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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1987-05-12, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVIII — No 109 ?Ensoleillé avec passages nuageux Max : 15 Demain: beau Détail page 17 Montréal, mardi 12 mai 1987 Tassé JifeA&v Comment investir si vous payez trop d’impôts Tasse & Associes.Limitée (514)879 2100 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Les lendemains embrumés du lac Meech Le Canada dit oui au Québec mais ne s’entend plus sur le prix à payer ¦ Comment définit-on au juste une société distincte ?John Turner MICHEL VASTEL OTTAWA — Les trois chefs de parti fédéraux et une demi-douzaine de députés et ministres se sont mutuellement félicités du « retour du Québec au bercail», mais ont immédiatement suggéré des « balises » à l’accord du lac Meech pour s’assurer que le pouvoir fédéral n’y perde pas trop : ¦ quant à la reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise, le chef néo-démocrate a suggéré qu’on précise, dans un amendement à l’entente du lac Meech, que le Québec forme au sein du Canada une société distincte « en ce qu’il s’agit de la seule province où la majorité parle français et la minorité parle anglais » ; ¦ les deux partis d’opposition s’opposent à ce qu’on dilue le pouvoir de dépenser du Parlement fédéral et veulent, là encore, fixer une « balise », selon le mot d’Ed Broadbent, à l’interprétation des tribunaux ; le chef neo-démocrate veut donc bien que le Québec, ou toute autre province selon l’accord du lac Meech, mette en oeuvre de son propre chef une initiative ou un programme compatible avec les objectifs nationaux « tels que définis par le Parlement fédéral » ; ¦ quant au droit de veto sur la réforme des institutions, que le Québec réclamait pour lui-même mais qui a été concédé à toutes les provinces, les deux partis d’opposition considèrent qu’on « ne peut rien trouver de bon » a cette nouvelle règle de l’unanimité, et ont prédit que cela blo- quera toute réforme du Sénat et surtout la création de deux nouvelles provinces dans le Grand Nord.Le chef du gouvernement a pour sa part annoncé que les premiers ministres se réuniront à nouveau « dans la première semaine de juin » pour approuver formellement l’entente du lac Meech.La rédaction des textes est « presque terminée », a confié le porte-parole du premier ministre, mais les textes ne sont pas encore envoyés aux capitales provinciales.Le débat spécial, sur une motion du premier ministre demandant à la Chambre des Communes d’approuver la déclaration de principes du lac Meech « comme fondement à la pleine participation du Québec à la Constitution canadienne et à l’instauration d’un processus propre à l’exa-Voir page 12 : Le Canada Ed Broadbent BW8Ï Chaput-Rolland, Dion, Beaudoin, Parizeau, Morin, dans l’arène constitutionnelle Le PQ et le PLQ lancent leur artillerie lourde BERNARD DESCÔTEAUX QUÉBEC — Le gouvernement Bourassa a décidé de faire appel à deux « anciens » de la Commission Pépin-Robarts pour défendre l’accord constitutionnel du lac Meech.Mais il devra aussi compter, tout comme l’opposition, sur un « ancien » de la Commission Laurendeau-Dun-ton.La commission parlementaire qui étudiera cette semaine cet accord constitutionnel mettra en effet en présence des « experts » qui, même s’ils ont oeuvré dans des grandes •commissions royales d’enquête sur le fédéralisme canadien, ne tirent pas du tout les mêmes conclusions sur la portée des textes du lac Meech.Ainsi pourra-t-on entendre demain matin Mme Solange Chaput-Rolland et le professeur Gerald Beaudoin.Ils seront les invités du gouvernement pour analyser à titre d’experts cet accord constitutionnel négocié il y a dix jours par le premier ministre Bourassa.Tous deux ont salué cet accord qu’ils voient comme une évolution positive répondant aux deman- des historiques du Québec.Le choix de ces deux experts n’est pas innocent de la part au gouvernement.Déjà, le ministre des Affaires canadiennes, Gil Rémillard, a expliqué que cet accord du lac Meech est un reflet fidèle de l’esprit du rapport Pépin-Robarts qui prônait la reconnaissance de la dualité canadienne et de la spécificité du Québec.Le premier ministre Trudeau avait mis son rapport sur les tablettes en le recevant en 1981.L’opinion que prôneront ces deux anciens commissaires royaux sera toutefois contrebalancé par celle que présentera jeudi matin le professeur Léon Dion qui fut le directeur de la recherche de la Commission Lauren-deau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme.Bien qu’il soit lui aussi l’invité du gouvernement à cette commission, M.Dion dénoncera l’accord.Il y a quatre points mineurs dans cette entente sur lesquels on a fait du progrès, disait-il hier.Il ajoutait aussitôt que le point majeur de l’entente qui porte justement sur la reconnaissance de la dualité et de la spécificité du Québec pose des problèmes importants.« Plus j’y pense, plus j’ai des réticences », a déclaré au DEVOIR le professeur qui croit que tel que rédigé, l’accord constitutionnel comporte des contradictions fondamentales.« On tombe dans le piège dans lequel voulait nous pousser M.Trudeau », dit-il en relevant les contradictions.M.Dion n’est pas loin de croire que l'anglophonie québécoise en sortira mieux protégée que la francophonie.Ce sera donc à une véritable bataille d’experts constitutionnels que l’on pourra assister à cette commission que le gouvernement fait siéger Voir page 12 : PQ et PLQ Ryan se propose de limiter le nombre d’élèves au privé JEAN-PIERRE PROULX Le gouvernement du Québec, a indiqué hier le ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, « se montrera réservé » pour subventionner de nouvelles écoles secondaires privées dans les territoires scolaires qui comptent déjà entre 20 % et 25 % d’élèves dans les écoles privées.Pour l’heure, 18 % des élèves en formation générale fréquentent l’école secondaire privée dans l’ensemble du Québec.De plus, le gouvernement n’apportera pas de « changement significatif » au cours de son pré- sent mandat au niveau actuel de financement des écoles privées.Actuellement, les subventions gouvernementales représentent en moyenne près de 70 % des revenus des établissements privés.M.Ryan, qui s’adressait hier soir à Trois-Rivières aux membres de l’Association des institutions d’enseignement secondaire, a aussi invité les écoles privées « à corriger toute situation » qui donnerait raison à ceux qui dénoncent le sort que certaines font aux enfants en difficulté ou handicapés.Récemment, la Fédération des commissions scolaires catholiques a dénoncé publiquement M.Ryan après l’annonce de la décision du gouvernement de subventionner 14 nouvelles institutions privées.L’opposition officielle lui a reproche aussi de faire du cas par cas et a réclamé un énoncé de pol-tique générale.Son discours d’hier constitue à l’évidence une première réponse à ces objections.Bien qu’il n’ait pas voulu livrer hier « de grandes primeurs », l’annonce d’un quota territorial de 20% à 25% n’en constitue pas moins une.« Le développement des établissements privés, a-t-il indiqué, si louable, soit-il, doit être balisé par la nécessité de main-Voir page 12 : Ryan Trafic de cocaïne Le notaire incriminé peut rester anonyme BERNARD MORRIER Un notaire montréalais de 50 ans, accusé notamment de trafic de cocaïne et assez connu pour ses couleurs politiques locales et provinciales, peut subir son procès sans que son nom soit l’objet de la moindre publicité, alors que deux autres co-accusés, dans ce même procès, n’ont pas droit au même privilège.Le juge Jean Falardeau, de la Cour des sessions de la paix, a rendu cette ordonnance hier, suite à une requête assez exceptionnelle de l’avocat du notaire, Me Michel Proulx.Celui-ci a soutenu que l’accusé jouis- sait d’une réputation enviable dans sa communauté ethnique et que, même s’il était acquitté, il subirait éventuellement un préjudice incroyable auprès de sa clientèle.Me Proulx a toutefois expliqué qu’il était bien entendu, qu’advenant une condamnation du notaire, l’interdit du juge Falardeau ne tiendrait plus.Le notaire en cause, de même que George Stamelos et Jimmy Masti-pantelis, sont accusés de possession de six onces de cocaïne, valant $ 14,400, et d’avoir comploté pour en faire le trafic.Le trio, qui ignorait avoir été infiltré par un agent double, avait été Voir page 12 : Le notaire L’aide aux Contras malgré l’interdit du Congrès MacFarlane implique Reagan WASHINGTON (AFP, Reuter) -M.Robert McFarlane, ancien patron du Conseil national de sécurité (NCS) américain a affirmé hier que le président Ronald Reagan lui avait clairement indiqué que le gouvernement se devait d’aider les Contras nicaraguayens pendant la période où le Congrès avait supprimé toute aide aux insurgés antisandinistes.Il a de plus déclaré que le Guatemala était impliqué dans la livraison d’armes.M.McFarlane, second protagoniste de l’Irangate à témoigner, après le général en retraite Richard Secord, a précisé devant la commis- sion d’enquête du Congrès que « le président avait à maintes reprises, en public et en privé, indiqué clairement qu'il n’entendait pas renier la parole donnée au Contras».M.Ronald Reagan, a ajouté M.McFarlane, « avait demandé (à ses assistants) de fournir des efforts constants pour faire entrer le mouvement (antisandiniste) dans les bonnes grâces du Congrès et du peuple américain et pour assurer les Contras du soutien du gouvernement jusqu’à ce que le Congrès accepte à nouveau de les aider ».Le porte-parole de la Maison-Blan- che Marlin Fitzwater a fait savoir peu après que M.Reagan n’avait jamais demandé, à quiconque, « de fournir un soutien illégal » aux antisandinistes.M.McFarlane, dans sa déposition, a souligné avoir insisté pour que ces efforts fussent « toujours entrepris dans le cadre de la loi », précisant qu’il avait interdit « de solliciter, d’encourager ou d’imposer des contributions financières au bénéfice des Contras ».Interrogé par le'redoutable avocat du sénat, M.Arthur Liman, M.Mc- Voir page 12 : MacFarlane : ¦SI Photo AP L’ancien conseiller pour la sécurité nationale, M.Robert McFarlane, a prêté serment hier devant la Commission d’enquête du Congrès.La Dame de fer appelle les Anglais aux urnes Photo AP Margaret Tatcher sollicitera un troisième mandat le 10 juin.LONDRES (AFP) - Mme Mar- faret Thatcher a annoncé hier des lections générales anticipées pour le 11 juin prochain en Grande-Bretagne, avec l’ambition d’établir un record absolu de longévité au 10 Downing Street et un « grand chelem » sans précédent de trois mandats successifs.Le communiqué officiel du bureau du premier ministre est venu après plusieurs semaines de fièvre préélectorale, un an avant la date normale du scrutin.Il intervient au moment où les conservateurs — grands favoris dans les sondages — bénéficient d’un contexte on ne peut plus favorable, tant au plan politique qu’économique.La City a « voté » dès hier.Confiant en une troisième victoire des conservateurs, la Bourse de Londres a enregistré la plus forte progression quotidienne de son histoire, dès l’annonce des élections anticipées.L’opposition est plus divisée que jamais, avec un Parti travailliste empêtré notamment dans une politique de désarmement nucléaire unilatéral sujette à controverse jusque dans ses rangs, et en proie aux agissements d’une frange extrémiste, la « loony left » (gauche « foldingue »), désastreux pour son image, de l’aveu même du chef du Labour, M.Neil Kinnock.L’Alliance des libéraux et sociaux-démocrates, troisième force politique du pays, créée voici cinq ans, peine quant-à-elle à s’imposer comme « seule alternative crédible aux conservateurs», selon son slogan.Au mieux, elle espère s’imposer comme partenaire obligé d’un parti Tory auquel aurait échappé la majorité absolue.Ce cas de figure demeure cependant très hypothétique.Le dirigeant libéral David Steel soulignait à cet égard hier que Mme Thatcher avait mis toutes les chances de son côté : « elle n’aurait pas provoqué d’élections si elle n’était pas favorite », a-t-il dit.Le scénario retenu hier par le premier ministre ressemble point par point, à deux jours près, à celui qui avait présidé à sa réélection triomphale le 9 juin 1983.Après avoir convoqué dans la matinée son cabinet en réunion extraordinaire, elle s’est rendue au palais de Buckingham afin d'y demander à la reine Elizabeth la dissolution du Parlement.La mesure sera effective lundi prochain, une fois expédiées les affaires en suspens, dont un texte prévoyant une réduction d’impôts de 2 pour cent, applicable immédiate- ment.Officiellement, c’est également lundi prochain que sera donné le coup d'envoi de la campagne électorale.Dans les faits, il y a bien longtemps que le débat est engagé.Il s’articule autour des thèmes de la défense, de la santé, de l’éducation et du chômage, qui a plus que triplé depuis 1979.Les chiffres pour avril, attendus jeudi, devraient toutefois confirmer la tendance à la baisse.Et cette « bonne nouvelle » interviendra à point nommé pour les conservateurs, déjà galvanisés par la fermeté de la livre et la baisse continue des taux d’intérêt.Leprogramme électoral des conservateurs ne sera dévoilé que dans le courant de la semaine prochaine.Mais les grands traits en sont con nus.Il s’agit de parachever huit ans Voir page 12 : La Dame Dernière heure Jean Martucci meurt à 55 ans ( Le DEVOIR) — Le président du Conseil de la langue française, Jean Martucci, est décédé hier soir dans un hôpital de Montréal à la suite d’un infarctus.M.Martucci, qui était âgé de 55 ans, avait occupé le poste de délégué-général du Québec à Rome avant son entrée en fonction au Conseil de la langue française.Jean Martucci était prêtre séculier du diocèse de Montréal et c'est à ce titre qu’il avait été, durant la « révolution tranquille » tranquille au Québec, le conseiller du cardinal Léger.Voir page 12 : Martucci Cannes 87 Vu de Nice FRANCINE LAURENDEAU CANNES — J’aime bien, chaque jour, à Cannes, parcourir Nice-Matin, édition Cannes-Grasse, le journal de la région, disais-je à un collègue un peu snob qui ne jure que par les quotidiens de Paris, Libération en tête.J’aime bien savoir que du 16 au 18 mai, à Grasse, la capitale des parfums, se tiendra « l’Exporose 87 », que Margaret Price a chanté au Printemps des arts de Monaco et que la mer sera peu agitée de la Provence à la Corse.(Ne Voir page 12 : Nice AU SOMMAIRE LA STCUM PAIERA Les détenteurs de cartes de transport de la STCUM victimes de la grève seront remboursés de plus du tiers du coût de leur carte d'avril.Page 3 PROCHE-ORIENT Après plus de cinq heures de débat, le cabinet israélien a été incapable de s’entendre sur une conférence internationale sur le Proche-Orient.Page 5 PURITANISME ET MÉDIAS Une certaine moralité puritaine et des erreurs de jugement cruellement mises en lumière par la presse ont eu raison de Gary Hart.Page 4.FIN D’UN EMPIRE MONTRÉALAIS La dissolution de Cemp Investments surviendra en même temps que le déménagement de Seagram.Page 7 Page 24 Vflencteu* -w€ PRÉFÈRE étudier les li-# vres que les hommes .Les livres, eux, ils s'ouvrent.¦ Les génies ne travaillent pas pour la postérité, cette bande de pillards.m Shakespeare et la météo : « Les brefs étés ont souvent des printemps précoces.» ¦ Quand un écrivain est déclaré classique, on retient son nom et on oublie son oeuvre.— ALBERT BRIE 12 ¦ Le Devoir, mardi 12 mai 1987 Les opposants au lac Meech se font invectiver « Rhodésiens de Westmount » MICHEL VASTEL OTTAWA — Le débat constitutionnel a ravivé les tensions entre anglophones et francophones québécois au sein du caucus libéral, et le chef, John Turner, n’a pas osé s’en mêler.Les opposants à l’accord du lac Meach comme le député de Saint Henry-Westmount, Donald Johnston, et celui de Laurier, David Berger, se sont faits traiter de « Rhodésiens de Westmount » et de « Lord Durham des temps modernes».À la sortie d’un caucus particulièrement houleux hier matin, où les positions de M.Johnston ont semblé appuyées par quelques autres députes et sénateurs anglophones, l’ancien ministre André Ouellet a lancé à propos de ses collègues : « c’est la mentalité des Rhodésiens de Westmount ».De son côté, le député de Shefford, Jean Lapierre, a reconnu que cette attitude « affectera la position du parti libéral au Québec mais c’est la mentalité des anglophones de Westmount qui n’ont pas compris l’évolu- tion constitutionnelle du Québec.C’est la perception d’une vendeuse d’Eaton’s il y a dix ans ».M.Lapierre a refusé de prédire si M.Johnston démissionnera du caucus libéral : « cela dépend de l’élasticité de sa conscience », a-t-il laissé tomber.Quelques heures plus tard, au cours du débat spécial sur l’accord constitutionnel, l’ancien ministre Raymond Gameau y a été de ses critiques à l’endroit de son collègue de Westmount : « Il parle comme lord Durham et la minorité anglophone du début du siècle : cela n’a pas marché alors et cela ne marchera pas plus aujourd’hui».Mais aucun des partis n’a semblé exempt des tensions qu’on avait connues en 1981, lors d’un débat semblable, et c’est sans doute la raison pour laquelle on a voulu limiter les débats à quelques heures et neuf interventions soigneusement sélectionnées.Le député néo-démocrate de Burnaby, Svend Robinson, a par exemple laissé entendre que, comme en 1981, il pourrait bien s’opposer à son chef lorsqu’on votera sur la version finale de l’entente du lac Meech.Il considère que la participation des provinces à la nomination des juges de la Cour suprême affaiblit cette institution.Chez les Conservateurs, le premier ministre a personnellement assisté à toutes les interventions et s’est assuré qu’aucun incident ne survenait de son propre côté.Alors que son député d’Hochelaga, Edouard Desrosiers, prenait bruyamment à partie M.Garneau, M.Mulroney a fait signe à son député de rester tranquille.(M.Garneau rappellait alors la générosité traditionnelle des gouvernements québécois pour le financement de toutes les écoles, quelque soit leur confession ).Il n’y a pas eu de vote hier soir mais si l’entente constitutionnelle donne lieu à de longues audiences d’un comité parlementaire comme en 1981 - les Conservateurs avaient alors bloqué les communes pendant deux semaines pour obtenir un débat télévisé - il faut s’attendre à plusieurs dissidences qui démontreront que M.Johnston n’est peut-être pas aussi isolé que ne le prétendent les chefs de parti.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Le notaire surpris par la police, en avril 1985, dans la boutique Les Pirates de Verdun au moment, semble-t-il, où une transaction allait s’effectuer.Selon des faits mis en preuve par le procureur de la Couronne, Me Paul Quézel, l’enquête policière dans cette affaire avait été amorcée en janvier 1985 à la demande de l’ancien maire Jean Drapeau et du directeur de police de la CUM, qui, tous deux, avaient reçu une lettre d’un dénommé Cassango dénonçant les comportements du notaire.Le procès se poursuit aujourd’hui.?Le Canada men de nouvelles réformes constitutionnelles », ce débat s'est interrompu à 18 heures hier sans vote des parlementaires : les deux partis d’opposition, compte tenu de leurs nombreuses réserves, refusent de se prononcer sans avoir vu les détails de l’accord final.Un tel vote, presqu’impossible un lundi alors que la moitié des députés ne sont pas encore rentrés dans la capitale nationale, aurait permis de constater que seul le premier ministre, Brian Mulroney, semble contrôler ses propres députés.Du côté des Libéraux, les réserves de MM.David Berger et Robert Caplan, et celles de Mme Sheila Finestone, pour ne rien dire de vétérans du Sénat comme Keith Davey, laissaient planer un doute sur leur enthousiasme : « je ne suis pas emballé », a dit le député de Laurier.Quant aux Néo-Démocrates, le député de Burnaby en Colombie-Britannique, Svend Robinson, est en désaccord avec son chef sur la participation des provinces à la nomination des juges à la Cour suprême.Réfutant ses critiques, M.Brian Mulroney a lancé hier : « qu’on ne nous dise pas maintenant que l'unité du pays est mise en cause par le respect des différences et leur intégration dans un tout confié à l’autorité centrale.Il serait étonnant, a-t-il poursuivi, que le sentiment national, ui a su résister à la désunion, soit avantage menacé par l’union ».Comme les autres chefs de parti, le premier ministre a souligne l’importance pour le Canada de « dire oui au Québec », après que le Québec lui ait dit oui en mai 1980 : « (la Constitution de 1982) n’était plus une loi britannique mais nous savions tous, au fond de nous-mêmes, qu’elle ne serait^ vraiment canadienne qu’une fois revêtue de l’assentiment québécois ».Le chef du gouvernement fédéral ne pense pas que les limites au pouvoir de dépenser du Parlement fédéral affaiblissent cette institution : « notre régime d’assurance-santé aurait très bien pu être établi dans le cadre d’un tel arrangement.Et il n’y a aucune raison de douter que nous ne puissions faire de même dans d’autres domaines comme celui de la garde des enfants».Sur la réforme du Sénat, M.Mulroney a promis de « soumettre un projet précis à cet effet dès la conférence des premiers ministres prévue pour l’an prochain ».L’accord du lac Meech prévoit qu’elle doit se tenir avant la fin de 1988.Quant à la question des autochtones, comme dans le cas du Québec M.Mulroney ne veut pas la ramener à l’ordre du jour avant d’être sûr d’en arriver à un accord : « nous n’osons pas risquer un autre échec », a-t-il assuré.Dans le cours de son discours, monsieur Mulroney s’est réclamé de ses prédécesseurs - « de MacDonald à Laurier, de King à Diefenbaker, de Meighen à Pearson, de Bennett à St-Laurent, puis à Trudeau » - en sautant par dessus l’administration de Joe Clark à qui il doit quand même deux de ses principaux conseillers dans le dossier constitutionnel, les sénateurs Arthur Tremblay et Lowell Murray.John Turner a de son côté discrètement rappelé que les problèmes de la Confédération ne se limitent pas au Québec, évoquant « l'affaire Riel, celle des écoles du Manitoba, le règlement 17 en Ontario, la conscription lors des deux grandes guerres, les batailles pour l’autonomie provinciale ».Mais le chef libéral « réagit de façon positive à toute proposition visant à faire du Québec un partenaire à part entière de la confédération ».Il appuie donc les principes du lac Meech mais y suggère plusieurs amendements et demande un autre débat, formel, et avant que cela ne soit approuvé par les onze premiers ministres.La déclaration de principes sur le caractère distinct de la société québécoise devrait donc faire partie, selon M.Turner, d’un préambule où on affirmerait en outre le caractère multiculturel de la société canadienne, et la contribution des autochtones du Canada.Le chef libéral se dit « très préoccupé » par les limites imposées aux pouvoirs du Parlement fédéral : « l’ancien premier ministre de l’Ontario, John Robarts, s’opposait au plan d’assurance santé et aurait pu bloquer un tel programme national », a-t-il lancé au premier ministre.Le chef de l’opposition officielle se dit aussi « troublé » par l’unanimité désormais requise pour modifier les institutions, d’autant que, selon lui, « maintenant que les premiers ministres participeront à la nomination des sénateurs, ils se montreront beaucoup moins intéressés à en faire AUJOURD’HUI Les journées de formation en gérontologie du sanatorium Bégin auront lieu les 14 et 15 mai; il s'agit de deux journées de formation s'adressant à tous les intervenants qui oeuvrent de près ou de loin auprès des personnes âgées ; le tout se déroulera au cégep Champlain, à Saint-Lambert 465-7800 ¦ La Société d'études et de.conférences clôture son année littéraire et c’est la remise des prix Rita-Gariépy de la section de Montréal à Michelle Desjardins, aujourd'hui à 14 h à l’auditorium de la Banque rovale.252-3000, poste 3709.¦ L'Association de crosse Montréal-Con-cordia, en collaboration avec le service des sports et loisirs de la Ville de Montréal.lient une rencontre d'initiation, ce soir à 19 h au Centre Saint-Denis (5115, rue Rivard - métro Laurier).252-3058.¦ U ne recherche sur le désir sexuel est en cours au département de psychologie de l’U de Mtl et nous sommes à la recherche de personnes intéressées à y participer tout en respectant quelques critères de base.Rémunération offerte.Gilles Trudel : 282-4847.¦ Dans le cadre de ses lunchs du mardi, conférence au « Y » des femmes avec Sandra Conway-Leblanc, auteur : « Où en sommes-nous avec les régimes (alimentaires) ?» .aujourd'hui de 12 h 15 à 13 h 30 au YWCA (1355, boulevard Dorchester ouest).866-9941.¦ Les mardis soirs de mai et juin, le père Léon Robichaud anime une série de rencontres sur le deuil et comment sortir de sa peine.Diane, 272-8949, ou Léon, 453-9633.¦ La Ville de Sullivan (en Abitibi) est à la recherche des gens y ayant habité depuis les années 30 afin de participer à une grande fête de retrouvailles.Comité des fêtes du cinquantenaire de Sullivan, C.p.205, Sullivan.JOY 2N 0.(819 ) 825-2391.¦ Rencontre ayant pour thème « Sainl-Kustache et son histoire »; en première partie : « Chénier .les causes et les conséquences de la bataille », avec Gilles Boileau, et « La mode, les moeurs et les coutumes au 19e siècle », ce soir à 19 h 30 à la bibliothèque de Sainl-Eustache (80, boulevard Arthur-Sauvé).4724440 ¦ Café-rencontre intitulé « Hommage au merveilleux, hommage aux mères veilleuses », aujourd’hui de 13 h 30 à 16 h 30 à l'Écho des femmes de la petite patrie (6469, rue Boyer, pièce 07).277-7445.¦ Concertation-Femmes se prépare à mettre sur pied une agence de gardiens et gardiennes à domicile pour les familles d’Ahunlsic-Bordeaux-Cartierville.Si vous êtes intéressé, communiquez avec Syl-vette : 333-6629.¦ L’école Wilfrid-Pelletier fête cette année son 25e anniversaire d’existence ; à cette occasion, nombre d’activités sont en préparation d’ici la fin juin; avis de recherche est donc lancé à tous les ex-présidents du comité d’école et à tous les ex-emplovés.Ginette : 351-9340.¦ Soirée d’information pour les adultes désirant poursuivre des études collégiales à Saint-François l’an prochain, ce soir à 19 h 30 au sous-sol de l’église Saint-Noël-Chabanel (montée du Moulin, à Saint-François).Diane Deschênes : 328-3800.¦ Le programme Organisme volontaire d’éducation populaire dispense divers ateliers de formation pour les bénévoles dans le secteur d’Anjou, en mai et juin, au local Des Ormeaux (6955, rue Des Ormeaux).Renseignements et inscription ; 354-6526.une institution d’élus », ce qu’il souhaite personnellement.Comme le chef néo-démocrate, M.Turner demande qu’au moins la transformation des Territoires du Nord-Ouest et du Y ukon en provinces ne soit pas soumise à l’approbation de toutes les provinces mais de seulement sept d’entre elles, représentant 50 % de la population, comme dans l’ancienne formule.Enfin, M.Turner aurait souhaité qu’on répare les erreurs de la Constitution de 1982 en éliminant notamment les restrictions à l’enseignement dans la langue de la minorité et en supprimant la fameuse mention « là ou le nombre le justifie ».Le chef libéral demande enfin qu’on négocie l’abolition de la clause « nonobstant » permettant à certaines provinces de se soustraire aux obligations de la Charte des droits.Quant à M.Ed Broadbent, sa suggestion de soumettre les interventions du gouvernement fédéral, dans les domaines de juridiction exclusive pour les provinces, à des « objectifs établis par le Parlement fédéral », elle risque de faire sourciller les Néo-Démocrates québécois.La clause négociée au lac Meech, qui a soulevé plusieurs critiques au Québec, y compris chez l’ancien ministre Raymond Garneau, serait encore plus inacceptable avec la suggestion du chef néo-démocrate.Le député de Laval des Rapides, M.Garneau, a promis de défendre l’entente du lac Meech au Québec et dans le reste du pays.Le premier ministre, de même que plusieurs députés et un ministre conservateur québécois, ont traversé le parquet des Communes pour venir le remercier à la fin de son intervention.De son côté, le ministre de l’Emploi et de l’Immigration, Benoît Bouchard, est venu rappeler que « nous (Canadiens) avons dû mettre le temps qu’il fallait à trouver nos traits communs et nos aspirations politiques communes ».Il a rappelé qu’il était lui-même « un représentant de tous ceux qui n’ont pas toujours vu les choses comme aujourd’hui .Mes propres convictions politiques étaient partagées entre mon attachement pour ‘une patrie’ et ma fierté, mon allégeance pour ‘l’autre patrie’ ».Le représentant du lac Saint-Jean conclut en affirmant que « la réalité culturelle du Québec peut s’inscrire dans une conception fédéraliste ; il y a une conjonction de langues et de cultures qui permet d’en approfondir l’essentiel, d’en retenir le vital et d’en faire rejaillir les richesses.C’est ainsi que se font les nations modernes et que se fera le Canada: dans une multiplicité qui sait respecter les entités».+ Ryan tenir à travers tout le territoire un réseau d’écoles publiques de bonne qualité ».« Le gouvernement, a-t-il ajouté, devrait faire connaître périodiquement les limites à l’intérieur desquelles le secteur privé pourra se développer sans mettre en danger la présence nécessaire du secteur public à toute la population du territoire.Tout le monde saurait ainsi clairement à quoi s’en tenir».Pour ce qui est du seuil proposé de 20 % à 25 %, il est déjà atteint dans quelques territoires.« Il serait difficile en conséquence de reculer », a dit M.Ryan.Ce seuil « doit être apprécié différemment » selon qu’il s’agit d’un territoire rural ou urbain.Pour ce qui est du niveau primaire, le gouvernement, a redit M.Ryan, est prêt à subventionner les écoles confessionnelles (24 écoles juives le sont déjà,) les écoles ethniques et les pensionnats.Mais il s’agit dans son esprit de « cas particuliers » et « il n’est pas question de favoriser le développement d’établissement privés subventionnés au niveau primaire ».Pour ce qui est du niveau de financement, rengagement électoral du gouvernement libéral est de revenir au niveau prévu par la Loi sur l’enseignement privé soit 80 % et 60 % du coût par élève dans l’enseignement public, selon qu’il s’agisse d’écoles déclarées « d’intérêt public » ou « reconnues pour fins de subvention ».Cependant, a-t-il dit, « aussi longtemps que nous aurons dans le secteur public des écoles insalubres et désuètes en grand nombre, aussi longtemps que nous aurons des écoles publiques où l’on trouve de nombreuses classes à degrés multiples, aussi longtemps que nous aurons dans les écoles publiques des milliers d’élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage pour le service desquels nous ne disposons pas des res- sources nécessaires, il nous sera interdit en pratique d’augmenter le niveau des subventions versées aux établissements privées».Le ministre a aussi repoussé clairement la revendication du Mouvement pour l’école privée du « bon d’enseignement » aux parents applicable aussi bien aux institutions privées que publiques.Le gouvernement, a dit M.Ryan, « reconnaît le droit des établissements à une aide financière de l’État.Il refuse cependant d’admettre que cette aide doit être mathématiquement égale à celle qui est accordée aux écoles publiques ».L’école privée doit au contraire faire la preuve que les promoteurs et les clients sont disposés à y engager « des ressources significta-tives » qui constitue le prix de leur autonomie.M.Ryan a par ailleurs souhaité voir s’instaurer une collaboration plus efficace entre les institutions privées et les commsissions scolaires.« Je constate, a-t-il dit, à mon grand regret qu’un fossé profond sépare encore les uns et les autres».Il a en outre demandé aux écoles privées « de pratiquer en matière d’admission une politique d’ouverture large et généreuse ».Elles ne sauraient « être réservées en exclusivité ni aux élèves plus doués que la moyenne, ni aux élèves en provenance des foyers plus fortunés, ni aux seuls élèves qui ont une conduite exemplaire ».Il a enfin prié les écoles privées d’apporter « une réponse claire » aux reproches qu’on leur fait « de pratiquer diverses formes d’élitisme dans le choix de leurs élèves, de se défaire facilement des élèves indésirables et de refuser d’admettre dans leurs murs des élèves souffrant de difficultés d’adaptation ou d’apprentissage ou encore des handicaps lourds ou légers ».+ La Dame de « révolution thatchérienne », axée en priorité sur l’« éradication du socialisme ».À cet égard, il est clair que les travaillistes ne se relèveraient qu’à grand peine d’une troisième défaite électorale.Les conservateurs entendent aussi enraciner « la démocratie de petits actionnaires et petits propriétaires » chère à Mme Thatcher.Ils annonceront donc une dernière salve de privatisations, dont celles des aéroports et des services de distribution des eaux.Pour les travaillistes, a annoncé hier M.Kinnock, il s’agit d’enrayer le déclin de la Grande-Bretagne et « d’éviter 13 ans de thatchérisme ».À en croire les sondages les plus récents, le parti au pouvoir dispose d’une confortable marge de sécurité, à quatre semaines des élections.Crédité de 40 à 44 % des intentions de vote et d’une avance d’une dizaine de points sur le Labour, il devrait retrouver une confortable majorité à la Chambre des communes, s’il se maintient au niveau actuel.Les conservateurs se gardent pourtant de tout triomphalisme.« Une campagne, ça se dispute et ça se gagne », a cru bon de rappeler dernièrement Mme Thatcher, selon des proches.Aujourd’hui sans dauphin, elle se déclare même prête à briguer, un jour, un quatrième mandat.+ Martucci Avant d’être le délégué général du Québec à Rome, Jean Martucci avait été sous-ministre chargé du développement culturel dans le ministère de Camille Laurin.Diplômé en écritures saintes des universités européennes il avait été professeur d’études bibliques à la faculté de théologie de l’Université de Montréal.Jean Martucci, ancien élève des Sulpiciens au collège Grasset de Montréal, expert en musique à Radio-Canada, était un homme d’un vaste culture.Depuis sa nomination au Conseil de la langue française il assumait la défense jalouse de la langue française au Québec dans le respect des autres cultures et avec un souci de tous les instants de la qualité de la langue parlée et écrite.Il était trop tard, hier soir, pour obtenir les réactions à cette disparition inopinée et consternante d’un Québécois émérite.4 Nice vous en faites pas, il y a aussi la triste actualité nationale et internationale — et on annonce pour mardi un supplément de 20 pages sur le SIDA.) C’est dans Nice-Matin que j’ai relèvé, hier, ces lignes sur Un Zoo la nuit : « Certes, de l’ultra-vio-lence, il y en a.Le film de Lauzon cogne, déménage.Les scènes « dures » ont tout le poids de la réalité.Mais ce que le public a retenu, c’est cet humour qui parcourt le film, c’est cette profonde tendresse qui unit l’enfant devenu adulte et son père.« Du duvet et du barbelé », avait déclaré le réalisateur pour définir son film.Les spectateurs auront surtout gardé le duvet ! » C’était à la Quinzaine des réalisateurs dont le directeur Pierre-Henri Deleau, depuis sa création aux lendemains de Mai 68, tient à inscrire fidèlement les noms des meilleurs réalisateurs canadiens et québécois.Alors que la compétition officielle nous négligerait plutôt.On peut compter sur les doigts d’une seule main les films arborant le pavillon canadien figurant à la compétition cannoise depuis dix ans.En 1977, la dernière « bonne » année, on relevait deux titres.Le Vrai pays où Rimbaud est mort, de Jean-Pierre Lefebvre et J.A.Martin, photographe, de Jean Beaudin (prix d’interprétation à Monique Mercure).Il n’y a eu depuis que Fanlastica, de Gilles Carie, film d’ouverture en 1980, et Josuah Then and Now, de Ted Kotcheff, en 1985.Il faudrait peut-être commencer à se poser des questions.Après avoir découvert Jean-Claude Lauzon, c’est également à la Quinzaine que l’on vient de découvrir Patricia Rozema.Née en 1958, elle a grandi au sein d’une famille d’immigrants hollandais dans une petite ville industrielle du sud de l’Ontario, nous dit laconiquement le cahier de presse.Elle a touché au théâtre, elle a étudié dans le Michigan, travaillé à Radio-Canada ( The Journal) et réalisé un court métrage fiction intitulé Passion : a Letter in 16 mm qui a remporté un prix à Chicago.Elle est également la scénariste de son premier long métrage.I’ve Heard the Mermaids Sing.Polly (Sheila Me Carthy) a 31 ans et pas du tout d’ambition.Secrétaire volante, elle arrive un beau jour à la galerie de peinture de Gabrielle (Pauline Baillargeon) à qui elle voue immédiatement une admiration éperdue.Elle est au ciel, elle entend le chant des sirènes.C’est l’histoire d’un coup de foudre absolu raconté avec finesse, tendresse et humour.+ MacFarlane Farlane a précisé qu’à l’époque (1985) il n’estimait pas que des contributions venant des États-Unis fussent indispensables parce « qu’un pays étranger » versait les fonds nécessaires à la poursuite de l’insurrection antisandiniste.Dans sa déclaration préliminaire M.McFarlane s’était déclaré prêt à « endosser sa part de responsabilité » dans l’Irangate.Il a cependant ajouté « qu’il y avait suffisamment de reproches pour tout le monde dans cette affaire ».« Pendant six ans, a-t-il dit, le pouvoir exécutif et le Congrès n’ont pas réussi à définir le problème de l’Amérique centrale, à développer une stratégie et à stimuler le soutien de l’opinion publique ».L’ancien chef du NCS a estimé que le gouvernement s’était trop fié à des operations secrètes pour soutenir les Contras, alors que le Congrès s’exprimait de manière « contradictoire ».« Nous avons besoin de cet incident pour réaliser que notre politique à courte vue pourrait bien amener le pays au bord du désastre », a-t-il dit.M.McFarlane a laissé échapper le nom du Guatemala lors des auditions après avoir dit qu’un pays d’Amérique centrale était impliqué dans la livraison d’armes aux Contras nicaraguayens.A sa demande, a ajouté McFarlane, Reagan serait également intervenu auprès d’un chef d’État d’Amérique centrale pour obtenir qu’une cargaison d’armes destinées aux Contras soit débloquée.Le pays qui avait saisi les armes n’a dans un premier temps pas été nommé par McFarlane, qui n’a pas non plus précisé quand avait eu lieu cette intervention.Mais il a laissé échapper le nom du Guatemala dans le feu de la discussion, après que le sénateur Arthur Liman eut parlé d’un memorandum dans lequel l’ancien conseiller à la Maison-Blanche Oliver North demandait à McFarlane de s’enquérir de la position des hauts responsables américains sur l’augmentation de l’aide à un « certain pays d’Amérique centrale ».Le but réel, écrivait North, était de fournir une compensation pour l’« assistance extraordinaire qu’ils fournissent aux combattants de la liberté nicaraguayens».McFarlane a déclaré que plusieurs membres du Congrès, de même que les secrétaires d’Êtat et de la Défense, avaient longtemps demandé « la révision et la reconsideration de l’éventualité d’une aide au Guatemala ».Deux autres pays auraient aidé à fournir une assistance aux Contras, selon McFarlane.Selon différentes sources, il s’agirait d’Israël et de l’Arabie Saoudite.Par ailleurs déclare McFarlane, le département d’État n’avait pas voulu être mêlé à une opération secrète, a-t-il dit en commençant sa déposition.« Mais le président avait clairement fait comprendre qu’il voulait que le travail soit fait.Résultat, le travail est tombé entre les mains du FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT Notre environnement est en danger.Des faits ?¦ Nous gaspillons notre eau potable : la consommation moyenne des résidences québécoises est de deux à trois fois plus élevée que ce qui est nécessaire; ¦ on retrouve le long des routes, annuellement, des tonnes et des tonnes de déchets, dont plusieurs ne se décomposent pas; ¦ nos cours d’eau sont pollués par les activités domestiques, commerciales, industrielles et agricoles, à tel point que la plupart des usages de l’eau sont affectés; ¦ nos lacs et nos forêts sont sérieusement menacés par les pluies acides qui sont sept à vingt fois plus acides que la normale.En plus des grands programmes de dépollution que doivent assumer les municipalités, les producteurs industriels et agricoles, il y a aussi une foule de gestes simples que nous pouvons poser.C’est ce que nous verrons dans les prochaines chroniques.Conseil national de la sécurité » (CNS), a dit McFarlane.Reagan a jusqu’ici affirmé qu’il ne savait pas que l’on cherchait à apporter une aide officielle aux rebelles antisandinistes, au moment où le Congrès interdisait ce type d’aide, entre 1984 et 1986.Il a déclaré avoir dit à son adjoint au CNS, le lieutenant colonel Oliver North, de dévenir « un signe visible du soutien déterminé et personnel du président» aux Contras.4 PQetPLQ pour analyser la portée de l’entente.Outre Mme Chaput-Rolland et MM.Beaudoin et Dion, le gouvernement veut aussi faire entendre M.Robert Descary.L’opposition officielle, qui a droit à trois invités experts, fera entendre mercredi le professeur Fernand Dumont.On envisage par ailleurs de faire témoigner jeudi les anciens ministres péquistes Jacques Parizeau et Jacques-Yvan Morin, mais ce dernier aurait des réticences.Le PQ réserve son choix définitif pour aujourd’hui sinon demain.Les audiences de cette commission parlementaire commencent aujourd’hui vers 15 h 30.Pour cette première journée, on se limitera à un débat entre parlementaires.Au nom du gouvernement, on entendra d’abord le premier ministre Robert Bourassa, le ministre Gil Rémillard, la ministre de l’Immigration, Louise Robic.Du côté de l’opposition, le principal intervenant sera Pierre Marc Johnson, le chef du Parti québécois.Les travaux de la commission seront télédiffusés sur les ondes de Radio-Québec.Les session de mardi après-midi, mercredi matin, mercredi après-midi, jeudi matin et jeudi après-midi seront diffusées en direct.Les scéances du mardi soir et jeudi soir le seront en différé après les heures de programmation régulière de Radio-Québec.La commission siégera la semaine prochaine pendant trois jours.On enendra alors les grands groupes de pression.On pense pouvoir faire témoigner de 15 à 17 groupes.Si jamais on manquait de temps un peu, le gouvernement n’écarte pas la possibilité de prolonger d’une journée.Pour la durée de cette commission, le gouvernement aura son groupe de conseillers, soit le professeur André Tremblay, le juriste René Dussault, et deux hauts-fonctionnaires, Louis Bernard et Jean-K.Samson.Le Parti québécois sera conseillé par les constitutionalistes Henri Brun et Jacques Frémont.12 mai par la PC et TAP 1986: Georges Marchais, secrétaire général du PCF, annonce qu'il ne sera pas candidat à la prochaine réélection présidentielle française; le gouvernement soviétique annonce que -six personnes sont mortes depuis l’accident de la centrale nueléraire de Tchernobyl.1985: mort du peintre, sculpteur et écrivain français Jean Dubuffet, né en 1901; la police intervient pour disperser des jeunes gens qui manifestaient contre la présence du pape Jean-Paul II à Utrecht, Hollande.1983: première manifestation importante contre le régime militaire chilien: un jeune garçon est lué, 200 personnes sont arrêtées.1982: les gardes du corps de Jean-Paul II maîtrisent un prêtre intégriste, qui s'apprêtait à poignarder le pape au sanctuaire de Fatima, Portugal.1981: un second militant de TIRA succombe à une grève de la faim à la prison de Maze, près de Belfast.1975: Washington annonce qu'un bateau cambodgien a arraisonné le cargo américain Mayaguez dans les eaux internationales, à une centaine de kilomètres au large de la côte du Cambodge.1965: l’Allemagne occidentale rétablit des relations diplomatiques avec Israel, ce qui entraîne une rupture des pays arabes avec Bonn.1962: une loi est promulguée en Afrique du Sud qui prévoit la peine de mort pour sabotage.1961: création des Etats unis du Congo, avec l.éopoldville pour capitale.1949: le blocus de Berlin par les Soviétiques prend officiellement fin.1943: les combats cessent en Afrique du Nord avec la reddition des forces allemandes au Cap Bon, en Tunisie.1938: l’Allemagne reconnaît le Mandchoukouo; des bâtiments de guerre japonais s’emparent de 111e chinoise d’Amoy.1937: couronnement de George VI, roi d’Angleterre.1933: lancement du New Deal aux Etats-Unis.1926: le maréchal Pilsudski prend le pouvoir en Pologne.1897: les Turcs battent les Grecs en Thessalie et les grandes puissances interviennent dans le conflit.1888 la Grande-Bretagne rétablit son protectorat sur le nord de Bornéo et le sultanat de Brunei.1884: mort du pianiste et compositeur tchécoslovaque Bedrich Smetana, né en 1824.1883: mort de Juliette Drouet, compagne de Victor Hugo, née en 1806.1881: par le Traité du Bardo, le Bey de Tunis accepte le protectorat français.1809: Napoléon occupe Vienne.1495: le roi de France Charles VIII est couronné roi de Naples.Ils sont nés un 12 mai: Florence Nightingale, fondatrice du corps d’infirmières militaires anglaises qui se dévoua pendant la guerre de Crimée (1820:1910); le compositeur français Jules Massenet (1842-1912); le compositeur français Gabriel Faure (1845-1924); le chanteur français Michel Fugain (1942). 0 24 ¦ Le Devoir, mardi 12 mai 1987 SPORTS Les Red Wings perdent 3-2 Courte victoire des Oilers Photo AP Gérard Gallant des Red Wings de Detroit accroche Reijo Ruotsalainen dans l’espoir de freiner le rapide défenseur des Oilers d’Edmonton.Les Chevaliers subissent une deuxième défaite OSHAWA, Ontario (PC) — Le diminutif Rob Dimaio a marqué trois buts pour conduire les Tigers de Médecine Hat à une victoire de 4-2 contre les Chevaliers de Longueuil.Les Tigers en étaient ainsi à leur première victoire dans le tournoi à la ronde de la coupe Memorial.Les Chevaliers, champions de la Ligue junior majeur du Québec, ne comptent aucune victoire en deux matches à Oshawa.Dimaio, un ailier de cinq pieds, huit pouces, a marqué son premier filet lors d’un avantage numérique à 11:28 de la première.Et à 2:42 de la fin du premier engagement, il a marqué en désavantage.Steven Paiement a réduit l’écart à 2-1 à 10:57 de la deuxième.Laissé seul devant la cage des Tigers, il a glissé la rondelle entre les jambières de Mark Fitzpatrick.Mais deux minutes plus tard, Dimaio a accepté une passe de Mark Pederson et a déjoué Robert Desjardins avec un tir des poignets pour redonner une avance de deux buts aux siens.Mais Marc Tremblay a trouvé le fond du but à 14:40 de la deuxième pour porter la marque à 3-2 et changer l’allure du match.Mais à huit secondes à faire dans le match après que Desjardiens eût cédé sa place à un sixième attaquant, Kirby Lindal a scellé l’issue en tirant dans un filet abandonné.Avec 13 directeurs-gérants de la Ligue nationale dans les gradins, les deux équipes n’ont pas offert de grandes performances.Les Chevaliers rencontrent les Generals d’Oshawa ce soir et si les Generals l’emportent, ils seront qualifiés automatiquement pour la finale de samedi.Medecine Hat 4, Longueuil 2 Première période 1— MEDICINE HAT, Dimaio (Pederson.Honora).11:28 2— MEDICINE HAT, Dimaio (Phillips).17:18 Pénalités — Saumier Lon 0:32, Brady MH 2:43, Sau-mier Lon, Van Rooyen MH 7:20, Huscroft MH, Stern Lon 10:34, Brady MH, Darveau Lon , Desjardins Lon 11:10, McCrady MH, Paiement Lon 13:30, Van Rooyen MH 15:03, Bonora MH 15:51, Saumier Lon 19:56 Deuxième période 3— LONGUEUIL, Paiement (Bureau, De Benedictis).10:57 4— MEDICINE HAT, Dimaio (Pederson, McCrady).12:38 5— LONGUEUIL, Tremblay (Bureau, Thibodeau).14:40 Pénalités — Kushner MH, Fortin Lon 4:49, Saumier Lon, inconduite 5:19, Williams MH, McGrath Lon 8:11, Linden MH 10:01, McGrath Lon, Kushner MH 11:25, Dundas MH, Darveau Lon 12:28, Dimaio MH, Massie Lon 16:24, McBean MH 17:48 Troisième période 6— MEDICINE HAT, Lindal (Phillips).19:52 Pénalités — Bonora MH, Brassard Lon 2:50, Saumier Lon, Van Rooyen MH 10:25, Kushner MH 14:07, Kushner MH, Fortin Lon 17:42.Tirs au but Longueuil.9 11 6 — 26 Medicine Hat.10 11 9 — 30 Gardiens — Longueuil, Desjardins: Medicine Hat, Fitzpatrick.Assistance — 3,360, BASEBALL Ligue nationale Dimanche Montréal 6, Houston 2 Atlanta 8, New York 7 Philad’hie 4, Cincinnati 3 Los Angeles 7, St.Louis 6 San Diego 14, Chicago 2 Pittsburgh 4, S.Fran'co 1 Hier Montréal 7, Atlanta 6 Cincinnati 12, New York 2 Philadelphie à Houston Chicago à Los Angeles Aujourd'hui San Diego, Hawkins (0-4) à Pittsburgh, Reus-chel (1-2), 19 h 05 New York, Cone (0-2) à Cincinnati, Browning (2-4), 19 h 35 Atlanta, Smith (3-1) à Montréal, Heredia (0-0), 19 h 35 Philadelphie, Jackson (0-0) à Houston, Knepper (1-2), 20 h 35 Chicago, Lynch (1-2) à Los Angeles, Honeycutt (1-1), 22 h 35 St.Louis, Magrane (2-0) à San Francisco, M.Davis (3-2), 22 h 35 Ligue américaine Dimanche Cleveand 4, Kansas City 2 Boston 7, Californie 0 Seattle 5, Milwaukee 1 Baltimore 6, Chicago 4 New York 6, Minnesota 1 Detroit 7, Oakland 6 Texas 9, Toronto 8 Hier Chicago à New York Minnesota à Baltimore Seattle à Boston Texas à Cleveland Californie à Detroit Kansas City à Toronto Aujourd'hui Chicago, Long (1-0) à New York, J.Nipkro LIGUE NATIONALE CHICAGO.ST.LOUIS.MONTRÉAL.NEW YORK.PITTSBURGH.PHILADELPHIE.SAN FRANCISCO CINCINNATI.LOS ANGELES.HOUSTON.ATLANTA.SAN DIEGO.Section Est 9 .17 .16 .15 .13 .12 .10 Section Ouest .21 11 .20 .18 .16 .15 .8 P 13 13 15 16 16 18 11 14 13 16 25 moy.567 ,552 .500 .448 .429 .357 .656 .645 563 .552 .484 242 dlff.'/z 2 3 'h 4 6 % 3 3'/j 5'/» 1314 (1-2), 19 h 30 Minnesota, Viola (2-4) à Baltimore, Flanagan (0-5), 19 h 35 Seattle, Trujillo (2-1) à Boston, Sellers (1-1), 19 h35 Texas, Hough (2-1) à Cleveland, Carlton (2-2), 19 h 35 Californie, Lugo (0-1) à Detroit, Petry (0-3), 19 h 35 Kansas City, Black (1-0) à Toronto, Cerutti (1-0), 19 h 35 Oakland, Stewart (3-3) à Milwaukee, Birkbeck (1-1), 20 h 35 Les frappeurs (Parti* d'hier non comprit*) pb et pp cc moy.11 .LIGUE AMÉRICAINE Section Est MILWAUKEE 20 9 .690 NEW YORK 19 11 .633 1 V4 TORONTO 17 11 .607 2 V) BOSTON 14 16 .467 6V4 BALTIMORE 14 16 .467 6 'h DETROIT 11 18 .379 9 CLEVELAND 10 20 .333 10 V, Section Ouest KANSAS CITY 15 12 .556 .CALIFORNIE 17 14 .548 SEATTLE 17 14 .548 MINNESOTA 16 14 .533 Vi OAKLAND 14 17 .452 3 TEXAS 11 16 .407 4 CHICAGO 10 17 .370 5 Brooks.11 10 0 Candaele.100 99 5 0 Engle.34 8 2 1 Fitz'ald.37 7 2 1 Foley.63 14 9 2 Galarraga.92 31 18 1 Johnson.22 4 2 0 Law.101 30 15 Nicholls.31 7 5 Raines.31 12 10 Reed.30 Shines.7 Slefero.44 Wallach.97 29 Webster.111 31 Win'gham.33 6 But» volés: Webster 9; Foley, Raines 4; Candaele, Wallach, 2; Engle, Fitzgerald, Johnson, Law, Shines, Wallach, Winningham, 1.Les lanceurs 091 .290 235 .189 .222 .337 .182 .297 226 387 133 286 227 299 279 182 Burke.Heaton.McClure.McGaffigan Sebra.Smith.Sorensen.St.Claire.Tibbs.Youmans g-p ml pmrab mpm 0-0 12.0 3 7 2.25 3-2 41.0 21 23 4.61 1- 1 12.0 8 7 6.00 (H) 22.2 1 25 0.40 2- 4 34.1 17 27 4 46 1-0 7 2 8 6 9 39 1- 1 171 4 4 2.08 2- 0 20.1 7 12 3.10 34 44.2 22 27 4.43 1-2 25 2 16 19 5 61 Victoire* préservé**: McGaffigan 5; St.Claire 4: Burke 2.DETROIT (AP) — A sa façon caractéristique, Wayne Gretzky a tout fait le travail et Mike Krushelnyski n’a eu qu’à compléter son habile manoeuvre pour enregistrer le but de la victoire, tard en deuxième période hier sir, et les Oilers d’Edmonton ont ainsi eu raison 3-2 des Red Wings de Detroit.Les Oilers sont maintenant à une seule victoire d’une participation à la finale de la coupe Stanley.Le cinquième affrontement de la série aura lieu demain, à Edmonton.Les Red Wings, eux, ont perdu un match qu’ils devaient absolument remporter, de l’avis même du pilote Jacques Demers.« Nous ne jouons pas contre les Maple Leafs de Toronto, a-t-il déclaré, avant la partie.Nous ne pouvons pas nous permettre de tirer de l'arrière 3-1 face aux Oilers.« A 2-2, c’est la bataille qui se poursuit et nous avons autant de chances qu’eux de l’emporter, a-t-il ajouté.Mais pour être réaliste, accuser un retard de 3-1.» Ce triomphe, les Oilers ne l’ont toutefois pas volé.Ils ont rebondi avec deux buts à l’engagement médian pour reléguer aux oubliettes l’écart de 2-1 qui était à la faveur des Wings.Après que Glenn Anderson eut égalé le pointage avec son 10e but des éliminatoires, mais son premier de la présente série, Gretzky a préparé le filet de Krushelknyski à 18:46.Après avoir saisi une passe de Paul Coffey, Gretzky a orchestré un classique.En entrant en teritoire ennemi, il a feint un tir frappé pour figer le défenseur des Wings et a dirigé une passe parfaite à Krushelnyski.Celui-ci a effectué un tir des poignets qui n’a laissé aucune chance au gardien de but Glen Hanlon.Dave Hunter avait donné les devants 1-0 aux Oilers au premier vingt, mais les réussites de Shawn Burr et de Gerard Gallant, dans'les premiers instants du deuxième tiers-temps ont ravivé les espoirs des partisans des Wings.Comme prévu, Demers a opté pour Hanlon, même si Greg Stefan avait été solide lors des trois premiers duels de la série.« Hanlon nous a souvent relancés, a expliqué Demers.Nous croyions qu’il pouvait le faire une fois de plus.» Mais même les arrêts acrobatiques du vétéran des Wings n’ont rien donné.En fait, c’est le manque d’opportunisme de l’attaque de cette équipe qui a fait la différence.Les Wings ont inscrit un seul gain à leurs 17 derniers matches face aux Oilers.Ils doivent maintenant en regrouper trois d’affilée.Les Red Wings ont respecté leur plan de match a la lettre, exerçant un repli défensif intense et serré.Les défenseurs ont frappé tous les chandails bleus qui se présentaient à eux.Cette stratégie n’a permis que de rares chances réelles de marquer aux Oilers.Mais la mise en échec est une arme à deux tranchants.Les Wings n’ont par conséquent eu guère d’occasions de concrétiser.Si l’on excepte les quelques poussées occasionnelles de Petr Klima, personne n’a vraiment menacé la forteresse de Grant Fuhr au cours de la première j)ériode.Oilers 3, Red Wings 2 Première période 1-EDMONTON.Hunter 3 (Ruotsalainen, Nilsson) 17:30 Pénalités — Kurri Edm 2:55, Colley Edm, 7:47, Burr Det 9:24.Deuxième période 2—DETROIT, Burr 7 Gallant Oet 0:22 3—DETROIT, Gallant 7 (Ashton) .*.2:32 4—EDMONTON, Anderson 10 (Messier, Coffey) 5:34 5—EDMONTON, Krushelnyski 2 (Gretzky.McSorley) 18:46 Les Flyers et l’« histoire » Le Canadien devra affronter deux adversaires au Spectrum BERNARD CYR ( PC ) — Le Canadien aura deux adversaires ce soir au Spectrum de Philadelphie: les Flyers et l’« histoire ».En dépit de l’absence de Dave Poulin et Tim Kerr, les Flyers représentent de redoutables adversaires.Ils en ont déjà fait la preuve dans la série finale de la conférence Prince-de-Galles, qu’ils dominent 3-1.Mais l’équipe montréalaise devra aussi se battre contre l’histoire.Depuis les débuts de la LNH, seulement quatre équipes sont parvenues à remporter les trois derniers matches d’une série, après avoir tiré de l’arrière 3-1.Cela s’est produit deux fois cette année, les Islanders de New York et les Red Wings de Detroit réussissant respectivement l’exploit aux dépens des Capitals de Washington et les Maple Leafs de Toronto.Auparavant, seuls les Maple Leafs (en 1942 contre Detroit) et les Islanders (en 1975 contre les Penguins de Pittsburgh) avaient réalisé pareil tour de force.Rencontres individuelles Selon le pilote du Canadien, Jean Perron, il n’y a pas 56 façons d’envisager un déficit de 3-1 : il faut repartir à zéro.« J’ai l’intention de rencontrer quelques joueurs cet après-midi (hier) et de discuter avec eux de ce qu'il faut faire pour gagner.Je veux leur rappeler le rôle qu’ils ont à jouer au sem de l’équipe.Notre problème dans cette série, c’est qu’à tous les matches, deux ou trois joueurs qui ne se mon- trent pas.Nous ne pouvons pas nous payer ce luxe.« Chaque joueur doit faire ce qu’il sait faire le mieux, a-t-il enchaîné.Dans cette série, nous avons des joueurs qui essaient de contrôler la rondelle et qui ne devraient pas le faire.Dans certains matches, il y a des joueurs qui ont effectué des croisements, des jeux à l’emporte-pièces, et nous en sommes venus à oublier que le style de jeu du Canadien était axé sur la robustesse.J’ai l’impression que plusieurs gars pensaient que ce serait plus facile que ça ne l’a été jusqu'à maintenant.» Perron a précisé que quelques joueurs n’avaient pas besoin de se faire répéter quelles étaient leurs responsabilités au sein de l’é- S: Naslund, Smith, Robinson, ly, Green.Skrudland de retour L’entraîneur n’a pas voulu révéler les modifications qu’il entend apporter à sa formation en vue du match de ce soir, mais Brian Skrudland serait de la partie.« Je l’ai fait reposer au cours des derniers jours pour qu’il nous en donne davantage à l'étranger.Nous aurons besoin d’un gars capable de donner un deuxieme effort, d’un gars qui peut sacrifier son bonbon (lire production offensive) pour le bien de l'équipe.Les gars s'attendaient à défoncer Hex-tall à un moment ou l’autre de la série, mais ça n’arrivera pas.Il va falloir souffrir davantage.» Selon Mats Naslund, le Canadien peut redresser la situation dans cette série s’il commence le match avec force.« Il faut faire de l’échec-avant et peut-être marquer quelques buts dans les premières minutes du match.Mais d’autre part, je suis persuadé que les Flyers con-naisent nos intentions et’qu’ils feront tout pour nous empêcher de les réaliser», a-t-il indiqué.Le petit Suédois du Canadien a aussi parlé du troisième match comme point tournant de la série jusqu'à présent.« Nous avons le sentiment que nous méritions de gagner le match de vendredi.Si nous avions marqué le troisième but (à 2-2), la série aurait peut-être pris une autre allure.Mais il faut donner crédit aux Flyers.Ils ont changé de style après les deux premiers matches.Ils se sont mis a dégager leur territoire et à bien jouer défensivement », a précisé Naslund.Le Canadien devra trouver un moyen de percer ce système défensif s’il ne veut pas se retrouver en vacances trop rapidement.Sans oublier que la prochaine défaite du Canadien dans cette sé rie coûtera $7,000 (participation à la finale) à chaque joueur et peut-être même $14,000 (conquête de la Coupe Stanley).Circuit décisif de Wallach à la 10e manche Expos : moyenne de .500 RICHARD MILO (PC) — Après 18 manches sans point, la relève s’est effondrée en accordant trois points à la huitième et neuvième manches mais les Expos l’ont néanmoins emporté 7-6, en 10 manches, contre les Braves d’Atlanta devant 9,653 personnes au Stade olympique.Tim Wallach a donné la victoire aux Expos en claquant un circuit en solo contre Jim Acker, à la 10e.Il a expédié l’offrande du droitier des Braves dans les gradins du champ gauche pour réussir son cinquième circuit, après un retrait.En l’emportant, les Expos ont atteint une moyenne de victoires et dé- faites de .500 pour la première fois de la saison tandis que leur dossier s’établit maintenant à 7-2 depuis que Tim Raines est de retour.Les Braves ont marqué deux points, à la huitième, puis Craig Nettles a porté le match en prolongation, à la neuvième, en claquant un double d’un point contre Andy McGaffigan, après deux retraits.McGaffigan a alloué cinq coups sûrs et deux points en une seule manche après avoir pris la relève de Bob McClure, à la huitième.Dale Murphy (9e) a amorcé le ralliement des Braves en claquant un circuit en solo contre McClure, puis Glenn Hubbard a réduit l’avance à un seul point à l’aide d’un simple.Ken Oberkfell a amorcé la fin de la neuvième en obtenant un simple.Il a atteint le deuxième but lorsque McGaffigan a effectué un tir imprécis en tentant de le prendre à contre-pied, puis Nettles a frappé la balle au champ centre gauche pour créer l’égalité.Bryn Smith a entrepris le match au monticule.11 a alloué six coups sûrs et trois points, dont deux mérités, en cinq manches.L’attaque lui a procuré six points grâce à un triple de trois points de Herm Winningham, à la deuxième, puis un circuit de deux points d’Andres Galarraga (2e) et un roulant d’un point de Wallach, à la troisième.Lary Sorensen a remporté la victoire, sa deuxième de la saison.wrnmmm Braves 6 pb p es pp Expos 7 pb p es pp Hall cc 6 110 Foley ac 5 110 Oberkfl 3b 5 12 1 Webster cd 4 110 GPerry cg 5 0 0 0 Raines cg 5 0 0 0 DMrphy cd 4 111 Wallach 3b 4 112 Nettles 1b 5 0 11 Gafarrg 1b 4 2 2 2 Ramirz ac 5 2 2 0 Law 2b 3 12 0 Virgil r 2 110 Fitzgerld r 3 110 Fischlin ca 0 0 0 0 Winghm cc 4 0 13 Benedict r 10 0 0 Sorensen 1 0 0 0 0 Hubbrd 2b 5 0 3 2 BSmith 1 2 0 10 ONeal 1 10 0 0 Burke 1 10 0 0 Motley fa 10 0 1 McClure 1 0 0 0 0 Puleo 1 0 0 0 0 McGffgn 1 0 0 0 0 DJams fa Dedmon 1 Smmns fa Acker 1 10 0 0 0 0 0 0 10 10 10 10 Condael cc 10 10 Totaux Atlanta Montréal 43 6 13 6 Totaux 110 100 033 000 36 7 11 7 021 0—6 000 1—7 Pénalités — Kurri Edm, Proberl Del 5:05, O'Connell Del 7:34, Gretzky Edm, Kurri Edm, Yzerman Det 14:03.Troisième période —Aucun but.Pénalités — Routaslainen Edm 5:30, MacTavish Edm, Bridgman Det.McClelland Edm, Kocur Det mineures, majeures.Lowe Edm 9:25, McSorley Edm, Probert Det inconduite 19:38.Tirs au but Edmonton.9 9 2 — 20 Detroit.4 12 8 — 24 Gardiens — Edmonton, Fuhr; Detroit, Hanlon Assistance —19,775.Un retrait lorsque le point vainqueur a été marqué.PP victorieux — Wallach (3).E—Wallach, McGaffigan.DR—Atlanta 1, Montréal 1.LSB—Atlanta 10, Montréal 5.2B—Hubbard, BSmith, Nettles.3B— Winningham.CC—Galarraga (2), DMurphy (9), Wallach (5).BV—Hall (2), Ramirez (1).ML CS PPM BB RP Atlanta ONeal 3 6 6 6 2 1 Puleo » 3 3 0 0 0 3 Dedmon 1 0 0 0 0 1 Acker p,0-2 2 1-3 2 1 1 1 O Montréal BSmith 5 6 3 2 Burke 2 0 0 0 McClure 2-3 1 1 1 McGffgan 1 5 2 2 Sorensen g,2-1 1 4 1 0 0 O 1 1 O 0 1 1 1-3 1 APL—Wallach par Puleo.ML—ONeal, McGaffigan.Durée — 3 h 15.A—9,653.HOCKEY Ligue nationale FINALES DE CONFÉRENCE Lundi, 4 mai Phil'phie 4, Montréal 3 Mardi, 5 mai Detroit 3, Edmonton 1 Mercredi, 6 mai Montréal 5, Phil'phie 2 Jeudi, 7 mai Edmonton 4, Detroit 1 Vendredi, 8 mai Phil'phie 4 Montréal 3 Samedi Edmonton 2 Detroit 1 COUPE STANLEY Série “A” Pi 9 P bp bc pts PHILADELPHIE 4 3 1 16 14 6 MONTRÉAL Série "B” 1 3 14 16 2 EDMONTON 4 3 1 10 7 6 DETROIT 4 1 3 7 10 2 COUPE MEMORIAL TOURNOI A LA RONDE (À Oshawa) Samedi Oshawa 3, Longueuil 2 Dimanche Oshawa 5, Medicine Hat 3 Hier Medi'ne Hat 4, Longueuil 2 Ce aoir Samedi Oshawa vs Longueuil FINALE Dimanche Phil'phie 6, Montréal 3 Hier Edmonton 3, Detroit 2 Ce soir Montréal à Philadelphie Mercredi Detroit à Edmonton Jeudi Philadelphie à Montréal* Vendredi Edmonton à Detroit* Samedi Montréal à Philadelphie* Dimanche Detroit à Edmonton* (* al nécessaire) Les meneurs b a Mercredi Oshawa vs Medicine Hat Jeudi Longueuil vs Medicine Hat Gretzky, Edm.Messier, Edm.Naslund, Mtl.Eklund, Phi.Anderson, Edm Propp.Phi.Walter Mtl.Yzerman, Det.Kurri, Edm.Smith, Mtl.6 P Stastny.Qué.6 Goulet, Qué.9 Nilsson, Edm.4 3 8 7 6 10 8 7 4 10 pts 23 21 19 19 17 17 16 16 15 15 15 14 14 EN BREF.¦ Lori Strong, athlète du mois OTTAWA (PC) — La gymnaste Lori Strong a été nommée athlète du mois d’avril au Canada.Strong, âgée de 14 ans et originaire de Whitby en Ontario, s’est illustrée lors de compétitions internationales en Hongrie et en Allemagne de l’Est.L’athlète québécois en fauteuil roulant, André Viger, vainqueur du dernier marathon de Boston, et le capitaine ontarien de l’équipe canadienne de curling aux championnats mondiaux, Russ Howard, étaient aussi en nomination.¦ Hurst et Maldonado à l’honneur NEW YORK (AP) — Le lanceur gaucher Bruce Hurst, des Red Sox de Boston, et le voltigeur Candy Maldonado, des Giants de San Francisco, ont été choisis les joueurs de la semaine dans les ligues majeures de baseball.H urst n’a permis que 10 coups sûrs en réussissant deux blanchissages.Maldonado a claqué cinq circuits et a conservé une moyenne au bâton de .419.Il a de plus produit 10 points, en a marqué 11 et a obtenu quatre doubles.¦ Ricky Anderson abandonne le ring HALIFAX (PC) — Le champion canadien des mi-moyens, Ricky Anderson, doit prendre sa retraite en raison d’une blessure à la jambe gauche.Âgé de 26 ans, il a déclaré hier que les médecins, après avoir vainement tenté d’identifier le problème, lui avaient conseillé d’accrocher les gants.Anderson devait défendre son titre contre Chris Clarke, aujourd'hui.Le champion dit avoir constaté une soudaine faiblesse au genou, alors qu’il s’entraînait en mars dernier.Originaire de H alifax, Anderson quitte la boxe avec une fiche de 19 victoires et deux défaites.Les deux principaux aspirants au titre canadien sont Chris Clarke, aussi de Halifax, et le Torontois Donovan Boucher.¦ Kelly reprend le maillot amarillo VALLADOLID, Espagne (AFP) — L’Irlandais Sean Kelly, deuxième du « contre-la-montre » de Valladolid derrière l’Espagnol Jesus Blanco Villar, vainqueur en 29 min 24 sec, a repris hier le maillot amarillo de leader du Tour d’Espagne cycliste.Parti sous une pluie d’orage, comme les autres favoris de la Vuelta, Sean Kelly n’a pas réédité son succès de Valence, mais en parcourant les 24 km en 29 min 35 sec, il n’en a pas moins pris l’avantage sur ses deux principaux rivaux, l’Allemand de l’Ouest Raimund Dietzen, qui a perdu 41 secondes, et le Colombien Luis Herrera, qui a cédé pour sa part 1 min 21 sec.Au classement général, Sean Kelly, qui a déjà par trois fois porté le maillot amarillo dans cette Vuelta, se retrouve au commandement avec 42 secondes d’avance sur Herrera, 52 sur Dietzen, et 3 min 39 sec sur l’Espagnol Pedro Delgado et le Colombien Oscar de Jesus Vargas.A l’issue de ce « contre-la-mon-tre » marqué par la nouvelle contre-performance du Français Laurent Fignon (30 mn 44 sec), la victoire ne peut donc plus se jouer qu’entre les trois premiers du classement général.¦ Aucune surprise au Foro Italico ROME (AFP) — Journée d’ouverture sans aucune surprise aux Internationaux d’Italie de tennis, comptant pour le Nabisco Grand Prix, et doté de $495.000, qui ont débuté hier par un temps frais sur les courts en terre battue du Foro Italico à Rome.Toutes les têtes de série en lice se sont en effet imposées sans grand mal, effectuant une belle séance de préparation pour la suite d’un tournoi qui s’annonce fort difficile.Ainsi le jeune Suédois Kent Carlsson, tête de série numéro 8, actuellement 13e joueur mondial, a confirmé ses gros progrès et ses remarquables dispositions sur surface lente en disposant en souplesse de l’Autrichien Cari Limberger, 79e à l’ATP, rapidement dépassé par la puissance et le rythme supérieur de son rival au fond du court.1/
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