Le devoir, 26 mars 1992, Cahier B
CAHIER SOCIETE Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 N* Le retour du vidéothéâtre Le Centre international d’art contemporain (CIAC), qui présente jusqu’au 26 avril l’exceptionnelle exposition Dialogues, regroupant des oeuvres de femmes appartenant à la banque du Conseil des arts, propose au visiteur de s’attarder quelques instants dans son vidéothéâtre où 11 bandes sont projetées.Page B-3 Misères des camps familiaux Les temps sont durs pour les gouvernements et les contribuables.Les pourvoyeurs de fonds serrent la vis et laissent filtrer l’argent au compte-gouttes, le plus souvent aux dépens d’associations et d’organismes touristiques qui doivent imaginer de nouvelles façons de gérer de nouvelles sources de revenus pour ne pas disparaître.Page B-5 N icaragua, récolte amère Entre les contras qui réarment, une crise économique qui frappe toujours la population de plein fouet, la présidente Violeta Chamorro se tourne aujourd’hui vers ses anciens adversaires.Deux ans après la défaite historique des sandinistes, Stéphane Chah-four rapporte un témoignage du Nicaragua.Page B-8 La collection Abrams Après le Rijksmuseum d’Amsterdam et l’Albertina de Vienne, le Pierpont Morgan Library de New York présente, jusqu’au 26 avril, la collection Maida et George Abrams de dessins hollandais du XVIIe siècle.Plus de 120 oeuvres sur papier d’une soixantaine d’artistes.Maurice Tourigny a visité l’exposition.Page B-3 Les médecins dans l’oeil du cyclone L’énorme déficit de la CSST les concerne.Mais, s’ils font partie du problème, ils ne sont pas associés à la recherche d’une solution Jean Francoeur LES MÉDECINS se retrouvent dans l’oeil du cyclone déchaîné par le déficit de 792 millions de dollars de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) pour l’année 1991.À leur corps défendant.Car, ironie de la situation, jamais la profession médicale n’a réclamé pour ses membres les prérogatives que le législateur a confiées au médecin traitant (celui «qui a charge du travailleur», dit la loi) lors de la refonte de la loi des accidents du travail et des maladies professionnelles en vigueur depuis l’été 1985.("était là une revendication des centrales syndicales à laquelle le gouvernement péquiste avait fait droit, rappelle le Dr Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec.11 est tout naturel que les travailleurs accidentés en soient venus à identifier dans les rangs de la profession les médecins les plus sympathiques à leur cause.En période de récession et avec le taux de chômage actuel, dresser une liste des médecins les plus « compatissants », c’est presque tenter le diable, dit-il.D’où une certaine complaisance que dénonce depuis plusieurs mois le président du Conseil du patronat du Québec.Il faut revoir les lois qu’administre la CSST pour s’assurer « que le médecin traitant n'abuse pas du régime, en étant trop débonnaire avec les travailleurs accidentés ou soi-disant accidentés », commentait vendredi dernier M.Ghislain Dufour.Le président-directeur général de la CSST s’en inquiète aussi.M.Robert Diamant déclarait à la presse qu’il faudrait encadrer mieux le processus des décisions médicales, allant jusqu’à dire qu’il s’agissait là du « facteur le plus important à revoir».' Le Dr Clément Richer, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, n’écarte pas cette hypothèse.« Assoyons-nous et discutons-en », dit-il.Le Dr Richer reconnaît que la conjoncture exerce d’énormes pressions sur ses membres.Sans qu’il soit question de fraude érigée en système (comme c’est le cas dans certains États américains), le régime place le médecin dans le rôle difficile de devoir juger à partir de symptômes largement subjectifs.« La douleur, par exemple.Tout le monde n’a pas le même seuil de tolérance », dit-il.Arguant que la CSST fait du médecin son bouc émissaire, Mme Céline Lamontagne, vice-présidente de la CSN et membre du conseil d’administration de la CSST, affirme de son côté que les syndicats s’opposeront farouchement à la réouverture de la loi de 1985 et ne reculeront jamais sur le principe de la prépondérance accordée aux conclusions du Sans qu’il soit question de fraude érigée en système, comme c’est le cas dans certains États américains, le régime place le médecin dans le rôle difficile de devoir juger à partir de symptômes largement subjectifs.médecin traitant à toutes les étapes du processus d’indemnisation des accidents du travail.Cette fin de non-recevoir publique survient au moment même où le Conseil consultatif du travail et de la main- d’oeuvre, dont le président de la CSN est membre, discute d'amendements possibles.Selon les dispositions de la loi actuelle, le médecin fait le diagnostic, précise la date de la consolidation de la lésion, définit la nature, la nécessité, la durée et la suffisance du traitement, détermine le pourcentage d’atteinte à l’intégrité physique ou psychique de la victime et évalue ses limitations fonctionnelles.Dans tous ces cas, les conclusions du médecin choisi par le travailleur lient les décisions de la CSST.Non seulement la profession médicale n’avait rien réclamé de tel, mais ses représentants avaient été pratiquement absents du processus, ministériel et législatif, de refonte de la loi entre 1983 et 1985.Là-dessus, le Dr Richer rappelle que le ministre d’alors n’avait pas tenu compte de ses objections touchant la notion entièrement inédite de « consolidation » que le législateur voulait introduire.Jusque-là les médecins avaient acquis une certaine expertise pour juger de la capacité d’un accidenté de retourner au travail.Mais la loi, telle que refondue, lui demande de préciser « la date ou la période de consolidation », un concept dont la définition n’est pas si claire, à savoir « la stabilisation d'une lésion professionnelle à la suite de laquelle aucune amélioration de l'état de santé du travailleur victime de cette lésion n’est prévisible ».Allez savoir.Cette réforme — qui faisait du médecin traitant le pivot de tout le régime — s’est faite sans la participation de la profession elle-même.Quant à l’application de la nouvelle loi, pour bien des médecins elle s’est résumée à la réception à leur cabinet d’une grosse enveloppe brune contenant les nouveaux formulaires à remplir.ou à faire remplir par leur secrétaire.Faut-il s’étonner que, cinq ans plus tard, la CSST ait inscrit à son plan de redressement l’objectif de « sensibiliser la communauté médicale» à l’importance pour la CSST de disposer d’informations complètes et de bonne qualité, et cela dans les meilleurs délais (certains médecins font cela par « batches »).Parmi les mesures retenues à cet effet, la CSST a entrepris des démarches auprès des facultés de médecine pour qu’elles intègrent à la formation des résidents en médecine familiale (omnipraticiens) un cours sur les aspects médicaux, juridiques et administra- La profession médicale n’a jamais réclamé pour ses membres les prérogatives que le législateur a confiées au médecin traitant.tifs des deux textes de loi qui fondent le régime québécois de santé et de sécurité au travail.Les médecins spécialisés sont également impüqués, en deuxième ligne et à titre d’experts.Interrogé sur leur rôle, le Dr Robert Marier, qui a accédé il y a tout juste un an à la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, nous a déclaré qu’il avait demandé à ses actuaires et conseillers juridiques d’examiner la situation.Il réserve pour plus tard ces commentaires.Autre objet d’étonnement : alors que le dérapage financier de la CSST défraie les manchettes depuis l’été dernier et que les « partenaires » (CSST, patronat et syndicats), à la demande du ministre du Travail, ont déjà amorcé un effort de révision de la loi, les représentants de la profession médicale ne sont pas associés à cette démarche.Les porte-parole de la corporation professionnelle et des deux fédérations syndicales (omnipraticiens et spécialistes) nous le confirment : ja- mais le gouvernement ne les a approchés en ce sujet, ni la CSST, ni les associations patronales et syndicales.Par ailleurs, une table de concertation réunit depuis cinq ans des représentants de la CSST et des fédérations médicales.On y discute notamment de la tarification des actes médico-administratifs et de quelques autres questions, tel l’arbitrage médical.Cette table tient cinq ou six séances par année, mais jamais elle Voir page B-2 : Médecins Réflexion sur la Scandinavie 1) Existe-t-il encore une troisième voie ?Henry Milner collaboration sfiéclalv LA SCANDINAVIE a été très affectée par l’effondrement des pays d’économie planifiée de l’Est et de l’URSS.Le choc s’est immédiatement fait sentir en Finlande, par exemple, où 20% du commerce de ce pays avec l’URSS a tout simplement disparu entraînant une crise économique importante.Mais l’effet de cette crise du socialisme s’est aussi répercuté en Suède, en Norvège et au Danemark où a été ébranlée la confiance en l’avenir de la social-démocratie.Le style Scandinave de gouvernement n'a pas soulevé beaucoup d’intérêt dans les anciens États communistes.Le ministre des Finances tchécoslovaque, Va- clav Klaus, est même allé jusqu’à dire : « La troisième voie (social-démocrate) mène au tiers monde ! » En septembre dernier, les Suédois ont remplacé les sociaux-démocrates par une coalition de partis de droite dirigée par le conservateur Cari Bildt.« Un vent conservateur souffle de l’Est, déclara celui-ci en prenant le pouvoir, et c’est l’un de ceux qui ne laissera pas les institutions social-démocrates intactes.» Le manque d’intérêt des anciens pays communistes pour la social-démocratie est tout naturel, ajoute Bildt, « entre le succès et l’échec, il n’y a pas de troisième voie ».La troisième voie entre le capitalisme et le socialisme est pourtant celle qu’a suivie la Suède depuis les années 30.Seulement aujourd'hui la deuxième voie, la voie socialiste, ne semble plus viable.Ceci pose aux pays nordiques un problème.C’est une chose, en effet, pour de petites nations relativement périphériques que de bâtir un modèle original entre les deux principaux systèmes économiques et une autre de se retrouver tout d’un coup représentant de la seule alternative possible.Ce rôle est d’autant plus délicat que les conditions économiques et politiques actuelles des pays nordiques ne sont pas favorables.La croissance est moins forte qu’ailleurs et la jeune génération a tendance à prendre les bénéfices de la social-démocratie pour acquis.Celle-ci considère les règles et les compromis sur lesquels s’est bâtie la social-démocratie pendant trois générations comme démodés et rigides.La jeunesse suédoise a les yeux tournés vers l’Europe communautaire où elle semble puiser des espoirs d’accomplissement.Les Suédois ne se réclament pas d’un « modèle ».Les Finlandais pour leur part n’ont jamais imaginé en avoir la prétention, tandis que les Norvégiens et les Danois n’ont jamais été à l’aise à l’idée que le modèle serait particulièrement suédois.Néanmoins, entre 1930 et 1990, tous ces pays ont développé des institutions qui combinent prospérité économique et élimination de la pauvreté.Que se passe-t-il donc aujourd’hui ?N’y a-t-il plus de seconde voie, de vision d'une communauté productive qui n’abandonnerait pas un quart de sa population à la pauvreté et à l’ignorance, de même que la gé- nération future à la dégradation environnementale et culturelle ?Les politiciens et administrateurs des pays nordiques ont refusé un tel système et ont fait fonctionner des économies qui étaient à la fois productives et justes.Tenant les renes du pouvoir, les gouvernements sociaux-démocrates ont tôt compris que le remplacement du marché par l’État n'est pas une solution.Au lieu de’ nationaliser, ils ont mis en place des instruments qui améliorent les conditions de vie de ceux qui se trouvent au bas de l'échelle sans compromettre l’efficacité économique.Pourquoi alors tourner le dos à cette expérience ?La raison en est que les sociaux-démocrates Scandinaves n’ont jamais fait une analyse en profondeur des principes qui ani- maient leurs réformes.En effet, en abandonnant dans leur pratique politique la lutte des classes, ils ne se sont pas dissociés du discours des so-cialistes de salon.Ceux-ci les voyaient comme des alliés de leurs revendications pour le progrès social et de leur credo anti-productiviste, alors que pour les sociaux-démocrates suédois, l’efficacité économique est essentielle à l’avancement social.Aujourd’hui, le monde communiste disparu, les sociaux-démocrates ont perdu leurs faux-fuyants.Ils doivent maintenant intégrer les principes du marché aussi fermement dans leurs programmes et slogans politiques.Objectivement, cette tâche est possible.Il suffit d’induire une série de principes de base à partir de leurs Voir page B-2 : Scandinavie DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 27 mars 1992 PARUTION le 4 avril DANS LE DEVOIR LE DEVOIR lance cette année un nouveau cahier spécial sur le développement régional.Le Québec, ce n'est pas que Montréal.Ce sont aussi 16 régions qui ont toutes des attraits économiques, sociaux et culturels pouvant contribuer à entraîner la province sur la voie d'un développement durable à long terme.Le développement régional est devenu une priorité.Le Québec vient de déposer sa politique axée sur une nouvelle structure de soutien au développement régional, basée sur la concertation du milieu.Ce cahier spécial se propose de faire avec toutes les régions un bilan des actifs et de regarder avec chacune leurs perspectives d'avenir.Nous tenterons de cerner quelles sont les forces et les faiblesses des régions et les atouts sur lesquels chacune d’entre elles doit miser pour profiter au maximum de la carte de la compétitivité, clé du succès. B-2 M Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 4 Scandinavie propres expériences réussies.En pratique toutefois le procédé est plus difficile.Cela implique de reconnaître les erreurs faites lorsque ces pratiques ont échoué.Le programme généreux de congé de maladie en est un exemple.Les sociaux-démocrates suédois ont fait l’erreur dans les années 70 de « trop » améliorer les indemnités de congé de maladie invitant ainsi beaucoup de gens à rendre des congés injustifiés.Dans le contexte d’un marché du travail très tendu à la fin des années 80, il en est résulté un abus systématique.Les gens qui n’avaient pas généralement tendance à sur-utiliser les programmes publics se sont mis à le faire, simplement parce que tout le monde le faisait.Le nouveau premier ministre conservateur de la Suède, Cari 'Bildt, s’empressa d'ailleurs de faire en sorte que les deux premiers jours de congé de maladie ne soient plus payés.Ce qui distingue les sociaux-démocrates suédois de leurs collègues Scandinaves c’est qu’ils se sont habitués à gouverner seuls depuis les années 60.Ils n’ont donc pas eu à se mouvoir dans le jeu complexe des ¦coalitions.Ce ne fut pas le cas en Norvège où les sociaux-démocrates, même en 4 Médecins n'a été saisie du dossier tel qu’il se 6ose maintenant à la CSST, dit le Dr licher.Les médecins font partie du problème, mais ils ne sont pas partie à la recherche d’une solution.Le problème c’est que la durée d’indemnisation (consolidation médicale et réadaptation) était de 47,1 jours dans les états financiers de 1989 et de 73,9 jours en 1991 (elle sera peut-être même de plus de 80 jours, lorsque tout aura été comptabilisé).Les décisions prises par les médecins ne sont pas le seul facteur en cause.Ainsi, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) souligne la responsabilité des employeurs qui, « majoritairement », ont fait le choix de la non-réintégration des travailleurs accidentés.Dans le même ordre d’idée, la CSST émettait lundi un •communiqué de presse faisant état d’une lettre envoyée à plus 18 500 établissements et à 14 000 médecins soulignant le droit de l’employeur d’« assigner temporairement» un travailleur en attendant qu’il devienne capable de reprendre l’emploi qu’il occupait avant son accident ou tout au-Tre emploi convenable.Ironiquenent, ce « droit » de l’employeur est assujetti à certaines con-'ditions dont celle d’avoir obtenu, au ^préalable.l'accord du médecin qui •a charge de ce travailleur.Un formulaire spécial est disponible à cet effet ! minorité, sont aujourd’hui les seuls capables de former un gouvernement stable principalement parce que les partis du centre et de droite sont divisés sur le thème de l’adhésion à la CEE.La condition du succès du gouvernement de Gro Brun-tland réside dans sa recherche constante du compromis afin d’éviter la polarisation idéologique.L’art du compromis est aussi bien développé du côté des sociaux-démocrates finlandais.Ils ne recueillent qu’environ un quart des votes et doivent donc toujours se mouvoir au sein de coalitions.Ils doivent organiser les réformes sociales et économiques autour de la contrainte constitutionnelle qui veut que toutes les lois budgétaires soient approuvées au deux tiers de la Chambre.En ce moment, le nouveau chef des sociaux-démocrates finlandais, Ulf Sundqvist, se voit supplié de rejoindre la coalition gouvernementale pour aider à créer le consensus nécessaire afin de sortir du marasme une économie qui a diminué d’environ six pour cent en 1991.Les sociaux-démocrates danois sont dans une position similaire à celle des Finlandais.Ils ont réussi à demeurer le plus grand parti mais ont dû faire du sur-place ces dernières années tandis que la coalition conservatrice de Poul Schluter semble mieux pouvoir administrer le consensus que les sociaux-démocrates ont institué.Ironiquement, il semble qu’actuel-lement l’État-providence suédois soit plus contesté que ne le sont les autres régimes de ce type.Les sociaux-démocrates suédois pour leur part ne sont pas certains de la direction à prendre.La plupart des leaders politiques de cette formation voudraient conserver leur ligne directrice tout en gardant la porte ouverte à une éventuelle collaboration avec les libéraux ou les centristes.Toutefois il est difficile de ne pas succomber à la tentation d’adopter un style d’opposition « à la britannique » où tout ce que fait le gouvernement est mauvais.Cette position est d’autant plus attrayante que la Suède subit l’effet d’une récession prolongée.Il est beaucoup plus facile en effet, de tenter de plaire aux partisans en recourant aux vieux slogans sur la solidarité ouvrière que d’essayer d’expliquer pourquoi et dans quelles circonstances ces slogans ne rendent plus le service qu’ils ont déjà rendu.Il est peut-être trop tôt toutefois pour porter un jugement aussi sévère car des comités sont déjà en place pour proposer des changements dans les buts et la stratégie du parti social-démocrate.Les élections suédoises ont lieu tous les trois ans mais on ne peut être optimiste quant à un retour en force des sociaux-démocrates.Comme nous le verrons demain, l’alternance possible semble bien tourner autour d’un gouvernement de centre-gauche ou un gouvernement encore plus à droite.L’Écosse tentée de prendre le large Laurent Zecchinl l.e Monde ÉDIMBOURG - L’année de l’É-cosse sera 1993.Derrière les façades toutes d’austérité victorienne de la « capitale », comme dans les villages des Highlands, chacun le pressent.Et le 9 avril prochain, jour du scrutin parlementaire dans tout le Royaume-Uni, sera sans doute le Rubicon d’un nouvel avenir institutionnel.Même les plus « unionistes» d’entre les Écossais concèdent que, cette fois-ci, un point de non-retour sera vraisemblablement franchi.Ensuite ?On entre dans le domaine de l’inconnu, de l’improvisation.Deux scénarios sont possibles : la « dévolution », c’est-à-dire une large décentralisation administrative, politique et économique, ou — plus tard peut-être — l’indépendance.Mais le statu quo, le maintien de l'Écosse comme « province » du Royaume-Uni, semble déjà appartenir au passé.À la poupe des ferries qui remontent la rivière Clyde, comme sur le donjon crénelé du château d’Edimbourg, la croix de Saint-André (blanche sur fond bleu), patron de l’É-cosse, flotte insolemment, rappelant que si elle s’insère depuis 1606 dans l'Union Jack, elle pourrait bien s’en extraire.Après tout, le traité d’union de l’Écosse au Royaume ne remonte qu’à 1707.La date, pour les nationalistes écossais, est quasi mythique : « C'était une union libre », rappelle le dirigeant du Parti nationaliste écossais (SNP), Alex Salmond.« L’Écosse, insiste le chef de file des démocrates-libéraux, Malcom Bruce, n'a pas été conquise, occupée, dominée.C’était une décision souveraine entre deux États souverains ».Là-bas, au sud de la « frontière », ils en ont longtemps plaisanté : le nationalisme écossais tenait du folklore, il était à ranger avec l’attirail des kilts, des cornemuses et de « Nessie », le « monstre » du Loch Ness.Le romantisme des « cousins de province » du Nord était associé au vain combat d’un héros national, Bonnie Prince Charlie, qui, en 1746, décida d'envahir l’Angleterre.Mais les rires aujourd’hui se sont tus.Le premier ministre lui-même, John Major, a donné aux indépendantistes un brevet de respectabilité en prévenant que la séparation se traduirait par le « chaos » pour l’Écosse, mais aussi pour la Grande-Bretagne, puisque l’Union pendant près de trois siècles fut, affirme-t-il, mutuellement profitable.Des maillots.australiens La vérité est qu’un nombre grandissant d’Écossais ont le sentiment que ces « Anglais » volontiers domina- « Dévolution » ou indépendance ?Le scrutin du 9 avril apportera peut-être la réponse.En tout cas; à Edimbourg, on ne veut plus rester une simple province du Royaume-Uni mm Twgut Jill Minth Dornoch r'^-o^Elgin lyornou V ns • Boimon! Ihôrdton- O .V Dundtt/j Okon r IRDl Edinburgh Motkorwod^T^A « Nous » avons toujours notre propre système éducatif et judiciaire, ainsi que notre Église (presbytérienne), et nous recevons proportionnellement plus de fonds du gouvernement que celui-ci n’en dépense en Angleterre ».Le premier ministre lui-meme brandit la carotte et le bâton : impossible, affirme-t-il, d’obliger les Écossais à rester au sein du Royaume s’ils ne le veulent pas.Après lé scrutin, ajoute-t-il avec une ambiguïté voulue, « nous ferons le point ».La tentative de conciliation apparaît d’ores et déjà désespérée, tant est forte l’hypothèse d’une déroute électorale des conservateurs en Écosse, avec ou sans victoire nationale.Quelle « légitimité politique et démocratique » restera-t-il alors au gouvernement, et où celui-ci trou-vera-t-il les quatre ou cinq parlementaires nécessaires pour constituer, et représenter le ministère chargé de l’Ecosse ?En Angleterre ?On imagine le tollé.Comment, dans ces conditions, éviter de donner aux Écossais le droit de « gouverner leurs propres affaires » ?En cas de victoire travailliste, le processus de la dévolution sera engagé.Il supposera bien des ajustements.Les pressions seront fortes à Westminster pour réduire la représentation écossaise : sur une base strictement démographique, l’Écosse, avec ses 5,1 millions d’habi- ranges Hr tants, ne devrait représentants communes.pas avoir plus de 58 la Chambre des IRLANDE Dumfrioo pii leur «identité».En octobre dernier, lors de la Coupe du monde de rugby, après la défaite des Écossais devant les Anglais, il y eut, à Twickenham, la finale contre l'Australie.Les sup-porteurs écossais sont venus.après avoir revêtu le maillot des « Kangourous ».Anecdote, bien sûr.Mais U y en a cent de la même eau.Le 9 avril, les Écossais vont prendre leur revanche : déjà, les partisans du maintien dans l’Union (le Parti conservateur) sont ultra-minoritaires, ne détenant plus que neuf sièges sur les 72 qui représentent l’Écosse aux Communes.Les adeptes de la dévolution se taillent la part du lion (48 sièges pour les travaillistes, 10 pour les démocrates-libéraux), laissant cinq sièges aux amis d’Alex Sal- Pour des vacances sur mesure en Allemagne et en suivez le guide.Le Guide de voyages et l’Écono-guide Lufthansa ont de quoi rendre vos vacances en Allemagne et en Autriche aussi agréables, flexibles et économiques que possible.À commencer par les tarifs les plus bas de toutes les lignes aériennes régulières desservant l’Allemagne.Ajoutez à cela 7 jours de location de voiture gratuite, grâce au programme flyDRIVE de Lufthansa avec ses 16 différents itinéraires routiers; ou une remise de 50 $ par personne, avec le programme fly RAIL de Lufthansa et son choix de 22 forfaits de train.Et que dire du séjour : 600 hôtels de qualité dans plus de 200 villes, où vous pouvez réserver à l’avance ou en cours de route.Suivez le guide, et vous passerez les meilleures vacances sur mesure qui soient.Obtenez votre exemplaire gratuit dès aujourd’hui chez votre agent de voyages.mond, partisans d’une « indépendance dans l’Europe».Vivace, le sentiment national écossais s’est alimenté des erreurs du parti au pouvoir.La responsable, bien des Écossais de l'establishment la reconnaissent, fut Margaret Thatcher : « Elle a totalement ignoré les aspirations, les traditions et la culture, l’histoire et les besoins de l’É-cosse», assure Harry Conroy, président de la Convention nationale écossaise, qui unit les partis travailliste et démocrate-libéral.« On nous a accusés d’être des « Celtes trop subventionnés».Un exemple, parmi d’autres : la poll-tax, l’impôt local honni 3ui accéléra la chute de la « Dame e fer», fut d’abord introduite en Écosse, comme s’il s’agissait de tester un produit dangereux dans une région reculée de l'« Empire ».Ces derniers mois, la question écossaise s’est enflammée, avec la publication d’un sondage qui indiquait — un peu légèrement — que 50% des Écossais demandent l’indépendance.D’un seul coup, le gouvernement a été confronté à une perspective funeste : l’« éclatement» du Royaume-Uni.Un autre sondage a ramené la volonté d’indépendance à de plus justes proportions : 30 % pour, 46 % en faveur de l’élection d’une Assemblée écossaise dotée de pouvoirs budgétaires, et 18% seulement pour le maintien du statu quo.Ian Lang, ministre chargé de l’Écosse, semble mener un combat d’arrière-garde : « C’est un phénomène (celui du nationalisme) qui prend de l’ampleur et décline selon les années, au fur et à mesure que les gens réalisent les difficultés et les risques qu’il suscite », dit-il.Ian Lang (« Je suis Écossais.et britannique») plaide un dossier devenu douteux : « Le traité de 1707 protège les intérêts écossais : L’Europe des régions Le Labour est évidemment inquiet d’une telle perspective : sans le renfort de ses députés écossais, il pourrait se voir priver d’une majorité de gouvernement.Et si une Assemblée régit les affaires de l’Écosse, au nom de quoi les parlementaires écossais auraient-ils le droit de continuer à voter des lois « anglaises » à Westminster ?Ce débat, la West Lodhian Question, est peut-être le plus fondamental, parce que lourd de conséquences : il donne des arguments à ceux qui prétendent que la dévolution mènera inévitablement à l’indépendance.Le SNP, pour sa part, fera de la campagne pour l’élection de l’Assemblée locale un référendum sur la question de l’indépendance, tout en monnayant son éventuel soutien à un gouvernement travailliste : « Ce ne sera pas bon marché », prévient Alex Salmond.La dévolution, les travaillistes le reconnaissent, ouvre la boîte de Pandore.Comment éviter que les velléités autonomistes des Gallois, enhardis par l’exemple écossais, ne s’affirment ?Comment maintenir l’Irlande du Nord dans l'Union, voire empêcher d’autres régions du Royaume-Uni de rêver à ce fédéralisme intégral que propose le Parti libéral-démocrate ?Malcom Bruce insiste : « Il est quand même étrange que ce gouvernement s’obstine a voulbir obliger la population d’Irlande du Nord à avoir un Parlement dont ellé ne veut pas, tout en empêchant celle de l’Écosse d’avoir le Parlement qu’elle réclame ! » Les nationalistes, mais aussi JeS travaillistes et les démocrates-libéraux, ont depuis longtemps pris cbh-tact avec les élus d’autres régions d’Europe qui bénéficient d’une large autonomie par rapport au pouvoir central, la Catalogne espagnole en particulier, mais aussi les Lânder allemands.Cette « Europe des régions » sert de repère aux partisans de la dévolution.Mais c’est à l’Europe tout court que se réfère Alex Salmond : « Les Écossais ont re gardé autour d’eux et ils se sont demandé s’il n’y avait pas une autre dimension, plus large, plus profitable pour l’Écosse, qu’à l’intérieur du carcan du Royaume-Uni »., Ottawa émettra des règlements plus sévères sur les produits contre le soleil OTTAWA (PC) — Plusieurs produits contre le soleil actuellement sur le marché sont presque inutiles et parfois dangereux, ont convenu des experts réunis pour une conférence sur les maladies reliées aux rayons ultraviolets.À cette occasion, le ministre de la Santé Benoît Bouchard a annoncé qu’il réglementera ces articles, afin que les Canadiens sachent à quoi s’en tenir.Les lotions solaires dont le facteur de protection solaire (FPS) est inférieur à 10 ne devraient même pas être sur le marché parce qu’elles ne protègent à peu prés pas, a affirmé le dermatologue David MacLean, de l’Université de Colombie-Britannique.De tels écrans solaires bloquent les rayons ultraviolets-B (UVB), responsables des coups de soleil à court terme, mais ne protègent aucunement contre les ultraviolets-A (UVA), qui dessèchent la peau et peuvent provoquer le cancer, a-t-il expliqué.À sa connaissance, il n’existe d’ailleurs que deux écrans solaires dotés d’un facteur de protection de 15, qui bloquent effectivement les UVA, sur le marché.Toutes les lotions solaires ayant un FPS de 30 protègent contre les UVA.Quant aux verres fumés, les spécialistes ont souligné que certains font plus de tort que de bien parce qu’ils engendrent une impression de sécurité trompeuse, permettant à l’oeil de se dilater, mais sans bloquer réellement les ultraviolets.L ‘ nt de plus en r w raviolets, que l’amincissement de la couche d'ozone laisse passer en plus grande quantité.Ces rayons peuvent causer le cancer de la peau, des cataractes et endommager le système immunitaire.Pour que les Canadiens sachent ce qu’ils achètent, le ministre de la Santé Benoît Bouchard, qui venait de prononcer une allocution à la conférence, a exprimé son intention d’adopter de nouveaux règlements sur les écrans solaires et les verres teintés.Mais il a précisé qu’il lui faudrait auparavant recueillir davantage d'informations, parce qu’il voulait éviter de créer une panique.M.Jason Rivers, de l’Association canadienne de dermatologie, a déclaré que 50 000 nouveaux cas de cancer de la peau se déclareront au Canada cette année.La meilleure façon d’enrayer ce phénomène, a-t-il dit, est de modifier le comportement des Canadiens, plutôt que de mettre l’accent uniquement sur les lotions solaires et le port de verres teintés.Il a également recommandé de prévoir davantage d’espaces ombragés dans l’aménagement des cours d'écoles et des terrains de jeux, une idée que le ministre Bouchard a aussitôt endossée.869 731856 ^ Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 B B-3 ARTS VISUELS/chronique Gravure norvégienne La plus importante tournée de l’OSM depuis 1962 Pascale Pontoreau L'ORCHESTRE symphonique de Montréal se produira en tournée européenne du 30 mai au 23 juin prochain.Ce voyage commencera en Espagne, puis au Portugal avant de se poursuivre en France, en Hollande et s’achèvera en Angleterre.Cette tournée, la plus importante depuis 1962, est rendue possible grâce aux apports financiers du gouvernement canadien et de la compagnie Northern Telecom.Alors que la ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, annonce un appui de 360 000 $, l’entreprise de télécom-munications offre pour sa part 350 000 $.« En cette période incertaine sur le plan économique », déclare monsieur Stern, président du conseil et chef de la direction de Northern Telecom, « le milieu des affaires doit redoubler d’efforts en ce domaine essentiel de la vie collective.» Ainsi, la compagnie a décidé de pallier à la responsabilité gouvernementale en la matière et de soutenir activement le secteur des arts.L’avenir estival de l’Orchestre s’annonce sous de bons auspices, ce qui fait dire à Charles Dutoit : « cette tournée sera la meilleure de toutes celles que nous avons entreprises jusqu’à présent.» Évidemment, si la priorité sera accordée à la réalisation du projet européen, l’OSM n’en oublie pas pour autant son public montréalais.Ainsi, cette année, 103 oeuvres seront présentées dont une vingtaine pour la première fois.Dans la série Les grands concerts, Beethoven sera à l’honneur.C.Dutoit dirigera six des 12 programmes, pour laisser place aux Gunther Ilerbig de l’Orchestre symphonique de Toronto ou Jeffrey Tate du philarmonique de Rotterdam entre autres.Les Concerts Gala consacreront, selon la formule initiée dans les années 60, un concert à un compositeur.Au programme Brahms, Ravel, Tchaikovski, Beethoven, Schumann, Schubert, Chosta-kovitch, Berlioz.Notons la présence des mezzo-soprani Cécilia Bartoli et Claudine Carlson.Enfin, traditionnellement, la basilique Notre-Dame accueillera en décembre la présentation du Messie de Handel, interprété par les choeurs de l’OSM sous la direction de Iwan Edwards.This Day Un débat entre Jean-François Usée de L'Actualité et l’ami de tous, Mor-decai Richler, en direct sur la chaine d’informations continues du Canada anglais.Faites vos jeux.(Newsworld canal 29, 17h30) ?Dodo Dernière de trois émissions sur la carrière de Dominique Michel.( Radio-Canada 21 h) ?Siskel & Ebert Les deux compères de la critique cinématographique aux États-Unis, Gene Siskel et Roger Ebert, font leurs prédictions pour les Oscars.Eh oui, ça s’en vient lundi prochain.( CTV 21 h) ?Studio libre Le rap existe-t-il au Québec ?Et si oui que mange-t-il ?Normand Brath-waite y sera, et puis aussi les French B., qu’on espère toujours aussi joyeusement provocateurs.( Radio-Canada 2,1 h 05) ?Ma Geisha En 1961 Yves Montand menait une carrière américaine, et on le retrouve ici avec Shirley Mc Laine déguisée en geisha.Loin d’être un chef d’oeuvre.(Quatre Saisons minuit) — Paul Cauchon Jean Dumont LA MAJORITÉ d’entre nous connaissons peu de choses sur la Norvège, ce pays nordique avec lequel nous devrions avoir pourtant bien des choses en commun.Dans le domaine de l’art norvégien, nous connaissons à peu près (parce que tous le monde a entendu parler du Cri) le nom d’Edvard Munch, né en 1863 et mort en 1944, et sans être sûr encore de bien savoir l’écrire.C’est pourquoi il est important de noter la tenue, à la Galerie Steward Hall du Centre culturel de Pointe-Claire, à partir de samedi 28 mars, et jusqu’au 26 avril, d’une exposition d’estampes regroupant 66 oeuvres de 16 graveurs norvégiens.L’estampe n’a commencé réellement à jouer un rôle important dans l’art de ce pays qu’au cours des 25 dernières années.Munch ne ppuvait s’appuyer sur aucune tradition norvégienne de cette discipline quand il a commencé à y pratiquer la taille-douce, la lithographie et la gravure sur bois.L’exposition est donc plus Maurice Tourigny.NEW YORK — Parmis les musées new-yorkais, la Pierpont Morgan Library occupe une place toute spéciale.Ici, pas d’expositions tapageuses ou tape-à-l’oeil, pas de toiles gigantesques ni de galeries intimidantes, pas d’art qui n’ait résister à l’épreuve du temps.Ici, à l’angle de Madison Avenue et ae la 36e Rue, on peut regarder les oeuvres nez à nez dans des salles où personne ne bouscule son voisin, où on peut prendre son temps.La Pierpont Morgan Library et ses conservateurs proposent des expositions toujours soignées qui donnent à l’art la première place et qui excluent le fla-fla mal à propos trop répandu dans les musées de la métropole.Jusqu’au 26 avril, après le Rijks-museum d’Amsterdam et l’Albertina de Vienne, la Pierpont Morgan Library présente la collection Maida et George Abrams de dessins hollandais du XVIIe siècle.Plus de 120 oeuvres sur papier d’une soixantaine d’artistes composent ce survol d’un des moments les plus fascinants de l’histoire de l’art, d’un temps de bouleversement esthétique.Dessins de genre, études de personnages et paysages deviennent les trois chapitres de l’exposition et illustrent à l’aide de l’accrochage chronologique l’évolution des manières et des goûts hollandais.Le commerce des Pays-Bas avec les autres nations d’Europe déjà bien établi au début du XVIIe siècle réorganise le tissus social.Une importante classe de marchands et de intéressante pour les styles et les iconographies peu familières dont on peut prendre connaissance, plutôt que par les techniques utilisées.Le Centre culturel est situé au 176, Lakeshore Road, à Pointe-Claire.Tél.: (514 ) 630-1254.Gravure tchécoslovaque TOUJOURS dans le domaine de l’estampe, l’Atelier Presse-Papier, à Trois-Rivières, a invité Madame Paleckova, une artiste-graveure tchécoslovaque d’excellente réputation, à venir travailler l’estampe à l’Atelier pour une durée de deux semaines, (10 au 22 mars 1992), afin que les graveurs et la population de la région puissent bénéficier de son expérience et de ses techniques.Prix Duchamp-Villon Le thème retenu pour la 6e édition du Prix Duchamp-Villon était, cette année, « Prière de Toucher ».La Galerie d’art du Collège Édouard-Montpetit a reçu pas moins de 120 pièces, produits de l’imagination des commerçants accède à un pouvoir économique jusque là réservé à la noblesse et aux détenteurs du pouvoir politique.Ces nouveaux possédants entendent jouir leurs richesses et s’intéressent à l’art.Pourtant l’art de l’époque ne plaît pas à la bourgeoisie montante.Les sujets historiques grandiloquents, les scenes religieuses mystiques et les images embellies de l’aristocratie ne suscitent pas l’intérêt des marchands pragmatiques.L’art doit changer; les artistes le comprennent vite et des sujets et des styles nouveaux, plus proches de la vie bourgeoise, font leur apparition.C’est ce trajet de l’art que capte à merveille la collection Abrams.Les premiers dessins de l’exposi-tions contiennent encore les relents des manières en voie d’abandon.L’adoration des bergers de Bloemaert s’inspire du ton maniériste toujours en cours dans les autres pays d’Europe de même que l’allégorie L'aide offerte à bergica de Wtewael; gestes et attitudes dramatiques, compositions strictes et sujets loin du quotidien teintent ces dessins de fausse grandeur.La femme nue assise de Goltzius montre que le même traitement idéalisant est appliqué au corps humain.Mais bientôt, on assiste à un revirement marqué.Le corps n'est plus montré dans des poses figées mais dans sa mobilité comme l’indiquent les croquis de Jacques de Gheyn II; sa Bohémienne avec un enfant et ses Quatres figures étendues s’intéressent au mouvemnent et à la souplesse.Il n’est plus question d'idéali- artistes et de leur relation avec l’oeuvre, ou ce qu’ils en savent, du génial inventeur du « Ready Made ».Sur ce total, une trentaine d’oeuvres ont été retenues par le jury composé de Raymond Lavoie, président, de Marie-Michèle Cron, Léocadia Lachance, Godefroy Cardinal et Georges Curzy.Ce même jury a ensuite désigné les lauréats des trois prix du concours.Le 1er Prix, de 1000 $, don de Charles S.N.Parent, vice-président de Lévesque, Beaubien, Geoffrion, et président du conseil d’administration de la galerie, a été remis à Alain Bouchard, le 2e Prix, de 500 $, contribution de Maurice Forget a récompensé Marie Bourassa, et le 3e Prix, de 350 $, contribution du Collège Édouard-Montpetit, a été décerné à Pnina Gagnon.Toutes les oeuvres, dont la valeur ne doit pas dépasser 500$, sont exposées à la galerie jusqu’au 4 avril prochain.Signalons que ce concours prend chaque année de l’importance, et que les participations de cette années se signalent par leur sation mais bien d’expression comme le prouvent clairement les visages et les attitudes des Bohémiens de la belle encre.Aux portraits impassibles et officiels succèdent des images touchées de réalisme qui saississent leur modèle ému ou riant ou étonné.Comme dans la peinture espagnole de la même époque (Vélasquez et Zurbaran), les laissés-pour-compte trouvent leur place dans les oeuvres.Vieillards, pustuleux et édentés deviennent des sujets dignes de représentation.Vieil homme à la canne de Rembrandt et Satyre et la paysanne de Van der Cooghén témoignent de ce souci de représentation fidèle de ceux que l’art continuait d’ignorer, comme s’ils étaient honteux.Souvent nés à la campagne de famille paysanne, les commerçants nouvellement nantis prennent plaisir aux scènes de la vie rurale.De ce goût naissent d’innombrables images de beuveries sous la tonelle ou dans l’auberge que van Ostade et Cornelis Dusart rendent avec tant de piquant.La ferme devient un sujet de choix pour bien des artistes: avant ce renouveau de l’art, comment une oeuvre comme Une truie et sa portée de Paulus Potter aurait-elle été possible ?Si l’activité de la ferme mérite l'attention des artistes comme Jan van Goyen dans son beau dessin Les piégeurs d’oiseaux, les bâtiments de la ferme eux-mêmes nous valent quelques dessins de grande qualité dont Fermes et pigeonnier près d'une rivière gelée de Esaias van de Valde et la splendide encre de Bloe- excellente qualité.La Galerie du Collège édouard-Montpetit est situé au 100, rue de Gentilly est, à Longueuil.Tél.: (514 ) 679-2966.Les deux sexes ont des ailes L’ART NICHE peut-être au creux de la patience.On pourrait le croire à voir celle que Nancie Munger, une artiste née à Jonquière, et qui termine une Maîtrise en arts plastiques à l'UQAM, consacre à sa production particulière.« Je conçois mon travail de recherche comme une profusion, un envahissement, un excès, un délire, où l’objet méduse la personne qui regarde en saturant son espace visuel », déclare-t-elle.Elle a déjà présenté, à Chicoutimi, une « grenouillère ».Puis, en 90, sept mille fleurs de carton furent exposées à la Galerie CIRCA.Plus tard ce furent sept mille poules.Aujourd’hui, ce sont 10 000 blattes en cire sont disposées, les unes à côté des autres, à l’Insectarium de Montréal, jusqu’au 6 avril prochain.Jardin botanique, 4101, rue Sherbrooke est.Tél.: (514) 872-1453.maert La ferme délabrée.De là il n’y a qu’un pas pour arriver aux paysages de la campagne hollandaise qui sont souvent empreints d'une espèce de nostalgie.On comprend facilement que .ces images de champs, de routes, de moulins et de rivières, enrichies par une sobriété certaine, aient plu aux nouveaux citadins prospères.Mais ici encore, les artistes hollandais ne se contentent pas des manières d’hier.Ils délaissent dans leurs dessins le point de vue surélevé que privilégiaient leurs ainés.On peut constater un désir d’inclure le spectateur dans le paysage, de le transformer en observateur direct de la scène.Les images embrassent une portion moins grande de l’espace décrit mais offrent un point de vue proche de l’expérience réelle et permettant une plus grande sensualité dans le rendu.La collection Maida et George Abrams est tout spécialement riche en paysages de Rembrandt à Ruys-dael, de Cornelis Vroom à Anthonie Waterloo.L’exposition contient le seul dessin connu de Emmanuel de Witte, célèbre pour ses intérieurs d’églises : un superbe dessin sur papier vélin de Méduse au corps lourd assise sur un rocher.Quelques aquarelles naturalistes de fleurs, d’insectes et d’oiseaux complètent l’exposition.On pourra voir la collection Maida et George Abrams au Fogg Art Museum de l’Université Harvard à Cambridge du 10 octobre au 6 décembre.ARTS VISUELS m in£ 17r?mfÊm - m MAIDA & GEORGE ABRAMS COLLECTION River Landscape with Haarlem in the Distance, de Allaert Van Everdingen (1621-1675).Des dessins qui bouleversent l’art du XVIIe siècle TQS demande plus de flexibilité au CRTC PC) — Alors qu'elle requiert une reconduction de licence de son réseau our sept ans, à compter de septem-re.Télévision Quatre Saisons exhorte le CRTC à tenir compte de sa situation et de lui permettre la fle-xibilité.Lors de l'audience d'hier, le président Adrien Pouliot a justement laidé que le succès des chaînes câ-lées Musique Plus et Canal Famille, qui « s'accaparent les créneaux », donnait en somme raison à TQS d’avoir renoncé à des émissions comme Le Petit journal, Pop corn et Sortir.« Le CRTC lui-meme a reconnu le problème de la segmentation de l’offre, alors nous nous sentons justifiés d’exclure les productions pour la jeunesse, qui relèvent également des té- lévisions publiques (Radio-Canada, Radio-Quebec) », a plaidé M.Pouliot.Il suggère « une réglementation à géométrie variable » et de « faire confiance à notre sens des responsabilités et renouveler notre licence sans y attacher de conditions à incidence financière».Dans la grille planifiée pour 1992-93, la dernière-née des télévisions « généralistes » reconnaît n’avoir aucune émission vouée à la jeunesse; quant aux dramatiques originales, elles demeurent « éventuelles ».La filiale du groupe CFC F Inc, devrait perdre quelque 10 millions $ durant l’exercice 1991-92, disait d’ailleurs le vice-président Charles Bélanger : « Cependant l’hémorragie est stoppée.» La direction s’encourage avec sa portée hebdomadaire (d’après BBM, automne 1991) de quatre millions d’auditeurs et d’une part de marché de 19 pour cent chez les 18-49 francophones.Et question vente de temps commercial, l’écart Toronto-Montréal se rétrécirait eu égard aux coûts pour rejoindre des points de pourcentage de l’auditoire.TQS entend maintenir ses axes de programmation : trois longs métrages chaque jour, le hockey des Nordiques avec 26 matches par saison, des jeux et des bulletins de nouvelles avec l’accent local.Côté nouveautés, une émission quotidienne d’invités (talk show) est en préparation pour 52 semaines en 1992-93; dès lundi prochain, le bul- letin quotidien Sports Plus (22 h 30) sera prolongé d’une demi-heure avec des invités et une tribune téléphonique.La direction entend intéresser un auditoire francophone certes, mais en même temps nord-américain.TQS disant s’appuyer sur la « différenciation », Keith Spicer, président du CRTC, a posé des questions dénotant un doute : « Pourquoi avez-vous toujours autant de films américains, comme les autres diffuseurs généralistes ?» Et le stock courant de cinéma US n’a-t-il pas une violence inhérente ?Le vice-président Charles Bélanger a pu seulement répondre qu'« il n’y en a que 15 pour cent », en référant au jugement de l’Office des com- munications sociales.Le commissaire Walter Ruest signalant les fréquents ratages dans les sous-titres pour mal-entendants, le responsable Ghislain Saint-Pierre a affirmé que le problème peut être dû à la transmission et la réception : « Vu de chez nous (dans la régie), cela nous a paru convenable.» Et M.Ruest a fustigé le fait que TQS en est à 13 heures sous-titrées par semaine et prévoit rester à 13 heures la septième année de la licence requise.« Ne croyez pas que nous ne sommes pas sympathiques à cette cause », a plaidé M.Pouliot.« Quand vous allez agir, vous serez vraiment sympathiques», a répliqué le commissaire Ruest.VIDÉO Le retour en force du vidéothéâtre Daniel Carrière LE CENTRE INTERNATIONAL d’art contemporain (CIAC), qui présente jusqu’au 26 avril l'exceptionnelle exposition Dialogues à la» Cité, regroupant des oeuvres de femmes artistes appartenant à la banque d’oeuvres d’art du Conseil des arts du Canada, propose au visiteur de s’attarder quelques instants dans son Salon vidéo où 11 bandes, provenant de la même collection, sont projetées.Le lieu est ouvert, baigne dans une calme pénombre, et peut accueillir une trentaine de spectateurs.Il est un rappel de la spécificité du médium visant, entre autres, à redonner du souffle à la notion de diffusion, le mot d’ordre des.vidéastes pour les années 1990.Le premier vidéothéâtre à Montréal avait pignon sur rue coins St-Denis et De Maisonneuve, au début des années 1970, dans les locaux du Vi-déographe.A l’époque, le centre d’accès avait créé le vidéothéâtre, on s’en doute, dans le but de mettre les bandes de sa vidéothèque à la disposition du public.L’expérience, qui s’est avérée déterminante, ne connaît que depuis quelques années l’essor qui lui est dû.On se souvient notamment des deux vidéolhéâtres de l’Entrée libre à l’art contemporain (ELLAC), édition 1990, dont la programmation avait été assurée en majeure partie par le Vidéographe, et plus récemment, de l’installation très design des derniers Rendez-vous du cinéma québécois, à la Cinémathèque québécoise, offrant aux cinéphiles, entre deux films, la possibilité de juger de la qualité des vidéogrammes inscrits au cru des Rendez-vous.Le CIAC reprend donc la formule avec beaucoup de bonheur, en permettant aux visiteurs de Dialogues de visionner, sur demande, 11 bandes qui dressent un portrait féministe, comme le veut le thème de l’exposition, de lu vidéo canadienne et québécoise.On ne s’attardera pas ici sur une oeuvre en particulier.Les bandes constituent un ensemble hétéroclite où le spectateur averti saura faire ses choix, par exemple, entre L’étang de Michèle Waquant, un portrait impressionniste du temps qui passe comme vent sur l’eau, et Myth of the fishes de Rhonda Abrams, pour sa part dissection humoristique du concept de l'idéal romantique.Par ailleurs, on ne passera pas sous silence la présence, dans celte sélection, d’oeuvres oui étonneront par leur grande qualité.Qu’il s’agisse de Comptines de Diane Poilras, réalisée en 1986 (et dont la bande sonore a été conçue par Marie-Claire Séguin) soulignant le geste de femmes de Belfast qui avaient, à l’époque, manifesté en martelant le sol avec des couvercles de poubelle pour souligner le courage d’un gréviste de la faim, mort en silence, ou encore India Hearts Beat de Leila Sujir, délicate exploration de la culture indienne dans la mémoire de deux femmes et d’une rivière, ou enfin Francesca Woodman de Kate Thomas, un essai visuel d’une grande poésie qui aborde la relation difficile entre le besoin d’une femme de représenter le corps féminin — le sien — et la technique de la photographie.On signalera toutefois aux organisateurs de l'exposition que les indices fournis pour faire des choix ne sont pas très explicites, consistant uniquement en un bref résumé des bandes.Le visiteur moins averti risque de ne pas savoir où donner de la tête devant les 11 titres.C’est une chose de manifester de l’intérêt pour l’art vidéographique, c’en est une autre de faire le tri entre les Craig, Diamond, Gallagher, Levine, Rynard, et j’en passe, qui font partie de la sélection.Comme les bandes, bout à bout, ne durent qu’un peu plus d'une heure 30, il aurait été simple d’en faire une compilation qu’on aurait pu présenter en boucle.Mais qu'on ne confonde pas cette réserve avec un reproche.C’est avec enthousiasme que nous devons applaudir l’initiative du CIAC.Non seulement offre-t-elle aux étudiants en vidéo et en histoire de l’art la possibilité de saisir un pan de l'hlsloire de la vidéo — comme j’ai pu le constater lors de ma visite — elle propose aussi au grand public la possibilité inespérée de s’initier à une forme d’art méconnue dans un lieu, le vidéothéâtre, qui en est l’expression la plus concrète.La Cinq survivra PARIS (AP) — Le porte-parole du gouvernement français, Jack Lang, a assuré hier soir sur Antenne-2 que La Cinq (télévision) continuerait à vivre, déclarant qu'il n’était « pas question que les pouvoirs publics, CSA ou autorité gouvernementale, acceptent que le réseau Cinq disparaisse ».J.e ministre de la Culture et de la Communication, qui était l’invité du journal d’Antenne-2, a estimé qu’un « repreneur privé peut apparaître dans les 10 jours qui viennent Si aucune solution privée n’apparaît, a-t-il ajouté, il appartiendra alors au CSA de faire appel à l'imagination, de solliciter les idées (.) et le moment venu, un ou plusieurs projets seront proposés, et j'espère que le meilleur l'emportera ».« Le réseau Cinq continuera à vivre », a-t-il assure, «je crois qu’il n’est pas honnête de dire que tout à coup, un bouton disparaîtra sur nos postes de télévision ». B-4 B Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA FAMOUS PLAYERS PRIX DU JURY OECUMÉNIQUE (Section du Fomrn International) Festival de Berlin 1992 L’ANNONCE FAITE À MARIE de Paul Claudel Un film de AIAIN CUNY Illuminé, éléglaque, lent, tout en ressacs et grondements, comme la voix même de Cuny: halluciné comme un homme des bols; simple comme un conte.Un film météorite qui déjoue les époques et les modes, un film qui est comme un chef-d’oeuvre perdu et miraculeusement retrouvé.- Libération /brou Dès le 27 Mars ASTRE I: (949-3456) - Basic Instinct 7 h, 9 h 30 II: The Lawnmower Man 7 h.9 h 10 III: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 20IV: Gladiator 7 h 15— American *»«9h 35 BERRI I: (849-3456) -Lange du ring! h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30,9 h 30 II: Europe 1 h, 5 h 15,7 h 30, 9 h 45 III: My Cousin Vlnny 3 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30— IV: Being at Home with Claude 1 h 45.3 h 45.5 h 45.7 h 45,9 h 45 V: Amoureuse 1 h, 3 h 15, 7 h 30.9 h 30— Les rois du mambo 1 h.3 h 15,5 h 15 BONAVENTURE I: (849-3456) - Shining Through 7 h, 9 h 30II: Gladiator 7 h, 9 h 15 BROSSARD I: (849-3456) - My Cousin Vlnny 7 h 05,9 h 30II: The Lawnmower Man 7 h 10, 9 h 25 III: Basic Instinct 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (849-3456)- Le bat des casse-pieds 7 h 15— Being at Home with Claude 9 h 30 2: The Lawnmower Man 7 h 30, 9 h 40 3: Basic Instinct 7 h.9 h 40 4: Stop or my Mom will Shoot 9 h 15— Les mémoires d'un homme Invisible 7 h 05 5: Une lueur dans la nuit 7 h, 9 h 35 6: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 20 CENTRE EATON 1: Mtl— Beauty and the Beast 1 h.3 h.5 h.7 h.9 h, jeu.1 h, 3 h.5 h, 9 h 30- 2: Once Upon a Crime 12 h 30,2 h 35,4 h 45.7 h, 9 h 15 3: La belle et ta bête 12 h 45,2 h 45,4 h 45.6 h 45— La rage de vaincre 9 h 20 4: Hear my Song 12 h 25,2 h 40, 4 h 55,7 h 10,9 h 25 5: Bugsy 6 h 10, 9 h — Basil Detective privé 12 h 30, 2 h 30,4 h 306: Hook U h 35,3 h 25.6 h 10.9 h CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl (849-3456)- My Cousin Vlnny\ h 30,4 h 15, 7 h, 9 h 35 2: Close my Eyes 1 h 30,4 h 30, 7 h, 9 h 153: Article 991 h 15.3 h 20, 5 h 25, 7 h 30,9 h 35 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (849-7277)- Toto le héros 7 h 30.9 h 15.mar.5 h 30.7 h 30, 9 h 15— La pluie noire 7 h, 9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - JFK8 h - 2: Le secret est dans la sauce 7 h, 9 h 30 3: Capitaine Crochet 7 h, 9 h 35 4: Analyse fatale 7 h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent, Mtl (843-6001) — An Angel at my Table 18 h 30.21 h 30 (25 mars au 1er avril) CINÉMA PARIS: Mil (875-7295)- The Search tor Signs of Intelligent Lite In the Universe 2 h — The Unbearable Lightness ol Being 4 h — The Commitments 7 h 15— The Double Lite of Véronique 9 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Canada (849-3456)- Article 99 7 h 05, 9 h 05 2: Fried Green Tomatoes 7 h, 9 h 30 3: The Lawnmower Man 7 h 10,9 h 10 4: My Cousin Vlnny 7 h, 9 h 35 5: Basic Instinct 7 h, 9 h 40 6: This Is my Lite 7 h 20,9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- -=J MATINÉES À £ de Jean Racine, m.en s.André Brassard, du 10 mars au 9 avril à 20h RESTAURANT-THÉÂTRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— « Les souliers vernis » de Léo Lévesque, m.en s.Pierre André Fournier, du 12 mars au 12 avril, mar.au ven.à 20h., sam.à 16h el 20h.30, relâche les 29-30 mars— Atelier du Théâtre de l’Opsis, < Un mariage en propre > texte de Gilbert Turp, les 29-30 mars â 20h.30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul.de l’Avenir.Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Ma Chine de Maximilien Dauber, du 24 mars au 1er avril, lun au mer.à 20h., jeu au sam 19h.et 21h.30, dim.à 13h 30,16h.et 20b.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d’Indy, Montréal (343-6479)— L’Atelier de jeu scénique.dir.Marthe Forget, présente > L’heure espagnole > et • L’enfant et les sortilèges > les 26-27-28 mars à 20h.le 29 mars à 14h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal (842-2112)— Les Grands Ballets Canadiens, oeuvres de Balanchine et Tudor, le 26 mars à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— L’Opéra de McGill présente La flûte enchantée de Mozart, les 26-28 mars à 19h 30 SALLE REOPATH: 3461 McTavish, Montréal- Récitals de musique de chambre, dir.Marcel St-Cyr, le 26 mars à 20h STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÈ: 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— Salle J-M400: Les étudiants en art dramatique de l’UQAM présentent « Macbett > de Ionesco, m.en s.Jean-Robert Bourdage, du 25 au 28 mars à 20h, matinée le 27 mars à 14h.THÉÂTRE D’AUJOURO’HUI: 3888 St-Denis.Montréal (282-3900)— « Le livre de noies » spectacle poétique el musical, avec Natalie Choquette, soprano color., Élise Boucher, alto-jazz, Guy Bacos, piano.Mona Latil Ghattas, textes et récitante, du 26 au 28 mars à 20h THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (845-7306)— • Opéra lou » spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 7 mars, les sam.et dim.â 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Rough Crossing.de Torn Stoppard, du 12 mars au 5 avril THEATRE JEAN-DUCEPPE: PDA.Montréal (842-2112)— « La descente d’Orphée > de Tennessee Williams, m en s.François Barbeau, du 19 lév.au 28 mars THEATRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— • Le misanthrope • de Molière, m.en s.Olivier Reichenbach, du 3 au 2B mars, mar au ven.à 20h , le sam.â 16h.et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— ¦ Traces d’étoiles.de Cindy Lou Johnson, m.en s.Pierre Bernard, du 16 mars au 11 avril, mar.au sam.à 20h, dim.à 15b.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Les précieuses ridicules et Le médecin malgré lui • de Molière, m.en s.Guillermo de Andrea, supplémentaires du 22 au 28 mars et du 2 au 4 avril, mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21h., dim.à 15h.THEATRE DE LA VILLE: 160 est de Gentilly.Lon-gueuil— Claude Gauthier en spectacle, le 26 mars à 20h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Récital de Julie Holtz-man, planiste, le 27 mars â 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d’Indy.Montréal— Salle B 484: Concert de jazz, Karen Voung.voix, et Guy Dubuc, piano, le 26 mars à 20h — Salle B-421 : Récital de piano, Kent McWitt ¦ liams, oeuvres de Beethoven, Chopin, Dulllleux, Gougeon el Schostakovitch, le 26 mars à 20h GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente < Les fourberies de Sca-pin • de Molière, m.en s.Serge Denoncourt, du 7 avril au 2 mai.mar au sam.à 20h.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazle, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking présente • Passion Fast-Food • de Marc Doré, Michel Garneau et Jean-Pierre Ronfard, m.en s.Michel Nadeau, du 7 avril au 2 mai, du mar.au sam.â 20h.THÉÂTRE DE L’ILE: 25 rue Laurier, Hull (819-595- , 7171 )— « La chatte el le hibou » m.en s.Louise Campeau, du 18 mars au 26 avril, mer.au ven.à 20h .sam.18h 30 el 21h 30, les dim.29 mars, 5 et 12 avril à 15h.A SURVEILLER l.e Centre St-Pierre offre une session sur la foi chrétienne, les 30 mars, 6,13, 27 avril et 4 mai de 19 h à 21 h 30, au 1212 rue Panet, à Montréal.Inscr.: 524-3561, poste 303.’ ¦ Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9 h à 20 h; au Collège de Maisonneuve, 3800 rue Sherbrooke est, de 9 h 30 à 16 h; au CLSC du Plateau Mont-Royal, 4689, ave Papineau, de 10 h à 16 h 30;’au Chevaliers de Colomb Désormeaux, Place Versailles, 7275 rue Sherbrooke est, de 14 h 30 à 20 h 30, et à Verdun, Centre hospitalier de Verdun, bureau 109, sous-sol, 4000, boul l.asalle, de 9 h 30 à 16 h Rens.: 937-1941.¦ Ces Ami-e-s de la terre de Montréal vous invitent à une conférence intitulée : « Ce développement du Québec; une province.plusieurs enjeux» avec André Marsan, Richard Ce llir, Gérald Carose, José A.Prades et Bertrand Perron, au petit auditorium du Cégep Maisonneuve, local B-3322, 3800 rue Sherbrooke est.Rens.: 843-8585, ¦ Ce Centre Christus vous invite à une journée de réflexion sur le thème : « Vieillir dans la sérénité et la fécondité », animée par Isabelle Delisle, le samedi 28 mars de 9 h 30 à 16 h, au sous-sol dt l’église Notre-Dame-des-Neiges, angle Chemin de la Côte-des-Neiges et Ca-eombe.Inscr.; 737-7201.¦ Ce Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal est à la recherche de femmes bilingues pour travailler à titre de bénévoles sur la ligne d’urgence.I.a prochaine session de formation aura lieu les 28 et 29 mars et 4 et 5 avril.Rens.: 934-4504 ou 934-0354, poste 229, ¦ Ce soir à 18 h 30, la Société des écrivains canadiens recevra M.Philippe llaeck à son dîner-causerie, au restaurant Ca Vieille France, 52 rue St-,Jacques, à Montréal.Rens.: 733-6911 ou 671-7427.¦ Aujourd’hui à 12 h 30, l’Institut de recherche en sanlé et en sécurité du travail du Québec vous convie à une conférence de Mme Florence Relia sur le thème : « Visibilité au poste de conduite des engins de manutention et de terrassement », à la salle 1201 du 505, boul.de Maisonneuve ouest, à Montréal.Rens.: 288-1551, poste 205.¦ Ces Petits Frères des pauvres recherchent des bénévoles prêts à vivre une éx- ’ périence exceptionnelle à la Maison .lu-’ lielte lluot lors des séjours de vacances ¦ d’une durée d’une semaine organisés tout; au long de l’été pour des groupes de 12 à 15 personnes du 4e âge seules et démunies.Rens.: 527-8653.¦ Ce soir à 19 h 30, la Société historique de Montréal vous convie à une conférence intitulée : « Dans les coulisses de Ville-Marie» avec Robert Prévost, au Centre 7400 du boul.St-Caurent.Rens.: 844-0309.¦ « Ce Japon : entre modernisme et tradition », sous l’égide des Belles Soirées de l’Univ.de Montréal qui comporte deux rencontres signées Alain Rocher auront lieu les jeudis 26 mars et 2 avril, de 19 h 30 à 21 h 30, au Pavillon principal, 2900, boul.Edouard-Montpetit, Entrée Z-l.Inscr.; 343-6090.¦ Ce soir à 19 h, l’UQAM organise un sé-! minaire sur l’approche interactive dp; texte littéraire en classe, avec Mme Monique Cebrun, au 515 rue Ste-Catherine ouest, local X-6300.Entrée libre.Rens.: 987-3708.¦ Séminaire donné par le prof Rashâd Abdel-khalik sur le thème : •< The messy culture of gaap and a need for a property right approach », le vendredi 27 mars de 10 h à 12 h, à l’UQAM, École des sciences de la gestion, 315 rue Ste-Catherine est, salle R-M130, à Montréal.Rens.: 987-4124.¦ Aujourd’hui à 14 h, le Comité logement Rosemont vous invite à sa dernière session d’information concernant les augmentations de loyer, au 5095, 9e Avenue à Montréal.Rens.: 597-2581.¦ Ce Mouvement pour l’agriculture biologique offre un cours sur le jardinage biologique, les 28 et 29 mars de 9 h à 17 h, à l’UQAM (métro Berri-Uqam).Rens.; 276-1142.La télévision du Jeudi soir en un elin d’oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFTfR.C.) » Montréal 17h30 / Ce soir Détecteurs de mensonges Marilyn g Les contes d’Avonlea g Dodo Special (3e/3) Le Téléjoumal g Le Point/météo/sport Studio libre Championnats du monde.pn WCAX(CBS) Burlington News News g The Golden Girls Basketball / Éliminatoires fcA WPTZ(NBC) ^ Plattsburgh News News g Jeopardy 1 Wheel of Fortune The Cosby Show g Cheers Cheers g Wings g LA.Law g News The Tonight Show «s CBMT(CBC) Montréal Newswatch CBC Newsmagazine Front Page Challenge World Figure Skating Championships The National g The Journal News Newhartg Urban Angel «DÏÏT1 Le TVA g éd.18 hres Jeopardy! D’amour et d’amitié Montréal, ville ouverte g (11e/13) Claire Lamarche AdLib Le TVA g réseau TVA g sports Des mots pour le dire ©SP1 Puise g Entertainment Tonight Cheers g The Cosby Show g Different World g Slskel & Ebert : If we Picked the Winners LA.Law g News g The Arsenlo Hall Show «a TV5 (Télé OU Francophones Découverte Des chiffres et des lettres Journal de A2 Vision 5 .Téléobjectif Au plaisir de Dieu (3e/6) Clnérama Hôtel télétourisme Journal de FR3 fiYt CIVM (R.-Q.) cfiJ Montréal Passe- Partout Téléservice Questions d’argent g Le monde en mouvement Points de vue g Québec en affaires Téléservice Les groupes parlementaire >s ' Victoria Halifax Thundar Bay Winnipeg *2^2?Sudbury Seuil Sle Merle I/-11 ta W ./( T* SI J m Montrée! Ottawa i 5A) r T/v Toronto New York, 47-3 9/6 Windsor B/-3 Washington 11/6 San Frsngj^^ 18/11 Chicago 7M Danvar 27 10.Situation générale Un système frontal en provenance de l'Ontario à déjà ennuagé le ciel et apporté quelques averses de neige sur l'Ouest et le centre du Québec mercredi Ces conditions prévaudront dans ces réglons jeudi mais les averses seront plutôt sous forme de pluie sur le sud de la province Vendredi II pleuvera et ventera sur la plupart de nos régions à l'approche d'une dépression sur la Nouvelle-Angleterre.Le nord-ouest Québécois verra des averses de pluie melée de neige.Les températures grimperont près ou légèrement au-dessus des normales saisonnières durant les deux prochains jours.MONTRÉAL Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie.Pluie débutant le soir Max : 6 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi: Pluie se changeant en brume.Mm.2.Max 6 LEVER DU SOLEIL 5 h 46 COUCHER: 18 h 15 QUÉBEC Abilibt-Témiscammgue Nuageux.40 % de probabilité d'averses de neige.Max 2 Vendredi Nuageux avec faible neige intermittente Mm 6 Max 0 Venteux Réservoirs-Cabonga-et-Gouin Nuageux 50 % de probabilité d'averses de neige ou de neige tondante Max 2 Vendredi Neige Mm 5 Max 0 Venteux le matin Pontiac-Gatmeau-et-Lièvre Nuageux avec 60 % de probabilité d’averses de pluie ou de neige fondante Max 4 Vendredi Pluie se changeant en faible neige Mm 0 Max 3 Venteux le matin Laurentides Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie ou de neige tondante Max 4 Vents de 15 a 30 km/h le matin Vendredi Pluie se changeant en faible neige Mm 0 Max 5 Venteux le matin Ottawa-Hull-Cornwall Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie Pluie débutant le soir Max 6 Ventsde 15à30km/hlematin Vendredi Pluiese changeant en brume.Mm 2 Max 6 Trois-Rivières-Drummondville Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de pluie Averses parfois mêlées de neige le matin Pluie débutant te soir Max 6 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi Pluie se changeant en brume Mm 0 Max 6 Venteux le matin Estne Nuageux avec 40 % de probabilité d'averses de pluie Averses parfois mêlées de neige le matin.Pluie débutant le soir Max 8 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi Pluvieux Mm 1 Max 8 Venteux le matin Québec.Beauce Nuageux avec averses de neige tondante ou de pluie Max 4 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi Pluie melée de neige le matin Mm 0 Max 4 Venteux le matin Lac-St-Jean-Saguenay Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de neige ou de neige tondante Max 3 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi Neige se changeant en pluie Min 0 Max 6 Venteux le matin La Tuque.Réserve-laumque-des-Laurentides Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de neige ou de neige tondante Max 3 Vents de 20 à 40 km/h diminuant en après-midi Vendredi Neige se changeant en pluie Mm 0 Max 5 Venteux le matin Charlevoix, Rrviere-du-Loup Nuageux avec 60 % de probabilité d'averses de neige tondante Max 3 Vents de 20 à 40 km/h Vendredi Faible neige se changeant en pluie Min 0.Max.: 2.Venteux Source : Environnement Canada 125 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du Conseil exécutif et de reu Madame Hélène Marchand.Elle était la petite-fille de l’honorable Félix-Gabriel Marchand, Premier ministre et homme de lettres.Née à Québec, elle a fait carrière à Montréal dans le domaine des bibliothèques publiques tout en s'occupant de taire apprécier la musique symphonique.A sa retraite elle revient vivre à Québec, lui survivent de nombreux neveux, nièces Simon G.Parent (Louise Belleauj, Madeleine Grenier (Gilles Papineau-Couture), Lucie Vanier (Auguste Vincent), Denise Grenier, Monique Grenier (Roger des Ormeaux), ses petits-neveux, petites-nièces, arrière-petits-neveux, arrière-petites-nièces, ainsi que cousins et cousines descendants et membres des familles Marchand, Chénier, Grenier et Généreux, La direction des funérailles a été confiée à la Moison Lépine-Cloutier Ltée.La messe de requiem aura lieu le vendredi 27 mars, à 14 heures, en l'église Saint-Coeur de Marie, Grande-Allée, Québec, Et de là au cimetière Belmont.Elle ne sera pas exposée, la famille recevra les condoléances à l'église une demi-heure avant la cérémonie.MATELAS oilhopidlqus à dsml prix, avec légère imperfection.MATELAS Réal Bédard: 173-1706 Télé/stéréo/vidéo SYSTEME DE SON Hi-Fi, Techncs, acheté nov, 91, payé 6000$.Sacrifié à 2100$ Vidéo VCR.1-819-669-2913 Divers DIRECTEMENT manufacture: portes et fenêtres en aluminium.Blanca Canada, 1920 Leber, Mtl.939-3411.Perdus/trouvês BOUL.ST-LAURENT/MT-ROYAL Bureaux rénovés, clé en main.300 ô 2500 p ca 495-4442,733-1228.BUREAU luxueux, idéal pour professionnel.875-3954,692-9283 IDÉAL professorale!.St-Michel/Bétanger.Environ 600 pi.ca., chauffé, air climatisé 653-3079.Espaces commerciaux à louer GRATUIT (6 MOIS): Nouvel édifice de haute technologie, entièrement à l’épreuve du (eu.à prix modéré, à 5 min.du centre ville.AUSSI disponible autres espaces ind.et comm.5255000 Local commtfelal.bout lobelle, Chomedey, approximatt 1300 à 2600 pi.ca.,8h.â 17h.du lundiau vendredi 681-9200 PERDU SAC rouge McGill contenant mes notes 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des pompes funèbres.2 — Nénuphar.— Glande génitale.3— Émotion.— Ride.— Habitation.4— Approprié.5— Issue.— Papier abrasif.6— Fleuve de France.— Seul.— Cerf.7— Respectable.— Suffisamment.8— Apoplexie.— Éminence.9— Rapière.— Massif du nord du Maroc.— Époque.10— Qui ont les cheveux roux.11— Trou dans un mur.— Cible.— Habitude ridicule.12— Elle suce le sang.— Crochet.Verticalement 1— Horloge antique.— Squelette.2— Prénom masculin.— Père.3— Hémorragie par l'o- reille.— Dans.4— Donner un reçu.5— Usages.— Deux.— Lien grammatical.6 —Sur la jante des roues.— Vautour.7— Poisson-lune.— Singe de Bornéo.8— Sous-famille de bovidés.— Tonneau.9— Radium.— Séparation de deux éléments d'un mot.10— Soutien du navire.— Notions de base.11— Ricané.— Courant de mer.— Dignitaire ottoman.12— Mépris.— Plante herbacée.Solution d'hier 1 ?J 4 3 6 7 I 9 10 11 12 Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 ¦ B-7 tourisme + Benoit Hopquin .Le Monde CE N’EST pas d’aujourd’hui que cette terre prise entre Maghreb et Machrek se dérobe au visiteur en imposant des images trop évidentes pour n’être pas des leurres.Longtemps, l’immensité et l'austérité de son désert ont rebuté le curieux qui s'y aventurait.Ce n’est qu’un « bac à sable » (cassa di sabbia), affirmaient les Italiens qui «pacifièrent» avec une violence méprisante ces arpents de regs que leur avaient abandonnés sans regret en 1911 les autres nations occidentales.« On ne pourra jamais rien faire de ce pays », lançait au siècle passé le baron de Kraft.Peut-être.Ne reste plus qu’à le regarder vivre.Sur une de ces longues limes droites qui percent le désert libyen, une cabane en préfabriqué sur le bas-côté de la route.Sortie de l’horizon, une 404 break surchargée s’en approche et, à bout de souffle, s’arrête devant les bidons rouillés qui barrent le passage.A côté de la baraque, trois hommes boivent du thé, assis près d'un feu.Dans le froid du petit matin, le premier a revêtu un burnous, le deuxième une couverture blanche enroulée à la manière d’une toge romaine, le krem, et le troisième un blouson de cuir et un jean neuf.Sur le mur, Mouammar Kadhafi sourit derrière d’épaisses lunettes fumées, sanglé dans son uniforme d’apparat.Avec une infinie lenteur, l’homme en blouson se lève et s’avance.D'une phrase sèche, appuyée d’un geste désabusé, il donne l’ordre aux six occupants de décharger le véhicule.Uès bagages tassés dans le coffre et amoncelés sur la galerie sont sortis un à un et étalés sur le sol.L’homme en blouson jette un oeil blasé sur l'impressionnant déballage.Sans prendre la peine d’en examiner le contenu, d’un mouvement agacé, il fait signe aux passagers de remballer leur bric-à-brac.Il rejoint sa place et se ressert une tasse de thé.Le chargement refait, la voiture repart péniblement et s’évanouit dans le désert.Le prochain poste de police est à moins de 50 kilomètres.Contrô-leurs et contrôlés y joueront le même jeu, empreint de la même lassitude.La routine de l’intimidation.Ainsi l’a voulu Kadhafi en Libye.À Chat, au sud du pays, la vieille ville est déserte, abandonnée.En 1978, le parpaing a chassé le torchis.Un grand programme a relogé la population, a côté, dans une ville nouvelle, aux larges rues, aux demeures confortables et fonctionnelles.Même les plus vieux ont dû s’en aller et ne restent là qu’une poignée d’immigrés philippins qui vivent de façon prêche.Dans cette absence, le silence est’encore plus impressionnant que le vide.Les maisons en pisé, avec lenrs portes basses et leurs minuscules fenêtres, sont muettes.Les coürs intérieures se sont murées dans leur secret.Les ruelles qui montent en entrelacs vers le château ottoman dominant la cité se sont tues.Seul le minaret, dernier édifice régulièrement blanchi à la chaux, chante toujours : en écho à la nouvelle mosquée de la ville moderne, il invite régulièrement à la prière les « infidèles » qui l’ont quitté.Une femme passe furtivement.Surprise par la rencontre, elle se dissimule le visage au plus vite.Un homme se promène avec ses souvenirs.Il revient voir la maison de sa /père, la terrasse où il passait ses •jpurnées, la place où il jouait.Il ne .doit pas être le seul puisqu’un musée ja' été créé récemment qui livre des bribes de mémoire.Toutes les villes gu désert ont connu le même sort.À hadamès, les murs s’écroulent déjà, faute d’entretien.À Nalout, les greniers troglodytes n’abritent plus de récolte mais des monceaux d'ordures.Du passé, faisons table rase.Ainsi l’a voulu Kadhafi, en Libye.Sur la place du marché de Chat, Joseph est accroupi, prostré.Le Camerounais n’a pas bougé de là depuis deux jours sans visa, sans argent, sans même un balluchon, à bout de fatigue.Joseph vient de Douala : il a traversé le Sahara à pied pour trouver du travail, attiré par les pétrodollars.Juste avant la frontière, des pillards l’ont attaqué et dépouillé de ses biens et des 120 000 francs CFA (en-virQn 525 $) qu’il avait sur lui.Toutes ses économies.Depuis, il attend, avec quelques autres.Hier, un de ces compagnons d’infortune, un Ivoirien, est parti.Un homme a arrêté sa voiture, l’a fait monter et l’a emmené à 500 kilomètres de là.Logé, nourri et 80 dinars (350$ au taux officiel) par mois, trois fois moins que le salaire minimum officiel.Dans cette sinistre loterie, d’autres ont plus de chance.Ousmane, le « gérant de la boulangerie » d’Idri, une petite oasis du Fezzan enserrée dans ; un écrin de dunes, ne se plaint pas.Il I gagne bien sa vie : trois fois plus que [ s’il était resté électromécanicien au ! Sénégal.Mais, Ousmane se languit de son pays et attend avec impatience de compléter son pécule.11 se promet une belle bringue à son re-\ tour à Dakar.En attendant, il joue au foot pour tuer le temps.Aucune statistique fiable ne circule sur le i nombre de ces immigrés qui sont souvent en situation irrégulière : on estime qu’ils sont aussi nombreux que les Libyens, soit environ quatre millions.On leur reproche ce que l’on [ reproche partout aux étrangers : l’insécurité, la saleté, le désordre.Cjes expatriés doivent aussi souffrir des à-coups de la politique étrangère.Que les relations se tendent avec l’Égypte (1974) ou avec la Tunisie ! (1980) et ces nationalités sont brutalement expulsées aussitôt.Au premier réchauffement, ils reviennent, Carnet de route en Libye « La Libye est un sablier », rappelle un dicton.Turcs, Italiens, Anglais, Français, les conquérants successifs, n’ont jamais réussi à venir à bout de cette farouche patience du bédouin, le sabr, qui permet de tout supporter sans jamais rien concéder.Cette apathie douchera plus facilement encore la curiosité du visiteur.Pour approcher une esquisse du pays et de ses hommes, le voyageur devra plutôt procéder par touches, par accumulation de scènes de la vie quotidienne d’un peuple qui semble avant tout aspirer à la paix et à un semblant de confort.plus nombreux encore, accueillis au nom de la « solidarité » arabe ou africaine.A Zouara, près de la frontière tunisienne, les maisons de ce lotissement sentent encore la peinture fraîche.Elles jouxtent un stade ultramo-derne, taillé pour les exploits.Le village olympique.C’était l’époque où l’« opposant à l’échelon mondial » postulait à la présidence de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) : en gage de ses bonnes intentions, le pays avait décidé d’accueillir des Jeux olympiques d’Afrique.Des installations à la hauteur de l’événement furent édifiées.Mais, le colonel ne fut pas élu et les Jeux n’eurent pas lieu.Les maisons blanches sont restées en grande partie inoccupées.Au début de cette année, un bruit a couru les quartiers populaires de la ville.Dans un discours, le « Guide de la révolution » aurait critiqué le nombre de logements inoccupés quand trop de Libyens étaient encore démunis.À Zouara, l’interprétation de cette nouvelle a été vite faite.Sans mot d’ordre apparent mais sûre de son bon droit, la foule a investi les installations sportives, forçant les serrures, squattant les logements et lançant des pierres sur les pompiers qui tentaient d’éteindre les grands feux allumés pour les réjouissances.Le chaos a duré 24 heures.Jusqu'à ce 3ue l’armée tire.La rumeur fit état e trois morts.La foule est repartie, incrédule, persuadée de n’avoir fait que suivre les voeux de son chef.A Tripoli, dans le quartier populaire de Bab-Gurgi, une ménagère en robe de chambre sur le pas de sa porte avec deux voisines.Un vieillard s’approche et insulte vertement l’impudente qui doit se replier dans sa cuisine.L’émancipation de la femme, proclamée dans les textes, a encore du mal à passer dans la vie quotidienne.Dans le bled, rien n’a évolué, et l’avenir des petites filles est toujours aussi hermétiquement clos.Dans les quartiers aisés de la capitale, de jeunes bourgeoises travaillent, se promènent tête nue, conduisent des voitures, flirtent avec leur fiancé dans les jardins publics du bord de mer et affrontent courageusement les regards.Les autres préfèrent porter le foulard, parfois sciemment mal noué pour laisser échapper une boucle, une mèche rebelle.Ici, la fille peut traîner devant un tribunal un père qui voudrait lui imposer un mariage.Mais, cette tolérance semble fragile et le poids de l’islam pèse toujours sur la femme.Kadhafi ne peut pas tout en Libye.Vingt-deux ans après, la population considère toujours avec détachement le grand destin que veut lui faire partager à toute force l’auteur du Livre vert.Impossible, bien sûr, de ne pas sentir dans la Jamahiriya (« l’État des masses») arabe, populaire et socialiste, la poigne du gardien d’une révolution qui se veut planétaire grâce à la provende des pétrodollars.Kadhafi et le pétrole, les deux produits d’exportation du pays, ont donné aux yeux du monde sa personnalité à cet immense — trois fois et demie la surface de la France — et austère désert.« Aujourd’hui s’est réalisé votre rêve socialiste, votre rêve de liberté et d’nion », proclamaient les insurgés du 1er septembre 1969.Deux décennies plus tard, le colonel ne cesse de critiquer à longueur de harangues ce peuple rétif pour sa « mollesse » et son « hypocrisie » (« Vos applaudissements ne construisent pas les usines»).Les admonestations n’y ont rien fait, le leader s’est finalement résolu à relâcher l’étreinte.Et, la population a retrouvé ses habitudes.Le souk de Tripoli.De la sortie des bureaux jusqu’à la tombée de la nuit, un flot continu arpente ces rues commerçantes.On trouve ici un peu de tout et beaucoup de petits riens : contrefaçons, or, parfums, cassettes, bimbeloterie; le déballage classique d’un marché méditerranéen.Son activité déborde jusque sur la place Verte et des vendeurs se sont installés au pied de la tribune utilisée lors des cérémonies officielles.Il y a seulement deux ans, le souk était fermé et la population devait obligatoirement se rendre dans de grands magasins d’Ètat qui géraient la pénurie.La liberté de commercer est aujourd’hui rétablie, à tout le moins acceptée, et des centaines d’échoppes ont relevé leur rideau.Les produits arrivent essentiellement de Tunisie et d’Égypte, le plus sovuent en contrebande.« Tous les jours, je vois deux ou trois nouvelles boutiques ouvrir », confie un voisin que réjouit la renaissance de son quartier.Même les voleurs sont de retour et les badauds se promènent avec la hantise du pickpocket.Un mendiant tend la main.L’autre est coupée.Il y a 10 ans, la charia était appliquée.Les esprits frileux regrettent cette période, plus préoccupes de la montée actuelle de la délinquance que de la cause palestinienne.À l’approche de Sebha, capitale du Jeunes rappers dans les ruines du théâtre romain de Sabratah.Fezzan et ville de garnison aux airs de Bronx, les contrôles routiers sont plus serrés et les fouilles plus strictes qu’ailleurs.Les bérets rouges des milices populaires donnent de la gravité à ces arrêts intempestifs : armés de kalachnikovs, la dégaine hautaine dans leurs uniformes réglementaires, certains de ces soldats sont encore des gamins devant lesquels les vieux policiers dépareillés sont obligés de s’incliner.Un immigré togolais donne la raison de cet apparent état de siège.Des bandits auraient intercepté la paye des fonctionnaires, tué un convoyeur et fait main basse sur 350 000 dinars, plus de 1000 mois de salaire.Oette attaque audacieuse a surpris un pays jusque-là à l’abri du grand banditisme.Le braquage a surtout accru la grogne des militaires qui n'ont pas touché leur solde depuis trois mois.« Si les voleurs sont retrouvés, je ne donne pas cher de leur peau », explique le Togolais.Ici la justice est expéditive.Les automobilistes le savent.Dans le pays le plus motorisé d’Afrique, marcher est une tare, écraser les chiens sauvages un jeu mais faucher un en- fant une faute mortelle.Les lynchages ne sont pas rares.En Libye, l’enfant est sacré.Tout le monde le sait.A commencer par les intéressés qui n’interrompent qu’après force coups de klaxon une partie de billes ou de ballon pour laisser passer une voiture.Les dessins d’Ali Fahmi Khe-chine, un caricaturiste qui a récemment échappé à la censure, croquent à l’envie les insolences de ces gosses, tyranniques avec leurs professeurs et insupportables avec leurs parents.Sur la scène du théâtre romain de Sabratah, à 50 kilomètres de la capitale, quelques-uns de ces jeunes dan- sent en faisant hurler leur radio-cassette.Du rap américain.Casquette de base ball, vissé sur le crâne, épaisses lunettes noires, tee-shirt et blouson bariolé, la panoplie US est complète.C’est le début des vacances, et la future élite s’amuse dans les ruines antiques, sous le regard de femmes voilées et d’adultes interloqués.La Libye change, avec la permission de Kadhafi.Rue du 1er septembre et rue de la Révolution, des couples à l’allure aisée flânent devant les boutiques de luxe.Ces « yuppies » voyagent, roulent en Mercedes, font de l’import-export et vivent dans les quartiers cossus qui se multiplient à côté des cités à loyer plus que modéré.En face du Palais du Peuple, des cafés « branchés » se sont ouverts sous les arcades pompeuses et les colonnes bouffies héritées de l’Italie fasciste.Point de cinéma le soir.Alors, les magasins de vidéo fleurissent : ils proposent la cinématographie complète de Sylvester Stallone, d’Arnold Schwarzenegger, de Bruce Lee, plus un film de Claude Lelouch.Sur un mur, une affiche de promotion pour une série B américaine.Le film s'intitule Get the Terrorist (Attrapez le terroriste).Tout un programme.Deux tentes sont plantées sur le bitume, à Bab-Gargaresh.Une pour les hommes, une pour les femmes.Un mariage.Un invité qui est peintre mais, ne sachant dire ce mot en anglais, ne cesse de répéter « je suis.Picasso», présente l’hôte.C’est l'homme qui apporte la dot — souvent considérable — à la famille de sa future épouse et c’est au père du marié qu'incombent les frais de la cérémonie.Pour fêter dignement l’événement, ce dernier a investi une bonne partie de ses économies pour régaler ses convives.Dans la cuisine à ciel ouvert mijote la chorba — une soupe rouge, épicée, à base de viande et de pâtes — et le couscous.Ce campement bédouin en pleine ville n’est pas incongru.Toute la population est sédentarisée mais les occasions, familiales ou officielles, sont nombreuses de ressortir la tente.Les virées « campings» au bord de la mer ou dans le désert sont un passe-temps apprécié.À côté des indispensables télévision, magnétoscope et radiocassette, les appartements restent souvent aussi dépouillés que les campements du passé : une paillasse et un mobilier rudimentaire.Fils du désert ils étaient, fils de désert ils restent.AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.II est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE ST-HYACINTHE, COUR MUNICIPALE DE BELOEIL, NO: C9TB-007005, C9lB-007326.VILLE, DE BELOEIL, Partie demanderesse, -vs- ÉRIC LANGLOIS 03/07/70), Partie défenderesse.Le 7ième jour d'avril 1992, à lOLOO, au 335 Bemier, Beloeil, Qc, district de Sl-Hyacinlhe.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: ÉRIC LANGLOIS, saisis en celte cause, consistant en: l automobile Honda Civic grise immatriculé: NJD 86) et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISE.Information: Guy Gaucher, huissier, (514)461*3340.MAURICE GAUCHER & ASSOCIES, HUISSIERS.1505 Place de l'Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUâBEC, DISTRICT 6e TERREBONNE, COUR DU QUâBEC NO: 700-27-005793 888.PERCEPTEUR DES AMENDES.AGISSANT POUR IA CRâANCE DU PROCUREUR GâNâRAl, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- DANIEL POTVIN, PARTIE DâFENDERESSE.Avis public est par le pr sent donn que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie d fenderesse, saisis en cette couse seront vendus par aulorif de Justice: le 7 avril 1992, ê 16h00, au no 2061 Chemin Gascon é lachenoie.les dits biens consistent en: 1 four micro-ondes Sanyo, 1 I I couleur Toshiba, 16* environ, 1 unit murale.1 yid o VHS Toshiba, 1 couseuse simili cuir, lesquels effets seront .vendus pour argent comptant ou chÀque vis ou plus offrant et dernier endi risseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BôLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph.C.P.454, Jolielle, (Qu bec) J6E jZ9.T I: 759-5556.Fox: 759-6235.Jolielle ce 18 marc 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE JOIIETÎE, COUR DU QUÉBEC,(CH.CIVILE), NO: 705 02-002257-913.SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUÉBEC, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- MICHEl DESLAURIERS, PARTIE DEFENDERESSE.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celte cause, seront vendus par autorité de Justice: le 7 avril 1992, à 13h00.au no 1882 Place Duland à Mascouche.les dits biens consistent en: 1 four microondes Emerson, 1 vidéo VHS MagnavqXj 1 lélécouleur Sanyo 20* environ, I unite murale, 1 jeu Nintendo avec accessoires, 1 système de son Pionneer avec accessoires, 1 guitare sèche, etc., lesquels effets seront vendus pour argent oomplonl ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sl-Josepk C.P.454, Jolielle, (Québec) J6E 3Z9.îél: 759 5556.Fax: 759-6235.Jolielle ce 18 mors 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT D'IBERVILLE, COUlf MUNICIPALE DE SAINT-JEAN-SURRICHELIEU, NO: J90-CXM4534.VILLE DE SAINT-JEAN-SUR-RLCHELIEU, Partie demandereiie, -vt- ÉRIC LANGLOIS, Partie défendereue.Le 7iime jour d'avril 1992, à lObOO, ait 335 Bemier, Beloeil, Qe, district de Si-Hyacinthe, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: ERIC LANGLOIS, saisis en celte cause, consistant en: 1 automobile Honda Civic grisa immatriculé: NJD Bit et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: Guy Gaucher, huissier, (514)461-3340.MAURICE GAUCHER & ASSOCIÉS, HUISSIERS.1505 Place de l'Hâtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DÜ QUÉBEC, (ch.civile], NO: 705-02-00031.9-913.COMMISSION DE LA SANTE ET DE LA SECURITE DU TRAVAIL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- JEAN-GUY PAQUETTE, PARÉIE DÉFENDERESSE.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celle cause, seront vendus par autorité de Justice: le 6 avril 1992, à 14h00, ou no 659 des Chouettes à Loplaine.Les dits biens consistent en: 2 hauts-parleurs et console Trognon, 1 tondeuse Hondo, 1 camion Fora fermé.1 fourgonnette Ford, I bonc de scie, 1 scie a onglet Malcita, I remoque en métal.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454 Jolielle, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fox: 759-6235.Jolielle ce 18 mors 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE JOLIETTE.COUR DÜ QUÉBEC, NO: 705-27-001870-903.PERCEPTEUR DES AMENDES, AGISSANT POUR.LA CREANCE DÜ PROCUREUR GÉNÉRAL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- LES ENTREPRISES PIEftREX INC., PARTIE DÉFENDERESSE.Avi$ public esl par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celte cause, seront vendus par oubritè de Justice: le 8 avril 1992, a 16h00.au no 1054 des Orchidées à Mascouche.les dits biens consistent en: 1 camionnette Nissan.eur.UANY i MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sl-Josepk C.P.454, Jolielle, (Québec) J6E jZ9.Tél: 759-5556 Fax: 759-6235.Jolielle ce 18 mars 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE.COUR DU QUEBEC.NO: 705-27-006682-899.PERCEPTEUR DES AMENDES, AGISSANT POUR.LA CRÉANCE DU PROCUREUR GENERAL PARTIE DEMANDERESSE, -.VS- BELEC JEAN-CIAUDE, PARUE DEFENDERESSE.Avis public est par le présent donné qu.< 'es biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celle cause, seront vendus par autorité de Justice: le 8 avril 1992, à 14h00, ou no 170, 2e Avenue lac André â loplaine.les dits biens consistent en: 1 four microondes Sanyo, 1 télécouleur Toshiba de 20' environ, 1 divan modulaire, lesquels effets seront vendus pour araent comptant ou chèque visé ou plus offrant et dernier enchérisse^.DANY GRAND MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sl-Josepk C.P.454, Jolielle, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556.Fax: 759-6235.Jolielle ce 18 mon 1992.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné que DIANE MAC DUFF, résidant et domiciliée au 5651 9ième avenue, Montréal, Province de Québec, s'adressera au Ministère de la Justice afin d'obtenir un certificat j»ur changer de nom en celui de MC Montréal, le 17 mon 1992.TOULET, BUSHEY, TURGEON & BLACKBURN Procureurs de la requérante 2710 rue Masson, bureau 204, Montréal, Québec, H1Y1W5.AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16H00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, Tél 286-1200 Fax 286-8198 Province de Québec, District de Jolielle, COUR MUNICIPALE.NO: 90001272, 90001503.MARIÉ-CLAUDE ROUX, percepteur, VILLE DE REPENTIGNY, Demondeur, -vs- GILBERT FORGUES, Défendeur.Le 6 avril 1992.à lOhOO de l'avanl-midi, au domicile du défendeur, ou no 35 rue Charles Péguy, en la cité Laprairie, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les bie»$ et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en: 1 mobilier de salon 2 mcx en bois avec coussin blanc comprenant, 1 fauteuil, 1 divan à 3 places.1 table de centre et 1 table de bout, I meuble audio-vidéo de couleur noir.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.NORMAND POISSANT, huissier, ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIES, HUISSIERS.466-2628.Ville Lemoyne, le 23 mars 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE, NO: 52, 362, 886-2.VILLE DE MONTRÉAL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- YVON JONES, PARTIE DEFENDERESSE.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celle cause, seront vendus par autorité de Justice: le 8 avril 1992, à 13h00.au no 554 Rivière Sud à St-Roch de l'Achigan.les dits biens consistent en: 1 roulotte Sunset, 16' de long environ, lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BELANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sl-Josepk C.P.454 Jolielle, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-^556, Fox: 759-6235.Joliette ce 18 mo.s 1992.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE.COUR DU QUEBEC NO: 700-27-002657-888.PERCEPTEUR DES AMENDES.AGISSANT POUR.LA CRÉANCE DU PROCUREUR GÉNÉRAI, PARTIE DEMANDERESSE, -VS-JEAN-CIAUDE GAGNON, PARTIE DÉFENDERESSE.Avis public est por le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 8 avril 1992, à 15h00 au no 1637 Côte Georges à Moscouche.les dits biens consistent en: 1 génératrice Honda 3000, 1 banc de scie Rockwell Beover, 1 planeuse 15'.lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé ou plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sl-Joseph, C.P.454, Joliette, (Ouébec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fox: 759-6235.Jolielle ce 18 mon 19#.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT ÔE TERREBONNE, COUR DU QUEBEC NO: 700-27-005793-888.PERCEPÉEUR DES AMENDES, AGISSANT POUR,LA CRÉANCE DÜ PROCUREUR GÉNÉRAL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- DANIEL POTVIN, PARTIE DEFENDERESSE.Avi> public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 7 avril 1992, à 16h00, ou no 2061 Oiemin Gascon à lachenoie.les dits biens consistent en: 1 four microondes Sanyo, 1 télécouleur Toshiba 16' environ, 1 unité murale, 1 vidéo VHS Toshiba, 1 causeuse en simili cuir, lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 Sf-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, iFox: 759-6235.Jolielle ce 18 mars 1992.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT ÔE ST-TRANCOIS MAGOG, COUR MUNICIPALE, NO: 0098-91.VILLE DE MAGOG, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- UNDA HAWLEY, PARTIE DÉFENDERESSE.Avii public «I par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: le 7 avril 1992, à 15h00, au no 970 E.Locas # 16 à Mascouche.les dits biens consistent en: 1 automobile Dodge 400, 1983.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, huissier.BÉLANGER & ASS.HUISSIER^, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 18 mars 1992.Province de Québec.District de Montréal, COUR DU QUÉBEC (Chambre civile), NO: 500-02-034109-913.AMEX BANK OF CANADA.Demanderesse, -vs- DAVID CAMPBELL WADSWORTH, Défendeur, le 7 avril 1992f à IOHjO de l'avant-midi, au domicile de la défenderesse, au No 190 rue BEDBROOK, en la cité de MONTREAL-OUEST, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause consistant en: 1 magnétoscope NEC VHS.1 laveuse Mavlag blanche/l sécheuse Moffat blancne.I congélateur Vicking blanc.1 bicycle pour homme Peogeot.1 bicycle pour femme Norco, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.FRANK ALBERTSON, huissier.DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER & MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, longueuil, Québec J4J 2V6.TEL: 647-6400.Longueuil, le 24 mars 1992.esl pc 2842-5072 QUÉBEC INC.demandera à l'Inspecteur générol des institutions financières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnie, le siège social de celte compagnie esl situé à 6696 rue Saint-Voilier, Montréal, Québec.Montréal, le 18 mars 1992.ME NGUYEN LAN-HUONG, Notaire, CANADA PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-202028,-927 COUR SUPERIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT CARMEN GRULLON ROMERO Partie demanderesse c.JOSE RAFAEL VALDEZ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à JOSE RAFAEL VALDEZ, de comparaître au greffe de celle cour siluè au 10 esl, rue Si-Antoine, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présenl avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce o été remise au greffe à l'intention de JOSE RAFAEL VALDEZ.Lieu: MONTRÉAL Dole: 20 mars 1992 MICHEL MARTIN, PA AVIS vous esl par les présentes donné que la compagnie GESTION MEDAPCO INC./MEDAPCO MANAGEMENT INC., constituée en corporalion en vertu de la Loi des Compagnies du Québec Partie IA et ayant son siège sociale dans la ville de Montréal, demandera à l’Inspecteur Général des institutions financières de la province de Québec la permission de se dissoudre.Daté à Montréal, ce 24ième jour de février 1992.SECRETAIRE-ANDREAS GIANNAKIS.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-02-000228-918 COUR DU QUÉBEC Chambre civile PRÉSENT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse vs MARCHÉ D'ALIMENTATION MCKINNON INC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné 6 MARCHÉ D'ALIMENTATION MCKINNON INC., de comparailre au greffe de celte cour situé au 1111 est, Boul.Jacques-Cartier, Longueuil, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le |ournal Le Devoir.Une copie du bref d'assignolion, déclaration et avis selon l'art.119 a C.P.C a été remise au greffe à l'intention de MARCHÉ D'ALIMENTATION MCKINNON INC.lieu: LONGUEUIL Date: 23 mars 1992 YVAN ALLY Prolonolalre-adjolnl.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DIRECTION DES ENREGISTREMENTS OFFICIELS SERVICE DE CHANGEMENT DE NOM 1200, Roule de l'Église Sainle-Foy (Québec) G1V4M1 ARMAND GILBERT NÉ ANDRÉ BIBEAU AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS esl par les présentes données aue ANDRÉ BIBEAU, homme d'entretien ménager, résident et domicilié ou 5965, 36e Avenue, app.l, 6 Rosemont, Montréal, district de Montréal, Province de Québec, s'adresse au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de ARMAND GILBERT.Aucune autre personne ne sera alfeclée par ledit changement de nom.MONTRÉAL, le 18 mars 1992.JEAN SAULNIER Procureur du requérant André Bibeau CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12 0202470 923 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANTOINETTE ELUS Partie demanderesse -vs- JACK OBERTH MORGAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné 6 JACK OBERTH MORGAN, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 esl, rue Notre-Dame.Montréal, Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la dote de la publication du prisent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au grelfe à l'intention de JACK OBERTH MORGAN.Lieu: MONTRÉAL Date: 4 mors 1992 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A AVIS est per Lee présente! donné que let |tnntlee créée eux termes de l'ecte de fiducie, d'hypothèque, de nantissement et de |i|e consenti par2477904 Canada Inc.le 17 juillet 1989 devant Me Steve Rosenoff, notaire, et dont copie fut enregistrée tu bureau d'enregistrement de le division de Montréal tous le numéro 4180165, sont devenues exécutoires.Steven M.Sheln Fiduciaire en vertu de Facto de fiducie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-004374-920 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT FIDUCIE DESJARDINS INC, Partie requérante 2639-6804 QUÉBEC INC Partie intimée AVIS PRENEZ AVIS que les procureurs de la requérante ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal, au 10 rue St-Antolne esl, un avis de 60 [ours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code Civil el avis de transport de loyer.A moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi: Une copie de l'avis de 60 jours el un avis de transport ont été laissée au Srelfe de la Cour à votre intention, eu: MONTRÉAL Date: le 19 mars 1992.MARIE-HÉLENE 8ÉU51E, P.A ».ROY & .VSéOCIfô (SYNDIC* Dans l'affaire de la faillite de: 2734-5768 QUÉBEC INC.921, rue Harfland Outremont (Ouébec) H2V 2X9 Avis est par les présentes donné que la compagnie 2734-5768 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée, ayant son siège social à Outremont, Qué.a fait une cession le 19e jour de mars 1992 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9e jour d'avril 1992, à 13 h 30 de l'après-midi, au bureau du syndic, Jacques Roy, 550, rue Bo-naventure, Suite 11, à Trois-Rivières, dans la province de Québec Daté de Victoriaville, Qué., ce 20e jour de mars 1992.JACQUES ROY, C.A.Syndic ROY & ASSOCIÉS SYNDICS 450, Boul.Bois-Francs Nord Victoriaville (Québec) G6P1H3 Tél (819) 758-0696 +¦ Evitez la fumée Pour mieux respirer ¦**»•*» PHOTO AP veto imposé par Violeta Chamorro à la fin de l’été n’a pas empêché certains ex-soldats sandinistes, les Recompas, de se porter au secours des familles menacées.Curieusement, l’armée semble totalement impuissante.Prétextant un manque de ressources, Humberto Ortega, le frère de l’autre, toujours commandant en chef des forces armées, n’a pas prisé les allégations selon lesquelles la direction de l’armée sandiniste refuserait délibérément d’intervenir, afin de protester contre la réduction brutale de ses effectifs (en un an, ceux-ci sont en effet passés de 90 000 à 28 000 hommes).« Il faudra plus qu’une intervention musclée, estime le sociologue Oscar Arias, pour ramener la paix dans les campagnes.La solution définitive à ce conflit se trouve en grande partie entre les mains de Mme Chamorro, qui doit d’abord contrôler les éléments les plus à droite au sein de l’UNO.Je pense ici notamment au vice-président, Virgilio Godoy, dont les liens avec la Recontra ne font pas de doute.Ces gens ne veulent pas simplement débarrasser le pays des sandinistes.Us rêvent — et c’est ce qu’il y a de plus inquiétant — de ramener le Nicaragua à la belle époque où la terre était propriété exclusive d'un tyran et des quelques membres de l’oligarchie ».Violeta et les sandinistes, une alliance inattendue Ce n'est donc pas un hasard si l’on assiste depuis quelques mois à des rapprochements sérieux entre, d’un côté, la droite modérée représentée par Violeta Chamorro et son gendre Antonio Lacayo, et, de l’autre, certains éléments du Front sandiniste de libération nationale (FSLN).Cette alliance virtuelle, en plus d’isoler les éléments les plus intransigeants à gauche comme à droite, pourrait aider à stabiliser la situation.Fin effet, l'intransigeance de l’extrême-droite risque, dans un avenir rapproché, de faire éclater l’UNO, ce qui ne laisse pas indifférente la direction du FSLN, qui craint que cela ne favorise les plus conservateurs.À l’instar de plusieurs mouvements, révolutionnaires, le FSLN a subi les contrecoups de l’effondrement de l'Union soviétique, amenant chez ses dirigeants une série de remises en question qui sont également source de tensions au sein de cette formation.Les bleus à l’âme, plusieurs militants de la base reprochent à leurs dirigeants leur ton trop conciliant à l’endroit de la droite.« 11 n’y a pas de co-gouvernement, rétorque l’ancien chef du pays, le sandiniste Daniel Ortega.Le problème que nous rencontrons ici, c’est que la situation est à ce point polarisée qu’elle exige des stratégies de compromis, seule façon d’éviter que les secteurs les plus rétrogrades ne reprennent de la force et finissent par remettre en quesiton tous les acquis de la révolution.» A la recherche de votes pour les prochaines élections, le FSLN semble avoir abandonné la voie révolutionnaire, préférant désormais s’en tenir à un discours électoraliste.Reste à voir maintenant jusqu’où iront ses dirigeants pour appuyer un gouvernement qui s’est pourtant engagé à appliquer à la lettre les politiques restrictives du FMI.L’heure de la paix n’a pas sonné La crise économique, la relance de la guerre et la menace d’un soulèvement populaire rendent l’avenir du Nicaragua incertain.De toute évidence, l’heure d’une paix véritable n’a pas encore sonné.Selon certains représentants syndicaux, les grèves violentes qui ont frappé le pays à l’été 1990 pourraient paraître insignifiantes en regard de la crise qui se profile.En attendant le miracle, 83% des Nicaraguayens vivent dans un état de pauvreté absolu.«48% des habitants de Managua, rappelle Oscar Arias, ont moins de 16 ans.Sauront-ils attendre ?On ne se rend pas compte que ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui sont menacés.» Favorable à la constitution d’une vaste zone de libre-échange, les États-Unis souhaitent voir la région se stabiliser.Mais Washington devra peut-être se rendre à l’évidence : sans une aide plus consistante (la cour internationale de La Haye avait déjà fixé à 17 milliards de dollars le dédommagement que les États-Unis auraient dû verser au Nicaragua en raison de son «agression illégale») et, sans un assouplissement des politiques économiques, il est difficle d’imaginer une quelconque stabilisation.B-8 ¦ Le Devoir, jeudi 26 mars 1992 DES IDEES, DES ÉVÉNEMENTS Soldats sandinistes réarmés dans la région d’Ocotal (nord), au début de mars.menté en raison du manque de médicaments, de seringues et d’anes-thésiants.Selon les données du CRIES (Centro regional de investigaciones eco-nomicas y sociales), 58 % de la main-d’oeuvre active au Nicaragua serait actuellement sans emploi, alors que le salaire moyen stagne à 45 $ US par mois.Pour plusieurs, le rêve qu’avait suscité le plan de reconversion occupationnelle est vite devenu un cauchemar.La chute du pouvoir d’achat (42%) et l’effondrement de la structure industrielle rendaient impossible cette multiplication des petits entrepreneurs.« L’esprit d’entreprise existe pourtant dans ce pays, déclare Gerardo Timossi, chercheur au CRIES.Chaque jour, des milliers de personnes, les bras chargés de pacotilles, prennent d’assaut les rues de la capitale à la recherche d’un maigre revenu.Oui ! le pays est devenu le paradis de l’entrepreneurship.Mais à quel prix ?» Selon Craig Loftin, représentant de l’UNICEF, le tiers des enfants nicaraguayens vivent dans des conditions d’extrême pauvreté, ce qui expliquerait en grande partie la hausse de 150% du taux de criminalité enregistrée récemment.Fort des succès remportés contre l’inflation, qui se maintient à 2 % depuis septembre, le gouvernement juge quant à lui que c’est là le prix à payer pour mettre le pays sur la voie de la compétitivité.Ce n’est pas ce que pense Ramiro Rodriguez, éditorialiste au Nuevo Diario : « On ne me fera pas croire que l’aggravation de la misère et de l’insécurité sociale peut paver la voie au développement.Le gouvernement semble croire que le marché libre et l’initiative privée vont générer magiquement un développement productif.Or — et c'est bien là le drame — les coûts sociaux de la politique anti-inflationniste sont à long terme non productifs.» Réflexion également partagée par Gerardo Timossi : « On ne peut penser le développement au Sud en dehors d’une intervention étatique et d’une planification articulée, ce qui est remis en question en ce moment.Les autorités actuelles, précise-t-il, commettent une grossière erreur en fondant la relance exclusivement sur le secteur agro-exportateur.L’instabilité du marché des matières pre- Coincée par la crise économique et les contras qui veulent reprendre du service, la présidente Violeta Chamorro se tourne.vers les sandinistes ! mières rend cette stratégie pour le moins aventureuse.» La question de la terre et la relance de la guerre Les politiques économiques ne sont pas le seul facteur expliquant la détérioration du fragile consensus social.Accusant le gouvernement Chamorro de ne pas avoir respecté la promesse de démanteler le système de propriété issu de la réforme agraire, d’anciens rebelles de la Contra ont repris l’an dernier le chemin de la lutte armée.Au nombre de 600, les membres de la Recontra, comme on l’appelle, sèment la terreur dans le nord du pays.Outre les assassinats et la destruction des récoltes, les rebelles procèdent à l’expulsion des paysans des coopératives — la plupart sandinistes — pour ensuite se partager les terres et le bétail.La propriété de la terre est encore une fois au coeur de ce conflit.Avant même l’arrivée de l’UNO au pouvoir en 1990, quelque 7,5 millions d’acres de terres avaient été redistribués à 120 000 familles paysannes.Plusieurs milliers de paysans se regroupèrent alors en coopératives ou, encore, s’intégrèrent aux fermes d’État.La réforme agraire, si imparfaite soit-elle, constituait, sur un continent caractérisé par une forte concentration de la propriété, une véritable révolution.En ayant recours à la force, les anciens propriétaires terriens souhaitent ainsi renverser la vapeur.Le projet de loi 133, présenté il y a un an par le président de l’Assemblée nationale Alfredo César, qui prévoit la rétrocession des terres confisquées sous la révolution, ajoute au climat d'inquiétude qui règne chez les paysans.Même s’il bloque pour l’instant les discussions sur ce projet de loi, le Après deux ans de règne, Violeta Chamorro est confrontée à l'instabilité politique et à une grave crise sociale Nicaragua : reconstruction sur un champ de ruines jours en attente d’une aide américaine pourtant promise, le pays fit ainsi appel au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale (BM).Tel un électrochoc, la médecine dite «d’ajustement structurel» vise à remettre l’économie sur les rails de l’efficacité d’un marché sans État.Coupures dans les subventions et les dépenses publiques; mises à pied massives des employés du gouvernement; privatisation tous azimuts; augmentation des exportations et ouverture aux investissements étrangers doivent permettre l’équilibrage de la balance commerciale et l’utilisation des surplus dégagés au remboursement de la dette.Le plan de redressement lancé l’an dernier par le « ministre de la présidence », Antonio Lacayo, respecte à cet égard les exigences du FMI.La dévaluation de 500 % du cordoba, la mise aux enchères de plus de 350 entreprises publiques et les coupures draconiennes dans les secteurs de l’éducation et de la santé ne rendent cependant pas cette « NEP » (nouvelle politique économique) nicaraguayenne très populaire.Les effets dramatiques du virage économique C’est dans un contexte de chômage élevé qu’a été introduit le plan de « reconversion occupationnelle ».En échange d'un montant équivalent à 23 mois de salaire, les employés de l’État ont été invités à quitter leur poste.Encouragés par la promesse d'une ouverture du marche aux petits entrepreneurs, travailleurs de la santé, enseignants, médecins, près de 16 000 employés au total, tous aussi enivrés par le mirage de la fortune, ont définitivement abandonné leur emploi, permettant à l’État de faire des économies de 5,4 millions de dollars.Jumelé aux compressions budgétaires, le plan de reconversion occupationnelle s’est toutefois traduit au cours des derniers mois par des mises à pied (au-delà de 30 000) et la fermeture de plusieurs centres hospitaliers.Dans de nombreux hôpitaux, l'indice de mortalité a aug- Stéphane Chalifour Professeur au département des sciences sociales du Collège de Sherbrooke, l'auteur rentre du Nicaragua.Il a été correspondant de Radio-Canada en Amérique centrale.LJ EMBARGO économique imposé par les États-Unis au régime sandiniste en 1985, ainsi que la guerre de sabotage menée par les mercenaires de la Contra, sont à l’origine du gonflement considérable de la dette nicaraguayenne — elle atteint aujourd’hui 11 milliards de dollars — au cours des années 1980.Aux prises avec la nécessité de rembourser cette dette, et avec un déficit de la balance commerciale de quelque 1,2 milliard, le nouveau gouvernement de la UNO (Union nationale d’opposition), démocratiquement élu en février 1990, ne tarda pas à élaborer un sévère programme de relance mettant fin abruptement à onze années de révolution.La vague libérale déferlant sur le continent depuis déjà plus de dix ans atteignit à son tour le Nicaragua.Très dépendant des crédits internationaux nécessaires au remboursement des arriérés sur ses dettes, tou- Violeta, « mère de la nation ».Pour un contrepoids francophone à l’influence US dans les Balkans La télévision, instrument de démocratisation ?À d’autres ! Pierre Desjardins Professeur de philosophie au Collège Montmorency DANS SON ÉDITION du 4 février 1992, LFI DFIVOIR reprenait à la page B-5 un article du journal Le Monde vantant les mérites de la télévision publique comme outil de démocratisation des masses.Se basant sur l’état actuel de la télévision en Flurope, l’auteur, Dominique Wolton du CNRS de France, y comparait la situation de la télé publique, et des avantages qu’elle représente, avec celle de la télévision privée.Cet article était truffé de faussetés et d’imprécisions incroyables.Sur les 15 arguments d’ordre théorique que M.Wolton nous présente en faveur de la télévision « instrument de démocratisation », au moins la moitié de ceux-ci sont faux, et les autres.fortement discutables.D’abord, M.Wolton nous parle de la télévision comme moteur d'égalisation des classes sociales.Voilà là la première aberration.Si M.Wolton s'était le moindrement renseigné, il aurait sûrement appris à ce sujet que toutes les récentes enquêtes, que ce soit ici en Amérique ou, chez lui en Europe, démontrent, hors de tous doute, exactement le contraire.Un nivellement par le bas Fin effet, de larges sondages auprès de la population ont indiqué clairement que le niveau intellectuel des émissions sélectionnées par un téléspectateur au cours d’une semaine correspond en tous points avec son niveau social.Ainsi par exemple, ces enquêtes ont indiqué que le téléspectateur des classes sociales dites « inférieures » en revient presque toujours, malheureusement, aux émissions de variétés et de divertissements faciles, comme les jeux télévisés, les talks-shows ou les spectacles sportifs — émissions qu’en Europe on retrouve surtout sur les chaînes privées et qu’ici, on retrouve sur les privées.mais aussi sur les publiques.D’ailleurs, le même phénomène a depuis longtemps déjà été observé au sujet des médias écrits.Il est en effet triste mais vrai de constater qu’un journal comme LFI DFIVOIR, pour prendre un exemple de chez nous, n’est pas lu par le travailleur moyen qui optera plutôt pour un journal comme le Journal de Montréal, par exemple, beaucoup plus divertissant dans son type de nouvelles et dans son imagerie que notre sérieux journal — peut-être trop d'ailleurs ! — de la rue du Saint-Sacrement.Il convient donc de constater, contrairement à ce qu’en dit Le Monde, qu’étant donné le choix d’émissions que fera le téléspectateur dans une semaine, il n’y aura pas chez lui d’augmentation, par le petit écran, de son niveau intellectuel.Au contraire : celui-ci risque de s’enliser davantage dans une sorte d'aliénation culturelle, en se confortant dans un type d’émissions conçu expressément pour lui, c’est-à-dire correspondant à son niveau, et sûrement pas plus, car les diffuseurs ont plutôt tendance — en ces périodes difficiles — à niveler par le bas.Évidemment, nous retrouverons également, sur les plages horaires des télédiffu-seurs, des émissions d’actualité plus sérieuses ou des émissions culturelles, mais ne nous faisons pas d’illusions à ce sujet : seuls quelques happy few les regarderont, les cotes d’écoute témoignant largement de ce malheureux phénomène.D’ailleurs notons en passant que l’article du Monde tel que publié par LE DEVOIR peut nous induire en erreur, car nous ne retrouvons pas en Flurope, sur les chaînes publiques, la publicité qui sévit ici.Fin ce sens, une grosse partie de l’argumentation utilisée par Dominique Wolton dans son article ne tient pas pour la télévision canadienne.C’est là, je crois, le danger que rencontre LE DEVOIR en utilisant dans ses pages des articles conçus à l’étranger et pour l’étranger, pour critiquer des choses d’ici.Ne sommes-nous pas déjà assez colonisés intellectuellement ?Un autre aspect important de l’argumentation utilisée par M.Wolton dans son texte pour nous présenter la télévision comme moyen de démocratisation des masses, c’est celui de la communication qu’elle engendrerait entre les différents groupes sociaux.Encore ici, nous avons droit à une série d’arguments plutôt bêtes.Ainsi pouvons-nous lire une phrase aussi creuse que : « Le génie de la télévision est de pouvoir participer librement, de chez soi, à une activité collective.» La télévision, cause ou effet de la solitude ?Mais ce n'est pas terminé : l’auteur poursuit en disant que la télévision est un outil idéal pour combattre la solitude des citoyens, désormais enfermés seuls devant leur téléviseur.« Elle est donc plutôt un remède à la solitude, qu’une cause de solitude, en attendant mieux.» Là, nous entrons en pleine contradiction.Fit pour finir, cet auteur au génie expansif nous dit qu’une des caractéristiques les plus formidables de la télévision est peut-être de nous permettre de sauvegarder l'identité nationale de chaque peuple, surtout dans le contexte à venir de la Communauté européenne où, nous dit-il, tout risque d’être mêlé : les Français avec les Belges, les Belges avec les Suisses et ainsi de suite.Au fait, j'allais oublier de mentionner le but final poursuivi par M.Wolton dans la rédaction de son article : il s’agissait de montrer bien clairement l’importance, pour tous les pays de la communauté francophone, de continuer à subventionner TV5 ! Asen Balikci Professeur au département d’anthropologie de l'Université de Montréal, l’auteur s'adresse à Guy Rivard, ministre délégué du Québec à la Francophonie LA SUITE d'un séjour récent dans les Balkans, je me permets de vous faire part de certaines observations concernant la Bulgarie et son rapport à la francophonie.Ce que la Bulgarie désire par-dessus tout, c’est de se rapprocher de l’Flurope, de s’approprier quelques éléments essentiels de la culture occidentale.Ceci crée un contexte extrêmement favorable à toute action de « pénétration » de la part des grands pays occidentaux.Il n’y a là rien de neuf : depuis plus d'un siècle, les Balkans ont subi l’influence des grands pays situés plus au nord.Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’antérieurement, les influences étrangères étaient subies, alors que présentement elles sont désirées.A condition, toutefois, qu’elles viennent de l’Occident ! Les Américains ont vite compris l’originalité du nouveau contexte culturel et idéologique, et ils ont essayé d’y répondre.Le départ des Russes et la débâcle du communisme ont créé en Bulgarie un grand vide culturel et idéologique.La place est pour ainsi dire vide, prête à recevoir l’influence américaine.Une influence qui s’exerce à deux niveaux.Au premier niveau, il y a la culture de masse américaine : Hollywood, les blue-jeans, le rock, les cigarettes Marlboro, les walkmans, etc.Il s’agit d’éléments très facilement accessibles et qui enthousiasment la jeunesse.Tous les taxis de Sofia arborent de petits drapeaux américains.À un autre niveau, les Américains se sont donné comme tâche de former les nouvelles élites bulgares.De nombreuses bourses d’étude pour les USA ont été accordées.Bien plus important : dans la petite ville de Blagoevgrad, une université américaine a été créée (AUBG ).Cette nouvelle institution, un Liberal Arts College, a été établie en grande hâte, littéra- lement en quelques semaines, avec des moyens réduits.Les Américains assurent les salaires d’une douzaine d’enseignants, fournissent un fond de bibliothèque, de même que l’équipement électronique.Le gouvernement bulgare est en charge de l’infrastructure, des dépenses pour les étudiants et du fonctionnement de l’institution.L’AUBG est un exemple brillant d’une politique intelligente et extrêmement énergique.Avec peu de moyens, les Américains se sont attaqués à l’essentiel : la formation des élites de demain.Le programme de l’AUBG met l’accent sur l’économique, les disciplines du type management et l’anthropologie comparative, ceci pour décentrer les consciences.L’automne dernier, je donnais une conférence à l’AUBG.Fin même temps, à Blagoevgrad avait lieu le grand festival rock des pays francophones.Je ressentais inévitablement un sentiment de peine, de regret, une certaine inquiétude.Je comparais, d’un côté, le sérieux de l’entreprise américaine, et de l’autre côté.Nombreux sont les Bulgares, jeunes et vieux, qui voudraient se rapprocher des pays francophones occidentaux.Nombreux sont ceux qui voudraient apprendre ou réapprendre le français et la culture associée à cette langue.Quand la Bulgarie déclare vouloir se joindre au groupe des pays francophones, elle exprime un désir profond et très réel.Dans ce contexte, est-il possible d’entrevoir la création d’une institution universitaire francophone en Bulgarie ?Une institution qui va rayonner sur l’ensemble du sud-est européen et qui va en plus attirer des étudiants du Proche-Orient ! Je présume que beaucoup de gens sérieux vont considérer avec une extrême méfiance un tel projet.Le budget, les investissements, le nombre d’années qu’il faut attendre pour voir quelques résultats.Fil pourtant, inévitablement, je me pose les questions suivantes : Comment expliquer le succès américain ?Comment se fait-il que les Américains créent avec énergie et intelligence, avec un esprit de décision remarquable, et ceci avec des moyens très limités ?Peut-on suivre l’exemple américain, et surtout est-ce là une action souhaitable ?L équipe du DEVOIR LA REDACTION Journalistes à l'information générale Jean Chartier Yves d'Avignon.Jean-Oenis Lamoureux, Louis-G L'Heureux.Bernard Morrier, Laurent Soumis.Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) à l'inlormallon culturelle Pierre Beaulieu, Paule DesRivieres, Marie Laurier, Robert Lévesque (Le Plaisir des livres), Nathalie Petrowski Odile Tremblay, à l'inlormallon économique Robert Dutnsac Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault.Serge Truffaut.Claude Turcotte à l'inlormallon politique Josée Boileau, Pierre O'Neill (partis politiques).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste a Québec), Jocelyne Richer (information générale et parlementaire a Québec) Michel Vanne (correspondant parlementaire a Québec) Chantal Hébert (correspondante parlementaire a Ottawa) Jocelyn Coulon (politique internationale) François Brousseau (éditorialiste politique internationale et responsable de ta page Idées et événements) aux allalres sociales : Paul Cauchon (questions sociales) Caroline Montpeht (enseignement primaire et secondaire) Isabelle Paré (enseignement supérieur).Louis-G Francoeur (environnement) Sylvain Blanchard (relations de travail).Clément tiudel (attaires juridiques) Suzanne Marchand (adiomte a ta direction) Marie-Josée Hudon.Jean Sébastien (commis), Danielle Caritara, Thérèse Champagne, Monique Isabelle.Christiane Vaillant (clavistesy Mane-Héléne Alarie (secrétaire a la rédaction).Isabelle Baril (secrétaire a la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) Manon Scott Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec) Rachel Rochetort (Ottawa) LA PUBLICITÉ l ise Millette !directrice) Jacqueline Avril Caroline Bourgeois.Brigitte Cloutier, Francine Gingras, Johanne Guibeau.Lucie Lacroix, Christiane Legault.Lise Major, Nathalie Tt abet (publiai taires) Marie-France Turgeon.Micheline Turgeon (maquettistes), Johanne Brunet (secrétaire) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordonnatrice des services comptables).Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré Raymond Malte Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Thénault (secrétaire à I administration).Raymonde Guay (responsable du financement privé) LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTELE Christianne Beniamin (directrice) Monique Corbeil (adiointe) Monique L Heureux Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachel Leclerc-Venne, Jean Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements) Louise Paquette LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Françoise Blanc Manon Blanchette' Dominique Charbonnier, Marlene Côté, Françoise Coulombe.France Grenier, Josée Lapointe, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland LE DEVOIR est publié par l Imprimerie Populaire Limitée société a responsabilité limitée dont le siege social est situe au numéro ?! t rue du Saint Sacrement >.•-.iiyy i/i h est composé et imprimé par imprimerie Dumont 7743 rue Bourdeau une division de Imprimeries Queber.or lm M?ouest rue Saint pues Montreal t Agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a dilluser les informations publiées dans LE OEVOIR 11 DEVOIR est de tribiie par Messageries Dynamiques division du Groupe Ouebecor Ire s.luee au 7/5 houl Leboau SI Laurent Envoi de publication I megisliement no OBSH Deuil eg.,1 Bibliothèque nationale du Quebec Téléphone général (814) 844 3361 Abonnements r'i14, 844 -,738 LE DEVOIR ujsf", 003708),s published daily by , imprimerie Populaire Limitée ?1! rue St-Sacrement Montréal, Ouébot.‘t?Y tXI Subscription rale per year is % 4.39 00 USD Second Class Pn< ' Champlain N v US POSTMASTER send address changes lo Insa PO Bo» ISIB Champlain N Y 12919 1818 stage p.ml «il
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