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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-05-02, Collections de BAnQ.

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LA CHUTE DU CORPS Roman Hélène Le Beau • teplaisirdes PHOTO AP W.X .-Qiampigny OUVERT DE 9H À 22H MÊME LE DIMANCHE 4380 ST-DENIS, MONTRÉAL H2J 2L1 TÉL.(514) 844-2587 Au commencement étaient le chaos et les ténèbres Même l’Allemagne connaît le chaos Hydro-Québec devra évaluer les coûts indirects du projet Grande-Baleine François Brousseau envoyé spécial BONN — Démentant les stéréotypes sur son compte, la puissante, laborieuse et efficace Allemagne s’est donné cette semaine des petits airs d’Italie et d’anarchie rampante, avec sa première vague de grèves depuis 18 ans dans le secteur public.À la tension sociale est venu s’ajouter un chaos politicien et parlementaire comme ce pays n’en avait pas vu depuis longtemps.Étonné, inquiet, et peut-être secrètement amusé devant les difficultés matérielles du géant-à-qui-tout-réussis-sait, le reste du monde a observé cette semaine une Allemagne qu’il ne connaissait pas.Ordures qui s|empilent dans les grandes villes, lettres et trains qui n’arrivent plus, transports en commun irréguliers sinon absents, bouchons de circulation sur les grandes artères : non, ce n’est ni l’Italie des années chaudes, ni New York en été.C’est Berlin, Hambourg et Francfort, c’est l’Allemagne en proie à sa première grande vague de grèves du secteur public depuis 18 ans.Image forte et inusitée, mercredi, que celle de ces autobus s’arrêtant pile sur la ligne de Yex-Checkpoint Charlie (aujourd’hui transformé en mini-musée de la Guerre froide), comme si le mur honni s’y trouvait toujours.C’est que les employés des services publics de l’Est ne sont pas, eux, en grève.La partie est de Berlin, tout comme les villes de Dresden ou de Leipzig, ne sont pas frappées par le mouvement syndical : les négociations à l’est — qui pourraient elles aussi être « chaudes » — ne sont prévues que pour l’été ou l’automne.Mais — solidarité syndicale oblige — les chauffeurs d’autobus de l’ancienne Berlin-Est ne faisaient, ce jour-là, leurs lignes « réunifiées » qu’à moitié : « Nous ne sommes pas des briseurs de grève », proclamaient-ils.Allemagne, avril 1992 : le monde à l’envers, et pas seulement sur le front social.Après la démission totalement inattendue, lundi, de Hans-Dietrich Genscher, pendant 18 ans roi et maître absolu de la politique étrangère de Bonn, le Bundestag (Parlement) et les permanences des partis ont versé cette semaine dans un grand-guignol politicien qui rappelle vaguement Rome.La nomination aux Affaires étrangères, lundi, de Mme Irmgard Schwaertzer par le petit Parti libéral (FDP, allié au pouvoir des chrétiens-démocrates de la CDU), puis l’annulation, mardi, de ladite nomination par le même FPD, ont mis le feu aux poudres et déclenché une pagaille ouverte, inter et in-tra-partisane .et très peu aile mande.« Cette coalition est dans un désarroi total.Elle n’a aujourd’hui aucune idée d’où va l’Allemagne», opine M.Wolfgang Wiemer, porte-parole Voir page A-4 : L’Allemagne Louis-Gilles Francoeur LE PROJET de directives élaboré au cours des dernières semaines par les quatre comités responsables du projet Grande-Baleine constitue probablement la plus vaste entreprise d’évaluation environnementale jamais entreprise à tout le moins au Québec.Ce projet de directive, qui compte pas moins de 115 pages, contient la liste des informations, études, analyses et évaluations que devra contenir l’étude d’impact environnemental d’Hydro-Québec à propos de ce projet.Ce projet de directives a été produit par les quatre comités ou organismes chacun responsable à sa façon de produire un rapport sur la valeur de ce projet et la pertinence de le réaüser.Il s’agit du « Comité d’évaluation » (Cris et Québec), de la Commission de la qualité de l’environnement Kativik (Inuit et Québec), du comité fédéral d’examen au nord du 55e parallèle (Cris et Ottawa) et de la commission fédérale d’examen des évaluations environnementales (Ottawa).Les quatre comités et commissions, qui ont divulgué leur projet de directives jeudi, invitent le public à le commenter par écrit d’ici le 15 juin.Le projet de directive précise ue la directive elle-même sera mise le 15 juillet, soit un mois plus tard, par les deux administrateurs prévus à la Convention de la Baie James, soit M.Michel Dorais, président du Bureau fédéral d’examen des éva-luations environnementales (BFEEE), et le ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Pa-Volr page A-4 : Hydro-Québec Boréal Vol.LXXXIII — No 102 CULTURE Bruine.Éclaircies en après-midi.Max.: 18.Détail page B-6.Montréal, samedi 2 mai 1992 _4 CAHIERS —1.30 + TPS - TVQ La violence se répand à travers les É.»U.¦ Le président Bush ordonne l’envoi de renforts policiers et militaires ¦ Les émeutes ont déjà fait 37 morts et 1200 blessés à Los Angeles LOS ANGELES (Reuter) - Le président George Bush a ordonné hier l’envoi de renforts de police et de l’armée pour ramener l’ordre à Los Angeles, où les émeutes ont fait 37 morts et ont été imitées dans d’autres grandes villes des États-Unis.Une enquête fédérale a d’autre part été engagée.L’attorney general (ministre de la Justice) William Barr a annoncé qu’un grand jury fédéral avait commencé à examiner à Los Angeles le dossier des violences subies en 1991 par Rodney King de la part de policiers blancs acquittés mercredi.Il a ajouté que l’enquête fédérale sur cet incident avait passé « la vitesse supérieure ».À Los Angeles, la police a confirmé 37 décès, plus que lors des émeutes du quartier de Watts, qui avaient fait 34 morts en 1965.Deux autres personnes ont été tuées au cours de la nuit dans les quartiers noirs de Las Vegas, dans le Nevada, État où le gouverneur a demandé l’intervention de la Garde nationale et a maintenu le couvre-feu.Les émeutes de Los Angeles avaient éclaté aussitôt après l’annonce de l’acquittement des quatre policiers blancs accusés d’avoir passé à tabac Rodney King.Ce dernier, qui n’a pas été appelé une seule fois à la barre des témoins pendant le procès des policiers, a lancé un appel au calme hier.« Je peux comprendre qu’on soit irrité pendant les deux premières heures consécutives au verdict.Mais continuer de cette façon et voir un agent de la sécurité abattu au sol, ça ne va plus », a-t-il dit d’une voix nerveuse et parfois tremblante.Six mille membres de la Garde nationale de Californie, baïonnette au canon, se sont déployés dans les quartiers noirs de Los Angeles où les pillages et les tirs continuaient.La Maison-Blanche a décidé de les renforcer avec un millier de policiers fédéraux et de regrouper à Los Angeles 4000 soldats aguerris à uti-Volr page A-4 : La violence Un citoyen de race blanche est roué de coups à une intersection par trois Noirs en colère, après s’être vu extirper de force de sa camionnette En plus de ce mauvais traitement à la barre de métal et au chapeau de roue, les assaillants lui ont passé dessus avec leur véhicule.11 repose néanmoins dans un état stable dans un hôpital de Los Angeles.Forme-t-on des Victor Hugo à l’école?Presque toutes les universités québécoises offrent des programmes de premier cycle et de maîtrise avec une concentration en écriture.Le Plaisir des livres se penche sur la question.Page D-1 Dutoit en majeur et en mineur L’OSM rentre d’une tournée triomphale au Japon et s’apprête à repartir pour l’Europe et pourtant ici même il se trouve dans une situation précaire : il n'a toujours pas sa salle à lui, il est déficitaire et ses concerts sont désertés.Le grand patron Charles Dutoit exprime ce paradoxe à Marie Laurier.Page C-1.WM Marcel Masse, ministre impénitent Il persiste à défendre les intérêts du Québec, même s’il a mauvaise presse dans le reste du pays Chantal Hébert de noire bureau d’Ottawa L’IMPÉNITENT Marcel Masse.D’un coin de rue à l’autre, le même titre poursuit les passants à travers la vitre des boîtes à journaux de la capitale fédérale en ce mercredi un peu frisquet.«Give Quebec larger share, says Masse », annonce le Ot- tawa Citizen dans l’espace réservé aux grandes nouvelles.La manchette, qui fait dire au ministre de la Défense nationale que le Québec doit recevoir davantage d’Ottawa en matière de dépenses militaires, est plus grinçante qu’elle ne semble à première vue.Depuis qu’il a fait acheter, sans appel d’offres, une centaine d’hélicopteres à la compagnie Bell Helicopter de Mirabel il y a quelques semaines, Marcel Masse, deuxième titulaire francophone à présider aux destinées des Forces armées canadiennes, a été traité par la presse anglophone de Petit Napoléon.Sans qu’on se préoccupe outre-mesure de l’acquisition, le même jour et de la même façon, de véhicules chez GM en Ontario, un contrat d’une valeur de 800 millions $, on l’accuse de favoritisme envers le Québec.On a écrit sans rire qu’il pourrait être en voie d’accumuler un arsenal pour approvisionner la future armée d’un Québec indépendant.Et on demande sa tête dans tous les salons politiques du reste du pays.Or, la veille, en affirmant à un comité parlementaire, chiffres en main, que le Québec ne reçoit pas sa Voir page A-4 : Marcel Masse L’année des Stéphanie et des Maxime.Isabelle Paré DIS-MOI comment tu t’appelles, je te dirai quand tu es né.En 2012, on pourra dire sans se tromper aux Marie-Pier, Stéphanie, Maxime et Alexandre qu’ils sont nés en 1990.Pour cela, il n’aura suffi que de se fier au survol effectué par le Bureau de la statistique du Québec pour constater qu’en 1990, les prénoms affectionnés par les parents pour nommer leurs pré- cieux rejetons se résument à une quinzaine de noms courus.Ceux qui misaient sur l’originalité en prénommant leur garçon Maxime ou Alexandre devront se faire à l’idée que ces deux prénoms ont été les plus fréquemment donnés par des parents francophones en 1990.Insurpassée, la vague des Maxime et des Alexandre tient même tête depuis deux ans, de sorte que 5,2 % des garçons nés en 1990 portent le premier nom et 4,8 %, le Voir page A-4 : L'année À quel prix?Une erreur de l’imprimerie a fait grimper le prix du DEVOIR à 1,30$, hier.Que nos lecteurs se rassurent.Le prix du DEVOIR, du lundi au vendredi, demeure à 0,65 $ (0,85 $ à Toronto).Seul LE DEVOIR du samedi se vend 1,30 $.Nos excuses. A-2 B Le Devoir, samedi 2 mai 1992 Québec promet un sous-ministre au réseau scolaire anglophone Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE de l’Éducation, M.Michel Pagé, a promis cette semaine de nommer un sous-ministre adjoint spécifiquement pour le réseau scolaire anglophone, comme le lui recommande le groupe de travail présidé par Mme Greta Chambers.Il s’est aussi engagé à donner suite dans les meilleurs délais à 23 des 29 recommandations de ce groupe de travail, notamment celles qui suggèrent de donner plus de latitude aux écoles quant à l’application du régime pédagogique ou d’accorder un soutien financier accru aux petites écoles en province.Toutefois, la recommandation la plus litigieuse du rapport, qui propose de donner accès au réseau scolaire anglophone à tous les enfants qui faisaient leurs études en anglais dans leur pays d’origine ou dont l’un des parents est originaire d’un pays anglophone du monde, reste sous étude.Le ministre croit pouvoir faire une recommandation à ce sujet au conseil des ministres au cours de l’année.On sait déjà que le conseil est profondément divisé sur cette question.Il est probable qu’il n’abordera ce problème que l’an prochain, une fois calmées les tensions constitutionnelles.Au cabinet du ministre, on expliquait hier que les 23 recommandations que le ministre a promis de mettre en oeuvre sont elles aussi toujours à l’étude.L’attachée de presse du ministre, Mme Manon Lavoie, explique que si « l’ensemble des recommandations apparaissent acceptables » au ministre, c’est « sous réserve de l’étude ».Que comprendre ?Que le ministre n’a pas fait son lit et qu’il n’est pas forcément d’accord avec le libellé exact des recommandations qui sont en cause.En outre, mettre en oeuvre certaines de ces recommandations ne créerait pas une révolution dans le système d’éducation au Québec.Lisez celle-ci par exemple : « que le ministre de l’Éducation reconnaisse publiquement les écoles et les enseignants remarquables, les projets no- vateurs, les idées nouvelles, les services extraordinaires et les illustres éducateurs ».D’autres recommandations peuvent avoir toute sorte de répercussions, selon ce que le ministre en retient.On lui propose de modifier le régime pédagogique pour réduire le nombre de cours obligatoires et donner plus de latitude aux commissions scolaires.Dans quelle mesure cela sera-t-il le cas ?On n’en sait rien pour l’instant, ni quand cela pourra etre réalisé.On lui demande des « crédits spéciaux » pour permettre aux écoles anglaises d’éduquer les enfants dans deux langues.De combien s’agit-il et en quoi cela constitue-t-il une respon- sabilité nouvelle pour les écoles ?On lui demande un plan d’enseignement technique et professionnel en anglais à l’échelle provinciale.On lui demande un moratoire sur la fermeture des écoles dans les petites localités.Que fera le ministre lorsqu’il donnera suite à ces recommandations ?On l’ignore en fait.La seule chose qui semble sûre, c’est la nomination d’un sous-ministre adjoint qui serait responsable des politiques intéressant les écoles de langue anglaise.Le moment n'est toutefois pas encore venu de procéder à la nomination, promise pour « très très bientôt ».Le député de Nelligan, M.Russel Williams, qui a signé le rapport Chambers et assure la liaison entre ; la communauté anglophone et le gouvernement, estime quant à lui que cette nomination est le premier pas à franchir pour que le reste suive.Dans un entretien avec LE DE- ; VOIR, M.Williams a expliqué hier qu'une fois un responsable en place, il pourra mettre en vigueur « les réponses aux autres recommandations ».Le député précise que le gouvernement peut, en effet, retenir le libellé ou seulement l’esprit de certaines d’entre elles.Il ajoute que ce qu’il faut retenir du message du ministre, c’est que les recommandations du comité Chambers sont prises au sérieux, qu’on s’en occupe, .quoi.Bourassa s’en va dans l’Ouest en quête de Michel Venne de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre Robert Bourassa va mesurer la semaine prochaine dans l’Ouest canadien les chances de succès d’un retour du Québec à la table constitutionnelle.Après avoir lui-même montré patte blanche, étalé sa volonté d’en arriver rapidement à un accord, il exigera en retour de ses hôtes qu'ils posent des gestes significatifs.M.Bourassa a lui-même déclaré jeudi qu’il peut « actualiser sa stratégie », qui consistait jusqu’à maintenant à boycotter les négociations multilatérales.Il ajoutait que pour ce faire, « des événements doivent le justifier ».Il sera à la recherche durant ces quatre jours de voyage de garanties sérieuses qu’en retournant négocier, le Québec obtiendra une entente satisfaisante.« M.Bourassa n’ira pas à la table s’il court le risque d’en revenir la tête entre les jambes », confiait cette semaine un membre de l’équipe qui accompagnera le premier ministre.Le chef du gouvernement du Québec voudra tester « la marge de manoeuvre » de ses vis-à-vis, non seu- lement au sujet des cinq conditions incluses dans l’accord du lac Meech, mais aussi sur le reste, le partage des compétences en particulier.La réforme du Sénat sera également au coeur des échanges puisque cette réforme est fondamentale pour l’Ouest.M.Bourassa a confirmé jeudi qu’il est prêt à réintéger la négociation si le reste du pays s’engage politiquement à inclure dans la Constitution les cinq éléments de l’accord du lac Meech.Le jour même, réunis à Edmonton, Ottawa, les provinces et les leaders autochtones se sont entendus sur quatre de ces cinq conditions : la reconnaissance du Québec comme société distincte, la garantie de trois juges du Québec à la Cour suprême, des pouvoirs accrus en immigration et la formule de Meech mur limiter le pouvoir fédéral de dépenser.Le désaccord persiste au sujet du droit de veto du Québec sur les modifications futures aux institutions fédérales, la cinquième condition de Meech.L’Alberta en particulier se refuse à dire oui à un veto du Québec (qui pourrait se traduire comme dans l’accord du lac Meech par l’unanimité des provinces dans la formule d’amendement), tant qu’elle n’aura pas obtenu la réforme du Sénat.Jeudi, le premier ministre a sou- MAISONS D’ENSEIGNEMENTS ?0I )© ECOLE NATIONALE DE L'HUMOUR PROGRAMME HUMORISTE ET PROGRAMME SCRIPTEUR Inscriptions: 1er mai au 1er juin • Auditions: 10 au 26 juin Année scolaire 1992-1993 Session 1: 7 septembre au 18 décembre Session 2: 18 janvier au 30 avril + Session stages Frais d'inscription: 25$ Renseignements: 849-7876 Envoyer Curriculum vitae, photo, et frais à: Ecole nationale de l'humour 301, bout de Maisonneuve est, Montréal (Québec) H2X 1K1 UNIVERSITE ?•jî iff »7 U Jf> lit i.t 13 i' ru n y-t fii iq id rrt io rit VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est, par la présente, donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mentionnés ont été saisis et seront vendus au temps et lieux respectifs mentionnés plus bas MONTRÉAL Ordonnance de saisie el vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-006690-919 500-18-000117-920 Banque nationale DU CANADA, ayant son siège social au 600 ouest, rue de la Gauchetière dans les ville et district judiciaire de Montréal: partie demanderesse contre LUCIE KERGOAT, technicienne de laboratoire et ALDELHAMID BEN AMOR, bibliothécaire, tous deux résidant et domiciliés au 1161, rue Notre-Dame ouest, no 102, district de Montréal: parties défenderesses et le REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis-en-cause.«Un appartement tenu en copropriété portant le numéro 102.dans l'immeuble situé au numéro 1661 de la rue Notre-Dame ouest, dans la ville de Montréal, connu, désigné et composé comme étant a— un appartement, partie exclusive, connu ef désigné comme étant le lof numéro cent-deux de la subdivision du lot originaire numéro deux mille trois cent vingt-deux (2322-102) aux plan et livre de renvoi du Quartier St-Antoine de la cité de Montréal, division d'enregistrement de Montréal.b— la quote-part afférente â la partie exclusive ci-dessus décrite des parties communes lesquelles sont connues et désignées comme étant les lots numéros un et deux de la subdivision du lot originaire numéro deux mille trois cent vingt-deux (2322-1 et 2) aux-dits plan et livre de renvoi tel qu’établi dans la déclaration de copropriété reçu par Me Sylvie Lavigne, notaire, le vingt-six mai mil neuf cent quatre-vingt-six et enregistrée au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 3721079 .L'immeuble servant de résidence familiale La mise à prix est fixée à 52 250,00 $ soit 50 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives L'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication 26 125,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d’évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine, Est, local 8 119, le QUATRIÈME (4e) jour de JUIN 1992, à DOUZE heures.Ordonnance de saisie et vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-014839-912 500-18-000103-920 LA BANQUE TORONTO - DOMINION; partie demanderesse contre STRATTON INVESTMENTS LTD ET FLORENCE DEMOSTHENES ET MICHEL ANDRÉ GOYETTE ET 142042 CANADA INC ; parties défenderesses et LE REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis-en-cause.« L'immeuble appartenant aux défendeurs Stratton Investments Ltd, Florence Demosthenes, Michel André Goyette et 142042 Canada Inc.: «Un emplacement situé dans la Municipalité de la Ville de Montréal connu et désigné comme étant le lot numéro VINGT de la subdivision du lot originaire numéro MILLE CENT QUATRE-VINGT-TREIZE (1193-20) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du Quartier Saint-Jacques, division d'enregistrement de Montréal Avec toutes les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances, portant les numéros civiques 2039 à 2045 de la rue Saint-Christophe à Montréal.» La mise à prix est fixée à 36 375,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif.en argent ou par chèque visé, â l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal.10, rue St-Antoine est, local 8.119, le QUATRIÈME (4e) jour de JUIN 1992, à DOUZE heures TRENTE Ordonnance de saisie el vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-014838-914 500-18-000104-928 LA BANQUE TORONTO - DOMINION, partie demanderesse contre STRATTON INVESTMENTS LTD ET FLORENCE DEMOSTHENES ET MICHEL ANDRÉ GOYETTE ET 142042 CANADA INC , parties défenderesses et LE REGISTRATEUR DE MONTRÉAL, mis-en-cause « L'immeuble appartenant aux détendeurs Stratton Investments Ltd, Florence Demosthenes, Michel André Goyette et 142042 Canada Inc.: • Un emplacement situé dans la Municipalité de la Ville de Montréal connu et désigné comme étant le lot numéro ONZE de la subdivision du lot originaire numéro MILLE CENT QUATRE-VINGT-TREIZE (1193-11) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du Quartier Saint-Jacques, division d'enregistrement de Montréal Avec toutes les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances, portant les numéros civiques 2049 a 2055 de la rue Saint-Christophe à Montréal » La mise à prix est fixée à 28 300,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l’immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l’adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue St-Antoine est, local 8 119, le QUATRIÈME (4e) jour de JUIN 1992, à TREIZE heures.Ordonnance de saisie el vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-005280-910 500-18-000094-920 LA BANQUE ROYALE DU CANADA, un corps politique dûment incorporé, ayant son bureau principal et une place d'affaires au 1 Place Ville Marie, dans la ville et district de Montréal; partie demanderesse contre PAUL DUMAS, homme d'affaires, résidant et domicilié au 1624 Amherst, en la ville et district de Montréal: partie défenderesse et LE REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis en cause.« Un immeuble situé au coin des rues St-Hubert et Rachel, ville de Montréal, connu et désigné comme étant composé des lots TRENTE-SIX "A", et TRENTE-SIX "B" des subdivisions officielles du lot originaire numéro DOUZE (12-36A et 12-36B) au cadastre officiel du village de Saint-Jean-Baptiste, division d'enregistrement de Montréal Avec toutes les bâtisses dessus y érigées et notamment celles portant les numéros civiques 4203 â 4211 rue St-Hubert et 801 à 809 rue Rachel Est, ville de Montréal, circonstances et dépendances Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble sans aucune exception ni réserve Ledit immeuble hypothéqué apparaît sur un certificat de localisation préparé le onze août, mil neuf cent quatre-vingt-sept (1987) par DANIEL FOUQUETTE, arpenteur-géomètre.minute: 2539, dossier P-5879 et la Caution déclare et garantit que toutes les dispositions du cerificat de localisation précité, sont toujours vraies et exactes et décrivent toujours lidèlement l'état actuel et présent de l'immeuble hypothéqué et que ledit immeuble hypothéqué n'a subi aucune modification, ni transformation, ni changement structural ayant pour eltet de changer les dispositions du certificat de localisation précité, et la Caution fait la présente déclaration solennellement, la sachant consciencieusement vraie et voulant et entendant qu'elle ait la même force et le même effet que si elle eut été laite sous serment en vertu de la Loi sur la preuve en Canada • La mise â prix est fixée â 121 500,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multiplié par le lacteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, â l'ordre du shérit du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue St-Antoine est, local 8.119, le QUATRIÈME (4e) jour de JUIN 1992, à QUATORZE heures.Ordonnance de saisie et vente immobilière Canada — Province-de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-004164-917 500-18-000095-928 B I ANQUE LEUMI LE-ISRAËL (CANADA), corporation légalement constituée ayant un siège social dans les cité et district de Montréal au 5178, chemin Queen Mary; partie demanderesse contre ENTREPISES BATIBEL INC., corporation légalement constituée ayant un siège social dans Côte St-Luc, district de Montréal au 5790, rue Rembrandt, no 210, et HENRI HOLCHAN ET JULIETTE HOLCHAN, résidant et domiciliés tous les deux dans Côte St-Luc, district de Montréal, au 5790 rue Rembrandt; parties défenderesses et le REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis-en-cause.« Un terrain en copropriété situé dans la ville de Côte St-Luc, province de Québec, désigné comme étant composé des subdivisions de lots suivants: a— subdivision numéro deux cent dix du lot originaire numéro quatre mille huit cent cinquante-deux (4852-210) figurant sur le cadastre de la paroisse de Montréal, division d'enregistrement de Montréal; le tout correspondant à l'appartement no 210 de l'immeuble construit sur ledit terrain, immeuble appelé Rembrandt House et portant le numéro d'immeuble 5790 de l'avenue Rembrandt en la ville de Côte-Saint-Luc; b— subdivision numéro B dix-huit du lot originaire numéro quatre mille huit cent cinquante-deux (4852-B18), figurant sur le cadastre susdit; et c— la traction proportionnelle du droit Indivis sur les parties communes, attribuées au propriétaire de la partie exclusive mentionnée ci-dessus et sans restreindre la généralité de ce qui précède, est désignée sur le cadastre susdit comme étant constituée par les subdivisions numéros un, deux et trois du lot originaire numéro quatre mille huit cent cinquante-deux (4852-1, 2 et -3), le tout tel qu’il est établi dans la déclaration de copropriété enregistrée à Montréal sous le numéro 2652052.Les servitudes suivantes existent au profit ou à la charge de tonds décrit ci-dessus: i les servitudes usuelles de service public et municipales qui grèvent le terrain donnant sur le boulevard Cavendish et sur l'avenue Rembrandt, respectivement, et ce, au protlt de la ville de Côte-Saint-Luc, ces servitudes ayant été créées en due lorme, par des actes constitutifs de servitudes reçus par le notaire A Earl Kimmel, et enregistrés au bureau de Montréal sous les numéros 2081476, 2207126 e! 2632851 respectivement; ii.la convention d'usage laite avec la ville de Montréal concernant le branchement de la conduite d'eau, convention dûment enregistrée au bureau susdit, sous le numéro 2629890; iii la servitude d'usage concernant le branchement des canalisations avec le réseau de la ville de Côte-Saint-Luc, dont acte est dûment enregistré au bureau susdit, sous le numéro 2632852; iv la servitude usuelle au profit d'Hydro-Québec et d'autres, dont acte, passé sous seing privé, est dûment enregistré au bureau susdit, sous le numéro 2623722; v.la servitude par destination du père de famille, établie en vertu de la déclaration de copropriété mentionnée ci-dessus et enregistrée sous le numéro 2652052, déclaration dans laquelle sont stipulés, relativement à ladite subdivision numéro 4852-3, des droits de passage et d'usage ainsi que certaines autres conditions concernant l'aire de récréation, et le consentement à des dispositions semblables concernant l'aire de récréation devant être aménagée sur l'immeuble voisin.En l'état où l'immeuble subsiste, avec tout ce qui y est accessoire, y compris les servitudes actives ou passives, apparentes ou non, et ce, sans exception ni réserve.» La mise à prix est fixée à 31 600,00 $.« D'un emplacement vacant ayant Iront sur la rue Ernest, dans la ville de Dollard-des-Ormeaux, en la province de Québec, connu et désigné comme lot numéro CINQUANTE-CINQ de la subdivision du lot originaire numéro DEUX CENT CINQUANTE-TROIS (253-55) du plan officiel et livre de renvoi de la paroisse de Ste-Geneviève.• La mise à prix est fixée à 14 156,00 S.Ces différents montants représentent 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérlt du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendus séparément, au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue St-Antoine Est.local 8.119, le CINQUIÈME (5e) jour de JUIN 1992, à ONZE heures.Ordonnance de saisie el vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-05-009515-915 500-18-000088-923 BANQUE DE NOUVELLE ÉCOSSE, corporation légalement constituée, ayant son siège social en Nouvelle Écosse, et une principale place d'affaires au 9477, rue Meilleur, en les cité et district de Montréal; partie demanderesse contre RONALD PERSAUD ET DHANKUMARIE RAMBHAROSE, tous deux résidant et domiciliés â Montréal, parties défenderesses el le REGISTRATEUR DE MONTRÉAL, mls-en-cause.L'immeuble ci-après décrit appartement aux détendeurs Ronald Persaud et Dhankumarie Rambharose: « Un lot de terre connu et désigné comme étant la resubdivision numéro DEUX de la subdivision numéro MILLE SEPT CENT QUATRE-VINGT-DOUZE du lot originaire numéro DEUX CENT HUIT (208-1792-2) aux plan et livre de renvoi officiels du Village Côte de la Visitation.Avec une bâtisse y érigée portant le numéro civique 2301, Saint-Zotlque Est, district de Montréal.• L'Immeuble servant de résidence familiale.La mise à prix est fixée â 101 750,00 $ soit 50 % de l'évaluation de l'Immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales .en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale el modifiant certaines dispositions législatives.L'adjudicataire devra verser au shérif, en ar- i gent ou par chèque visé, à l'ordre du shérit du district de Montréal, au moment de l'adjudication 50 875,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l'Immeuble portée au rôle d'évalua- i tion municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives.Pour être vendu au bureau du shéril, palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine.Est, local 8.119, le CINQUIÈME (5e) .jour de JUIN 1992, à DOUZE heures.J Ordonnance de saisie et vente immobilière ) Canada — Province de Québec Cour du Québec — District de Montréal ^ NO: 500-02-029954-919 500-18-000022-922 G AZ MÉTROPOLITAIN INC., corporation légalement constituée ayant son siège social au 171 7 rue du Havre, à Montréal, district de Montréal, associée commanditée de la SOCIÉTÉ EN COMMANDITE GAZ MÉTROPOLITAIN, société commerciale légalement constituée ayant sa principale place d'affaires aux mêmes lieu et place; partie demanderesse contre JEAN BRUNO OBAMBI, domicilié et résidant au 3445 Cartier, à Montréal, district de Montréal; partie défenderesse et LE REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis en cause.• Un emplacement ayant Iront sur l'Avenue Mountain Sights, en la ville de Montréal, connu et désigné comme ôtant les lots numéros QUATRE CENT CINQUANTE-SEPT, QUATRE CENT CINQUANTE-HUIT el QUATRE CENT CINQUANTE-NEUF de la subdivision officielle du lot originaire numéro QUATRE-VINGT-DIX-HUIT (98-457, 458 et 459) aux plan et livre de renvoi officiels du Village Incorporé de la Côle des Neiges, division d'enregistrement de Montréal Avec une bâtisse dessus érigée et notamment celle portant le numéro 7860 de la rue Mountain Sights, en ladite ville de Montréal Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées à l'Immeuble, sans aucune exception ni réserve, avec el sujet à une servitude de droit de vue, créée aux termes de l'acte enregisté â Montréal, sous le numéro 3528589.> La mise à prix est fixée à 132 325.00 S soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de loi sur les liscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérit, en argent ou par chèque visé, â l'ordre du 9hérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication I l Pour être vendu au bureau du shéril, au palais de justice de Montréal, 10, rue St-Antoine est.local 8 119, le CINQUIÈME (5e) jour de JUIN 1992, à QUATORZE heures Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 30 avril 1992 Le shérlt adjoint Paul ST-MARTIN Le Devoir, samedi 2 mai 1992 L’ACTUALITE INTERNATIONALE État d’urgence, couvre-feu, aéroports fermés en Sierra Leone ABIDJAN (AFP) — Le « Conseil national provisoire de gouvernement » (NPRC), qui a pris le pouvoir depuis mercredi en Sierra Leone, a annoncé jeudi sur les ondes de la radio nationale que l’état d’urgence avait été décrété dans tout le pays et qu’un strict couvre-feu était en vigueur entre 18 h et 6 h locales, selon les services d’écoute de la Voix de l’Amérique à Abidjan.Il a ajouté que les ports, aéroports et frontières demeuraient fermés.Le Conseil a affirmé sa volonté de « poursuivre sincèrement le processus de retour du pays.à un régime démocratique véritablement multipartisan » dès que la rébellion qui sévit depuis treize mois dans l’est du pays serait matée.Dans un communiqué, le NPRC a averti que tous ceux qui violeraient le cessez-le-feu seront « abattus sur place ».Le NPRC a cependant indiqué que des dispositions spéciales avaient été prises pour permettre aux membres des missions diplomatiques et aux employés des services vitaux de circuler pendant les heures de couvre-feu.Il a ajouté que des postes de contrôle avaient été mis en place aux points stratégiques de la capitale et requis la « coopération de la population ».Dans une déclaration diffusée peu auparavant, également sur les ondes de la radio nationale, le porte-parole du NPRC, le capitaine Valentine Strasser, avait réaffirmé que le « gouvernement tyrannique » du « prétendu général Joseph Momoh » avait été renversé « pour toujours », que la constitution avait été suspendue et l’état d’urgence décrété dans tout le pays.Selon le capitaine Strasser, les deux principaux objectifs du NPRC sont: — mettre un terme définitif à la rébellion « qui sévit dans l’est du pays, à la frontière avec le Libéria, et « rapatrier les populations » poussées à l’exil par cette guerilla; — poursuivre sincèrement le processus de retour du pays à la véritable « démocratie multipartisane ».« Dès que nous en aurons terminé avec la rébellion, une large commission de citoyens dévoués sera mise en place pour assurer le retour à un système véritablement multipartisan », a-t-il affirmé.Enfin, le capitaine Strasser a réaffirmé, à l’adresse des pays étrangers, que ce coup d’État constituait une « affaire purement intérieure », qu’il avait été mené par des « patriotes » soucieux de « balayer un régime destructeur, exploiteur et oppressif » et de sortir leur « pays bien-aimé » de la position qu’il occupe, celle « d’un des pays les moins développés au monde ».Kaboul réserve un accueil chaleureux à son nouveau président Les Douze reprennent aujourd’hui leurs débats sur la Yougoslavie Ils servent un sévère avertissement à la Serbie KABOUL (AFP) - La foule a chaleureusement salué la première sortie dans les rues de Kaboul du nouveau président afghan Sibghatullah Modjaddedi à l’occasion de la prière du vendredi.Il s’agit de la première manifestation de joie enregistrée dans la capr taie afghane depuis l’arrivée mardi en provenance du Pakistan du président du conseil intérimaire de moudjahidine qui exerce temporairement le pouvoir.La mosquée Pol Kechti du bazar avait été entourée par les gardes de sécurité du président, en tenue de ca-mouflage.Elle était loin d’être pleine.La semaine dernière — alors que des vestiges du pouvoir communiste étaient encore en place — on comptait plusieurs centaines de fidèles de plus.« Il y a moins de monde en raison de l'insécurité, les marchands du bazar habitent ailleurs et ils restent sur place pour la prière », explique un vendeur de pakol, le chapeau traditionnel afghan.La Mercedès noire qui transportait autrefois les dirigeants communistes afghans a du mal à se frayer un chemin dans la foule.M.Modjaddedi, à peine descendu, toujours flanqué de son garde du corps personnel en costume d’officier d’opérette, des vieillards se précipitent pour lui prendre la main, contenus avec déférence par l’escorte.L’entrée de ce vieux professeur de théologie de 70 ans dans la mosquée est saluée par les « Allah Akbar» ( Dieu est le plus grand) des fidèles, mêlés d’applaudissements.La mosquée Pol Kechti a une valeur particulière et « seuls les gens honnêtes » y sont admis, aussi la foule est-elle surtout composée d’anciens qui ont un poids tout particulier dans la société afghane.« Dieu préserve notre pays de la destruction», affirme dans son prêche Seyed Mohamad Moussatavar, le numéro deux du Jamiat-e-Islami ( fondamentaliste modéré), qui concentre ses attaques sur les communistes.Dans une courte allocution, le président Modjaddedi se veut apaisant et insiste sur la nécessité de rétablir la sécurité et d’assurer les services essentiels pour la population.« Ne vous inquiétez pas, nous sommes en train de régler les problèmes, la question de l’électricité sera résolue bientôt», affirme-t-il.Kaboul est privé d’électricité — et pratiquement d’eau — depuis plus de 48 heures suite au sabotage de pi-lônes d’alimentation en dehors de la capitale.Le président avait auparavant indiqué aux journalistes qu’il avait donné ordre de combattre les forces du Hezb-e-Islami (fondamentaliste radical) pour atteindre ces pilônes et les réparer.La menace des hommes de Gul-buddin Hekmatyar est toujours sérieuse.Certains de ses hommes tiennent toujours une poche à 5 kilomètres seulement du centre sur la route du sud mais le gros de ses hommes est à plus de 20 km.Dans la soirée de jeudi, ils ont été la cible d’un violent barrage d’artillerie qui a duré plus d’une heure.M.Modjaddedi a lancé un appel à l’unité, soulignant que le « manque d’unité risquait de faire perdre les bénéfices de la djihad» (guerre sainte).À l’extérieur, les fidèles devaient se contenter de mimer les gestes rituels des ablutions, faute d’eau qui d’ordinaire arrive grâce à des pompes électriques.M.Modjaddedi a également promis l’arrivée prochaine de nourriture et effectivement des camions arrivés du Pakistan déchargeaient de la farine en ville.Il s’est également engagé à assurer la sécurité en désignant un commandement unifié aux multiples milices installées dans la ville.Cette décision pourrait ne pas convenir au général Abdul Rachid Dos-tam, chef de milices ouzbèkes utilisées comme troupes de choc mais critiquées pour leur indiscipline et leur participation à des pillages.Il est arrivé du nord, de Mazar-i-Charif, en avion militaire hier à Kaboul.La sortie de la prière pour M.Modjaddedi, qui venait de retrouver sa mosquée habituelle après plus de 20 ans d’exil, a provoqué une énorme bousculade bon enfant, chacun voulant voir et toucher le nouveau président.m PHOTO AP 1er mai éclectique à Moscou Le 1er mai qui fut pendant des décennies une des plus grandes fêtes du pouvoir soviétique est devenu la « Fête du printemps », renouant ainsi avec une coutume d'avant la révolution des Bolchéviques.Toutefois, cela n’a pas empêché quelque 15 000 communistes nostalgiques du régime disparu de manifester sur la place Rouge à Moscou, tel ce participant, en costume cosaque traditionnel, moulte fois décoré.« COUREURS DE FONDS » 11e RADIOTHON DE CKRL 89.1 DU 1er AU 10 MAI Le plus grand événement radiophonique à Québec - Sous la présidence d'honneur de Gaston L'Heureux ADRIAN BELEW | JEAN-PIERRE FERLAND sssssfr AUBERT PALASCIO BREEN LEBEUF HERVE HOVINGTON PIERRE CURZI BOISVIN BOURBON GAUTHIER & THE DOORS Robbie Krieger JP LALLIER B.LALANDE PIERRE JOBIN AFFAIRE LOUIS TRIO JEAN BARBE PAUL HÉBERT DENISE ROY ÉMISSION DE FERMETURE AVEC VIC VOGEL CONCERT JACQUES BERTIN K R 89.1 SOYEZ jusqu'au .30 juin 1992, en adhérant à l'Assurance-prêt Desjardins, vous obtenez l'assurance-invalidité gratuitement pour la première année Toutes les conditions et dessus sont offertes dans les caisses populaires participantes affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal] et de l Oticsi du Québec, el Rappliquent aux hspolhèqui-s de \ logements et moins * le prêt Inpndiécaire Desjttnllns peut être rcnomvté en tout temps moyennant une indemnité *' Pour les prêts hypothécaires échus axant te V juillet llh>2 La caisse populaire Desjardins Desjardins L’incroyable force de la coopération.; t A-8 ¦ Le Devoir, samedi 2 mai 1992 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmesJ le génie pour l'industrie m L'École de technologie supérieure est un des établissements du réseau de l'Université du Québec et sa mission est axée sur l'ingénierie d'application.Ses programmes de génie, accrédités par le Bureau canadien d'accréditation des programmes d'ingénierie, comportent des cours de base en sciences fondamentales, mathématiques, informatique et études complémentaires.L'École recherche des candidats pour assurer l'enseignement y compris les travaux pratiques et laboratoires dans ces différents domaines.Les cours sont offerts sur une base de trois sessions régulières par année.Les candidats recherchés doivent s'intéresser au processus d'apprentissage, à la persévérance des étudiants et au développement d'outils pédagogiques.CHARGÉS D'ENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Des postes sont offerts dans les domaines suivants : • informatique • physique • mathématique • chimie DESCRIPTION DE TÂCHES • Enseignement, travaux pratiques, laboratoires, coordination de cours • Encadrement des étudiants • Développement d'activités d'enseignement • Développement d'outils pédagogiques EXIGENCES • Maîtrise dans la spécialité (M.Sc.) ou l'équivalent • Expérience d'enseignement pertinente • Intérêt marqué pour les questions d'apprentissage et de développement pédagogique DURÉE DU CONTRAT Deux (2) ans renouvelable DATE D'ENTRÉE EN FONCTIONS Août 1992 ou avant Toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées à l'un de ces postes sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae le plus tôt possible au : Service de la gestion académique École de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien Montréal (Québec) H2T 2C8 Université du Québec École de technologie supérieure DIRECTEUR RÉGIONAL DES VENTES Venco, compagnie manufacturière internationale située aux États-Unis, recherche un directeur régional pour s’occuper des ventes au Québec et dans les Maritimes.Nous recherchons une personne motivée, capable d’augmenter les ventes de nos produits, tout en continuant d’offrir un service de qualité aux clients existants.Exigences: 5 années d’expérience à différents niveaux de responsabilité, facilité à communiquer, bilinguisme (anglais-français).Le candidat ou la candidate doit aimer voyager.Des connaissances de la mécanique et de l'équipement seraient un atout.Nous sommes un chef de file à l'échelle internationale dans la fabrication des machines distributrices et de produits de métal et nos produits fiables et de qualité jouissent d’une excellente réputation.Nous offrons une gamme d'avantages sociaux avec participation aux bénéfices.Faire parvenir votre curriculum vitae, en incluant les salaires, à: The Vendo Company Employment Manager — RM 7209 N.Ingram Fesno, CA 93650 U.S.A.Vendo respecte le principe d'équité en matière d'emploi.L’École des sciences de l’éducation de l’Université Laurentienne sollicite des candidatures pour combler trois postes de professeure ou de professeur dans le domaine de la formation des maîtres pour les programmes de baccalauréat (B.A.Éduc.), de formation initiale (B.Ed) et de maîtrise; 1- en didactique des mathématiques au primaire et au secondaire; 2- en didactique des arts au primaire et au secondaire, une connaissance des trois autres disciplines artistiques est requise; 3- en technologie éducationnelle; applications pédagogiques de l’ordinateur au primaire et au secondaire (sujet à approbation budgétaire).Nous accorderons la préférence aux personnes détenant un doctorat et un des diplômes dans le champ d’étude concerné.Une connaissance du système d’éducation de l'Ontario et de ses programmes sera un atout.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 22 mai 1992 au: Comité de sélection École des sciences de l’éducation Université Laurentienne Chemin du lac Ramsey Sudbury (Ontario) P3E 2C6 Date d’entrée en fonction: le 1er juillet 1992 L’Université Laurentienne applique une politique d’équité d’emploi.Ce poste est offert également aux femmes et aux hommes.M, Laurentian G® Université University ^ Laurentienne Sudbury Ontario Canaila P3E 2C6 ( 705) 6757/5/ le gén ie pour l'industrie île de technologie supérieure est l'un des établissements du réseau de l'Université du Québec et lission est axée sur l'ingénierie d'application.Elle privilégie la filière de formation technologique i ._ __J __1_______.J.M^/fnnînf Innfinînnn Clin m oi'nfi'nnf «I L'Ecole sa mission .__________„-r,- ._ , .continue en articulant ses programmes de génie à ceux du secteur collégial technique.Elle maintient des liens très étroits avec l'industrie par son système d'enseignement coopératif, par des commandites industrielles et par la participation de nombreux industriels à ses instances décisionnelles.Les programmes de baccalauréat en génie de l'ÉTS ont été accrédités par le Bureau canadien d'accréditation des programmes d'ingénierie IBCAPI) en 1990 et depuis, elle connaît un développement intense sur plusieurs plans : augmentation très importante des effectifs étudiants et, par conséquent, des activités d'enseignement au niveau du 1er cycle, mise sur pied d’un nouveau programme de maitrise dans le domaine de la technologie des systèmes, accroissement considérable des activités de recherche subventionnée et commanditée.PROFESSEURS Pour pouvoir faire face à cette croissance accélérée, l'École doit recruter des candidats pour une trentaine de postes de professeurs réguliers à plein temps.Ces candidats doivent être membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec ou susceptibles de le devenir.FONCTIONS ¦ Enseignement et encadrement des étudiants aux 18f et 2e cycles ¦ Recherche appliquée, développement et innovation technologiques PROFIL DE QUALIFICATIONS Les personnes ayant un des profils suivants sont recherchées : 1) Détenant une maîtrise en sciences appliquées, en ingénierie ou l'équivalent, avec plusieurs années d'expérience industrielle et désirant développer des activités de recherche appliquée et des commandites industrielles.2) Détenant une maîtrise en sciences appliquées, en ingénierie ou l'équivalent, avec quelques années d'expérience industrielle ou de recherche appliquée et envisageant d'entreprendre ultérieurement des études doctorales avec l'aide financière de l’ETS.3) Détenant un doctorat en sciences appliquées, en ingénierie ou l'équivalent, avec ou sans expérience industrielle ou de recherche et désirant développer des activités de recherche appliquée subventionnée ou commanditée.Nous invitons également les nouveaux détenteurs de maîtrise en sciences appliquées ou en ingénierie qui désirent poursuivre des études doctorales avec l'aide financière de l'ÉTS et qui s'engagent à travailler pour l'École après l'obtention du diplôme de doctorat à soumettre leur candidature.DOMAINES DE COMPÉTENCE Département de génie de la construction Construction: exécution, gérance de la construction; estimation, planification, contrôle; soumissions, contrats, réclamations; choix, entretien, rendement et gestion du matériel; méthodes de construction.Génie urbain et voirie : conception et réalisation de voies urbaines et rurales, infrastructures routières, entretien et réparation, environnement, gestion des équipements de voirie.Département de génie électrique Micro-électronique: conception des systèmes numériques, architecture des microprocesseurs, conception des circuits intégrés à très grande échelle.Génie informatique: traitement en temps réel, téléinformatique, génie logiciel, techniques de traitement d'images.Commande industrielle: commande distribuée, senseurs et instrumentation, robotique, systèmes intelligents.Systèmes de communication par micro-ondes: conception des circuits à fréquence radio (RF), antennes, ondes millimétriques.Électronique de puissance: simulation et modélisation des convertisseurs, commande de machines électriques, convertisseurs à résonance, compensateurs statiques.Département de génie mécanique Conception mécanique: vibration des structures, méthodologie de la construction mécanique, techno logie des systèmes mécaniques.Fabrication mécanique : mise en forme des matériaux, CFAO, procédés de fabrication Ingénierie de la qualité : fiabilité, maintenabilité, qualité totale.Entretien et maintenance: gestion de la maintenance, maintenance et informatique, maintenance des équipements techniques du bâtiment.Département de génie de la production automatisée Génie manufacturier: simulation de procédés, analyse de fabrication, gestion et contrôle de la production, atelier flexible, CIM.Génie informatique: téléinformatique et réseaux, structure de données et algorithme, systèmes d ex ploitation, génie logiciel, outils CASE.DATE D'ENTRÉE EN FONCTIONS : De juin 1992 a décembre 1992 TRAITEMENT Selon l'échelle de traitement en vigueur à l'École de technologie supérieure.Toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées à l'un de ces postes sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, en mentionnant le titre du poste, le plus tôt possible au : Service de la gestion académique École de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien Montréal (Québec) H2T 2C8 Université du Québec École de technologie supérieure OFFRE D'EMPLOI Le journal hebdomadaire La Boîte à Nouvelles est à la recherche d’un(e) journaliste/rédacteur(trice) à temps plein Lieu de travail: Iroquois Falls, Ontario (situé au nord-est) Salaire: à négocier Entrée en fonction: le plus tôt possible.Faire parvenir votre c.v.à: Mme Yvonne Bissonnette, éditrice La Boîte à Nouvelles Iroquois Falls, Ontario POK 1G0 Téléphone: (705) 232-5222 Télécopieur: (705) 232-7755 Université de Montréal WH UNIVERSITE LAVAL Faculté des sciences et de génie PROFESSEUR SUPPLÉANT EN GENIE INFORMATIQUE Le Département de génie électrique annonce l’ouverture d’un poste de professeur suppléant d’une durée de deux (2) ans, dont les activités sont orientées dans le domaine du génie informatique.L’architecture des systèmes numériques, l’exploitation du parallélisme, les systèmes en temps réel et/ou à haute fiabilité, le génie logiciel en milieu industriel sont les secteurs d’expertise plus particulièrement recherchés.La personne retenue aura à assurer un enseignement spécialisé de premier cycle en génie informatique et de deuxième et troisième cycles en génie électrique et à contribuer éventuellement à des activités de recherche pertinentes.Le ou la postulante doit détenir un doctorat en génie informatique ou en génie électrique ou être sur le point de l’obtenir.Une expérience pertinente serait appréciée.La durée du contrat est limitée à deux ans.L’Université Laval applique un programme d’accès à l’égalité en emploi qui prévoit que, si des candidatures sont jugées de valeur équivalente, la préférence sera accordée aux candidatures dans les unités où les femmes sont en minorité.Date d’entrée en fonction: 1" Juin 1992.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur candidature avant vendredi le 22 mai 1992.À: Monsieur Denis Angers Directeur du département de génie électrique Local 1300 Pavillon Pouliot Université Laval (Québec) G1K7P4 V D( PPrHFDPWP UN(E) DIRECTEUR(TRICE) PROGRAMMES ET SERVICES (Pour un an avec possibilité de permanence) Nature de la fonction: Sous l’autorité du directeur général : — planifier, coordonner et contrôler les activités relatives aux services à la clientèle et les ressources humaines, matérielles et financières disponibles.— assister le directeur général dans la fonction de direction des services professionnels, secteur psychosocial.Affectation Direction Adultes et Collectivité, services psychosociaux courants et autres programmes et services aux adultes.(Plan d’organisation en révision) Exigences — Détenir un diplôme d’étude universitaire de premier cycle dans une discipline impliquant la relation d’aide — Expérience pertinente minimum de cinq (5) ans de travail dans le réseau de la Santé et des Services sociaux et au moins deux (2) ans de gestion.Rémunération Classe 13, conformément à la politique salariale du ministère de la Santé et des Services sociaux pour un poste de chef des services communautaires.Tout(e) candidat(e) intéressé(e) devra faire parvenir sa demande d’emploi, accompagnée de son curriculum vitae, avant le 1er juin 1992, à l’adresse suivante : CONCOURS DIRECTEUR(TRICE) DES PROGRAMMES ET SERVICES C.L.S.C.de Matane a/s Directeur général 349, Saint-Jérôme, Matane (Québec) G4W 3A8 Professeure ou professeur en sociologie Le Département de sociologie de la Faculté des arts et des sciences est à la recherche d'une professeure ou d'un professeur substitut à plein temps, spécialisé en théories sociologiques contemporaines et en sociologie des classes et mouvements sociaux.Poste temporaire (9 mois) renouvelable sous réserve d'approbation budgétaire.Fonctions Enseignement aux trois cycles; enseignement des cours d’introduction à la sociologie à de grands groupes; recherche et encadrement des étudiants; contribution à l'avancement des connaissances dans son domaine et à l’établissement de rapports étroits entre ce domaine et l'ensemble de la recherche au Département.Exigences Ph D en sociologie ou dans une discipline connexe.________________ Traitement Selon la convention collective.Date d'entrée en fonction Le 1er septembre 1992 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae, une copie de leurs diplômes, trois lettres de recommandation et un échantillon de leurs travaux, avant 17 h le 19 mai 1992 à : M Marcel Fournier, directeur Département de sociologie Université de Montréal C P 6128.succursale A Montréal (Québec), H3C 3J7 Conformement aim exigences prescrites en matière d immigration au Canada cette annonce s adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents (0076) CEFRIO - LE CENTRE FRANCOPHONE DE RECHERCHE EN INFORMATISATION DES ORGANISATIONS est un organisme de liaison entre les universités, les entreprises et les organisations.II a comme mission de contribuer à l’augmentation de la performance des organisations par le transfert des connaissances et de l'expertise universitaires en informatisation.Il fait appel à nous pour recruter son(sa) Directeur(trice) J général(e) Installé au coeur de la ville de Québec, vous assurerez le développement des activités du centre en vous appuyant sur une équipe expérimentée et hautement qualifiée.On vous demandera d’accroître le volume de transferts technologiques, de développer les réseaux d'entreprises et de chercheurs, de consolider le fonctionnement du centre et d'en diriger la gestion courante.En plus d'une formation de 2ème cycle dans une discipline pertinente, vous avez acquis au moins 10 années d'expérience en gestion des technologies de l'information, en développement de systèmes administratifs et informatiques et en mise en application des résultats de la recherche.Bien au fait des derniers développements technologiques, vous entretenez un vaste réseau de contacts auprès des intervenants concernés.Ces qualifications alliées à votre leadership, à votre esprit d'innovation, à votre sens de l'organisation et à vos aptitudes en relations humaines vous donneront accès à un poste de prestige au sein d’un chef de file de la recherche appliquée qui travaille à l'amélioration de la productivité des entreprises québécoises.Faites parvenir votre curriculum vitae en toute confidentialité au 425 ouest, boul.St-Cyrille, Québec (Québec) GIS IS2.Veuillez référer au dossier 9242.Notre client offre des chances d'emploi égales pour tous.R./ACQUES PLANTE & ASSOCIÉS INC.Recherche de cadres 4 I 6 6 Le Devoir, samedi 2 mai 1992 A-9 U ACTUALITE INTERNATIONALE Les Noirs de plus en plus démobilisés Les émeutes influeront-elles sur La paix n’est pas pour demain entre les Israéliens et les Arabes les présidentielles de novembre ?Malgré l’insistance de Washington WASHINGTON (AFP) - Israéüens et Arabes ont une fois de plus échoué à; trouver le plus petit dénominateur commun dans leurs visions de la paix en dépit de l’insistance de Washing-tpn de les voir régler un conflit de 43 ans.Pendant quatre jours, négociateurs palestiniens, jordaniens, syriens, libanais et israéliens, réunis à Washington, ont échangé des documents de travail, donnant ainsi l’impression d’alimenter un véritable dialogue.Cette illusion a été renforcée par les déclarations optimistes de la délégation israélienne.Soucieux de faire bonne impression dans la campagne pour les législatives de juin, les délégués du gouvernement d’Yitzhak Shamir ont multiplié les commentaires sur le caractère « constructif » des négociations, en dépit des dénégations arabes.L’un des dauphins du Premier ministre, chef de la droite nationaliste, Benjamin Netanyahou, a qualifié cette session de «première véritable réunion de travail» depuis l’amorce du processus de paix il y a six mois.Sur le dossier le plus brûlant, le sort des territoires occupés, les Israéliens ont avancé une proposition: celle d’y tenir des élections munci-pjales.Et ils ont présenté cette initiative comme la base d’un processus démocratique aboutissant à des élections générales.Les Palestiniens, prêts à respecter lç souhait américain de parvenir, en un an, à la mise en place d’un statut Intérimaire dans les territoires occupés, souhaitaient discuter des deux documents sur l’autonomie de la Cisjordanie et de Gaza, présentés par les deux parties lors de la dernière session début mars.Le résultat de la nouvelle proposition israélienne a été de freiner la négociation.Le porte-parole palestinien Hanane Ashraoui a estimé que là 57 session des bilatérales a été «une perte de temps », et accusé les Israéliens de « manoeuvres dilatoi-rjes ».Les Palestiniens ont souligné que les municipales ont un caractère local et sont limitées à 30% des 1,7 million d’habitants de ces territoires.À la veille de la clôture des négociations, les Israéliens ont finalement admis que leur projet n’était pas au centre des débats.Dans leurs négociations avec la Syrie, les Israéliens ont affirmé que pour la première fois depuis le début du processus, les Syriens ont accepté un document de travail reflétant selon eux « la conception israélienne de la paix entre les deux pays (.) autrement dit la fin de l’état de belligérance, de toute forme de menaces et d’actes de violence, la cessation du boycott et la reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’Israël ».Les Syriens ont répété que les négociations n’ont fait aucun progrès depuis six mois, et que seule « la persévérance des Arabes et l’appui des co-parrains et de la communauté internationale » maintenaient la continuité du processus de paix.Le débat s’est échauffé là où on s’y attendait le moins, entre Israéliens et Libanais, à la suite de la lecture par un délégué israélien d’un communiqué menaçant implictement le gouvernement libanais en cas de refus de juguler les opérations anti-israéliennes menées à partir du sud du pays.Toutes les parties se sont entendues au moins sur un point: à la demande des Américains, elles ont toutes fait preuve d’une extrême discrétion en veillant à ne pas rendre publics les documents de travail qui ont été mis depuis lundi sur la table des négociations, contrairement à la session précédente.Les négociateurs ont définitivement quitté Washington, qui les a accueillis pendant quatre sessions depuis décembre, et se retrouveront à Rome, à une date encore indéterminée.Ils continueront cependant d’être suivis de près par les Américains, qui pour l'instant s’en tiennent à leur rôle «d’arbitre impartial».WASHINGTON (Reuter) — Le verdict du procès des quatre policiers blancs de Los Angeles fait craindre à certains que la communauté noire, déjà peu mobilisée par la campagne électorale en cours, se détourne encore plus du système politique américain.Il faudra attendre les six derniers mois conduisant à l’élection présidentielle pour voir si ces craintes se confirment.Mais les dirigeants noirs jugent que la participation, et non la démobilisation, doit être la réponse à ce verdict.« Il pourrait rassembler les électeurs noirs derrière certaines personnalités qui ont des mesures de réconciliation sociale à leur programme », estime Russel Owens, un spécialiste de la politique noire.« Mais à l’inverse, il pourrait dégoûter les gens au point qu’ils se désintéressent du processus politique », ajoute-t-il.« Le racisme, comme le montre cette décision de Los Angeles, se porte bien aux États-Unis», déplore Syd Finley, responsable pour Chicago de l’Association nationale pour la progression des personnes de couleur (NAACP).À la question de savoir si l’acquittement des quatre policiers blancs pourrait servir à rassembler politiquement la communauté noire, il répond : « J’ai l’espoir qu’il conduira les citoyens de base de ce pays à s’inscrire sur les listes de d’électeurs, à voter et à se maintenir informé ».La tendance, pour le moment, est contraire.La participation des Noirs à la campagne des primaires a été jusqu’ici bien inférieure à celle de 1988 et certains experts prédisent une poursuite de la baisse du vote des Noirs dans un système qu’ils jugent de moins en moins capable de répondre à leurs besoins.D’autres estiment que la baisse de la participation noire a été jusqu’ici limitée et invoquent des facteurs spécifiques, en premier lieu l’absence du charismatique pasteur Jesse Jackson de la course a l’investiture démocrate.PHOTO AP Le président George Bush a rencontré hier les leaders américains des droits civils à la Maison-Blanche.On le voit entouré du Dr Dorothy Height, présidente du Conseil national des femmes noires, et de John Jacob, de la Ligue! urbaine.« Il y a eu une forte baisse de la participation noire dans certains Etats cette année par rapport à 1988, mais sur l’ensemble du pays, elle n’a pas baissé autant qu’on pourrait le penser », déclare ainsi Everett Ladd, un analyste du Roper Centre de l’université du Connecticut.« Je ne pense pas que, en novembre, cela (le verdict de Los Angeles) constituera un facteur distinctif dans la décision des Noirs de voter ou pas», ajoute-t-il.« Il y a un désespoir qui existait bien avant ce drame.La frustration de croire qu’il n’y a pas de justice dans le système, qu’il n’y a pas d’emplois, qu’il n’y a pas d’espoir, n’incite pas à faire quoi que ce soit, malheureusement », déclare pour sa part le représentant Charles Rangel, démocrate noir de l’État de New York.« Nous pensons depuis toujours que ce serait plus productif pour les Noirs de participer d’une façon positive plutôt que d’incendier des im- meubles ou perdre des vies », ajoute-t-il.! Le nombre de Noirs élus à des pos-, tes de responsabilité continue d'augmenter aux États-Unis — il y a 24 Noirs au Congrès et 7000 élus à divers postes dans les États — mais le rythme de progression s’est nettement ralenti depuis les années 1970,' selon le Congressional Black Caucus.' CARRIERES ET PROFESSIONS L’Irak ne respecte pas l’embargo .Elle livre du gasoil à la Turquie |ffl UNIVERSITE O Q| 1 I LAVAL Faculté des lettres PROFESSEUR OU PROFESSEURE DE RUSSE Département de langues et linguistique POSTE À TEMPS COMPLET : Conditions d'engagement et traitement selon la convention collective en vigueur entre l’Université Laval et le Syndicat des professeurs de l’Université Laval.Date d'entrée en fonction : le 1er août 1992.DESCRIPTION DU POSTE : Enseignement dans les programmes d'études russes et de didactique des langues secondes ou étrangères et/ou de linguistique, notamment de cours de langue russe et de linguistique et/ou de didactique des langues.Recherche en didactique des langues et/ou en linguistique.Encadrement d’étudiants/es de 2e et 3e cycles.QUALIFICATIONS : Doctorat en linguistique russe ou en didactique des langues (dont le russe).Excellente connaissance du russe (niveau langue maternelle) et du français.Expérience de l'enseignement du russe et expérience de la recherche universitaire en linguistique.Dossier de publications dans l’un ou l'autre des domaines sus-mentionnés.Aptitude au travail en équipe.L’Université Laval applique un programme d'accès à l'égalité qui consacre la moitié des postes vacants à l’engagement de femmes.DATE DE CLÔTURE DU CONCOURS : le 29 mai 1992 Faire parvenir un curriculum vitae complet et à jour, un exemplaire des principales publications, ainsi que le nom, l'adresse de trois répondants/es et, le cas échéant, la liste des employeurs, à : Monsieur le directeur Département de langues et linguistique Faculté des lettres Pavillon Charles-De Koninck, 2289 Université Laval Québec G1K7P4 N.B.: Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, la priorité sera accordée aux citoyens/nes canadiens/nes et aux résidents/es permanents/es.Titte ville à, vivne Granby, municipalité dynamique de 40 OOO citoyennes et citoyens offrant un milieu privilégié de qualité de vie, est à la recherche d'une personne active et compétente.Bibliothécaire - service au public et adjointCe) à la direction CS” concours] Sous l'autorité de la directrice de la bibliothèque municipale, vous serez responsable de l'organisation et de la direction des activités reliées au prêt, à la référence et à l'animation culturelle.Vous effectuerez la promotion des services offerts, organiserez et animerez des activités et dirigerez le travail du personnel affecté au service au public.Titulaire d'une maîtrise en bibliothéconomie, vous possédez trois années d'expérience à titre de responsable d'un service au public.Habile en communication verbale et écrite, vous faites preuve d'un style énergique qui vous permet d'animer des activités et d'assumer la direction d'une équipe compétente.Votre salaire (40 000 i, en révision au 1" juillet prochain) ainsi que vos avantages sociaux sont établis en fonction de la politique de rémunération du personnel cadre de la Ville.Après un certain délai suivant votre engagement, vous devrez, au besoin, élire domicile à Cranby.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitce ou le formulaire de la Ville dûment rempli avant le 15 mai 1992, 16 h 30, à la Ville de Cranby, Service du personnel, concours 201, 87, rue Principale, Cranby (Québec) /2C 2T8.GRANBY ZAKHO, Irak (Reuter) — L’embargo de l’ON U contre l’Irak ne semble pas être respecté à la frontière turque où plus de 3500 camions chargés de gasoil attendent d’entrer en Turquie.Au poste frontière de Habor, l’odeur du gasoil se répand dans l’air.Les files de poids lourds s’étirent sur 10 km jusqu’à la ville irakienne de Zakho.« Je pense qu’il y a de 3500 à 4000 camions qui attendent ici », déclare un responsable des douanes irakiennes, Eghmir Ali Eghmour.« Nous allons devoir demander aux Turcs d'accélérer les choses sinon cela va être la paralysie », ajoute-t-iL Les camionneurs expliquent que les retards sont surtout dus aux autorités turques, qui imposent des formalités rigoureuses.« J’attends depuis quatre jours pour franchir la frontière », dit un chauffeur turc, Is-met Gunesh.Ces poids lourds ont acheminé vivres et médicaments dont la livraison est autorisée par l’ON U dans les régions sous contrôle gouvernemental et sous contrôle rebelle au Kurdistan.Ils repartent vers la Turquie chargés de gasoil.Ce commerce illicite permet aux camionneurs de réaliser de gros bénéfices en Turquie grâce à la faiblesse des cours du carburant en Irak.Dans les régions contrôlées par le gouvernement, ils paient les 1000 litres de gasoil 100 dinars (environ sept dollars au marché noir), dont 40 % sont versés sous forme de pots de vin.En Turquie, 1000 litres de gasoil représentent deux à trois millions de livres (300 à 450 dollars), selon les contacts dont dispose le camionneur dans les circuits de distri- bution.Avant de pouvoir livrer la mar-j] chandise, les chauffeurs doivent acquitter des droits, officiels ou non,; aux responsables kurdes comme aux j autorités turques.« Tout nos bénéfices partent en pots de vin et en suppléments que l’on nous fait payer », se plaint Ismet; i Gunesh.Ankara autorise officiellement l’entrée de 1500 litres de carburant au plus, mais ces mesures sont ra-1 rement appliquées.« Nous versons de pots de vin que j nous transportions ou non du gasoil, par conséquent la plupart d’entre nous ramènent 4000 à 6000 litres en Turquie », note un autre conducteur.« Ceux qui ont des appuis en Turquie peuvent en ramener autant qu'ils veulent», ajoute-t-il.Le trafic de gasoil, qui a débuté I l’an dernier, a connu son apogée au début de l’hiver, lorsque les poids lourds revenaient avec des cargaisons allant jusqu’à 20 000 litres de carburant.À la suite de plaintes, la frontière est restée quelque temps fermée.Mais le trafic a repris de plus belle ces dernières semaines.« Le trafic de diesel viole les sanctions de l’ONU.Aucun doute», estime un expert militaire occidental basé en Turquie.« Mais il y a également violation des sanctions avec la Syrie, la Jordanie et l'Iran.Au moins, les Kurdes tirent de l’argent de ce trafic», ajoute-t-il.Le long des routes du Kurdistan, les Kurdes proposent aux cammion-neurs leurs services pour réparer les véhicules.Ils leur vendent aussi des vivres, des boissons, des cigarettes, des vêtements et meme des souvenirs.Le chef des rebelles karens de Birmanie continue la lutte Chef de projets, Recherche clinique Industrie pharmaceutique Notre client est une société pharmaceutique de premier plan jouissant d'une solide réputation internationale.En raison de sa croissance et de promotions internes, il désire recruter un professionnel qui sera à la tête d'une partie de ses activités de recherche clinique à son siège social canadien établi à Montréal.La personne choisie sera responsable desessaiscliniquesdanslesdomainesdu système nerveux central et de l'endocrinologie.Secondée par trois adjoints, elle s’occupera plus précisément de la sélection des investigateurs, de la rédaction des protocoles de reclterche, de la supervision des professionnelsqui surveillent lesessaiset de la préparationdes rapports d'étude.Le candidat idéal, M.D.ou Ph.D.(ou l’équivalent), possède une connaissance approfondie de la neurologie ou de la neuro-endocrinologie.Une expérience en recherche clinique dans l'industrie pharmaceutique ou en milieu universitaire est essentielle.Les personnes intéressées 6ont priées d’envoyer leur curriculum vitæ à M.Ewald Cap à notre bureau de Montréal.MONTRÉAL : (514) 748-9373 100, boul.Alexls-Nlhon, bureau 408 Montréal (Québec) H1M 2N9 Télécopieur : (514) 748-2117 TORONTO: (416) 283-2181 Toronto Dominion Centre, bureau 2550 C.P.77, Toronto (Ontario) M5K 1E7 Télécopieur : (416) 367-1029 MANERPLAW, Birmanie (Reuter) — Le chef des rebelles karens de Birmanie a juré hier de poursuivre la lutte contre le gouvernement de Rangoun, qui vient de suspendre une offensive contre le quartier général des insurgés.Bo Mya a souligné que l’annonce, mardi, de la suspension de l’assaut lancé en janvier par l’armée n’équivalait pas à un cessez-le-feu.Il a estimé que l’armée lancerait une nouvelle attaque à la prochaine saison sèche.« Le seul point positif de cette annonce est que nous pouvons nous reposer pour le moment.Mais tant qu’ils resteront nos ennemis, nous continuerons le combat », a-t-il dit à Reuter à Manerplaw, quartier général des rebelles karens proche de la frontière avec la Thaïlande.L’armée birmane a commencé à se retirer des abords de Manerplaw et de Kaw Moo Ra, autre bastion rebelle situé plus au sud, après l’annonce de mardi par radio Rangoun.Selon des officiers karens, les tirs d’obus qui se sont poursuivis avaient pour fonction de couvrir leur retraite.La junte militaire avait mobilisé 10 000 hommes en janvier pour en finir avec la rébellion des Karens, qui dure depuis 43 ans.Rangoun a redoublé d’efforts après l’écrasement de l’insurrection des étudiants en 1988.Beaucoup de ces derniers se sont réfugiés dans les zones tenues par les Karens et se battent à leurs cotés.DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec f A-10 M Le Devoir, samedi 2 mai 1992 ÉDITORIAL Gare à la «substance» de Bourassa a LA VEILLE de son «pèlerinage» dans l’Ouest canadien, le premier 1 \ ministre du Québec a entrepris de grandes manoeuvres, intrigantes et inquiétantes.Ses propos lénifiants des dernières semaines, laissant entrevoir un retour prochain à la table constitutionnelle et un référendum sur les offres fédérales plutôt que sur la souveraineté, ont eu le don de soulager énormément le Canada anglais et de lui enlever une énorme pression : le Québec ne brandit plus, s’il l’a fait, le couteau sur la gorge.Toutefois, en se montrant aussi pacificateur et conciliateur, alors même que la partie est loin d’être gagnée, M.Robert Bourassa peut laisser croire que le Quebec problem est sur le point d’être réglé avec des concessions bien moins importantes qu’il y a quelques semaines à peine.Rien ne serait plus trompeur pour ses homologues de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, auxquels le chef du gouvernement québécois rend visite tour à tour, à compter d’aujourd’hui.Depuis l’échec du Lac Meech, il y a près de deux ans, M.Bourassa a respecté, du moins formellement, son engagement solennel de ne pas tenir de discussions multilatérales avec le Canada anglais et, dans l’attente de propositions acceptables, de se contenter de tractations bilatérales avec les autres gouvernements.Cette période d’attente, si l’on peut dire, a été marquée, de part et d’autre, par de multiples commissions et rapports.Au Québec, notamment, il y a eu « Le Québec libre de ses choix » (le rapport Allaire, intégré au programme du PLQ), et la Commission Bélanger-Campeau, qui a suscité la loi 150 et l’échéance référendaire du 26 octobre prochain sur la souveraineté.Ce qui n’a pas empêché M.Bourassa d’en prendre à son aise, de clamer de plus en plus haut son allégeance fédéraliste et de baisser graduellement la barre des revendications de son propre parti.Rien à redire à cela, inscrit dans les convictions de M.Bourassa et de son gouvernement.À la condition que l’un et l’autre ne renient pas leur double engagement, quant aux offres fédérales et quant au référendum sur la souveraineté.Or, c’est précisément là-dessus que le virage, largement prévisible, est amorcé et risque de coincer à nouveau le Québec entre Charybde et Scylla, entre le rocher des aspirations profondes des Québécois et la méfiance viscérale des autres provinces.À celles-ci, un moment alertées et désireuses de faire un bout de chemin sur la voie de l’accommodement, M.Bourassa parle désormais de nébuleuses « garanties de résultats », de « substance » du Lac Meech, de souveraineté partagée, d’actualisation et de raffinement de la stratégie québécoise.Ce qui a l’heur d’en apaiser plusieurs et de leur faire espérer que le Québec rentre enfin dans le rang.Mais qu’est-ce qui l’autorise donc à jeter autant de lest, en notre nom, et à nous faire croire que le double affront subi par le Québec, en 1982 et en 1990, est sur le point d’être lavé dans l’honneur et la dignité ?Il est vrai que l’ombre d’un consensus qui puisse être agréable au Québec commence à émerger lentement, sous la férule de M.Clark, des propositions fédérales de septembre dernier, du rapport Beaudoin-Dobbie, et des étapes qui ont suivi : les conférences sur l’unité, d’un bout à l’autre du pays et, dans la même veine, les réunions de ministres responsables et de hauts fonctionnaires, qui se succèdent à un rythme effréné, d’Ottawa à Saint-John, en passant par Halifax et Edmonton.Il en ressort, de fait, des compromis, fragiles et préliminaires, sur un certain nombre de points qui avaient fait les beaux jours du Il est prématuré que le Québec relâche la pression Lac Meech, jusqu’au naufrage de juin 1990.C’est ainsi que la notion de société distincte renaît vaguement de ses cendres, comme une espèce de concession au « folklore » québécois.De la même manière, les acquis de Meech concernant l’immigration, la Cour suprême, la limitation du pouvoir de dépenser, sont remis à l’ordre du jour.Mais la pomme de discorde fondamentale quant a la formule d’amendement et au droit de veto du Québec — dont M.Bourassa a répété à satiété qu’il était essentiel — reste aussi lourde que naguère.Toutes les provinces sont et doivent rester égales, vont répétant MM.Clyde Wells, Gary Filmon et une bonne majorité du Canada anglais, pour qui le fédéralisme asymétrique ne saurait avoir droit de cité que s’il ne veut strictement rien dire.De quelque manière qu’on tente de la cerner — ce qui est toujours compliqué avec un tacticien à l’ambiguïté congénitale — la démarche de M.Bourassa est troublante et risquée.Il y a cinq ans, est-il nécessaire de le rappeler, l’accord du Lac Meech réunissait les « conditions minimales » pour que le Québec réintègre le giron constitutionnel canadien.Aujourd’hui, avant même qu'Ottawa et les autres provinces accouchent d’une quelconque ébauche de document qui finisse par les her — encore que l’on sait douloureusement ce que vaut la signature de certaines provinces — M.Bourassa leur susurre qu’il se contenterait bien de la « substance » de Meech.Ce que ce terme on ne peut plus équivoque signifie pour lui, nul ne le sait; lui seul, en effet, s’autorise à en discuter avec son conseil et à en disposer, comme bon lui semble.Quand on se rappelle des tractations de la fameuse semaine du début juin 1990, à Ottawa, ce n’est guère rassurant.Il y a plus grave encore.Que M.Bourassa doive, a la veille d’une échéance inéluctable, actualiser et raffiner la stratégie québécoise, il faut en convenir volontiers.Mais qu’il baisse la barre alors même que l’on n’a même pas encore commencé à discuter d’un nouveau partage des compétences — au menu des revendications du Québec depuis 30 ans — et qu’il se contente, sur les autres points importants pour le Canada anglais, de ne pas réduire les pouvoirs du Québec, c’est ahurissant, voire aberrant.En quoi les consensus auxquels ministres et hauts fonctionnaires en sont venus à ce jour assureraient-ils un fédéralisme plus efficace et moins dominateur ?En quoi le fait de bien garder les buts, de façon si habile et rusée que ce soit, permet-il à une équipe de marquer des points et de remporter la victoire ?À vrai dire, à la suite de ses tête-à-tête avec la moitié de ses homologues, il était temps que M.Bourassa en fasse autant avec les autres, ceux de l’Ouest.Aux uns et aux autres, ça lui permet de rappeler les besoins et attentes du Québec, de vérifier leur compréhension et de tester leur ouverture d’esprit.La bonne volonté dont le Québec doit faire preuve à son tour doit s’appuyer sur du solide et du concret, non pas sur des approximations et des esquisses consensuelles.C’est, hélas, le cas à ce jour.Contre toute logique, le premier ministre du Québec a sauté prestement sur cet aléatoire rameau d’olivier pour apaiser les craintes qui — début de sagesse — commençaient à peine à donner des résultats, du moins verbaux.Il se veut rassurant à l’Ouest, montrant patte blanche.Il inquiète chez lui.Ça ressemble étrangement au scénario de 1971 et de Victoria.M.Bourassa dit oui à tout et à tous, jusqu’au jour où son opinion publique le force à dire non.M.Trudeau s’en rappelle encore.Cette fois, en plus des Québécois qui attendent enfin l’occasion de dire leur mot sur leur avenir, il y a des Clyde Wells — au fait, M.Bourassa ne l’a pas reçu à sa table d’Hy-dro-Québec et son homologue de Terre-Neuve ne l’a pas invité chez lui — qui se chargeront bien de le ramener à la dure réalité.Et nous avec lui.Avançons tous en arrière ! Cette semaine, avant même qu’il ne prenne l’avion pour Vancouver — avec son fidèle ministre Gil Rémillard, qui fait des exploits dans l’exégèse des propos sybillins de son chef — le premier ministre donnait la pénible impression d’être disposé à tous les compromis et marchandages imaginables, pour ne pas dire maquignonnages (à propos du Sénat, par exemple, échangeable contre une concoction sur la société distincte et la moitié d’un veto).La pierre est encore sur le tombeau de Meech, mais le Québec est prêt à s’attabler pour sauver le Canada à tout prix.À défaut de ronde Québec, vive la ronde Canada ! GILLES LESAGE LETTRES AO DEVOIR Le culte de Vexcellence LA CHRONIQUE de Robert Sansfaçon du 10 avril sur son ami Tanguay dit le joueur a suscité chez moi une réflexion sur la place faite aux gens qui ont un bon rendement au travail dans la société actuellement.Aujourd’hui, ceux qui performent ne rencontrent pas plus de difficultés à réussir dans la vie qu’hier.Les emplois ne manquent pas pour eux.Le changement se manifeste pour les gens qui affichent un bon rendement.En effet, le culte de l’excellence évacue les bons résultats, les bons travailleurs.On nous abreuve abondamment des performances des meilleurs.Leur portrait nous est brossé maintes et maintes fois.C’est le leitmotiv «travaille comme un compulsif ou crève» qui semble de plus en plus dominer.Le principe du tout ou rien.Le désir de travailler un honnête -10 heures/semaine afin d’obtenir de bons résutlats apparait dans un contexte pareil presque comme une tare, un vice abject.Certes, la recherche de l’excellence peut pour certains se conjuguer avec une vie saine et heureuse mais, pour la majorité, elle s’oppose à la recherche du bonheur et elle entraîne des tendinites tant au corps qu’à l’esprit (burn out).Elle condamne de larges segments de la population, « l’âme dans l’eau », à joncher les rues ou à s’allonger de longues heures devant des « psy en tout genre», ou à écouter ad nauseam les enregistrements de motivateurs ou encore à s’acoquiner avec la divine poudre blanche.Autre illustration du Québec à deux vitesses.Richard Blanchette Ste-Foy, 10 avril 1992 Qui va décider ?M.LE PRÉSIDENT de l’Association des chirurgiens généraux du Québec, il est possible que les personnes que vous avez la charge d’opérer et dont vous prenez soin soient majoritairement des personnes de 55 ans et plus et qu’elles soient souvent dans un état de santé précaire.Lors de l’opération ou à la suite de celle-ci, il peut malencontreusement se produire des complications et il est probable que certaines personnes ne puissent plus, de façon temporaire ou définitive, participer aux grandes décisions de leur fin de vie.C'est alors que survient un profond malaise tant chez les soignants que chez les proches.Quoi décider ?Quoi faire ?Qui va décider ?En prévision de telles situations, une nouvelle pratique tend à s’installer chez le chirurgien, une pratique par laquelle l’on demande de plus en plus a la personne qui doit être opérée comment elle veut être traitée si la lucidité la quittait, si la vie ne tenait plus qu’à un fil de machine.Vous portez certes la responsabilité de suffisamment informer le patient en lui faisant connaître les avantages, les inconvénients et les risques de l’opération.C’est cependant la responsabilité du patient de l’accepter ou de la refuser.S’il est de votre responsabilité de lui demander ses volontés de fin de vie, il est de sa responsabilité de vous manifester verbalement et par écrit, tant à vous qu’à ses proches, comment il veut être traité si le pire devait arriver.Le chirurgien doit absolument éviter de se retrouver dans une situation où il n’aura ni interlocuteur, ni directive du patient, et proposer aux personnes qui n'ont pas désigné de mandataire et rédigé de testament biologique de constituer de tels documents.Nous invitons votre Association à collaborer avec l'Association des hôpitaux du Québec, l’Association des centres d’accueil du Québec et l’Association des hôpitaux et centres d'accueil privés du Québec pour qu'il y ait une section spéciale Volontés de fin de vie, sur les formulaires de consentement à l’opération.Et tout cela, afin de permettre à chaque partenaire de cette relation importante, patient et chirurgien, à se rencontrer en toute lucidité, tant que cela est encore possible.Yvon Bureau Québec, 20 avril 92 La solidarité atlantique J’AIME LIRE LE DEVOIR parce qu'il laisse suffisamment d’espace aux journalistes pour discerner l’enjeu d’une question ou d’un événement.J’apprécie les chroniqueurs de la page éditoriale pour la possibilité qu’ils ont d’informer et d’opiner à la fois, même si je suis rarement d’accord avec leurs conclusions.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : LISE BISSONMETTE Rédacteur en chef et directeur de l'information Bernard Descôteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Roch Côté Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS Dans La solidarité atlantique (14 avril, page A-8), Sylviane Tramier nous présente la polémique concernant le rapatriement européen des troupes militaires canadiennes.J’aurais voulu qu’elle se range du côté progressiste et pacifiste du retrait plutôt que de se laisser charmer par les sentiments paranoïaques des spécialistes européens.En effet, nous n’avons pas à trouver qu’il est « dommage » que le Canada coupe des liens symboliques en fermant ses bases allemandes.Si c’est pour occuper les troupes à des missions de paix plutôt qu’à une vocation de « sécurité collective », il faut en féliciter l’initiative.La défense militaire motivant la course aux armements est loin d’être prioritaire lorsqu’on constate la santé des démocraties et de l’environnement sur la planète.Jean-Philippe Rheault Verdun, 14 avril 1992 Une occasion à saisir Ail ! COMME tout serait facile s’il n’y avait que Rosemère, ses fleurs, ses oiseaux et sa gentille population.Mais justement Rosemère est au Québec, et devient ainsi, à l’insu de ses habitants, une occasion à saisir pour ceux et celles qui ne cessent de s’en prendre à la loi 101 et à l’idée du Québec français.Nos adversaires, ceux d’Ottawa, ceux d’Alliance Québec, ceux de la Gazette.ont déjà arraché de nombreux morceaux à la loi 101.Mais cela ne leur suffit pas : leur appétit est phénoménal, exactement comme celui du lion britannique, sans lequel tout ceci ne nous serait pas arrivé.Ils cherchent maintenant à «obtenir» d’un même souffle, la langue de l'administration municipale comme aussi celle du travail.M.Reed Sco-wen, président d’Alliance Québec, l’a écrit noir sur blanc dans son fameux livre : tout ce qu’il consent pour la langue française, c’est le droit à la protection tandis que ce qu’il revendique pour l’anglais c’est le droit à l’expansion.Cela promet ! L'affaire de Rosemère ne serait rien si cette paisible banlieue était isolée du Canada anglais et ses red necks.Elle ne serait rien s’il n'y avait eu cette guerre qu’on fait à la loi 101 depuis 15 ans.Malheureusement, Rosemère fait bel et bien partie du « vrai monde » L’Office de ia langue française aussi le sait, et il ne doit pas l'oublier.En tout cas, le Mouvement Québec Français est là pour le lui rappeler.Nous serons là aussi le 24 juin dans les rues de Montréal pour dire, avec des dizaines et des dizaines de milliers de Québécois, à la face du monde, que ce en quoi nous croyons, ce pour quoi nous nous battons, c’est un Québec français — et non pas, et non plus, et non plus jamais un Québec bilinguisé.Guy Bouthllller Mouvement Québec Français Montréal, 14 avril 1992 /i3fâT/ S/ /7 /OS £n our ; Toi, c 'ést 2S Ohs Moi ?! nos T/rüD Yf / ______hanipl I-atouche_____J Le pays des coïncidences ji NOUS SOMMES les champions.Nous sommes les meilleurs.Et pas seulement en orthographe ou dans les dictées de ce bon M.Pivot.Lorsqu’il s’agit des coïncidences, nous ne donnons pas notre place non plus.Nous nageons sous les coïncidences.Nos journaux en débordent.On devrait en faire des conserves.Les exporter peut-être ?En Belgique ou en Suisse où l’on en manque terriblement.Je le répète encore une fois : les faits qui suivent sont tous des coïncidences.Pour les expliquer, il n’est pas question de faire appel à une quelconque orchestration dirigée par un obscur comité du Conseil privé, du genre de ceux dont on apprendra l’existence dans dix ans.Pas question non plus de laisser entendre que la multiplication récente des coïncidences, depuis trois semaines au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, correspond au signal de départ de la campagne référendaire.D’ailleurs, cette chronique elle-même est une coïncidence.Pour l’instant, on se contentera d’affirmer que ce Comité s’est probablement mis à l’oeuvre dès la mort de Meech et que sa création n’avait rien à voir avec les événements survenus au pays.Rappelez-vous Oka ?Cela reste sûrement la plus belle de nos coïncidences.Des comme celle-là, on n’en voit pas souvent.Croyez-vous encore que ce soit un simple hasard ?Oui ! Alors, téléphonez-moi au plus vite, j’ai ici un magnifique terrain à vous vendre « pas trop loin » de la mer en Floride.À deux ans de distance, on mesure bien jusqu’à quel point l’opération, une fois en marche, a été habilement contrôlée par Ottawa.Aujourd’hui, tout le dossier québécois a été évacué des négociations et on ne parle que des autochtones ou du Sénat.Il faut dire qu’on a tout fait pour se laisser mettre sur la voie d’évitement.Dès que M.Bourassa a annoncé que le fédéralisme était une question de vie ou de mort pour le Québec, sa crédibilité et sa force de négociation ont foutu le camp.ET PENDANT qu’on est sur le sujet des petites manoeuvres, il faut bien admettre que le gouvernement fédéral vient de nous en passer deux petites vites.Nos brillants journalistes les ont saisies au vol comme s’ils avaient trouvé les scoops du siècle.En effet, c’est intéressant, vous ne trouvez pas, cette annonce à l’effet que le gouvernement d’Ottawa espionnait les nationalistes québécois dans les années 1970.On en a su juste assez pour se mettre en appétit, mais trop quand même.On s’est aussi beaucoup indigné et on a crié au scandale (pas trop cependant, surtout pas dans les chroniques des columnists canadiens-anglais : comme s’il allait de soi qu’on pratique un tel espionnage).Mais est-ce bien là l’essentiel.Quelle façon subtile de rappeler à ceux dont les noms ont été mentionnés publiquement qu’il circule à leur sujet quelques dizaines de bobines de conversations incriminantes.Quel effet pensez-vous que cela a eu sur tous ceux dont les noms n’ont pas été cités et qui sont aujourd’hui présidents de compagnie et meme ministre.Je parie qu’on ne les retrouvera pas dans la campagne contre les pseudo-offres fédérales.Ils savent à quoi s’en tenir.Curieux aussi, le moment choisi pour ces autres révélations sur la chasse aux sorcières (j’avais le goût de faire une blague « politiquement incorrecte », mais je n’ai pas osé) déclenchée contre les homosexuels travaillant pour l’État fédéral.Une façon comme une autre de rappeler à des dizaines d’individus, des sous-ministres, des généraux, des ministres que si on a été capable de les avoir à l’oeil il y a dix ans, on est encore capable de répéter l’opération, et en plus grand, s’ils s’aventurent trop loin des sentiers battus.Encore un groupe qui va se la fermer dans les prochains mois.Et voilà qu’on apprenait cette semaine que l’une des 53 nations autochtones s’approvisionne en armes à même les surplus militaires nord- américains.Pensez-vous vraiment que j le gouvernement canadien n’est pas au • ; fait de cette situation ?Vous pensez aussi que l’armée canadienne n’a pas vu passer les camions d’armes ?Alors cette fois, vous êtes mûr pour ce réfrigéraeur « à peine utilisé » que j’ai dans ma cave.Et mardi de cette semaine, le premier ministre du Canada y est allé d’une petite mise en garde subtile aux gens de Hull.Un autre hasard.Plus • > question pour vous d’utiliser les ponts sur la rivière Outaouais si jamais vous votez contre les offres fédérales.J’espère seulement que celle-là, M.Rocheleau ne va pas la laisser passer sans répliquer.Je l’imagine se réveillant en plein milieu de la nuit à ce sujet.J ! Et puis, c’est sûrement une coïncidence aussi qu’on apprenne qu’une autre des 53 nations autochtones ,, est à ce point armée jusqu’aux dents , ; qu’il n’est pas question de lui faire ,, payer son compte d’électricité.Elle est pas mal : ils nous empêchent de i construire des barrages, mais ils veulent leur électricité gratuite.C’est évidemment un hasard si ce fait est porté à notre attention juste au début de l’été constitutionnel de la dernière chance.Mais, ferez-vous remarquer, tout cela va sûrement se retourner contre | eux (« eux autres », « ils »).Il y aura bien un prix à payer dans l’opinion publique pour ces tentatives d’orienter ,, le débat.Les journalistes et les médias québécois n’accepteront pas une deuxième fois de servir de courroie de transmission pour des discours sur les montagnes Rocheuses et les chèques de pension de vieillesse.TIENS, quelle coïncidence, mais ; tout cela survient au moment ; même où les journalistes du Canada anglais accusent ceux du Québec d’être à la solde des séparatistes.C’est fou ce que le hasard des luttes constitutionnelles fait bien les choses.Et les nôtres de se défendre calmement, raisonnablement, tout en s’excusant d’exister.On a certes feint la colère, mais la leçon a porté.On peut donc s’attendre dans les prochains jours à de multiples articles sur des dissensions au sein du Bloc québécois, au sein du PQ et entre le PQ et le Bloc.Pourquoi pas entre M.Parizeau et sa i moustache tant qu’à y être.D’ici deux r » semaines, on va certainement publier i un sondage montrant que le Parti • > libéral du Québec a repris la tête dans les sondages et devance maintenant le l ' Parti québécois par trois points.Le sondage de l’autre quotidien quant à lui va démontrer hors de tout doute que l’option de la souveraineté est maintenant en chute libre.Ne vous en faites pas, ce ne seront là que des coïncidences.(.On s’en fait toujours trop avec ces , J choses-là.Comme si une coïncidence en appelait une autre.Il n’y aura pas de campagne de relations publiques sur le thème du « retour en force » de Brian Mulroney.On ne verra pas Mila et les J enfants vantant les mérites de notre beau pays.Ce n’est pas vrai que la dernière publicité des anglophones du Québec suppliant leurs amis du Canada anglais de nous envoyer des télégrammes d’amour n’est qu’un prétest pour une beaucoup plus grosse campagne.Des rumeurs, tout cela n’est que rumeurs.Ce n’est pas dans le genre de nos médias de s’empresser de rendre public le rapport d’impôt de Lucien Bouchard, rapport qu’ils auront secrètement reçu d’une source bien placée.On peut dormir tranquille.Et cela, on le fait très bien, coïncidence ou pas.{
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