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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 9 janvier 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-01-09, Collections de BAnQ.

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/SO ans d expérience à votre service Mobilier de bureau, système de classement.\four renseignements, appelez m iTTTI Volume LXXXIII — No 6* Neige débutant en matinée.Max.: -4 Détail page 8 Montréal, jeudi 9 janvier 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS • TVQ Ottawa envisage une nouvelle proposition constitutionnelle Chantal Hébert de notre bureau dVttaua EN MARGE de son propre processus constitutionnel, le gouvernement fédéral a commencé à réfléchir à une nouvelle proposition à faire au Québec qui s’annoncerait, selon les indications préliminaires, substantiellement différente de celle que véhicule actuellement le comité Beau-doin-Dobbie.Pendant que Brian Mulroney faisait le grand ménage de son bureau, le Greffier du Conseil privé Paul Tel-lier a passé les trois derniers jours en retraite fermée dans les Lauren-tides avec 28 hauts fonctionnaires des relations fédérales-provinciales et du Conseil privé.Parmi les éléments abordés au cours de cette rencontre, indiquent des renseignements recueillis par LE DEVOIR, se trouve le squelette de ce qui pourrait devenir une offre fédérale en bonne et due forme qui irait non seulement considérablement plus loin que la précédente pour rencontrer les objectifs constitutionnels du Québec mais qui contredirait à d’autres égards des points clés de la proposition mise de l’avant en septembre dernier.Ainsi, Ottawa pourrait en venir à privilégier une approche complètement différente en matière de répar- tition des pouvoirs, un point névralgique des revendications québécoises.Alors que la proposition actuelle verrait le gouvernement fédéral renoncer presque à la pièce à certaines de ses activités, les stratèges constitutionnels fédéraux ressuscitent l'hypothèse qu’Ottawa se retire complètement des champs de compétence que ne lui reconnaît pas implicitement la Constitution.Sur papier, cela inclut notamment des gros mor- ceaux comme la santé.Si cette réflexion, qui constitue dans les faits un retour à la case départ du printemps dernier sur un front stratégique du débat constitutionnel, n’a pas encore eu d’échos officiels au niveau politique, elle n’en découle pas moins des préoccupations croissantes de l’équipe Mul roney devant la quasi-indifférence avec laquelle le Québec a accueilli les propositions de l'automne der- nier.Brian Mulroney lui-même a signalé à certains de ses ministres pendant la période des Fêtes sa conviction que les propositions de son gouvernement au Québec allaient devoir être renflouées.Avant Noël, certains ministres associés aux négociations du cabinet de l'été dernier prévoyaient déjà la démarche inusitée qui voit aujour-Voir page 4 : Ottawa SOCIÉTÉ Les Algériens d’ici inquiets Pour tout démocrate, voir l’Algérie flirter aussi outrageusement avec l’intégrisme a de quoi donner des frissons.A fortiori, les Algériens d’ici suivent avec attention ce qui se passe depuis quelques jours dans leur pays.Et ils ont sur les lèvres les mots peur, inquiétude, tournant.Page 9 Québec subventionne les adversaires d’un groupe écologique Louis-Gilles Francoeur LA CHAMBRE de commerce de Saint-Jean-de-Matha vient d’obtenir une subvention de 14 000 $ à même le programme d’aide aux groupes environnementaux Action-Environnement pour s’opposer au groupe Action-Écologie, qui milite depuis des années pour une gestion rigoureuse du site d’enfouissement local Bérou-Transvick.Action-Écologie, le groupe environnemental ciblé par cette Chambre de commerce, a monté contre ce site d’enfouissement un dossier si étoffé que le Fonds d’aide au recours collectif de la province vient d’autoriser la préparation d’une demande d’injonction contre les opérations de ce site et la préparation d’une poursuite collective en raison de ses impacts sur le milieu et la population.Le projet de la Chambre de commerce de Saint-Jean-de-Matha a été présenté au gouvernement par un homme d’affaires local, M.Jacques Gagnon, un fournisseur du site d’enfouissement Bérou-Transvick.M.Gagnon siège au conseil d’administration de la Chambre de commerce locale avec M.François Fortin, le fils du propriétaire du site d’enfouissement.Les deux hommes ont agi cet automne comme représentants officiels des propriétaires de Bérou-Transvick au sein du comité créé par le ministère de l’Environnement pour superviser la gestion de ce site d’enfouissement avec la ville et des citoyens.La subvention accordée à cette Chambre de commerce provient du principal programme d’aide aux groupes environnementaux, dont le budget a été porté de 500 000 $ à un Voir page 4 : Québec Bush à nouveau victime d’un malaise d'après AP, Reuter et AFP LES LÈVE-TÔT américains et le reste de la planète ont vécu une demi-heure d’inquiétude hier lorsque le président George Bush s’est effondré au milieu d’un dîner d’État donné en son honneur à Tokyo.Plus de peur que de mal finalement, puisque ses médecins ont diagnostiqué une simple gastro-entérite (grippe intestinale) et, après lui avoir prescrit un médicament, l’ont mis au lit.Le président américain allait bien, ce matin à Tokyo, où il récupérait de son malaise, a annoncé le secrétaire américain au Commerce Robert Mosbacher.« Vous serez tous contents de savoir qu’il va bien », a déclaré M.Mosbacher à des hommes d’affaires américains et japonais.M.Mosbacher s’est excusé de l’absence de M.Bush, qui devait s’adresser à ces hommes d’affaires, mais qui a préféré annuler ce discours.Le secrétaire au Commerce a précisé que le président devait reprendre ses activités plus tard dans la matinée.M.Bush doit en principe quitter Tokyo demain matin pour Washington, à l’issue d’une tournée exténuante de 12 jours qui l’a mené en Australie, à Singapour, en Corée du Sud et au Japon.M.Bush, qui avait reconnu l’après-midi être fatigué et perturbé par le décalage horaire, avait pourtant demandé un second set de tennis (de nouveau perdu 6-3) à l’empereur Aki-hito et à son fils Naruhito, qu’il a affrontés au côté de son ambassadeur Michael Armacost.C’est d’ailleurs ce match que Mme Barbara Bush a accusé — en riant — d’être à l'origine du malaise de son mari.Avant le dîner donné en son honneur par le premier ministre japonais Kiichi Miyazawa, il avait dû s’isoler cinq minutes avec ses médecins.Puis, après le plat de viande, il a vomi et est tombé comme une masse de sa chaise.Sa femme Barbara a poussé un cri et s’est précipitée vers lui, tout en restant à distance, tandis : que les collaborateurs du président et M.Miyazawa relevaient le malade.Pâle et décoiffé, en proie à des nausées, M.Bush s’est ressaisi au bout de quelques minutes et est même parvenu à gagner à pied sa limousine stationnée dehors.Une ambulance envoyée sur place avait fait d’abord craindre une hospitalisation, mais elle ne fut pas utilisée.M.Bush a en effet rejoint le Palais d’Agasaka, sa résidence durant son séjour de quatre jours à Tokyo.En sortant, bien qu’ayant l’air hagard, M.Bush a lancé « je vais bien » et ajouté en plaisantant : « J’ai voulu attirer l’attention sur moi ».Le dîner devait ensuite se poursuivre en Voir page 4 : Bush PHOTO AP K v Le président Bush fait un salut de la main à sa sortie de la résidence officielle du premier ministre japonais où il s’était effondré quelques instants plus tôt, victime de la fatigue et d’une gastro-entérite.Des médecins ont fait savoir qu’il était remis, jeudi matin à Tokyo, après une bonne nuit de sommeil.T La Russie durcit le ton sur la question de la flotte de la mer Noire Affluence record dans les cliniques de dépistage du sida Isabelle Paré LA VAGUE de peur déclenchée en novembre et décembre derniers par les déclarations choc reliant le sida au monde du sport a eu l'effet d’une bombe dans les cliniques de dépistage où le nombre de tests effectués a fracassé des plafonds jamais atteints.C’est ce que confirment les données complétées hier par le Laboratoire de santé publique du Québec qui chiffre à 10 1061 le nombre de tests de dépistage du VIII effectués au Québec au cours des quatre semaines comprises entre la mi-no- vembre et la mi-décembre 1991.Ce boom subit représente une augmentation de plus de 25 % par rapport aux 7926 tests effectués à l’échelle du Québec durant les quatre semaines précédentes, et une hausse marquée si l’on tient compte de la moyenne d’environ 7100 tests par mois observée au cours de l’année 1991.« On s’attendait à dépasser les 8000 tests.Mais maintenant, il est clair que durant cette période, la vague de dépistage a été beaucoup plus importante et dépasse de loin les plafonds atteints auparavant », a affirmé hier le Dr Michel Brazeau, directeur du Voir page 4 : Sida MOSCOU (AFP) — Le président russe Boris Eltsine a durci le ton hier en réaffirmant qu’« en tout cas » la flotte de la mer Noire « n’est pas ukrainienne », tandis que les prétentions de Kiev sur la marine suscitent un véritable tollé parmi les militaires de l’ex-armée soviétique.« La flotte de la mer Noire est unifiée, fait partie des forces armées stratégiques, c’est-à-dire avec un commandement uni des pays de la Communauté des États indépendants », a déclaré le président russe hier matin avant son départ pour une tournée dans plusieurs villes de province.« En tout cas elle n’est pas ukrainienne», a-t-il ajouté.Cette déclaration tranchée du chef de l’État russe intervient après plu- sieurs jours de protestations à travers le pays contre l’appropriation par les autorités ukrainiennes des unités des districts militaires d’Ukraine et notamment de la flotte de la mer Noire.Le président du Parlement russe M.Rouslan Khazboulatov, a déclaré hier « inadmissible » que l’on « dissèque les forces armées ».« Il ne faut pas laisser la marine passer sous la juridiction d’un pays membre de la Communauté des États indépendants quel qu’il soit », a-t-il dit dans une interview diffusée par la télévision centrale de la CEI.Les autorités russes étaient restées en retrait depuis le 3 janvier quand l’Ukraine a annoncé sa volonté de faire prêter serment à toutes les forces se trouvant sur son ter- ritoire.La réprobation quasi générale de la haute hiérarchie de l’ex-Armée rouge contre la nationalisation par l’Ukraine de la flotte de la mer Noire a sans doute encouragé la Russie à prendre position dans un litige délicat qui menace directement l’avenir de la CEI à peine constituée.Le commandant de la flotte du Pacifique, l’amiral Guennadi Khvatov cité par l’agence TASS, est revenu à la charge hier contre « l’interpréta-tiCn » par l’Ukraine de ses droits dans le domaine militaire.« Il est clair pour les marins militaires que le gouvernement de l’Ukraine n’est pas en droit de décider du destin de la flotte de la mer Noire, qui a été créée et s’est développée grâce au travail de nombreuses ré- publiques de l’ex-URSS.La position des marins du Pacifique est claire : nous sommes pour une flotte unie », a déclaré l’amiral.Des mouvements de protestation sont également apparus au sein des unités des forces armées de l’ex-URSS, reflet de l’inquiétude suscitée par le partage des forces entre les républiques.Selon l’agence russe R IA, une manifestation d’officiers protestant contre la décision ukrainienne de faire prêter serment aux militaires stationnés en Ukraine doit se dérouler aujourd'hui à Kiev, à l’instigation de l'École de l’armée de l’air de la capitale ukrainienne.Le « congrès » de délégués militaires convoqué pour le 14 janvier au Kremlin — et auquel les chefs d’État Voir page 4 : La Russie ÉDUCATION RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES 842-9645 Date de tombée le 10 janvier 1992 Le 17 janvier prochain, LE DEVOIR publiera son traditionnel premier cahier spécial bi-annuel sur l'éducation.Il aura pour thème l’évaluation.Autant l’évaluation des programmes d'étude que des méthodes d’enseignement, des enseignants que des dirigeants, des établissements que des équipements.Un sujet de brûlante actualité qui n'a pas cessé de défrayer les manchettes au cours de la dernière année.Nous ferons le tour de cette question très importante à tous les paliers du système, des classes maternelles jusqu'à l'université.Il sera également question, à l'intérieur de ce thème général, des problèmes de la petite enfance.Nous présenterons les points de vue qui émanent des milieux de l'éducation, syndicaux et socio-économiques.Nous rencontrerons les ministres qui sont en charge de ces dossiers.Voici donc un cahier de réflexion qui fera le point sur un dossier chaud, destiné à le rester.PARUTION le 18 janvier DANS LE DEVOIR i 2 B Le Devoir, jeudi 9 janvier 1992 PHOTO CP Nouveau départ Après trois ans comme secrétaire de presse du premier ministre, Gilbert Lavoie, anciennement du journal La Presse, quitte Brian Mulroney pour accepter le poste de rédacteur en chef du quotidien outaouais Le Droit.Il sera remplacé par Mark Entwistle, qui occupait depuis un an le poste de secrétaire de presse adjoint au même cabinet.Ce dernier devient ainsi le quatrième secrétaire de presse attitré du premier ministre depuis 1984.Moratoire sur la vente des prothèses mammaires au silicone Huguette Young de lu Presse canadienne OTTAWA — Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social Benoit Bouchard a annoncé un moratoire sur la vente et la distribution de prothèses mammaires au gel de silicone.Le ministre a posé ce geste quarante-huit heures après que la Food and Drug Administration des États-U nis, l’agence de réglementation des produits médicaux et pharmaceutiques, en ait fait autant lundi.La FDA a demandé aux fabricants et aux médecins de cesser d’utiliser cet implant mammaire pendant une période de 45 jours, le temps d’analyser de nouvelles données scientifiques inquiétantes.L’Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec a aussitôt annoncé qu’elle recommandait à ses membres d’en faire autant.Pour l’heure, le Canada ne va pas aussi loin que les États-Unis.Dans une lettre qu’il a fait parvenir aux fabricants, le ministre Bouchard les invite à interrompre provisoirement la vente et la distribution des prothèses au silicone.Leur réponse a été encourageante, a ajouté M.Bouchard au cours d'une conférence de presse, hier.« Les trois compagnies américaines qui vendent ces produits au Canada et qui sont touchées par le moratoire américain ont déjà fait savoir au ministère qu’elles allaient respecter cette demande, a-t-il précise.Ces compagnies produisent la majorité des prothèses mammaires vendues au Canada.» Quant aux médecins, c’est à eux de décider s’ils utiliseront ces implants ou non, de préciser le ministre.Il a dit préférer qu’ils s’abstiennent de le faire pendant une période de temps indéterminée.Le ministre a répété que le gouvernement canadien ne disposait d’aucune nouvelle information scientifique lui permettant de croire que l’usage de ces prothèses soit néfaste pour la santé des femmes.« Le geste que nous posons n’est qu’une mesure provisoire dans l’attente des renseignements que nous avons demandés à la Federal Food and Drug Administration, de poursuivre le ministre.Les femmes qui ont déjà reçu ce type de prothèse devraient continuer à consulter leur médecin selon qu’elles le jugent à-propos.» Depuis deux jours, le gouvernement canadien attend impatiem- ment les renseignements dont dispose la FDA au sujet des prothèses mammaires au silicone.Mais en vain.Le gouvernement a donc décidé de passer aux actes, afin d’essayer d’endiguer un vent de panique qui pourrait prendre des proportions démesurées.« À partir de cette information qui vient des Américains, ça risque de créer un climat de doute, a précisé le ministre.Après deux jours, je ne pouvais plus attendre et je pense qu’il était le temps de le dire.» L’opposition a aussitôt critiqué la lenteur du gouvernement canadien à réagir.« On n’a pas à avoir honte d’imiter la décision américaine», a clamé le député libéral ontarien Don Boudria.Hier, son collègue chargé des questions de santé, le docteur Rey Pagtakhan, a imploré M.Bouchard d’interdire l’utilisation des prothèses mammaires au silicone au Canada, suivant la décision de la FDA.Le ministre devrait proscrire sans plus larder l’usage de ces implants, a ajouté d’emblée la députée néo-démocrate Lynn Hunter.Sur la foi de nouvelles études qui n’ont pas été divulguées, la FDA soupçonne que les implants au silicone peuvent se désagréger et libérer des particules dans l’orga- nisme, entraînant la formation de substances cancérigènes.On craint que ces produits puissent provoquer des infections et affecter le système immunitaire.Au Canada, divers scientifiques ont mis en doute la sécurité de la prothèse Meme, mais leurs études n’ont pas eu de suites.Rn janvier 1989, le chercheur Pierre Blais, qui était à l’emploi du Bureau des appareils médicaux, avait recomande que ce produit soit retiré du marché.Ses conclusions n’ont pas été retenues, et il a été remercié de ses services.M.Bouchard a reconnu hier que le ministère avait ignoré ses recornj-mandations, mais il ajouté que « les arguments du Dr Blais n’étaient pas concluants ».Au Canada, environ 150 000 fetn mes ont reçu une prothèse main maire.La majorité a choisi une prothèse au gel de silicone.Le PQ nie les prémisses de l’étude C.D.Howe Norman Delisle de la Presse canadienne QU É B RC — L’étude de l’Institut C.D.Howe selon laquelle la Communauté économique européenne (CRR) évolue vers un fédéralisme de plus en plus centralisé, à la mode canadienne, « est basée sur des prémisses fausses et sur des sophismes », estime le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard.M.Brassard réagissait hier, lors d’une entrevue téléphonique, à la publication par l’Institut C.D.Howe d’une étude critiquant à la fois la décentralisation des pouvoirs proposée par le Parti libéral du Québec et la souveraineté suggérée par le Parti québécois.Cette étude soutient que les deux options vont à l’encontre de la centralisation de plus en plus grande des pouvoirs comme on le voit dans la Communauté économique européenne.« C’est un sophisme parce que l’Rurope est loin d’être devenue un État fédéral, a affirmé M.Brassard.Lors de la conférence européenne de Maastricht, en décembre dernier, les pays européens ont créé une monnaie commune mais ne sont pas devenus les États unis d’Rurope», a souligné le député péquiste.Il a noté que les pays européens demeurent des États souverains et veulent continuer à adopter des politiques étrangères différentes, comme le démontre l’attitude de l’Allemagne qui a récemment reconnu l’indépendance de la Croatie malgré l’avis contraire formulé par d’autres pays européens.« Rien ne laisse entrevoir que l’Allemagne veut devenir une grosse Ontario et que les Pays-Bas pourraient devenir une sorte de Nouveau-Brunswick dans une fédération européenne», a ironisé M.Brassard.Selon le député Brassard, ces « fausses prémisses » mises de l’avant par l’Institut C.D.Howe confirment le désir de cet organisme de « produire des instruments de propagande et des outils contre la sou- veraineté du Québec ».« Ils ont délibérément décidé de se porter à la défense du régime fédéral.Ils ont un parti pris évident dans leur série d’études.Le fait de défendre des thèses politiques affecte leur crédibilité et leur sérieux», a dit M.Brassard, qui est porte-parole de l’opposition péquiste dans le dossier constitutionnel.Par ailleurs, il était impossible d’obtenir hier les réactions du ministre G il Rémillard à la suite de la publication de l’étude de l’Institut.L’avocat libéral Jean Allaire, parrain du rapport constitutionnel du Parti libéral du Québec qui porte son nom, s’est par ailleurs étonné des propos de l’Institut C.D.Howe.Tout en signalant qu’il n’avait pas pris connaissance du texte intégral de l’étude, mais uniquement des rapports de presse, Me Allaire a soutenu que le rapport Allaire ne suggère pas de comparaison avec la Communauté économique européenne.La Communauté européenne et le fédéralisme canadien sont des cho- ses « difficiles à comparer », a-t-il fait valoir.Me Allaire ne partage pas également les propos de l’Institut C.D.Howe qui qualifie de « contradictoire » la thèse libérale d’une union économique forte (Canada-Québec) assortie d’une décentralisation des pouvoirs vers le Québec.« Non seulement ce n’est pas contradictoire, mais il vaut mieux chercher des solutions comme le fait le rapport Allaire plutôt que de jeter de l’huile sur le feu », a dit l’avocat libéral.Par ailleurs, le ministre québécois de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Claude Ryan, a dit : « Tant l’Rurope que le Canada ont des leçons à apprendre l’un de l’autre en matière de fédéralisme », a-t-il soutenu alors qu’il se présentait à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.M.Ryan s’en est tenu à ces généralités parce qu’il n’avait pas encore pris connaissance du document C.D.Howe.après la Presse canadienne OTTAWA — Des députés des trois principaux partis fédéraux estiment qu’Ottawa devrait renoncer à une proposition constitutionnelle qui donnerait à la Banque du Canada des pouvoirs accrus dans sa lutte à l’inflation.Au cours d’audiences spéciales qui reprennent la semaine prochaine, une branche du comité des Communes sur les finances doit entendre les témoignages du gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, et de représentants d’organismes analogues aux États-Unis et dans d’autres pays.Mais déjà un consensus se dégage chez les députés, qui veulent qu’Ottawa abandonne sa suggestion de modifier la Loi de la Banque du Canada pour faire de la lutte à l’inflation l’objectif premier de la banque centrale.« Les témoins que nous avons entendus n’ont généralement pas été enthousiastes », a indiqué le député libéral John Manley, qui a présidé les séances spéciales.Le critique des finances au Nouveau Parti démocratique Steve Langdon trouve illogique de réduire le mandat de la banque à un seul objectif.Il est persuadé que la mesure 17 mois de prime de départ après 19 mois de travail Nouvelles coupures au ministère de l’Environnement Louis-Gilles Francoeur LR MINISTÈRR de l’Rnvironne-ment réduira d’ici la fin d’avril de 20% les budgets non encore dépensés qui étaient sensés servir à la rémunération des employés occasionnels dont les emplois ne seront pas rendus permanents.Telle est la directive émise avant-hier par le sous-ministre de l’Rnvi-ronnement, M.André Trudeau, qui vise ainsi 151 de ses employés, soit 42 professionnels et 109 fonctionnaires.Cette directive, dont LE DRVOIR a obtenu copie, précise que chacun des employés visés devra se priver d’une façon ou d’une autre de neuf jours de salaire d’ici la fin de l’année budgétaire.On suggère donc depuis hier aux occasionnels en cause, soit de réduire leur semaine de travail de cinq à quatre jours entre le 27 janvier et le 31 mars, soit de raccourcir de neuf jours les contrats d’occasionnels devant se terminer le 1er avril.La directive du sous-ministre Trudeau aux membres du Comité de coordination du ministère (haute di- rection) précise que ces coupures additionnelles font partie du plan de « réduction des dépenses approuvé par le conseil des ministre, le 27 novembre dernier».LR DRVOIR révélait le 24 décembre que pour équilibrer son budget général, Québec entend d’autre part réduire de 10% sa fonction publique en cinq ans, un plan qui vise cette fois les postes permanents.Les employés occasionnels pourront absorber les coupures décrétées — en conformité avec les conventions collective, soutient la directive — en se privant, soit neuf jours de vacances ou de journées de temps supplémentaires.Ils peuvent aussi se prévaloir de congés sans solde.Dans tous les cas, les employés en cause devront avoir fait leur choix au bureau du personnel au plus tard lundi prochain.La directive du sous-ministre ne précise pas comment les dossiers, souvent fort nombreux, confiés à ces employés occasionnels seront menés à terme avec une réduction de 20 % du temps qui leur est normalement consacré.QU É B RC (PC) — Le Parti québécois juge « scandaleux » le versement d’une indemnité de départ équivalant à 17 mois de salaire à un fonctionnaire cadre qui a occupé son poste pendant seulement 19 mois.Le porte-parole de l’opposition péquiste, Guy Chevrette, député de Jo-liette, a ironiquement sommé hier le gouvernement Bourassa de faire connaître sa nouvelle politique en matière de primes versées lors d’un bris de contrat le liant à un cadre ou à un haut fonctionnaire.La réaction de M.Chevrette est survenue à la suite du versement d’une indemnité de départ de 160 000 $ à M.Raymond R.Lavoie, président démissionnaire de la Société des établissements de plein air du Québec (SRPAQ).La SRPAQ est un organisme gouvernemental qui gère certains équipements de loisir possédés par le ELECTION PARTI Anjou Le 20 janvier «-J Du lO AU *15 JANVIER, C'EST LA RÉVISION SPÉCIAL Rappel Parce qu’un vote ça compte.Vous pouvez compter sur une deuxième chance La Loi électorale du Québec prévoit une période de révision spéciale des listes électorales pour tout électeur de la circonscription d’Anjou qui n’est pas inscrit sur la liste électorale ou qui constate une erreur dans son inscription.Si vous désirez vous inscrire ou apporter une correction à votre inscription, vous devrez vous présenter, du 1 O au 15 janvier, entre 1 O h et 22 h, au bureau du directeur du scrutin de la circonscription d’Anjou.Il vous sera toutefois impossible de faire une demande de radiation lors de la révision spéciale.Pour de plus amples renseignements, composez sans frais le 1 800 461-0422 de 9 h à 22 h, 7 jours par semaine.Pour voter le 20 janvier, vous devez être inscrit sur la liste électorale.La révision spéciale des listes électorales est votre dernière chance pour vous y inscrire.Le Directeur général des élections du Québec et le directeur du scrutin de la circonscription d’Anjou assurent et protègent votre droit de vote.VV Le Directeur général des élections ¦LM du Québec Pierre-F.Côté, C.R.parce qu'un vote, ça compte Des députés des trois partis veulent qu’on abandonne l’idée d’amplifier les pouvoirs de la Banque du Canada va être rejetée.Même le député conservateur Don Blenkarn, qui a déjà présidé le comité parlementaire des finances, abonde dans le sens des députés de l’opposition.D’autres conservateurs, y compris l’actuel président du comité Murray Dobrin, ont pris leurs distances par rapport à la proposition.’ M.Dobrin ne remet nullement en question la campagne que mèrte John Crow en faveur de la stabilisation des prix ni ses mesures de lutte à l’inflation, mais il ne croit pas qüe la Loi de la Banque du Canada doive être changée pour autant.Depuis les 60 dernières années, lit Banque du Canada a le mandat, très large, de gérer « les fluctuations Lu niveau général de la production, üli commerce, des prix et de l’emploi »'.’ Dans ses propositions constitutionnelles de nature économique, Ottawa proposait d’amender la loi « pour établir clairement que le mandat de la banque est de réaliser et de préserver la stabilité des prix ».Une telle mesure reviendrait à valider la position de M.Crow, qui a adopté la ligne dure à l’égard de l’inflation, et que certains accusent d’avoir combattu l’inflation au détriment de l’ensemble de l’économie.I, gouvernement comme le mont Saint-Anne ou le manoir Montmorency.' M.Lavoie, qui était en poste depuis 19 mois, a touché une indemnité de départ valant 17 mois de salaire.Son contrat comme président de la SRPAQ, daté du 1er mai 1990, devait durer jusqu’au 29 avril 1995.Les raisons de sa démission (fessa de faire meurent obscures, mais le quotidien politique en Le Soleil, qui a publié l’affaire, poêlées lors d'un tend que M.Lavoie n’était pas d’accord avec le projet du gouvernement de liquider la SRPAQ dans les prochains mois.« Une entreprise qui agirait comme le gouvernement en payajil de telles indemnités de départ serqjt vite sur la paille », a réagi le député Chevrette.La politique habituelle du gouvernement est de payer l’équivalent de six mois de salaire dans un tel cas; a rappelé le député Chevrette.Lorsque les tribunaux civils ont été saisis de plaintes à cet égard, ils ont établi une jurisprudence fixant à trois mois de salaire la valeur de l’indemnité de départ., « Une prime de 17 mois pour quitter un emploi occupé pendant 19 mois constitue un scandale », a dit M.Chevrette.M.Lavoie a été remplacé à la tête de la SRPAQ par M.Jean-P.Vézina, ex-président de la Société de l’assu-rance-automobile du Québec.Ce dernier est entré en fonction lundi dernier.M.Lavoie avait accédé à la présidence de la SRPAQ par décision du conseil des ministres.Il ne cache pas ses affinités libérales et se présente comme « un bon ami » du ministre Gil Rémillard, selon ce qu’il a dé claré au Soleil.Ottawa tient à garder secrets certains sondages OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a officiellement refusé de divulguer les résultats de ses sondages d’opinion sur les questions constitutionnelles, hier.Le Bureau du Conseil privé, le secrétariat du cabinet, s’est limité à publier une partie des pages d’introduction aux sondages de 1990 et 19J1, prétextant que la publication des questions et réponses et de l'analyse de près de 700 pages des résultats des sondages pourrait nuire aux relations fédérales-provinciales.Des sondages d’envergure nationale ont été effectués en octobre 1990, ainsi qu’en juin et septembre 1991, tandis qu’une consultation ap profondie a été menée en juin dernier au Québec, où le gouvernemept a par ailleurs tenu des discussions (je groupe durant l'été et à l’automne.La Presse canadienne et le quq|i (lien torontois The Globe and Mail ont réclamé les résultats des sondages en invoquant la Loi d’accès à l’information, après avoir demandé, en vain, la publication des sondages suivant les procédures habituelles.La décision du Bureau sera contestée devant le Commissaire à l'in formation John Grace, qui examinera les sondages et décidera s’il pressera le gouvernement de les ren dre publics.Selon certaines sources, le gouver nement serait déterminé à ne pas di vulguer les résultaLs des sondages t Le Devoir, jeudi 9 janvier 1992 ¦ 3 Le blocage face à 200 cols bleus pourrait relancer Québec aidera les victimes de la MIUF à défrayer les coûts de la requête en appel le conflit avec Montréal Sylvain Blanchard ON CROYAIT que c’était fini, mais non.200 des 4700 cols bleus de la Ville de Montréal pourraient exercer de nouveaux moyens de pression la semaine prochaine, dans le but de débloquer leurs négociations avec la Communauté urbaine de Montréal.Leur président Jean Lapierre, en vacances jusqu’à lundi, pourrait en effet reprendre l’offensive vers la fin de la semaine, avec cette fois comme cible l'usine d’épuration des eaux de la CUM, là où travaillent la majorité de ces 200 cols bleus, lesquels, contrairement à leurs 4700 collègues, sont toujours à la recherche d’un règlement sur le renouvellement de leur convention.Dans l'impasse depuis un mois, les négociations entre la CUM et ce petit groupe de cols bleus achoppent essentiellement sur deux points : la sous-traitance et la réduction de la semaine de travail.D’un côté, les syndiqués exigent la diminution de 40 à 37 heures et demie de leur semaine de travail (le même règlement que celui intervenu entre la Ville et leurs confrères), alors que, de l’autre, la partie patronale tente d’obtenir plus de souplesse de ses vis-à-vis pour faire appel au secteur privé sur une base régulière.Notamment pour effectuer l’entretien périodique des installations de l’usine d’épuration des eaux de Rivière-des-Prairies.Selon nos informations, la CUM serait disposée à accorder la réduction d’heures de travail demandée, mais à la seule condition que le syndicat accepte de se plier à sa demande concernant la sous-traitance.Ce que refusent les négociateurs des cols bleus, Michel Fontaine et Jean Lapierre.Cette impasse a un impact important, puisqu’elle retarde l’entrée en vigueur de l’entente de principe intervenue en novembre entre la Ville de Montréal et l’exécutif des cols bleus.Ces derniers, en effet, se sont engagés à ne pas signer ce document tant et aussi longtemps que leurs 200 confrères de la CUM n’en seraient pas arrivés à un règlement.Cette situation crée une pression énorme sur le syndicat qui, devant l'absence de progrès à la table de négociation, envisage maintenant d’exercer de la pression sur la CU M.Plusieurs s’attendent à ce que le « brasse-camarade » se produise à l’usine d’épuration des eaux vers la fin de la semaine prochaine, le temps de permettre à Jean Lapierre de faire un dernier tour de table avec ses interlocuteurs.Les 4700 cols bleus qui attendent la conclusion d’un règlement à la CUM se privent actuellement d’un chèque de quelques milliers de dollars représentant l’augmentation de 5 % consentie par la Ville de Montréal pour l’année 91.Us se privent également de la hausse salariale de 2 % accordée pour 92 et de la réduction de 40 à 37 heures et demie de leur semaine de travail.Devant l’absence de progrès à la CUM, plusieurs manifestent leur impatience auprès des dirigeants du syndicat, à qui l’on demande de faire le nécessaire pour que les choses se règlent au plus vite.Frais et dispos, leur président Jean Lapierre devrait faire une entrée remarquée lors de la prochaine rencontre de négociation.Pierre April de la /Yesse canadienne QUÉBEC — Le ministère québécois de la Justice a décidé de défrayer les coûts de préparation et de rédaction de la requête en appel présentée hier au Palais de justice de Montréal au nom de la Fédération des comités des victimes de la mousse d urée formaldéhyde (MIUF).La décision a été confirmée par Me Elaine Ménard, conseillère juridique du ministre de la Justice G il Rémillard.QUÉBEC (PC) — Le chef du conseil de bande de Kahnawake, Joe Norton, renoue le dialogue avec le gouver-ment Bourassa.M.Norton a fait parvenir, mardi, une lettre au premier ministre Bourassa pour relancer les discussions au sujet de la protection policière aux abords et dans la réserve mohawk.Le 12 décembre dernier, le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, avait annoncé que les pourparlers à ce sujet avaient conduit à une impasse.Hier, à son arrivée au conseil de ministres à Québec, le ministre ne s’est pas montré étonné du geste posé cette semaine par Joe Norton.« C’est arrivé souvent au cours de la dernière année.Ils s’essayent à gauche et à droite.Si ça ne marche pas à un niveau, ils vont à l’autre niveau, et puis ils reviennent au niveau Isabelle Paré LA MAJORITÉ des cégeps du Québec ont l’intention de maintenir leurs services de placement malgré la décision prise l’automne dernier par Emploi et Immigration Canada de couper les vivres aux centres d’emploi sur campus destinés aux étudiants.C’est du moins ce qui ressort d’un mini-sondage effectué au mois de décembre par la Fédération des cégeps du Québec qui regroupe quoique 45 cégeps et collèges à travers la province.Ce coup de sonde permet de savoir qu’à ce jour, en dépit du retrait fédéral, plus de 21 cégeps sur 35 ayant répondu au questionnaire de la Fédération ont l’intention de préserver un centre d’emploi sur campus pour leurs étudiants.De ce nombre, une dizaine ont conclu une entente négociée avec Ottawa qui prévoit le retrait progressif sur trois ans du financement des centres d’emploi équivalent à 25 % des ressources en 1991-92,50 % en 1992-93, 75 % en 1993-94, pour aboutir au re- « La décision de financer l’ensem ble de l’appel n’a cependant pas encore été prise, a expliqué Me Ménard.Dans un premier temps, on finance l’inscription (en Cour d'appel) pour protéger les droits des parties d’en appeler qui devaient prendre fin le lundi 13 janvier.» La décision du juge René Hurtu-bise, de la Cour supérieure du Québec, de refuser aux six propriétaires de maisons isolées à la MIUF le droit à des compensations financières, en invoquant l’absence de preuve de dommages tant à la santé qu’à la propriété, a été rendue le 13 décem- antérieur si ça fait l’affaire.Il n’y a pas de problème là », a commenté, ironique, M.Ryan.Personnellement, le ministre ne s’est pas montré pressé outre mesure de reprendre formellement les discussions avec le conseil de bande de Kahnawake.« Il faut digérer la signification de ce qui est arrivé en décembre », a-t-il précisé.D’autre part, Claude Ryan a indiqué n’avoir aucune information nouvelle sur les dissensions internes ^ui opposent le conseil de bande à certains membres plus radicaux de la réserve.En annonçant en décembre l’échec des discussions qu'il avait menées durant plusieurs semaines avec le conseil de bande, le ministre avait fait allusion à des déchirements internes pour expliquer ce résultat.trait total en 1994-95.« Nous avons toujours prétendu que ces ressources sont essentielles pour les jeunes, surtout en cette période de chômage.Mais le gouvernement fédéral n’a pas voulu reporter sa décision.C’est pourquoi nous avons invité les cégeps à négocier ces ententes, en tenant compte que d’ici trois ans, Québec prendra probablement le relais», a espéré hier M.Gaétan Boucher, directeur général de la Fédération des cégeps.Au cabinet du ministère de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, on a certes reconnu à l'automne l’importance de ces services pour la clientèle étudiante.Toutefois, le ministre Bourbeau a fait valoir qu'il ne pouvait prendre sous son aile le financement des centres de placement sur campus tant que le rapatriement des pouvoirs en cette matière se serait pas chose faite.« Tout ce que je peux dire aux cégeps, avait-t-il dit, c’est d’attraper la perche tendue par Ottawa».Et c’est ce que la majorité d’entre bre dans un jugement de plus de 1100 pages.Le procès avait nécessité 450 jours d'audiences de 1983 à 1990.Les procédures ont entraîné des déboursés d’environ 26 millions $, dont 4 millions $ ont été défrayés par l’Office de la protection du consommateur pour les six demandeurs qui s’étaient adressés aux tribunaux au nom de toutes les familles québécoises touchées (environ 80000 canadiens dont 42000 Québécois).Les plaignants réclamaient des dommages et intérêts moyens de 200 000$ par famille soit une somme M.Ryan a par ailleurs fait savoir qu'une enquête avait été ouverte par la police de la Communauté urbaine de Montréal au sujet d’une balle perdue en provenance probablement de la réserve de Kahnawake et qui a abouti dans une résidence de Ville LaSalle.Le ministre a également confirmé qu'un autre coup de feu avait été tiré ! mardi dans les environs de la ré- ! serve.Même s'il y a enquête, M.Ryan n’a pas hésité à évoquer les limites de l’intervention policière dans ce genre de dossier.« On peut dire que ça vient du village de Kahnawake.Allez-vous mettre en accusation tout le village ?», s’est interrogé Claude Ryan, en rappelant que la Sûreté du Québec n’opérait pas « pour le moment » à l’intérieur des limites de la eux se sont empressés de faire.Des 21 collèges qui ont l'intention de mettre sur pied leur propre centre, sept prévoient le financer à partir de sommes puisées à même leur propre budget, deux par le biais de frais spéciaux, et sept sont toujours en quete de nouveaux moyens de financement.Toutefois, un centre d’emploi sur campus a déjà fermé ses portes au cégep de Rimouski, et un autre cégep a décidé de s’en tenir à un simple service d’affichage des offres d'emploi.Malgré tout, espère la Fédération des cégeps, des 25 collèges qui restent, la majorité devrait conclure des ententes avec Ottawa d’ici le mois de janvier ou février.Par ailleurs, un rapport d'évaluation effectué pour le gouvernement démontre que 64 % des étudiants dont le cégep possède un centre de placement ont utilisé un ou plusieurs de ses services.De plus, en 89-90, les agents de ces centres ont consacré pas moins de 75 % de leur temps à la recherche d’emplois pour les étudiants.d'environ 1 milliard $ pour l’ensemble des victimes.Les défendeurs étaient le gouvernement fédéral qui avait encouragé l’utilisation de la MIUF, les fabricants, les installeurs, leurs assureurs et le procureur général du Québec représentant le Bureau d’économie d’energie qui avait versé des subventions aux familles pour l’isolation de leur maison.En prenant la décision de défrayer les frais de la requête en appel, le ministère ne s’est toutefois pas engagé à aller plus loin.« Si l’appel est accordé, a induiué Me Ménard, le ministre devra decider s’il participera au financement après avoir obtenu l’aval de ses collègues du conseil des ministres.» En apprenant la nouvelle, hier, la porte-parole de l'opposition péquiste, Mme Jocelyne Caron, a indiqué qu’elle insistera pour que le ministère de la Justice s’engage à financer l’ensemble de l’appel.« Présentement, a-t-elle dit, on ne fait que sauver le délai et on veut un engagement sur l'ensemble de la procédure.» Dans leur requête, les avocats du gouvernement ont demandé d'être exemptés de déposer dix copies des documents pertinents à la cause.« Une demande sera déposée, a précisé Me Ménard, pour qu’on ne tienne pas compte des procédures normales de la Cour d’appel parce que normalement il faut dix copies (ie tous les dossiers conjoints et, dans ce cas-ci, il y aurait suffisamment de papier pour remplir une pièce ou deux du Palais de justice.» Il y a eu 70 000 pages de témoignage en plus des 25 000 pages de rapports d’experts.En réponse à une question de Mme Caron en Chambre le 17 décembre, le ministre Rémillard avait indiqué que les aspects humains dans cette affaire le préoccupaient grandement et qu’il avait demandé à ses conseillers d’étudier toutes les possibilités d’intervention.« Au-delà de l’aspect juridique, avait-il soutenu, il y a aussi l’aspect humain, et comme ministre de la Justice et responsable de la protection du consommateur, je suis aussi très sensible à ces différents aspects humains qui peuvent se dégager de ce dossier.» La récession touche même les jeux de hasard TORONTO (PC) — La société qui administre les trois loteries nationales a apporté la preuve, hier, que les Canadiens ne se jettent pas à corps perdu dans les jeux de hasard au cours des périodes économiques difficiles.Mme Elizabeth Knebli, gérante générale de la Société de la loterie înterprovinciale, a fait savoir en effet que la vente des billets pour Lotto 6-49, la Provincial et l’Evénement spécial (Célébration) a atteint 1,6 milliard $ en 1991, soit une augmentation de seulement ,03 % sur l’année précédente.Si l’on tient compte d’un taux d’inflation de 4 %, a signalé Mme Knebli, les ventes de l’année dernière ont été effectivement moins importantes que celles de 1990.Les prévisions pour 1992 vont d’une croissance légère à nulle, a-t-elle noté.« Les gens y pensent à deux fois avant de dépenser de l’argent pour quoi que ce soit, a souligné Mme Knebli, y compris pour l’achat d’un billet de loterie.» Ces trois loteries comptent pour la moitié de tous les billets vendus au Canada.Cinq sociétés régionales gèrent des dizaines d’autres loteries, qui subissent elles aussi les effets désastreux de la récession.La baisse des ventes, a fait remarquer Mme Knebli, signifie que les rovinces vont avoir moins d’argent consacrer aux programmes sociaux, aux hôpitaux, aux organisations sportives et à l’organisation des loisirs.L’ÉDUCATION DES ADULTES AU CÉGEP Renseignez-vous au cégep de votre région ou à CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu’à 21 h.nous acceptons les frais d'interurbain EN BREF.Nomination à L’Actualité PAU LE Beaugrand-Champagne deviendra le 31 janvier rédactrice en chef adjointe à L'Actualité.Mme Beaugrand-Champagne occupait jusqu’à ce jour un poste similaire au magazine Chatelaine.Depuis le début de sa carrière journalistique en 1962, elle a occupé différentes fonctions tant à La Presse qu’au Jour et au DEVOIR, où elle a été rédactrice en chef adjointe.Elle avait d’ailleurs remporté en 1990 le Prix de journalisme Michener pour la réalisation l’année précédente au DEVOIR d’un cahier spécial en français et en inuktitut sur les élections au Nouveau-Québec.Conflagration à Shawinigan SHAWINIGAN (PC) — Après sept heures de combat' les pompiers de Shawinigan, de Grand-Mère et de St-Gérard-des-Laurentides sont parvenus à maîtriser un violent incendie qui a détruit quatre édifices du centre-ville dans la nuit de mardi à mercredi.Pas moins de six commerces, deux bureaux d’avocats et 14 logements ont été rasés par les flammes que des vents forts ont contribué à propager rapidement.Une trentaine de locataires ont tout perdu et n’ont eu que le temps de fuir leur logement.Deux pompiers ont été légèrement blessés en combattant cet incendie qui a déjà cause des dommages évalués à plusieurs millions de dollars.Mandat d’arrestation contre « Lasagne » SAINT-JÉROME (PC) — Le juge Benjamin Greenberg, de la Cour supérieure, a émis un mandat d’arrestation contre le Warrior Ronald « Lasagne » Cross parce qu’il ne s’est pas présenté à son procès qui devait se poursuivre hier au Palais de justice de Saint-Jérôme.L’accusé, qui jouissait de sa liberté moyennant un cautionnement de 50 000 $, était introuvable hier matin au moment où la Couronne devait entreprendre sa plaidoirie.Après avoir suspendu l’audition de la cause pendant quelques heures, dans l’espoir que Cross se présenterait devant le tribunal, le juge a émis le mandat d’arrestation et ajourné le procès à ce matin.Les deux autres accusés dans cette affaire, Gordon « Noriega » Lazore et Roger Lazore, étaient toutefois présents.L’avocat de Cross, M.Julio Peris, n’a pas caché sa surprise en soulignant que son client n’avait jamais fait défaut de se présenter devant la cour depuis le début des procédures il y a neuf mois.Le mandat d’arrestation a été confié à la Sûreté du Québec qui devra faire appel à la collaboration des Peacekeepers de la réserve de Kahnawake où réside Cross.Les trois hommes doivent répondre de 49 chefs d’accusation, dont ceux d’introduction par effraction, de coups de feu, de possession d’armes et de menaces, relativement au siège de l’été 1990 à Oka.2000 médecins en grève LES QUELQUES 2000 médecins résidents du Québec seront en grève générale lundi prochain, le gouvernement ayant été incapable de leur présenter des offres jugées satisfaisantes.Les services essentiels seront toutefois maintenus dans les salles d’urgence des hôpitaux.En négociation depuis deux ans, les médecins résidents sont sans contrat de travail depuis juillet 1989.Les horaires de travail, les tours de garde et les salaires sont au coeur du litige.Un centre d’accueil reçoit 2 millions LE MINISTÈRE de la Santé et des Services sociaux a accordé 2,3 millions $ au Centre d’accueil Saint-Jovite pour mener à terme un important projet d’agrandissement et de rénovation fonctionnelle de l’établissement, qui passera de 2000 à 3500 mètres carrés.Ce centre d’accueil éprouvait certaines difficultés à accueillir les personnes âgées qui ont besoin d’une aide continue en raison d’une perte de plus en plus prononcée de leur autonomie, et on estimait que le manque d’espace engendrait des problèmes pour le personnel dans la dispensation des services de qualité aux bénéficiaires.Magasinage dévastateur FREDERICTON ( PC) — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dévoilé hier un document de travail qui conclut que le magasinage transfrontalier est dévastateur pour l’économie provinciale.Selon le document, le Nouveau-Brunswick a perdu en 1991 200 millions de dollars en ventes, 1400 emplois et 25 millions $ en taxes non perçues.Le ministre du Développement économique, Denis Losier, affirme que le gouvernement est prêt à agir mais veut d’abord connaître l’opinion de la population.Il a précisé que les solutions envisagées dans le document seront discutées lors de rencontres publiques qui seront tenues à compter de la fin du mois.Parmi ces mesures, on note la réduction des taxes sur l’essence et l’alcool, de même que l’ouverture des commerces le dimanche et la promotion du magasinage au Canada.La taxe de vente au Nouveau-Brunswick est de 11 %, la deuxième plus élevée au pays après celle de Terre-Neuve qui est de 12 %.L’inventeur de la canne blanche meurt centenaire RABAT, Reuter — L’auteur et journaliste français Jean Delage, inventeur de la canne blanche permettant aux aveugles de se faire reconnaître, est décédé au Maroc dans sa 100e année, a annoncé hier le consulat de France.Il avait commencé sa carrière comme chanteur de cabaret et avait écrit plusieurs pièces jouées à Paris et Bruxelles.Il a également travaillé pour VEcho de Paris, l’Illustration et Radio-Luxembourg et est l’auteur de deux livres suides Russes exilés à Paris.À 60 ans, il a entamé une nouvelle carrière au Maroc en tant que journaliste à la radio marocaine avant de s’occuper de relations publiques à la Foire internationale et à l’Office du tourisme de Casablanca.Décédé lundi à Rabat, Jean Delage était né le 27 juillet 1892.Il était célibataire.Les Mohawks renouent le dialogue réserve.PHOTO JACQUES NADEAU mm /* -N, rv > • "M: ¦ *- t -j' Mon beau sapin, roi des copeaux Plus de 13 000 arbres avaient été ramassés hier par les employés de la Ville à l’occasion d'une grande collecte spéciale de sapins de Noël.Les citoyens avaient été invités mardi et hier à laisser sur la rue leurs sapins pour au'ils soient déchiquetés en copeaux par les travailleurs du service des travaux publics et utilisés pour différents travaux d’horticulture.La population de Montréal a jusqu’à samedi pour se départir des vieux sapins, en les apportant dans une cour de voirie ou encore en téléphonant au bureau de quartier d'Accès-Montréal.La plupart des cégeps auront leur centre d’emploi même si Ottawa coupe les vivres 4 B Le Devoir, jeudi 9 janvier 1992 Pas de consensus sur l’autonomie L’avocat des Mexicains autochtone au comité Beaudoin-Dobbie Huguette Young de la Presse canadienne OTTAWA — De longs témoignages de plus de quatre heures devant le comité Beaudoin-Dobbie n’auront pas permis hier de dégager un consensus sur la notion de droit inhérent à l’autonomie gouvernementale.Divers représentants autochtones et le comité fédéral sur le renouvellement de la Constitution tenaient hier une séance commune pour la première fois.Cette session d’information visait à renseigner les parlementaires sur les diverses facettes des revendications constitutionnelles des autochtones.Le coprésident Gérald Beaudoin a d’ailleurs admis que les commissaires ne comprenaient toujours pas très bien ce que les groupes autochtones entendaient par droit inhérent.« Ce n’est pas d’une clarté absolue », a-t-il concédé.Divers témoins ont présenté leur propre vision des choses.Ainsi, pour M.Moses Okimaw, conseiller juridique de l’Assemblée des Premières Nations, ce mot « inhérent » veut tout simplement dire que les peuples autochtones ont le droit de s’autogou-verner, comme ils l’ont toujours fait d’ailleus depuis des millénaires.Puisque ce droit existe, ce droit ne peut pas cependant être accordé ou délégué par une autre nation ou par les provinces.Il a cependant tenu à préciser que ce terme ne signifiait pas à ses yeux la création de « républiques séparées et distinctes du Canada ».M.Okimaw s’est dit favorable à l’idée de bâtir un Canada nouveau fondé sur le respect et l’égalité des autochtones et des non-autochtones.Il trouve inacceptable que certaines provinces se montrent récalcitrantes a donner leur accord à l’enchâssement du droit inhérent des autochtones à l’autonomie politique.À l’opposé.Torn Porter, chef du Conseil traditionnel des Mohawks, croit que cette notion déborde les cadres du contexte canadien.C’est ainsi qu’il a rappelé l’existence des traités internationaux signés avec les nations européennes.Selon M.Beaudoin, il est tout à fait logique de reconnaître l’exercice de ce droit inhérent à l’intérieur de la Confédération canadienne.Mais à son avis, ce terme doit être défini.Les propositions fédérales du 24 septembre préconisaient l’enchâs- ( sement du droit « général » des autochtones à l’autonomie gouvernementale, quitte à définir ce droit plus tard.Devant la pression exercée par divers groupes autochtones, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark a toutefois assoupli sa position.Il s’est dit prêt à reconnaître le droit inhérent a l’autonomie poli- i tique « dans le contexte canadien ».A l’origine, les groupes autochtones ne devaient pas comparaître devant le comité mixte spécial sur le renouvellement de la Constitution.Finalement, c’est à la demande du chef national Ovide Mercredi et de la présidente de la Inuit Tapirisat du Canada, Rosemarie Kuptana, qu’ils ont comparu hier devant le comité Beaudoin-Dobbie.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La Russie de la CEI sont invités — ne manquera pas de rendre publiques les doléances d’un corps qui a été le plus puissant pilier de l’ex-URSS.Certains officiers de haul rang, comme l’amiral Igor Kazatonov, commandant de la flotte de la mer Noire, s’étonnaient du peu de réaction de la Russie face aux prétentions de l'Ukraine.La prise de position de M.Eltsine, qui tient prêt un décret sur le nouveau serment du militaire russe, ne manquera pas de les rassurer.Selon ce serment, les militaires de Russie doivent respecter les lois de l’État sur le territoire duquel ils servent.L’Ukraine affirme être une « puissance maritime ».Pour M.Khazbou-latov cité par Interfax, elle a seulement besoin de « garde-côtes », et pas de « porte-avions, de croiseurs, et de sous-marins».4 Ottawa d’hui le gouvernmement fédéral entreprendre de refaire ses devoirs sans même attendre la conclusion des consultations sur la question.Le constat de ce que la proposition actuelle est trop loin de la barre fixée par Québec pour fournir une base viable aux discussions politiques à venir est incontournable, affirmaient plusieurs qui prédisaient qu’il allait falloir rouvrir les débats internes de l’été dernier.La proposition actuelle correspond à peine à 30% de ce qu’il faudrait pour faire une offre acceptable au Québec, confie en effet à ce sujet un ministre québécois.Selon un autre, il est peu vraisemblable que les 30 membres du comité Beaudoin-Dobbie puissent accoucher d'une proposition assez chambardée pour parvenir à l'étoffer suffisamment.À cet égard, l’opposition libérale avait d’ailleurs suggéré dès la fin de l’automne dernier au gouvernement fédéral d’aller refaire ses devoirs, concluant que la tâche était trop lourde pour un simple comité.Maintenant, tout indique que le rapport du dit comité, même s’il semble avoir de bonnes chances de faire l'unanimité des trois partis fédéraux, ne serait finalement appelé qu'à fournir un élément parmi beau coup d'autres au gouvernement plus tard cet hiver, alors qu’il s’attellera à produire ses offres.L’histoire parlementaire récente n'est d’ailleurs pas tendre à l’égard des rapports à saveur constitutionnelle.Ainsi, l’unanimité n'a réussi à rendre viables ni le rapport Charest destiné à renflouer l’accord du lac Meech, ni celui plus récemment du comité Beaudoin-Edwards sur la formule d’amendement de la Constitution.D'ailleurs, dans les capitales provinciales, on a cessé de voir le comité fédéral comme la pièce centrale de l’échiquier constitutionnel.À Québec, on ne cache pas depuis plusieurs semaines qu’on s’attend d’Ottawa non pas à une simple amélioration des propositions de septembre dernier mais bien à des offres beaucoup plus étoffées d’ici le printemps.D’autres provinces estiment également que la proposition actuelle ne représente pas le « meilleur effort » du gouvernement fédéral.Nous nous attendons à une tout autre proposition lorsqu’on passera aux choses sérieuses plus tard au printemps, raconte ainsi un haut fonctionnaire provincial.4 Sida Laboratoire de santé publique du Québec.On peut donc maintenant chiffrer noir sur blanc l’effet qu’a eu auprès du public les déclarations faites le 2 décembre dernier par le Dr Clément Olivier à l’effet qu’une de ses patientes, décédée du sida, aurait eu des relations sexuelles avec une cinquantaine de joueurs de la Ligue nationale de Hockey.Véritable douche froide jetée sur l’image immaculée des hockeyeurs professionnels, l’événement n’en avait pas moins conduit à une campagne spontanée de sensibilisation populaire sur le sida, par l’intérêt qu’il a suscité auprès d’un très large public.Première conséquence directe, les cliniques de dépistage d’un peu partout à travers le Québec avaient encaissé un afflux de clients alertés désirant passer un test.Un afflux dont on ne pouvait toutefois cerner à l'époque l’ampleur à l’échelle du Québec.Des 10100 tests effectués du 17 novembre au 14 décembre 1991, 236 ont été confirmés positifs, selon le Laboratoire de santé publique du Québec.Ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne de 205 cas de séropositivité décelés par périodes de quatre semaines au cours des onze mois précédents.Toutefois, si l’on tient compte du volume important de tests effectués durant cette vague, la proportion de personnes confirmées séropositives a été la plus basse de toute l’année.Ce qui laisse supposer que de nombreuses personnes considérées moins à risque ont tout de même jugées bon de se faire dépister à la suite de ces événements.Les 10100 échantillons de sérum scrutés de la mi-novembre à la mi-décembre pour y déceler le VIH proviennent des neuf hôpitaux québécois où s’effectue le dépistage du virus du sida.Bien que la provenance des tests demeure confidentielle, on peut noter dans ce rapport que dans quatre de ces neuf hôpitaux, la hausse des dépistages effectués a atteint jusqu’à 30%, 33 %, 41% et même 42%.« On sait quels sont les hôpitaux qui font du dépistage, mais je ne peux vous indiquer de quel hôpital provient chacun de ces neuf résultats », a expliqué hier le Dr Brazeau.Ce dernier n’a pu également dévoiler quel nombre d’hommes et de femmes ont demandé à être dépistés pour le VIH, même si on présume que ces événements ont probablement eu un effet incitatif sur les groupes considérés moins à risque comme les femmes et les hommes hétérosexuels.Il faut noter que la vague de dépistage au Québec avait été précédée quelques semaines plus tôt d’un raz-de-marée du même ordre dans le reste du Canada et des États-Unis, après que la méga-star du basket-ball, Magic Johnson, ait rendu public son état de séropositivité.En Ontario, le principal laboratoire de dépistage de la province avait été forcé d’étendre ces heures d’ouverture de cinq à sept jours semaine, pour répondre au nombre de demande de tests, et ce, à peine une semaine après la déclaration publique faite le 7 novembre par Magic Johnson.Encore une fois, la plupart des tests effectués durant cette période en Ontario l’ont été auprès de personnes ne faisant pas partie des principaux groupes considérés à risque, tels les hommes homosexuels, bisexuels et les utilisateurs de drogues intraveineuses.« L’importance de cet événement ne réside pas dans le nombre de personnes séropositives qui peuvent être détectées, selon Michael Rec-kart, directeur du Centre de contrôle des maladies transmises sexuellement de Colombie-Britannique.L'intérêt découle du fait que ces vagues de dépistage à large échelle constituent une forme de sensibilisation et d’éducation de masse sur le sida que les campagnes ordinaires ne pourront jamais égaler ».4 Bush son absence, mais avec Mme Bush.Une heure après, son porte-parole Marlin Fitzwater calmait les dernières angoisses, qui avaient un instant fait chuter le dollar sur les marchés financiers.Après examen du patient par son médecin personnel Burton Lee, M.Fitzwater a indiqué que ce dernier avait diagnostiqué une gastro-entérite, plus communément appelée grippe intestinale, apparemment d’origine virale.Le Dr Lee n'a pas jugé utile de procéder à des examens supplémentaires.II lui a prescrit du tigan, contre les nausées et vomissements et surtout une bonne nuit de sommeil.M.Bush, âgé de 67 ans, avait été victime en mai dernier d’une fibrillation auriculaire (battements cardiaques irréguliers) due à un dérèglement de la glande thyroïde pour laquelle il prend encore des médicaments.Un examen général avait cependant conclu en septembre dernier à un bon état de santé lui permettant de se présenter à la réélection cette année.Une décision que lui-même avait conditionnée à une bonne santé et qu’il devrait officiellement annoncer fin janvier-début février.Les cinq enfants de M.Bush et son vice-président Dan Quayle — chargé d’assumer les fonctions présidentielles en cas d’incapacité — ont été prévenus « dans les minutes» qui ont suivi le malaise.Mais M.Quayle n’a pas modifié son programme de campagne dans le New Hampshire.Arrivé mardi à Tokyo, M.Bush était entré dans le vif de ses discussions — ardues — avec le Japon, dans la journée, implorant ses interlocuteurs de « régler » les divergences commerciales avec les États-Unis.M.Fitzwater avait qualifié les discussions avec M.Miyazawa de « rudes » et, en dépit de dissensions sur l’accès au marché japonais — en particulier pour les voitures et pièces automobiles — M.Bush avait parlé de « progrès ».Les deux parties avaient aussi fait état d’une « stratégie (commune) pour la croissance mondiale », destinée à relancer leurs économies.Le malaise dont M.Bush a été victime survient à un moment où il doit faire face à une campagne électorale beaucoup plus difficile que prévu.La crise économique que traversent les États-Unis a rendu vulnérable un président que tous les analystes considéraient, au lendemain de la victoire des forces américaines au Koweït, comme assuré d'une réélection à une large majorité.L'impact électoral de ce malaise, jugé sans gravité par ses médecins, ne doit pas être exagéré, notent les mêmes analystes.Les Américains ont réagi dans le calme à la nouvelle : les marchés financiers n’ont guère bougé hier matin.De premières alertes cardiaques n'avaient nullement empêché Dwight Eisenhower d’être réélu avec près de 10 millions de voix d'avance en 1956.Il n’en reste pas moins que beaucoup d’Américains garderont de cette alerte l’image, diffusée par la télévision, d’un président effondré derrière une table, se relevant certes rapidement en souriant mais paraissant un moment, le visage figé, comme mort.Si cela avait été le cas, le vice-président Dan Quayle lui aurait immédiatement succédé.M.Quayle, 44 ans, a sans doute été, après son choix par M.Bush en août 198k, le plus décrié des candidats à la vice-présidence.Jugé trop jeune et sans expérience, critiqué pour la richesse de sa famille, des études pas très brillantes et le fait qu’il n’avait pas servi au Vietnam, il reste encore une cible de choix pour les humons tes et les caricaturistes, lia (.5 le vice-président a aussi accompli son métier avec une fidélité et uri sérieux que lui reconnaissent même ses critiques.Il a effectué de très nombreux voyages à l'intérieur des États-Unis où son image est sans doute meilleure qu’elle ne l’est dans l'intelligentsia de la côte Est.M.Bush a clairement indiqué qu’il ne changera pas de colistier eri no vembre et l’idée d'un Dan Quayle oc cupant le bureau ovale de la Maison-Blanche, le siège du pouvoir aux États-Unis, semble faire moins peur aux Américains qu’il y a trois ans.Signe de ce changement d’attitude, le Washington Post consacre cette semaine au vice-président une série de sept papiers signés par deux de ses journalistes les plus célèbres, David Broder et Bob Woodward.Ces articles sont jusqu’à présent étonnamment élogieux pour M.Quayle et son épouse Marilyn, surtout de la part d’un journal connu pour ses opinions libérales.Les chances de voir le futur rival démocrate de George Bush utiliser la perspective d’une présidence Dan Quayle comme argument majeur dans la campagne électorale sont donc limitées.D’ailleurs, l’utilisation de cette tactique contre le tandem Eisenhower-Nixon par Adlaï Stevenson en 1956 ne lui avait nullement servi.Pour l’instant, la relative faiblesse des six postulants à l’investiture démocrate reste un atout considérable pour le tandem Bush-Quayle.Aucun d'eux n’a encore vraiment d’assise nationale ni ne menace vraiment M.Bush, même si la popularité de ce dernier a très fortement baissé dans les sondages.4 Québec million $ en 1991.Les 14 000 $ octroyés — la de mande était de 17 350$ — serviront principalement à la mise en place d’un « Centre d’information » à Saint-Jean-de-Matha, dont l’essentiel de la documentation proviendra des propriétaires du site.En effet, selon la demande de subvention déposée par la Chambre de commerce — dont LE DEVOIR a j obtenu copie — ce centre rétablira les faits localement en y diffusant les « profils de terrain », les « études hydro-géologiques » de la compagnie, des « résultats d’analyses d’eau », des maquettes du site, des « études de sols », les « prévisions d’expansion » et « les efforts de la compagnie pour sécuriser le site », « les investissements à long terme » de cette dernière, les « vidéos d’opération » des « équipements pertinents », etc., dans le cadre d’une « compagnie (sic) d’information » aussi complète que factuelle.Nulle part ne fait-on mention de l’usage des documents du groupe environnemental local même si ce centre d’information entend devenir « un terrain neutre crédible » où tous pourront s’informer sur le dossier.Au contraire, la demande de subvention porte des accusations sérieuses contre Action-Écologie, affirmant qu’il s’est « servi à outrance de tous les moyens à sa disposition pour discréditer ledit lieu d’enfouissement.La tension entre les citoyens n’a cessé d'augmenter, ajoute-t-on, car le groupe biaise l’information, sème le doute, attaque la crédibilité du ministère de l’Environnement et du conseil municipal.» Dimanche dernier, Action-Écologie réunissait à Saint-Jean-de-Ma- J tha plus de 800 personnes à l’occasion d’une assemblée publique portant sur le projet d’expansion du site d’enfouissement Bérou-Transvick.On y a J divulgué une pétition signée par 2300 contribuables ayant droit de vote.Quatre conseillers ont annoncé leur opposition ouverte au projet et le maire, initialement en faveur du projet, parle maintenant de se rallier à la nouvelle majorité ! L’élite économique locale est à l’origine de cette pétition car elle craint que la réputation de ce milieu de villégiature ne soit ternie sérieusement par l’importation massive de déchets d’autres régions avec ses séquelles de trafic lourd, de bruit et de pollution.Le site doit notamment accueillir éventuellement les déchets de la ville de Hull, située à plus de 115 km de là.Les 14 000$ obtenus par la Chambre de commerce de Saint-Jean-de-Matha constituent une des plus im portantes subventions accordée cette année par le jury d'Action-Environnement.Le maximum a été fixé à 15 000 $ par projet, aucun groupe ne pouvant récolter globalement plus de 35 000 $ par l’addition des projets.On peut mesurer l’importance relative de cette subvention de 14 000 $ quand on sait qu’elle équivaut à la moitié de ce qu’a obtenu (27 700 $) en tout la Société pour vaincre la poilu lion, un groupe environnemental de plus de 20 ans d’existence.Le plus important projet de la SVP, portant sur la gestion des déchets (lange reux, lui a rapporté.12 000$.L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), un des plus importants groupes de la province, a obtenu une subvention de 13 000 $ pour un programme de réduction des prix a la consommation au profit des utilisateurs du transport en commun.CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fond fi un 1892 55 St Jacques Montreal.Quebec Canada, H2V 3/2 Tele/ 05 268656 Fa/ de Jean Salvy, d'après le roman de Claude Gauvreau, m.en s.Jean Salvy, du 22 janv.au 7 mars ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— • Bérénice > de Jean Racine, m.en s.Brigitte Haent-jens, du 14 janv.au 15 fév.RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— • Anna • de Robert Claing, m.en s.Marie laberge, à compter du 7 janv., mar.au sam.â 20h 30, dim.a 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (288-3161V— ¦ Balconville ¦ de David Fen-nario, m en s Paul Thompson, du 9 janv.au 2 fév.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— • Chapitre deux > de Neil Simon, m.en s.Monique Duceppe, du 7 janv.au 8 fév.THÉÂTRE NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • En attendant Go-dot > de Samuel Beckett, m.en s.André Brassard, du 21 janv.au 15 fév.mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE OLYMPIA: 1004 est Ste-Catherine, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent .Iles de lumière: Réunion, Maurice, Rodrigues, Mayotte > de Jean-Marc Boisseau, du 6 au 12 janv., lun.au mer, 20h, jeu.19 h., ven.sam.19h.et 21h,30, dim.13h.30 et 16h THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)—.Cinq Ni modernes.de Yu-kio Mishima, traduction Marguerite Yourcenar, m.an s.Martine Beaulne, du 14 janv.au 8 fév.UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal (848-7928)— Concert de Liselyn Adams, baroque trlosonatas, le 9 janv.à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec- Le Théâtre du Trident présente ¦ La maison de Bernards Alba ¦ m.en s.Michel Nadeau, du 14 janv.au 8 fév.A SURVEILLER 12 h 30,4 h 30,8 h 30 V: Other People's Mo-nay 12 h 35,2 h 40,4 h 50,7 h 10,9 h 35 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: Rote paaalon 19 h — Madame Bovary 21 h — Salle 2: Dune 19 h 15— Médlterranéo 21 h 40 OUTREMONT: (27B-FILM)— PALACE 1: - Beauty and the Beetle h 30.2 h 40,4 h 45,6 h 50,9 h.Il: Lest Boy Scoull h 45,4 h 15,6 h 40,9 h 15, III: Fleher king 1 h, 3 h 40.6 h 20,9 h.IV: Lett Boy-Scout 12 h, 2 h 15.4 Déjeuner-causerie sous le thème : « Vivre sa retraite à l’ère du Nouvel-Age : Qu'est-ce que ça change ?», avec Suzanne Pinard, à la Rôtisserie St-llubert, 6225 rue Sherbrooke est, le jeudi 23 jan-\ ier à 9 h 30.Réserv.: 899-0810.¦ Des camps de jour au Théâtre nos voix, nos visages pendant le congé scolaire, du 2-t au 28 février 1992, de 9 h à 16 h.Les camps auront lieu au 2516 rue Ste-llélène à Longueuil.Inscr.: Michel Lafrenière au 442-0740.¦ L'oeuvre des Petites Dénicheuses sollicite la générosité du public pour accessoires de maison, meubles, vêtements, articles ménagers.Cueillette à domicile.Rens.: 270-2297.¦ Des cours de base en français donnés gratuitement sont dispensés aux adultes qui ont de la difficulté à lire et à écrire.Les ateliers ont lieu le jour ou le soir, en petits groupes, deux ou trois fois par semaine.Ils sont offerts au Centre Alpha Sle-Anne, 6450 rue Christophe-Colomb à Montréal.Rens.: 272-9042.¦ L'Alelier-Meubles de la Société Saint-Vincent de Paul de Montréal cueille gratuitement les meubles usagés et les appareils ménagers en bon état, el ceux qui "TOTO LE HEROS", UN DES 10 MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE - Les 3 critiques de LA PRESSE.CAMERA D'OR • PRIX DU PUBLIC Cannes 91 UN PUR CHEF-D'OEUVRE mu n an te kek pat AI1AM MttUCHM.M * J-e
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