petits Chanteurs de Laval à 19 h.— Joylites à 20 h.— Reverend Dan Willis and the PentecostaLs of Chicago à 21 h.?MAISON TRESTLER Chemin de la Commune, Dorion, Vaudreuil.— Sylviane Defeme, pianiste, oeuvres de Beethoven, Messiaen et Schumann.Ce soir à 20 h.?PLACE DU 350e Place Berri, Berri/Ste-Catherine, — Grande Scène : Mille et une voix avec Cantamerica à 12 h 30.— Musique du monde présente Penny Lang, blues and folk, à 19 h 30.— Ciné-Piéton : L’eau chaude, l’eau frette, d’André Forcier, à 21 h 30.— Petite scène : Le duo guitare et basse Bobino, pièces populaires, classiques et jazz, à 17 h.La démocratie au laser Daniel Carrière À la lumière de l'Histoire, le spectacle son et laser réalisé par Productions scéniques internationales Inc.(PSI) et présenté jusqu’au 10 septembre, du jeudi au dimanche des 21 h 30, sur la façade de l’Hôtel du Parlement de Québec, est une première au Canada.Il est, de plus, un avant-goût de ce que nous réserve le Mondial Molson Dry, la compétition internationale d’animation au laser qui se tiendra au Bassin Olympique, les 25, 27, 29 août, 1er et 3 septembre prochains.Ce type de spectacle à très grand déploiement a été développe par moins d’une vingtaine de compagnies dans le monde.Il nécessite des écrans de taille gigantesque, privilégie donc le site extérieur comme lieu de représentation — pensons flancs de montagnes, façades d’édifices et plans d’eau; l’écran du Mondial Molson Dry mesure 1000 m2 — et l’appareil multimédiatique qu’il met en branle (musique, pyrotechnie, éclairage, mégaprojections et laser) crache le feu, remue ciel et terre, parcours l’imaginaire à la vitesse des picasecondes en ne perdant jamais le rythme, sous la férule précise de l’ordinateur.Élément majeur des célébrations soulignant le bicentenaire des institutions parlementaires du Québec, À la lumière de l’Histoire est un spectacle qui ne fait pas que tenter de redorer le blason terni de l’Assemblée nationale, à coup de milliers de watts et d’un scénario qui nous rappelle parfois, assez naïvement et sans méchanceté, que la foule possède l’âge psychologique d’un enfant de quatre ans.Mentionnons par ailleurs la rigoureuse recherche historique de Jean Yves Tremblay, qui souligne avec emphase les événements de 1837 et ses conséquences, ainsi que l’épique trame sonore de Guy Trépanier.Jusqu’à présent, le spectacle a attiré 210 000 spectateurs en une vingtaine de représentations, qui sont venus mesurer la tolérance de leur rétine devant un exercice qui consiste à faire grand et gros, en ayant l’air le plus naturel du monde.Il fallait nous voir, bouche bée, ne sachant trop si c’était l’éclat nerveux de l’avenir de / ¦ PHOTO PIERRE DESJARDINS À la lumière de l’Histoire, une réalisation de PSI projetée sur la façade de l’Hôtel du parlement de Québec.la démocratie qui nous coupait la parole, ou le sentiment de savoir que ce concept fragile pourrait s’éteindre comme un feu de Bengale, ou rater comme une commande mal programmée ?Dans un autre ordre d’idée, l’animation au laser reprend de main ferme les canons de l’esthétisme contemporain, pour le plus grand plaisir d’un plus grand public : l’image obtenu est d’un flou à faire rougir d’envie Monet, les silhouettes qui arrivent mal à tenir en place évoquent avec candeur les premières expériences en animation — ce qu’elle est en fait dans son genre — et enfin, les notions de cadre, de linéarité et de continuité foutent le camp une fois encore, comme si elles devenaient de moins en moins nécessaires.Claude Rochon, Michel Gélinas et Réjean Laflamme de PSI nous promettaient en mai dernier que le Mondial Molson Dry, mis sur pied grâce au partenariat de la brasserie Molson O’Keefe, de la Société de l’île Notre-Dame, de Coca-Cola, du Château Champlain, de Provigo et de Solo-tech, « allierait les arts visuels les plus spectaculaires aux technologies de pointe pour remplir les 25 000 places du Bassin olympique ».À la lumière de l’Histoire prouve que la machine existe pour y arriver.Prenant part aux fêtes du 350e anniversaire de la ville de Montréal, le Mondial Molson Dry s’inscrira par la suite au programme des événements annuels de la ville.Cinq « laséristes » ont été sélectionnés cette année.Hironobu Sato de Japan Opto Electronics présente les héroïnes de l’histoire et des légendes du Japon, en sept tableaux; Ian Kriland de la firme suédoise Ne Laser AB propose un spectacle intitulé Aurora Borealis qui explore la signification de la lumière et du son sur l’humanité dans la perspective des croyances nordiques païennes; Dick Saudhaus de Science Faction Corporation des États-Unis, dont l’Interface porte sur les forces invisibles qui lient les êtres et la matière; le -Français Patrice Pecheux, de la firme LASER movement, aborde pour sa part les forces de la nature : l’air, l’eau, la terre et le feu, en symbiose avec la créature humaine, et Mario Iacampo, de la firme montréalaise Laserlite F/X présente ses Nouvelles de 22 h.Les lauréats remporteront soit un Rayon d’Or, accompagné d’une bourse de 25 000 $, soit un Rayon d’Argent, honorifique.Les billets, au prix de 7,50 $, sont disponibles à travers le réseau Admission.Les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un adulte sont admis gratuitement, et en cas de pluie, les spectacles ne sont pas annulés, « parce que l’effet produit un résultat spectaculaire, semblable à celui de l’arc en ciel », tient-on à préciser dans la documentation.Ajoutons que c’est vrai.CINEMA Si loin de l’abysse .Cent arpents de folk Jalousie De Kathleen Fonmarty, avec Lio, Christian Vadim, Odette Laure, Véronique Delbourg, Caroline Lecoyer, Abel Jefri.Scénario: Kathleen Fonmarty, Magali Clément, Richard Andry.Image: Richard Andry.Son: Dominique Levert.France-Italie, 1990, 90 minutes.Au Parisien.Francine Laurendeau L’INTRIGUE SE situe dans le Midi de la France où Camille (Lio) est photographe.Croquant les répétitions d’un opéra, à Aix-en-Provence, elle tombe amoureuse du décorateur, Pierre (Christian Vadim).Ouverte et franche, elle déclare sa passion.Pierre est séduit.Mais Pierre est un indécrottable « homme à femmes ».Avec ces hommes-là, l’alternative est simple: il faut fuir ou fermer les yeux.Mais la pauvre Camille croit naïvement pouvoir le rendre monogame.Elle fait tout pour ça, n’hésitant pas à employer les recettes les plus éculées.C’est ainsi que cette beauté naturelle va se farder, se couper les cheveux, s’affubler d’un fourreau et, bien sûr, négliger son travail.Air connu et comme les comédiens ne sont pas marquants, le spec- Passeport Paris, Londres, Montréal et même Saint-Pétersbourg font face au nouveau défi des sans-abris.Du côté russe, le problème est non des moindres et s’ajoute à une kyrielle d’autres.Radio-Canada, 21 h.?Primetime Live Et si les courtiers étaient les premiers à se sévir dans les tiroirs de la Bourse ?ABC, 22h.tateur ronge son frein, désespérant devant une situation à ce point bloquée.C’est alors que l’histoire se met à devenir intéressante.Camille s’enfonce dans son malheur au point de braver le ridicule.Elle épie l’inconstant, le prend en filature, lui tend des pièges.— Ira-t-il au rendez-vous anonyme ?— Sa jalousie devient obsessionnelle.Et comme, assez ingénieusement, le scénario ne laisse poindre que des indices — nous ne verrons jamais Pierre tromper Camille — nous commençons à douter sérieusement de sa santé mentale.Les infidélités de son amant ont-elles vraiment lieu ou sont-elles le fruit d'une imagination malade ?Malheureusement, ça se termine en queue de poisson.Un film amarante dont l’image exprime toutes les nuances du rouge, couleur de la passion.Mais la passion de Camille reste dans le scénario, ne franchit pas l’écran.Lio manque de présence et la direction de comédiens craint les excès.Le produit final n’est qu’honnête et joli.Pas déshonorant pour un premier long métrage mais bien loin des abyssses où Jalousie aurait pu nous entraîner.Si vous voulez vérifier par vous-même, vous n’avez pas de temps à perdre : le film aura quitté l’affiche demain.Point de vue Vous qui pensiez que l’attirance sexuelle n’était qu’une question de parfum, détrompez-vous ! L’explication scientifique n’a rien de romantique.Radio-Québec, 22 h.?La passion selon Vincent Van Gogh revu et corrigé par tous ceux qui l’aiment TV5, 22 h 30.— Pascale Pontoreau Sylvain Cormier IL EST GRAND temps que cela se sache : depuis trois ans, sur une terre de 100 arpents à New Glasgow, à moins d’une heure de Montréal et à deux pas de St-Jérôme (par la route 158), quelques fous du folk organisent trois jours de Rendez-vous doux, le seul festival du genre au Québec.C’est peut-être parce qu’ils sont de véritables passionnés qu’ils font si bien les choses : programmation remarquable compte tenu du budget dérisoire, conditions idéales — camping sauvage, baignade, activités familiales, jeux pour les enfants — souci de l’environnement (difficile d’être folk et d’ignorer l’écologie), prix raisonnable (12 $ par jour, 25 $ le passeport de trois jours, gratuit pour les moins de 12 ans), stationnement à trois minutes de navette, etc.Forcément, ce n’est pas Mariposa et son quart de siècle de tradition folk, mais l’événement Rendez-vous doux peut déjà revendiquer une histoire jalonnée de pierres blanches.Richard Desjardins y a demandé « tu m’aimes-tu » alors que les médias ne savaient absolument pas qu’ils allaient crier « oui » quelques mois plus tard, les soeurs McGarrigle y ont célébré leur retour sur scène après une absence de cinq ans, et les Shawn Phillips, Stephen Faulkner, le frin-guant Louisianais Bruce Daigrepont, Plume Latraverse et autres Geneviève Paris y ont tous connu des heures mémorables.Cette année encore, du 7 au 9 août, on a fait des miracles, même si la galette subventionnaire a été bouffée toute crue par les Fêtes du 350e et les festivals majeurs.« J’ai dû réduire mes cachets de 20 000 $ l’année dernière à 13 000$, constate Paul Tanguay, programmateur du festival, pas vraiment découragé mais un peu fâché par « le je m’en-foutisme des ministères».Lancé sur le sujet, il fulmine : « on te donne une subvention de 9000 $ du bout des doigts en te souhaitant de ne pas faire de déficit, alors que des shows d’une journée au Parc-des-iles coûtent un million chacun.» Demain, un vieux routier des sentiers folk.Dan Ar Braz, ex-Malicorne et ex-Fairport Convention, ouvrira cette troisième édition axée sur les différentes approches de la guitare acoustique.La soirée se poursuivra I avec les Franco-ontarien Robert Pa- quette et Paul Demers, en trio avec-rex-CANO Marcel Aymar, pour s’a-' chever sur les considérations doucement ironiques de Gaston Man-deville, extrêmement efficace en prestation solo.L’affiche de samedi-me paraît aussi alléchante que va-' riée, des riffs « bluesés» du delta louisianais de Svare Forsland aux chansons poétiquement salaces du' Suisse Sarcloret, jusqu’au countryfolk de Patrick Norman, en duo débranché avec Michael Pucci, qui vaut le détour au moins pour leur version du Classical Gas de Mason Williams.Dimanche, si on parvient à l’intercepter entre Paris et Nashville, le lé-, gendaire Marcel Dadi, le Chet Atkins français du guitar-picking, celui dont plusieurs générations d'apprentis-guitaristes ont déchiffré les tablatures dans Rock’n’Folk, honorera le festival de sa présence.Faute de quoi les deux autres spectacles prévus, le duo formé du flûtiste américain Grey Larsen et d’André Marchand, instigateur de la Bottine Souriante, ainsi que le retour attendu de l’ensemble traditionnel Le Rêve du Diable, seront allongés.Comme quoi même si, au pays des festivals d’été, « c’est la pop qui l’emporte » (dixit Tanguay), il y aura toujours quelques arpents de folk.ELP revient QUAND ON A fait partie d’un groupe qui a vendu des millions d’albums et rempli des stades, que les carrières solos ont fini par tourner à vide et que les comptes en banque s’amenuisent comme une peau de chagrin, le choix est simple.Ou bien on se résigne et on se recycle dans le porte-à-porte, ou alors on piétine son ego et on fait comme tout le monde : on rameute les vieux complices et on se croise les doigts.Quand le groupe s’appelle Emerson, Lake & Palmer, le chemin du retour en grâce commence obligatoirement à Montréal.Parce que si le culte a perduré quelque part, c’est ici.Dans la ville où E1LP faisait la une des quotidiens, où l’on écoutait Brain Salad Surgery à genoux, où l’on se pressait déjà, en août 1971, à la Place des Nations de Terre des Hommes pour voir Keith Emerson sacrifier son orgue aux mortels, dans la ville qui offrit en pâture à leur démesure un Stade Olympique et 80 000 fidèles le 27 août 1977.Bref, dans leur ancien royaume.NOS CHOIX TÉLÉ «55 RENTREE CULTURELLE 1992-1993 RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 PARUTION le 29 août DANS Date de tombée: le 21 août 1992 LE DEVOIR & &
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