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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-03-06, Collections de BAnQ.

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Collège oe Montréai i > N s 4 i A KL Mi ON I VA I R I 1*4 H 4.4 >4 I'» V I .IK1 Ol l| S I • Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Vol.LXXXIII — No 55 Passages nuageux.Max.: 3.Détail page B-6 Montréal, vendredi 6 mars 1992 SOCIÉTÉ Pourquoi manque-t-on de mécaniciens?Terry Donati, mécanicien (ci-dessus), fait partie des ouvriers spécialisés qui ne connaissent pas le chômage.Les bouchers, les électriciens, les infirmières, les vendeurs sont aussi très recherchés.Comment se fait-il que notre main-d’oeuvre soit si mal adaptée au marché du travail ?Caroline Montpetit a trouvé quelques réponses.Page B-l La moule zébrée s’attaque au Saint-Laurent Louis-Gilles Francoeur UN K P F/n T K peste caucasienne d’apparence inoffensive, la moule zébrée, est en voie de coloniser le Saint-Laurent après s’être implantée en six ans dans les Grands Lacs au point d'y provoquer des mutations écologiques tout aussi importantes - que celles attribuées jusqu’ici aux formes de pollution les plus aiguës que connaît cette région industrielle.I,'arrivée au Québec de cette indésirable faisait hier l’objet d’un colloque scientifique dans la métropole qui réunissait autant des chercheurs que des gestionnaires municipaux et privés, les prochaines victimes de la moule si on se fie au modèle ontarien.1.’introduction de cette espèce nuisible dans l’écosystème canadien vers 1985-86, probablement par un navire étranger venant de la mer caucasienne qui a vidangé ses ballasts pendant le chargement, a pris les allures d’une véritable catastrophe environnementale dans les Grands Lacs en raison de ses impacts écologiques et économiques, ont soutenu plusieurs chercheurs.Un premier contrôle environnemental effectué l’an dernier dans le fleuve par le Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada indique qu’on trouve maintenant des moules zébrées de Cornwall à la pointe est de l’île d’Orléans en petites quantités.Sa présence a été signalée sur la plupart des bouées de navigation du Saint-Laurent dans des concentrations moyennes de 0 à 18 moules par mètre carré, l.es concentrations moyennes de larves ne dépassaient pas 63 par mètre cube d’eau.En Ontario et du côté américain, on a vu des concentrations moyen- nes passer en un an (1989-90) de 500 à 1000 moules par mètre carré à 700 000 moules pour la même surface.Évidemment, les moules en question sont hyper-petites mais leur accumulation est telle dans les canalisations de certaines entreprises qu’il a fallu, par exemple, fermer pendant plusieurs semaines une centrale thermique ontarienne parce •que les canalisations du systèmes de refroidissement étaient bloquées.L’obstruction des prises d’eau municipales et industrielles n'est qu’un des problèmes importants provoqués par le mollusque.Ces derniers arrivent, par leur grand nombre, à vider l’eau de son oxygène, ce qui permet la prolifération des bactéries anaé-robiques dans les canalisations.Il en résulte une forte corrosion capable, par exemple, de perforer en moins de six mois une paroi de 0,25 pouce.Heureusement, l’usage de chlore dans les usines de filtration tue les larves de moules zébrées.Mais ce n’est pas toujours le cas et certaines compagnies d’assurance ne veulent plus assurer des édifices dans cette région si les gicleurs n’ont pas été inspectés et déclarés exempts de moules.dans les tuyaux d’alimentation.On vient aussi de découvrir que son étrange mais fort efficace système de fixation par poils aux parois ou obstacles sous-marins provoquent des « piqûres » dans le béton et le métal qui en réduisent la force.On prévoit dans la région des Grands Lacs que la présence des moules coûtera 5 milliards $ d’ici l’an 2000 en dégâts de toute sorte.Selon Mme Louise Lapierre, responsable de l’évaluation des écosystèmes au Centre Saint-Laurent, l’effarant appétit de la petite moule, qui Voir page A-4 : La moule Paul Zumthor remporte le prix Québec-Paris Michel Dolbec de lu Presse canadienne PARIS — Le 32e prix Québec-Paris a été décerné hier à Paul Zumthor pour son roman La traversée.Publié aux Éditions de l’Hexagone, cet ouvrage est le sixième roman de ce médiéviste de 77 ans.Né à Genève en 1915, Paul Zumthor a fait ses études en France et vécu au Pays-Bas pendant 20 ans avant de s’établir à Montréal en 1972.Il a enseigné la littérature comparée à l’Université de Montréal jusqu’à sa retraite en 1980.Bien que son oeuvre ne décrive pas des réalités typiquement québécoises, Zumthor se considère comme un écrivain québécois, pour peu qu'on ne donne pas à ce terme « un sens provincial ».« Je suis un écrivain québécois parce que je n’écris bien que lorsque je suis ici, a-t-il expliqué lors d’une interview téléphonique.Même quand je puise dans mon expérience du Québec, j’essaie de la transposer, de Voir page A-4 : Paul Zumthor La SQ fait enquête sur Paradis Le ministre se dit victime d’une campagne de salissage Jocelyne Richer de notre bureau de Québec LE MINISTRE de l’Environnement Pierre Paradis a beau dénoncer haut et fort « la fabulation, le mensonge et la dangereuse campagne de salissage » dont il est victime, la Sûreté du Québec n’en poursuit pas moins depuis cinq mois une enquête visant à prouver le bien-fondé d’allégations relatives à de substantiels pots-devin demandés à des compagnies faisant affaire avec le ministère qu’il dirige.Selon les auteurs des plaintes portées à la SQ, le ministre de l’Environ- nement ou le député de Rousseau.Robert Thérien, auraient demandé un demi-million de dollars à la firme Ray Lacroix Ltée pour se voir accorder un permis d’ouvrir un site d’enfouissement.De plus, le ministre aurait obtenu de la compagnie Laidlaw qu’elle lui construise en Estrie une maison valant 400 000$.C’est à la suite de ces allégations, lancées publiquement hier, en Cour supérieure, à Hull, où se poursuit le procès impliquant l’homme d’affaires Raymond Lacroix contre le ministère de l’Environnement, que la Sûreté du Québec a décidé de confirmer la tenue de cette enquête, a ex- pliqué un porte-parole de la SQ, Richard Bourdon, qui disait déplorer que cette histoire « sorte trop tôt ».Si les enquêteurs de la section des crimes économiques de la Sûreté du Québec jugent que les allégations s’appuient sur une preuve suffisamment étoffée, ils soumettront alors le dossier au procureur général qui verra s’il y a lieu de porter des accusations.L’homme d’affaires Raymond Lacroix se bat pour obtenir du ministère le certificat de conformité permettant d’ouvrir un site d’enfouissement sanitaire dans l’Outaouais.Devant le refus du ministère d’ob-Volr page A-4 : La SQ QUÉBEC — Le politicologue Léon Dion rejette totalement le rapport de la commission Beaudoin-Dobbie dont les propositions, si elles ne sont pas sensiblement améliorées dans les offres finales du gouvernement canadien, conduiront le Québec sur le chemin de l’indépendance, « à moins d’un miracle », selon lui.« Ce rapport-là représente encore moins que l’accord du lac Meech et il est même dangereux (pour les relations entre le Canada et le Québec).Je n’ai pas trouvé beaucoup de points positifs là-dedans et je ne eux comprendre comment des ommes comme Brian Mulroney et Joe Clark puissent prétendre qu’il s’agit là des meilleures offres constitutionnelles d’Ottawa depuis 125 ans, soit le début de la Confédération.« Il est tragique d’affirmer de telles choses.Ils sont sincères, certes, mais ça démontre comment le Canada anglais s’est aliéné le Québec.Les Canadiens anglophones sont à _i_ 100 lieux des attentes des Québé- 11 cois ».Bien assis dans un coin du salon de sa demeure de Sainte-Foy avec une vue superbe sur le fleuve Saint-Laurent, M.Dion commente pour la première fois le document de 150 pages qui doit servir de base dans la formulation des propositions finales du gouvernement canadien en vue du renouvellement de la Constitution et du retour du Québec dans la Constitution.Le professeur démolit la plus grande partie du document et il ne voit pas de quelle manière le gouvernement Mulroney pourrait satisfaire le Québec dans un mois et demi.« Il faudrait reprendre le rapport presque au complet», constate-t-il.L’ancien conseiller du ministre Gil Rémillard avait déjà lu et annoté le rapport et écrit ses remarques sur un bout de papier quand il a reçu le journaliste de la Presse canadienne hier après-midi.Ses notes près de lui, M.Dion dénonce les propositions portant sur la réforme du Sénat, sur le partage des pouvoirs, sur la « notion malheureuse de société distincte », et en particulier sur la langue et la culture.Le politicologue approuve par ailleurs la prise de position du premier ministre Bourassa qui a accueilli pour le moins froidement le rapport.Il trouve même que « c’est triste» pour M.Bourassa de se retrouver devant une telle situation.M.Dion regrette que la commission Beaudoin-Dobbie ait adopté une approche plus juridique que sociologique au chapitre de la culture et de Voir page A-4 : Léon Dion Pierre Paradis AU DIABLE LA COUCHE D’OZONE ! PHOTO JACQUES NADEAU nord de Montréal.Des patrons reconnaîtront peut-être sur la photo ci-dessus des employés qu’ils croyaient malades.Léon Dion rejette le rapport B.-D, André Bellemare de la Presse canadienne Les scientifiques digèrent mal le budget Mazankowski Isabelle Paré L’ABOLITION du Conseil des sciences du Canada et la fusion du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSII) décrétées par le récent budget fédéral a créé une onde de choc dans les universités, où recteurs et chercheurs demandent à Ottawa de rendre des comptes.L’annonce faite la semaine der- nière par le ministre Mazankowski de fusionner le CRSII au Conseil des arts du Canada a rapidement semé l’inquiétude.À tel point que les recteurs de toutes les provinces, réunis à Vancouver hier dans le cadre du congrès de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), ont donné le coup d’envoi à un mouvement de riposte.Les 68 recteurs et directeurs de collèges ont mandaté leur président, M.Claude Lajeunesse, de tenir une rencontre formelle avec les responsables du ) ouvernement pour être informés clairement du sort qui guette cet important organisme subventionnaire.L’an dernier, le CRSII a octroyé plus de 22 millions $ en bourses et subventions à environ 900 chercheurs principaux au Québec.Pour l’instant, le gouvernement n’a indiqué que son intention de fondre en une seule agence le Conseil des arts, le Conseil de recherches en sciences humaines et les programmes culturels internationaux du ministère des Affaires extérieures.Le budget du CRSII serait conservé tel quel, mais on ignore tout de ce que sera la nouvelle structure de cette agence dont le sort doit être réglé avant l’été.Dans la même veine, cette annonce « surprise » — dont même la Voir page A-4 : Les scientifiques THÉRÈSE CASGRAIN RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 6 mars 1992 PARUTION le 14 mars DANS LE DEVOIR LE DEVOIR publiera le samedi 14 mars un cahier spécial à l’occasion du colloque Thérèse-Casgrain présenté à l’UQAM dans la série de conférences annuelles sur « Les leaders politiques du Québec.» On y trouvera : • un rappel de la vie de Thérèse Casgrain; • un entretien avec Simonne Monet-Chartrand; • un texte sur l’après-Thérèse-Casgrain; • le point sur les batailles de son époque; • des extraits de ses cours et de sa correspondance prêtés par les Archives nationales du Canada; • le programme complet du colloque qui aura lieu du 20 au 22 mars à l’UQAM._^____________ A-2 ¦ Le Devoir, vendredi 6 mars 1992 Le Québec souscrit au droit « inhérent » des autohtones à l’autonomie gouvernementale Norman Delisle de lu Presse canadienne QUÉBEC — Le Québec souscrit au droit inhérent des autochtones à l’autonomie gouvernementale, a soutenu hier le ministre des Affaires autochtones du Québec, Christos Sirros, à l’issue d’une rencontre d’une heure avec le nouveau chef québécois de l’Assemblée des premières nations, Ghislain Picard.Les négociations se poursuivent toutefois avec les nations autochtones sur la portée exacte et les implications de ce principe.Aussi, le Sommet officiel prévu pour mai prochain entre les autochtones et le gouvernement du Québec a été remis à plus tard, « après la tenue du référendum » que le gouvernement du Qué- bec doit tenir au plus tard le 26 octobre prochain, a indiqué M.Sirros.Déjà, le 20 mars 1985, l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion reconnaissant le droit à l’autonomie pour les Amérindiens du Québec.Hier, le gouvernement concédait que ce droit à l’autonomie est « inhérent », c'est-à-dire qu’il découle de l’histoire et qu’il n’est pas conféré par la Constitution.Cette subtile nuance vient de ce qu'il y a « une distinction entre la source du droit et sa portée», a expliqué le ministre.M.Sirros a cependant précisé que cette reconnaissance par le gouvernement québécois « ne mène pas à la souveraineté territoriale pour les autochtones.La portée de ce droit est limitée au cadre constitutionnel canadien et les pouvoirs qu’il impli- que ne sont pas illimités », a dit le ministre.Bref, le gouvernement veut tout simplement « maintenir le dialogue entre le Québec et les autochtones afin d’améliorer le climat ».M.Sirros a précisé que sa rencontre avec le chef Ghislain Picard avait été planifiée le matin même.Un peu avant, les médias d’information rapportaient que le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, venait de « marquer un temps d’arrêt » dans ses discussions avec les représentants autochtones.M.Sirros n’a toutefois pas voulu établir de lien entre les deux événements.Quant au chef Picard, il s’est réjoui de la reconnaissance du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale par le gouvernement du Québec.Il a néanmoins formulé des réser- ves touchant le processus de négociations prévu par M.Sirros entre le Québec et les autochtones.Les chefs des Premières nations du Québec et du Labrador se réuniront la semaine prochaine pour faire le point dans l’ensemble du dossier, a dit le porte-parole amérindien.Le chef Picard faisait par ailleurs partie du groupe qui accompagnait le chef Ovide Mercredi lorsque ce dernier est venu nier le droit des Québécois à l’autodétermination devant une commission de l’Assemblée nationale, le 11 février dernier.« On n’a jamais remis en question l’existence du peuple québécois ou son droit à l’autodétermination », a admis le chef Picard, visiblement mal à l’aise.Il s’est démarqué ainsi des propos du chef national de l’Assemblée des premières nations.Pierre Paradis modifiera le projet de loi scindant le ministère de l’Environnement De manière à limiter les possibilités d’ingérence politique Jocelyne Richer de noire bureau de Québec LE PROJET de loi devant créer un Office de protection de l’environnement sera modifié, peut-être largement, de manière à limiter la possibilité d’ingérence politique.« J’envisage sérieusement de proposer au conseil des ministres une modification d'un article du projet de loi, et ainsi de laisser pleine autonomie à l’Office », a déclaré le minis- tre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, au DEVOIR, à l’issue des travaux de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 412, instituant un office responsable de l’application des lois et règlements adoptés par le ministère.Hier, LE DEVOIR, faisait état de la levée de boucliers de plusieurs intervenants disant craindre, notamment, après étude du projet de loi, le manque d’indépendance de l’organisme vis-à-vis le pouvoir politique.« Il y a deux endroits dans la loi où le gouvernement conserve un pouvoir d’intervention.Est-ce que deux c’est trop ?Est-ce qu’un serait suffisant ?», s’était d’abord demandé le ministre Paradis, durant les travaux de la commission parlementaire.L’article 21 du projet, portant sur le pouvoir d’ordonnance, permet au gouvernement, lorsque l’intérêt public l’exige, d’exercer le pouvoir d’ordonnance en lieu et place du président de l’Office.« Cet article, tel que libellé, risque d’anéantir la volonté première du lé- Poème et récriminations autochtones aux audiences sur Grande-Baleine Frédéric Tremblay de la Presse canadienne CllISASIBI — Le témoignage émouvant d’une grand-mère crie a marqué, hier, les audiences publiques qui se tiennent à Chisasibi, depuis mercredi soir, sur le projet Grande-Baleine.Margaret Cromarty ne s'était pas préparée un long réquisitoire contre Hydro-Québec pour faire part de son message, mais s’était simplement munie d’un court poème de son cru, dont l’effet a été particulièrement puissant, au point où les commissaires ont demandé à en obtenir copie.« C’est un texte superbe », a spontanément commenté M.Paul Lacoste, président du comité fédéral d’examen du projet Grande-Baleine, après que Mme Cromarty eut terminé de lire son poème en anglais, calmement mais intensément.« C’est un témoignage impressionnant de votre culture », a repris M.Peter Jacobs, président de la commission Kativik (Inuit).Les Cris assistant aux audiences, plutôt réservés jusque-là, ont applaudi largement et chaleureusement leur compatriote.Mme Cromarty, en quelques mots soigneusement choisis, a témoigné de la misère des siens, consécutive au développement hydro-électrique de la Grande Rivière.Autrefois, fait remarquer Mme Cromarty, « les Cris allumaient leurs feux, près des pins silencieux, sous l’étoile polaire et les couchers de soleil rougeoyants».Avant que l’homme blanc ne construise les barrages et détourne la Grande Rivière de son cours naturel, se souvient aussi Mme Cromarty, « la rivière rencontrait la mer, les rapides furieuses étaient pures et merveilleuses.«(.) Les commerçants et les missionnaires sont venus bouleverser nos rêves (.) La rivière, il n’en reste plus rien.La rivière est noyée et torturée.L'horreur, comme un égout dégoûtant.» Témoignant aussi à ces audiences publiques, qui ont pour but de formuler des directives sur l’étude d’impact de Grande-Baleine, le chef du conseil de bande (cri) de Chisasibi, Violette Paehanos, a dressé, dans un vocabulaire plus habituel pour ce genre de forum, les récriminations de son peuple.Mme Paehanos a rappelé que sa communauté avait dû quitter l’île de Fort George, avec l’arrivée de LG-2, par crainte qu’elle ne soit prématurément érodée, voire inondée.« Nous ne voulons pas que ça se répète à Whapmagoostui (communauté crie située en bordure de la Grande Rivière de la Baleine).C’est pourquoi nous avons soutenu le mouvement d’opposition à Grande-Baleine », a souligné le chef cri.Mme Paehanos a expliqué que le développement sur la Grande Rivière avait à tout jamais « détruit partiellement ou totalement, selon les endroits », leur mode de vie traditionnel.Maintenant, soumet Mme Pacha-nos, on est obligé d’investir des sommes d’argent considérables dans le développement d’un réseau routier.« Avant, tout ce dont on avait besoin, c’étaient nos pieds.» Dans son témoignage, le chef cri a aussi déploré le « gaspillage de carcasses de caribous par les chasseurs sportifs ».Mme Paehanos s’est également inquiétée des « effets inconnus» des installations hydro-électriques, dont ceux provenant des champs magnétiques.« J’espère que vous allez être justes dans votre rapport, et que l’intérêt du mode de vie de notre peuple sera pris en compte», a lancé Violette Paehanos aux commissaires, en guise de conclusion.Les audiences ont permis, d’autre part, à un certain nombre de Cris de Chisasibi de préciser avec plus de détails les conséquences négatives du développement hydro-électrique sur leurs activités traditionnelles.gislateur à l’effet de distinguer nettement les mandats du ministère et du gouvernement de ceux de l’Office.Cet article doit être reformulé et contenir plus de précisions quant à la notion d’intérêt public », a déclaré M.Paradis.« À défaut de préciser son pouvoir d’ordonnance, le gouvernement du Québec et le ministre de l’Environnement continueront d’être harcelés par l’opinion, les groupes environnementaux et les entrepreneurs en regard de la plupart des décisions d’ordonnance.Le libellé du texte de la loi devrait prévoir une réglementation décrivant les types de projets devant requérir des études approfondies et c’est dans le créneau de ceux-ci que le pouvoir d’ordonnance du gouvernement ou du ministre pourrait prévaloir», a-t-il ajouté.M.Paradis parle de «fonction discrétionnaire » exercée par le gouvernement « dans les cas où l’étude des projets contiendrait une mise en garde relative à des effets importants ».Chose certaine, il ne veut pas toucher aux principes du projet de loi, mais se dit prêt à des accommodements majeurs, si nécessaires.« Je ne prévois pas pour l’instant des modifications majeures.Mais si des constations nous amènent à en faire, nous les ferons».Un des intervenants venus témoigner hier en commission parlementaire, la compagnie Laidlaw, a tenu à exprimer son inquiétude « du fait qu’éventuellement les deux entités — le ministère de l’Environnement et l’Office — pouraient devenir tellement concentrées sur leurs compétences respectives qu’elles finiraient par s’écarter l’une de l’autre et dissocier leurs interventions au lieu de les conjuguer».Les dirigeants de Laidlaw, une importante firme spécialisée dans le traitement des déchets solides et biomédicaux, ont dit souhaiter qu le projet de loi 412 « précise bien que les responsabilités du MENVIQ et de l’Office sont complémentaires, s’inscrivant bout à bout dans une même ligne de pensée et non pas côte à côte en deux lignes indépendantes ».Mulroney voit son parti à 20 % dans les sondages Marie Tison de la Presse canadienne WASHINGTON - Dans une entrevue au Washington Post, le premier ministre Brian Mulroney a affirmé que les sondages internes de son parti plaçaient les conservateurs à 20%.Il a ajouté qu’il était confiant de remporter les prochaines élections.Dans l’entrevue, accordée à Ottawa au correspondant du Washington Post et publiée hier en page A-31 de l’important quotidien américain, M.Mulroney a déclaré qu’il ne croyait pas le plus récent sondage Gallup, qui plaçait son parti à 11 %.Il a affirmé que les sondages internes de son parti situaient les conservateurs au même niveau que les néodémocrates.Il a ajouté que les libéraux étaient à 30%, le Parti réformiste à 10 %, et les autres, incluant le Bloc québécois, à 5%.Il a soutenu que les conservateurs allaient s’emparer de la deuxième place grâce à leurs initiatives et au budget du ministre des Finances Don Mazankowski.Les Canadiens auront alors le choix entre les libéraux et les conser- LE DEVOIR Renseignements (514) 844-3361 Administration .(514) 844-3361 Rédaction 15141 842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514) 842-9645 numéro uns trais * '.1-800-363-0305 Abonnements Le» numéro» de téléphone luivent» «ont valable» pour le tervice de livraison par camelot et pour le» abonnements postaux.Montréal.(5141844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, 8t-8acrement, Montréal QC H2Y 1X1 vateurs, a-t-il déclaré.M.Mulroney a affirmé que les sondages internes du Parti conservateur montraient également un certain changement dans les attitudes des Canadiens.Ils s’éloigneraient du droit à des bénéfices sociaux coûteux pour être de plus en plus enclins à accepter de faire des sacrifices dans le but de réduire le déficit national.Selon lui, les Canadiens sont d'accord avec les positions prises par son gouvernement, et ils croient que son programme, bien que difficile, est le bon.« Nous avons vécu dans ‘Alice au pays des merveilles’ pendant assez de temps », a-t-il déclaré.Le premier ministre a laissé comprendre qu'il chercherait à se faire réélire en basant sa campagne sur le fait qu'il avait fait ce qui était nécessaire, au lieu de faire ce qui était populaire.Il compte également sur une reprise économique et une solution à la crise constitutionnelle.Il a reconnu que le pays était présentement en danger.Il a ajouté que le résultat du référendum québécois d'octobre 1992 dépendrait en grande partie de la formulation de la question.Il a soutenu que si la question donnait le choix entre le fédéralisme renouvelé et l’indépendance, le Canada gagnerait sans le moindre problème.Par contre, si la question porte sur la souveraineté, « le résultat serait beaucoup moins prévisible, parce que la souveraineté signifie des choses différentes pour différentes personnes ».Le premier ministre a affirmé qu’il chercherait à éviter un tel référendum en arrivant à un compromis acceptable lors des négociations constitutionnelles fédérales-provin-ciales qui vont bientôt s’engager.rr KÀ Vincent Della Noce PHOTO CP Gilbert Chartrand PHOTO CP Deux députés appuient Nationair et demandent une enquête de la GRC Sylvain Blanchard et la Presse canadienne DEUX DÉPUTÉS conservateurs ont mis en doute, hier, la probité de dirigeants syndicaux québécois et to-rontois dans le conflit de travail opposant la société aérienne Nationair a ses 450 agents de bord en lock-out depuis près de quatre mois.Les députés Vincent Della Noce (Duvernay) et Gilbert Chartrand (Verdun/Saint-Paul) considèrent que les agents de bord mènent une campagne de dénigrement contre Nationair qui risque de se retourner contre eux, ont-ils averti, en conférence de presse.Le tandem conservateur s’est évertué à démontrer, documents à l’appui, que Nationair possédait des appareils fiables, que 90 % de ses envolées se faisaient avec moins d’une heure de retard et que son personnel avait reçu la formation requise et jouissait de salaires décents.Pour un, le député Chartrand s’intéresse au dossier parce qu’il a déjà été agent de bord, justement chez Nationair.Les deux hommes disent souhaiter que les discussions entre Nationair et ses agents de bord reprennent le plus tôt possible, discussions au point mort depuis octobre 1991.Les deux députés réclament à la Gendarmerie royale du Canada d’instituer rien de moins qu’une enquête pour faire la lumière dans le conflit opposant Nationair à ses 400 agents de bord en lock-out.Précisément, ils demandent une enquête judiciaire pour connaître « la vérité, toute la vérité sur les agissements du syndicat ».Ils exigent en outre la tenue d’un débat d’urgence aux Communes et l’adoption d’une loi spéciale pour « forcer le syndicat à présenter les propositions de Nationair aux employés».Ce n’est pas tout.Dans une de ses sorties caractéristiques, le député Della Noce invite les présidents de Nationair et de la FTQ-SCFP (qui représente les agents de bord), MM.Robert Obadia et Fernand Daoust, à le rencontrer dans un débat public « pour régler une bonne fois pour toutes cette affaire », qui risque, selon lui, d’entraîner la fermeture de la compagnie.M.Della Noce justifie son implication dans cette négociation par la proximité de sa circonscription électorale à la ville de Mirabel, où Nationair réalise une bonne partie de ses activités.Voulant éviter que les.hôtels et les restaurants de son coin soient pénalisés advenant la faillite de l’entreprise, le député croit que « trop de mensonges ont été dits » et que « le temps est venu de se parler entre quatre yeux ! » Inquiet de voir le conflit s’éterniser, M.Della Noce en fait une analyse qui correspond presque en tout point à celle que véhiculent depuis des mois les dirigeants de Nationair, à savoir que tout ce conflit n’est rien d’autre qu’une tentative du syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les agents de bord de Nationair mais aussi de tous les autres transporteurs aériens du pays, pour fermer Nationair dans le but de permettre à Air Canada et Canadien de respirer un peu mieux et donc d’être en mesure de donner à leurs employés (qui forment la majorité des membres du SCFP dans le transport aérien) de meilleures conditions de travail.Ça se tient et je crois que c’est vrai, déclare Della Noce, qui parle même « de conflit ourdi » de la part des dirigeants torontois du syndicat « contre le Québec et Mirabel ».« Mais encore-là, s’empresse-t-il d’ajouter, tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas réuni dans une même salle les représentants des deux parties, des hypothèses de ce genre continueront de subsister ».Pour lui, ce conflit de travail n'est rien d’autre qu’un écran de fumée destiné à camoufler des intérêts autres que ceux des syndiqués de Nationair.Interrogé sur les allégations de MM.Della Noce et Chartrand, le président de la FTQ, Fernand Daoust, a dit y voir la main du président de Nationair, Robert Obadia, « qui procède par députés interposés.» « Il faut que la compagnie (Nationair) soit d’une habileté infernale pour soutenir que le Fonds de solidarité cherche la disparition d’une entreprise parce qu’elle a investi dans une autre qui lui est concurrente.« Je n’ai jamais rencontré dans le tête de qui que ce soit, au SCFP, l’idée qu’il faut détruire Nationair, a répliqué le leader syndical.« Ces accusations sont graves et grosses», a-t-il ajouté, excédé.Rae: le rapport n’a pas été fait pour le Québec TORONTO (PC) — Le rapport Beau-doin-Dobbie n'est pas une offre constitutionnelle à l’intention du Québec, a affirmé hier le premier ministre de l’Ontario, Bob Rae.M.Rae a tenu à faire cette déclaration après que le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, eut déclaré à Montréal, la veille, que le rapport constituait la meilleure offre jamais présentée au Québec.« Ce n’est pas une offre, c’est un rapport», a-t-il insisté, ajoutant qu’Ottawa n’a pas le droit de soumettre une offre constitutionnelle au Québec au nom de l’Ontario dans des négociations bilatérales.« Je ne crois pas qu’il soit exact de croire (.) que le gouvernement fédéral puisse unilatéralement faire une offre, quelle qu'elle soit, à la province de Québec.Il ne peut pas.Ça ne peut tout simplement pas se faire.» M.Clark rencontrera certains pre- miers ministres et ministres des faires intergouvemementales é provinces la semaine prochaine Ottawa.Depuis le dépôt du rapport du < mité mixte sur le renouvellement la Constitution, dimanche dernier, Rae reproche à Ottawa de n’avi pas clairement précisé le process qu’il adoptera pour la négociation la nouvelle Constitution.Il a aussi répété qu’il ne comp nait pas l’entêtement du gouveri ment fédéral à vouloir déposer s offres avant le 15 avril, un éché; cier complètement arbitraire, sel lui, et auquel il n’a nulle intention se conformer.M.Rae a aussi ajouté que le p: mier ministre du Québec, Rob< Bourassa, devrait se présenter à u conférence des premiers ministi afin de s’entendre avec les autr provinces, les leaders autochtones les représentants des territoires.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 St-Jacques Montréal OuéDec H2Y 3X2 Fax (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R O B I C Svy ///ort de Dantzig.1889: les romans d'Emile Zola, considérés obscènes, se voient re; fuser l'entrée au Canada.1836: Fort Alamo, au Texas, est pris par l'armée mexicaine, au terme d’un siège de 13 jours qui a coûté la vie à 187 Américains, dont Davy Crockett.1833: la ville d’York, en Ontario, est renommée officiellement Toronto.DONNEZ- tnoi DES AIL Un enfant handicapé, c’est un enfant comme les autres.En lui ouvrant votre coeur, vous lui donnerez des ailes.Marc-André Coollier 2300 ouest, boulevard René Lévesque Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél (514)937 617! Ml- ' ^ POUR Les Enfants WJ - H a unir-API-X Handk :apes Du Ql JHBEC ^147 ECONOMIE Le Devoir, vendredi 6 mars 1992 Mazankowski croit passagère la hausse des taux d Michel Van de Walle (/4Z 1H8.Price J fàterhouse O A-6 ¦ Le Devoir, vendredi 6 mars 1992 L ACTUALITE INTERNATIONALE Washington apporte une aide humanitaire au Vietnam HANOI (AFP) - Les Etats-Unis et le Vietnam ont fait hier un pas vers la normalisation de leurs relations, au cours de la visite à Hanoi de Richard Solomon, secrétaire d’État adjoint américain pour l’Asie.M.Solomon a annoncé, à la fin de sa visite de 24 heures à Hanoi, que Washington allait apporter une aide humanitaire annuelle de 3 millions $ environ au Vietnam.Hanoi s’est engagé à accélérer les efforts entrepris pour la recherche des soldats américains (MIA) disparus pendant la guerre du Vietnam et au nombre de 2267 pour toute l’Indochine.Le règlement du problème des MIA est destiné à résoudre le problème de l’éventualité que des prisonniers de guerre (POW) américains soient toujours détenus au Vietnam, ce que proclament, sans preuves jusqu’à présent, certaines sources américaines mais est nié par les Vietnamiens.La solution de ce problème est la condition principale des États-Unis pour la normalisation entre les deux pays qui n'ont pas de relations diplomatiques depuis la chute du régime sud-vietnamien pro-américain et la fin de la guerre en 1975.Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec Ministère de la Santé et des Services sociaux .< Le Vietnam et les États Unis avancent pas à pas dans le processus de normalisation et cette visite a marqué un pas en avant », a estimé le vice-ministre des Affaires étrangères vietnamien Le Mai à l’issue de la visite de M.Solomon, la première d’un officiel américain d’un tel rang depuis 1986.« La partie vietnamienne est prête à avancer rapidement.Quant aux États-Unis nous devons attendre et voir, surtout dans le contexte actuel des élections aux États-Unis», a-t-il ajouté, en remarquant toutefois que les résultats de la visite étaient modestes.M.Solomon a déclaré que l’établissement des relations diplomatiques et la levée de l’embargo américain dépendraient des progrès accomplis dans le cadre de ces accords sur les MIA—POW qui prévoient notamment un accès plus grand aux archives militaires vietnamiennes et aux personnes ayant été en contact avec des prisonniers américains, ansi qu'une plus grande liberté de déplacement dans le pays.« Quand nous verrons des résultats positifs de ces activités l’embargo sera levé par étapes », a-t-il ajouté.A propos de la solution du problème cambodgien, l’autre condition de la normalisation, M.Solomon a souligné que le Vietnam remplissait ses engagements de soutenir le plan de paix de TON U.« Notre impression est que le Vietnam soutient le processus de règlement au Cambodge », a-t-il dit en précisant cependant que la normalisation ne pourrait intervenir qu’a-près les élections au Cambodge prévues dans le plan de paix.L’opposition demande la démission du président de F Azerbaïdjan PHOTO AP À* *7 Des Azéris pleurent la mort d’un des leurs lors de funérailles hier à Agadan, en Azerbaïdjan.Plus de 200 Azéris ont été massacrés dans le Haut-Karabakh par des Arméniens.HAKUU (Reuter) — Le Parlement d’Azerbaïdjan s’est réuni hier en session extraordinaire consacrée au gonflit du Haut-Karabakh.L’opposition nationaliste réclame la tête du président, accusé d’avoir mesuré son soutien aux Azéris de l’enclave.Le président Ayaz Moutalibov, confronté à des pressions croissantes, est désormais mis en demeure d’écarter la menace arménienne sur le Haut-Karabakh ou de démision-ner.« Un président qui est incapable de défendre son peuple, les droits et la vie (de la population) devrait démissionner tout comme le reste du gouvernement », a déclaré le chef du Front populaire, Niazi Ibragimov, avant l’ouverture de la session.Certains députés ont menacé de quitter le Parlement si le président ne démissionnait pas.A l’appel du Front, environ 5000 Azerbaïdjanais se sont rassemblés devant le Parlement pour demander le départ d’Ayaz Moutalibov en scandant démission.Les responsables politiques ont cependant exhorté leurs partisans au calme.Les manifestants ont débordé les cordons de police et sont parvenus jusqu’au bâtiment du Parlement, où ils sont mis à frapper contre les fenêtres.« Démission, démission » scandait la foule.Au Haut-Karabakh, enclave à majorité arménienne administrée par l’Azerbaïdjan, des bombardements sporadiques ont touché dans la nuit le village azéri de Syrkhavend, faisant au moins dix morts, a rapporté l’agence Itar- Tass, qui cite des responsables du ministère local de l’Intérieur.Les autorités arméniennes ont de leur côté déclaré que l’accident d’un de leurs hélicoptères, abattu selon el- les par un missile sol-air azéri mardi, avait fait 14 morts.Elles ont également fait état d’une d’une attaque azérie contre le village de Kazandi, qui a fait 10 morts et 13 blessés.Les combats entre unités arméniennes et forces azéries appuyées par des hélicoptères et des lance-roquettes se poursuivent autour du village de Kichan, ont-elles ajouté.À Giandja, seconde ville d'Azer- baïdjan, le commandant des forces aériennes de la CEI dans la région a déclaré que les dernières unités de l’ex-armée soviétique avaient quitté Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh.Il leur faudra encore deux jours pour achever le retrait des hommes et du matériel militaire de la région, a-t-il déclaré à la presse.Le affrontements se sont poursuivis durant la nuit en dépit de l’appel lancé la veille par le président russe Boris Eltsine pour tenter de faire cesser les combats au Ilaut-Kara^ bakh.: •.Il a exhorté les présidents de l’Arl ménie et de l’Azerbaïdjan à « faire preuve de sagesse et de volonté politique en ouvrant le dialogue».« La Russie poursuivra activement son travail diplomatique afin de parvenir à la paix dans la région»! a-l-il ajouté.• ’ LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100150 AcKohventeècKonge 160-199 location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200250 Ackrt-verte-écKange 251-299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES loo ¦ toi LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR DU LUNDI AU, VENDREDI DE 8H30 A16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14K30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 286-1200 Télécopieur: 286*8198 Pour placer voire annonce par la poste: (.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 103 _____________¦ 105 Visites libres AHUNTSIC-OUEST: AuBame à -e oui rater 11 340.Meunier Cor-ao très moderne.1300 p c 6 1/2.climat, 2 i/o, 'oyer, garage, jardin p'.vé ?rx -év sé 156 .POPS Pm de 14h à 16h 332-3605 AUBAINE.A VOIR! 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