Le devoir, 21 janvier 1992, Cahier A
514 284 23 23 Vol.LXXXIII — No 16 ?Faible neige.Max.: -12 Détail pageB-7 Montréal, mardi 21 janvier 1992 Toronto 85 cents 65* 4- tps + TVQ Montréal Londres Hong Kong Communications Design et graphisme Relations interculturelles 'VI SOCIÉTÉ La difficile intégration des élèves handicapés Meme si la politique du ministère de l’Éducation consacre l’intégration des elèves handicapés aux classes régulières, il y a loin du principe à la pratique.Les déficients intellectuels, en particulier, sont loin d’y être parvenus.Un reportage de Caroline Montpetit.Page B-l Violations massives L,"Airbus # s écrasé des droits en France de l’homme en Irak LA HAYE (AFP) — Des « violations massives » des droits de l’homme se produisent en Irak, a affirmé hier soir le rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l’homme, l’ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères Max van der Stoel.M.van der Stoel était parti pour l’Irak le 3 janvier dernier à la tête d’une mission de l’ON U pour enquêter sur la situation des droits de l’homme dans ce pays.« Je reviens encore plus pessimiste de mon voyage, a-t-il déclaré à la télévision néerlandaise.Il est très clair que les droits de l’homme ont été et sont violés à grande échelle », a ajouté M.van der Stoel.L’ancien ministre néerlandais a indiqué que, durant sa mission en Irak, il a recueilli des témoignages de personnes « qui ont été elles-même victimes de tortures, ou ont été témoins d’exécutions publiques ».En Irak, M.van der Stoel et la mission des Nations unies ont eu des entretiens avec six ministres, dont le chef de la diplomatie irakienne Tarek Aziz.M.van der Stoel a indiqué qu’il a exposé à ses interlocuteurs les accusations d’exécutions massives et de disparitions.« Le gouvernement n’a pas pu donner d’explication, a-t-il ajouté.Nous avons soumis des cas précis de disparitions, de personnes qui ne se trouvent pas en prison.Nous n’avons pas obtenu d’éclaircissement.Le pire est à craindre », a estimé M.van der Stoel.Avant son départ, ce dernier avait déjà dit craindre que le nombre de disparus soit beaucoup plus élevé u’une première évaluation faisant tat de 150 personnes sur le sort desquelles il avait demandé des explications.Durant son voyage, l’ancien ministre s’est également rendu dans les zones du nord de l’Irak où se trouvent des réfugiés kurdes, ainsi que dans le sud du pays où il a rencontré Voir page A-4 : Violations d'après AFP et Reuter STRASBOURG — Vraisemblablement plusieurs dizaines de personnes sont mortes dans l’accident d’un Airbus A-3‘20 de la compagnie française Air Inter qui, avec 96 personnes à bord sur la liaison Lyon-Strasbourg, s’est écrasé pour des raisons encore inconnues près du Mont Sainte-Odile, non loin de Strasbourg (Est), a-t-on appris hier soil' auprès de la Préfecture du département du Bas-Rhin.Selon la Préfecture, il y aurait une dizaine de survivants, dont un membre d’équipage.Le premier survi-! vant retrouve par les sauveteurs a été une fillette de 2 à 3 ans recueillie indemne, à 1 h du matin, la sécurité civile a indiqué que 11 blessés avaient été dégagés par les services de secours.Les conditions d’évacuation des victimes s’avéraient particulièrement difficiles.L’appareil avait à son bord 90 voyageurs et six membres d’équi-Volr page A-4 : Un Airbus La BdeM déclare la guerre au chômage Serge Truffaut METTONS DE l’ordre dans nos problèmes constitutionnels en accordant, par exemple, la clause de société distincte au Québec et l’autonomie aux peuples autochtones tout errcanalisant, au plus vite, les énergies des secteurs public et privé afin de lutter vigoureusement contre le chômage.Tel est, en substance, le message qu’a livré hier à Montréal M.Matthew W.Barrett, président du conseil et chef de la direction de la Banque de Montréal, aux actionnaires présents à l’assemblée annuelle de cette institution financière qui, incidemment, entend élargir la base de ses opérations américaines en faisant l’acquisition d’une entité qui aurait un poids pratiquement analogue à celui de Harris Bankcorp.Devant des actionnaires ravis que le cours des actions se soit bonifié de 38 % lors de l’exercice terminé le 31 octobre dernier pour clôturer à plus de 37 $, M.Barrett s’est posé en ardent défenseur de la création d’un fonds spécial qui serait destiné uniquement à la mise au ban, si possible, du chômage, cette plaie sociale qu’il a qualifiée « d’injustice ».Telle que formulée hier, la proposition de M.Barrett est la suivante : « ( )n pourrait croire que nos gouvernements ne peuvent se permettre de nouvelles dépenses sans aggraver leur déficit.Je ne suis pas de cet avis.J’estime que nous pourrions très bien réunir suffisamment de fonds pour créer un programme national expressément destiné aux chômeurs, et continuer malgré tout à réduire vraiment le déficit».D’où viendraient les sommes qui alimenteraient ce fonds ?Le repli constant des taux d’intérêt au cours des derniers mois ayant, de fait, favorisé « une baisse des coûts liés au service de notre énorme dette fédérale », il est plus que vraisemblable que le fédéral réalisera des économies de 6 milliards $.« En tenant compte des effets de la présente récession », le gouvernement, selon l’analyse de la Banque de Montréal, pourrait «dépasser de 3 milliards $ l’objectif qu’il s’est fixé pour le prochain exercice en matière de réduction de déficit ».Outre la mainmise sur une portion des sommes économisées à la faveur de la chute des taux, M.Barrett suggère qu’on modifie les mécanismes de distribution des services liés aux programmes sociaux.Dans son esprit, « il est aberrant d’accorder des avantages sociaux à des gens qui n’en ont pas besoin, tout en privant les chômeurs de l’appui nécessaire.Il est aberrant de dispenser gratuitement des services sociaux à ceux qui peuvent se les payer.Cela va à l’encontre du principe d’équité qui a présidé à l’établissement de nos programmes ».Conséquemment, il faudrait opérer un nouveau « ciblage » des divers programmes sociaux à la condition expresse que les fruits obtenus servent exclusivement à la lutte contre le chômage.« Selon l’ampleur des réformes effectuées, les économies pourraient se chiffrer par milliards et contribuer elles aussi à la mise en place d’un nouveau programme ».Pour M.Barrett, il ne fait guère de doute, en vertu de la gravité de la situation sur le front de l’emploi, qu’on pourrait accorder 3 milliards $ au cours du prochain exercice à la création « d’un programme d’envergure en deux volets, s’étalant sur plusieurs années, qui constituerait un investissement dans la création d’emplois, ainsi que dans la formation et le recyclage des chômeurs.Et parvenir en même temps à réduire le déficit sans grever par de nouveaux impôts une économie déjà surtaxée ».Les sommes allouées à cette contre-offensive devraient être utilisées à des projets qui augmenteraient la capacité de production de l’économie canadienne tout en répondant aux besoins de modernisation de notre infrastructure de production.La formation et le recyclage des sans-travail seraient bien évidemment au coeur du programme.Bref, il faudrait à tout le moins faire en sorte que « les milliers de postes qui restent vacants parce qu’il est impossible de trouver des candidats possédant les qualifications minimales», notamment en lecture et en écriture, trouvent preneurs.En ce qui concerne le sempiternel débat constitutionnel, le président de la Banque de Montréal estime que Voir page A-4 : La BdeM “PCeùteCutte PHOTO JACQUES GRENIER L’arbre et la lune Prise en face de Tracy, alors qu’elle se dérobait en fin d’après-midi, hier, derrière les bras d’un arbre dénudé par l’hiver, juste au-dessus du Saint-Laurent, la lune paraissait vouloir atterrir dans toute sa rondeur sur la neige.Mais c’est aujourd’hui qu’elle aura véritablement atteint sa plénitude totale.Au cours des prochains jours, on la verra en quartier, puis en croissant et finalement en tiers avant de la revoir toute pleine le 18 février.D’ici son retour ce soir, on prévoit un maximum de -10 accompagné d’une faible précipitation de neige.Le PQ reprend le comté d’Anjou Pierre O’Neill LA SÉRIE NOIRE des défaites en élections partielles est bel et bien terminée pour le Parti québécois dont le candidat Pierre Bélanger a défait hier la libérale Charlotte Gou-dreault pour devenir le nouveau député du comté d’Anjou.Après avoir perdu une trentaine d’élections partielles depuis sa fondation, le PQ a donné les premiers signes de résurrection en août dernier, remportant le comté de Montmorency avec plus de 5000 voix de majorité.La victoire péquiste d’hier dans Anjou a confirmé les prédictions des sondages et sonné le glas de ce triste record.Au moment de mettre sous presse, le dépouillement du vote de 50 des 136 bureaux de scrutin donnait les résultats suivants et une majorité de 466 au candidat péquiste : Pierre Bélanger (PQ) 2602; Daniel Boucher (NPD) 81; Charlotte Goudreault (PLQ) 2136; Émilien Martel (CSUQ) 20; Patrice Fortin (IND) 40; Michel Prairie (IND) 16; Jolly Taylor (IND) 10 voix.Malgré un froid mordant, les électeurs se sont massivement déplacés pour exercer leur droit de vote, surtout en fin de journée.Selon les informations recueillies auprès du directeur du scrutin, le taux de participation a atteint 46% des 29 041 électeurs inscrits.Ces résultats préliminaires indiquent par ailleurs que les milliers d’indécis répertoriés par les sondages ont majontairement favorisé le candidat du Parti québécois.En ce sens, cette défaite libérale consacre la victoire de l’insatisfaction sur l’indifférence.À plusieurs égards, le déroulement de cette campagne a eu son caractère distinct.D’abord, en ce que la tradition électorale du Québec nous enseigne que l’appel aux urnes est inusité en pleine période des Fêtes.Inusité également en ce que les deux grandes organisations ont complètement raye les ralliements publics de leur plan d’action.Essentiellement, libéraux et pé-quistes se sont livré une guerre de tranchées, consacrant temps et énergies à la technique du porte-à-porte.Pendant trois semaines, une vingtaine de ministres et autant de députés de l’opposition ont pris d’assaut les rues du comté.Sans compter que le premier ministre et le chef de l’opposition y ont effectué chacun deux visites.Même que le candidat péquiste a eu l’aide du député Gilles Duceppe, du Bloc québécois.Une activité électorale néanmoins imperceptible pour l’étranger, n’eût été la centaine de banderoles et de panneaux-terrains.Une campagne que Pierre Bélanger et Charlotte Goudreault ont -j-amorcée sur le ton de la thématique locale : le projet de déménagement du centre hospitalier de l’Hôtel-Dieu, le chômage, les écoles de quartier, l’agrandissement du parc industriel, le prolongement du reseau routier, la construction d’un incinérateur et les fermetures d’usines.Jusqu’à ce que soudainement, le mécontentement de l’électeur contre les taxes et la réforme Ryan transcende les prétentions du PLQ autour des plans de relance économique et du PQ sur les vertus de la souveraineté.C’est sans doute à ce stade de la campagne que s’est concrétisée la victoire péquiste.Avocat de 31 ans spécialisé en droit commercial, le nouveau député d’Anjou est un souverainiste orthodoxe, qui a été secrétaire et vice-président de son association.Et qui a démissionné lorsque Pierre Marc Johnson a proclame le dogme de l’affirmation nationale.Adepte de ski alpin, de squash, de karate et de deltaplane, il est un friand du jeu d’echec et de l’histoire, s’intéressant plus particulièrement à la révolution russe et à la période napoléonienne.Jadis, le comté d’Anjou a été représenté à l’Assemblée nationale par l’ex-premier ministre et chef péquiste, Pierre Marc Johnson.Puis, par le libéral Serge Larouche, qui a annoncé l’été dernier sa retraite de la politique active.Avec l’élection de Pierre Bélanger, la répartition des sièges de l’Assemblée nationale se présente maintenant ainsi : 90 libéraux, 31 péquistes, trois députés du Parti Égalité et un indépendant.Les médecins ne ferment pas tous complètement la porte aux sages-femmes Paul (’auction LA GRANDE majorité des médecins s’opposent à la reconnaissance des sages-femmes au Québec mais près de trois sur dix estiment qu’elles pourraient rendre de précieux services.Les infirmières sont plus divisées, la moitié environ favirisant la reconnaissance des sages-femmes.Ce ne sont là que quelques-unes des constatations qui se dégagent d’une grande enquête indépendante menée au printemps dernier par Régis Blais, du Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) de l’Université de Montréal, en collaboration avec Brigitte Maheux et Jean Lambert.L’étude a permis de rejoindre 597 médecins accoucheurs (omnipraticiens et obstétriciens-gynécologues), 723 infirmières en obstétrique (travaillant en centre hospitalier) et en périnatalité (oeuvrant dans lesCLSC et DSC) et 70 sages-femmes mem- bres de deux regroupements québécois.Seulement 4 % des médecins estiment que la reconnaissance de la profession de sage-femme est une nécessité, 91 % croyant plutôt qu’il faudrait investir ailleurs dans la pé-rinalité.51 % des infirmières répondent que celte reconnaissance est une nécessité et 44% affirment qu’il faudrait investir ailleurs.L’enquête révèle un véritable fossé entre les infirmières oeuvrant dans les hôpitaux et les infirmières travaillant dans les CLSC et les Départements de santé communautaire (DSC).Ainsi 32% des infirmières des hôpitaux estiment cette reconnaissance nécessaire contre 79 % des infirmières des CLSC/DSC.À l’inverse, 61 % des infirmières des hôpitaux préfèrent qu’on investisse ailleurs en périnalité, un taux de réponse qui s’élève à 19 % chez leurs collègues des CLSC.Régis Blais ajoute que « rien dans les prises de position officielles n’avait ré- vélé une telle césure ».La présence des sages-femmes re-présente-t-elle quand même un avantage ?Malgré la réticence des médecins, 30% d’entre eux répondent que leur reconnaissance permettrait de réduire le nombre d’interventions obstétricales, 26 % affirmant qu’elles pourraient redonner confiance aux femmes en leur capacité d’accoucher de façon naturelle et 22 % déclarant qu’elles permettraient aux spécialistes de se concentrer sur les cas vraiment difficiles ! Les répondants de trois groupes avaient aussi été invités à commenter la place qu’on pourrait faire aux sages-femmes au Québec si le gouvernement décidait de légaliser leur ratique, qu’on soit favorable ou non cette idée.Les trois groupes de répondants ont majoritairement retenu comme services possibles offerts par les sages-femmes : établir le diagnostic de grossesse, faire le suivi des grossesses normales, dispenser le cours prévoir page A-4 : Les médecins PARUTION le 7 février DANS LE DEVOIR LE DEVOIR publiera un cahier spécial sur la formation technique.On y fera le point sur les choix de carrières qui sont offertes aux niveaux secondaire et collégial, tant dans les secteurs privé que public.Les carrières seront regroupées par grands secteurs d’intérêt comme la santé, l’environnement, le textile et la mode, l’aéronautique, les arts et la culture, etc.Il sera également question des grands instituts publics, notamment dans les secteurs agro-alimentaire, touristique, maritime, ainsi que des débouchés universitaires qui s’offrent à ceux qui embrassent une carrière technique.On fera état enfin des institutions ou cégeps qui offrent en exclusivité certains programmes de formation CARRIERES ET FORMATION TECHNIQUE RÉS ER VA T ION S PUBL ICI TA 1RES 842-9645 Date de tombée le 31 jan vier 1992 A-2 ¦ Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 Les villes nordiques à l’heure de Rio Elles entérinent les grands principes du « développement urbain viable » Le BAPE est mal perçu par les ministres et de nombreux promoteurs Louis-Gilles Francoeur Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Les ministres et bon nombre de promoteurs de projet entretiennent une perception peu reluisante du rôle joué par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), révèle une étude menée pour le compte de cet organisme gouvernemental.Cette étude, dont les principales conclusions figurent dans le dernier rapport annuel du BAPE, indique que « depuis sa création, le BAPE dérange les habitudes des fonctionnaires, agace les ministres lorsqu’il évalue leurs projets, bref il complique la vie à tout le monde.(.) On le considère comme un obstacle au développement économique».Cette même consultation, effectuée par la firme de communication Bazin, Dumas, Dupré, Sormany (BDDS) au cours de l’année 1990, ajoute que « la procédure d’évaluation environnementale est encore généralement perçue comme une contrainte par les promoteurs».Toutefois, la firme laisse entrevoir un changement de perception parmi les gros promoteurs qui commencent à percevoir le BAPE « comme un instrument utile pour bonifier et mieux faire accepter un projet.(.) Pour les petits promoteurs, par contre, le BAPE constitue toujours un obstacle, retardant leurs projets et les obligeant à dévoiler publiquement leurs objectifs».Par ailleurs, l’étude menée par BDDS fait remarquer que « plus près du BAPE, il y a le ministère de l'Environnement (MENVIQ) et, plus particulièrement, la Direction des évaluations environnementales, qui entretiennent des relations parfois tendues avec le BAPE ».C’est auprès des groupes écologiques que la perception du BAPE semble la meilleure.Bien qu’ils souhaiteraient que l’organisme soit plus indépendant du MENVIQ, ils se disent satisfaits de la qualité du travail qu’il accomplit.De son coté, le monde municipal juge que le BAPE constitue « ne tribune valable » pour l’étude publique des projets ayant un impact sur l’en-vifonnement.Disposant des résultats de cette analyse réalisée par BDDS depuis plusieurs mois, le vice-président du BAPE, André Delisle, signale que déjà un certain nombre de correctifs ont été apportés, bien qu’il reste « beaucoup à faire ».Au cours d’un entretien téléphonique, hier, M.Delisle a fait valoir qu’il « prenait cette étude au sérieux, et que déjà on a amélioré les canaux de communication, avec les promoteurs notamment ».La perception négative que peuvent entretenir les promoteurs et les ministres à l’endroit du BAPE, explique M.Delisle, est entre autres attribuable à une méconnaissance précise du rôle joué par son organisme.M.Delisle rappelle qu’on semble souvent croire que le BAPE a un mandat décisionnel, alors qu’il n’est que purement consultatif.« Un avis du BAPE est souvent perçu comme décisionnel, et c’est peut-être là qu’on pense que c’est un obstacle.Mais notre role à nous, c’est d’éclairer la décision politique.On ne peut pas, nous, empecher des projets, et ce n’est pas notre rôle non plus», insiste M.Delisle.Le vice-président du BAPE estime aussi que l’absence de délais précis pour encadrer l’ensemble du processus d’évaluation environnementale constitue un irritant majeur pour les promoteurs.La commission parlementaire tenue cet automne en vue d’une révision de cette procédure d’évaluation environnementale, souligne M.Delisle, a permis de mettre ce problème en lumière.André Delisle précise par contre que l’étape du BAPE, contrairement aux autres phases du processus d’évaluation, est déjà circonscrite à l’intérieur d’échéanciers précis.« Ce n’est pas la longueur qm choque les promoteurs.C’est de ne pas savoir combien de temps ça va durer », indique M.Delisle.D’autre part, André Delisle admet que les relations entre le MENVIQ et le BAPE ont souffert par le passé de tensions, attribuables, avance-t-il, à « une communication difficile, même au niveau administratif».André Delisle mentionne que, depuis, « on a cherché à améliorer la situation ».Cependant, pas plus tard que l’été dernier, le ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, a passé complètement outre à un avis du BAPE en donnant le feu vert au projet So-ligaz, dans la région de Montréal.Les groupes écologiques y avaient vu un mépris flagrant de la part du ministre a l’endroit du BAPE.TRENTE-QUATRE importantes villes nordiques des quatre coins du monde, réunies depuis plusieurs jours à Montréal, se sont mises à l’heure de Rio hier en entérinant le projet de Déclaration commune, mis au point le 15 janvier dans la capitale brésilienne par une quinzaine d’autres organismes municipaux internationaux.Ce projet de Déclaration contient les grands principes du « développement urbain viable» que les grands organismes municipaux internationaux veulent faire entériner par un nombre record de conseils municipaux d’ici le Sommet de la Terre, en juin prochain, à Rio.Cette Déclaration deviendra, si elle fait consensus, une sorte de charte d’un nouveau développement urbain qui se veut, à tout le moins, compatible avec la protection des ressources planétaires et des écosystèmes.En l’an 2000, la moitié des humains vivront dans une ville.Mis au point à Rio la semaine dernière, le projet de Déclaration était entériné pour la première fois par un organisme municipal international, en l’occurence la 5e biennale des villes d’hiver qui se déroule à Montréal.Le projet de Déclaration n’a pas été signé par les maires d’Anchorage, en Alaska, et de Helsinki, en Finlande.Anchorage n’était pas chaude à l’idée d’approuver une Déclaration sur la protection de l’environnement.Cette ville préférerait une déclaration sur la protection de la famille et une guerre ouverte aux bureaucraties anonymes, précisait-elle dans sa déclaration liminaire de la Biennale.Helsinki s’est dite dans l’impossibilité constitutionnelle de signer un document de portée internationale.Le projet de Déclaration adopté à une très forte majorité engage les villes à assurer le respect de leurs espaces naturels et à « rationaliser l’utilisation » de ces ressources ainsi que leur consommation d’énergie, notamment par le contrôle de la production et du stockage des déchets, le traitement sur place des pollutions liées à la vie urbaine et à l’utilisation des ressources renouvelables.La déclaration véhicule une importante poussée de décentralisation : les villes réclament aussi de leurs gouvernements supérieurs res-ectifs d’avoir non seulement un mot dire dans la formulation des politiques de protection de l’environnement, d’énergie et d’utilisation des ressources mais elles veulent aussi une véritable autonomie pour prendre en charge les stratégies gouvernementales dans ce domaine, surtout pour les appliquer.Elles demandent de plus le pouvoir de participer à des accords de coopération internationale dans ce domaine pour amorcer à leur niveau des échanges d’expertise et même d’initiative à l’aide dim Fonds international dont elles réclament la mise en place.Si le cheminement de la Biennale allait bon train du côté des élus, certains ateliers, comme celui sur l’environnement, tiraient les conclusions conventionnelles sur la nécessité d’éduquer les citoyens des villes nordiques à la protection de l’environnement, sur la nécessité d’adopter des normes internationales pour une protection intégrée des ressources, sur la nécessité de développer le transport en commun et de conserver le plus possible l’énergie.Pas un mot toutefois des solutions plus novatrices comme économiser l’énergie en pays nordique par un usage intensif du solaire passif, par un alignement optimal des rues sur le soleil, par des normes municipales plus sévères sur l’isolation et par un recours systématique aux arbres feuillus pour diminuer, en été, la climatisation.Un spécialiste du .Jardin botanique, M.J.-A.Fortin, devait crever le mythe des plantations d’arbres dans les villes pour lutter efficacement contre l’effet de serre et les émanations de C02 des autos.Une solution totalement inefficace, globalement, même si elle était adoptée par toutes les villes du monde, a-t-il dit.On ne pourra par des solutions symboliques de cet ordre éviter le débat sur l’usage de la voiture en ville, du chauffage aux hydro-carbures et de la conversion systématique à l’électricité, lorsque possible.Pendant que les experts de la CUM rivalisaient avec ceux de l’étranger sur la protection des ressources, un col bleu de la Ville de Montréal, M.Jacques Cordeau, a souligné aux spécialistes que, depuis une semaine en raison du grand froid, les services de la Ville de Montréal laissaient fonctionner 24 heures sur 24 dans la cour municipale de la rue Bordeaux rien de moins que 14 camions à ordures, quatre tracleurs-niveleuses et quatre énormes camions de dix roues.« Parce que, a-t-il dit penaud, on n’a trouvé aucun autre moyen de les tenir prêts au travail.La commande pour des chauffe-moteur serait en retard ».PHOTO CANAPRESS 5*' B! K .WALK INTERN WINTER 4 INTERNATION DES VILLES MONTRE *' '1 , r à* Dans le cadre de la 5e Biennale internationale des villes d’hiver, les Internationaux du commerce ont attiré hier quelque 2500 gens d’affaires qui ont participé à des séminaires de marché, au déjeuner de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et aux Grands rendez-vous d’affaires.De gauche à droite : Ronald Corey, président de la 5e Biennale; Jean Doré, maire de Montréal, et Laurent Beaudoin, président du conseil et chef de la direction de Bombardier.Rémillard applaudit aux progrès de l’idée de fédéralisme asymétrique Francophone, ex-Québécois, Gordon Le Grand ne regrette pas d’avoir souillé le fleurdelisé LA CONFÉRENCE constitutionnelle tenue en fin de semaine à Halifax a contribué à l’évolution du débat, en ce que l’idée du fédéralisme asymétrique y a fait des progrès, constate G il Rémillard.À l’occasion de ce premier forum organisé par le fédéral, le ministre chargé du dossier constitututionnel a noté que cette discussion sur le fédéralisme asymétrisme a permis d’aborder un élément essentiel du contentieux, celui du partage des pouvoirs.« L’asymétrie dans le fédéralisme est un excellent principe.Les participants ont compris que lorsqu’on parle d’égalité, on ne parle pas né- cessairement d’uniformité.Ce sont deux concepts différents.Je trouve cela intéressant », a dit le ministre.En vertu du fédéralisme asymétrique, l’État central demeurerait fort et uni, sur la base du partage des principaux fondamentaux, tout en permettant à certaines provinces de respecter ces principes en fonction de leur spéficité.Pour le première fois en 1979, la commission Pépin-Ro-barts en a largement fait état dans son rapport.Conférencier invité du Jeune Barreau, M.Rémillard a complètement délaissé la question constitutionnelle pour parler essentiellement de la réforme du Code civil.À une centaine de jeunes juristes, il a rappelé les grandes étapes de la réforme, en insistant sur certains éléments complexes de la démarche, notamment les dossiers de la mère porteuse, des copropriétés et des droits successoraux.Devant son auditoire, le ministre de la Justice a dû se justifier d’avoir choisi de réaliser une réforme globale, en dix volumes, plutôt que procéder à la pièce.« Nous avons eu la tentation de procéder à la pièce.Mais le problème était qu’il n’y aurait pas d’ensemble.On a voulu construire un Code civil harmonisé avec l’ensemble des dispositions qu’on y trouve», a explique le ministre Rémillard.Maurice Girard de la Presse canadienne OTTAWA — Il porte un nom français, parle toujours la langue, l’a enseigné à ses deux enfants mais ne regrette pas d’avoir foulé au pied le symbole de la francitude canadienne, le fleurdelisé québécois, devant les caméras de la télévision.À 51 ans, Gordon Le Grand, secrétaire du Reform Party dans la circonscription ontarienne de Leeds-Genville, sera sacrifié, cette semaine, sur l’autel des impératifs supérieurs de la politique.« Le Reform Party n’appartient pas aux membres de la base.Il est dirigé par les gens à Calgary », ac- Les médecins résidents songent à d’autres moyens de pression Jean Chartier LES MÉDECINS résidents envisagent d’autres moyens de pression, en sus de la grève limitée.Une nouvelle rencontre de négociation est prévue avec les représentants du ministère de la Santé cet après-midi, mais par la suite, les membres seront convoqués à une assemblée générale qui se tiendra, tout probalement, lundi prochain.Le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, le Dr Jean-Hugues Brossard, s’en est pris hier à l’attitude de Québec qui refuse d’accorder un répit de trois jours aux médecins résidents, après une période de garde de 24 heures.M.Brossard rappelle que les médecins résidents doivent visiter leurs patients durant la journée.Lorsqu’ils sont de service de nuit, ils ne peuvent visiter leurs patients le lendemain.S’ils le font, leurs semaines deviennent épuisantes.Ainsi, un médecin résident chargé de la garde dans un hôpital du lundi matin 8 heures au mardi matin 8 heures sera rappelé par l’hôpital du mercredi matin 8 heures au jeudi matin 8 heures, à moins qu’une pénalité ne menace l’hôpital qui agit de la sorte.Il arrivera souvent que le résident devra ensuite faire une visite auprès LE DEVOIR -SÇg.0ÜV^ Renseignements (514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (514)842-9628 Annonces classées (514) 286-1200 Publicité (514)842-9645 numéro sans trais 1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montreal.Extérieur (sans Irais) Service a la clientele LE DEVOIR 21t.St-Sacrement, Montréal QC H2Y 1X1 (514)844-5738 1 -800-463-7559 de ses patients le vendredi durant la journée.L’Association des médecins résidents ne saurait accepter cette norme.Les négociateurs du ministère de la Santé ont proposé à la table de négociation mardi dernier que les résidents travaillent de manière continue pendant 24 heures au lieu de 36, mais ils refusent d’imputer une pénalité aux hôpitaux qui rappellent les résidents le lendemain de leur garde.Le Dr Brossard, lui-même résident à l’hôpital Saint-Luc, précise qu’en Ontario et dans les autres provinces, les résidents ne sont pas rappelés avant quatre jours, trois jours dans les pires cas, après une période de garde.C’est la troisième grève des mé deems résidents qu’affronte le ministère de la Santé du Québec en quelques années.Cette grève «conte nue » à 200 résidents entre dans sa neuvième journée aujourd’hui.Le Dr Brossard dénonce le fait que le négociateur en chef du gouvernement, Me Laval Dallaire, ait déposé des offres insuffisantes mardi dernier, et CARTES D’AFFAIRES ROBIC f ondn on 189?55 St Jacques Montréal, Québec Canada.H2 / 3/2 Tele/ 05 268656 fa/ '514»845 /874 Tél 15141987 624?Agents de brevets d’invention et de marques de commerce qu’il ait refusé de prendre les demandes présentées par l’AMRQ mercredi.La nouvelle position du gouvernement sur les demandes sera soumise aux médecins résidents cet après-midi.Le Dr Brossard fait valoir que la diminution de la charge des médecins résidents aura tout simplement pour résultat de contenir le nombre d’hôpitaux universitaires.Depuis quelques années, le nombre de ces hôpitaux a augmenté de manière considérable.On en compte maintenant 4L C’est beaucoup trop pour 2000 médecins résidents.Si le ministère de la Santé et l’Association des hôpitaux tiennent à garder un tel nombre d’hôpitaux universitaires, ils n'orit qu’à embaucher davantage de médecins omnipraticiens ou de médecins spécialistes.Un médecin ré-sident fait en moyenne 72 heures par semaine en hôpital, un médecin omnipraticien 40 heures, et un médecin spécialiste 45 heures.Lors, d’une conférence de presse | hier matin, le Dr Augustin Roy, président-secrétaire général de la Cor- ) poration professionnelle des médecins du Québec, et le Dr Paul Roy, président de l’Association des chirurgiens généraux du Québec, ont appuyé les revendications de l’Association de médecins résidents et dénoncé la mauvaise foi du gouvernement dans la négociation en cours.Le rythme de garde actuel est ] « inacceptable pour nous et met en | péril la qualité des soins », a déclaré le Dr Jean Hugues Brossard.Il affirme que les Québécois souffriront des conséquences qu’entraînera le surmenage des médecins résidents.EXXA FIN DE BAIL MANTEAUX mi DUVET MANTEAUX 50$ + 2051 PEEL8434248' 99* MW cuse M.Le Grand au cours d’une interview téléphonique, quelques minutes avant d’avoir reçu officiellement la sommation de la direction du parti réclamant qu’il retourne sa carte de membre.« Je suis déçu parce que j’ai été élu par les membres de l’association de comté.C’est démocratique.Mais, parce qu’un quelconque dirigeant à l’exécutif décide qu’il ne veut pas de cette démocratie, je dois nven aller», dit-il.L’accusation de dirigisme lancée contre le chef Preston Manning n’est pas nouvelle.Des dissidents, des adversaires politiques et certains commentateurs lui reprochent de tout contrôler et de mener le parti d’une main de fer.Conciliant, M.Le Grand hésite à se présenter comme une brebis expiatoire, qu’on saigne pour la galerie.En fait, « contrairement à ce qu’on a écrit », il n’a pas encore pris de décision sur l’alternative qui se présente à lui : l’expulsion ou la démission.« Je suis étonné des appuis que j’ai reçus.Je vais me faire une idée d’ici vendredi.» La scène de ce Québécois de naissance incitant ses amis à piétiner le fleurdelisé est vite devenu symbole de la désunion nationale, interprétée au Québec comme typique de l’hostilité du Canada anglais à sa langue et à sa culture.Pour la direction du Reform Party, ce geste est intolérable « parce que nous ne pouvons supporter qu’un de nos membres insulte délibérément un groupe de citoyens du pays», déclare M.Manning faisant, deux ans après le fait, un mea culpa interprété par plusieurs comme une tentative peu subtile de secouer son image extrémiste.Gordon Le Grand ne regrette rien.Jamais, dit-il, il n’aurait soupçonné l’ampleur des répercussions que sa « petite » manifestation a eues à travers le pays.« Je voulais juste m’en prendre à la loi 178.Ce n’était pas un geste calculé.Le drapeau québécois venait, je pense, de l’entourage du premier ministre (David) Peterson et pas de Montréalais, comme on l’a laissé entendre », raconte-t-il pour la centième fois.Et ce n’était pas une façon , dit-il de renier ses origines ni de mieux s'identifier à son peuple d’adoption, l’Ontario anglophone qu’il habite depuis 10 ans.Il affirme être fier de sa langue et de sa culture françaises.«Je parle français et je suis ici depuis 10 ans, mais je n’ai pas eu la chance de le pratiquer», relate-t-il.Une seule chose le fait monter au plafond : les lois linguistiques du Québec — toutes — qu’il trouve injustifiables et profondément huini liantes.Elles représentent un geste d’une grande hostilité qui méritait, selon lui, une réponse à la mesure de la blessure ressentie au Canada anglais.« On ne me comprend pas.Je n’étais pas fier de fouler le drapeau québécois, Je n’étais pas fier de faire partie de cette manifestation.Vous savez, quand vous participez à une grève contre une compagnie, vous n’êtes pas fier de vous promener avec une pancarte.Mais, je ne regrette pas ce que j’ai fait.» Ottawa nomme un médiateur dans le conflit chez Nationair OTTAWA (PC) — Le ministre fédéral du Travail, Marcel Danis, a annoncé hier la nomination de M.André Courchesne à titre de médiateur dans le conflit qui oppose Nationair à ses agents de bord membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), division du transport aérien.M.Courchesne est le directeur régional du Service fédéral de médiation et de conciliation pour la région du Saint-Laurent.Les deux parties négocient le renouvellement d’une convention collective touchant quelque 450 agents de bord qui est venue a expiration le 31 décembre 1990.I^ntretemps, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a demandé hier à ses quelque 420 000 membres de boycotter la compagnie Nationair en guise d’appui aux agents de bord en lock-out depuis le 19 novembre dernier.Depuis cette date, d’autres agents, ayant reçu une formation l’automne dernier, remplacent les syndiqués.Le vice-président du syndicat, Christian Duval, a soutenu que la compagnie cherchait à imposer à son personnel des conditions salariales et de travail moyen âgeuses.Mais dans une lettre adressée hier au président Fernand Daoust, de la FTQ, le président de Nationair, Robert Obadia, rappelle que sept diri géants syndicaux ont démissionné récemment parce qu’ils étaient en désaccord avec la stratégie du syndicat dans ce conflit de travail.Par ailleurs, dans un communiqué transmis aux médias, Nationair in dique qu’elle offrira, en guise de dé dommagement, une somme de 100$ à chacun des 236 passagers dont le départ pour Acapulco en fin de se maine à été retardé de près de 22 heures à cause d’un bris sur un ap pareil. Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 ¦ A-3 Les municipalités préfèrent le droit de grève des policiers à l’arbitrage Pierre April (/: Une voiture piégée explose près du siège des Phalanges libanaises, à Beyrouth-Est: 22 morts, 202 blessés.•984: Décès de Johnny “Tarzan” Weissmuller, champion de nage olympique et acteur.•980: Le Canada expulse trois diplomates soviétiques pour espionnage.I979: Occupation du Cambodge parle Vietnam.I977: Jimmy Carter annonce un pardon pour tous les Américains qui ont désobéi à la loi sur la conscription obligatoire durant la guerre du Vietnam.I970: Premier vol régulier de l’avion supersonique Concorde.I975: L’incendie criminel du bar Gargantua à Montréal fait 13 morts.I960: Une catastrophe minière fait M7 morts à Coalbrook, en Afrique du Sud.•954: Lancement du premier sous-marin américain à propulsion nucléaire, le Nautilus.PMH: A Québec, le gouvernement Duplessis dévoile le nouveau drapeau de la province, le fleurdelysé.•«:«i: Edward, prince de Galles, est proclamé roi.•934: Un tremblement de terre fait 50000 morts dans la région de Quetta, en Inde.I924: Décès de Lénine.I90I : Mort de la reine d’Angleterre Victoria, à l’âge de 82 ans.Ils sont nés un 2I janvier: le compositeur français Léo Delibes (1836-1891); le comédien Benny Mill (1925); le golfeur Jack Nicklaus (1940); l’acteur Telly Sa-valas (1924); le chanteur d’opéra Placido Domingo (1941), DONNEZ- MOI DES ftil.ES Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél (514)937-6171 ECONOMIE Le Devoir, mardi 21 janvier 1992 Artopex complète sa rationalisation grâce à la coopération de ses syndicats Alcan affiche un déficit à cause de la chute des prix mondiaux Claude Turcotte ARTOPEX, qui comme bien d’autres traverse péniblement une récession qui parait interminable, vient de compléter une rationalisation majeure avec la coopération pleine et entière de ses syndicats, même si cela a eu pour résultat de fusionner trois usines en une seule, de faire voter quatre unités syndicales de diverses affiliations en une seule (c’est la CS N qui a gagné) et le nombre d’employés qui était de 700 l’an dernier n’est plus maintenant que de 475, probablement 450 à la fin de 1992, Alors que dans d’autres cas ailleurs on ait préféré se battre jusqu’à la mort plutôt que de négocier un compromis de survie, chez Artopex, on fait appel à une médiation très spéciale des équipes du ministère de Travail.M.Jean Des Trois Maisons, sous-ministre adjoint aux relations de travail, fut « le catalyseur » de cette démarche, selon l’expression de M.(îuy Bonneau, président et chef de la direction.Les pourparlers se sont déroulés rondement en l’espace de sept semaines seulement.Le sous-ministre était du reste l’un des invités d’honneur hier pour la relance de la nouvelle Artopex, qui maintient sa production au Québec, a souligné M.Des Trois Maisons dans une allocution qui se terminait ainsi :
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