Le devoir, 26 octobre 1987, lundi 26 octobre 1987
/fl météos Ensoleillé avec passages nuageux.Vents modérés.Max.: 7.Demain: ennuagement graduel.(Détail page 17).Vol.LXXVIII — No 246 ?Montréal, lundi 26 octobre 1987 exteneur de Montreal métropolitain 50 cents Côte-Nord.Gaspesie Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Photo AP George Shultz est revenu déçu de Moscou.Libre-échange Un Canada sous Turner i se retirerait de l’entente PIERRE O’NEILL Si les libéraux étaient portés au pouvoir lors des prochaines élections générales, le Canada pourrait se retirer de l'entente sur le libre-échange telle qu’ intervenue entre le gouvernement Mulroney et l’administration Reagan.C’est ce que le chef de l’Opposition, John Turner, à laissé entendre hier à l’occasion d’un brunch-bénéfice qui réunissait un millier de partisans libéraux de la région de Montréal.Après avoir fait la démonstration que l’entente canado-américaine engage l’avenir du pays et rappelant que Brian Mulroney n’avait pas de mandat pour la conclure, M.Turner a promis à ses militants qu'il fera tout en son possible pour empêcher le Parlement de l’endosser et qu’il se battra jusqu'au bout, jusqu’à ce que le gouvernement déclenche sur le sujet des élections générales.« Si les Canadiens m’accordent alors leur confiance, a-t-il déclaré, jamais je ne me sentirai lié par l’accord.Nous n’avons pas signer cette entente et nous n’allons pas vivre avec elle».Invité à commenter l’intervention de son leader, le député Raymond Carneau a expliqué aux journalistes ue cette remise en question par un ventuel gouvernement libéral pourrait prendre d’autres formes, y compris celle de proposer aux Américains une réouverture de l’entente pour en renogocier les dispositions jugées inacceptables.Au cours des dernières semaines, le chef libéral a prononcé plus d’une vingtaine de discours sur les risques que comportent certaines dispositions de l'accord, mais c’était la première fois qu’il allait aussi loin sur les moyens qu’il entendait prendre pour saboter les intentions du gouvernement Mulroney.Kn annonçant sa détermination de paralyser les travaux parlementaires et de se retirer de l'entente s’il prend le pouvoir, il adopte la même stratégie que le chef néo-démocrate, Kd Broadbent, a récemment dévoilée devant la Chambre des communes.Ce sont des partisans libéraux ravoir page 10 : Un Canada Shultz fjresse Gorbatchev Le sommet en péril WASHINGTON (Reuter, AFP) Le secrétaire d’État américain George Shultz a déclaré hier que les perspectives d’un sommet américano-soviétique pourraient être réduites à néant si le secrétaire général du PC soviétique Mikhaïl Gorbatchev retardait trop la fixation d’une date.M.Shultz, revenant de Moscou, où il n’a pu ni conclure un accord de démantèlement des missiles de portée intermédiaire (INF), ni fixer une date pour un sommet bilatéral, a cependant déclaré qu’il souhaitait qu’un sommet ait lieu.« Nous parviendrons à un sommet s’il (Gorbatchev) y est prêt, ou alors, s’il attend trop longtemps, peut-être ne serons-nous pas prêts », a déclaré M.Shultz dans une interview à la télévision américaine.Il a fait remarquer que le mandat du président Reagan expirait en janvier 1989, et que la période de la campagne présidentielle, dans un climat surchauffé, ne constituerait pas le moment idéal d’une visite aux États-Unis de Gorbatchev.Les premières élections primaires ont lieu en mars pro-Volr page 10 : Shultz Les universités réclament un organisme pan-canadien Castonguay oppose l’éthique à la «barbarie à visage humain» JEAN-PIERRE PROULX (Envoyé spécial) SASKATOON — Le président du Groupe La Laurentienne, M.Claude Castonguay estime impérieux que l’enseignement post-secondaire porte sur l’éthique et que les universités attachent plus d’importance à l’environnement.L’ancien ministre des Affaires sociales du Québec, qui est aussi chancelier de l’Université de Montréal, prenait la parole à la séance inaugurale du Colloque national sur l’enseignement post-secondaire qui s’est ouvert à Saskatoon, hier.« Négliger d’articuler les principes fondamentaux de l’éthique aux progrès technologies serait inaugurer, a-t-il dit, une ère de barbarie à visage humain.» M.Castonguay a fait valoir que « dans une économie d’information et de connaissances, dans un monde où la biologie connaît une véritable r évolution, à une époque où l’équilibre des pouvoirs entre l’individu et la collectivité se modifie radicalement, l’ouverture aux exigences de l'éthique n’est pas un luxe d’idéaliste, mais une tâche collective et un défi majeur pour les responsables de l’éducation supérieure ».Ce devoir de formation à l’éthique s’impose tout particulièrement, a-t-il dit, dans la haute technologie, en biologie, en médecine, et jusque dans Voir page 10 : Castonguay Photo AP LES ESPAGNOLS VEULENT LA PAZ Quelque 25,000 personnes ont participé, hier, à Madrid, à une manifestation en faveur de la paix en protestant contre la présence militaire américaine en Espagne et en demandant le retrait des armes nucléaires américaines d'Europe.La France envoie des renforts Émeutes à Tahiti PAPKETE (AFP-Reuter) — La France a imposé l’état d’urgence, hier, dans son territoire de Tahiti, dans le Pacifique Sud, à la suite de violents incidents entre forces de l’ordre et dockers en grève, qui ont fait plus d’une vingtaine de blessés.Les autorités françaises ont envoyé sur place environ 500 soldats et gendarmes supplémentaires pour faire face à la situation.L’état d’urgence a été décrété hier sur l’ensemble de l’île, tandis que le couvre-feu était imposé à Papeete, chef-lieu du territoire, ainsi que dans quatre villes avoisinnantes, entre 19 h et 5 h, interdisant la circulation des personnes et des automobiles.Quelques heures après cette décision, proclamée lors d’une intervention télévisée du haut-commissaire Pierre Angeli, représentant du gouvernement français, les rues de Papeete étaient pratiquement désertes, les patrouilles de police invitant les retardataires à rentrer chez eux.Tous les débits de boisson ont également été fermés.L’état d’urgence a été décrété au lendemain des incidents qui ont fait 26 blessés — dont deux grièvement — dans la nuit de vendredi à samedi, après que les gendarmes eurent délogé les dockers en grève qui bloquaient le port.Plusieurs immeubles du centre-ville ont été incendiés, des magasins pillés et des voitures renversées.Soixante personnes ont été arrêtées.Les incidents ont éclaté lorsque les forces de l’ordre, investissant la zone portuaire, se sont retrouvées face à des dockers déterminés.Les grévistes, qui réclament des augmentations d’effectifs, ont incendié un hangar.Les gendarmes mobiles ont toutefois réussi à refouler les dockers vers la ville.C’est à ce moment que, selon les autorités, des « éléments incontrôlés » ont rejoint les grévistes.Rapidement, le coeur de la ville est devenu la scène de pillages et de destructions, ont ajouté les autorités.Les pompiers des localités voisines ont convergé vers la ville, s’employant à maîtriser les nombreux foyers d’incendie qui ravageaient plusieurs dizaines de magasins.C’est un spectacle de désolation que découvrait samedi matin la population de Tahiti, qui a convergé très tôt vers Papeete, provoquant de nombreux embouteillages dans les rues où oeuvraient encore les sapeurs-pompiers et les équipes municipales chargées d’évacuer les épaves des voitures calcinées.Dans la journée de samedi, le Voir page 10 : Émeutes La crise du Sénat ne fait que commencer MANON CORNELLIER OTTAWA — L’opiniâtre duel entre le gouvernement conservateur et le Sénat majoritairement libéral est loin de se calmer.Après le projet de loi sur les brevets pharmaceutiques, d’autres lois du gouvernement Mulroney pourraient y passer.Seuls une réforme rapide de la Chambre haute, un changement de gouvernement ou la nomination d’un grand nombre de sénateurs par les rovinces pourront mettre un terme cette confrontation partisane.Bref, ce n'est pas pour demain.« Cette situation est malsaine et ne fait que jeter du discrédit sur une institution qui a plutôt besoin d’appuis », affirme le sénateur conserva- teur Jean-Maurice Simard du Nouveau-Brunswick.« S’il y a confrontation, c’est le gouvernement qui l’a créée », rétorque le leader adjoint de l’opposition libérale, Royce Frith.« Il l’a fait en menaçant notre droit de faire une étude des projets de lois une fois qu’ils ont été adoptés par les Communes ».Chacun s’accuse mutuellement de provoquer la tension actuelle.Les conservateurs parlent d’un sombre complot libéral ourdi par le leader de l'opposition au Sénat, l’ancien ministre Allan MacEachen.Les libéraux eux jurent leurs grands dieux qu’ils ne cherchent pas l’affrontement mais seulement à remplir leur rôle défini dans la constitution.Au bureau du sénateur MacEachen, on affirme qu'il n'y a eu qu’une seule controverse depuis octobre 1986 sur un total de 57 projets de loi.Quand cela arrive, c’est parce qu’il s’agit d'une législation très mauvaise, affirme-t-on.De plus, le 30 juin dernier, ajoute Leonard Kuchar, adjoint de M.MacEachen, 10 projets ont été remis au Sénat et adoptés le même jour.« C’est la preuve, dit-il, qu’on ne bloque pas le gouvernement.Parmi ces projets, il y en avait pourtant que les libéraux n’aimaient pas comme celui sur la taxe sur le bois d’oeuvre ou la vente de Canadair».Mais l’avenir des projets de loi en matière d’immigration (C-84 et C-55) est douteux, certains sénateurs ayant promis de s’y opposer.Même incertitude avec les débats sur l’Accord du Lac Meech et l’Entente de libre-échange avec les États-Unis.Comme plusieurs de ses collègues, le conservateur Jean-Maurice Simard n’hésite pas à accuser les libéraux d’avoir planifié leur action en abandonnant graduellement l'utilisation de la pré-étude des projets de loi.Cette procédure de plus en plus utilisée depuis près de vingt ans consistait à analyser les projets de loi avant leur adoption par les Communes et non après, ce qui permettait au gouvernement d’intégrer des amendements au texte final sans que rien n’y paraisse.Voir page 10 : La crise Allan MacEachen Un Cruise est testé demain au Canada OTTAWA (PC) — Le ministère de la Défense a fait savoir, hier, qu’un missile Cruise américain non-armé sera testé demain au-dessus du Grand nord canadien.Le territoire parcouru par le missile, attaché à un bombardier B-52, ira de la mer de Beaufort jusqu'au lac Primrose, près de Cold Lake en Alberta.Le ministère a déclaré dans un communiqué que ce test est semblable à d’autres déjà effectués sur le missile Cruise, en mars 1984 et en janvier 1985.Selon une entente conclue en 1983 entre le Canada et les États-Unis, un test où le missile est rattaché à un avion et six lests où il vole librement peuvent être effectués chaque année.Ils ont habituellement lieu en hiver.Le ministère a précisé qu’un avis de 48 heures a été émis auprès des aviateurs, leur spécifiant les détails de la route que suivra le missile.Les tests sont menés au Canada parce que le territoire ressemble à celui de l’Union soviétique.Jusqu'à maintenant, au moins huit tests ont déjà été tenus.Des écologistes, des groupes pacifistes, le Nouveau Parti Voir page 10 : Un Cruise AUJOURD’HUI Le NPD DÉCLARE LA GUERRE AU LIBRE-ÉCHANGE Ed Broadbent met au point sa stratégie avec les leaders néodémocrates provinciaux.Page 3 IRANGATE Selon le New York Times, les commissions d’enquête du Congrès sur l’Irangate blâmeront sévèrement le président Reagan dans l’affaire de l’Iangate.Page 4 CONGRES EN CHINE Le 13e Congrès du Parti communiste chinois s’est ouvert hier par une dénonciation de la corruption et un appel du premier ministre pour la promotion de nouveaux dirigeants Page 5 Droits de la personne Aministie Internationale Rapport 1987 Véritable outil pédagogique, le Rapport 1987 d’Amnistie internationale traite des atteintes aux.droits de la personne .commises par les gouvernements dans 129 pays.Présentation détaillée par pays.Ce volume unique et exceptionnel est un ouvrage de référence indispensable.Comprend un index.19x25 cm.288pages, 19,95$ AMNISTIE INTERNATIONAL Paix mondiale La paix, nouvelles avenues Publié sous la direction de Pierre Laplante et Joseph Levy.Plusieurs spécialistes et promoteurs de la paix, tels Michel Beaudin, Louise Gagné, Gérard Pelletier, Jean-Guy Vaillancourt, Dr.Paul Cappon, John Peter Humphrey, présentent dans ce volume des pistes nouvelles sur lesquelles il est encore possible de relancer la promotion positive de la paix.15 x 22 cm.186 pages.14.95 $ Méridien ÉDITIONS OU MÉRIDIEN 1980, rue Sherbrooke ouent, bureau 520 Montréal (Québec) H3H IE8 Tél.(514) 932-9037 RAPPORT 1987 4 i 2 ¦ Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets convention et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield.Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable MARION Télécopieur L’efficacité passe par Bell” Bell Membre du réseau national Telecom Canada Une fissure fait taire Big Ben LONDRES (AFP) - Big Ben, la plus célèbre horloge d’Angleterre, qui domine Westmnster, a cessé de sonner l'heure dimanche après que les techniciens chargés de l’inspecter régulièrement eurent découvert des fissures dans le mécanisme qui contrôle son carillon.“Par précaution, nous avons arrêté le carillon et nous avons retiré les pièces défecteuses afin de les examiner", a souligné un porte-parole du département de l’Environnement, sans toutefois préciser quand Big Ben retrouvera sa voix.L'horloge, qui pèse 13.5 tonnes, a fait l'objet d'une restauration de 1.7 million de livres (environ $3.5 millions) voici tout juste deux ans.Baptisé d’après le nom de Sir Benjamin Hall, responsable des travaux de Westminster, Big Ben a donné son indicatif à la radio BBC.Nous avons amélioré la téléconférence Vous connaissez déjà les avantages de la téléconférence : rencontres plus faciles, échanges d’information plus efficaces, 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chef.M.Turner a déclaré qu’il n’endossait pas entièrement l’accord mais qu’il l’appuyait quand même parce qu’il rencontre les demandes constitutionnelles québécoises.Parmi les objections soulevées face à cet accord, on souligne la crainte d'un affaiblissement des droits des femmes et des minorités ethniques, de même que les difficultés qu’auront maintenant les deux territoires canadiens à accéder au statut de province.Alors que M.Mulroney qualifiait l’entente du lac Meech d’acte national de réconciliation, l’ancien premier ministre Pierre Trudeau le traitait publiquement de « pleutre » qui accorde aux provinces tout ce qu’elles demandent.Les amendements apportés à la Constitution reconnaissent le caractère distinct du Québec, donnent voix au chapitre aux provinces lors des nominations des sénateurs et des juges de la Cour suprême du Canada, et accordent davantage de pouvoir aux provinces en matière d’immigration.Les provinces auront également droit à une compensation financière d’Ottawa si elles décident de ne pas participer à un programme fédéral qui releve d’une juridiction provinciale.Files pourront alors mettre sur pied leur propre programme.Enfin, la formule d’amendement elle-même sera modifiée, et l’accord unanime d’Ottawa et des provinces sera maintenant requis sur certains points, notamment lors d’une réforme du Sénat ou de la création de nouvelles provinces.En 1982, le Québec avait refusé de signer la Constitution parce qu’elle ne respectait pas ses exigences constitutionnelles.La Constitution et la Charte canadienne des droits s’appliquaient toujours au Québec, mais le gouvernement provincial refusait de participer officiellement aux conférences constitutionnelles tant que ses demandes ne seraient pas respectées.Jusqu’à maintenant, seuls les gouvernements du Québec et de la Saskatchewan ont donné leur appui officiel à l’accord du lac Meech.Le libéral Frank McKenna, ré- cemment élu premier ministre du Nouveau-Brunswick, a déclaré qu’il avait des réticences face à l’accord.Si le Nouveau-Brunswick n’approuve pas l’entente, elle risque alors d’être mise de côté.Les amendements devront aussi être étudiés au Sénat, qui a récemment entrepris de bloquer certains projets de loi conservateurs.Les sénateurs n’ont toutefois pas le droit de s’opposer à des amendements constitutionnels.Ils peuvent uniqement retarder leur adoption pendant 180 jours.Même si l’accord du lac Meech a surtout divisé les libéraux, plusieurs députés conservateurs et néo-démocrates ont déclaré qu’ils s’y opposeraient eux aussi.Audrey McLaughlin, le député néo-démocrate du Yukon, votera contre l’accord avec l’appui de M.Broadbent à cause de la forte opposition manifestée par les territoires à ce sujet.Le député de Vancouver Ian Waddell a toutefois perdu son poste de critique des communications au caucus du NPD après avoir déclaré qu’il se joindrait à M.McLaughlin.Dave Nickerson, député conservateur pour l’Ouest de l’Arctique, a également désavoué l’entente, tout cainme le député conservateur de Nduvelle-Ecosse Patrick Nowlan.L’un des chefs de file de la bataille contre l’accord du lac Meech dans les rangs libéraux fut le député montréalais Don Johnston, qui a ainsi perdu ses fonctions de critique du parti pour les affaires externes.Devinez comment.Le projet de loi sur les garderies risque de ne pas être prêt à temps OTTAWA (PC) — Au terme de plusieurs mois de délai, le projet de loi fédéral sur les garderies n’a toujours pas été approuvé par le cabinet et ne sera peut-être même pas prêt avant la limite de novembre.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, M.Jake Epp, avait laissé entendre en juin dernier que la « limite absolue était la finalisation pour la conférence des premiers ministres».Cette rencontre entre Brian Mulroney et les premiers ministres provinciaux aura lieu dans quatre semaines et M.Epp se fait évasif.Brian Mulroney annoncera-t-il le projet de loi lors de la réunion des 26 et 27 novembre à Toronto ?Selon le ministre de la Santé nationale, le gouvernement étudie actuellement la meilleure façon de procéder.« Nous voulons le faire dans l’esprit du lac Meech », a-t-il déclaré lors d’une entrevue la semaine dernière, refusant toutefois d’expliquer ses propos.L’entente fédérale-provinciale sur le nouveau système de garderies était au départ prévue pour la fin de juin.Mais M.FIpp devait bientôt indiquer que seul le projet fédéral serait prêt à cette date.L’accord constitutionnel du lac Meech ayant bouleversé l’horaire de travail du cabinet, M.Epp a ensuite annoncé que le projet serait prêt au cours de l’automne.On explique maintenant le délai par le fait que la question du libre-échange avec les Etats-Unis occupe toutes les rencontres du cabinet.« Il n’y a visiblement pas eu assez de temps pour que les ministres puissent compléter la chose mais ça ne veut pas dire que c’est un projet mort », a déclaré M.John Soar, sous-ministre de la Santé attaché aux services sociaux.SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Brevets Marques de commerce 1001, Boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Facsimile (514) 288-8389 Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 ¦ 3 Un débat public au congrès du NPD-Q Agnaïeff est prêt à affronter Toupin MARIE TISON OTTAWA (PC) — Le président associé du NPD pour le Québec Michel Agnaïeff est prêt à relever le défi lancé par le député néo-démocrate Robert Toupin et à le rencontrer en débat public.Ce débat devrait cependant avoir lieu dans le cadre du congrès du NPD-Québec,*qui se tiendra du 27 au 29 novembre prochain, a déclaré M.Agnaïeff hier, en marge de la réunion du conseil fédéral du NPD à Ottawa.« M.Toupin réclame un débat public avec Michel Agnaïeff, a-t-il indiqué.Ce débat est très possible à l’occasion de notre congres».Il a expliqué que le congrès du NPD-Québec sera largement couvert par les médias et qu’il y aura une très grande participation des militants néo-démocrates, ce qui en ferait un forum approprié.« M.Toupin pourra exposer toutes ses idées, lancer toutes les accusations qu’il voudra bien lancer, et nous allons lui rétorquer dans ce lieu de démocratie qu’est notre congrès », a déclaré M.Agnaïeff, également membre de l’exécutif du NPD-Qué-bec.Par l’intermédiaire des médias vendredi, Robert Toupin, député de Terrebonne à la Chambre des communes, a mis au défi M.Agnaïeff de le rencontrer en débat public.M.Toupin lui reproche d’être un militant d’extrême-gauche, de refuser de reconnaître le caractère distinct du Québec et de renier la loi 101.I « Quand on est mal pris, on lance toutes sortes d’accusations, a déclaré M.Agnaïeff.C'est le genre d’accusations que M.Toupin regrettera dans quelques mois».Le député aimerait voir le NPD-Québec devenir indépendant du parti fédéral.Une résolution en ce sens, présentée la semaine dernière au conseil national du NPD-Québec, a été battue.Depuis, M.Toupin a remis en question la démocratie qui règne au sein du NPD-Québec et s’est attaqué à l’exécutif du parti.M.Agnaeïff a déploré le fait que le député néo-démocrate ait porté le débat à l’extérieur des structures du parti.« C’est son choix, il devra en assumer les conséquences, a-t-il déclaré.Ce sont des pratiques inacceptables dans le cadre de notre parti ».Il a ajouté que M.Toupin devrait apprendre à se servir des structures démocratiques du parti, avant de remettre en question sa légitimité en tant que député.« Pour moi, les véritables députés sont encore à venir au Québec, a-t-il déclaré.Ce sont ceux-là qui auront la légitimité d’une véritable élection en défendant nos couleurs».M.Toupin s’est joint au Nouveau parti démocratique quelques mois après avoir démissionné du Parti conservateur.M.Agnaïeff a soutenu que sa croisade ne bénéficiait pas de beaucoup d'appuis au sein du parti.« Je crois que la démarche de M.Toupin est dommageable pour notre parti, et un peu sucidaire pour lui », a-t-il déclare.Quant au chef fédéral Ed Broad-bent, il a profité de la réunion du conseil fédéral pour faire une sévère mise au point sur l’affaire Toupin.« J’ai souligné que M.Toupin n’a pas raison, et qu’il ne doit pas continuer avec ses attaques », a déclaré M.Broadbent hier.M.Toupin a déclaré vendredi qu’il était prêt à aller jusqu’au bout pour défendre ses idées.Samedi, un porte-parole de l’exécutif du NPD-Québec, M.Pierre Graveline, l’a sommé de se taire ou de démissionner.Avec les leaders provinciaux Broadbent fignole sa stratégie contre le libre-échange MARIE TISON OTTAWA (PC) — Les leaders provinciaux et le chef fédéral du NPD Ed Broadbent se sont entendus sur une stratégie de lutte contre l’entente de libre-échange avec les Etats-Unis.Dans le cadre de la réunion du conseil fédéral du NPD, les chefs néo-démocrates ont résolus de faire une priorité de la lutte au libre-échange.Ils se sont entendus sur une stratégie de lutte qui comprendrait notamment une campagne d’information et des tactiques parlementaires.« Nous avons discuté d’une stratégie qui aurait un impact fondamental sur le gouvernement de Brian Mulroney, qui changerait la direction de ce gouvernement et qui rappele-rait à M.Mulroney qu’il n’a pas de mandat pour conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis », a déclaré M.Broadbent hier, à l’issue de la rencontre.Au cours de la réunion, les leaders néo-démocrates ont tous soutenu que l’accord aurait des conséquences néfastes dans leurs régions, a indiqué M.Broadbent, heureux de voir l’unanimité régner à ce sujet entre les chefs provinciaux.« Il n’est pas sûr qu’un tel consensus puisse être atteint dans les autres partis », a-t-il commenté, faisant allusion aux libéraux, qui sont pour le libre-échange à Québec et contre à Ottawa et à Queen’s Park.Les conséquences de l’entente de libre-échange seront négatives dans l’ensemble du pays, a poursuivi M.Broadbent.« Nous allons perdre le contrôle de notre destinée», a-t-il lancé.Les ailes provinciales du NPD ont résolu de s’engager dans une campagne d’information sur l’entente du libre-échange dans leurs communautés, afin de faire connaître à la population ses effets pernicieux.« Plus les gens sont au courant des conséquences de cette entente, plus ils s’y opposent», a déclaré M.Broadbent.Le chef fédéral Ed Broadbent a éjgalemenl indiqué qu’il allait parcourir le pays pour s’adresser à la population au sujet des conséquences du libre-échange.Le chef néo-démocrate du Manitoba et premier ministre de cette province, Howard Pawley, a également l’intention de voyager à travers le Canada pour faire campagne contre le libre-échange.Au Québec, la lutte prendra des couleurs particulières, parce que le gouvernement libéral de Robert Bourassa est en faveur du libre-échange et que ce gouvernement a toujours l’appui de la majorité de la population.l.e chef sortant du NPD-Québec, M.Jean-Paul Harney, a expliqué que son parti allait at taquer de front les arguments du premier ministre Bourassa.Son principal argument est que l’accord de libre-échange facilitera la vente d’électricité aux Etats-Unis, a indiqué M.Harney.Mais l’accord empêchera le Québec de ne pas vendre son électricité aux Etats-Unis en cas de pénurie, a-t-il soutenu.Il obligera également le Québec à offrir son électricité au même prix des deux côtés de la frontière, l’empêchant ainsi de favoriser les industries québécoises.« Ca va à l’encontre de toute bonne politique.de développèment régional», a-t-il affirmé.« On croit que l’accord nous libère, en fait, il nous contraint, a lancé M.Harney.C’est un aspect qui n’a pas été compris par M.Bourassa».De son côté, M.Broadbent a fait observer que la popularité du NPD-Québec et du NPD fédéral n’avait cessé d’enregistrer une nette progression au Québec depuis l’annonce d’une entente de libre-échange avec les Etats-Unis, même si le NPD n’a jamais cessé de s’opposer à un tel projet.M.Broadbent a dit samedi que son parti songeait à utiliser des tactiques parlementaires pour faire de l’obstruction à la Chambre des communes et forcer le gouvernement à déclencher des élections sur le thème du libre-échange avant la signature de l’entente, en janvier prochain.?* Photo Chantal Keyser La fondatrice des Grands Ballets Canadiens Mme Ludmilla Chiriaeff ( à droite ) donne des conseils à des élèves-danseuses lors d'une opération portes ouvertes qui se tenait hier à la Maison de la Danse de Montreal où plus de 1.500 personnes sont venues célébrer le 30e anniversaire des Grands Ballets Le Conseil de presse est saisi d’une plainte Un publi-reportage assimilé à l’information choque les journalistes de Quatre Saisons PAUL CAUCHON Un contrat publicitaire écrit entre un télédiffuseur et un annonceur peut-il exiger la présence de journalistes pour « couvrir » un événement commercial ?Après un an de mise en ondes la question se pose très sérieusement à Télévision Quatre Saisons : les journalistes de la salle des nouvelles ont déposé jeudi dernier auprès du Conseil de presse du Québec une plainte à cet effet contre leur direction de l’information.La lettre de plainte, datée du 22 octobre, fait référence à des événements survenus à la mi-septembre.Les faits sont les suivants : le 17 août, Télévision Quatre Saisons si- gnait une entente de collaboration avec l’Association professionnelle du chauffage à combustion solide, organisateur du Salon du chauffage et du confort au foyer qui se tenait à la Place Bonaventure de Montréal du 18 au 20 septembre.Cette entente établit une collaboration « d’une valeur de $ 69,050 et au coût de $ 22,750 », collaboration qui garantit que Télévision Quatre Saisons soit mentionnée dans toute publicité relative au Salon (incluant une page complète du magazine Plein Feux), et qu’elle puisse installer une banderolle sur les lieux du Salon.En échange, est-il écrit dans la lettre portant l’en-tête du réseau de télévision, « il est entendu que le porte-parole de votre Association Il reste 305 maires à élire au Québec QUÉBEC (PC) - Après la mise en candidat ure la semaine dernière en vue des élections municipales et l’élection sans opposition d’un certain nombre de candidats, il reste.encore à pourvoir 305 postes de maires au Québec.Soixante-seize femmes et 644 hommes, au total 720 candidats, se disputent ces 305 postes et tenteront de se faire élire au scrutin de lundi prochain.Les élections seront tenues partout en même temps sauf dans les villages nordiques du Nouveau Québec où elles seront tenues marcredi le 4 novembre.Lors de la mise en nomination, tenue dimanche le 18 octobre, 620 maires et mairesses ont été élus sans opposition ce qui représente 67 % du nombre total de postes de maires à pourvoir cette année.Pour 105 de ces personnes, ce sera le premier mandat à la tête d’un conseil municipal.Les 32 femmes qui viennent d’être élues mairesses représentent 5.1 % de ces personnes.Lors des dernières élections, onze femmes seulement avaient été élues à des postes de maire et aucune ne l’avait été dans une localité de plus de 5,000 habitants.Il sera donc intéressant de voir quel nombre de femmes sera élu lundi prochain.Ce scrutin permettra l’élection de 84 maires et mairesses dans la région administrative de Montréal et c’est la région de la province où il reste à pourvoir le plus grand nombre de sièges à la mairie.Voici le nombre de postes de mai- res à pourvoir dans les autres régions administratives de la province: Québec 43; Bas-Saint-Lau-rent-Gaspésie41 ; Mauricie36; Ou-taouais 29, Estrie 27 ; Abitibi-Témis-camingue 20; Saguenay-Lac-Saint-Jean 15 et Côte-Nord 10.La scolarité des élus municipaux est ordinairement assez faible: 10 % d’entre eux n’ont pas complété une septième année et 14 % seulement possèdent 16 ans ou plus de scolarité, correspondant au début des études universitaires.sera invité à l’émission Téléfun animée par Pierre Marcotte au cours de la semaine du 14 au 187 septembre et que le service des nouvelles se rendra à la conférence de presse selon le communiqué de presse que vous nous ferez parvenir ».Cette lettre d’entente est signée par Jean Rivard, directeur de l’information à Quatre Saisons, René G il-bert, adjoint à la programmation, Hugues Beaudoin, directeur des ventes, Kate Dufresne, conseiller publi citaire, Michel Labelle, directeur de promotion, et Gyslain Bélanger, président de l’Association professionnelle du chauffage à combustion solide.La plainte adressée au Conseil de presse est signée par Berlin Leblanc et André Duchesneau, représentants de l’Association des journalistes de Quatre Saisons.Selon le texte de cette plainte le service des nouvelles s’est effectivement rendu à la conférence de presse du 18 septembre annonçant le Salon du chauffage et du confort au foyer : « Après quelques pressions auprès d’un journaliste de la salle des nouvelles de Télévision Quatre Saisons qui s’est dil contrarié par cette pratique, la direction de l’information décide alors de n’envoyer qu’un seul représentant de son service.Il s’agit d’un caméraman ».Le caméraman rapporte donc des images de la conférence de presse, et un montage de ces images est diffusé le soir même au Grand Journal de 22 h 30, sur un texte de Luc La-pierre, rédacteur en chef de la salle des nouvelles.Les deux signataires de la lettre estiment que « ce genre de pratique viole l'éthique professionnelle du métier », et l’Association des journalistes fait appel au Conseil de presse « pour éclaircir les circonstances du geste posé par la direction de l’information ».L’Association des journalistes de Quatre Saisons regroupe entre 25 et 30 personnes, rédacteurs et reporters (incluant les présentateurs et présentatrices des informations).L’Association est affiliée à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec mais attend toujours la réponse à sa demande d’accréditation syndicale auprès de la CSN.Selon un des artisans de la salle de la rédaction rejoint hier, la plainte est endossée par tous les membres de l’Association des journalistes et prouve à quel point la direction de l'information de Quatre Saisons « doit se doter au plus vite d’un code d’éthique ».(>n considère également que le texte lu en ondes le 18 septembre est un publi reportage.Vendredi dernier des journalistes ont d’ailleurs rencontré le président de CFCF/Quatre Saisons, Jean Pouliot, pour discuter du problème, mais rien n'a transpiré de la rencontre.Et hier en soirée les journalistes de Quatre Saisons se réunissaient pour étudier la suite des événements (selon nos informations un deuxième cas de conflit d’éthique possible était à l’étude).11 a été impossible de rejoindre hier le directeur de l’information Jean Rivard, ou tout autre représentant de la direction, pour commenter ce rare cas de journalistes s’adressant au Conseil de presse pour se plaindre de l’éthique de leurs patrons.Montréal - Québec ou autres destinations Recherche contrat régulier avec compagnie INF: 324-958 conferences Hydro-Québec LA VILLE ET L’EAU Les conférences Hvdro-Québec présentent A Montreal le mardi à 18h du 29 septembre au 1er décembre 1987 Bibliothèque nationale e S 1700, rue Saint-Denis Métro Berri-de-Montigny A Montreal A Québec Hydro-Québac Direction Environnement À Québec le mercredi à 17h30 du 30 septembre au 2 décembre 1987 Implanthéâtre 2, rue Crémazie Sous l'égide de l'université Laval 27 octobre 28 octobre Lawrence de Martino The City and the River a Case Study on the Habitation of the San Antonio River (Texas) Univeraite de Montreal Faculté de l'aménagement Pour obtenir de plus amples renseignements (514) 289-2214 (514) 343-6835 (418)845-7386 m&sm lilnuNca LE DEVOIR mmjriîStDHKRRi Évitez la file, donnez un coup de fil.Un moyen simple et facile d'acheter vos obligations d'épargne du Canada ou vos CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI 10,50*% O Certificats de placement garanti 5 ans, intérêts payés annuellement garantis selon la loi sur l'assurance-dépôts.Un placement sûr des plus rentable pour les gens prévoyants fi Fiducie du Québec Anjou (514) 355-2050 1-800-36 1 5808 Brossard (514) 445 3224 1-800-361-4436 Chicoutimi (418) 549-5746 1 800-463-9657 Hull (819) 777-9119 1 -800-567-6886 LaSalle (514) 366-1175 1-800-361-6633 Laval (514)668-5223 1-800-361-3803 Longueuil (514) 679-2810 1 800-361-5058 Montréal (514) 286-3225 1-800-361-2680 Québec (418) 647-4742 1-800-463-5026 Sainte-Foy (418) 653 6811 1-800-463-4792 Sherbrooke (819) 566-5667 1-800-567-6921) (?) Desjardins 4 ¦ Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 L’ACTUALITE INTERNATIONALE AM/,’aûtàaÂtt- CKAC973 LASUPERSTATION Photo AP HEURTS À SÉOUL Des heurts ont opposé hier des milliers de manifestants anti-gouvernementaux à la police anti-émeutes à l'issue d'un meeting de Kim Dae-jung, l'un des candidats de l’opposition à la présidence, qui avait rassemblé 30,000 personnes à l'université de Séoul.Ils ont brûlé les effigies du président Chun Doo-hwan et de son successeur désigné Roh Tae-woo.campagne pour le référendum VARSOVIE (AFP) - L’État polonais est entré en campagne électorale : il s’agit pour lui de séduire la population qui se prononcera le 29 novembre, par voie de référendum, sur le vaste programme des réformes économiques et politiques .proposées par le pouvoir.Samedi, le nouveau responsable des questions économiques, M.Zdzis-law Sadowski, a affirmé que les hausses importantes des prix des produits de consommation courante, « inévitables » à ses yeux pour appliquer les réformes, seront automatiquement compensées par une augmentation des salaires et des prestations sociales.Au soir même de sa nomination à la tête de la toute puissante Commission du Plan dans le cadre du remaniement ministériel annoncé samedi, M.Sadowski s’est alors lancé à la télévision dans une longue explication sur la nécessité de rétablir « la vérité des prix » sur le marché intérieur.Celui que l’on désigne à Varsovie comme l’un des « pères » de la réforme et qui conserve aussi son titre de vice-premier ministre a promis qu’aucune hausse, en dehors des augmentations saisonnières, n’interviendrait avant 1988.Il a aussi déclaré que le rythme de la mise en oeuvre effective des changements prévus serait subordonné au résultat du prochain référendum, mode de consultation populaire très exceptionnel en Pologne puisque le dernier scrutin de ce type remonte à 1946.L’apparition de M, Sadowski sur le petit écran a immédiatement provoqué de multiples appels téléphoniques de téléspectateurs qui voulaient « en savoir plus » sur les pro- jets du pouvoir.Car en dépit des explications données par la presse officielle au cours des dernières semaines, les Polonais ne savent pas très bien où « les autorités veulent vraiment en venir ».« C’est très flou, déclarait hier une mère de famille de Varsovie.Tout ce que je sais, c’est que l’on va devoir une nouvelle fois se serrer la ceinture».Le prix à payer en vaut-il la chandelle?Les dirigeants du pays ont maintenant un peu plus d’up mois pour faire passer leur message.À en croire l’énumération des engagements pris par le pouvoir, qui accompagnent les questions du référendum, « tout devrait être bien plus beau dans quelques années », devait commenter, non sans quelque scepticisme, un ingénieur polonais.De fait, les autorités ont multiplié les engagements : freiner les pesan- teurs de la bureaucratie, assurer plus de responsabilités aux structures régionales, favoriser le développement du secteur privé à côté des secteurs nationalisés et coopératifs.Et surtout, dans deux domaines très sensibles, le bâtiment et la santé, le régime du général Wojciech Jaruzelski a promis une amélioration substantielle de la situation aujourd’hui « catastrophique » (manque de logements et approvisionnement sanitaire déplorable).Dans le secteur politique, le gouvernement affirme qu’il renforcera les pouvoirs des conseils d’autogestion et qu’il accroîtra les droits des citoyens.Les milieux de l’opposition se sont refusé au moindre commentaire des questions qui seront soumises à la population le 29 novembre.La guerre entre mouvements noirs rivaux continue de faire rage en Afrique du Sud JOHANNESBURG (AFP) - La véritable guerre que se livrent dans les townships du Natal (sud-est du pays) les deux plus importantes organisations noires d’Afrique du Sud, donnant à certaines zones de cette province des allures de mini-Bey-routh, ne donnait hier aucun signe de répit, chaque jour apportant son nouveau lot de cadavres et d’horreurs.1 ii Les corps lardés de coups de poignards ou calcinés, ou même décapités à la hache, comme celui d’un gamin de dix ans mardi dernier, sont devenus un spectacle quotidien dans les townships noires proches de Pietermaritzburg, la capitale du Natal.La presse sud-africaine qualifie cette région de « champs de la mort », référence à un film célèbre sur le Cambodge des Khmers rouges.Tous les matins, les rapports de police énumèrent la liste des nouvelles victimes.Ainsi, on a appris hier que deux Noirs avaient été poignardés par la foule à Matsabuse et que le cadavre d’un troisième homme, tué lui aussi à coups de couteau, avait été découvert à Dambuzo.Le bilan est estimé à au moins une centaine de morts cette année, dont environ 50 depuis le début du mois.I .es incidents de Pietermaritzburg sont les plus sanglants depuis l’instauration de l’état d’urgence, le 12 juin 1986.Cette violence est le fruit de la rivalité exacerbée entre le Front dé mocratique uni.(UDF), une coalition regroupant quelque 600 groupes et ne cachant pas sa sympathie pour le Congrès national africain (ANC, mouvement de guérilla interdit), et l’organisation zoulou Inkatha, dirigé par le ministre principal du bantous-tan du KwaZulu, le chef Mangosuthu Gatsha Buthelezi.L’UDF et l’Inkatha manifestent la même opposition farouche à l’apartheid, mais diffèrent complètement sur la stratégie à employer, principalement sur deux points : l’UDF refuse de condamner les attentats commis par l'ANC, estimant que la violence vient d'abord de l’État, et approuve l’imposition de sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.L’Inkatha en revanche condamne sans réserve le recours à ces deux tactiques, ce qui lui vaut d’être généralement qualifié de « modéré » ou de « conservateur ».Mais ces arguments politiques sont complètement relégués à l’arrière-plan du conflit actuel qui se résume à une lutte sans merci pour le pouvoir entre deux groupes désireux de faire main basse sur une région.L’hégémonie de Tlnkatha n’est pas contestée dans les townships proches du grand port de Durban, où le mouvement zoulou a fait place nette au cours des derniers mois.Mais il en va autrement à une centaine de kilomètres plus au nord, près de Pietermaritzburg, où l’UDF est solidement implantée.La récente recrudescence de la violence suit paradoxalement un accord de trêve en bonne et due forme signé le 6 octobre dernier, après de difficiles négociations, par l’un des trois co-présidents de l’UDF, M.Archie Gumede (qui réside près de Durban), et le président de la Brigade de la Jeunesse de l’Inkatha, M.Musa Zondi.L’accord s’était vite révélé un simple chiffon de papier, les militants de base ayant tous, des deux côtés, des comptes à régler et des morts à venger.M.Gumede a reconnu qu’il était, malgré son énorme prestige, totalement « impuissant » pour contrôler les membres de l’UDF.L’Institut d'administration publique du Canada Groupe régional de Montréal The Institute ot Public Administration of Canada Montreal Regional Group Le groupe régional de Montréal de l'Institut d'administration publique du Canada en collaboration avec le journal Le Devoir présentent les déieuners-causeries de I I.A P C -Montréal M.Roch Bolduc Conseiller principal CGI (ex-secrétaire générât du Gouvernement du Québec) RÉFLEXIONS D’UN ANCIEN HAUT-FONCTIONNAIRE SUR L’ADMINISTRATION PUBLIQUE Le 28 octobre 1987 à 12h00 à l'Hôtel Méridien Membres: 10$ Non membres 15 $ Pour réservation, appelez Ginette Guiibauit ' (514)522-3641 poste 327 Avec René Lévesque de 17h°° à 17h1s du lundi au vendredi Rapport final sur l’Irangate Jugement WASHINGTON (AFP) - La dernière version du rapport des commissions d’enquête du Congrès sur l’Irangate contient un jugement sévère pour le président Ronald Reagan, accusé d’avoir favorisé dans son équipe « un environnement de valeurs dénaturées » et « une logique à l’envers », écrit le New York Times dans son édition d’hier.Le quotidien a réussi à se procurer des extraits de ce volumineux rapport (1,400 pages) en dépit des précautions extrêmes prises par ses auteurs démocrates et républicains pour éviter toute fuite.Le texte, qui devait être publié à la fin de la semaine, ne sera finalement connu que deux semaines plus tard.Officiellement, on indique au Congrès que ce retard est motivé par des considérations de sécurité^ la Maison-Blanche devant vérifier si aucune information secrète n’apparaît dans le rapport avant de le faire imprimer.Les observateurs estiment cependant que les vives dissensions apparues entre républicains et démocrates dès le début des auditions publiques au printemps dernier ne sont pas étrangères à ce nouveau délai.Il y a quinze jours, le New York Ti- Kirkpatrick renonce WASHINGTON (AFP) - Mme Jeane Kirkpatrick, ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a annoncé hier qu’elle renonçait à briguer l’investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 1988.Mme Kirkpatrick a indiqué « qu’elle avait finalement décidé, pour des raisons personnelles et politiques » de renoncer.LE MONDE EN BREF ¦ Slepak arrive à Vienne MOSCOU (AFP) — M.Vladimir Slepak, le « refuznik » qui attendait depuis le plus longtemps l’autorisation d’émigrer d’URSS, est arrivé hier à Vienne.M.Slepak, 59 ans, qui était accompagné de son épouse Maria, avait reçu le 14 octobre l’autorisation d’émigrer en Israël après 17 ans et demi d’attente, lés autorités lui ayant jusqu’alors refusé un visa pour « raison d’Etat ».M.Slepak a été accueilli à Vienne par un de ses deux fils, Alexandre — qui vit aux États-Unis —, et par des diplomates américains.Le dissident a déclaré avant son départ qu’il se rendrait en Israël au début de la semaine prochaine.Après avoir pris une part active, aux côtés de l’académicien Andreï Sakharov, à la défense des droits de la personne en URSS, il avait été condamné le 21 juin 1978 à 5 ans d’exil en Sibérie orientale.L’annonce de l’octroi d’un visa à M.Slepak était intervenue un peu plus d'une semaine avant l’arrivée en URSS du secrétaire d’État américain George Shultz.Le dissident avait par ailleurs rencontré le premier ministre français Jacques Chirac en mai dernier.¦ Karpov en tête aux championnat d’échecs de Séville SÉVILLE (Espagne) (AFP) - Le soviétique Anatoly Karpov mene par 3 à 2 dans le match de championnat du monde d’échecs qui l’oppose, à Seville, à son compatriote Garry Kasparov, actuel champion du monde.Après cinq parties et deux semaines de match, Kasparov, quoique mené au score, reste le joueur le plus fort intrinsèquement pour la majorité des experts.Néanmoins, Boris Spassky, ex-champion du monde et actuel numéro un français faisait remarquer dès le début du match que la position de Karpov était beaucoup plus confortable, psychologiquement parlant.Aspirer au titre de champion du monde est plus facile que le défendre et en outre la personnalité et le style de jeu de Karpov se sont métamorphosés ces derniers mois.Non seulement, Karpov a étoffé sa frêle stature de cinq kilogrammes, mais il apparaît aussi plus confiant et ouvert que dans le passé.Ses secondes noces avec Nalacha Boulounova ont sans aucun doute apporté un élément de stabilité dans la vie de Tex-champion du monde qui à 36 ans, paraît au sommet de son art.Depuis la finale des candidats du championnat du monde de Linares ( Espagne) étape immédiatement antérieure à ce match de Séville, que Karpov remporta facilement contre son jeune compatriote le grand maître Andrei Sokolov, on sait que Tex-champion du monde apporte désormais beaucoup plus de soin à sa préparation dans les ouvertures, arme qui était jusque-là l’apanage de Kasparov.¦ Destruction d’un convoi humanitaire en Éthiopie LONDRES ( AFP) — Des rebelles ont attaqué et détruit vendredi dans le nord-est de l’Éthiopie un convoi international de 23 camions acheminant des vivres destinées aux populations de la région du Tigré affectées par la famine, a déclaré hier le représentant de l’ONU en Ethiopie, M, David Morton, dans une interview à la BBC.La radio du Front de libération de TÉrythrée (FLE) a revendiqué l’attaque en indiquant qu’elle avait pour but de « disperser des forces militaires » éthiopiennes, a indiqué la BBC.Mais M.Morton a affirmé que les convois ne circulaient jamais sous escorte militaire.Un chauffeur a été tué lors de l’incident et les rebelles ont utilisé le fuel des camions pour incendier les vivres, ont indiqué à la BBC des responsables de l’organisation du convoi financé en partie par l’association Band Aid et par diverses agences de l'ONU.« L’Érythrée et Je Tigré sont les régions les plus touchées (par la famine).Cet incident réduit le nombre de camions disponibles, il pose aussi à nouveau la question de la liberté de circulation dans cette région », a déclaré M.Morton.¦ Descente de police dans le centre de Lhassa PÉKIN (Reuter) — La police chinoise a perquisitionné samedi soir dans des maisons proches du temple de Jokhang, haut lieu du bouddhisme tibétain à Lhassa, emmenant des habitants, a rapporté hier un touriste américain, se fondant sur les récits de témoins.Entre 200 et 300 policiers arrivés en camions ont bouclé le centre de la capitale du Tibet, ou jusqu à 19 personnes ont été tuées le 1er octobre au cours d’émeutes anti-chinoises.« Ils ont défoncés les portes des maisons du quartier du marche, sont entrés avec leurs armes et ont emmené les gens », a ra-conte le touriste américain par téléphone.Les journalistes étrangers ont ete expulsés du Tibet le 9 octobre, et se sont vu refuser le droit d’y retourner.Hier, des policiers armés de fusils patrouillaient, baïonnette au canon, autour du temple de Jokhang, tournant en sens inverse des aiguilles d une montre, contre le flots des pèlerins bouddhistes.« C’est '1 alt™!n! de la provocation, et il suffirait qu’un enfant jette une pierre poui déclencher quelque chose », a déclaré l’américain, qui a requis l’a-nonymal.De source tibétaine, on assuré que des centaines de personnes dont des moines bouddhistes, ont été arrêtées depuis la première de trois manifestations anti-chinoises, le 27 septembre.L’opération de police est intervenue quelques heures avant l’ouverture du 13e Congrès uU ?communiste chinois, le premier depuis 1982, qui s’est ouvert hier à Pékin.L’Etat polonais entre dans la sévère pour Reagan mes avait annoncé que les républicains avaient obtenu que des changements importants soient apportés aü texte, notamment la suppression des comparaisons établies entre 1T-rangate et le Watergate et l’indica-ITon claire que M.Reagan n’était pas an courant des activités de ses subordonnés.Il semble à présent, si Ton en croit le journal, que les démocrates aient réussi à renverser la vapeur : dans l’un des extraits publiés par le quotidien, le président Reagan est accusé « d’avoir créé, ou tout au moins toléré un environnement dans lequel ceux qui étaient informés du détournement (des bénéfices des ventes d’armes à l’Iran au profit des contras nicaraguayens) étaient persuadés qu’ils appliquaient la politique présidentielle ».« Pendant que le président niait l’existence de toute activité illégale, ses subordonnés s’engageaient dans une tentative de dissimulation (.) Des responsables ont considéré la loi non pas comme la limite de leurs actions, mais comme un obstacle à leurs objectifs.Lorsque ceux-ci ont été confrontés à la loi, la loi a été contournée », estiment les auteurs du rapport.Selon un responsable gouvernemental qui a requis l’anonymat, le ton de la dernière version du rapport est « bien plus dur » que les versions précédentes.« Le rapport, a-t-il ajouté, semble indiquer que le président pourrait avoir été au courant, mais que les commissions ont été incapables de le prouver».Un extrait publié par le New York Times indique ainsi que « la question principale qui demeure est celle du rôle du président.Sur ce point crucial, la destruction de documents par l’amiral John Poindexter (alors chef du Conseil national de Sécurité) et par le colonel Oliver North (Tun de ses adjoints), ainsi que la mort de William Casey (ancien directeur de la CIA), ne permettent pas d’obtenir la totalité de l’histoire ». -^ -— Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 ¦ 5 L ACTUALITE INTERNATIONALE Syndicalisme : Bruno Trentin et la leçon italienne La concertation n’est pas diabolique PAULE DES RIVIÈRES La salle j usque-là plutôt endormie devient attentive.Une des têtes pensantes du mouvement syndical italien, M.Bruno Trentin, vient de prendre la parole, prévenant que la crise du syndicalisme n’est pas de celle « que l’on gère, comme on dit à Naples, en faisant passer la nuit ».En même temps, le secrétaire national de la plus importante centrale syndicale italienne se bat pour défendre « le cas italien » et ses apparentes contradictions, soit la confrontation dans les négociations avec les entreprises, et la concertation dans les discussions avec l’État.Avant et après lui, des représentants syndicaux québécois participant samedi à un colloque aux côtés de syndicalistes européens, ont conclu à l’échec des rares tentatives de concertation avec le gouvernement québécois.Gérald Larose de la CSN conclut que « nous sommes très loin de pouvoir influencer le développement économique» et Fernand Daoust a mis la faute sur les libéraux qui ont « annihilé » la Table nationale de l’emploi mise sur pied par les pé-quistes.En Italie, la Confédération générale italienne du travail (CGIL) — dominée par les communistes — n’a pas attendu l’élection d’un gouvernement communiste pour s’asseoir avec les élus.La vision du gouvernement italien de coalition et celle des syndicats s’opposent plus souvent qu’elles ne se complètent, et c’est peu dire.Cependant, tout en concluant à un > « bilan susbtantiellement négatif » de la consultation syndicale-gouver-nementale des dernières années, M.Trentin accuse « d’exorcisme » les syndicalistes canadiens qui dénoncent cette fçrme de « fausse » activité avec l’État.« Il n’y a pas d’alternative », dit-il, en rejetant complètement la sugges- Photo Chantal Keyser M.Trentin tion d’une syndicaliste canadienne voulant qu’un rapprochement avec le gouvernement soit le fruit d’une machination diabolique de l’État.« Si le syndicat n’affronte pas ce terrain, même son action dans l’entreprise sera marginalisée, a répété M.Trentin samedi devant les participants au 7e colloque de l’Association d’économique politique, qui s’est tenu à l’Université du Québec à Montréal.À Rome, la plus récente consultation entre les syndicats italiens et le gouvernement s'est achevée il y a quelques semaines, et portait sur un projet de loi sur l’impôt.« À quoi cela sert-il d’obtenir une augmentation de salaire si elle est annulée par une hausse de l’impôt ?.J’ai entendu cette question dans toutes les assemblées où je suis allé », a dit M.Trentin dans un français impeccable.« Nous avons obtenu une restitution d’impôt qui est au moins égale à la valeur d’une négociation sur les pri- mes au travail», a-t-il poursuivi.M.Trentin, un économiste qui a été membre du Tribunal Russell, institué en 1961 pour juger les crimes de guerre américain au Vietnam, est le principal porte-parole syndical sur les questions économiques.Il est aussi un des principaux interlocuteurs syndicaux dans les discussions avec le gouvernement.Ces consultations ne sont pas inscrites dans la loi mais elles n’en conduisent pas moins à des accords.Ceci dit, les syndicats italiens sont à la dérive comme un peu partout dans le monde occidental et les répercussions sur ces discussions avec le gouvernement — qui existent depuis quelque 20 ans — s’en ressentent douloureusement.La CGIL n’a plus que 2,8 millions de membres actifs, sur 4,6 millions.Les autres sont des retraités.Célèbres il n’y a pas si longtemps pour leur promptitude à faire des grèves, les travailleurs italiens n'entendent plus guère les appels de leurs dirigeants et le pouvoir de négociation en souffre naturellement.Dans ce contexte, reconnaît M.Trentin, la collaboration avec l’État prend une autre dimension : « le syndicat tendra à compenser son faible pouvoir de négociation par des échanges où c’est l’État qui conférera une légitimité au syndicat ».Mais, répète-t-il, la solution n’est pas de nous retirer.Elle est de redevenir pertinent.Car au-delà du nombre c’est une question de « représentativité» qui se pose.En Italie comme ici, les nouveaux travailleurs, surtout dans le secteur des services, ne se syndiquent plus.Us n’y sont pas intéressés.« Il faut réussir à toucher physiquement, à informer des millions de travailleurs qui fonctionnent à l’extérieur du syndicat.Le syndicat ne peut survivre en optant pour la thèse défendons-nous d’abord puis après on verra’.Le syndicat ne peut rester le fait d’une minorité », dit-il.La Tunisie et l’Égypte face aux musulmans radicaux La montée de l’islamisme inquiète YVAN CLICHE (Collaboration spéciale) Les récentes condamnations à mort contre des intégristes musulmans en Tunisie et le succès électoral d’un parti islamiste en Égypte témoignent de l’attrait qu’exerce aujourd’hui l’islam politique à travers le monde arabe.Autrefois sous la gouverne d’élites complices des idéaux occidentaux, les populations arabes sont maintenant interpellées par la croisade des miütants islamistes décidés à en finir avec un État qu’ils jugent « impie et corrompu ».Berceau du mouvement islamiste, l’Égypte est, avec la Tunisie et le Soudan, un des pays où il gagne le plus de terrain et exerce des pressions énormes sur les pouvoirs politiques.L’assassinat du président Sa-date en octobre 1981 a démontré la détermination des radicaux.Selon M.Mounir Raffla, président de la Fédération des associations d’Égyptiens du Canada, quatre expressions de l’islamisme actuel peuvent être distinguées.Il y a des gens qui veulent simplement faire connaître l’islam comme religion.D’autres, qui aimeraient que l’islam soit présent dans différentes législations à caractère civil alors que certains veulent en faire l’unique source de loi.Enfin, ils y a ceux qui luttent pour que la Charia .( Loi islamique) devienne l'unique législation du pays.Selon M.Raffla, c’est cette dernière composante qui s’affirme le plus spectaculairement en ce moment et qui est la plus radicale.Au Soudan, cette loi est appliquée avec toute sa rigueur maigre les protestations de la communauté chrétienne du sud.Pour Youssef Mouammar, président de la Fédération internationale islamique du Québec, le réveil actuel de l’islam est avant tout religieux.« Ce que recherchent les musulmans, ce n’est pas de prendre le pouvoir, mais de faire simplement respecter leur religion, plus précisément par le respect et l’implantation de la Charia», déclare-t-il.C’est une analyse que ne partage pas M.Selim Naguib, président de l'Association copte canadienne.L’islamisme pose une sérieuse menace au régime du président tlosni Moubarak mais également aux minorités chrétienne en Égypte dont les coptes.« En ce moment, la population copte n’a que deux alternatives: s’islamiser ou subir quotidiennement les quolibets et insultes des islamistes, y compris le saccage des maisons », déclare M.Naguib, qui déplore le manque de rigueur du président égyptien à faire respecter la sécurité et la loi.« Comme son prédécesseur Sa-date, Moubarak ménage les islamistes et n’a pas le courage de les traduire en justice », dit-il.En Tunisie, le régime n’a pas hésité à le faire.Après un long procès, quatre dirigeants du Mouvement de la tendance islamique ont été condamnés à mort et deux d’entre eux exécutés au début du mois.MM.Naguib et Raffla expliquent la mollesse du régime égyptien par la présence des islamistes dans tous les secteurs de la société.« Les islamistes ont infiltré les syndicats, le gouvernement, l’armée et sont impliqués dans toutes les régions du pays», font-ils remarquer.Malgré la force politique des islamistes, il existe neanmoins un sentiment largement répandu contre leurs idées, soutient M.Raffla.« Plusieurs croient que la venue des islamistes au pouvoir et l’implantation de la Charia comme unique loi signaleraient un recul pour l’Égypte et un danger pour tous ceux qui, chrétiens ou musulmans, ne partagent pas l’i-déologie islamiste», conclut-il.Louis Sabourin et le 13e Congrès du Parti communiste Les Chinois cherchent à modeler un nouvel État Photo AP Le leader chinois Deng Xiaoping s'installe à la tribune alors que son collègue Chen Yun, membre du Politburo, doit se faire aider CLÉMENT TRUDEL Lors de son premier voyage en Chine (1973), Louis Sabourin a ' Ateliers - Stratégie de La PME et son conseil d'administration Forum: «Quel entrepreneur serez-vous demain?' Rendez-vous d'affaires Dîner-conférence Atelier - Comment développer votre mar-ehé/Planification stratégique Colloque sur le multiculturalisme Gala de ta PME • Atelier - Comment développer votre marché Atelier - Comment développer votre marché Souper Visites d’entreprises Souper-Gala PME 1987 Lancement provincial de la SPME * L'Assemblée générale de l’Association des PME du Centre du Québec Gala de la Femme de carrière de l'année 1.Cocktail aux entrepreneurs 2.Exposé -Profil du secteur manufacturier» Souper-conférence Ateliers - Recherche de nouveaux produits Expansion d'entreprises Identification des occasions d'affaires Symposium-Carrefourexportation Riviere-du-Loup Atelier - Comment développer votre marché Rivière-du-Loup Symposium/Séance d'information Roberval Diner-conférence Rouyn-Noranda Atelier Rouyn-Noranda Séance d'information Rouyn-Noranda Atelier Sayabec Atelier - Comment développer votre marché Sept-Ues Gala entreprise Shawinigan Gala des actualités industrielles Sherbrooke Diner-conférence • St-Antoine-des- Lancement officiel de la Semaine de la PME Comment développer votre marché - Stratégie de développement d’une PME Québec §uébec Rimouski 27 722-3300 27 31 27 28 20 30 28 28 26 27 27 28 30 27 28 23 24 30 27 28 28 29 29 722-3300 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 432-7111 432-7111 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 722-3300 722-3300 375-1621 375-1621 375-1621 764-6701 478-4951 478-4951 478-4951 764-6701 Lauren tides St-Constant & Ste-Catherine St-Félicien St-Georges St-Hubert St-Hubert St-Hyacinthe St-Hyacfnthe $t-Jér6me St-Jérôme St-La urent St-Laurent St-Pascal-de- Kamouraska Ste-Anne- des-Monts Ste-Anne- des-Monts Ste-Anne- des-Monts Ste-Croix Ste-Foy Ste-Marle (deauce) Ste-Marie (Beauce) Ste-Thérèse Ste-Thérèse Témiscouata L'entreprise du milieu.Conférence de presse Diner-conférence Souper• Souper-conférence - Ouverture officielle du Parc industriel .Dtner/Séanee d'information (AIDE) Séance d’information Cocktail d'honneur Souper-conférence ¦finis ateliers «Gestion de la qualité.Atelier - Comment lancer une entreprise (angl.) Rencontre-déjeuner des industries de la Haute Tèchnologle (bilingue) Atelier - Se lancer en affaires - des options Atelier - Comment développer votre marché Diner d'affaires Colloque régional Visite industrielle Diner-conférence Repas-conférence Dîner-conférence (région de Groulx) Dois ateliers «Gestion de la qualité» (Groulx) Atelier - Comment développer votre marché Thetford Mines Atelier - Comment développer votre marché Thetford Mines Souper-conférence Thetford Mines Visite industrielle «Prévost Car-Thetford Mines Déjeuner-conférence TTois-Pistoles Atelier - Comment développer votre marché Trois-Pistoles Souper-conférence Trois-Rivières Colloque régional sur I exportation Trois-Rivières Atelier et conférence fiois-Rivières Exposition Val d’Or Atelier Victorlaville • Séance d'information Victoriaville Souper-conférence VlctoriaviUe Cocktail d'honneur Ville-Marie Atelier • Présence de M.Serge Saucier.Président d'honneur de la Semaine et du Salon de la PME Investir, rationnaliser innover, gérer ses ressources humaines, aucune PME n'y échappe.Pour y tendre, y parvenir, la Semaine delà PMlTre^ sente sans aucun doute une occasion unique.Pour tous ceux que tentent la grande aventure des affaires, une participation s'impose Tout pour favoriser la réussite JEAN-PIERRE NICAISE Collaboration spéciale Pour beaucoup, le Québec, c’est le paradis de la PME et des centaines de personnes planifient dès le printemps les activités de la Semaine.Cette année, elles sont divisées en trois volets: information, formation et réflexion; l’idée étant de démystifier le monde des affaires, de le rendre plus accessible à l’entrepre-neurship populaire.Véritable reflet de cette Semaine, le Salon de la PME regroupe une foule d’activités et un volume considérable d’informations indispensables, le pivot étant organisé autour de douze ateliers qui traitent aussi bien de l’organisation de l’entreprise, de son environnement et de son financement, sans oublier l’essentiel: le client, qu’il se trouve au Québec, au Canada ou à l’étranger.L’on peut vraiment prétendre que le maximum est fait par une communauté d’affaires enthousiaste pour rendre l’entrepreneurship accesible au plus grand nombre.Enfin, disons qu’un accent tout particulier est mis sur la jeunesse, la relève, sur la promotion du design industriel si essentiel aujourd’hui, sur l’innovation, sur tout ce qui peut rendre plus compétitif des entreprises par ailleurs en pleine mutation dans un contexte local comme mondial où la compétition est de plus en plus vive, ce n’est rien de le dire ! A ce titre, l’expérience des aînés comme des spécialistes est prépondérante, autant en prendre connaissance attentivement car, durant une semaine et pendant le Salon, tout est en place pour favoriser la réussite.Bibliothèque de l’entreprise Dans le cadre du Salon, les visiteurs auront accès à une bibliothèque entièrement réservée aux livres québécois de gestion et de management.Initiative d’autant plus bienvenue que l’édition québécoise, dans ces secteurs, connaît une croissance continue de titres de qualité, trop souvent ignorés ou méconnus pas les administrateurs.En plus des conseils dispensés par les spécialistes dans les livres de gestion, le visiteur pourra participer au lancement de nouveaux ouvrages et rencontrer des auteurs du monde entrepreneurial, comme des représentants des maisons d’éditions.C’est M.Pierre Courtemanche, le patron de la librairie des Sciences Administratives, rue St-Hubert, à Montréal, qui animera cette bibliothèque, ce qui représente une véritable chance pour les amateurs, peu de gens au Québec pouvant prétendre connaître mieux que lui le domaine de l’édition d’affaires, comme celui de la gestion des ressources humaines.Un centre financier Impossible de partir en affaires sans tenir compte, et plutôt deuxfois qu’une, du nerf de la guerre: le capital.Le Centre financier de la PME est donc logiquement présent au Carrefour de l’entrepreneurship, le Centre étant aussi l’un des commanditaires du Salon.Anciennement connu sous le nom de la Bourse régionale de Laval, le Centre est d’abord un organisme à but non-lucratif agissant à titre d’intermédiaire entre les chefs d’entreprises à la recherche de capitaux et les sociétés de capital de risque.Parmi les dix sociétés membres du Centre, on retrouve la BFD, la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, la Banque Nationale, la Société d’investissement Desjardins et Royal Bank Venture Capital.Durant le Salon, le premier objectif du Centre est avant tout d’informer les visteurs, les rendre conscients de leurs décisions financières comprendre par exemple la différence entre un apport de capital sous forme de capital-actions et un apport sous forme de financement.Autre objectif : mieux faire connaître les sociétés à capital de risque, et par là même démythifier le capital de risque lui-même.Les débats-forum Tous les jours, de 14h à 16h et durant toute la durée du Salon, un débat-forum animé par Louis Martin sera proposé aux visiteurs.Le premier conférencier ne sera nul autre que le président du Salon, M.Serge Saucier, et il sera suivi par le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson; Jean Pagé, vice-président de Brault, Guy, O’Brien; Robert Arcand, président des Caisses d’entraides économiques et de Harricana Métal; Denis Dionne, vice-président éxécutif du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec; Jacques Lagacé, vice-président et directeur général au Québec de la BFD; et Claude Béland, président du Groupe Desjardins, lequel commandite cette manifestation.De nombreux experts commenteront les propos du conférencier et le public sera appelé à participer à la discussion.Une intéressante interaction entre visiteurs et personnes ressources autour de trois thèmes d’actualité; le financement des petites et moyennes entreprises, l'accessibilité à la propriété de l’entreprise par les travailleurs et l’exportation.Le carrefour international Quatre délégations étrangères venues d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Extrême-Orient participent cette année au Salon et l’Association des manufacturiers canadiens a invité ses 3,500 membres à les rencontrer.La délégation française est composée de représentatns de la région Rhônes-Alpes et plus particuliè- rement de la ville de Lyon où la technologie du plastique est particulièrement avancée.La Charente est également représentée avec des entreprises spécialisées, entre autres, dans la robotique et l’on s’attend, en tout cas pour les matières plastiques, à des signatures d’ententes entre Français et Québécois.Les industriels Wallons sont également présents et s’intéressent par ticulièrement aux domaines ou ils excellent: agro-alimentaire, microélectronique et biotechnologies.Les Japonais seront représentés par M.Shumihiko Selo, directeur général du Centre japonais du commerce extérieur et par une brochette d’industriels nippons, essentiellement chargés de brosser un portrait de la structure industrielle du pays et de corriger l’image fausse qu’on peut s’en faire.Le Japon s’intéresse essentiellement, comme on le sait, à l’importation de produits abmentaires et énergétiques.Enfin les USA sont représentés par Philadelphie, 3èrne place financière des Etats-Unis et hôte de pas moins de 110 centres de recherches.Les Américains s’intéressent a l’aéronautique, l’industrie pharmaceutique et para-médicale, les secteurs à technologie avanc/e tels l’informatique, l’électronique et les communications.Vaste choix! Le carrousel de l’innovation U ne vingtaine de jeune entrepreneurs particient à ce Carrousel qui vise à implanter une tradition de design dans les entrerises maufacturiè-res.Organisé par l’Association des commissaires industriels du Québec, le Carrousel propose au public de voter pour la meilleure innovation alors que ce sont des parrains, sociétés d’Etat ou consultants qui ont inscrits leur protégé à ce concours patronné par Radio-Canada.L’agence de publicité montréalaise Marketel/McCann Erikson commandite les kiosques avec l’Hy-dro-Québec, Marketel devant d'ailleurs annoncer demain en conférence de presse la mise sur pied au sein de l’agence d'un groupe destiné aux PME qui ne disposent pas d’importants budgets publicitaires.Le visiteur tenté par l’innovation trouvera conseils et appuis auprès du Centre de recherche industriel du Québec, de celui du meuble et du bois ouvré, de l’Ilydro-Québec et de son Institut de recherche en électricité, du Centre national de la recherche du Canada, de l’Université de Montréal, de l’UQAM, de l’Université Concordia et bien sûr des commissaires industriels du Québec.Enfin, le MIC dévoilera l'enveloppe budgétaire promise par M.Johnson au nouveau programme Accès Design.Pour réussir, pour exceller, toute organisation, toute entreprise manufacturière ou de services doit viser le zéro.Zéro défaut.Zéro panne.Zéro perte.Zéro problème.Atteindre cet objectif exige une main-d’oeuvre qualifiée, mobile, performante.La CFP participe à la formation de votre main-d’oeuvre.Elle identifie les besoins de votre organisation, vous donne accès à des programmes de formation sur mesure et vous aide financièrement à les réaliser.Vous poursuivez l'objectif zéro et votre entreprise est située à Montréal ou à Laval?Visez dans le mille: appelez l'un de nos conseillers spécialisés.(514) 725-5221.CFP Commission de formation professionnelle de la main-d'oeuvre Région métropolitaine de Montréal 5350, rue Lafond Montréal (Québec) HIX 2X2 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur 6 B Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 LA SEMAINE DE LA PME L’entrepreneurship, un pouvoir créateur actuel et indispensable JEAN-PIERRE NICAISE Collaboration spéciale Du 25 au 31 octobre se tiendra à la grandeur du pays et pour une huitième année consécutive, la Semaine de la PME sous le thème : L’entrepreneurship, un pouvoir créateur.L’an dernier, les activités de la Semaine ont attiré plus de 82,000 personnes au Québec, soit près de 50 % de la participation globale pour l’ensemble du Canada et les organisateurs s'attendent encore cette année à une excellente narticipation.Un reflet du dynamisme du monde des affaires québécois.Parrainée par la Banque fédérale de développement et la Chambre de commerce du Canada, la Semaine de la PME est associée cette année au Salon de la PME qui aura heu au Palais des congrès de Montréal les 30 et 31 octobre et le 1er novembre, M.Serge Saucier, président et chef de la direction de Raymond, Chabot, Martin, Paré étant le président d’honneur.Aujourd’hui, le Québec compte plus de 154,000 PM E, lesquelles génèrent $ 71 milliards annuellement et emploient 41.5 % des travailleurs du secteur privé.De 1978 à 1984, les PME québécoises de moins de 50 employés représentaient 97 % du total des entreprises en activité et ont créé plus de 175,000 emplois.Il ne faut donc pas s'étonner de l’accent p’articulier mis sur l’entre-preneurship par tous les intervenants du monde des affaires, comme, bien entendu, des gouvernements.Ainsi, durant la Semaine de la PME, 150 activités ont été planifiées dans 61 municipalités du Québec en collaboration avec les Chambres de commerce, commissariats industriels et diverses associations de gens d’affaires.Ces manifestations vont des ateliers de gestion offerts par la BEI) : « Comment se lancer en affaires », « Comment développer votre marché », « Le bilan comme outil de gestion », « Comment lancer votre entreprise », « La planification stratégique » et « Identification des occasions d’affaires », aux expositions et visites industrielles en passant par des galas mettant en relief l’excellence des PME les plus dynamiques.Les quelques centaines d'activités de la Semaine de la PME intéresseront des gens d’affaires aux besoins très divers.En effet, les participants pourront assister à des conférences sur les occasions d’affaires, les jeunes entrepreneurs, les possibilités qui s’offrent aux femmes et la contribution de la collectivité multiculturelle.Mentionnons également les séances d’informations, remises de certifiais d’honneur en gestion, visites d’entreprises, journées d’accueil aux succursales de la BFD et les foires commerciales où des exposants des secteurs public et prive décriront leurs programmes et services aux entrepreneurs.LE DEVOIR donne par ailleurs la liste complète des activités de la semaine tenues dans l’ensemble du Québec.Opération plan d’entreprise La Semaine de la PME, comme le Salon, insiste particuüèrement cette année sur cet axe primordial de communication qu’est le plan d’entreprise.Impossible de partir en affaires sans lui, mais plus encore, véritable clef du succès.Déjà, trois plans d’entreprise ont été conçus : pour une entreprise de services, un fabricant et un commerce de détail.Un seul but : réfléchir objectivement.Il s’agit donc de questionnaires extrêmement détaillés, subdivisés en chapitres, le premier s’intitulant : Qui êtes-vous ?D’autres chapitres forcent à s’interroger sur les réaütés du marché visé, le marketing, l’aspect légal, le personnel de l’entreprise, la concurrence, etc.Ainsi, peu a peu, le futur entrepreneur verra apparaître, dans tous ses détails, l’entreprise de ses rêves, et, surtout, pourra clarifier ses choix : achètera-t-il une franchise ou une entreprise déjà existante ?Quelles qualifications recherche-t-il chez ses employés ?Comment recrutera-t-il son personnel ?Quelle forme légale prendra son entreprise ?Comment sera-t-elle financée ?Quelle sera sa clientèle cible ?Qui sont ses concurrents, où sont-ils situés, quel est leur chiffre d’affaires ?Autant le savoir ! Vraiment, c’est indispensable.Outre ces questionnaires détaillés, le visiteur du Salon pourra recevoir gratuitement des conseils d’experts reconnus en ce qui a trait à la réalisation de son plan d’affaires, participer aux débats-forum sur le financement ou les marchés d’exportation, établir des contacts profitables et découvrir des produits particulièrement innovateurs, ce au Carrefour de l’innovation.Gala de la PME Comme pour illustrer l’importance du plan d’affaire, quinze PMFI du Québec ont été retenues pour le Prix Banque Royale de la PME de l’année, prix qui sera décerné lors du Gala de la PME, le 31 octobre prochain au Bonaventure Hilton de Montréal.Ce concours parrainé par l’Association des commissaires industriels du Québec depuis maintenant 3 ans, a pour objectif essentiel de reconnaître des PME québécoises qui se sont distinguées par leur innovation, leur créativité ou leur originalité dans l’un ou l’autre des domaines de la production, de la gestion des ressources humaines, du marketing, de la recherche, du développement, des nouveaux produits et/ou services comme de la qualité de vie au travail.Les quatre membres du Jury de sélection, présidé par M.Paul Prévost, doyen de la faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke, sélectionnèrent, sous la surveillance de Samson Bélair, comptables agréés, trois finalistes pour chacune des cinq catégories du Concours.Il s’agit des catégories suivantes : ¦ PME classique — Elle réussit de façon exceptionnelle compte tenu de son secteur d’activité économique : Datagram de Boucherville, Le Groupe Beauchesne de Warwick et Les Fourgons Transit de Laval.¦ PME de deuxième carrière — Elle est créée par des ex-salariés du secteur public ou privé : Création 2000 de Bourcherville, Bio-Bois de Lac Mégantic et Bois Ouvre de Beauceville (Ouest de Beauceville.¦ PME nouvelle — Elle s’est constituée légalement après le 1er janvier 1984 : Turbocristalde Québec, Acrylica de Sainte-Marie (Beauce) et Industries Sam Métal ltée de Québec.¦ PME jeunesse — Elle appartient majoritairement à des moins de 35 ans : Garaga de St-Georges (Beauce), Cirque du Soleil de Montréal et Systèmes hydrauliques Tremblay de Trois-Rivières.¦ PME familiale — Elle appartient aux membres d’une même famille, d'une génération à l’autre : Les Réservoirs d’acier Granby de Granby, La Corporation d’emballages Margo American de.Pointe-Claire et Laiterie de la Baie de La Baie.L'Association des commissaires industriels du Québec regroupe plus de 160 commissaires industriels travaillant pour 99 Corporations de développement économique au Québec ayant signé des protocoles d’entente avec 785 municipalités en matière de promotion, de prospection et de développement industriel.VN* Photo Jacques Grenier M.Serge Saucier, président du cabinet de comptables Raymond, Chabot, Martin, Paré, a accepté la présidence de la semaine de la pme.Notre directeur de comptes riapas peur de sortir des sentiers battus, 1 Pour les jeunes gens d’affaires Tous les jeunes de 18 à 30 ans désireux de se lancer en affaires recevront une attention toute particulière lors du Salon de la PM E.Plus spécialement, les Groupes de soutien aux jeunes entrepreneurs sont à leur disposition, gratuitement, pour les conseiller au niveau de la conception et de l’exécution de leur plan d’entreprise.Ces Groupes de soutien disposent d’un nouveau concept de consultation qui vise à assurer l’autonomie des jeunes entrepreneurs en leur transférant le savoir-faire et les outils nécessaires à la bonne gestion de leurs entreprises.De plus, ils fournissent les conseils et le support technique inhérents au développement du plan d’affaires, à la mise sur pied d'une entreprise ainsi que le suivi pour les entreprises nouvellement créées et les entreprises opérant depuis moins de 2 ans.Depuis 2 ans, les Groupes de soutien aux jeunes entrepreneurs ont contribué à l’établissement de 1,500 petites entreprises, génératrices de 3,100 emplois.Corporations sans but lucratif, ces Groupes sont subventionnés par le MIC et on en dénombre 85, répartis sur l’ensemble du Québec.fw.Il n’existe pas de chemin unique.tracé à l’avance, [jour un directeur de comptes de la Banque Royale.Il explore, chaque fois, toutes les avenues financières susceptibles d’accélérer l’ascension d’une entreprise.Quels outils bancaires con-Q$£) viennent à votre type particulier caigary sa d’entreprise ?Prêts à terme ?« C AOC 19?9 Télét résorerie?Crédit bail ?Financement de capital de risques?Le directeur de comptes vous aidera à les choisir et à les agencer.C’est avant tout quelqu’un de curieux, de dynamique et plein de ressources innovatrices qui prendra plaisir à échanger avec vous et à partager vos projets les plus ambitieux.BANQUE ROYALE Banque officielle des XVes Jeux Olympiques d'hiver LA SEMAINE DE LA PME Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 ¦ 7 Toutes les activités du 25 au 31 octobre Date Téléphone Endroit 27 27-30 Activité 31 27 28 29 31 28 26 478-4951 545-1580 545-1580 764-6701 722-3300 722-3300 997-4434 722-3300 648-3972 06 nov.648-3972 26 375-1621 07 nov.375-1621 27 26 27 24 24 28 27 29 26 27 28 28 23 23 25 26 27 26 27 23 23 23 24 22-25 28 26-30 997-4434 722-3300 722-3300 375-1621 722-3300 648-3972 648-3972 545-1580 545-1580 545-1580 545-1580 545-1580 372-5202 478-4951 478-4951 478-4951 722-3300 722-3300 997-4434 372-5202 372-5202 372-5202 372-5202 372-5202 372-5202 372-5202 Acton Vale Alma Alma Amos Amqui Amqui Aylmer Baie Comeau Beauport Beauport Bécancour Bécancour Buckingham Gala conférence CEA - Atelier: Comment développer votre marche - Exposition Gala Méritas Atelier Atelier - Se lancer en affaires - des options Déjeuner-conférence Souper et remise de prix Gala entreprise Ateliers - Comment développer votre marché Expansion d'entreprises Identification desoccasions d'affaires Soirée hommage Dîner-conférence * COPERS/Copériades Cap-aux-Meules Souper et remise de prix Cap-aux-Meules Atelier - Comment développer votre marché Cap-de-la-Madeleine Carleton Charlesbourg Charlevoix Chibougamau Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Chicoutimi Cowansville Déjeuner-conférence Gala de laCEDIC Gala entreprise Souper-conférence Souper Gala Mérite 1987 Souper-conférence Cocktail - Fémina '87 Déjeuner-conférence Cham bre de commerce Dîner-conférence * Cocktail honorifique Drummond ville Déjeuner-causerie • Drummondville Lancement de la Semaine de la PME 1987 DrummondviUe Cocktail d'honneur 30-31 372-5202 Granby 14 nov.372-5202 27 372-5202 372-5202 372-5202 372-5202 375-1621 997-4434 01 nov 997-4434 01 nov.01 nov.27 28 28 23 28 28 Granby Granby Granby Granby Granby Grand-Mere Hull Hull 545-1580 Jonquière 28 26 27 28 22 27 27 28 28 29 27 29 30 26-30 27 27 24 27 28 29 31 28 25 26 27 28 29 29 27 21 27 29 29 24 26 27 27 28 31 26 26 26 29 29 21 26 27 29 29 29 28 28 28 30 28 31 29 26 28 29 28 27 545-1580 545-1580 545-1580 722-3300 565-4740 687-4121 687-4121 687-4121 687-4121 687-4121 648-3972 648-3972 Jonquière La Baie La Baie La Pocatière Lac Mégantic Laval Lavai Laval Laval Laval Lévis Lévis 648-3972 Lévis 670-9550 670-9550 670-9550 255-2311 255-2311 255-2311 255-2311 255-2311 997-4434 722-3300 722-3300 722-3300 722-3300 722-3300 722-3300 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 866-5227 878-4651 878-4651 878-4651 878-4651 878-9571 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 722-3300 722-3300 722 3300 545-1580 764-6701 764-6701 764-6701 722-3300 722-3300 07 nov.375-1621 22 26 29 27 27 28 27 27 27 27 27 ¦ 19 27 26 27 27 31 27 28 20 30 28 28 26 27 27 28 30 27 28 23 24 30 27 28 28 29 29 565-4740 432-7111 670-9550 545-1580 648-3972 670-9550 670-9550 478-4951 478-4951 432-7111 432-7111 334-6560 334-6560 722-3300 722-3300 722-3300 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 432-7111 432-7111 722-3300 648-3972 648-3972 648-3972 648-3972 722-3300 722-3300 375-1621 375-1621 375-1621 764-6701 478-4951 478-4951 478-4951 764-6701 Forestville Souper-conférence ' Gaspé Atelier - Se lancer en affaires - des options Gatineau Atelier/Dïner-conférence Granby Déjeuner et atelier Granby Déjeuner-causerie * Granby Proclamation officielle de la SPME Granby Cocktail pour gens d'affaires Granby Souper de clôture - Inter clubs sociaux Granby Exposition - Salon du commerce de Granby Granby visite d'entreprises Opération portes ouvertes â la succursale (Mini-CASE) Kiosque d'information «Les six jours de l'info-emploi»/2 séances d'information Gala Mérite-Action Souper-conférence de l'Association des femmes d'affaires Souper-conférence de l'A.M.C.Atelier - Se lancer en affaires - des options Dîner * Visite industrielle et souper-ronférence Déjeuner-causerie 1.Exposition/Salon de la PME 2.Atelier - Se lancer en affaires - des options 3.Souper et remise de prix Déjeuner-causerie/Dîner-conférence Atelier - Comment développer votre marché Souper-conférence Conférence Déjeuner-conférence Gala d'entreprise Petit déjeuner * Séance d'information (manufacturiers) Déjeuner-causerie (capital-actions) Déjeuner-causerie (marketing) Séance d'information (non-manufacturiers) Souper-conférence • Séminaires de gestion Journée .formation»: Ateliers - Se lancer en affaires - des mitions Identification des gens d'affaires Comment développer vôtre marché Programme d'aide à l'entreprise Concours Mérite industriel de la Rive-Sud de Longueuil Québec Longueuil Opération Portes ouvertes à la succursale Longueuil Atelier-Prospection et vente* Maisonneuve Souper-conférence Maisonneuve Atelier clinique Maisopneuve Séance et déjeu ner-eauserie Maisonneuve Atelier - Se lancer en affaires - des options Maisonneuve Petit déjeuner et visite de kiosques Atelier clinique Souper ei remise de prix Diner-conférence avec les femmes d'affaires Atelier - Comment développer votre marché Souper-conférence Séminaire - Gestion de la qualité Une visite industrielle d'institut Lamontagne.Diner Atelier - Comment développer votre marché Dîner des gens d'affaires Atelier - Comment développer votre marché Ateliers - Stratégie dé développement d’une PME La PME et son conseil d'administration Forum: «Quel entrepreneur serez-vous demain?.Rendez-vous d'affaires Diner-conférence Atelier - Comment développer votre mar-ché/Planification stratégique Colloque sur le multiculturalisme Gala de la PME • Atelier - Comment développer votre marché Atelier - Comment développer votre marché Souper Visites d'entreprises Souper-Gala PME 1987 Lancement provincial de la SPME * L Assemblée générale de l'Association des PME du Centre du Québec Gala de la Femme de carrière de l'année 1.Cocktail aux entrepreneurs 2.Exposé .Profil du secteur manufacturier.Souper-conférence Ateliers - Recherche de nouveaux produits Expansion d'entreprises Identification des occasions d'affaires Symposium - Carrefour exportation Rivière-du-Loup Atelier - Comment développer votre marché Rivière-du-Loup Symposium/Séance d'information Roberval Diner-conférence Rouyn-Noranda Atelier Rouyn-Noranda Séance d'information Rouyn-Noranda Atelier Sayabec Atelier - Comment développer votre marché Sept-Iles Gala entreprise Shawinigan Gala des actualités Industrielles Sherbrooke Diner-conférence • StAntoine-des- Lancement officiel de la Semaine de la PME Manlwaki Matane Matane Matane Matane Matane Matane Mont-Joli Montmagny Montmagny Montmagny Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Port-Cartier Portneuf Portneuf Portneuf Portneuf guébec Québec Ettébec uébec guébec Québec Rimouski Lauren tides St-Constant & Ste-Catherine St-Félicien St-Georges St-Hubert St-Hubert St-Hyacinthe St-Hyacinthe St-Jérôme St-Jérôme St-Laurent St-Laurent St-Pascal-de- Kamouraska Ste-Anne- des-Monts Ste-Anne- des-Monts Ste-Anne- des-Monts Ste-Croix Ste-Foy Ste-Marie (deauce) Ste-Marie (Beauce) Ste-Thérèse Ste-Thérése Témiscouata L'entreprise du milieu.Conférence de presse Diner-conférence Souper• Souper-conférence - Ouverture officielle du Parc Industriel .Diner/Séanee d'information (AIDE) Séance d'information Cocktail d'honneur Souper-conférence TVols ateliers -Gestion de la qualité- Atelier - Comment lancer une entreprise (angl.) Rencontre-déjeuner des industries de la Haute Technologie (bilingue) Atelier - Se lancer en affaires - des options Atelier - Comment développer votre marché Diner d'affaires Colloque régional Visite industrielle Diner-conférence Repas-conférence Souper annuel des gens d'affaires Diner-conférence (région de Groulx) Trois ateliers «Gestion de la qualité» (Groulx) Atelier - Comment développer votre marché Thetford Mines Atelier - Comment développer votre marché Thetford Mines Souper-conférence Thetford Mines Visite industrielle - Prévost Car-Thetford Mines Déjeuner-conférence Trois-Pistoles Atelier - Comment développer votre marché TTois-Pistoles Souper-conférence Trois-Rivières Colloque régional sur l'exportation Trois-Rivières Atelier et conférence Trois-Rivières Exposition Val d’Or Atelier Victoriaville ¦ Séance d'information Victoriaville Souper-conférence Victoriaville Cocktail d'honneur Ville-Marie Atelier ’ Présence de M.Serge Saucier.Président d honneur de la Semaine et du Salon de la PME »» » "«WHI* I-._ x- I •• .Photo Jacquet Grenier estir, rationnaliser, innover, gerer ses ressources humaines, aucune PME n’y échappe Pour y tendre, y parvenir, la Semaine de la PMErepré-sen e sans aucun doute une occasion unique.Pour tous ceux que tentent la grande aventure des affaires, une participation s’impose Tout pour favoriser la réussite JEAN-PIERRE NICAISE Collaboration spéciale Pour beaucoup, le Québec, c'est le paradis de la PME et des centaines de personnes planifient dès le printemps les activités de la Semaine.Cette année, elles sont divisées en trois volets: information, formation et réflexion : l'idée étant de démystifier le monde des affaires, de le rendre plus accessible à l’entrepre-neurship populaire.Véritable reflet de cette Semaine, le Salon de la PME regroupe une foule d’activités et un volume considérable d'informations indispensables, le pivot étant organisé autour de douze ateliers qui traitent aussi bien de l’organisation de l’entreprise, de son environnement et de son financement, sans oublier l’essentiel: le client, qu’il se trouve au Québec, au Canada ou à l’étranger.L’on peut vraiment prétendre que le maximum est fait par une communauté d’affaires enthousiaste pour rendre l’entrepreneurship accesible au plus grand nombre.Enfin, disons qu’un accent tout particulier est mis sur la jeunesse, la relève, sur la promotion du design industriel si essentiel aujourd’hui, sur l'innovation, sur tout ce qui peut rendre plus compétitif des entreprises par ailleurs en pleine mutation dans un contexte local comme mondial où la compétition est de plus en plus vive, ce n’est rien de le dire ! A ce titre, l’expérience des aînés comme des spécialistes est prépondérante, autant en prendre connaissance attentivement car, durant une semaine et pendant le Salon, tout est en place pour favoriser la réussite.Bibliothèque de l’entreprise Dans le cadre du Salon, les visiteurs auront accès à une bibliothèque entièrement réservée aux livres québécois de gestion et de management.Initiative d’autant plus bienvenue que l’édition québécoise, dans ces secteurs, connaît une croissance continue de titres de qualité, trop souvent ignorés ou méconnus pas les administrateurs.En plus des conseils dispensés par les spécialistes dans les livres de gestion, le visiteur pourra participer au lancement de nouveaux ouvrages et rencontrer des auteurs du monde entrepreneurial, comme des représentants des maisons d’éditions.C’est M.Pierre Courtemanche, le patron de la librairie des Sciences Administratives, rue St-Hubert, à Montréal, qui animera cette bibliothèque, ce qui représente une véritable chance pour les amateurs, peu de gens au Québec pouvant prétendre connaître mieux que lui le domaine de l’édition d’affaires, comme celui de la gestion des ressources humaines.Un centre financier Impossible de partir en affaires sans tenir compte, et plutôt deuxfois qu’une, du nerf de la guerre : le capital.Le Centre financier de la PME est donc logiquement présent au Carrefour de l’entrepreneurship, le Centre étant aussi l’un des commanditaires du Salon.Anciennement connu sous le nom de la Bourse régionale de Laval, le Centre est d’abord un organisme à but non-lucratif agissant à titre d’intermédiaire entre les chefs d’entreprises à la recherche de capitaux et les sociétés de capital de risque.Parmi les dix sociétés membres du Centre, onretrouve la BFD, la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, la Banque Nationale, la Société d’investissement Desjardins et Royal Bank Venture Capital.Durant le Salon, le premier objectif du Centre est avant tout d’informer les visteurs, les rendre conscients de leurs décisions financières, comprendre par exemple la différence entre un apport de capital sous forme de capital-actions et un apport sous forme de financement.Autre objectif : mieux faire connaître les sociétés à capital de risque, et par là même démythifier le capital de risque lui-même.Les débats-forum Tous les jours, de 14h à 16h et durant toute la durée du Salon, un débat-forum animé par Louis Martin sera proposé aux visiteurs.Le premier conférencier ne sera nul autre que le président du Salon, M.Serge Saucier, et il sera suivi par le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson: Jean Pagé, vice-président de Brault, Guy, O’Brien Robert Arcand, président des Caisses d’entraides économiques et de Harricana Métal; Denis Dionne, vice-président éxécutif du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec; Jacques Lagacé, vice-président et directeur générai au Québec de la BFD; et Claude Béland, président du Groupe Desjardins, lequel commandite cette manifestation.De nombreux experts commenteront les propos du conférencier et le public sera appelé à participer à la discussion.Une intéressante interaction entre visiteurs et personnes ressources autour de trois thèmes d’actualité: le financement des petites et moyennes entreprises, l’accessibilité à la propriété de l’entreprise par les travailleurs et l’exportation.Le carrefour international Quatre délégations étrangères venues d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Extrême-Orient participent cette année au Salon el l’Association des manufacturiers canadiens a invité ses 3,500 membres à les rencontrer.La délégation française est composée de représentatns de la région Rhônes-Alpes et plus particuliè- rement de la ville de Lyon où la technologie du plastique est particuliè rement avancée.La Charente est également représentée avec des entreprises spécialisées, entre autres, dans la robotique et l’on s’attend, en tout cas pour les matières plastiques, à des signatures d’ententes entre Français et Québécois.Les industriels Wallons sont également présents et s’intéressent par ticulièrement aux domaines ou ils excellent: agro-alimentaire, microélectronique et biotechnologies.Les Japonais seront représentés par M.Shumihiko Seto, directeur gé néral du Centre japonais du corn meree extérieur el par une brochette d’industriels nippons, essentiellement chargés de brosser un portrait de la structure industrielle du pays et de corriger l’image fausse qu’on peut s’en faire.Le Japon s’m téresse essentiellement, comme on le sait, à l’importation de produits alimentaires et énergétiques.Enfin les USA sont représentés par Philadelphie, 3ème place financière des Etats-Unis et hôte de pas moins de 110 centres de recherches.Les Américains s’intéressent a l’aéronautique, l’industrie pharmaceu tique et para-médicale, les secteurs à technologie avanc/e tels l’infor matique, l’électronique el les corn munications.Vaste choix! Le carrousel de l'innovation Une vingtaine de jeune entrepreneurs particient à ce Carrousel qui vise à implanter une tradition de design dans les entrerises maufacturiè-res.Organisé par l' Association des commissaires industriels du Québec, le Carrousel propose au public de voter pour la meilleure innovation alors que ce sont des parrains, sociétés d’Etat ou consultants qui oui inscrits leur protégé à ce concours patronné par Radio-Canada.L’agence de publicité montréalaise Marketel/McCann Erikson commandite les kiosques avec l’IIy-dro-Québec, Marketel devant d’ailleurs annoncer demain en conférence de presse la mise sur pied au sein de l’agence d’un groupe destiné aux PME qui ne disposent pasd’im portants budgets publicitaires.Le visiteur tenté par l’innovation trouvera conseils et appuis auprès du Centre de recherche industriel du Québec, de celui du meuble et du bois ouvré, de l’Ilydro Québec et de son Institut de recherche en électricité, du Centre national de la recherche du Canada, de l’Université de Montréal, de l’UQAM, de l’Université Concordia et bien sûr des commissaires industriels du Québec.Enfin, le MIC dévoilera l’enveloppe budgétaire promise par M Johnson au nouveau programme Accès Design.I Pour réussir, pour excel 1er, toute organisation, toute entreprise manufacturière ou de services doit viser le zéro.Zéro défaut.Zéro panne.Zéro perte.Zéro problème.Atteindre cet objectif exige une main-d'oeuvre qualifiée, mobile, performante.La CFP participe à la formation de votre main-d'oeuvre.Elle identifie les besoins de votre organisation, vous donne accès à des programmes de formation sur mesure et vous aide financièrement à les réaliser.Vous poursuivez l'objectif zéro et votre entreprise est située à Montréal ou à Laval?Visez dans le mille: appelez l'un de nos conseillers spécialisés.(514) 725-5221.CFP Commission de formation professionnelle de la main-d'oeuvre Région métropolitaine de Montréal 5350, rue l.afond Montréal (Québec) HIX 2X2 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur 8 B Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin ÉVITER LA NEURASTHÉNIE LES DÉPUTÉS fédéraux seront vraisembla-blemnent appelés à se prononcer, en fin de journée, au sujet de l’accord de révision constitutionnelle négocié au lac Meech et conclu à Ottawa, à la fin du printemps.Les résultats sont déjà connus.La très grande majorité des députés voteront en faveur de cet accord, par conviction ou tout simplement par respect de la consigne.Une quinzaine d’élus, la plupart des libéraux, inscriront leur dissidence.Il n’y aura ni réjouissance intempestive, ni manifestation tapageuse.Tout ce cheminement n’a pas franchi la rampe.On peut imputer ce fait à l’évident désintérêt d’une très large partie de la population envers tout ce qui, de près ou de loin, se rattache au débat constitutionnel.Il faut sans doute aussi reconnaître que l’absence de suspense n’a pas fait lever la tension.Bien sûr, l’ancien premier ministre, M.Pierre Elliot Trudeau, a rompu le silence dans lequel il s’est volontairement muré depuis son départ de la scène politique.Et il l’a fait avec brio, talent et excès.Ce coup d’éclat nous aura valu l’un des bons pamphlets de ces dernières décennies et une émission de télévision plutôt décevante.Au moment de son intervention devant le comité mixte du Parlement, au beau milieu de l’été, l’intérêt et la curiosité n’étaient déjà plus au rendez-vous.Les petites phrases prononcées par la reine Elizabeth lors des dîners d’État à Québec ne changeront rien, non plus, au cours des événements.L’appui signifié par la souveraine au sens général de l’accord du lac Meech et le coup de chapeau en direction de la société distincte ont inévitablement fait grincer les dents.Le sens du vote d’aujourd’hui à la Chambre des communes n’en sera pas modifié.Et, à moins d’un tremblement de terre, le résultat de ce scrutin confirmera les prévisions établies par les observateurs, sinon par les whips des trois partis.Les leaders des deux partis d’opposition ont scellé le sort de cet accord dès le lendemain de la réunion du lac Meech.En signifiant leur appui de principe, ils ont, du même coup, limité la portée et peut-être même le sens du débat qui allait suivre.Diverses considérations ont sans doute motivé cette attitude.Mais leur démarche, courageuse et énergique, s’inspire avant tout d’une volonté de mettre fin à une situation qui défiait le bon sens.La négociation de cette entente, ont répété certains de ses critiques, n’aurait pas respecté le pro- cessus démocratique.L’argument, dont les mérites théoriques doivent être relevés, est tout de même spécieux dans les circonstances.L’accord du lac Meech s’inscrit nettement dans le cadre défini par la Loi constitutionnelle de 1982.Rien de plus, rien de moins.t Et, est-il vraiment nécessaire de le répéter ?cette négociation a épousé le modèle mis au point dès le lendemain du référendum de 1980.L’accord du lac ÎMeech devrait être rejeté, à tout le moins sérieusement modifié, ripostent d’autres opposants parce qu’il modifierait la nature et la distribution des pouvoirs au sein de la fédération.L’argument a été répété à satiété.Inutile de revenir sur cette dimension du problème : tout a été dit ou écrit à ce propos.Un seul sujet d’étonnement : comment n’a-t-on jamais soulevé d’arguments de cette nature lorsque, dès son conseil général du 20 janvier 1985, le Parti libéral du Québec énonçait de façon très explicite les conditions de son adhésion éventuelle à la loi de 1982 ?Comment rendre compte du silence approbateur qui a entouré le discours prémonitoire du ministre Gil Rémillard au MonUGabriel, au printemps 1986 ?Deux possibilités.On n’aurait tout simplement pas porté attention à ce que véhiculait le message en provenance de Québec.Ou, hypothèse encore moins glorieuse, on se serait cantonné dans l’attitude du « laissons-les causer ».Dans un cas comme dans l’autre, le réveil n’a pas été conforme aux rêves.Dans un cas comme dans l’autre, l’attitude dénoterait une suffisance où le mépris n’est pas absent.De toute façon, l’heure n’est pas aux règlements de comptes.Il faut souhaiter que le groupe de travail du Sénat, actuellement en périple dans les territoires du Nord-Ouest, ne se lance pas dans une guérilla analogue à celle du projet de loi sur les brevets pharmaceutiques.Même voeu en ce qui concerne le premier ministre du Nouveau-Brunswick.À chacun ses mérites.M.Trudeau a rapatrié l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.MM.Bourassa et Mulroney auront permis la réinsertion du Québec dans le moule constitutionnel.Vaut mieux tourner la page que de donner dans la neurasthénie.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Moscou se rapproche de l’ONU Kn annonçant le jeudi 15 octobre que l’URSS allait rembourser « bientôt » les $ 197 millions qu’elle doit à l’ONU au titre de ses arriérés de cotisations accumulés depuis 1945, M.Petrovski, vice-ministre soviétique des affaires étrangères, avait provoqué l'incrédulité de son auditoire.Comment interpréter, en effet, un tel « geste » de la part d’un pays qui, depuis l’intervention américaine en Corée, sous le drapeau de l’ONU en 1950, rejetait le rôle de « gendarme » dévolu à l’Organisation, estimant qu’elle favorisait les intérêts de l’Occident ?Selon des responsables soviétiques, l'idée que l’U RSS pourrait participer à la revitalisation de l’ONU traduit « un changement majeur (.) qui est en train de se produire dans la diplomatie soviétique, plus particulièrement en ce qui concerne le rôle dévolu à l’ONU ».Les dirigeants soviétiques profitent de cette occasion pour rappeler que les $ 197 millions dus par Moscou restent largement inférieurs aux $ 414 millions de la dette américaine.Ce qui a permis à M.Petrovski de rappeler, durant son intervention que « toute tentative de créer des diffcultés financières et d’utiliser celles-ci à des fins politiques partisanes est contraire à l’esprit de réalisme et de responsabilité en diplomatie ».Il n’est point nécessaire d’être un diplomate chevronné pour comprendre l’extrême avantage que Moscou tirera de son geste financier.Embourbé dans une politique de moins en moins compréhensible, Washington ne donne pas l’impression d’envisager un changement radical de son attitude négative à l’égard de l’ONU, toujours accusée d’etre dominée par les faucons anti-américains du tiers-monde.Or l’indubitable modération idéologique des non-alignés, conséquence partielle des menaces américaines, risque de disparaître si Washington ne montre pas rapidement sa reconnaissance à ceux qui ont conçu, adopté et déjà partiellement appliqué la réforme des structures et du fonctionnement de l’Organisation.Habilement, l’Union soviétique joue les pompiers au moment où le feu menace.Son avantage durera peut-être deux ans, le temps que les futurs changements politiques à Washington viennent à se concrétiser.Il serait cependant erroné de ne voir dans la nouvelle attitude soviétique qu’une simple démarche tactique.De nombreux observateurs affirment déceler chez M.Gorbatchev une approche plus pragmatique des problèmes mondiaux et une volonté d’élargir l’audience, y compris commerciale, de Moscou à des régions traditionnellement hostiles à l’idéologie socialiste.Alors que M.Che-vardnadze assurait, lors de son récent voyage en Amérique latine, que son but n’était pas d’interférer dans les relations traditionnelles entre ce continent et les États-Unis, M.Gorbatchev, omettait, toute référence à l’ayenir socialiste de l’humanité.Encore une retombée de la « perestroïka » ?— LE MONDE -< Au-dessus de tout soupçon ?« Le parti conservateur n'appartient pas a une petite clique de privilégiés », avait lancé Brian Mulroney à ses députés québécois en février 1987.Et aux notaires de Laval qui ricanaient dans les corridors en prétendant que « les Libéraux faisaient pire », le chef du parti avait répondu, cinglant: « peu importe le passé, nous avons promis de faire mieux ».Eh bien, deux incidents en fin de semaine ont prouvé que le parti conservateur de Brian Mulronev n’a pas encore compris que la moralité publique est une valeur qui se cultive.L’exemple vient de haut, prétendon, et c’était un spectacle désolant vendredi dernier à Halifax de voir le premier ministre de tous les Canadiens vanter les mérites du libre-échange devant une « clique de privilégiés » justement, dont le principal mérite était d’avoir contribué généreusement aux «Clubs Brian» Après une séance, à huis clos encore une fois, devant les barons de l’industrie rassemblés à Toronto par le Business Council on National Issues, on se demande s’il reste à Brian Mulroney une trace de décence : l’accord de libre-échange avec les États-Unis constitue en effet, avec l’adoption d’une Charte des droits de la personne en 1982, le projet majeur du gouvernement canadien pour cette fin de siècle.En réserver la discussion à une « clique » de bien nantis, et convaincus d'avance, jette une ombre sur le courage politique et les capacités de leadership du premier ministre.On aurait aimé que Brian Mulroney ne réserve pas ses propos aux membres du Club Brian mais qu’il partage, avec les chômeurs de son ancien comté de Central Nova, l’espoir que lui inspire cet accord historique.Et à Toronto, on eût souhaité que le premier ministre refuse la censure que lui imposaient les dirigeants du BCNI.Tout cela aurait pu être mis au compte des erreurs de stratégie d’un {>arti dont les racines plongent dans es coffres bien garnis de Bay street si une réunion samedi matin du Con- seil d’organisation du parti conservateur de la province de Québec n’était pas venue confirmer que, selon le mot du chef, « a whore is a whore ».La structure de ce Conseil, « à l'image du comité national », dit-on, regroupe de vieux organisateurs bleus du Québec, des ministres intègres, beaucoup de conseillers politiques qui n’ont jamais fait face à une élection pour exercer leur pouvoir à Michel VASTEL ?- d'Ottawa Ottawa, des représentants de toutes les communautés ethniques, et surtout - hélas ! — le bottin des noms associés, à tort ou à raison là n’est pas la question, aux affaires Oerlikon.aux affaires Gravel et autres nauséabonds déchets qui jonchent encore la rigole des écuries d'Augias.On retrouvait en effet, dans la salle Regence du Grand Hôtel de Montréal, le groupe de professionnels et d’adjoints politiques qui avaient organisé un « système de péage » pour accéder au plantureux contrat de la défense nationale, ceux qui avaient vendu très cher — en espèces sonnantes et sans reçu — l’accès à un ministre, d’anciens adjoints de ministres qui font face à des accusations devant la ,1 ustice québécoise .Est-ce parce qu’il s’agit simplement « d’organisation »qu’on n’y retrouve aucun des noms des députés québécois intéressés à nettoyer le parti conservateur du Québec, ceux à qui Brian Mulroney a solennellement promis un « morality package » qui se fait toujours attendre?D’ailleurs, le caucus des 57 députés conservateurs québécois n’a été informé de cette réunion, qui lance en quelque sorte la prochaine campagne électorale, que mardi soir, à la sauvette et sans qu’on leur dise qui serait chargé de les aider à reconquérir leur droit de siéger à la Chambre des Communes.On se demande qui, de Mario Beaulieu (organisateur en chef), de Bernard Roy (secrétaire principal du premier ministre et directeur de la campagne nationale) ou de Pierre-Claude Nolin (directeur éxé-cutif du parti au Québec) a dressé cette liste à tout le moins suspecte.Car un parti politique, surtout celui de Brian Mulroney qui a semé tant de doutes sur son intégrité, n’a d’autre choix que d’être au-dessus de tout soupçon.Et des noms associés à des affaires criminelles, même si les Cours de justice ne se sont pas encore prononcées, ne sont pas au-dessus de tout soupçon, du moins pas en politique.J’avais prévu de parler du vote historique de ce soir sur la résolution constitutionnelle de 1987 (« J’aurais mieux fait ! », penseront sans doute quelques patronneux québécois.) Je voulais souligner la rigueur des arguments de certains députés comme David Berger (Libéral de Laurier) et lan Waddell (Néo-Démocrate de Vancouver).Ces députés ont courageusement choisi la dissidence alors que d’autres ont joué d’opportunisme en décidant de leur vote à pile ou face (l’un d’entre eux l’a fait devant moi).Devant le nombre de dissidences, John Turner et Ed Broadbent n’ont d’autre choix que de réintégrer ces deux députés dans leurs fonctions de critiques officiels de leur parti.Après tout, Brian Mulroney a bien nommé Doug Lewis (Simcoe-Nord) au conseil des ministres quelques jours-après qu’il ait voté contre lui et pour la peine capitale.Sur une question aussi importante que l’avenir du pays, on n’a pas le droit d’étouffer la conscience d'un membre élu de la Chambre des Communes.Après tout, dans cette affaire, les trois chefs de parti à Ottawa ont eux-mêmes changé d’avis depuis 1982.Honoris Patatas et Navetus LE PETIT DEVOIR racontait à ses jeunes lecteurs, récemment, l’histoire des Luluniens, ces êtres venus d’une « galaxie en papier quelque part dans les dernières pages du grand livre des étoiles » et qui doivent leur nom au fait qu’ils ont « lu et relu tous les livres de contes du monde, en attendant le retour de leur vaisseau-crayon ».Il y avait là une imagination, une verve, une poésie dignes de séduire tous les enfants.J’ai parcouru avec ravissement le sentier des Luluniens qui « marchent d’un pas de chat en marmonnant des poèmes charabias qui les font rire ».Ils sont mystérieux, « personne ne peut se vanter de les avoir photographiés.C’est à peine si quelques enfants ont pu les dessiner ».Prenez le temps de délaisser un moment les grands problèmes constitutionnels, les débats sur la dénatalité et l’immigration, jetez un coup d’oeil à ce cahier, vous serez sans doute également ravis, chers adultes (un mot plutôt déplaisant tellement il suggère l’image d’un enfant adultéré), d’entendre parler des dinosaures Rolande ALMRD- MCERTE ?Faire-part mangeurs de cornichons et de l’arbre généalogique de la bicyclette ! Récemment, Le petit DEVOIR lançait un concours, il suffisait de dessiner un animal patate et de lui trouver un nom drôle.Tout est dans les mots : patates pilées évoque l’odeur rancie des réfectoires d’antan, tandis que pommes mousselines c’est léger, aérien, vaporeux comme les nuages, déjà bon en soi.Giovanna Manes, une petite fille de 11 ans, est la gagnante de ce concours.Elle a eu droit à un « Diplôme Honoris Patatas » et à un voyage à Disney world avec sa famille pour son patadoux à six pattes coiffé d’un chapeau à trois fleurs.Pourquoi donc réserver ce jeu passionnant aux enfants, ai-je aussitôt pensé ?Il y a, chez les adultes, des Honoris Patatas qui se perdent.Chers lecteurs, signalez-moi les plus méritants et tout en continuant de m’adresser quelques lignes à l’occasion du concours de beauté toujours en cours, aidez-moi à décerner des Honoris Patatas et/ou Navetus.Pour LHonoris Patatas version adulte, consultez votre journal ou la grille horaire de la télévision.Faites votre liste, dans l’anonymat si vous manquez de courage ou craignez l’ire d’un patron.Il ne faut pas risquer son emploi pour une poignée de lentilles ou un plat de pommes de terre.Je tairai, sur demande, votre nom et seules les descriptions et portraits décents seront retenus.LE DEVOIR n’est pas Hara-kiri et il y a d’autres adresses pour le « bête et méchant ».Pas de voyage à Disneyworld, ni même au zoo de Granby le jour.Mais, si cela vous fait plaisir, nous pourrions déjeuner et rire ensemble ?Avec les compliments du DEVOIR (le grand).LETTRES AU DEVOIR ¦ Compétence et dévouement lettre h merle au directeur général de l'Ilôlcl-Dieu de Québec et à son personnel du fie étage PENDANT trois mois et demi, mon frère a été hospitalisé à l’IIôtel-Dieu de Québec; il savait qu’avec le cancer de gorge qui le minait depuis déjà plusieurs mois, à moins d’un miracle, il n’avait aucune chance de s'en sortir.Jusqu’à sa mort, survenue le 6 septembre, les professionnels de la santé qui l’ont traité et suivi et les personnes-ressources dont vous disposez, médecins, garde-malades, infirmiers, aumôniers, religieuses, ont tout fait pour le soulager; d’abord, physiquement par d’excellents soins appropriés à sa maladie et ensuite, moralement par des paroles encourageantes exprimées toujours avec le sourire et par une attitude positive de façon à lui faire oublier, si possible, la souffrance que lui apportait chaque jour nouveau.Si.dans votre hôpital, les coupures budgétaires vous causent des problèmes, permettez-moi de vous souligner que ce facteur n’a rien enlevé à la compétence et au dévouement du personnel qui s’est occupé de mon frère pendant les 110 jours qu’il a été dans votre établissement de santé.Les membres de ma famille s’unissent à moi pour remercier très sincèrement tout ce personnel concerné.Nous lui exprimons notre plus grande admiration et notre entière satisfaction pour les soins qu’il a prodigués à notre frère disparu et pour l’affection dont il l’a entouré grâce à un comportement professionnel toujours digne.Nous lui en sommes très reconnaissants.— JEAN-LOUIS TREMBLAY Laval, le 13 octobre.¦ La chose et les clients LE MOUVEMENT scolaire confessionnel (MSC) fait valoir qu’il a toujours été préoccupé par la question du rendement scolaire et qu’il a su bien gérer les changements qu’on a connus à Montréal depuis 15 ans.Quant au rendement scolaire, éludes, investissements, mesures administratives, plan d’action, polit icjue d’évaluation, le MSC, certes, a fait beaucoup.Le problème, c'est que ces actions ont été inefficaces, tellement qu’à peine une action menée, il fallait déterminer de nouvelles orientations.Si les décisions prises par le MSC étaient de bonnes décisions, comment expliquer que les élèves de la CÉCM continuent d’être parmi les derniers aux examens du Ministère ?Il est insuffisant d’évaluer une administration en fonction de ses actions; il faut aussi des résultats et à cet égard, on doit accorder au MSC la note « échec ».Quant à la gestion des changements, là, c’est le comble ! Fermer 150 écoles parce qu'on perd 130,000 élèves et qu’on n’accueille que 25,000 immigrants, c’est bien gérer le changement ! Si on avait fait des efforts pour ne pas laisser tellement de francophones et d’immigrants passer aux écoles du PSBGM, si on avait innové en éducation des adultes, et redéfini l’école en fonction du quartier à desservir, aurait-il été nécessaire de fermer ces 150 écoles ?Le MSC a réagi sans imagination aux conséquences du changement.Il se contente d’administrer la chose scolaire, il ne s’occupe pas de ce qui arrive à nos enfants ni de ce qui se passe dans les classes.Cette situation n’est pas surprenante : l’ensemble des commissaires du MSC n'a plus d’enfants à l’école, d’enfants qui, au déjeûner au dîner et au souper, puissent témoigner de ce qui se passe en classe L’école et les enfants dont traite le MSC ne sont que chiffres et statistiques.Un exemple.Dans les jours qui précèdent la rentrée, parents et enfants parlent de l’école, des amis à retrouver et, le jour même, on s’habille bien car c’est un jour important; parents et enfants vont vivre un moment de découverte.À l'école St-Édouard, ce moment attendu est devenu un cauchemar; l’école n’allait ouvrir qu’une semaine plus tard, les travaux de rénovation n’étant pas complétés.Et vlan pour toute la préparation psychologique, matérielle et organisationnelle des parents et enfants ! L’administration et les commissaires savaient depuis deux semaines que la rentrée serait retardée mais personne n’a levé le doigt pour informer les parents.Cette attitude n’est pas le fait d’individus préoccupés par les enfants et les parents, elle est celle d’administrateurs d'édifices, de choses scolaires, tout à fait insensibles aux clients à desservir.— KENNETH GEORGE Montréal, le 23 octobre.¦ Les problèmes d’abord LA DIVISION du Québec de l’Association du Barreau canadien vient de remettre à l’honorable Herbert Marx, ministre de la Justice, par l’entremise de son président, Me Georges N.Parent, le rapport de son comité qui avait pour mandai d’étudier et de commenter le chapitre premier du rapport Brazeau portant sur l’unification des tribunaux judiciaires.Les conclusions de notre rapport sont à l’effet que le comité Brazeau ne recommande qu’une réforme structurelle essentiellement administrative sans toucher les véritables problèmes de fond qui doivent être préalablement réglés avant d’entreprendre une véritable réforme de la justice québécoise : 1.L’absence de structures cohérentes en matière de justice administrative; 2.La question toujours non résolue d’une façon définitive de la validité constitutionnelle de la juridiction de la Cour provinciale.À ces deux sujets s’ajoute l’uniformisation des tribunaux qui ne pourra être atteinte, entre autre moyens, que par la rationna-lisation du nombre des juges et de la juridiction de tous les organismes judiciaires, quasi-judiciaires et administratifs ainsi que, par voie de conséquence, la révision et la refonte de toutes les procédures qui régissent l’accès et le fonctionnement.En conclusion, le comité estime que les questions de fond ne sont toujours pas réglées et que, tant pour le public que pour la communauté juridique, la réforme interne suggérée par le rapport Brazeau ne règle en rien les problèmes actuels de la justice québécoise.— NORMAND LABERGE directeur exécutif Québec, le 20 octobre.¦ Un F-18 pour Pierre Nadeau C’EST DONC excitant un F-18 ! L’autre soir, le 14 octobre, j’ai regardé « Le Point» avec Pierre Nadeau.Je me suis retrouvé sur un terrain de jeu avec une « gang » de p’tits gars qui jouaient avec des grosses machines électroniques.Pierre Nadeau en tête, on s’amusait comme des p’tits fous.Habillement spécial, entraînement sophistiqué comme dans la réalité, manoeuvres étourdissantes sans vomir, assis dans « l’avion le plus moderne au monde », d’une valeur de $ 37 millions avec les petits morceaux de rechange.Le rêve de ma vie ! Un vrai héros celui qui encaisse 5.6 g et plus.J’en ai des frissons ! Si j'étais myope j’en serais resté là.Mais je ne suis pas myope.Je me suis informé et j’ai réfléchi.Quelques phrases m’ont frappé pendant l’émission : « J’ai pleinement confiance au F-18 et à ses possibilités », dit Pierre Nadeau.Or, il en est déjà tombé trois ou quatre.Plus un avion est bourré d’électronique, plus il est vulnérable et plus il passe de temps en réparation (le deux tiers du temps selon une étude en Allemagne).Est-ceque notre avenir et notre qualité de vie dépendraient d’une arme ?À la fin de l’émission, sur l'écran : « mission accomplie, Alouette bleue vous salut» ! Quelle mission ?Mission de paix avec des armes.On ne nous a pas fait voir que ça tue efficacement ces machines-là, sans distinction de sexe et d’âge.La quincaillerie militaire nous coûte les yeux de la tête.Pour ça on a toujours de l’argent.Pour les services sociaux et de santé, pour l’éducation et la création d’emplois, il en manque.Serrons-nous la ceinture en bons citoyens .Le projet de modernisation des machines à tuer du ministère de la Défense va coûter $ 30 milliards en dix ans.notre déficit annuel quoi ! Comment pourrait-on bien venir à bout du déficit ?Nous faisons plutôt vivre l’industrie militaire qui exerce un puissant lobbying et qui est la moins productrice d’emplois.Et comme par hasard, cette année comme l’an passé, Radio-Canada nous ramène le trip du F-18, juste à la veille de la marche annuelle de la paix.De même, lorsque les autochtones du Labrador contestaient l’utilisation de leur territoire pour l’entraînement des pilotes sur F-18.L’émission, si sérieuse d’habitude, n’a pas fait « le point » sur la question, mais a plutôt présenté un show de propagande pour l’armée et Pierre Nadeau en était la mascotte.C’est pas de la bonne information, libre, ni du journalisme de qualité.Ça s’appelle de la désinformation.— GÉRARD LAVERDURE responsable de pastorale sociale Saint-Jérôme, le 15 octobre.Rectificatif Le Congrès des États-Unis a bel et bien ratifié le traité ARM de 1972 conclu avec l’U RSS, contrairement à ce qui a été écrit dans l’éditorial intitulé « Dans l’attente d’un sommet » publié dans cette page, samedi dernier.Par contre l’accord SALT-2, négocié et paraphé durant le mandat du président Carter, n’a pas été l’objet de pareille ratification.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à dilfuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775, boul.Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3 25 par semaine le samedi seulement = $1 00 Pour inlormation: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 149$ par année 81 $ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 que nationale du Québec Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 ¦ 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE COURRIER Ces « bonus » pas si secrets L-f - 'f* «r i 1 sill vX - *** mm*‘ -S ¦ L’éthique de nos prima donna ON A FAIT grand bruit, ces derniers temps, des modes de rémunérations de certains cadres du réseau hospitalier.Ces révélations ne sont pas, à proprement parler, de la nouvelle.Nous savions déjà que des cadres du réseau de la santé, des services sociaux, de l’éducation et d’ailleurs réussissaient à se négocier de plantureux contrats de travail.Que ces modes d’enrichissement de certains cadres supérieurs fassent la manchette de nos quotidiens est certes une bonne chose; cela fait oeuvre éducative et révèle que notre presse peut, lorsqu’elle s’en donne la peine, contribuer à une compréhension plus claire de l’éthique qui anime notre bourgeoisie nationale, grande et petite.Car, c’est bien de cela dont il s’agit.Jacques Grand’Maison l’avait déjà souligné en 1979 : le Québec est une société en perte d’éthique.En fait, le plus choquant dans toute cette affaire, c’est le système de légitimation qui est produit pour justifier l’injustifiable.Il tient dans ce canon du libéralisme : « Pour attirer des personnes compétentes, il faut leur offrir des conditions financières imbattables ».On tiendra sans doute le même discours pour faire avaler les augmentations de salaires que se votent nos très « dévoués » et « supercompétents » députés, comme on l’a tenu pour expliquer l’augmentation de traitement des juges et celle versée à certains hauts fonctionnaires municipaux après l’élection du RCM.Nous assistons à la consolidation de ce que les Soviétiques nomment la Nomenklatura, caste de technocrates et de personnages politiques qui croient que l’État leur appartient.Quintessence de la compétence, ils méritent bien quelques privilèges.La chose choque à plus d’un titre.D’abord, il est faux que le versement de salaires et autres avantages sucrés permettent L'hôpital Royal Victoria d’aller chercher les plus compétents.Si c’était le cas, nous ne serions pas pris avec tant d’incapables qui encombrent les tablettes des ministères sérieux.Si c’était la seule motivation susceptible d’inciter les gens « compétents » à se mettre au service de l’État, il faudrait alors comprendre que ces gens-là sont dénués du minimum d’altruisme et de sens des responsabilités envers un peuple qui les a instruits et dorlotés comme peu de peuple sont en mesure de le faire.Voyons donc ! j’en connais et des meilleurs qui seraient prêts à siéger comme députés, à rendre justice, à diriger un hôpital, une commission scolaire, une université ou un CLSC, pour bien moins que ce que l’on accorde aux apprentis Iaccoca d’ici.De plus, cet avatar de l’excellence entre en conflit avec cet autre discours qui invite les personnes à oeuvrer bénévolement au service de leur collectivité.Dois-je comprendre que tel avocat, telle administratrice, ou monsieur ou madame tout le monde qui accepte de servir sa collectivité gratuitement, dans son syndicat, son centre d’action bénévole, son Centre de femmes, sont moins compétents que cette « crème » de notre système : ceux qui occupent d’importantes fonctions dans les appareils d’État ?Je suis actif dans différents milieux depuis assez longtemps pour savoir que la compétence au Québec, ce n’est pas ce qui manque : nous serions plutôt exportateurs en cç domaine.La générosité et la solidarité sont des traits que l’on retrouve chez des milliers de femmes et d’hommes qui n’ont pas attendu les sinécures grassement rémunérées pour se mettre à l’oeuvre et souvent, à l’épreuve.On les retrouve, entre autres, dans les hôpitaux; ils complètent bénévole- ment l’excellent travail réalisé par un personnel salarié dont on a coupé les salaires il n’y a pas si longtemps.Nous sommes assez compétents pour agir malgré l’avarice de l’État à notre endroit; alors, il me semble que nous méritons mieux que le mépris dont on nous abreuve en acceptant de céder aux caprices des prima donna qui gèrent l’État et ses institutions.Notre bourgeoisie a bien coin pris les signaux en provenance des parlements.File en prend à son aise car elle sait bien que rien ne la menace de ce côté.Cependant, elle ferait bien de prendre garde car, comme on dit, à semer le vent, on récolte la tempête.— HENRI LAMOUREUX Centre d’action volontaire de Cowansville Glen Sutton, le 17 octobre.Clés pour un synode i Le pape Jean-Paul II et les évêques lors du dernier Synode ¦ Une vraie famille J FAN-PAU I, II n’a pas le temps d’écouter, il prêche.Suprême insolence, il n'a pas eu besoin d’écouter les revendications des catholiques américains (que d’ailleurs il connaissait bien avant son voyage), car ses positions dogmatiques ne changeront pas.Patrick Hughes qui travaille pour l’archidiocèse de San Francisco, abordant le rôle de la femme dans l'Église, a demandé que le sexisme soit rejeté dans l’Église comme étant un « péché».Allusion à l’ordination des femmes.La réponse papale est connue.Ça n’augure pas bien pour le synode ! La solution est simple.Qu’on commence à considérer les femmes comme du vrai monde.Les femmes sont-elles en subordination» ?Fst-ce que devant Dieu les femmes sont moins humaines ou sont-elles des humains de second ordre ?Fst-ce que, anthropologiquement parlant, elles ne seraient pas parvenues au même degré d’évolution que les hommes ?Si seule la masculinité donne le droit à un humain de devenir prêtre, alors ça devient du sexisme.Curieusement sur le plan sacerdotal on évacue la condition sexuée, d’une certaine manière, puisque le célibat est de rigueur.Dans ces conditions le célibat, ironiquement, constitue un argument de taille en-faveur de l’acceptation des femmes au sacerdoce puisque, homme ou femme, on y fait table rase des activités sexuelles.Contradiction de fond.Il m’apparaît radicalement contre nature que les enfants de l’Église, grande famille par excellence, n’aient comme parents que des « pères ».Ce n’est pas ainsi que le Créateur a voulu le monde.Dans sa sagesse il a créé le couple et vit que cela était bon.Nos évêques nous rappellent souvent que nous sommes les fils et les filles de l’Église (régie au.masculin).Les papes dans leurs encycliques ont parlé à satiété de la famille.Fh ! bien, le moment est venu de mettre tout cela en pratique et de commencer par donner l’exemple.Qu’on fasse de l’Église une vraie famille avec des pères (hommes-prêtres), des mères (femmes-prêtres) et des enfants.Pourquoi tant compliquer les choses ?Ça éviterait bien des affrontements stériles.Si le Christ revenait sur cette terre, lui ferions-nous l’affront de penser qu’il ne daignerait pas appeler à la prêtrise également des femmes dans le contexte actuel ?— PAUL-E.GILBERT, m.d.Saint-Jérôme, le 19 octobre.¦ Y a-t-il des laïcs au ciel?APRÈS AVOIR été capturé par les conquérants espagnols, un chef indigène d’Amérique du Sud était invité à embrasser la foi chrétienne avant d’être exécuté.« Est-ce qu’il y a des Espagnols dans ton ciel ?», demande-t-il au missionnaire.« Bien sûr !», répond le bon Père.« Alors je ne veux pas y aller ! », dit le condamné à mort.En ce moment où un synode d’évêques se penche à Rome sur les laïcs et leur place dans l’Église terrestre, j'en suis venu à me demander, en feuilletant mon « Prions en Église », si les laïcs avaient une place dans l’Église céleste.Depuis le temps qu’on disait aux « fidèles » de porter courageusement leur croix, de souffrir avec patience, de faire la volonté du Bon Dieu, parce qu’au ciel ils seraient récompensés, voilà qu’ils n’apparaissent jamais au grand livre de saint Pierre ! Le concile Vatican II dit que « les fêtes des saints proclament les merveilles du Christ chez ses serviteurs et offrent aux fidèles des exemples opportuns à imiter »; Et il invitait tous les fidèles à la sainteté, « de quelque État qu’ils soient », en spécifiant les époux, les parents, les veuves et les célibataires (.pas les veufs ! ), les travailleurs et travailleuses, les pauvres, les handicapés, les malades et éprouvés de toutes sortes, ainsi que les persécutés pour la justice.Or dans le calendrier réformé publié par les presses vaticanes en 1970, on retrouve proposés à la piété et à l’imitation des chrétiens, les élus qui suivent : 15 papes, 42 évêques, 37 prêtres, 3 diacres, 15 religieux, 24 vierges et religieuses; les laïcs sont représentés par 8 rois et reines « charitables », par 2 femmes et 14 hommes martyrisés au temps de l’empire romain et par 5 groupes chrétiens d’Asie, d’Afrique et d’Amérique victimes de massacres il y a quelques siècles.Une seule mère de famille, ô perle rare, « non-vierge et non-martyre », sainte Monique.Les modèles sont majoritairement hiérarchiques (97) ou religieux (39) Parmi toute cette « nuée de témoins », 29 sont des docteurs, illustres théologiens, et sauf les quelques monarques, la presque totalité des laïcs sont morts durant les persécutions romaines.Le célibat et la virginité remportent la palme haut la main sur le « saint état du mariage », qui n’aurait pas réussi à produire en 20 siècles un seul couple digne d'être présenté en modèle.L’éloignement des activités sexuelles serait beaucoup plus sanctifiant que les combats pour la justice, et il semble plus facile d’entrer au ciel quand on détient sur terre une certaine autorité spirituelle ou temporelle.Pourtant l’expérience chrétienne, chez nous et dans le monde, nous confirme l’existence de nombreux saints et saintes authentiques, modèles de vie de foi pour le peuple de Dieu.N’y aurait-il pas dans l’histoire du Québec, même parmi nos ancêtres immédiats, des époux, parents, malades, prophètes, travailleurs et travailleuses qui n’ont rien à envieê aux vénérables reügieux et clercs du calendrier, et qui nous sont plus accessibles.Ceci n’est pas un simple problème liturgique, c’est le miroir fidèle projeté sur l’écran du ciel, d’une Église terrestre encore centrée sur des rntf dèles de vie chrétienne vécus loin des réalités de ce monde.La liturgie est centrale dans l’expression de la foi et cette situation me laisse songeur après vingt ans de souffle conciliaire.Serait-ce que l’on continue à maintenir deux classes de chrétiens : une Église triomphante de clercs et de religieux autour du trône de Dieu, et une Église militante de laïcs, « prolongement indispensable du service accompli par le presbyterium » dans un monde souillé et pervers.Les nombreuses canonisations et béatifications des dernières années continuent de tenir en odeur très spéciale de sainteté chanoines, monsei-gneurs et pieuses fondatrices.Les clercs qui étudieront la réalité des laïcs au synode de Rome ne doivent pas oublier que l'Église d’ici-bas comme celle d’en-haut est composée de millions d’hommes et de femmes ordinaires : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes et les boiteux.Va sur les chemins de campagne, le long des haies, et oblige les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie.» (Lue 14,21+23) « Publicains et prostituées » ( Matthieu 21,31), malades et handicapés, marginalisés de toutes sortes par les préjugés du racisme et du sexisme, appauvris, exploités et humiliés, martyrs tortures, emprisonnés et assassinés au nom de la civilisation chrétienne occidentale, « vrais et faux » réfugiés sans feu ni lieu, voilà les saints qu’une Église prophétique devrait présenter au monde pour la construction d’un Royaume de justice et d’amour.Nous n’avons pas à chercher quelle est la place des laïcs dans l'Eglise : ils sont l’Église.Je crains bien que le calendrier liturgique ne soit un renet hélas fidèle d'une Église où le pouvoir et le savoir tiennent en main les clefs du Royaume.Mais beaucoup risquent de ne pas vouloir entrer dans un ciel si exclusivement clérical ! — CLAUDE LACAILLE missionnaire au Chili Montréal, le 9 octobre.« J’ai mal à ma langue » ¦ La pub québécoise made in Toronto J ACQU FS Bouchard avait, dans les années soixante, fini par convaincre le monde des affaires qu’un marché francophone rentable existait réel lement au Québec et que pour respecter ce marché, il fallait d'abord respecter sa culture.Depuis, la vigilance s’est ramollie et voilà que tout est à recommencer.Quelles pubs gobes-tu à pleins tubes ?Depuis quelque temps, des bar barismes qu'on croyait à jamais disparus ont envahi nos ondes.« Lip-svnc », adaptations pauvres, boiteuses, traduites mot à mot de l’anglais; voix hors champs, sans direction, ennuyantes et légèrement parfumées à l’anglaise; bref des pubs qui ne col lent pas du tout à la réalité du marché francophone.Depuis le retour de M.Bourassa au pouvoir, l'exode des productions françaises vers Toronto s’est accentuée.Merci, monsieur Bourassa.Vous savez si bien sécuriser nos amis anglophones qu’ils peuvent ignorer les rudiments d’une bonne communication.Difficile de comprendre pourquoi le choix des comédiens et des voix hors champs se fait à Toronto alors que le bassin des comédiens franco phones y est très pauvre.C’est à Montréal que l’action se passe en ci néma, en télévision, en théâtre.Donc, les bons comédiens se trou vent à Montréal et non à Toronto.Difficile de concevoir comment un réalisateur qui ne comprend ni ne parle un seul mot de français peut diriger une production française.Tout est à refaire.Peut-être est-ce cela le mouvement perpétuel ?Aujourd’hui la mode est au libre-échange.Alors, on en profite joyeusement pour dire que la culture, ça s'internationnalise.La différence ?Quelle différence ?Vous voyez une différence ?Moi, je ne vois aucune différence.Pourquoi investir dans un message français quand la différence est inexistante.La différence, on l’ignore, on l’obnubile, on l’ostracise ah ! et puis tiens ! castrons-la donc ! Plus de différence ! Plus d’ennuis ! Plus rien ! Enfin, un Canada stérile, bien américanisé Si les USA font adapter leurs messages à Toronto et que nous adaptons les messages de Toronto à Montréal, de quelle couleur est notre pub ?Oh ! que j'ai mal à ma langue ! La publicité, c’est une question de culture.Quand nos comédiens chôment, que nos réalisateurs fuient vers To ronto, que nos maisons de production bâillent aux corneilles, on peut dire sans se tromper que notre culture s'appauvrit drôlement ' Mais les plus grands perdants, ce sont les clients.Comment peut-on respecter et acheter des produits de la part d’annonceurs qui ne respectent même pas le marché où leurs produits sont en vente.A force de mépriser un marché, on finit par y disparaître ! Quand l’Union des artistes, l’Association des producteurs, le CRTC et le Publicité-Club de Montréal exigeront que ce qui passe en ondes en français soit conçu par des francophones, réalisé par des francophones, tourné par des maisons de production francophones et joué par des comédiens francophones du Québec, on aura retrouve notre dignité et notre fierté.Même si l’argent n’a pas d’odeur, on préfère sentir qu’il vient d’ici.— CHANTALE BOILEAU Conceptrice-rédactrice publicitaire Montréal, le 14 octobre « Nous demandons au gouvernement qu’il répare l'injustice et d'autant plus que, dans ce cas-ci, il en est partiellement responsable, ayant vendu le Manoir sans s'assurer de la transmission des droits acquis des travailleurs et des travailleuses » Des voix pour Charlevoix kl.VI\ ¦ On fait d’un problème humain, un problème légal ( "EST « ENSEMBLE et par une action solidaire, que nous pourrons construire une société nouvelle qui reconnaisse véritablement la dignité des travailleurs et la valeur du travail humain », écrivaient les évêques canadiens dans leur message publié à l’occasion du 1er Mai 1986.Trois cents personnes de Charlevoix, qui luttent depuis bientôt deux ans pour réclamer les emplois dont elles ont été lésées lors de la privatisation du Manoir Richelieu, interpellent notre responsabilité chrétienne.Il nous faut dénoncer l’injustice dont elles sont victimes, elles, les grandes dépossédées de cette transaction.« Nos silences sont une forme d’acceptation et même d’approbation, alors que conformément à la tradition prophétique, nous avons le devoir de dénoncer l’injustice et de dire la vérité à ceux qui détiennent le pouvoir.Plus encore, parce que nous vivons en démocratie, nous avons la liberté et le devoir de prendre position sur des problèmes particuliers et de nous prononcer contre les causes de l’injustice ».( l)e la Parole aux Actes, messagepastoral de la Conférence des Eveques du Canada à l’occasion de la Fête du travail de 1976.).La raison pour laquelle nous ne pouvons nous taire, c’est parce qu’on fait d’un problème humain un problème legal, parce qu’on laisse l’interprétation littérale et les querelles juridiques prendre le pas sur l’esprit même de la loi.Dans son rapport remis au Premier Ministre Bourassa, le conseiller spécial Raymond Leboeuf déclarait « Il [l'employeur] a peut-être légalement raison, mais sa façon de voir les choses lait totalement abstraction de la dimension sociale du problème que (sa décision] crée en privant des femmes et des hommes d’un travail qu’ils peuvent légitimement considérer le leur».Nous croyons que dans l’esprit la loi est contournée, la justice s’en trouve bafouée.Nous croyons aussi qu’un gouvernement capable de forcer le retour au travail de milliers de travailleurs et travailleuses par des lois spéciales et des décrets, est sûrement capable d’imposer un règlement susceptible de réparer l’injustice faite à ce groupe.Depuis 2,000 ans, malgré les hauts et les creux de vague de l’histoire, la tradition chrétienne s’inscrit dans l’élévation du degré de la conscience humaine.Le fondement même de notre foi repose sur le parti-pris divin pour les faibles, les esclaves, les démunis, les appauvris.En effet, depuis l’Exode, en passant par les Prophètes, jusqu’à son fils Jésus, Dieu a pris parti contre les Puissants, pour la libération de son peuple.Dans cette même foulée, nous croyons de notre devoir d’en appeler à'ia conscience sociale et chrétienne des Québécois.Nous demandons au gouvernement qu’il répare l’injustice et d’autant plus que, dans ce cas-ci, il en est partiellement responsable, ayant vendu le Manoir sans s’assurer de la transmission des droits acquis des travailleurs et des travailleuses.— JEAN-GUY CASAUBON Centre de pastorale en milieu ouvrier, 26 autres groupes et 372 autres signataires Montréal 20 octobre 40 ¦ Le Devoir, lunai/io uciouitî uu.SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Un Canada vis et enthousiates qui ont entendu leur chef dénoncer le gouvernement Mulroney avec autant de vigueur.Un discours d’ailleurs maintes fois interrompu par des applaudissements.L’appel nominal de chacun des membres du caucus québécois a toutefois permis de constater qu’au moins trois députés sont tout aussi populaires, sinon plus, que leur chef auprès des partisans: Raymond Garneau-(Laval-des Rapides), Jean-Claude Malépart(Sainte-Marie) et Marcel Prud’homme(Saint-Denis).Après avoir vécu les heures sombres de la contestation, souvent accueilli par des salles à moitié vides, c’est un succès de participation que John Turner a savouré hier à Montréal-Nord, un véritable brunch-bénéfice populaire.Plus d’un millier de libéraux avaient déboursé dix dollar chacun pour assister au discours de leur chef.L’auditoire a particulièrement apprécié l’intervention du lieutenant québécois, Raymond Carneau, qui a fait rigoler en parlant de la « grippe » des querelles internes que vient à son tour « d’attrapper » les néo-démocrates, « incapables de s’entendre avec leur seul député du Québec ».Plus tôt, M.Garneau avait rendu hommage au courage de son chef, faisant référence à « certains libéraux » qui se sont employés à « mettre du sable dans l’engrenage ».Ombre au tableau de cette manifestation de solidarité des libéraux fédéraux, l’absence de têtes d’affiches du Parti libéral du Québec.Dans le passé, la présence de députés liberaux provinciaux aux réunions publiques du PLC était chose acquise.Hier, au buffet Rizzo, ils étaient invisibles.Ce qui indique, peut-être, que le débat sur le libre-échange est en train de creuser un fossé d’incompréhension entre les libéraux de Turner et ceux de Robert Bourassa.Sur le fond, John Turner a repris hier la plupart des arguments qu’il a servis a divers auditoires, de toutes les régions du pays, pour dénoncer l'accord sur le libre-échange: « Nous pouvons assurer notre avenir, sans sacrifier notre fierté nationale, notre souveraineté et notre indépendance économique.Nous respectons nos voisins les Américains.Nous sommes des partenaires, mais pas des locataires, non plus que leurs valets.Nous devons obtenir des garanties; l’accord ne nous ne donne pas accès au marché américain et ne nous protège pas contre de nouvelles mesures protectionnistes.Nous n’avons 26 octobre par la PC et l'AP 1986: la Conférence internationale de la Croix-Rouge décide de l'expulsion de l’Afrique du Sud.Un Airbus thaïlandais échappe à une catastrophe au Japon, à la suite d'une dépressurisation brutale de la cabine: une soixantaine de passagers sont légèrement blessés: l'enquête établira que l’accident est du à l'explosion d une grenade manipulée dans les toilettes par un trafiquant d’armes japonais.1985: le vice-président américain George Rush se déclare inquiet d une menace de prise du pouvoir par les communistes aux Philippines.198:1: le président soviétique Youri Andropov déclare que la mise en place des fusées américaines de portée moyenne en Kurope occidentale rendrait impossible la poursuite des négociations sur la réduction des missiles.1979: le président sud-coréen Park Chung-liee est assassiné au siège de l'Agence centrale de renseignement, à Séoul.1978: par 134 voix contre 0.l’Assemblée générale de l'ONU demande aux pays membres de s'abstenir de tout contact avec le Transkei, le premier foyer noir sud-africain à accéder à l'indépendance.1975: le président égyptien Anouar Kl Sadate arrive aux Etats-Unis afin d'essayer d’obtenir une aide militaire et économique.1982: Nikita Khrouchtchev pro-|xise de retirer les fusées soviétiques de Cuba, si les Ktats-Unis abandonnent leurs bases en Turquie.ce que refuse Washington.1957: le maréchal Joukov est relevé de ses fonctions de ministre soviétique de la Défense.1955: la République du Sud-Vietnam est proclamée, sous l'autorité de Ngo Rinh Diem.19-12 le porte-avions américain Hornet est coulé au cours de la bataille des Iles Salomon, dans le Pacifique.1917: le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne.1911: proclamation de la République chinoise.1898: le traité d'Addis-Abéba supprime le protectorat italien sur l'Abyssinie.1850 les Taiping se soulèvent en Chine et leur chef llung Siu-Tsen se proclame empereur 1795: en France, la Convention se sépare, le Directoire lui succède.1524: les Français reprennent Milan aux Kspagnols.Ils sont nés un 26 octobre: le compositeur italien Domenico Scarlatti (1685-1757; l'homme politique français Jacques Danton ( 1759-1794): le président François Mitterrand (1916-); l’ex-Chah d'Iran Mohammed Réza Pahlévi (1919-1980): l’actrice française Bernadette l.afont (1938).pour le croire! Sentiers de Foi Photo Jacques Grenier Le père Irénée Beaubien ouvre à tous ses Sentiers de la foi.L’oeuvre du père Irénée Beaubien Sentiers de la foi pour baptisés partis rien gagné et beaucoup perdu.Tout ce est à eux, reste à eux.Et tout ce qui est à nous, est aussi à eux.Brian Mulroney n’a pas livré la marchandise ».Multipliant ses présences au Québec, John Turner a passé le dernier weekend dans la métropole, participant notamment à « Kingston 2 », une conférence organisée par le parti sur les orientations économiques que le Canada devra définir en vue de la prochaine décennie.Sous le thème « Trouver du travail pour Tan 2000 », les libéraux avaient invité tout un aréopage de penseurs et d’experts.Toutefois, à son arrivée à l’université de Montréal, M.Turner s’est retrouvé en pleine manifestation; des centaines de représentants de l’industrie pharmaceutiques, des chercheurs de l’université auxquels s’étaient joints des travailleurs syndiqués de la CSN, brandissaient des pancartes aux slogans.« Sauvez nos emplois.Adoptez la loi C-22».Après quelques hésitations, M.Turner a décidé de faire face à la musique et a tenté d’expliquer aux manifestants les motifs de son opposition au projet de loi sur les brevets pharmaceutiques.Mais sans succès.C’est sous les cris de « Soyez un vrai chef, les sénateurs vous mènent par le bout du nez », que le chef libéral a finalement retraité à l'intérieur de l’université.+ Shultz chain, avant la nomination au cours de Tété des deux candidats républicain et démocrate aux élections prévues début novembre 1988.« Tout ce que je peux constater, c'est que M.Gorbatchev a changé d’avis ou est incertain », a ajouté le secrétaire d’État interrogé sur le refus soviétique de fixer vendredi une date pour une telle rencontre.M.Shultz a relevé que c’étaient les Soviétiques et non les Américains qui avaient soulevé la question d'un sommet tant lors de la visite du ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze, à Washington en septembre que lors de ses derniers entretiens de Moscou.A Washington, « je n’ai pas soulevé la question d’un sommet, c’est M.Chevardnadze qui Ta fait et qui a proposé le texte ( inclus dans le communiqué final) mentionnant un sommet à l’automne 1987 et la fixation d'une date à Moscou », a-t-il déclaré.Dans la capitale soviétique, « M.Gorbarchev a soulevé le sujet » et a de plus « clairement à l’esprit une visite du président Reagan en Union soviétique Tan prochain », a encore ajouté le secrétaire d’État.Celui-ci a par ailleurs raconté comment le ton était monté lors de ses entretiens avec le numéro un soviétique qui brandissait alors une récente publication du département d’État sur divers exemples montrant les tentatives soviétiques de « désinformation ».« Il (M.Gorbatchev) m’a pris à parti à ce sujet en demandant «comment peut-on penser mal de l’Union soviétique».Je lui ai répondu «c’est facile» en citant le maintien des troupes soviétiques en Afghanistan, le Boeing sud-coréen (abattu par la chasse soviétique en 1983) et la prétendue dissémination volontaire du virus du SIDA par le gouvernement américain», a déclaré M.Shultz.« Nous avons eu un bon échange vif, il n’y a là rien de mal.Il a besoin de voir que nous défendrons nos intérêts », a conclu à ce sujet M.Shultz.À Moscou, M.Gorbatchev avait indiqué à M.Shultz que sa visite aux États-Unis ne dépendait pas seulement de la conclusion d’un traité INF mais aussi des progrès dans la réduction des missiles stratégiques et dans le renforcement du traité de 1972 sur les missiles antibalistiques.Par ailleurs, le Los Angeles Times rapportait hier que M.Gorbatchev, cité par un responsable de la Maison-Blanche, a laissé entendre qu’un sommet bilatéral n'était pas exclu en décembre.Selon le journal, le conseiller de Reagan à la sécurité nationale, M.Frank Carlucci, qui a rencontré des responsables soviétiques en compagnie de Shultz à Moscou, a expliqué qu’il n’était pas pessimiste quant aux perspectives d’un sommet.« Il a tenu (Gorbatchev) à revenir sur le sujet, indiquant : ‘Je veux qu’un sommet ait lieu.Je le veux à la fois pour des raisons personnelles et politiques.Naturellement, les raisons politiques (les relations américano-soviétiques) l’emportent sur les souhaits personnels (de visiter les états-Unis)’ ».« Peut-être un sommet aura-t-il lieu en décembre », aurait conclu M.Gorbatchev.+ Castonguay les « arcanes » de l’information qui atteingnent jusqu’à la vie privée., « L’humanisme, prédit-t-il, sera en quelque sorte une condition de la survie de l’humanité à l’aube du XXIe siècle ».M.Castonguay croit encore que les universités doivent accorder une place plus grande encore aux études sur l’environnement « sujet dont l’impact concerne à peu près tous les champs d’étude».D’autre part, l’Association des universités et collèges du Canada ( AUCC ), a proposé, hier après-midi, avant même que le colloque ouvre officiellement, la création conjointe par le gouvernement fédéral et ceux des provinces d’un organisme consultatif pan-canadien de l’enseignement supérieur.Le président sortant de TAUCC et principal de l’Université McGill, M.David Johnston, a en effet dévoilé ce projet défini dans un « message public » aux participants du colloque.Ce colloque, une première au Canada, regroupe les hautes autorités des collèges et universités mais aussi des ministres, des fonctionnaires, des chefs d’entreprises et des leaders syndicaux.Sur près de 600 inscrits, le Québec en compte 140.Il n’a pas en principe à formuler de recommandations mais ses organisateus espère « qu’il entraînera l’établissement d’un mécanisme de suivi permettant aux établissements d’enseignement, aux entreprises, aux associations et aux gouvernements de traduire ses conclusions en orientations et programmes d’action ».L’objectif général de ce colloque de trois jours est très vaste: il s’agit, précise le programme officiel, « de déterminer et explorer les orientations susceptibles d’être à la hauteur des défis du XXIe siècle ».Mais il ne fait pas de doute, comme l’indique la documentation remise aux participants, que la question des objectifs « nationaux » en matière d’enseignement supérieur demeure une préoccupation de fond des organisateurs.Du reste, dans son «message public», l’AUCC est claire: « Étant donné, écrit-elle, la responsabilité des provinces dans le domaine de l’éducation et le rôle du gouvernement fédéral dans l’égalisation des chances par tout le Canada, il faut absolument, du point de vue des universités et du pays, que les activités des deux niveaux de gouvernement soient coordonnées et en équilibre pour en arriver au respect des priorités nationales dans l’évaluation, la planification et le développement de l’enseignement supérieur au Canada ».Pour sa part, TAUCC propose sept objectifs « nationaux » : ¦ assurer des normes minimales en matière de financement de manière à permettre à tous les Canadiens qui le peuvent d’entreprendre des études supérieures; ¦ garantir, au moins à travers le Canada, un éventail de programmes destinés à satisfaire aux aspirations du plus grand nombre; ¦ répondre aux besoins de main-d’oeuvre hautement qualifiée.¦ établir les normes nationales dans la recherche et l’enseignement; ¦ faciliter la circulation libre des connaissances ; ¦ permettre une meilleure connaissance du Canada et de son identité culturelle.¦ favoriser la présence du Canada sur le plan international à travers l’enseigneemnt et la recherche universitaire.C’est donc à un Conseil canadien de l’enseignement supérieur créé conjointement par Ottawa et les provinces que TAUCC recommande de confier la tâche « d’articuler et de faciliter une telle poütique nationale ».Il s’agirait d'un organisme consultatif plutôt public que privé, a précisé au DEVOIR, M.Johnston.Financé par le fédéral et les provinces, il comrendrait des représentants des deux ordres de gouvernement et des institutions d’enseignement supérieur.Il serait doté d’un secrétariat permanent et d’un « bureau consultatif » co-présidé par le président du Conseil des ministres de l’Education et du Secrétaire d’Etat.Le Colloque a été inauguré officiellement hier soir par M.Brian Segal, président du Ryerson Polytech-nical Institute de Toronto en présence du Secrétaire d’État du Canada, M.David Crombie, M.Rolland Penner, président du Conseil des ministres de l’éducation du Canada et du premier ministre de la Saskache-wan, M.Grant Devine.+ Un Cruise Démocratique et le Parti libéral de John Turner ont demandé l’arrêt de ces tests, même si c’est un gouvernement libéral qui a signé l’entente avec les Etats-Unis.l.es conservateurs ont défendu ces tests, déclarant qu’il est important pour le Canada d’appuyer ses alliés de l’OTAN.+ La crise Cela avait surtout l’avantage d'éviter une longue étude du projet par Sénat après le vote de la Chambre et de ne pas avoir l’air de contester la décision finale des députés.Pour le leader du gouvernement au Sénat, Lowell Murray, une étude effectuée après l’adoption par la Chambre des Communes encourage la confrontation car les amendements du Sénat sont alors soumis une fois le travail des élus terminés.Le sénateur Royce Frith confirme que l’utilisation de la pré-étude sera moins fréquente.Ce procédé, explique-t-il, n’est pas prévu dans les règles du Sénat et constitue seulement un mécanisme d’exception pour accélérer l’étude de projets très complexes.Leonard Kuchar indique que tout a commencé à se détériorer lors du dépôt au Sénat du projet de loi sur les libérations conditionnelles à Tété 1986.Le gouvernement avait remis le projet au Sénat lors de sa dernière journée de session et exigeait que ce dernier l’adopte le même jour, sans étude subséquente puisqu'une préétude avait été réalisée.Plusieurs sénateurs ont interprété cette directive comme une tentative du gouvernement d'imposer un mode de fonctionnement au Sénat.Pour Royce Frith, il s’agissait d’éviter que l’exception ne devienne la règle et de faire respecter le droit du Sénat de soumettre des amende-menLs.La partisanerie au Sénat est un autre sujet de préoccupation et de malaise.Selon le conservateur Martial As-selin, vice-président du Sénat et vieux routier de la Chambre haute, ce phénomène est relativement nouveau.Des sénateurs de toutes tendances pensent que cela va à l’encontre de l’esprit du Sénat, formé au départ pour défendre les minorités et les régions.Conscients que celte dernière fonction est quelque peu négligée, certains commencent à parler de former des caucus régionaux.Le libéral Gildas Molgat et M.As-selin croient que cela peut constituer une solution intéressante.Tandis que le ministre des relations fédérales provinciales Lowell Murray, doute que cela puisse fonctionner avec les membres actuels de la Chambre haute, surtout les dernières nominations libérales constituées de plusieurs anciens parlementaires habitués à la confrontation partisane de la Chambre des Communes.Bert Brown est président d’un groupe de l’Ouest, Canadian committee for a triple E Senate, qui milite activement pour la réforme du Sénat.Il convient que la situation présente permet de sensibiliser le pubüc et l’aide dans sa cause.Si tous les sénateurs se montrent favorables à une réforme pour obtenir un Sénat élu, la majorité se montre tout de même inquiète des conséquences de l’Accord du Lac Meech.Tant les libéraux que les conservateurs pensent qu’il pourrait bloquer le processus de changement.Selon cet accord, il faudra l’unanimité des provinces pour le transformer tandis que ces mêmes provinces viennent de gagner le droit de participer à la nomination des sénateurs.Le sénateur Murray, un des architectes de cet accord, est en complet désaccord avec ses collègues.Il croit que les provinces voudront réformer le Sénat, surtout face au contexte tendu qui prévaut actuellement et s’attend à des progrès substantiels dès 1988.Mais en attendant que la réforme se concrétise, les avis divergent sur l'attitude à adopter.Aucun membre de la Chambre haute ne nie avoir le droit d’apporter des amendements aux projets de loi.Ce qui les divise est de savoir quand et comment les apporter et où s’arrêter.Depuis six mois que dure le litige autour du projet C-22, le gouvernement ne manque pas une occasion d’attaquer la majorité libérale du Sénat pour lui rappeler qu’elle n’est qu’une « bande de libéraux non-élus ».Jacques Hébert s’agite à ces critiques.«Quand nous travaillons sans faire de remous, on dit que nous ne faisons rien et on nous caricature.Quand on remplit notre rôle mais que cela fait du bruit, on nous accuse de bloquer le gouvernement.» Toutefois, plusieurs s’interrogent sur leur droit moral de retarder l’adoption d’un projet de loi et craignent l’opinion du public.Toutes allégeances confondues, les David, Molgat et Simard pensent que le dernier mot devrait revenir aux élus du peuple.D’autres, comme les sénateurs Jacques Hébert, Philippe Gigantes et Royce Frith, maintiennent qu’ils doivent remplir le rôle que leur attribut la constitution et ce, tant qu’elle n’aura pas été changée.+ Émeutes maire de Papeete et le haut-commissaire de la république ont lancé des appels au calme et au dialogue.Deux cents légionnaires stationnés dans l’atoll français de Mururoa ont été envoyés à Tahiti où ils ont pris possession samedi de la zone portuaire.Deux escadrons de gendarmes mobiles basés à Paris devaient gagner le territoire hier, se joignant à des renforts venus de Nouvelle-Calédonie.Ces renforts portent à cinq le nombre des escadrons de gendarmes en Polynésie française.À Paris, le ministre de l’Intérieur M.Charles Pasqua, ainsi que M.Bernard Pons, ministre des Dom-Tom ( départements et territoires français d’outre-mer ) se sont montrés rassurants.M.Pasqua a déclaré samedi que les incidents « ont trouvé leur origine dans un conflit social » et n’ont pas de caractère politique.M.Pons a déclaré hier de son coté que le gouvernement « n’acceptera pas que de tels événements graves puissent se reproduire».Interrogé par l’AFP sur l’origine des troubles, le ministre s’est toutefois demandé si le mouvement des dockers n’était pas « téléguidé » par le mouvement indépendantiste local, le Front de libération de Polynésie.« L’enquête le dira », a-t-il souligné.De son côté, Robert Le Foil, secrétaire national du Parti socialiste pour l’Outre mer, a affirmé que les incidents de vendredi étaient « la sanction de l’échec du gouvernement Chirac» dans les Dom-Tom.MARIE LAURIER Il ressemble davantage à un homme d’affaires qu’à un curé, jésuite de surcroît depuis 1938.Il croit comme Léon Bloy en la tristesse que nous ne soyons pas tous des saints! Mais pour tenter d’atteindre un tantinet cet idéal impossible, il a accumulé depuis plus d’un demi-siècle une vaste expérience apostolique qu’il met au service des baptisés à la recherche d’un renouveau de vie spirituelle.Il se consacre pour cela aux Sentiers de foi, un centre d’accueil et d’écoute qu’il a fondé en 1984 au Gésu de la rue Bleury, à un âge où il aurait pu songer à prendre sa retraite.Âgé de 71 ans, le père Irénée Beaubien a célébré Tannée dernière son 50e anniversaire d’entrée à la Compagnie de Jésus.Dès son ordination sacerdotale par Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal en 1949, le père Beaubien s’intéresse aux non-catholiques désireux de se renseigner sur la foi et les pratiques des catholiques.Il fonde en 1952 le Forum catholique (Inquiry Forum) devenu depuis le Catholic Information Centre et le Catéchuménat de Montréal, tout en poursuivant en Belgique et à Rome ses études théologiques et des religions chrétiennes.Ce qui l'amène à mettre sur pied une Commision diocésaine d’oecuménisme ainsi que le Pavillon oecuménique à l’Expo 1967, une initiative qui allait engendrer une collaboration intense entre les sept principales Eglises chrétiennes du Canada, laquelle allait donner lieu également à la fondation du Centre canadien d'oeucuménisme qu’il dirige jusqu’en 1984. la suite d’un long discernement et de nombreuses consultations, le père Beaubien fonde à Montréal le 1er octobre 1984 un nouvel organisme au service spécifique des baptisés chrétiens qui n’ont plus de contact avec l’Église : Sentiers de foi.Il s’agit avant tout d’un apostolat d’accueil, d’écoute et de cheminement personnalisé.Des dizaines d'hommes et de femmes de tous les milieux et de toutes les cultures trouvent auprès du père Beaubien une oreille attentive et un conseiller judicieux dans leur désir de retrouver un sens à leur vie spirituelle.« Pour de multiples motifs qu’il ne m’appartient nullement de juger, la majorité des baptisés de notre milieu, soit 70%, ne fréquentent plus les sacrements et ont perdu tout contact avec l’Église, dit le père Beaubien.Je crois comprendre que la foi sociologique de leur enfance ne les préparait pas à entrer dans la civilisation que nous connaissons présentement.Aussi, ces distants éprouvent-ils une certaine nostalgie d’un vide spirituel à un moment ou l’autre de leur vie.Aux Sentiers de foi, nous pouvons les aider à combler ce vide et à entreprendre avec eux un nouveau départ » Au cours des conversations privées avec les personnes qui viennent le consulter, le père Beaubien met l’accent sur l’essentiel de la foi et de l’approfondissement de la relation personnelle avec Dieu.Cette approche réussit dans la plupart des cas, ce qui confirme l’opinion du jésuite sur la pertinence d’une « seconde évangélisation » pour les baptisés en rupture de ressources spirituelles.« L’entrée de Jésus-Christ dans l’humanité constitue le grand événement de toute l’histoire, croit le père Beaubien qui fait sienne cette pensée de Léon Bloy: « Il n’y a qu’une tristesse, c’est que nous ne soyons pas des saints ».Après plus de trois ans d’existence, le travail à Sentiers de foi a fait l’objet d’une sévère évaluation de la part de son directeur même qui continue plus que jamais son rôle d’animateur.Des succursales des sentiers ont pris naissance dans différents diocèses du Québec et la maison-mère du Gésu se fait toujours plus accueillante et riche en documentation et en recherche pour recevoir une clientèle très nettement particulière et lui donner un service lui aussi très nettement particulier.Le père Beaubien y veille! Si bien que dans la foulée du synode sur le laîcat, il lance cette année un mouvement de prière animé par des laïcs associés à Sentiers de foi.Une telle rencontre aura lieu chaque premier lundi du mois à compter du 2 novembre de 17h30 à 18hl5 au Gésu, 1202 rue de Bleury.Cette initiative fera suite à une mise en commun d'expériences vécues dans différents milieux du Québec sur les approches pastorales faites auprèes des « distants».Cette journée regroupera une trentaine de laïcs au Gésu le semadi 31 octobre.( Pour renseignements: Seniiers de Foi, 1200 rue de Bleury, Montréal H3B 3.13, au téléphone: 875-8708).Photo AP TOUS LES YEUX SONT SUR L’IRAN DANS LE GOLFE Un marin américain scrute l'horizon à bord du USS Raleigh qui escorte le pétrolier Gas King et le croiseur USS Standtey dans le Golfe Persique tandis que les six pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe condamnaient de façon unanime, hier, dans un communiqué, « les agressions de l'Iran » contre le Koweït, lors d'une réunion de leurs ministres des affaires étrangères à Riyad.C'est la première fois, soulignent les diplomates dans le Golfe, que les six pays ( Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, les Émirats Arabes Unis et le sultanat d'Oman ) accusent ensemble nomément l’Iran d'agression contre un des leurs.L’Arabie Saoudite et le Qatar avaient dénoncé le dernier tir de missile iranien le 22 octobre contre le terminal de chargement offshore du port koweïtien d'AI Ahmadi.Bahreïn avait seulement convoqué le chargé d'affaires iranien à Manama pour lui faire part de son « inquiétude » tandis que les Émirats et Oman avaient gardé le silence. CULTURE ET SOCIETE CL CAHIER Montréal, lundi 26 octobre 1987 Au colloque de la NB J Le règne du genre mort GUY FERLAND (collaboration spéciale) Personne n’était triste, en fin de semaine, lors du colloque « La Mort du genre » organisé par le Centre de recherche et d’analyse interactives en écriture (Craie) et les éditions de la Nouvelle Barre du jour, auquel participaient philosophes et écrivains du Québec, de même que Philippe Lacoue-Labarthe à titre d’invité spécial.On avait laissé les redingotes philosophiques ail vestiaire pour faire l’autopsie d’un cadavre : le genre.Quel genre ?C’est bien là que les problèmes commencèrent.Mais tout s’est déroulé dans la joie et la sérénité.Une cinquantaine de personnes recueillies assistaient aux ateliers de samedi à la Bibliothèque nationale, rue Saint-Denis.C’est bien peu, mais les organisateurs expliquaient cette faible assistance par le retard des envois de presse dû à la grève des postes, et par une réunion de l’Union des écrivains du Québec au même moment.L’argument de départ de cette réunion pour le moins intellectuelle était simple.« Le champ de la connaissance s’est modifié; il s’est ouvert au différent.Une pareille ouverture a définitivement mis en crise les institutions — le sujet, les discours, les disciplines, etc.» Alors, comment penser le réel aujourd’hui ?Lors des ate- liers qui suivirent (« Qu'est-ce que la littérature ?», « La mort du genre » et « Au-delà : la simulation »), les participants tentèrent de répondre à cette ques-du mythe grec, de l’origine perdue, de Hegel, de la clôture, du dehors, de la limite, du décloisonnement, de la dissolution, du silence du discible, de la transgression, mais on a pu se rendre compte surtout de l’influence du romantisme allemand sur les écrivains de la NBJ.Les communications se succédaient sans heurt jusqu’au spectacle-performance de Lyne Mc Murray qui s’est fait aller le gros orteil, comme dirait Zarathoustra.Après ces émotions, un cocktail et le lancement des tex-tes du colloque (NBJ, nos 209/210/211) sont venus regaillar-dir les participants.Hier avait lieu la conférence tant attendue du philosophe Philippe Lacoue-Labarthe, devant plus de 100 personnes.En s'inspirant de L'Esthétique de Hegel et de Maurice Blanchot, il en est venu à la conclusion que « l’écriture est l’inscription de notre mort ».Une mort qui ne s'achève jamais.Comme on a pu le constater avec la table ronde qui suivait la conférence de l’auteur de L’Absolu littéraire, à laquelle participaient Michaël La Chance, Claire Lejeune et Heinz Weinzmann.Le genre est mort, vive le genre ! Ventura sans fleurs PARIS ( Reuter) — Une centaine de personnes au total, dont ses proches, ont assisté, samedi matin, aux obsèques de l’acteur Lino Ventura, célébrées dans la plus stricte intimité à l’église du Val-Saint-Germain, dans l’Essonne.La cérémonie a été célébrée par le père Ragot, aumônier de la commune.La dépouille de Lino Ventura, décédé jeudi soir d’une crise cardiaque à son domicile de Saint-Cloud, se trouvait dans un cercueil de chêne clair.Odette Ventura, l’épouse de l’ac- teur, était arrivée une minute avant l’ouverture de la cérémonie, conduite comme la famille l’avait demandé, sans fleurs ni couronnes.Seul un drap de couleur violette recouvrait le cercueil du défunt.Parmi la centaine d’amis présents aux obsèques, on reconnaissait le journaliste Jacques Chancel et le sculpteur César, qui avait passé la journée de jeudi avec l’acteur.Lino Ventura devait être inhumé dans l’après-midi dans le caveau familial où sont déjà enterrés ses parents, qui vécurent au Val-Saint-Germain.Colette Beauchamp et « « Une information déconnectée CAROLE BEAULIEU Elle ne concède pas même un progrès depuis 15 ans.Pas un seul.Pire encore, dit-elle, les femmes ont reculé dans les médias québécois et, avec elles, une certaine vision du monde et un certain type de journalisme.À 45 ans, avec 25 ans de journalisme en poche, Colette Beauchamp sait que son Silence des médias, récemment publié aux éditions du Remue-Ménage, ne lui fera pas que des amis dans ce métier de « haute responsabilité sociale » qu’elle dit aimer encore d’une passion brûlante et qu’elle accuse aujourd’hui d’être en rupture avec la population et d’inciter à la haine.« La presse est plate, médiocre et sans saveur, écrit-elle.Elle n’informe pas, ou si peu.» En 15 chapitres et 265 pages, celle que certains confrères avaient surnommée « la Sorcière » pourfend, à grand coups de rapière féministe, écologiste et tiers-mondiste, une presse « qui ne connaît que la langue des soldats et des hockeyeurs » et se refuse à faire des manchettes avec les mots des femmes et des pacifistes.Il fallait que quelqu’un parle, dit aujourd'hui Colette Beauchamp, même si ça doit faire mal.Il fallait que quelqu’un dise que la presse des années 80 est moins pluraliste que celle des années 70, que les médias québécois manquent de journalistes engagés de la trempe de Judith Jasmin, que nos journaux tournent en LA TÉLÉ CE SOIR Dr.Jekyll and Mr.Hyde.Un grand classique du cinéma fantastique ( 1941, avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman et Lana Turner), en tranches jusqu’à vendredi, au 24 (TV Ontario), 19 h 30.L’attentat contre le pape.Reconstitution documentaire et honnête.Quatre Saisons, 19 h 30.La Loi de Los Angeles.Épisode très célèbre aux États-Unis : un homme attire les femmes grâce à la technique du « papillon de Vénus ».Radio-Canada, 21 h.Photo Jacques Grenier Colette Beauchamp : « Les gens sont beaucoup plus avancés dans leur vie personnelle que l’image qu’en donnent les médias.» rond autour des mêmes pots sans voir les changements à l’oeuvre dans nos sociétés.« Les gens sont beaucoup plus avancés dans leur vie personnelle que l’image qu’en donnent les médias, affirme l’ex-directrice des communications de la Place des arts.Beaucoup de discours novateurs circulent aujourd'hui au Québec, mais les médias n’en parlent pas.» Ce silence est dangereux, affirme cette spécialiste de la radio.Il prive les citoyens d’outils nécessaires à l’exercice de leurs droits.Journaliste depuis 25 ans, surtout à la radio, Colette Beauchamp affirme que les médias québécois sont en déclin depuis 1981, après avoir connu une « période forte » entre 1975 et 1981.« Évidemment, après le référendum, avec la fin du projet social, les enjeux sont moins évidents.», convient-elle.Autant de raisons, insiste-t-elle, pour que les journalistes cherchent plus.Actuellement, c’est l’inverse, dénonce cette passionnée de l’information.Une génération de journalistes désabusés cohabite avec des directions d’entreprises qui préfèrent les nouvelles-spectacles à celles faisant appel à la responsabilité des citoyens.Le résultat est une information déconnectée où les gens ne se reconnaissent pas et qui ne mobilise plus personne.« Avant, les journalistes suivaient des dossiers, rappelle Mme Beau-champ.Maintenant, tout le monde ESPACE a I I 5066 ru.Ckvi 271-5381 Festival international du nouveau cinéma Une grande cinéaste, Kira Muratova FRANCINE LAURENDEAU Elle est née en 1934, elle a étudié le cinéma à Moscou, elle a réalisé aux studios d’Odessa quelques longs métrages dont Brèves Rencontres (1967) et Les Longs Adieux (1971) qui viennent d’être « libérés » par cette même commission de l’Union des cinéastes de l’URSS qui levait l’interdit jeté sur Repentir, de Tenguiz Abou-ladzé.Mais le cinéaste géorgien bénéficiait d’une certaine protection en haut lieu (il nous a dit comment ce film avait réussi à déjouer la censure).Il a ses élèves à Tbilissi.Il figure dans les dictionnaires.Tandis que vous chercherez vainement dans le Larousse du cinéma, entre Murata et Murnau, le nom de Kira Muratova.C’est à peine si la dernière édition du Dictionnaire encyclopédique du cinéma ( Moscou, 1987) mentionne Notre pam bien mérité (1964) et Brèves Rencontres.Hors ces deux films, rien.C’est au festival de Locarno que revient le mérite de nous avoir révélé une grande cinéaste, en août dernier, en lui consacrant un hommage et en l’invitant à titre de membre du jury.L’hommage rendu cette année à K ira Muratova, racontait François Albera dans le quotidien du festival, est, en même temps, une découverte puisque l’ensemble de son oeuvre était demeurée cachée, celée.En novembre 1986, lors du passage de G uerman à Paris, il me parle longuement d’elle : « C’est de ce côté que vous aurez des surprises, annonce-t-il, une femme qu’on a honteusement contrainte à travailler sous d’autres noms, tant l’hostilité des bureaucrates était grande à son endroit .» En février, lors d’un séjour à Moscou, j’insiste jsour voir au moins un film d’elle.Même à l’Union des cinéastes, on n’est guère enthousiaste : « C’est ancien, il y a des choses plus intéressantes »", etc.Finalement, on me montre Brèves Rencontres, qui date de 1967 (et où Muratova interprète le rôle principal).Une révélation.Un film soviétique cursif, à la caméra souvent portée, qui virevolte sans jamais perdre sa capacité de cadrer, d’inscrire au gré Gustav Leonhardt au clavecin et à l’orgue De petits chefs-d’oeuvre d’équilibre CAROL BERGERON a Gustav Leonhardt.récital de clavecin : Froberger, Suite en mi.Tombeau sur la mort de monsieur Blancheroche, Toccata n " 21.Canzona n ° 2, Toccata n " 3.Lamentation sur la mort de Ferdinand lll\ D’Anglebert, Prélude non mesuré en ré; Forqueray, La Marelle.La Clément.La d'Aubonne, Le Carillon de Passy, La Latour, La Leclair, Le Roux, Suite en fa, Balbastre.La De Caze.La d’Héricourt.La Ségur, La Lugeac.en bis : Bach, transcription de la Sarabande de la sixième suite pour violoncelle seul.Le jeudi 22 octobre, à la Queen Mary Road United Church, sur des clavecins québécois d’Yves Beaupré d’après Vaudry (1681) et de Marc Launay d’après Taskin (1769).Le prochain récital de la série « Clavier d'autrefois », Mireille Lagacé à l'orgue et au clavecin, le 6 décembre, à la même église.*Gustav Leonhardt, récital d’orgue : Correa de Arauxo, Tiento 52; Cabanilles, Passacales 4; Bruna, Tiento 3, Weckmann, Variations sur le Magnificat Kuhnau, Toccata en la majeur, Buxtehude, Nun Komm der heiden hait and, Bohm, Variations sur Ach Wie nichtig, Blow, Voluntary for the Cornet Stop: Muffat, Ciacona et Toccata 7.Le vendredi 23 octobre, à l'orgue von Beckerath de l'église de l'Immaculée-Conception.Il est probable que les amateurs de musique ancienne s’étaient donné le mot : le grand maître Gustav Leonhardt donnait deux récitals de clavecin et d’orgue à Montréal qu’il ne fallait absolument pas rater.Si leur nombre n’excède pas les 400, ils y vinrent tous.Mais, pour deux soirées musicales aussi fabuleuses, ce nombre est pitoyablement faible.On aurait dû refuser des gens à la porte des deux églises.Cela confirme que l’orgue et encore moins le clavecin n’ont encore apprivoisé le public mélomane des concerts symphoniques et des récitals de piano.Ce public continue probablement de croire que s’échappent encore des odeurs d’encens des tuyaux de l'instrument liturgique et des nuages de poussière de la mécanique d’un clavier d’autrefois.Pourtant, nous n’en sommes plus là, et depuis quelques an nées.Il y a déjà un certain temps que les meilleurs interprètes de musique ancienne ne se contentent plus des opérations coup de plumeau dans un répertoire tombé dans l’oubli.Aujourd’hui, on va plus loin et un Gustav Leonhardt n’a pas moins grande stature d’interprète qu'un Bren-del ou un Karajan.Bien sûr, le répertoire que Leonhardt avait choisi de nous faire entendre n’est pas aussi connu que celui que défendent les « super-stars » de l’heure.Jean-Baptiste-Antoine Forqueray, Francisco Correa de Arauxo ou Matthias Weckmann n’occupent pas dans la mémoire des gens la place des Bach, Mozart ou Beethoven.Mais qu’à cela ne tienne, un programme de concert peut être réussi sans pour autant reposer sur des compositeurs connus.La qualité existe aussi ailleurs.Et puis, la manière d’agencer et de jouer compte également pour beaucoup.Ainsi, le récital d’orgue était un petit chef-d’oeuvre d’équilibre le programme entier formait une grande architecture dans laquelle chaque pièce devenait un élément particulier d'intérêt qui recevait et sa juste dose de couleur par une registration impeccable et sa juste caractérisation par le choix infaillible du tempo.Superbe à l’orgue, Leonhart ne l’est pas moins au clavecin.Quelle facilité ! Il en est le prolongement naturel.Il rend vivant et captivant un répertoire qui, chez de nombreux clavecinistes, deviendrait rapidement austère, maniéré ou monotone.À 59 ans, cet interprète néerlandais à l’allure ascétique ne semble plus se préoccuper que de partager avec son auditoire le bonheur de vivre par la musique.Cela donne aux autres musiciens le goût d’aller toujours plus loin dans la maîtrise de leur art, et aux mélomanes le désir de découvrir et de connaître davantage.Une semaine du cinéma québécois à Tokyo MARCEL JEAN C’est aujourd’hui, alors que Marquise Lepage, réalisatrice de Marie s'en va-t-en ville, donne une conférence de presse à VInternational Press Clubde Tokyo, que débute la deuxième Semaine du cinéma québécois au Japon.Jusqu’au 31 octobre, six films inédits seront projetés dans une salle du quartier de Shibuya.Ce sont Anne Trister, de Léa Pool, Bach et bottine, d’André Melançon, Pouvoir intime, d’Yves Simoneau, Le Sourd dans la ville, de Mireille Dansereau, Un zoo, la nuit, de Jean-Claude Lauzon, et Marie s'en va-t-en ville, de Marquise Lepage.Chaque film sera projeté à deux reprises au cours de cet événement organisé par la société japonaise Pia et par les Productions Y oshimura-G agnon.Pia est une importante maison d’édition qui publie, mensuellement, un magazine d’information culturelle comparable au Pariscope de Paris, au Que de New York ou au Timeout de Londres.Quant aux Productions Yoshimura-Gagnon, rappelons qu’il s’agit de la compagnie du cinéaste Claude Gagnon ( The Kid Brother) et de sa femme, la productrice d’origine japonaise Yuri Yoshimura.U ne première Semaine du cinéma québécois s’était tenue à Tokyo en 1985, en présence du cinéaste Jean-Claude Labrecque.Vu son succès, les organisateurs ont tenu à recommencer l’expérience.4,500 spectateurs avaient alors assisté aux 15 représentations, dans une salle d’environ 300 places.Environ 1,000 des 4,500 spectateurs avaient assisté à l’avant-première, dans une autre salle, des Années de rêve, de Jean-Claude Labrecque.Les films Sonatine, de Micheline Lanctôt, et Jacques et novembre, de Jean Beaudry et François Bouvier, avaient alors connu un grand succès.De nombreux spectateurs s’étaient même retrouvés assis par terre pour le film de Lanctôt qui a, par la suite, connu une distribution commerciale au Japon.Rappelons que deux films réaüsés par des Québécois, The Kid Brother, de Claude Gagnon, et Le Déclin de l’empire américain, de Denys Ar-cand, son présentement à l’affiche dans la capitale japonaise.Lors de ses sept premiers jours d’exploitation, le film de Gagnon a amassé 29,205 entrées à Tokyo et 25,021 à Osaka, pour un total de 54,226 spectateurs, soit des'recettes de $664,898 canadiens.le silence des médias » qui ne mobilise plus personne » d’un mouvement qui parait aléatoire la présence d’un objet, la force d’un geste entrevu, saisi.C’est stupéfiant.Les rapports entre les personnages sont mobiles, incertains, faits de silence et d’opacité souvent.La figure de Vladimir Vyssotskv, le chanteur contestataire décédé depuis, apparaît hors norme, brutale.C’est son premier rôle.Deux mois plus tard, David Streiff, le directeur du festival de Locarno, séjourne à Moscou.À son tour, il de mande à voir un autre Muratova.On lui montre Les Longs Adieux.À son tour, il est ébloui.et décide de programmer ces deux films à son festival.Pas en compétition puisqu’on n’y sélectionnne que des premières oeuvres.Cela n’empêchera pas Les Longs Adieux (une bouleversante histoire d’amour entre une mère et son fils) d’être distingué par le jury de la Fipresci (presse cinématographique internationale) « pour la poésie de la vision cinématographique et pour la profondeur de l’analysse des Kira Muratova, réalisatrice et comédienne du film soviétique Ko-rotkie Vstreci(« Brèves Rencontres »).rapports humains».Choix déchirant : les deux longs métrages sont projetés ce soir, à 19 h 30, l’un au Papineau, l’autre au Milieu.Avec sous-titres anglais.doit être polyvalent.Au bout du compte, plus personne ne sait rien sur rien.Le public ne comprend pas la moitié des nouvelles.» Colette Beauchamp dit ne pas craindre d’être vue comme une soi-xante-huitarde nostalgique des bonnes vieilles luttes d’antan.Si c’est d’être engagée que de dénoncer « la montée de la droite dans les médias », « le magazine de gars » qu’est devenue L’Actualité, le silence sur les médecines douces auxquelles un nombre croissant de Québécois font pourtant appel, alors va pour le soi-xant-huitardisme.« Être journaliste, s’écrit-elle au beau milieu d’un argument, ce n’est pas qu’un job.» Dans le petit restaurant montréalais où nous nous rencontrons, Colette Beauchamp nie avoir voulu régler des comptes en lançant parfois des charges vitrioliques contre certains patrons de presse.Elle nie aussi que les lacunes de sa recherche puissent nuire à la crédibilité de sa thèse.« J’ai fait ce que j’ai pu avec ce que je savais, avec ce que je sentais », dit-elle, pour expliquer les silences de son essai, cette façon qu’elle a, parfois, de nommer certains acteurs et pas d’autres, de s’attarder sur certains incidents pour laisser dans l’ombre des volets complets de la scène médiatique québécoise.« Tout ce que je veux dire, s’acharne-t-elle, c’est qu’on ne parle pas assez des affaires vraies, des affaires qui touchent le monde, de celles qui ont des conséquences dans leur vie.» Les jeunes journalistes ne sont pas responsables, soutient Cplette Beau-champ.Ils sont trop peu nombreux dans les salles de rédaction et l’exemple que leur donnent leurs confrères n’est pas toujours un idéal à suivre.« Et on n’engage que les plus dociles, lance-t* *elle farouchement.Ceux qui ont de l’originalité risqueraient trop de brasser la cage.» Comment revitaliser la génération de journalistes du Déclin de l’empire américain ?Mystère et boule de gomme, admet Colette Beauchamp.Pas de solutions miracles à l’horizon.L’ex-journaliste de Présent ne prétend pas avoir tout analysé ni détenir la vérité.Les chapitres de son livre ne proposent aucune solution.Elle souhaite seulement que son livre « fasse réfléchir les journalistes » et « aide le public à comprendre pourquui il est insatisfait » Ses finances personnelles mises à sec par l’année de travail qu’a nécessitée Le Silence des médias, Colette Beauchamp s’apprête à reprendre du service pour quelques mois.Mais pour quelques mois seulement.Sur sa table de travail attend encore la biographie de la journaliste Judith Jasmin.Elle, au moins, affirme Mme Beauchamp, c’était une femme autonome.Pas comme celles que des patrons de presse comme ceux de Ma-clean-Hunter ont récemment mis à la tête du magazine Châtelaine pour en refaire le haut lieu de la cuisine, du plaisir et de la beauté.Dans le monde de Judith Jasmin et de Claire Dutrisac, c’est l’information qui comptait.Pas n’importe laquelle, rappelle Mme Beauchamp, la seule qui mérite d’être publiée : « celle dont le but visé est de corriger une situation».A H NE $yLVE$TRt UNE SORCIÈRE DU 26 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE À 20 H 30 BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT 271-5381 ET LES AUTRES UNE SURPRISE CHAQUE SOIR.SUZANNE JACOB PAULINE JULIEN MARIE-CLAIRE SÉGUIN SYLVIE TREMBLAY.LE DEVOIR 12 ¦ Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (327-5001) — Sicilian sem.6 h 45, 9 h.ASTRE II: — Someone to watch over me sem.7 h 10, 9 h 10 ASTRE III: — Suspect sem.6 h 45, 9 h 15 ASTRE IV: — Like father like son sem.7 h, 9 h BERRI I: (288-2115) — La famille 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 45 BERRI II: — Pour I'amour de l'argent 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 BERRI III: L 'ami de mon amie 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 45, 10 h.BERRI IV: — Le grand chemin 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 BERRI V: — Good morning Babilonia 12 h, 2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 45 BOGART 1 : (844-9470)— Champ d’honneur sem.7 h, 9 h BOGART 2: Welcome in Vienna sem.7 h 10 9 h 30 BOGART 3: Noce en Galilée sem 7 h, 9 h 15 BONAVENTURE I: (861-2725) -Prince of darkness sem.7 h, 9 h.BONAVENTURE II: — Dirty dancing sem.7 h 30, 9 h 30— lundi 7 h 30 BROSSARD I: (465-5906) — Roxanne sem 7 h 10, 9 h 20 BROSSARD II: (465-5906) — Pour l’amour de l'argent sem 7 h 15, 9 h 10.BROSSARD III: Suspect sem 7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1: Pour l'amour de l’argent sem 7 h 15, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: Like father like son sem 7 h 10, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 3: The Sicilian sem.7 h 05, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 4: Someone to watch over me sem 7 h 05, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 5: Princess bride sem 7 h, 9h 10 CARREFOUR LAVAL 6: Un zoo la nuit sem 7 h, 9h 10 CHÀTEAUGUAY 1: Un zoo la nuit lun.au jeu.7 h.9 h 05 CHÀTEAUGUAY 2: Escapades d'un soir tous les soirs 9 h 05 — Chance pas croyable tous les soirs 7 h 15 PHIQUE: (848-3878)- Nuit et brouillard Hiroshima mon amour 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) — Les yeux noirs sem 5 h, 7 h 15, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) — Les noces barbares sem 7 h 10, 9 h 20 DAUPHIN II: La famlllla sem.7 h, 9 h 30 DORVAL I: (631-8587) — Baby boom tous les jours 7 h, 9 h 25 DORVAL II: The kid brother sem 7 h 05, 9 h 20 DORVAL III: Surrender sem 7 h 10, 9 h 25 DORVAL IV: Real men sem 7 h 15, 9 h 15 DÉCARIE I: (341-3190)— Suspect sem 7 h, 9 h 40 DÉCARIE II: — Princess bride sem 7 h 30, 10 h FAIRVIEW I: (697-8095) - Stakeout sem 6 h 45, 9 h 20 FAIRVIEW II: — Fatal attraction sem.7 h, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: - Princess bride 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - So- meone to watch over me tous les jours 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Like father like son 12 h 30, 2 h 35, 4 h 40, 7 h 9 h 05 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - House otgames tous les jours 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 GREENFIELD I: (671-6129) —Fatal attraction sem.7 h, 9 h 30 GREENFIELD 2: — Real men sem 7 h 15, 9 h 15 GREENFIELD 3: — La lilature sem 7 h 10, 9 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - Fatal attraction 12 h, 2 h 20.4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 JEAN-TALON:(725-7000) - Roxanne sem 7 h 15, 9 h 15 KENT l:(489-9707) — Fatal attraction sem 7 h 9 h 30 KENT II: Stakeout sem 6 h 45, 9 h 20 LAVAL l:(688-7776) — Fatal attraction sem 7 h 10, 9 h 40 LAVAL II:— La filature sem 7 h 10, 9 h 40 LAVAL III: — Classes vacances sem 7 h 20, 9 h 30 LAVAL IV:— The kid brother sem 7 h 05 9 h 20 LAVAL V:— Baby boom sem 7 h, 9 h 25 LAVAL 20 00 1: (687-5207)- La bamba sem 7 h 30, 9 h 35 LAVAL 2000 2: Inter espace sem 7 h, 9 h 10 LOEWS l:(861-7437) - Stakeout 12 h, 2 h 25, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 LOEWS II:— Baby boom 12 h, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 25 LOEWS III:- Maurice 1 h, 3 h 40.6 h 30, 9 h 20 LOEWS IV:— Surrender 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 25 LOEWS V:— Can't buy me love 1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 LE MILIEU: Montréal— Apocalypsis cum ti-gurls 17 h 30— Briet encounters 19 h 30— Patti Rocks 21 h 30 MON CINÉMA: La publicité ça c'est du cinéma 1 h— Le Frère André 3 h — Métal hurlant 5 h.— Crocodile dundee 7 h — Chambre avec vue 9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Joey 7 h — Mon beau village 7 h 15— Phantom ol the paradise 9 h— La meilleure façon de marcher 9 h 15 PALACE l:(866-6991) — The kid brother 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PALACE II:— Hello Mary Lou prom night 2 12 h 25, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 25 PALACE III:— The witches ol Eastwick 12 h, 2 h 15, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 PALACE IV:— Real men tous les jours 1 h 15, 3h 15, 5 h 15, 7h 15, 9h 15 PALACE V:— The living daylights tous les jours 1 h 10.3 h 50, 6 h 30, 9 h 10 PALACE VI:- Near dark! h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 35.9 h 50 LE PAPINEAU: Montréal— Psychokillers 17 n 30— Terrorizers 18 h — Long Farewells 19 h 30— Looking lor Eileen 20 h — A la personne d’à côté affectueusement 21 h 30— Astonished 22 h PARADIS I: — La bamba sem 7 h, 9 h PARADIS II:— Inter espace sem 7 h, 9 h 10 PARADIS III:— Un zoo la nuit sem 7 h 10, 9 h 20 PARALLELE: (843-6001)- Arrests The cover up Ian Breakwell’s contiuous diary 17 h 30— Insanity training departement meats artOEIT Summer 86: neighbourhood notebook Le garçon du fleuriste 19 h 30— EETC 21 h 30— At Paris top Invocation: Maya Oeren 23 h 30 PARISIEN I: — La lilature 1 h 45.4 h 15.6 h 45, 9 h 20 PARISIEN II:— Les incorruptibles 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 PARISIEN III:- Les lilous 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PARISIEN IV:— Le coup de vérité 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45 PARISIEN V:— Escapades d'un soir 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - La bamba sem.7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:- Inter espace sem 7 h, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Suspect 1 h, 4 h , 7 h, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON II:- Prince ol dark ness 12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON III:- The principal 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20 PLACE DU CANADA:(861-4595) — The Sicilian 12 h 15, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -La bamba 12 h 2 h 15, 4 h 30.7 h SAINT-DENIS III:— Inter espace 12 h 05 2 h 25, 4 h 45.7 h 10, 9 h 35 VERSAILLES l:(353-7880) - Baby boom sem 7 h 10, 9 h 25 VERSAILLES II:- Fatal attraction sem 7 h 10, 9 h 40 VERSAILLES III:- Le coup de vérité sem 7 h 15, 9 h 20 VERSAILLES IV:— Classes vacances sem 7 h 10, 9 h 20 VERSAILLES V:— La filature sem 7 h 10, 9 h 30 VERSAILLES VI:— Escapades d'un soir sem.7 h 15, 9 h 25 WESTMOUNT:(931-2477)— Surrender sem 7 h 10, 9 h 25 YORK:(937-8978)— Wish you were here 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 SUR SCENE CINEMA OMEGA 1: h 30, 9 h 30 Un zoo la nuit sem 7 CINÉMA OMEGA 2: — La folle histoire de l’espace sem.7 h 30— Tuer n'est pas louer sem 9 h 15 CINÉMA DE PARIS: (866-3636)— Btrdy 7 h — Hannah and her sisters 9 h 30 CINÉMA V: (489-5559)- Pixote 7 h — The décline ot the american empire 7 h 15 — Blue velvet 9 h 30— Streetwise 9 h 45 CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherineest (523-3239)- Strange places, strange things 1 h, 2 h 15, 3 h 30, 4 h 45, 6 h, 7 h 15 8 h 30, 9 h 45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Pier Paolo Pasolini 18 h — La poursuite du bonheur 20 h — Jessye Norman singer Cissy Houston: sweet inspiration 22 h CINÉPLEX I: (849-4518) - La brute 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 CINÉPLEX II: — Travelling avant 2 h, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 CINÉPLEX III: — Intervlsta 1 h 20, 3 h 25, 5 h 30, 7 h 35, 9 h 40 CINÉPLEX IV: — La bamba 1 h 10, 3 h 20, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 50 CINÉPLEX V: — Dirty dancing 1 h 05, 3 h 15 5 h 25, 7 h 35, 9 h 45 CINÉPLEX VI: — Une tlamme dans mon coeur 1 h 30, 4 h 20, 7 h, 9 h 20 CINÉPLEX VII: — Ma vie de chien 1 h 05 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX VIII: — No way out 2 h, 4 h 30 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX IX: — Amazone woman on the moon 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - Un zoo la nuit 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 CINÉMA MONTRÉAL II: - Les sorcières d’Eastwick 12 h 30, 2 h 40, 4 h 55, 7 h 10 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)— Roxanne 12 h 30, 2 h 45, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - Un zoo la nuit 2 h, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: - Masques 12 h 45, 2 h 45, 5 h, 7 h 05, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Marie s’en va-t-en ville 12 h 30, 4 h 10, 8 h.— Impasse 2 h, 5 h 45, 9 h 40 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mtl (283-8229)— Les 27-30- 31 oct La vieille dame L ’homme à la traîne La ligne brisée A force de mourir Perversion 20 h L'AIR DU TEMPS 191 ouest St-Paul Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim.de 22h.à 02h 30 AQUARIUM DE MONTRÉAL: La Ronde, Ile Ste-Héléne (872-4656)— Ouvert tous les jours de 10h.à 17h.du 1er au 31 oct.ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke, Montréal— Présentation spéciale: Le choeur de l'école maçonnique de Rackmansworth, Londres.Angleterre, 40 voix, sous la dir de Andrew Patten, le 27 oct de 12h à 13h 30 BAR JAZZ 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Michael Gauthier, guitariste de |azz, les 27-28 oct à 21 h — Sonny Greenwich, guitariste, 29 au 31 oct à 22h.BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal (843-3808)— Jazz les mardis soirs à 22h — Robert Gélinas, jazz, le 27 oct.à 22h.BAR TERRASSE: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Raymond Brunet à l'accordéon, du lun au ven de 17h.à 19h.30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Les lundis, sessions d’improvisation à 19h — Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim et lun.19h.à 24h , mar 20h à 01 h , mer au ven.17h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au sam.à compter de 22h LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Trois tables de blackjack en opération du lun au ven.de 17h.à la fermeture, et le samedi de 20h.à 03h — Michelle Sweeney, chanteuse de jazz, soul et R & B, à compter du 5 août, du mer.au sam à compter de 22h , 3 spectacles par soir BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— La Boite à Lily A compter de 18h.du mar.au sam souper en musique avec Marie-Perle Quintin LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques.Montréal (842-3009)— « Vienne la nuit » chansons de Barbara par Marie-Thérèse Portin, jusqu’au 7 nov.du dim.au mar.21 h , ven.21 h et 23h 30 sam 22h.30 CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Ligue Universitaire d'improvisation: Blancs vs Rouges, le 26 oct CAFÉ-CONCERT LA BELLE ÉPOQUE: 19 St- Laurent, St-Timothée (1-373-3262)— La Belle Époque présente .Mademoiselle Marguerite .de Roberto Athayde, adaptation Michel Tremblay et Jean-Loup Dabadie, avec Hélène Mondoux, à compter du 17 sept du jeu au sam à 21h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- « Tête-à-tête .de Ralph Burdman, m en s.Jean-Louis Roux, du 28 oct.au 12 déc., du mar.au sam à 20h CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Bill Tracey Jazz Quartet, les 30-31 oct.à 21 h.30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc.Montréal (272-1734)— Cinéma du mardi: Charlie Chaplin « The gold rush ¦ 1925,82 minutes, le 27 oct à 21h.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de Honky Tonk, en permanence, à compter de 17h.LA CHACONNE: 342 est Ontario, Montréal (843-8620)— Pianiste tous les soirs— Concert de clavecin avec Chantal Roussel, 26 au 28 oct.à 21 h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les lundis et mardis soirs, Boubacar Diabaté, cora, à 22h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRA- CLUB G.M.: 22 rue St-Paul, Vieux Montréal (861- 8143)— Live Jazz du lun.au ven.de 17h à 21 h — Happy hours de 17h à 21h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)—Tous les soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30 THE DOME THEATRE: 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000)— Le département de théâtre de Dawson College présente .Six characters in search of an author.de Luigi Pirandello, adaptation et m en s Victor Knight, du 28 oct.au 1er nov.à 20h.30, matinées les 28-29-30 oct.à 12h.30, avant-premières les 26-27 oct.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381 )— • Une sorcière et les autres » spectacle de Anne Sylvestre, du 26 oct.au 1er nov.à 20h.30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521 -4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente * Marilyn .de Jean-Pierre Ronfard, du 9 oct au 8 nov du mar.au dim.â 21 h.HOTEL BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure, Montréal (878-2332)— Le Portage: Le groupe Area Code en spectacle du 27 oct.au 7 nov — mar au jeu.21h 30,23h.30, ven.et sam.22h.et 24h.HOTEL LE CHATEAU CHAMPLAIN: Le Cal-’Conc', 1 Place Du Canada, Montréal (878-9000 poste 206)— > Fête des fêtes » spectacle avec Claude Valade, du 12 oct.au 7 nov.— lun au ven 21 h.et 23h., sam.20h.30,22h.30 et 00h.30 LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Chez Antoine: ies pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01 h., le sam, de 20h.à 01 h — Bar tour de ville: Le Trio Starlite, du mer.au dim.de 21h.à 02h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Tibor Ceasar, du lun au ven.de 17h à 20h — François Comeau, du mar.au sam de 20h à 24h HÔTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke.Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h HOTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861-3511)— « French Can-Can » comédie musicale sur le Moulin Rouge LA CROISETTE: 1201 o.Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h à 23h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— La Manufacture présente « V.S.O P.de Luc Gervais, m.en s.Michel Forgues, du 8 oct.au 14 nov , du mar.au dim.20h 30— « Le journal des rêves » d'après Mishima, collage de textes élaboré par Michel Forgues, le 26 oct.à 20h.30 LE PUZZLES-SCENE: 3625 ave du Parc, Montréal— « A.my name is Alice » m.en s.Joan Austen, du mar.au dim.20h., les ven.20h.et 22M5 L’ENTRE-TEMPS: Centre Sheraton, 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Le groupe Night Shift â compter du 7 oct.du mer.au sam de 21 h 30 à 02h.30 LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, du lun.au dim.L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam de 21h.à02h.MAISON-THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— L'Arrière-Scène présente ¦ Je suis un ours , de Gilles Gauthier, du 19 oct.au 3 nov.— les sam.15h., les dim.13h.et 15h , le 28 oct.10h et 13h 30.le 29 oct.10h , le 30 oct.10h.et 13h 30, le 3 nov.10h.PIPS CLUB DE BACKGAMMON: 3774 St-Denis, 2e étage, Montréal (284-0613)— Parties de bridge les mar.et jeu.à 19h — Tournoi de backgammon, les mer.à 19h.30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest St-Jacques, Montréal (872-4530)— Du 1er oct.au 30 nov.« La nouvelle astronomie • spectacles français: mar.mer.13h 30.jeu.ven.13h 30,20h 30, sam.14h.15,16h.30, 20h 30, dim.13h, 15h 30,16h 30, 20h.30— spectacles anglais: mar.mer.12h,30, jeu.ven, 12h 30, 19h.30, sam.13h., 15h.30,19h.30, dim.14h.15, 19h.30 RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal (288-5508)— Cuisine française, du lun.au ven.midi et soir, le sam.le soir seulement — 2 musiciens ambulants en soirée (violoniste et accordéoniste) du mer au sam.en soirée— Festival du gibier, du 19 au 31 oct.RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre, Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant-dancing romantique, mar.au sam.de 18h.à 3h — musique tzigane et ballades enlevantes, du mer.au sam.de 19h.30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)— Blue Monday Jam Session, avec Rick Weston Blues Band, le 26 oct.SALLE FRED BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal— Le Théâtre du Double Signe présente * Caryopse » ou le monde entier de Laurence Tardif, du 22 oct.au 7 nov., mar au sam.à 20h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA (842-2112)— 0SM Concert Gala, chef d'orchestre Charles Dutoit, soliste, Marc-André Hamelin, 27-28 oct.à 20h SPECTRUM DE MONTRÉAL: 318 ouest Ste-Ca-therine, Montréal (861-5851)— Samedi de Rire, le 26 oct.à 20h.THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 1297Papineau, Montréal (523-1211)— « La société Métis * de Normand Chaurette, m.en s.Joseph Saint-Gelais, â compter du 23 sept, du mar.au sam.20h.30, le dim.à15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— » Guys and dolls » avec Tony Nardi, Karen Skidmore, Linda Sorgini et Simon Webb, du 8 oct.au 8 nov.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Film sur le ski Fièvre des neiges, le 26 oct.à 19h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONOE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— « Dom Juan » de Molière, m.en s.Olivier Reichenbach, du 6 au 31 oct.du mar au ven.20h„ le sam 16h.et 21h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine.Montréal (253-8974)— « Le journal d'Adrien Môle, 13 ans.Y.* de Sue Townsend, du 13 oct.au 26 nov., les ven.et sam.â 20h.30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Margot la toile * d'Antonine Maillet, m.en s.Guillermo de Andrea, du 30 sept, au 31 oct.mar.au ven.20h,„ sam.17h.et 21h„ dim.15h.UNION FRANÇAISE: 429 est ave Viger, Montréal (279-7494)— Le Moulin â Musique présente * La goutte * conte musical pour tous, du 17 oct.au 22 nov les sam.et dim.â 14h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: * La cerisaie » d'Anton Tchékhov, adapatation Roland Lepage, m.en s.Guillermo de Andrea, du 3 au 28 nov.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: Québec (418-694-9631 )— « Reynald Bouchard, mon père et moi ¦ de Reynald Bouchard, m.en s.Klimbo, du 20 au 31 oct.du mar.au sam.20h.30 L'IMPLANTHÉÀTRE: 2 rue Crémazie est, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre de la Commune présente « Le night cap bar » de Marie Laberge, m en s.Denise Gagnon et Johanne Bolduc, du 20 oct au 14 nov., du mar au sam à20h.30, matinée le 1er nov.à 15h.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (771-6669)— .Pierre Jacques à Jos Marchand ou le gou-gat • de Claire Faubert et Hedwige Herbiet, du 26 au 30 oct.et 2 au 6 nov.lun.au ven.à 12h THÉÂTRE DE L’lLE: Hull— * Anne des Pignons Verts » de Lucy Maud Montgomery, adaptation Alice Chadwicke, traduction de Anne-Marie Riel, du 4 nov au 13 déc.du mer.au sam.20h.30, matinées les sam.et dim.â 14h.30 CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Opéra: Les Ballets Jazz de Montréal, le 26 oct.à 20h 30— Salle Théâtre: « Le temps d'une vie * de Roland Lepage, m, en s.Gilbert Lepage, du 29 oct.au 7 nov.du mar.au sam.20h., matinée le 7 nov.à 14h — L'Atelier: « Les feluettes * ou La répétition d’un drame romantique, de Michel Marc Bouchard, m.en s.André Brassard, 29 au 31 oct.à 20h LES ENFANTS MAL AIMÉS ON B! RETROUVE Québec JiFJ J tMOUS PLAYERS B î a n 3MMP S3 U! 00-9:00 H (j 3€€a\ICT|7 Ave du PARC B44 9470J H v WELCOME mmi o.allemande et i GT \ anglai- >s.-s-t.ançais : 10-9:30 B t Vs;s 3€£aVCT IfV Ave du PARC 844 9470J ¦ NOCE EN GAULÉE: ¦¦ V.o.en hébreu et arabe, s.-t.français ?(1 |H y 3CCACTI Ave du PARC 844 94 70J .GJI : 00 >J:lrj lis meilleurs films de répertoire 1:00 LA PUBLICITÉ.ÇA C'EST DU CINÉMA G 3:00 LE FRÈRE ANDRÉ G I 5:00 MÉTAL HURLANT 14 7:00 CROCODILE DUNDEE v.l.G 9:30 CHAMBRE AVEC VUE G /MON CINËMtk © 858 STE CATHERINE E 849 0041 TELEVISION «LES AMIS DE MES AMIS SONT MES AMIS» c> ,1 00.3:15._____________ J 5:30.1 '“EU|NE 388."’ 7:45,10:00 1 MARCELLO MASTROIANNI J A.W D lüTERPRETêTlüH MASCULINE Js bES YEUX NOIRS Un mm a,_NlKjTA MIKHALKOV 5 °0,7:19:30 G” M\\»S >'l ^ PlMHHlfN " K T I O K I- PjCi «7 .T!hR1"'A"\R\ KW3 \KKYl 'TmMWMWül C O I.mil mi v m i CRÉMAZIE miw Bern.1 30.4:15.7 00.9 45 Dauphin.\ (v o italienne s.t français) 7 00 9:30 ST DÉNIS STE-CATHERINE 288-2116 BEAUBIEN IBERVIL LF .'21 6060 MASQUES BEAUBIEN iBfPViUf V 6060 PHILIPPE NOIRET COMPLEXE DESJARDINS W 12:45.2:45, r15:00, 7:05.A- -*9:15 CLÉMENCE DESROCHERS NATHALIE NAUBERT ALBERT MILLAIRE CATHERINE BÉGIN n/>£V'ni n m, , .¦nn^T.in^r .-, .MÉVE BUJOLD IANI PATRICb ENCE DESRI T ANGELE COUTU JOCELY RÉ BENOIT DAGE N VETTE GHYS ILLAIRE C nro: uwMimu».17.00 17.30 18.00 BER IS MON TREMB RINE BÉG IEV AL T ANG PIMPARÉ B GUY THAUVETT ,, BERT ALBERT MILLAI.ELE COUTU JOCELYN BÉR O C B F T 12.00 Premiere édition 12.15 Les démons du Midi 13.15 Au jour le jour 14.15 Cinema • Capitaines courageux » amer 77 avec Karl Malden.Ricardo Montalban et Jonathan Kahn 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 II était une fois la vie 17.00 D'une série à l'autre - Jane Eyre » C B M T Midday Community notes All my children Coronation street Airwaves Guiding light Facts of life Sharon Lois and Bram's — Elephant show 3 Video hits Three s company Newswatch 12.15 12.45 13.15 15.15 15.30 16.00 16.30 17.00 Aimer A coeur ouvert Cinema d'après-midi « Il y a toujours de l'espoir pour ceux qui s'aiment » amér 81 avec Matt Dillon, Cindy Fisher et Christopher Connelly Babillard Arnold et Willy La bande a mmee Galaxie De bonne humeur CB C F C F 12.00 12.30 13.00 14.00 15.00 16.00 16.05 17.00 17.30 The Mary Tylor Moore show Puise Lifetime Another world General hospital Cope's corner The price is right Family ties Cheers CD CFTM 12.00 Ici Montréal (D RADIO-QUEBEC 12.30 Le corps humain la locomotion 13.00 Quebec school telecast 13.30 Lecture du Nouveau Testament 14.30 Psychologie de l'apprentissage 15.30 L'Enap présente 16.00 Videotour 17.00 Légendes du monde 17.30 Maya l'abeille 18.00 Passe-Partout S3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le grand journal 13.00 Marguerite et compagnie 14.00 Les P'tites vues « Les misérables >» (1er 2) Fr 1982 avec Lino Ventura.Michel Bouquet et Jean Carmet 16.00 La récréation 16.15 Le petit journal 16.30 Télefun 17.30 Le grand journal O T V F Q (Câble) 11.50 Domicile A2 14.00 Thalassa Barcelone 14.45 Téléfoot 15.30 Radio-France-Internatio-nale 16.30 L'académie des neuf 17.20 Le Journal 17.50 La chance aux chansons IE rRUBÉ IONIQUE TREMBLAY jlNE BÉGIN BUJOLD 1TRICIA IOCH-IUISE kAGE UN DON A CARE CANADA POUR UNE MEILLEURE EDUCATION CLAIRE PIMPARÉ BENOIT DAGENAIS MONIQUE SPAZIANI PATRICIA NOLIN LOUISE POR Ministère des affaires culturelles Conservatoire de musique €A1U CARE Canada 1312 Bank, Ottawa K1S 5H7 18h00 18h30 19H00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOft 0 CBFT (R.-C.) Montréal Montréal ce soir .Rachel et P Réjean Insolences d'une caméra Des dames dé coeur P ! l.a Loi de Los Angeles Le Téléjournal P Le Point/Météo/Sports 23h 20 : Au jour le jour GD AX K BS) Burlington News (1 h.) C BS News - Hollywood Squares Kate & P Allie Fverv thing's Q Relative Ncwhart p Designing Women Cagney and Lacey P News WKRPIn Cincinnati r- - 1 Hunter (JT) W PT Z ( N BO Plattsburgh News (1 h.) Family p r,es Cheers A LF The Storyteller Movie : Deep D Avec James B ark Secrets —É.-L rolin, Melody Am I.1987 P derson et Pamela Bellwood News The Tonight Sh ow O * BMT (( BC) Montréal Newswatch Ultra Show Danger Q Bay Kate & P Allie Degrassi p Junior High Newhart Designing Women The National P 22h 20 : The Journal Newswatch & Sports Maude Rumpolc of Bailey (Q3 < FTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Semi-détaché Fntre chien et loup Dynastie L'or du temps Ad Lib Les nouvelles T Ici Montréal/M VAP létéo/SDorts Cinéma de fin de soirée Ujl CK F ((TV) Montréal Puise (Informai lions) Fntertain- ment Tonight Live P it up MacGyver p Jake and the Fatman Hot Shots CI V News p 23h20 : Puise À communiquer vl 7J ( IVM (R.-Q.j Montréal Passe-partout Téiéservice I9h 15: L'indice Cinq pour un l.a planète vivante Cinéma : Le parc m’appartient —Can.85 Avec Tomtriy Lee Jones et Helen Shaver À communiquer L'indice 23h 15 : Téléser vice (reprise) (22) WVNY (ABC) Burlington News ABC News P Star Treck MacGyver National Fiait hall league : Rams vs Broncos En cas de grève, le match est annulé News Nif»htlin n (24) t K O (TVO) Ontario Polka Dot Door Sharon, l^ois & Brams.Profiles of Nature Magie Shadows Vista Reckoning : the Political Economy of Canada | The Healing Arts À vous la France ! Question Perkx 1 Provincial (33) VERMONT F TV (PBS) The Mac Neil-I >ehrer Newshour Nightly Business Hour Vermont Report lake Champlain Fish Hatchery ?America by Design P Trying P Times Comedy Tonight Movie : People Avec Mary Bol L mil Talk —É.-U.35 land 6t Chf)rlP9 Runnlpc (3§) QUATRE SAISONS Montréal Action réaction La Maison Deschênes Comptant Content Cinéma : l.'A ttentat contre le pape (1er) —It.1987 Avec Christopher Buchholz-Rhode, tan Bannen et G.Prete Jasmin Centre-1 Animateur : MF /ille chel Jasmin Le Grand Journ Sport Plus «1 s»t sji tat two nuvjuiço Des agents très spéciaux (ID IV KQ ( lélé\ ision française ) IKh 15: Poissy Des chiffres et des lettres 18h 50 : Domicile A2 / Magazine Thalassa 2lh 50 : Téléfoot 22h 45 : Le journal 23h 15: Radio-I F rance- Internationale L’AUTOMOBILE Le Devoir, lundi 26 octobre 1 987 13 La Pontiac Bonneville 87, une spécialité américaine apprêtée au goût du jour MARC BELVA Collaboration spéciale Malgré tous les efforts de la concurrence, la berline spacieuse et luxueuse offerte à prix modéré demeure l’un des rares châteaux-forts de la production américaine.Selon toutes probabilités, cette situation est appelée à perdurer, puisque les rivaux européens n’offriront sans doute jamais de modèles semblables à plus juste prix, tandis que l'exiguïté et la surpopulation des pays asiatiques d’économie libérale leur imposent des mesures fiscales et administratives qui condamnent les « grosses » voitures à une production très limitée, sinon inexistante.La berline 5/6 places accessible et le coupé ou « hard-top .de format voisin demeurent donc les bastions des grandes marques étatsuniennes.Non seulement la popularité de ce type de modèles n’a-t-elle pas été entamée par les crises du petrole ou la mini-recession du début des années 80 mais, en outre, le nombre et la variété de ces modèles semblent appelés à croître.On note, par exemple, que la plupart des marques du groupe GM ont troqué leurs berlines à l’ancienne pour des tractions avant plus modernes, mais que Chevrolet fait cavalier seul en proposant toujours la Caprice, qui se distingue par son architecture classique (roues arrière motrices) et par ses lignes très traditionnelles.Il semble d’ores et déjà acquis que la Caprice sera renouvelée en 1990 ou 1991, mais qu’elle demeurera une propulsion.On retrouve chez Ford une situation analogue : les Crown Victoria et Grand Marquis demeurent en production, malgré le retentissant succès de la Taurus/Sa-ble, et bien que leur suppresion du catalogue soit envisagée depuis plusieurs années.En somme, il existe désormais deux sortes de grandes berlines américaines qui offrent certains des arguments traditionnels de ce type de voitures : moteur souple de grosse cylindrée, conduite facile grâce à la boîte automatique, espace intérieur, coffre de grandes dimensions, sécurité passive évidente due à la masse supérieure de ces modèles et à leur longueur considérable qui autorise un pliage « en accordéon » sur une plus grande surface avant que l’habitacle ne subisse une déformation.Les modèles à traction avant, telle la Pontiac Bonneville qui est le dernier rejeton de cette catégorie, reprennent à une échelle quelque peu réduite les arguments de leurs soeurs aînées : masse et encombrement sont diminués mais la logeabi-lité et l’habitabilité demeurent exemplaires, la douceur de roulement n’a pas été sacrifiée et les performances restent convenables bien que les moteurs subissent une diminution de cylindrée.Dans cette catégorie, le passage à la traction avant apporte les bénéfices les mieux connus de cette formule : une meilleure adhérence des roues motrices qui résulte dans une motricité supérieure sur la neige et le pavé glissant, une augmentation de l’espace intérieur, particulièrement aux places centrales, du fait de l’abaissement du « tunnel » de transmission (qui subsiste néanmoins pour livrer passage aux conduits d’échappement et de freinage); la tenue de cap est également en net progrès et notre Bonneville d’essai ne nécessitait que de très rares corrections au volant pour se maintenir sur sa trajectoire, même sur route inclinée ou bombée.D’autres améliorations sont dues autant à la modernisation des composantes qu’à l’adoption de la traction avant : le compromis réalisé au chapitre tenue de route/confort progresse par monts et par vaux, le confort demeurant très valable cependant que les grandes courbes sont négociées avec plus d'aplomb qu’auparavant.En virage serré, les tractions sont très tributaires de la qualité des pneus et de leur pression de gonflage, et il convient souvent d’ajouter quelques livres par pouce carré aux préconisations du fabricant de la voiture (sans dépasser les limites fixées par le fabricant du pneu) pour bénéficier d’une tenue de route valable, celle-ci s’obtenant au prix d’une minime diminution du confort ainsi que d’une usure accentuée des pneus avant.Comme bon nmbre de modèles américains des plus récents, cette Bonneville comporte des amortisseurs à gaz fort efficaces, particulièrement appréciables sur chaussée raboteuse, mais qui sont allergiques aux dos d’âne : sur ce type d’obstacle, la pression des gaz vient à bout de la force d’amortissement en détente, ce qui résulte dans un tâtonnement vers le haut.Celui-ci ne produit rien de plus qu’un bruit mat, sonore et désagréable, et n’affecte aucunement la conduite.Le passage du V-8 au V-6 comporte autant d’avantages que d'inconvénients : compacité, maniabilité et garabilité s'améliorent à cause du rétrécissement du capot; la consommation décroît semsiblement; le moindre poids du moteur joue également un rôle dans l’amélioration de la tenue de route et du confort de suspension; en revanche, le couple à bas régime est limité, les reprises sont moins brillantes qu'avec un V-8, et les démarrages ne se font pas au quart de tour (ni même au tiers de tour, comme ce devrait être le cas avec un 6 cylindres, à tout le moins s’il faut en juger par notre modèle d’essai).Cependant, les V-6 à 90° se sont notablement améliorés en ce qui a trait aux vibrations et aux sonorités, de même qu’à l’agrément du moteur en général, depuis qu’ils reçoivent un vilebrequin à manetons décalés qui supprime l’irrégularité cyclique (intervalles inégaux entre étincelles) qui caractérisait jadis ce I’ > ' La Pontiac Bonneville pour ceux qui ont encore le privilège d’avoir une grosse famille type de moteur.Comme le laisse supposer son allure guindée et sa boîte automatique, la Bonneville ne s’adresse pas aux amateurs de conduite sportive, et elle convient surtout à ceux qui recherchent une conduite relaxante et reposante.Mais elle n’est pas dé- pourvue de charme pour autant.Au volant de cette machine, nous nous sommes rendus sur les berges Voir page 14 : Pontiac IL VIENT UN MOMENT DANS LAVIEOUON N’A PLUS BESOIN DE RATIONALISER SES DESIRS ET SES IMPULSIONS.Oui, nous I admettons.La seule et unique raison pour laquelle nous construisons la Nissan 300ZX, c’est pour vous induire en tentation.Pour commencer, vous allez vous faire tenter par la carrosserie.Son aérodynamisme vous épatera.Ensuite, c’est le moteur V6 à arbre à cames en tête de la 300ZX qui vous soufflera à l’oreille.Vous entendrez le ronronnement de 165 chevaux qui ne demandent qu a bondir sur la route.Tout à coup, vous vous retrouverez au volant de la 300ZX, entouré de mille tentations.Climatisation, toit en T verrouillable, système de son stéréo MA/MF 5 + 5 à syntonisation électronique avec lecteur de cassettes.Vous êtes comblé.Les modèles CL et 2 + 2 vous offrent aussi plusieurs servocommandes au bout du doigt.Dans le modèle 300ZX GLL, c’est le cuir luxueux et le tableau de bord numérique qui vous gagneront.Viendra alors le moment tant attendu.Vous tournez la clé de contact de la 300ZX Turbo.205 fougueux chevaux prennent vie.Vous mettez en prise la boîte manuelle 5 vitesses à surmultipliée et la force d’accélération vous repousse contre votre siège.Les freins servo-assistés à disque aux 4 roues, les barres stabilisatrices à 1 avant et à l’arrière, et la direction servo-assistée à crémaillère vous permettent de prendre les virages comme jamais vous ne l’avez fait.Vous souriez.Vous avez succombé à la tentation.Mais c'est tout à fait normal.Après tout, vous êtes un être humain.Nissan vous induit aussi en tentation sous la forme d’une berline 4 portes.Cette voiture plus classique se nomme la Maxima.Elle est dotée du même puissant moteur V6 que la 300ZX.Elle est étonnamment spacieuse, confortable et luxueuse.De fait, la revue Motor TVend a proclamé la Maxima "la meilleure des berlines de luxe dont le prix est inférieur à 25 000 $ (U.S.)’.’ La 300ZX et la Maxima sont fabriquées par Nissan, le constructeur japonais qui se classe bon premier quant à la qualité ?MAXIMA SK des voitures neuves.* De plus, ces deux voitures sont offertes avec la garantie sans frais du groupe motopropulseur la plus étendue dans le temps* * Pour lâchât ou la location, laissez votre concessionnaire Nissan vous induire en tentation.GARANTIE 6 ANS/100 000 KM' ’Sondage de la qualité initiale des nouvelles ^voitures 1W7 effectué p.ir .11) Power ** Renseignez-vous auprès d’un concessionnaire , , - T —,-—-—- Renseignez-vous auprès d'un concessionnaire rGiips dis équipements sont livrables moyennant supplement.Pour obtenir une brochure gratuite sadresscr i (ÏÏrio5 ,K 1 S’ Automob,les Nlssan du Canada Ltée.(.P 2(10(1.Station postale Streetsvillc! La seule façon de se DEFAIRE DE LA TENTATION, C’EST D’Y SUCCOMBER.MODELEGLL NISSAN 300ZX1988 v NISSAN A LA MESURE DE VOS EXIGENCES.STANZA la plus avantageuse des voitures familiales luxueuses.AUTO GOUVERNEUR INC.CITÉ NISSAN ST-LÉONARD NISSAN INC.CHOMEDEY NISSAN INC.Dans la région de Montréal, uniquement chez les Pros Nissan.GARAGE MODELAUTO INC.ALEXANDER NISSAN STE-EUSTACHE NISSAN LTÉE FAIRVIEW NISSAN LIMITÉE BRUCY AUTO INC.BAILLARGEON NISSAN BROADWAY AUTOMOBILE LTÉE METRO NISSAN INC.ET PATHFINDER, le 4X4 de l'année.MERCIER NISSAN INC.BELLEMARE NISSAN LTÉE LABELLE NISSAN MANOIR NISSAN INC.GARAGE DUMOULIN LIMITÉE BROSSARD NISSAN INC. 14 ¦ Le Devoir, lundi 26 octobre 1987 L’AUTOMOBILE • r- 4 Pontiac de la rivière aux Brochets, dans la région de Saint-Pierre-de-Vérone-à-Pike-River (ouf ! ), afin de vérifier si le canard col-vert et son cousin huppé y florissaient.Nous avons pu y observer ces espèces, de même que l’autour des palombes, la buse à queue rousse et le vautour à tête rouge, ainsi qu’un vaste choix de machineries agricoles, généralement disciplinées, mais parfois maniées agressivement.Cela, ainsi que la signalisation fort peu homogène de ces contrées, nous a permis de tester aussi bien le freinage de la Bonne-veille que ses possibilités en matière de slalom, évitement et autres manoeuvres brusquées.La Bonneville s’est tirée fort honnêtement d’affaire : son volant bien dimensionné, confortablement rembourré et muni de deux renflements « accrocheurs », qui actionne une direction rapide et précise, lui permet de contourner sans sueurs froides inutiles les obstacles les plus inattendus; ses freins offrent une modulation supérieure à celle des anciens modèles GM, et le blocage ne survient qu’en cas de freinage « massif »; l’endurance des freins à chaud demeure perfectible, surtout à cause de leur odeur éminemment désagréable lorsqu’ils sont surchauffés, mais un usage pondéré les amènera rarement au bord de « l'évanouissement ».Sans être ébouriffante, la puissance du moteur s’avère suffisante pour que les dépassements s’effectuent sans problèmes; les grandes côtes peuvent être absorbées sans diminution de l’allure de croisière, celle-ci étant assez élevée pour attirer l’attention de la maréchaussée.Comme de coutume chez GM, la boîte automatique se fait oublier tant elle est discrète, douce, efficace et sûre.La carrosserie et l’intérieur de cette Bonneville sont ce qui donne le plus matière à débat : avec ses phares rétrécis, la calandre a bien une allure un peu « chinoise », mais une connotation asiatique n’a rien de défavorable par les temps qui courent; en revanche, le postérieur massif est plus obèse qu’authentiquement cal-üpyge; les poignées de portes en saillie, les roues portant des enjoliveurs à rayons et la découpe traditionnelle du pavillon sont autant de concessions aux quinquagénaires fidèles de la marque et nuisent à l’harmonie des lignes.Quant à l’intérieur, il reflète des tendances modernes, mais marque un net retard sur les productions japonaises; le tableau de bord éclairé en rouge était à la mode sur lps Honda il y a cinq ans, mais depuis, l’US Air Force a supprimé cette couleur sur tous ses avions, car elle provoque, semble-t-il, une fatigue anormale des yeux du pilote ; les instruments n’en sont pas moins remarquablement lisibles et très bien disposés, mais ils comportent un ridicule compteur limité à 140 km/h, donnée très inférieure aux possibilités de la voiture, et qui l’assimile à une banale Yugo 1100.La commande des phares est sans doute sécuritaire à cause de ses formes douces, mais elle offre un maniement d’une précision bien moindre que celle du classique bouton-poussoir; les commandes des lève-vitres électriques sont beaucoup moins faciles à identifier que sur les Buick et Oldsmobile correspondantes, et il est presque inévitable d’abaisser une vitre arrière quand on pense manipuler celle du chauffeur.Fin revanche, la majorité des autres commandes sont logiques et bien disposées, et aucun modèle La Pontiac Bonneville SE 1987.comparable ne peut revendiquer une simplicité d'utilisation supérieure; par ailleurs, la radio-cassettes Delco demeure un modèle dont la plupart des rivaux devraient s’inspirer; elle offre des sonorités puissantes, des basses attaquées nettement, sans ronflement excessif, et des aiguës claires et bien détachées, mais dépourvues de ce pitillement gênant qui affecte souvent les radios montées en série; en outre, ses commandes sont extrêmement faciles à repérer et à manipuler et on y trouve un sélecteur rotatif de fréquences, espèce fâcheusement en voie de disparition.Malheureusement, comme sur presque tous les G M de haut de gamme, on ne trouve aucune espèce de rangement autre que la boite à gants, et les cassettes ne peuvent voyager que dans la poche du conducteur, ou hors de sa portée.Par ailleurs, les sièges demeurent un point faible sur la quasi-totalité des voitures américaines; ceux de la Bonneville offrent un rembourrage supérieure à la moyenne et ne se fatiguent pas trop vite; mais leur maintien latéral est pratiquement nul, ce qui est d’autant plus gênant que les poignées de maintien sont toujours aussi mal situées.Ce défaut est toutefois tolérable sur un modèle à six places voué à une utilisation familiale et utilitaire.En somme, le nouvelle Bonneville possède à peu près toutes les qualités qui faisaient naguère le charme de « l’Américaine », avec ici et là des distinctions de niveau; cependant, elle n’en a pas nécessairement toutes les vertus; ; bien sûr, les mécaniques actuelles nécessitent un entretien extrêmement sommaire, n’empêche qu’un simple changement de bougies devient un vrai travail d’orfèvre avec un V-6 à 90° monté dans cette position; pour certaines opérations de pure routine, que le moindre bricoleur pouvait exécuter « dans sa cour » sur une américaine d’antan, la façon la plus simple de procéder consiste maintenant à déposer le moteur .Et puis les tractions avant devront encore démontrer que leur robustesse, leur solidité et leur durabilité se comparent à celle des américaines désuètes.Il n’est sans doute pas inutile de rappeler que tous les spécialistes des grosses voitures, tels Mercedes, BMW, Jaguar, Volvo ou Peugeot, répugnent toujours à exporter vers nos latitudes des tractions avant, quand ils ne se refusent pas tout simplement à produire ce type de machines.Ceci dit, les progrès accomplis sur un modèle comme la Bonneville sont indéniables et considérables; les qualités routières, l’agrément de conduite, la consommation, le confort, la sécurité, l’ergonomie, la qualité de l’équipement ont connu des améliorations d’autant plus louables que le prix ne subit pas une « amélioration » équivalente.Certains détails anachroniques subsistent bien ici ou là mais, dans l'ensemble, il s’agit de voitures intègres, homogènes et éminemment désirables pour les rares privilégiés qui ont encore les moyens de s'offrir une famille nombreuse.Fiche technique: Pontiac Bonneville Type: Berline 6 places, à traction avant.Moteur: V-6, 3.8 litres, 160 CV.Soupapes en tête (OHV).Injection électronique.Montage transversal.Boîte: Automatique à 4 rapports.Direction: Assistée à crémaillère Freins: mixtes (disques AV, tambours AR), assistés.Suspension: Indépendante.Amortisseurs à gaz sous pression.Consommation: 12 litres/100 Km (24 mi/g) (Transports Canada).Prix: Bonneville $ 15,995.Bonneville LE 1988, $ 17,299.Le meilleur Le moins bien six vraies places Moteur agréable Confort de roulement Bonne tenue de route Performances correctes Prix modéré Style disparate Manque d'amortissement Freinage moyennement endurant Manque de maintien des sièges Peu de rangements Accessibilité réduite loto-québec Provincial Tirage du U 87-10-23 m® Tirage du 87-10-23 NUMÉROS 1696717 696717 96717 6717 717 17 LOTS 500 000 $ 50 000 $ 1 000 $ 100 $ 25 $ 10 $ Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs.NUMÉROS LOTS 684544 50 000 $ 8 4 5 4 4 5 000$ 4 544 250 $ 5 4 4 25 $ 4 4 5 $ 684 54 1 000$ 684 5 100 $ 6 8 4 10$ rtiiiL 3 Semaine du 87-10-19 4 SAiyiEDI 800 3974 LUNDI 760 7210 MARDI 354 9321 MERCREDI 458 5090 JEUDI 232 3854 VENDREDI 005 3440 Tirage du 87-10-24 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi SELECT Tirage du 87-10-24 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 3 24 25 38 39 44 No complémentaire 36 3 56 7 21 35 No complémentaire GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 188 164,30 $ 5/6 t 5 165 327,90 $ 5/6 222 2 847,40 $ 4/6 13 248 91,70$ 3/6 272 832 10$ GAGNANTS LOTS MISE TÔT 6/6 1 727 563,00 S 6 13 30 34 5/6 i 2 25 809,50 $ 5/6 117 294,10 $ GAGNANTS LOTS 4/6 5 069 30,50 S 202 247,50 3/6 69 409 5,00$ VENTES TOTALES 16 868 683.00 S Prochain tirage: 87-10-28 PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1 500 000,00 S VENTES TOTALES 2 022 071,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) 500 000,00 $ I irage du 87-10-23 Tirage du 87-10-25 NUMEROS 561405 61405 LOTS 250 000$ 2 500$ Numéros mobiles 63091 9798 694 1405 405 250$ 25$ 2 500$ 250$ 25$ 05 10$ M Ml ROS lois M MfROS lois 1433417 I (XK) (XX)S 2607228 I (XX) (KX)S 433417 l(X)(XX)$ 607228 l(X)(XX)$ 33417 5 (XX)$ 07228 5
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