Le devoir, 25 janvier 1992, Cahier A
Vol.LXXXIII — No 20* Engagement Max -16 Détail page B-6.Montréal, samedi 25 janvier 1992 r Champigny n "LA PLUS GRANDE LIBRAIRIE FRANCOPHONE D’AMÉRIQUE" P.Vcnnal, La Presse 4380 ST-DENIS, MONTRÉAL H2J 2LI TEL.(514)844-2587 3 CAHIERS — 1.30 + tps • tvq CULTURE La rentrée d’hiver Le Cahier du Samedi s'attarde sur les événements qui marqueront la saison culturelle qui vient.Page C-1 La révolution Tranquille La librairie est triste, hélas, et il a lu tous les livres .Henri Tranquille, à 75 ans, se confie d'abondance à Odile Tremblay sur sa vie de libraire qui se confond à l’histoire du Québec.De 1948 à 1975 la librairie Tranquille fut, rue Sainte-Catherine, l’un des terreaux de la révolution du même nom .Il a quitté le métier depuis 16 ans, et on ne le dirait pas .Page C-14.CENTREE HIVER Importante baisse du dollar canadien ({'après lu Presse canadienne LK DÉBAT constitutionnel, la baisse des taux d'intérêt et l'état de l’économie en Ontario ont contribué, selon l'économiste Reid Farrill, à la baisse de 78 centièmes de cent, hier, du dollar canadien par rapport à la devise américaine.Le dollar canadien a clôturé à 85,48 cents US.La vente de dollars canadiens a commencé à Londres, incitant par la suite les investisseurs japonais, européens, américains et canadiens à emboîter le pas, a noté M.Farrill, qui est spécialiste des monnaies étrangères au Centre bancaire CIBC.< Les frontières n'existaient plus, a-t-il ajouté.Il y a eu très peu d’appui au dollar canadien, s’il y en a eu.< La principale préoccupation, c'est que, si la valeur de la devise canadienne baisse trop rapidement, cela va limiter la capacité de la Banque du Canada de continuer à réduire les taux d'intérêt.¦> La banque centrale a réduit, jeudi, son taux d’escompte de 7,2 % à 7,08%.Les principales banques onl rapidement suivi l’exemple, baissant leur taux privilégié à 7,5 %, le plus bas niveau des 1!) dernières années.Des taux d’intérêt moins élevés peuvent encourager les Canadiens à dépenser, ce qui stimule l’économie, mais rend la devise canadienne moins intéressante aux yeux des investisseurs.En plus de la baisse des taux d'in- Volr page A-4 : Dollar Québec accepterait des pouvoirs partagés Michel Venne de noire bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec accepterait que les pouvoirs qu’il réclame soient partagés, plutôt qu’exclusifs comme le suggère le rapport Allaire, a appris LE DEVOIR de source autorisée.Québec est disposé à ce compromis dans la mesure où l’exercice de ces compétences partagées, ces pouvoirs concurrents, soit de « prépondérance provinciale ».La modification recherchée est l’enchâssement dans la Constitution d'une liste de compétences législatives pouvant être exercées aussi bien par Ottawa que par les provinces (« pouvoirs concurrents»), ces dernières ayant toutefois priorité (« prépondérance provinciale»).Cette formule permettrait au Québec, grâce à la prépondérance provinciale, d’agir sans entraves dans les domaines qu’il juge important pour lui, estime-t-on.Et aux provinces qui préfèrent un gouvernement central fort de laisser à Ottawa le champ libre dans ces domaines.Il s’agit d’un moyen juridique de EXCLUSIF mettre en pratique le concept flou d’asymétrie, mis de l’avant pay la commission Pépin-Robarts en 1979 et qui revient à la surface après avoir été laissé dans les limbes.("est une manière de satisfaire aux revendications du Québec sans heurter les susceptibilités des autres provinces canadiennes, croit-on.La méthode ne confère pas un statut particulier au Québec, une idée honnie dans le reste du pays, chaque pro- vince ayant droit de se prévaloir des mêmes pouvoirs.Et elle n’impose pas non plus une impopulaire decentralisation, préjudiciable surtout aux provinces les plus pauvres.Les pouvoirs concurrents permettent-ils d’éliminer les chevauchements et les dédoublements de services coûteux, tant décriés au Québec?Oui, affirment nos sources.En vertu du principe de la prépondérance provinciale, dès qu'une province légifère dans un domaine, toute loi fédérale de même nature devient sans effet sur son territoire.S’agit-il d’un concept compatible avec le programme du Parti libéral du Québec (rapport Allaire), selon lequel le Québec devrait exercer « sa pleine souveraineté» dans 22 champs de compétence ?Peut-être, répond l’auteur du rapport M.Jean Allaire.« A première vue, ça pourrait avoir du sens, dit-il dans un entretien avec LE DEVOIR hier, tout en précisant qu’il s’en tient pour le moment au programme officiel du parti.Cela dépend de la façon dont c'est présenté.Si le Québec a les pouvoirs dont il a besoin, qu’ils soient exclusifs ou prépondérants, ça n’a pas Voir page A-4 : Québec Pas de consensus sur le veto du Québec à Calgary Chantal Hébert envoyée spéciale CALGARY — Malgré les plaidoyers répétés de plusieurs délégués québécois, les appels à ressusciter le veto constitutionnel du Québec sont généralement tombés à plat lors de la première journée de la conférence fédérale consacrée à la réforme des institutions.Même si le sujet était à l’ordre du jour des discussions, les quelque 200 participants ont à peine effleuré et sans en arriver à des consensus concluants l’hypothèse de rétablir le veto de la province sur la réforme des institutions, une mesure dont le Québec fait une condition incontournable à son adhésion à une éventuelle entente constitutionnelle.Dans sa proposition de septembre dernier, Ottawa s’est abstenu de donner suite à cette revendication du gouvernement du Québec, jugeant qu'il serait impossible d’obtenir l'appui unanime des provinces qu’exige la Constitution pour modifier la formule d’amendement.Saisissant la seule occasion de la fin de semaine d’aborder le sujet, des délégués québécois se sont relayés aux micros hier après-midi pour insister sur l’importance d’inscrire tout de même cette revendication à la liste de la ronde constitutionnelle actuelle.« Sans veto, le Québec va avoir tendance à se replier de plus en plus sur lui-même dans la fédération, a soutenu Christian Dufour au reste des délégués.Le Québec se sent menacé dans la fédération ; moi-même dans cette conférence, j’avoue que j’ai de la difficulté à embarquer parce qu’on se sent sur la défensive.» « Pour le Québec, le dossier du veto est aussi important que celui du Sénat », a affirmé de son côté Ghis-lain Dufour, tandis que le député libéral Warren Allmand expliquait à son groupe de discussion: « Sans veto, il n’y aura pas d’entente avec Québec.» Mais malgré cette insistance, la question du veto québécois n’a pas fini par soulever beaucoup de poussière hier, semblant générer autant d’ambivalence que d'opposition catégorique chez les délégués des autres provinces.Malgré quelques professions de foi individuelles dans le sens des revendications du Québec, aucun des rapports d’atelier n’a fait état de consensus en ce sens, la plupart rapportant plutôt que les délégués avaient trouvé peu de temps à consacrer à la question.Entre temps, le ministre aux Affaires constitutionnelles a administré une véritable douche froide aux partisans d'un Sénat égal, élu et efficace.Les chances de doter le Canada du Sénat Triple-E dont rêvent des provinces comme l'Alberta et Terre-Neuve sont moins élevées que celles d’assister à une nouvelle Immaculée Conception, a en effet déclaré le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark avant même que la conférence ne se plonge dans le vif du sujet de la réforme de la Chambre haute.Les 200 délégués qui sont réunis à Calgary pour la seconde des conférences d’orientation constitutionnelle du gouvernement fédéral vont consacrer les deux-tiers de la ren-Voir page A-4 : Veto LES ARTISTES CRIENT FAMINE Pétromont PHOTO ARCHIVES Normand Chouinard et Rémy Girard dans En attendant Godot au TNM >»**"*' Le Canada maltraite les artistes s’en tire à nouveau Les employés acceptent le plan de relance Claude Turcotte PÉTROMONT s’en tire encore une fois.Les deux tiers de ses employés ont accepté le plan de relance qui leur a été « offert » à la mi-décembre et qui représentait pour eux une contribution de six millions $ sur deux ans en baisse de salaires à leur être remboursée sous forme de participation aux profits au cours des années 1994, 1995 et 1996.Le plan de relance de Pétromont, devenu nécessaire dans le contexte d’une récession qui touche particulièrement le secteur de la pétrochimie, est en fait un plan de refinancement de 80 millions $.Ayant obtenu l’appui de ses employés, la direction se retourne maintenent vers ses deux partenaires, la Société générale de financement (SGF) et Union Carbide, qui se sont engagés à investir 25 millions $ dans l’entreprise.Le reste, c’est-à-dire 49 millions $ proviendra « à peu près également » d’un prêt garanti de la Société de développement industriel ( S I) I ) et d’une marge de crédit accrue que devraient consentir les banques avec lesquelles Pétromont fait affaire.« Il nous reste maintenant à compléter les discussions avec nos bâilleurs de fonds qui devraient évoluer rapidement grâce à la décision des employés », mentionnait hier dans un communiqué le président du conseil et chef de la direction, M.André G.Lapalme, en se disant « fier de cette nouvelle manifestation des employés, des partenaires et des inver-Volr page A-4 : Pétromont LaCEQ s’attaque au décrochage Caroline Montpetlt Les artistes vivent dans l’isolement, la pauvreté et l’incompréhension, conclut un groupe d’étude Jean Chartier Les artistes au Canada sont pauvres et découragés.Tel est du moins le point de départ ravageur du Groupe d’étude sur la formation professionnelle dans le secteur culturel dans son rapport intitulé L’art n'est jamais un acquis, publié hier à Toronto.D'entrée de jeu, le document apporte cette conclusion sans appel: « Isolement, pauvreté et incompréhension : voici les mots qui sont revenus le plus souvent pour décrire les conditions de l’artiste : conditions inacceptables pour le développement de leur pratique professionnelle ».Ce constat survient après discussion de quelque 180 mémoires et de 700 témoignages.Bref, le Canada maltraite les artistes.Ce n'est pas tout.La jeunesse est de moins en moins exposée aux arts, et à cet égard, c’est tout le système scolaire qui est à revoir partout au Canada.Mme Michelle Rossignol, coprésidente du groupe, souligne qu'il est urgent de « démarquer l'art de la culture ».Jusqu’à présent, l’art s’inscrit dans la culture dit-elle, au niveau scolaire, ainsi que pour la formation continue.Cette façon de voir ne correspond pas à une valorisation de la formation artistique.Dans ce contexte, il s’avère que les subventions diminuent petit à petit et que les compagnies spécialisées ne sont plus capables d’absorber la relève, voire même de remplir leur mandat.Il importe donc que le Conseil des arts subventionne dorénavant la formation continue, ce qui fa- voriserait sa contribution pour une école du Cinéma au Québec, tout comme il y en a une à Toronto.Le Groupe d’études recommande que le gouvernement» crée un centre de responsabilités sous l’égide du Conseil des arts du Canada, ayant pour mission d’évaluer, de reconnaître et de financer les institutions spécialisées autonomes de formation professionnelle en art, de haut niveau, qui en démontrent le besoin.Ce centre rendrait compte au Parlement par le truchement du Conseil des arts».En 1989, le financement pour la formation professionnelle en art provenait à 41 millions $ du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, de 10,2 millions du Conseil des arts et de 4,8 millions $ du ministère des Commu-Voir page A-4 : Artistes QUÉBEC — Le coût du décrochage scolaire pour un échantillon de 100 000 personnes, durant la période de vie active, serait de l’ordre de 38,5 milliards $ en revenus personnels, et de 12 milliards?en revenus fiscaux pour le gouvernement canadien.C’est ce qu’a soutenu hier le professeur Jean Moisset, du département d’administration et de politique scolaire de l’Université Laval.M.Moisset participait au colloque sur la réussite scolaire de la Centrale de l'Enseignement du Québec, réunissant plus de 1000 personnes en fin de semaine à Québec.« En ce qui concerne le Québec, rapporte le professeur Moisset, l’étude de Louis Dionne (1990) souligne que 70 % des décrocheurs se retrouvent dans des postes mal payés des secteurs des services, de la fabrication, de la construction et des transports ».Selon l’analyse effectuée par M.Moisset, les hommes diplômés du secondaire gagnent 400 000 $ de plus que les décrocheurs, tout au long de leur vie active.En ce qui concerne les femmes, la différence de revenus Voir page A-4 : CEQ Cytomégalovirus ,,l ilTw'l»'1 HERVE GUIBERT Cytomégalovirus Journal d’hospitalisation NOUVEAUTÉ D’une écriture toujours plus nette, toujours plus forte et pourtant incroyablement gracieuse, ce journal nous fait partager les derniers moments de combat, les dernières réflexions d’Hervé Guibert.Hervé Guibert l’écrivain.96 pages — 14.95$ Éditions du Seuil £li 9 99 A-2 B Le Devoir, samedi 25 janvier 1992 W'j yfffîWe//, '- -M T”’ '""’"w P»«ygffl : ¦ ¦ ' • ÉÉÉM xv.o>:; 'XV, Joe Clark n’exclut pas de réunir les provinces sans le Québec compü.De la même façon, l’hypothèse de lancer le Canada dans un plébiscite ou une élection référendaire sans passer au préalable par la table des premiers ministres des provinces n’a pas été retenue.À la place, selon le calendrier esquissé par le gouvernement, tout sera mis en place, reconnait-on dans l’entourage du ministre Clark, pour aboutir fin avril à un retour presque incontournable à la table de négociations des premiers ministres.¦ Fin-février : le comité Beaudoin-Dobbie sur le Renouvellement du Canada déposerait un rapport qui ferait idéalement consensus chez les trois partis fédéraux.¦ Environ une semaine plus tard, soit avant la mi-mars, le gouvernement fédéral, par le biais d’un énoncé à la Chambre des Communes, donnerait sa réaction aux principaux éléments du rapport.Il est déjà entendu que, dans le meilleur des cas, celui-ci constituera un élément important de la proposition fédérale finale, mais que cette dernière ne se limitera pas exclusive ment à reprendre les conclusions du rapport.¦ Le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark entreprendrait une tournée des capitales provinciales, destinée à identifier un consensus entre Québec, au moins six autres provinces et Ottawa sur un pro- -jet d’entente constitutionnelle.¦ Mi-avril, le gouvernement fédéral dévoilerait une proposition constitutionnelle en bonne et due forme à la Chambre des Communes.À ce moment, la convocation d’une conférence des premiers ministres constituerait la prochaine étape logique, reconnaît-on à Ottawa.Mais il faudra au préalable tenter de résoudre toute une série d’interrogations qui restent jusqu'à présent sans réponse.Dans un premier temps, la participation à une telle conférence de toutes les provinces n’est pas nécessairement acquise.Cette semaine, le premier ministre de la Saskatchewan par exemple a insisté longue ment sur la nécessité de négocier face à face avec le Québec.Robert Bourassa en contrepartie consentirait-il à dépêcher un représentant' pour occuper le fauteuil de sa province à la table des premiers ministres ?se demande-t-on dans plusieurs provinces.Ensuite, l’approche choisie par Ottawa quant à la nature des propositions à retenir exigerait que Québec renonce à des exigences qu’il a toujours présentées comme non-négo- • ciables: sa représentation garantie à ' la Cour Supreme et son veto.Pour éviter qu’une éventuelle entente n’échoue cette fois-ci sur l’écueil d’une seule province, Ottawa entend en effet limiter ses offres à des sujets qui peuvent être réglés,, avec l'accord de sept provinces comptant pour 50% de la population .canadienne.Deux des conditions du Québec exigeant l'unanimité, si elles sont maintenues, Ottawa est de re- ! tour à la case-départ, confronté à la tâche de rallier toutes les provinces à ses propositions.Finalement, la ratification d’une entente promet de plonger le Canada dans une vaste operation de consultation populaire.Un certain nombre de provinces, mais pas toutes, se sont en effet déjà engagées à soumettre toute entente constitutionnelle au test d’un référendum.Faudra-t-il uniformiser l’exercice, se demande-t-on à Ottawa, sinon en déclenchant un référendum pan-canadien, tout au moins en invitant toutes les provinces à poser la même question à leur population ?Bourassa attend d’en savoir plus QUÉBEC (PC) — Le premier ministre Bourassa n'a toujours pas l’inten-' tion de participer à une réunion des premiers ministres à l'invitation du premier ministre Brian Mulroney, le 10 février, à Ottawa; réunion qui traitera d’économie.Tout au plus, attendra-t-il les résultats de la conférence des ministres des Finances prévue le 30 janvier à Québec avant de décider s’il y a un intérêt quelconque à se joindre à ses homologues provinciaux et fédéral.C’est ce qu’a expliqué hier l'atta- ' chée de presse du chef du gouver- • nement, Mme Sylvie Godin.Depuis juin 1990, date de l’échec de l’accord du lac Meech, le chef du gouvernement québécois évite systématiquement les conférences à 11 où, explique-t-il, il n’y a rien à faire ou à gagner.M.Mulroney a dit jeudi qu’il espérait la participation de tous ses homologues provinciaux, y compris bien sûr M.Bourassa.De plus, le premier ministre quitte le Québec le 31 janvier pour une tour née européenne.Il doit revenir vers ; le 8 février, la veille de la conférence ' d’Ottawa.f I I I 1 I I f • I I I I I I I f I I CENTRE COLETTE MAHER •YOGA • ANTISTRESS •BALADI • TECHNIQUE NADEAU Début: Jan./Fév.jf\ ^éL^87^722^métr^auvé^ !.À Calgary, Joe Clark a rencontré un autre célèbre albertain, l’ex-premier ministre Peter Lougheed.PHOTO CP Chantal Hébert envoyée spéciale CALGARY — Poussé sur cette voie par l’Ontario, le gouvernement fédéral n’exclut pas d’emblée l’idée de réunir les provinces moins le Québec pour relancer la négociation constitutionnelle au printemps, mais le ministre responsable du dossier ne cache pas ses profondes réticences à l’égard de cette solution.« On doit avoir une idée assez fiable de la position du Québec, soumet en effet Joe Clark au sujet de la proposition faite à Sherbrooke cette semaine par le premier ministre Bob Rae de convoquer les premiers ministres, même si Robert Bourassa n’est pas disposé à retourner négocier a la table à onze.Comment pourrions-nous l’avoir sans la présence du Québec ?demande le ministre.Ce serait difficile.» Pour le moment, Joe Clark s’en tient donc à promettre des « consultations détaillées » avec les provinces, prenant note cependant de ce que plusieurs premiers ministres trépignent d’impatience devant le peu d’échanges entre Ottawa et leurs capitales sur la question.Ils devont cependant prendre leur mal en patience puisqu’Ottawa n’a toujours pas l’intention d’amorcer de véritables discussions avec elles avant le dépôt du rapport Beaudoin-Dobbie.Le gouvernement fédéral s’est fixé la mi-avril comme cible pour faire des propositions constitutionnelles fermes aux provinces, a confirmé hier le ministre aux Affaires constitutionnelles Joe Clark.« Je crois probable qu’on pourra soumettre notre proposition à la Chambre des Communes avant l’ajournement de Pâques», évalue-t-il.Mais ce calendrier de travail, taillé sur mesure pour correspondre a l’échéancier référendaire de Québec, repose, prévient-on, sur l’espoir de voir le comité parlementaire du sénateur Gérald Beaudoin accoucher fin février d’un rapport qui rallie les trois grands partis fédéraux.S’il est unanime, les six semaines qui suivront donneront donc lieu à de grandes manoeuvres constitutionnelles qui ne seront pas sans rappeler les derniers mois du débat du lac Meech.Car, même avec une recommandation unanime des partis fédéraux.Ottawa a en effet, affirme-t-on au plus haut niveau, à peu près exclu le scénario de déposer au préalable une résolution constitutionnelle au Parlement.Plusieurs premiers ministres provinciaux ont vigoureusement mis le gouvernement fédéral en garde récemment contre l’hypothèse de les mettre devant un tel fait ac- Bell des gens de parole”' Double avantage avec le forfaü FAXCOM de Bell REDUISEZ VOTRE «FAXTURE»! 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1992.D’ECONOMIE « Le Devoir, samedi 25 janvier 1992 M A-3 Ottawa pourrait acheter des terres sans attendre l’entente avec les Mohawks Rollande Parent de la Presse canadienne M AI.G RÉ des discussions régulières entre le Conseil de bande de Kane-satake et le négociateur du ministère des Affaires indiennes, il n’existe toujours aucune entente sur l’étendue du territoire qui sera cédé aux Mohawks de l’endroit.C’est ce qu’a indiqué hier la ministre d’État aux Affaires indiennes, Monique Landry, qui, malgré cela, songe à donner le feu vert pour l’achat de certaines terres appartenant à des non-autochtones.« On regrarde actuellement la possibilité d'acheter certaines terres qui feront partie de la réunification même si le contour n’est pas déterminé complètement actuellement, de façon à faire avancer le dossier et rassurer les gens », a-t-elle déclaré en conférence de presse, hier.Mme Landry tenait à expliquer ce qui s’était passé à la rencontre d’une trentaine de minutes qu’elle venait de tenir avec cinq familles d’Oka qui souhaitent vendre leurs propriétés sises au sud de la pinède, le long de la route 344 à Oka.Elle leur a signifié que leurs propriétés ne font pas partie du plan d’achat du gouvernement fédéral en faveur des Mohawks dans le but d’unifier leurs terres.« La définition du territoire n’est pas complétée.Le ministère des Affaires indiennes se doit d’acheter des terres en fonction des négociations.Si on n’est pas certain à ce stade-ci de l’utilisation de certaines terres (par les Indiens), le ministère des Affaires indiennes n’a pas l’autorité d’acheter ces terres », a-t-elle expliqué.Des négociations menées en 1988 et 1989 avaient permis d'en venir à une entente sur l’unification des terres pour les Mohawks, a rappelé la ministre.Mais le changement de chef a été fatal, le nouveau ne voulant pas entériner le résultat des discussions menées par son prédécesseur.« On ne peut réparer en un an une situation complexe.» « J'espere qu’on est sur la bonne voie», a lance la ministre.Dans le cas des propriétés situées dans les Jardins d’Oka, Mme Landry a précisé qu’il était logique qu’elles soient achetées parce qu’elles étaient véritablement enclavées.Sur 14 propriétés à cet endroit, 11 ont été achetées; deux offres d’achat ont été jugées trop basses et un propriétaire a indique son refus de vendre, a mentionné la ministre.Pour ces achats et d’autres à venir, le Conseil du trésor fédéral avait approuvé en décembre dernier une demande de crédits de 25 millions $.Par ailleurs, la ministre Landry a profité de l’occasion pour tuer dans l’oeuf l’idée lancée dernièrement par la députée Lise Bourgault d’Argen-teuil-Papineau de créer une société immobilière pour voir à l’achat des terres des non-autochtones de la région d’Oka qui voudraient s’en départir.On se souvient que la députée conservatrice avait démissionné d’un poste d’adjointe parlementaire aux Communes pour se donner plus de liberté dans sa défense des droits de ces citoyens.« Ce n’est pas possible parce que ça demanderait une législation qui ajouterait des délais.On retarderait tout simplement le processus.On a une table de négociation qui se réunit régulièrement et on avance.» A défaut de retenir cette idée, Mme Landry proposera la semaine prochaine à la député Bourgault la mise sur pied d'un bureau d’information au profit des gens d’Oka.Après une explosion et une fausse alerte, le président de la CUM suspend les négociations avec les cols bleus Sylvain Blanchard NOUVEL APPEL à la bombe hier au bureau du président de la Communauté urbaine de Montréal, Michel Hameün.L’appel, logé en fin de matinée, s’est révélé une fausse alerte, mais a entraîné l’évacuation de tout le personnel Le travail a repris en après-midi.Aucun colis suspect n’a été trouvé par la police, qui intervenait ainsi pour la deuxième fois en autant de jours au 21e étage de la Tour Est du Complexe Desjardins.À 17h 20 jeudi, une bombe de fabrication artisanale a en effet explosé dans une salle de toilette située non loin des bureaux de M.Hamelin.Personne n’a été blessé, mais il s’en est fallu de peu, une employée s’étant tenue juste devant la porte au moment de la déflagration.Il s’agit du deuxième incident du genre à survenir en l’espace de quinze jours, avec M.Hamelin comme cible.Hors de lui et profondément « dégoûté » par la tournure des événements, ce dernier a décidé hier qu'il en avait assez et a ordonné la suspension des négociations entre la CUM et ses 250 cols bleus.« En raison du climat de terreur qui règne actuellement, le dialogue est rompu pour une période indéterminée, a-t-il expliqué au DEVOIR.Personne ici ne va négocier sous la menace.On va réévaluer la situation éventuellement, mais pour l’instant c’est fini, terminé».Ce dernier pointe du doigt les cols bleus, faisant remarquer que même s’il n’a pas de preuve pour accuser qui que Ce soit, il y a « des limites à prendre les gens pour des fous ou à se mettre la tête dans le sable ».Blâmant le syndicat de ne pas dénoncer « haut et fort » ces actes d’intimidation, Hamelin défie Jean La-pierre, le président des cols bleus, ou Michel Fontaine, leur négociateur principal, de prendre l’engagement de « punir sévèrement » ceux qui se cachent derrière tout ça, si jamais il s’agissait d’un de leurs membres.Réponse de Fontaine : « Les cols bleus n’ont rien à voir là-dedans.Car chaque fois qu'un incident pareil se produit, c’est l’image du syndicat qui en prend un coup.On ne serait pas assez stupides pour nous nuire.Par contre, du côté patronal, on a certainement intérêt à nous faire passer pour une gang d’irresponsables ».Réplique de Hamelin : « Si un cadre est l’auteur de ces délits, il va prendre la porte et se retrouver rapidement devant les tribunaux.Que Lapierre ou Fontaine adopte publi- quement une attitude aussi catégorique s’il s'agit d'un syndiqué et on s’en reparlera ».Révolté de voir qu’on s’en prend maintenant à la gardienne de sa petite fille de cinq ans — « elle a reçu récemment un appel anonyme m’invitant à régler le dossier des cols bleus rapidement, faute de quoi les incidents se multiplieraient» — le président de la CUM jure de poursuivre le coupable si jamais la police lui met le grappin dessus.« Et que je ne voie pas le syndicat essayer éventuellement de marchander un règlement en échange de l'abandon de poursuites.Le déséquilibré qui se cache derrière tout ça va répondre de ses actes.Je vais y voir personnellement ».Ces derniers incidents viennent s'ajouter à la longue üste des infractions commises depuis 19 mois contre des cadres ou des installations de la Communauté urbaine.Menaces de mort, sabotage, bris de toutes sortes, saccage d'équipements, la liste est longue, fort coûteuse, et, selon plusieurs, directement reliée aux négociations qui perdurent entre la ville de Montréal, la CUM et leurs 5000 cols bleus.Quelques accusations ont été portées jusqu’ici, mais dans la plupart des cas, les coupables sont introu- vables.Les 5000 cols bleus de la ville de Montréal ont réussi à s’entendre avec leurs employeur sur le renouvellement de leur convention collective, en novembre dernier.Reste maintenant les 250 autres à l’emploi de la Communauté urbaine, qui sont en grève jusqu'à mardi prochain pour protester contre l’absence de progrès à la table de négociation.Dans l’impasse depuis un mois, les pourparlers entre la CUM et ce petit groupe de cols bleus achoppent essentiellement sur deux points : la sous-traitance et la réduction de la semaine de travail.D’un côté, les syndiqués exigent le même règlement que celui intervenu récemment entre la Ville et leurs 5000 confrères, à savoir une réduction de 40 à 37 heures et demie de leur semaine de travail, alors que, de l’autre, la partie patronale veut récupérer les coûts et la perte de productivité qui en découleront en faisant appel au secteur privé, lors de l'entretien périodique des installations de l’usine d’épuration des eaux.La CUM est disposée à accorder la réduction d’heures de travail demandée, mais à la condition que le syndicat accepte de se plier à sa demande concernant la sous-traitance.Ce que refusent les négociateurs des cols bleus.Précisément, l’employeur propose que les grandes opérations d’entretien de l'usine s’effectuent plus rapidement qu’à l’habitude, c'est-à-dire sur une période d’environ trois semâmes, 24 heures par jour.11 suggère que les syndiqués travaillent sur ces horaires et soient payés en temps supplémentaire, mais qu’ad-venant un manque de personnel, on refile une partie du travail au secteur privé.Le syndicat souhaiterait plutôt l'embauche de nouveaux cols bleus, « des hommes qu’on paierait à ne rien faire le reste de l'année », répond la CUM.Cette impasse a un impact important, puisqu’elle retarde l’entrée en vigueur de l’entente de principe intervenue en novembre entre la ville de Montréal et ses 5000 cols bleus.Ces derniers, en effet, se sont engagés à ne pas signer l’entente en question tant et aussi longtemps que leurs 250 confrères de la CUM n’en seraient pas arrivés à un règlement.Us se privent actuellement d'un chèque de quelques milliers de dollars représentant l’augmentation de 5% consentie par la ville de Montréal pour l’année 91.Us se privent également de la hausse salariale de 2 % accordée pour 92 et de la réduction de 40 à 37 heures et demie de leur semaine de travail.sag.Max Gros-Louis en remet « Y a personne qui prend ça au sérieux », réagit Mulroney Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Le chef huron Max Gros-Louis n’a cherché en aucune façon, hier en conférence de presse, à atténuer la portée de sa déclaration faite mercredi en France, où il avait comparé la loi fédérale sur les Indiens à « un génocide très bien planifié ».Max Gros-Louis participait alors à l'émission française: Sacrée soirée, qui compte plus de 10 millions de téléspectateurs.M.Gros-Louis a répété, hier, que « la loi fédérale actuelle, toujours en vigueur, est une loi dont le fondement est le génocide et la disparition des peuples autochtones du Canada ».Tout au plus, le chef indien a tenu à expliquer qu’il n’avait jamais eu l’intention « de peiner ou d’offenser les Québécois et les Canadiens » en y allant d’une telle déclaration, précisant qu’il s’agit plutôt d’un problème politique et légal.Le leader autochtone a de plus indiqué qu’il avait l’intention d’utiliser dans l’avenir toutes les tribunes internationales qui se présenteront à lui pour dénoncer le sort réservé à ses semblables au Canada.Max Gros-Louis ne cache d’ailleurs pas qu’il voulait tirer le ma-ximun de profit de son apparition à l’émission : « Sacrée soirée ».« Quand on vous donne la chance d’aller sur un réseau semblable, pourquoi ne pas en profiter », commente M.Gros-Louis, qui s’étonne néanmoins de l’effet de sa déclaration au pays.«Je trouve ça curieux (réaction), mais si cela peut attirer l’attention d’ici et d'ailleurs sur la reconnaissance de nos droits nationaux, j’aurai fait mon devoir et j’en serai fier pour mon peuple», a indiqué le chef indien.Hier, à Ottawa, le premier ministre Brian Mulroney a cherché à minimiser l’impact international des affirmations faites en France par Max Gros-Louis, en soutenant qu’il « n’y a personne qui prend ça au sérieux ».M.Mulroney a ajouté que « tout le monde sait que ce n’est pas la réalité », arguant que les autochtones sont relativement bien traités et que les gouvernements fédéral et provinciaux dont le Québec ne cherchent qu'à améliorer leur sort.De son côté, pour mieux faire comprendre son point de vue, Max Gros-Louis a présenté une définition du mot génocide, qu’il prétend tirer des dictionnaires.« (.) génocide ne signifie pas nécessairement la disparition totale, physique et violente d’un peuple et de ses membres, mais signifie la négation totale de sa souveraineté, la destruction de ses droits collectifs, la dépossession de ses terres, l’assassinat de sa fierté collective, la dépendance, la souffrance morale et la condamnation à plus ou moins brève échéance de son statut et de sa réalité de Nation », a fait valoir M.Gros-Louis.Pour illustrer le « génocide légal » qui s’exerce contre les autochtones, M.Gros-Louis souligne que la loi actuelle prive du statut d’indien les enfants dont la mère n’est pas autochtone, et cela même si le père est lui- même Indien.Avec cette disposition légale, dé ploie Max Gros-Louis, on procède à une forme d’extermination des Indiens, dès la seconde génération.D’autre part, Max Gros-Louis ne voit aucune contradiction entre sa déclaration faite en France et la récente entente-cadre qu’il a signée avec le gouvernement fédéral en vue d’une reconnaissance de l’autonomie gouvernementale du peuple huron.M.Gros-Louis avait alors qualifié cet accord de moment « historique », en prenant la liberté d’embrasser la ministre fédérale déléguée aux Affaires indiennes, Monique Landry.« Ce n’est pas à cause que j’ai signé une entente-cadre que je vais me fermer la gueule », a lancé M.Gros-Louis.Le leader huron prétend qu’il véhicule le même message depuis 25 ans, et qu’il va continuer à agir de la sorte tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas obtenu gain de cause.Le fils de Max Gros-Louis, Mario, âgé de 33 ans, ne partage cependant pas le même avis que son père.Mario a déclaré au quotidien La Presse, dans l’édition d’hier, que son père allait trop loin, et qu’il ne partageait pas son opinion politique.« J’ai fait des enfants, ils ont le droit de parler pour eux autres.J’espère que je ne les ai pas faits pour les attacher avec un boulet de canon.Ils ont droit à leur opinion personnelle», a ainsi réagi Max Gros-Louis aux propos de son fils.PHOTO CP Max Gros-Louis exhibe un exemplaire de la Loi sur les Indiens durant sa conférence de presse.Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUEBEC DES MALADIES DU COEUR Une hypothèse de 80 millions $ QUÉBEC (l’(’) — Le gouvernement s’apprêterait à investir plus de 80 millions?dans le futur centre de congrès tout en laissant à la ville de Québec la responsabilité de choisir l’endroit où il sera construit.Le ministre responsable du dossier, M.Marc-Yvan Côté, n’a pas nié celte information hier, déclarant que c’était là « une des hypothèses d'une recommandation à plusieurs volets » iju’il a présentée dernièrement à ses collègues du Conseil des ministres, qui serait sur le point de prendre une décision.Celle hypothèse ne ferait pas l’affaire de la ville, si l’on en croit le maire suppléant Claude Cantin.CONSTELLATION Art, culture et détente Groupe exclusif accompagné par M.Jean-Claude Planchard, historien de l’art.LA TURQUIE Terre de Contrastes avec possibilité de prolongation en Grèce ou aux Floriades des Pays Bas.2|?ÆC$ 4 40 $ pour taxe d’aéroport UHrD (frais de service inclus) Départ le 24 mai — 17 jours, hôtels 4 étoiles la plupart des repas, 25 personnes seulement.Rens.et réservations: Marjorie au 987-9798 ou 397-0467.Prochain groupe Égypte Janvier '93.DÉTENTEUR D’UN PERMIS DU QUÉBEC rcVcKôurc HÔTEL DES ENCANS VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES Les 4.5 et 6 février 1992 à 19h30 provenant de la succession de M.William "Bill" Cheifelz et divers TABLEAUX ET MEUBLES RARES CANADIENS - TABLEAUX EUROPEENS - MEUBLES -OBJETS D’ART - BIJOUX ET OBJETS DE VERTU - TAPIS - ANTIQUITÉS - DIVERS Par le mnistère de légor de Sent Hippolyte - Commissaire-Priseur Assiste de L’Hon Serge Joyal c.p - Expert EXPOSITION Commode d'esprit Louis XV à ressaut VENDREDI 31 JANVIER 1992 DE 12H À 21H • SAMED11 FÉVRIER 1992 DE 12H À 17H DIMANCHE 2 FÉVRIER 1992 DE 12H À 17H • JEUDI 3 FÉVRIER 1992 DE 12H À 21H Catalogue sur demande ART CANADIEN I ALZNAR.P ANDRÉ (2).C M BARBEAU (2).FM BELL-SMITH (2).L BELLEFLEUR (2).PE BORDUAS.S BORENSTEIN.L H BOUCHARD.A BOURGEOIS.M BOYER.F BRANDTNER, AV BREAU.M BRUNEAU (2).J CARTIER F S COBURN.G CORBEIL.S M COSGROVE.B COTE (2).P R DINE L.M DOMINGUE (3).P G DUBOIS, A DUMAS.E DYONNET (4), WP EWEN.M FECTEAU (2).M FERRON, M A FORTIN (3).J FUNNEKOTTER.T H GARSIDE (5).P GAUVREAU, P GENDRON.J GOGUEN.P HEYVAERT, N HUDON.SM Y HUDON.AY JACKSON.J P JEROME (3).J Y JOHNSTONE.JA KEMP.A LALIBERTÉ (3).A L'ARCHEVEQUE.D LAWLEY (2).F LEDUC.O LEDUC.J P LEMEUX (2), C LE SAUTEUR (2).R LETENDRE (2).R LEVY.A LISMER.J E H MACOONALD.L MAJOR (4).M MALTAIS.E J MASSICOTTE (2) .G MOLNARI.R MOUNT, L MUHLSTOCK, G NORWELL (3) .J PARADIS.A PELLAN (21.H R PERRIGARD, R W PILOT, M REINBLATT.JL RHEAUME.H RICHARD (2).L RICHARD.J P RKDPELLE (5).JE B RlORDON.D ROUSE.R ROUSSIL G H RUSSELL (2), J H S AN DH AM.A SAPP (2).S SEGAL (2).A SHERRIFF SCOTT (2) J SMITH (2).D SORENSEN, C STEGEMAN.M A DE FOY SUZOR COTÉ, T K.THOMAS, F TOUPN, C TOUSIGNANT, P TRUDEAU (2).A VILLENEUVE.L WHITTOME ART INTERNATIONAL F ADNET (2).F BALLESK).R BELLIOT, L C BOMBLED ((2).P BONNARD.E VON BLAAS.F BROUET.C CAMON.J P CASSIGNEUL J A DALOU.H DUVIEUX.ERTt E GABRITSCHEVESKY.A GLEIZES.V R GUERRIER.JH HENSHALL K HOKUSAI.F LEIGHTON, J LURCAT, E MANET.J B MASSE.L MIGNON (2).MORETTI, H PAULE (2).P PICASSO.P A RENOIR.A RICHARDSON.J RIGAUD (2) P L J F SADÉE f TERECHKOVITCH.P Y TRÉMOIS.V VASARELY (2), B VAN VELDE.B WATKNS MEUBLES DU XVlllé SIÈCLE DU QUÉBEC dont une rare commode d’esprit Louis XV â ressaut et un c fauteuil d'esprit Rôgeoc» ANTIQUITÉS.OBJETS D'ART, ARGENTERIE, JOAILLERIE .ONS îæfer 2825 rue Bates, Montréal (Qc) H3S 1B3 Tél: 344-4081 Fax:344-4125 COLLOQUE U-l DS Département d’administration de la santé Faculté de médecine Université de Montréal LA GESTION ET L'ÉVALUATION DES TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ 27 MARS 1992 MONTRÉAL HÔTEL DES GOUVERNEURS LEGRAND Conférenciers : Renaldo N.Battista Directeur du service d'épidémiologie clinique Hôpital Général de Montréal Université McGill Robert Evans, professeur Département d'économie Université de Colombie Britannique John Ferguson, directeur National Institute of Health Maryland Yves Matillon, directeur ANDEM - France David Roy, directeur Centre de bioéthique Institut de recherches cliniques de Montréal Information : Lise Lamothe Inscription téléphonique : Monique Janelle (514) 343-7937 , A-4 M Le Devoir, samedi 25 janvier 1992 Parizeau appelle Québec à venir en aide aux papetières TROIS-RIVIERKS (PC)— Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, estime que le gouvernement du Québec doit intervenir afin de venir en aide à l’industrie des pâtes et papiers, un peu comme l’avait fait avec beaucoup de succès, selon lui, le gouvernement du Parti québécois, en 1978, avec son programme de modernisation et d’épuration.Devant une cinquantaine de travailleurs de l’usine Produits forestiers Canadien Pacifique (PFCP), de Trois-Rivières, venus discuter avec lui des possibilités de relance d’une partie de cette usine, en fin d'après-midi, hier, M.Parizeau a déclaré qu’il fallait aujourd’hui un autre programme adapté à la situation pré- sente et probablement d’une ampleur plus grande qu’à ce moment-là parce que les proplèmes sont aujourd’hui plus sérieux qu’ils ne l’étaient alors.Mais en présence de ces travailleurs et au cours d’une rencontre privée qu’il a eue auparavant avec une vingtaine de représentants et de permanents syndicaux, le chef de l'Opposition officielle a surtout cherché à s’enquérir de la situation à l’usine de PFCP, dont la fermeture est annoncée pour le 30 juin 1992.« Je suis là pour apprendre.Il y a des choses que je ne comprends pas encore », a-t-il lancé, d'entrée de jeu, aux travailleurs venus voir, eux, ce qu’il pouvait bien faire comme chef de l'Opposition, pour les aider.Plus tôt dans la journée, en entrevue au quotidien Le Nouvelliste, M.Parizeau avait dit qu’il était venu passer la journée à Trois-Rivières pour se renseigner sur le dossier.S’il considère nécessaire l’annonce d’un nouveau plan gouvernemental d’aide dans ce secteur d’activités qui connaît les pires moments de son histoire, M.Parizeau considère que dans l’intervalle cependant, il y a un intérêt extraordinaire à voir si on peut
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