Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1992-02-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOIR J'l Champigny 4380 St-Denis Vol.LXXXIII — No 32* Un peu de neige Max : -9 Détail page B-9.Montréal, samedi 8 février 1 992 4 CAHIERS - 1.30+tps-TVQ AUJOURD’HUI Dubois face à la musique À la veille de sa rentrée au Théâtre des Variétés, Claude Dubois s’ouvre à Nathalie Petrowski.Le voyageur infidèle aurait fait place à un nouvel homme qui, loin des clameurs, cultive une sorte de fatalisme tranquille.Page C-l Greene, Bussières et les Créoles À la une du « Plaisir des livres», un article sur Graham Greene, une entrevue avec Paul Bussières et un survol des littératures créoles.Aussi, le bloc-notes de Robert Lévesque qui a lu les lettres de Tennessee Williams à Maria St-Just.Cahier D Albertville Le président français François Mitterrand proclamera aujourd’hui l’ouverture des Jeux olympiques d’Albertville.Tout en publiant les résultats complets des disciplines au programme, LE DEVOIR jettera un regard original sur cet événement majeur à travers la chronique quotidienne de Guy Deshaies, que les lecteurs retrouveront avec plaisir.Page A-10 Les citoyens semblent peu intéressés à siéger aux conseils des hôpitaux Paul Cauchon II.NK RKSTK plus que six jours pour poser sa candidature aux élections du !) mars prochain aux conseils d’administration de tous les éla-blissements publics de santé.L’exercice suscite un intérêt variable selon les régions et les établissements, mais il semble être très populaire auprès de la communauté anglophone.(’es élections permettront aux représentants des citoyens d’obtenir une voix prépondérante dans les conseils d’administration des établissements, puisque selon une porte-parole du cabinet du ministre Marc-Yvan Côté les représentants du public constitueront en moyenne 60% des membres des nouveaux conseils.Les élections auront lieu le !) mars prochain en soirée dans tous les établissements, mais pour être élu il faut avoir posé sa candidature avant le jeudi 13 février à 17 h, et ce, auprès des directions générales des établissements ou de leurs présidents d’élection.On peut se procurer des formulaires de candidature dans les établissements.Les candidatures acceptées seront rendues publiques le 21 février, et l’élection en tant que telle aura lieu le 9 mars lors d’assemblées publiques locales.Sur les différents conseils d’ad-ministration on compte cinq postes réservés à la population dans les CLSC, et quatre postes réservés à la population pour chacun des établissements suivants : les hôpitaux, les centres d'accueil et de réadaptation, les centres d’accueil et d'hébergement el les centres hospitaliers de soins de longue durée.Pour les régions de Montréal el de Laval on se retrouve donc avec beaucoup de postes à combler puisqu'il y aura des élections dans 31 Voir page A-4 : Les citoyens Ozone: Charest sonne l’alarme Louis-Gilles Franeoeur LK MINISTRK fédéral de l’Environnement, M.Jean Charest, a littéralement sonné l’alarme hier en invitant les Canadiens et les responsables provinciaux et fédéraux de la Santé à « prendre leurs responsabilités » en regard de la disparition de plus en plus rapide de la couche d’ozone, un problème qu’il a qualifié de « très sérieux ».On fait d’ailleurs la même évaluation à la Maison-Blanche depuis deux jours où, après avoir repoussé le recours à des mesures d’urgence dans ce domaine, le président Bush vient d’appuyer un projet de loi mettant l’accélérateur a fond pour enrayer la disparition accélérée de la couche d’ozone.Quant au ministre fédéral de l'Environnement, il n’a pas hésité hier à inviter publiquement les parents à diminuer, à compter de maintenant, l’exposition de tous les enfants de 2 à 18 ans aux rayons du soleil, qui seront de moins en moins filtrés par la couche d'ozone.M.Charest a lui-même promis d'accélérer au maximum la mise en place d’un système de détection des « trous » dans la couche d’ozone au-dessus du Canada et d’un système d’alerte pour avertir la population que l’intensité des rayons ultra-violets peut, certains jours, dépasser les seuils de sécurité.Le ministre a été incapable de promettre que ces mesures seront prêtes pour l’été prochain en raison des problèmes techniques reliés à l’ins- tallation des équipements de pointe dans l’ile d’Ellesmere au nord du pays.On y installera des lasers sophistiqués qui pourront prendre en quelques minutes des lectures de l’épaisseur de la couche d’ozone, laquelle bouge un peu à la façon des masses d’air que nous connaissons à plus basse altitude.Dans le cadre du Plan vert, Ottawa annonçait récemment des investissements de 2S millions?pour la mise en place de ce dispositif de sécurité et de recherche.Les données recueillies par les chercheurs canadiens s’ajouteront aux efforts d'autres pays [mur cerner l’ampleur du mégaproblème d’environnement.Le ministre a aussi précisé que le Canada, qui s’était engagé lors de la Voir page A-4 : Ozone %» PHOTO CP * •tfKSSSKÏ Bourassa en rajoute Le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark et le chef autochtone Ovide Mercredi se serrent la main à l’ouverture de la conférence constitutionnelle de Toronto.Les délégués du Québec et les autochtones s’affrontent à Toronto Chantal Hébert envoyée spéciale TORONTO — La dernière conférence thématique sur la Constitution du gouvernement fédéral s’est ouverte hier sur une collision frontale entre l’ordre du jour autochtone et celui du Québec, les deux groupes s’égratignant publiquement sur la question de la société distincte.Deux heures après son début, la conférence de Toronto, consacrée officiellement à la grande question de l’identité canadienne, s’était en effet transformée en séance de récriminations au sujet de la reconnaissance d’un Québec distinct, alors que les leaders autochtones canadiens énonçaient une série d’appréhensions à l’égard du concept.Même sur son propre territoire, ont-ils soutenu, carte en main, le droit du Québec à faire valoir sa société distincte est loin d’être absolu.Hérissés par cette entrée en matière aux travaux de la fin de semaine, des délégués québécois parlaient ouvertement dans les couloirs de détournement de l’ordre du jour de la conférence et de provocation, plusieurs accusant les chefs autochtones de vouloir faire progresser leur cause aux dépens de celle du Voir page A-4 : Les délégués L’usure du temps Loin de sa base, le Parti socialiste français est en panne Sylviane Tramier Correspondante du l)KVOIR à Caris Le socialisme français tel qu’il s’est incarné depuis vingt ans avec François Mitterrand, Michel Rocard, ou Jean-Pierre Chevènement, présente des signes manifestes d’essoufflement.Le parti de « la rose au poing », qui était parvenu, après l’agitation estudiantine et ouvrière de mai 1968, à cristalliser les aspirations des salariés, des employés et des intellectuels, se trouve aujourd’hui en panne.Perte d’adhérents, désaffection de l'électorat, et défections retentissantes d’élus sont quelques-uns des symptômes de la mauvaise fortune du Parti socialiste français.Une illustration frappante du divorce entre le Parti socialiste et ceux qui constituaient sa base naturelle a été fournie par les socialistes eux-mêmes à l’occasion d’une manifestation antiraciste le 25 janvier dernier.Alors que défilaient les associations, les syndicats, les groupes de défense des droits de la personne, le Parti socialiste se regroupait à l’écart pour éviter d’être conspué par les manifestants qui portaient des banderoles où l’on dénonçait presque autant la politique du gouvernement en matière d’immigration que la montée de l’extrême droite.Le PS, fondé en 1971 au congrès d’Épinay sur les ruines de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière) est usé par bientôt onze ans de pouvoir.« Il faut changer de cap », répète Jean-Pierre "Chevènement, ancien ministre de la Défense, qui a démissionné de ce poste le 29 janvier 1991, alors que la guerre du Golfe venait de commencer.(Il avait aussi quitté le gouvernement socialiste en 1983.Il était alors, ministre de l’Industrie, en désaccord avec le virage économique de l’équipe gouvernementale.) M.Chevènement plaide maintenant pour une véritable refondation du Parti socialiste.Au siège parisien du PS, rue de Solférino, on reconnaît une baisse des effectifs du parti.De 1991 à 1992, 10 000 membres ont déserté les rangs.Aujourd’hui, le PS revendique 187 000 détenteurs de la carte socialiste.Il y en avait 200 000 au début de 1990.Les défections ont touché des élus locaux siégeant aux conseils régionaux et municipaux.Mais les démissions les plus spectaculaires sont venues de députés socialistes : celle du député des Bouches du Rhône (département de la région de Frédéric Tremblay de la Dresse canadienne LONDRES — Le premier ministre Robert Bourassa n’a pas cherché à atténuer ou à changer d’un iota, hier à Londres, la portée de sa déclaration faite la veille, à Bruxelles, sur la tenue possible d’un référendum au Québec portant sur un projet d’États souverains associés.À sa sortie d’un entretien privé avec le premier ministre britannique, John Major, au 10 Downing Street, M.Bourassa s’est même permis de lancer une flèche à l’endroit de Jacques Parizeau, qui a vivement réagi, jeudi, contre l’idée du premier ministre, la qualifiant de ridicule.« Je ne m’attends pas à ce que M.• Parizeau soit d’accord avec mes propositions.Sa référence pour la souveraineté, comme vous le savez, c'est Napoléon, Louis XIV », a ironisé M.Bourassa, pour illustrer le caractère archaïque, selon lui, du concept de souveraineté défendu par le chef de l’opposition.À Bruxelles, jeudi, le premier ministre a évoqué la possibilité, si jamais les offres fédérales pour renou- i veler le fédéralisme canadien se ré- I vêlaient inacceptables, de tenir un référendum en octobre 1992, conformément à la loi 150 sur l’avenir constitutionnel du Québec, et dont la question serait proche de celle qu’il avait proposée pour le référendum de 1980.?L’éditorial de Gilles Lesage : page A-12 ?Les accents européens du modèle rêvé de Bourassa : page A-5 M.Bourassa aurait alors demandé aux Québécois : « Voulez-vous que l’ordre constitutionnel existant soit remplacé par deux États souverains associés dans une union économique, laquelle serait responsable à un parlement élu au suffrage universel ?» Le premier ministre estime que la notion d’États souverains associés, une forme de souveraineté partagée inspirée du modèle de la Communauté économique européenne, pourrait s’avérer compatible avec le libellé de la loi 150, qui exige la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec.Pour M.Bourassa, la loi 150 se limite à présenter une définition politique de la souveraineté, mais ne détermine pas le libellé de la question référendaire elle-même, qui pourrait comporter pour sa part, deux volets; l'un politique, l’autre économique.« Il faut une union économique.Et moi, je conclus, si je vais jusqu’au bout de mon raisonnement, je conclus que s’il n’y a pas de désunion économique, il faut une union économique.Et si on veut que cette union économique fonctionne, il faut une union politique», a répété, hier, M.Bourassa à Londres.Pour le premier ministre, il ne faut donc plus parler de souveraineté pure, mais de souveraineté partagée, un concept qui pourrait respecter l’esprit de la loi 150.« J’ai toujours dit que l’intégration économique et l’intégration politique vont de pair », a insisté Robert Bourassa.Le premier ministre a par ailleurs Voir page A-4 : Bourassa TMÜANW \l Scénario Bruno Ramirez Paul Tana Un film de Paul Tana, bientôt à Vaffiche Montréal, début du siècle, Giuseppe, immigrant italien tue accidentellement un Canadien français.Son nouveau pays de rêves se transforme alors en un pays de souffrances et de violences où s’impose la logique absurde du racisme ordinaire.Giuseppe sera condamné à mort.Paul Tana et Bruno Ramirez racontent ici avec brio la rencontre de deux cultures.154 pages, 17,95 $ Boréal < \ A-2 ¦ Le Devoir, samedi 8 février 1992 Dure première semaine pour les conservateurs Mille producteurs laitiers manifestent et repartent sans avoir été rassurés Maurice Girard de lu Presse canadienne OTTAWA — La première semaine de travaux parlementaires de la Chambre des Communes s’est terminée comme elle a commencé avec une charge à fond de train de l’Opposition contre les ministres conservateurs, qui ont semblé plus démunis que d’habitude par l’avalanche de mauvaises nouvelles et la virulence des attaques.Kn plus du chômage, qui a légèrement augmenté le mois dernier à 10,4% libéraux et néo-démocrates ont largement interrogé les ministériels sur la publication, hier, des résultats de 17 analyses sectorielles du gouvernement sur les répercussions d’une entente nord-américaine de libre-échange avec le Mexique et les États-Unis.Les esprits se sont échauffés, les commentaires se sont faits plus acerbes jusqu'à ce que le néo-démocrate Dave Barrett lance de son siège l’épithète de « menteur » à la tête du ministre du Commerce extérieur, M.Michael Wilson.La vice-présidente de l’Assemblée, Mme Andrée Champagne, a déploré le propos sans pour autant demander qu’il soit retire.Depuis le début de la semaine, M.Barrett affirme que les sénateurs du Parlement du Mexique ont en mains copie d’un projet d’entente de libre-échange nord-américain et il somme le gouvernement de le rendre public.Ottawa refuse.Kncore plus difficile pour les ministériels, l’agence de nouvelles Sou-tham publiait hier les résultats d’analyses ministérielles censurées sur les répercussions au Canada du futur accord, obtenues grâce à la loi d’ac- cès à l’information.Les conclusions sont empreintes de morosité, quand elles ne sont pas carrément défaitistes.À propos de l’entente en négociations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, l’agence écrivait en amorce de la nouvelle : « Mlle va coûter des emplois, offrira des avantages marginaux à quelques entreprises, s’attaquera aux industries culturelles et la plupart des Canadiens la rejettent.On dirait le discours des adversaires du libre-échange, mais c’est plutôt la conclusion générale qui se dégage des études gouvernementales que nous avons obtenues.» Kn fait, pratiquement tous les secteurs vont ressentir les effets de l’entente : l’industrie de l’automobile et des pièces, les textiles (fortement représentés aux Québec), la chaussure et les industries culturelles.Kn fait seuls les producteurs de porc, de bétail et de céréales pourraient trouver de nouveaux débouchés.Le ministre Wilson a répondu que le document était censuré et que les sections les plus avantageuses poulie Canada avaient été retranchées pour ne pas mettre la puce à l’oreille des Américains et Mexicains.Kntre-temps, la leader du Nouveau Parti démocratique accusait le gouvernement de « vouloir traire les vaches pour obtenir des oeufs » avec ses politiques économiques que les néo-démocrates jugent dévastatrices pour l’économie.Pour le député libéral Herb dray, « le taux de chômage augmente encore et bientôt il va dépasser la cote de popularité du gouvernement dans les sondages ».Plus de 70 000 personnes de plus étaient à la recherche d’emplois le mois dernier.Manon Cornellier de la Presse canadienne OTTAWA — Le ministre fédéral de l’Agriculture Bill McKnight n’a pas réussi à rassurer un millier de producteurs laitiers venus à Ottawa hier pour exprimer leurs doutes à l’égard de la performance du Canada dans le dossier agricole au GATT.Les membres de la Fédération canadienne des producteurs de lait et de l’Union des producteurs agricoles du Québec, qui manifestaient devant le lieu de réunion des ministres fédéral et provinciaux de l’Agriculture, ont averti le ministre qu’ils l’auraient à l’oeil.« Nous retournons à la maison mais nous garderons nos bottes et nos tuques près de la porte.Si le gouvernement a besoin d’aide.nous reviendrons », a lancé avec un sourire plein de sous-entendus le vice-président de la Fédération, Peter ( losterhof f.Les producteurs ne cachaient pas qu’ils avaient de la difficulté à faire confiance au gouvernement.« Les producteurs se croisent les doigts mais ils ont des doutes après les propos qu’a tenus le premier ministre Mulroney cette semaine», a ajouté M.John Zandbelt, un fermier de la région d’Ottawa.Mercredi, M.Mulroney laissait entendre que le Canada avait peu de chances d’avoir gain de cause au GATT.Il a aussi réaffirmé que la position canadienne n’avait pas changé, mais les agriculteurs ont eu l’impression qu’il avait abandonné la partie.Le ministre McKnight a tenté de les convaincre du contraire.« Les ministres fédéral et provinciaux onl réaffirmé aujourd’hui (vendredi) leur engagement de maintenir la position canadienne et d’en arriver à une conclusion positive de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce dans le domaine agricole », a soutenu M.McKnight devant les agriculteurs.« La position du gouvernement du Canada est de travailler à faire éclaircir et renforcer l’article XI du GATT.Nous nous sommes dévoués à cette cause et nous continuerons de le faire », a-t-il ajouté quelques minutes plus tard.« Je ne suis pas rassuré plus qu’il le faut.Il aurait fallu que M.Mulroney soit ici.M.McKnight est seulement ministre de l’Agriculture », a nolé M.Gilbert Bélisle, un producteur laitier de Mirabel.Le Canada demande, dans le cadre de négociations commerciales multilatérales, qu’on mette fin aux subventions aux exportations agricoles el qu’on renforce et éclaircisse l’article XI du GATT qui autorise la gestion de l’offre des produits agricoles.Les 108 pays membres du GATT doivent se prononcer d’ici le 1er mars sur le rapport des négociations rédigé par le directeur général Ar-thur Dunkel.Ce rapport propose, dans le domaine agricole, d’éliminer les subventions aux exportations comme le souhaite le Canada.Les producteurs de céréales, d’oléagineux et de viande rouge ainsi que les transformateurs de produits agro-alimentaires profileraient de cette mesure.Mais le rapport Dunkel propose aussi de protéger la production intérieure par le biais d’une tarification 7.7 7 7 :::':77x-7:-:7:7 !' ! liiilll! CHIFFRES sauiaui-snou op jno[[raiu o[ suouuop snoA snou onb suopsonb soa e osuodoj jouuop op itnAiojjo snou u.i issue is-v) ooqonQ iib sjno|[iE înouBd OOX I no ‘pvuiuoiM e HIDHHNTJ JasodtuoD ojoduo no ‘oipupo|o,p ojnpBj ojioa ouSecIiuoue mb urepdop o[ oji| zoAiiod snoA ‘siuoiùouÉpsuai op snfd jno,| opmftjoir.[ ojjonbpp.i joj|nsuoo op uosfBJ ouuoq oun e[|oa uosruiouooo uiortujnod sjoopqonQ so[ onb sjE||op op spjBf||!tu y iso o ‘osotp otuoiu E| iresréj opuoui o[ moi k i;.| sooboijjo sn|d so[ imred îuEssisioip soj uo ‘sjpjBdcfe soa op ouuoÀoui oia op oamp e[ nos ‘sue l\ uo $ oon Énltsni zosouoiKm ptnuiunok iso (pjBddEj suiotu ‘sT.q iso ojquiou oo sn|(j s[pjEddE sop oiüjoup.p o||onsuôtu uopEuiuiosuoD E| ‘ouE|q jns mou ‘îuonlnpw sbjjjup sipod sioji no xnop sos : opjnàjou^ ononbpoj sanofnoi ouop zoijnsuoo pipupopj op iuo[Ojpu sjoiïEiiouiojpop sjpjEddE sojli so| : HSNOd3H Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes Qu’est-ce qui est noir et blanc et annonce la couleur des moins gourmands ?imposée aux frontières.Actuellement, les offices de commercialisation assurent cette protection par le biais de la gestion de l’offre.Au Canada, la production du lait, des oeufs et de la volaille est gérée de cette façon.Après deux jours de réunions, les provinces ont dit hier qu’eUes soutenaient toujours Ottawa.Mais leurs intérêts diffèrent.Pour l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba, la fin des subventions aux exportations est une excellente nouvelle pour la majorité de leurs fermiers.Mais pour les Maritimes, le Québec et l’Ontario, où plus de 40 % de la production agricole est contingentée, l'adoption du rapport Dunkel boule-, verserait leur agriculture.Aucune province n’a demandé à Ottawa de claquer la porte en cas d’échec mais les producteurs laitiers l’ont fait sans ambages.« La seule chose qui pourrait nous rassurer serait une promesse formelle qu'advenant le rejet de sa position, le Canada ne signerait pas l’entente du GATT », a déclaré M.Alain Forget, un producteur laitier de Laval.Les producteurs laitiers ont promis d’être devant le Parlement le 21 février lors de la manifestation qu’organisent les grands syndicats agricoles du pays.PHOTÔ fcP Le ministre de l’Agriculture Bill McKnight (à gauche) écoute Peter Osterpïl', le vice-président des producteurs laitiers canadiens.Ottawa est prêt à acheter : les propriétés « oubliées » après l’affrontement à Oka OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a dévoilé hier une nouvelle proposition dans sa recherche d’une solution au conflit territorial qui a été à l’origine des événements d’Oka en 1990.Kn vertu de cette proposition, le gouvernement offre d’acquérir, de gré à gré, les propriétés des « oubliés » situées au sud de la route 344 dans le village d’Oka.La ministre d’État aux Affaires indiennes, Monique Landry, a soutenu dans un communiqué que l’acquisition de ces propriétés permettrait au gouvernement d’obtenir pour les Mohawks de Kanesatake, les terres municipales boisées qui étaient au coeur du conflit de 1990.Cette proposition permettrait en effet au Village d’Oka d’utiliser tous les terrains acquis, situés au sud de la route 344, pour en faire un parc municipal ou pour tout autre projet qu’il jugera approprié.Kn retour, le Village ferait en sorte que les terres municipales actuelles, à l’ouest du terrain de golf, dont la célèbre pinède, puissent faire partie des terres des Mohawks de Kanesatake.« Les porte-parole mohawks ont indiqué clairement, à maintes reprises, que ces terres boisées, à l’ouest du terrain de golf actuel, sont essen- r, tielles à tout règlement durable; vü' leur importance culturelle », a Tap-! pelé la ministre.« La proposition du gouvernemeijt du Canada répond à certaines préqc-, cupations des citoyens d’Oka et de la collectivité mohawk de Kanesatake.a précisé Mme Landry.Je sollicite la collaboration et l’appui de toutes leji, parties concernées.» Klle a révélé que les fonctionnai*, res du ministère des Travaux publics avaient reçu le mandat de communiquer avec les propriétaires des terrains situés au sud de la route 344 et d’entreprendre des discussions avec eux.Le ministère a aussi demandé ati négociateur fédéral, M.Bernard Roy, d’inviter les représentants de la bande, de la municipalité et du gou vernement du Québec pour coati’ nuer à discuter de cette proposition dans le cadre des négociations générales qui se déroulent depuis plusieurs mois.« Je crois qu’une telle entente 'négociée concernant des terres contribuerait à améliorer grandement les relations entre les collectivités d'Oka el de Kanesatake, a conclu la minis Ire.Nous souhaitons contribuer pleinement au rétablissement de la bonne entente dans toute la région.» Québec et Fredericton clarifient les règles de mobilité des ouvriers (t'ui>rcs la Presse canadienne I.K MINISTRK du Travail du Québec Normand Cherry et son homologue du Nouveau-Brunswick Vaughan Blaney se sont expliqués, hier, sur deux incidents ayant suscité certaines tensions chez des travailleurs de ces deux provinces et onl résolu de mieux informer les travailleurs et les entrepreneurs des règles du jeu existant dans le secteur de la construction.< Il importe de clarifier la perception qu’ont eue les gens de la construction sur les deux incidents », a indiqué le ministre Cherry, à Tissue de la rencontre de deux heures, tenue dans les bureaux montréalais du ministre Cherry, à la demande du ministre Blaney.Le dernier incident est survenu à Chipman, à une soixantaine de kilomètres de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, il y a 15 jours.Des travailleurs ont intercepté une voiture transportant cinq Québécois qui se rendaient à leur travail dans une papeterie de l’endroit.Deux pneus ont été tailladés, un phare fracassé et il y a eu un début «le bagarre.Selon les informations fournies hier, la compagnie québécoise de fabrication d’équipements lluot a obtenu un contrat pour fournir et installer cet équipement dans un moulin à scie de Chipman.La compagnie a demandé à des travailleurs qué cois de s’occuper de l’installai,mn « Ce n’est pas un geste de construction, ni au Québec ni au Non.veau-Brunswick», a expli«|ué M, Cherry.;.L’autre incident discuté hier'remonte à mars 1991.Cette fois, c’était une compagnie du Nouveau-Brunswick, Solid Surface Creation, qui avait décroché un contrat pour fabriquer et installer des meubles servant à la rénovation des salles de bain d’un hôtel situé au centre-villr.de Montréal.« C’était de la rénovation majeure, des travaux de construction selon les règles du Québec », a expliqué le mi' nislre Cherry.> Aussi, les travailleurs du Nouveau-Brunswick ont été avisés qu’ils ne pouvaient exécuter le travail, des travailleurs québécois d«‘ la coils truction pouvant faire la tâche étant disponibles.' L'entrepreneur du Nouveau Brunswick a été mis à l'amende.Les principes en cause danij les, deux cas ayant été explicités hier à la satisfaction des deux parties.Comme le premier ministre du Nouveau Brunswick, Frank .McKenna, l’affirmait récemment, le nu nislre Blaney s’est dil « en faveur de la mobilité de la main-d'oeuvre ».I 4 4 Le Devoir, samedi 8 février 1992 ¦ A-3 La santé dentaire des enfants est meilleure en Ontario où les soins ne sont pas gratuits Michel Venne de noire bureau de Québec La.santé dentaire des enfants est meilleure en Ontario et en Colombie-Britannique qu’au Québec même si les services ne sont pas gratuits dans les, deux provinces comme c’est le cas ici.Le ministre de la Santé, M.Marc-Y.van Côté, a fait ressortir ce fait, hier, .pour mettre en doute les affirmations des dentistes selon qui la gratuité des soins dentaires aux moins de 16 ans doit être maintenue pour .réduire encore la carie des jeu-nêâ Québécois.: IJt « désassurance » des soins dentaires curatifs aux moins de 16 ans fait partie des propositions soumises par le ministre à la consultation qui sé [)ôùrsuit jusqu’à mercredi sur le financement du système de santé.Céttè mesure rapporterait théoriquement 34 millions $ au Trésor public: ' ’ L'Ordre des dentistes a fait valoir que.la gratuité des soins dentaires, efi vigueur depuis 1974, a favorisé un t [‘alternent plus précoce de la carie, lie sorte que de 16 % en 1977 chez les enfants de 13 ans, la perte de dents imputable à la carie ne représentait plus que 0,7 % en 1990.Mais la tâche n’est pas complétée, dit l’Ordre.L’état de la santé dentaire des entants québécois correspond à celui dès enfants ontariens de 1978, affirme l’Ordre, ce qui peut s’expliquer etilpàrtie par la fluoruration de l’eau, pratiquée en Ontario et pas au Québec! I,’indice de prévalence de la carte est de 4,2 au Québec contre 2,9 en Colombie-Britannique, où la situation à'- l’égard de la fluoruration de l’èàii; est similaire à la nôtre.; Lé ministre a renversé cet argument èontre les dentistes, en soulignant que ces deux provinces sont les seules avec le Nouveau-Brunswick où les soins dentaires pour les enfants ne sont pas gratuits.Les dentistes ont affirmé que le ministre compare l’incomparable.M.Côté a alors abordé un autre argument de l’Ordre : malgré la gratuité, encore le quart des enfants de 5 à 13 ans ne vont pas chez le dentiste et la majorité d’entre eux se trouvent dans des familles à faible revenu, Une étude menée en 1990 montre que les enfants les plus pauvres avaient expérimenté 18 caries alors que dans le reste de la population (73%).à peine deux.(Tr; dit le ministre, la proposition gouvernementale prévoit que les plus démunis continueront d’être pt otégés.Les services resteront gra-tùits pour eux.M.Côté demande en outre pour-qùbi les groupes les plus vulnérables, ceux qui ont le plus de caries et qui sont aussi les plus pauvres, n’ont pas profilé de la gratuité pour se faire soigner.De là à dire que la gratuité et la santé dentaire n’ont rien à voir, il n’v a qu’un pas, que le ministre n’a pus.tout à fait franchi.Los dentistes ont par ailleurs soutenu que la santé dentaire ne peut pas être considérée comme un ser- vice complémentaire, comme le fait le ministre.Il n’v a pas de bonne santé comme telle sans bonne santé dentaire, font-ils valoir, puisqu’il est difficile de s’alimenter correctement quand « il manque des dents dans la baboune ».La bagarre appréhendée entre M.Côté et les optométristes, qui ont comparu hier après-midi, n’a finalement pas eu lieu.Les optométristes ont mené une campagne publicitaire qui a provoqué l’ire du ministre.Kux affirment que la désassurance des examens optométriques (une proposition du ministre) va réduire le nombre d’examens préventifs et affecter le rendement scolaire et la productivité des travailleurs.La discussion a été sereine.Le ministre a accepté certains des arguments de ses vis-à-vis, sans conclure.Le ministre a eu des échanges plus vigoureux avec le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé, lequel affirme que le Québec « n’a pas les moyens de perdre la gratuité ».Le groupe d’experts affirme que si le gouvernement a des problèmes de finances publiques, il ne peut en faire porter l’odieux uniquement au système de santé.À son avis, le diagnostic de l’impasse budgétaire n’est pas aussi sérieux que le prétend le document de consultation (qui parle d’une impasse de 200 à 400 millions $ par an).Le groupe soutient enfin que toute forme de privatisation du financement (par la tarification ou autre) menace l’efficacité des mécanismes actuels de contrôle des coûts et nuirait à l’économie québécoise.Le GRIS soutient que de confier une partie du financement à des sources privées, risque de faire augmenter les dépenses totales des Québécois pour la santé, les plus riches se bardant d’assurances privées.Cela peut contribuer non seulement à créer deux médecines, l’une pour les riches, l’autre pour les pauvres, mais le laisser-aller du secteur privé crée généralement un effet d’entraînement sur le système pubüc de façon assez subtile de sorte, au fond, que les dépenses totales augmentent beaucoup plus vite.Or, plus la part de la richesse collective consacrée à la santé est élevée, plus celle disponible pour soutenir l’économie et créer des emplois rétrécit.M.Côté a rétorqué que les propositions de son ministère qui auraient pour effet de privatiser le financement (la désassurance des soins dentaires et des examens de la vue et une contribution de l’usager pour les médicaments gratuits) sont marginales.Ce n’est pas un désengagement de l’État, affirme-t-il.Les porte-parole du GRIS lui ont répondu qu’ils voyaient là « une douce érosion» du principe de la graluité, un premier pas en quelque sorte qui allait mener on ne sait où.Le GRIS note que de 1978 à 1988, la proportion des dépenses de santé assumées par les usagers à titre privé a bondi de 17 à 23%.L’application des mesures concernées ferait passer cette part à 26%.Le président de la CUM ne voit pas de justification à la manifestation des policiers LÉ t’RÊSIDÉ.NT du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) estime que la manifestation annoncée par la Fraternité’des policiers la semaine prochaine n’apparaît pas justifiée.« La maturité d’une organisation se juge, entré'autres, à sa capacité de s’au-tocritiquer » déclare-t-il, se disant convaincu que « les policiers et policières de la CUM exercent leur travail professionnellement et qu’en conséquence ils doivent être en mesure de reconnaître et corriger les erreurs qui peuvent être commises dans l’exercice de leurs fonctions ».M.Ilamelin apporte par ailleurs soh'soutien complet au rapport du directeur du service de police Alain Saint-Germain concernant l’affaire Marcèlus François, estimant que M.Saint-Germain « a assumé ses responsabilités ».Il nie qu’il y ait eu toute forme d’« intrusion » et de « dirigisme » exercé à l'égard de la direction du Service de police dans cette affaire.Le président de la CUM a émis ces commentaires hier par voie de communiqué, refusant toute entrevue publique, tout comme les membres de la Commission de la sécurité publique de la CUM.On sait que la Fraternité des policiers a convoqué pour jeudi matin une manifestation a Montréal, alors que des policiers (on en attend 2000) partiront du quartier général du syndical rue Gilford près du métro Laurier pour se rendre au quartier général de la police rue Bonsecours dans le Vieux Montréal.Le président de la Fraternité, Yves Prud’llomme, estime qu’en jugeant aussi sévèrement le travail des policiers dans l’affaire Marcèlus François, le directeur Saint-Germain n’agit plus comme un chef et se fait -< là marionnette des politiciens».Service de PUBLICITE 842-9645 Le service de police dispose de cinq équipes selon les différents horaires, et les policiers qui manifesteront jeudi seront des policiers qui ne travailleront pas.Les effectifs policiers habituellement en poste ce jeudi matin demeureront à leur poste, et parmi leur travail ils auront donc.à encadrer la marche de leurs confrères.Claude Castonguay situe à Québec la source des problèmes financiers du système de santé Isabelle Paré LK PÈRE SPIRITUEL du régime de santé public québécois affirme que Québec ne doit surtout pas sabrer dans les services de santé pour régler ses aléas financiers, mais tenter de faire plus avec son budget actuel.Le sénateur Claude Castonguay, qui était invité à prendre parole hier à la conférence régionale de Montréal de l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), croit fermement que le gouffre financier qui menace aujourd’hui notre système de santé découle du « mauvais contrôle » exercé par Québec sur son réseau et non d’une surconsommation de soins de la part des usagers québécois.Cela dit, le sénateur Castonguay croit toutefois que les citoyens devront mettre l’épaule à la roue, en autant que leur contribution demeure « nuancée ».Mais cette contribution ne devra pas viser à renflouer les caisses de l’État, ou à limiter la consommation par les individus, mais d’abord à « responsabiliser » les usagers dans leur consommation de soins de santé.« On pourrait demander à certains citoyens dont les revenus sont suffisants d’effectuer un paiement à l’égard de services bien identifiés », a lancé le sénateur, reprenant l’idée d’une contribution pour les repas et l’hôtellerie pour les personnes hospitalisées, avancée par l’AHQ.Dans la même ligne d’idées, le sénateur Castonguay inclut dans le lot potentiel de ce type de services une partie des soins à domicile tels les soins infirmiers ou de physiothérapie.Le sénateur endosse les « mesures ponctuelles », dont la discontinuation de la gratuité des médicaments pour les personnes de 65 ans et plus, proposées par la ministre Côté.Toutefois, l’homme qui a vu naître la carte-soleil, véritable passeport de la gratuité des soins de santé au Québec, s'oppose farouchement à toute forme d’impôt-santé.«Je ne suis pas contre un împôt- /i PHOTO AP Le cosmonaute « oublié » Un cosmonaute russe dont le retour sur terre a été retardé de six mois en raison des chambardements survenus dans son pays, reviendra finalement de mission en mars après plus de 300 jours dans l’espace.Serge! Krikalev (photo) devra, entre autres choses, s’acclimater à la dissolution de l’agence spatiale par les nouvelles autorités de son pays.Krikalev et Anatoly Artsebarsky ont quitté la terre le 18 mai 1991 à partir de la base Baikonur située au Kazakhstan.Leur retour était prévu pour le 30 août.Mais le lieu où ils devaient effectuer leur retour était réclamé par le Kazakhstan.On reporta donc ce retour en octobre.Un nouvel imprévu allait encore retarder le retour.À la suite d'un compromis avec le Kazakhstan, la Russie accepta d’envoyer un Kazakh inexpérimenté à la place du successeur de Krikalev.Mais le Kazakh ne prit jamais sa relève; seul le confrère de Krikalev fut remplacé.Le cosmonaute Krikalev, âgé de 34 ans, dut ronger son frein.Une équipe de remplaçants partira le 18 mars.services, mais contre un impôt-santé.C’est-à-dire une charge générale, ou encore un impôt où on demande un pourcentage sur le salaire.Cela veut dire un montant qui n’est pas lié à la réception de services », a' fait valoir le sénateur, d’avis que le’ contribuable québécois est « sur-’ taxé» et ne peut supporter de nou ’ celles charges fiscales.Pour instaurer ces changements,’ il va de soi que la loi fédérale actuelle, qui garantit l’accesibilité et la gratuite des soins de santé partout' au pays, devra être rouverte et mo- ' difiée, tranche Claude Castonguay.Tout bien fédéraliste qu’il soit, le se-' nateur affirme que le but visé à ré-' poque par cette loi était d’empêcher ’ un ticket modérateur.Or, aujourd’hui, le contexte est tout autre, juge-t-il.« La loi semble très rigide, très! stricte.Ce dont il est question, ce’ sont des frais pour faire en sorte que ’ les régimes eux-mêmes soient efficaces et que les individus consom- ‘ ment de façon rationnelle, invoque M.Castonguay.Il serait tout à fait approprié de rouvrir la loi et de la : modifier.» Mais la réelle solution au pro-, blême financier du ministère de la ’, Santé, affirme Claude Castonguay, réside dans la meilleure allocation et, une utilisation plus efficace des res- ' sources.La rationalisation avant, toute chose.« Le système financier n’incite pas' à faire de la chirurgie d’un jour.C’est ’ encore la même chose pour les soins ’ ambulatoires.Nos systèmes sont ' faits de telle sorte (pie si la personne ' fait ce choix, le financement, lui, ne, se déplacera pas nécessairement de, l’hôpital vers les soins à domicile »,, a-t-il cité en exemple.A ce chapitre, le sénateur n’a pas caché que le trop grand nombre de médecins au Québec posait problème.« Leur mode de rémunération devrait être revu.Je n’ai pas porté de jugement sur le niveau.C’est une question globale qui doit être évaluée », a dit le sénateur, refusant de s’avancer davantage sur ce terrain glissant.Reprise du débat sur le régime de négociation entre les policiers-pompiers et les municipalités Sylvain Blanchard UN DÉBAT IMPORTANT, mais surtout un très vieux débat, celui portant sur le régime de négociation entre les policiers, les pompiers et les administrations municipales, vient d’être réactivé sérieusement hier, avec l’annonce par les ministres Claude Ryan (Affaires municipales, Sécurité publique) et Normand Cherry (Travail) de la création d’un comité interministériel chargé d’étudier la question.Ce comité, qui devrait déposer ses recommandations au printemps, commencera ses travaux d’ici la fin du mois en prenant connaissance des mémoires de l’Union des municipalités du Québec et des fédérations des policiers et pompiers du Québec, les trois organismes les plus directement impliqués dans ce dossier.Sous la présidence du sous-ministre du Travail, M.Pierre Gabrièle, ce comité, également formé du sous-ministre de la Sécurité publique, du sous-ministre des Affaires municipales et des directeurs de cabinets de MM.Ryan et Cherry, effectuera principalement une analyse de l’ensemble de la procédure d’arbitrage à laquelle les municipalités et les corps concernés doivent se soumettre lors de différends sur le renouvellement de leurs contrats de travail.La création de ce comité survient deux semaines après que le président de l’Union des municipalités du Québec, M.Ralph Mercier, ait officiellement demandé au gouvernement d’accorder le droit de grève aux policiers et pompiers, en rempla- cement de l'actuel système d’arbitrage fixant leurs conditions de travail en cas de désaccords.Cette revendication de l’UMQ, qui remonte à 1986 et qui repose en grande partie sur les coûts jugés extravagants de l’arbitrage, a été maintes fois exprimée au fil des ans, mais chaque fois sans trop de succès.Le geste posé par Québec, ina-tendu dans les circonstances, est perçu par certains comme une tentative visant à améliorer les rapports avec le monde municipal, lesquels se sont fortement détériorés depuis l’entrée en vigueur de la réforme Ryan, réforme qui a transféré dans leur cour, et sans consulations véritables, 400 millions $ de responsabilités jusque-là assumées par l’État.La création de ce comité permettra à l’UMQ d'essayer de convaincre Québec de la nécessité d’abolir le système d’arbitrage, et de donner aux policiers et pompiers le droit de grève.Un droit que les po lier policiers ne tiennent pas particulièrement à avoir, compte tenu du fait qu’ils auraient, inévitablement, à assumer une longue liste de services essentiels qui rendraient à peu près nul leur rapport de force.Pour les villes, la fin de l’arbitrage comme régime de négociation avec les pompiers et policiers signifierait la fin de la récréation au chapitre des salaires versés à ces deux catégories d’employés.Jugeant «indécentes» certaines sentances arbitrales qui ont été récemment jusqu’à accorder des augmentations de plus de 10% à un groupe de pompiers, le vice-président de l’UMQ et maire de Chicoutimi, Ulric Blackburn, qualifie d’« in-tolérable et inacceptable» le régime actuel, qui conduit « à un enrichissement systématique des policiers aux dépens des contribuables municipaux ».Selon une récente étude publiée par l’UMQ, les policiers de première classe les mieux payés au Canada travailleraient à Joliette ( ! ) avec un salaire de 48 882 $ par année.Suivis de ceux de Candiac (48421 $) et de Saint-Hyacinthe (48 178$).On y apprend également que l’enrichissement annuel moyen des policiers québécois aurait été de 1 % entre 1983 et 1990, comparativement à 0,1 % pour les autres employés municipaux et à moins de 0,1 % pour l’ensemble des salariés syndiqués.Qualifiant de « disque usé » l’ensemble de la rhétorique utilisée par l’UMQ pour remplacer l'actuelle mode de négociation entre les policiers et les administrations munici-pales, Guy Marcil, le président de la Fédération des policiers du Québec se dit prêt à débattre de la question, histoire de montrer « que tous les chiffres avancés sur le soi-disant enrichissement des policiers ne tiennent pas debout ».s-j/S | 7* Ifc&d Môb 1 .À a ^ w dw*4*1 fife ^ ,, ^ HOU# P0**4* >nenu spécial ‘r .3.391 Dollard-ilo Ormeaux (>Hi Mil Pointe-Claire 697-8522 Kirkland 0914880 laval X Kive-Nonl Clmimli') 6876040 Fahiwillr 625 7779 la\ al Ceilin' 662-7779 Rive-Sud IkfuTI 467-1120 Boucherville 4494499 llrossanl 672-6450 Ijougueuil K Therrien 051 IOOO Dingueuil Saint ('.hurles 051 5.300 Saint Bruno 05.3 2190 Saint Hubert 050 90(M> Suint Ltmhert 100.3920 Place Montréal Trust Succursale principale* Niveau du métro* Place Ville Marie-Rue Saint-Jacques 0.Oulreniont (jueen Man * 982-7100 843-8100 393-3117 .392 1880 2" .3 7066 •88 "'(KH) t ille .Mont-Royal Westmounl* l ain ieu Pointe Claire* Carrefour laval* Promenades Saint Bruno* Saint Inmhcrt 735-1314 932-6000 095 52.30 973 2040 441 9030 •05.3205 Emplacement des guiclui-s automatiques Mxh'KlXil l( MET Cresson défend son cabinet dans l’affaire Georges Habache PARIS (Reuter) — Édith Cresson a affirmé hier qu’il était temps, pour son gouvernement et pour la gauche, de « relever la tête » et a fustigé l’impatience de la droite à vouloir hater les échéances électorales.Le RPR, l’UDF et PU DC ont, comme prévu, déposé hier une motion de censure contre le gouvernement socialiste lors de la session extraordinaire du Parlement, convoquée à la demande du président François Mitterrand à la suite de la tempete politique déclenchée par l’affaire Georges Habache.L’opposition a également demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur la brève hospitalisation la semaine dernière à Paris du chef du Front de libération populaire de la Palestine (FPLP).Le texte de la motion de censure, qui ne devrait pas être adoptée mardi prochain car les communistes ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne mêleraient pas leurs voix à celles de la droite, souligne que « le gouvernement ne dispose plus de la confiance des Français et qu’il convient de redonner la parole au peuple français à la faveur d’élections générales ».Edith Cresson, qui a adopté un ton souvent offensif, a exclu tout bouleversement du calendrier électoral.« Ne faites pas de l’impatience une vertu républicaine », a-t-elle lancé à l’adresse des députés de droite.« D’une faute administrative à laquelle il a été rapidement mis bon ordre, vous voulez faire une affaire politique.D’un mauvais fonctionnement de l’État, vous voulez faire une affaire d’État», a-t-elle dit de l’affaire Habache.« M.Habache est reparti.Le président de la république s’est exprimé.Le Parlement est réuni.Le monde continue de tourner.Les Jeux olympiques s’ouvrent demain.Le Parlement italien vient d’être dissous.L'IRA et l’ETA ont repris leurs attentats meurtriers.L’Allemagne vient de franchir le cap des trois millions de chômeurs (.) Ainsi va le monde avec ses bons et mauvais côtés», a-t-elle égrené.« Je poursuivrai mon action.Avec persévérance.Avec détermination.Sans me laisser distraire.Sans temps mort.La France n’a pas de temps à perdre.Le rendez vous de 1993 est pour demain », a-t-elle souligné.« Dans ces temps que certains voudraient moroses, nous avons tous ici — gouvernement et élus de toute la nation — un devoir fondamental vis-à-vis des Français : le devoir de leur dire la vérité», a-t-elle ajouté.« La vérité, c’est que, dans une phase de langueur économique mondiale, les choses vont mieux chez nous qu’ailleurs.La vérité, c’est que les résultats, lors de la reprise, dépendront surtout de notre volonté de nous battre aujourd’hui », a conclu Édith Cresson.Le RPR Edouard Balladur, ancien ministre des Finances, lui a répondu qu’un « langage de vérité, cela signifie que l’Assemblée doit, avec votre accord, voter la création d’une commission d’enquête qui fasse réellement toute la lumière sur tous les aspects de ce qui vient de se passer ».« Mme le premier ministre, il faut que vous rassuriez le chef de l’État : vous n’êtes victimes, ni l’un ni l’autre, d’aucun guet-apens (.) Mais vous êtes certainement victimes d’un complot (.) C’est un complot contre le socialisme et il vient du peuple lui-même», a lancé l'UDF François Léotard.Laurent Fabius a réaffirmé la cohésion du Parti socialiste derrière le chef de l’État et le premier ministre, une cohésion qui était apparue incertaine ces derniers jours, en raison des déclarations de certains responsables du PS.L’ancien premier ministre Michel Rocard avait ainsi réclamé la démission des ministres concernés par l’affaire Habache et des proches de Laurent Fabius avaient appelé de leurs voeux le départ d’Édith Cresson.« L’affaire est close (.) pour nous, même si la politique polici-tienne peut pousser l’opposition à essayer d’entretenir le débat », a déclaré le premier secrétaire du PS.« Les socialistes sont parfois divisés entre les échéances.Mais quand vient le moment décisif ils sont toujours rassemblés, alors que la droite célèbre l’union dans des cérémonies impressionnantes, mais témoigne au moment des grands choix d’une non moins impressionnante capacité de division », a-t-il ajouté.« Mme le premier ministre, vous nous trouverez à vos côtés pour la réforme et le courage.La réforme appelle le courage.Le courage appelle le soutien», a-t-il conclu.Marie-France Stirbois, unique représentante du Front national (extrême-droite), a estimé que l’affaire Habache était « la goutte d’eau qui a fait déborder la vase ».Elle a exigé la démission du président François Mitterrand.Les Serbes de la Croatie vont organiser un référendum sur les casques bleus ZAGREB (Reuter) — Les Serbes de l’enclave de la Krajina en Croatie ont annoncé hier la tenue d’un référendum sur le déploiement de casques bleus de l’ONU.La Croatie a de son côté déclaré qu’il subsistait des problèmes quant à l’interprétation du projet onusien.Dans un communiqué, les responsables de la Krajina déclarent qu’ils présenteront lundi un projet de référendum au Parlement local.Le vote aura lieu d’ici un mois, a précisé l’agence Tanjug.« J’agirai conformément aux désirs du peuple », a dit le président de la Krajina, Milan Babic, lors d’une conférence de presse.Mais il est encore temps de modifier le plan des Nations unies, a-t-il ajouté.Un de ses proches avait auparavant déclaré que la Krajina ne donnerait pas son accord à l’envoi de 10 000 casques bleus en Croatie.Le président de la Krajina refuse que les troupes fédérales stationnées dans sa région cèdent la place à des casques bleus et que les Serbes y soient désarmés.Il souhaite que les forces de l’ON U soient déployées aux frontières de la province, qui s’étend au sud et à l’est de Zagreb.La présidence yougoslave s’est engagée à faire appliquer le plan de l’ONU, avec ou sans l’adhésion de la Krajina.Pour l’émissaire de l’ONU Cyrus Vance, qui a négocié la trêve en vigueur depuis le 3 janvier, l’accord de Milan Babic est indispensable à la mise en oeuvre du plan de l’ONU.Jeudi, le plan de l'ONU, considéré par bien des Yougoslaves comme l’unique chance de mettre un terme définitif à sept mois de combats en Croatie, a reçu l’adhésion sans con- dition du président croate Franjo Tudjman, qui a écrit à Cyrus Vance.Mais à Zagreb, les autorités ont déclaré hier que la Croatie avait des réserves sur l’interprétation de certaines de ses clauses.« Tudjman a clarifié les malentendus et confirmé que nous acceptions le plan mais il reste des détails à discuter », a dit un porte-parole du ministère croate de l'Information.« Certains détails dans l’accord signé doivent être clarifiés en raison du maintien de divergences d’interprétation et de contradictions spécifiques », a déclaré le gouvernement croate.La Croatie accepte le déploiement de casques bleus le long des lignes de front et dans les régions actuellement tenues par l’armée fédérale, qui a conquis un tiers de son territoire.LE TAUX HYPOTHÉCAIRE RÉDUIT DE 3% Comment obtenir une réduction de 3% du taux hypothécaire annuel pendant les six premiers mois?Demandez-le à un agent immobilier du Montréal Trust.C’est la seule façon! Un effet, seul un agent immobilier du Montréal Trust peut, si vous achetez une propriété par son entremise, vous proposer le prêt hypothécaire «Bienvenue chez nous»* du Montréal Trust, et ainsi vous faire profiter d’une réduction spectaculaire de 3% du taux hypothécaire annuel pendant les six premiers mois.Le prêt hypothécaire «Bienvenue chez nous» du Montréal Trust présente de précieux avantages tels que le Maître Compte Exécutif, compte d'épargne et de chèques offrant la commodité d'une marge de crédit de 5 ()()() $, une carte-guichet automatique, une assurance-vie hypothécaire (à prime modique) et la possibilité de régler vos factures par téléphone grâce au service INSTA-PAIE.Pour tout renseignement, demandez à un agent immobilier du Montréal Trust de vous parler du prêt hypothécaire « Bienvenue chez nous».Sous reserve îles exigences habituelles de crédit du Montreal Trust.Seul le Montréal Trust vous ouvre autant de portes.cite* >»ts • • * * Lies Douze signent le - -O • i r d’union MAASTRICHT (Reuter) — Les ministres des Affaires étrangères et de rÉcjâtQmie des pays de la CEE ont officiellement signé hier le Traité d’uriibtt européenne qui prévoit une moûnâte et un marché communs aux DotÉW et leur donne la possibilité de parlent d’une seule voix sur la scène mondfcÛe.« Aujourd’hui, à Maastricht, une nouvelle étape historique a été franchie sur la route de l’Europe que nous construisons ensemble », a déclaré Anibal Cavaco Silva, premier ministre du Portugal, président en exercice de la Communauté.La cérémonie s’est déroulée au siège de la province du Limbourg, là même où, deux mois auparavant, les chefs d’État et de gouvernement étaient parvenus à un accord tard dans 14 nuit à l’issue de laborieuses négociations.« C’est un moment historique pour les 300 millions — et plus — habitants de la Communauté européenne, un moûtgnt marqué par la satisfaction et rfespbir.Satisfaction pour ce qui a été accompli, espoir de ce que l’a-ven(C Jtpus apportera », a déclaré de sonfôté le premier ministre néerlandais, Ruud Lubbers.Tous les ministres ont apposé leur signature au bas du document.Les chefs de gouvernement des deux présidences précédentes, celles du Luxembourg et des Pays-Bas, étaient présents, ainsi que le président de la Commission européenne, Jacques Delors.Le Traité de 189 pages, complété d’innombrables déclarations en annexe, prévoit que certains pays membres disposeront d’une monnaie unique au plus tard en 1999.Le Traité établit également les prémices d’une politique de défense commune et accroit la compétence communautaire dans des domaines aussi variés que l’environnement, l’é-ducàtioh, la protection des consommateurs ou la santé.« La CEE est désormais irrévocablement sur la route de l’Union européenne», a déclaré Egon Klepsch, président du Parlement européen, qui étudiera le texte en avril.Là grandeur du dessein et le lyrisme (les signataires ne devraient toutefois pas parvenir à masquer longtemps les difficultés concrètes qui attendent les Douze.La CEE doit faire face à une crois-sance-économique endémique, tout en croisant le fer avec les États-Unis pour faire sortir de l’impasse les négociations du GATT sur la libéralisation du commerce mondial.Les pays membres pourraient également se trouver rapidement un nouveau sujet de dispute : leur contribution aux dépenses communautaires, toujours plus importantes.A l’extérieur, les Douze sont assaillis de demandes d’adhésion à la CEE, aussi bien de la part des autres pays d’Europe occidentale que des membres de l’ancien bloc communiste, qui exigent de surcroit une aide économique.À moins de onze mois du Marché unique, une bonne partie des règlements communautaires n’a pas encore été adoptée.En tout état de cause, reconnait-on à Bruxelles, il faudra des années avant que la liberté de circulation des hommes, des biens et des capitaux dans la CEE devienne une réalité tangible.Saoudiens décapités RYAD (AFP) — Trois Saoudiens, condamnés à mort pour cambriolage cl menaces à l’arme blanche, ont été décapités au sabre hier à Ryad, a annoncé le ministère saoudien de l’Intérieur dans un communiqué.Les trois suppliciés « se sont introduits dans la maison d’un citoyen, où ds ont volé des bijoux et meubles après avoir obligé son épouse sous la menace de l’arme blanche à poser nue pétir une séance de photos, dont ils prétendaient faire un outil de chantage », selon le communiqué publié à Ryad.I -e 20 décembre, trois autres Saoudiens, reconnus coupables de meurtre et de vols, avaient été décapités à la Mecque, dans l'ouest du royaume.Un Philippin avait été également décapité une semaine plus tard dans la province d’al-Ehsaa (est) pour avoir assassiné deux de ses compatriotes.Fonilti on 189?56 Si Jacques Montreal, Oudbec Canada.H2Y 3X2 Telex 05 268656 fax 1514)845-7874 Tel (5141987-6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce CARTES D’AFFAIRES ROBIC De nouveaux heurts font neuf morts en Algérie ALGER (Reuter) — Des affrontements entre militants intégristes et forces de l'ordre à l’issue des prières d’hier ont fait au moins neuf morts et 55 blessés en Algérie, rapportent l’agence APS et la radio algérienne.La situation est redevenue calme dans la soirée à travers le pays, ajoute TAPS.Les affrontements entre partisans du Front islamique du salut (FIS) et forces de l’ordre, appuyées par l’armée, avaient éclaté dans une dizaine de villes du pays, dont la capitale.Un gendarme a été tué et un autre grièvement blessé à Fouka-Marine, village côtier de la banlieue algéroise, après l’attaque de leur patrouille par un groupe de manifestants, rapportent la radio et TAPS.I .’agence ajoute que deux personnes ont succombé à des blessures par balles à l’hôpital Mustapha, dans la capitale, où une dizaine de blessés avaient au total été admis.Deux autres personnes ont été tuées et onze blessées à Médea, à 70 km au sud d’Alger, écrit par ailleurs TAPS qui cite des sources proches des milieux médicaux.L’agence ajoute que les affrontements ont fait un autre mort et quatre blessés à El Eulma, près de Sétif, dans l’est du pays.A Sétif même, les heurts ont fait 20 blessés, a-l-on précisé de source médicale.Des heurts à Khenchela, dans l’est du pays, ont fait deux autres morts et 15 blessés, rapporte la radio algérienne., ; Elle fait également état d’un nou-veau décès à Batna.On ignore s’il j; s’agit d’une des personnes blessées «« ces derniers jours qui aurait suc-combé à ses blessures.Les heurts à Batna, capitale des Aurès, avaient déjà fait 12 morts et 70 blessés ces trois derniers jours, selon un bilan officiel.A Sidi Bel Abbés, où des militants du FIS ont dressé des barricades, huit personnes ont été blessées.À À Alger, des coups de feu ont retenti dans neuf quartiers de la ville.La direction de l’hôpital Parnet, dans le quartier d’El Biar, sur les hauteurs de la capitale, a lancé dans la soirée un appel à ses chirurgiens et spécialistes en réanimation pour qu'ils rejoignent leurs postes.t A-8 Le Devoir, samedi 8 février 1992 L ACTUALITE INTERNATIONALE 1J Il y a un an Aristide prenait le pouvoir dans l’allégresse !!! ÎJ * .< 4 Rachète Magloire collaboration s/iéciale IL Y A EU un an hier, c’est dans l’allégresse et l’espoir que le peuple haïtien célébrait l’arrivée au pouvoir du premier gouvernement démocratiquement élu de l’histoire de ce pays.On croyait alors terminé le règne des dictatures, et le plus pauvre pays de l'hémisphère enfin engagé sur la voie d’un développement plus ou moins normal.Ce rêve prenait brutalement fin le 29 septembre dernier, avec un coup d’État militaire d’une rare violence : quelque 2000 morts selon une commission indépendante d’enquête dirigée par M.Ramsay Clark, ancien ministre américain de la justice ; au moins 1500 selon plusieurs autres organisations dont Amnistie internationale.Après plus de quatre mois de négociations menées par l’Organisation des États américains (OEA), la crise haïtienne semble encore loin d’une solution négociée.Les États-Unis, qui officiellement déclarent toujours souhaiter le rétablissement d’Aristide, viennent pourtant d’annoncer la levée d’une partie de l’embargo qu’avait décrété, en octobre, l’OEA contre Haïti.Ils ont aussi commencé à rapatrier les réfugiés haïtiens dans leur pays, après un jugement favorable de la Cour suprême.Dans la foulée de la levée partielle de l’embargo, « on peut s’attendre à une levée totale, particulièrement sur le pétrole », prévoit Franklin Midy, coordonnateur de la Résistance haïtienne à Montréal.Selon lui, les hommes d’affaires américains, qui avaient exercé sur l’administration Bush des pressions en faveur de la levée de l’embargo, vont maintenant reprendre leurs activités économiques à Port-au-Prince.Faisant suite à sa condamnation unanime du coup d’État, l’OEA avait, en octobre, nommé une mission de négociation chargée de mener à terme des discussions devant aboutir au retour du président.Après plus de quatre mois, l’issue négociée étant toujours rejetée par les putschistes de Port-au-Prince, les discussions sont dans l’impasse.Lors d’une rencontre lundi dernier avec Barbara McDougall, ministre canadienne des Affaires extérieures, des représentants de la résistance haïtienne réitéraient leurs demandes concernant l’envoi par l’OEA d’une mission civile dont le rôle serait d’assurer le libre fonctionnement des institutions haïtiennes.L’OEA aurait déjà débuté le recrutement des membres de cette mission.Une mission à laquelle le Canada est prêt à se joindre, dans la mesure où il y a consensus, déclare-t-on à Ottawa.Les États-Unis, mettant de l’avant des questions financières, de même que des inquiétudes sur la sécurité des membres de la mission, expriment cependant des réticences.Dans un document remis à Mme McDougall, les membres de la résistance réclamaient par ailleurs, à titre de mesures additionnelles, un embargo sur les armes et munitions.Pendant ce temps, à Port-au-Prince, le climat est des plus tendus, selon Fignolé Jean-Louis, député élu sous la bannière du FNCD (coalition ayant porté Aristide au pouvoir).« L’issue des négociations représente un véritable point d’interrogation », déclare M.Jean-Louis.Tandis que la Chambre des députés a multiplié les prises de position en faveur du retour du président déchu, la situation au Sénat, où domine toujours par une faible majorité les supporters du gouvernement de Jean-Jacques Honorât, demeure confuse.Une « commission de conciliation » du Sénat, visant à intégrer le gouvernement actuel dans les négociations, a reçu un accueil très froid de divers secteurs du pays conviés à des discussions.La crise reste toujours bloquée sur la ratification, par les deux chambres, d’un premier ministre approuvé par Aristide.Les députés exigent des garanties minimum de sécurité, ce qui renvoie le problème à l’armée, véritable noeud gordien de la crise.Selon Franklin Midy et Claude Jean-François, ce dernier ministre dans le gouvernement renversé, on peut craindre un enlisement.« Tous les facteurs du pourrissement sont là », estime M.Jean-François.« Sans mesure additionnelle d’accompagnement, l’embargo et les négociations ne peuvent être que manoeuvres dilatoires et l’occasion d’enrichissement illicite des putschistes », peut-on lire dans le do- vous VOULEZ UN BON CONSEIL?FAITES-EN PARTIE! Soyez candidat(e) pour faire partie du conseil d'administration de votre établissement de santé et de services sociaux.De cette façon, vous serez certain(e) d'avoir un bon conseil.Vous en ferez partie! La réforme des services de santé et des services sociaux accorde une place importante aux citoyen(ne)s dans l’administration de toutes les catégories d’établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Participez activement aux orientations et au fonctionnement de l’établissement de votre choix en devenant membre de son conseil d’administration.Le conseil d’administration d’un établissement public a pour fonctions de: • Gérer les affaires de l’établissement.• Etablirlesprioritésetorientations.• S’assurer de la pertinence, de la qualité et de l’efficacité des services dans le respect des droits de l’usager.• S’assurer de l’utilisation économique et efficiente des ressources.Des postes sont réservés à la population dans les: • centres locaux de services communautaires (C.L.S.C.) • centres hospitaliers (C.H.) • centres de réadaptation (actuellement centres d'accueil de réadaptation - C.A.R.) • centresd’hébergementetdesoins de longue durée (actuellement centres d'accueil d'hébergement - C.A.H.- et centres hospitaliers de soins de longue durée - C.H.S.L.D.) Impliquez-vous en présentant votre candidature auprès de l’établissement de votre choix avant 17 heures, le 13 février 1992.ced, Un message de votre Conseil régional de la santé et des services sociaux (CRSSS) cument remis à Mme McDougall par la résistance haïtienne.Par ailleurs, la décision américaine de rapatrier les réfugiés haïtiens installés à Guantanamo (base US sur 111e de Cuba), n’a pas manqué de soulever des commentaires dans les milieux politiques haïtiens.Il s’agissait pour les Américains d’aller jusqu’au bout dans leur position, à savoir qu’il s’agit de « réfugiés économiques», opine M.Jean-François.C’est dans ce sens qu’il faut, selon lui, comprendre la levée partielle de l’embargo qui, dans l’esprit des Américains, permettra de donner du travail à ces gens.« C’est tout à fait loufoque.Le problème n’est pas économique.Nous avons plutôt une société bloquée par une minorité », poursuit l’ex-ministre Jean-François.Franklin Midy insiste d’autre part avec cette affaire sur le risque de « reconnaissance de fait du gouvernement de facto », les autorités américaines ayant ouvert la porte à des discussions avec Honorât, dans la planification du rapatriement des réfugiés.L’exode massif des Haïtiens est directement associé, par les organismes de défense des droits, au climat de répression qui prévaut toujours.Fignolé Jean-Louis témoigne ainsi avoir assisté, mercredi après-midi, à l’investissement par les militaires d’un lycée de la capitale, suite à la découverte de tracts pro-Aristide.Des militaires lourdement armés ont distribué à la volée des coups de bâton, rapporte-t-il.Autre exemple entre mille : un homme d’une cinquantaine d’années, Délimé Ambroise, a eu les côtes brisées à Mirebalais (centre du pays), à force de recevoir des coups que lui ont infligé des soldats.Selon M.Jean-Louis, on pourrait d’ici quelques semaines, en réaction à ce climat, assister à de brusques mouvements de colère de la population.« J’espère que la communauté internationale va bien réfléchir », ajoute-t-il.Le député est par ailleurs très critique de la décision américaine de lever l’embargo et de rapatrier les réfugiés.Il y a là, dit-il, « complicité internationale ».Sur l’aspect international de la crise, Midy estime que « c’est la mort de l’OEA qui se joue.Si l’OEA n’arrive pas à résoudre la crise, c’est un signal aux autres pays, comme l’Argentine, le Chili où Pinochet se «» M • • « ! ;h trouve toujours, le Guatenigla^te Honduras.On le voit déjà avec le Vé-nézuela ».Dans une déclaration à Ra :t) :1 r:i, JÉRUSALEM (AFP) — Moustapha Akawi, un Palestinien de Jérusalem-Est décédé mardi lors de son interrogatoire, est mort d’une crise cardiaque provoquée par les mauvais traitements subis en prison, a indiqué hier M.Michaël Baden, un médecin légiste américain qui a pratiqué l’autopsie.« Les pressions physiques et morales auxquelles a été soumis Moustapha Akawi, âgé de 33 ans, ont provoqué la crise cardiaque », a déclaré le Dr Baden lors d’une conférence de presse à Jérusalem-Est.Il a indiqué que la victime « n’a pas été torturée » mais « brutalisée ».« Le corps porte des traces de coups datant d’une semaine avant le décès, à la poitrine, aux chevilles et aux poignets », a-t-il ajouté, soulignant que dans la cellule de Akawi régnait une température de zéro degré.« Akawi souffrait d’une sténose.Un homme atteint de cette maladie congénitale ne meurt pas d’une crise cardiaque s’il est dans une situation normale », a précisé le Dr Baden.Le père de la victime, M.Abdallah Akawi, présent à la conférence de presse, a affirmé pour sa part que son fils « ne s’était jamais plaint de maux cardiaques».Le Dr Baden a participé, à la demande de la famille de la victime, à l’autopsie, pratiquée vendredi avec un médecin légiste israélien, le Dr Yéhouda Hiss, directeur du centre médico-légal d’Abou Kabir, près de Tel-Aviv.Le médecin américain a souligné que « le traitement subi par la victime est comparable à celui subi dans beaucoup de prisons dans le monde ».Cette remarque a entraîné un mouvement de protestation au sein de l’assistance composée notamment de membres de la famille et de proches.Il a indiqué avoir interrogé des gardiens de la prison de Daharié, près de Hébron (Cisjordanie) où était incarcéré Akawi, ainsi que des : ) m if.lt « .l it .lèli membres des services de sécurité ifo raéliens.,.ni Le rapport des deux médecins, a été remis hier soir à la policé.iUne.porte-parole de la police a confirmé que Moustapha Akawi était mort d’une crise cardiaque, sans donner plus de détails.La police avait .ouvert une enquête au lendemain dui1 décès d’Akawi.,i >> Ce dernier a été arrêté dans‘la’ nuit du 21 au 22 janvier lors d’une va-; gue d’interpellations qui avait frappé* des personnes soupçonnées d’appar-' tenir au Front populaire de libéra.' lion de la Palestine (FPLP, de Geoi*-' I ges Habache).Il s’était plaint dlavoir-été torturé lors de la prolongatldil dé sa garde à vue lundi devant le tribunal militaire de Hébron.' * Le tribunal avait constaté tiçs 1$-, matomes et autres traces de violeq-, ces sur son corps et ordonné l’quver-ture d’une enquête.Akawi doit être enterré aujour.-.d’hui à Jérusalem-Est.Major invite à Londres les leaders politiques d’Irlande du Nord BELFAST (AFP) — Le gouvernement britannique a décidé de privilégier la carte politique, pour le moment du moins, face à la spirale de la violence sectaire en Irlande du Nord, qui menace de dégénérer en guerre civile.Le premier ministre John Major a pris personellement le dossier en main, après les tueries des derniers jours à Belfast.Il a invité les dirigeants protestants et catholiques modérés la semaine prochaine à Downing Street, avec le ministre à l’Irlande du Nord Peter Brooke, pour discuter de la situation dans la province.Une invitation sans précédent depuis 1985.À l’approche des élections générales, le gouvernement est sous une pression croissante pour imposer l’ordre et la paix en Ulster.La province n’avait pas connu une telle flambée terroriste depuis les années noires de la décennie 70.Depuis le début de l’année, la violence politique a fait 27 morts.12 depuis dimanche dernier.Les troubles ont fait 3000 morts depuis 1969, un bilan très lourd pour une province qui ne compte que 1,5 millions d’habitants.M.Brooke a beau répéter que la situation est sous contrôle, à Belfast, en état de siège, la population bascule dans la peur et le désespoir.Cette année, soyez de la fête ! PARCOUREZ LE MONDE! CHINE IDENTIFIEZ UNE CONSTELLATION (5 ETOILES) DU CIEL TIRAGE LE 28 FEVRIER 1992 NOM DATE DE L ÉTOILE D APPARITION * REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 ?NOM PRÉNOM it ADRESSE it VILLE CODE POSTAI it TÉ IÉ PHONE COUPON ORIGINAL OBI I0AÎ0IRE PHOTOCOPIE REFUSÉE QUESTION D HABILITÉ A COMPLÉTER 90 t 8.5 .LE DEVOIR cwtik 141 lOUt-8 (° , - Japan Airline* Dans les pubs, on parle de la « guerre civile, bientôt».À la fin 1991, au moment de l’offensive de Noël de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), le gouverriement avait choisi l’option sécuritaire, dépêchant des renforts militaires dans la province, saturant Belfast de po-' liciers.' Parallèlement, il avait essayé de ressusciter l’initiative de dialogde de M.Brooke, en vain.Aujourd’hui, les autorités sont*confrontées au défi de plus en pliis violent des groupes paramilitaires républicains et loyalistes.Les extrémistes protestants représentent un danger sérieux, pour la première fois depuis des années.Leurs chefs ont décidé de répondre coup pour coup à la « campagne de génocide » de l’IRA.L’IRA a élargi ses attentats aux « cibles légitimes » les ouvriers protestants qui travaillent pour les for ces de sécurité, notamment, et commerciales, à coup de bombes pour détruire le tissu socio-économique de la province.L’IRA se défend, en dépit du scepticisme général, de mener une croisade sectaire contre la communauté protestante.Ces deux machines de guerre, la républicaine et la loyaliste, sont parfaitement rodées.Elles ne manquent pas de recrues, des jeunes issus des ghettos ouvriers de Belfast et Londonderry.Le goqvernement reconnaît qu’il n’y a aucune solution miracle.Il répugne pour l’instant à réintroduire l’internement sans procès des terroristes suspects, comme le réclament les Unionistes protestants, une mesure de dernier recours.I,’internement administratif, en vigueur au début des années 70, avait été un désastre, traumatisant les catholiques et favorisant le recrutement de l’IRA.Ppour être efficace il faudrait qu’il s’applique aussi en république d’Ir lande, seul moyen de démanteler complètement l’IRA.Le gouvernement de Dublin n’est pas très chaud.La communauté nationaliste ré clame l’interdiction de l’Association de défense de l’Ulster (UDA), la plus large organisation paramilitaire pro testante légale.Sa branche armée, les Combattants pour la liberté de l’Ulster (UFF), a revendiqué le mas sacre de cinq catholiques dans l’officine d’un bookmaker mercredi à Belfast.M.Brooke n’est pas encore décidé à bannir l’UDA de peur de s’aliéner une section de la communauté pro testante.> Le Devoir, samedi 8 février 1992 M A-9 L’ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF____________________________ Le Pakistan reconnaît sa capacité nucléaire W(VSjtUNGTON( Reuter) — Le secrétaire pakistanais aux Affaires étrangères, Shahryar Khan, a confirmé que son pays pouvait assembler au moins un engin nucléaire, rapportait hier le Washington rost.« La capacité est là, 4 dit Shahryar Kahn au Post, en ajoutant que le Pakistan disposait d'élérwnts qui, s’ils étaient assemblés, pourraient devenir un engin ».C’est la première fois qu’un responsable pakistanais reconnaît publiquement l'étendue du programme nucléaire de son pays.Le Pakistan, a ajouté le .se['f'é|tjire aux Affaires étrangères, s’est engagé à ne pas faire exploser un tel engin ni,à se livrer à des transferts de technologie nucléaire vers d’autres pays islamiques ou du tiers monde.Le directeur de la CIA, Robert Gates, avait déclaré le 15 janvier au Sénat américain : « Nous n’avons aucune raison de,pét|ser que l’Inde ou le Pakistan a des bombes nucléaires assemblées ou déployées.Mais de telles armes pourraient être assemblées rapidement et les deux pays ont des avions de combat qui pourraient être modifiés pour les lanmqij /en cas de crise ».Cp^dination antiprolifération SYNDIpOO (AFP) — Le président George Bush a annoncé hier la nomination de M.Robert Gallucci à un nouveau poste de Haut Coordinateur de la.yoopération des États-Unis avec les républiques de l’ex-URSS pour la pi'éyejition de la prolifération des armements.M.Gallucci était jusqu’à pré,sept président-exécutif adjoint de la Commission de l’ONU chargée de la destruction des armes de destruction de masse de l’Irak, a indiqué la Maison-Blaqc itj dans un communiqué publié à San Diego (Californie) où M.Bush était,fyipf en déplacement.Avec le rang d’ambassadeur, M.Gallucci sera, soils les ordres du secrétaire d’État, chargé de « coordonner la coopération de l’administration (américaine) avec les États de l’ex-Union Soviétique pour réduire le risque que leurs experts et leur savoir-faire contribuent à la prolifération des armes spéciales », précise le communiqué.Il participera également à la coordination de l’assistance à la Communauté des États Indépendants (CEI) dans le domaine de la reconversion de l’industrie de défense, ajoute le communiqué.Israël accuse l’Allemagne d’avoir aidé l’Iran BONN (AFP) — Israël a accusé des sociétés allemandes d’avoir fourni du matériel sensible à l’Iran afin de développer un programme d’armement nucléaire mais n’a pu fournir de preuves, a annoncé hier le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Hanns Schumacher.Fin janvier, l’ambassadeur israélien à Bonn, Benjamin Navon, s’est plaint auprès du ministère de livraisons allemandes à l’Iran, a indiqué le porte-parole.Ces accusations ont été reprises par le quotidien israélien Haaretz, qui a aussi cité des sources américaines, a-t-il ajouté.Le ministère a convoqué les ambassadeurs américain et israélien afin de savoir sur quelles sources se fondaient ces informations.Selon Bonn, M.Navon a reconnu qu’Israël ne disposait pas de pièces à conviction.Bonn espère désormais que le gouvernement israélien prendra publiquement ses distances avec ces accusations, a ajouté M.Schumacher.De nombreuses firmes allemandes sont par,ailleurs soupçonnées par la justice allemande d’avoir illégalement aidé l’Itak.à, fabriquer des gaz de combat, à améliorer la portée de ses missiles Scad,et à développer un programme nucléaire en vue de fabriquer des bombes atomiques.Plusieurs responsables de sociétés ont été condamnés pour avoir construit en Libye, à Rabta, une usine de gaz de combat.Sommet Est-Ouest sur la défense • • i • » BRUXELLES (Reuter) — Un sommet sans précédent réunira en avril les ministres de la Défense de l’OTAN et leurs homologues de l’ex-Union soviétique et de l’ancien Bloc de l’est, a annoncé hier un porte-parole de ro’l’À'N.L’Organisation du traité de l’Atlantique nord a décidé le mois dernier d’établir des liens formels avec les pays de la nouvelle Communauté des États indépendants (CEI), qu’elle a invités à rejoindre le Conseil de coopération Est-Ouest, créé en décembre pour aider à la reconversion des industries militaires de l’Est.Eltsine et Mitterrand s’engagent à maintenir une dissuasion minimale PARIS (Reuter) — La France et la Russie se sont engagées hier à maintenir leurs arsenaux nucléaires à un niveau de suffisance minimale et François Mitterrand a déclaré que Paris pourrait modérer ses programmes dans ce domaine.« Déjà, ce qui a été accompli parla Russie permet à la France de modérer ses programmes», a souligné le chef de l’État français lors d’une conférence de presse commune avec le président Boris Eltsine.Au dernier jour de sa visite d’État en France, le président russe a signé avec François Mitterrand un Traité entre la France et la Russie, le premier jamais signé par la nouvelle Russie avec un pays occidental depuis la disparition de l’URSS.Ce texte jette les bases d’une coopération accrue entre Paris et Moscou dans de nombreux domaines et reconnaît que « la Fédération de Russie est l’État continuateur de l’URSS».François Mitterrand a déclaré qu’il avait été convenu que la France contribuerait au démembrement des armes nucléaires de l’ex-U RSS, ce qui avait été refusé au ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, le mois dernier à Moscou.« C’est entendu, a dit François Mitterrand, il y a une coopération étroite en ce sens.Les experts fran- çais pourront prendre part à ce travail nécessaire et très difficile et qui risque d’etre assez long».Boris Eltsine a dressé un bilan élo-gieux de sa visite.« C’est une ère nouvelle qui s’ouvre dans nos relations (.) parce que nous ne sommes même plus des adversaires potentiels.Nous désirons devenir des alliés directs ».Il a dit avoir obtenu les réponses qu’il attendait dans le domaine économique.Paris lui accordé 3,5 milliards de FF de crédit pour l’achat de céréales et de produits industriels.« Nous nous séparons sur une totale compréhension ».François Mitterrand a salué les récentes propositions de désarmement nucléaire de Boris Eltsine et a réaffirmé que la France se joindrait aux négociations de désarmement quand les États-Unis et la Russie auront ramené leur potentiel stratégique (12 000 ogives chacun) à un niveau comparable à celui de la France (environ 500 ogives).Il a souligné que Moscou et Paris avaient signé une déclaration précisant cela.Toutefois, François Mitterrand a laissé entendre que la future loi de programmation militaire française, qui doit être soumise au Parlement au printemps, pourrait marquer une modération des dépenses d’équipe- ment nucléaire.« Nous n'allons pas constamment monter sur l’échelle du perroquet et opérer une politique de programmation militaire qui irait exactement en sens contraire de ce qui est pratiqué chez nos principaux partenaires détenteurs des armes nucléaires», a-t-il ajouté.A propos de la sécurité et du contrôle de l’arsenal nucléaire de l’ex URSS, François Mitterrand a souligné qu’il n’avait pas de raison de mettre en doute des assurances que lui a apportées le président russe.Boris Eltsine a assuré, selon François Mitterrand, que les trois autres républiques nucléaires de la Communauté des États indépendants (Biélorussie, kazakhstan et Ukraine) avaient accordé «le pouvoir central de décision (du feu nucléaire) au président russe et au maréchal Evgueni Chapochnikov », commandant en chef des forces armées de la CEI.Dans le traité, les deux chefs d’État ont formalisé leurs convergences sur la nécessité d’une dissuasion nucléaire « à un niveau de suffisance minimale ».Boris Eltsine a expliqué que sa proposition de réduction de l’arsenal stratégique russe à 2500 ogives nucléaires s’incrivait dans celte conception de la dissuasion.Moscou et Paris s’engagent à se consulter et à harmoniser rapide- ment leurs positions en cas de menace contre la paix.Les chefs d’Êtat se rencontreront une fois par an et les ministres des affaires étrangères deux fois l’an.Ils s’engagent également à oeuvrer à l’unité de l’Europe de l’après-guerre froide et à renforcer « un réseau de solidarités dans le cadre d’une approche confédérale ».La France inscrit dans le traité sa volonté de soutenir l’adhésion de la Russie au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale.Au cours de sa visite en France, entouré de tous les honneurs et le faste réservés aux chefs d’État, Bons Eltsine a mis en garde les Occidentaux contre le danger d’un retard de leur aide économique.« Si la Russie échoue dans les reformes un dictateur apparaîtra », avait-il dit jeudi.La France a répondu à ses attentes en confirmant, outre des lignes de crédits, un accord d’échange de produits alimentaires contre des produits pétroliers russes pour un montant de 2,2 milliards de FF.Mais le président russe a reproché jeudi à un parterre de chefs d’entreprises français de ne pas investir suffisamment dans son pays.« Vous êtes trop circonspects.Vous êtes pris de vitesse par les Italiens.Vous ne boirez pas le champagne si vous ne prenez pas de risques.» Moscou et Kiev divergent sur la flotte de la mer Noire MOSCOU (AFP) — L’impasse est totale dans les relations entre Moscou et Kiev après la fin de non-recevoir que viennent d’opposer les parlements russe et ukrainien aux principales revendications de la partie adverse, qui portent respectivement sur la flotte de la mer Noire et la Crimée.Les députés ukrainiens ont en effet affirmé jeudi que la Crimée était une partie intégrante de leur pays, alors que leurs homologues russes avaient décidé le 23 janvier de faire examiner la constitutionnalité de l’acte d’attribution de cette presqu’île à l’Ukraine en 1954.Le même jour, le Parlement de la Russie se prononçait résolument pour l’unité de la flotte de la mer Noire, tandis que les autorités de Kiev continuent de réclamer une partie de ces navires.Le président ukrainien Léonid Kravtchouk a à cet égard répété dans une conférence de presse jeudi qu’il ne renoncerait pas au droit qu’a selon lui l’Ukraine, la seconde puissance de la Communauté des États Indépendants après la Russie, de disposer de sa propre marine de guerre, même de dimensions réduites, el que la pire erreur serait de vouloir doter la CEI de forces armées unies.Celà à une semaine de la réunion de Minsk — le 14 février — au cours de laquelle les chefs d’État de la Communauté évoqueront les questions liées à la Défense laissées en suspens à l’issue de leur précédent sommet dans la capitale bélarusse, le 31 décembre.Pour les députés ukrainiens, la Crimée a été rattachée à leur répu- blique en 1954 par Nikita Khrouchtchev «dans le cadre des structures politiques et juridiques, des procédures et réalités de l'ancienne Union soviétique».Autrement dit, de leur point de vue, cette décision a été prise constitutionnellement, en totale conformité avec les textes en vigueur à l’époque.El M.Kravtchouk de renchérir devant les journalistes que ce n’était parce que le transfert de la presqu’île de la mer Noire à l’Ukraine n’avait pas été démocratique que Moscou devait en contester le bien-fondé, accusant la Russie d’avoir créé de façon artificielle le problème de la Crimée.Dans sa déclaration de jeudi, le Parlement de Kiev, faisant valoir l’adhésion de l’Ukraine aux accords d’Helsinki, se retranche en outre der- rière « l’inviolabilité des frontières étatiques existantes afin de rejeter toute prétention territoriale» de la Russie.Une réponse directe au Soviet suprême russe qui a demandé le 23 janvier aux élus ukrainiens d’étudier la constitutionnalité de l’attribution à leur république il y a 38 ans de la Crimée, alors territoire sous juridiction de la Fédération de Russie.Il avait également donné pour instruction à ses commissions ainsi qu’au ministère russe des Affaires étrangères de se pencher sur ce dossier.Parallèlement, les députés russes ont solennellement appelé dans une résolution votée jeudi au maintien de l'unité de la flotte de la mer Noire conformément aux accords signés le 8 décembre 1991, date de la fondation de la CEI.K,il qui profite à des milliers de Québécois ce mois-d ! À ceux et celles dont le nom de famille commence par A, C ou W, le mois de février, c’est votre mois.C’est le temps de renouveler l’immatriculation de votre véhicule automobile.Et vous, qui avez votre anniversaire en février, c’est peut-être l’année où vous renouvelez votre permis de conduire.La bonne idée La Société de l’assurance automobile du Québec simplifie son système dé délivrance du permis de conduire et du certificat d'immatriculation.Comme par le passé, vous recevrez votre permis de conduire à tous les deux ans, à votre date d'anniversaire.Dans le eus de l'immatriculation, votre prochain certificat sera permanent; par la suite, chaque année, au mois correspondant à la première lettre de votre nom de famille, vous recevrez seulement un avis de paiement.Et la bonne idée?Votre permis de conduire et votre immatriculation seront envoyés avec leurs avis de paiement respectifs.Fini les attentes de courrier! Mot.} N° O» douter LbOD?O101SD-Ot fount Of I'UIUMKt «OIOKOfia OU «KKt 2M1 PERMIS DE CONDUIRE Classe(s) 3 MA MB Sttx» LARU 600^ Et aussi, adieu les vignettes à coller, les duplicata d’immatriculation et autres paperasses! De plus, vous pourrez régler vos paiements dims plus de 2 200 nouveaux endroits.Mais attention ! Si vous ne réglez pits votre paiement avant la date d'échéance, votre permis de conduire ou votre certificat d'immatriculation ne vous permettront plus de conduire ou de circuler avec votre véhicule.Consultez la documentation qui accompagne votre avis de paiement, vous y trouverez réponse à toutes vos questions.Vous verrez, c’est vraiment une bonne idée! Si vous avez des questions sur le nouveau mode de paiement du permis de conduire et de l’immatriculation, composez : à Québec : 528-8200 à Montréal : 847-8200 ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 361-7620 SOCIÉTÉ DE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC ) t A-10 ¦ Le Devoir, samedi 8 février 1992 ALBERTVILLE 92 Guy Deshaies Regard du salon U’ON LE VEUILLE ou I 1 pas, les .Jeux, qu’ils soient d’hiver ou d’été, sont d’a-bora et avant tout un grandiose spectacle de télévision.Les principales rentrées de fonds à Albertville sont constituées des droits de télévision.Moi qui, en 28 ans de journalisme, ai touché à pratiquement tout, sauf aux sports et à la chronique de télévision, me voilà chargé du regard sur les Jeux d’hiver de la XVIe Olympiade à partir de mon salon, c’est-à-dire à la télévision.Seulement, je ne serai pas le seul; et le regard en question sera extrêmement partagé puisque nous serons 2 milliards 200 millions à regarder les Jeux à la télévision à côté des quelque 900 000 mordus qui ont payé pour aller se perdre dans les 900 kilomètres carrés de la vallée taren-taise, où se trouvent les dix lieux de compétition accessibles, moyennant des billets d’entrée valant de 13$ pour un sport de démonstration à 312 $ pour la cérémonie d'ouverture.Ça donne quand même un peu le trac.Mais ce n’est rien, j’imagine, à côté de celui que doit avoir le sauteur qui se prépare à se lancer dans le vide du tremplin de 90 mètres.Des athlètes qui auront bien moins le droit que moi de se tromper et dont les performances du moment, quelles qu’aient été les précédentes, peuvent être mises en péril par toutes sortes de facteurs imprévus.Rappelons-nous le cas du jeune patineur de vitesse américain Dan Jansen, à Calgary, en 1988.Il se pointe à l’épreuve de 1000 mètres avec les tonnes d'espoir de son pays sur les épaules.A 6 h, ce vendredi matin-là, son père lui téléphone pour lui annoncer que sa petite soeur Jane, atteinte de leucémie, est au plus mal.Il a une courte conversation avec elle et s’amène au lieu de compétition la mort dans l'âme.Quelques minutes avant la course il apprend la mort de Jane et décide de participer quand même.C’est le drame.Lui qui n’a jamais chuté en trois ans de compétition, il tombe à pleine vitesse, s’écrase durement sur le remblai et, étendu sur la glace, il fond en larmes.Il sera là cette année et il a dit qu'il allait patiner pour Jane.Bonne chance, mon vieux ! ET PUIS, il y a le trac des organisateurs.Pas le droit de manquer son coup.Prenons seulement les chargés d'hymnes et de drapeaux.D’accord, la disparition de l’Allemagne de l’Est leur simplifie la tâche, mais l'apparition d’une nuée de nouveaux pays, à la dernière minute, a de quoi rendre fou.« Excusez-moi, patron, mais il parait qu’il y a un danger de médaille lettonne en ski de fond.Pour le drapeau ça va mais on n’a pas encore reçu la cassette de l’hymne.Impossible de mettre la main sur le God Save The Csar pour les Russes mais on a trouvé une chanteuse croate qui sait son hymne et on a enfin reçu le 78 tours de la Moldavie orientale.Pour le Québec, aucun problème, il marche toujours sous les couleurs et la chanson canadiennes.» Bref, des nuits certainement très courtes et souvent blanches pour ces personnes obligées de réussir du premier coup.Pareil pour la météo.Une affaire de 3 millions de dollars avec 23 stations automatiques implantées en altitude, en Savoie, où les aléas climatiques, dans ces reliefs tourmentés, sont extrêmement complexes.Plus de 60 experts en météo font partie de ce système dix fois plus sophistiqué qu’à Calgary.Il leur faudra donner l’heure juste à tout moment.W'Z.Défense de se tromper.Seulement, même si t’as un double doctorat en météorologie et que ton équipement est archi-com-plet, vas donc arrêter la tempête quand elle se déclare ou prévoir l’avalanche déclenchée par un enrhumé qui a éternué trop fort.Il y aura aussi les inévitables vedettes des Jeux, attendues ou non.A Calgary il y avait eu, entre autres, la patineuse est-allemande Katarina Witt, célèbre par sa médaille d'or, ses maillots osés et ses goûts bien affichés pour l’Ouest.Elle sera cette année commentatrice au réseau américain CBS.Il y avait aussi l’insouciant et riche Italien Alberto Tomba qui faisait fureur au pays des cowboys et qui devrait partir d’Albertville riche de nouvelles conquêtes tout au moins sur les courbes de slalom.PARMI les vedettes du moment il y avait eu aussi, le singulier sauteur britannique Eddy «The Eagle » Edwards, plus très jeune, affublé d’une moustache et de grosses lunettes et qui avait retenu l’attention par le fait qu’il était le plus mauvais sauteur.Eddy, lui, il sautait tout croche et tellement moins loin que les autres qu’on avait hâte de le voir.On se l’arrachait à Calgary.Il riait, il était sympathique et il eut droit à un formidable party dans le pub de son village du Devonshire à son retour triomphal au pays sans montagnes et pratiquement sans ski.Cette année, Eddy s’est inscrit au titre de seul sauteur représentant l’Angleterre aux Jeux d'Albertville.Mais on l’a refusé.Pas assez bon.Ne remplit pas les critères de base.Il me semble que ça n’aurait pas été un grand accroc aux règles de faire sauter Eddy, le seul de son pays, pour le plaisir des foules et pour le spectacle puisque les Jeux sont d'abord un grand spectacle.Surtout que, si ma mémoire est bonne, un certain baron de Coubertin, initiateur des Jeux modernes, avait bien dit que l’important ce n'était pas de gagner mais de participer.Enfin, c’est parti.On regardera tout ça modestement.Du salon.Le Québec en force aux Jeux Pierre Latreille Collaboration spéciale PLUS DE 30 athlètes québécois prendront part aux XVIe Jeux olympiques d’hiver à Albertville, un record dans l’histoire olympique canadienne en ce qui a trait aux jeux d’hiver.En 1976 à Innsbruck, la participation québécoise comprenait sept athlètes (11,5 %) comparativement à 33 (54,1 %) pour l’Ontario.Au cours des années, cet écart s’est réduit et en 1988, à Calgary, le Québec avait un groupe de 29 olympiens (24,8%) contre 37 (31,6%) pour l’Ontario.Non seulement le Québec sera-t-il en nombre à Albertville — le quart des participants canadiens — mais la qualité de ses représentants laisse présager une importante récolte de médailles, plusieurs observateurs prédisant que le Canada connaîtra les meilleurs résultats de son histoire.Les meilleures chances du Québec de monter sur le podium reposent sur le patinage de vitesse féminin sur courte piste.Dans cette nouvelle discipline olympique, les athlètes s’affrontent sur une piste ovale de 111,2 mètres.Sylvie Daigle, détentrice du record mondial sur 500 mètres en 46,72 secondes, établi le 16 novembre dernier lors d’une compétition pré-olympique à Albertville, est celle qui a les meilleures chances.Cinq fois championne mondiale, la Sherbrookoise de 29 ans avait remporté une médaille d’or et deux d’argent aux Jeux de Calgary en 1988 sur courte piste, discipline alors en démonstration.Au relais de 3000 mètres — le Canada a remporté son septième titre mondial consécutif à Seoul, en 1991 — Daigle unira ses efforts aux Québécoises Christine Boudrias, Annie Perreault, Angela Cutrone, et Nathalie Lambert et Eden Donatelli, de Colombie-Britannique.Chez les hommes, le Montréalais Michel Daigneault, champion mondial à deux reprises, compte parmi les favoris sur 1000 m et au 5000 m relais en compagnie de Frédéric Blackburn, de Chicoutimi, et Mark Lackie, de Saint-John, au Nouveau-Brunswick.En patinage de vitesse sur anneau extérieur de 400 m, le départ de Gaétan Boucher en 1988 a laissé un grand vide.Guy Thibault, de Québec, un vétéran de sept ans sur l’équipe nationale, pourrait causer une surprise sur 1000 m.Avec les États-Unis et la CEI, le Canada domine depuis toujours le patinage artistique.Il a récolté 14 médailles olympiques dont deux d’or depuis les Jeux de Chamonix en 1924.Selon les experts, l’or pourrait être l’affaire de Kurt Browning, triple champion mondial, qui en 1988 a été le premier à réussir un quadruple saut.Il veut devenir à Albertville le premier Canadien à ravir une médaille d’or en solo.Chez les couples, Isabelle Brasseur, de Saint-Jean-sur-Richelieu, et l’Ontarien Lloyd Eisler, médaillés d’argent aux Mondiaux de 91 à Munich, n’auront pas la partie facile face aux champions du monde Na- talia Mishkuteniok-Artur Dmitriev et Elena Bechke-Denis Petrov.En progression constante, le duo Brasseur-, Eisler a d’excellentes chances de terminer parmi les trois premiers couples.En solo féminin, Josée Chouinard, qui a raté de peu la première marche du podium lors du championnat canadien, à Moncton, face à la To-rontoise Karen Preston, est à surveiller.L’an dernier, aux Mondiaux de Munich, elle s’est classée sixième.Toutefois, les aspirantes sérieuses au titre olympique ne manquent pas avec les Américaines Kristi Yama-guchi, championne mondiale 1991, Tonya Harding et Nancy Kerrigan, la Française Surya Bonaly et la Japonaise Midori Ito.Au biathlon féminin — nouveau sport olympique combinant le ski de fond et le tir à la carabine de calibre .22 sur cibles — tous les yeux se tourneront vers Myriam Bédard, de Lo-retteville.Deuxième de la Coupe du monde 1991 — Myriam se classait 28e l’année précédente — elle a terminé cinquième dans un 7,5 km comptant pour la Coupe du monde à Ruhpol-ding, en Allemagne, en janvier dernier.En ski alpin, les espoirs canadiens reposent sur Lucie Laroche, membre de la célèbre famille de skieurs de Lac-Beauport, et Kerrin Lee-Gartner, de Calgary.Spécialiste de la descente et du super-géant, elle est classée neuvième au monde en descente.Chez les hommes, Brian Stemmle, de Toronto, pourrait causer une surprise en descente.Nouvelle discipline olympique, le ski acrobatique, épreuve des bosses.pourrait donner la chance à Jean-Luc Brassard, de Grande-Ile, de s’illustrer à ses premiers Jeux olympiques.Ses étonnants succès en Coupe du monde en 1991 (premier au Mont-Gabriel et à Zermatt en Suisse, deuxième à 'Lignes où se tiendront les épreuves olympiques) se sont poursuivis avec une médaille de bronze à Morzine en France et une quatrième place le 18 janvier 1992 à Brecken-ridge, au Colorado.Tout comme le Français Edgar Grospiron, Brassard se pointe comme un sérieux espoir à une médaille.Est-ce que l’équipe de hockey dirigée par Dave King pourra finalement obtenir une médaille ?Le bilan canadien, à ce chapitre, est tout simplement désastreux.Aucune médaille d’or depuis Oslo en 1952; la dernière, de bronze, remonte à Grenoble en 1968.La CEI, la Suède, la Tchécoslovaquie et la Finlande aspirent aux grands honneurs.Est-ce que Éric Lindros, Patrick Lebeau et Sean Burke pourront mêler les cartes 7 Les amateurs connaîtront la réponse le 23 février.À Innsbruck en 1964, le Canada remportait une médaille d’or en bobsleigh à quatre, la seule de son histoire.À Albertville, les espoirs se tournent vers l’équipe de bob-à-qua-tre dirigée par Chris l.ori, de Windsor, Ontario.Championne de la Coupe du monde 1990, l’équipe canadienne devra vaincre les redoutables formations suisses et allemandes.Dans les autres sports inscrits au programme officiel, comme la luge, le ski de fond, les sauts à ski et le combiné nordique, les Canadiens y feront de la simple figuration.PHOTO CP Le chef de la mission canadienne, Walter Sieber, en compagnie de la patineuse de vitesse Sylvie Daigle.aZLuÊ* Daigle portera le drapeau Michel Lajeunesse Presse Canadienne SYLVIE DAIGLE le savait depuis 24 heures déjà et elle ne devait confier le secret à personne.Mais elle n’a pu se retenir.Elle a téléphoné à ses parents pour leur dire que c’est elle qui porterait le drapeau canadien lors des cérémonies d’ouverture des Jeux d’Albertville.« Pour une fois, nous pourrons vraiment te voir, a lancé sa mère comme première réaction.Avant, tu étais toujours perdue au milieu du défilé.» Sylvie Daigle, patineuse de vitesse sur courte piste, en est à ses quatrièmes Jeux olympiques et le Chef de mission de l’équipe canadienne, Walter Sieber, a mentionné que le choix avait été vraiment facile.« Cinq fois championne du monde, toujours détentrice du record mondial du 500 mètres, quatre fois olympienne, voilà un palmarès fort éloquent et un choix facile», a-t-il commenté.Daigle succède donc à Brian Orser et à une longue liste d’athlètes canadiens qui ont connu de grands succès olympiques.Daigle voulait sur- tout se souvenir que c’est Gaétan Boucher qui portait le drapeau lors des Jeux de Sarajevo et qu’il avait ensuite écrit une nouvelle page d’histoire de l’olympisme canadien avec ses trois médailles dont deux d’or.« C’est un grand honneur, a-t-elle dit.Quand j’y regarde de près, tous ceux et celles qui ont porté le drapeau ont été des médaillés.Gaétan Boucher est une inspiration pour moi.J’espère suivre ses traces et monter sur le podium.» « Je n’étais pas venue ici avec l’idée de porter le drapeau, dit-elle.Comme un peu tout le monde, je croyais que Kurt Browning serait choisi.» Heinzer ouvre la chasse Patrick Vignal Reuter VAL D’ISÈRE - Le Suisse Franz Heinzer lancera la chasse au médailles, demain, dans la descente de Val d’Isère, hors-d’oeuvre de luxe des compétitions olympiques de ski alpin messieurs.Heinzer pour la gloire, Alberto Tomba pour l’histoire, Marc Girar-delli pour la justice : les stars du cirque blanc ont chacune leur motivation pour décrocher l’or Le génial Tomba, qui domine outrageusement les disciplines techniques, cherchera à devenir le premier skieur à atteindre deux fois de suite la consécration dans la même discipline.(.’Italien, qui a obtenu sept succès depuis le début de la saison, défendra chèrement ses titre en géant et en salom.Pour lui, pas de doute, ce sont » les Jeux d’Albertoville ».A tout seigneur tout honneur : ce sont les descendeurs qui ouvriront le bal sur l’énigmatique Face de Bel-levarde à Val d’Isère Franz Heinzer, le fou de vitesse, tentera de profiter de l’occasion pour rejoindre l’Autri chien Franz Klammer dans la lé gende de la reine des disciplines al pines Le Suisse, impérial cette saison avec notamment trois succès d’affilée sur les terribles pistes de Kitzbuehel et Wengen, voudra se montrer digne de l’éloge de son compatriote Bernhard Russi, ancien champion olympique, qui voit en lui « le meilleur descendeur de tous les temps ».L’heure de For pour Eisler-Brasseur?Michel Lajeunesse Presse ( ’anadienne LUI est grand, fort, athlétique.Elle est toute menue, presque fragile.Pourtant ils se complètent à merveille et, à compter de demain, ils tenteront de mettre fin à une des plus Ion gués traditions de l’histoire du sport.Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler ont terminé deux fois deuxièmes en couple aux championnats du monde de patinage artistique et les champions canadiens auront la chance de mettre fin à Albertville à la très Ion gue domination soviétique.Des couples d’URSS ont en effet remporté l’or lors des six derniers Jeux.La tâche qui attend Ëisler-Bras-seur n’est pas mince : détrôner les champions du monde, les Russes Natalia Mishkuteniok et Artur Dmitriev.Eisler et Brasseur sont les seuls au monde à réussir une triple vrille latérale, une portée aussi difficile à exécuter qu’à décrire.« S’ils sont capables de réussir une telle portée, c’est bien sûr que Lloyd est très fort, a mentionné leur entraîneur Josée Picard, mais aussi parce que Isabelle est très courageuse.» Ce n’est pas tout le monde en effet qui accceplerait d’être projeté à plus de 12 pieds dans les airs en exécutant trois villes.Mais leur façon de faire a émerveillé tous les spectateurs lors des derniers championnats canadiens à Moncton.« Je sais que les Russes ne patinent pas de la même façon que nous, a mentionné Brasseur, étudiante au cégep Édouard-Montpetit.Nous avons modifié quelque peu notre programme long depuis les derniers championnats du monde.Certains pensaient peut-être que notre programme était trop « athlétique ».« Mais nous avons encore beaucoup de ces mouvements difficiles.C’est notre façon à nous de patiner.Nous patinons de la sorte parce que nous aimons le faire.Si les juges aiment bien aussi, c’est tant mieux.» Brasseur et Eisler ont terminé neuvièmes aux Jeifx de Calgary quand Isabelle était encore toute jeune (pas encore 17 ans) et encore plus menue que maintenant.Un tremplin idéal pour Lindros .étoiles controversée à 18 ans.S’il Steve Kettle Reuter MÊRIBEL - Le tournoi de hockey sur glace pourrait bien bénéficier d’uri paradoxe S’il s’annonce comme l’un des plus ouverts depuis longtemps, c’est en partie grâce à la mauvaise volonté du championnat professionnel nord-américain, la puissante LNH, dont les clubs n’en tendent pas libérer leurs meilleurs éléments pour les Jeux.Ce mépris pour la cause olym pique tombe à pic.Lors des derniè res olympiades, Américains et Ca- nadiens, réduits à des équipes au rabais, offraient le podium sur un plateau aux puissantes machines de l’Est, soviétique ou tchécoslovaque.Depuis quatre ans, tout a changé.Les meilleurs Soviétiques ont rejoint la LNH et ils bouderont à leur tour la patinoire de Méribel.Suédois et Finlandais sont eux aussi décimés par l’absence de leurs pros.L’éclatement de l’Union a elle aussi eu ses effets et la jeune équipe qui défendra pendant quinze jours les couleurs encore floues de la Communauté des États indépendants (CEI) ne fait jilus vraiment figure d’épouvantail.Ce nivellement des valeurs par défaut devrait fournir un tremplin idéal au jeune Canadien Eric Lindros, joue bien, le Canada peut rever d’un titre, 40 ans après celui d’Oslo.Lindros, présenté comme le successeur à Wayne Gretzky, a défrayé la chronique cette saison en refusant de se joindre aux Nordiques de Québec.Il ne se présentera pourtant pas à Méribel à court, d’entraînement.Depuis son coup d’éclat et un retour éphémère et sans gloire dans les rangs juniors, il a rejoint l’équipe olympique, victorieuse la semaine dernière de la Swedish Cup à Stockholm.En Suède, et sous la conduite d’un Lindros des grands jours, le Canada a battu la Tchécoslovaquie et la Suède, avant de faire match nul avec la CEI.EN BREF.2196 athlètes provenant de 65 pays UN TOTAL de 2196 athlètes de 65 pays, deux chiffres records, pariiciperonl aux Jeux selon les derniers chiffres publiés hier par le C’OJO.La Colombie a été la dernière à s’inscrire en engageant un skieur dans les disciplines alpines.L’équipe la plus nombreuse est celle des États-Unis avec 182 membres, alors que la Colombie, le Swaziland et le Honduras n’ont qu’un représentant.À Calgary, 1428 athlètes de 57 pays avaient participé aux épreuves.Alerte aux épinglettes LES JEUX ne sont pas encore commencés que la chasse aux épinglettes bat déjà son plein.La direction du Centre international de radio télévision de Moutiersa interdit aux volontaires du COJO amateurs de pin’s l’entrée des studios de radio et de télévision.Au centre principal de presse écrite de la Léchère, plusieurs organismes de presse onl affiché sur les portes do leurs bureaux l’avis « plus de pin’s » pour jouir d’un peu de tranquillité.Samaranch enterre l’idéal olympique JUAN ANTONIO SAMARANCH a donné, hier, le coup de grâce à l’idéal olympique tel que le concevait Pierre de Coubertin et qui voulait que l’essentiel soit de participer.Des critères de sélection seront mis en place dès les Jeux d’été d’Atlanta, en 1996, a déclaré le président du cio, en fixant un plafond de 10 000 à 10 500 athlètes.« À Atlanta, on peut envisager la participation de 190 voire 200 comités nationaux olympiques.Nous adopterons des quotas pour chaque sport.Cela veut dire que les petits pays qui ne peuvent justifier de bonnes performances ne pourront plus participer à toutes les épreuves comme c’est le cas actuellement.On ne verra plus un coureur arriver cinq tours après l’avant-dernier.Les Jeux olympiques doivent être réservés aux meilleurs.» Aujourd’hui, il fera beau LES CRAINTES des organisateurs des Jeux d’Albertville se sont apaisées grâce à Météo France qui annonce « une magnifique journée » pour aujourd’hui et reporte à la nuit de demain à lundi les risques de neige.La descente de Val d’Isère prévue demain à 12 h 15 locales devrait donc se dérouler dans de bonnes conditions.Aucun test sanguin LE PRÉSIDENT du Comité international olympique (CIO), M Juan Antonio Samaranch, a annoncé qu’aucun test sanguin ne sera utilise comme moyeu de dépister des cas éventuels de dopage lors des Jeux d’Albertville.Cette perspective de voir utiliser des prises de sang pour découvrir des sport ifs qui | auraient absorbé des anabolisants ou d’autres produits illégaux avail provoqué des dissensions au sein du CIO et cerlaines iriquiét udes parmi les I responsables olympiques américains.< ( Le Devoir, samedi 8 février 1992 ¦ A-11 *.**f>V ?> Chaque fois qu'une ferme laitière meurt, Le gouvernement fédéral affirme qu'il appuie notre industrie laitière.Pourtant, il se prépare actuellement à signer un accord commercial international qui détruira le riche patrimoine de nos fermes laitières.La ténacité de notre gouvernement semble s'arrêter aux questions intérieures : la TPS, les coupures dans le transport ferroviaire et autres types de privations.Cette ténacité devrait plutôt se faire valoir dans les questions d'ordre international.En vertu de cet accord commercial, les Etats-Unis et l'Europe refusent de reconnaître la valeur de nos programmes laitiers qui, pourtant, ne sont pas responsables du chaos dans le commerce agricole mondial.Si notre gouvernement ne défend pas nos programmes laitiers contre l'assaut de camions à remorque et de bateaux nous apportant des produits américains et européens subventionnés, un grand nombre de nos fermes laitières mourront.La politique actuelle répond parfaitement aux besoins de notre population.Quant à celle des États-Unis, elle incite les agriculteurs à la surproduction, puisque le gouvernement américain achète les surplus pour les revendre ensuite à d'autres pays à des prix de liquidation.Il s'agit là de subventions accordées par un gouvernement qui laisse croire qu'il n'est pas en faveur des subventions! Il faut faire quelque chose sinon notre paysage sera complètement bouleversé.Nos fermes laitières mourront.Pourtant, les fermes laitières du Canada sont efficaces.Alors qu'elles sont deux fois moins nombreuses, elles produisent approximativement la même quantité de lait qu'il y a quinze ans.Grâce à une gestion de qualité supérieure, les vaches produisent 44 % plus de lait, affichant ainsi la plus grande augmentation de rendement parmi tous les pays qui font le commerce du lait.Néanmoins, en quinze ans, le prix du lait a augmenté trois fois moins que le coût de la vie.De tous les pays du monde, le Canada se classe au deuxième rang lorsqu'il s'agit d'offrir des produits alimentaires aux prix les plus bas.Notre efficacité n'est donc plus à démontrer.Mais être efficace et être concurrentiel sont deux choses bien distinctes.Sommes-nous prêts à sacrifier notre pays pour réaliser des économies minimes sur quelques denrées alimentaires offertes par des pays plus interventionnistes que le Canada?Devrons-nous renoncer à des milliers d'emplois et à des milliards de dollars en retombées économiques pour aller chercher notre nourriture ailleurs?Nous croyons que non.Et nous croyons que vous vous préoccuperez suffisamment de la situation critique de nos agriculteurs, qui influence directement votre qualité de vie, pour faire appel à votre député-e et demander qu'il ou elle prenne position et s'assure que notre gouvernement défende nos intérêts.A quoi nous sert un pays s'il ne peut suffire à nous nourrir?un peu du pays meurt aussi.Un message des producteurs laitiers de votre province » ?i A-12 B Le Devoir, samedi 8 février 1992 ÉDITORIAL Les entourloupettes de M.Bourassa 730O%/!¦?$# # ON N FI SAIT laquelle, de sa double constance, il faut admirer davantage chez le premier ministre du Québec : l’évocation épisodique d’une « souveraineté partagée » que, dans la foulée de son flirt avec M.René Lévesque, il mijote depuis 25 ans pour le Québec; ou sa manie, aussi vieille d’un quart de siècle, pour les entourloupettes et les tours de passe-passe qui, entre deux périples européens, brouillent les velléités de son grand rêve confédéral.Jusqu’au voyage suivant.En prestidigitateur qui ne vit et pense qu’en termes de tactiques politiques, M.Bourassa nous a habitués à toutes sortes de pirouettes; même ses plus fidèles exégètes ont peine à les décortiquer.Cette fois pourtant, à Bruxelles — ce n’est certes pas un hasard — il nous laisse pantois.El il s’en amuse, comme un gamin fier que son caillou fasse des ronds dans l’eau.Jeune député libéral, M.Bourassa fit un bout de route avec M.Lévesque, qui cogitait son manifeste Pour un Québec souverain dans une nouvelle union canadienne.Devant choisir, il opta plutôt pour le document Québec, une société distincte, que M.Paul Gérin-Lajoie avait concocté pour colmater les brèches et éviter le schisme des libéraux nationalistes.Ecartelé entre la souveraineté-association du fondateur du PQ, et la recherche d’un statut particulier pour le Québec dans un «Canada de deux nations », M.Bourassa tente depuis lors un étrange syncrétisme entre les deux démarches, autour du concept d’« États souverains associés ».Cette conciliation à tout prix le conduit à des contorsions étonnantes, de la souveraineté culturelle de 1971 jusqu’au Québec libre de ses choix du rapport Allaire et à la loi 150.Celle-ci, issue du rapport Bélanger-Campeau, prévoit « un référendum sur la souveraineté du Québec », en juin ou en octobre prochain.En parallèle, depuis ses lointaines années d’étude, à l’aube de la Communauté économique européenne, puis durant son « exil » volontaire, il y a 15 ans, M.Bourassa jongle avec un projet de superstructure fédérale.A son retour, il l’évoque de temps à autre, notamment devant la Commission MacDonald, peu après sa réélection à la tête du PLQ.Il y a deux ans, subodorant l’échec de l’Accord du lac Meech, il se demandait si un troisième palier de gouvernement ne serait pas la solution appropriée pour se sortir du bourbier constitutionnel.Depuis lors, rien à cet égard, si ce n’est la -l-double évocation suivante dans le programme libéral : s’il n’y a pas entente sur la réforme proposée par le Québec, que le gouvernement propose l’accès du Québec au statut d’État souverain; et que, dans ce cas, le Québec offre, au reste du Canada, l'aménagement d’une union économique gérée par des institutions de nature confédérale.Depuis un an, invoquant la marge de manoeuvre qui est la sienne, le premier ministre en a pris à son aise, aussi bien avec les orientations de son parti qu’avec les dispositions de la loi 150 sur le processus de détermination de l’avenir politique et constitutionnel du Québec.Tout en insistant sur une « obligation de résultat » et la nécessité de renouveler le fédéralisme en profondeur, il laisse les Jeunes libéraux afficher leur néo-souverainisme, M.Claude Ryan proclamer son fédéralisme orthodoxe, et M.G il Rémillard faire la synthèse des deux tendances et s’exercer à la quadrature du cercle, en suivant les sinuosités de la pensée ondoyante du chef du gouvernement.Sur les entrefaites, celui-ci entreprend sa « mission économique » biennale en Europe.D’une escale à l’autre, il rassure financiers et investisseurs, défend Grande-Baleine, chante les mérites Dommage que le sphinx n ose pousser à fond sa logique du fédéralisme, fait l’éloge du ministre fédéral Wilson qui représente bien les intérêts du Québec au GATT, et le reste à l’avenant.A Davos, à la même tribune que son homologue de Colombie-Britannique, M.Bourassa plaide même pour la sobriété en matière de réforme constitutionnelle, presque pour le statu quo quant au partage des pouvoirs économiques.« J’ai tendance à être un peu d'accord avec M.Michael Hartcourt quand il dit qu’il ne faut pas trop multiplier les éléments de réforme constitutionnelle », ajoute même le premier ministre.Au point, observait un éminent chroniqueur, que les références sybil-lines à la superstructure sont, cette fois, remplacées par les couplets à l’union économique, indivisible de l’union politique.Fit puis tout à coup, comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages M.Bourassa lance sa bombe : si les offres fédérales ne sont pas acceptables, il pourrait demander aux Québécois s’ils veulent remplacer l’ordre actuel des choses par ce qui suit : deux États souverains, associés dans une union économique, responsables à un parlement élu au suffrage universel.C’est la question qu’il avait en tête après sa dégelée de 1976 et qu’il aurait voulu que M.Lévesque demande aux Québécois en 1980.Flxclamations, stupeur, tollé, accueillent cette nouvelle pirouette, qui réveille de vieux démons, aussi bien à Québec qu’à Ottawa et dans les autres capitales.Partout, l’on se demande quelle mouche a bien pu piquer le premier ministre pour qu’il ressorte son vieux projet de « souveraineté partagée » et pour qu’il l’estime compatible, sinon avec la lettre, du moins avec l’esprit de la loi 150 ?Chacun a son hypothèse à cet égard.Bravade, coup de semonce, simple ballon d’essai, tactique pour faire débloquer des négociations qui piétinent, blague de mauvais goût et sans lendemain ?Allez donc savoir.Chose certaine, quoi qu’on en dise, M.Bourassa a de la suite dans les idées.Son problème n’en est pas un de logique, c’est tout simplement que, velléitaire et d’abord accroché au pouvoir, il ne sait pas, une fois rentré au bercail, comment mettre en oeuvre ses rodomontades.Cette fois pourtant, est-il permis d’y voir un avertissement solennel au Canada anglais ?Celui-ci, de Halifax à Calgary, en passant par Montréal la semaine dernière et Toronto ce week-end, est en train de se laisser convaincre par d’honorables fédéralistes que le Québec, au fond, n’est pas très exigeant et se contentera de quelques réformettes cosmétiques.Rien de plus faux et dangereux à la fois, propre à rassurer une opinion publique qui ne demande pas mieux, comme le laissent entrevoir des commentaires du Globe and Mail, par exemple.Il y a des dérapages qui ne trompent pas.On noie le poisson québécois dans le blabla des experts et de prétendus citoyens «ordinaires».Connaissant mieux que quiconque le sentiment populaire, M.Bourassa a dû sentir, entre Munich, Bruxelles et Londres, qu’il lui fallait frapper un grand coup.Le Québec, désormais libre de ses choix, ne saurait se diriger allègrement et encaisser une troisième humiliation en dix ans, après l’exclusion de 1982 et la rebuffade de Meech.Flst-ce cela que M.Bourassa veut prévenir, lui dont le premier choix était et demeure le fédéralisme ?Probablement.Sauf que, selon sa mauvaise habitude, il est à craindre que, de retour au Canada, M.Bourassa se contente d’offres insatisfaisantes et recule devant la terrible tâche de tenter de mettre en oeuvre ce que la raison lui dicte.Ne serait-ce que pour ne pas laisser l’initiative aux souverainistes de toutes allégeances et nuances.De Bruxelles, au fond, c’est un appel à l’aide que le sphinx Bourassa lance.Il croit encore à un fédéralisme renouvelé au sein duquel le Québec pourrait s’épanouir pleinement.Toutefois, à en juger par les conférences sur le renouvellement du Canada et ce qui risque d’en sortir au cours des prochaines semaines, le Québec sera loin du compte et de ses aspirations fondamentales.C’est un coup de semonce.Venant du premier ministre, il ne sera probablement pas pris au sérieux.Ni au Québec ni au Canada anglais.Dommage.GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR L *unité des chrétiens L’HISTORIEN JEAN Delumeau écrit : « Le christianisme ne retrouvera son nécessaire dynamisme et ne redeviendra crédible qu’une fois réalisée la réunion des principales confessions chrétiennes».Chaque année, à la fin de janvier, les membres des églises engagées dans le mouvement oecuménique sont invités à prier pour que disparaissent l’anomalie et le scandale des divisions entre chrétiens.Cette invitation est en lien direct avec l’enseignement de Jésus-Christ sur la fraternité à établir entre les hommes dans un climat de vérité, de justice et d’amour.Dans une société où régnent inquiétudes et méfiances, les gens qui se disent chrétiens doivent s'entendre et s’entraider pour contribuer davantage à la construction d’un nouvel ordre social.Ils ont à promouvoir ensemble et avec d’autres les valeurs spirituelles et morales nécessaires à l’harmonie d’une société qui cherche péniblement un nouvel équilibre économique et politique voué au service du bien commun.Le mouvement oecuménique n’est pas une idéologie.Il est une inspiration et une motivation pour les chrétiennes et chrétiens qui veulent réfléchir ensemble, prier ensemble, s'engager avec discernement et se compromettre ensemble à la lumière des enseignements les plus authentiques de l’Évangile.Irénée Beaubien, s.j.Montréal, 9 janvier 1992 Conservatisme dépassé DANS LES ÉDITIONS des 18 et 19 décembre dernier du DEVOIR, le professeur Jac-ques-Yvan Morin nous faisait part de son opinion relativement à la Constitution d’un Québec souverain.Malgré la pertinence et la justesse de ses commentaires sur l’autorité à qui incombera la rédaction d’une telle Constitution — Assemblée nationale ou Constituante — M.Morin fait preuve de conservatisme quant au régime politique d’un Québec souverain.Avec égards, je ne peux souscrire à l'opinion de mon ancien professeur de droit constitutionnel.En effet, son attachement au régime parlementaire « à la britannique » s’apparente à du fétichisme envers un régime qui est dépassé et servirait mal les intérêts d’un Québec souverain; il est temps que les Québécoises et Québécois se dotent d’un régime politique au sein duquel existera une réelle di vison des pouvoirs.C’est pourquoi je considère qu'un régime républicain conviendrait mieux au Québec que le maintien de vieilles institutions d’inspiration britannique.Suite à l’accession du Québec à la souveraineté, il faudra prévoir une période de transition, pendant, laquelle sera préparée l’ébauche d’une nouvelle Constitution.Afin d’éviter tout chaos politique pendant la pé node de transition, il sera nécessaire de con- server le régime parlementaire actuel, mais ce, pour un temps limité : il sera remplacé par le régime républicain qui devrait être prévu par la nouvelle Constitution.À défaut de procéder à un changement de régime politique, nous nous dirigerons vers une nou-vele impasse constitutionnelle; plutôt que de se quereller avec les représentants des autres provinces et du gouvernement fédéral, les membres de notre élite politique se chicaneront désormais entre eux.Est-ce bien ce que désirent les Québécoises et Québécois ?Pour reprendre l’expression populaire, sont-ils naïfs au point de « changer quatre trente sous pour une piastre »?11 est permis d’en douter ! Yves Nadeau, M.A.Montréal, 20 décembre 1991 Le lien du bilinguisme CHER MONSIEUR Gettv, vos propos ne m’ont pas vraiment choqué ou outré.Au contraire, je dois dire que nos pensées se complètent admirablement bien puisque vous confirmez tout ce que je soupçonnais sur le Canada anglais : il serait beaucoup plus heureux sans le Québec.Une séparation n’en sera que moins douloureuse.Vous souhaitez vivre dans un Canada •< one nation » et je trouve cela très légitime.Malheureusement, je ne me sens pas membre de cette unique nation canadienne car je n’en partage pas la langue, l’histoire, la culture et les aspirations.Ma nation existe aussi, et mon souhait de la voir occuper un pays est tout aussi légitime.Si vous croyez que cette nation distincte de la vôtre n’est qu’une source d’irritants, je n’en ai cure car je n'ai aucune envie qu’elle partage le même pays que la vôtre.Je ne crois pas à l’avenir du Canada dans sa forme actuelle.Un Canada où régnent LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de l’information Bernard Descoteaux Directeur délégué à l 'administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Michel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS deux poids et deux mesures.Un pays dont vous souhaitez que la future constitution soit fondée sur l’égalité entre tous, où aucun citoyen n’aurait de statut de moindre importance alors que depuis toujours les droits d’une minorité, jadis considérable, y sont bafoués malgré les protections de la'constitution actuelle.Un Canada où le Québec n’aurait pas de pouvoirs ou statut particuliers mais où on lui imposerait un sénat dont il ne veut pas.Un Canada bilingue, non plus là où le nombre le justifie (et encore), mais là où on le veut bien.Je terminerai par ce bilinguisme dont vous dénoncez le caractère coercitif.Je comprends tout à fait votre ressentiment mais en même temps je crois que c’est dans ce bilinguisme que réside le dernier lien qui fait de ce pays un pays.Y renoncer serait pour moi, en quelque sorte, faire un constat d’échec.Et je ne crois pas, honnêtement, que j’en serai très malheureux.Le Canada ne doit pas obligatoirement être.Et encore moins dans sa forme actuelle.Il appartient cependant à des gens comme vous, qui avez votre influence, de me convaincre que j’ai envie de faire partie de ce pays.Martin Landry Sherbrooke, 12 janvier 1992 La chanson du 350e DANS LE CADRE des fêtes du 350e, nous proposons un nouveau concours : décerner un prix citron à l’organisation qui a fait preuve de la plus haute incompétence.N’ayez crainte, prestigieux membres de la Corporation, vous avez toutes les chances de remporter ce prix.Le déroulement du concours de la chanson thème a confirmé votre manque de savoir-faire et soufflé la faible lueur d’espoir qui animait encore les irréductibles.D’abord le grand jury que vous avez choisi (le Roi-Soleil Plamondon et sa cour) a rejeté les 269 oeuvres présentées en n’ayant pris connaissance que de 11 d’entre elles.Ces 11 chansons avaient été préalablement sélectionnées par un jury de quatre personnes; jury dont on est sans nouvelle depuis.Le Roi Soleil n’a même pas eu la décence d’écouter les autres oeuvres avant de se lamenter à propos de la faible participation, de déclarer que c’était nul, et de rouvrir le concours.Pour le second concours, vous annoncez sans sourciller que le grand jury entendra cette fois toutes les oeuvres présentées, soit 200 En tant que participants au premier concours, nous nous estimons lésés.Pas besoin d'en mettre autant pour remporter le prix citron.Même si les conditions et les règles du concours changeaient en cours de route, nos deux votes vous sont dé finitivement acquis.Christiane Desjardins, Jean-Denis Bélanger Montréal, 31 janvier 1992 C.^ ”Ta\ % Daniel Latouche C’est le temps LE TEMPS passe et lentement on commence à se faire à l’idée que M.Bourassa pourrait bientôt ne plus être avec nous.Reprenez vos sens et re-servez-vous du café : je sais n de cette possibilité vwuo « ,«.t.et que l’idée de le perdre soulève en vous une grande tristesse.11 suffit cependant d’y aller à dose réduite : une petite semaine à Zurich, une autre à Londres et déjà les liens se détendent.À le voir ainsi se promener en Europe, parler affaires et constitution, on réalise que sa place, c’est quelque part entre Davos et Bruxelles, dans un séminaire permanent sur le danger du séparatisme.On s’ennuie déjà, mais on lui promet qu’on va faire de gros efforts dans les semaines qui viennent pour se faire à l'idée.LFI TEMPS passe, mais pas assez vite.Ainsi comment allons-nous faire pour survivre jusqu’à lundi matin, jour pour lequel Jeffrey Simpson nous annonce la suite de sa chronique sur le séparatisme et la souveraineté.Moi, je suis à la veille de craquer.Hier soir, j’ai dû me mettre à lire Lord Acton et Brétécher, sinon je capotais sous la pression.D’ailleurs, toute la semaine, j’ai élé d’une humeur exécrable à cause de son texte de lundi dernier et qu’il termine en refusant de nous dévoiler le meurtrier.« Qui a tué la vieille souveraineté et qui sera la nouvelle ?» Ce type joue avec nos nerfs.Ainsi en début de semaine, il déclare, mine de rien, qu’il y a deux sortes de souveraineté, l’ancienne et la nouvelle, et que les sécessionnistes (j'aime bien l’expression, cela fait un peu Gone with the Wind) du Québec se sont trompés de souveraineté.J’ai vu M.Parizeau hier sur la rue et le pauvre homme avait l’air écroulé.Il avait suffi d'un petit texte pour remettre en question tout son engagement politico intellectuel, sans compter ses résolutions du Carême sur les pâtisseries.Sa vie est finie et il suffisait de l’écouter pour découvrir que rien ne serait plus jamais pareil.« Je vais devoir me recycler en animateur de conférence constitutionnelle de la dernière chance », m’a-t-il avoué.Attendez que Lucien Bouchard et tous les sécessionnistes anarcho syndicalistes québécois, sans compter ma mère, apprennent à leur tour qu'ils ont manqué le bateau.Mais encore 48 heures et nous serons fixés Ici au DEVOIR tout le monde retient son souffle.La directrice a imposé un embargo général sur tous les commentaires politiques.Comme le Québec au complet, nous attendons.( )n a prévu de doubler le tirage dès que la chronique entrerait et qu’on aura terminé une première traduction.Deux équipes de traducteurs sont déjà enfermés dans la grande salle du conseil de la rue Saint Sacrement — ce qui est déjà un supplice en soi —, se nourrissant aux petits sandwiches verts et roses du dernier party de Noël.Hier, un petit malin a même suggéré que Simpson allait tous nous confondre eri prenant partie pour l’indépendance.Vous auriez dû voir la tête de ma directrice.« A pas ri, a pas souri, a pas trouvé ça drôle.» LE TEMPS nasse el il arrive parfois, préoccupés que nous sommes par la prochaine chronique de M Simpson, que nous manquons l’essentiel.Ainsi, je parie que vous n’avez même pas remarqué que nous venons de terminer un mois de janvier qui va passer à l’histoire.Ce mois de janvier était unique, tout comme d’ailleurs les mois de décembre et de novembre qui l’ont précédé.Ces mois ne reviendront plus et je n’ai pas compris pourquoi une association n’a pas encore vu le jour permettant à tous ceux qui ont connu ce mois de janvier extraordinaire d’arborer fièrement à leur boutonnière une Pin disant
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.