Le devoir, 6 mai 1992, Page(s) complémentaire(s)
Vol.LXXXIII — No 105 Ciel variable.Max.: 12.Détail page B-6.Montréal, mercredi 6 mai 1992 Eurêka! J2 Gamme complète 0 de tentes légères CO 3525.chemin Queen Mary ÆÊK^.Til: 739-4451 /2141 Æm'' L# m»QMln d» plvln al/1» plu* spécialisa à» CÛ Montréal Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ SOCIÉTÉ Le glaucome est une maladie de l’oeil qui affecte 200 000 Canadiens dont une bonne moitié, non traités, risquent de devenir aveugles.C’est que le glaucome est une maladie sournoise qui s’installe sans prévenir.Mais, une simple visite chez l’ophtalmologiste ou l’optométriste^ explique Paul Cauchon, peut permettre de la déceler a temps.Page B-l Trop de candidats inconscients à la cécité Ottawa n’a rien fait pour promouvoir le bilinguisme Le commissaire aux langues craint pour l’unité du pays Chantal Hébert de notre bureau d'Ottawa Si une majorité de Canadiens appuie toujours le concept de la dualité linguistique du pays, ce n’est pas la faute de gouvernements fédéraux successifs qui n’ont rien fait pour en faire la promotion, conclut le nouveau commissaire aux langues officielles, Victor Goldbloom, qui publiait hier son premier rapport annuel.Au contraire, selon ce rapport, la tendance fédérale à traiter en parent gênant le bilinguisme officiel est largement responsable de l’agacement et de l’incompréhension manifestés à ce sujet par bon nombre d’interlocuteurs du Forum des Citoyens de Keith Spicer l’an dernier.« Rares sont les Canadiens qui ont obtenu du Parlement et du gouvernement fédéral une information de première main sur la question », souligne en effet Victor Goldbloom, qui rappelle que le dernier document d’ordre général sur le bilinguisme officiel à être publié par Ottawa remonte à juin 1977.« C’est une éternité dans la vie politique d’un pays, écrit le Commissaire.Le fait que les gouvernements n’aient pas jugé utile, depuis lors, de fournir à tous les Canadiens une explication claire de la dualité linguistique a laissé le champ libre à ceux qui s’évertuent à jeter de l’huile sur le feu.» « Il faut convaincre les Canadiens qu’en l’absence de mécanismes assurant le respect des deux langues officielles, notre pays éclatera », prescrit plutôt Victor Goldbloom.« Il est temps que les gouvernements et les chefs de file de tous les secteurs de la société osent enfin parler du rôle qu’ont joué les langues officielles dans l'histoire du Canada (.) et par-dessus tout, de leur importance pour l’avenir du pays.» Ironiquement, alors qu’il fait de la nécessité de promouvoir le bilinguisme de façon beaucoup plus agressive la clé de voûte de son premier rapport, le commissaire a brisé hier avec des traditions susceptibles de mettre au moins à l’occasion de cet événement annuel la dualité linguistique canadienne sous les feux de la rampe de l’actualité.Ainsi, aucune conférence de presse n’a accompagné la publication du rapport, une première à l’occasion de la publication du seul bulletin officiel de l’état du bilinguisme au pays.(Des entrevues individuelles étaient cependant offertes aux journalistes sur demande.) De plus, les critiques de l’opposition qui ont voulu se procurer le rapport quelques heures à l’avance se sont frappé le nez sur la porte du nouveau commissaire.« ün m’a dit que la politique à ce sujet avait été changée», raconte le député libéral Jean-Robert Gauthier qui eh a fait une question de privilège à la Chambre des Communes hier.A tout événement, le rapport rédigé par Victor Goldbloom passera à l’histoire pour une autre raison.Radicalement plus bref que celui de son prédécesseur immédiat D’Iberville Fortier, son texte est également moins long que ceux auxquels les Yalden et Spicer avaient habitué Voir page A-4: Ottawa L’objectif du Québec des 40 % d’immigrés francophones ne sera pas facile à atteindre Michel Dolbec de la Presse canadienne PARIS — L’objectif de 40 % d’immigrants francophones que le Québec s’est fixé pour 1995 ne sera « pas facile à réaliser », a admis hier à Paris, la ministre québécois de l’Immigration, Monique Gagnon-Tremblay.« On ne peut pas avec certitude dire qu’on l’atteindra, compte tenu du bassin limité de francophones.Et encore faut-il qu’ils répondent aux besoins économiques du Québec », a expliqué la ministre en conférence de presse.Mme Gagnon-Tremblay passe la semaine en France pour dire aux Français que le Québec est ouvert et intéressé à accueillir des travailleurs qualifiés.Car pour l’instant, c’est d’abord pour résoudre une pénurie de main-d’oeuvre spécialisée dans les secteurs de pointe (comme l’aérospatiale et les télécommunications) que le gouvernement ouvre les bras Voir page A-4: L’objectif Les Allemands auront à se serrer la ceinture BONN (AFP) — Le ministre allemand des Finances Théo Waigel a ébauché hier les grandes lignes d’un programme d’austérité draconien courant jusqu’en 1996 et destiné à réduire les dépenses de l’État fédéral afin d’éviter que l’Allemagne ne sombre dans le surendettement en raison du coût considérable de la réunification.« Nous allons économiser avec une volonté de fer », a affirmé le ministre des Finances en présentant son projet devant les députés de son groupe parlementaire des Unions chrétiennes (CDU-CSU).M.Waigel a notamment confirmé qu’il comptait réduire le déficit budgétaire de l’État fédéral allemand à 40 milliards de DM pour 1993 contre environ 45 milliards prévus pour 1992.Son objectif est de parvenir dès 1995 à un déficit de 25 milliards de DM, un niveau jugé supportable par les économistes.Parmi les mesures spectaculaires prévues par M.Waigel figure la suppression à partir de l’année prochaine d’une subvention annuelle de 5 milliards de DM à l’Office du travail, l’administration qui gère en Allemagne les demandeurs d’emploi.M.Waigel a assuré que son plan ne prévoyait pas d’augmentation de l’assurance-chômage.Le manque à gagner doit être compensé par des économies de fonctionnement.M.Waigel a répété que l’Etat fédéral limiterait ses dépenses à 2,5 % Ear an jusqu’en 1996 et a appelé les aender (Etats fédérés) et les com-Volr page A-4: Laa Allemand» Tragédie au stade de Bastia PHOTO AP Au moins 15 morts et 400 blessés Une rallonge du stade Furlanl de Bastia en Corse, installée pour le match de demi-finale de Coupe de France de football, a croulé, hier, sous le poids des quelque 9800 spectateurs supplémentaires qu’elle permettait d’accueillir.Cl-haut, des spectatrices terrorisées tentent de se dégager des gradins sous lesquels au moins 15 infortunées victimes ont péri et 400 autres ont été blessées dont 60 gravement.Page A-4 Nouvelles mises à pied à Pétro-Canada CALGARY (PC) — Le président du conseil d’administration de Petro-Canada, M.Bill Hopper, a fait savoir hier que 1200 salariés seront licenciés avant la fin de l’an prochain, malgré la réalisation de profits de 32 millions?au cours du premier trimestre de 1992.Quelque 500 emplois seront supprimés dans la division des ressources, en plus des 600 annoncés vendredi dernier dans la division des produits.Une centaine d’employés de bureau seront également congédiés.« Nous allons procéder à la rationalisation et à la réduction des coûts », a déclaré M.Hopper au cours de la première assemblée annuelle des actionnaires depuis la privatisation partielle de la compagnie.L’été dernier, le gouvernement fédéral a vendu 42 millions d’actions de Petro-Canada à 13?chacune, récoltant ainsi 523 millions?, qui ont servi à diminuer la dette de la compagnie.Ces actions se vendaient 8,75?, mardi, à la Bourse de Toronto.« Nous avons privatisé au cours d’une mauvaise année dans l’industrie du pétrole et du gaz naturel, a explique M.Hopper.Ce fut la pire année dont je me souvienne depuis 37 ans.» Petro-Canada a fait l'objet de critiques de la part de militants des droits de la personne, récemment, à cause de sa participation dans un programme de forage de 22 millions?en Birmanie, un pays dirigé par une junte militaire.M.Hopper lui-même a été critiqué, parce qu'il a une limousine et un chauffeur à sa disposition autant à Calgary qu’à Ottawa, où il a établi sa résidence.On lui reproche sa manière de vivre somptueuse, qui contraste avec les pertes de 598 millions?enregistrées par la compagnie l’an dernier.Au cours de l'assemblée, un actionnaire a proposé de réduire les salaires des cadres de la compagnie de 15 pour cent.Les travailleurs ordinaires, a-t-il expliqué, ne devraient Voir paga A-4: Nouvallaa Sept géants mondiaux de l’électricité dont Hydro forment le E-7 Louis-Gilles Francoeur Sept des plus grands producteurs d’électricité du monde, dont Hydro-Qué-bec et Hydro-Ontario, ont décidé de se regrouper dans un « club » international de l'énergie, le E-7, une appellation qui n’est pas sans analogie avec le G-7 puisque les membres fondateurs proviennent de cinq des sept membres du club des grands de l’économie.La création du E-7 a été annoncée hier par M.Richard Drouin, président d’Hydro-Québec, en même temps que le faisaient ses homologues dans quatre autres pays, soit en France, en Allemagne, en Italie et au Japon.L’entente liant entre eux les membres de ce nouveau club international des grands producteurs d’électricité a été signée, il y a quelques Jours, à la Baie James.Ce club se définit d’abord et avant tout comme un lieu d'échange aux plans technique et environnemental et un moyen ae procéder à des transferts technologiques importants vers les pays en vole ae développement.S'il se définit, à un mois de la conférence internationale de Rio, comme un catalyseur en matière de estion de la demande, d’efficacité et ’économies d'énergie, le E-7 affiche aussi un côté défensif à l’heure des remises en question planétaires dans le domaine énergétique.Pour Hydro-Québec, c’est aussi une occasion en or de mettre en valeur l’intérêt environnemental de sa filière hydro-électrique par rapport aux techniques plus polluantes, comme le thermique et la biomasse, ou plus risquées, comme le nucléaire.Un des documents rendus publics hier par Hydro-Québec se veut d'ailleurs une comparaison mé- thodique des avantages-inconvénients de chaque filière énergétique.L’hydraulique remporte évidemment la palme pour le rapport qualité-prix mais c'est l’éolien qui arrive en tête de lice pour la meilleure fiche environnementale.Le E-7 ne compte pour l’instant aucun membre américain et britannique mais, selon M.Drouin, ce n’est ue partie remise.Les règlements u club exigeant que les membres du E-7 soient à la fols des producteurs, des transporteurs et des distributeurs d’énergie, peu de grands noms des Etats-Unis correspondaient à cette définition.Néanmoins, les six plus grandes grandes sociétés américaines, regroupées dans la Investors Owned Utilities (IOU), ont été invitées à se regrouper et à déléguer au E-7 deux d’entre elles.Les six sont la Texas Utilities, Commonwealth Edison, Pacific Gas & Electric, Southern California Edison, Georgia Power et.Duke Power.Trois grands objectifs sont assignés à ce club fort sélect, qui réunira une fois l’an les sept présidents et qui refuse de devenir une « organisation».(Hydro-Québec est pour l’ins- tant chargée de la « coordination ».) D’abord, on veut procéder à des échanges sur les moyens de prendre un virage environnemental majeur en matière d’énergie, une façon de dire qu'on est prêt à faire face aux débats de Rio.Plusieurs moyens sont ici avancés.On parle d’abord de minimiser les effets de la production d'électricité sur l'environnemental local et global de façon à diminuer, surtout, la contribution de chacun à l'effet de serre.Il faut noter ici que plusieurs des membres du E-7 concourrent au réchauf-Voir paga A-4: Sept ESPRESSO SS CAPPUCCINO À MONTRÉAL PLUS DE 25 MODÈLES EN MAGASIN CENTRE DE SERVICE GAGGIA DÉGUSTATION DE CAFÉ (importé dttalie) 7144 BOUL.ST-LAURENT • 270-9770 // ?Æ r"BU / A-4 i Le Devoir, mercredi 6 mai 1992 Bourassa se heurte à l’Alberta EDMONTON (PC) - C’est l’impasse entre l’Alberta et le Québec au sujet de la réforme du Sénat.A l’issue d’une réunion d’une heure tenue hier dans la capitale albertaine entre les premiers ministres Robert Bourassa du Québec et Don Getty de l’Alberta, l’un et l’autre ont reconnu que les divergences sur le Sénat semblent pour le moment essentielles et irréconciliables.Au nom de l’Alberta, le premier ministre Getty a insisté pour que toutes les provinces soient représentées également au sein d’un éventuel Sénat réformé.Pour sa part, le premier ministre québécois a pratiquement rejeté cette demande, en réclamant que les pouvoirs de la Chambre haute soit définis avant qu’on aborde la question de la répartition des sièges sénatoriaux entre les provinces.M.Getty rejette également une solution constitutionnelle à la pièce.« Il faut une solution globale (package deal)», a-t-il dit.M.Bourassa a pour sa part averti son vis-à-vis albertain que le Québec « possède un droit partiel de veto » au sujet du nombre de sénateurs.« Nous ne renoncerons pas à ce veto si les droits du Québec sont affectés », a-t-il dit.Le nombre de sièges du Sénat est actuellement de 104, dont 24 pour le Québec et 6 pour l’Alberta.Le gouvernement albertain voudrait que chaque province ait un nombre égal de sénateurs, mais le Québec possède des opinions juridiques selon lesquelles on n’a pas le droit de réduire le nombre de ses propres sénateurs sans son consentement.Une solution serait donc de donner 24 sénateurs à chacune des 10 provinces, soit 240 au total.Mais M.Bourassa a aussi rejeté cette solution en affirmant hier que « le Québec ne veut pas d’une deuxième Chambre des Communes».M.Getty a par ailleurs mis en doute la valeur des opinions juridiques selon lesquelles le Québec aurait un droit de veto même partiel.« Le Québec a des opinions juridiques mais nous en avons d’autres.Ces opinions n’ont jamais été ratifiées par les tribunaux », a-t-il dit.' M.Bourassa a ouvert la porte à son collègue en mentionnant une autre solution possible: un nombre de sénateurs égal pour chacune des régions du pays au lieu d’un nombre égal pour chacune des provinces.« Nous sommes prêts à être ouverts sur cette question mais nous ne voulons pas que les droits historiques du Québec puissent être affectés », a dit M.Bourassa.M.Getty lui a répondu que les priorités de l’Alberta n’avaient pas changé: « On veut un Canada uni, qui comprend le Québec, mais on veut aussi un Sénat réformé de type triple E », a-t-il répété.De plus, M.Getty a rejeté publiquement un Sénat axé- sur les régions: « Nous croyons en l’égalité des provinces.Le Canada n’est pas un regroupement de régions, mais de provinces », a-t-il dit.Bref, l’impasse demeure complète sur la question du Sénat, au point que le premier ministre Getty ne voit qu’une seule chance de s’en sortir: « On doit attendre, voir et continuer à travailler ensemble».Les deux hommes ont tenté d’amoindrir leurs divergences en faisant valoir qu’il s’accordaient sur les autres conditions demandées par le Québec pour réintégrer la fédération canadienne.« On s’entend sur 90 pour cent des sujets », a tenté de faire valoir le premier ministre québécois, en signalant notamment le fait que l’Alberta « appuie l’Accord du lac Meech ».De plus, M.Bourassa a joué de charme, faisant valoir ses longs liens d’amitié avec M.Getty et notant au passage que les deux hommes avaient commencé leur carrière politique en même temps, au milieu des années 60.Mais la réplique de M.Getty a été claire: « Je lui ai dit que l’Alberta était prête à se battre seule sur cette question ».Mais M.Bourassa a alors ajouté qu’il ne « souhaitait plus ja-.mais revoir une province être mise à l’écart d’une entente, comme ce fut le cas du Québec depuis 1982 ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Ottawa leurs lecteurs.« C’est moins long de moitié par rapport à l’an dernier », confirne un fonctionnaire.Cela n’empêche pas d’y retrouver le portrait d’un pays et d’un système figé par le débat sur l’unité canadienne.En 1991, peut-on conclure, le bilinguisme officiel a continué de rouler assez rondement au sein de la machine fédérale.Les minorités de langue officielle ont continué à compter des points presque partout, l’Alberta de Don Getty constituant le point le plus sombre du tableau linguistique canadien.Et le français a continué à avoir une bonne place dans les écoles canadiennes, plus de la moitié des écoliers du reste du pays étant inscrits dans un programme d’apprentissage du français.! Mais le Commissaire Goldbloom ^constate également qu’en matière de Jlualité linguistique, le Canada est parvenu à un plateau: — Sur le front des minorités, il n’y a eu aucun nouveau déblocage en matière de droits linguistiques devant les tribunaux en 1991, une première depuis que la Charte des Droits a commencé à être mise à l’épreuve devant les cours du pays.Quant aux progrès que les victoires juridiques des dernières années ont permis de réaliser, ils sont variables d’une province à l’autre et incomplets presque partout.— Sur le front de l’immersion en langue française, la soif des parents du reste du Canada semble étanchée.Presque toutes les provinces rapportent que la demande pour de telles classes s’est à peu près stabilisée.En Ontario, elle a meme commencé à diminuer.Rien n’empêche, note le Commis-.saire, qu’à l’extérieur du Québec, la ¦proportion de jeunes anglophones ;agés de sept à 14 susceptibles de soutenir une conversation en français est maintenant plus élevée, à 7%, que le nombre de Québécois francophones du même âge capables de réussir le même exercice en an-glais(5%).— Sur le front du gouvernement fédéral, malgré les compressions, note Victor Goldbloom, les engagements fédéraux à l’égard du bilinguisme n’ont pas semblé trop souffrir.Mais Ottawa devrait en faire davantage pour aider les nouveaux arrivants au pays à apprendre le français ou l’anglais.Et alors que la situation du français comme langue de travail ne s’est pas améliorée au sein de la fonction publique fédérale, on fc’en plaint moins, ce qui surprend le commissaire.• Enfin, à titre de premier anglo-québécois à occuper le poste de corn- CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE V JàCQüC'j '/'/"•M- 0’*/' î// fi'
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