Le devoir, 24 octobre 1987, Cahier C
LE C A HIE amedi ?Pierre Beauregard nous fait goûter aux Variations Goldberg de Bach.Pour sa part, Gilles Archambault s’adonne aux Plaisirs de la mélancolie pour l’amour d'une femme et celui d'un pays.Page C-2.?Serge Truffault nous présente le Pierre Cartier Ensemble.Page C-3 ?Carol Bergeron nous annonce Le retour en force d'Erato avec 26 gravures.Page (’-4.?Marcel Jean a rencontré la cinéaste Annie Tresgot qui a balladé sa caméra dans les coulisses de Y Actors' Studio de New York.Page C-5.?Daniel Carrière nous présente les oeuvres des vidéastesqui participent au Festival international du nouveau cinéma.Page C-6.?Maurice.Francine Laurendeau a vu ce film de James Ivory qui raconte le drame de l’homosexualité dans l'Angleterre du début du siècle.Page 0-7.?De Kiopelle à Buren: Claire Gravel passe en revue les expositions de l'heure.Page 0-10 ?Isabelle Le large a parcouru les allées de la Eoire internationale d'art contemporain de Paris.Page 0-11 Montréal, samedi 24 octobre 1987 • Anne Sylvestre Une sorcière et les autres PAUL CAUCHON Une sorcière comme les autres, chantait-elle.Et cela a été reçu comme une évidence (ou comme la foudre ! ).Elle est devenue la complice qui a porté sur la place publique une parole devenue intarissable.Anne Sylvestre sera du 26 octobre au premier novembre à l’Espace Go à Montréal, dans son premier spectacle québécois depuis 15 ans.Il risque d’y avoir foule car Anne Sylvestre suscite de l’admiéation.Par la qualité d’une présence, par la pertinence de petites histoires aux personnages bien campés, au langage vif et provocateur et à l’humour souvent caustique.Un répertoire dans la tradition des grands noms de la chanson française classique, mais un répertoire qui donnait fortement la parole aux femmes.Depuis 30 ans ses chansons balisent le même territoire de l’amour et des rapports hommes/femmes.Après un début de carrière plutôt « rive gauche » à la fin des années 50, Anne Sylvestre devint une sorte de porte-parole à la lumière des nouveaux développements féministes des années 70.Tout en affirmant détester « les mots en iste », elle ne pouvait que constater qu’à l’époque « il existait peu d’images auxquelles les femmes pouvaient s’identifier dans la chanson.« Toutes les chansons d’amour étaient écrites par des hommes.J’ai commencé à écrire du point de vue de l’intérieur.Quand j’ai proposé des chansons qu’on a qualifiées de féministes, je n’étais qu’une éponge, qui recevait ce qui se passait.J’ai l’impression d’avoir été un écrivain public.» « À propos d’Une sorcière comme les autres, par exemple, des filles me disaient : mon copain je veux lui parler mais je ne suis pas capable, alors je lui fait jouer ta chanson et il comprend.Je crois qu’à partir du moment où l’on pense, on s’engage.Et moi je ne peux pas m’engager pour ce que je ne connais pas parfaitement ».« En France, ajoute-t-elle, on a dit récemment que je n’étais plus féministe.Je ne suis pas pour réécrire mes chansons, elles existent.Ça ne veut pas dire que c’est moins vif maintenant.Tout ce que j’écris est toujours dans l’optique d’une femme qui avance ».Dans un de ses récentes pièces, elle chante: « Je me sens dérisoire juste à côté de l’histoire, décalée comme un petit personnage de Sempé ».Mais elle déclare également aux hommes « que vous êtes beaux, quand les années vous fragilisent, quand vous vous sentez pris au piège », et « Comme Higelin » (c’est le titre d’une autre pièce), elle se demande toujours comment faire des chansons d’amour, « il y a un langage à inventer qui dit l’impudence d’aimer ».Au début de sa carrière, on l’a très souvent comparée à Brassens.« Parce que je jouais de la guitare, ne mâchais pas mes mots et n’étais pas influençable » explique-t-elle.L’étiquette l’agace encore.« La Brassens en jupon, ça ne m’aurait pas dérangée si on avait qualifié un nouveau chanteur de Sylvestre en caleçons.C’est drôle, on ne l’a jamais fait », lance-t-elle, sarcastique.« Mais on va pas passer toute sa vie en colère, ajoute-t-elle.Il est certain que je ne céderai plus sur certains points.Mais j’ai acquis une sorte de tranquilité par rapport aux notions de succès, de reconnaissance publique.J’ai appris à m’aimer un peu plus et à comprendre ce que je valais.Je me suis battue depuis 30 ans, y compris sur le front commercial, puisque je me produis moi-même depuis 14 ans».Anne Sylvestre n’a pas l’impression que la situation des femmes dans la chanson a tellement changé.Surtout en ces années 80 où la France vit sous l’empire des midinettes yé-yé deuxième vague, toutes interchangeables.Mais fondamentalement elle croit qu’on raconte toujours la même chose : « La vie, l’amour, la mort.On ne fait qu’en reparler, mais à chaque fois sous un éclairage différent.Moi je remplis les cases, comme un puzzle toujours à construire.La seule différence c’est qu’à chaque année on prend un an.Ce qui me réjouit d’ailleurs.Le temps qui va vous apporte une compréhension de la vie, et moi mon grand truc c’est de comprendre.J’aime les gens, j’aime les comprendre.J’aime le dire, l’expliquer en chansons.C’est une façon de témoigner».Un autre aspect de la carrière d’Anne Sylvestre, ce sont les disques pour enfants.Aujourd’hui ces disques se retrouvent dans toutes les écoles, dans plusieurs colonies de vacances, ses chansons sont reproduites dans des livres de classe.« Je les ait écrites avec respect, avec une prédilection pour la qualité.L’univers des enfants m’est naturel ».Elle admet facilement que ce sont ces chansons qui lui ont permis de vivre pendant plusieurs années.Anne Sylvestre connaît bien le Québec, où elle a l’habitude de visiter ses amies, dont Pauline Julien et Denyse Boucher.Avec ces dernières, elle prépare d’ailleurs un spectacle différent de tout ce qu’elle a fait à ce jour, un tour de chant Anne Sylvestre/Pauline Julien théâtralisé, avec des textes, des dialogues, une mise en scène particulière.On prévoit présenter ce spectacle en novembre en Europe.Voir page C-12 : Sylvestre Photo Jacquot Grenier « La Brassens en jupon »: le surnom ne déplaît pas à Anne Sylvestre.A condition bien sûr qu'on affuble tout nouveau chansonnier de l’étiquette de « Sylvestre en caleçons ».* Marie-Claire Blais et « Le Sourd dans la ville » Une belle et dense histoire difficile à porter à l’écran Photo Jacquet Grenier Marie-Claire Blais rve répugnerait certainement pas à revêtir un jour la cape de scénariste.Mais en attendant, elle se dit enchantée par Le Sourd dans la ville tourné par Mireille Dansereau.FRANCINE LAURENDEAU Regard fin et rire léger, Marie-Claire Blais se prête avec une gentillesse teintée d’humour à la torture de l’entrevue et de la séance de photographie.Mince, je dirais même frêle si ce mot ne suggérait une fragilité qu’elle n’inspire pas, elle a une démarche et une silhouette d’adolescente.Et pourtant, c’est à peine croyable, elle publiait son premier roman, La belle bête, en 1959 et n’a pas depuis cessé d’enrichir une des oeuvres les plus originales de notre littérature, une oeuvre traduite dans plusieurs langues, appréciée internationalement et enseignée dans les universités.C’est en 1980 que paraissait Le sourd dans la ville.Pour ce roman et pour l’ensemble de son oeuvre, elle recevait bientôt le Grand prix du Gouverneur général du Canada.Rien ne semblait prédestiner ce livre, au premier abord difficile, à l’adaptation cinématographique : sa forme inusitée peut désarçonner.« Dans cette longue coulée de plus de deux cents pages, la phrase grammaticale classique est récusée.Le point, charnière essentielle, qui termine d’ordinaire un ensemble grammatical cohérent et achevé, n’existe pratiquement pas; la lecture s’enfonce dans une angoissante incertitude.[.] Malgré les virgules secou-rables, la lecture est une expérience d’anxiété diffuse.» (Françoise Laurent, L’oeuvre romanesque de Marie-Claire Blais, Fides, 1985) Mireille Dansereau, la réalisatrice de La vie rêvée et de L’arrache-coeur, en a tiré un film dense et lumineux, d’amour et de mort, dominé par l’interprétation d’Angèle Coutu et la présence du jeune Guillaume Lemay-Thivierge.Mais avant d’en arriver là, il y a eu des années de travail et de détermination.C’est Michèle Mailhot qui a écrit le premier scénario.Se sont adjoints par la suite Mireille Dansereau et Jean-Joseph Tremblay.Il y avait trop de matière dans le roman pour un long métrage de durée normale.Il a fallu éliminer, épurer.Sans compter les changements exigés jusqu’à la dernière minute par les organismes qui subventionnent': « Us font régner l’angoisse sur le plateau.Ils sont pires que les éditeurs !.C’est usant, enfin surtout pour la productrice Louise Carré et pour Mireille Dansereau.» Mais elle est enchantée du résultat.« Le sourd dans la ville est un livre difficile dans lequel j’ai beaucoup investi.Mireille a su, admirablement, aller à l’essentiel.Son film est grave mais pas désespéré, il y a en cela quelque chose de bergma-nien.» Car Marie-Claire Blais aime beaucoup; le cinéma, avec une affection particulière pour Bergman et pour Fassbinder.Et il ne faudrait pas oublier que le premier film adapté d’un de ses romans était un film français, Une saison dans la vie d’Emmanuel, de Claude Weisz, il y a une dizaine d’années.« On a dit que c’était une adaptation trop française.Moi je trouve que c’était surtout kafkaien.Claude Weisz est d’origine tchèque.Le film a été présenté à Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs, il a eu un prix.» Et elle me rappelle qu’à Venise, Lesourd a obtenu le prix de l’Office catholique international du cinéma (OCIC).« Ça m’a surprise qu’un jury Voir page C-12 : Blais Photo Jacques Grenier Dans son atelier montréalais, le luthier Denis Cormier fabrique ses instruments selon les méthodes ancestrales.LOUIS LE GRAND Collaboration spéciale « Dans mon oreille, avant de commencer, j’ai une idée de la couleur du son du violon à faire.» L’atelier, les outils, les gestes du luthier Denis Cormier ressem- blent à ceux des années 1700 en Italie.La seule note actuelle, c’est le téléphone posé au coin de l’établi.Il entre 60 pièces de bois dans la fabrication d’un violon.Chacune est taillée, sablée, ajustée avec les autres.Voir page C-12 : Cormier Denis Cormier, luthier québécois Dans ces librairies UN AMOUR DE PÈRE UNAMOUR La nouvelle part du père confronte l’ordre établi.Ce livre est l’expression des pères, de leurs recherches et de leurs secrets.Voici une invitation à croître du côté coeur pour que germe une société plus équilibrée.16,95 $ HISTOIRES DE FAMILIES ET DE RÉSEAUX F HISTOIRES DE FAMILLES ET DE RÉSEAUX Andrée Fortin retrace ici l’évolution de la famille depuis la société rurale d’autrefois jusque dans le Québec urbain des années 80.De nouvelles solidarités se mettent-elles en place pour prendre la relève des services sociaux?18,95 b ACCOUCHER ÜTREMENT ACCOUCHER AUTREMENT ACCOUCHER.un geste qui devient complexe ét même parfois risqué.Francine Saillant, Michel O’Neill et leurs collaborateurs(trices) nous livrent ici des observations à l’aide de repères historiques, sociaux et culturels; ils nous disent que des «Autrement» s'imposent.29,95 $ Montréal: Agence du Livre, Champigny, Coles (Carrefour Laval), Coles (Ste-Catherine), Coles (Ville Mont-Royal), Coop Ahuntsic, Coop Rosemont, Coop UQAM, Demarc (Fleury), Demarc (St-Bruno), Flammarion (St-Denis), Flammarion (Université), Guérin, Hermès, Lettre Son, Montréaloisir, Raffin (St-Hubert), Université de Montréal.Québec: A l’Enseigne du livre, Boutique du livre, Coop FX Gameau, De Koninck (Université Laval), Du Nouveau Monde, Gameau (Quatre-Bourgeois), Générale Française, Laliberté, Pantoute, Place Laurier.Sherbrooke: Biblaire G.G.C., Biblaire Universitaire.Ottawa: De la Capitale, Trillium.Chiteauguay: Marc-André Fortier.ChicouUml: Les Bouquinistes.Drummondville: Centre du Québec.Hull: Demarc.Jollette: René Martin.Rimouakl: L’Alphabet.Rivière-du-Loup: Du Portage.St-Georgea: Sélect.8t-Hyacinthe: Dalgneault.St-Jean: Au Gribouillage.Trois-Rivières: Clément Morin, Lib Fac.SEDITIONS S SAINT-MARTIN 4316, boul Saint-Laurent Montréal, Québec H2W 1Z3 9 (514) 845-1695 C-2 B Le Devoir, samedi 24 octobre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI JOHANN SFBASTlA.NI BACH Goldberg-Variationen kv snkovtTSK-y cftMtp (.misse misha mmsky — Les disques compacts — Variations Goldberg de J-Sébastien Bach PIERRE BEAUREGARD l/évocation du souvenir de Glenn (lould — comme ce fut le cas ces jours-ci à Montréal — fait immanquablement bifurquer la discussion sur les remarquables Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, oeuvre dont l’interprétation à l’emporte-pièce propulsa le pianiste vers la gloire pour finalement couronner sa vie trente ans plus tard.Gould, l’étoile la plus brillante dans la constellation de Bach, doit son éclat originel au feu des Goldberg.Si jamais vous ne possédiez qu’un seul compact de Gould dans votre collection, fasse le ciel que ce soit les Goldberg ! Du jeune casse-cou de 51, presque coureur de Grand Prix, qui stupéfia la planète en négociant à vitesse folle les virages les plus traîtres du « circuit » fort accidenté des Goldberg, à l’interprète mûr, qui, en guise de testament, nous légua, en 81, sur l’un des premiers disques-compacts disponibles en Amérique du Nord (CBS Masterworks — MK 37779), les Goldberg de la dynamique et de la couleur, de l’émotion et de la sagesse — véritable chant de l’adieu — Glenn Gould aura toujours magnétisé la cohorte mondiale de ses inconditionnels.Ce sont les Soviétiques, étrangement, qui comptent parmi eux les gouldiens les plus convaincus et les plus respectueux du pianiste canadien.L’une des anecdotes favorites de Yuli Turovski, chef d7 Musici de Montréal, nous ramène droit à Moscou, en 1957, aux origines mêmes de cette histoire d’amour entre le public mélomane russe et le grand torontois excentrique.« S'il y avait plus de 300 personnes dans la salle — des initiés, sans doute — lorsque ce jeune pianiste inconnu a martelé les premières notes des Goldberg, je serais le premier à m’en étonner .Mais à mesure que cet extraordinaire musicien déballait son art magique, des gens sortaient sur la pointe des pieds, les uns vers les coulisses pour aller téléphoner la bonne nouvelle, les autres dans la rue pour prévenir les étudiants et les profs de l’école de musique et du conservatoire tout près.« Quand le concert a pris fin, il y avait là au moins 3,000 Moscovites emportés pour ovationner longuement l’artiste.Les allées étaient noires de monde et on se bousculait à l’arrière pour tenter d'apercevoir le prodige.» Kn 1985, le violoniste soviétique émigré Dimitri Sitkovetski, s’associait à son compatriote violoncelliste Misha Maiski et à l’altiste français Gérard Caussé, pour sublimer, dans un extraordinaire happening, cette fascination exercée par Gould sur plusieurs générations de musiciens moscovites.Sur un CD Orfeo (C 138 851 A), des musiciens consommés exécutent — imaginez — une géniale transcription pour trio à cordes de ces variations BWV 988, une version aptement sous-titrée « In memoriam Glenn Gould » par l’auteur reconnaissant.À chaque fois qu’il est question d’arrangement, de remaniement ou de transcription (surtout de Bach), les puristes froncent les sourcils.Quand ils ne montent pas carrément aux barricades pour faire méchamment tournoyer leurs petits archets d’« époque » au-dessus des têtes, menaçant d’excommunication ceux qui refusent de prêter serment sur les manuscrits authentiques ! « Hors du musée, point de salut ! », lan cent-ils fielleusement.Pourtant ces Goldberg de Gould en sont déjà, une transcription, puisqu’elles furent écrites par Bach pour un clavecin à deux claviers et comportant différents jeux et registres.Ce qui oblige celui qui les rend au piano à déployer tous les artifices de sa touche pour simuler les variations de texture et de registres dont, en réalité, seul le clavecin est capable.Dans sa transcription inusitée, Sitkovetski ne s’est pas borné à réapprêter la création initiale de Bach pour en faire une pièce destinée à un ensemble à cordes soutenu par une basse continue, à la mode baroque.Au contraire, c’est sur un pied d’égalité que les trois musiciens abordent la partition en agissant chacun comme les différents registres d'un même instrument.Et quel bel instrument ! Car ce qui compte est ce résultat d’une grande beauté musicale auquel on est parvenu.Après le poignant Aria initial, chaque enchaînement vers une nouvelle Variation — (il y en a trente — fait ressurgir le spectre de Gould.Comme si ce trio d’interprères s’était imprégné de l’esprit goul-dien le plus pur avant d’entrer en studio.Ce que nous présente Sitkovetski, somme toute, c’est di Glenn Gould au violon.Les ressemblances sont voulues, c’est évident ! De l’élan rythmique, à la saveur particulière des ornements, en passant par cette cascade des couleurs, tout y est, sur un enregistrement de sonorité brillante.À ceux qui ont connu les Variations Goldberg par l’entremise du piano et aspireraient à un retour aux sources, llarmonia Mundi (HMC 901240) en propose la plus récente prestation de Kenneth Gilbert.Sur un clavecin Hubert Bédard capté dans une ambiance réverbérante (un peu trop, peut-être .), Gilbert livre une interprétation « classique » et respectueuse de l’oeuvre.Voilà, un document fondamental qui nous aide à mieux mesurer la créativité essentielle de Gould sur son piano.Et surtout, à com-p.endre pourquoi Sitkovetski, le Russe fasciné, tenait tant à ce que son violon apprenne le chant goul-dien : pour enfin boucler la boucle des Goldberg ! De Bach à Gould à Bach .Le Caire contingente les danseuses du ventre LE CAIRE (AP) — Le gouvernement égyptien a décidé de ne plus délivrer d’autorisations aux danseuses du ventre, estimant que leur nombre « sur le marché est suffisant, et qu’il n’est pas nécessaire d’en avoir d’autres ».C’est ce qu’a annoncé M.Fa-rouk Salem, directeur des services de contrôle artistique du ministère de la Culture.Le gouvernement a probablement tenu compte des doléances des extrémistes religieux ces dernières années, estime-t-on dans les milieux proches des Frères musulmans.Les danseuses du ventre, qui exercent leur art depuis des siècles, sont environ un millier en Egypte.Cela, en effet, fait beaucoup de nombrils.— Les plaisirs de la mélancolie — Une mémoire comme un gruyère GILLES ARCHAMBAULT Henri a une nouvelle compagne.Il file le parfait bonheur, comme on dit.Mais je ne veux pas trop insister là-dessus, l’ami finira bien par m’apprendre un de ces quatre qu’il a rompu.Eh bien qu’il rompe, moi je continuerai toujours d’être l’ami de Martine.Si elle le souhaite, évidemment.Martine estime peut-être que je suis un vieillard.Elle a trente ans, j’en ai plus de cinquante.Cet écart semble nous rassurer.Moi en tout cas si je cherche à lui plaire, à lui être agréable, c’est sans arrière-pensée.Quand nous allons déjeuner, sans la présence d’Henri, mon coeur est en fête.Ce que j’aime au-dessus de tout chez Martine, c’est qu’elle ne dit jamais « les hommes, vous êtes comme ça » ou encore « nous les femmes, savons que .» Si elle se moque de moi avec tant d’habileté par exemple, c’est qu’elle est tout aussi féroce pour elle-même.J’adore l’entendre parler des traits de machisme léger qui persistent chez Henri.Elle ne s’en fait pas une montagne.Pourvu qu’il continue à se soigner, car sait-on jamais si le coq en lui ne se réveillera pas.Déjà l’autre jour quand il parlait d’avortement, j’ai craint pour lui.Pourquoi ne se tait-il pas sur ce sujet ?L’homme n’a rien à dire à ce propos, étant incapable d’enfanter.Quant à mon machisme à moi, elle se contente de me le souligner sans sonner l’alerte généralisée.Hier, elle était particulièrement en forme.« Te souviens-tu, me disait-elle, de 1976 ?» Bien sûr que je m’en souvenais.Le soir de la victoire du Parti québécois, au centre Paul-Sauvé, le discours de René Lévesque, le souffle de fierté nationale qui illuminait les moins convaincus d’entre nous.À peine onze ans plus tard, que restait-il de cette fièvre ?Elle était tombée, hélas.Que nous était-il donc arrivé ?La visite royale redevenait une habitude.Montréal se conjuguait de plus en plus en anglais.Le mot même de Québec qu’on employait à toutes les sauces ces années-là s’estompait devant celui de Canada.Nos velléités d’indépendance avaient fait long feu.Le plus étonnant, continua Martine, en appuyant le menton sur son poing, était que la plupart du temps les commentateurs semblaient < Le soir de la victoire du Parti québécois, au centre Paul Sauvé, le discours de René Lévesque et le souffle de fierté nationale illuminaient les moins convaincus d’entre nous.Onze ans plus tard, que reste-t-il de cette fièvre », se demande Gilles Archambault.avoir oublié qu’il avait été alors question d’indépendance.Notre peuple a oublié son histoire comme il a balayé sa religion.Notre mémoire est parsemée de trous.Comme le gruyère.J’ose à peine l’écrire tellement le risque d’être mal interprété est grand, mais les yeux de Martine à ce moment-là étaient remplis de feu.Son indignation la rendait plus belle encore.Les plus intéressantes conversations que j’avais avec Henri n’avaient pas cet intérêt.Je comprenais une fois de plus pourquoi au fond seule la communication que l’on peut avoir avec une femme peut satisfaire un certain genre d’hommes, dont je suis.Il ne s’agit pas de se demander si les femmes sont ou non supérieures aux hommes, cela n’a aucun intérêt, mais d'être bien.Je l’étais.Aurais-je eu la même disponibilité si les idées de Martine n’avaient pas été les miennes ?Je ne sais pas.J’avais été sous le charme.Pendant deux heures, j’avais connu une ivresse d’un genre bien particulier.Très bientôt Henri m’apprendra qu’il en a assez de Martine.J'en serai bouleversé.Ce sera comme si la vie en moi s’effritait.Lui ne sera pas beaucoup affecté.Il me parlera d’une autre femme rencontrée à un vernissage, tellement plus sensationnelle, et que je n’aimerai pas peut-être.Un authentique québécois, le cher Henri, la mémoire comme un gruyère.Je suis sûr de ne jamais oublier Martine.Pas plus que 1976.Nathalie FETRGWSKI ?Humeurs Bientôt de retour Les Humeurs de Nathalie Petrowski retrouveront leur place dans Le Cahier du Samedi dès janvier prochain.début1 V ¦»*.J * - Ni ¦ i-7 • T A3 M PRÉSENTE ANDRÉE AZAR violon MARIE-CLAUDE BILODEAU piano au piano: Eric Rupple Oeuvres de: Brahms Ravel Hétu Schumann JEUDI 29 OCTOBRE Oh Salle Redpath 3461 McTavish 878-9680 398-4547 Billets/8,00S Âge d’or, étudiants/5,00$ Commanditaire: La Compagnie d'assurance Sun Life du Canada CHAQUE ANNÉE, PRÈS DE 40 000 PERSONNES SE BLESSENT À UNE MAIN PENDANT LEUR TRAVAIL.PRENEZ VOTRE SÉCURITÉ EN MAIN! CSST La sécurité, ça se travaille! [Gouvernement I du Québec AUNt fYLVE$rR£ UNE SORCIÈRE DU 26 OCTOBRE AU Ier NOVEMBRE À 20 H 30 BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT 271 -5381 ET LES AUTRES , t UNE SURPRISE CHAQUE SOIR.SUZANNE JACOB PAULINE JULIEN MARIE-CLAIRE SÉGUIN SYLVIE TREMBLAY.eu4eô L’ART DU MOUVEMENT le jeudi 29 octobre, midi La La La Human Steps Edouard Lock directeur et chorégraphe Avant-goût du nouveau spectacle new demons Énergique! Fulgurant! Animateur: Henri Barras Métropolitain présente Les Matinées des Jeunesses musicales du Canada CONCERT-PUCES le samedi 31 octobre, 11 heures Le Duo Bigophone "Où se cache le Dr Staccatemping?Deux excellentes musiciennes, une intrigue aux accents burlesques.Animatrice: Carole Corman Coproduction de la Société de la Place des Arts de Montréal grâce à une subvention du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal.Billet: 2 $; lunch, brioches et boissons en sus en vente sur place.FCLUt&- poui 1© Cloue.LE DEVOIR cfb Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Renseignements: 842-2112 à Le retour d’Astérix • .!.Photo Astérix et la surprise de César Le nouvel album Astérix chez Rahazade entièrement conçu par Albert Uderzo sera tiré à 5.6 millions d’exemplaires et traduit en 16 langues.PARIS (AP) — Tremblez Romains, fuyez sangliers, les irréductibles Gaulois, dont le village résiste encore et toujours à l’envahisseur, sont de retour pour de nouvelles aventures, Astérix chez Rahazade, qui les emmènent à dos de tapis voler au secours d’une belle princesse aux confins de la vallée du Gange.Astérix chez Rahazade, dont les textes et dessins sont signés Albert Uderzo, est le quatrième album paru depuis la mort, en 1979, du scénariste René Gos-cinny.Albert Uderzo, dessinateur, avait alors repris le flambeau.« C’est le pari qu’il s’était fixé, pour respecter l’esprit de Gos-cinny », explique Silvie Uderzo, la fille du dessinateur.« Ils avaient fait 24 albums ensemble, le premier était sorti en 1961.Il considérait qu’il était le seul à pouvoir faire ce travail.Et, quoi qu’il ar-rive, le nom de Goscinny figurera toujours sur tous les albums d’As-terix ».Tout commence autour d’un banquet, alors que les joyeux Gaulois célèbrent la reconstruction de leur village, réduit en cendres par les Romains lors des précédentes aventures du fier petit guerrier moustachu (le fils d’Astérix).On constate à l’occasion qu’O-bélix, tombé comme chacun sait dans une marmite de potion magique quand il était petit, fait toujours honneur au sanglier rôti.Quant au barde Assurancetourix, dont l’organe vocal est loin de faire l’unanimité, il n’est pas, pour une fois, ligoté et bâillonné à un arbre.sacrifie aux dieux la princesse, si la sécheresse persiste dans les mille et une heures qui suivent.Astérix, Obélix, Idéfix et le barde faiseur de pluies s’embarquent séance tenante sur le tapis volant, pour tenter de sauver la belle princesse avant l’expiration de l’ultimatum.« Il s’est beaucoup amusé à le faire, explique Sylvie Uderzo.Il y a mis baaucoup de connotations magiques», dont un combat aérien entre deux fakirs juchés sur leur tapis volant, qui se jettent à la figure toutes les divinités indiennes — authentiques — qu’ils connaissent.Le dessinateur a certes « un peu triché pour les correspondances historiques entre la Gaule et l’Inde de l’époque (mais) il n’aime pas les gros anachronismes.Vous ne verrez jamais Astérix avec une montre au poignet».Le nouvel album, traduit dans un premier temps en seize langues, a été tiré à 5.6 millions d’exemplaires pour l’Europe, dont 2 millions pour les francophones.L’éditeur espère atteindre le tirage des albums précédents, 7 millions d’exemplaires en moyenne.Pierre Cartier Ensemble Dirigeable: sympathique et noble SERGE TRUFFAUT Musique sereine et absente d’es-brouffe, musique joyeuse et sans artifice.Voilà au moins quatre des qualités qui caractérisent l’album du Pierre Cartier Ensemble.Quatre aspects sur lesquels les musiciens de notre charmante ville devraient se pencher.Quatre attributs qui font d’ores et déjà de ce Dirigeable un disque-phare.En fait de disque il faudrait parler d’album/cassette.L’absence des moyens dont disposent ailleurs bien des « jazzeux » a obligé Pierre Cartier à choisir entre la cassette et le 33-tours.Pour des raisons platement financières, et qui lui échappent, notre compositeur-bassiste s’est vu dans l'obligation d’opter pour la première solution.Une décision qui « me permettra de produire une suite ».Une solution qui de toute façon « s’adapte très bien à la dimension de l’entreprise ».Cela étant précisé, causons « zizique ».Après des années de fréquentation du milieu dit marginal ou « underground », Pierre Cartier aurait pu, à l’occasion de sa première production sous son nom, sombrer dans la facilité à la sauce contemporaine.Autrement dit, il aurait pu fabriquer une mixture faite justement de bêtises technologiques et de montages sonores qui sous prétexte de faire dans la folie, servent de paravents au vide.À plus d’un titre, la musique jouée par Cartier, Jean Derome, Jean-Denis Levasseur et Pierre Tanguay est tour à tour sereine, sympathique et noble.Mieux, contrairement à d’autres productions, on sent ici que nos quatre bonhommes ont eu du plaisir.C’est idiot à dire, mais cela fait un bien immense de réaliser que Cartier et compagnie ne se sont pas cogné la tête contre les murs.Il est chouette de sentir qu’en la jouant, cette musique, eux aussi se sont amusés.Bref, voilà des artistes qui ne font pas dans le « maso ».Après tout, comme l’a si bien remarqué Cartier, « faire de la musique ce n’est pas dire que j’ai mal à la tête ».Elle est « un matériau trop noble pour qu’on lui demande ce qu’elle ne peut pas donner.Je ne suis pas là pour lui faire la guerre continuellement ».Le tabagisme menace votre santé 0 RCHESTRE DES JEUNESou QUEBEC SAISON 1987/88 MICHEL TABACHNIK, directeur artistique * tj Dans l’ordre habituel, Jean-Denis Levasseur au saxophone soprano, Jean Derome à la flûte et au saxophone alto, Pierre Cartier à la basse et Pierre Tanguay à la batterie.Bassiste admirant des grosses pointures comme Charles Mingus, Paul Chambers ou Charlie Haden, Pierre Cartier a été au fil des ans une des principaux animateurs des scènes vives de Montréal.Membre de Jonas et de Nébu, il a également participé aux aventures de l’EMIM et de la Grand Urkestre de Montréal, des Éboulements et de Mistérioso.Actuellement, il consacre une part de ses énergies au groupe Évidence qui, pour notre bonheur, s’attache à interpréter la musique de Thelonious Sphere Monk.Grand complice de Cartier depuis des lustres, le saxophoniste et flûtiste Jean Derome est bien connu dans le milieu musical pour être un animateur des initiatives les plus gréables depuis une dizaine .ii- ,/,• ,1 ./,' AI,in,' r.10 ST SC INA TES POUR VIOLON SEUL SUITES POUR VIOLONCELLE SEUL S,ill,- k UN BAL A LA COUR DE LOUIS XIV (musique île Lully et Cumpni) en prcniicic partie: Suite et • Divertintements île ISA omet.Huile l'ullm A N 02 ,Ss AMOUR I T IORTUNI• Huile l'olhuk 20-03SS i:-u ar ORATORIO DE NOËL DE 1.5.BACH l yh-c Xotre Dai lit' iln hi - Sun ni Sut i cine ni .LA RESURREZIONE¦¦ OR A TO RIO DEC 1 II AN DEL / un i de, Québec L hôtel Loews Le Concorde de Québec, l’endroit parfait pour un crime.de beau week-end.Et ce sera sûrement le cas sj vous participez à l’un de nos week-ends «mystère» qui auront lieu chaque fin de semaine à compter du 30 octobre jusqu’au 30 novembre.N’hésitez pas à mettre vos talents de détective à l’épreuve.Les comédiens professionnels de la compagnie Les mystères Édouard May vous amuseront «à mort ».Assistez au meurtre.Découvrez les indices.Dénouez l’intrigue.Remportez l’un des nombreux prix distribués aux fins limiers.De plus, nous vous donnerons l’occasion de savourer les délices de notre hôtel.En effet, le prix avantageux de 199$ par personne en occupation double vous donne droit à tout ce qui suit : • chambre spacieuse et tout confort avec vue incroyable sur Québec et la région pour deux nuits (vendredi et samedi) • samedi : petit déjeuner complet ou brunch à L’Astral, notre restaurant rotatif • samedi soir : repas au faisan à La Folie dans le cadre du Festival du gibier • dimanche matin: petit déjeuner complet • stationnement dans notre garage chauffé • participation à notre jeu - enquête emballant Alors, n attendez pas que nos agents.de réservations cognent à votre porte, communiquez avec nous, des aujourd’hui.Téléphonez sans frais directement au Concorde en composant le 1 800 463-5256.Et réservez.Le nombre de participants est limité a 150.Les réservations se feront sur une base de «premier arrivé, premier servi ».En occupation simple, le forfait coûte 239$.Les enfants de moins de 16 ans ne peuvent participer au jeu-enquête.Les repas pourraient être servis dans des salles réservées spécialement.W LOEWS Le Concorde L HOTEL SUR CRAN DE ALLER llwtetoUe! ])ukfaCmpoqw\ 1225, Place Montcalm, Québec (Québec) Canada GIR 4W6 1 I C-6 ¦ Le Devoir, samedi 24 octobre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI Les vidéastes au Festival du nouveau cinéma Des créateurs plus mal connus que le dernier venu Photo Martin L’Abbé Première édition de Martin L’abbé.Canada, 1987, Couleurs.9 min., 10 sec.En français.Présenté le 28 octobre à 21 h 30 et le 31 à 19 h 30 au Festival international du nouveau cinéma.Réalisé à partir d’un atelier qui s’est déroulé en avril dernier, ce vidéo fait une analogie entre la légende du preneur de rats et le sida.DANIEL CARRIÈRE Collaboration spéciale Nous vivons dans un monde bombardé d’images télévisuelles, issu des plus sombres cauchemars de Marshall McLuhan.Parmi les 60 vidéos présentés, depuis jeudi dernier, au Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo, lesquels sont susceptibles de vous donner l’envie d’en voir d’autres ?LE DEVOIR a posé la question au responsable de la sélection des vidéos, Thrassyvoulos Giatsos.« Je me suis inspiré de ce qui se passe en Europe, dit-il, en Grande-Bretagne 40 % de la programmation de Chanel 4 est réalisée par des artistes de la vidéo.Les producteurs de la TV se tournent vers les artistes indépendants et l’expérience est une réussite.Les vidéos sont représentatifs de cette tangente.» Toutes les projections ont lieu au cinéma Parallèle, 3682, boul.Saint-Laurent, 843-6001.Les vidéos sont présentés sur grand écran.Les voici: Alter Image de Jane Thorburn et Mark Lucas.Grande-Bretagne.1986-1987.Couleurs.10 fois 30 min.En version originale anglaise.Le 24 octobre à 17 h 30, le 25, à 13 h 30, le 27, à 17 h 30 et le 29, à 17 h 30 (à raison d'une heure à la fois).Lernoins polémique des vidéos, sans être le plus conservateur, il présente L’avant-garde internationale ( La La La — Human Steps, Michael Clark, Brute, Frank Chickens, entre autres) dans un tourbillon de disciplines artistiques, et c’est amusant.QED Acts of God de Peter Greenaway.Grande-Bretagne.1982.Couleurs.30 min.En version originale anglaise.Le 31 octobre, à 21 h 30.Sur un ton conventionnel et en dépit de son caractère parfaitement digeste (QED est une série de vulgarisation scientifique) Greenaway, avec l’aide d’un cascadeur, se penche sur la résistance du corps humain devant les forces de la nature .avec une bonne dose de sarcasme.?Voir Page C-7: Vidéastes LA GRANDE REUSSITE DE L’ETE C'EST LE PREMIER SUCCÈS FOU DE LA RENTRÉE 0 ' " Un Hlm ilt' Vie Chien G ° 1:00 3:05 5:05 7:05 9:05 11— 4 COIN DE MAISONNEUVE 849-45I8 ’V’tiirPft avec MARIANNE BASLER • THIERRY FREMONT ¦ YVES COTTON Distribution PRIMA FILM inc CKAcS/3 O ._ SEM : 7:10-9:20 DAUPHIN BEAUBIEN IRE «Vil E ¦ 60M3 SAM.-DIM.: 1:50 4:00-7:10-9:20 «?Un des meilleurs films jamais faits sur la famille » Rii hard Guy, BON DIMANCHE .Comment ne pas aimer, adorer, ce film de Scola ! : I imisi- Bltiiu luird.JOURNAl />/ MONIREAI «Un film tout en tendresse et en nostalgie.» / kiju nie l aiimuictiu.11 DEVOIR , e U» ., i • Rf.V< i |'A| .Ml R.\M m ' h t KIHNTI n : iar* ri : Halt*iiur> RI1 /% • y \t • i’I • P, RI-1 M.\RPf j.| |.f n- n < U • ; iim leur Ch.* • RK.AK1 »1 \«i Ni K h H BERRI, 1:30 - 4:15 - 7:00 - 9:45 - COUCHE-TARD SAM.A MINUIT DAUPHIN: (Présente en version originale italienne avec sous-titres français) SEM.: 7:00 - 9:00 — SAM.- DIM.: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 ST-DENIS STE-CATHERINE 288-2115 DAUPHIN BEAUBiEN IBERVILLE 721-6060 ^ CANNES 1987 v, ¦ -51 | MARCELLO MASTROIANNI $ l -Q-l A» 3RIX D INTERPRETATION MASCULINE bES YEUX NOIRS NIKITA MIKHALKOV ?L’UN DES MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE 87 RICHARD GklAY BON DIMANCHE Le film le plus séduisant et le plus percutant du Festival.RENE HOMIER ROY.MONTREAL CE SOIR SEM.: 5:00 - 7:15 - 9:30 • SAM.• DIM.: 12:15 - 2:45 - 5:00 - 7:15 - 9:30 CREMAZIE ST DENIS CREMAZ'E 388 4210 X ^itîêîsSgs: il DESJARDINS CARREFOUR LAVAL ¦ MONTREAL 2330 AUT DES LAURENTIDES 688 3684 1584 MT ROYAL E 521-7870 CHATEAUGUAY BASILAIRE 1 288 3141 8215 RUE HOCHELAGA 354-3110 2665 CH CHAMBlY LONGUEUIL 647 1122 117 ST JFA^J BAPTISTE 698-0141 SHERBROOKE | TROIS-RIVIÈRES | ST-HYACINTHE | J0LIETTE I S0REL |«LES AMIS DE MES AMISI SONT MES AMIS» BIIMH nnmi CINEMA J0UET1E CINEMA RIO MASQUES SCÉNARIO ODILE BARSKI CLAUDE CHABROL PHOTO JEAN RABIER DÉCORS FRANÇOISE BENOÎT-FRESCO SON JEANBERNARDTHOMASSON JEAN JACQUESFERRAN MONTAGE MONIQUE FARDOULIS .ANGÉLABRAGA-MERMET DISTRIBUTION CINÉMA PLUS UN PETIT CHEF-D'OEUVRE CANADIEN.' .JEAN-NOËL GILLET, A.F.P.r—t • W> .COMPÉTITION 1987 &3k- COMPLEXE DESJARDINS CINEMAS ClNtl’LLX ODEON BASILAIRE t 288 3141 12:45- 2:45- 5:00- 7:05-9:15 COUCHE-TARD SAM.À MINUIT Jf* PRIX v))| » OU FESlIVAt vt Mil DU JUFIV If ^87 MONTRÉAL t P *V4! ?A V V, 1:00 3:15-5:30 "7:45'10:00 COUCHE-TARD SAM.À MINUIT ST DENIS - $>f CtTHFRINF 288 ?1 IA, «De beaux moments d'émotion.» • Raymond Berna te he: l» Pntte «LE GRAND CHEMIN est un petit chef-d'œuvre en son genre.C'est joué à merveille.À ne pas rater.» • Efançme Laurendeau le Devoir Distribution Prima Film 1 12:15 - 2:30 - 4:45 - 7:00 - 9:15 Couche-tard SAM, à 11:30 P.M.ANÉMONE 11 RICHARD bohringer un mm de Jean-Loup Hubert w I LE SOURD DANS LA VILLE .«mut* MIREILLE DANSEREAU D’APRES LE ROMANDE MARIE-CLAIRE BLAIS « BEATRICE PICARD ¦ GUILLAUME LEMflV THVIERGE ¦ ANGELE COUTU Kiitiin uuu.soemt et»mit oit eutmi ou uuttic.suptu tenu iputMitu chou ntic me i MOIO OUI If C .11 Mm DIS OUIlUt IIC II UPUIItl FHMS if 'lUontli Le rythme et la grâce, c’est l’éblouissante leçon qu’administre Les Ailes du Désir.Le miracle s’impose, magistral, à la première image.On croyait avoir vu un film et peu à peu on découvre qu’un film nous a visités.LE NOUVEAU FILM DE WIM WENDERS BIENTÔT! intervista COMMENÇANT VENDREDI LE 30 OCTOBRE! journée Unicef E&) VENDREDI LE 30 OCT.I ¦ 410 • K4U ‘GM * ViéV « HiK VfRSION ORIGINALE AVEC SOUS TITRÉS fHANÇAIS 1:20 - 3:25 - 5:30 - 7:35 - 9:40 «Les frères Taviani nous ont donné leur plus beau film.» LUC PERREAULT, LA PRESSE CANNES UN FILM DE PAOLO 8r VITTORIO TAVIANI MONTREAL 12 00 - 2:30 - 5:00 - 7:30 -9 45 Couche-tard SAM à minuit Maurice de James Ivory Le drame de l’homosexualité au début du siècle ÆdcS - France presque îs inédit peu pr£ fiction D’après l’oeuvre de Marcel Pagnol .ÎEA^ mfm sources WOK* mm.Le guide complet pour VOS achats de Noël • Bijoux • Cadeaux vno • Gadgets utiles .jouets educatifs , ordinateurs .produits te beauté .Lingerie • Vins, etc.Date de iovnb^l^27n srr:.P-r" 842-9645 mwfri Bggpi • ’' -'r'3’î * 't'fc&Wi WWW SPECIAL CADEAUX Êf'.: ; JP^i ÊEDEVOIR m ‘S écoU!l scu\piute ’ ^ oCTOBttfc .ÇOBC&S deî5fe"«”eS Mardi Dimanche: 10h à 18h Mercredi : 10 h à 22 h I,e Musée du Québec est subve ni h inné Lundi: fermé.Entrée libre.par le ministère des Affaires culturelles Musée du Québec Expositions Triplo Igloo Oeuvre tridimensionnelle de Mario Merz tirée de la collection permanente Jusqu'au 25 octobre Dernière fin de semaine Liz Magor Jusqu'au 25 octobre Dernière tin de semaine Suzelle Levasseur Peintures et dessins 1980-1987 Jusqu’au 8 novembre Service d’animation et d’éducation Activité «familles-amis» Atelier multisensoriel sur le verre organisé dans le cadre de l'exposition Triplo Igloo de Mario Merz.Dimanche le 25 octobre à 13 h 30.Entrée libre au Musée Cité du Havre 873-2878 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL f 706 C-12 M Le Devoir, samedi 24 octobre 1987 LE CAHIER DU SAMEDI Photo Jacques Grenier Le luthier québécois Denis Cormier façonne ici une crosse de violon qui ira bientôt rejoindre le corps de l’instrument.+ Cormier « Il faut être amoureux du silence pour faire un métier comme ça.Aimer le temps long, égrainé.» Denis Cormier est né dans une famille de violoneux à New-Richmond, en Gaspésie.Il vient à Montréal, fréquente l’université; il n’est pas fixé.« À 24 ans, j'ai vu un violon se faire.Jusque-là, je n’avais jamais pensé qu’un violon était fait de main d’homme.Je pensais que ça se faisait comme une pomme.» Cormier va tout faire pour apprendre le métier.Il fabrique en autodidacte quelques guitares et ses premiers violons.Il s’entête et part en Europe voir les grands artisans de la lutherie.Frédéric Boyer, maître luthier à Paris, examine un violon de Cormier et l’engage.« Boyer était dans le même atelier, assis à la même place, depuis 35 ans.Je travaillais à six pieds de lui.Il voyait mes moindres gestes.» Deux plus tard, le luthier va parfaire ses connaissances chez Willem Bauman, à La Haye.« C’était l’esprit allemand.Certaines façons de faire et l’ordre d’assemblage des pièces étaient différents.» Depuis 1979, Denis Cormier est installé à Montréal.Il fabrique des violons, des violons altos et des violoncelles.On retrouve ses instruments dans tous les ensembles, dont le Quatuor Morency, l’Ensemble I Musici, l’Orchestre Symphonique de Québec.L’Orchestre Métropolitain compte neuf instruments de sa facture, l’OSM trois altos et deux violoncelles.Quelques-uns sont partis pour Toronto, d’autres aux États-Unis.Le dernier-né est une commande pour Larry Shiller, un violoniste du New Jersey.Plusieurs étudiants en musique jouent sur un Cormier; ses prix sont abordables pour un violon neuf.Ce dernier admet que le climat canadien n’est pas idéal pour les instruments en bois à cause des variations du taux d'humidité, qui sont plus grandes qu’en Europe.« Si je fais un violon au mois de juillet, que deviendra ce violon en février ?Je dois en tenir compte; j’essaie d’évaluer comment il va bouger.Le bois est comme une éponge, il bouge tout le temps.» On utilise deux sortes de bois en lutherie : l’érable et le sapin.Des érables sains, mais qui ont poussé avec beaucoup de misère, exposés au vent.Torturé par les intempéries, le bois d’érable est ondé, ce qui donne le dessin en vaguelettes dans le grain du bois qu’on jjeut voir sur le fond, les éclisses (cotés) et la tête des violons.Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR GALfRIE D'ART EXPOSITION JIM GIRVAN sca E.H.KOFLERsc a MARIO VERDON i.a.f.Vernissage dimanche le 25 octobre à 13h30 du 27 octobre au 7 novembre Exposition à venir Le 12 novembre GILLES G.GOSSELIN luuudùue / gauriedart 920.boulevard Décarle.Saint-Laurent.Québec H4L 3M4 - Tél.: (514) 744-1437 Le luthier de fabrication consacre tout son temps à une commande à la fois, et tient compte dans son travail des indications subtiles que le musicien a exprimées en parlant avec lui.« Tous les gestes que je pose pendant la fabrication le sont en fonction de la sonorité de l’instrument.» Une fois les pièces de bois soigneu-sement collées, on insère dans la caisse l’âme du violon, une tige en sapin qui règle la tension entre le fond et la voûte.Au cours de sa vie, un violon peut changer d’âme.Il peut aussi changer de mains.Quelle violoniste jouera Mozart, dans cent ans, sur cet instrument bonifié par le temps ?Denis Cormier ne cherche pas à être original dans son travail.« On ne peut pas réinventer le violon.Il est parfait avant qu’on y accède.Il faut élever son travail à la hauteur de l’archétype.» À la toute fin, le luthier applique son vernis.Il faut plusieurs couches, tantôt à larges coups de pinceau, tantôt par touches légères.« La texture du vernis et son application donnent beaucoup sa personnalité au violon.Pour l’oeil, mais aussi pour l’oreille.Le vernis est partie intégrante de la sonorité.» Dans une pièce retirée de la lumière, des flacons sont alignés sur un petit meuble.Le luthier concocte ses vernis dans un décor d’alchimie monyenâgeuse.Si un violon est restauré, le luthier qui fait le travail peut retoucher le vernis par endroits, mais jamais ne l’enlever pour appliquer le sien.Ce serait aussi mal vu que de reprendre les couleurs d’une toile de Riopelle.EXPOSITION KATHRYN GABINET-KROO DU 25 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE 1987 VERNISSAGE DIMANCHE LE 25 OCTOBRE À 13H00 L'ARTISTE SERA PRÉSENTE GALERIE WESTMOUNT 4935 SHERBROOKE, O.484-1488 galerie Frédéric éaiardy Oeuvres récentes Raymonde Godin Dernière journée Oeuvres récentes Louis Jaque Vernissage jeudi le 29 octobre de 17h à 19h Jusqu'au 21 novembre 307, rue Ste-Catherine ouest suite 515 844-4464 du mar.au ven, de 11h.à 18h.sam.de 11h.à 17h.La violoniste Denise Lupien fait équipe avec Cormier au moment de l’essai et du réglage des nouveaux violons.C’est un travail délicat au cours duquel la musicienne et le luthier doivent s’entendre parfaitement.D’ailleurs, ils sont mariés.Que pense Denis Cormier du grand Stradivarius ?« Il a passé 80 ans de sa vie à l’établi, à faire 900 violons.C’est le Victor Hugo de la lutherie.Il ajoute que le seul secret de Stradivarius, c’est l’homme lui-même, plus que l’aspect technique de sa facture.» Dans le silence de l’atelier, on entend le grattement sur le bois du plus petit rabot.De la taillle d’un dé, il est surnommé noisette.Les copeaux de sapin tombent sur le plancher de l’atelier parmi la sciure, les brindilles et tout le petit bois qui n’est pas devenu violon.Cormier ne sort le balai qu’une fois son violon terminé, une fois qu’il sonne bien.+ Foire le spectateur, en introduisant des « espaces » qui lui permettaient de respirer : chez Lelong, de Paris, onze petits Nicolas de Maria, et une douzaine de James Brown toujours aussi volatiles mais qui nous parlent de textures et de ce qui est graphique.D’autres petits formats, ceux de Philippe Kavier, 18 peintures sur verre présentées par la Galerie Pierre Huber, de Genève, illustrent jusqu’où l’artiste explore sa technique.La Galerie La Citta-La Polena, d’Italie, qui se consacre aux jeunes, présentait Rinaldo Novali dont la peinture simple et colorée renvoie à un nouvel univers biomorphique, accentué par des bourres irrégulières entre la toile et le châssis.Les Basquiats et les Paladinos, simples et somptueux à la fois (Galerie Beaubourg, de Paris); les immenses peintures tachistes du texan Paul Manes (Galerie H.Odermatt-Ph.Cazeau, de Paris) ; le Salle, les Le Gacs, les François Rouans, le Bu-ren gris et blanc, et la sculpture, spirale en fer, de Bernard Vennet, sans oublier Rllsworth Kelly, Dan Flavin, Frank Stella, Rosenquist, à la Galerie Templon, de Paris, figuraient au sein du plus bel accrochage collectif de toute la foire.D’autres peuvent concurrencer : Tom Carr chez Cadaques (de Girona) ; les photographies reliées aux projets de Land Art exécutés, de Nils Udo; les sculptures et photographies deCazal; les photographies des interventions de Felicé Varini à la ViHa Arson, en 1987; le tout, chez Claire Burrus, de Paris, une des plus prestigieuses galeries du quartier de la Bastille, ce qui laisse croire à un désir d’ouverture.JEAN-PAUL RIOPELLE LES ANNEES 80 SCULPTURES/PEINTURES JUSQU’AU 7 NOVEMBRE GALERIE DU MARDI AU SAMEDI 11H-17H30 OUVERT LES JEUDIS JUSQU'A 20H.2144 Mackay, Montréal Tél: (514)933-6455 D’autres noms surgissent : une sculpture-installation tripartite, de Kounellis, que l’on pourra voir prochainement au Musée des beaux-arts de l’Ontario, présentée par Segal, de Boston; Traquandi, chez Samia Saouma, de Paris; Blanchard, chez Krief, de Paris; Nicolaus, chez Hil-ger, de Vienne; BP et ses huiles lourdes associées au principe des vases communicants, chez Jade, de Colmar; enfin, Blomstedt chez Artek, d’Helsinki, et Bissière, le grand Bis-sière, encore trop méconnu au Canada, dont l’oeuvre picturale s’échelonne de 1927 à 1964, présentée par une des plus rigoureuses galeries de France, la Galerie Jeanne Bucher, de Paris.Le grand attrait de la FIAC de 1987 aura, sans conteste, été la présence de quinze artistes vivant en Union soviétique.Présentée par la Galerie de France, leur peinture est tout aussi de qualité qu’une oeuvre de style international ! Les Galerie 13 et Michel Tétreault, de Montréal, participaient pour la deuxième année consécutive et retourneront en 1988.Ces galeries vendent à peu près tout et se demandent sans doute pourquoi le marché international ne les intéressait pas auparavant ! La FIAC s'est tenue au Grand-Palais de Paris du 10 au 18 octobre dernier.4 Blais catholique couronne le film .Il est vrai qu’ils ont toujours encouragé ceux qui exposent le mal social.» Marie-Claire Blais a-t-elle participé à l’écriture du scénario ?« Très peu, pour ne pas gêner.Mais pas par manque de curiosité ! » Cette collaboration semble avoir été pour elle une révélation : « Le métier d’écrivain est solitaire, l’écriture est isolée et isolatrice.Tandis que l’aventure de ce film a été d’une solidarité réchauffante.» Aimerait-elle qu'un autre de ses romans soit adapté au cinéma ?Elle réfléchit, et puis la réponse vient, en deux temps.« Pierre est sans doute le plus visuel de mes livres.Tout se déroule à l’extérieur, j’ai fait mes recherches avec mes yeux, les costumes des motards sont inspirés de la réalité.Mais j’aimerais mieux que ce soit un nouveau projet, j’aimerais travailler avec un cinéaste.» Marie-Claire Blais scénariste, pourquoi pas ?miCHEL TETRERULT JOHN CARL HEYWOOD oeuvres récentes KARL KORAB oeuvres sur papier et gravures récentes jusqu’au 8 novembre LA GALERIE EST OUVERTE DU MERCREDI AU DIMANCHE ET SUR RENDEZ-VOUS t .4260, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) Canada H2J 2K8 (514) 843-5487 R R T COnTEITIPORRin EXPOSITION Paul Béliveau coffrets, pastels, lithographies vernissage dimanche 25 octobre 14h jusqu’au 17 novembre GALERIE D’ART 460, rue Lafontaine, Rivière-du-Loup B le goéland Commanditaires: Ministère des Affaires Culturelles.La Maison De Kuyper GALERIE DANIEL 2159 rue Mackay.1442 Sherbrooke 0,1er étage 844-4434 LHERITIER oeuvres récentes ISABELLE GRONDIN sculptures récentes jusqu'au 7 novembre 87.Oeuvres récentes MIYUKI TANOBE Du 28 octobre au 9 novembre galerie l’art français 1434 Sherbrooke O.Montréal, 849-3637 IMPORTANTE EXPOSITION Jean-Paul RIOPELLE Peintures et sculptures jusqu’au 31 octobre C 1446 ouest, rue Sherbrooke, Mtl.Tél.: (514) 288-7718 Un des plus grands choix d’oeuvres de qualité au Canada Photo Jacques Grenier Du 26 octobre au premier novembre, Anne Sylvestre se produira à l’Espace Go de Montréal pour son premier spectacle au Ouébec depuis 15 ans.+ Sylvestre Mais à l’Espace GO, elle présentera le tour de chant qu’elle a présenté à l’Olympia il y a plus d’un an, accompagnée d’une formation plutôt rare (violoncelle, flûte et clarinette, guitare, contrebasse).Thérèse Dion Conservateur invité Du 29 octobre au 22 novembre a û LU CC LU I O I co oc o t_ LU Z < 5|i gl- ZCJ
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