Le devoir, 9 juin 1992, Cahier B
SOCIETE CAHIER Le Devoir, mardi 9 juin 1992 Un Tremblay posé sur de la ouate La dernière pièce de Michel Tremblay suscitait beaucoup d’attentes.Or voilà que Marcel poursuivi par les chiens s’avère une oeuvre fragile, délicate.Un peu à cause de la mise en scène statique d’André Brassard et de la présence constante du choeur, la pièce semble posée tout doucement sur de la ouate.Page B-3 Éducation menacée ?Dans une lettre ouverte aux ministres des Affaires municipales et de l’Éducation de l’Ontario, le comité parents-élèves-profes-seurs de l’école secondaire de La-salle, à Ottawa, proteste contre le rapport et le budget présentés par le superviseur du ministère des Affaires municipales et du groupe sur le redressement du Conseil scolaire de langue française d’Ottawa-Carleton.Page B-5 Le Canada anglais doit se séparer Le cirque constitutionnel actuel est un mauvais remake de 1982.Après avoir refusé de quitter la «grande famille canadienne», dont on l’avait pourtant exclu, le Québec, écrivent Josée Legault et Gary Caldwell, se retrouve aujourd’hui réduit à espérer qu’un autre Elijah Harper vienne le « sauver » de lui-même.Page B-8 La vidéo un art qui se bouffe ! Dans La salle à manger, une bande présentée à la galerie Obscure à Québec, le videaste Christian Langlois trace un parallèle intéressant entre la bouffe et la vidéo.Daniel Carrière nous parle aussi dans sa chronique de certaines métaphores de l’Amérique en rapport direct avec l’écran télé.Page B-3 EN ATTENDANT Les revenus du théâtre ont augmenté mais le drame persiste : la scène québécoise ne fait toujours pas vivre ses artistes, ni ses artisans Stéphane Baillargeon théâtre du nouveau monde LE GROS LOT En viendra-t-on à jouer Les Belles-Soeurs en one-woman show ?collaboration spéciale COMMENT se portent les finances du milieu théâtral du Québec ?Aussi mal que celles des autres secteurs des arts, merci rappelait récemment René-Daniel Dubois dans un texte déposé devant la commission parlementaire chargée d’étudier le fameux Rapport Arpin.« Quand je rencontre des camarades musiciens, peintres, chorégraphes québécois (.), j’en ai ras-les-oules que nous soyons tous tellement excédés qu’il nous faut une heure avant de pouvoir parler de nos projets apres que nous ayons, encore une fois, constaté que grosso modo ça va aussi mal chez eux que chez nous.Ce n’est pas pour un quart de million dans un coin en plus ou en moins que les sculpteurs envient les autres ou sont enviés d’eux.Dans une grande assiette vide, il n’y a pas beaucoup de différence entre trois quarts de pi-notte et une pinolle et quart.» La dèche, la débine, la purée : les leitmotiv des artistes et des artisans de la scène.Pourtant, à y regarder de plus près on est tenté de mettre des bémols à l'argument.Le troisième volet d’une vaste étude portant sur La situation économique du théâtre au Québec, que vient de_ publier le Conseil québécois du théâtre (CQT), montre bien que si le milieu est à mille lieux de vivre un conte de fée financier, des efforts ont tout de même récemment été consentis pour pallier un peu au désenchantement du monde théâtral.L’étude d’une cinquantaine de pages, bourrées de statistiques et de tableaux s’attarde plus spécifiquement aux questions de la rémunération et EN ATTENDANT GODOT DE SAMUEL BECKETT MISE EN SCENE D'ANDRE BRASSARD AVEC NORMAHD CHOUINARD REMY GIRARD JEAN-LOUIS MIL.ETÏÏ ALEXIS MARTIN HUGOLIN LANDESQUE HYDRO-OUÏE m de l’emploi — les deux précédentes proposaient une Vue d'ensemble et Une géographie théâtrale.Les données ont été recueillies auprès d’une trentaine de compagnies subventionnées entre 1986-87 et 1989-90, les quatre années de référence de l’étude.Première surprise, en pleine récession économique, la pinotte lancée au milieu a diablement grossi.Le théâtre québécois a connu une croissance qui a largement dépassé celle de l’économie dans son ensemble.Pendant que le produit intérieur brut du Québec, la mesure la plus fiable de l’activité économique, progressait de 34,4 % en quatre ans (en dollars courants), les théâtres qué- bécois ont augmenté leurs revenus de tout près de 50 % ! D’où vient l’argent ?D’abord des subventions, qui ont été multipliées par 2,5 au cours de la dernière décennie, pour atteindre 17,3 millions, tous palliers de gouvernement confondus.Ottawa envoie environ 7,3 millions, Québec un peu plus de 8,5 millions, le reste venant des villes.Le revenu moyen par spectateur (le prix moyen du billet) a aussi augmenté, de 25 %, soit davantage que le nombre de spectateurs (19%).C’est une autre surprise : la hausse du prix des billets, supérieure de 7,6% au taux d’inflation n’a pas empêché les théâtres d’intéresser un plus grand nombre de gens.Mais il y a des différences importantes selon les compagnies.Le théâtre pour la jeunesse et les grandes compagnies pour adultes (TNM, Duceppe, etc.) augmentaient leur revenu par spectateur davantage que les petites et moyennes compagnies pour adultes (L’Opsis, Pigeons International, etc.) qui ont pratiqué des politiques de réduction, abaissé leur revenu moyen par spectateur pour attirer davantage de monde et, au total, augmenté eux aussi leur revenu moyen global.L’énumération n’impressionne pas Pierre Brousseau, directeur général du CQT.Ces chiffres il les connaît par coeur.Pour lui, c’est d’abord une preuve qu’on revient de loin et que le chemin à parcourir est encore long, très long.La cacahouète, encore une fois, « C’est simple : les gens de théâtre travaillaient pour à peu près rien, maintenant ils font la même chose pour un peu plus.(.) Les revenus ont augmente, mais on peut toujours compter sur quelques mains ceux et celles qui vivent de la scène au Québec.» Oubliez les cachets exceptionnels de Roy Dupuis ou de Marina Orsini : la grande famille artistique vit davantage comme Ovila et Êmilie.La moitié des artistes gagnent 3000 $ et moins par année grâce à leur métier.Voir page B-2 : Revenus Stéphane Baillargeon collaboration spéciale L5 ÉTUDE SUR La situation économique du théâtre au Québec publiée récemment par le Conseil québécois du théâtre (CQT) montre clairement que le développement du milieu théâtral a surtout été assuré et assumé par les revenus générés par les activités des compagnies (toutes sources confondues : guichet, tournées, publicité, etc.).Le mythe du créateur grassement subventionné sort côté jardin : pour la saison 1988-89, la proportion des subventions au financement de la pratique théâtrale n’était que de 43,5%.Cela correspond à environ 17 millions $, tous gouvernements confondus.En Europe, chacune des grandes institutions de théâtre (comme la Comédie Française) reçoit annuellement plus d’argent.Pourtant, même en France, la popularité de la scène n’est plus ce qu’elle était (12 % des Français étaient allés au théâtre au moins une fois dans l’année en 1973, 7 % en 1987).« Ils sont subventionnés jusqu’à 90 % et ils peuvent se permettre d’oser et de prendre le temps d’oser sans toujours se poser la question de savoir si ça va rapporter», dit Pierre Rousseau, le directeur général du CQT.Pour lui, cette pratique relève d’une mentalité tout à fait différente : on ne demande pas au secteur d’être productif économiquement, on lui demande de l’être artistiquement, d’ajouter à la valeur culturelle.« Ils prennent des risques pour l’oeuvre.Le mandat des artistes, c’est d’ajouter au patrimoine national et mondial, pas d’abord de remplir des salles et de faire profiter les subventions en termes économiques à tout coup.» Au TNM une pièce est jouée 24 ou 25 fois, avec deux ou trois semaines de prolongation d’option si tout va bien, jusqu’à faire le plein d’environ Voir page B-2 : Belles-Soeurs Les démocrates birmans demandent au Canada un appui plus franc Le premier ministre du gouvernement provisoire, en visite au Canada, exige le départ des militaires Clément Trudel AVANT que le monde ne grave dans sa mémoire la répression du « printemps de Pékin » et le massacre de la Place Tien An Men (juin 1989), il y avait eu en 1988 à Rangoun, capitale de la Birmanie, « le soulèvement le plus important à se produire en Asie ».Mais les médias n’en ont pas autant parlé, déplore Sein Win, premier ministre birman et membre d’un gouvernement provisoire formé en décembre 1990, dont le siège se situe à Manerplaw, en territoire « libéré » de l’ethnie Karen.Le peuple birman a crié en 1988 sa défiance a l’égard du pouvoir du général Ne Win et du parti unique, le Parti du programme socialiste de Birmanie, mis en place en 1962.Étudiants, moines bouddhistes, travailleurs, intellectuels et bon nombre de paysans (ils forment 70% de la population) se mobilisèrent; ils firent alliance avec diverses minorités et, malgré la Loi martiale en vigueur et l’interdiction de réunions de plus de cinq personnes, menèrent campagne durant trois mois, pour finalement décrocher, sous la bannière de la Ligue nationale pour la démocratie, 392 des 485 sièges d’une Assemblée du peuple, élue le 27 mai 1990.Assemblée à laquelle le pouvoir militaire (SLORC - Conseil d’État pour la restauration de la loi et l’ordre) refuse toujours de céder la place.C’est dans ce contexte de « démocratie piétinée » — l’expression coiffe un rapport d’Amnistie internationale sur la Birmanie, aussi appelée Myanmar — que se retrouvent en tournée canadienne, jusqu’au 14 .juin, Sein Win et le ministre de l’Énergie (U Bo Hla Tint) de ce gouvernement provisoire.La plus récente des offensives de Rangoun pour vaincre les rebelles Karen impliquait 20 000 soldats, mais elle n’a pas réussi à réduire le bastion de résistance autour de Manerplaw.Sein Win passe rapidement, en entrevue, sur sa tragédie personnelle : son père fut assassiné en 1947, il interrompit une carrière de brillant mathématicien à l’étranger, en 1984, parce qu’il en avait assez de voir la souffrance de son peuple sous le joug militaire, ce qui lui valut neuf mois d’emprisonnement à son retour à Rangoun.Et surtout, il connaît la PHOTO JACQUES GRENIER Sein Win, premier ministre du gouvernement provisoire de Birmanie.douleur du père qui n’a jamais vu sa fille, née à Rangoun où est confinée sa femme.Entré avec réticence en politique, Sein Win est le cousin de la lauréate 1991 du Prix Nobel de la Paix, Aung Sann Suu Kyi dont les écrits regroupés portent le titre éloquent de Freedom from Fear.Cette militante des droits de la personne et de la démocratie est en résidence surveillée depuis près de trois ans; elle fait figure de symbole dans une lutte qu’avait déjà menée son père, Aung San (assassiné en 1947, tout comme son frère, père de Sein Win).Aung San est toujours considéré par le peuple comme le héros de l’indépendance de la Birmanie, pays d’origine de l’ex-secrétaire général de l’Onu, U Thant, lequel avait succédé à Dag Hammarksjold en 1961.Hier, à Ottawa, le sous-comité des droits de la personne et du développement (Affaires étrangères et commerce extérieur) a étudié le cas de la Birmanie.Jan Bauer, de l’organisation anti-censure Article 19 et Daisy Francis, co directrice du Comité de travail Canada-Asie, une organisation oecuménique, ont tous deux souligné l’importance d’un dis- cours-clé prononcé le 19 mars dernier à McGill par Mme Barbara McDougall, ministre canadienne des Affaires extérieures, sur la volonté d’Ottawa de promouvoir le respect des droits de la personne dans le monde.Les deux estiment que le SLORC constitue l’antithèse de ce respect auquel le Canada consacre tant d’importance dans sa stratégie.Ils insistent pour que ce discours de la ministre McDougall soit harmonisé avec les gestes faits au nom du ministère du Commerce extérieur qui, sociétaire principal de Petro Canada, qui devrait mettre fin immédiatement aux explorations confiées à cette société en Birmanie.On compte en Birmanie pas moins de 1500 prisonniers d’opinion (certains avancent le chiffre de 6000) et il y a eu, pour la seule année 1989, 3000 arrestations politiques.Les dépenses militaires grugent plus de 50 % du budget (35%, selon les chiffres officiels).Il y a quelques jours, LE DEVOIR a rencontré Sein Win à la permanence du Centre des droits de la personne et du développement démocratique, que dirige Ed Broadbent.Voir page B-2 : Birmanie • le plaisir des ivres L ’ETE 1992 EST ENFIN ARRIVÉ! RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Dates de tombée le 9-16 juin 1992 Le Plaisir des Livres se prépare à prendre la route des vacances.Joignez-vous à nous pour offrir à nos lecteurs un peu de rêve et d’aventure.Le 13 juin, nos collaborateurs feront leurs suggestions de lectures d’été.Le 20 juin, ce sera au tour des libraires, d’auteurs et d’autres passionnés de littérature.PARUTIONS le 13 et 20 juin DANS LE DEVOIR « « B-2 U Le Devoir, mardi 9 juin 1992 La deuxième prophétie du Club de Rome Il y a vingt ans, le Club de Rome proposait la croissance zéro dans son rapport célèbre Halte à la croissance.Succès phénoménal mais aussi erreur de taille.Aujourd’hui, sur un ton différent, il capte l’attention avec un nouveau rapport, Questions de survie Catherine Lévl Le Monde T ’HUMANITÉ n’a jamais // I connu de période aussi dif-/ficile, souligne Bertrand Schneider, secrétaire général du Club de Rome en commentant son dernier ouvrage, Questions de survie (1).Certes, nous n’avons pas de guerre généralisée, mais les conflits militaires, ethniques, sociaux, ouverts ou latents, sont omniprésents sur fond de mondialisation.» Constat sans appel.La faim, la pauvreté, les inégalités, la destruction de l’environnement, autant de phénomènes frappant aujourd’hui l’ensemble de la planète, y compris les pays les plus riches.« 37 millions d’Américains vivent en dessous du seuil de pauvreté absolu et peuvent, en cas de maladie, crever dans la rue », s’insurge-t-il.Les émeutes récentes de Los Angeles donnent, il est vrai, un relief particulier à cette analyse.« Nous assistons à une formidable mutation où la précarité et l’aléatoire deviennent notre lot quotidien alors que nous avons été bercés par des siècles de certitudes», dit-il.L’enjeu pour le Club de Rome est colossal : repenser la vie de la naissance à la mort, se serrer la ceinture, revoir nos comportements.Ou plonger.Notoriété — Une fois de plus, on pourrait accuser le Club de Rome de jouer les Cassandre.Son fameux rapport de 1972, Halte à la croissan-cea, avait provoqué un gigantesque débat international, avivé quelques mois plus tard par les conséquences de la crise pétrolière.Et aussi, pour Bertrand Schneider, un grand malentendu : « L’image du Club de Rome est encore liée à la croissance zéro.À l’époque, nous estimions effectivement qu’un développement plus qualitatif était souhaitable pour les pays industrialisés, mais le besoin de croissance quantitatif demeurait indispensable pour que les pays pauvres puissent atteindre le minimum vital.» Reste que si le Club de Rome a laissé quelques plumes dans l’histoire, son rapport, vendu à 12 millions d’exemplaires et traduit en 37 langues, lui a donné une notoriété inespérée.Qui aurait pu prévoir que cette association (2), fondée en 1968 par un industriel italien, Aurelio Pec-cei, et un scientifique écossais, Alexander King, alors dircteur général de la science et de la technologie à l’OCDE, atteindrait, sans moyens fracassants, la renommée mondiale ?Pourtant depuis le choc pétrolier, le Club de Rome avait disparu de la scène publique.« Plus discrètement, nous avons cherché à approfondir différents thèmes et à entrer dans l’action, précise Bertrand Schneider.Dix-huit rapports ont été publiés, abordant des sujets spécifiques : mi-cro-élecronique, énergie, coût de la pauvreté et de l’inaction.Des consultations sur le terrain auprès de nombreux chefs d’État ont été menées, comme en Colombie où le problème local de la drogue a été croisé avec celui de l’efficacité de l’État et des pouvoirs publics.Enfin, le Club a multiplié sa participation à des projets tels l’aménagement et le développement de l’Amazonie dans le respect de l’équilibre écologique ou la lutte contre la désertification du Sahel dans les six pays francophones.« Avec Questions de survie, nous avons voulu sortir de l’ombre car, sans communication, on n’existe pas dans une société d’information », dit Bertrand Schneider.Mais pas question de refaire les mêmes erreurs qu’en 1972.Le nouveau rapport ne propose pas de modèle mathématique rigide et ne sous-estime pas, comme celui de 1972, les capacités de réaction et d'innovation de la nature humaine; il pose les grandes questions de l’époque (chômage, accroissement du fossé entre pays riches et pauvres, destruction de l’environnement, urbanisation non maîtrisée, etc.) et avance des ébauches de solutions.Mêlant réflexion éthique et économique, il met surtout l’accent sur les effets néfastes du comportement humain, aussi bien dans les relations avec autrui qu’avec l’environnement, et recommande une approche nouvelle de l’éducation.Un postulat pour les auteurs : « Si révolution qui chemine depuis vingt ans est incontournable, nous devons en être les acteurs et non les victimes.» Glacis — Pourtant, il n’est guère facile de faire bouger le glacis des pouvoirs.Le Club de Rome, qui réunit — à titre personnel — des scientifiques, des fonctionnaires (comme Maurice Strong, secrétaire général de la conférence internationale de Rio 1992), des économistes, des industriels, des chefs d’État (Vaclav Havel, par exemple), en tout une centaine de personnalités prestigieuses de tous horizons, ne peut faire qu’un travail de fond lent et laborieux.Raison invoquée par Bertrand Schneider : le fossé avec l’univers des politiques.« Par manque de clairvoyance, pour des questions bureaucratiques et aussi pour des considérations électoralistes à court terme, ils disent rarement la vérité sur ces problèmes essentiels d’environnement et de développement et ralentissent ou bloquent les processus de décision», remarque-t-il.Pourtant, Bertrand Schneider fait preuve d’un certain optimisme, notant des signes d’espoir un peu partout dans le monde.En Afrique, par exemple, il a constaté l’énorme travail réalisé par les communautés villageoises, pourtant la plupart du temps illettrées, mais capables de prendre leur sort en main et d’enregistrer de réels succès.« Mais, estime-t-il, les médias de masse ne montrant que les trains en retard, ces signes d’espoir sont occultés, augmentant ainsi le sentiment de dramatisation ambiant.».( 1 ) Questions de survie.Club de Rome, Alexander King, Bertrand Schneider Calmann-Lévy novembre 1991, 228 pages.(2) Le Club de Rome est une association à but non lucratif de droit suisse.Routes principales Voies ferrées s K A U H/l N INDE ' : 9**4 ** % ÉTAT • < CHIN B I R MANDALAY GOLFE .=== RANGOON Pa-an* MOULMEIN GOLFE ~ BENGALE ; ‘ r» Iles .- M MER Andaman D ANDAMAN .GOLFE DU SIAM ===== 4 Birmanie Insistant sur le côté « provisoire » de son gouvernement qui a l’appui officiel des moines de Mandalay, Sein Win dit que sa tâche la plus urgente est d’obtenir « le départ des militaires et la restauration de la démocratie ».Par démocratie, il entend principalement « la mise en place de garanties pour le respect des droits fondamentaux ».Il n’y a pas, pour l’instant, de pouvoir judiciaire indépendant.Sein Win dit se méfier des « modèles » dont la Birmanie pourrait s’inspirer, car une fois la guerre civile stoppée, il faudra voir à équilibrer le partage des richesses et s’attaquer aux conditions sociales qui pourront assurer la stabilité à son pays dont la dette extérieure est de 40 milliards $.Un mémo récent adressé au secrétaire général de l’Onu, M.Boutros-Ghali, rappelle que le taux de mortalité infantile est de 98 pour 1000 naissances, et que l’eau vraiment potable n’est assurée qu’à 31 % des zones rurales et à 38% des villes, 10% de la population pouvant souffrir de « malnutrition grave ».Pour obtenir le statut de pays moins développé, les militaires ont d’ailleurs menti sur le taux d’analphabétisme, dit Sein Win.Le taux d’alphabétisation en Birmanie dépasserait 75 % — il s’agit toujours d’estimations, les statistiques étant peu fiables — mais Ran-goun déclare aux pays créanciers et aux organismes internationaux qu’il se situerait plutôt autour de 32%.Du gouvernement canadien et du peuple canadien, le Gouvernement de coalition nationale de l’Union birmane, que représente Sein Win, espère obtenir « une aide morale, politique et financière », encouragé qu'il est du fait que le Canada ait appuyé à l’ON U une résolution pilotée par la Suède sur le « respect de la volonté du peuple du Myanmar ».Ce gouvernement provisoire attend toujours les « vrais changements» dans un pays où, derrière les différentes appellations du régime depuis 1962, sé- vit toujours le général Ne Win, officiellement à la retraite.Sein Win s’est dit déçu de la Chine qui a vendu pour 1,4 milliard $ en équipement militaire au SLORC.Tout comme son hôte Ed Broad-bent, il appelle à un embargo sur les livraisons d’armes à Rangoun, en plus de suggérer un boycottage de nature économique pour accélérer le départ des militaires.Parmi les exigences immédiates figure celle de la libération d’Aung Sann Suu Kyi, la réouverture des universités et des collèges.Dans son exposé d’hier, M.Broadbent affirme que « le gouvernement du Canada devrait manifester vigoureusement sa réprobation du régime militaire birman en accueillant officiellement M.Sein Win», en plus de vérifier auprès du Fonds des Nations unies pour le développement, auquel le Canada contribue, si ces projets « servent uniquement des fins humanitaires et profitent directement à la population birmane ».Bien des faits récents ont replacé dans l’actualité le Myanmar : l’exode de près de 200 000 musulmans au Bangladesh, les heurts survenus entre l’armée birmane et des militaires de Thaïlande et du Bangladesh (les exactions de l’armée de Rangoun visent souvent les camps de réfugiés, le long des frontières).Ces faits ont inspiré à une douzaine d’universitaires vivant en Amérique du Nord une lettre (18 mai) au secrétaire général de l’ONU, M.Boutros Ghali, réclamant qu’il active la « diplomatie préventive et les initiatives de paix » dans cette région du globe.Un rapporteur spécial sur les droits de la personne, l’ambassadeur Elias-son, a déjà été désigné, mais, comme l’explique Sein Win: « La politique d’un pays est une chose lente à évoluer ».C’est ainsi qu’il ne perd pas sa foi dans les pressions répétées, car « mon gouvernement veut qu’on en arrive à un transfert de pouvoirs aux î représentants élus » du peuple birman.panmipacnon Venez luire le tour du monde sur lu patinoire du coin.Entre deux coups de pulins, on s'y raconte les derniers potins Àvousdejouer.4 Revenus Tout de même, l’injection de fonds supplémentaires a profité aux individus passionnément, religieusement impliqués dans le milieu.En terme de pourcentage, certaines professions font saliver.En quatre ans, les droits versés aux auteurs ont globalement augmenté d’environ 40 %.En 1986-87, un auteur québécois recevait 2550 $ en moyenne pour la création d’une de ses oeuvres et 3573 $ quatre ans plus tard.Cette même année, 72% des pièces jouées étaient des oeuvres québécoises originales et ce pourcentage grimpe à 91 % si l’on inclut les adaptations ! L’auteur Normand-Canac Marquis s’explique sur ces chiffres dans le Rapport du CQT.Il fait partie de ces « artistes occupés », de « ceux qui s’en tirent mieux et qui travaillent » et qui ajoute une « dimension qualitative » au document.De la première idée à la version finale, une pièce lui demande environ deux ans de travail.Le Syndrome de Cézanne, texte acclamé et joué à plusieurs reprises et dans plusieurs pays lui a rapporté un gros 3500$.Les jumeaux d’Uran-tia, 2100$.Pour se permettre ce « luxe » de l’écriture pour la scène, comme bien d’autres, il travaille à la télé, « un monde épouvatable, bourré de fric et, à cause de ça, bourré de gens très durs ».L’autre agent clé d’une production, c’est le metteur en scène.Parmi tous les concepteurs, c’est maintenant le plus payé.Le cachet moyen du capitaine de galère est passé de 2653 $ en 1986-87 à 4127 $ en 1989-90, une augmentation de 51,2 %.Là encore, le dg Rousseau remet les chiffres dans leur juste contexte : « Ce revenu est somme toute assez peu substantiel si on considère le nombre d’heures requises par la tâche et les responsabilités qu’assume le metteur en scène.» Autre exemple vécu tiré du Rap- Alice Ronfard port, Alice Ronfard, metteur en scène.Elle dit « gagner raisonnablement sa vie au théâtre en travaillant sur quatre affaires en même temps ».Habituellement deux mises en scène (et elle choisit toujours de gros morceaux comme Claudel ou Shakespeare qui demandent jusqu’à 150 heures uniquement en répétition, au lieu des 120 habituelles), et des petits à côté comme des lectures publiques, qui rapportent au total 20 000 $ à 30 000 $ par année, selon qu’elle décroche une bourse ou non.Évidemment sans fonds de pension, sans 4 %, ni assurance-chômage.Ses goûts de luxe sont limités, ses besoins matériels aussi.Mais comme elle est enceinte, elle sent qu’elle aura peut-être bientôt besoin d’une voiture, de services de garderie.Les scénographes, véritables complices des metteurs en scène, ont aussi connu d’importantes augmentations de cachet (75%), qui ont même doublé dans les compagnies pour la jeunesse.Ce revenu moyen est passé de 1657 $ en 1986-87 à 2809 $ quatre ans plus tard.Mais, là encore il faut se rappeler la lourde charge de travail que nécessite ce métier, surtout que les scénographes prennent maintenant le devant de la scène, comme on l’a vu récemment avec l’immense mécanique articulée du Galilée au TNM, le décor de cirque d’UBU à la NCT et les multiples boites habitées de Danielle Lévesque sur toutes les scènes importantes de Montréal.Tout ce beau monde réussit à vivre plus ou moins en travaillant énormément.Presque tous les autres concepteurs ni arriveraient pas y mettraient-ils 24 heures par jour toute l’année.Un concepteur de costume reçoit maintenant 2228 $ en moyenne; un concepteur d’éclairage 1262$.Reste les interprètes.Le total de leurs cachets a augmenté de 38%, passant à deux million $ en 1989-90.Si on inclut les avantages sociaux, un acteur recevait alors 135 $ par représentation en moyenne et 25 $ de moins quatre ans plus tôt.On est d’autant plus loin de l’eldorado qu’un acteur ou sa partenaire ne sont payés que pour les représentations, jamais pour les répétitions et qu’ils ne peuvent jamais jouer dans plus de cinq productions par année.Au total, il y a deux ans, la valeur du contrat-type s’établissait à 4209$, une progression de près de 30 %.Que signifie ce chiffre ?Normand Chouinard, président du CQT a fait le calcul.Pour un seul spectacle, un interprète consacre au bas mot 400 heures à son travail (apprentissage du texte, répétitions, etc.).Il gagne donc environ 10,50$ l’heure; tout avantage compris.C’est 4,50$ de moins que le salaire moyen du personnel de bureau au Québec, près de 10 $ de moins l’heure si l’on ajoute les différents avantages sociaux.Et toujours cette simple et cruelle vérité : on revient de loin.En 1986-87, les compagnies de moyenne envergure pour adultes payaient toutes leurs interprètes selon des barèmes à cheval ou même en deçà du minimum syndical.Elles ont connu la plus forte hausse (65 %) mais elles ne les payent encore que 104 $ en moyenne.Pour les actrices, c’est encore pire : elles reçoivent environ 10 $ de moins par représentation.Et pour elles, les perspectives d’emploi sont moins intéressantes : les roles masculins comptent pour 56 % du total des contrats et 58 % des représentations.L’étude avance une explication : le fait que dans les répertoires classiques et modernes le nombre de rôles pour homme est supérieur.Pourtant, c’est dans les plus petites compagnies pour la jeunesse, qui font en très grande majorité de la création d’auteurs québécois actuels, que l’écart entre la masse salariale réservée aux acteurs et celle réservée aux actrices est la plus importante (66% contre 34%).« C’est finalement par des activités professionneUes connexes obligatoires qu’un interprète, comme les autres artistes, arrive à joindre les deux bouts, écrit Normand Chouinard dans la postface de l’étude du CQT.Le théâtre seul ne saurait suffire.Par contre, la pratique théâtrale serait impossible sans cette participation des interprètes qui acceptent de telles conditions financières en espérant toujours que la situation s’améliorera.S’ils refusaient, il y aurait bien peu de théâtre.De la cette conclusion évidente que ce sont les artistes qui subventionnent le théâtre.» 4 Belles-Soeurs 25 000 spectateurs.Mais le théâtre doit compter sur des salles pleines à 85% minimum pour faire ses frais.Sans quoi, c’est tintin, la spirale du déficit qui a des répercussions sur tous les spectacles de la saison suivante.« S’il fallait que ça soit comme ça à la Comédie Française, la compagnie serait fermée depuis 150 ans ! dit Rousseau.Pour le genre de mandat, la jauge de public raisonnable doit se situer aux alentours de 55 %.» Le d.g.en a donc contre la sempiternelle logique du rendement au tourniquet celle qui amène à parler des « industries culturelles », le maître-mot du Rapport Arpin pour une Politique des arts et de la culture.« Nos dirigeants investissent dans la structure qui englobe la culture en oubliant l’artiste, le créateur qui est à la source de tout le processus.» Pour faire face à la musique, les artistes sont en train de s’organiser à la pièce, par petites corporations, comme le permet la nouvelle loi qui régit leur statut.Présentement, l’Union des artistes assure une protection minimale aux artistes de la scène, mais sans faire de zèle, sachant très bien que les employeurs n’ont pas les moyens de donner ce qu’ils n’ont pas.« Des griefs venant du milieu, on n’en voit pas beaucoup à l’union.On ferme les yeux et on se débrouille avec les moyens du bord.» Mais certains groupes (notamment les metteurs en scène) en ont assez de travailler pour des pinottes et pensent sérieusement à s’organiser en association pour négocier de meilleures conditions de travail.Rousseau comprend le geste, tout en craignant le pire.« La phase II du statut de l’artiste, ce devait être de donner des moyens au producteur de répondre aux demandes des artistes, dit-il.Ce qu’on risque de vivre c’est une amélioration importante des conditions de travail des artistes, mais qui seront de moins en moins nombreux à travailler.» La tangente est prise.Pour sauver de l’argent qu’on remet effectivement aux créateurs pour améliorer leur sort, on coupe dans la durée des tournées, la majesté des décors, le nombre d’administrateurs ou de comédiens.On choisit surtout des pièces à petite distribution ou on les adapte en conséquence : c’est L'Opéra de Quat'sous à 21 artistes, musiciens compris, plutôt qu’à 38, c’est Le roi Lear avec environ la moitié des comédiens requis, c’est une saison à 50 chez Duceppe au lieu de 90.« On a commencé par couper les fi gurants, explique Denis Lagueux, directeur administratif du CQT.Puis les petits rôles, comme quand on a réparti les répliques d’un personnage dans L’École des femmes, monté au TNM.Jusqu’où on va aller ?Othello à quatre ?Les Belles-Soeurs en one-woman show ?» Rajoutez une ou deux taxes et la bouillabai.se est fin prête, indigeste à souhait.Le milieu croule sous les exemples de scénographes ou de concepteurs de costumes obligés de payer de leur poche pour leur travail, de concepteurs d’éclairage et de compositeurs associés aux productions à la toute dernière minute, obligés de réagir en quelques séances, faute de moyens.Si Carbonne 14, le Maurice Lagueux théâtre Repère, l'Opsis et quelques autres compagnies arrivent à un si haut niveau de qualité, c’est qu’ils impliquent tout le monde très tôt dans la conception des spectacles, dit Rousseau.Ils progressent ensemble et ça paye artistiquement, mais non financièrement.» C’est le modèle à imiter : du temps et du travail et des sous pour créer en paix.Plus de sous.Une part de la solution peut-elle venir de la diffusion ?Une fois le spectacle produit, pourquoi ne pas le faire rouler deux ou trois saisons plutôt qu’une.Les compagnies pour la jeunesse applique la recette avec succès, en ne créant souvent qu’une seule pièce par année et en reprenant celles des années précédentes.Pas si simple explique Denis Lagueux.« Comme les comédiens ne vivent pas que pour le théâtre, il est souvent impossible de retenir leurs services pour plus de quelques semaines par spectacle.Le reste du temps ils doivent le consacrer à la télé par exemple.L'équipe Pierre Rousseau, directeur général du Conseil québécois du théâtre.se dissout et il faut recommencer le processus de création avec de nouveaux arrivants pour prolonger la vie de la pièce.» Les solutions sont d’autant moins évidentes que les gouvernements jouent les Harpagons.Les arts ne sont pas plus épargnés par les coupes budgetaires que les autres secteurs gouvernementaux, comme le montre la diminution d’environ 10% de la part des revenus du Conseil des arts du Canada (CAC) dans le budget fédéral entre 87 et 90.Pourtant, pour Rousseau, Lagueux et cie, le gros de la solution ne peut venir que d’une augmentation des subventions.D’abord, réserver ce fameux 1 % mythique du budget aux arts, comme le promet Québec depuis des années.« Mais même si on l’atteignait, on serait encore très en retard sur ce que ça prendrait pour ramener les secteurs du théâtre à un cycle normal », dit le directeur général du CQT.Finalement, pour Rousseau, idéalement il faudrait rien de moins que doubler les fonds, à tous les niveaux gouvernementaux, passer à environ 40 millions $ de subventions annuelles.« Donnez-les nous et on va très bien s’arranger merci.Combien a coûté l’aventure de Steinberg à la Caisse de dépôt déjà ?».DONNEZ DÈS AUJOURD'HUI! ION DA T ION Df S MAI A DIE.S (XJ CfXUR (XJ QUfBK AUGMENTEZ VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMÉR01 440 bout René-Lévesque Ouest, bureau 1400 Montréal (Québec) H2Z 1V7 Tél.: (514) 871-1551 ou 1-800-361-7650 (Siège social) Téléc.: (514) 871-1464 H Le Devoir, mardi 9 juin 1992 ¦ B-3 CULTURE ET SOCIETE THEATRE /chronique CARREFOUR 92 Hunstad le Magnifique Robert Lévesque AVEC UN faux nez en bois comme au temps de la commedia dell'arte, le comédien belge Yves Hunstad est venu à Québec éblouir les festivaliers de Carrefour 92 avec un spectacle où lui et son nez, ou plutôt lui et son personnage, ou, si vous voulez, son personnage et lui, ont mené une dure (et magnifique) bataille sur la scène nue du Théâtre de la Bordée, dans le Vieux-Québec.Vainqueur : le théâtre.La tragédie comique est le premier triomphe de la première édition de ce festival naissant.Triomphe est le mot juste.Trois soirs d’affilée des salles combles ont fait une fête à ce comédien admirable qui, seul en scène, avec un balai, un coussin, un lutrin, un rideau rouge, une fraise noire autour du cou, et son faux nez, a livré dans un texte éblouissant le combat singulier qui est à la base du théâtre, cet assaut, cet envahissement et cette occupation qu’un personnage arrive à organiser dans le cerveau d’un acteur, ou qu’un acteur tente autant que possible de contrôler dans la peau d’un personnage.C’est l’application du pirandellisme dans la bonne humeur, c’est le personnage en quête d’acteur, c’est la démonstration des angoisses à l’orée des théâtres.Bref, c’est un monologue génial, qui hélas n’est déjà plus à l’affiche.C’est un superbe duel, tout en finesse, en intelligence, en humour, qu’Yves Hunstad a présenté à Québec en première nord-américaine et que les Montréalais devraient avoir la possibilité de voir, si un directeur de salle a la bonne idée de mettre au plus tôt la main sur ce petit spectacle de rien du tout qui tient dans une valise mais envisage dans sa simplicité même toute l’histoire du théâtre.Au Quat’Sous, à Fred-Barry, au Théâtre d’Aujourd’hui, à l’Espace Go, si l’on avait l’habitude de reagir vite, de se retourner, il y aura un directeur pour avoir déjà signé avec Yves Hunstad un contrat en bonne et due forme.La tragédie comique, une pure merveille, pourrait faire des semaines à guichets fermés à Montréal.Bref, ce n’est pas mon affaire de pointer les contrats, mais il demeure que ce comédien belge, qui a réglé avec Ève Bonfanti pour l’Atelier Sainte-Anne de Bruxelles ce brillant one-man show qui tourne depuis 1988 en Europe, est peut-être le plus bel acteur que l’on ait vu sur une scène de théâtre depuis longtemps.Souple, totalement engagé dans son aventure, vif, avec une gueule de saltimbanque qui s’en-va-t’-en-guerre, Hunstad brode un va-et-vient entre l’acteur et le personnage, entre le vrai et le théâtre, entre le terre-à-terre et le merveilleux, et dès le premier moment où, en scène, il enlève son nez de bois pour laisser paraître l’acteur, qui est tout de même encore un personnage, celui que joue Yves Hunstad ce soir-là, il y a soudain un silence tragique qui est l’une des minutes les plus intenses qu’il m’ait été donné de sentir passer au théâtre depuis belle lurette.Les personnages de théâtre, nous dit-il, ont existé bien avant le théâtre Ils étaient là-haut dans la genèse du monde.Certains voulaient partir en groupe.On parlait de Shakespeare et d'aller vers des chefs-d’oeuvre.mais lui, qui est là devant nous ce soir, il hésitait, il prévenait les excités : vous allez mourir poignardés, attention ! Etc.Et lui, un bon matin, est tombé sur terre et on lui a désigné un enfant, au berceau, qui sera son acteur.Encore faut-il que ce bébé qui rêve, rêve d’être acteur.Et voilà notre Personnage de théâtre qui lui souffle, la nuit, des « théââââtre » par-ci, des « théââââtre ».par là.J’avais vu à Bruxelles en 1986 un spectacle de Yves Hunstad, Gilbert en scène.C’était le portrait en pied d’un belge moyen, fantastique piéton de la paranoïa urbaine.Le nouveau spectacle d’Yves Hunstad est purement magnifique.Il a illuminé le festival qui se déroule à Québec.La première du nouveau Michel Tremblay, vendredi à Montréal, a empêché la critique montréalaise d’assister au premier des trois soirs d’Hunstad.On a pu voir la dernière, dimanche.On en est encore sous le charme.Des Japonais shakespeariens De Tokyo est venue à Québec une troupe solide, énergique, qui a impressionné des salles à moitié vides avec une version pègreuse du Macbeth de Shakespeare.Dans la grande salle Albert-Rousseau la troupe Daisan Erotica a fait sensation (à défaut de faire compréhension) en jouant en japonais et en dérision la tragédie du couple Macbeth qui va se perdre pour avoir zigouiller le « parrain » Duncan.Le spectacle est très au point, très impressionnant, joué par une troupe parfaitement ajustée où l’on remarque une Lady Macbeth ( Yoshie Sakamoto) époustouflante qui causerait bien des arrêts cardiaques à Stratford.Le metteur en scène Takeshi Kawamura, qui a 32 ans, et qui est aussi auteur, a sans doute placé avec sa transposition de Macbeth dans l’univers de la Yakuza (la pègre nippone) une ligne souterraine de sens, des subtilités, un degré de parodie, etc., qu’il est difficile de saisir (à moins que vous possédiez la langue de Mishima.), mais le spectacle en soi, son déploiement, ses effets de mise en scène, son mélange des genres musicaux (de la guitare électrique à la valse de Strauss), qui respecte la trame de Macbeth, est parfaitement au point, et l’on sent à certains moments une effervescence anarchique à la Carmelo Bene ou à la Syberberg.La troupe de Takeshi Kawamura a quitté Québec pour aller au World Stage Festival de Toronto, puis au Festival international de Chicago.PHOTO VIVIANE BOLLAND Yves Hunstad EN BREF.Le MBA de l’Ontario dans la dèche LE MUSÉE des beaux-arts de l’Ontario redoutait le pire.Et il avait raison.En prenant connaissance des montants que le gouvernement ontarien lui consent, soit 2,6 millions $ de moins qu’en 1990, le directeur Glenn Lowry n'a pas caché que « des mises à pied massives » s’imposeront prochainement et que des programmes devront être éliminés.La minceur de l'enveloppe budgétaire désole d'autant plus M.Lowry que l’institution se refait présentement une toilette et rouvrira ses portes en janvier avec 60 % plus d’espace.La M B A envisage également de mettre fin aux expositions qu’il organisait à travers la province, dans différents centres culturels, et de réduire les heures d’ouverture.Le Musée a reçu 12,1 millions $ pour l’année 1990-91, et il doit se contenter de 9,5 millions pour 1992.Le gouvernement a aussi annoncé que le Musée recevra un million additionnel pour mettre sur pied un comité qui examinera à fond toutes les activités de l’institution.Nouvelle direction à l’Académie du film PATRICE LACHANCE remplace Louise Allard au poste de directrice de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.Mme Lachance fut notamment, dans le passé, coordonnatrice des Prix Gémeaux et des Prix Génie au Québec.Cette fois elle sera ni plus ni moins le producteur, avec Radio-Canada, du Gala des Prix Gémeaux, pour les meilleures émissions de télévision, et des Prix Génie pour le cinéma.La visite du maire LE MAIRE de Montréal, Jean Doré, visitera la Place du 350e ce matin.Le directeur général de la Corporation des fêtes, Michel Petit, l'architecte-paysagiste de la Place, Mario Masson, et le sculpteur des oeuvres de la Place, Melvin Charney, s’y sont également donné rendez-vous.Les activités de la Place, qui est située devant la gare d’autobus, débuteront vendredi avec un gros spectacle mettant en vedette Dan Bigras, Johanne Blouin, Joe Bocan, Richard Groulx, Hart Rouge, ^— - PHOTO LES PAPARAZZI Les quatre « tricoteuses » (Amulette Garneau, Gisèle Schmidt, Rita Lafontaine et Renée Claude) de Marcel poursuivi par les chiens de Michel Tremblay.Une tragédie posée sur de la ouate Marcel poursuivi par les chiens Une pièce de Michel Tremblay, mise en scène par André Brassard.Décor de Richard Lacroix, costumes de Louise Jobin, éclairages de Claude Accolas.Musique de Catherine Gadouas.Avec Robert Brouillette (Marcel), Nathalie Gascon (Thérèse), Gisèle Schmidt (Florence — le choryphée), Amulette Garneau, Rita Lafontaine et Renée Claude (Mauve, Rose et Violette — le choeur).Une production de la Compagnie des Deux Chaises, présentée au Théâtre du Nouveau Monde.Robert Lévesque JAMAIS peut-être Michel Tremblay n’est arrivé si près du théâtre qu’il considère modèle et qu’il appelle de tous ses voeux depuis Les Belles-soeurs, ce théâtre de la tragédie grecque où le choeur est constamment là pour amener, souligner, commenter et même prévoir l’action, une action qui est minime mais qui va chercher au fond des tripes l’expression de grands sentiments mauvais (on ne fait pas de théâtre avec les bons sentiments) comme ici la vengeance de Thérèse, là la rage d'Albertine, ailleurs la haine de Marie-Lou.Marcel poursuivi par les chiens, sa 21e oeuvre pour la scène, est beaucoup plus simple dans sa forme que les grandes pièces en chassés-croi- sés de temps, de niveaux et d’action que sont À toi pour toujours, ta Marie-Lou, Albertine en cinq temps et Le vrai monde ?.On atteint ici presque un statisme de l’ensemble, avec de longs monologues se suivant sans action en marche, le choeur faisant contrepoint, et tout dans cette nouvelle pièce qui respecte les trois unités de lieu, de temps et d’action est ténu, transparent, sans chocs ni éclats, une tragédie posée sur de la ouate, quelque chose qui dans l’oreille fait penser à un poème symphonique de Respighi.À la limite, on s’y ennuie.Thérèse est waitress sur la Main, son petit frère Marcel qui va souvent la voir au French Casino, a été témoin, ce jour-là, arrivant tôt pour qu’elle lui donne 1 95 $ pour payer une paire de « lunettes fumées », du meurtre de Mercedes par Maurice, le patron de Thérèse.Il est revenu en panique rue Dorion, chez sa soeur qui comme à chaque jour est en train de boire (« à se remplir de consolation qui coûte pas cher»), et avant qu’elle retourne au club (c’est l’unité de temps) ils vont parler, elle va lui apprendre son secret (elle cache à sa mère Albertine un enfant qu’elle a eu avec Gérard qu’elle a été obligée de marier), et le rassurer quant aux « chiens » qui le poursuivent, cette paranoïa viscérale que ressent le petit Marcel, si troublé qu’il en croit que c’est lui que l’on accusera d’avoir tué Mercedes, qui chantait pour lui J'attendrai, le jour et la nuit, j’at- tendiai toujours., ton retour».Cet épisode de la saga de la rue Fabre, Tremblay avait d'abord pensé l'insérer dans l'écriture romanesque des Chroniques du Plateau Mont-Royal.Il a préféré l’écrire pour le théâtre.C’est sans doute pourquoi on y ressent une certaine lassitude devant un tableau sans autre structure que le modèle antique (deux acteurs, un choeur), un texte que l'on pourrait écouter ou lire bien plus qu’une action dramatique construite et bousculée, une furia comme Tremblay sait parfois magnifiquement les établir.On reste donc étonnamment loin (devant la vitrine incassable — le quatrième mur) de cette tragédie de la vengeance de Thérèse, qui trouve d’ailleurs son vrai tragique dans un commentaire du choryphée (douce et magnifique Gisèle Schmidt), qui nous apprend que ces vengeances de Thérèse seront des échecs, face à Albertine qui savait que Thérèse avait une fille secrète et refusera de la reconnaître, face à Maurice qui va demeurer son boss quoiqu’il en soit.Si sur le plan théâtral (et dans la mise en scène assez faible de Brassard), ce Marcel poursuivi par les chiens est assez décevant et semble manquer d’une force quelconque, d’une architecture, et surtout d’un cri, et qu’on commence à sentir une certaine auto-satisfaction d’un auteur qui va jusqu'à se citer (le monologue de Thérèse sur la Main et la boisson, la scène des bouteilles de li- queur douce), il demeure que, beaucoup plus que pour La Maison suspendue, Tremblay retrouve ici une certaine grâce, un raffinement certain, et que la distribution réunie par Brassard, surtout le remarquable Robert Brouillette, inoubliable, exceptionnel (qui ira sans doute se chercher un prix de la critique), est assez parfaite.Si Nathalie Gascon rame un peu dans la première partie, celle de la description de son état et de son alcoolisme, elle arrive au coeur du drame de Marcel à trouver le ton juste, la retenue impressionnante.Le choeur aligne les toujours remarquables Amulette Garneau, Rita Lafontaine et Gisèle Schmidt, au travers desquelles la chanteuse Renée Claude se glisse en douceur.Mais la grande performance de ce Marcel, c’est Robert Brouillette, un acteur peu connu que l’on a vu dans Provin-cetown Playhouse à l’Espace Go, qui la livre.Avec sa composition sublime du gamin de 15 ans, il sauve cette pièce de Michel Tremblay qui n’atteint pas à la grandeur de certaines autres de ses oeuvres.André Brassard, qui semble avoir hésité à bousculer cette matière, à la propulser plus haut, a placé le tout dans les regies de la tragédie mais quelque part il a égaré la bougie d'allumage qui aur ait pu faire exploser cette vengeance, ce jeu, cette tragédie qui demeure, oui, posée sur de la ouate.La vidéo partout Daniel Carrière À QUÉBEC, jusqu'au 14 juin, le centre Obscure présente Le sale à manger à la galerie du Palais Montcalm, l’installation que Christian Langlois exposait à la galerie Oboro, en décembre dernier.Réappropriation du discours sur l’art dans le but de le confronter à celui de la gastronomie, l’installation, sur quatre écrans, recourt à une technologie opératique — la bande de 24 minutes est composée de 96 000 coupes, ou autant de plans, et a nécessité l’invention d’un synchroniseur — pour créer une métaphore de l’Amérique et sa télévision qui s’autozappe.« La gastronomie ramène à une question fondamentale, explique Christian Langlois : le goût.Qu’est-ce qui est bon et qu'est-ce qui est mauvais ?Je n’y interroge pas tant la beauté que les processus qui font de la beauté un objet d’art.» À voir.La vidéo québécoise à Montbéliard DU 16 AU 21 JUIN, la sixième Manifestation internationale de vidéo et de télévision de Montbéliard rendra hommage au Vidéographe, le doyen des centres d'accès à la production vidéo en Amérique.Lise Lachapelle, directrice du centre, et Ségolène Roederer, chargée de la distribution, seront au théâtre de Montbéliard, le 17 juin, pour la première mondiale du documentaire Vidéographe vu et par (ou 20 ans de vidéo québécoise) de René Roberge.La manifestation, qui se tient à tous les deux ans, est un événement majeur en vidéo indépendante et en télévision communautaire.En bout de piste des festivals de cinéma et de vidéo européens, Montbéliard synthétise la production récente pour une assistance de spécialistes, de journalistes, de télédiffuseurs et de vidéastes.Cette année, sept vidéos québécois distribués par le Vidéographe font partie de la programmation officielle (hors compétition) du festival.L’entrevue, de Luc Bourdon, Les galeries Wilderlon, de Bruno Baillargeon et Louis Bélanger, llarems, de Marc Paradis, Kid Kodak, de Richard Jutras et Colette Loumède, Plastic ses, de Pierre Ayotte et Daniella Jovanovic, Le récit d'A, d’Esther Valiquette et Tout désir d'oubli disparu, de Johanne Fréchette.Lise Bonenfant primée par l’ADATÉ L’ASSOCIATION pour le développement et l’application de la technologie en éducation (ADATÉ) décernait récemment son certificat d’excellence à Lise Bonenfant, pour son vidéo La chaîne de vie, produit et distribué par Vidéo Femmes, de Québec.Rappelons que le document traite du sida « comme un mur sur lequel se brise l’avenir».Trois femmes y parlent avec émotion des enfants qu’elles ont eus ou qu’elles n’auront jamais.C’est la deuxième fois que Mme Bonenfant reçoit un certificat ADATÉ.Elle l’avait remporté pour S.O.S.: M.T.S., en 1987.Martine Sauvageau au poste d’agent des arts médiatiques du CAC MME SUSAN DITTA, chef du Service des arts médiatiques du Conseil des arts du Canada, vient d’annoncer la nomination de Martine Sauvageau au poste d’agent des arts médiatiques, cinéma et holographie.Martine Sauvageau a travaillé comme recherchiste, animatrice et réalisatrice à la Télé-Université, au ministère de l'Éducation du Québec, à Radio-Canada et à Radio-Québec.Elle a été directrice régionale de Radio-Québec pour l’Abitibi-Témiscamingue, elle a également enseigné le cinéma au niveau collégial.Depuis 1987, et jusqu’à l’an dernier, elle était la coordonnatrice de l’Alliance de la vidéo et du cinéma indépendant, une association nationale.Rectificatif ON AURAIT dû lire 77billion human beings have lived on this planet, dans mon article de samedi dernier, intitulé La géométrie du sens.Mes excuses aux artistes, Daniel Dion et Su Schnee.Chopin n’était pas en forme Festival international de piano de Montréal Orchestre Métropolitain, dir.Otto-Werner Mueller: Rossini, L'Itaiiana in Algeri, « ouverture ¦>; Chopin, Concerto no.2 op.21, Janusz Olejniczak (piano); Mendelssohn, Les hébrides, « ouverture », Liszt, De Protundis, psaume instrumental pour piano et orchestre (version Maxwell), Philip Thomson (piano).Dimanche 7 juin, Théâtre Maisonneuve Carol Bergeron C’EST À l’ombre Chopin et de Liszt que s’amorçait le Festival international de piano de Montréal qui cette année fête ces « grands romantiques » qui ont exalté le piano des nombreux chefs-d’oeuvre dont nous nous nourrissons encore aujourd’hui.Mais il faudrait qualifier d’événement ce concert d’ouverture qui nous fit partager la création nord-américaine du l)e protundis pour piano et orchestre que Franz Liszt dédia à l’Abbé Félicité Robert de Lammenais dont la pensée exerça une influence décisive sur l'orientation de sa carrière d’interprète et de créateur.Le séjour de réflexion que Franz, alors âgé de 22 ans, passa au manoir de la Chênaie, la retraite bretonne de Lammenais, lui inspira des oeuvres qui, selon le musicologue Alan Walker, « portent, indubitablement, l’empreinte du style de sa maturité » : les Trois Apparitions, Harmonies poétiques et religieuses et la pièce révolutionnaire Lyon.Aussitôt écrit, sans doute à l’automne de 1834, le De protundis fut mis de côté dans le but apparent de lui apporter quelques retouches, sinon de le remanier ainsi qu’il advint de la majorité des compositions de jeunesse.Pour des raisons encore obscures, Liszt ne trouva jamais le temps de retravailler son Psaume pour orchestre et piano, ainsi qu’il est sous-titré dans le manuscrit.Or d’après le compositeur ontarien Michael Maxwell à qui l'on doit la copie définitive, nous ne sommes pas devant une esquisse, mais devant une partition à toute fin pratique complétée: il n’y manque que neuf mesures de conclusion et des retouches pour en éliminer les lacunes de l’orchestration.Inspiré par le Psaume 120, (« Des profondeurs je crie vers toi, Yahvé » ), le Dé protundis n’est donc pas une pièce de « musique pure ».Il s’appuie sur une trame narrative particulièrement sensible dans la longue section centrale d'allure méditative.Toutefois, l'ouvre reflète les deux faces contradictoires du jeune musicien: l’ange où l'on reconnaît le futur abbé, le démon qui anime le pianiste virtuose.Né au Nouveau-Brunswick, Philip Thomson est ce pianiste qui eut le privilège de créer le De protundis à Budapest en 1991, plus de 150 ans après sa composition.Depuis lors, il a entrepris de le faire connaître un peu partout à travers le monde.Si le disque qu’il en réalisé (Hungaroton HCD 31525) nous fait entendre un excellent pianiste, le concert nous le révèle un peu frêle.Mais ce qui manque en puissance, la musicalité et la précision des doigts le compensent aisément.Ainsi, pour qui s'abandonnèrent sans réserve à la faconde « lisztienne », sa lecture ne fut rien de moins que captivante.Si avec sa coupe de cheveux à la Liszt, Thomson cherche une certaine ressemblance physique avec son idole, Janusz Olejniczak se prend tout simplement pour Chopin — après tout, n’en a-t-il pas été la réincarnation au cinéma, dans le film La note bleu d'Andrzej Zulawski ?Avoir l’air du compositeur quand on joue son oeuvre.que peut-on demander de plus ?Moins mauvais pianiste que dans le film, Olejniczak parcourut le Second concerto op.21 dans un style de L’enfer c’est nous autres Une émission surprenante.dans le sens véritable de « surprise » puisqu’on ne sait jamais trop à quoi s’attendre.La première semaine était assez réussie.On reçoit ce soir Yvon Deschamps et le groupe Les parfaits salauds.Radio-Canada 19 h ?Le match de la vie Pour la période estivale on reprend des reportages qui ont remporté un bon succès.Ce soir les journaux à potins, les droits des homosexuels et la paternité en 1992.Il n’y a aucun lien entre les sujets ! TVA 21 h jeu qui pour faire ressortir la poésie n’en montra pas moins de nombreuses petites (ou grandes) laiblesses qui finissent par amoindrir l’exécution.Le toucher est parfois dur, parfois inconsistant, ce qui a pour effet d’affaiblir un texte que de nombreux interprètes nettement plus habiles ont su rendre dans toute son admirable richesse.Otto-Werner Mueller fut l’accompagnateur attentif des deux pièces concertantes.C’est toutefois dans les Ouvertures de Rossini et de Mendelssohn qu'il démontra son étonnante maîtrise du discours, obtenant ainsi de l’Orchestre Métropolitain une complicité dont il tira le meilleur profit.Ciel, mon mardi Pour voir comment le provocateur animateur Dechavanne va s’en tirer avec un sujet plutôt sérieux, l’alcoolisme chez les jeunes.TV5 22 h 30 ?Répulsion Un film qui a donné des cauchemars à bien du monde.Catherine Deneuve en femme névrosée qui devient folle et qui voit des mains surgir des murs.Polanski au sommet de son art.Radio-Canada 23 h 30 — Paul Cauchon NOS CHOIX TÉLÉ B-4 ¦ Le Devoir, mardi 9 juin 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA SUR SCENE ASTRE I: (849-3456) - Lethal Weapon JT h 10, 9 h 30 II: Split Second 7 h 15,9 h 10 III: Far and Away 7 h, 9 h 40— IV: Baalc Inatlnct 9h 10— Deep Coverlh BERRII: (849-3456) - L ’arme fatale 31 h 45,4 h 30,7h 10,9h25fl: Grandeclaaaal h30,3h 30,5 h 30,7 h 30,9 h 30 III: Baalc Inatlnct1 h 30.4 h 15,7 h, 9 h 30IV: La lleur du mal 2} h 45.4 h 15,7 h 15,9 h 30 V: Beethoven 1 h 30,3 h 15— l/fj»5h, 7h 15,9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456)- Thunderheart 7 h, 9 h 10 II: My Coualn Vlnnyf h 10,9 h 20 BROSSARD I: (849-3456) -La cité de la/oie 7 h.9 h 30 II: Allen 3 7 h 05,9 h 25 III: Leola 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Grande claaae 7 h 30,9 h 40 2: La cité de la /oie 7 h, 9 h 30 3: Allen 3 7 h 05,9 h 35 4: Far and Away 7 h, 9 h 305: La fleur du mal 2 7 h 05,9 h 15 6: Leola 7 h 10,9 h 35 CENTRE EATON 1 : Mil- Rock’N Nonne 12 h 30,2 h 35,4 h 45,7 h, 9 h 15- 2: Lethal Weapon 312 h 55,3 h 55,6 h 45,9 h 30 3: Enclno Man 12 h 55, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 30 4: L'homme d'EncIno 12 h 50,3 h, 5 h 10,7 h 25,9 h 25 5: Lucky Luke 12 h 40,2 h 45,4 h 50,6 h 55, _cA Dos brumes de la Côte-Nord du Saint-Laurent s'élève la voix pacifique, insistante et ulcérée des Montagnais du Québec LA.CONQUETE DE L’ÀMERIQUE Un film en deux parties réalisé par ARTHUR LAMOTHE Jusqu'au 10 juin à 19 h au Cinéma ONF Renseignements : 283-8229 Offlc* National national du film Film Board du Canada ol Canada 9 h.6: Lethal Weapon 312 h 35,3 h 35,9 h 15— Uneaacrée familial h.CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Reel, Mtl (849-3456)- L#o/a2h, 7 h, 9 h 30 2: Baalc Inatlnct 2 h 05.7h, 9h 35 3: AMan 32 h, 7h,9h 30 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (649-7277)— CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rock» the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Rock'NNonna7h 20.9 h 30 2: Lucky Luke 7 h, 9 h 3: L'homme d'EncIno 7 h 20,9 h 30 4: Une aacrée famille 9h— Beethoven 7 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001) — 100 ana de cinéma lm-poa-a/Wa(11 au 22 juin) CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- Tie Me Up, Tie Me Down 3 h — The Double Life ol véroniques h — Labyrinth of Paaalon 7 h 15— J«C9h15 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)- Allen 37 h 15,9 h 40 2: No-warda Endt h — 3: Split Second 7 h 15,9 h 10 4: Far and Away 7 h, 9 h 40 5: Allan 3 7 h, 9 h 30 6: The Player h, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar.La claaae ouvrière va au paradla 18 h 35— Lee deux aalaona de la vie 20 h 35 CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Patriot Qamea 6 h 30,9 h 10 2: Slater A et 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - Europe 7 h, 9 h 15-FarnguUyi h 05,3 h 45,5 h 20 2: White Men Can't Jump 2 h 05,7 h— Being at Home with Claude4 h 25,9 h 20 III: Toua lea matlna du monde2 h, 4 h 30,7 h 05.9 h 25 IV: Ralae the Red Lantern 2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 30 V: Beethoven 2 h 10,4 h 05— Lea aomnambulea 7 h 10, 9 h 10 VI: Baalc Inatlnct4 h 30,7 h.9 h 30 — Scorc/iera 2 h 10 VII: Urge 2 h 05,4 h 25,7 h 05, 9 h 25 VIII: Allen 3 2 h 05,4 h 25,7 h 05.9 h 25 IX: Lea blanca ne aavent paa aauter 2 h, 4 h 20,7 h, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Cité de la joie 1 h 30,4 h 10,7 h, 9 h 35 II: Leola 12 h 20,2 h 40.5 h, 7 h 20,9 h 40 III: The Player1 h 45.4 h 20.7 h, 9 h 30 IV: Le retour de Ho-warda End 2 h 10,5 h, 8 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.René-Lévesque, Mtl (283-8229)— La conquête de l'Amérique 19 h (du 2 au 10 juin) CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Do the Right Thing 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - Le retour de Ho-warda End 8 h DAUPHIN I: (849-3456) - Leola 7 h 10,9 h 3011: The Player 7 h, 9 h 20 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Allen 37 h 15,9 h 20 II: Far and Away 7 h, 9 h 30 DORVALI: (631-8586) - Patriot Gamea 6 h 30,9 h 10 II: Lethal Weapon 3 6 h 50,9 h 30 III: Sla-ter Acf7 h 25,9 h 35IV: Enclno Man 7 h 15,9 h 30 ^ IFAMOUS PLAYERS : MATINÉES À 5$ lundi au vendredi INDOCHINE FRACASSE TOLS LES RE( ORDS! C'est le début d une grande histoire d amour.“.il » mr tl réuni une frtiqur.unr tags.|.| une véritable invitation au voyage." trama %*»•> ir ivurmai Jr MMCIMfTMNSUMERjfes IMIHUI—.T***! 12:50-3:00-5:10-7:20-9:30 LES FILMS DU CREPUSCULE PRESENTE PARISIEN 865 3856 480 Sle-Calhenne O o française 1:10-3:15-5:20-7:25-9:30 aucun a >rr, LAISSEZ-PASSER «SL* «’aie ' 1:00-4 30-8:00 PARISIEN 866-3856 480 Sta-Calharme O.mT (*\ 12:00-3:00-6:00-9:05 •OTB 6 00-9 05 2 00-3 00-6 00-0 09 CENTRE LAVAL68S-7776 1600 Le Corbusier mC (_\ Tou» et sots 6 10-9 10 •am-dim 12 10-3 ’0-6 10-9 10 MARIL FRANCE PISILR SOPHIE UAECLAUS^ JANUSZ OLE J NICZAK LA NOTE BLEUE UN FILM DE ANDREZ ZULAWSKI PARISIEN 866-3856 480 Sla Catherine O W 1:15-4 00-6:40-9 20 tenait â* «es UNE INVITATION AUX ANCIENS/ ANCIENNES D’EXP067 I dus ceux et celles qui tint travaillé pour EEXP067 sont ins ités a communiquer leurs coordonnées: nom.adresse, no de téléphone, en même temps qu'une courte phrase les situant dans I ensemble des act i s ités de la Compagnie canadienne pour l'Exposition universelle de 1967 (CCF.U ).1992 marque le 25e anniversaire de l’Expo et un comité d'anciens de la compagnie prépare une fête a laquelle ils con\ ient leurs camarades de travail de cette époque.L’Expo a réuni le talent.I imagination et la connaissance des meilleurs éléments du Québec et du Canada, privés et publics, francophones et anglophones, multi-ethniques et autochtones, créant ainsi un vibrant hommage aux fêtes du centenaire de la Confédération canadienne.Rappeler cette époque glorieuse, c est rappeler aux f anadiens qu’ils peuvent accomplir de grandes choses pour peu qu'ils veuillent bien travailler ensemble.La fête commémorative de l'Expo est prévue pour le 27 juin, sur l'emplacement de l'Expo.Il y aura participation aux frais ( encore indéterminée ) et chaque ancien ancienne pourra être accompagné c.Beaucoup de détails restent a planifier mais commentons par identifier les joueurs.Que vous soyez décidé ou pas à y assister, enregistrez-vous.Vous serez sur la liste la plus complète des anciens.Et si vous connaissez d'autres personnes qui devraient être enregistrées, faites-leur savoir ou envoyez-nous leurs noms et adresses.l aites parvenir votre inscription à la case postale 1967, succursale YVestmount, ( Québec ) H3Z 2X3 ou téléphone/ au ( 514) 932-1083 ou télécopie/ au (514)937-0830.NOM AGE I ydrkssf: A PP.MLLE CODE POSTAI, TÉI.: RÉSIDENCE BUREAU en I967 J’Etais mm wm wm.mm DU PARC 1: (844-9470)- Lathal Weapon 36 h 30.8 h.2: Staler Act 7 h, 9 h.3: Enclno Men 7 h 10,9 h 10 DU PLATEAU 1 : (521-7870)- Rock'N Nonne 1 h 20.3 h 20, S h 20.7 h 20.9 h 20 2: L'homme d'EncIno 1 h 10,3 h 10,5 h 10,7 h 10,9 h 10 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Indochine S h, 9 h 05 2: Enclno Man 7 h 10,9 h 30 3: Claaa Act 7 h 20,9 h 40 4: Patriot Gamea 6 h 20,9 h— 5; Lathal Weapon 36 h 30,9 h 10— 6: Lathal Waapon 37 h, 9h 35 7: Slater Act 7 h.9 M5 8: Meatball» 4 7 h 05,9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (8463456)-Allena 31 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20 2: Allen 3 2 h, 4 h 30.7 h 20,9 h 40 3: Howarde End2 h, 5 h, 8 h 4: The Player2h 15,4 h 40,7 h, 9 h 16 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (4960159)- QREENFIELD I: (671-6129) - Petriot Gamea 6 h 25.9 h 05 2: Lathal Waapon 3 6 h 20,9 h 3: Enclno Man 7 h, 9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montréal (4964629)- Antarctica version française: 10 h 30,11 h 30,13 h 20,14 h 15,15 h 10,16 h 05,17 h, 19 h 30,20 h 30, version anglaise: 12 h 25,18 h 30— Lea Rolling Stonea 21 h 30 (jusqu'au 13 sept, tous les jours) IMPÉRIAL: (288-7102) - Patriot Qamea 12 h, 2 h 15,4 h 35,7 h, 9 h 30 LAVAL : (6867776) -1: Rock'N Nonne7 h 10,9 h 30 2: Patriot Gamaa 6 h 50,9 h 20 3: Slatar Act 7 h 15,9 h 35 4: Indochina S h 10,9 h 10 5: Indochina S h 10,9 h 10 6: Una aacrée ta-mille 9 h 20— Meetbella 7 h 10 7: Enclno Men 7 h 10,9 h 20 8: Lucky Luke 7 h, 9 h 10 9: Claaa Act 7 h 20,9 h 4010: L'homma d'En-clno 7 h 15,9 h 2511: Lethal Weapon 36 h 40, 9 h 2012: Lathal Waapon 37 h, 9 h 40 LAVAL 20001: (8463456)- L'arma fatale 37 h 20.9 h 35 2: Baalc Inatlnct 7 h, 9 h 25 LOEWS l:(S61 -7437) - Slatar Act 12 h 30,2 h 45, 5 h, 7 h 15,9 h 30 II: Where the Angela Faar to Tread 1 h 30,4 h, 6 h 30.9 h III: Keeperot the City 1 h, 3 h, 5 h 05,7 h 05,9 h 15IV: Cata-blanca 12 h 20,2 h 35,4 h 50,7 h 05,9 h 20 V: Medlterraneo 12 h 30,2 h 40,5 h, 7 h 10,9 h 25 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: La preuve 19 h 15— Frankie at Johnny 21 h— Salle 2: Bugay 19 h— Amoureuse 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILM)— PALACE 1 : - Lethal Weapon 312 h 15,3 h 15, 6 h 15,9 h II: Enclno Man 12 h 30,2 h 45,5 h, 7 h 25.9 h 35 III: Wayna'a World 12 h 40.2 h 50,5 h.7 h 25,9 h 301V: Meatballa 412 h 50,3 h, 5 h 10.7 h 15,9 h 20 V: The Waterdance 12 h 30,2 h 45,5 h 05,7 h 20,9 h 35 VI: Claaa Ac du 23 juin au 29 août, mar.au sam.à20h.30 STUDIO-THÉÂTRE DA SILVA: 1155 Morel, Ste-Sophie (514-431-2373)— < Las grands chemins > adaptation de Denis Chouinard du roman de Jean Giono, du 27 juin au 29 août, jeu.au sam.à 20h.30— Spectacle de marionnettes pour entants « Il était une fois > du 28 juin au 30 août, les dim.à 16h.THÉÂTRE DE LA BUTTE: 2554 rua Monty, Val-David (816322-3474)— < La Virée des Pirates >, du 26 juin au 5 sept, du mar.au sam.— < Boutie et frisson •, du 26 juin au 5 sept., du mar.au sam.THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest jusqu'à Vaudreuil, route 540 direction Toronto, sortie Dorion, route 338 direction Pointe-des-Cascades (514-455-8855)— « Corn Flakes • de Jack Sharkee, m.en s.Denise Filiatrault, du 5 juin au 29 août, mar.au ven.à 20h.30, sam.à 19h.al 22h.THÉÂTRE LE CHANTECLER: Hôtel Le Chante-cler, sortie 67 de l'autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (avant le 1 er juin 4866519, après le 1 er juin 514-229-3591)— « Cherchez l'homme • de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Louis Lalande, du 18 juin au 23 août, mar.au dim.à 20h.30 THÉÂTRE CHEZ BRAZEAU: Rang St-Charles, Papineauville (8168661350)— • Un cadavre è l'entracte > de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.Serge Paquette, du 25 juin au 8 août jeu.au sam.à 20h.THÉÂTRE DES ÉRABLES: 870 Montée Laurin, St-Eustache (473-3357)— • J'réve d'étre vedette > di 19 juin au 30 août, mer.jeu.20h.30, ven.sam.è 21 h.THÉÂTRE MONT-AVILA: Chemin Avila, Piedmont (avant le 15 juin 227-1599, après le 15 juin 349-4426)— > Chômage • du 19 juin au 8 sept., mar.au dim.THÉÂTRE LE PATRIOTE: 21 est Préfontaine, Ste-Agathe (8163263655, Mil 861-2244)- « Décroche-moi la lune t du 18 juin au 6 sept., mar.au ven.à 20h.30.sam.à 19h.et 22h.THÉÂTRE PIGGERY THEATRE INC.: North Hatley (816842-2431)- • Bedside Manners .de Derek Benfield, m.en s.Perry Schneiderman, du 24 juin au 25 juil.— f Perfect Crime > de Warren Manzi, m.an s.Brian Dooley, du 30 juil.au 29 août THÉÂTRE DE STE-ADÊLE: 1069 boul.Ste-Adèie, Ste-Adèle (514-2267611, Mtl 3969070)- .Les dix petits nègres > du 13 juin au 22 août, mar.au ven.à 20h.30.sam.19h.et 22h.30 THÉÂTRE DE ST-SAUVEUR: 22 rue Claude, St-Sauveur (514-227-8466, Mtl 4361812)- « Ce soir on danse > i compter du 12 juin, mar.au ven.è 20h.30, sam.19h.et22h.30 CINÉMA QUÉBEC CANARDIÊRE: (661-8575)—Lm somnambule» 19 h 30,21 h 15 CINÉMA LIDO: -Rock'N Nonn» 19 h, 21 h -L'homme d'EncIno 19 h, 21 h.— Baalc Instinct 18 h 45,21 h 05— L'arma fatale 19 h, 21 h 10— La cité de la/olem 45,21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— La bail» nolaausa \un.mar.11 h 30,15 h 45,19 h 15, mer.jeu.11 h 30,15 h 45,20 h 10 GALERIES CAPITALE 1: (6262455)- La co-baya 6 h 45,9 h 20— Rock'N Nonn» 7 h, 9 h 20— L'homme d'EncIno 7 h 10,9 h 30— Lathal Waapon 36 h 50,9 h 30— Indochina6 h 10.9 h 10— Indochine 6 h 10,9 h 10 PLACE CHAREST: (5269745)- L'arm» latale 312 h 40,15 h 30,19 h, 21 h 30— Allen 3\3U3Q, 16 h 30,19 h 25, 21 h 55— La grand» data» U h, 16 h 45,19 h 15,21 h 20— Far and Away 13 h, 16 h 15,19 h, 21 h 40— La» Blanca n» savant paa aauter 13 h 40,19 h 30— Coeur da tonnerre 16 h 30,21 h 50— La cité de la Joie 12 h 30.15 h 40,19 h, 21 h 40— Baalc Inatlnct k.13 h 10.16 h, 19 h 10,21 h45— Lucky Luka 12 h 50, 15 h, 17 h, 19 h 30,21 h 35 LE PARIS: (694-0891 )— PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- L'homme d'EncIno 7 h 10,9 h 20- Claaa Act 7 h, 9 h 05 STE-FOY 1: (6560592)- Patriot Gamaa 7 h, 9 h 252: lndochlnaBt\3: Lathal Waapon39k 55.9 h 20. SURVEILLER L'Ensembie vocal Arts-Québec annonce des auditions pour sa section de Pueri Cantorcs — Petits Chanteurs.Les enfants, garçons et filles, de 7 à 10 ans, sont invités à se présenter aux auditions, les 12, 13, 14 et 15 juin.Prendre rendez-vous au 485-65.10.¦ Le Centre d’apprentissage du Québec, un organisme sans but lucratif venant en aide aux enfants ayant des difficultés d’apprentissage et affilié à l’UQAM, l'Université McGill, l’Hôpital de Montréal pour enfants et l’Université Concordia, offrira cet été un camp de jour pour enfants de 9 à 1?ans, du 29 juin au 17 juillet.Date limite d’inscription, le 18 juin.Rens.: 934-4494.¦ Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au Gaz Métropolitain, l’Atrium, 1717 rue du Havre, de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h; à Montréal-Nord, Aréna Ilenri-Rourassa, 12 000, boul.Rolland, de 10 h ft 20 h 30, et à Chambly, Garage Chambl” Dodge Chrysler, 1700 rue Périgny, de 15 h à 20 h 30.Rens.: 937-1941.¦ Ce soir à 20 h, l'Association québécoise des parents et amis du malade mental invite les personnes intéressées à sa réunion d’échanges, d’information et d’aide mutuelle, au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame, rez-de-chaussée, salles 1 et 2.Entrée : '560 rue Sherbrooke est.Rens.: 524-7131.Les Doigts Sales, 4878 rue Henri-Julien, offre des camps de jour en arts plastiques pendant l’été aux enfants de 7 ans et plus.1er camp : du 29 juin au 10 juillet; 2e camp : du 27 juillet au 7 août, et 3e camp : du 10 eu 21 août.Inscr.: 844-9989.¦ Les camps de jour en arts de la scène du Théâtre nos voix, nos visages feront vivre à des jeunes de 6 à 12 ans un été de plaisir et de découvertes.Quatre séjours de deux semaines chacun s’offrent aux jeunes entre le 29 juin et le 21 août.Rens.: 442-0740.¦ L'Entraide pour hommes de Montréal invite les hommes en difficulté à se joindre au groupe tous les lundis à 19 h 30, au 6955 rue Des Ormeaux, à Anjou.Rens.: Daniel Messier au 355-8300.¦ L’Association de Laval pour la déficience intellectuelle inc.est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir les droits et les intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.Nous recrutons des bénévoles afin d’établir une relation d'amitié avec ces personnes.Rens.: Gilles Guin-don au 973-6448.¦ Avis de recherche : aux anciennes élè- • ves de Villa Maria.Bien vouloir contacter Tanya Wolstenholme, responsable de l’Amicale, soit par téléphone au 484-4950, par télécopieur (484-4492) ou encore par la poste, à l’attention de l’Amicale, 4245, boul.Décarie, Montréal, Qué.II4A 3K4.Colloque sur l'État de la situation de la santé et de la sécurité du travail organisé par l'AssociaUon des hôpitaux du Québec, mardi 16 juir.Participent à cet événement, M.Robert Diamant, prés, et dir.gén.de la CSST, Mme Lise Langlois, vice-prés.à la planification, et M.Pierre She-dleur, vice-prés, aux finances de la CSST, et autres conférenciers.Rens.: Danielle Viger au 842-4861, poste 342.¦ Seréna organise une rencontre, le mardi 9 juin, sur la « méthode symplo-thermique».Inscr.: Michelle Houle au 352-1179.¦ La libération féminine et la rupture de couples sont deux changements survenus ces dernières décennies.Une recherche est en cours â l'U.de M.et porte sur la satisfaction de vie et le concept de soi.Nous cherchons des mères monoparentales divorcées ou séparées et travaillant à plein temps.Rens.: L.Godin au 529-7679.¦ SAMSKI organise une fin de semaine de golf à Sugarloaf, État du Maine, les 4 et 5 juillet.— Week-end de randonnée pédestre dans l’État du Vermont au petit village de Creftsbury, les 18,19 et 20 septembre.Réserv.; 345-0032.¦ L’Association des familles Demers inc.invite les Demers ou descendants de De-mers à participer à un rassemblement qui se tiendra le 27 juin à 14 h, à l’Érablière du Cap, sise au 1925, chemin Lambert, Bernières (Québec).Rens.: Gaston au (514) 655-4742.Les Services d’aide à la famille juive de l’Institut baron de Hirsch ont besoin de chauffeurs bénévoles pour accompagner des aînés à différents rendez-vous.Rens.: 485-1112, poste 311.i aux anges dans nos campagnes de publicité Le Conseil des Normes ^ de la publicité 4823 ouest,rue Sherbrooke suite 1 30, Montréal H3Z1G7
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