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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1992-04-24, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXXIII — No 95 Ennuagement.Max.12.Détail page B-6.Montréal, vendredi 24 avril 1 992 Toronto: 85cents 65* + TPS + TVQ La petite boite où l'on mange bien Salons privés 'g 3 J II ousvrt le dimanche .Ç S Le Québec souverain aura son «FBI» Parizeau dévoile son projet devant l’Association des policiers provinciaux ; • • Jocelyne Richer de notre bureau de Québec UN QUÉBEC indépendant pourrait s’enorgueillir de savoir sa sécurité assurée par une super-police nationale, véritable corps d’élite bâti à l’image du FBI américain.Cette nouvelle structure, qui chambarderait passablement les choses, élargissant pouvoirs et mandats des forces de l’ordre, intégrerait à la fois les effectifs de la Sûreté du Québec et les membres québécois de la Gendar- merie royale du Canada qui souhaiteraient en faire partie.Les Québécois intéressés jusqu’à maintenant par la vie offerte dans les Forces armées canadiennes seront pour leur part invités à vivre l’expérience militaire au sein des Forces armées québécoises, qui assureront la défense du territoire.Le projet de doter le pays du Québec d’une police nationale revue et corrigée est sorti de la bouche du chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, qui répondait hier à l’invitation lancée par l’Association des policiers provinciaux du Québec, réunis en congrès à Québec.Les policiers de la SQ commençaient à s’inquiéter du sort qui leur serait réservé advenant l’accession prochaine du Québec à la souveraineté.Fuyant l’atmosphère de « schizophrénie » actuelle entre le corps policier provincial et celui du palier fédéral, l’éventuelle police nationale du Québec assumerait en quelque sorte les fonctions présentement dévolues à la Sûreté du Québec et celles de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Tout l’entrainement de ces « Miami Vice » québécois serait orienté vers la constitution d’un corps d’élite, assumant des responsabilités de niveau national et délaissant le secteur municipal, a maintes fois répété M.Parizeau, qui prenait la parole devant quelques centaines de membres de la SQ, qui ont accueilli favorablement ses propos.« Si vous voulez un exemple infiniment plus important, plus articulé, pour être un peu concret, l’accent (sera mis) du côté du genre police fédérale américaine FBI », a dit le chef des troupes péquistes, conscient qu’il envisageait un scénario qui aurait « des conséquences considérables», et changerait «profondément » le visage de la sécurité publique au Québec.Cependant, si le Québec changeait de statut à court terme, la Sûreté du Québec ne serait pas apte, dans les conditions d’exercice actuelles et avec les équipements dont elle dispose, à assumer le mandat décrit par M.Parizeau, est d’avis le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, M.Jocelyn Turcotte, interrogé peu après l’allocu- tion du conférencier invité.Est-ce que le mandat de ce nouveau corps policier « englobera la responsabilité de la Garde côtière, les douanes, le trafic dans les aéroports ?demande M.Turcotte.C’est toujours emballant des nouveaux mandats.Par contre, ça peut amener extrêmement de mouvement de personnel et cela pose un gros point d’interrogation ».L’association souhaite que le Parti québécois mette sur pied sans tarder un comité pour étudier à fond toute cette question de Voir page A-4: FBI *vé y* • * » La ville de Québec n’a pas encore son cinéma IMAX mais il affiche tout de même sa première production : elle pourrait s’intituler « La trahison de Jean-Paul L’Allier», selon les défenseurs du patrimoine.Une exagération ?Jocelyne Richer résume l’histoire et en dévoile le dénouement probable.Page B-l Le maire de Québec dans le rôle du vilain Étudier à l’université coûtera plus cher Isabelle Paré LA MAJORITÉ des étudiants québécois verront l’automne prochain la facture de leurs frais de scolarité monter en flèche et bondir de 10 %, voire 16 % et même 30 % dans certaines universités québécoises.C’est qu’un nouveau règlement du ministère de l’Enseignement supérieur changeant les règles du jeu en ce qui a trait au financement des universités vient de donner le coup d’envoi à une série de hausses en règle des frais maximums exigés des étudiants dans de nombreuses institu-: tions.Le règlement en question fait en sorte que le montant des frais de scolarité perçu par les universités n’est plus lié aux subventions octroyées aux institutions.Auparavant, celles qui puisaient davantage dans la poche de leurs étudiants y perdaient en terme de subventions.Le règlement émis au mois de février vient donc de déclencher une vague, incitant les universités à hausser, voire à abolir les plafonds de facturation existants, entraînant du même coup un impact sur le montant exigé des étudiants inscrits à un nombre élevé de cours.Ainsi, l’Université de Montréal, qui a ouvert le bal la semaine dernière en haussant son plafond, sera suivie par l’Université du Québec à Montréal, l’Université Laval à Québec et l’École des Hautes Études Commerciales.L’Université de Sherbrooke et la Polytechnique étudient toujours la possibilité d’en faire autant, mais leur décision n’est pas encore arrêtée.À cette nouvelle règle vient s’ajouter l'indexation de 6 % décrétée par Québec pour 92-93 et, dans les cas de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke, une hausse de 10 % additionnelle dont se sont déjà prévalues les autres universités au cours des deux dernières années.À l’Université Laval, le coup sera particulièrement dur.Tous ces effets combinés entraîneront une hausse de près de 30 % des frais de scolarité pour la majorité des étudiants inscrits à 15 crédits (cinq cours).La facture passera de 575 $ en 1991-92 à 750 $ l’an prochain pour les étudiants inscrits aux 15 crédits nécessaires pour compléter leur bac en trois ans, et culminera à 900 $ pour ceux qui s’inscriront à six cours.Et cela, parce qu’en plus de la hausse de 10%, l’Université Laval a aboli son plafond actuel de 14 crédits et facturera désormais 50 $ pour chaque crédit additionnel auquel est inscrit un étudiant.À l’Université du Québec à Mon-tréal(UQAM), les effets seront moindres, l’ancien plafond de facturation étant fixé à 15 crédits.Toutefois, le montant maximal de 660 $ pour une session gonflera de 10 % pour atteindre 736$ pour les étudiants inscrits à cinq cours.Mais ceux qui voudront suivre six cours devront débourser jusqu’à 25 % de plus ou 883 $.À l’Université de Montréal, comme le rapportait LE DEVOIR la semaine dernière, l’impact du déplafonnement combiné à l’indexation atteindra 25 % dans les secteurs des sciences de la santé et à la faculté de droit, entraînant des coûts additionnels de près de 500 $ par année pour les étudiants.Pour ces derniers, les droits de scolarité bondiront de 685 $ à environ 960$.En portant son seuil de facturation maximal de 13 à 18 crédits, l’Université de Montréal se trouve également à toucher tous les étudiants inscrits à un régime normal de 90 crédits en trois ans dont la facture aug-Volr page A-4: Université Comment naissent les galaxies Des chercheurs croient enfin posséder la clé d'après AP LOS ANGELES — Un satellite de la NASA a découvert, aux confins de l’univers, de gigantesques vagues de matière, produites par l’expansion rapide qui a suivi le Big Bang, et qui apporteraient pour la première fois l'explication de la formation des galaxies.Si elle est confirmée, cette découverte fournira la réponse à l’une des questions les plus lancinantes qui se posait en cosmologie: comment, à partir d’un univers primordial parfaitement uniforme et homogène, la gravité a-t-elle pu former progressivement des grumeaux, à l’origine de la naissance des galaxies et des étoiles ?Faite grâce au satellite explorateur du fond cosmique (Cosmic Background Explorer, ou COBE), cette découverte vient couronner 28 années de recherche sur ce problème.« Ce que nous avons trouvé, c’est le témoin de la naissance de l’univers », a déclaré George Smoot, as-' trophysicien au laboratoire Lawrence de Berkeley (Californie).Smoot et ses collègues ont annoncé la découverte, hier, devant la Société américaine de physique à Washington.Si l’observation est confirmée, « ce sera l’une des plus grandes décou-.vertes du siècle.En fait, c’est l’une des plus grandes découvertes de la science », a déclaré le physicien Joel Primack, de l’Univesité de Californie à Santa Cruz.Pour Michael Turner, physicien de l’Université de Chicago, elle est « incroyablement importante » : « On ne saurait surestimer son importance.Ils ont trouvé le Saint Graal de la cosmologie.Si c’est exact, cela doit être certainement envisagé pour un prix Nobel.» Pour Smoot, ces vagues, qui sont des nuages de matière extrêmement vaporeux, nous montrent « les plus grandes et les plus anciennes structures de l’univers ».Elles s’étendent sur 94 milliards de billions de kilomètres (10 puissance 21), et datent de près de 15 milliards d’années — Voir page A-4: Galaxies Le Cirque de l’ozone Nathalie Petrowski S’il faut se fier à la vision du Cirque du Soleil telle que présentée dans leur tout nouveau spectacle Saltimbanco, les années 90 seront sérieuses, subtiles, colorées et légèrement cafouilleuses.C’est en tout cas le sentiment que l’on éprouvait hier soir sous le chapiteau bleu et or où avait lieu la première mondiale d’une oeuvre collective inachevée, encore en rodage, oeuvre qui a de la difficulté à décoller et qui gagnera certainement à être resserrée au cours des semaines à venir.Placé sous le signe de l’urbanité, campé dans une ville imaginaire à l’aube de l’an 2000 et mettant en scène quelque 38 artistes et acrobates du Québec jusqu’à la Russie en passant par Cuba, la République Dominicaine, l’Allemagne, le Portugal et la Chine, Saltimbano est probablement le spectacle le plus sérieux d’un Cirque qu’il faudra peut-être rebaptiser le Cirque de l’ozone, puisque le soleil n’a plus aussi bonne presse qu’avant et qu’il est de plus en plus mal vu, même par ses fidèles adorateurs.Cirque de l’ozone aussi parce qu’on ne peut carburer sur la magie et la naïveté éternellement et qu’arrive le jour où les enfants sont grands et doivent faire certains choix.Le Cirque du Soleil semble avoir fait ces choix-là en pariant sur l’art plutôt que sur la formule, en préférant l’audace à la répétition, quitte à courtiser une certaine confusion pendant la période de transition.Saltimbanco n’a pas l’enthousiasme ni l’énergie des premiers spectacles qui consacrèrent ce petit cirque venu du froid à travers les États-Unis, puis le monde.Le rythme est plus lent, la musique de René Duperé plus grave, la piste de cirque a disparu au profit d’une scène sinueuse en forme de plante ou de fleur.Les éclairages sont moins dramatiques.Les costumes, stylisés à souhait, ont définitivement quitté le réalisme.Et la cohésion, qui cimentait la mise en scène, s’est élaguée.En revanche, Saltimbanco, que le metteur en scène Franco Dragone qualifie de « work in progress » est un spectacle plus intérieur, plus subtil, un spectacle qui joue sur un fil dramatique aussi fragile qu’audacieux.Tout au long du spectacle, par exemple, une chanteuse à mi-chemin entre Klaus Nomi et une quelconque diva, divague en chantant dans une langue inventée qui ressemble à du latin mêlé à du serbo-croate.Au tout début, à sa voix se superpose celle Au trapèze, les jumelles Karine et Sarah Steben ont émerveillé le public entassé sous le chapiteau pour assister à la première mondiale de Saltimbanco, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil.d’un orateur invisible qui récite un texte dans la même langue qu’elle et qu’on aurait par moment envie d’assassiner.Entrent alors en scène les multiples personnages, Arlequins, clowns et Pierrots lunaires tous affublés d’un nez à la Cyrano.Ils sont menés par un enfant d’à peine 7 ans, le jeune Anton Tchelnokov, qui Voir page A-4: Le Cirque Québec devra aussi réformer les études secondaires S’attaquer aux cégeps ne suffit pas, estime le président du Conseil supérieur Caroline Montpetit LE PRÉSIDENT du Conseil supérieur de l’éducation, M.Robert Bi-saillon, estime qu’on ne peut procéder à une réforme de l'enseignement des cégeps sans examiner consciencieusement les problèmes fondamentaux qui prévalent au secondaire dans le système d’éducation québécois.Sans favoriser la tenue d’une commission d’enquête qui ferait table rase du système en vigueur actuel- lement au secondaire, M.Bisaillon reconnaît que l’école secondaire vit des problèmes profonds, et que chaque question soulevée quant à l’éducation des adolescents témoigne de malaises chroniques, notamment au plan de l’organisation du travail des jeunes.« Si l’on prend simplement le fait que les jeunes travaillent beaucoup à l’extérieur des cours, dit-il, on se demande s’il s’agit d’une cause ou d’un symptôme.Présentement, les jeunes ne sont pas du tout dans une situation d’expérimentation à l’école.Dans des avis passés, nous avons été très critiques des programmes actuels, notamment quant au temps consacré aux sciences et aux mathématiques.Il y a beaucoup de diagnostics sur la table et je pense qu’il faut qu’on accélère le processus de décisions ».De leur côté, dit-il, les cégeps font le plein de tous les diplômés du secondaire.Or, dans bien des cas, on engage ces jeunes dans des programmes collégiaux sans qu’ils aient bénéficié d’une formation suffisante au cours des années antérieures.« Parfois, les jeunes sont étonnés d’apprendre que leur diplôme d’études secondaires ne leur garantit pas des compétences suffisantes pour réussir au cégep.Ils estiment ue s’ils ont un diplôme, ils devraient tre suffisamment préparés, ce qui n’est toujours pas le cas », ajoute M.Bisaillon.À titre d’exemple, M.Bisaillon mentionne que les étudiants du collégial se plaignent de ne pas comprendre les questions lorsqu’on soumet un problème dans les cours de Voir page A-4: Études secondaires CL LU < O < O LU CL en SYNDICALISME RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 24 avril 1992 PARUTION le 1er mai DANS LE DEVOIR LE DEVOIR publiera le 1er mai, fête des travailleurs, son traditionnel cahier spécial sur le syndicalisme.En vingt ans, le mouvement syndical québécois a bien changé et les stratégies syndicales aussi.En mai 1972, on s’en souvient, c’était l’époque du syndicalisme de combat.Aujourd’hui, on pratique plutôt un syndicalisme de concertation.Ce cahier spécial examinera les formes de ce nouveau syndicalisme.On étudiera les mécanismes de participation au développement de l’entreprise qui se multiplient dans le secteur privé.L’emploi y est devenu priorité des priorités et on parle d’abondance de nouveau contrat social.Il examinera aussi les stratégies qu'adopteront les syndicats du secteur public pour protéger les acquis des dernières années. J A-4 M Le Devoir, vendredi 24 avril 1992 Manifestation Delors se fait conciliant devant la clinique de Morgentaler Josée Boileau APRÈS UN AN d’accalmie, les manifestations ont repris devant la clinique Morgentaler à Montréal.îlier matin, trois hommes et deux femmes ont manifesté pendant deux heures au moment où les patientes de la clinique se rendaient à leur rendez-vous.Ils défilent en priant et en portant des pancartes, mais ils ne tentent pas de bloquer l’accès à la clinique, se contentant de distribuer des dépliants contre l’avortement.« Mais leur simple présence dérange psychologiquement les femmes qui viennent nous voir », notait hier la porte-parole de la clinique, Mme Odile Loulou.Ces manifestants, peu nombreux mais assidus, sont là a toutes les semaines depuis la fin mars, sur la base d’un permis de manifester valable jusqu’à la fin avril.Il y a trois semaines, la manifestation avait pris un peu plus d’ampleur, réunissant 19 personnes.La clinique Morgentaler avait également été l’objet de vandalisme le 8 mars dernier, Journée internationale de la femme.Des vitres avaient été cassées et des fils de téléphone coupés.Les porte-parole de la clinique ne s’expliquent pas la raison de cette résurgence, qui a débuté bien avant les manifestations enregistrées au cours des derniers jours aux États-Unis.Dans ce dernier cas, l’affrontement entre les défenseurs et les adversaires de l’avortement se situe dans la foulée du réexamen du droit à l’avortement actuellement mené par la Cour suprême américaine, qui avait pourtant reconnu ce droit il y a 19 ans.Mais au Québec, aucun événement majeur ne vient expliquer ce retour des démonstrations devant la clinique fondée par Henry Morgentaler, symbole de la lutte pour l’avortement au Canada.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + FBI la sécurité publique dans le cadre d’un Québec souverain.Sauf erreur, c’était la première fois hier que M.Parizeau allait aussi loin dans la description d’une structure policière à réorganiser dans le cadre d'un Québec devenu souverain.Sécurité publique bien orchestrée, oui, mais pas question de bâtir un État policier dans un Québec indépendant, a pris la peine de mentionner M.Parizeau à ceux qui auraient craint les intentions péquistes à ce chapitre.La police nationale sera dégagée des interventions politiques, a-t-il dit en substance, elle sera responsable à l’État, assurant la sécurité de l’État, indépendamment des partis politiques quels qu’ils soient.En bref, un portrait de la sécurité provinciale et fédérale au Québec ressemblerait à ceci.La SQ compte 4500 policiers.On évalue par ailleurs à 1000 les effectifs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui proviennent du Québec.Quant à la présence militaire au Québec, assumée par les Forces armées canadiennes, elle est constituée de 41 800 individus (militaires de l’armée régulière, civils, miliciens et cadets), principalement répartis entre la base de Valcartier (où se trouvent près de la moitié des 11 000 militaires présents sur le territoire québécois), celle de Longue-Pointe dans la région de Montréal, celle de Saint-Jean-sur-Richelieu, où on trouve également le Collège militaire, et enfin la base de l’armée de l’air de Bagot-ville.Dans un Québec souverain, a expliqué le chef péquiste, la sécurité sera donc assurée par trois organismes différents : ¦ des Forces armées québécoises (terrestres, navales et aériennes) qui verraient à maintenir l’ordre dans des circonstances exceptionnelles, aideraient à assurer la défense civile en cas de catastrophe naturelle, et contribueraient au maintien de la paix dans le monde, respectant les engagements envers l’ONU; ¦ une police nationale, véritable corps d’élite, qui ferait « la fierté du Québec », selon le voeu exprimé par M.Parizeau, et qui serait présente sur tout le territoire, sauf dans les municipalités; ¦ une police locale présente dans la plupart des municipalités, exerçant des fonctions très spécifiques, adaptée aux circonstances et besoins de chacune, et « tout entière tournée vers le contact et le service aux citoyens ».C’est maintenant qu’il faut discuter de ces questions, a convenu le chef péquiste, pour ne pas se retrouver dans une situation où le Québec deviendrait souverain sans trop savoir de quelle façon il entend assurer sa sécurité.Il n’a cependant pas abordé la question des coûts de transition ou ceux associés à la création d’un nouveau corps policier « d’élite ».Il n’a pas non plus soufflé mot du rapatriement des installations et équipements militaires.Sur la question de la présence policière sur les territoires habités par les autochtones, son idée n’est pas faite.Demain, ce sera au tour du ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, M.Claude Ryan, de venir traiter de questions de sécurité devant les policiers de la Sûreté du Québec, en faisant valoir un tout autre point de vue.4 Le Cirque multiple les grimaces avant de rejoindre son père et sa mère dans un numéro d’acrobatie et de contorsion impressionnant.Les enfants ont toujours été rois au Cirque du Soleil, portant dans leur sourire et leurs mouvements maladroits tout l’espoir de la jeunesse.Celui-ci cependant porte quelque chose qui n’a rien d’innocent, quelque chose de grandiose et d’affolant, comme un chien savant à qui on a volé son enfance.Sa présence à elle seule donne le ton.Les acrobates, trapézistes et fil-de-féristes qui lui succéderont, seront de la même trempe, sauf pour les jumelles Steben, qui en bonnes québécoises qu’elles sont, se lanceront sur le trapèze avec l’ardeur intempestive des téméraires.Bien que leur technique ne soit pas toujours à point, les jumelles Steben compenseront par leur bonne humeur et leur enthousiasme.Les plus beaux numéros et plus techniquement parfaits, viendront en deuxième partie.La fil-de-fériste chinoise Sun Hongli fera mentir tous les déséquilibrés de la terre.Juchée au sommet du chapiteau, en équilibre précaire sur un double fil de fer, cette acrobate exemplaire ne ratera pas un seul pas sur la lame de rasoir.Même phénomène pour les Alexis Brothers, deux acrobates et contorsionistes, beaux comme des dieux, musclés comme des sculptures de Rodin et à ce point précis, qu’on pourrait les regarder évoluer pendant des heures.Au bout de trois heures de spectacle, le cou tendu vers la voûte chapiteau, le regard lessivé par le flot continu des couleurs, on ne saura plus très bien si on est encore au cirque, dans un entre-deux mondes ou sur un bateau qui en rade du Vieux Port s’en va lentement mais sûrement vers un nouveau continent.4 Galaxies presque l’âge attribué à l’univers — soit 300000 ans après le Big Bang.Ces vagues auraient été créées par l’expansion rapide de l’univers, explique Smoot.Des qu’elles se sont formées, la densité de l’univers primordial a cessé d’être uniforme, donnant la parole à la gravité qui a agglutiné des concentrations de matières jusqu’à former des étoiles, des galaxies et des amas de galaxies.« Ce que nous avons trouvé lève un mystère majeur et révèle pour la première fois les graines primordiales qui se sont développées por former l’univers moderne », a déclaré John Mather, directeur de la mission du satellite au centre Goddard de la NASA à Greenbelt (Maryland).« On apprend comment l’univers «•«s**: LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 Administration.(514) 844-3361 Rédaction.(514)842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sons frais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal.Extérieur (sans Irais).Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement, Montréal QC H2Y IXI (514) 844-5738 t-800-463-7559 Chantal Hébert de noire bureau d'Ottawa DANS CE QUI constitue une première lueur d’espoir pour les agriculteurs du Québec et de l’Ontario, le président de la Commission économique européenne Jacques Delors a entrouvert la porte hier au maintien des offices de commercialisation agricoles canadiens même si un accord au GATT finit par proscrire de façon générale de tels mécanismes.De passage à Ottawa, Jacques Delors a en effet indiqué qu’un éventuel accord au GATT, destiné à régulariser le commerce international, pourrait prévoir des exemptions destinées à accommoder temporairement du moins des situations d’exception.« Les ministres du gouvernement canadien ont expliqué la spécificité de la situation des agriculteurs d’ici d’un bout à l’autre du monde.Je comprends complètement le problème canadien, a-t-il déclaré sous les yeux visiblement satisfaits du premier ministre Brian Mulroney.Je préfère une entente globale avec 10 % de dérogation que pas d’entente du tout.Dans le 10 %, il pourrait y avoir le cas canadien.» Jusqu’à cette prise de position d’un des deux principaux gros joueurs agricoles en présence au GATT (les États-Unis sont l’autre partie), le Canada désespérait de trouver les appuis suffisants pour préserver ce qui constitue le coeur du système agricole québécois.Le projet d’accord à l’étude dans le cadre des négociations du GATT proscrirait en effet les offices de commercialisation agricoles.Or, au Canada, la production de lait, de poulets et de dindons, de même que celle des oeufs est régularisée.Concentrés en Ontario et au Québec, ces industries constituent l’essentiel de l’activité agricole des deux provinces.Selon le projet actuel, ils seraient rayés de la carte, affirment les experts, en six ans.Jusqu’à présent, parmi les quelques 108 pays membres, seuls le Japon et une poignée d’autres pays s’étaient ralliés à la position canadienne.Mais si, hier, le président de la CEE semblait particulièrement ouvert à des amenagements, tout indique que le Canada doive bénificier d’un simple sursis et pas d’un régime d’exception destiné à se perpétuer à long terme.« Je ne suis pas dogmatique du libre-échange.St j’avais été un dogmatique de la construction européenne, on n’aurait jamais fait le grand marché, a en effet expliqué Jacques Delors mais en précisant du même souffle : Il faut aller progressivement.» Quoi qu’il en soit, cette ouverture a toutes les chances de satisfaire aux impératifs politiques fédéraux.À défaut de pouvoir assurer de façon permanente la survie des offices de commercialisation, le Canada est en effet particulièrement soucieux de ne pas les voir irrémédiablement condamnés en plein débat sur l’unité canadienne.s est formé à partir d’une explosion pratiquement sans aspérité pour devenir quelque chose réparti entre d’énormes amas de galaxies et dans d’énormes espaces vides.» Les observations faites par le satellite viennent par ailleurs étayer la théorie selon laquelle jusqu’à 90 % de l’univers est constitué de matière invisible.Depuis son lancement en 1989, le COBE a effectué plus de 300 millions d’observations.Il a notamment étudié le rayonnement fossile, issu des premiers moments de l’univers, vestige de la « lueur d’après le Big Bang ».COBE y a trouvé des écarts imperceptibles de température.Ces différences correspondraient aux vagues des confins du cosmos, c’est-à-dire à de légères différence de densité de la matière aux bords du monde.Selon Smoot, la vague la plus courte s’étend sur 500 millions d’années-lumière.Jusqu’ci, la plus vaste structure connue de l’univers était le « grand mur », arc de galaxies s’étendant sur environ 200 millions d’années-lumière.4 Études secondaires philosophie.En français, ils n’ont pas d’habitudes de lecture et n’ont pas de méthode de travail.Pour pallier le problème de la qualification des jeunes du collégial, le gouvernement devra, selon le président du Conseil, ou modifier la structure d’accueil des cégeps, ou solidifier la formation fondamentale offerte au secondaire.« Nous allons souligner à la commission parlementaire sur l’avenir des cégeps que les objectifs de scolarisation ne peuvent être fixés au collégial sans qu’on s’attarde à la scolarisation au secondaire.Ce qui se passe au secondaire a des effets sur les cégeps, d’une part, à cause décrochage, et d’autre part, parce CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE M St-JauiijM Montréal Ouéto: h?y 3x?hi (514) 845-7874 Tél : (514) 98 R O B I C ' " ///>//// / j! s/r , //,////,y,/•/, .) Dans l’entourage du premier ministre, on s’inquiète de ce que la déchéance des offices de commercialisation fournisse des munitions supplémentaires à la cause souverainiste à la veille d’un référendum au Québec.Le gouvernement fédéral est particulièrement sensible, indique-t-on aux attaques du Bloc québécois et du PQ qui l’accusent de sacrifier l’agriculture québécoise à celle de l’Ouest en voulant signer d’éventuels accords au GATT.Dans cet esprit, l’ouverture du président Delors serait susceptible, si elle se concrétise, de tirer une sérieuse épine du pied fédéral.Pas surprenant donc, qu’hier, alors 2ue le president de la Commission conomique européenne indiquait que loin de vouloir laisser tomber le Canada, ces déclarations étaient de nature à lui donner satisfaction, les Mulroney, Bouchard et Blais affichaient de grands sourires, ponctuant d’exclamations les déclarations de leur invité.Au Québec, entretemps, la solution d’un délai pour se conformer à un éventuel nouveau régime au GATT compte déjà des adeptes.L’Association des manufacturiers a ainsi proposé récemment la notion d’une période d’acclimatation.L’AMQ parlait alors d’un délai de 10 ans pour refaire le visage du système agricole au Québec.Plusieurs autres questions ont été abordées au cours de cette rencontre à laquelle assistait également le président en exercice de la CEE, le premier ministre du Portugal, M.Anibal Cavaco Silva, qui s’est porté à la défense de ses compatriotes.La surpêche « n’est pas un problème bilatéral entre le Canada et son pays, a-t-il soutenu, mais entre le Canada et la CEE », tout en admettant « qu’il y a des bateaux portugais dans ce secteur (Atlantique du Nord-Ouest) ».Le premier ministre du Portugal en appelle à la « volonté politique » des négociateurs pour trouver une solution à la satisfaction de tous les partis.Mercredi, le Canada avait accepté de s’en remettre au comité d’experts scientifiques de l’Organisation des pêches de l’Atlantique du Nord-Ouest pour évaluer la situation des espèces.Hier, M.Delors s’engageait au nom de la communauté a tenir compte des résultats.En soirée, à Montréal, M.Delors a pris la parole devant quelques 500 membres et invités de la Conférence des chambres de commerce européennes au Canada, en présence notamment du président du Conseil du Trésor, M.Gilles Loiselle, du ministre québécois des Affaire intergouvemementales, M.Gil Rémillard.Après avoir tracé les grandes li- fnes de l’histoire de la Communauté conomique europeénne qu’il dit se diriger de plus en plus maintenant vers une union politique, il a souhaité un renforcement des relations entre le Canada et l’Europe des Douze.M.Delors doit rencontrer aujourd’hui le premier ministre Robert ‘Bourassa à Montréal.que beaucoup de jeunes du collégial arrivent insuffisamment préparés et prennent beaucoup de temps à s’orienter», dit-il.Du côté du collégial, le Conseil supérieur recommande à la ministre Robillard d’intégrer une formule de session transitoire entre le secondaire et le collégial.« Il y a deux sortes d’étudiants qui vivent des problèmes au collégial : ceux qui sont mal orientés et ceux qui n’ont pas les acquis suffisants pour poursuivre leur formation », explique-t-il.A ce chapitre, le Conseil soulignait récemment qu’un élève sur quatre change de programme après son inscription au niveau collégial.Or, selon M.Bisaillon, l’orientation des jeunes de niveau secondaire est d’autant plus difficile que ces jeunes ne sont pas appelés à choisir un nombre suffisant d’options en cours de route.« Au secondaire, poursuit M.Bisaillon, les jeunes consomment plus de connaissances qu’ils ne sont en période d’expérimentation.Arrivés au collégial, ils se plaignent qu’ils n’ont pas appris à travailler et n’ont pas de méthode.Les autorités gouvernementales ont tous les éléments en main pour procéder à une réforme de l’enseignement secondaire, et il suffirait d’une volonté politique solide pour les appliquer».4 Université mentera d’environ 16% pour atteindre 806 $, en raison de l’effet combiné de l’indexation et du « déplafonnement ».Les étudiants des Hautes Études Commerciales ne seront pas non plus épargnés par ces ajustements à la hausse.Là, l’élévation du seuil de 12 à 15 crédits grossira les frais étudiants de près de 25 % en portant le coût d’une session de 570 $ à 757 $.Pour les étudiants à la maîtrise ou au MBA, le montant dû ne variera qu’en raison de l’indexation et grimpera de 795 $ à 843 $.À l’Université de Sherbrooke, on s’attend à ce que les frais fassent aussi un bond de 16%, par l’effet cumulé de l’indexation et de la hausse de 10% non réclamée depuis 1990.En bref, le montant exigé pour une session passera de 585 $ à 682 $ pour les étudiants à temps complet, et les étudiants à temps partiel seront facturés 50 $ pour chaque crédit cumulé.En raison du fardeau que fera peser ces deux mesures sur les étudiants, la direction hésite toujours à se prévaloir du nouveau règlement qui lui permet désormais de changer son seuil maximal de facturation sans être pénalisée, a fait valoir hier M.Kenneth Johns, vice-recteur à l’administration.La décision sera prise au cours des prochaines semaines.Aux universités McGill et Concordia, aucune mesure de « déplafon- Guadalajara : le président Salinas ordonne une enquête d’après Reuter, AFP et AP GUADALAJARA, Mexique — Le président Carlos Salinas de Gortari a ordonné hier une enquête sur de possibles négligences criminelles dans les explosions de gaz qui ont fait plus de 200 morts, 1500 blessés et plus de 15 000 sans-abri à Guadalajara.Le président n’a pas donné de précisions, mais Armando Morquecho, porte-parole du gouvernement de l’État de Jalisco dont Guadalajara est la capitale, a déclaré que la société pétrolière nationale Petroleos Mexicanos (Pemex) était au nombre des entreprises visées par l’enquête.« Les investigations en cours concernent aussi Pemex », a-t-il dit à Reuter.Le président Salinas a dit avoir ordonne aux autorités judiciaires d’enquêter sur « d’éventuelles négligences criminelles de la part de responsables publics».« J’ai donné instruction au procureur général de présenter, dans les 72 heures, un rapport sur les enquêtes relatives aux causes (.) et un exposé clair des responsabilités », a dit le chef de l’État aux journalistes à l’aéroport de Guadalajara, au terme d’un bref déplacement sur les lieux de la catastrophe.La deuxième ville du Mexique a été mercredi le théâtre d’une quinzaine d’explosions souterraines qui ont détruit des dizaines de bâtiments dans un secteur comprenant une vingtaine de pâtés de maisons.Un peu avant les déclarations de Carlos Salinas, le directeur-gérant d’une huilerie privée avait nié que sa société soit responsable des explosions.Après la première explosion, des responsables de Pemex et d’autres firmes gouvernementales avaient dit qu’un solvant liquide hautement inflammable, l’hexane, avait été déversé dans les égouts de la ville par l’huilerie en question, l’Acei-tera La Central.« Ils nous accusent et nous tiennent responsables, mais ils ne donnent aucune preuve », avait dit mercredi aux journalistes son directeur José Morales Doria.Dans une interview à la radio, il a souligné hier matin que son entreprise opérait depuis 40 ans sans incident à Guadalajara et qu’il n’avait jusqu’ici fait l’objet d’aucun chef d’inculpation.Pemex avait nié auparavant que les explosions aient été causées par des infiltrations d’hydrocarbures dans le réseau d’égouts.Armando Morquecho a noté que beaucoup d’habitants avaient signalé que des odeurs de ce type émanaient des égouts avant les explosions.Un responsable de la Croix-Rouge a annoncé à Guadalajara que le bilan des victimes dépassait les 200 mercredi soir, et des stations de radio ont avancé le chiffre de 227 hier ma- tin.Mais le gouverneur de Jalisco, Guillermo Cosio Vidaurri, a déclaré aux journalistes que le nombre de morts officiels s’élevait à 180 environ, hier en milieu de journée, et que 1200 habitations avaient été soufflées par les déflagrations.Durant la visite du président Salinas, soldats, policiers et volontaires poursuivaient les opérations de déblayage des rues dévastées, formant des chaînes humaines pour enlever quantité de briques tandis que le chef de l’État s’adressait aux habitants encore frappés de stupeur.Le maire de Guadalajara, Enrique Dau Flores, a jugé improbables des négligences de la part des autorités locales, bien que des personnes se soient plaintes d’une forte odeur de gaz deux jours avant les explosions.Un homme dont la maison a été quasiment rasée a dit à Reuter que des pompiers étaient venus vérifier les lieux où l’on signalait une odeur de gaz mercredi et avaient déclaré aux habitants qu’ils n’avaient rien à craindre.« Il y a trop peu d’explications pour un trop grand nombre d’explosions », écrivait hier en première page le quotidien Siglo 21, de Guadalajara.D’autres journaux titrent : « Guadalajara exige que les coupables soient punis » ou « Qui est responsable ?» Par ailleurs, les autorités n’étaient pas en mesure de dire, hier, si tout danger était ou non écarté, 24 heures apres la série d’explosions qui a détruit plusieurs quartiers de la ville mercredi.Un des fonctionnaires chargés de l’enquête sur les explosions, qui a requis l’anonymat, a répondu alors qu’on lui demandait si le danger persistait hier en milieu de journée : « Nous ne savons pas.Nous travaillons, mais nous ne savons pas».De même, le vice-procureur de l’État de Jalisco, Arturo Zamora, a déclaré à l’AFP qu’il serait très risqué de dire si une nouvelle explosion pouvait ou non se produire.Le chef de la police municipale, Servando Sepulveda, s’est borné à déclarer qu’il n’y avait « pas de péril imminent » dans le secteur du dépôt d’essence.Dans plusieurs endroits de Guadalajara, des gens se sont plaints hier de fuites et d’odeurs de gaz et d’autres combustibles, mais aucune information officielle sur l’évolution de la situation n’a été donnée.À l’aide de gros tuyaux, des équipes de la PEMEX ont déversé dans les collecteurs d’eaux usées de grandes quantités d’eau et d’un produit destiné à neutraliser les combustibles.C’est dans les égouts que s’était produite mercredi la série d’explosions qui a ravagé plusieurs quartiers.La région de Los Angeles craint un gros séisme LOS ANGELES (Reuter) — Le tremblement de terre de forte intensité qui s’est produit mercredi soir dans la région de Los Angeles a ravivé les craintes de tous les habitants de la région quant au « gros » séisme que tout le monde attend.La secousse, qui a fait une vingtaine de blessés, a provoqué des dégâts mineurs dans une partie importante du sud de la Californie et a été ressentie jusqu’à Las Vegas, à 320 km au nord-est.Elle a été suivie d’une centaine de répliques hier.Sa magnitude a atteint 6,1 sur l’échelle de Richter et son épicentre se trouvait à 177 km à l’est de Los Angeles, dans la région de Desert Hot Springs.Les sismologues ont estimé à 5 % les chances qu’une secousse d’une intensité de 7,5 sur l’échelle de Richter se produise dans les trois prochains jours.Le tremblement de terre qui avait ébranlé San Francisco en 1989, faisant 270 morts, était d’une intensité de 6,9.Plus le temps passe, plus les risques de voir cette secousse — le « big one».comme tous les Californiens l'appellent — se produire dans les 72 heures sont réduits.nement » n’affectera les étudiants cette année, ces deux institutions ayant toujours imposé aux étudiants une facture proportionnelle au nombre de crédits cumulés, sans égard à un plafond.Tout ce charhbardement, a expliqué hier un sous-ministre adjoint, fait en sorte que le ministère met un terme à une formule complexe de « péréquation » qui prévalait depuis des années entre les universités.La totalité des frais de scolarité perçus par ces dernières était autrefois répartie à chacune d’elles en fonction de leurs dépenses et au prorata de leurs étudiants.En bref, explique-t-on au ministère, certaines universités se trouvaient à profiter du fait que d’autres percevaient plus de frais de leurs étudiants qu’elles-mêmes.Maintenant chacune des universités conservera ses propres ressources, et personne ne sera perdant, indique-t-on au ministère.Conclusion, les étudiants qui ont profité d’une réduction pendant que d’autres payaient à leur lace devront maintenant mettre les ouchées doubles pour rattraper l’écart qui s’est accru au cours des années entre les frais exigés par les universités.Le séisme, ressenti à 21 h 51 (locales) et pendant une minute, a été assez puissant pour fissurer les plafonds et les fondations de certains immeubles, briser des vitres et couper plusieurs lignes téléphoniques.24 avril par la PC et l'AP 1990: la violence éclate sur la réserve amérindienne d'Akwesasne alors que des Warriors s’affrontent pour les profits des maisons de jeu du côté américain de la réserve.Quelque 400 personnes doivent être évacuées; la navette spatiale Discovery est mise en orbite dans le but de déployer le té-léscope Bubble.1988: France: François Mitterrand arrive largement en tête au premier tour de l’élection présidentielle devant Jacques Chirac et Raymond Barre.1980: décès de la duchesse de Windsor qui était âgée de 90 ans.1982: le premier ministre brilani-que, Margaret Thatcher, réunit son cabinet de crise pour examiner la situation créée par l’oé-cupation des Iles Malouines par les Argentins.1981: comme il l’avait promis pendant sa campagne électorale, le' président Reagan lève l’embargo en vigueur depuis 15 mois sur les exportations de céréales vers.l'Union soviétique.1978: la Chine lance son premier satellite.1970: une nouvelle constitution entre en vigueur au Portugal.1975: une loi spéciale met fin à la grève dans les ports de Montréal, Québec et Trois-Rivières.1907: le cosmonaute soviétique Vladimir Komarov trouve la mort à son retour sur Terre, le parachute de sa cabine s’étant mis en torche.Ils sont nés un 24 avril: Saint Vincent de Paul, prêtre français (1576-, 1660); l’inventeur anglais Paul Cartwright (1743-1823); l’écrivain anglais Anthony Trollope ( 1814-1882); le maréchal Philippe Pétain (1856-1951); le chorégraphe français Roland Petit (1924-); l’actrice américaine Shirley MacLaine (1934 ); l'actrice et chanteuse américaine Barbra Streisand (1942 ); la journaliste de télévision française Christine Ockrent (1944 ); le chanteur français Dick Rivers (1946 ).1
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