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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-02-20, Collections de BAnQ.

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CAHIER SOCIETE Le Devoir, jeudi 20 février 1992 Du bronze au biathlon Pour la première fois dans l’histoire de la discipline, une Québécoise, Myriam Bédard (ci-contre), a posé le pied sur le podium du biathlon olympique, hier, après avoir pris le troisième rang au 15 kilomètres.Surprise au hockey, la Tchécoslovaquie a vaincu la Suède et affrontera le Canada demain.Page B-2 Vacances de ski Voici maintenant venu le temps des vacances d’hiver.Les écoliers prendront bientôt congé et envahiront les centres de ski.Notre chroniqueur au tourisme, Normand Cazelais, a visité plusieurs de ces centres récemment.Il décrit les avantages de certains d’entre eux et donne quelques renseignements pratiques.Page B-5 On se fiche des francophones La fermeture du Secrétariat permanent des peuples francophones est un scandale, écrivent les universitaires Louis Dupont et Dean Louder, symbolique de l’oubli dont les francophones hors Québec sont l’objet dans le contexte politique actuel.Avec le PQ, l’attitude était compréhensible.Mais avec le PLQ .Page B-8 Gaston Miron au Lion d’Or De la musique de Broadway à celle de Berlin, du ragtime à l’an 2000, sur des extraits de L'Homme rapaillé, entremêlés de textes inédits.Brassez le tout et ça donne La marche à l’amour, le spectacle que présentera le poète Gaston Miron à compter de demain au cabaret Lion d’Or.Odile Tremblay l’a rencontré.Page B 3 Les Amérindiens ont repris en main leur éducation Caroline Montpetit CÔTÉ éducation, les Amérindiens du Québec ont une beauté à se refaire dans l’opinion publique.Et les statistiques sur la question pourront peut-être bientôt leur permettre cette coquetterie.Jugés champions décrocheurs par les uns, inassimilables par les autres, ils ont en fait gagné des galons, au cours des vingt dernières années, dans le cadre de la lutte pour un système d’éducation fait à leur mesure, à l’intérieur des réserves, et par les membres mêmes de leur communauté.À l’heure actuelle, le taux de décrochage scolaire chez les autochtones n’est que de quatre points supérieur à celui des Québécois (qui est de 36% au niveau secondaire), avec un pourcentage d’environ 40 %, selon les dernières données du ministère fédéral des Affaires indiennes, L’assimilation forcée s’étant définitivement soldée par un échec, les autochtones, suivant la volonté du gouvernement fédéral, prennent le pari de gérer leur propre système d’éducation, dans les réserves et parfois même dans la langue d’origine, pour préparer leurs étudiants à affronter la réalité extérieure du monde des Blancs.Il est loin le temps où tous les autochtones du Québec devaient s’arracher à la culture de leur foyer pour s’intégrer dans les pensionnats fédéraux et poursuivre des études dans les écoles « provinciales » du ministère de l'Éducation du Québec.À l’heure actuelle, des 30 communautés amérindiennes vivant au sud de la Baie James, seulement deux, celles d’Oka et du Lac-Rapide, dans le parc de La Vérendrye, recourent encore aux services d’une école fédérale, entièrement administrée par le gouvernement d’Ottawa.Dix-neuf autres, soit la majorité, ont pris en main leur propre système d’éducation, qui demeure toutefois financé par le gouvernement fédéral.Les neuf restantes, parmi lesquelles se trouvent les communautés abénaquises d’Odanak et de Wolinak, n’ont toujours aucune école propre et utilisent l'un ou l’autre des systèmes à leur portée immédiate.Pour leur part, les communautés nordiques inuit, crie et naskapie, dans la foulée de l’entente de la Baie James, sont intégrées au système de commissions scolaires du gouvernement du Québec.« Le phénomène des écoles de bande a commencé en 1978, à Kahnawake et à Maniwaki (Rivière Désert), explique René Carrière, directeur de l’éducation au ministère fédéral des Affaires indiennes.Confrontés à la loi 101, en vigueur dans les écoles provinciales, les Amérindiens ont choisi de fonder leurs propres écoles secondaires».PHOTO JACQUES NADEAU fffW 5 3 y diLss***5 Sft* ' Il jMiS foi i~\0 (Of\ ' J LwvtSuSrjtjKgy 3 À l’école d’immersion Karonhianonha, de Kahnawake, tout se passe en langue mohawk.En général, au Québec, les bandes améridiennes ont repris le contrôle de leurs écoles.Dans l’ensemble, 5002 autochtones du Québec fréquentent l’école de bande, préscolaire, primaire ou secondaire de leur communauté, contre 2042 inscrits dans les écoles « provinciales ».Le budget fédéral alloué aux écoles de bande passera de 23 847 000 $ en 1991-1992, à 27 494 000 $ en 1992-1993.Éducation supérieure, frais de pension et frais de scolarité compris, c’est 97 000 000$ que le gouvernement fédéral investira au Québec dans l’éducation des autochtones en 1992-93.En général, les paliers du secondaire, dans les écoles de bande du Québec, s’ajoutent au rythme d’un niveau par année, explique M.Carrière.Au 30 septembre 1991, six écoles de bandes du Québec offraient directement l’éducation à la communauté jusqu’en 5ème secondaire, et six autres offraient l’enseignement jusqu’en 4ème secondaire.Seulement deux écoles de bande des commu- nautés au sud de la Baie James, soient celles du village Huron et d’A-bitibiwinni, n’offrent aucun cours au-delà de la 6ème année du primaire.« Les bandes commencent habituellement par ouvrir les deux premières années du secondaire, puis ajoutent un palier chaque année, poursuit M.Carrière.Le nombre d’élèves fréquentant les écoles de bande démontre que c’est de loin la solution préférée par les autochtones des communautés».La prise en charge de l'éducation par les Amérindiens s'est répandue à une vitesse constante.Avant 1978,14 communautés indiennes étaient en effet toujours dotées d’une école fédérale.Les pensionnats fédéraux, qui accueillaient les jeunes dont les parents étaient partis au piégeage en forêt, ont fermé leurs portes au terme des années 70.Le dernier pensionnat fédéral a disparu à Pointe-Bleue, où certaines familles partent encore aujourd'hui chasser dans les bois, durant quelques mois de l’an- née.« À l’époque, il pouvait y avoir une école fédérale qui ouvrait sur la réserve six mois par année, explique M.Carrière.Lorsque les parents partaient à la chasse, les enfants devaient fréquenter le pensionnat fédéral.Aujourd’hui, dans les quelques bandes où il se fait encore du piégeage, le gouvernement fédéral paie les frais de pension, dans la réserve même, pour que l’enfant puisse fréquenter l’école de bande ».Pour offrir un enseignement adapté, et de façon à bien servir la communauté, les professeurs autochtones poursuivent désormais une formation élaborée à leur intention, à l’Université McGill, dans le cas des communautés dont la langue seconde est l'anglais (50% de la population autochtone), et à l’Université du Québec à Chicoutimi, pour les communautés autochtones parlant français.Dans les régions éloignées, certaines équipes universitaires se dépla- cent même, en cours d’été, pour offrir sur place une formation aux futurs professeurs de la communauté.« Nous avons mis l'expertise à la disposition des Amérindiens, ajoute M.Carrière.Le développement du programme pour chaque bande est varié.Dans certains cas, il se résume à quelques brochures de dix pages en langue d’origine, dans d’autres, comme à Kahnawake, la communauté a développé des ouvrages de fond, en histoire, par exemple, adaptés à ses besoins culturels ».Prochain défi pour les autochtones : l'intégration dans les cégeps et les universités de la province, pour poursuivre des études supérieures.Au Cégep de Sept-îles, qui peut potentiellement desservir douze communautés montagnaises et attima-teks, un programme spécial d’É-tudes amérindiennes a été spécifiquement mis sur pied, au cours des années 80, à l’intention des autochtones.Voir page B-9 : Amérindiens Parlez-vous le kanien’kha?Caroline Montpetit KWE ! », s’exclament les 26 élèves mohawks de 2ème année de la classe d’immersion en langue kanien’kha, de Kahnawake.Le mot, en français, veut dire « bonjour !».Sans se soucier du fait que, ni la journaliste, ni le photographe ne comprennent ou ne parlent leur langue, les deux professeurs attitrés de la classe poursuivent la prière de l’Action de Grâce, récitée tous les matins à l’école d’immersion en langue mohawk Karonhianonha, qui accueille des élèves de 4 à 12 ans de niveau primaire de Kahnawake.À l’avant de la classe, le professeur montre du bâton une série d’images évoquant des éléments de la nature : lune, soleil, gerbe de légumes, arbre à fruits, etc.Au mur, à gauche, trônent bien en vue les symboles des six nations iro-quoises : Mohawk, peuple de la pierre de silex, Odeida, peuple du rocher, Onondaga, peuple des montagnes, Cayuga, peuple au calumet, Tuscarora, peuple a la chemise, et Senega, peuple de la haute montagne.Sous les évocations environnementales, d’autres tableaux illustrent les nombres.à l’aide d’objets tirés tout droit du folklore autochtone : tipis, plumes, mocassins et canots.« Avec l’histoire de la création du monde, la prière de l’Action de Grâce est l’une des bases de la philosophie de notre communauté, explique la directrice de l’école, Kaia-titahkhe (alias Anette Jacobs), qui nous accompagne dans la visite.Après avoir chanté une version de .Jingle Bells en kanien’kha, savamment donné leur nom et leur âge dans leur langue à l’équipe du DEVOIR, la classe de 2ème année lance un « Niawa » (Merci ! ) sonore, et retourne sagement à l’apprentissage de sa langue d’origine.Parce que nous sommes en classe d’immersion, le nombre d’élèves par professeur est peu élevé à Karonhianonha, soit une quinzaine d’élèves par professeur, en moyenne.Le tout est géré par la communauté et entièrement financé par les budgets du ministère fédéral des Affaires indiennes.Depuis l’époque où Jean Chrétien, Voir page B-9 : Parlez Ne touchez pas au gentleman! Nous poursuivons la publication d'extraits de la série d’articles parus dans LE DEVOIR en 1949 sous la signature de l’assistant-directeur de la police de Montréal, Pacifique Plante.« Pax » Plante y dénonçait le règne de la pègre qui vivait du jeu et de la prostitution sous l'oeil complaisant des autorités.Ces articles en leur temps secouèrent le Québec et préparèrent l'élection de Jean Drapeau ;) la mairie de Montréal.Pacifique Plante L} UN DES FAITS les plus remarquables, dans l’affaire Ship, c’est que M.Ship lui-même n’a jamais eu le moindre démêlé avec la police pendant les six ans durant lesquels a fonctionné son établissement.Comment expliquer un phéno- mène aussi extraordinaire, quand il est prouvé par ailleurs que M.Ship était le tenancier véritable de ce bookie pendant toute une période ?Est-ce donc que la police ignorait l’existence de cette maison de pari ?Au contraire.La police municipale et la Sûreté provinciale ont visite les lieux soixante-seize fois en six ans, soit plus d’une fois par mois.Les agents de la paix ne manquaient donc pas d’occasions de faire sa connaissance .Est-ce que M.Ship s’abstenait d’apparaître lui-même à son établissement et qu’il le contrôlait de loin ?Erreur ! 11 n’y avait rien de plus familier dans le quartier que sa grosse LaSalle, qu’il stationnait volontiers à la porte du bookie.Mais quoi ?La police a-t-elle conduit toutes ces descentes sans jamais arrêter un coupable, sans obtenir la moindre condamnation ?Pas du tout.On a condamné des tenanciers, puisqu'il en fallait bien : 76 condamnations.Mais jamais on n’a touché à M.Ship, à qui par ailleurs l’Hôtel de Ville expédiait les factures de taxes d’eau et autres réclamations municipales.Mais, on ne pouvait pas condamner M.Ship : c’était un homme du monde ! On aurait bien tort en effet de s’en faire l’image d’un gangster; M.Ship était tout le contraire de cela, c’est un homme qu’on rencontrait à l’opéra, qui avait sa loge au Forum et au Stadium, qui multipliait les bonnes oeuvres.N’a-t-il pas été prouvé en Cour, au moyen de sa comptabilité que, sur une période de 69 jours, en 1944, M.Ship réalisait sur les paris courants une moyenne de 1559 $ par jour de profits nets.De plus, le tenancier du 906 est, rue Sainte-Catherine, avait des intérêts dans trois clubs de nuit (dont le Tic-Toc est le mieux connu) et dans ce super-casino qu’était le White House de la Côte Saint-Luc.Et, M.Ship possédait encore des chevaux de course.M.Ship habite une magni-fifique résidence au numéro 324, chemin Sainte-Catherine, au milieu des familles les plus huppées d’Outre-mont.Rabatteurs Sous ce régime de protection, le tenancier n’avait pas honte de sa condition.Il considérait son entreprise comme un commerce normal et se faisait une publicité en conséquence, une publicité commerciale à peine camouflée.N’avons-nous pas trouvé dans son bookie, en 1946, 22 grosses de crayons imprimés HARRY SHIP et plus de 4000 cartes portant des inscriptions comme : For baseball scores, Call Barry Ship, HA.7088, PL.1495.Enfin, de même que les grandes maisons commerciales se paient des voyageurs, l’entreprise Ship avait sa flotte de rabatteurs.À quoi servaient ces derniers ?Leur fonction consistait à amener de l’eau, c’est-à-dire de la clientèle, au moulin.Quelle était leur technique ?Une méthode extrêmement simple : la sollicitation directe.Chacun de ces agents prenait charge d’un secteur particulier.L’un s’occupait des employés dans tel grand magasin.11 rencontrait les commis, les serveuses.Il leur donnait des tuyaux, suggérait de parier sur tel cheval, soutirait à chacun quelques dollars au pari.Bref, les rabatteurs éduquaient une clientèle qui, plus tard, prise au jeu, n’aurait plus besoin d’aucun encouragement pour jeter son argent dans le bookie.Par téléphone Et, le rabattage ne se faisait pas seulement de vive voix.Les quelque 10 appareils téléphoniques installés dans le bookie servaient à la sollicitation à domicile.On offrait même, à l’intention des clients téléphoniques, un service spécial de comptabilité grâce auquel toutes les opérations de pari pouvaient se faire en l’absence du parieur.Celui-ci se contentait de régler à la fin de chaque mois, sur présentation d’un état de compte, comme on fait à la Bourse.En matière téléphonique, d'ailleurs, les syndicats des maisons de pari possédaient beaucoup mieux : une centrale téléphonique entière avec lignes directes pour chaque établissement.Cette centrale, on le sait, la preuve contre Ship en a établi l’existence de façon définitive.Elle était située au Voir page B-9 : Plante SANTÉ RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 13 mars 1992 PARUTION le 21 mars DANS LE DEVOIR LE DEVOIR publiera le 21 mars son cahier spécial annuel sur la santé qui abordera deux thèmes de grande actualité: la prévention et la médecine globale ou médecine holistique.Ce cahier spécial fera d'une part le point sur ce qui se fait actuellement en matière de prévention et proposera d’autre part une réflexion sur le grand débat entre la médecine officielle et les «autres médecines» dites alternatives.La prévention demeure un élément majeur de la nouvelle politique de la santé du Québec.Nous regarderons ce qui se fait présentement à ce chapitre et nous analyserons les retombées des programmes de sensibilisation.Nous poserons également un regard éclairé sur ces autres médecines qui, en proposant souvent une approche holistique de la santé, se démarquent de la médecine traditionnelle qui semble évoluer vers la spécialisation.Le but visé: aider les lecteurs à s’y retrouver face à un dossier qui est de plus en plus d’actualité.f B-2 ¦ Le Devoir, jeudi 20 février 1992 ALBERTVILLE 92 Guy Deshaies Quoi faire ?TOUT a commencé en l’an 81, à Rome, quand le poète Juvenal, fustigeant les moeurs vicieuses de sa société, a fait sa puissante sortie Panem et circenses contre les abrutis qui allaient voir des chrétiens se faire manger par des lions aux cirques, le dimanche, pour profiter en même temps du pain qu’on leur distribuait gratuitement.Depuis, impossible d’organiser des Jeux olympiques sans qu’il se trouve quelqu'un pour nous livrer un article généralement coiffé du titre extrêmement original : Du pain et des Jeux.Fin gros, la thèse est la suivante.Pendant que des milliers de gens crèvent de faim dans le monde, nous avons l’immoralité d'organiser des Jeux coûteux et inutiles pour étourdir les gens et les distraire des vrais problèmes de l’heure.Dans l’inévitable version 92 de Du pain et des Jeux, qui vient de nous être livrée ces jours-ci, l’éditorialiste, une personne que j’aime beaucoup par ailleurs, insiste sur l’orgie télévisée des Jeux qui nous prive de nos richesses culturelles, plutôt que sur les coûts qui nous éloignent de notre mission humanitaire et sociale.Je ne vois pas tellement en quoi un événement international regroupant 64 pays de tous les continents et où se mesurent les meilleurs athlètes de la planète aux creux des Alpes françaises, devient un affront culturel à nos quizz, nos burlesques ou nos téléromans, invendables pour la plupart, pour cause d’une langue informe par nous seuls comprise.L9 AUTF1UR de Du pain et des Jeux 92 propose la création d’une chaîne télévisée uniquement des sports pour y mettre toutes ces débilités sportives avilissantes et laisser aux autres,télévisions la grande culture dont nous sommes tous assoiffés.La chaîne des sports existe depuis trois ans.Elle s’appelle RDS (Réseau des sports) et elle a ses bureaux et ses studios angle René-Lévesque et Papineau.Merci.Mais d’ordinaire, dans les versions plus classiques de Du pain et des Jeux, ce sont les coûts qui font monter aux barricades les missionnaires de la bonne pensée sociale auxquels se sont ajoutés récemment les apôtre écologiques du vert infini.Ils font des calculs impressionnants.La piste de bobsleigh, disent-ils, a coûté trois fois plus cher que prévu.Avec cet argent, on aurait pu construire trois foyers pour personnes au long vécu et à acquisition cognitive difficile (vieux fous).Même topo pour la guerre.Le prix d’un F-18 suffirait à donner du lait gratuit aux enfants à l’apprentissage perturbé par nécessité matérielle (pauvres), à l’école, pendant 2 ans et, dans le cas d’un porte-avi ons, pendant 23 ans.Ils parlent avec mépris de « jouets de guerre », surtout si ces derniers sont américains.Ça fait réfléchir.Avec le prix de ta voiture, t’aurais pu faire vivre décemment une mère monoparentale pendant un an.Avec ta note annuelle de restaurant, tu pourrais entretenir deux itinérants.Si, au lieu de s’entraîner à descendre des côtes sur deux minables planches et de faire le pitre à Bologne, Alberto Tomba se lançait tout de suite dans le combat écologique pour boycotter les Jeux de 94, à Lillehammer, en Norvège, où l’on coupera sans doute inconsidérément plusieurs épinettes, il éviterait peut-être une catastrophe écologique.Quoi faire ?TU joues à la guerre et ils se fâchent contre toi.Tu joues à jouer et ils te font la gueule.Tu regardes modestement la télé pour assister à du dépassement humain à Albertville et te voilà condamné.Heureusement tu n’es pas tout seul.On est plus de deux milliards à regarder les Jeux.Et on paie le pain.Bédard rafle le bronze au biathlon Josée Chouinard chute Michel Lajeunesse Presse Canadienne ALBERTVILLE -Le programme original de Josée Chouinard n’est pas encore au point.Elle a connu des difficultés aux championnats canadiens de patinage artistique il y a quelques semaines et elle a entrepris de façon bien difficile ses Jeux.Cette année, la patineuse de Laval a ajouté des éléments à son programme original.Elle exécute un triple lutz et une double boucle en combinaison.Hier, sur le Halle de glace d’Albertville, elle a chuté en tentant le triple lutz.Elle n’a même pas tenté de compléter la combinaison.« C’est dommage, dit-elle, parce que par la suite, j’ai continué de patiner avec entrain.Tout a bien fonctionné pour le reste du programme.» Josée Chouinard s’explique mal cette chute.Elle se sentait pourtant très bien en attaquant son programme.« Je sentais bien la glace sous mes lames, explique-t-elle.J’étais agressive mais, à la toute dernière seconde, je me suis sentie craintive.J’ai eu une toute petite hésitation.» Cette hésitation pourrait lui coûter cher.Sixième qu'elle était aux championnats du monde l’an dernier, voilà qu’elle se retrouve au 10e rang après le programme original.Ce sera difficile à rattraper.2 gains au curling PRALOGNAN — Julie Sutton, de Victoria, et Kevin Martin, d’Edmonton, ont guidé les équipes canadiennes de curling à des victoires.Le quatuor de Sutton a vaincu le Danemark 12-2 dans un match qui a nécessité huit bouts.L’équipe de Martin a pris la mesure de la Suède 10-5.Les formations canadiennes ont terminé la phase préliminaire avec une fiche parfaite de 3-0.Michel Lajeunesse Presse Canadienne LES SAISIES - My-riam Bédard a vécu de très longs moments d’enfer, hier après-midi, aux Saisies.La biathlonienne venait de terminer une course endiablée et son nom en grosses lettres était deuxième rang du tableau.Il ne restait que la Norvégienne Elin Kristiansen et la Russe Svetlana Pecherskaia qui pouvaient la devancer.Les minutes ont paru des heures.Puis l’inévitable est arrivé.Pecherskaia, qui a gagné la Coupe du monde l’an dernier, a foncé vers la ligne d’arrivée pour arracher la deuxième place.« Pourquoi toujours cette Russe, pourquoi toujours les Russes.On les voit partout au biathlon et en ski de fond ?», s’interrogeait tout haut Bédard, qui venait pourtant d’écrire une page d’histoire en décrochant cette médaille de bronze au biathlon féminin, présenté pour la première fois aux Olympiques.Bédard, qui a manqué deux cibles, une debout, une couchée, a parcouru les 15 kilomètres en 52:15.Elle n’a été devancée que par l'Allemande Antje Misersky, qui avait remporté l’argent dans le 7,5 kilomètres, et par la Soviétique.« Là, je vais m’éclater, a lancé My-riam Bédard.Donnez-moi un peu d’espace, j’ai besoin de pousser un grand cri.« Là, je suis soulagée, a-t-elle ajouté.J’étais vraiment impatiente d’en finir avec toute cette pression des Jeux olympiques.J’en avais assez de tout ce qui peut nous accabler ici.» Tous avaient prédit une médaille pour Myriam Bédard à ces Jeux olympiques, elle qui avait terminé deuxième en Coupe du monde l’an dernier.Elle avait déçu quelque peu en finissant 12e lors du 7,5 kilomètres , /•/ » PHOTO PC Myriam Bédard et elle avait des choses à prouver.« Si j’avais mal fait au 7,5 kilomètres, c’est à cause des conditions climatiques.Il faisait chaud, il neigeait beaucoup et la piste était très lente.« Dans ces conditions, je ne pouvais pas combler l'écart qui me séparait des premières places.Ce sont Wiberg, du monde à l’Olympe MÉRIBEL - La Suédoise Pernilla Wiberg a profité, hier, de l’hécatombe des favorites dans le slalom géant de Méribel pour devenir la première Suédoise championne olympique de ski alpin.Championne du monde surprise à Saalbach l’an dernier, la skieuse de Norkkoping, âgée de 21 ans, a récidivé aux Jeux grâce à une deuxième manche parfaite pour s’imposer en 2:12.74 pour les deux parcours.Derrière elle, l’Autrichienne Anita Wachter, déjà médaillée d’argent du combiné, et l’Américaine Diann Roffe, championne du monde de géant en 1985, ont obtenu des trophées inhabituels : deux médailles d’argent jumelles.La médaille de bronze n’a pas été attribuée.Wachter et Roffe ont réalisé exactement le même temps de 2:13.71.Elles ont ainsi imité la Française Christine Goitschel et l’Américaine Jean Saubert, qui avaient elles aussi partagé la deuxième marche du podium en 1964 à Innsbruck.La première manche, le matin, avait d’ores et déjà brisé les espoirs de la Suissesse Vreni Schneider, tenante du titre, de l’Italienne Deborah Compagnoni, sacrée la veille en super-géant et blessée gravement en course, et de l’Autrichienne Petra Kronberger, médaillée d’or du combiné, toutes contraintes à l’abandon.La Française Carole Merle, attendue après ses trois victoires consécutives en géant cette saison, a flanché pour ne prendre qu’une décevante sixième place.Deuxième de la première manche, derrière l’Autrichienne Ulrike Maier, elle a tout donné l’après-midi sur le parcours tracé par son entraîneur Jan Swanberg pour remonter son handicap et imiter Ingemar Sten-mark, seul skieur suédois à s’être imposé sur les neiges olympiques, à Lake Placid voilà 12 ans.Si personne n’attendait vraiment Wiberg après son début de saison en demi-teinte, personne n’aurait accordé une chance à Roffe d’accrocher un podium après un premier parcours crispé, qu’elle avait conclu a la neuvième place.Ce trophée, qui vient faire oublier six années de blessures et une série de places d’honneur en Coupe du monde cette saison, elle a pourtant dû le partager avec Wachter, merveille de régularité dans les deux manches.L’Autrichienne a pris une revanche personnelle sur sa compatriote Kronberger qui s’est étalée en fin de première manche après avoir heurté une porte.Puis Ulrike Maier, douple championne du monde du Super-G, a gâché dans une seconde manche brouillonne sa première place du matin.Déjà privée d’une médaille en combiné après une faute à deux portes de slalom du bonheur, elle a cette fois terminé avec le troisième temps mais à la quatrième place en raison du partage de la médaille d’argent.Mais le véritable drame du jour a frappé de plein fouet Deborah Compagnoni, au lendemain de son sacre en super-géant.Après 17 secondes dans la première manche, la jeune Italienne s’est effondrée en gémissant.Ces 17 secondes de calvaire ont réveillé la déchirure des ligaments croisés du genou gauche qui l’avait écartée des pistes pendant trois ans.Sa résurrection risque d’avoir ééé éphémère.Schneider, elle, a échoué lourdement dans sa tentative de devenir, comme Alberto Tomba chez les messieurs, la première skieuse à conserver un litre olympique.Jamais dans le rythme, la slalomeuse aux 36 victoires a terminé sa course au détour d’une porte manquée, un baton cassé dans la main.d’après Reuter Greg Haydenluck mis de côté LA PLAGNE — La mine surprise de Dennis Marineau contrastait avec l’amertume de Greg Haydenluck, hier, lorsqu’un changement de dernière minute a été apporté dans le mode de sélection visant à déterminer les représentants canadiens en bob à quatre.Au cours de la dernière année, les trois pilotes canadiens de bobsleigh se sont livré une bagarre dans le but de déterminer l'identité des deux compétiteurs qui participeraient à l’épreuve à quatre, qui commence demain.Mardi soir, les entraîneurs ont soudainement annoncé que Chris Lori était qualifié d’office pour l’épreuve.Tout allait se jouer entre Marineau et Haydenluck.Marineau, de Calgary, a réalisé le meilleur chrono combiné des deux manches d’entrainement, terminant en 1:58.64.Haydenluck, distancé de 22 centièmes seulement, a ainsi été retranché.Fausse joie ; record annulé FAUSSE JOIE pour l’Italienne Marinella Canclini.Pendant 24 heures, la patineuse sur courte piste a cru détenir le nouveau record du monde du 500 m.« Record du monde », avaient annoncé les officiels après sa course de mardi.Après avoir consulté leurs archives, ils se sont aperçus que la Canadienne Sylvie Daigle avait parcouru la distance en 46,72 secondes, en novembre dernier.Les Tchèques matent les Suédois “ MÉRIBEL - Sur- prenante Tchécoslo-vaquie qui s’est qua-, lifiée, hier, pour les - demi-finales du tour- noi olympique de hockey grâce à une victoire de 3-1 aux dépens d'une équipe suédoise sans imagination ni réussite.Les Suédois, favoris de ce match, ont pris le match en main et ont naturellement été les premiers à ouvrir le score d’un tir de Johanson.Mais ! les champions du monde en titre n’ont plus fait d’efforts par la suite.Ils se sont contentés d’attendre, autour de leur gardien, pour mener de I prudents contres.Mais à ce petit jeu, les Suédois ont perdu la mise et grâce à un lancer sur le poteau de Kadlec, les Tchécoslovaques ont créé l'égalité pour retourner au vestiaire sereins.Sans doute sermonnés par leur entraîneur, les joueurs en jaune et bleu sont revenus sur la patinoire avec des prétentions plus offensives.Ils ont bien fait le siege du filet de Petr Brisa et conservé la rondelle en zone défensive tchécoslovaque.Mais le but libérateur n'est jamais venu.Les attaques étaient laborieuses, sans imagination.Il manquait toujours la dernière passe, le dernier coup de patin ou de bâton qui fonl la différence.Gontre toute attente, à cinq minutes de la fin du match, les Tchécoslovaques sont les premiers à trou- ver le chemin du but adverse d’un puissant lancer de Janecky.Et ce, malgré la domination suédoise.Ils ont ruiné les derniers espoirs des champions du monde en inscrivant un troisième but par Augusta.Les Tchécoslovaques rencontreront en demi-finale le Canada.CEI fi, Finlande I La CEI a disposé 6-1 de la Finlande pour s’ouvrir la voie d’une demi-finale somptueuse contre les États-Unis, hier à Méribel.La CEI a construit une victoire attendue au cours de deux premiers engagements sans grand relief avant de faire admirer dans l’ultime période les beaux mouvements d’ensemble qui pourraient lui valoir la médaille d’or du tournoi olympique.La première demi-finale opposera donc demain soir la CEI aux États-Unis, qui ont battu la France mardi.Les Allemands, battus par les Canadiens, ont par ailleurs déposé une réclamation officielle en faisant valoir que la deuxième séance de tirs n’avait pas été tirée dans le bon ordre.La Fédération internationale de hockey devait rendre son verdict dans la soirée de mercredi mais la réclamation allemande avait peu de chance d’aboutir, selon une source autorisée.La CEI a pris l’avantage sur la Finlande dès la sixième minute grâce au but Nikolai Borshchevsky, bien servi par Igor Boldin.d’après Reuter les conditions qui avaient causé ma perte.» Pendant toute la semaine, Bédard se répétait que c’était ça la vraie raison de sa 12e place.Sa prestation dans le relais quelques jours plus tard l’a convaincue.«J’ai eu le cinquième meilleur temps au total lors du relais, a-t-elle fait remarquer.Je savais alors que mon ski était bon, que je pouvais aller aussi vite que n’importe qui.« Je le savais, mais il y a toujours des doutes qui subsistent.Il fallait que je le prouve.Il fallait que je me le prouve à moi.» Myriam était tellement nerveuse qu’elle a bien failli manquer le ba teau.Elle a poussé trop fort au départ pour prouver à tous qu’elle était parmi les meilleures.« J’étais tellement nerveuse que j’ai skié la boucle de pénalité tout le temps jusqu'à quelques minutes de mon départ, a-t-elle expliqué.J’ai poussé à fond dans les Dremiers kilomètres.Les entraîneurs sur le bord de la piste me disaient de glisser, mais je poussais tout le temps.C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai manqué deux cibles.Ce n’est que vers la fin que j’ai commencé à relaxer.» La petite biathlète de Lorettevilbe a connu une course formidable.Elle; a présenté le troisième meilleur, temps sur skis derrière Anfissa Rest zova, gagnante du 7,5 kilomètres, et malienne Nathalie Santer.Elle a devancé par 32,2 secondes la médaillée d’or.« Pour que je prenne autant de temps à Misersky en skis, c’est dire que j’ai connu une excellente course.Fille n’a commis qu’une seule faute au tir.C’est pourquoi elle m’a battue.« J’avais basé toute ma préparation de l’année sur cette course.On me demandait toujours ce qui n’allait pas.Mais toutes mes courses de la saison ont préparé celle-là.» Les trois autres Canadiennes dans l'épreuve, ont terminé loin derrière.Lise Meloche d’Ottawa a pris la 50e place, suivie de Yvonne Visser, 52e, et Jane Isakson, 54e.1 ¦ Bonaly 3e, Ito 6e y ~| ALBERTVILLE - Le programme ori-ginal du patinage ar-tistique féminin a £ fait, hier, un premier *r-1 tri entre les favorites dont ont été victimes, la Japonaise Midori Ito et l’Améri-, caine Tonya Harding.Deux autres Américaines, Kristi Yamaguchi et Nancy Kerrigan sont sorties première et deuxième de l’épreuve avec la Française Surya Bonaly bien placée en troisième position.Ito, qui avait eu des difficultés à réussir son triple axel dans les dernières séances d’entraînement, avait décidé de le remplacer par un triple lutz.Mal lui en prit, elle chuta.Tonya Harding a eu le mérite de tenter le triple axel mais elle n’a pas eu plus de succès et elle aussi a touché du corps la glace d’Albertville.La sanction a été immédiate.La Japonaise a été reléguée à la quatrième place.Le sort de l’Américaine a été encore plus dur.Elle s’est retrouvée sixième devancée par la Française Laetitia Hubert, dont les larmes au sortir de la patinoire disaient la surprise et le bonheur.Si Ito, championne du monde en 1989, peut encore espérer monter sur le podium, Harding, deuxième mondiale en 1991, semble définitivement écartée de la course.Yamaguchi, tête de liste du triplé américain au mondial 1991, semble la meilleure prétendante au sacre olympique par la grâce qu’elle a démontrée dès le programme original sur la musique de Johann Strauss., La double championne d’Europe a semblé au mieux de sa forme dans cette première manche qui n’est pas son exercice préféré.Elle a pratiquement fait jeu égal en notes ayçc ses rivales Yamaguchi et Kerrigan et a fait étalage de ses qualités phy siques par un enchaînement triple lutz-double boucle piquée du meilleur aloi.Sa performance lui permet de rêver de médaille, de bronze bien sûr mais pourquoi pas d’argent voire d’or, si elle réussit la désormais célèbre quadruple boucle piquée qu’elle est la seule à pouvoir oser.d’après Reuter Haro sur les bobeurs exotiques LA PLAGNE - Les accidents qui se multiplient en bobsleigh incitent les responsables de ce sport à demander un durcissement des critères de sélection pour les Jeux olympiques.« Le temps où il suffisait de se présenter pour participer est révolu, cela ne marche plus», a déclaré Klaus Kotter, président de la Fédération internationale de bobsleigh après les entraînements de hier, marqués par deux nouveaux accidents d’équipages exotiques.Toutes les télévisions du monde ont diffusé les images du bob à deux portoricain qui a descendu la presque totalité de la piste les patins en l’air, sans dommnage heureusement pour son équipage.En bob à quatre, hier, le Mexicain Javier Pedroche s’est blessé à l’épaule et a dû être hospitalisé après le retournement de son engin.Un corn pétiteur jamaïcain s’est également retrouvé la tête en bas mais il en a été quitte pour une belle frayeur.« Nous envisageons d’introduire de nouvelles règles avant les Jeux de Lillehammer, dans deux ans, a poursuivi Kotter.Ne seraient autorisés à participer que les concurrents ayant dispute au moins cinq épreuves de Coupe du monde sur deux pistes différentes dans les deux ans précédant les Jeux.» Kotter a rapporté que Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique, était sensible au problème posé par la participation de concurrents faibles.Le président du CIO a été contrarié par les images du slalom géant de mardi montrant le Libanais Raymond Kayrouz doublant le Marocain El Hassan Mahta.« Nous avons parlé des nouvelles règles avec Samaranch, a dit Kotter.Il est plus probable qu’il y ait un renforcement des critères de sélection en bob mais aussi dans d’autres disciplines comme le ski.» d’après Reuter TABLEAU DES MÉDAILLES Pays Or Argent Bronze Total Allemagne 10 8 6 24 CEI 7 5 6 18 Autriche 4 7 7 18 Norvège 7 5 4 16 Italie 3 4 3 10 « - France 3 5 1 9 • V États-Unis 3 3 1 7 Finlande 3 1 3 7 Japon 1 1 3 5 Canada 1 0 2 3 Suède 1 0 2 3 Pays-Bas 0 1 2 3 Suisse 1 0 1 2 Luxembourg 0 2 0 2 Chine 0 2 0 2 Tchécoslovaquie 0 0 2 2 Corée du Sud 0 1 0 1 Le Devoir, jeudi 20 février 1992 ¦ B-3 musique La musique de Rameau vaut plus Les Concerts Banque Royale baroque et classicisme 9rc!?,estre Symphonique de Montréal, dir.Nicholas McGegan : Rameau, Suite « Les Indes galantes », avec Dominique Labelle (soprano); Beethoven, Symphonie no.2 op 36 Mardi 18 février, basilique Notre-Dame de Montréal._______Carol Bergeron PENDANT qu’une partie des musiciens de l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) prépare Kugène Onéguine de Tchaikovski, le prochain spectacle de l’Opéra de Montréal, l’autre, une quarantaine d’instrumentistes, jouait les « orchestres d’époque» à la basilique Notre-Dame, l’espace d’un concert baroque et classique qui, mardi soir, n’attira qu’un bien maigre public.Depuis quelques années, l’OSM éprouve un certain plaisir à travailler sous la direction des grandes vedettes du baroque ; les Christopher Uogwood, Trevor Pinnock, John Eliot Gardiner et Roger Norrington, pour ne pas tous les nommer, se sont en effet succédés pour laisser la place à leur collègue, aussi anglais qu’eux, Nicholas McGegan.Il faut dire que tous ces chefs ne semblent pas — en Amérique du Nord, du moins — fuire la fréquentation des formations symphoniques « modernes ».Ces rencontres aboutissent parfois à des interprétations rafraîchissantes — décapantes, pourrions-nous dire — qui redonnent aux oeuvres du passé un peu de leurs teintes d’origine.Un peu, car incomplète, la démarche s’arrête à des compromis plus ou moins satisfaisants selon le cas.Ceux qui dans la musique baroque apprécient la recherche de l’authenticité, ont dû penser que cette fois-ci, la Suite de Jean-Philippe Rameau avait hélas été sacrifiée; que privée de ses couleurs sonores d’origine, elle s’était affadie au point de paraître ennuyante, voire soporifique.S’exerçant plutôt dans le détail des « phrasés » et dans le choix des «tempi», le dynamisme de Mc-Gegan ne fit donc pas oublier la monotonie du coloris.et l’épaisseur du « vibrato ».Jolies, les interventions du soprano Dominique Labelle se perdirent néanmoins dans la grisaille de ces Indes galantes em-poussiérées.La musique de Rameau vaut beaucoup plus que cela; il suffit d’écouter les enregistrements de Frans Brüg-gen et de son Orchestre du 18e siècle (parus chez Philips) pour s’en convaincre.Placée sous le volet « classique », la Seconde symphonie de Beethoven s’accordait mieux aux habitudes interprétatives de l’OSM.Aussi, son exécution fut-elle beaucoup plus satisfaisante.Cherchant à l’alléger du pathos romantique qui d’ordinaire l'engourdit, McGegan a voulu retrouver la transparence du rapport des vents et des cordes.Même s’il n’y parvint pas toujours, l’effet d’ensemble demeura celui d’une très agréable vitalité.Peggy Baker au centre Bronfman Mathieu Albert POUR UNE TROISIEME année consécutive, le Centre Saidye Bronfman organise un festival de danse (à compter de samedi jusqu’au 1er mars) avec la participation des chorégraphes-danseuses Peggy Baker et Dulcinée Langfelder, respectivement de Toronto et Montréal, ainsi que du British-Colombia Ballet de Vancouver.Peggy Baker, qui a fait partie de la compagnie de Lar Lubovitch à New York au cours des années 80, ouvrira l’événement samedi et dimanche, avec un spectacle composé de cinq solos et de un duo signés par Molissa Fenley, James Kudelka, Paul André Fortier, et par elle-même.Pour interpréter la pièce en duo, Romeo and Juliet Retore Parting de James Kudelka, Peggy Baker sera accompagnée par Sylvain Lafortune des Grands Ballets canadiens, l'un des meilleurs danseurs que l’on puisse voir à Montréal à l’heure ac-I uelle.À la suite de Peggy Baker, le festival accueille le British-Colombia Ballet du 25 au 27 février dans un programme composé par des pièces signées par David Earle, John Al-leyne et Barry Ingham.Le B.C.Ballet, que nous avons vu pour la première fois à Montréal il y a deux ans au Théâtre Maisonneuve, et qui nous avait fortement déçu.Pour clôturer l’événement, Dulcinée Langfelder présente, les 29 février et 1er mars, son impérissable, et très poétique, Cercle vicieux qu’elle a créé en 85, ainsi que La Voisine, un duo qu’elle a réalisé en 88 avec la collaboration du comédien Jean Maheux.Gaston Miron présentera un spectacle au Lion d’Or à compter de demain.PHOTO JACQUES GRENIER GASTON MIRON Poésie, théâtre, cabaret Odile Tremblay IL PARLE beaucoup et bouge tout autant.Bras levés, rire à la Langui-rand, comme avant.Avant le chaos, avant le Non, avant que le Québec qu’il cherche sans relâche à inventer, ne vienne un tout petit peu au monde, pas assez à son goût, clame-t-il sur tous les tons.Batêche de batêche.Lui, c’est Gaston Miron, grand diseur devant l’Éternel.« Montréal est grand comme un désordre universel » écrit-il au bas du carton annonçant son prochain spectacle La marche à l'amour au chic cabaret Lion d’Or, coin Papineau et Ontario.Notre poète national se produira sur fond sonore apocalyptique à compter de demain, jusqu’à dimanche, avant de remettre ça au Théâtre du Petit Champlain à Québec, du 27 au 29.D’où notre rencontre cette semaine.Récital de poésie classique avec orchestre de chambre, présumerez-vous.Erreur ! « Ça tient du concert, du théâtre et du cabaret.» Le spectacle étonne et détonne, paraît-il.Les sons aussi.Tous genres confondus, claviers, synthétiseurs de Bernard Buisson et Pierre St-Jak, dits Les Valets de Coeur, se promènent à travers le temps et l’espace, de Broadway à Berlin, du ragtime à l’an 2000, sur des poèmes extraits de L'Homme rapaillé entremêlés de textes inédits.Brassez le tout.Ça donne La Marche à l’Amour.Dans les milieux littéraires, on raconte que ce « chaud show » a rajeuni Gaston Miron de dix ans.« Parfois, les sons et les paroles s’éloignent, se retrouvent entre les plages de silence.On les croit dissonants, puis mots et musique se rapprochent, culminent en symbiose.Le spectacle est construit avec un début, un milieu et une fin, des poèmes d’ainour d’abord, suivis de textes à résonnance sociale.« Errant dans ce peuple, et dans sa langue errante », dira le poète.Tout a commencé en 1990 au Festival de poésie de Trois-Rivières.Quand Buisson/St-Jak ont demandé à Miron de monter un spectacle avec eux.Le groupe s’est produit le soir de la St-Valentin 91 à la Maison de la Culture Ahuntsic, donnant par la suite une représentation au Théâtre La Chapelle, juste avant Noël.À la demande générale, on récidive.Quelques poèmes nouveaux en prime.« Il est temps qu’on réinvente la parole, profère Miron avec des accents de prédicateur, avant d’ajouter : ma poésie est un engagement total vis-a-vis ma culture, ma langue ».Au cours de sa jeunesse, Gaston Miron arrêtait les gens sur la rue pour leur dire ses poèmes.Il n’est pas de ces solitaires qui s'enferment entre quatre murs avec plume et papier.« Pour moi, le poème possède une dimension corporelle, dit-il.Je plonge dans l’oralité pour la tirer vers le haut.» Proférés devant un auditoire, les mots prennent des dimensions nouvelles, qu’il n'avait pas perçues au moment de l’écriture.Des fois, il se corrige après la confrontation.Le public est pour lui une sorte de laboratoire où tout fermente et s’invente.Il a beau être notre poète le plus connu, Gaston Miron compte parmi ceux qui ont le moins publié.Mais on l’a vu partout.Car durant trente ans, l’homme de lettres a fait le tour des scènes du Québec et de l’Europe, participant aux nuits de la poésie, parlant, préférant faire vivre ses poèmes plutôt que de les enfermer dans l’espace clos d'un livre «J’ai toujours eu une résistance à l’écrit.Écrire, c’est un corps à corps avec le langage.» Son recueil L'ilomme rapaillé, réédité depuis 1970, se nourrit sans cesse de nouveaux poèmes, évolue, s’actualise toujours, se gonflant de variations sur les mêmes thèmes : la langue, le lieu et l’amour.« Mais suis-je vraiment sûr d’être l’auteur de mes livres ?demande-t-il.On croit parfois que les souverainistes purs et durs, ceux qui carburent aux émotions plutôt qu’aux gros sous sont une espèce éteinte, ayant sombré avec tout le monde dans le puits profond de la nausée constitutionnelle.Mais Gaston Miron lui, tient le même discours qu’autrefois.À ses yeux, pas d'identité individuelle sans veritable identité collective.Et pour ce qui est de cette dernière, le Québec court encore.Il refuse pourtant de se dire nationaliste (un mot qu’il déteste), mais indépendantiste à tous crins et pour les siècles des siècles.« Quand j’ai commencé à écrire, tant d’étrangers ignoraient l’existence des Québécois, parce qu’on erre sans pays, sans définition de nous-mêmes.D’où cette littérature provinciale, incapable d’accéder collectivement à l'universel.Au fil des ans, à force de voir bloquée la diffusion de nos oeuvres, j’en suis venu à me poser des questions sur les conditions d’existence et d’épanouissement de notre culture.Et ces questions, quand elles se soulèvent, on n’a pas d’autre choix qu’y répondre, détourner la tête ou faire comme si ça n’existait pas.» Lui, il a décidé de trouver des réponses.Radicales.L’animateur poète annonce une réédition prochaine de L’homme rapaillé.À l'automne, il prévoit aussi promener avec les musiciens Valets de coeur, La marche à l’amour à travers le réseau des Maisons de la Culture.Histoire de maintenir la poésie vivante, et le pays avec.CHANSON Dubois / Plus question d’aventure Claude Dubois Rencontre de rêve Guitaristes : Kathleen Dyson, Felicia Collins; bassiste : Rhonda Smith; batterie : Jo-Anne Blondin; direction musicale : Alain Sauvageau; direction artistique : Mouffe.Au Théâtre des Variétés jusqu'au 29 février.Pierre Cayouette ILS SONT tous pareils, ces artistes.Dubois le premier.Ils étirent leur adolescence jusqu’à l’extrême, bourlinguent de port en port, de fille en fille, se bourrent les narines.Puis, la quarantaine les rejoint.Alors ils prennent quelques kilos, étouffent dans leurs jeans, perdent quelques cheveux et beaucoup d’illusions.Et puis lentement, quinze ans après les autres, ils abdiquent, découvrent une sorte de bonheur tranquille, s’abandonnent à une tendresse ordinaire qui n’a rien de banal.Le hic, c’est que le public québécois préfère les artistes malheureux, les torturés.Ou encore, à la limite, les rescapés de l'alcool ou de la drogue.Fraîchement sorti des griffes de l’héroïne — et de la justice — il y a dix ans, Dubois s’était ainsi offert le Forum, porté par une ferveur immense.Aujourd’hui, loin des clameurs, il vit heureux avec sa légitime.En revanche, ses disques se vendent beaucoup moins — qui a acheté son plus récent compact ?— et il chante non plus au Forum mais plutôt au Théâtre des Variétés.Pour renouer avec son public, mardi, le « Claude Dubois nouvelle manière » a en effet choisi de monter sur les planches du « temple du burlesque».Bien à l’étroit dans leur prêt-à-porter, certains s’en offusquent.C’est qu'il y a là une incongruité qui choque les certitudes.Un peu comme si la Poune s’avisait de monter un Marcel Gamache au Spectrum ! Pourtant, le Théâtre des Variétés sied à merveille à Claude Dubois.C’est une salle intime et chaleureuse.Un salle qui possède une âme.La photo d’Olivier accrochée au fond de la salle le rappelle.C’est une salle où s’exécutent des artistes simples et généreux, désireux de procurer un peu de rêve, un peu de plaisir, sans plus, aux spectateurs que déversent les autobus.La salle a pris racine dans l’est de Montréal, pas loin de la Plein de tendresse et Pas question d’aventure.Tant pis pour ceux qui en veulent plus, qui veulent être étonnés, qui ont soif de tape-à-l’oeil.D’autres artistes, plus jeunes, plus adolecents, s’en chargeront.À entendre ces classiques de Dubois, on se rend compte qu’il y avait une vie avant Richard Desjardins.L’effervescence médiatique, parfois un tantinet complaisante, qui entoure le phénomène Desjardins laisse parfois croire qu’il n’y a rien d’autre.Pourtant, la Terre tournait avant le chantre d’Abitibi et Dubois nous le rappelle éloquemment.Certains n’aimeront pas le nouveau spectacle de Dubois.Rien de neuf, diront-ils.Il a succombé au piège facile de la nostalgie, des valeurs sûres, diront d’autres, Difficile de les contredire, vu de cet angle.Il faut plutôt voir dans l’abondance de vieilles chansons un acte de générosité et d'humilité de la part de l’artiste.Sans compter que ces chanson restent très actuelles.Le Québec n’a pas vraiment évolué depuis la belle époque des Dubois et cie.Quand il a écrit Labrador, Bourassa était premier ministre et l’idée du fédéralisme asymétrique faisait son chemin en attendant le référendum.Et puis Dubois a vu neiger.Il sait que pour le spectateur, quand les lumières s'éteignent, rien ne fait plus plaisir que d’entendre une chanson connue.Il y a un peu de paresse dans tout ça.Le cerveau ramollit.Mais c’est ainsi.C’est humain.Pour ajouter au plaisir, Dubois s’est entouré d’un bànd de filles.Même le juge le plus sévère d’Alberville accorderait une note parfaite à ces musiciennes dirigées par Alain Sauvageau, en particulier a la spectaculaire guitariste Felicia Collins.Ce qui ajoute enfin au bonheur de la soirée, c’est cette constante autodérision qu’affiche « M.Marleau ».Il sait rire de lui, ce qui est un signe d’intelligence.Il se moque entre autres de sa calvitie et de ses nouvelles chansons « que personne n'aime ».On rit de bon coeur et on repart avec le souvenir d’un sympathique quadragénaire, heureux, marié, dont le métier consiste, ainsi qu’il le rappelait récemment à Nathalie Pe-trowski, à « chanter correctement, écrire des chansons pas trop connes et donner à rêver aux gens ».Alors, plus question d’aventure.PHOTO JACQUES NADEAU Claude Dubois présente son spectacle au Théâtre des Variétés jusqu'au 29 février.rue Sanguinet, l’univers du chanteur.C’est la salle des « p’tits ».de ceux pour qui Dubois a beaucoup chanté.Cette salle, bref, convient parfaitement au spectacle justement simple et généreux qu’y présente Dubois.Spectacle n’est pas vraiment le mot.C’est plutôt un coffret qu’offre au public l’ex-voyageur infidèle.Avec cette voix superbe, toujours aussi juste, il égrène une à une ses plus belles chansons.L'infidèle, Labrador.Comme un million de gens, 10 nominations pour Bugsy LOS ANGELES (Reuter) — Bugsy, film de Barry Levinson avec Warren Beatty, a accumulé dix candidatures pour les Oscar du cinéma qui seront décernés le 30 mars à Hollywood.J uste derrière, avec huit nominations, vient le film controversé d'Oliver Stone sur l’assassinat du président John F.Kennedy, J F K, avec Kevin Kostner.Bien placé également pour rafler jusqu’à sept Oscar, Le Silence des agneaux, de Jonathan Demme, avec Jodie Foster, tout comme Le Prince des marées, de Barbra Streisand.Sont en compétition pour l’Oscar du meilleur acteur Warren Beatty, Robert de Niro (Cape Fear), Anthony llopskins (Le Silence des agneaux), Nick Nolle (Le Prince des marées) et Robin Williams (Fisher King).Bugsy, JFK, Le Prince des marées, Le Silence des agneaux et le dessin animé de Walt Disney La Belle et la Bête ont été sélectionnés pour l’Oscar du meilleur film américain.L’Oscar de la meilleure actrice sera disputé entre Geena Davis et Susan Sarandon (Thelma et Louise, de Ridley Scott), Laura Dern (Ram blmg Rose), Jodie Foster (LeSilence des agneaux) et Bette Midler (For the Boys, de Mark Rydell).mm Vente aux enchères La Fondation des Amis du Musée d’Art contemporain a recueilli le nombre record de 100 oeuvres pour sa quatrième vente aux enchères annuelle qui se déroulera ce soir (à compter de 18 h 30) à la salle Tudor du magasin Ogilvy.Marcelle Ferron présidera l’événement.Les sculptures, gravures, photographies et oeuvres multi médias mises à l’enchère proviennent de collectionneurs privés et publics, de galeries et d’artistes.Les fonds amassés serviront à l’enrichissement de la collection d’oeuvres d’artistes québécois du musée.Ci-haut, une oeuvre de Marcelle Ferron.Montréal, ville ouverte Tenez bien vos tuques, c’est ce soir que Pax Plante commence le nettoyage de la métropole, dans une série tout de même intéressante mais qui manque de swing.(TVA, 20h) ?Points de vue Un documentaire sur Bailey House, un ancien hôtel recyclé en refuge pour les sidéens de New York.( Radio-Québec, 21 h) Grand écran Magazine français du cinéma.Entre autre : portrait d'Ingrid Bergman et une entrevue avec Jodie Foster.( TV5, 22 h JO) ?Le roi David Bruce Beresford n’a pas remporté un grand succès avec cette nouvelle version de David contre Goliath.Vraiment pour les amateurs de Richard Gere.Les autres, vous pouvez vous coucher.(Quatre Saisons, minuit) — Paul Cauchon B-4 M Le Devoir, jeudi 20 février 1992 CINEMA ASTRE I: (849-3456) - Bugsy 7 h, 9 h 45 II: Kutts 7 h 05, 9 h 15 III: Shining Through 7 h.9 h 30 IV: Freelack 7 h 10,9 h 20 BERRI I: (849-3456) - Being at Home with Claude 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 II: Freelack 1 h 30.4 h, 7 h 15.9 h 30 III: Analyse fatale! h 30.4 h, 7 h.9 h 25 IV: JFK 1 h.4 h 30.8 h.V: Scanners 31 h 30,3 h 30, 5 h 30,7 h 30,9 h 30 BONAVENTURE I: (849-3456) - Cape Fear! h, 9 h 25II: Prince of Tides 7 h, 9 h 35 BROSSARD I: (8493456) - Le secret est dans la sauce7 h, 9h30II: JF/C8h 15111: Being at Home with Claude 7 h 15,9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1: (8493456)— Scanners 37h10,9h102: Shining Through7h,9h30 3: Analyse fatale 7h,9h30 4:Le prince des marées 7 h 05.9 h 35 5: Le secret est dans la sauce 7 h 05, 9 h 35 6: Being at Home with Claude 7 h 15,9 h 15 CENTRE EATON 1: Mil- S/ar Trek V11 h 25, 3 h 50.7 h, 9 h 25 2: Freelack 1 h 15.3 h 35,6 h 45, 9 h 15 3: Addams Family 12 h 35.2 h 45.4 h 55, 7 h 05,9 h 25 4: Rush Ir 1 h 30,6 h 30— Rush 4 h, 9 h 05— La belle et la béte 12 h 30.2 h 30,4 h 30 5: Best of the Best 6 h 30,9 h.|eu 9 h 10 6: Father of the Bride 12 h 20.2 h 30.4 h 35,6 h 55.9 h 20.mar 12 h 20,4 h 35,6 h 55,9 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil (849-3456)— Shinning Through 1 h 20.4 h 05, 7 h.9 h 45, lun.mer.jeu 1 h 20.4 h 05.9 h 45 2: Inner Circle 1 h.3 h 55.7 h.9 h 45.3: Prince of Tl-des 1 h 15,4 h.7 h.9 h 45, mer 1 h 15,4 h, 9 h 45 CINÉMA FESTIVAL: 35 Milton (8497277)- Mon Oncle d'Amérique 7 h, 9 h 20— Toto le héros 7 h 30, 9 h 15.mat 5 h 30, 7 h 30.9 h 15 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10,9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: - Capitaine Crochet 7 h, 9 h 35 2: Bugsy 7 h, 9 h 45— 3: La main qui berce l'enfant 7 h 15, 9 h 30 4: Best of the Best 7 h, 9 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Laurent, Mil (843-6001) — Brazilian Dreams 19 h — Pour un oui pour un non/Un chant d'amour 21 h, CINÉMA PARIS: Mtl (875-7295)- Truly, Madly, Deeply 3 h — Shattered 5 h — Thelma A Louise 7 h — The Commitments 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (8493456)- Prince ol Tides 7 h, 9 h 402: Kutts 7 h, 9 h 15 3: Scanners 37 h 20,9 h 30 4: Fried Green Tomatoes 7 h, 9 h 405: Shinning Through 7 h, 9 h 35 6: Grand Canyon 7 h, 9 h 35 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Vie d'ange 18 h 35— Les quatre cent coups 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) - Medicine Man 7 h 20.9 h 30 2: Wayne s World! h, 9 h 10 CINÉPLEX I: (8493456) - Madame Bovary I h.3h 45.6 h 30.9h 152: Festin nu! h, 4 h 10, 7 h, 9h20III: L'autre! h 10,3h 10,5h 10.7h 10.9h 10 IV: La tentation de Vénus 1 h 30, 4 h 05, 7 h, 9 h 25 V: L'été de mes onze ans 1 h.3 h 05, 5 h 10— Robe noire 7 h 20,9 h 30 VI: Shining Through 1 h 05.4 h.7 h 05.9 h 35VII: Delicatessen 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10.7 h 10.9 h 10 VIII: Fried Green Tomatoes 1 h, 4 h 05.7 h.9 h 30 IX: Le planiste 1 h 15.4 h 10.7 h.9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Le secret est dans la sauce 1 h 45,4 h 25, 7 h, 9 h 30 II: Tous les matins du monde 1 h, 3 h 10, 5 h 20.7 h 30.9 h 45 III: JFK 1 h 30.5 h 05, 8 h 35 IV: Volere Volare 1 h.3 h, 5 h.7 h.9 h COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F : 200 ouest Bout René-Lévesque, Mtl (283-8229)— Cordes /Xénofolles 19 h.(18 au 23 fév ).CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- The Men Who Tread on the Tiger's Tall 19 h — The Hidden Fortress 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) - Marius 2 h, 7 h - Le porteur de serviette 9 h 30 DAUPHIN I: (849-3456) - Tous les matins du monde 7 h, 9 h 30 11 : te prince des marées 7 h 15.9 h 35 J1 PAVILLON DES ARTS DE STE - ADÈLE SAMEDI 14 MARS, 20 h.Les chambristes de montréal 14 MUSICIENS EXCEPTIONNELS 1364.chemin Ste - Ma rg u erile (sortie 69.de l’autoroute des Laurentides) Réservation téléphonique: 1 -229-2586 Billets en vente dans tous les comptoirs ADMISSION: 522-1245 ou 1 -800-361 -4595 J Du 14 mars au 15 avril Exposition des oeuvres de GILLES B0IVERT samedi et dimanche de 11 h.à 17 h.CZZJCOP i i v \ I \ i u il t i u Nêl#*-RatUaraat Ftrttrtj-CMcwl fiiÿoiiMei 229-2991 v journal ‘ monlreal ClfTC FTT1995 Cette année, soyez de la fête ! ET PARCOUREZ LE MONDE! CHINE IDENTIFIEZ UNE CONSTELLATION (5 ÉTOILES) DU CIEL TIME LE 28 FEVRIER l soirée de récitals avec des écrivains et traducteurs littéraires de Montréal: Robert Paquin, Howard Scott, John Astour, Torn Lozar, Elias Letelier-Ruz, le 20 lév.à 20h.COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 Marie-Vic-torin, Montréal-Nord (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent iles de lumière: Reunion, Maurice, Rodrigues.Mayotte, avec Jean-Marc Boisseau, du 17 au 20 tév., lun.au mer.à 20h„ jeu.à 19h.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: 4230 Drolet.Montréal— Chapelle St-Louis: Le duo des Concertants, avec Natalie Choquette, soprano, oeuvres de Pixinguinha, Jobim, Mozart, Barrios, Granados.Brouwer, Verdi, Puccini et Otlenbach, le 20 tév à 20h ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521- 4191)—.Les chats n'ont-ils pas neul vies • de Francine Alepin, Jean Asselin.Denise Boulanger et Jacques Le Blanc, m.en s.Jean Asselin, du 11 au 29 lév, mar au sam à 20h NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle Fred-Barry, 4353 est Ste-Catherme, Montréal (253-8974)— Le Pàp 2 présente « L'an de grâce ¦ texte et m.en s de René Richard Cyr, Claude Poissant et Alexis Martin, du 17 tév.au 21 mars â 20h.30 LE P’TIT BAR: 3451 St-Denis, Montréal (281-9124)— Place à la chanson: Spécial Gilbert Gélinas, le 20 fév à 21 h 30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Les Productions Ma Chère Pauline et la Maison Théâtre présentent • Corps étranger » de Sylvie Provost, m.en s René Gagnon, du 19 lév au 8 mars, jeu.au sam à 20h 30.dim à 15h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 boul de l’Avenir.Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent Expédition Fleuve Niger, avec Gérard Bages, du 18 au 26 lév., lun au mer.à 20h , jeu au sam.19h.et 21 h 30, dim 13h.30,16h.,20h SALLE MARIE-GÉRIN-LAJOIE: UQAM.405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— L'Atelier d'opéra de l'UQAM, dir.Joseph Rouleau, présente • L’entant et les sortilèges > de Maurice Ravel, du 18 au 22 lév à 20h , matinée le 23 fév à 14h.30 SALLE MOYSE: 853 ouest Sherbrooke.Montréal (398-6070)— Le département d'anglais de l'université McGill présente « The Love ol the Nightingale » de Timberlake Werlenbaker, du 19 au 22 fév.à 20h SALLE ANDRÉ PAGÉ: 360 est Laurier.Montréal— Les finissants de l'École nationale de théâtre présentent < Noces de sang » de Federico Garcia Lorca, m en s Lou Fortier, du 18 au 22 tév à 20h., matinée le 22 lév â 13h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— CBC/McGill: Jane Coop, piano, oeuvres de Mozart.Haydn et Brahms, le 20 lév.à 20h — Salle C-209: Conlérence de Gerardo Gandim, compositeur argentin, le 20 lév à 14h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal (398- 4547)— Hank Knox, clavecin, oeuvres de Byrd, Sweelmck.Couperin et Bach, le 20 tév à 20h THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis Montréal (282-3900)— ¦ Conte d'hiver 70 » de Anne Legault, m.en s.André Brassard, du 7 lév.au 1er mars, mar au sam.à 20h, dim.à 15h, THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— ¦ Parade • spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev et Benoit Dubois, du 25 janv.au 1 er mars, sam.et dim à 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « Karla and Gril » de Vivienne Laxdal, m en s John Palmer, du 6 tév au 22 mars THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Dominique.Montréal (843-7738)— Le théâtre 1774 présente • Woman by a Window > m.en s.Paula de Vascon-celos.du 31 janv.au 23 fév., mer.au sam.à 20h THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— « La descente d'Orphée • de Tennessee Williams, m en s.François Barbeau, du 19 fév au 28 mars THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • En attendant Go-dot > de Samuel Beckett, m en s.André Brassard, supplémentaires les 18-19-20-21 lév.à 20h., le 22 fév à 16h et 21 h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Les précieuses ridicules et Le médecin malgré lui > de Molière, m.en s Guillermo de Andrea, du 25 lév.au 21 mars, mar.au ven à20h.,sam.16h et21h.,dim à 15h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Concordia Chamber Choir, le 20 tév.à 14h.— Friedrich Nietszche, the Composer, lecture par Wollgang Bottenberg, le 20 lév à 20h GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente • La complainte des hivers rouges > de Roland Lepage, m.en s.Gilbert Lepage.du 25 fév.au 21 mars THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Repère présente • Woul Woul > de Yves Sauvageau, m.en s Jean-Frédéric Messier, du 24 lév.au 21 mars, du mar au sam.à 20h MUSIQUE CLASSIQUE I CF.SOIR.JEUDI 20 FEVRIER LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 suite en la mineur (Telemann) concern op.3 nos 9-10-11 de YEstro Armonico (Vivaldi) DEMAIN SOIR, 22:00 octuor op.20 (Mendelssohn) symphonie concertante op.84 (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Â SURVEILLER Détour Nature offre des excursions en ski de fond guidées par des moniteurs expérimentés à chaque week-end.Les prochaines destinations auront lieu le samedi 22 février au Parc de la Gatineau et le dimanche 2.3 février à l’auberge l'Kstérel à Ste-Marguerite du lac Masson.Inscr.: 271-11046.¦ Ce soir â 19 h 30, conférence donnée par le docteur Serge Marquis sur le thème : « Le stress chez l'enfant et l’adolescent », ù l’auditorium du Collète Stanislas, 780, boul.Dollard à Outremonl.ISntrée gratuite.¦ Le Comité logement Rosemont organise des sessions d’information concernant les augmentations de loyer.Des rencontres se tiendront les jeudis 20 février, 5, 12, 19 et 26 mars à 14 h au 5095, 9e avenue à Montréal.Rens.: 597-2581.¦ Ce soir à 19 h 30, le musicologue Denis Lalonde présentera la Ire conférence de la série « À l’écoute de Bach, Mozart el Beethoven » dans le cadre de la série Clin d'oeil au Centre culturel Jacques-Perron, 100 rue Saint-Laurent ouest à Longueuil.Rens : 646-8610.¦ M.Frédéric-André llurteau donnera uni' conférence, le vendredi 21 février à 19 h 30, sur le thème : « Le lâcher prise et le détachement», au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet.Réserv.: 383-6550.¦ Aujourd’hui de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h.Multi Caf, la cafétéria communautaire de Côte-des-Neiges, vous invite à une journée « Portes Ouvertes», au Centre de la Peltrie, 5829 Côte-des-Neiges.vens.: Francine Cytrynbaum au 733-0554.¦ Ce soir â 19 h 30, conférence gratuite de M.Pierre Laçasse intitulée : « Votre réalité et vous », au 92 rue Sherbrooke ouest, suite 101.Rens.: 689-1112 et 923-1988.¦ Aujourd'hui de 12 h à 13 h, le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la prévention vous invite à une conférence scientifique donnée par Hélène David, sur le thème : « Vieillissement collectif, vieillissement individuel et politiques de santé», au 2801 Édouard-Montpetit, salle 043.Kntrée libre.Rens.: 343-6111, poste 4275.m Aujourd’hui, collectes de sang de la Croix-Rouge ù Montréal au Centre des donneurs de sang, 2991 rue Sherbrooke est, de 9h à 20h; à Anjou, les Galeries d’Anjou, 7999, boul.des Galeries d’Anjou, de 10 h à 20 h 30; à Longueuil, Place Longueuil, Place centrale, 825 rue St-Laurent ouest, de 10 h 30 ù 20 h 30, et à Dorval Centre des ScouLs, 2001, Route Trans-ca-nadienne, de 14 h à 20 h.Rens.: 937-1941.¦ Aujourd'hui de 12 h à 13 h 30, séminaire sur le thème : « Les réglementations sur les subventions au GATT : problèmes passés et transformations futures», au département de sociologie de l’UQAM, Pavillon Hubert Aquin, local A-5060.Rens.: 989 9700.¦ Les finissants el finissantes du Collège tie Rosemont ont mis sur pied une clinique de curriculum vitae qui se tiendra le 12 mars prochain entre 13 h et 17 h.Prendre rendez vous les 20 et 27 février entre 13 h et 17 h au 376-1920 ou 376-1620, poste 327._ Le Centre de ressourcement Laval offre une session en communication avec l’approche de la massothérapie aux couples, les 6, 7 el 8 mars ou 24, 25 et 26 avril, au Complexe Ste-Domitille, 308 A, boul.Cartier ouest.Laval.Inscr.: 668-3670.LE DEVOIR ****$< J 44 J luxueux Nourriture, services complets, tout compris 750$/mois Pos d'augmentation de Pyer e'ao'-ssement 80 unités Réputation confirmée Aopeéz 'e directeur.Fras virés.514-539-4897 invitation dîner pour constater JORDI BONET - CLAUDE PELOQUIN Coffret d'acier et livre.Inoxydable 55/67' Prix exept 344-2855 ANTIQUITES A VENDRE BON PRIX 955-7285 Ordinateurs Esn nm rciaux, industriels NOTEBOOK ZENITH: 386-20/60, compet 2,750$ 933-0154 CÔTE VERTU & BEAULAC Face à la Place Vertu Centre commercial — 10 000 pi.ca.— bureaux selon vos besoins — salle de montre — 2 portes garage (camions) INTERSTATE 332-4033 Soir: 481-8329 Mobilier de bureau et acc.SUPER AUBAINE Photocopwuri, Fax, Ordinateur».Neuf» et usagés.Prix incroyables.364-9996 XEROX 1038.ogrondssement-'éductdn.3 cassettes be paper, pieuse 10 cases, alimentation semi-automatique, cabinet mcius.orxdscutaaè 598-7735 DECES $KUCIEN, C"è D-ummonOv e.oo"a ne pn/é, ac.100 x 108, meub'é 287-9444 21-02-92 PRES ST-GA8RIEL DE BRANDON 368 aroe"‘s aéoo sé.petit roc et chemin prvé 92,000$ 5148838669 A LAVAL terrains co-meraaut et 'ésde'-es.D'ê'sè con5-'ure 591-0056 645-7777 Propriétés demandées PÉCHERCHE.3oex Ou 4oejf.vde.règon Vontrèo 387-3760 Transactions diverses VENDRAIS: DQtt vacances A's*oc!ub, chVeOi/ronî, St-Souveur, face oe^'es u o’ cascades d’eau m'os Dot e Vosor jOu'872 2477, soif 645 54Î0 Commerces à vendre 5AR, avec ou sans bô'sse, oon entire d'affaires 323-5506 BASSIN PECHE INTERIEUR Comme'ce à vendra à St-Léonard Bonne ciientèé prxàa'scuter 1819-875-3956 1 819 8 75-3986 MONT LAURIER restaurant, salie à manger, 'cencé, 70 paces, équ pé A-l, 28 0XS M Lavoe (819)623-1556 RESTAURANT cenc é à vendre, 45 aiaces, avec log s.dans région ou l'économe est toujours bonne l'Outaouas 1-819-243 3758 RESTAURANT, cense complè’e.ô ve"dre 259-2853 Entrepôts (vente-location) ENTREPOTS à louer.70X p ca et 14 000 o ca .3 ai/O s de déct'a,ge,nenf (2 ryd'Ou oues).2 por’es nveou sa.9 7 P ace îranj-Ca°ada.lorgueu 651 6439 365-9926 440 bout R«rxé Ou««t bureau 14 Montréal (Quabac) H?/ 1V7 T41 (M4| 871 1Mt ou 1 Htfi 'J«t /MO w.tal) Télér.(514)871-1404 ADJ OUTREMONT: Bas duoex.300 a ca ?s/sa.c a', g' pUn fôOS/^os, r/e ~~ 844-8772 anjou jxueux 41/2,7ô, gorage.200 a c.Su.oe'be Vef'a’on.'oye'.*aov on, sa e et se'vce S 94/ 9 i9 APR 3 1/2 -es cain'e.?pas - ae 7 c.:ré,e/,,go.Di/rae'e.p,nr'."é^o 490$ croulé ^e"e vvos.7657876 BEAU 2 1/2, comrre neuV : v.R/c, rjVare 626 7.36 C D N 3 ‘/2 oq c^a^D'e "e.xD ée.C'ar/e a.xVjO/, •'T'Ou e 738 6728 C D N.^dgewood G"/ a 3 17.v.:**> USD Second él.ss Pus,age p«l5 a, Champlain.N Y US POSTMASTER send addresschanges to Insa.P O Box 1510.cnampiam.N y i/ui j uhh
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