Le devoir, 3 août 1992, lundi 3 août 1992
Vol.LXXXIII — No178 Nuageux avec éclaircies.Max.: 23.Détail page 7.Montréal, lundi 3 août 1 992 Toronto 85cents 65* + TPS + TVQ Oampigiiv- LA PLUS GRANDE LIBRAIRIE FRANCOPHONE D'AMÉRIQUE DU NORD DE 9H À 22H TOUS LES JRS 4380 ST-DENIS, mÎL~ 844-2587' Sprint final pour l’accord de libre* échange à trois La signature de l’accord pourrait avoir lieu aujourd’hui Caroline Montpetlt LES MINISTRES du Commerce canadien, américain et mexicain, ont poursuivi leurs négociations durant toute la journée d’hier, à l’Hôtel Watergate de Washington, dans l’espoir de parvenir à la signature d’un Accord de libre-échange nord-américain (ALNA), au plus tôt aujourd’hui.Le ministre canadien Michael Wilson, son homologue américaine Clara Hills, et le secrétaire du Commerce mexicain, Jaime Serra Pun-che se sont rencontrés bilatéralement et bilatéralement, en compagnie de groupes de travail, et ont discuté des 22 sujets couverts par l’ALNA, selon la porte-parole de Mme Hills à Washington.Bien que les ministres souhaitent régler tout ce qui reste à régler le plus tôt possible, il se pourrait que cette ronde de négociations se poursuive encore quelques jours, dit Yves Gagnon, directeur du service de presse du ministère canadien des Affaires étrangères à Washington.Toujours selon M.Gagnon, les discussions entre les ministres achoppaient toujours en fin de journée sur une dizaine de points.« 11 y a toute une panoplie de questions à régler, a-t-il précisé.On discute notamment du chapitre 19 de l’accord, concernant la création d’un tribunal pour régler les litiges entre les pays.On discute également sur le pourcentage de pièces qui formeraient une voiture dite nord-américaine.Et les ministres cherchent à établir une réglementation relative aux investissements, nord-américains et étrangers, dans l’industrie du textile.» « Chacun des dossiers est très compliqué et il y a beaucoup de choses dont les ministres doivent encore parler.C’est pourquoi d’ailleurs ils se sont tous déplacés en personne », a poursuivi M.Gagnon.Le porte-parole du ministre Wilson, M.Johm Fieldhouse, a ajouté pour sa part que les ministres avaient « fait du progrès ».La signature de l’ALNA aurait pour conséquence de rassembler le plus gros bloc commercial du monde, desservant un bassin de 360 millions de personnes, avec des exportations annuelles d’une valeur de sept trillions, soit sept mille milliards de dollars.Pour sa part, la ministre du Com- Volr page 4 : Sprint I/ENTREVUE DU LUNDI \,.Dominique Schnappër Sociologue, auteur de plusieurs ouvrages marquants dans des domaines aussi divers que l’art ou l’immigration, Dominique Schnappër est la fille du célèbre Raymond Aron.Au fil des ans elle est aussi devenue une référence pour tout ce qui concerne le concept de nation et le problème de l’intégration des immigrants dans nos sociétés modernes.Stéphane Baillargeon a rencontré à Paris cette spectatrice engagée.Page 9 JOURNÉE FASTE POUR LE CANADA À BARCELONE PHOTO CP Darren Barber, debout dans l’embarcation, célèbre la médaille d’or que vient de remporter l’équipe masculine du Canada en aviron.Cinq médailles, dont BARCELONE — Le Canada aura certainement connu ^ une des jour- f, nées les plus fastes de son histoire olympique, hier, remportant cinq médailles dont deux d’or, aux Jeux olympiques de Barcelone.Trois de ces médailles ont été gagnées à l’aviron grâce aux vic- toires des équipages masculin et féminin de huit rameurs en pointe avec barreur et de la troisième position de Silken Laumann en skiff.Le Canada a aussi récolté le bronze à la voile, catégorie Star, et en athlétisme, au 3000 mètres féminin.De fait, le Canada n’aura sans doute jamais dominé un sport aux Olympiques comme il l’a fait à l’aviron ce week-end.« Nous sommes au bord de la folie », racontait l’en- deux d’or à l’aviron traîneur de l’équipe féminine, Al Morrow, pendant que tout le monde s’embrassait et se donnait l’accolade.Avant les Jeux de Barcelone l’équipe féminine canadienne était considérée la plus forte au monde, en vertu de ses quatre médailles d’or aux championnats du monde de l’année dernière.Les JO n’auront fait que confirmer la puissance des Canadiennes.Samedi, le quatuor composé de Kristen Barnes (Victoria), Brenda Taylor (Sidney en Colombie-Britannique), Jessica Monroe (North Vancouver) et Kay Worthington (Toronto) donnait le ton à toute l’équipe avec une première médaille d’or.Trente minutes plus tard, Kathleen Heddle (Vancouver) et Mar-nie McBean (Toronto) triomphaient en double.Ces six athlètes poursuivaient leur lancée hier en remportant Voir page 4 : Cinq médaille* Le déjeuner très surveillé de Robert Bourassa André Bellemare de la Presse canadienne QUÉBEC — Rarement un premier ministre québécois se sera rendu à une conférence constitutionnelle avec si peu d’appuis populaires comme s’apprête a le faire Robert Bourassa, demain au lac Harrington.Rarement un premier ministre du Québec deviendra l’objet d’une surveillance de tous les instants dans ses moindres gestes et ses moindres déclarations comme le sera M.Bourassa.Ce dernier est bien conscient qu’il marchera sur des oeufs aux abords du lac Harrington, le lieu de villégiature du premier ministre du Canada dans l’Outaouais québécois, et que sa marge de manoeuvre ne lui permettra aucun faux pas.Le climat et les conditions dans lesquels le premier ministre rencontrera ses homologues ne sont pas sans rappeler la conférence de Victoria, en 1971, où M.Bourassa avait été isolé avec les autres premiers ministres dans une tentative d’arracher l’unanimité des provinces en faveur d’une formule d’amendement de la constitution.Pressé comme un citron, M.Bourassa avait fini par céder dans la salle de la réunion mais, une fois de retour à Québec, face à un tollé de protestations, il avait changé d’avis, au grand dam du premier ministre Trudeau, pour paralyser pendant un bon moment les discussions constitutionnelles.Outre les députés et ministres libéraux et des représentants du monde des affaires (Ghislain Dufour et Claude Beauchamp), il s’est trouvé bien peu de gens pour applaudir quand le chef du gouvernement québécois a accepté mercredi dernier de mettre fin à un boycott de deux ans et d’accepter l’invitation du premier ministre Mulroney de venir rencontrer les homologues des autres provinces et discuter de la manière de reprendre le dialogue constitutionnel.Même les jeunes libéraux ont accueilli assez froidement cette décision de leur chef.« C’est sa décision, ce n’est pas moi qui vais courir les risques qu’il court en retournant à une table comme celle-là », a commenté le président de la Commission Voir page 4 : Déjeuner La grève générale met l’Afrique du Sud sur le qui-vive Le climat d’hostilité entre le gouvernement et l’ANC fait craindre des affrontements Frédérique Sprang collaboration spéciale JOHANNESBOURG - L’Afrique du Sud est sur le qui-vive.C’est aujourd’hui le départ de deux journées de grève générale lancées a l’appel de l’ANC, le Parti communiste sud-africain (SACP) et la centrale syndicale ouvrière COSATU.Les organisateurs ont beau appeler, depuis trois semaines, leurs supporters a des manifestations pacifiques, les affrontements sont à redouter dans un climat général marqué par deux mois d’hostilité entre le gouvernement et l’ANC, après l’échec du second forum de négociations, en mai dernier.Hier, une bombe a explosé dans les colonnes sereines des hebdomadaires dominicaux.D’après Chris Hani, ancien leader de la branche armée de l’ANC (Umkhonto We Sizwe), et chef du Parti communiste, certaines unités d’autodéfense de l’ANC, incontrôlables depuis le massacre de Reipetong, feraient régner la terreur dans les townships.Tenues essentiellement par des collégiens auxquels s’agrège la jeunesse désoeuvrée des banlieues noires, ces « bandes » se livreraient à des rivalités meurtrières, mais aussi à l’exécution sommaire d’adversaires politiques ou de personnes présumées telles.Par ailleurs, la police, dont les « manquements graves » ont été signalés il y a 10 jours par l’expert britannique de la Commission Colds-tone, et qui reconnaît la mort de 68 personnes en garde à vue dans les derniers six mois suite aux révélations d’un biologiste assermenté, n’est pas non plus en mesure de contrôler son aile radicale.Le ministre de l’Intérieur, Hermas Kriel, a ordonné le déploiement de 7000 agents de sécurité dans 14 townships dans un rayon de cent kilomètres autour de Johannesbourg, afin de « prévenir les violences et de protéger les non-grévistes ».Vendredi, aucune de ces forces n’était repérée par les observateurs.Quoi qu’il en soit, l’ANC a réagi vivement à la décision ministérielle qualifiée « d’intimidation et de provocation ».En revanche, aucune brigade de police ou de l’armée n’a été contingentée dans le Natal, où la représentation de l’Inkhata, allié objectif du gouvernement, est la plus forte.Or, c’est dans cette région que les frictions risquent de dégénérer.Depuis un mois, Mangosutu Buthelezi chauffe les « impis » (guerriers Zulus).Les foyers zoulous de Johannesbourg, Soweto et Alexandra, se vident étrangement pendant que les environs de Durban (capitale du Na- tal), coïncidence, se repeuplent.Durant son congrès annuel, mi-juillet, le leader de l’Inkhata engageait ses supporters à créer des unités «anti-grèves» et fustigeait l’ANC.Samedi, une marche de militants zoulous, accompagnée de slogans « anti-grève », a manqué de peu un défilé de l’ANC.La police a très mollement tenté de désarmer les « impis », leur laissant notamment leurs lances.La marche zoulou, d’après les autorités policières, « n’était pas politique » et ce port d’armes traditionnelles ne contrevenait pas au « Code de conduite » décidé durant les deux journées de grève.Il semble donc que rien, ni personne, ne soit à même aujourd’hui de maîtriser le moindre dérapage.Seul espoir, dans ce contexte explosif, le début de détente entre le gouvernement et l’ANC, après la mission de 10 jours de l’émissaire des Nations unies, Cy- rus Vance.Selon le fin négociateur de l’ONU, les deux leaders seraient prêts, sitôt la semaine de mobilisation terminée, à renouer le dialogue « du moins s’il fallait prendre au mot», les entretiens avec Frederik De Klerk et Nelson Mandela.Il a cependant déclaré avant son départ « qu’il fallait, par des mesures concrètes, mettre très rapidement un terme à la violence et au sentiment d’angoisse qu’elle suscite chez tant de gens ».Le président des Nations unies, Boutros Boutros Gahli, a accepté, à la demande de Nelson Mandela mercredi dernier, d’envoyer 10 observateurs de l’ONU pour suivre le déroulement des deux journées de grève et l’évolution de la campagne de mobilisation.Il est probable, également, qu’ils supervisent la libération des 440 prisonniers politiques que grâce à l’intervention de Cyrus Vance, le gouvernement négocie avec l’ANC.Cette grève qui ne réjouit personne, pas même l’ANC et le Cosatu, qui la considère comme le dernier levier de pression sur le gouvernement, inquiète les milieux d’affaires.Il y a 15 jours, la centrale patronale SACCOLA et le COSATU, sur le point d’en arriver à un accord, se sont heurtés à la réticence de certaines entreprises à s’engager sur un terrain trop politique.La charte prévoyait la réduction de la grève a la seule journée du 3 août, déclarée porte close et dédiée à la paix, la démocratie et la reconstruction économique, et accompagnée de mesures sociales applicables dès octobre par les entreprises.Après cet échec, une délégation ecclésiastique a tenté, la semaine suivante, de réactiver la charte, en Voir page 4 : La grève RENTRÉE CULTURELLE 1992-1993 RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 842-9645 Date de tombée: le 21 août 1992 PARUTION le 29 août DANS LE DEVOIR 2 B Le Devoir, lundi 3 août 1992 Robert Bourassa Clyde Wells Roy Romanow Don Getty La partie ne sera pas facile pour Robert Bourassa au lac Harrington Manon Cornellier de lu l’resse cunudienne OTTAWA - « IL ÉTAIT temps ! » C’est avec un soupir de soulagement et un brin d’intransigeance que les politiciens et les médias du Canada anglais ont accueilli la semaine dernière la décision de Robert Bourassa d’assister demain à la rencontre des premiers ministres, au lac Harrington, près d’Ottawa.La partie ne sera pas facile pour M.Bourassa car la plupart des représentants des autres provinces tiennent à l’accord conclu le 7 juillet.« Nous avons l’intention d’être très clairs avec M.Bourassa et lui faire comprendre qu’il y a très peu de marge de manoeuvre dans des dossiers-clés comme la réforme du Sénat et la société distincte », a déclaré cette semaine le ministre des Affaires constitutionnelles de la Colombie-Britannique, Moe Sihota.« Si nous n’obtenons pas du premier ministre Mulroney et de M.Bourassa un message clair en faveur des grands principes de l’entente du 7 juillet, il y aura alors un très grand risque que cet accord s’écroule », a renchéri de son côté le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow.Quant à lui, il est ouvert aux clarifications et aux modifications mais à une condition : la structure de l’entente doit rester intacte.« Il n’y a aucune question, réforme du Sénat incluse, qui est suffisamment importante pour justifier la rupture de ce pays », a pour sa part déclaré le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.Fatigué de négocier avec « un fantôme à la table », il souhaitait ardemment la tenue d’une rencontre semblable.Il a invité tous ses partenaires à faire preuve de souplesse.Certains premiers ministres, en particulier l’Slbertain Don Getty et le Terre-Neuvien Clyde Wells, tiennent toutefois au Sénat triple E, tant décrié au Québec.Ce sera la première fois depuis la mort de l’accord du lac Meech, en juin 1990, que M.Bourassa prendra place à la même table que ses homologues pour discuter Constitution.M.Bourassa refusait de retourner à la table tant et aussi longtemps qu’il n’avait pas obtenu « la substance de l’accord du lac Meech ».La semaine dernière, il jugeait les progrès suffisants pour justifier sa présence à cette rencontre dite « informelle ».La rencontre de demain doit porter seulement sur le processus constitutionnel, a précisé M.Mulroney.Il ne s’agit pas d’une séance de négociations, a-t-il insisté.Selon M.Sihota, il pourrait difficilement en être autrement vu la paralysie qui affecte le processus.Cependant, les progrès réalisés par M.Bourassa ne font pas l’unanimité et pourraient être attaqués demain.Québec demandait d’avoir un droit de veto sur la formation de nouvelles provinces.Ottawa s’est engagé à ne pas accorder le statut de province à un territoire sans avoir obtenu l’appui des grandes régions du pays, dont le Québec.Le 7 juillet, le fédéral, les neuf provinces anglophones et les représentants autochtones et territoriaux s’étaient entendus pour qu’un territoire puisse devenir une province avec uniquement l’accord d’Ottawa.Le changement de cap d’Ottawa a provoqué du ressentiment dans les territoires, qui se sont sentis trahis.Les modifications apportées aux clauses sur la société distincte et la promotion de la dualité linguistique feraient aussi grincer des dents.Selon Ottawa, six provinces, en plus du Québec, appuieraient ces changements.Mais M.Sihota a déclaré au Vancouver Sun que son premier ministre, Mike Harcourt, et lui n’étaient pas très heureux de la performance de MM.Mulroney et Bourassa et qu’ils comptaient le faire savoir.« Québec a pris un gros risque en refusant d’assister aux rencontres jusqu’à maintenant et il y a un prix à payer pour cela », a résumé M.Sihota, rappelant un avertissement qu’avait déjà lancé M.Clark, en mai dernier.Autre élément sur lequel M.Bourassa aura peu de choses à dire : la liste des participants aux négociations constitutionnelles.La rencontre de demain ne doit réunir que les premiers ministres.Mais si on s’entend sur le processus et que les négociations reprennent, M.Bourassa fera face à 16 interlocuteurs, et non à 11.Dans une lettre envoyée aux leaders autochtones et territoriaux, la semaine dernière, le premier ministre Mulroney a été clair.« Subséquemment, ce processus entraînerait la tenue de rencontres sur la substance de l’accord constitutionnel et intégrerait les leaders autochtones et territoriaux », a-t-il écrit.Le Canada anglais n’accepterait pas que les représentants des Premières Nations et des territoires soient tenus à l’écart alors qu'ils ont participé, eux, à toutes les négociations depuis le mois de mars.Les commanditaires s’impliquent de plus en plus dans le contenu des événements Roland-Yves Carignan LE FESTIVAL du téléphone juste pour rire, le Festival jazz de l’acier, les Internationaux des feux d’artifice de cigarettes, le Grand-Prix automobile de la brasserie, les Internationaux des autres cigarettes de tennis, les Jeux de nuit de la banque et évidemment, le 350e anniversaire de la boisson gazeuse de Montréal.Pas moyen, aujourd’hui, de faire autrement.Les commanditaires sont partout, partout, parce que chacun des événements à caractère artistique, culturel, sportif ou autre, a besoin d’eux pour se financer.Et pas de financement, pas d’événement, il n’y a rien de nouveau là.« Ce qui est nouveau, c’est l’attitude des entreprises qui désirent maintenant participer à l’élaboration des événements, sans perdre de vue le volet commercial et le désir de rentabiliser leur investissement», avoue le directeur général de la Corporation des célébrations du 350e, Michel Petit, au sujet de son partenariat avec les entreprises privées.Selon lui, « l’événement appartient toujours aux Montréalais et la visibilité des commanditaires est de bon ton ».Pour le 350e de Montréal, il y a davantage de publicités privées annonçant les festivités, que d’événements où sont mises en valeur les entreprises impliquées.Une firme pétrolière fait la promotion de la fete mais on entend peu parler d’elle sur le site des festivités.Cette « sobriété » n’est cependant pas universelle.Dans certains cas, il est maintenant ardu de faire la différence entre le sujet et le « sponsor », comme on dit en France.Dans quelques sports amateurs, par exemple, la plupart des trophées et coupes remis au terme de la saison ne portent plus les noms de héros du passé.Aujourd'hui, il y a la Coupe du magasin de vêtement, le trophée de la pétrolière et la plaque du dépanneur.Parfois, le championnat prend carrément le nom du commanditaire et n’a aucune autre identification propre.Il y a même des ligues amateurs en l’honneur d’une bière, qui regroupent plusieurs équipes dont le seul nom est celui du garagiste du coin, du coiffeur, etc.« Chez les moustiques de la ligue Joe Pizza, la buanderie Georges a blanchi le Caoutchouc Gérard au stade local, hier, tandis que les pneus Machin ont fait déraper leur adversaire, les voitures Usagées.» Et pourquoi pas ! « Bienvenue au 350e anniversaire de Coca-Cola et de IBM — Oh ! What a feeling», ironisaient, avec une bonne dose d’arrogance, les membres du groupe Me, Mom and Mor-gentaler lors de leur spectacle à la Place du 350e il y a deux semaines.Là, on s’insurgeait.Mais ailleurs, on semble prêt à modifier le spectacle à la demande du commanditaire.« Et encore aujourd'hui, après 175 ans, la Banque de Montréal contribue au dynamisme économique de la métropole.» Il s’agit là d’un extrait, vertement décrié par plusieurs critiques, du spectacle à saveur historique Jeux de nuit, présenté à la Place d’Armes dans le cadre des festivités du 350e.Oui, la Banque fait partie de l’histoire de la ville, mais est-ce que cette propriété donne droit à une aussi grosse « plogue » ?« C’est plutôt lors de la rédaction du script, où la Banque de Montréal devait être citée de toutes façons, qu’on a décidé d’approcher ce commanditaire.En échange, il y a de bonnes répercussions pour nous, puisqu’il fait la promotion du spectacle dans ses établissements », explique M.Petit.Un fabricant de boissons gazeuses a aussi mis le paquet pour s’associer à l’anniversaire de Montréal.Impossible de connaître le montant investi — à cause d’une entente entre les quatre grands « partenaires » et la Corporation du 350e — mais il suffit de dire que les toits de 17 abribus ont été refaits pour ressembler à une cannette de Coca-Cola, des « spots » à la radio et à la télé mettent en vedette la chanteuse Céline Dion et une multitude de panneaux-réclame annoncent un Montréal inscrit dans la célèbre calligraphie du commanditaire.C’est d’ailleurs la première fois au monde que la compagnie permet ainsi la transformation de son logo, sous l’approbation expresse de la maison-mère à Atlanta.Mais ce n’est sûrement pas la dernière fois.« On a mis beaucoup de sous, faut pas se le cacher, et il faut que ça rapporte », admet sans détour le directeur de la promotion chez Coke, Philippe Landry.« Jusqu’ici, des recherches nous disent que notre association avec Montréal est perçue comme un beau travail par les consommateurs.C’est ce que nous voulions, c’est bon pour notre notoriété.» VOIR MONTRÉAL avec Jean-Claude Marsan L’influence américaine AVEC la fin du XIXe siècle et le début du XXe, l’influence américaine devient dominante dans l’architecture publique et commerciale à Montréal Si celle de la Grande-Bretagne se manifeste toujours, c’est d’une façon plus épisodique.Par exemple, certains batiments, tels que le quartier général du Service d’incendie sur la place d’Youville (1903, qui loge aujourd’hui le Centre d’interprétation de l’histoire de Montreal), le musée McCord (1904-05), le Macdonald Engineering Building (1908-09), rue Sherbrooke, s’inspirent de l’architecture du Britannique Richard Normand Shaw.Celui-ci était célèbre alors pour sa façon brillante d’utiliser le style William and Mary et des formes de l’architecture résidentielle hollandaise du mi-dix-huitième siècle.L’influence américaine sur Tarchitecture montréalaise se fera sentir de deux manières principales.En premier lieu, par le nombre et la compétence des architectes d’outrefrontière qui oeuvrent à Montréal à cette époque.En effet, des bâtiments aussi variés que l’ancienne Bourse, l’hôtel Ritz Carlton, l’annexe à l’hôtel Windsor, l’édifice New York Life et la Banque Royale de la rue Saint-Jacques sont réalisés par des architectes des États-Unis.Et, dans tous les cas, ces professionnels sont choisis pour leur grande réputation.Ainsi, George Browne Post, qui érige l’ancienne Bourse sur la rue Saint-François-Xavier, est fort connu pour son rôle innovateur dans l’architecture commerciale américaine.Au moment même où il travaille sur la Bourse de Montréal (1903-04), il élève celle de New York.Quant aux architectes new-yorkais Warren et Wetmore qui construisent l’hôtel Ritz Carlton en 1911, ce sont des spécialistes du style Beaux-Arts.L’annexe de l’hôtel Windsor, sur la rue Peel, est également érigée en 1906 par des architectes de New York, Hardenberg & Gilbert, reconnus pour la qualité de leur architecture hôtelière.Avec l’apparition des gratte-ciel, les firmes américaines sont également présentes ici pour prêter leur concours.C’est le cas pour le premier gratte-ciel de la ville, l’édifice de New York Life sur la place d’Armes, lequel est érigé en 1888 par la firme d’architectes Babb, Cook & Willard de New York, une des principales agences des États-Unis à l’époque.Un autre gratte-ciel, celui de la Banque Royale (1927-28), est l’oeuvre des architectes new-yorkais York et Sawyer, reconnus comme les spécialistes de l’architecture bancaire.L’oeuvre d’architectes américains la plus intéressante à Montréal au début du siècle est sans contredit celle de l’agrandissement, en 1901-1905, de la Banque de Montréal de la place d’Armes par la firme Mc Kim, Mead & White de New York, sans doute la plus célèbre alors sur le continent nord-américain.Par ces modifications et cet agrandissement, la Banque retrouva sa coupole d’origine et surtout une grande salle bancaire d’une remarquable richesse de décor avec ses colonnes corinthiennes en syénite verte, aux chapitaux plaqués de feuilles d’or.Stanford White se vanta d’ailleurs d’avoir doté Montréal de la plus vaste et de la plus belle salle bancaire du monde.L’architecte montréalais contemporain Percy E.Nobbs considéra, pour sa part, que la façade de cet agrandissement sur la rue Craig (aujourd’hui Saint-Antoine) représentait la meilleure réalisation du genre en ville, sinon en Amérique.L’influence américaine est aussi présente à Montréal durant cette période par un style particulier mis de l’avant par celui qui est considéré comme le premier grand architecte des États-Unis, Henry Hobson Richardson.Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, Richardson puise comme ses confrères dans les styles du passé, plus précisément dans le style roman, mais en lui donnant une tournure personnelle qui en fait une expression à part, très caractéristique.Dans sa manière, il met en évidence la structure des bâtiments et l’essence même de leurs matériaux, produisant des édifices puissants dont l’église Trinity de Boston et le magasin Marshall Field de Chicago sont restés des modèles célèbres.Ce style richardsonien est introduit à Montréal par un disciple, l’architecte new-yorkais Bruce Price, qui est engagé par le Canadien Pacifique pour construire plusieurs gares et hotels au Canada, dont la gare Windsor sur le square Dominion (aujourd’hui Dorchester).Cette gare, érigée en 1887-89, n’avait pas les dimensions du complexe d’aujourd’hui.Elle fut agrandie à plusieurs reprises, notamment en 1910-12 lorsqu’on y ajouta une tour de 15 étages et, en 1913, lorsqu’on y aménagea de nouvelles voies ferrées et la magnifique salle des pas perdus.Cependant, ce qui fait la valeur architecturale de la gare Windsor, c’est que le style emprunté à Richardson, caractérisé par la succession d’immenses arcs plein cintre et une allure de forteresse médiévale, s’est perpétué dans tous les agrandissements avec la même vigueur, conférant à l’ensemble une unité monumentale.Parmi les autres exemples de ce style dans la ! métropole, il faut retenir principalement l’église Erskine and American (1892) sur la rue Sherbrooke (à l’est du Musée des beaux-arts) et la bibliothèque Redpath (1894) de l’Université McGill.À Montréal, le travail de Price, outre cette gare Windsor et le Royal Victoria College, est mémorable pour la gare-hôtel Viger (1897), oeuvre pittoresque, colorée, quelque peu engoncée en comparaison avec son prototype, le Château Frontenac de Québec.C’est Price, en effet, qui I contribua à lancer cette mode du ! style château de la Loire pour les gares et les hôtels du Canadien Pacifique.Sa première réalisation dans le genre fut ce fameux Château de Frontenac, conçu en 1890-93, et qui servit de modèle par la suite à toute une série d’hôtels de chemins de fer, « châteaux » pointant leurs toits, leurs donjons et leurs lucarnes sous tous les cieux du Canada, y compris celui des Rocheuses avec le Banff Springs Hotel.< Il y a deux façons d’apprécier l’importance de l’influence américaine en architecture au tournant du siècle à Montréal.Elle peut être perçue comme le reflet d’une société colonisée, qui ne peut produire ses propres artistes.Ce serait difficile à soutenir, considérant la qualité de l’architecture produite à la même époque par des architectes montréalais et canadiens, les Bourgeau, Perrault, Marchand, Dufresne, Cormier, Archibald, Nobbs, Maxwell, Hutchison, Ross et MacDonald, Darling et Pearson, etc; etc.Ou elle peut être comprise comme le reflet d’une société en quête d’excellence architecturale et qui n’hésite pas à employer les meilleurs talents pour y arriver.Je serais porté à soutenir cette dernière thèse car il y avait dans ce Montréal d’alors une fierté qui ne s’exprimait pas uniquement en paroles mais le plus souvent en actions.Directrice ou directeur de l’information LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur de l’information.Description du poste: Sous l'autorité du rédacteur en chef, la directrice ou le directeur de l’information est responsable, en première ligne, de la production quotidienne du journal.Il lui revient 1) de coordonner le travail des cadres de la rédaction, des chefs de division et des pupitreurs; 2) d'affecter les journalistes et de superviser leur travail au jour le jour.Est aussi de son ressort la proposition quotidienne du contenu du journal: idéation, suivi des événements et des dossiers dans tous les secteurs, ordonnancement, présentation, correction, respect des échéances et heures de tombée, évaluation.Qualifications requises: La personne que nous recherchons devra posséder une expérience journalistique de fort calibre en presse quotidienne écrite, de même qu'une culture générale et polyvalente, démontrable aussi bien en politique québécoise, canadienne et internationale qu’en affaires culturelles ou économiques.Elle doit savoir diriger des personnes et des équipes avec une fermeté aussi grande que soucieuse des relations humaines.Parmi les aptitudes indispensables: sens de la méthode, vivacité, énergie, esprit ouvert et critique, résistance au stress, rapidité d'exécution, disponibilité, intégrité.Une expérience des défis de la mise en pages est très souhaitable.Rémunération: Selon l'échelle des cadres de la rédaction.Les personnes intéressées à ce poste-clé et exigeant feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l'adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Directrice ou directeur artistique LE DEVOIR est à la recherche d’une directrice ou d’un directeur artistique (poste à durée limitée) Description du poste: Sous l'autorité du rédacteur en chef et du directeur de l’information, la directrice ou le directeur artistique supervise la présentation quotidienne du journal et des cahiers spéciaux durant la période de transition vers un nouveau code graphique du journal, et durant sa consolidation.Il s'agit notamment d'encadrer le travail graphique des pupitreurs, de réaliser des travaux graphiques spéciaux reliés au contenu du journal, de contribuer à la formation des pupitreurs en matière de graphisme, de faire la liaison avec les services de publicité du journal.Qualifications requises: La personne que nous recherchons sera familière avec les exigences de production d’un journal quotidien, possédera des connaissances et une pratique étendues en infographie et en design graphique par ordinateur, sera capable de travailler en équipe, aura des qualités pédagogiques, de la méthode, de l’imagination, de l’audace et une grande rapidité d'exécution.Rémunération: Ce poste est un contrat à durée limitée, dont les conditions sont à discuter.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l'adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 Responsable des pages économiques LE DEVOIR est à la recherche d’un(e) adjoint(e) au directeur de l’information pour les informations économiques.Description du poste: Sous l’autorité du directeur de l’information, l'adjoint(e) au directeur de l'information pour les informations économiques a la responsabilité des pages économiques quotidiennes et d’un cahier économique hebdomadaire.Il planifie le contenu de ces pages, coordonne le travail des journalistes de la section, des collaborateurs et voit à la production de ces pages.Qualifications requises: Une expérience diversifiée à titre de journaliste et/ou d’analyste, notamment dans le secteur économique; une bonne connaissance des questions économiques; une capacité éprouvée en matière de coordination du personnel; des aptitudes pour l’édition et la mise en page de textes.Rémunération: Selon les conditions de la convention collective.Les personnes intéressées à poser leur candidature feront parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 10 août à l'adresse suivante: Monsieur Bernard Descôteaux Rédacteur en chef et directeur de l’Information LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal (Québec) H2Y 1X1 4 1 Le Devoir, lundi 3 août 1992 ¦ 3 PHOTO NORMAND BLOWN Messagers de l’Olympisme Quatre cyclistes allemands se sont arrêtés quelques instants, hier, devant l'hôtel de ville de Montréal en attendant qu’un représentant local daigne apposer sa signature au bas d'un message officiel de « félicitations et de paix » signé de toutes les villes olympiques.Au terme d'un périple de 23 000 kilomètres, les quatre cyclistes remettront ce message au maire de Barcelone à l'occasion des cérémonies de clôture de la XXVe Olympiade, le 9 août prochain.Ottawa y met le paquet pour lutter contre la contrebande de cigarettes HALIFAX (PC) — James Bond serait lui-même impressionné par les gadgets qui seront bientôt utilisés par les douanes canadiennes pour réprimer la lucrative contrebande de cigarettes en provenance des États-Unis.Des fibroscopes, des émetteurs de rayons gamma ainsi que des miroirs lumineux ne sont que quelques-uns de ces instruments de détection, a déclaré M.John Fagan, un directeur régional de Douanes Canada.« Les chances d’être intercepté seront beaucoup plus grandes qu’elles ne l’étaient il y a moins de deux semaines », a-t-il estimé.Ces instruments de haute technologie seront mis en service d’ici deux mois à tous les points de passage et aéroports du pays.Les douanes ont saisi jusqu’ici cette année des cigarettes qui auraient pu rapporter neuf millions de dollars en taxes diverses si elles avaient été vendues légalement.On prévoit que la valeur de ces saisies doublera d’ici la fin de l’année et ne tient évidemment pas compte des cigarettes qui n’auront pu être interceptées.Le plus important coup de filet a eu lieu dans une province de l’Atlantique : un million de dollars.Les amendes ont décuplé jusqu’à un maximum de 250 000$.Ainsi, un émetteur de rayons gamma pourra détecter des cigarettes, de l’alcool ou des narcotiques à l’intérieur d’un véhicule.Par ailleurs, un miroir lumineux permettra de retracer de telles marchandises cachées sous un véhicule.Finalement, un appareil à rayons X pourra déterminer le contenu d’un colis en provenance des États-Unis.La facture accompagnant de tels gadgets ?Les chiffres ne sont pas disponibles pour l’instant mais l’investissement en vaut le jeu, a ajouté M.Fagan.La plupart des produits du tabac passés en contrebande au Canada ont été manufacturés ici même puis exportés aux États-Unis, où les taxes sont beaucoup moins élevées.Les autorités estiment que quatre cartouches de cigarettes sur cinq, destinées à l’exportation, reviennent en contrebande au pays.Le prix d’une cartouche varie de 14 $ à 18 $ aux États-Unis, comparativement à 40$ au Canada.Douanes Canada et la GRC ont mis en commun leurs efforts et comptent accroître leurs effectifs d'ici les prochains mois.« Vous pouvez vous attendre à d’autres initiatives de ce genre dans l’avenir ainsi qu’une plus étroite collaboration entre les différentes autorités concernées », a conclu M.Fagan.La STRSM revient à la charge avec son projet de voies réservées sur l’estacade du pont Champlain Danny Year INQUIÈTE de la sécurité des 12 000 usagers des autobus empruntant chaque matin les voies réservées du pont Champlain, la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal ( STRSM ) a remis sur les rails son projet d’aménager l’estacade du pont Champlain.C’est ainsi qu’elle a chargé une firme de spécialistes des transports, Transurb, de réaliser une étude qui « rétablisse les faits et replace dans leur contexte les conclusions trop hâtives de la récente étude du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ».« Avec les voies réservées, nous avons eu deux accidents l’an dernier.La sécurité de nos 12 000 usagers est primordiale », a affirmé le président de la SRTSM, Hughes Aubertin.La STRSM réagit ainsi à l’étude d’impact sur l’environnement que le BAPE rendait publique en juin.L’étude rejetait la solution que la STRSM et le ministère des Transports du Québec préconisaient pour régler le problème de sécurité des voies réservées aux autobus lors des heures de pointe sur le pont Champlain.Avec leur projet, le ministère des Transports et la STRSM aimeraient que les autobus de la STRSM empruntent, lors des heures de pointe du matin et du soir, l’estacade située au côté du pont Champlain plutôt que d’utiliser les voies réservées.Dans son étude, le BAPE a rejeté cette option.Le BAPE a jugé que de simples réaménagements pourraient améliorer la sécurité des voies réservées sur le pont Champlain.Le BAPE a notamment recommandé que les automobilistes soient incités a utiliser le transport en commun.Selon la STRSM et le ministère des Transports, la solution de l’esta-cade permettrait d’éliminer une partie des engorgements de la circulation aux heures de pointe aux embouchures du pont.Or, le BAPE a soutenu que ces gains seraient provisoires et pousseraient les banlieusards à leurs automobiles.Pour la STRSM, les résultats de cette étude sont «très décevants».« On doit répondre à la question de la sécurité des usagers.Le BAPE n’a pas le monopole de la vérité.Les petits poissons, c’est bien beau.Mais la vie des humains, ça reste important », a expliqué Hugues Aubertin.Réalisée avec la collaboration financière de la Ville de Brossard, dont certains citoyens s’opposent vertement au projet de l’estacade.cette « réplique » au BAPE coûtera quelque 15 000$.Remise à la fin d’août, l’étude sera envoyée au ministre de l’Environnement, Pierre Paradis.En ce moment, le projet de l’estacade, dont les travaux devaient débuter à la fin de l’année, attend toujours une décision du Conseil des ministres.Ce projet ne fait pas l’unanimité.«Un projet comme celui-là pourrait hypothéquer le développement du transport en commun sur la Rive-Sud pour les 30 prochaines années », a affirmé sous le couvert de l’anonymat un spécialiste des transports en commun près du dossier.Pour lui, une simple amélioration des accès aux voies réservées aux autobus et une meilleure signalisation routière pourraient résoudre le problème de la sécurité des usagers du transport de la STRSM.Québec tarde toujours à réviser sa réglementation sur le flottage du bois sur la Saint-Maurice Danny Year AU PAYS de Jean Chrétien, à la hauteur de Saint-Jean-des-Piles et de Shawinigan, des milliers de mètres cubes de bois baignent toujours dans la rivière Saint-Maurice en dépit des promesses répétées des politiciens provinciaux visant à mettre fin à.cette pratique plus que centenaire.Legs de l’industrie des pâtes et papiers, principal employeur de la région, le flottage du bois sur la rivière Saint-Maurice continue ainsi de perturber la vie des riverains et de miner les berges et l’environnement de cette « rivière en danger », selon le titre d’un document de 1985 du ministère de l’Environnement.C’est que Québec a encore une fois reporté sa révision de la politique du régime des eaux « quelque part en septembre ».Avec cette révision, Québec devait en profiter pour réglementer le flottage du bois sur la rivière Saint-Maurice.« Le ministère a mis cette révision en suspens », a expliqué Pierre Desforges, actuel directeur du domaine hydrique au ministère de l’Environnement.Pourquoi ?La fermeture de l’usine de pâtes et papiers de Trois-Rivières a obligé le MENVIQ à revoir les solutions qu’il avait envisagées jusque-là pour régler ce problème.Le problème du flottage du bois sur la Saint-Maurice ne date pas d’hier.En effet, les papetières l’uti- lisent depuis plus de 150 ans.Des lieux de coupe, le bois est jeté à la rivière et flotte sur une distance de quelque 150 kilomètres jusqu’aux usines.L’usine de Trois-Rivières était l’une des trois dernières papetières de la région à utiliser la rivière pour le flottage du bois.Elle était également la plus grosse utilisatrice.En 1990, quelque 1,4 million de mètres cubes ont descendu la rivière, selon les estimations de l’étude.Depuis six ans, la moyenne annuelle des volumes de billes livrées aux usines est de 1,3 mètre cube.Environ 450 000 mètres cubes de bois rond sont acheminés par route.Or, avec la fermeture de PFCP à Trois-Rivières, le volume de bois sur .•5*3*61Si PHOTO NORMAND BLOUIN Plus de fumée que de feu Les pompiers de Montréal ont fait évacuer les 3e et 4e étages de la Place du Canada, hier, vers 16 h, quand un incendie de source inconnue s’est déclaré au niveau de la première passerelle.Les clients du Château Champlain ont eux aussi dû quitter les lieux momentanément.Un pompier tente ici de les rassurer.la rivière devait diminuer considérablement.En effet, l’usine recevait près de 770 000 mètres cubes de bois flotté en 1990, soit un peu plus de la moitié de tout le bois qui flotte sur la rivière.Même si le MENVIQ voit une partie de son problème réglé sans qu’il n’ait à lever le petit doigt, il doit maintenant revoir les solutions qu’il avait préconisées.« Nous devons revoir nos solutions », a noté M.Desforges du MENVIQ.Seulement, les résidants de la Mauricie en ont assez d’attendre.« Aussi longtemps que le gouvernement du Québec n’aura pas négocié un véritable virage environ nemental, le flottage du bois sera toléré sur la rivière », a lancé J ules De-saulniers, porte-parole du Regroupement des usagers de la rivière.Et ce virage, Québec tarde vraiment à le prendre, a-t-il constaté au fil des ans.C’est que Québec étudie, analyse et tente de trouver des solutions à ce problème depuis un bon nombre d’années.En mars 1988, les ministères de l’Environnement et des Forêts ont formé un comité d’étude sur le flottage du bois.À la suite des recommandations de ce comité — rejetées en bloc par les représentants des riverains du Saint-Maurice —, le ministère de l’Environnement s’est vu confier le mandat d’inclure une réglementation du flottage du bois sur les rivières actuellement touchées à son projet de révision de la Loi sur le régime des eaux.En vertu de ce même mandat, les ministères de l’Environnement et des Forêts devaient identifier la faisabilité et les coûts du transport terrestre du bois flotté en aval de La Tuque.En 1991, la firme choisie, Soléco, a même remis son étude qui conclut à la faisabilité technique de l’arrêt du flottage du bois sur la Saint-Maurice.Selon la firme, la solution la plus sécuritaire consisterait à transporter le bois par la voie ferrée qui longe la rivière Saint-Maurice.Cette solution, qui n'éliminerait pas complètement le camionnage puisque le rail ne peut desservir qu’une partie des champs de coupe, coûterait quelque 17 millions.Toujours selon la firme, la solution la moins coûteuse consiste à transporter tout le bois par la route 155.Cette solution coûterait quelque 2,5 millions.La nouYelle loi sur les faillites favorisera agriculteurs et pêcheurs MEDECINE HAT, Alberta (PC) -La nouvelle loi canadienne sur les faillites pourrait être avantageuse pour les agriculteurs de l’Ouest, affirment des analystes de ce secteur d'activité.Le projet de loi C22 remplace des dispositions vieilles de 42 ans « qui avaient désespérément besoin d’une cure de rajeunissement », a indiqué Paul Gervais, du ministère albertain de l’Agriculture.« La nouvelle loi reflète de nouvelles réalités», a-t-il déclaré.Plusieurs dispositions de la loi s'appliquent depuis le 1er août, mais les sections qui touchent les agriculteurs devraient entrer en vigueur à la fin de l’automne seulement.Ces articles de la nouvelle loi accordent des droits spéciaux aux agri-çulteurs et aux pêcheurs.Ainsi, ceux-çi pourront réclamer des produits li- vrés si un acheteur fait faillite avant d’avoir acquitté la facture.Les produits devront cependant avoir été livrés dans les quinze jours précédant la faillite.Par exemple, si un agriculteur vend du colza à un pressoir qui fait faillite avant d’avoir payé la marchandise, la loi autorise l’agriculteur à reprendre sa production avant que les autres créanciers ne fassent leurs réclamations.« C'est mieux que d’avoir à se mettre en ligne au bout de la file des créanciers », a commenté M.Gervais.Les dispositions touchant les agriculteurs et les pêcheurs ont été ajoutées pendant les audiences, a expliqué Cindy Baker, une analyste des politiques de Consommation et Corporations Canada.« Nous voulions essayer d’accorder une meilleure protection aux fournisseurs qui n’avaient pas été payés, a-t-elle expliqué.Ils sont très vulnérables et, souvent, exploités.» La nouvelle loi protégera mieux la catégorie de créanciers qui, contrairement aux banques par exemple, n'ont aucune garantie.Les agriculteurs entrent dans cette catégorie.À défaut de paiement, les banques ont le droit de prendre possession d’un bien de valeur.Mais les agriculteurs, eux, n’ont pas l’habitude de réclamer de nantissement lorsqu’ils livrent un chargement de foin ou de colza.Généralement, explique M.Gervais, ils livrent la marchandise et « espèrent que le paiement suivra ».Si le client fait faillite, une fois que tous les autres créanciers ont fait leurs réclamations, il ne reste souvent plus grand viande autour de l’os, a-t-il ajouté.Simard-Beaudry contestera SlMARD-BEAUDRY était prête à contester devant les tribunaux toute décision rétroactive des pouvoirs publics, notamment de la Ville de La- Îal, qui l’aurait privée de ses droits ’exploitation de la carrière au centre d’une polémique depuis deux semaines.! Du même souffle, l’entreprise a souligné, hier, dans un communiqué laconique, qu’elle n’a jamais exploité illégalement sa carrière de Laval.Pour l’entreprise, le règlement que la Ville de Laval a récemment adopté dans le but de lui permettre ^’exploiter un site.qu’elle exploitait déjà n’a fait que confirmer « une situation de fait et de droit » recon- nue par la Commission de protection du territoire agricole.En ce qui concerne les lots 540A et 541, lesquels ont permis à Simard-Beaudry l’agrandissement de la carrière de Laval, l’entreprise jujge qu’aucune réglementation provinciale ou municipale ne lui interdisait de les rattacher à son exploitation actuelle.f-N Poumon qui respire Cigarette vqui expire^^ CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques.Montréal Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845 /074 Tôt.: (514) 98 R O B I C Xr/ //u//Vr/ir f/ri t/tAf/ta/Xm Le plus froid juillet depuis 1871 MONTRÉAL (PC) — Le mois de juillet 1992, avec une température moyenne de 18,7 degrés Celsius, aura été le plus froid au Québec depuis que les données météorologiques sont enregistrées, en 1871.Il est également tombé plus de pluie que d’habitude au cours du mois dernier, soit 115 mm, alors que la moyenne mensuelle est de 90 mm.Il ne s’agit toutefois pas d’une nouvelle marque.Selon les scientifiques, l’été froid que nous connaissons est la consé- uence de l’éruption l’année dernière u volcan Pinatubo, dans les Philippines.Déjà en 1815, l’éruption du volcan indonésien Tambora, considérablement plus puissante que celle du Pinatubo, avait enveloppé la planète d’un tel nuage de particules volcaniques que l’année suivante est passée à l’histoire comme « l’année sans été ».Il avait alors neigé en juillet au Québec et les récoltes avaient été ruinées dans plusieurs pays.Ce sont ces scénarios que le MENVIQ veut maintenant réviser.Pendant ce temps, les usagers de la rivière et de ses berges exigent toujours le retrait du bois de la rivière.« On veut pouvoir naviguer en paix.» « Aussi longtemps que le flottage du bois va durer sur la rivière, l’industrie touristique de la Mauricie ne pourra jamais se développer à son plein potentiel», a déplore Jules De-saulniers, porte-parole du Regroupement des usagers de la rivière.À la grande joie des usagers de la Saint-Maurice, tout de même masquée par un certain scepticisme, les fonctionnaires du ministère devraient proposer de nouvelles solutions dans les prochains mois.L’ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu’à 21 h.nous acceptons les frais d’interurbain lotoquCbec R E S ULTAT S I o t o q u 6 I) t* c GAGNANTS LOTS Tirage du 92-08-01 6 7 21 28 38 39 Numéro complémentaire: 42 6/6 1 5 228 880,50 $ 5/6+ 8 115 845,00$ 5/6 326 2 274,20 $ 4/6 20 335 69,90 $ 3/6 416 572 10$ VENTES TOTALES: 22 986 935,00 S PROCHAIN GROS LOT (approx.): 2 200 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 92-08-05 SELECT Tirage du 92-08-01 2 18 19 20 26 29 Numéro complémentaire: 24 mise tôt 6 8 16 33 GAGNANTS 95 LOT 526,30$ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 1 5/6 46 4/6 1 970 3/6 29 696 LOTS 1 000 000,00$ 29 104,20$ 421,80$ 45,90 $ 5,00$ Ventes totales: 1 087 208,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 OOO 000,00$ Tirage du 92-08-01 NUMÉROS 659867 59867 9867 867 67 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. 4 B Le Devoir, lundi 3 août 1992 t L’Airbus écrasé au Népal avait signalé des problèmes techniques , KATMANDOU (Reuter et PC) -Les sauveteurs népalais ont retrouvé, hier, les premiers corps des victimes de l’accident de l’Airbus A310-300 de la compagnie Thai Airways, qui s’est écrasé vendredi dans l’Himalaya.Il n’y a aucune chance de retrouver des rescapés parmi les 113 passagers et membres d’équipage, a déclaré un officier de l’armée népalaise chargé des secours.Deux Canadiens — un homme originaire de Winnipeg et un Ontarien — sont au nombre des victimes.Les débris de l’appareil sont disséminés sur un large rayon dans un terrain très escarpé à 40 km au nord-nord-est de Katmandou, à une journée de marche de la route la plus proche.Les premières équipes arrivées sur place ont découvert les corps carbonisés d’au moins deux des victimes et de petits morceaux de carlingue, dont le plus grand mesure deux mètres de long.Un groupe international de médecins légistes est attendu dans la journée à Katmandou et aidera à identifier les victimes.Le porte-parole du gouvernement népalais, Ramanan Vaidya, a déclaré que l’appareil avait heurté une crête à 3500 m d’altitude.L’avion aurait aussitôt explosé.L’évacuation des corps sera longue et difficile car toute la région est sous une épaisse couche de nuages et il est très difficile aux hélicoptères d’atterrir.Les sauveteurs ont établi un camp de base à 2500 m d’altitude, où des hélicoptères Puma, qui peuvent transporter 24 personnes, sont en mesure de se poser.L’Airbus assurait la liaison Bangkok-Katmandou.Il avait disparu des écrans radars vendredi, alors que le temps était très mauvais sur la région.Les premières recherches avaient été menées au sud de Katmandou, loin du site où l’avion a été découvert.L’épave a été repérée en début de matinée hier par un hélicoptère qui n’a pas pu atterrir.Un second hélicoptère, un Alouette, a ensuite été envoyé sur place.Les autorités avaient été infor- mées de la présence de débris d’avion par un responsable local, qui avait fait huit heures de marche pour arriver jusqu’au poste de police le plus proche.Les familles des victimes ont été priées de se rendre à l’aéroport pour attendre l’arrivée des corps.L’équipage était thaïlandais et la majorité des 99 passagers d’origine asiatique.Il y avait notamment 29 Népalais et 21 Japonais à bord, mais aussi 13 Américains, 4 Allemands, 3 Espagnols et un Britannique.Les deux victimes canadiennes sont : Duncan Nome, 34 ans, le fils aîné du maire de Winnipeg Bill Nor-rie, et Lalit Cogna, 28 ans, de Wood-bridge, en Ontario.M.Norrie, ingénieur civil, était coordonnateur d’un projet de ressources hydrauliques au Népal, et M.Gogna effectuait un voyage dans la région asiatique.À Bangkok, la Thai Airways a fait savoir que le commandant de bord avait signalé des problèmes techniques.Une transcription des derniers échanges entre l’équipage et la tour de contrôle de Katmandou a été remise à Weera Kitchathom, président de la compagnie, par la direction népalaise de l’aviation civile.Le pilote avait fait état à deux reprises de problèmes techniques et avait demandé l’autorisation de se dérouter sur Calcutta, selon la compagnie thaïlandaise.La tour de contrôle lui a donné son accord, mais moins d’une minute plus tard, le pilote a demandé l’auto- risation d’atterrir à Katmandou, où il avait déjà tenté de se poser à deux reprises sans succès en raison du mauvais temps.La tour de contrôle lui a de nouveau donné satisfaction, mais le contact a été rompu environ trois minutes plus tard, et l’avion a disparu des écrans.Les contrôleurs de la navigation aérienne de Katmandou avaient conseillé au commandant de bord de se dérouter vers le sud-ouest, en direction de l’Inde, en raison des mauvaises conditions météorologiques.Il est néanmoins impossible, d’après la transcription disponible, de savoir à quels problèmes techniques le pilote faisait allusion, a déclaré le porte-parole des Thai Airways.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Déjeuner jeunesse, Mario Dumont, qui ne conteste pas cependant le bien-fondé de la stratégie de son chef.Le président de la commission constitutionnelle du parti et auteur du programme constitutionnel, Jean Allaire, adopte lui aussi une attitude de scepticisme en disant que « cette fois-ci c’est la dernière chance du fédéralisme, vraiment la dernière chance ».Il presse son premier ministre de ne pas tomber dans le piège d’une nouvelle ronde de négociations constitutionnelles et il rejette lui aussi toute discussion à partir de l’entente jugée inacceptable du 7 juillet dernier conclue par le Canada anglais.Chez les députés plus nationalistes dans le parti de M.Bourassa, l’inquiétude du début (de la conversation) fait place à la confiance en le chef pour bien expliquer aux autres premiers ministres ce qui se passe au Québec et ce que les Québécois exigent pour continuer à faire partie du Canada.Mais la grande majorité des éditorialistes, analystes politiques et commentateurs s’interrogent sérieusement sur le bien-fondé du retour de M.Bourassa, compte tenu de l’absence de conditions posées par le premier ministre lui-même.Comme par exemple la clarification de la « substance de Meech » et la définition du concept de la société distincte tel que contenu dans l’Accrd du lac Meech.De l’avis général, M.Bourassa n’est pas du tout « équipé » pour aller négocier quoi que ce soit au lac Harrington.Il ne possède pas les armes pour mettre de la pression sur les autres gouvernements et obtenir des avantages pour le Québec, souligne-t-on.En plus de subir la tension chez lui, M.Bourassa a dû également faire face à un premier ministre, celui de l’Ontario, Bob Rae, qui a menacé de ne plus se présenter à une rencontre constitutionnelle si le premier ministre du Québec continuait de s’absenter.Le premier ministre (Bourassa) doit se contenter « de voir seulement ce qui va se passer mais montrer aussi aux autres que le Québec est sérieux », selon un ancien haut fonctionnaire et conseiller constitutionnel au gouvernement du Québec (qui a voulu garder l’anonymat).Un professeur en science politique à l’Université Laval, Guy Laforest, qualifie de « très périlleuse » la démarche de M.Bourassa.« Si M.Bourassa accepte d’aller à Ottawa (lac Harrington) mardi prochain, sans avoir vraiment obtenu les clarifications exigées, et s’il annule quelques semaines plus tard le rendez-vous référendaire de cet automne pour donner encore un peu de temps aux négociations, il enverra le message suivant à ceux qui, dans l’Ouest et ailleurs, n’éprouvent que du mépris pour lui et les revendications nationalistes québécoises : l’attitude à adopter face au gouvernement du Québec en est une d’intran- sigeance et d’inflexibilité car le Québec ‘bluffait’ et il ‘bluffera’ encore demain », selon le professeur Laforest.Du côté du parti de l’opposition officielle, on parle de « trahison » de l’engagement de M.Bourassa pris en juin 1990 de ne plus participer aux conférences à onze.Selon le Parti québécois, rien dans l’attitude du Canada anglais ne justifie un retour du Québec à la table des négociations constitutionnelles.Le président du PQ, Jacques Parizeau, craint, lui, que M.Bourassa ne se laisse entraîner dans un processus et retarde la tenue du référendum prévu pour le 26 octobre.+ Sprint merce américain Clara Hills a déclaré hier en entrevue à la station de télévision ABC, que chaque milliard de dollars en exportations générait la création de 20 000 emplois aux États-Unis.De son côté, M.Wilson a balayé de la main hier les arguments de syndicalistes et des environnementalis-tes, selon lesquels la signature de l’accord pourrait faire perdre des milliers d’emplois canadiens ainsi qu’avoir un impact négatif sur les standards environnementaux du pays.M.Wilson a notamment commenté une déclaration du secteur manufacturier du vêtement, fixant à 40 000 le nombre d’emplois canadiens directement en cause dans la négociation de cet accord.« Nous avons travaillé très étroitement avec les négociateurs, avec l’industrie, pour obtenir la meilleure entente possible, et je crois qu’il y a beaucoup d’exagération dans ce discours », a dit en substance M.Wilson.« Mais nous gardons ces intérêts en tête et nous les présenterons à la table de négociations », a-t-il dit.Le Canada espère, par le biais de cet accord, maintenir et peut-être augmenter la qualité de ses échanges commerciaux avec les États-Unis, tout en améliorant ses relations avec le Mexique.« Nous poursuivons des objectifs commerciaux, et nous espérons sauvegarder, sinon renforcer, les acquis sociaux et environnementaux.Une entreprise qui veut prendre de l’expansion ne doit pas être frustrée par des barrières tarifaires.Dans le cadre de telles négociations, la pression est plutôt sur ceux qui sont à la traîne, au plan des conditions de travail comme au plan environnemental», a dit M.Gagnon.+ La grève vain.La tentative des hommes d’église aura eu le mérite de faire adopter par les uns et les autres un « code de conduite » engageant toutes les parties à la responsabilité pour limiter les violences.Craignant les représailles de certaines entreprises, notamment le licenciement des grévistes, Nelson Mandela, mercredi, a téléphoné personnellement aux 30 chefs d’entreprises les plus importants.« À une exception près, a rapporté le leader de l’ANC, tous ont accepté une attitude modérée ».En contrepartie, l’ANC a renoncé aux occupations d’usines.Pour les entreprises plus récalcitrantes, Jay Naidoo, le président du Cosatu, a laissé planer la menace d’une pression internationale visant AVIS PUBLICS AVIS PRENEZ AVIS qua la compagnie FAIRVIUE DEVELOPMENT CORPORATION, demandera à Tlnspedeur général des institutions financières la permission d'cblenir sa dissolution.Montréal, (Québec) Ce 30ième jour de juin 1992.PHILLIPS FRIEDMAN & KOTLER ROBERT GOLFMAN Ç|^Hydro -Québec APPEL D’OFFRES CTB.22116.F pour 14 h, heure de Montréal le mardi 25 août 1992 FOURNITURE DE 60 PANNEAUX DE PROTECTION Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000 $ Prix du document : 25 $ (taxes incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats 85S, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements: (514) 840-4903 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLEetdoitètre payé sous forme deCHÈQUE ou de MANDAT à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel de propositions directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service.Achats et Contrats Antonio Pinho.ing.Province de Québec, district de Montréol.COUR SUPERIEURE.NO: 500- 05-001378-908.CIMENT NATIONAL INC., Demandeur, ys-CONSTRUCTION LAURENCE LTÉE, Défendeur.Le 17ième jour d'ooûl 1992, à 10h30, ou 333 Boul.Souvenir.La vol, district de Montréal, seront vendus par ou tarifé de Aistice, les biens et effets, de CONSTRUCTION LAURENCE LTÉE, saisis en celte couse, consistant en: bureau en bois 4 tiroirs, de couleur brun el accessoires, téléphone cellular de marque Motorola et accessoires, calculatrice de marque Olivetti 720 PD et accessoires, etc.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.MANON LAMOUREUX, huissier, 514-352-5172, de l'étude: MACERA ET ASS.HUISSIERS, 3700, de la Montagne, suite 100, Montréal, Oc, H3G 2A8.Province de Québec, District de Montréal, COUR MUNICIPALE, NO: 52-384-940-6.VILLE DE MONTRÉAL, demanderesse, -vs- PIERRE PARENT.Défenderesse.Le 14 août 1992, à lOhOO de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 66 rue 373E avenue, en la cité de Sl-Hippolyle, district de Terrebonne seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause consistant en: I automobile Volkswagen couleur bleue marine, no série: 9BWCA0309JP005525.plague JRC 901 el accessoires.CONDITIONS; ARGENT COMPTANT.MICHEL DUPRÉ huissier.Tél: 625*1920.Laval, 30 juillet 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE, NO: 52,699,525-4.Ville de Montréal, Partie demanderesse, -vs-Mark Gauker, Partie défenderesse.Le Uième jour de juin 1992 à lOhOO au 11, 58ieme Avenue sud Bois-des Fifion, Oc, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: MARK GAUKÉR, saisis en cette couse, consistant en: 1 Pfymouh Reliant, or, IHKH733, série «1P38P4962EF33Y854.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Informations: MICHEL DAIGNEAULT, huissier, (514)471-8078.JACQUES LANCTOT HUISSIERS, 955 boul.Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, ûc,J6W3WS.Un bon conseil i Ne fumez pas LA FONDATION DU QUEBEC DES MALADIES DU COEUR Province de Québec, district de Montréal.COUR DU QUEBEC.NO: 500-02-039910-919.VINCENT PRATA, Demandeur, -vs- TONY GATTO, Défendeur.Le 17ième jour d'ooûl 1992, à 11h00.au 14 255 Gouin Ouest, Pierrefonds, district de Montréol, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de TONY GATTO, saisis en cette cause, consistant en: lot 4 chaises de salon de coiffure ajustable en houleur de morgue Orbit avec base en métal et coussin cuir gris et accessoires, meubles en bois gris avec chaises et lavabo intégré tel que utilisé dans les salons de coiffure et accessoires/ véhicule automobile de marque Pontioc Sunbird, 2 portes, couleur blanc et occ.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.LORIS LUÇIANI, huissier.514-352-5172, de l'élude: MACERA ET ASS.HUISSIERS, 3700, de la Montagne, tuile 100, Montréal, Qc, H3G 2A8.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO; 500 05 010953-923 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROÎONOTAIRE ADJOINT TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Requérante RENÉ SAUVÉ, •et* ACHILLE CORBO -et- ANDRÉ POUQUIN •et* ROGER MATHIEU *et* 1£ CONDOMINIUM LE PRESQU'ILE INC., -et- SHÉRIF DE MONTRÉAL Intimés *ef- L£ REGSTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE LAVAL Misen-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDRÉ POUQUIN, de comparaître au greffe de cette cour situé ou 1, rue Notre-Dame Est, Ville de Montréal, salle 2.16 le 9 septembre 1992.Une copie de la requête en radiation d'enregistrement (Article 805 C.p.c.) et une copie du nouvel avis de présentation ont été remise au greffe à l'intention de ANDRÉ POUQUIN.Lieu: MONTRÉAL Date: 31 juillet 1992.GILBERT CHAPADOS, PA AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, Tél 286-1200 Fax: 286-8198 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL COUR SUPERIEURE, NO: 505-04 Ô00298* 919.USE DINEILE, Partie demanderesse, •vs* ROBERT HÉBERT, Partie défenderesse.Le 17ièmejour d'août 1992, à lOhOO, au 351 Ffeubert, Ste-Julie, Qc, district de longueuil, seront vendus par outorilé de Justice, les biens et effets de: Robert Hébert, saisis en cette couse, consistant en: 1 TV-Sony et occ., 1 vidéo VHS Akai et occ., 1 système de son Sony et occ.1 lecteur de cassette double, 1 amplificateur, 1 lecteur de disque, 1 table tournante Fisher et occ., et divers autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Guy Gaucher, huissier, (514)461-334(5.MAURICE GAUCHER & ASSOCIES, HUISSIERS, 1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V 5Y6.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-205845 922 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT NEDJMA ZIDANE, Partie demanderesse TEMY T1DAFI, ” Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à la partie défenderesse, de comparailre au greffe de celle cour silué au 1, rue Noire-Dame Est, Montréal, salle U 00 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de TEMY T1DAFI.Lieu: MONTRÉAL Date: 30 juillet 1992.GILBERT CHAPADOS, PA Province de Québec, District de Montréal, COUR DU QUÉBEC, (CHAMBRE CIVILE), NO: 500-02-034581-913.CONSTRUCTION L.P.L.INC., Demanderesse, -vs- TOITURÈS GI1MIRE INC., Défendeur.Le 14 août 1992, à 11H00 de l'avanl-midi, à la place d'affaires du défendeur, au No 4125 Bourgelas, en la cité de Carignon, district de longueuil, seront vendus par outorilé de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause consistant en: pholoœpieur Toshiba Fax 80601, filière Commander, mochine à eau Cordley.Conditions: ARGENT COMPTANT.RICHARD LANGEVIN huissier, DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER & MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, Longueuil, Québec J4J 2V6.TEL: 647-64(30.Longueuil, le 31 juillet 1992.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 05-009935-923 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT 131344 CANADA INC Partie demanderesse IVANDOBREN, ” el OMNI JEWELLERS INC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à IVAN DOBREN ET OMNI JEWELLERS, de comparaître au greffe de celte cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dons le journal Le Devoir.Une copie du bref el déclaration a été remise au grelle à l'intention de IVAN DOBREN ET OMNI JEWEU.ERS INC.beu: MONTRÉAL Dole: 29 juillet 1992.GILBERT CHAPADOS, P.A.AVIS PRENEZ avis que le compagnie SOCIÉTÉ INVESTISSEMENT WESTWOOD INC., demandera à l'Inspecteur général des inslilulions financières la permission d'obtenir sa dissolution.MONTRÉAL (Québec) CE 30IEME JOUR DE JUIN 1992 PHOLIPS FRIEDMAN 4 KOTLER par: ROBERT GOlfMAN CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 02-023587-921 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT LUC ARNAULT ET JEAN -REMI THIBAULT Partie demanderesse JEAN DE BELLEFEuîliE ET 404214 BC LTÉE Partie défenderesse ET BANQUE NATIONALE DE PARIS Tlers(ce)-salsie ASSIGNATION ORDRE esl donné à JEAN DE BElLEFEUIllE ET 404214 BC LIÉE, de comparailre au grelle de celle cour situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal dit district, salle 1.100 dans les trente (301 jours de la date de la publication au présent avis dans Le Devoir.Une copie du bref de saisie avant jugement en mains-tierce affidavit, liste de pièces, requisition d’un bref de saisie avant jugement en mains-tierces, déclaration, a été remise au greffe à l'intention de JEAN DE BELLEFEUILLE ET 404214 BC LTÉE.beu: MONTRÉAL Date: 30 juillet 1992 GILBERT CHAPADOS, P.A.Avis public Ville de Montréal Service du greffe 2e AVIS Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de Division de la gestion du domaine public, Module voirie et circulation du Service des travaux publics, a approuvé, le 16 juillet 1992, en vertu de la résolution 88 05776 (modifiée) du Comité exécutif du 21 décembre 1988, lui déléguant ce pouvoir, la description de la ruelle suivante, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 36a de la Charte: — ruelle située au nord-eet de la rue Curatteau el au nord-oueet de la rue Sherbrooke, faisant partie du cadastra de la Paroisse de Longue-Pointe (quartier Mercier), dhrialon d'enregistrement de Montréal, plue explicitement décrite comme suit une partie du lot mille cent quatre-vingt-dix de la subdivision du lot originaire trois cent quatre-vingt-neuf (389-Pbe 1190 — (ruelle).Cette ruelle est montrée sur le plan C-192 Longue-Pointe (item numéro 3) du Service des travaux publics (DC 0306811).Le droit à une indemnité eu égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le deuxième que la Ville «et tenue de publier.LÉON LABERQE Oreiller de la VMe MM de VNe, Monbéal, le 21 juMet 1992 à les isoler.La première journée de grève commence aussi dans le deuil.Hier, le chef régional de l’ANC a été tué dans une embuscade dans le Natal.Acte délibéré ou non, cet homicide menace de mettre le feu aux poudres.4 Cinq médailles sans problème la course de huit, avec l’aide de Shannon Crawford (Toronto), Megan Delehanty (Vancouver) et la barreuse Lesley Thompson (London en Ontario).« À mesure que nous nous approchions des Allemandes, je savais que nous les avions», a raconté Worthington, âgée de 32 ans et à ses troisièmes Jeux olympiques.Le huit masculin a triomphé avec panache, surprenant le puissant équipage allemand, qui n’avait subi qu’une seule défaite au cours des quatre dernières années.Deuxièmes derrière les Allemands lors des deux derniers championnats du monde, les Canadiens ont pris la tête après 500 mètres pour ne plus la céder.Ils ont résisté a une poussée de derniers instants des Roumains pour l’emporter par un mètre.« Nous nous disions qu’aucune équipe — et je dis bien aucune — ne pouvait nous devancer sur les 500 derniers mètres», a raconté Mike Forgeron, qui portait toujours son uniforme deux heures après la course.Les coéquipiers de Forgeron étaient Robert Marland (Mississauga en Ontario), Andy Crosby (Hamilton), John Wallace (Burlington en Ontario), Michael Rascher (Fernie en Colombie-Britannique), ainsi que Derek Porter, Darren Barber et le barreur Terry Paul, tous de Victoria.Laumann, la championne du monde en titre, a failli réaliser un rêve impossible, hier dans la finale du simple skull, mais elle s’est finalement « contentée » d’une médaille de bronze.Il s’agit peut-être de la première fois de l’histoire des Jeux olympiques qu’une médaille de bronze en eclipse deux d’or.surtout dans la même discipline.La rameuse de 27 ans, résidante de Victoria, a été victime d’une sérieuse blessure à la jambe il y a à peine deux mois et sa carrière était sérieusement compromise.Hier, elle s’est déchaînée dans le dernier 200 mètres pour doubler l’Américaine Anne Marden à l’arrivée.À la voile, les Américains Mark Reynolds et Hal Haelen avaient dès la veille conquis l’or olympique.Ce sont finalement les Néo-Zélandais Rod Davis et Dan Cowie qui ont gagné la médaille d’argent, tandis que les Canadiens Dave McDonald et Eric Jepersen remontaient de la septième place pour mériter la médaillé de bronze.Finalement, en athlétisme, les athlètes de la CEI ont réussi le doublé au 3000 mètres, mais la médaille de bronze est revenue à la Canadienne Angela Frances Chalmers, qui a réussi un chrono de huit minutes 47,22 secondes.Autres informations sur les Jeux eh pages 6 et 7.2-9645 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-05-001091-922 COUR SUPÉRIEURE BANQUE NATIONAŒ DU CANADA, Partie demanderesse VS RENÉ LEPAGE Partie défenderesse ET IE GROUPE MMG, Syndics à la laillile de René Lepage Mis en-cause ORDONNANCE ORDRE esl donné à RENÉ LEPAGE de comparailre au greffe de celle cour situé au 11l 1 esl Jacques Cartier, longueuil, dans les (60) jours de la date de la publication du présent mis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'avis de 40 jours suivant ! article I040A du code civil a été remise au grelle à l'intention du défendeur.Lieu: LONGUEUIL Date: 30 juillet 1992 MAURICE JR.TOURANGEAU Protonolaire do la cour.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO: 700-12-019794-924 COUR SUPÉRIEURE MAURICE GRAF Partie demanderesse c.DAME ALICE MOQUIN Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR la défenderesse, DAME ALICE MOQUIN, d'adresse inconnue, esl par les présentes, requise de comparaître, dans un délai de quarante (40) jours à compter de la résente insertion.ne copie de la demande de divorce el de l'avis ont été déposés à son intention au bureau du prolonotairo de cette cour au 400 rue lavioletle à Saint-Jérôme.Faute par la défenderesse, DAME ALICE MOQUIN de comparaître dans les délais susdits, la cour pourra statuer sur la demande el PRONONCER jugement par défaut avec les mêmes conséquences qu'ô la suite d'un débat contradictoire.ST-JÉROME Ce 29 juillet 1992 DANIELLE LAFORTUNE Prolonolairo-odjoinI CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO: 700-04 000503 927 COUR SUPÉRIEURE ROXANNE GAGNÉ Requérante RICARDO JUAREZ'’ • Partie défenderesse AVIS A: MONSIEUR RICARDO JUAREZ d'adresse Inconnue PRENEZ AVIS qu’une requêle pour garde d'enfanl sera présentée par la requérante, devant la Cour Supérieure siégeant dans el pour le district de Terrebonne, au Palais de Justice en la Cité de Saint-Jérôme, pour le 17 septembre 1992, salle RC-39, à 9:00 heures de l'avanl-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Une copie de ladite requite a été déposée à votre Intention au Greffe de b Cour Supérieure.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE beu: ST-JÉROME le 29 juillet 1992 SAUINIER, TRÉPANIER ET ASS.Procureurs de la requérante 30 rue de Martigny ouest Bureau 100 Sl-Jérome, Québec, J7Y 2E9 Avis public Ville de Montréal m Servie* du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 29 juillet 1992, a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance fixant les droits exigibles pour l'étude d’une demande d'approbation d'un programme de développement relatif à un projet de construction, de modification ou d'occupation en vertu de l'article 612a de la charte.[ordonnance no 1 édictée en vertu du Règlement prescrivant la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et créant la Commission Jacques-Viger (9058, article 52 a); CE92 01983)] Ordonnance relative à l'événement «Cent jours d'art contemporain de Montréal».[ordonnance no 70 édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1; CE92 01979)] Ordonnance relative à l'exposition «Le Pont Victoria» au Musée McCord.[ordonnance no 71 édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1; CE92 01980)) Ordonnance relative à l'événement «Festival Juste pour rire / Just for laughs».[ordonnance no 72 édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1; CE92 01982)] Ordonnance relative à l'exposition «Rome, 1 000 ans de civilisation», [ordonnance no 73 édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1; CE92 01987)).LÉON LABERGE Greffier de la Ville HAtel de Ville, Montréal, le 30 juillet 1992 L’équipe du DEVOIR LA REDACTION Journalistes A l'Information générale Jean Chartier.Yves d'Avignon, Jean-Denis Lamoureux, Louis-G L'Heureux, Bernard Morrier, Laurent Soumis; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); A l'Information culturelle : Michel Bélair (directeur), Paule des Rivières, Marie Laurier.Robert Lévesque.Nathalie Petrowski, Odile Tremblay (Le Plaisir des livres); A l'Information économique Robert Dutrisac.Catherine Leconte.Jean-Pierre Legaull.Serge Trutfaut, Claude Turcotte.A l'Information politique Josée Boileau.Pierre O'Neill (partis politiques), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa), Jocelyn Coulon (politique internationale), François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de la page Idées et événements); aux affaires sociale» : Paul Cauchori (questions sociales), Caroline Montpetit (enseignement primaire et secondaire).Isabelle Paré (enseignement supérieur).Lnuis-G.Francoeur (environnement), Sylvain Blanchard (relations de travail), Clément Trudei (atlaires juridiques), Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis).Danielle Cantara, Thérèse Champagne.Monique Isabelle, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).Isabelle Bani (secrétaire à ta direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Lise Millette (directrice),Jacqueline Avril.Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Chris- tiane Legault, Lise Major (publicitaires); Marie-France Turgeon, Micheline Turgeon (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas.Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda Thériault (secrétaire à l'administration), Raymonde Guay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTÈLE Chrlstianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zuida.Rachel Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette LES ANNONCES CLASSEES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc.Manon Blanchette.Dominique Charbonnier, Marlène Cêté, Françoise Coulombe, France Grenier, Josée Lapointe, Sylvie Laporle, Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland LE DEVOIR esl publié par l'Imprimerie Populaire Limitée société A responsabilité limitée, dont le siège social esl situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II esl composé el Imprimé par Imprimerie Dumont, 7743.rue Bourdeau, une division de Imprimeries Québécor Inc .612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer el à dirtuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775.boul Lebeau, St-Laurent Envol de publication - Enregistrement no 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 844 3361 , Abonnements (514)844-5738 LE DEVOIR (USPS 003708) is published dally by L Imprimerie Populaire.Limitée.21t.rue du St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $ 439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes to .Insa.P Q Box 1518.Champlain, N Y, 12919-1518 ECONOMIE Le Devoir, lundi 3 août 1992 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Acsi-Biorex 03-08 10 h 00 Sainte-Foy Union Energy 05-08 10 h 30 Toronto Marconi Canada 06-08 11 hOO Montréal Gandalf Technologies 07-08 14 h 00 Ottawa Malette 07-08 10 h 00 Montréal Stratford Software 07-08 10 h 00 Vancouver RACHAT PARTIEL B.C.Rail Symbole : BCL.PR.A Valeurs : actions privilégiées de premier rang, cumulatives, rachetables au gré de la société et du détenteur, série A, 2,3125 $.Modalités : dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société prévoit faire un appel de rachat partiel à 25$ par action, le 1er septembre prochain.DROITS DE SOUSCRIPTION Bovar Symbole : BVR Valeurs : actions ordinaires.Modalités : dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société prévoit faire une émission de droits de souscription.DIVIDENDE Ivaco Symbole : IVA.PR.H Valeurs : actions privilégiées de second rang, cumulatives, rachetables au gré de la société, échangeables, série 4.Modalités : à compter du versement de juillet et jusqu'à nouvel ordre, la société Ivaco ne versera pas le dividende sur le titre susmentionné.PRIVILÈGE DE RACHAT AU GRÉ DU DÉTENTEUR Bancshare Portfolio Symbole : XBP.R.A Valeurs : actions privilégiées, rachetables au gré de la société et du détenteur.Modalités : Option : espèces.Un prix par action équivalent à la moins élevée des deux valeurs suivantes : 1 ) 21,50$ plus un montant correspondant aux dividendes accumulés et non versés jusqu’au 22 septembre 1992 exclusivement; ou 2) la valeur de réalisation nette des éléments d'actif de la société au 22 septembre 1992 divisée par le nombre d'actions privilégiées émises et en circulation à cette date.Date d'échéance : 24 août 1992.Date de paiement : 22 septembre 1992.INSCRIPTION ADDITIONNELLE VSM Symbole : VSM 1 000 000 d’actions ordinaires additionnelles de la société, réservées pour émission à Serem-Québec, en vertu de l'acquisition d’un intérêt additionnel de 20 % dans le domaine minier de Serem-VSM, ont été ajoutées à la cote de la bourse de Montréal.Laldlaw Symbole : LDM.B 10 000 000 d’actions non-votantes de catégorie B additionnelles de la société, réservées pour émission en vertu du régime d’options d’achat d’actions 1991 de la société, ont été ajoutées à la cote de la Bourse de Montréal.The Horsham Corporation Symbole : H SM Un total de 533 000 actions subalternes à droit de vote additionnelles de la société, réservées pour émission après l’exercice d'options d'achat d’actions octroyées à deux administrateurs dans le cadre d’un régime, ont été ajoutées à la cote de la Bourse de Montréal.PROLONGATION DE L’OFFRE EN ACTIONS Canadian General Investments Symbole : CGI Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société CGI Mutualization Corporation, filiale en propriété exclusive d'A.G.F.Management Limited, a fait une offre en actions visant à se porter acquéreur de la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée.Cette offre ne s’adresse ni aux ressortissants, aux citoyens ou aux résidents des États-Unis, de leurs territoires ou de leurs possessions, ni aux personnes qui résident habituellement dans ces régions.Option : actions Une (1) action spéciale avec droit de vote subordonné de catégorie A de CGI Mutualization Corporation pour chaque action ordinaire de Canadian General soumise à l’offre.Date d'échéance : 11 août 1992.Note 1 : cette offre se réalisera si les conditions mentionnées dans la circulaire d’offre sous la rubrique « Conditions of the offer » (conditions de l’offre) sont respectées.Note 2 : si l’offre se réalise, CGIM prévoit tenir des assemblées pour les actionnaires de CGIM et de Canadian General en vue de fusionner les deux sociétés précitées en une société de fonds mutuels.Note 3 : le droit de retrait prend fin le 4 août 1992.Third Canadian General Investment Trust Symbole : THD Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la société Third CGI Mutualization Corporation, filiale en propriété exclusive d A.G.F.Management Limited, a fait une offre en actions visant à se porter acquéreur de la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée.Comme la précédente, cette offre ne s’adresse pas aux citoyens ou aux résidents des États-Unis.Option : actions.Une (1) action spéciale avec droit de vote subordonné de catégorie A de Third CGI Mutualization Corporation pour chaque action ordinaire de Third Canadian soumise à l'offre.Date d'échéance : 11 août 1992.Note 1 : comme ci-dessus.Note 2 : comme ci-dessus.Note 3 : comme ci-dessus.CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE Astral Symboles : (ACM.A & ACM.B) Valeurs : actions sans droit de vote catégorie A; actions avec droit de vote subordonné catégorie B., .Modalités : dans le cadre d’un projet de réorganisation, la société prévoit un changement de raison sociale.La société deviendra Astral Communications.Une assemblée aura lieu le 19 août 1992.Mateo Mart Symbole : MCO Valeurs : actions ordinaires.Modalités : la raison sociale a été remplacée par Matco Ravary.Black Clift Mines Symbole : BKC Valeurs : actions ordinaires.Modalités : une (1) action ordinaire d'Altal Resources pour chaque action ordinaire de Black Cliff Mines détenue.Date de l'échange : 4 août 1992.j Capital >o/e : HAT irs : actions ordinaires., , .ilités : dans le cadre d’un projet de réorganisation, la société >it un changement de raison sociale.La société deviendra tuad International.Une assemblée aura lieu le 24 août 1992.SJGEMENT de catégorie Aerospace joies : (FLT, FLT.A & FLT.PR.A) jrs : actions ordinaires; actions de catégorie A; actions éqiées, convertibles, série 1 ilités ¦ une (1) action ordinaire de Fleet Aerospace pour u« action ordinaire détenue; une (1) action ordinaire de Fleet space pour chaque action de catégorie A détenue; 3,5 ns ordinaires de Fleet Aerospace pour chaque action égiée convertible série 1 détenue.d'échange : 31 juillet 1992.mseianements contenus aux présentes proviennent de sources que nous is dignes de (ol mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, in bulletin d'information, pourrait être Incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé A Associés, Limitée Les paysans salvadoriens ont retrouvé la paix mais la réforme agraire se fait attendre PHOTO ARCHIVES La baisse des cours internationaux, la fuite des capitaux et la guerre ont porté un coup très sévère à l’agriculture, principale source de devises du Salvador.• ,r.I«kfJérï • AM Bertrand de la Grange Le Monde TIERRA-BLANCA - La réforme agraire a dominé longtemps l’horizon des pays d’Amérique latine.Le Chili a réussi sa modernisation, malgré un coût social élevé : le Mexique abandonne aujourd’hui les principes hérités de sa révolution.En revanche, au Salvador, secoué par dix ans de guerre civüe, la réforme est encore inachevée.« Il y a un riche pour 20 000 pauvres : on est donc en position de force pour exiger l’application de la réforme agraire et la répartition de terres en faveur des paysans qui n’en ont pas.» Ces propos pleins de bon sens sont accueillis par les murmures approbateurs des paysans dépenaillés qui écoutent attentivement les explications de Miguel Aleman, un des dirigeants de la Confédération de la réforme agraire (CONFRAS).Tierra-Blanca se trouve à une centaine de kilomètres de la capitale, dans le département d’Usulutan, où la guérilla a maintenu une forte présence au cours des 12 dernières années.Une cinquantaine de paysans, visages burinés et chapeaux de paille, la machette entre les jambes, sont réunis dans l’ancienne « maison des maîtres », aujourd’hui en piteux état, d’une propriété de 2200 hectares transformé en coopérative par 460 familles après la réforme agraire de mars 1980.Us craignent aujourd’hui que, à la faveur de la paix signée en janvier entre le gouvernement et la guérilla, l’ancien propriétaire ne cherche à récupérer ses terres.« Depuis mars 1980, leur explique Miguel Aleman, il n’existe plus de propriétés de plus de 500 hectares, et la Constitution de 1983 interdit de posséder plus de 245 hectares.Mais c’est encore trop puisque le petit paysan, lui, n’a droit qu’à 4 hectares par famille.» Et à l’aide d’un tableau, il montre comment certains gros propriétaires ont réussi à conserver plus des 245 hectares autorisés, pour obtenir une indemnisation plus élevée.« Mais cette fois-ci, affirme-t-il, la loi va être appliquée dans toute sa rigueur, et les indemnités seront payées sur la base des déclarations d’impôt de l’année 1976-1977.Et comme ces messieurs ont tous volé le fisc, les terres ne nous coûteront pas cher ! » Pas rassurés Les paysans s’esclaffent, mais ils ne sont pas tout à fait rassurés.Pour bien des raisons.Décidée en 1980, la réforme agraire demeure inachevée et la productivité agricole reste inégale, autant que la répartition des terres.Sans parler des années de guerre civile.« On ne vit pas mieux aujourd’hui», souligne Guillermo Duran, qui, né sur cette terre il y a 41 ans, y a vu peu à peu disparaître le coton, la grande richesse de cette région en bordure de l’océan Pacifique.« On souhaite développer de nouveaux produits plus rentables comme le soja, le sésame et le sorgho, dit-il.Mais on n’a pas assez de crédits.» La baisse des cours internationaux, la fuite des capitaux et la f erre ont porté un coup très sévère l’agriculture, principale source de devises du Salvador.Les rentrées de devises pour le café, le sucre et le coton ont presque été divisées par trois depuis 1980, chutant de 720 millions $ à 250 millions, alors que ces trois produits représentent toujours près de 80 % de la valeur des exportations dans leur ensemble.« Le café fournit à lui seul près de 60 % des devises du pays, constate Aquiles Montoya, auteur de plusieurs études sur la réforme agraire.Cette dépendance est très grave car notre agriculture entre en crise chaque fois que les cours du café tombent.De plus, cela donne un pouvoir politique démesuré aux grands producteurs de café, en mesure d’imposer leurs exigences au gouvernement ou de le déstabiliser.» « Le problème n’est pas seulement la concentration de la terre, ajoute Aquiles Montoya.C’est aussi l’usage irrationnel du sol et l’absence de diversification.La réforme agraire, qui touche seulement 23% des surfaces cultivées et concerne 18 % de la population rurale, n’a pas diminué la pauvreté rurale; mais sans elle, la situation serait encore plus grave.» Le spectaculaire mouvement d’émigration vers les États-Unis a encore plus contribué à la survie de très nombreuses familles rurales, qui reçoivent l’essentiel de leurs ressources de l’étranger.Cependant, plus de la moitié des paysans n’ont pas de terre : ils sont 220 000, contre 30000 (12%) en 1961.Autant que la persistance « clandestine » de certains grands domaines — grâce à un partage entre les membres de la famille, — le problème est l’atomisation extrême de la propriété : 71 % des parcelles ont moins de 2 hectares (et représentent ensemble à peine 10 % de la surface cultivée du pays).La majorité des ritits propriétaires sont condamnés se faire embaucher par les grands producteurs pour les travaux saisonniers.La réforme agraire est évidemment un enjeu politique.« À l’origine, notre réforme agraire était une imitation mécanique des coopératives nicaraguayennes, elles-memes inspirées du modèle collectiviste imposé au Pérou dans les années 70, soutient Raul Garcia Prieto, un grand propriétaire terrien qui dirige l’organisme chargé de financer l’achat de terres par les petits paysans, FIN ATA.En facilitant l’accès à la propriété, nous enlevons un argument à la guérilla.» Après la chute de la dictature de Somoza au Nicaragua voisin, une junte militaro-civile, portée au pouvoir par de jeunes officiers progressistes, imposa en effet le 5 mars 1980 une réforme agraire audacieuse, interdisant les domaines de plus de 500 hectares.Mais la résistance des grands propriétaires, utilisant souvent des bandes armées pour semer la terreur dans les campagnes, obligea les autorités à renoncer à l’expropriation des propriétés de plus de 100 hectares prevue dans une deuxième étape, et la Constitution de 1983 a fixé finalement la limite à 245 hectares.Un rôle stratégique Le gouvernement démocrate-chrétien de Napoleon Duarte, issu des élections de 1984, ne réussira pas pour autant à convaincre la guérilla de déposer les armes.Paradoxalement, c’est la victoire de la droite et l’élection à la présidence, en 1989, d’un grand producteur de café, Alfredo Cristiani, qui ouvrira la voie aux négociations et à la paix.Le dispositif de sécurité autour du bâtiment de FI N ATA, à San-Salva-dor, atteste le rôle stratégique de cet organisme.« Malgré les difficultés d'accès au crédit, qui va presque uniquement aux coopératives, affirme Raul Garcia-Prieto, les 48 000 bénéficiaires de FIN ATA ont de meilleurs rendements que les 27 000 familles du secteur collectiviste.» Une affirmation contestée par la plupart des experts, qui reprochent à FI-NATA d’avoir encouragé une micropropriété inefficace.Les uns et les autres s’accordent sur un point : la production agricole et les surfaces cultivées ont baissé, obligeant le Salvador à importer de plus en plus de produits alimentaires.« C'est normal : la réforme agraire avait avant tout un objectif politique, souligne un grand propriétaire terrien qui avait plus de 2000 hectares de café et de canne à sucre.La plupart des belles fermes ont disparu, en particulier pour la production de riz et de coton.TOURISME D'AFFAIRES Se réunir même aux îles-de-la-Madeleine Normand Cazelais LE TOURISME d’affaires n’est pas le fait que des grands centres.Il peut fort bien s’exercer en des lieux considérés excentriques et avoir des retombées intéressantes tant pour les gens d’affaires que pour le milieu touristique.Le cas des Iles-de-la-Madeleine en est un bon exemple.Il faut plusieurs heures d’avion pour rejoindre cet archipel à l’entrée du golfe Saint-Laurent, loin des marchés d’affaires.Celui-ci, par ailleurs offre un décor et des services qui peuvent compenser un tel éloignement.« Depuis deux ans, nous faisons face à une demande croissante, dit Claude Richard, directeur général de l’Association touristique des Îles-de-la-Madeleine, surtout en mai-juin et même en septembre-octobre.» Voici quelques groupes qui, depuis 1990, y ont tenu des colloques et minicongrès : l’Association des commissions de formation professionnelle du Québec (150 personnes), la Corporation des services ambulanciers du Québec (200 personnes), l’Association des aménagistes ruraux du Québec (125 personnes), l’Association des directeurs généraux des commissions scolaires du Québec (300 personnes), la Table régionale d’alphabétisation (40 personnes), les Associations touristiques régionales associées du Québec (40 personnes), etc.Les forfaits négociés avec des établissements hôteliers et transporteurs aériens permettent des prix comparables à ceux pratiqués en d’autres régions plus aisément accessibles.Le principal organisateur de tels forfaits dans PROBLÈME DE DROGUE ?NOUS POUVONS T’AIDER APPELLE: NARCOTIQUES ANONYMES (#) • 514-939-3092 l’archipel est le Château Madelinot qui opère également sous le nom de Centre de Villégiature et Congrès des Îles-de-la-Madeleine (418-986-3695).« Ce produit, rappelle Claude Richard, est très intéressant pour les îles, comme facteur d’étalement de la saison touristique.Le taux de satisfaction des participants est très élevé.La plupart en sont à leur premier séjour ici et apprécient grandement d’avoir l’occasion de la sorte de connaître les îles tout en s’y rendant pour des raisons ‘professionnelles’.» « Le contexte et l’organisation des séjours, poursuit-il, font qu’ils peuvent facilement y associer ‘sérieux’ et ‘plaisir’.Ils trouvent aux îles un milieu très différent du milieu urbain qui est habituellement celui des colloques et congrès.Cette différence joue en notre faveur.C’est pourquoi l’ATR a l’intention de travailler encore davantage sur la promotion de ce type de produit.» Des renseignements pris auprès d’organisateurs de ce type de rencontres soulignent d’autres avantages d’une telle destination, entre autres, celui de pouvoir offrir un cadre évitant l’éparpillement physique des participants et de leur intérêt : moins sollicités que par les mille et un attraits de la vie urbaine, ils restent davantage avec le groupe et se concentrent mieux sur les activités et la thématique de l’événement qui les rassemble.La destination elle-même y gagne à long terme puisqu’elle trouve là un moyen de faire connaître son produit à des gens jouissant d’ordinaire de revenus supérieurs à la moyenne, à des gens qui pour beaucoup vont par la suite la choisir comme destination de vacances.n MONTRÉAL TRUSTCO INC.AVIS DF.DIVIDENDES Le 21 juillet 1992, le conseil d'administration de Montréal Trustco Inc.a déclaré, sur les actions privilégiées, Série A et B, les dividendes correspondant aux conditions se rattachant à ces actions, payables le 19 octobre 1992 aux actionnaires inscrits le 12 octobre 1992.Au nom du conseil L.O’Neill Secrétaire générale adjointe Montréal, le 21 juillet 1992 /••• %- PHOTO ARCHIVES Depuis deux ans, le tourisme d’affaires sévit aux îles.RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAlSTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AlinCBrC U ATI CVs Plein air et gastronomie dans un décor d’autrefois.Un relais ^AUDtnllE nMILCY.pQUr |es gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le Charme d’une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de service 140 00$ p.p.occ.simple/par jour ou 110$ p.p.occ.dble/ par jour.Pour renseignements Tél : (819) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES/STE-ADÈLE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE: vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS: ^‘SZiZZ- lerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2331. 6 ¦ Le Devoir, lundi 3 août 1992 Barcelone 92 Fréchette ex aequo au premier rang Guy Robillard Presse Canadienne s\Y BARCELONE -Sylvie Fréchette a prouvé hier qu’elle avait surmonté l’épreuve de la mort tragique de son compagnon Sylvain Lake en prenant la première place de la ronde éliminatoire de nage synchronisée, sur un pied d’égalité avec l’Américaine Kristen Babb-Sprague.« Juste de voir la foule et d’entendre les encouragements, j’ai ressenti une très, très bonne sensation, a-t-elle dit d’entrée.Je crois que j’avais le contrôle de la situation, mais c’est une fois que je vais avoir vu ma routine sur vidéo avec mon entraîneur que je vais pouvoir en parler plus ouvertement.» Assise dans un coin de la piscine, Julie Sauvé attendait elle aussi de voir les images filmées par sa soeur, mais elle a pu constaté qu’elle était relaxe et confiante, et elle s’étonnait ouvertement que Fréchette n’ait pas devancé l’Américaine aux points, disant que ce n’était « pas du tout » ce que sa protégée et elle avaient prévu: « Sylvie a plus de puissance, plus de mouvements artistiques et de flexibilité».Les deux jeunes femmes ne cachaient pas qu’elles avaient hâte de revoir le juge canadien, qui sera là pour la finale.Hier, l’Américaine a traité équitablement les deux grandes favorites, qui ont totalisé 98,520 points, contre 97,560 pour la Japonaise Fumiko Okuno.Ces points seront totalisés avec les figures imposées (quatre sur 28 tirées au hasard pour chaque compétitrice) pour déterminer l’ordre de départ de la grande finale, mais ne compteront plus ensuite.Très satisfaite de son score, Fréchette a admis « être déçue » que ce soit égal.« J’aurais aimé que les ju- La Montréalaise Sylvie Fréchette.ges prennent position.«Elle comptait d’ailleurs leur en parler.À ceux qui s’étonnaient qu’on admette ouvertement préférer « notre juge canadien », comme a dit son entraîneur, Fréchette a expliqué en souriant que « ça rassure ».L’inévitable question du drame personnel vécu par Fréchette a fini PHOTO PC par être soulevée et celle-ci a répondu que tout allait bien parce qu’elle avait été très bien entourée et elle a remercié les médias de l’avoir respectée depuis la conférence de presse donnée à son arrivée ici.« Ensuite, on m’a laissée m’entraîner en paix et j’ai beaucoup apprécié.» De même, dans l’entourage de l’équipe canadienne, on ne lui a jamais parlé de cette histoire.« Ça m’a beaucoup affectée avant mais jusqu’ici ça va très bien », a-t-elle dit en résumé.Au point qu’elle n’a presque plus eu besoin de parler à son psychologue.Sauvé a mis fin à la conversation quand les questions sur le sujet se sont faites plus insistantes, mais Fréchette ne semblait aucunement troublée.Elle ne l’était certainement pas quand elle a nagé sa routine pour la deuxième fois seulement en compétition internationale, au son de la musique de Mask, de Vangelis.L’Américaine a opté pour un pot-pourri plus endiablé.Fréchette croit que son mouvement avec les deux jambes en grand écart et les deux bras en croix sortis de l’eau est une première mondiale.¦ Maintenant qu’il a réalisé un rêve vieux de 20 ans, Bruno Fournier va pouvoir songer à se mettre au travail et mener « une vie normale.Je suis satisfait de la façon dont j’ai plongé, a-t-il dit hier, même si de son propre aveu il aurait pu faire mieux, après s’être classe 14e à la tour de 10 mètres.Je ne peux pas être déçu parce que le calibre était très fort, a-t-il mentionné.Parmi les 23 compétiteurs, il y en a 20 qui méritaient d’être dans la finale.Le Mexicain qui a terminé quinzième, Jesus Mena Campos, était arrivé troisième aux Jeux de Séoul en 1988.Il est certain que c’est décevant un peu, a-t-il fini par admettre, parce que je visais au moins une 10e place et que j’aurais été très content d’une huitième.C’est ma première expérience olympique, c’est extraordinaire et j’ai appris beaucoup, a-t-il poursuivi.Il est certain que la pression ici est différente de celle des autres compétitions et que j’étais nerveux, particulièrement ce matin.Mais tout le monde vit la même pression : c’est le moment, aux Olympiques, où on rêve.Moi, j’en rêvais depuis presque 20 ans et je m’y préparais sérieusement depuis 17 ans.» Chtcherbo ajoute quatre or à son palmarès BARCELONE (AFP) - Déjà champion olympique individuel et par équipes du concours général, le Bélarusse Vi-tali Chtcherbo a ajouté quatre médailles d’or à son palmarès, lors des finales par appareils.Aucun gymnaste ne participait aux six finales.Chtcherbo, qualifié pour cinq d’entre elles, commença assez mal en ne se classant que si- xième au sol.Par la suite, il fit un sans faute aux arçons, aux anneaux, au saut de cheval et aux barres parallèles, le public l’ovationnant debout en cette dernière occasion et son entraîneur Leonid Arkaev ne se tenant plus de joie.Du travail léché, difficile et impeccablement exécuté.Toutefois, l’avenir pourrait bien appartenir à un jeune Chinois de dix-huit ans, Li Xiaosahuang, qui ne pèse que 52 kg pour 1,57 m, mais est animé d’une énergie incroyable.Champion olympique au sol, il exé- cuta notammant un triple saut périlleux arrière à une hauteur incroyable.Le cirque de Pékin n’était pas très loin.Le public en fut chaviré et l’entraîneur du prodige en pleura de joie.Aux anneaux Li Xiaosahuang descendit et remonta une croix de fer, ce qui n’est pas vraiment nouveau.Mais il le fit avec une facilité ahurissante.Aux anneaux et surtout à la barre fixe, on vit d’autres choses inouïes qui préfigurent sans doute la gymnastique de demain.Par exemple, l’Ukrainien Grigori Misioutine faire un double saut périlleux avant dans les airs avant de reprendre la barre et de sortir en exécutant un triple salto.Et l’Allemand Andreas Wecker faire à peu près la même chose dans le sens arrière, et à deux reprises, avant sa sortie en triple salto.Misioutine et Wecker reçurent à égalité une médaille d’argent qu’ils méritaient bien, celle d’or revenant à l’Américain Trent Dimas.La première d’un brillant tournoi olympique qui prenait fin.Un Tchèque d’or BARCELONE (AFP) - Le Tchécoslovaque Petr II rdlicka a remporté hier la médaille d’or de la fosse olympique, dernière épreuve de tir des Jeux, à l’issue d’un barrage avec le Japonais Kazumi Watanabe, médaille d’argent, au camp de tir de Mollet.Le Tchécoslovaque et le Japonais, avec un total de 219 points chacun en finale.Watanabe a craqué dès le premier plateau.Le champion du monde, l’Italien Marco Venturini, s’est adjugé la médaille de bronze.Szabo succède à Lamour BARCELONE (AFP) — Le Hongrois Bence Szabo s’est adjugé le titre de champion olympique de sabre, succédant ainsi au Français Jean-François Lamour, médaille d’or à Los Angeles (1984) et Séoul (1988), qui visait une troisième victoire consécutive.En finale, Szabo a battu l’Italien Marco Marin 5-1,5-1.La Hongrie n’avait plus remporté cette discipline qu’elle écrasa pendant plusieurs décennies, depuis les Jeux de Tokyo en 1964.Dans le match pour la médaille de bronze, Lamour a battu l’Italien Giovanni Scalzo (3-6, 6-5, 5-1).TABLEAU DES MÉDAILLES Paya Or Argent Bronse Total CEI 31 23 19 73 États-Unis 20 19 18 57 Allemagne 14 11 20 45 Chine 10 16 8 34 Hongrie 10 7 2 19 Espagne 7 0 0 7 Australie 6 8 7 21 Corée du Sud 6 2 4 12 France 5 4 12 21 Canada 5 1 6 12 Italie 4 5 7 16 Roumanie 4 5 6 15 Grande-Bretagne 4 3 3 10 Japon 3 6 8 17 Pologne 3 4 6 13 Cuba 3 2 6 11 Tchécoslovaquie 2 2 1 5 Turquie 2 1 1 4 Bulgarie 1 4 1 6 Nouvelle-Zélande 1 3 3 7 Norvège 1 2 0 3 Brésil 1 1 0 2 Corée du Nord 1 0 1 2 Estonie 1 0 0 1 Grèce 1 0 0 1 Suède 0 4 3 7 Pays-Bas 0 2 6 8 Belgique 0 1 2 3 Ser.-Mont -Macé.0 1 2 3 Israël 0 1 1 2 Lettonie 0 1 1 2 Autriche 0 1 0 1 Jamaïque 0 1 0 1 Namibie 0 1 0 1 Pérou 0 1 0 1 Danemark 0 O 2 2 Slovénie 0 0 2 2 Finlande 0 0 1 1 Mongolie 0 0 1 1 Surinam 0 O 1 1 NDLR : L’ordre tient compte en priorité ensuite d'argent et enfin de bronze.du nombre de médailles d’or Deux médailles de bronze sont en jeu dans chaque catégorie en boxe et en judo.Ce qui fera 26 médailles de bronze en plus au total que de médailles d’or et d’argent.Guy Deshaies Quand les finis finissent A 32 ans, le Britannique Linford Christie avait annoncé sa retraite l’hiver dernier.Il a été couronné l’homme le plus rapide du monde, samedi, en gagnant le 100 mètres en 9,96 secondes.Le grand Noir a expliqué qu’il avait reçu des milliers de lettres d’admirateurs le priant de ne pas abandonner et il a eu le plaisant commentaire suivant après avoir gagné : « Dommage que la monarchie ne soit pas élue en Angleterre, a-t-il dit, car je me Erésenterais et j’aurais de onnes chances d’être roi.» Pour l’instant, il l’est de Barcelone.L’an dernier, G ail Devers, l’Américaine atteinte de la maladie de Graves et qui ne s’était pas qualifiée à Séoul, a failli se faire amputer les pieds.Elle est, depuis samedi, la femme la plus rapide du monde, gagnante du 100 mètres en 10,82.Ce sont des choses comme celles-là qui m’ont le plus frappé au cours de cette fin de semaine riche en sensations de toutes sortes à Barcelone.Oui, j’ai vu trébucher l’infortuné Ben Johnson en demi-finale du 100 m, et je l’ai vu sortir tristement du stade, sous le poids d’un opprobre public qui l’afflige depuis Séoul comme s’il avait été l’inventeur et le seul utilisateur des stéroïdes.Ce drame, d’une navrante chute de rideau, a fait place, ensuite, aux réjouissances de l’extraordinaire performance de notre Bruny Surin, 4e, en finale du 100 m.Mais j’ai retenu, l’âge aidant, les exploits de ceux que l’on disait finis.Je ne les connais pas tous mais quelques-uns, il me semble, valent la peine d’être cités, ne serait-ce que pour bien montrer que le courage, lié aux ressources parfois insoupçonnées du corps humain, demeure une garantie de succès, dont on ne parle pas beaucoup dans ce tourbillon de médailles.USTE dans le 100 mètres, par de; J exemple, l’épreuve-reine des Jeux, l’Américaine Evleyn Ashford, a réussi à se qualifier pour les demi-finales à l’âge de 36 ans et son compatriote, Leroy Burrell, a fait la finale pour arriver quelques centièmes de seconde derrière Bruny Surin, se classant ainsi parmi les cinq hommes les plus rapides de la planète.Seulement Leroy Burrell, lui, il est aveugle de l’oeil gauche et on lui a bricolé le genou droit avec des vis de métal suite à une mauvaise chute.« À la suite de mon opération, a dit Leroy à la télévision, j’ai beaucoup pleuré en sachant que j’étais fini.» Quant à la gagnante du 100 m féminin, Gail Devers, pas du tout favorite pour un tel exploit, elle a expliqué que sa maladie thyroïdienne causait des atrophies musculaires et des problèmes de circulation, tels que les médecins voulaient lui amputer d’abord le pied droit, pour voir, avant de procéder à l’amputation du gauche.Elle a dit non même si elle ne pouvait prendre les médicaments qui lui étaient prescrits car ils font partie des substances interdites aux Jeux.Elle a opté pour les traitements de radiologie qui ont eu, entre autres effets, celui de provoquer des hémorragies au moindre choc.Elle a fini première sur ses deux pieds en fin de semaine.À l’aube de la quarantaine, Guillaume Leblanc, de Rimouski, en a surpris plus d'un en étant le deuxième à faire son entrée dans le stade, vendredi, après avoir marché 20 kilomètres en une heure et 22 minutes, ce qui lui vaut la médaille d’argent.Et au marathon, chez les femmes, juste derrière la puissante Russe Valentina Yegorova, elle-même talonnée par l’infatigable Japonnaise Yugo Arimon.Qui a-t-on vu apparaître dans le stade après une course de 42 kilomètres se terminant par une pente abrupte sous un soleil de plomb ?Loren Moller, une Néo-Zélandaise de 37 ans ! Côté estropiés, pensons à ma reine des Jeux à moi, la rameuse de Vancouver, Silken Laumann, qu’on disait non seulement finie mais à qui les médecins interdisaient toute activité sportive à la suite d’un accident qui lui a valu, en mai dernier, plusieurs opérations au genou.Elle a fini troisième, hier, à la rame seule, pour une médaille de bronze au palmarès canadien.Pensons aussi au plongeur russe Anatoli Saoutine, poignardé à l’abdomen l’hiver dernier, plusieurs jours entre la vie et la mort à l’hôpital et qui, hier encore, était toujours dans la course au tremplin de 10 mètres.Je n’aime pas beaucoup qu’on me montre les Jeux du Lys d’or en lieu et place des Jeux de la médaille d’or mais je ne voudrais pas non plus qu’on nous organise des Jeux de l’Âge d’or.Pas davantage question de substituer aux meilleurs athlètes des gens malades ou éclopés, mais comme ça, sur le vif, surprendre les performances de ceux que l’âge ou les blessures condamnaient à l’échec et qui se sont battus contre les bien-portants, me paraît digne de mention.AU Tait, comment a fini Tony Hoad à la voile, lui qui en est à sa première expérience aux Jeux olympiques ?A-t-il mieux fait que son rival Robin Tattersal ?Car, Tony a 61 ans et Robin en a 63.Deux autres finis.L’Allemagne contestée BARCELONE (AFP) — Les Italiens Giuseppe et Carmine Abba-gnale (33 et 30 ans) ne rejoindront ni le Russe Viatcheslav Ivanov, ni le Finlandais Pertti Karp-pinen ni l’Anglais Steven Redgrave dans la l’histoire de l’aviron.Deux jeunes sujets britanniques, Greg et Jonathan Searle (20 et 23 ans), les ont privés sur le fil de leur troisième titre olympique en deux avec barreur sur le bassin de Banyo-les.Une formidable empoignade, un moment de drame et d’émotion tel que seuls les Jeux en produisent.Sur le podium ensoleillé, le dépit des deux colosses de Pompé! et du petit Giusseppe Di Capua, leur barreur, était immense, proportionnel au bonheur de leurs vainqueurs, deux gamins chantant à tue tete God save the Queen.Si l’Allemagne, grâce en partie aux rameurs de l’ex-RDA, a conservé sa suprématie avec neuf médailles dont quatre d’or (trois argent et deux bronze), l’Australie, la Grande-Bretagne (deux titres chacun) et surtout le Canada (quatre titres) contestent désormais son hégémonie, chez les dames notamment où les jeunes femmes à la feuille d’érable ont effectué une véritable razzia sur les bateaux de pointe (2 sans barreuse, 4 sans et huit).L’ultime succès de leurs homologues masculins, en huit, témoigne de la santé éclatante de cet aviron nord-américain dont le patron, Mike Spracklen, un Anglais, n’est autre que le premier entraîneur.de Steven Redgrave.Ferrazzi prend l’or (Reuter) — Le Français Sylvain Curinier a créé la surprise en remportant la médaille d’argent de l’épreuve de kayak monoplace de slalom, hier à Seu d’Urgell, derrière l’Italien Pierpaolo Ferrazzi.Ses compatriotes Franck Adisson et Wilfrid Forgues ont terminé quelques minutes plus tard troisièmes de la course de canoe biplace (C-2).Curinier, 23 ans, a occupé pendant longtemps la tête de la course après avoir couru la seconde manche en 1:47,06, ce qui lui a valu un score de 107,06 points.Seul Ferrazzi a réussi à améliorer ce temps, pour 25 centièmes de seconde.Cette deuxième place constitue une réelle surprise, Curinier n’ayant jamais réalisé de grande performance au niveau international.Il a été cependant quatre fois champion de France, en 1985,1986,1987 et 1990.Doublé de la CEI BARCELONE (AFP) — Les haltérophiles de la CEI ont réalisé le doublé dans la catégorie des 100 kilos du concours olympique, le Russe Victor Tregoubof s’imposant devant l’Ukrainien Timour Taima-zov, le bronze revenant au Polonais Waldemar Malak.Tregoubov, 27 ans, un militaire de carrière originaire de Chakhty (Russie), plaçait la barre très haut à l’ar- raché où il réussissait 190 kilos contre 185 au jeune Taimazov et à Malak.Dès ce moment, les trois hommes dominaient la situation.À l’épaulé-jeté, Tregoubov assurait un premier essai à 215 kilos.Il était en position de force.Le spectaculaire Malak s’arrêtait à cette barre pour totaliser 400 kilos.Charge suffisante pour le bronze.Taimazov soulevait alors 217,5 kilos à son premier essai.Il était déjà deuxième (402,5 kilos).Tregoubov réussissait alors 220 kilos, soit un total de 410 kilos.Médaille d’or.L’Espagne prend position H BARCELONE — Avec les médailles d’or obtenues hier par Luis Doreste et Domingo Manrique en Flying Dutchman et Jose Van der Ploeg en Finn, l’armada espagnole a pris position sur le plan d’eau olympique.Le Roi Juan Carlos est d’ailleurs venu féliciter ses champions.Ils le méritaient bien.Doreste est en effet le premier Espagnol à remporter deux médailles d’or aux Jeux, après celle conquise en 470 à Los Angeles (1984).Quant à Van der Ploeg, il avait assuré son triomphe avant l’ultime régate de sa série, aujourd’hui.Ironie du sport, n’était-il pas l’entraîneur de José Doreste, le frère de Luis, en 1988 à Seoul, quand ce dernier a remporté la médaille d'or dans cette même catégorie des Finn ! La réussite italienne BARCELONE -Fabio Casartelli a prouvé, dans la £1 fournaise de Sant ¦ ] Sadurni d’Anoia fJjgjfimSMÊ où est devenu champion olym pique de cyclisme sur route, que les coureurs amateurs italiens savaient se préparer mieux que leurs adversaires pour le jour décisif.Le soleil accablant, sur un circuit tracé à travers les vignes, a laissé insensible ce jeune coureur de près de 22 ans, moins connu et donc moins surveillé que ses compatriotes Mirko Gualdi, champion du monde amateurs 1990, et surtout Davide Rebel-lin, deuxième du Mondial l’an passé.Casartelli a conclu un jeu d’équipe parfaitement au point malgré la faiblesse numérique de chaque délégation (3 coureurs), au terme des douze tours d’un circuit de 16,2 kilomètres (194,4 km). Le Devoir, lundi 3 août 1992 ¦ 7 Barcelone 92 Joyner-Kersee encore, Sotomayor enfin Stéphane Ghazarian AFP BARCELONE (AFP) - L’Américaine Jackie Joyner-Kersee a conservé son titre olympique de l’heptathlon tandis que le Cubain Javier Sotomayor a enfin connu la consécration qu’il méritait.Durant deux jours, Jackie Joyner-Kersee a montré qu’elle restait la première dame de l’athlétisme mondial.Véritable « Hercule » au féminin, la Californienne a dominé les sept travaux de bout en bout, de l’ouverture sur 100 m haies à la clôture sur 800 m pour passer une fois encore la barre des 7000 points (7044).Le temps de récupérer de l’effort fourni pour boucler les deux tours de piste dans la fournaise de Montjuic, « JJK » retrouvait le sourire puis brandissait les couleurs nationales et recevait les compliments de Gail Devers, élève de Bob Kersee couronnée la veille sur 100 m.Mais Jackie ne réalisait certainement pas encore l’exploit histo- rique que constituent ces deux titres consécutifs et pensait encore moins au saut en longueur où elle a aussi un titre à défendre.Pour l’heure, elle savourait sa revanche sur les Mon-diaux de Tokyo où elle avait dû quitter le combat à mi-parcours, blessée à une cuisse.La revanche était encore plus douce pour Sotomayor, lui qui avait dû suivre à la télévision les jeux de Séoul pour des raisons politiques-.Certes, il avait montré dès l’année suivante qu’il était le meilleur en portant son record du monde à 2,44 m.Mais qu’est-ce qu’un record à côté des lauriers olympiques ?On peut comprendre alors la rage qui habitait le Cubain lorsqu’il manquait sa première barre à 2,24 m alors qu’il avait porté son long corps (1,94 m) nettement au-dessus.L’erreur, il la corrigeait dès le saut suivant, faisant l’impasse à 2,28 m pour s’envoler ensuite au dessus de 2,34 m.Quatre rivaux le rejoignaient à cette hauteur, Sjoeberg le Suédois, Partyka le sauteur de la CEI, Forsythe l’Australien et Conway l’Américain.Mais le Cubain avait l’avantage d’être le dernier à passer et il assistait aux échecs de ses adversaires à 2,37 m.Lui-même ratait cette barre à deux reprises mais la victoire était acquise et peu importait son échec à 2,39 m.Drapé dans un drapeau cubain, il laissait exploser sa joie, cherchant parmi les milliers de spectateurs quelques visages pour la partager.Malmenés au lancer du poids par les Américains, les hommes forts de l’ex-URSS ont pris leur revanche au marteau en réussissant le triplé.La victoire d’Andreî Abduvaliev, avec un jet à 82,54 m fut l’occasion de découvrir l’hymne national du Tadjikistan et d’en voir flotter les couleurs dans le ciel de Catalogne.Le tout sous les yeux des deux Igor, Nikou-line le Russe monté sur la deuxième marche du podium, et Astapkovich le Belarus sur la troisième.Les spécialistes du 400 m se sont testés une nouvelle fois à l’occasion des quarts de finale, la palme revenant à l’Américain Steve Lewis, champion en titre.Tout comme ceux du 110 m haies où le Britannique Colin Jackson a varié le bon (13,10 le matin) et le moins bon (13,57) le soir.La surprise est venue du Kenyan Paul Ereng.Le champion olympique de Séoul, repêché par sa fédération après des sélections manquées, a terminé dernier de sa demi-finale.La Canadienne Angela Chalmers, médaillée de bronze au 3000 mètres.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 Sampras chute BARCELONE (AFP) - L’hé catombe des tê tes de série au tournoi olympique de tennis de Barcelone a continué avec l’élimination de l’Américain Pete Sampras (no 3) en huitièmes de finale du simple messieurs par Andrei Cherkasov (CEI), vainqueur en cinq sets, 6-7 (7-9), 1-6, 7-5, 6-0, 6-3.Avec l’élimination de Sampras, troisième joueur mondial, il ne reste plus qu’une des dix premières têtes de série en quarts de finale, le Croate Goran Ivanisevic, no 4.Les Américains Jim Courier (no 1) et Michael Chang (no 6), le Suédois Stefan Ed-berg (no 2), les Allemands Boris Becker (no 5) et Michael Stich (no 8), le Français Guy Forget (no 7), le Sud Africain Wayne Ferreira (no 11) et l’Autrichien Thomas Muster (no 10), ont tous disparu prématurément de la compétition.Sampras, récent vainqueur du tournoi sur terre battue de Kitzbu hel, a pourtant donné l’impression qu’il avait progressé sur cette surface.100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL j 100-150 Achat-vente-èctange 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL j 200-250 Achat-vente-échange « 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES DU LUNDI AU, VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant Uh30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286*1200 Télécopieur: 286*8198 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 101 Propriétés à vendre OUTREMONT: Duplex rue Ou Manoir 6 1/2-71/2, garages, haul libre SVP dos Cogent 769-3542, i-429-3624 POINTE-CLAIRE Nouveau cottage semi-üétaché.3 chambres à coucher, 1 l/2sboins.97 TOPS 674-2740, PRÉVOST.2 unités log.const 89 3 c c.2 s/boins par unité, napper ont eu trois enfants.Une mu?sicienne, un ingénieur, une politoloj gue.Aucun d’entre eux ne s’intéresse de près à la sociologie.« Il n’y aura plus de Aron sociologues.» ) *1 10 ¦ Le Devoir, lundi 3 août 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Death Becomes Her!h 15.3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15 II: Honey I Blew Up the Kid 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.Ill: Unlawful Entry 1 h, 5h 10,7 h 20— Universal Soldier 3 h 10,9 h 30IV: A League ol their Own 1 h 10.3 h 40,7 h, 9 h 30 BERRII: (849-3456) - Unité spéciale 5 h, 7 h 15.9 h 15— Tirelire co.1 h 30,3 h 15 II: Ligue en Jupons 1 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 III: La mort vous va si bien 1 h 30,3 h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30, jeu.1 h 30,5 h 30,9 h 30IV: Obsession fatale 1h45,4h,7h,9h15V: Fraction de seconde 4 h 30,9 h 30— Retour de Batman! h 45.7 h.BONAVENTURE I: (849-3456) - BROSSARD I: (8493456) - Ligue en lupons 7 h, 9 h 30 II: Horizons lointains 9 h 15— Maîtresse de maison 7 h.Ill: Obsession fatale 7 h 15,9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (8493456)- Unlawful Entry 1h50.4h,9h302: Universal Soldier 7 h 35,9 h 35— Tirelire combines et de 1 h 35.3 h 30,5 h 20 3: Butty Vampire Slayer 1 h 35,3 h 35, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 4: Fraction de seconde 1 h 30,3 h 30.5 h 25.7 h 20,9 h 355: Ligue en Jupons 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 6: La mort vous va si bien 1 h 35,3 h 35,5 h 35.7 h 35,9 h 45 CENTRE EATON 1 : MH- Batman Returns 2 h.5h,8h.2: Boomerang1 h15,3h55,6h40,9h 10, jeu.1 h 15,3 h 55 3: Honey I Blew Up the Kld!2 h 30,2 h 45,5h 10, 7 h 15,9h 204: Boo-merang 6 h 35,9 h 05- Plnocchlo 12 h 15,2 h 15.4 h 155: L'arme fatale31 h 30.4 h, 6h 30,9 h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mtl (849 3456)— Butty Vampire SlayerS h 15,7 h 15,9 h 152: Unlawful Entry 5 h, 7 h 15,9 h 30 3: Mo-Money bh 30,7 h 30,9 h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (8497277)- CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocks the Crx0a7h 10,91)30 CINÉMA OMÉGA 1: - Chérie l’ai gonflé le bébé 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— 2: Plnocchlo 1 h, 3 h, 5 h — Basic Instinct 7 h, 9 h 30 3: Rock’N Nonne! h, 3 h 05,5h 10, 7 h 20,9h 30 4: Le retour de Batman ! h,3h30,7h,9h30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Uurenl, Mtl (843-6001) — CINÉMA PARIS: Mtl (8797284)- Basic Instinct ! h 30- Until the End ol the Worlds h 45-CltyofJoy 7 h - Wayne's Worlds h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (8493456)— Mo-Money 1 h 30,3 h 25,5 h 15.7 h 10,9 h 102: A League ol their Own! h 35.4 h 10,7 h, 9 h 20 3: Universal Soldier! h .35,4 h 10,7 h, 9 h 20 4: Death Becomes Her2 h, 4 h 25,7 h, 9 h 15 5: Butty Vampire Slayer! h 30,3 h 25.5 h 20,7 h 15,9 h 15 6: Unlawful En- ‘ try 1 h 40,4 h 05,7 h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-mar Les misions/The Killing 18 h 35— Montréal, ville olympIque/Une nuit en Amérique 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O.(4895559) -Stranger Among Us 7 h 10,9 h 25 2: Honey I Blew Up the Kldl h, 9 h.CINÉPLEX I: (8493456) - Houseslttersem 3 h 10,5 h 15,7 h 20,9 h 25, mar 1 h 05,3 h 10,5 h 15, 7 h 20.9 h 25 2: Maltresse de maison 3 h 10,5 h 15, 7 h 20, 9 h 25, mar 1 h 05.3 h 10,5 h 15,7 h 20.9 h 25 III: Allen 3 3 h 30,7 h, 9 h 15, mar.1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 15IV: Poison Ivy mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h , lun.mer.jeu.yen.3 h, 5 h, 7 h, 9 h.V: Coyote mar.1 h 05.3 h 10,5 h 15,7 h 20,9 h 25, sem.3 h 30, 7 h, 9 h 15 VI: Basic Instinct mar 1 h 05,3 h 30,7 h, 9 h 25, lun.mer.jeu.yen.3 h 30,7 h, 9 h 25 VII: A League ol their Own mar.1 h, 3 h 40,7 h 05,9 h 30, lun.mer.jeu.yen.3 h 40,7 h 05.9 h 30 VIII: Universal Soldier mar.1 h 10,3 h 10,5 h 10,7 h 10,9 h 15, lun.mer.jeu.yen.3 h 10, 5 h 10,7 h 10.9 h 15IX: BaladotaSad Calé mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10,9 h 20, lun.mer jeu.yen.3 h, 5 h, 7 h 10,9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (8493456)- Horizons lointains 1 h 40,5 h 15,8 h 15 II: Leolo 2 h, 5 h, 7 h 20,9 h 40 III: Reine Blanche 2 h 15, 4h40.7h05.9h30 IV: Fleur de poison 1 h 30, 3 h 25,5 h 20,7 h 15,9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, Mtl (283-8229)— lun.mar.L'homme renversé 18 h, 20 h.CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— Les enfants du paradis 20 h 30 CRÉMAZIE: (B49FILM) — La dté de la Joie 8 h DAUPHIN I:(8493456)-Leolo7h 10,9h3011: The Playerfr.7 h, 9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (8493456) - Death Becomes Her 7 h, 9 h 25 II: Mo-Money 7 h 05,9 h 20 DORVAL I: (631-8586) - Honey I Blew Up the Kid 12 h 45,2 h 45,4 h 45,7 h, 9 h 10II: Bebe'a Kids 1 h 05,3 h 05,5 h 05, 7 h 05,9 h 05- Plnocchlo 12 h 30,2 h 30- Sister Act A h 30, 7 h, 9 h 15IV: Mom and Dad Save the World 1 h, 3 h, 5h.— Lethal Weapon J7h,9h30 DU PARC 1 : (844-9470)— A Stranger Among lfs7h 10,9h35 2: Boomerang 7 h 10,9 h 30 3: Honey I Blew Up the Kid 7 h 15,9 h 25 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Chérie J'a! gonflé le bébé 1 h 10,3 h 10,5 h 10,7 h 10.9 h 10 2: Boomerang! h45,4h40,7h05,9h25 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1:-Batman Returns 12 h 15,3 h 15,6 h 15,9 h 15 2; Patriot dames 6 h 20,9 h 05- Plnocchlo 12 h 15,2 h 15,4 h 15 3: Boomerang! h40,4h20,7 h, 9 h 30 - 4: Honey I Blew Up the Kid 12 h, 2 h 15,4 h 30,6 h 45,9 h.5; Sister Act 12 h 15,2 h 20,4 h 30,6 h 50,9 h - 6; Lethal Weapon 3 7 FAMOUS PLAYERS Lio G Christian Vadim Tous les sons 8 00 sam 6 45 9 50 •SCIP CFGL 105.7 LE DEVOIR IJMUNWV-l EIXZ2ZICQ&2X9K3 EUSHMCESl | DD 1 Q°UTY STEW£cQj INDOCHINE PARISIEN b66_isss 480 Sle-Calhenne O W (S CENTRE LAVAL 6«»-'776 1600 Le Corbusier ?o STE-ADËIE DOCTEUR de Chantal Cadieux, m.en s.Robert Lepage, à compter du 12 juin, mar.au ven.à 21 h., sam.18h.et 21h.CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON: 414 boul.Baron Louis-Empain, Ste-Marguerite (514-226 2513)— < Les amuse-gueules • du 23 juin au 6 sept, mar.au jeu.et sam.à 20h., ven.21h.30, dim.à 19h.30 COLLÈGE SACRÉ-COEUR: 429 rue du Collège.St-Dona! (424-2833)— Les Productions Élastiques présentent < Dieu > adaptation de Louis-Philippe Morin, d'après la pièce de Woody Allen, m.en s.Daniel Desputeau, du 15 juillet au 7 août, mer.au sam.à20h.30 MANOIR LA LORRAINE: 450 Béthanie, Lachute (514-562-5256, Mtl 4761302)- • Les délires de Madame Foucarl i du 23 juin au 29 août, mar.au sam.à20h.30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste-Sophie (514-431-2373)— « Les grands chemins > adaptation de Denis Chouinard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août, jeu.au sam.à 20h.30— Spectacle de marionnettes pour enfants • Il était une lois > du 28 juin au 30 août les dim.è 16h.THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 Monty, VaFOavid (815322-3474)-.U Virée des Pirates., du 26 juin au 5 sept.— • Boude et frisson », du 26 juin au 5 sept THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuil, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 338 direction Pointe-des-Cascades (514-455-8855)— « Corn Flakes » de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.à 19h.et 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler, sortie 67 de l'autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (514-2263591)— < Cherchez l’homme » de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août mar.au dim.à 20h 30 THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du ChenaFdu-Moine, Ste-Anne-de-Sorel (746 8446, Mtl 393-9022)— > Sous-sol à louer » de Anthony Marriott e< Bob GranL traduction et adaptation Robert Lavoie, m.en s.André Montmorency, à compter du 12 juin, sem.20h.30, sam.21 h.THÉÂTRE DE LA CHÊVRERIE: route 263, St-Forlunat (816344-5550)— « Je n'aime que loi » de Renée Taylor et Joseph Bologna, du 24 juin au 29 août MUSIQUE CLASSIQUE I- ¦ CE SOIR.LUNDI 3 AOÛT S LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE 5 CIEL MF H PRÉSENTE À 22:00 I * ouverture en ré mineur (Telemann) ® • Concierto Andaluz (Rodrigo) H DEMAIN SOIR, 22:00 • extr.sérénade Colloredo K.203 (Mozart) • symphonie no 36 (Mozart) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 s» •v.îl THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang St-Chartes, Papmeauville (819-427-5611)— « Un cadavre à l'entracte » de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.Serge Paquette, du 25 juin au 8 août jeu.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: 611 rang de la Carrière, Upton (514-5455828)— • Histoire fantastique d'une nuit blanche » de R.Blackburn, du 19 juin au 23 août THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin.St-Euslache (4763357)— < J'rêve d'être vedette » du 19 juin au 30 août, mer.jeu.20h.30, ven.sam.à 21 h.THÉÂTRE D'ÉTÉ DE BELOEIL: 600 rue Richelieu, Beloeil (464-4772)— • La chatte et le hibou • de Bill Manhoft, m.en s.Fernand Rainville, du 23 juin au 22 août, mar.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE D’ÉTÉ LES FEMMES COLUN: 248 rang des Continuations.St-Esprit (514-8366105, 589-4552)— • Ti-Cul Lavoie journalier » de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvon Leroux, du 12 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h 30 THÉÂTRE D’ÉTÉ DE ST-OURS: 2555 rang du Ruisseau, St-Ours (1-7862732)— Le Théâtre Optique présente < C'est-y-clair, joualvert ! » de Julie Poulin et Catherine Jalbeti, m.en s.Michel Valls, du 19 juin au 6 sept., ven.sam.dim.à 20h.30 THÉÂTRE LA GRANGE DES SOEURS DE MARIEVILLE: sortie 37, autoroute des Cantons de l'Est, Marieville (4662161, Mtl 447-6026)- < Du sang bleu dans les veines » de Georges Dor, m.en s.Septimiu Sever, du 2 juin au 31 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DE L'iLE: Hull- .Bonjour Broadway • de Neil Simon, m.en s.Gilles Provost, jusqu'au 15 août THÉÂTRE LAC BROME: 267 Knowlton Road, Knowlton (243-0361)— « Cabaret » comédie musicale de Kander and Ebb, m.en s.Corey Castle, du 15 juillet au 8 août, mar.au sam.à 20h 30, matinées les mar.et jeu.à14h.THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELAGE: 40 ave du Lac, Lac Delage (8461818)— • Flagrant délire • de Jack Sharkey et Leo W.Sears, m.en s.Jacques Lessard, du 12 juin au 29 aoûL mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Autoroute des Cantons de l'Est, sortie 106, Eastman (514-297-2860 et 297-2862)— • Premières de classe » de Casey Kurtti, traduction de Michel Tremblay, m.en s.René Richard Cyr, du 27 juin au 22 août.mar.au ven.à 20h.30, sam.19b.et 22h., dim.à 20h.THÉÂTRE MOLSON: 191 chemin du Domaine, autoroute 40, sortie Berthier, St-Gabriei-de-Brandon (835-3441 )— • Urgence en folie ¦ texte et m.en s.Larry-Michei Demers, du 17 juin au 5 sept THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (3464426)— < Chômage » du 19 juin au 8 sept., mar.au dim.THÉÂTRE PALACE DE GRANBY: Granby (MH 9365161, Ext.1-806361-8020)— • Fleurs d'acier.traduction et adaptation de François Tassé, m.en s.Michèle Magny, du 26 juin au 29 août, mer.au sam.à20h.30 THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Préfontaine.Ste-Agathe (8163263655, Mtl 861-2244)- .Décroche-moi la lune » de Lawrence Roman, m.en s.Monique Duceppe, du 19 juin au 6 sept., mar.au ven.à 20h.30, sam.à 19h.et 22h.THÉÂTRE PIGGERY THEATRE INC.: North Halley (816842-2431 >— « Perfect Crime » de Warren Manzi, m.en s.Brian Dooley, du 30 juil.au 29 aoûl THÉÂTRE PONT-CHATEAU: autoroute 20.sortie 17, Côteau-du-Lac (4563224)— • Qu'est-ce qu'on va (aire avec > de Bertrand B.Leblanc, m.en s.Yvan Canuel, du 2 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DE STE-ADÈLE: 1069 boul.Ste-Adèle.Ste-Adèle (514-2267611, Mtl 3969070)- .Les dix petits nègres » du 13 juin au 22 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et 22h.30 THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude.St-Sauveur (514-227-6466, Mtl 4361812)- < Ce soir on danse » à compter du 12 juin, mar.au ven.à 20h.30, sam.19h.et22h.30 THÉÂTRE DE LA SUCRERIE: 1292 chemin du Théâtre, Casselman (616764-5580)— < Week-end de rêve » de Jeanne et Sam Bobrick, m.en s.Richard Nlquette, du 26 juin au 5 sept., mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DU VIEUX ROCHER: 15.6e ave, Grand-Mère (8165361716)— « Un mari à tout prix » de Donald Chruchill, adaptation Robert Lavoie, m.en s.Claude Colbert, du 17 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.à 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE: 867 rue St-Pierre, Terrebonne (492-4777)— < Harold et Maude • de Colin Higgins, m.en s.Jacques Rossi, du 17 juin au 29 aoùL mer.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Genblly, Lon-gueuil (670-1616)— < La mandragore » de Jean-Pierre Ronfard, m en s.Jacques Rossi, du 25 juin au 29 août, mer.au sam.à 20h.30 CET ETE MOI J'AIDE À SAUVER LES PROJETS D'OXFAM-QUÉBEC.J'ENVOIE MON 10$ OXFAM QUÉBEC 169, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G8 La télévision du lundi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Ce soir L'enter c’est nous autres Des jardins d’aujourd’hui L’or et le papier g La loi de Los Angeles LeTéléiournaig Le Polnt/météo/spor» L’enter e’est nous autres Cinéma : Chantons sous la pluie PD WCAX (CBS) ^=9 Burlington News News g The Golden Girls g Evening g Shade Major g Dad Murphy g Brown Designing Women Q Northern Exposure g News Sweating Bullets fË-Y WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy !Ç XXV Summer Olympic Gam es News » CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Golden Girls The Outside Chance of Maximilian Glick The National g The Journal Newswatch At 11 Newhartg Welcome Back.• SX* LeTVAD éd.18 hres Jeopardy! Les Jeux de a XXVe Olymp ade Barcelone 92 Fauteux.Prise 2 LeTVAg éd.réseau TVA g sports Loterie (23h46) CFCF(CTV) wy Montréal Puise O Entertainment Tonight P XXV Summer Olympic Games Full g House Home g Improvement News g News XXV Summer.fr* TV5 (Télé «J Francophones Performance Des chiffres w OW wTücl Journal deA2 Visions Plein cadre Minisérie : (5e/7) La Dame de Monsoreau Montagne Mémoires d'un objectif Objectif sciences Journal de FR3 maas4* Passe- Partout L'étalon noir Le monde me de Disney fveilleux Omni g science Route des vacances Beau et chaud Cinéma : Hel Avec Barbara to Dolly— Am.69 Streisand et Walter Matthau Musique vidéo Fax: L'Inloptus Musique vidéo Rock en bulle 21h15 / Musi que vidéo a EX News News p Star Trek g Funniest Home Videos g Stephen King 's.it.g News NlghUlneg Commercial Programs ©a 19h / Spotllg ht / Usa Loug heed Vldéoflow Big Ticket/ M.Carey Vldéoflow rsa VERMONT ETV(PBS) The MacNell/Lehref Newshour Q The Nightly Business.Focus on Britain Columbus And The Age 0) Discovery g p.o.v.g Cinéma \Equut— Am.77 Avec Richard Burton et Peter Firth (3D Montréal La roue chanceuse Zizanie Dossiers mys tères Cinéma : Sur les ailes des aigles —Am.86 Avec Burl Lancaster et Richard Crenna Coup de louare Le Grand Journal Sports plus Sports plus extra Marilyn : Adieu.® m) 17 h/Children Programs The Nightly Business.The MacNetl/Lehrer Newshour g Columbus And The Age 01 Discovery Masterpiece Theatre g Portail 01A Marriage Jennie, Lady Randolph Churchill Eastenders Great Journe n t ¦¦¦¦¦ OKI1 «ri UUL« ir/jv1'» CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, lundi 3 août 1992 ; Une avalanche de prix pour Le Dortoir Daniel Carrière Le port de Montréal au début des années 1800.Le Montréal qui se lit Odile Tremblay SI VOUS n’avez rien appris sur Montréal après un tel été, c’est que vous êtes sourd, aveugle ou incurablement casanier.De livres en expositions, de chansons en spectacles sons et lumières, la ville se raconte, enfonce son histoire dans les cerveaux les plus récalcitrants.L’occasion était trop belle d’intéresser au passé de leur ville des Montréalais au départ peu portés sur l’histoire; 350 ans à remonter le cours.On donne dans l’accéléré, la « pixilla-tion », comme qui dirait au cinéma.Entre autres manifestations à vocation didactique, cet été l’exposition Montréal à suivre se subdivise en quatre volets et autant de musées, au McCord, au Stewart, au Château Ra-mezay, au Marché Bonsecours, racontant avec force artefacts plusieurs siècles d’histoire, de Jacques Cartier à Jean Doré.Pour appuyer le tout, la Corporation des fetes du 350e vient de publier aux éditions Le Temps, deux ouvrages adressés à des publics d’âges différents.Il s’agit d’albums en fait, fort beaux, bien illustrés, bien présentés.Intitulés Montréal, une histoire à suivre.L’un s’adresse au grand public en général, l’autre aux jeunes.Les deux volumes sont disponibles dans les musées concernés de même qu’en librairie.« On a une côte à remonter au Québec, explique Michel Gay, conservateur au Marché Bonsecours qui participait à l’élaboration de ces volumes.Puisque les réseaux d’enseignement n’ont pas accordé grande importance jusqu’ici à l’histoire locale.Loin de nous l’intention, d’entrer en concurrence avec les ouvrages documentés d’André Linteau.On cherche à donner au lecteur le goût de l’histoire, en lui offrant des balises d’information.Les gros morceaux, quoi.» L’ouvrage pour adulte prétend par ailleurs laisser une trace de l’exposition du même nom qui se termine le 12 octobre.Quatre chapitres reprennent et développent les thèmes de Un grand atelier de Montréal au XIXe siècle.expos — «rabord, un texte de Guy Vadebon-coeur du Musée Stewart remonte les origines jusqu’en 1701, date de la signature de la grande paix entre nations indiennes et envahisseurs européens; — sous la signature de Jean-Claude Robert du Château Ramezay, Jalon d'Empire retrace le développement de territoire de la ville au X Ville siècle et au début du XIXe; — Le pont Victoria : un lien vital fait revivre, de 1850 à 1880, sous la direction d’Élizabeth H.Kennel du Musée McCord, la grande époque d’investissement dans les infrastructures de Montréal, avec la construction du pont Victoria entre autres; — dernier volet : Ainsi va la ville : Andrée Blais, du Musée de la Civilisation y évoque l’éclatement de la métropole moderne.L’ouvrage Montréal une histoire à suivre.Faits et Jeux s’adressé pour sa part aux 8-12 ans.« Les jeunes manquent de perspective historique, déplore Michel Gay.Les Beatles et Jacques Cartier, Expo 67 et l’arrivée des premiers tramways à Montréal; tout cela pour eux se passe dans une espèce de flou non articulé appelé le passé.» L’album se propose de donner une perspective chronologique à ses lecteurs, de façon ludique.François Pratte, auteur de livres jeunesse et animateur a composé les textes.Les illustrations sont de Louise Martel.Photos d’objets d’hier, de tableaux, de cartes.On retrace les métiers disparus, des visages (ex : Jacques Vi-ger, le premier maire de Montréal).Tabatières, tomahawks, fusils sont photographiés, découpés, expliqués.Le tout entremêlé de jeux : labyrinthes pour trouver le chemin du fort, grille-mystère aux noms de personnalités historiques, etc.Un glossaire complète l’album, définissant le terme Algonquin ou le mot défricher.« Les gens s’imaginent souvent que l’histoire est une matière aride, conclut Michel Gay.On veut leur montrer en misant sur le jeu et une présentation graphique très dynamique, qu’il n’en est rien.» LA VERSION télévisuelle que François Girard réalisait d’après Le Dortoir de Carbone 14 et Gilles Maheu remportait en début d’année son 15e prix, depuis sa sortie en mars 1991 : le FIPA d’OR, remis à Cannes en février dernier, lors du Festival international de programmes audiovisuels (FIPA) dans la catégorie « Images et musique ».Sur les 15 prix, autant de villes du monde, deux seuls provenaient du Québec.Le premier prix pour la meilleure adaptation, au Festival international du film sur l’art de Montréal, en 1991, et le prix Québec-Alberta, que Le Dortoir remportait la même année.La carrière à la fois glorieuse et prodigue du Dortoir rappelle celle du Train, un vidéo d’art que François Girard réalisait en 1985.Le train avait remporté près d’une dizaine de prix et de mentions, depuis sa sortie jusqu’en 1988, en faisant une oeuvre charnière — l’oeuvre est aujourd’hui en gare dans la collection d’oeuvres d’art du Musée d’art contemporain de Montréal — et d’un parfait inconnu l’un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.Il vient tout juste de terminer le tournage de Promenade chez Ernest Cormier, le plus célèbre des architectes québécois, à qui nous devons, notamment, l’Université de Montréal, le Collège St-Michael, à Toronto, la Cour suprême et l’Imprimerie nationale, a Ottawa.Produit par Velvet caméra, de Montréal, on y retrouve Daniel Jobin à la direction photo, et Glenn Berman au montage; Alain Thibault prépare une partition pour multiples voix qui accompagnera le document de 40 minutes et Jean-Louis Millette y joue le rôle d’Ernest Cormier.La sortie est prévue pour l’automne.Le Vidéographe au Festival du cinéma québécois de Blois ON CÉLÈBRE les 20 ans du Vidéo- Une scène du Dortoir de François Girard.graphe à Blois, du 7 au 11 octobre prochain, lors du deuxième Festival du cinéma québécois qui s’y déroulera.Le Vidéographe y tiendra un vi-déothéâtre, du genre qui avait été 'installé à la Cinémathèque québécoise aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois.On y proposera, à la carte, trois sélections.La première couvre les années 70, avec les oeuvres des Marshalore, Falardeau, Noiseux-I,a-brecque qui ont les premiers expérimenté le « porta-pak »; la deuxième en survol des styles marquants des années 80 (Morin, Paradis, Crépeau, Bourdon, etc.), et la troisième propose une gamme de bandes récentes.René Roberge y accompagnera son documentaire vidéo, Videogra- phe, vu et par, qui fait le tour des archives du premier centre de production vidéographique québécois.Une première version du document a été présentée, cet été, à Montbéliard, où on rendait aussi hommage aux deux décennies du centre, et on prévoit que Vidéographe, vu et par sera montré au public québécois au début de l’année 1993.Le Vidéographe vit encore des heures qui se déroulent sous le signe du paradoxe, laisse toutefois entendre Lise Lachapelle, directrice générale du centre auquel Communications Canada refusait récemment une subvention pour la restauration de ses archives audiovisuelles.Parallèlement, à l’étranger, on ne rate pas une occasion de signaler ses 20 ans d’existence.Du Beethoven imprégné de sonorité Festival international de Lanaudière Orchestre métropolitain.Dir.Stanislaw Skrowaczewski : Beethoven, Symphonies no 2, op.36 et no 3 op 55.troica.Concert diffusé au réseau MF de Radio-Canada le 4 août à 20 h.Jeudi 30 juillet, amphithéâtre de Lanaudière.Carol Bergeron « LA MUSIQUE d’aujourd’hui a élevé la sonorité au rang d’une institution parfaitement autonome », écrivait le musicologue français Antoine Goléa.S’appliquant alors à la musique écrite, le propos demeure, 25 ans plus tard, encore pertinent et sa portée s’est même étendue en ce qu’elle touche à présent la musique interprétée.Ainsi, le Beethoven que nous avons entendu jeudi soir à l’amphithéâtre de Joliette semblait avant tout soumis à une analyse attentive et plasticienne de la sonorité.A la tête d’une phalange qui ne possède pas encore une identité bien définie, Stanislaw Skrowaczewski sembla se préoccuper davantage du contenant que du contenu des seconde et troisième Symphonies par lesquelles s’amorçait la populaire intégrale beethovénienne qui clôturait l’édition 92 du Festival international de Lanaudière.Pourtant, les musiciens de l’Orchestre métropolitain se surpassèrent.Les cordes, par exemple, offrirent au chef invite une cohésion, une précision et une souplesse de tout instant.Individuellement, les vents s’appliquèrent sans relâche.C’est plutôt la qualité de l’ensemble qui posa problème.Trop sèche, la sonorité laissait entendre la précarité des fondus d’instruments (dans les rapports entre les vents ainsi que dans les Tutti d’orchestre).La chaleur et l’intensité étaient absentes de la reconstitution et le jeu des couleurs; Stanislaw Skrowaczewski un certain dynamisme du rebondissement faisait défaut au déroulement de la trame rythmique.Soit dit en passant, ce sont là défauts que l’acoustique de l’Amphithéâtre permet de mesurer avec d’autant plus de précision que Skrowaczewski semblait avoir une idée très précise de l’enveloppe sonore à redonner aux deux partitions qu’il di- rigeait.C’est à ces défauts que se heurta le désir du chef polonais d’explorer ces chefs-d’oeuvre de l’intérieur.Peu importe somme toute que, dans un autre heu en d’autres circonstances, la pensée profonde du compositeur eut pu prévaloir de manière à transcender les faiblesses de ce même orchestre.En se mesurant à la reconstitution du contenant sous la conduite d’un maître aussi expérimenté que Skrowaczewski, l’Orchestre métropolitain en retira tout de même une grande leçon de savoir-faire qui lui montra que le réel niveau d’excellence d’une formation symphonique doit être constant, mais surtout, qu’il doit exister avant toute tentative d’interprétation.Les interrogations que soulève ce concert montrent à l’évidence qu’un grand orchestre ne naît pas de quelques heures de répétition.Pour atteindre un niveau comparable à celui de l’Orchestre symphonique de Montréal, par exemple, le Métropolitain devrait avoir une saison officielle nettement plus substantielle que la sienne.Cela lui permettrait de travailler de manière plus soutenue qu’il ne l’a fait la saison dernière, avec un même chef qui emploierait ses efforts à lui façonner une sonorité fondamentale cohérente.Quoi qu’il en soit, l’événement Bee-thoven/Skrowaczewski fut une heu-rese initiative que rendit possible la participation de la radio et de la télévision de Radio-Canada.Ainsi, les mélomanes qui n’ont pu se rendre à Joliette auront-ils l’occasion de l’entendre une première fois au réseau MF (les 4,12,13 et 14 août à 20 heures) et par la suite de le voir à la télévision dans le cadre des Matinées du dimanche à compter de 1993.Toutefois, un avant-gout télévisuel leur sera offert dès le 16 août prochain, aux Beaux dimanches à 21 heures.Avec la Neuvième symphonique.Vol record de tableaux de maîtres sur la Côte d’Azur Bruno Aubry de l'Agence Reuter NICE — La vente des quatre toiles de maîtres dérobées vendredi dans la villa du milliardaire franco-libanais Antony Tannouri devait servir à régler un redressement fiscal de 238 millions de francs (environ 47,6 millions $ CAN), a-t-on appris de source proche de l’enquête.Les malfaiteurs qui se sont introduits dans la nuit de jeudi à vendredi dans la propriété « la Colombe », à Cap d’Ail (Alpes-Maritimes), entre Nice et Monaco, ont jeté leur dévolu sur un Modigliani (Portrait de femmes), un Matisse (Intérieur d’une chambre) et deux portraits de danseuses de Degas, a-t-on précisé de même source.Certificats de vente et attestations d’experts à l’appui, le milliardaire, qui dit être à la tête de 128 sociétés dans le monde, évalue le préjudice à 250 millions de FF (environ 50 mil- lions!).Il venait de rapatrier des Pays-Bas ces oeuvres qui n’étaient pas encore assurées en France.M.Tannouri, alias « Tony le magnifique », devait les placer dans une galerie monégasque.La vente était destinée à rembourser une dette fiscale de 238 millions de francs que lui a infligée le 23 janvier dernier le tribunal administratif de Nice.Écroué pendant plus de trois ans pour fraude fiscale et escroquerie, Antonny Tannouri avait quitté la prison des Baumettes le 11 juillet dernier.Les déboires de ce richissime homme d’affaires de 46 ans ont débuté il y a plusieurs années sur une rocambolesque confusion patronymique.Celle-ci avait amené la justice américaine, puis italienne, à se lancer à ses trousses sous l’accusation de trafic d’armes et de stupéfiants.Lavé de tout soupçon après que les États-Unis puis rltalie eurent reconnu leur erreur, il était poursuivi pour escroquerie à la suite d’une plainte déposée par la société suisse SASEA à propos d’un contentieux portant sur la vente de plus de trois millions d’actions du holding italien Assicurazzioni Generali.Alors qu’il venait d’acquérir la nationalité française, c'était au tour du fisc français de lui réclamer des arriérés d’impôts portant sur ses revenus de 1980 à 1983, évalués par l’administration fiscale à 158 millions de FF (31,6 millions?).Revenu en catastrophe de Genève, samedi matin, M.Tannouri a indiqué qu’il venait de trouver un terrain d’entente avec le ministre du Budget, Michel Charasse.« Par lettre du 29 juin dernier, Michel Charasse m’avait indiqué sa volonté de transiger et j’avais répondu favorablement à ses propositions par retour du courrier », a-t-il déclaré aux journalistes.Dépossédé, M.Tannouri espère toutefois que ces « toiles mondiale- ment connues » ne pourront être négociées sur le marché parallèle.« Le Matisse vient d'être exposé pendant six mois à New York», argue-t-il.Bien renseignés et peut-être même informés du rapatriement sur la Côte d’Azur, en mars dernier, de ce véritable trésor, les voleurs ont bénéficié de la neutralisation du système d’alarme, déconnecté depuis plusieurs mois en raison de travaux en cours sur l’alimentaion électrique.Ils se sont glissés dans la villa en brisant une baie vitrée du deuxième étage, vraisemblablement vers 5 h du matin, entre deux rondes du gardien.Selon toute vraisemblance, ils ont agi sur commande.Les cambrioleurs sont repartis sans emporter deux autrs oeuvres maîtresses de la collection du milliardaire, un Léger et un Modigliani.Ils ont également ignoré un lot de bronzes, statuettes et bustes évalués au total à 120 millions de francs par le fisc.Ils ont en revanche fait main basse sur des liquidités : 5000 dollars, trois millions de lires, 1300 FF, 180 livres sterling et 1200 marks.Hypothèse habituellement privilégiée en début d’enquête, la complicité d’un gardien ou de l’un des huit employés permanents de la villa semble totalement écartée par le propriétaire des lieux.« Ils travaillent pour moi depuis longtemps, certains sont à mon service depuis 15 ans et s’ils étaient malhonnêtes, ils auraient pu emporter bien d’autres choses», dit-il.Ce cambriolage pulvérise tous les records en matière de vol d’oeuvres d’art sur la Côte d’Azur jusqu’à présent.Le plus important butin, évalué à 105 millions de FF, avait été dérobé dans la villa de Marina Picasso, petite-fille du peintre, en novembre 1989.Les auteurs de ce vol avaient bénéficié de la collaboration du gardien de la villa.Ils avaient pu être arrêtés quatre jours plus tard.La vidéo aux Cent jours d’art contemporain LE 29 JUILLET, Claude Gosselin^ le directeur du Centre international d’art contemporain (CIAC) qui met sur pied depuis 1985 les Cent jours?d’art contemporain, dévoilait la programmation de l’événement qui se déroule, cette année, du 1er août au 1er novembre.Deux programmes d'art vidéo en font partie : Private Visions une collection réunie par la Fondation du Japon regroupant 17 vidéos réalisés entre 1983 et 1990 pan des artistes japonais, du 5 au 8 octo* bre ; et une sélection de vidéos d’art» — que l’on doit au docteur HelmulJ Friedel et au Goethe-Institut Mont-j réal — réalisés en Allemagne pai{ une trentaine d’artistes de différent* pays, du 15 au 27 septembre.LES FESTIVALS ] CENTRE D’ARTS ORFORD Autoroute des Cantons de l’Est, sor tie 118, Orford à Sherbrooke: Parcî Jacques-Cartier, le Trio Con Fuoco.4 basson, clarinette, piano, ce soir àlî 20h.?FESTIVAL DE TROIS § Maison des arts de Laval, 1395 ouestî boul.de la Concorde, Laval.Soiréeï poésie: Hugues Corriveau, poète, Gérard Poirier, comédien, Christine Harvey, violoncelliste, ce soir à 20h.?PLACE DES ARTS 5e Salle : La Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal et Jeunesses musicales du Canada présentent Double Edge, duo de piano de New York, oeuvres de musiciens américains du 20e siècle: Corigliano, Martin et Feldman, ce soir à 18h.Burden on the land Le développement international en Afrique, requiem pour la bienséance blanche.Global 19h30.?Plein-Cadre L’Ukraine à l’heure de l’Indépendance.À quand une émission sur le Québec ?TV5 20h.•b -h -h Art of the Western World L’expo de Vienne fête son centenaire dans 5 ans.Séville a raté le coche.TVO à 22h.?Chantons sous la pluie Un classique par excellence.La réussite est toujours possible chez l’Oncle Sam quand on travaille fort.Radio-Canda 23h40 ?Marilyn: Adieu M.le président Pour tous ceux que le doute assaille.TQS minuit ?Against all odds Un film policier qui aurait tout pour réussir.Une éprouvante poursuite de voiture, une scène érotique dans un temple inca.Manque de pot, on ne comprend rien.CTV à 2h30 — Pascale Pontoreau ëm MMUMMOM 12 B Le Devoir, lundi 3 août 1992 ÉDITORIAL L’apaisement, à nouveau ÜN PEU PLUS, et il réclamait une médaille d’or, M.Thierry de Beaucé, vice-président de la conférence de la Communauté économique européenne (CEE) sur la Yougoslavie, qui vient d’échouer à Londres.Tandis que Sarajevo connaissait son week-end le plus meurtrier depuis quatre mois, M.de Beaucé félicitait l’Europe de son abstention.« La solidarité des Européens évite tous les précipices, tous les vertiges d’une déflagration internationale », declarait-il.En évitant de prendre parti pour l’un ou l’autre des pays de l’ancienne Yougoslavie, expliquait-il, les Européens ne se divisent pas entre eux.Si bien que la conférence de Londres aurait été un succès, le baptême de la « diplomatie européenne annoncée par le traité de Maastricht ».Ainsi se confirme, dans la langue de bois de la diplomatie internationale, l’isolement dans lequel on entend laisser les victimes civiles des guerres de l’ancienne Yougoslavie, et notamment les populations qui crèvent de terreur et de faim en Bosnie.Même en apprenant l’existence de camps de concentration contrôlés par les forces serbes, même en ayant toutes les preuves de « nettoyages ethniques » sur le modèle des pogroms, l’Europe enfouit ses pires souvenirs et refuse, en pratique, de se laisser contaminer.Tandis que la conférence de Londres achoppait, des représentants d’une cinquantaine de pays se réunissaient à Genève mercredi dernier à l’invitation du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies pour tenter de trouver des solutions aux mouvements massifs de populations déplacées.Des quelque 2,3 millions de déracinés que cette guerre a faits depuis un an, seules 400 000 personnes ont trouvé refuge ailleurs que dans l’ex-Yougoslavie, dont la moitié en Allemagne.C’est en vain que les délégués allemands ont tenté de faire pression sur leurs voisins, dont la France et le Royaume-Uni, qui ont à peine accueilli respectivement un millier de réfugiés depuis le début du conflit.Les justifications ne manquent pas.Elles vont du dérisoire — il serait culturellement à déconseiller de fuir trop loin de son ancien domicile — jusqu’au très raffiné : ouvrir trop largement ses frontières aux réfu-• giés, ce serait encourager la politique serbe de « nettoyage ethnique».Les conséquences en seraient moins choquantes, puisque les populations chassées trouveraient assez aisément des asiles.Ce beau raisonnement contredit toutefois les solutions politiques que l’Europe semble préconiser quant au fond du conflit.La CEE a en effet commencé par souhaiter une sorte de « canonisation » à la suisse pour le territoire de la Bosnie-Herzégovine, qui se partagerait de façon étanche entre Serbes, Croates et Musulmans.En gros, une division purement ethnique, qui consacrerait les expulsions auxquelles ont procédé les Serbes dans les territoires qu’ils contrôlaient ou qu’ils ont conquis.Restée sans acheteurs, cette proposition européenne a fait place à la thèse plus ou moins avouée de l’apaisement.Au gouvernement démocratiquement élu de la Bosnie, on suggère tacitement de négocier la reddition pure et simple à un envahisseur qui bafoue toutes les règles de droit international.L’ersatz de paix qui règne aujourd’hui en Croatie voisine, où les Serbes font semblant de se prêter à une L Isolement des peuples de fancienne Yougoslavie se confirme démilitarisation pour pouvoir conserver le quart du pays, conquis par la force, sert ici de modèle.L’apaisement, la reconnaissance de la loi du plus fort, l’abandon de gouvernements démocratiques à leur sort, l’aveuglement devant l’oppression et même la suppression de minorités, tout cela rappelle à l’Europe ses souvenirs les plus terribles, ceux de la voie qui a conduit au deuxième conflit mondial et laissé initialement le champ libre au nazisme.Toute la presse européenne en est pleine, et on se rassure comme on peut.La différence, se dit-on surtout, c’est qu’on apaise ici un belligérant qui n’a pas de visées hégémoniques sur les pays de la « solidarité européenne », et dont les ambitions sont circonscrites à quelques nouveaux « pays » que les anciens n’accueillent pas très chaleureusement dans la communauté des nations.Et l’excuse, c’est que les peuples victimes des attaques serbes ne sont pas toujours d’admirables sacrifiés.Le « mur de haine » qu’évoquait le général canadien Lewis MacKenzie, commandant sortant des casques bleus de l’ONU à Sarajevo, n’a pas qu’un côté serbe.Les milices tuent librement, de tous bords.En renvoyant chacun dos à dos, en évoquant une anarchie quasiment atavique dans les Balkans, on évite de prendre parti.Les forces serbes deviennent tout simplement les plus odieuses parmi d’autres.Pour que l’horreur télévisée cesse de gâcher les vacances et de disputer l’attention aux Jeux de Barcelone, on attend qu’arrive l’inéluctable soumission des plus faibles.Elle viendra, le massacre que viennent de s’infliger les forces bosniaques en tentant de briser l’encerclement de Sarajevo en est la prémonition.Dans ces conditions de démission collective, l’effort que vient d’annoncer le Canada en ouvrant partiellement la porte aux réfugiés de l’ancienne Yougoslavie mérite d’être souligné.Quelque 15 000 visiteurs déjà au pays pourront requérir le statut de résident permanent, et on ouvrira un bureau à Zagreb, la capitale croate, pour traiter les demandes d’environ 10 000 personnes déplacées.Le Canada réserve toutefois son accueil aux ex-yougoslaves qui ont de la famille ici, ce qui atténue la qualité de son élan humanitaire.En fait, cette ouverture s’inscrit parfaitement dans la politique canadienne d’immigration, qui n’arrive pas à atteindre les contingents prévus.Les risques de difficultés d’intégration, pour ces nouveaux arrivants, sont minimes.Car les anciens ressortissants yougoslaves sont solidement établis au Canada, et ce sont leurs communautés qui absorberont une bonne part des coûts.C’est bien pourquoi les groupes d’aide aux réfugiés, tout en se réjouissant de l’annonce fédérale, ont immédiatement fait valoir qu’il y avait là deux poids, deux mesures.Pourquoi ne pas reconnaître le même statut aux quelque 11000 Somaliens réfugiés au Canada, dont certains se trouvent même sous le coup de mesures de déportation ?La situation, en Somalie, est sans doute la plus horrible au monde ; le pays est sans gouvernement, sans ressources, entièrement livré à la famine et aux différentes factions d’un banditisme généralisé.Dans ce cas, le Canada préfère toutefois livrer de l’aide directe, via l’Agence canadienne de développement international ( AC DI ) plutôt que d’ouvrir ses portes à de futurs résidents permanents.Les démunis et les dépossédés en provenance du tiers monde cadrent un peu moins bien avec les objectifs de la politique d’immigration.À toutes les sortes de guerres, on module sa réponse selon ses propres intérêts, d’abord et avant tout.La Yougoslavie et la Somalie ne sont pas le Koweit gorgé de pétrole.C’est ce qu’apprennent douloureusement les déracinés de ce monde, aujourd’hui à Sarajevo ou à Mogadishu, demain ailleurs.L’indignation et la compassion sont des ingrédients dont on fait des discours, rarement ou jamais des politiques.LISE BISSONNETTE LETTRES AU DEVOIR On achève mon pays.J’AI 40 ANS, je suis réfugié politique au Canada, j’ai dû m’exiler de mon pays, la Tunisie, parce que je suis cinéaste et que j’ai fait des films pour défendre les droits de la personne en dénonçant les emprisonnements politiques et la torture.Amnistie Internationale estime à 8000 personnes, le nombre de prisonniers politiques et d’opinion en Tunisie; parmi les prisonniers, on retrouve des avocats, des journalistes, des professeurs d’université, des étudiants, des syndicalistes et des opposants politiques de toutes tendances, bien que la majorité d’entre eux soient des membres ou des sympathisants du mouvement d’opposition islamique ENNAHDA.Saviez-vous qu’à 40 ans, je n’ai encore jamais eu le privilège d’exercer mon droit de vote ?Dans mon pays, la loi reconnaît à chaque Tunisien le droit de vote mais, malgré mon insistance par lettre recommandée auprès de ma municipalité, ma requête est restée en vain.D’après le président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme, 1 300 000 Tunisiens ont été privés de leurs droits de vote lors des dernières élections présidentielles et législatives du 2 avril 1989.Cette ligue, dernière bouée de sauvetage pour le peuple tunisien, a dû dernièrement céder aux pressions du gouvernement, après qu’on l’a soumise à une nouvelle loi associative qui l’a mise hors d’usage ! Dès 1990 et après la falsification des élec- i tions d’avril 89, les Tunisiens vivent au rythme quotidien des raids nocturnes, des i arrestations, de l’emprisonnement et de la mort sous la torture.À l’heure actuelle, deux procès se déroulent à Tunis, impliquant 132 et 108 personnes devant un tribunal militaire.Dans les deux groupes, 148 personnes risquent la peine de mort.Le verdict doit être émis d’ici quelques jours.En même temps, la presse internationale reste silencieuse devant un tel génocide au point où je me demande parfois s’il n’y a pas complicité ?Moncef Barbouch Montréal, 27 juillet 1992 Déshonorant et débilitant UN CERTAIN premier ministre du Canada se faisait fort en 1984 de rallier le Québec au Canada dans l’honneur et l’enthousiasme.Nos premiers ministres vraiment « provinciaux » (au sens péjoratif d’asservis et de peu évolués) canadiens ont réussi, après tant de palabres secrètes, à l’insu du Québec, à proposer à mon peuple une entente déshonorante et débilitante pour les principaux intéressés formant encore 23 % de la population canadienne.« Ce qu’il fallait craindre s’est produit », avertit Claude Castonguay à La Presse d’aujourd’hui (11 juillet, p.A-l).« Le Sénat triple-E ; un changement inacceptable », affirme pour sa part Lysianne Gagnon, dans le même quotidien, à la page B-3.Pendant ce temps, notre premier ministre du Québec affirme, dans sa conférence de presse du 9, que cet accord constitutionnel constitue un « progrès considérable » (LE DEVOIR, 10 juillet, p.A-ll).Que de pirouettes, notre «champion de l'ambiguïté», au dire de Bob Rae (p.A-3) doit-il exécuter pour se montrer « fédéraliste » inconditionnel et buté ! J’ai honte à mon Québec qui s’est donné un tel à plat ventriste en 1985, réélu en 1989.Je crois que la seule réponse à nos 10 piètres de premiers ministres, amis de notre pitre national, est contenue dans les trois lettres qui forment le mot NON, éditorial percutant et historique de notre éditorialiste courageuse, Lise Bissonnette, dans LE DEVOIR du 9 juillet dernier.Et que nos pauvres minables de premiers ministres, qui n’ont visiblement rien compris à l’existence et à l’histoire du Québec et à ses revendications répétées depuis Duplessis, aillent se rhabiller ! « Un jour j’aurai dit oui à ma naissance » (Gaston Miron, emprisonné lors de la Crise d’octobre 1970).Et mort à nos fossoyeurs de tout acabit d’un peuple digne, aspirant à la libération d’un vrai Québec libre.Vive le général de Gaulle et son cri du coeur du 24 juillet 1967 à Montréal.Vive le Québec libre ! Enfin ! Emmanuel Rk>ux Trois-Pistoles, 11 juillet 1992 Et si on inversait ! ROBERT BOURASSA n’a surpris personne dans sa réaction aux récents développements constitutionnels survenus avec le projet Clark.Une phrase m’a intéressé; surtout si on essaie d’en inverser les termes.En réponse à ceux, dont je suis, qui lui reprochent de prendre la pérennité du régime fédéral comme mesure de la défense des intérêts québécois, le premier ministre semble répondre en disant ceci : « Le Québec est une nation mais, pour nous, la nation n’est pas un absolu.(.) Nous voulons pouvoir nous développer à l’intérieur de la fédération canadienne.(.) Bâtir le Québec LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descoteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeurs adjoints de l’information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies Directeur des publications spéciales Pierre Beaulieu FAIS CE QUE DOIS sans détruire le Canada.» Et, si on inversait ! Je lance un défi à la classe politique canadienne-anglaise.Qu’elle répète après moi : « Le Canada est un pays mais, pour nous, la nation canadienne n’est pas un absolu.(.) Nous voulons pouvoir nous développer à l’intérieur de la fédération canadienne, et bâtir le Canada sans détruire le Québec.» Tiens, tiens.En vérité, je vous le dis, si le Canada anglais pouvait traduire en textes un projet d’entente constitutionnelle qui reprendrait en substance le critère énoncé ci-haut par M.Bourassa, autrement dit accepter pleinement l’identité nationale du Québec dans une recomposition véritablement binationale du Canada, ce projet obtiendrait la majorité au Québec.Qu’on ne s’y trompe pas, le Québec n’acceptera aucun recul sur ce terrain de l’identité nationale, ni même d’en brader le moindre instrument.Il préférera la relative incertitude de l’indépendance à l’assurance d’un recul sur ces points fondamentaux, comme semble le préconiser le projet Clark.En d’autres mots, on ne garnira pas le Canada plus avec un Québec moins Au point où l’on en est, après 30 ans de revendications assidues, sur les brisées desquelles se sont esquintées le meileur de nos énergies politiques, même le statu quo sera vécu comme un recul inacceptable.Le Québec n’acceptera pas de revenir à la case départ, de piétiner.Le Québec vivant, dynamique, le Québec qui bouge aspire à mieux que cela.Denis Thibault Gatineau, 13 juillet 1992 L *État-building J’AI LU avec énormément d’intérêt votre éditorial du 24 juillet, comme la plupart de vos éditoriaux.Je ne comprends toujours pas comment un groupe de personnages politiques prétendument responsables en sont arrivés a un tel accord.Pour illustrer quelque peu les conséquences qu’un tel accord aurait sur la configuration du Canada, je cite à l’intention des lecteurs du DEVOIR un passage du roman de Jean Larteguy intitulé Les tambours de bronze.Ce roman traite des efforts de la France pour conserver son influence au Laos de la Deuxième Guerre mondiale au milieu des années 1960.Je cite : « Les Méos (tribu des montagnes) pouvaient un jour ou l’autre demander leur indépendance (encouragés par les Américains).Si chaque minorité faisait comme eux, c’était l’éclatement du pays en 20 États non plus voisins, cette fois, mais superposés.Ce serait même la première fois que dans l’histoire du monde, on verrait une telle aberration : un État en forme de building.Quarante étages, un étage pour chaque race.Tout en haut sur les terrasses, les Méos faisant pousser leurs pa-voLs.» Cela ne s’est pas produit au Laos.Est-ce que le Canada va s’y essayer ?Antoni Gervals Montréal, 25 juillet 1992 LE SILENCIEUX LES JECIX SONT FAITS Tous ces jeunes athlètes que l’on a robotisés des années durant, arrivent-ils jamais à redevenir de simples êtres humains ?Il y a quelque chose d’ironique dans ces anneaux olympiques entrelacés — emblème des Jeux — qui « symbolisent l’union des races des cinq continents, la primauté de l’esprit mondial sur les nationalismes ».?C’est un caractère distinctif de la civilisation que l’homme se méfie de celui qui ne vit pas dans son milieu, et qu’un joueur de hockey ou de football tient un pianiste pour un être inférieur et incompréhensible.?L’athlète sait qu’il doit interrompre son entraînement quelques jours avant la compétition, afin que les muscles et les nerfs puissent s’entendre une dernière fois entre eux, sans que la conscience soit présente ou intervienne dans le débat.?Le hockey est un sport brutal.Il est le dépôt d’une haine collective, très finement divisée, qui trouve un dérivatif dans la compétition.?On parle couramment du génie d’un joueur de baseball.J’ajouterai que la proportion est raisonnable.En effet, pour dix inventeurs et écrivains de génie, on trouve un lanceur de génie.?On ne peut en vouloir à son époque sans en être aussitôt puni.D La haine naît de l’amour-propre blessé.?S’interdire quelque chose qui nous nuit est une preuve de vitalité, et l’homme épuisé est attiré par ce qui lui nuit.?La jeunesse est spontanément encline à admirer le crime.?La vérité n’a jamais qu’un seul habit, qu’une seule route.Elle est toujours handicapée.?Combien d’hommes et de femmes naissent avec des dons pour lesquels, provisoirement, ils ne trouvent pas d’emploi.?Notre première impression est toujours la plus juste ; la plus juste n’étant pas nécessairement la meilleure.Albert Brie Jeffrey Simpson Pourquoi pas un moratoire ?NON.Les propositions constitutionnelles négociées le mois dernier par les provinces anglophones, les groupes autochtones et le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark ne devraient pas être acceptées.Elles sont inacceptables, bien sûr, pour les partisans du séparatisme ou d’un genre de Canada confédéral à la Léon Dion.Mais aucune proposition vraiment fédéraliste ne saurait satisfaire ceux qui préfèrent ces options constitutionnelles.Non, les propositions sont inacceptables parce qu’elles rendraient le fédéralisme canadien plus compliqué, plus balkanisé et plus coûteux.Le Québec a absolument raison de s’opposer à un Sénat égal qui diminuerait sa force dans cette nouvelle institution.Les motifs de l’Ontario pour accepter une telle entente restent un mystère, puisque la représentation de l’Ontario dans un Sénat égal serait encore plus considérablement réduite que celle du Québec.À Queen’s Park et à Ottawa, les proches du premier ministre Bob Rae et de M.Clark maintiennent que l’Ontario et le gouvernement fédéral n’ont accepté un Sénat égal que parce que Robert Bourassa avait indiqué qu’il pourrait souscrire à cette idée.Les responsables ontariens et fédéraux soutiennent qu’ils ont tenu Bourassa informé de tous les détails des discussions constitutionnelles, et qu’ils lui ont même dit : « Si vous ne pouvez pas accepter un Sénat égal, dites-le-nous et nous bloquerons l’idée.» Quand Bourassa a répondu qu’il pourrait vivre avec un Sénat égal, l’Ontario et Ottawa ont mis de côté leurs propres réticences et accepté l’idée afin de parvenir à une entente.De toute évidence, il y a eu un grave problème de communication.Et le résultat est qu’au lieu d’un Sénat équitable — basé sur les régions, par exemple — le Canada aura désormais un Sénat égal.Une fois concédé le principe d’un Sénat égal, il est inconcevable qu’on puisse revenir sur cette concession, puisque la réaction dans l’Ouest du Canada serait épouvantable.Ce Sénat, élu selon une formule de représentation proportionnelle, rendra le Canada beaucoup plus difficile à gouverner.Un Sénat efficace résulte en un gouvernement moins efficace.Autrement dit, on a perdu de vue la recherche d’un sain équilibre entre le renforcement des petites provinces et le maintien de la capacité d’action d’Ottawa.CE QUI S’EST PASSÉ pendant ces négociations est clair.Le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark voulait une entente.Il la voulait si désespérément qu’il était prêt à donner à tous ce qu’ils réclamaient.Le Québec voulait le lac Meech ?Très bien.Les autochtones voulaient leur « droit inhérent au gouvernement autonome » ?Parfait.L’Ouest voulait un Sénat égal ?Entendu.Les provinces de l’Atlantique voulaient des garanties supplémentaires qu’Ottawa leur verserait des paiements de transfert ?Volontiers.Les provinces néo-démocrates voulaient leur « charte sociale » ?Certainement.Les provinces voulaient éliminer les pouvoirs de réserve et de désaveu ?D’accord.Mais le gouvernement fédéral a-t-il récolté quoi que ce soit ?Le Canada est une fédération, après tout.Apparemment pas, sauf qu’il a obtenu une entente, et dans sa hâte à la conclure, Ottawa a accepté des changements constitutionnels qui rendront le pays plus difficile à gouverner.Ottawa avait une demande : le renforcement de l’union économique, ce que même le rapport Allaire du Parti libéral du Québec recommandait.Mais les provinces ne toléraient aucune menace sur leurs barrières commerciales existantes, et ont donc exigé une liste d’exemptions qui désarme complètement la clause de l’union économique.C’est-à-dire que sur la seule disposition que Clark tenait apparemment, au nom du gouvernement fédéral, à voir figurer dans une nouvelle constitution, il a cédé à la pression des provinces.Encore une fois, aucune entente ne saurait satisfaire les séparatistes.Aucune entente ne satisferait les partisans d’un fédéralisme asymétrique où le Québec aurait des pouvoirs substantiellement plus étendus que ceux des autres provinces.Aucune entente ne satisferait les confédéralistes qui souhaitent des institutions centrales où le Québec et le Canada auraient chacun 50 % des droits de vote.Ce que cette entente aurait dû accomplir, cependant, c’était satisfaire les fédéralistes.Elle a raté cet objectif, et pas seulement au Québec.Hors Québec, bien sûr, les premiers ministres provinciaux sont contents de leur ouvrage, puisqu’ils ont eu à peu près tout ce qu’ils désiraient, y compris davantage de pouvoirs et d’argent.Mais les universitaires, journalistes, constitutionnalistes, gens d’affaires et dirigeants syndicaux qui ont participé au débat dans le reste du Canada ont presque tous été médusés par le résultat des négociations.Certains, dont je suis, étaient en faveur de l’Accord du lac Meech, perçu comme une modeste série de modifications du fédéralisme canadien.Mais on parle maintenant de changements qui vont bien plus loin que Meech, en créant tout un nouveau palier de gouvernement pour les autochtones, un nouveau Sénat qui compliquera la tâche de gouverner le Canada, un transfert de pouvoirs aux provinces, une nouvelle « charte sociale » qui finira par aboutir devant les tribunaux, et rien, en ces temps de pressions économiques globales, pour assurer un fonctionnement efficace d’un marché commun interne au Canada.Y A-T-IL MOYEN d’échapper à cette entente constitutionnelle ?Que diriez-vous d’un moratoire sur toute discussion constitutionnelle pendant 5 ou 10 ans ?Pas de conférence.Pas de pourparlers.Pas de négociation.Pas de conférence des premiers ministres.Et dans l’intervalle, Ottawa procéderait à quelques changemenLs modestes, comme ne nommer de nouveaux sénateurs que s’ils ont été élus, évacuer les champs de compétence provinciaux mentionnés dans les propositions constitutionnelles, mettre en oeuvre l’entente sur l’immigration avec le Québec, choisir exclusivement les juges de la Cour suprême parmi des listes proposées par les provinces et négocier avec les autochtones des accords d’autonomie gouvernementale.
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