Le devoir, 17 janvier 1987, Cahier B
„ ¦*' ~ « .3635 rue Sainf-Denls, angle Cherrier 843-4308 LE DEVOIR CULTUREL Montréal, samedi 17 janvier 1987 Les musées ANGÈLE DAGENAIS IL N’Y A rien qui réjouisse davantage aujourd’hui un directeur de musée que de voir de longues files de personnes de tous âges, surtout des familles — bébés en poussette, étudiants, jeunes adultes — se bousculer aux guichets pour arracher un billet valide à la date et à l’heure indiquées, ou faire le pied de grue sur le trottoir avant d’entrer dans une institution bourdonnante d’animation afin d’v contempler, durant quelques précieuses minutes, en se faufilant dans la cohue, les « trésors » anciens ou modernes provenant des quatre coins du globe qu’on offre aux plaisirs de l’oeil pour une période limitée et — marketing oblige — présentés invariablement comme l’« exposition du siècle », « le must de l’année », à voir absolument .L’ère des « blockbusters» comme les Américains qualifient ces expositions prestigieuses à grand budget, grand déploiement et grande consommation d’énergie, qui fracassent des records d’assistance, a pris racine dans les grands musées nord-américains depuis au moins 15 ans.C’est Thomas Hoving, directeur du Metropolitan Museum of Art de New York, qui a institutionnalisé le blockbuster, au début des années 70, comme moyen d’attirer les foules dans les musées, foule de non-initiés d’abord qui n’ont, pas l’habitude de la fréquentation de ces institutions culturelles, que l’on tente de séduire par un battage publicitaire monstre et la promesse d’un événement décrit comme « unique et spectaculaire ».On essaie aussi d’attirer une foule de commanditaires en leur promettant d’associer leur nom à un événement prestigieux dont tout le monde parlera pendant des semaines.Le blockbuster a aussi pour heureuse conséquence d’attirer une foule de nouveaux membres qui ont pris goût, tout à coup, aux activités de leur musée et qui désirent dorénavant l’encourager.Enfin, ces expositions monstres ne manquent pas d’attirer une foule de commerçants avides de faire une piastre rapidement avec tous les « produits dérivés » — livres, affiches, T-shirts, figurines, porte-clés, bijoux, restauration exotique, etc.Bref, le blockbuster fait rouler l’économie d’une ville, d’une région, d’une province, et pas seulement celle de 1’institution muséologique qui l’organise.Cinq semaines d’impressionnistes au Musée du Québec, l’automne dernier, ont attiré 135,000 personnes, généré des profits nets de $ 100,000 pour l’institution et fait couler une pluie de dollars évaluée à $ 9.3 millions sur la ville de Québec, soit l’équivalent des retombées économiques du Festival international de jazz de Montréal qui dure 10 jours et que fréquentent 400,000 personnes.« Ramsès II », dans l’Ile Notre-Dame en 1985, avec ses 714,000 billets vendus en cinq mois de présentation, a laissé $ 37.3 millions sur le territoire de Montréal et $ 43 millions dans l’ensemble du Québec, affirmait péremptoirement l’ancienne administration municipale .Le Musée des beaux-arts de Montréal soutient, pour sa part, par la voix de son nouveau directeur, Pierre Théberge, que « Picasso », ce même été-là, a stimulé l’économie de Montréal pour une valeur de $ 88 millions grâce à la provenance des visiteurs qui, pour plus de la moitié, provenaient de l’extérieur de la région montréalaise ! Malgré les immenses avantages qu’on lui attribue, le blockbuster n’a pas que des adeptes.Il est regardé avec beaucoup de suspicion par les muséologues, qui se préoccupent davantage de muséologie « locale » et qui prétendent qu’en investissant de si importantes sommes d’argent dans des expositions étrangères, on fausse la vocation première des musées qui est, notamment, de conserver, d’étudier, d’approfondir, de montrer et de faire comprendre le patrimoine local et les collections étrangères qui ont été chèrement acquises au fil des ans.Quand on sait que les musées canadiens vivent tous « au seuil de la pauvreté », mettre un ou deux millions de dollars (ou davantage) sur une seule exposition, à meme un budget de î 5 ou même de $ 10 millions, frôle l’extravagance.Les tenants d’une muséologie renouvelée invoquent, quant a eux, que la « pauvreté » relative des collections québécoises par rapport à celles qui existent en Europe et aux États-Unis devrait inciter ces mêmes muséologues, soucieux de former et de nourrir l’intérêt du public à l’ère des blockbusters L’exposition « Ramsès II et son temps », au Palais ques.de la civilisation en 1985, a valu à Montréal plus de $ 37 millions en retombées économi- le Palais pour l’art (qui est universel), à inviter les grands musées et les grands collectionneurs étrangers à partager un peu de la richesse de leur patrimoine en acceptant de présenter ici leurs «trésors».Deux importants musées du Québec — le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée du Québec, à Québec — ont attrapé la piqûre du blockbuster depuis quelques années.Le Palais de la civilisation du maire Drapeau, qui n’est d’aucune façon un musée, présente, lui aussi, depuis deux ans, bientôt trois, de grandes expositions internationales, de mai a octobre, extrêmement coûteuses avec leurs $ 4 à $ 5 millions de budget, faut-il le souligner, Suite à la page B-7i KATHLEEN VERDON, responsable des dossiers culturels au comité exécutif de la Ville de Montréal, affirme qu’il n’est pas du tout' assuré que le Palais de la civilisation continue de présenter des blockbusters teintés d’exotisme comme les aimait le maire Drapeau.D’abord, parce que ces présentations tournent un peu à vide en termes d’investissement culturel et éducatif durable pour le Québec, et que l’entretien du bâtiment de l’île Notre-Dame et la dizaine de personnes qui y travaillent à plein temps, pour une manifestation qui dure cinq mois, n’est peut-être pas la meilleure allocation des ressources qui puissent se concevoir pour une administration municipale.Le RCM entend réviser toute la vocation des îles et, particulièrement, celle du Palais de la civilisation, mal conçu pour ce type d’événements, mal situé mais rénové à coup de millions par l’ancienne administration.Mme Verdon reconnaît la nécessité pour la Ville de Montréal de se doter d’un lieu permanent d’exposi- tion, de grande dimension, accessible pour la présentation d’événements artistiques d’envergure 12 mois par année.Elle affirme que l’administration a l’intention de continuer à promouvoir la tenue de telles manifestations.Mme Verdon trouve, par ailleurs, « inconcevable » que les sociétés paramunicipales existantes, même si elles aspirent à l’auto-suffisance financière, n’aient de comptes à rendre à personne, comme c’est le Suite à la page B-7 MSWKACSBKWBI , -TW1TW -• • inau\a'te r mw»l ROBERT LÉVESQUE MARIVAUX, ce financier malchanceux qui a connu bonne fortune au théâtre, n’a pas souvent tenu l’affiche au théâtre du Nouveau Monde.La Double Inconstance en 1962, La Seconde Surprise de l’amour en 1981, et re-La Double Inconstance en 1987, reprise dirigée, ces jours-ci, par Olivier Rei-chenbach.Dans l’histoire de la compagnie fondée en 1951, c’est Molière qui a toujours eu la meilleure part, et l’actuel directeur artistique, Olivier Reichenbach, entend bien perpétuer ce flirt.Mais d’autres grands auteurs, tel Marivaux, vont retrouver le chemin du TNM.La marquise du coin Sainte-Catherine - Saint-Urbain sera faite, dorénavant, uniquement de grandes valeurs’sûres, les oeuvres du répertoire classique et moderne qui ont fait leurs preuves.C’est, du moins, la résolution qu’a lentement mûrie Olivier Reichenbach en quatre ans de direction du TNM (dont un an de fermeture du théâtre).En entrevue au DEVOIR, Reichenbach, qui reprend La Double Inconstance 25 ans après Georges Groulx, en janvier 62 (décors et costumes de Prévost, sept représentations, 1,189 spectateurs; un insuccès qui suivait le triomphe de L’Opéra de quat’sous, 68 représentations, 31,051 spectateurs), répète à nouveau, mais avec l’assurance de celui qui a fait son nid, que le TNM suivra une seule ligne, claire, celle des « grandes oeuvres».Reichenbach veut remplacer l’hétéroclite par l’approfondi.Ainsi, le TNM, qui a monté dans son histoire un seul titre de plusieurs dizaines d’auteurs, dont certains mineurs, va plutôt maintenant offrir régulièrement des oeuvres multiples de certains grands dramaturges, parmi lesquels Reichenbach place Marivaux (qu’il dirige pour la première fois) aux premiers rangs.Non seulement les saisons du TNM contiendront toujours, d’office, un Molière, mais Reichenbach envisage d’en faire autant avec Shakespeare, dont il s’apprête à produire, d’ici peu, une grande corné- la pauvreté : raison d’Etat, affaire de coeur Logiques de l’intervention étatique et de la solidarité La critique néo-libérale contemporaine et les limites de l’intervention étatique Moins d’État, plus de coeur?la pauvreté au quotidien numéro réalisé par Frédéric Lesemann, avec la collaboration de Didier Renatd, Céline Saint-Pierre et Michel Tachon EN LIBRAIRIE revue internationale d’action communautaire numéro 16/56 automne 1986 S EDITIONS SAINT-MARTIN 4073, rue Saint-Hubert, suite 201 Montréal, Québec H2L 4A7 (514) 525-4346 HIGELIN ?D’un extrême l’autre NATHALIE PETROWSKI Olivier Reichenbach : « Ce qu’on trouvera ici, c’est une maison de référence .» Photo Jacquot Grenier JACQUES HIGELIN est arrivé au rendez-vous avec exactement trois minutes de retard.Pour un soldat de la nuit, amant de la fête éternelle bue à même une coupe de champagne, c’est un record, sinon la preuve d’une nouvelle sagesse.Par la fenêtre du café, je l’ai vu arriver, grande silhouette ombrageuse emmitouflée dans l’uniforme vert du maquisard, des lunettes noires portées pour feutrer la lumière crue du jour plutôt que pour décourager les regards indiscrets.Il est entré, s’est assis, a enlevé ses lunettes pour révéler un visage tavelé par le temps et un regard dont il tardait à ajuster le foyer.Je l’épiais du coin de l’oeil.Avait-il changé ?Où en était-il dans l’aventure existentielle qui le pousse à revenir périodiquement au Québec pour faire le plein ou, peut-être, le vide ?Était-il en phase d’euphorie ou d’introspection, gai ou déprimé ?Fou du roi ou fou du stade ?Je n’ai pas posé la question tout de suite.C’eut été trop brutal et inconvenant.Il faut savoir prendre son temps avec Higelin.Non pas qu’il soit sauvage ou enfermé dans sa tour d’ivoire.Il pourrait très bien l’être et souffrir comme toutes les vedettes françaises du syndrome Johnny Halliday.Il pourrait voyager dans une bulle de verre jalousement protégée par une armée de gardes du corps.Après tout, il est aussi connu et convoité en France que Halliday.C’est l’un des seuls artistes français à pouvoir remplir des semaines durant des stades de 15,000 places comme celui de Bercy, et ce en dépit du fait que le public français n’a ni l’habitude ni Photo Jacques Grenier Jacques Higelin : sur un fil de funambule.l’envie des spectacles à grand déploiement.Il n’empêche que Higelin n’a pas le style ou la personnalité des idoles classiques qui se cachent derrière les frasques du star system.De toutes les vedettes françaises de passage au Québec, Higelin est sans contredit — et c’est ce qui fait son charme — à la fois le plus candide, le plus ouvert et le plus généreux.Même si ses spectacles sont davantage inscrits dans la tradition théâtrale que celle du rock, Higelin a un coeur de rocker.C’est un peu pourquoi il s’est lié d’amitié avec Michel Pa-gliaro, le prerrîier rocker du Qué- | bec.Pagliaro n’est pas seulement j devenu son ami, il a signé la réalisation artistique du dernier disque d’Higelin.« Michel et moi, on est à la fois contraires et complé- 1 mentaires.Une complicité natu- Sulte à la page B-6 OLIVIER REICHENBACH ?La barre du TNM bien en mains die.Il songe à Claudel, qu’il voudrait bien ramener lorsque le public aura en grand nombre retrouvé le chemin du TNM, Tchékhov (il rêve d’une Cerisaie), et son désir d’éliminer les oeuvres qui n’ont pas ce qu’il appelle « un solide passé » va si loin qu’il affirme qu’aujourd’hui, dans ce qu’il veut faire du TNM, il ne monterait pas Amadeus, de Pe- ter Schaffer, une pièce dont il n’est pas évident qu’elle va traverser le temps.« Je ne veux pas fermer la porte à quoi que ce soit, explique Reichenbach, mais il est évident que, dorénavant, le choix des pièces sera fait avec un maximum de rigueur; ce que l’on trouvera ici, c’est une maison de référence; le public saura qu’il vient voir une oeuvre forte, bien montée, mais abordée comme si elle venait d’être écrite.Par exemple, si Ionesco écrivait une nouvelle pièce, je serais moins intéressé à la programmer qu’à aller chercher un Ionesco qui a fait ses preuves, qui demeure signifiant parmi plusieurs des titres qui, aujourd’hui, n’ont peut-être plus vraiment d’intérêt.» Ce purgatoire du théâtre qu’évoque Reichenbach, au sujet de certains Ionesco qui, aujourd’hui, passeraient mal la rampe, il existe pour le répertoire québécois.Notre dramaturgie étant jeune, le « répertoire », c’est-à-dire les pièces qui ont imposé un théâtre québécois depuis les années 50, a à peu près ces 20 ou 30 ans qui sont, selon Reichenbach, «le pire âge pour une pièce».C’est pourquoi le TNM n’envisage pas, dans l’immédiat, de mettre à sa marquise des titres québécois.« D’abord, soutient Reichenbach, la Suite à la page B-6 B-2 M Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER Disparaîtra, disparaîtra pas ?— La seule émission consacrée entièrement aux livres sur les écrans québécois, Claude, Albert et les autres, produite par le groupe SDA pour le réseau Quatre Saisons, va-t-elle poursuivre sa carrière ?La question se pose au moment où le premier contrat de 26 semaines entre la SDA et Quatre Saisons arrive à terme.De source sûre, LE DEVOIR a appris que l’animateur Claude Jasmin serait remercié de ses services, mais le réseau de télévision n’a fait jusqu’ici qu’une demande de prévision budgétaire à la SDA, pour éventuellement entreprendre une nouvelle série avec un nouvel animateur.Mais aucune décision de poursuivre la série n’aurait encore été prise.Guy Fournier, de Quatre Saisons, et Nicole de Rochemont, productrice de l’émission à la SDA, n’ont pu être joints par téléphone jusqu’ici.?Rencontre des écrivains — Une douzaine d’écrivains étrangers ont •déjà accepté l’invitation de la Rencontre québécoise internationale des écrivains, qui se tiendra pour la 15e fois le printemps prochain.Cette 15e rencontre doit avoir lieu à Montréal.On y verra, en plus d’écrivains québécois, des étrangers invités parmi tous ceux qui ont participé à l’événement annuel depuis sa fondation.Les écrivains qui ont déjà accepté l’invitation de la rencontre sont Herbert Gold (États-Unis), Christian Hubin (Belgique), Tahar Ben Jelloun (Maroc), Philip W.Tody (Angleterre), Philippe Dracoaîdis (Grèce), Valère Novarina (France), Michèle Perrein (France), Pierre Jakez-Hé-lias (France), George Lisowski (Pologne), Hans Christof Buch (Allemagne), Sun Axelsson (Suède), Peter Schneider (Allemagne).?Salon du livre de Québec — L’assemblée générale du Salon international du livre de Québec a élu son conseil d’administration, à la veille du 16e salon annuel qui aura lieu du 28 avril au 3 mai prochain.Lorenzo Michaud reste président-directeur général.Le vice-président est Aurèle Saint-Yves, professeur à l’Université Laval.Les directeurs sont Michel Champagne, président de la Société des écrivains canadiens (section de Québec), le docteur Cajetan Gauthier, Fernand Girard, courtier, Georgette Lacroix, écrivain, Lise Tremblay-Mercier, bibliothécaire, et René Waty, directeur commercial des Presses de l’Université du Québec.LA LANGUE AU CHAT MARC MORIN L’Association des francophones de l’ouest de l’île * Nouvelles de la diaspora LORSQU’ON met rarement les pieds dans le secteur « Canadian » de Montréal, on oublie qu’il existe au Québec une autre minorité dans la majorité : des francophones ayant élu domicile dans ce qui nous tient lieu de Rhodésie, le camp retranché du West-Island où d’irréductibles Anglos boivent du Canadian Club, lisent The Gazette, magasinent au Fairview, se promènent sur le Lakeshore et réussissent à faire leur « laundry», leur « cleaning», leur « jogging», leur « commuting», bref, tout leur « living», leur « loving» et leur « dying» sans jamais laisser croire qu’ils puissent le moindrement soupçonner l’existence, au-delà de leurs barbelés imaginaires, d’une majorité de culture et de langue différentes.On songe, à leur propos, aux Anglais du temps de l’Empire qui, lorsque le brouillard couvrait le Channel, affirmaient le plus sérieusement du monde que le continent était.isolé.C’est donc avec plaisir que je reçois cette lettre inattendue, comme une bouteille cueillie sur notre rivage.« Nous sommes des francophones résidant dans l’ouest de l’île et nous nous sommes regroupés en une association qui s’appelle justement l’Association des francophones de l’ouest de l’île, m’écrit le (ou la) secrétaire, M.(ou Mme) J.-G.Plante.« Nous sommes plusieurs membres à vous lire régulièrement et nous apprécions beaucoup les idées que vous véhiculez pour faire du français une langue commune à tous les Québécois.Nous apprécions aussi beaucoup toutes les suggestions que vous donnez afin d’améliorer notre langue.« Nous voulons vous parler surtout d’un article, celui du samedi 13 décembre dernier, alors que vous parliez du “ghetto du West-Island”.Nous apprécions l’humour de ceux qui nous caractérisent comme des colonises ou des anglicisés.Nous souhaitons aussi faire connaître à notre parenté qui demeure plus à l’est, à nos amis et à tous ceux qui font oeuvre de communicateur que ce West-Island a bien changé et qu’il s’agite, lui aussi, de soubresauts linguistiques, évidemment de façon plus paisible qu’ailleurs.En effet, nous sommes plus de 40 % de francophones dans cette région et nous nous sommes réunis en association.Il faut dire que nous ne sommes que 150 membres car, vous le savez sans doute, il y a des francophones chez nous qui tiennent à ne pas le dire ou qui n’en sont plus.Ce n’est pas à vous que nous allons apprendre cela.[.]» La (ou le) secrétaire de l’association joint à sa lettre un communiqué où l’on fait valoir, exemples à l’appui, l’opportunité de franciser le vocable West-Island en « ouest de File », « région ouest » ou « banlieue ouest ».J’y apprends aussi l’existence d’un journal (hebdomadaire ?) régional, Cites nouvelles, qui se veut « dédié a la protection des intérêts des francophones de l’ouest de l’île »>.Enfin, comment ne pas relever le sigle de l’association qui forme un si astucieux acronyme : souhaitons donc pour nos amis de la diaspora du West-Island que l'AFOI transporte vraiment les montagnes.* Association des francophones de l’ouest de rile, case postale 221, Roxboro, H8Y 3K9.Tél.: 684-8941 (après 16 h).(La semaine prochaine : D’Vngava en Palestine ) LE SERVICE DE DOCUMENTATION PASTORALE La plus grande librairie religieuse de langue français^u Canada annonce une GRANDE VENTE «NOUVEL AN» du 19 au 31 janvier 1987 Réductions de 20% 25% 30% sur livres, disques, cassettes, partitions musicales, posters, cartes de souhait, etc.excepté les livres liturgiques, les textes de catéchèse et quelques autres titres.Une occasion unique pour découvrir S.D.P., et pour mettre à Jour votre bibliothèque! SERVICE DE DOCUMENTATION PASTORALE 312, Sherbrooke Est — Montréal — H2X 1E6 Tél.: (514) 844-1753 (Métro Sherbrooke) 11 S, rue Carillon, Centre Diocésain Hull, P.Q, J8X 2P8 — Tél.(819) 777-6408 ?Prix littéraire — Michelle Dubois a mérité le premier Prix littéraire des associés de l’Est du Québec pour son recueil de poésie Prendre corps, publié chez Éditeq.Ce nouveau prix littéraire réunit des organismes de l’Est du Québec pour la promotion de la littérature dans cette grande région.?Littérature et radio FM — Rappelons quelques émissions d’intérêt littéraire à l’affiche du réseau FM de Radio-Canada.À 16 h, Gilles Ar- Photo Radio-Québec W'' \ Fanny Ardant lira Balzac à Apostrophes, demain sur TVFQ.chambault anime Libre Parcours.L’émission est consacrée aux actualités littéraires (lundi et mardi), aux essais québécois non littéraires (mercredi, avec Dorval Brunelle) et à la littérature étrangère (jeudi).La littérature dramatique prend l’antenne deux fois par semaine.Théâtre du lundi, à 21 h 30, propose un magazine d’actualité animé par Michel Vais, suivi de la création d’un texte.Cette semaine, on présente Le Cycliste bleu, de Tibor Déry.Par ailleurs, la série La Feuillaison propose, chaque mercredi soir à 22 h 30, une création.Le mercredi 21, La Feuillaison présente un texte de Micheline La France, L’Autre Face de l’amour, avec Jean-René Ouellet, Anne Dandurand, Geneviève Rioux, Antoine Durand et Nathalie Coupai.L’émission est réalisée par Jean-Guy Pilon.À noter aussi qu’a 22 h, la série Littératures présente une émission sur Czeslaw Milosz, « La pensée captive ».Recherche et animation de Jean-Pierre Myette.?Littérature et télévision — À Radio-Canada, demain à 13 h, à Rencontres, Marcel Brisebois reçoit Thomas Ryan, oecuméniste, auteur du livre Sur les chemins de l’unité, chez Fides.À TVFQ (câble 35), demain à 14 h 30, ne pas manquer la reprise d’Apostrophes avec Fanny Ardant lisant Balzac.À 21 h 30, Bernard Pivot reçoit, cette semaine, des artisans de « beaux livres » publiés chez Bordas, Le Chêne, Messidor, Laffont, Denoël, Nathan et le Club de l’honnête homme.Au réseau Quatre Saisons, l’émission Claude, Albert et les autres prend pour thème « la différence ».¦ Des Boches à Fridolin COURRIER Lettre adressée à Robert Lévesque.LORSQUE la Prusse, en 1871, s’unifia avec les autres provinces allemandes pour ne former qu’un seul État, l’Allemagne, les Français, ayant subi la défaite devant les Prussiens, avaient une certaine rancoeur contre les Allemands que la masse populaire appela les « Alleboches », d’où le dimiputif de « Boches ».À la guerre de 1914, la-nouvelle vague populaire appela à son tour le Boche « Fridolin ».Et, à la guerre de 1940, l’Allemand était appelé « Frisé » ou « Vert-de-gris ».On voit bien là que Gratien Gé-linas a dû être en contact, dans sa jeunesse, avec des journaux ou re.-vues de France.Donc, le nom de « Fridolin » qu’il donna à son personnage n’est pas un nom qu’il a donné.comme ça, comme il a prétendu le dire, une fois, dans une entrevue.On voit, dans LE DEVOIR du 10 janvier, qu’il donne une autre version du nom de « Fridolin » et qu’il admet avoir été influencé par la lecture d’un écrivain allemand.• Sur cette mise au point, je salue bien Gratien Gélinas.— H.-PAUL DELIMAL Sainte-Dorothée (Laval), le 13 janvier.Déjà vingt ans.En 1967, la littérature avait connu de lourdes pertes : André Maurois, à l’âge de 82 ans; Cari Sandburg, 89 ans; Alice Toklas, 89 ans, auteur et compagne de Gertrude Stein; la romancière britannique Margaret Kennedy; la poétesse française Marie Noël; l’écrivain britannique John Masefield; le romancier et dramaturge français Marcel Aymé et la femme de lettres Albertine Sar-razin, morte à 29 ans au cours d’une opération chirurgicale.Il y a 25 ans, en 1962, disparaissaient les romanciers français Pierre Benoit et Roger Nimier; l’Américain William Faulkner, l'Allemand Hermann Hesse et la célèbre baronne danoise Karen Blixen (Isak Dinesen).— PC UUVRB M LOTUS 1-2-3 VERSION 2 LE LIVRE DE LOTUS 1-2-3 VERSION 2 Ouvrage d’initiation et de référence réalisé à partir de la version 2 de ce logiciel professionnel.51,50 $ MS-DOS MS A MS DIFFUSION Prologue inc MS-DOS PAS À PAS VERSIONS 2 À 4 Par la pratique, ce livre explique et fait découvrir à l'utilisateur d'IBM/PC et compatibles les commandes des versions 2 à 4 de MS-DOS.35,75 S Tél,: (514) 332-5860 Ext.: 1-800-361-5751 S -Jill • - y/Y'Jîy'5.• ’.-.vSr:'.-SV Sarah Kofman ! *'.”7 «Il lui raconta lévéncmcnt du malin.Cotte femme derrière une \itre qui l'avait fasciné, lui.Alexandre.Sans pouvoir expliquer comment, il était lié à cette femme depuis l'événement de ce matin.Il ne comprenait pas pourquoi, et c'était de cela dont il axait besoin de parler.» Trois personnages se rencontrent et se transforment, happés par le jeu du langage et de ses sous-entendu la pleine lune LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND ENCYCLOPÉDIE Robert Delort, Charlemagne; Claude Mossé, La Démocratie grecque; Jean-Claude Fischer, La Géologie, M A.éditions, coll.« Le Monde de .», 206, 237 et 246 pages.Ces livres en format de poche sont de véritables encyclopédies.Une présentation alphabétique, claire et précise, « offre un lexique de base indispensable à chaque thème abordé ».Un système de renvois entre les articles assure la cohésion de l'ensemble des volumes.Des cartes, tableaux et graphiques illustrent chaque livre.Pour tout savoir, rapidement et à peu de frais, dans un domaine précis.HISTOIRE Jacques Lelaye, Louis XV et Damiens, Gallimard.Cette histoire exemplaire (un coup de canif inoffensif du domestique Damiens sur la personne du roi Louis XV) provoque un des plus horribles supplices que l’Histoire ait connus.L'auteur de cet ouvrage a choisi de présenter cette douloureuse page de l'Histoire sous forme de dialogues.Il veut montrer, à l'aide de documents souvent inédits, que Damiens n'était qu’un instrument innocent entre les mains coupables de hautes personnalités.Délayé affirme ne prendre aucune liberté avec l'Histoire.PHILOSOPHIE Sarah Kofman, Nietzsche et la scène philosophique, Galilée, 321 pages.Ce livre, qui est une réédition revue, corrigée et augmentée, « souligne l'affinité essentielle, perçue par Nietzsche, entre le théâtre et le théorique », La fonction cathartique est, évidemment, au centre du débat.Kofman en profite également pour montrer que Nietzsche échappe plus à la métaphysique que Heidegger.Jean-François Lyotard, L’Enthousiasme.La critique kantienne de l’histoire, Galilée, coll.« La philosophie en effet », 115 pages.Jean-François Lyotard veut montrer, dans cet ouvrage, que « l'histoire (est) un simple ensemble de phrases qu'on peut, tout au plus, grouper en familles » et que « c'est la tâche critique d'isoler ces familles ».Son exposé sur le politique et Kant s'inscrit dans le vaste mouvement, en France notamment, d'un retour à l’auteur de la Critique de la raison pure.LITTÉRATURE Sheila Bosworth, L’Innocence ou presque, Flammarion, coll.« Lettres étrangères », traduit de l’américain par Jacques Chabert, 281 pages.Une jeune fille se souvient de son grand-père; une amie de sa mère lui raconte la relation amoureuse de ses parents, comment ils l'ont conçue, etc.Un drame sourd prend forme lentement.Sheila Bosworth, dont c'est le premier roman, peint le mal par son contraste avec l'innocence, ou presque .Thomas Farber, La Courbe du chien, Gallimard, coll.« Du monde entier », 172 pages.Deux frères, séparés par toute l'étendue du continent américain, communiquent par interurbain en différentes langues.Ils se parlent de femmes et de football, les deux sujets essentiels à la vie de tout Américain qui se respecte.L’auteur mêle à tout cela des formules mathématiques et des statistiques sur les suicides du haut du pont Golden Gate.Des propos sur le menu quotidien lient cette sauce un peu hétéroclite.Nietzsche et la scène philosophique UNE EXPOSITION, UNE RENCONTRE UN BON FILM, UN BON AVEC NOS ARTISTES.DIVERTISSEMENT C'EST DE TOUTE ÉVIDENCE DANS LE DEVOIR LES TIERS par Jacques Grand’Maison Tome 1: ANALYSE DE SITUATION 240 pages.Prix: 14,95$ Tome 2: LE MANICHÉISME ET SON DÉPASSEMENT 248 pages.Prix: 14,95$ Tome 3: PRATIQUES SOCIALES 244 pages.Prix: 14,95$ }acqueS tiers 1-1 ip situat'°n Iniohéismi: et /\n&lyse ü Ipassement Jacques Grand’Maison ré-interroge notre itinéraire collectif des dernières décennies en le resituant dans celui des sociétés occidentales.Cette trilogie sur Les Tiers offre, parmi d’autres, une clé de compréhension du tournant actuel.Son diagnostic dégage quelques pistes d’action pour l’avenir.«Il est plus facile de faire dérailler un train que d’en construire un ensemble et de le conduire avec efficacité vers des objectifs de justice, de liberté et de créativité.» afïdës 5710, avenue Decelles, Montréal • H3S 2C5 Tél.: 735-6406 LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 ¦ B-3 Portrait de Piazza au coeur de la ville LETTRES QUEBECOISES JEAN ROYER * François Piazza, Blues Note, nouvelles, VLB éditeur, 114 pages.CHEZ FRANÇOIS PIAZZA, la nouvelle, faute de prendre un air de tragédie au langage précis, devient une sorte de monologue intérieur où des personnages tragi-comiques racontent surtout leurs rêves nocturnes et se prennent au jeu de quelques vieux fantasmes.Ces histoires de ville, l’auteur les a imaginées sur un air de blues.D’où le titre de son recueil.Les personnages de Blues Note habitent le coeur de la ville et fréquentent les zones d’ombre des rues Saint-Denis ou Rachel.Leur quotidien est ici une drôle de bohème qui se passe « entre la révolte et le merveilleux, ces deux formes de l’amour », ou se déplace « entre le sentiment de l’inutile et le rêve du miracle fou».Nous assistons au réveil de l’amant, à l’anxiété d’une ancienne religieuse dont le désir amoureux vole en éclats, au défilé des danseuses du bar des Miracles et, sur un ton plus austère, au séjour d’un intellectuel à Parthenais, dans la prison dérisoire d’Octobre 1970.Le livre de Piazza nous propose un Mues urbain où la sensualité est un espoir du lendemain.L’écriture de ces nouvelles cherche à rendre, par son rythme, des atmosphères et des images rapides (des flashes) de la solitude au coeur de la ville.Pleines de nostalgie, ces nouvelles n’arrivent pas toujours à nous étonner ni à nous séduire par leur écriture même, qui reste le plus souvent un peu floue et trop facilement incantatoire.On dirait que l’auteur compte exclusivement sur une écriture « parlée », proche de la conversation quotidienne et spontanée, pour nous intéresser.On aimerait qu’un style moins relâché nous conduise plus en profondeur dans la connaissance des personnages.On peut dire, cependant, que la plupart des histoires sont bien menées, un peu comme des contes amusés et amusants, tantôt d’une joyeuse ironie, tantôt d’une sensuelle rêverie.La qualité de ce recueil reste le ton familier avec lequel Piazza nous livre les monologues intérieurs des personnages qu’ils a croisés en plein centre-ville.Ce livre nous fait miroiter avec une certaine verve les plaisirs de vivre et la liberté d’être du citadin ordinaire.?J’ai voulu en savoir plus long sur l’auteur de ces personnages étonnants.Piazza est lui-même un personnage du plateau Mont-Royal.Poète, journaliste, écrivain, il vit à Montréal depuis un quart de siècle.Quand il se met à vous parler, non seulement il vous apparaît intarissable, mais il vous chante son discours avec un accent connu : celui d’un Marseillais d’origine corse.Devenu montréalais, Piazza a gardé le verbe haut et le coeur chaud.Quand j’arrive chez lui, rue Berri près de Rachel, Piazza me fait vi- Photo Jacques Grenier François Piazza.siter cette maison qu’il rénove petit à petit avec sa famille.On voit des livres partout.Sur l’écran d’un microordinateur traîne une prose que l’écrivain fera disparaître le temps de notre entretien.Je retrouve un homme chaleureux mais secret.Il parle d’abondance mais n’en cache pas moins son émotion profonde.« Écrire est pour lui, dit-il, une forme de vie.Et la nouvelle, un genre qui permet de soutenir l’intensité de l'écriture.» La ville, et particulièrement le plateau Mont-Royal, compose un univers qui ne cesse de fasciner Piazza.Son quartier lui fait même penser au Saint-Germain-des-Prés des années 1950 .« Je peux comparer, j’y- ai vécu ! On y retrouve le même potentiel de création, des jeunes comédiens, des peintres, des auteurs en grand nombre, de même que des lieux de rencontre et des lieux d’essai.À côté des galeries consacrées, comme Aubes 3935 ou Michel Té-treault, apparaissent des galeries qui peuvent fermer au bout de deux mois ou reprendre ailleurs.Il y a aussi des tas de petites éditions, presque des samizdate, avec des tirages de 50 ou 100 exemplaires, qui voient sans cesse le jour sur le plateau Mont-Royal.Il y a encore ces bars où l’on refait le monde trois fois avant d’aller se coucher ! » C’est tout ce monde qui lait la pâture de l’écrivain.« Au fond, s’émeut Piazza, la vie n’est ni banale ni quotidienne pour personne.Chacun est.le héros de sa propre histoire.Ce sont ces héros qui me touchent.» Ces personnages, il les rencontre au cours d’un voyage dans l’intemporel entre le cimetière de la Côte-des-Neiges et l’Outremont.« J’ai la passion de la marche, dit-il.Aussitôt que j’en ai le loisir, je m’en vais marcher dans la ville et il faut que je la sente vivre.» Ces personnages, il les croise encore au parc La Fontaine ( Evitez la fumée Pour mieux respirer OUVERT 7 JOURS JUSQU'À 21 HEURES Librairie Champigny me 4474.rue Samt-Denis Montreal (Qué ) 844-2587 ( iMiniHüm UN JOUR OU L’AUTRE I I-1 Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS vendredi 30 janvier de 19h à 21h RÉGINE ROBIN auteure Le réalisme socialiste: une esthétique impossible Éditions PAYOT samedi 31 janvier de 14h à 16h FRANÇOIS BARCELO auteur de Aaa, Aàh, Ha ou les amours malaisées Éditions I HEXAGONE 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tel.: 274-3669 qui lui rappelle, en hiver, une « ombre solitaire et glacée », celle du fameux sonnet d’Arvers ! Il vit au coeur de la ville avec ces jeunes qui lui rappellent, mais de façon combien différente, la bohème de sa jeunesse.« J’aime la campagne.J’aime la montagne.Mais j’aime vivre en ville.J’aime le coeur d'une ville.J’aime retrouver ses creux.A Montréal, j’ai facilement trouvé les creux de la ville.J’ai vécu la bohème des glorieuses années 1960.C’est formidable à vivre quand les gens de tous les jours s’appellent André Major, Paul Chamberland, Serge Otis, Péloquin, Gauguet-Larouche, Emmanuel Cocke, Gurick ou Dumas.C’est fantastique d’avoir vécu ma jeunesse avec eux et de vivre aujourd’hui au coeur de Montréal avec d’autres jeunes.François.Piazza Blues Note nouvelles vlb éditeur « Les jeunes des années 80 n’ont pas le même romantisme que nous.Nous rêvions de la naissance d’une nation.Eux, ils inventent un nouveau style de vie auquel sont reliés, d’ailleurs, plusieurs tabous.Comme si certains archétypes qui renaissent n’avaient rien à voir avec la reügion et la famille.Car leur société est bien différente de celle des années 60.Ils la rebâtissent avec une discipline que nous avions pourtant fait éclater.Vivre au milieu des jeunes, cela te renouvelle.On connaît aussi, sur le plateau Mont-Royal, une ville dans la ville.On voit les strates de la société.Tout un monde dont ne parlent jamais les grands journaux mais qui existe.Quand tu vois l’influence d’un journal local comme Liaison Saint-Louis ou que tu rencontres 500 personnes au party de Radio Centre-Ville, tu te dis que tu vis au coeur de la ville.C’est cette ville-là que j’aime raconter ! » UNE NOUVELLE GRAMMAIRE MICHELTORDOIR EDITIONS DU TRECARRE 24.95 $ 440 pages reliées La grammaire Gobbe et Tordoir se présente comme une grammaire de la phrase et retient essentiellement les points de vue syntaxique et morphologique des éléments de la langue française: * analyse de la phrase; * propriétés syntaxiques, morphologiques et sémantiques des classes de mots, genre et nombre, conjugaison; * règles d’accord des mots en rapport avec l’analyse de la phrase: * principaux phénomènes de la langue orale et emploi des signes orthographiques.C’est une grammaire du français écrit et oral, outil de communication.EDITION'S DU TRÉCARRÉ _______LE FEUILLETON_______ Le livre de la grand-grand-mère LISETTE MORIN ?Colette Audry, Françoise l’ascendante, récit, Gallimard, 144 pages, 1986 BIEN DAVANTAGE que les gros romans parus cette année-là, deux minces petits livres demeurent mes meilleurs souvenirs de lecture de l’année 1984.Le premier, un récit autobiographique de 113 pages, valut à son auteur, Annie Er-naux, le prix Théophraste-Re-naudot.Il s’agit de La Place, une oeuvre d’une grande densité et d’une bouleversante simplicité de style, à laquelle Annie Emaux avait donné en exergue un aveu de Jean Genet : « Je hasarde une explication : écrircc’est le dernier recours quand on a trahi.» Le second de ces « grands » petits livres d’il y a deux ans fut L’Héritage, un bref roman de Colette Andry (164 pages).De la famille Audry, Jacqueline, la cinéaste soeur de Colette, décédée en_1977, m’était mieux connue, grâce à ses adaptations pour le grand écran de plusieurs ouvrages illustres dont le Huis clos, de Jean-Paul Sartre.Avec Françoise l’ascendante, Colette Audry délaisse le théâtre et le roman, abandonne, pour raconter la vie de son arrière-grand-mère, ce que Maurice Nadeau appelait les « destins calamiteux » qu’elle affectionnait de montrer, en les démontant sans indulgence.Pourquoi, devenue elle-même octogénaire (Colette Audry est née en 1906), une romancière éprouve-t-elle le désir de remonter dans le temps à la recherche d’une aïeule que, tout compte fait, et bien qu’elle ait, en de rares périodes, vécu sous le même toit pendant sa petite enfance, elle aura fort peu connue ?Parce que, explique-t-elle," « j’ai pensé à toi, une nuit.Françoise, née Pattus, épouse puis veuve Doumergue, mère de ma grand-mère Fanny Doumergue, qui fut épouse puis veuve Combe, et de Gaston Doumergue, mon grand-oncle, grand-mère d’Inès Combe, fille de-Fanny qui devint Inès Audry, ma mère.» Il faut dire que cette nuit, où elle a « pensé » à son arrière-grand mère, n’est pas de ces nuits qu’on oublie .C’était en juin 1940, et « lorsqu’il a fallu prendre la route de l’exode, “l’auteur a reposé son sac" pour y fourrer le gros rognon d’agate poli » qui lui servait de presse-papiers et la photo de l’aïeule, conservée jusque-là dans une boîte de laque sur la commode.Le prétexte du récit, qu’elle a intitulé Françoise l'ascendante, me paraît tout à fait.romanesque.Ce qui ne l’est pas, c’est la constante et minutieuse recherche d’un passé, d’éléments, rares et d’autant plus précieux, d’une longue vie de femme, une austère protestante, qui aura vécu toute sa vie dans « la France pro- • fonde » mais qui aura donne un président à la République française, entre les années’1924 et 1934.« Si je t’ai choisie parmi les autres, bien que tu n’aies jamais été la pren : ;"'e dans mon coeur, explique encore Colette Audry, son arrière-petite-fille, c’est que je m'étonne encore de l’avoir emportée avec moi un jour de juin où se fracassait le monde.» Les lecteurs de ce récit, dont certaines pages ont toute la force et la pénétrante acuité du « documentaire » de cinéma, apprendront la vie dans un petit village, appelé Aigues-Vives (inconnu, je le crains, pour d’autres lecteurs autant que pour moi, alors que nous connaissons si bien la merveilleuse Aigues-Mortes) dans une maison habitée par des vieilles et des enfants.Mais il faut préciser que,-pour la militante que fut toute sa vie (l’est-elle encore, en sa verte vieillesse!) Colette Audry, l’aïeule avait d’autres titres à l’admiration de sa .descendante.« Tôt politisée, avoue-t-elle, j’ai admiré que tu aies connu cinq régimes différents, que tu sois née sous un roi, frère du guillotiné de la Grande Révolution, que tu aies grandi sous un autre (mieux contenu), que tu aies traversé le second épisode impérial, que tu en fusses à ta seconde république, troisième de fait, première et dernière pour moi, car je ne pouvais imaginer que celle-là aurait une fin comme les autres.» Le chapitre cinq de Françoise l’ascendante est particulièrement savoureux : avec humour, Colette Audry raconte comment Gaston Doumergue aurait bien pu .ne jamais naître.À 37 ans, « lorsque Mme Pierre Doumergue s’est retrouvée encore enceinte 13 ans après la naissance de Fanny, tout Aigues-Vives a admiré qu’ait pu se produire entre vous cette forme particulière d’une réconciliation sans lendemain.[.] Cette nuit sans lendemain a valu à la Troisième République son 12e président ».Mais il ne faut pas s’y tromper : le récit de Colette Audry est, bien plus que l’évocation d’un personnage public, les retrouvailles d’une femme de ce siècle avec une « intrépide » villageoise qui a chevauché deux siècles.Cette Françoise, l’auteur déplore qu’un biographe l’ait un jour « falsifiée » en racontant Gaston Doumergue.On en a fait, précise-t-elle avec aigreur, « une vieille bonne femme bonhomme, avisée, mesurée pour la postérité .» Aujourd’hui, justice est faite, grâce à rarrière-petite-fille qui, parvenue à l’âge qu’avait Françoise lorsque Colette l’a connue, nous la présente telle qu’en elle-mênK l’avait façonnée Une très longue vie dans cette province du Gard, pays de soleil mais également de rigueur et de traditions.« Tu n’as pas été une mère éperdue comme celle d’Albert Cohen », constate, en terminant son récit, Colette Audry.Pour s’en émerveiller, assurément : « Penser à toi, conclut-elle, ne me brise pas.Tu me tiens compagnie tranquillement.Enfoncée à mon tour dans l’allée descendante, je te retrouve en avant de moi.Mressée comme une borne milliaire aux caractères effacés, et je suis aidée à franchir le grand âge en écrivant de toi.» mi wm4II n stift mu» «rartiiiifn; HWIÏMIMHÏ mm 77/-! J-Y ’(o/m w/7/m.l o Q.d o ulaS Q-Cx.va .éditrice présente Serge GARANT ET LA RÉVOLUTION MUSICALE AU QUÉBEC s’adresse autant au chercheur intéressé par l’histoire socio-culturelle du Qué bec, qu’au mélomane et au musicologue curieux de connaître la vie musicale des années cinquante.L’auteur, MARIE-THÉRÈSE LEFEBVRE, PhD Musicologie, est professeur agrégé à la Faculté de Musique de l’Université de Montréal et directrice des recherches en musique canadienne.Serge GARANT, décédé le 1er novembre 1986, nous laisse dans le présent volume des écrits d’une incroyable profondeur.Maître Paul Loyonnet traitç du développement des mains et de la nécessité d isoler les différents groupes musculaires amenant ainsi la bonne coordination des gestes permettant d’éviter les raidissements dus à une trop forte dépense d énergie préjudiciable aux progrès et parfois même à la santé, foutes les difficultés sont ainsi étudiées rationnellement dans leurs lois fonctionnelles.Les problèmes du toucher, les études d’interprétation, les fonctions de la mémoire.é///s/sû e.±a/icLu±±é£.± Quintessence d’ue expérience pédagogique de plus de trente ans, un tel ouvrage est une exceptionnelle nouveauté appelée à donner une réponse si longtemps attendue.Un livre comme celui-ci justifie pleinement l’apophtegme que l’on doit à la plume même de Chopin: «Par la technique, je me débarrasse de la technique».En vente dans toutes les grandes librairies 29,95 $ ch.Distribution Québec-Livres 327-6900 J jtT Impôts- pïofjtSSÜ O Ne vous cassez pas la tête llt\l V< 2sftK 324,95 $ n i \< 1111 \t i BLOGIDISQUE, ( IV 4x5.Suct Place iT Vraies Montréal (Quebec) II2N MP (514) «42-5221 - 1-800-361-763 LES LOIS ET REGLEMENTS / Québec ss Rèdacu°n intend»» SSE Rédaction et interprétation des lois Lin guide sûr et méthodique pour une rédaction claire et une interprétation juste des lois.(Jn ouvrage de feu le juge Louis-Philippe Pigeon reconnu depuis deux décennies, dans une nouvelle version annotée et mise à jour.Ministère des Communications 1986, 176 pages Edition populaire ' EOQ 23123 3 15.95 $ Édition de luxe Couverture cuir et boîtier LOQ 23122 b 49.95 $ En vente dans nos librairies, chez nos concessionnaires et par commande postale: Les Publications du Québec C.P 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 0201020010020909050905000100020101020102000000020000 B-4 ¦ Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 CINEMA ASTRE I: (327-5001) — "Les fous de bassan" 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 40 ASTRE II: - “Bach et bottine" 1 h.3 h.5 h.— "Le déclin de l’empire américain” 7 h, 9 h, ASTRE III: - “Wanted dead or alive" 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 ASTRE IV: — "Flevel et le nouveau monde” 1 h, 2 h 45, 4 h 20.— “Danse mortelle" 6 h.9 h 40 BERRI I: (288-2115)-"Les fugitifs” 1 h 50, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 BERRI II: - "Thérèse” 1 h, 5 b 10, 9 h 20— "Inspecteur Lavardin" 3 h, 7 h 10 BERRI III: "Bach et bottine" 12 h 20 h 10, 4 h, 5 h 50.7 h 40.9 h 30 BERRI IV: — “Man ocean" 2 h, 4 J0, 7 h, 9 h 30 BERRI V: — “Fievel et le nouveau monde" 12 h 45, 2 h 30.4 h 15, 6 h — “Le bonheur a encore frappé" 8 h, 10 h BONAVENTURE I: (861-2725) -“Three amigos" 1 h 10.3 h 10.5 h 10, 7 h 15, 9 h 15 BONAVENTURE II: - “Crazy moon" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.BROSSARD I: (465-5906) - "Les fugitifs" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BROSSARD II: (465-5906) - “Les fous de bassan" 12 h 30, 2 h 35, 4 h 45, 7 h.9 h 15 BROSSARD III: "Wanted dead or alive” 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 15 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)- "Jean de Flo-rette” 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1 : "Flevel et le nouveau monde” 12 h 15.2 h, 3 h 45— "Top gun” 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: “Mission” 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 3: "Bach et Bottine” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 4: "Wanted dead or alive” 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 5: “Les fous de bassan" 12 h 20, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 6: “Platoon" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 10.9 h 30 LAVAL 20 00 1 : (687-5207)- "Les fugitifs” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 35, 9 h 40 LAVAL 2000 2: "Le déclin de l’empire américain" 1 h.3 h.5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) — "Howard une nouvelle race de héros" 1 h.3 h.5 h, 7 h.9 h.CINÉMA CHATEAUGUAY II: - "Fievel et le nouveau monde” 1 h 15, 3 h, 4 h 45, 7 h, 8 h 45 CARTIER-LAVAL: (663-5124) — CHAMPLAIN I: (524-1685)-"Mission” 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 CHAMPLAIN II: — "Danse mortelle" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 35, 7 h 35, 9 h 45 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— sam "Dancing In the dark” 4 h, 9 h 30 —"Extremities” 4 h 15.9 h 15— "Pirates” 7 h— "Monty Python's and now: tor something completely different" 7 n 15— “The Rocky horror picture show” 11 h 30— “Manson" 24 h — dim “Bednobs and broomsticks" 1 h.— "Extremities" 2 h, 7 h — "Dancing In the dark” 3 h 15, 7 h 15— "And now lor something completely different" 4 h — “Pirates” 5 h, 9 h 30— "QIPMttwiQA'1 Q h 1A CINÉMA DE PARIS:(875-1882) - “Wanted dead or alive" 1 h,3h,5h,7h 15, 9 h 30 sam.dern.sped.11 h 30 CINEMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Cathermeest (523-3239)— “Boys of San Francisco” 1 h.2 h 30.4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30, 10 h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam "Punishment park" 18 h 35— "Le grand béguinage de Bruxelles" 20 h 35-dim "Bonjour Paris" 15 h — "L’Invitation" 18 h 35— “Heat" 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518) — "Top gun" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 35 CINÉPLEX II: - "Peggy Sue got married" 1 h 15.3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX III: - "Down by law" 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 20.9 h 40 CiNÉPLEX ly: - “Room wi: view h, 4 n 30, 7 h h 30 CiNÉPLEX -"Flrewrlkei 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 2U, 9 h 40 CINÉPLEX VI: - "An american tail" 1 h 10.3 h 10— “Halfmoon street" 5 h, 7 h, 9 h.CINÉPLEX VII: — "Déclin of the american empire” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉPLEX VIII: - “Brighton Beach memoirs" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 CINÉPLEX IX:- "Stand by me" 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - "3 amigos" 1 h 40, 5 h 25, 9 h 10 — “FX" 3 h 30, 7 h 15.CINÉMA MONTRÉAL II: - "La mouche" 1 h, 5 h 1 5, 9 h 30— "Allens 2" 2 h 50, 7 h 05 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— “Le déclin de l'empire américain" 12 h, 2 h Ib.4 n 30, 7 h, 9 h 10.COMPLEXE DESJARDINS II: - “Les fous de bassan" 12 h 15, 2 h 30, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: - "Sld and Nancy" 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 50 COMPLEXE DESJARDINS IV: - "Autour de minuit" 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 25 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— “Guerrières” sam.dim.7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- sam "His girl friday” 19 h — “Les maîtres chanteurs de Nuremberg" 21 h — dim “The Philadelphia story" 19 h — “Suspicion" 21 h CRÉMAZIE: (388-4210) - "Mission" 2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) — “La puta” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: "Bananas" 1 h 20, 4 h 40, 8 h — "Tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander" 3 h, 6 h 20, 9 h 40 DORVAL I: (631-8587)-"Star Trek 4” 12 h, 2 h 20.4 h 40, 7 h, 9 h 20 DORVAL II: “Critical condition" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 DORVAL III: "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 DORVAL 1V: “Heartbreak ridge” 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 DÈCARIE I: (341-3190) — "Three amigos" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h DÉCARIE II: — “An american tail” 12 h 15, 2 h, 3 h 45, 5 h 30— "Brighton Beach memoirs" 7 h 15, 9 h 30 ÉLYSÉE I: (842-6053)-”37.2’ le matin” 1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 20 ÉLYSÉE II: — "La terre jaune” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 FAIRVIEW I: (697-8095) - "Little shop of horror’ 12 h 15, 2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 55, 9 h 50 FAIRVIEW II: — "Lady and the tramp" 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30— “Bedroom window" 7 h 05, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: — “Crazy moon” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - “Men" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - “An american tail”12 h 30, 2 h 30— “Sld and Nancy" 4 h 45, 7 h 25, 9 h 45 FAUBO T CATHERINE 4 -“Les tous c 41- 8 h, 10 h.GREENFIELD i: (6 / ' ¦ 29.i —“La belle et le clochard" 12 h 35, 2 h 15, 3 h 55— "Crocodile dundee" 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD 2: - "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 GREENFIELD 3: — “Jumping jack flash" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15.7 h 20, 9 h 25 IMPÉRIAL: (288-7102)-"Star trek 4" 12h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 40 JEAN-TALON:(725-7000) — "Les fugitifs” 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 8 h 45, 9 h 30 KENT l:(489-9707) — “Bedroom window" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 KENT II: "Morning after” 1 h 15, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45 LE LAURIER: 5117 ave du Parc (495-4231)— "La publicité 86: attention ça mord” sam.6 h.' L - U K h sam.8 h, 10 h.dim.7 h, 9 h.L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) - "Le lieu du crime’ 7 h.— “Le risque de vivre" 7 h 15— “Le sacrifice' 9 h— "Oriane” 9 h 30 (16 au 19 janv.) LAVAL l:(688-7776) — "Jean de Florette" 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 35 LAVAL II:— “Critical condition' 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 25 LAVAL III: — “La belle et le clochard” 12 h 35, 2 h 15, 3 h 55, 5 h 35— “Jumping jack flash” 7 h 20, 9 h 25 sam.dern.sped.11 h 25 LAVAL JV:— “Crocodile Dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.sped.11 h 40 LAVAL V:- "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.sped.11 h 15 LAVAL-ODÉON l:(6B7-5207)- “Antarctica” 7 h 15.9 h 20 LAVAL-ODÉON II:— "Le mal par le mal" 7 h 30, 9 h 35 LOEW S l:(861-7437) — "Golden child” 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.sped.11 h 15 LOEWS II:— "Crimes of the heart” 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.sped, 11 h 30 LOEWS III:— "Morning after” 1 h 15, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45 sam.dern.sped, 11 h 45 LOEWS IV:— “Lady and the tramp” 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30— “Eye of a tiger” 7 h 30, 9 h 25 sam.dern.sped.11 h 20 LOEWS V:— “The name of the rose" 1 h 15, 3 h 50, 6 h 30, 9 h 05 sam.dern.sped.11 h 40 LE MILIEU: (277-5789)— La Pologne en vues: “le couteau dans l'eau” dim.3 h.OUIMETOSCOPE:(525-8600) - sam "Allens 2 le retour" 4 h 45.7 h 15, 9 h 45— "Le rayon vert" 5 h 30.7 h 15— “Tenue de soirée" 9 h 10— dim “Allens 2" 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30— “le rayon vert” 2 h, 3 h 45, 5 h 30— "manon des sources" 7 h 15— “le rayon vert" 9 h 30 OUTREMONT:(277~4145)— "La couleur pourpre" 6 h 30— "Journal intime” 9 h 30 PALACE l:(866-6991) — “Little shop of horror" 12 h 15, 2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 55, 9 h 50 sam.dern.sped.11 h 45 PALACE II:— "Critical condition" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 sam dern sped.11 h 25 PALACE III:— “Heartbreak ridge" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 sam.dern sped.11 h 55 PALACE IV:— “Bedroom window' 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 sam.dern.sped.11 h 30 PALACE V:— “Color of money” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 sam dern.sped.11 h 30 PALACE VI:— “Crocodile Dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.sped.11 h 40 PARADIS I: — "Top gun" 1 h 15, 5 h 15, 9 h 20— "Ferrls Bueller" 3 h 15, 7 h 20 PARADIS II:— “Aliens 2 ” 2 h 50, 7 h 05— “La mouche" 1 h, 5 h 15, 9 h 30 PARADIS III:— "Les fugitifs" 1 h, 2 h 45, 4 h 30.6 h 15, 8 h, 9 h 50 -.-, < ARALLÈLF- '843 °;.PARISIEN l:(866-3856) — "Manon des sources” 12 h 05.2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam, dern.sped.11 h 35 PARISIEN II:— "Crocodile Dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.sped.11 h 40 PARISIEN III:— “Jumping jack flash" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 sam.dern.sped.11 h 25 PARISIEN IV:— "Le nom de la rose” 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 sam.dern.sped.24 h.PARISIEN V:— "Les enfants du silence” 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.sped, 11 h 40 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “Bach et Bottine" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45.7 h, 9 h PLACE LONGUEUIL II:- "Fievel et le nouveau monde” 12 h 15, 2 h, 3 h 45, 5 h 30— "La mouche" 9 h 40— “Aliens 2" 7 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - "Platoon" 12 h, 2 h 30, 4 h 35, 7 h, 9 h 30 sam.dern.sped.11 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II:- “Something wild’ 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON III:— "No mercy” 1 h 10, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 45 PLACE DU CANADA:(861 -4595) - "Brighton beach memoirs" 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PLACE DU PARC I: 844-9470)- "Critical condition” 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 PLACE DU PARC II: "Children of a lesser god" 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE DU PARC III: "Mosquito coast" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 40 SAINT-DENIS ll:(845-3222) —“La mouche” 12 h 30, 5 h, 9 h 30— "Aliens 2” 2 h 30, 7 h 10 SAINT-DENIS III:- "Top gun’ 12 h 20, 2 h 40, 4 h 50, 7 h.9 h.VERSAILLES l:(353-7B80) - "Crocodile Dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.sped.11 h 40 VERSAILLES II:— "Star Trek IV" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 40 VERSAILLES III:— "Le nom de la rose" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 sam dern sped.24 h.VERSAILLES IV:— “Golden child” 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.sped.11 h 15 VERSAILLES V:- "La belle et le clochard” L’AIR DU TEMPS: 194 Sl-Pau! Ouest (842-2003)— Jazz tous les soirs— de 22h.à 02h.30.BALATTOU CLUB: 4372 St-Laurent.Mtl (845-5447)— « Musique populaire africaine * les ven.et sam.de 21h.à 3h.BAR 2080: 2080 rue Clark.Mtl (285-0007)- Eny Krantzberg, vibraphone, Jams Steprans, saxophone, et Michael Gauthier, guitariste, sam.à 22h — Dave Ayton, dim.à 22h — Spécial enregistrement d’émission de télévision avec: Oliver Jones, Janis Steprans et Michael Gauthier, jazz, le mar.20 janv.à 21h.BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-«6661— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim.lun.19h.à 24h , mar.20h.à 01 h , mer.au ven.17h.à 22h., invité du 18 janv.Janis Steprans, saxo et clarinette— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam, à compter de 22h., invité du 17 janv.Nelson Symonds, guitare LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— « Foolhouse live at le Bijou » troupe de comédie et d’improvisation, les lundis à 20h , les mardis à 20h.et 22h à compter du 19 janv.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Icicle works, le 18 janv.LE ZIGZAG CAFÉ : 5358 Lévesque, Laval (661 -4985)— Jazz tous les dim.avec Le Zig Zag Quartet, de 11 h.à 15h.CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Brian and Co, jazz quartet, le 17 janv, à 21 h.30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— « Steve Holt » pianiste, invité spécial Michel Donato, le 17 janv.à 22h.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence à compter de 17h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861 -8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21 h.— Happy Hours de 17h.à 21 h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)- Mar.au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21 h.30 COCK’N BULL: 1944 Ste-Catherine 0.(932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.LES FOUFOUNES ELECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Montréal— U.K.le 17 janv — Johnny got his gun, le 18 janv.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Bob Harrisson et son nouveau groupe ainsi que Jim Zellers à l’harmonica, jusqu’au 31 janv., du mer au sam.à 22h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl 12 h 35, 2 h 15.3 h 55.5 h 35— “Jumping jack flash” 7 h 20, 9 h 25 sam.dern.sped.11 h 25 VERSAILLES VI:— “Jean de Florette” 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h , 9 h 20 sam.dern.sped 11 h 35 L’ERMITAGE:(388-5577) - “Bach et bottine” 1 h 30, 3 h 30.5 h 30— ‘‘Le déclin de l’empire américain” 7 h 30, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(931-2477) — “Mosquito coast” 12 h, 2 h 20, 4 h 40.7 h 10, 9 h 40 YORK:(937-8978) — “The mission" 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40.(285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance, Claude Foisyt, du lun.au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 avec Philippe Noireaut, du lun au ven.— Le Trio Dave Clark, jazz et contemporain, du mer.au sam.de 21 h.à 01 h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.de 17h.à 01 h., le sam.de 20h.à01h LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)-Jacques Ouellette, au piano, du dim.au ven.de 18h a 22h.L’ENTRE-TEMPS: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Discothèque, à compter de 21 h.du mer.au sam.LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h.à 23h.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure, Montréal (878-2332)— Shirley Alston, chanteuse, du 6 au 17 janv., mar au jeu.21 h.30 et 23h.30, les ven.et sam.22h.et 24h — Power Play Motown, du 20 au 31 janv.du mar.au jeu.21 h.30 et 23h.30, les ven.et sam.22h.et 24h L'ESKABEL: 1237 Sangumet, Montréal— « Heb » auteure-compositeure et interprète, le 17 janv.L’IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun au sam de 21h.à 02h.MAISON CAJUN: 1219 rue McKay.Mtl (871 -3898)— Brunch tous les dimanches avec « Sweet Water Jazz Band » de 11 h.30 à 15h.30 RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne.Vieux-Montréal (288-5508)— Alexander Kornik, violoniste tzigane, les jeu.ven.et sam.de 19h.30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— Anyzette and her atrican Ju-Ju, le 17 janv — Blue Monday Jam Session: Nuit de Blues avec Paul Arthur and Raisin' Cain, le 19 janv — Tous les mardis, reggae jam-down session avec Jab-Jab SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul.Dorchester (361 -3511 )— Normand Zubie et David Lessard lun.et mar.de 17h00 à 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de 17h00 à 22h00— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam de 17h00 à 24h00 SALON DES CENT: Zanzibar, 1647 St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz tous les dim.et lundis soirs à 21 h.30 STATION 10: 2071 ouest Ste-Catherine, Montréal (934-0484)— Joy Children, le 17 janv.— Sunday Nite Comedy, le 18 janv.MUSIQUE EXPOSITIONS THEATRE ART 45: 1460 quest Sherbrqoke, Mqntréal (843-5024)— « Réflecteurs » eeuvres récentes de Gedrg Mühleck, du 17 janv.au 12 fév.du mar.au sam.de 11h.à 17h.ATELIER JACQUES CHEVALIER: 911 est Jean-Talon ste 305B, Montréal (274-2160)— Peintures de Jacques Chevalier, visite sur rendez-vous, tous les jours lun.au ven.de 13h.à 18h.ATELIER GALERIE NOUVEL AGE: 350 est Sherbrooke, Montréal (286-0331)— Salle 1: Petits formats de C.Barrette, L.Belletleur, R Connolly, Pita, L.Jacques, J P.Jérome, R, Piché, Y.Rajotte, P P.Rioux, M.St-Amour et J.Tremblay— Salle 2: Sculptures de Denise Arseneault— Estampes de R Connelly, Fieldler, R.Giguère, J.Guitet, Miro, Pala-zuello, Pellan, Riopelle, Tapies, Seuphor, du jeu.au dim.AXE NÉO-7: 205 rue Montcalm, Hull (771-2122)— Peintures et sculptures de Serge Murphy, du 11 au 31janv, BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303 boul.Beaconsfield, Beaconsfield— Huiles et fusains de Menny Perakis.tout janv BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13,555 bout.Pierrefonds, Pierrefonds (620-4181 )— Exposition des oeuvres de Jan Holwek, du 6 au 30 janv , tous les jours LA BOURSE D'OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL INC.: 5487 Paré, Ville Mont-Royal (341-6333)— Grande salle d'exposition et de vente d’oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar.au dim de 10h.à 16h.CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal- Exposition des oeuvres de Carole Bibeau à compter du 14 déc CENTRE D'ARTS D'ORFORD: sortie 118, autoroute des Cantons de l'Est, Ortord (819-843-3981 )— Exposition des oeuvres de plusieurs artistes, visites et commentaires par Madame Monique Girard, du mar au ven a 13h 15, le sam.19h CENTRE COMMÉMORATIF DE L’HOLOCAUSTE A MONTRÉAL: Édifice Cummings, 5151 chemin de la côte Ste-Catherine, Montréal (735-2386)— Exposition « Enfants de l’holocauste legs d'une génération disparue » et ¦ Vie et destruction des Juifs d’Europe, jusqu’en juin 87 CENTRE DE CRÉATION ET DE DIFFUSION EN DESIGN: 200 o Sherbrooke, Montréal (282-3395)— Le Bestiaire: exposition d'illustrations rassemblées aux E U, par The American Institute of Graphic Arts de New York.Le module de design graphique de l’UQAM y présente aussi des travaux d'étudiants sur le même thème, du 23 janv.au 22 tév, CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 Place d'Youville, Mtl (845-4236)— Exposition permanente, spectacle » Son et Images » présentant l'histoire de Montréal de sa fondation à nos jours— ¦ Quand le sol raconte la ville • exposition d’archéologie— « Montréal, 125 ans de transport en commun » du 27nov.au 13 sept.87, du mar.au dim de 10h à 15h,30 LA CHAMBRE BLANCHE: 549 Boul Charest est, Québec (529-2715)— « Portrait de la pose • peintures de Michèle Lorrain— « Objets peints et drapés ¦ oeuvres récentes de Danielle Fillion, du 13 janv, au 8 tév — « Plan d'envers » résidence d’artiste réalisée par Sylvie Gagné, du 13 janv.au 1er mars CHATEAU DUFRESNE: Angle Pie 1X et Sherbrooke, Montréal— * Textiles d'espace, 4 artistes finlandaises ¦ 4 déc au 25 janv.— « L’esprit moderne, verre de Finlande » du 4 déc.au 1er mars— « Le vitrail, technique originale de Nicolas Sollo-goub » 4 déc au 5 avril— du mer au dim, de 11 h.à 170 LA COLLECTION TUDOR INC.: 1538 Sherbrooke Ouest (933-2694) — Oeuvres de M.Bellerive, Ron Bolt, A, Harrison.Bruce le Dain, E.Taheld et Y, Wilson DAZIBAO: 4060 St-Laurent ste 104, Montréal (845-0063)— • Vancouver 86 * exposition de photographies de Kathi Campbeli, Trudy RuOenfeld et lan Wallace, du 7 janv au 1er fév FORT CHAMBLY: Salle Albani.Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly, de la colonisation, le régime français, les guerres franco-iroquoises, le commerce de la fourrure, l'occupafion Oritanique et l'invasion américaine y sont abordés— Exposition d'archéologie * Les trésors cachés du Fort Chambly .à compter du 15 janv., du mer.au dim, GALERIE ALLIANCE: 680 ouest Sherbrooke, Montréal (284-3768)— Oeuvres de Michel Casavant, François Chalilour et François-Marie Bertrand, du 8 au 30 janv.GALERIE AMRAD AFRICAN ARTS: 1522 ouest Sherbrooke.Montréal (934-4550)— Exposition des poupées de fertilité de l'Afrique centrale et de l'Ouest, et une nouvelle collection de colliers GALERIE DIANA ARCHIBALD: 1460 ouest Sherbrooke, 2e étage.Montréal (645-5986)— Salon 1 : Petits formats de Juneau, Peters, Notkin, Lands-ley, Giguère.Marcil.Martin et Tremblay— Salle 2 Toiles récentes de Denis Juneau, du mar au sam GALERIE D'ART DES ARTISTES PEINTRES CRÉATEURS ASSOCIÉS DU QUÉBEC: 206 rue St-Eustache.St-Eustache (473-4218)— Exposition permanente de peintres canadiens de renom GALERIE D'ART DU COLLEGE EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin de Chambly, Lon-gueuil— • Une collection > choix d'oeuvres de Gilles Daigneault et de Denise Desautels, du 20 janv au 5 tév GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal— Oeuvres récentes de Claude Mongrain— Photographies provenant de la collection permanente— Objets d’art précolombien de la collection permanente— du 7 au 31 janv, GALERIE D'ART DU PARC: 864 des Ursulines, Trois-Rivières— • Pierres sculptables du Québec ¦ exposition de Jean Brillant, André Lapointe et Réal Patry, du 13 janv, au 8 tév, GALERIE ART FRANÇAIS: 372 ouest rue Laurier, Mtl— Oeuvres choisies de Y.Boulanger, J.Dal-lalre, G, Archambault, D, Rochon, A.Pellan et P.V.Beaulieu GALERIE D'ART L'ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Plaza Alexis Nihon (935-8030) — Peintures de N.Boisvert, M.Brazeau, M, Favreau, G.E.Gingras, J.P.Lapointe, A, Richardson, A.Rousseau, C D, Valais.GALERIE D'ART STEWART: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (630-1220)— * Objets d'Art, Oeuvres d'Artisans » collection de la fondation Massey, du 10 janv, au 1er mars GALERIE ART ET STYLE: 4875A ouest rue Sherbrooke, Westmount— Oeuvres de Colette Boivin, David Brown, F.lacurto et Albert Rousseau, du 3 janv.au 2 fév.GALERIE LAURIENNE BAZINET: 5451 ouest' Sherbrooke, Montréal (483-2607)— Exposition de groupe, oeuvres d'Antoine Dumas, Vincent Dusek, Marc-Aurèle Fortin, A.Y.Jackson, Esther Maltais, Henri Masson, Nicole Taillon, Luigi Tiengo et Arthur Villeneuve, du 17 janv au 1 er tév du mer, au dim.de 12h.à 170.GALERIE NINA BÉNARD: Square Bernard, 1209 ave Bernard, ste 200, Montréal (276-7637)— Oeuvres de Jean-Paul Jérôme, r.c.a.exposition en permanence GALERIE RENÉ BLOUIN: 372 ouest Ste-Catherine ch.501, Montréal (849-2595)— < Oeuvres excentrées » artistes de la galerie, du 7 au 17 janv.— Oeuvres récentes de Melvin Charney, du 24 janv.au 21 fév,, du mar.au sam, de I1h.à 18b GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 ouest Ste-Catherine, local 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Jocelyne Alloucherie, du 10 janv.au 7 fév., du mar.au sam.GALERIE BRÈCHE: 221 ouest St-Paul, Mtl (282-1794)— Oeuvres des artistes delà galerie, gravures et lithographies de Calder, Chagall, De Chirico, Del-veaux, Léonor Fini, André Masson, Miro, Riopel et Vasarely, du mer.au dim.de 12h.à 17h.GALERIE DU CENTRE: 250 St-Laurent, St-lam-bert (672-4772)— Exposition de caricatures, du 21 janv au 1er fév GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20 ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631)— Oeuvres de Denis Rousseau, du 10 janv.au 7 fév., du mer.au sam, de12h à18h GALERIE DES CLOSERIES: 7373 des Closeries Anjou (351-2898)— Oeuvres de Fortin, Beaulieu, Bel-lefleur, Suzor-Côlé, du jeu.au dim GALERIE CONVERGENCE: 1285 Visitation, Mtl (524-4060)— Exposition des oeuvres des artistes de la galerie, du mer au sam.de 13h.à 18h.GALERIE COUTU ET MICHAUD: 207 ouest Laurier, Mtl (276-8833)— Exposition des bijoux de M.Beauchamp, P, Bossé, J.Coutu, G, Fauteux-Lan-lois, A Favretti, L, Fortin, D.Michaud, E.Roy et B, tutman GALERIE DU CYGNE: 1451 ouest rue Sherbrooke, Montréal— Salon d'automne: exposition des récentes peintures des artistes de la galerie— A Brasilier, F, Defossez, L.Gendron, J.B.Valadie et M.Verdier GALERIE DANIEL ET ANNEXE: 2159 Mackay et 1442 ouest rue Sherbrooke, Montréal— Les artistes de la galerie, ainsi que des artistes invités: oeuvres sur papier, sculptures et peintures, du 13 déc.au 31 janv.GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1212 ave Greene, (933-4406)— > Choix du collectionneur », artistes de la galerie dim I2h à I7h GALERIE DOMINION: 1438 ouest rue Sherbrooke, Mtl (845-7833)— Oeuvres sur papier des artistes canadiens et internationaux, à compter du 8 nov GALERIE ELCA LONDON: 1616 ouest Sherbrooke, Montréal (931 -3646)— Oeuvres récentes de Carol Sutton, Jean-François Houle, Harold Feist, Robert Goodnough, Sylvain Bigras et Jack Bush, tout ianv GALERIE EMERGENCE PLUS: 807 est Laurier.Montréal (274-7948)— Travaux récents de Michel Bricault, du 11 au 30 janv, du mer, au dim.GALERIE ESPERANZA: 2144 Mackay, Montréal (933-6455)— Oeuvres de Nycol Beaulieu, Josette Trépamer, Michelle Guay, Brigitte Potter-Mal, et Danielle ThiOeault, du 11 déc.au 31 janv.du mar.au sam GALERIE DENISE GALLANT: 260 chemin Bice, Ortord (819-843-4367)— Artistes de la région, huiles, acryliques, aquarelles, et 2 sculpteurs sur bronze, les ven.et dim.de 12h à 20h , les autres jours, sur rendez-vous GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blamville ouest, Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar au sam I2h, à 18h GALERIE HORACE: 906 ouest King, Sherbrooke (821-2326)— Salle 1 Oeuvres de Lamarche, La-pointe et Munk, du 9 janv au 1er tév,— salle 2: • Paysages d'eau » exposition de Daniel Roy, 9 janv.au 1ertév GALERIE JACQUIE: 1437 Stanley, (842-3639)-Oeuvres de maîtres japonais contemporains: Amano, Sawada, Kuroda, Satoh.Hoshi, Sakamato.Maki.Rio-dei GALERIE JOHN A.SCHWEITZER: 42 ouest ave des Pins, Mtl (289-9262)— Oeuvres d’artistes canadiens et internationaux— .Choix d'artistes » exposition collective des artistes de la galerie, du jeu.au dim, 12h.à I8h GALERIE K ASTEL: 1366 ave Greene, Mil (933-8735)— Nouvelles acquisitions signées de J W Beatty, J Beaudoin, F Brandtner, L Brooks, S.Bru-noni.S Chase, Suzor Côté, B Des Clayes, M A.Fortin, P, Huot, A.Y Jackson, H W.Jones, M, Lapensée, J P Lemieux et autres, du mar.au sam de 10h à 17h 30 LA GALERIE: 75 St-Antome, Trois-Rivières (373-1980)— Carlos Calado, 9 janv.au 1 er tév GALERIE CLAUDE LAFITTE: 1446 ouest Sherbrooke, Montréal (288-7718)— Maîtres anciens et modernes Borduas, Riopelle, Pellan, Fortin.Kneg-hod, Morrice, Gagnon, Holgate, Roberts, Lemieux et autres— Artistes de la galerie Jennifer Hornyak, Andréa Blanar, Maurice Domingue et Frank de Mattéis GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 1620 ouest Sher Orooke, Montréal (935-5455)— Oeuvres récentes de Claude Simard, du 4 déc, au 30 janv.GALERIE LA STOA: 1661 St-Denis, Montréal (845-3923)— Oeuvres de A.Aubé, Kwasi Msum Boateng, J.Filion, N.Geotfroi, P.Lamoureux, M.P, Marmen, et M.Plomteux jusqu'au 31 janv.GALERIE LAURIER: 1111 ouest Laurier, Montréal (272-1117)— Oeuvres récentes de Pierre Meko-Le-fort, du 27 nov.au 26 janv.GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 1437 rue Stanley, Mtl (842-3639)— Gravures originales de martres contemporains japonais et européens: Kuroda, Saito, Sawada, Shinoda, Avati, Weisbuch, Dussau, Bongi-bault et autres, lun.au ven.10h, à 18h., sam.12h.à 170.GALERIE LUDOVIC: 1390 ouest Sherbrooke, Montréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hudon, Bertounesque, Desjardins, Chevalier et Lamoureux GALERIE MARIE-ANASTASIE: 4334 St-Denis, Montréal (843-4748)— Moyens et petits formats des artistes de la galerie, du 10 déc.au 25 janv., du mer.au dim, et sur rendez-vous GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame, Montebello (819-423-6361)— Exposition des oeuvres de L.Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry, Delsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon et autres, tous les jours de 10h.à 18h.GALERIE SOHO MERCER: 250A rue Lyon, Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar.au sam.12h à 17h.GALERIE MIHALIS: 1500 ouest Sherbrooke, Montréal (932-4554)— 2e étage: Collection permanente.GALERIE MONTCALM: 25 rue Laurier, Hull (777-4341)— Aquarelles, sculptures et gravures de Henri-Julien D'Amour, Jacqueline Gougeon, Louise Latu-lipe et Vincent Théberge, du 18 déc.au 18 janv, GALERIE NOCTUELLE: 307 ouest Ste-Catherine, ste 555, Montréal (845-5555)— « Suite parisienne » exposition de Jack Butler— « Méta-lieux, revisités » exposition de Marie Fréchette, du 10 au 31 janv, GALERIE FRÉDÉRIC PALARDY: 1170 rue Victoria, St-LamOert (465-3337)— La galerie offre un service de vente et de location, service d'évaluation d’oeuvre d’art et un service de restauration GALERIE PINK: 1456 ouest rue Notre-Dame, Mtl (935-9851)— Peintures de Barry Allikas et photographies de Lois Siegel, du 7 janv.au 1er tév — du mer.au dim.de 13h.à 17h.GALERIE PORT-MAURICE: 8420 Boui.Lacor-daire, St-Léonard— Sculptures, peintures et dessins de Catherine Widgery, du 16 janv.au 3 fév.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 92 Sherbrooke 0, Ste 101 (843-7125) — Exposition en permanence des tableaux et gravures anciennes du 16e au 19e siècle— Tableaux et gravures anciennes de Yvon Provost, Louis Robichaud, Narcisse Poirier, Georges Delfosse— acryliques, aquarelles et lithographies de Monique Bédard, papier marouflé sur toile de Jean-Marc Papineau, du mer.au sam.GALERIE ROY-DULUTH: 3877 St-Denis.Montréal (873-7488)— Exposition des oeuvres de Barbeau, Jaque, Ferron, Letendre, Laroche, Carreau, Marceau et Morisset, du 7 janv.au 15 fév.du mer.au dim.de 12h.à 18h GALERIE BARBARA SILVERBERG: 2148 Mackay, Montréal (932-3987)— Tessons peints à la main, exposition des oeuvres de Léopold L.Foulem, du 16 janv, au 10 fév.du mar.au sam, GALERIE SKOL: 3981 St-Laurent ste 222, Montréal (842-4021)— Peinture/installation de Greg Murdock, et medium mixte de Charles Rea, du 7 au 31 janv.GALERIE TREIZE: 3772 St-Denis, Montréal (288-5903)— « Un point de vue sur la gravure » artistes: Y.Gaucher, B.Goodwin, R.Lavoie, S.Tousignant, I.Whittome, du 14 janv.au 8 tév GALERIE 111: 363 Place d'Youville (845-0111) — Dessins de Paye Fayerman et Peter Krausz, du 15 janv.au 13 fév., du lun.au ven, de 10h.à 17h GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Montréal— Salle J-R120: L'Estampe Japonaise contemporaine 1950-1983, du 14 janv.au 15 fév., du mar.au dim.de 12h.à 18h.GALERIE WESTMOUNT: 4935A ouest Sherbrooke, Montréal (484-1488)— Galerie spécialisée en art canadien— Oeuvres d'artistes canadiens ius-qu'au 18 janv., ouvert le dimanche LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Montréal (844-3438)— Oeuvres de Jean-Paul Riopelle, Richard Lacroix et Kittie Bruneau, du 1er au 31 janv — Oeuvres de Francis Mean, Tobie Steinhouse et Christiane Frenay, du 1er au 28 tév.HOTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée ¦ Le Montréal des Montréalais » ouvert tous les lours MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont— Exposition permanente des oeuvres de Daly, Bruni, Duguay, Guertin, Tremblay et plusieurs autres.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges.Montréal (872-6889)— Oeuvres contemporaines réalisées par des membres de Xylon, du 13 janv, au 1er tév.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755 Botrel, Montréal (872-2157)— ¦ Au rythme du Moyen-Age, de la renaissance et du baroque » exposition d'instruments de musique anciens, de la collection de l'Ensemble Claude Ger-vaise, du 15 janv, au 1er tév MAISON DE LA CULTURE DE VILLERAY: 6707 de Lorimier, Montréal— Dessins muraux de Paulette Tourangeau, du 9 janv, au 1er tév MICHEL TETREAULT ART CONTEMPORAIN: 4260 St-Denis, Montréal (843-5487)- .Le souci de soi » exposition de Paul Mathieu, du 14 ianv.au 8 tév.MONTREAL GALLERY OF CONTEMPO RARY ARTS 2165 INC: 2165 Crescent, 2e étage, Mtl (844-6711)— Artistes de la galerie Belzile, Gervais, Ronald, Wrangel, Després, Roberts.Suzor Côté, Cullens, Dallaire et Riopelle— Sculptures de Ruba, Huet.Amirberova et Bergeron MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN: Cité du Ha vre.Mtl (873-2878)— Rez-de-chaussée Oeuvres de Betty Goodwin, taisant partie de la collection permanente— Graft 1966-1986, exposition de gravures, et des modes d'intégration de la gravure, aux pratiques diversifiées d’artistes québécois et étrangers.I exposition regroupera les oeuvres d'une centaine d'artistes connus dans ce médium, du 25 nov, au 15 fév— • La magie de limage • Musée du Fjord, ville de la Baie, du 21 déc, au 18 janv.— du mar.au dim.de 10h.à 18h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 Boul, Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— « Tuyau de castor et tuque de laine » le costume des citadins et des ruraux au Québec entre 1880 et 1910, du 12 oct, au 29 mars — La crèche et les santons québécois de Suzanne Lavallée, du 2 nov.au 1er fév.MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— « Les fragments de terre » d'Anke Van Ginhoven— Sculptures récentes de Jocelyn Gasse— Installation de Jean-Claude St-Hilaire, du 8 janv.au 1er mars MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 3400 ave du Musée, Mtl (285-1600)— Splendeurs du Vatican, chefs-d'oeuvre de l'art baroque, du 19 déc.au 15 fév — « Dessins et estampes de l'époque baroque, du 19 déc.au 15 fév., mar.au dim.de 11 h.à 17h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mtl (845-6108)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, en permanence— Oeuvres de Richard Mont-petit, du 25 janv.au 19 avril, du mar.au dim.de 11 h.à 170, MUSÉE DE LACHINE: 110 ch.LaSalle, Lachine (634-3471)— « Pont d'Arles en transfert » oeuvres de Pierre Leblanc, jusqu'au 31 janv.— « Le design industriel, c'est aussi québécois » jusqu'au 25 ianv.— « Les collections du Musée: mises en situations » à compter du 24 janv.MUSÉE MCCORD: 690 ouest Sherbrooke, Mtl— » Le Canada dans l'art du potier » exposition permanente— « Les albums de S.H.Coward » en permanence— William Notman: l'empreinte d'un studio, du 21 oct.au 18 janv.MUSÉE DU QUÉBEC: Québec- .Images mémoire: peintures, sculptures, installations » à compter du 17 déc.— « Photographie canadienne contemporaine » exposition de Michel LabOé, à compter du 10 déc.MUSEE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N„ St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim.de 120.30 à 17h.et sur rendez-vous MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35 ouest St-Germain, Rimouski— Hologrammes et photographies de Marie-Andrée Cossette, 8 janv.au 8 fév.— » Nuit blanche matin rose » photographies de Pierre Crépô, du 8 janv.au 8 tév, MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU LANGES: 431 Boul.Roche, Vaudreuil (455-2092)— Expositions Permanentes: x Résonnances d'une collection » x Éclaire ma lanterne » et x Le coffre à souvenirs » MUSÉE DAVID M.STEWART: Vieux Fort, lie Ste-Hélène (861-6701)— Exposition permanente, globes, cartes, maquette de Montréal en 1760, ustensiles de cuisine et de foyer, documents signés de Champlain, Paul Chomedey de Maisonneuve, Pierre de La Vérendrye, tous les jours— x Un défilé en miniature » représentant de nombreux personnages historiques et légendaires, des animaux domestiques et exotiques et des scènes diverses tirées de la vie quotidienne, du 20 déc.au 22 avril 87, du mar.au dim, de10h.à 17h.MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE DE MONTRÉAL: Parc du Mont-Royal, Montréal (843-7038)— x Les esprits du Mont-Royal » exposition des sculptures de Stanley Lewis, du 3 déc, au 1er tév — L'Ostéothèque de Montréal présente une exposition x Histoire d'os » ou la représentation de la technologie amérindienne et inuit de l'os comme matériau, des documents audio-visuels sont aussi présentés, du 1 oct.au 31 janv.OBSCURE: 729 Côte d'Abraham, Québec (529-3775)—Travaux récents de Ginette Légaré, du 15 janv.au 1er fév.OPTICA: 3981 boul.St-Laurent ste 501, Montréal (287-1574)— x Vancouver 86 » installation de Joey Morgan, du 10 au 31 janv.ORATOIRE SAINT-JOSEPH: 3800 chemin Reine-Marie, Montréal— x O Nuit de Paix » plus de 135 crèches provenant de 45 pays, seront exposées du 16nov.au 2 tév, tous les jours de 10h.à 17h.LA PETITE GALERIE: 1200 Shetford, Bromont (534-2256)— Oeuvres des artistes de la galerie, dont P.Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis et J.Walsh, sam.et dim.10h.à 18h.PARC HISTORIQUE NATIONAL SIR GEORGE-ETIENNE CARTIER: 458 est Notre Dame, Mtl (283-2282)— Exposition qui relate la vie et l’oeuvre politique de Sir George-Etienne Cartier, avec service de guides-interprètes, du 3 sept, au 11 mai 87, jeu audim.de 10h.à 17h.PLACE DU PARC: 3575 ave du Parc local 5507, Montréal (284-1118)— x Kouroî » hommage à Serge Garant, grands formats et rétrospective de dessins de Jean-François lanouetle, du 21 janv.au 8 fév, du mer.au dim.de 12h.à 18h.POWERHOUSE: 3738 St-Dominique ste 203, Montréal (844-3489)— x Vancouver 86 »— Galerie 1 : Carole Itter— Galerie 2: Sheila Hall— du 10 au 31 janv.ROBERT ROUILLIER: 3653 St-Dominique, Mtl (289-1915)— Exposition permanente des oeuvres de W W Armstrong, J.Rhéaume, M, de Carrier, A.Fortin, du mar, au sam.de 13h.à 17h.SALLE RAYMOND-DAVID: Société Radio-Canada, 1400 est Boul Dorchester, Montréal (285-3605)— Oeuvres de Pierre Charlebois, du 14 au 29 ianv.lun, au ven.de 11 h.à 19h.SALLE WILFRID PELLETIER: Hall d'entrée.PDA.Montréal— 20e anniversaire de Gratt.affiches retraçant les événements marquants de l'histoire de Graft, jusqu'au 18 janv STUDIO ART ET ARTE: 5709 Darlington, bureau 2, Mil (737-1085)— Oeuvres d'art importées du Mexique, de l'Amérique centrale, de l'Amérique du sud, huiles, aquarelles, sérigraphies, céramiques UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE: Galerie d Art, Sherbrooke— Peintures de Lorramne Simms.11 ianv au 8 tév — Obiets d'inédits, du Musée d'art contemporain de Montréal, 11 janv.au 8 fév — Assemblages d'OIa Vonscoonhoven, du 11 ianv au 15 tév VU CENTRE D'ANIMATION ET DE DIFFUSION DE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie, espace 101.Québec (692-1322)— x Résonances • oeuvres de André Dion— » Révéler l'économie du psychique » exposition de Cheryl Sourkes, du 7 ianv au 1er tév.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- .Tchékhov Tchekhova » ou x L'Amour parfait » de François Nocher, m.en s, Yves Desgagnés, du 21 janv, au 7 mars, mar.au sam.à 20h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-7944)— x Up your alley » de Seymour Blicker, m, en s, Alexander Hai.v vater, du 8 janv.au 8 fév, ÉCOLE MONT-BRUNO: 20 des Peupliers, St-Bruno— Le Théâtre St-Bruno présente x C'était avant la guerre à l'Anse À Gilles » de Marie Laberge, les 23-24 et 30-31 janv.à 20h ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)—Carbone 14 présente x Opium » conception et m en s.Lome Brass, musique de Michel Drapeau, du 5 au 25 janv du lun au sam à 20h.30 LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)—.La 7e partie » de Yves Allaire, m.en s.Vincent Bilodeau, du 8 janv, au 8 tév., du mar.au dim.à 20h.30 L'ESKABEL: 1237 Sanguinet, Montréal (849-7164)— x Coup de soleil » de Jean Pelletier, m.en s.Pierre Gendron, du 20 janv, au 7 tév.SALLE FRED BARRY: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— x Rock pour un faux-bourdon » de Michel-Marc Bouchard, m.en s.Claude Poissant, 15 au 24 janv.à 20h„ du lun.au sam.SALON DES CENT: 1647 St-Denis, Montréal (288-2800)— « La waitress » de Raymond Lévesques, m.en s.Raymond Lévesque,,du 21 janv.au 14 fév.du mer au sam à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (288-3161)— x Fire » de Paul Ledoux et David Young, du 6 janv.au 1er tév THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— 3 courtes pièces de Djuna Barnes x La colombe » x Aux abysses » et « Trois fils de la terre » du 22 janv.au 22 tév.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— » La double inconstance » de Marivaux, m.en s.Olivier Reichen-bach, du 13 janv, au 7 fév.du mar.au ven, 20h, sam.16h.et 21 h GUY FERLAND * Elly Welt, Josef sauvé par ses frères, traduit de l'américain par Michel Waldberg.Édition Sylvie Messinger, 1986, 335 pages.IMPOSSIBLE, c’est le nazisme.Et nous l’avons vite oublié.Elly Welt a mis dix ans à décanter l’histoire atroce contenue dans son dernier livre.À son deuxième roman, elle nous mène au bout de l’enfer avec une maîtrise exemplaire de la narration.On ne peut pas supporter ce qu’elle raconte, tant cela semble irréel et horrible.Pourtant, elle ne tombe pas dans le misérabilisme facile et de bas étage.Loin de là.Son roman est rempli de .bons sentiments.Mais que peuvent les bons sentiments devant la cruauté et la perfidie des hommes ?Josef sauvé par ses frères est un roman sur l’impuissance.Deux histoire se déroulent en parallèle dans ce livre.La première, au présent, raconte la crise existentielle du docteur Josef Bernhardt, provoquée par la réapparition de souvenirs de la Deuxieme Guerre mondiale.La seconde, au passé, relate la vie du médecin durant la fin de la guerre à Berlin.Contrairement à ce qu’on pourrait croire a priori, Josef Bernhardt, de mère juive et de père allemand, ne connut pas une fin d’adolescence difficile durant cette période trouble à Berlin.Pour le protéger, son père l'envoya à l’Institut Kaiser-Wilhelm où il fut à l’abri de tout souci, ou presque, jusqu’à la fin de la guerre.À cette époque, en 1943, il a 16 ans et il vit dans cet étrange vase clos de chercheurs plus originaux les uns que les autres.C’est là, dans cet ins- I il ut, aux contacts de savants bizarres, de cerveaux conservés dans du formaldéhyde, de rats, de mouches, de vodka, etc., qu’il apprendra la vie.II aura des maîtres, des protecteurs puissants, des amis et des amantes.Mais, au même moment, à l’extérieur, le monde s’écroule et Josef perd tout : sa famille, son foyer, ses amis .Josef sauvé par ses frères THÉÂTRE DENISE PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— « Des orphelins » de Lyle Kessler, m.en s.Jacques Rossi, du 23 janv au 28 fév.les ven.et sam.20h.30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente « Harvey » de Mary Chase, m, en s Monique Duceppe, à compter du 6 janv , mar, au ven.20h , sam.17h.et 21h.THÉÂTRE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— « Fool for love » de Sam Shepard, traduction et m en s.Michel Magny, à compter du 20 janv.mar.au ven.20h 30, sam.17h et 20h.30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « La Passion de Narcisse Morrdoux » de Gratien Gélmas, m en s.Yvette Brm-d'Amour, du 14 janv au 14 fév.mar.au ven.20h , sam 17h.et 21 h , dim.15h.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario, Montréal (526-6582)— Le Groupe d'Action Théâtrale en association avec le Groupe La Veillée, présente « Woyzeck » de Georg Buchner, sous la dir.de Gilbert David, du 3 au 25 janv.du mar.au sam 20h.30, le dim à 15h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec— Le Théâtre du Trident présente « Le bourgeois gentilhomme » de Molière, m.en s Guillermo de Andrea, du 13 janv.au 7 fév.du mar.au sam à 20h.THÉÂTRE DE L’ÎLE: Hull (771-6669)— « Clair comme de l'eau de roche >• de Phil Young, m.en s Gilles Provost, du 14 janv.au 21 fév.du mer au ven 20h 30, le sam.19h et 22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Théâtre: The Shaw Festival présente « One for the pot » 7 au 24 ianv.sem.20h„ sam 14h.et 20h — Salle Studio: « Les fridolinades » de Gratien Gélmas, 9 ianv.au 7 fév sem.20h , sam.14h.et 20h — L'Atelier: « Le système magistère » du groupe Opéra-Fète, 21 au 24 janv et 29 au 31 ianv.à 20h.— L’Atelier « Jézabel » dir.Michelle Rossignol, texte de Denise Boucher, le 17 janv.à 20h .le 18 janv.à 14h — Opéra-Fête présente • Le système magistère » 21 au 24 janv et 29 au 31 janv.à 20h.est un roman sur le dur apprentissage de la vie et le portrait saisissant d’une société qui s’effondre.Plus de vingt ans après, en 1967, à Montréal, un événement va déclencher le retour des souvenirs refoulés.Après une partie du club Canadien, une émeute dans la rue Sainte-Catherine.« Tu n’as pas vu leurs visages.Moi, si.Je marchais le long de la rue Sainte-Catherine, sur le chemin de l’hôpital, et j’ai vu les visages de ces gens qui brisaient les vitres.Tordus.Mon Dieu ! Est-ce que tu ne vois pas, Elizabeth, qu’avant l’organisation de ces “manifestations spontanées”, les Chemises brunes en Allemagne avaient — spontanément — sombré dans la folie furieuse, comme des chiens enragés ?[.] Tout a commencé avec des meutes.» Pour Josef, la violence surgie après la partie du Canadien contenait et manifestait les germes du nazisme.On comprend alors pourquoi on n’échappe pas au nazisme aussi facilement qu’on le croit.Josef sauvé par ses frères est un roman sur le fascisme généralisé.Klly Welt a travaillé efficacement la narration de son récit.Elle nous transporte tantôt du présent au passé, et vice versa; elle nous entraîne, sans transition, dans les rêves du personnage principal; le narrateur devient, par moments, Josef Bernhardt lui-même, et tout cela sans qu’on perde le fil du récit une seule fois.Chaque changement de perspective apporte un nouvel éclairage sur la vie et les états d'âme du personnage principal et relance l’intrigue.Alors, à bout de souffle, on referme le livre et on ne veut pas croire que ce qu’on vient de lire soit vrai.Et pourtant.Pourtant, la majeure partie de ce roman est une histoire vraie.L'Institut Kaiser-Wilhelm existe vraiment (aujourd’hui à Berlin-Est) et il a abrité plusieurs savants de toutes origines durant la Deuxième Guerre.Et l'histoire de Josef Bernhardt est en grande partie celle du mari d’Elly Welt.Comme quoi la réalité dépasse encore la fiction.L’impossible A I LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 ¦ B-5 Fortes personnalités et faibles biographies CAROL BERGERON ?Marie-Thérèse Lefebvre, Serge Garant et la révolution musicale au Québec, préface de Pierre Boulez, éditions Louise Courteau, 239 pages.?Georges Nicholson, Charles 'Dutoit, le maître de l'orchestre, éditions de l'Homme, 240 pages.UN PEU avant Noël paraissaient, coup sur coup, chez deux éditeurs québécois, les biographies de deux musiciens.Un événement, dirons-nous, auquel la qualité même des deux personnages apporte un relief particulier.Serge Garant est né et mort (l’automne dernier) au Québec.Originaire de Suisse, Charles Dutoit n'habite parmi nous que depuis qu’il occupe la direction musicale de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), soft à partir de 1978.Détail intéressant, on ne peut parler ni de l’un ni de l’autre sans tenir compte du métier de chef d’orchestre qu’ils ont cependant exercé (jusqu’au décès de Serge Garant) dans deux domaines très différents : celui de la musique du 20e siècle et, plus précisément, de la musique contemporaine, dans le cas de Serge Garant, et celui du répertoire symphonique traditionnel, dans le cas de Charles Dutoit.Un métier en commun, mais il n’y Quoi de neuf du côté universitaire ?LES REVUES CAROLE DAVID EN MARS 1985, la revue Voix et images de l’UQAM organisait un colloque sur « la question des revues ».L’objet de cette rencontre était de faire preuve, en quelque sorte, de la nécessité d’autres discours sur la littérature.Les rapports difficiles entre les deux instances critiques (l’université versus les médias), la prolifération de magazines et de périodiques traitant la littérature dans son actualité, la volonté de la part des organismes subvention-neurs de restreindre l’aide monétaire, voilà qui suffisait à inciter les trois revues universitaires à redéfinir leurs fonctions respectives.C’est probablement la question des générations qui révèle de façon la plus manifeste le statut de la recherche québécoise en littérature : le corps professoral ne se renouvelant à peu près pas, les étudiants sont donc peu enclins à poursuivre des études doctorales.Pourtant, en dépit de ce constat négatif, il reste que le discours universitaire fait basculer la littérature et les sciences humaines dans un registre qui n’est déjà plus celui auquel nous avions été habitués.Sans doute cette transformation ne fait-elle pas encore du discours universitaire un discours de « rupture », mais il n’en demeure pas moins que les sujets sont souvent abordés de façon beaucoup plus détendue.Ainsi, la dernière livraison de la revue Etudes littéraires, préparée par Jeanne Demers et Line McMur-ray, « Subversion et formes brèves », aborde la description du texte-geste (manifeste, graffiti, testament, performance) dans l’extrême radicalisation de sa démarche artistique.Celte parution coïncide avec la publication, aux éditions du Préambule, de L'Enjeu du manifeste / le manifeste en jeu dont les auteurs sont aussi les instigatrices de ce numéro d’Êtudes littéraires.Au sommaire, une entrevue avec le caricaturiste Jean-Pierre Girerd, qui se sent un peu à l’étroit dans son rôle de « fou du roi ».Il voudrait, lui aussi, être pris au sérieux : « Lorsque je fais une caricature, ce n’est pas un dessin que je réalise, je me sers du dessin, voilà tout.Je m’en sers pour exprimer une idée.Il y a là un profond malentendu.» Ainsi, ce caricaturiste demeure tout à fait conscient que le signe humoristique est aussi le devenir de la représentation du politique dans nos sociétés.En parcourant ce numéro, on se rend compte que les formes brèves mettent en scène une stratégie guerrière efficace qui caractérise de plus en plus les manifestations de la culture populaire d’aujourd’hui.Dans ce contexte, la subversion semble cependant s’accommoder fort rapidement de la récupération.L’article de Bernard Demers, « L’ultime manifeste », montre comment la mort est tout autant soumise aux pressions sociales.Un des exemples les plus troublants : le cas du suicide récent de deux adolescents du Saguenay - Lac-Saint-Jean.La bonne conscience a quand même permis de réduire ce geste à un signal d’alarme, sans plus.?Délaissant le champ strict de la littérature pour s’intéresser aussi à d’autres formes de discours, la revue Études françaises conjugue différentes questions qui mettent en rapport la littérature et les sciences humaines.Sa dernière livraison, « Voyages en Nouvelle-France », est consacrée aux récits de voyage fondés sur l’expérience et les fantasmes du voyageur qui essaie de recomposer l’unité perdue du monde.À l’instar de ceux qui, aujourd’hui, font la narration de leur séjour ou de leur exploration avec le support de diapositives et de Orchestre Métropolitain SÉRIE CLASSIQUE Agnès Grossmann Directrice musicale AGNÈS GROSSMANN Chef d’orchestre HENRI BRASSARD Pianiste Lundi, 26 janvier 1987-20h00 JACQUES HETU Symphonie no.3 WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour piano no.17 ROBERT SCHUMANN Symphonie no.4 Renseignements: 282-9565 fi Théâtre Maisonneuve vD Place des Arts Reservations téléphoniques: 514 842-2121.Fraisde service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 S.FRANÇOISE SULLIVAN DANIEL LÉVEILLÉ GINETTE LAURIN PAUL-ANDRÉ FORTIER JEAN-PIERRE PERREAULT 3 FÉVRIER 20H00 Billets: 12$, 15$ et 18,50$ Théâtre Maisonneuve .Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842-2112 Fraisde seTviro Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ • a pas que cela : les deux musiciens ont été gratifiés d’une très forte personnalité.On a le sentiment que, sans eux, le milieu musical montréalais, voire québécois, n’aurait ças le dynamisme qu’on lui reconnaît aujourd'hui.On ne se trompera pas en présumant que les deux livres ont voulu nous mieux faire connaître et apprécier la personnalité et le travail de deux musiciens.Y sont-ils parvenus ?Cela reste à voir.D’abord, peut-on réellement parler de biographies ?Pas sûr.Pour sa part, Marie-Thérèse Lefebvre prévient ses lecteurs qu’elle a préféré, ou qu’elle a dû, n’utiliser que des « éléments biographiques ».Dans son Serge Garant, l’homme n’est Tjttéfàfhrê quetxx Automne l«*i> Dossier comparatiste Ql ÉBK(-AMÉRIQUE LATIN K Félix-Antoine Navard » Saint-Dems Garneau ) a rjor * Y Unirait»* du OuéOoc t Monterai 34 films, le voyageur d’antan, qu’il se nomme Jacques Cartier ou La Hon-tan, devient, comme l’affirme Nor-mand Doiron, virtuellement un traître, un autre sous le couvert du même.Et, d’un récit à l’autre, pour-suit-il, les voyageurs ne se gênent Suite à la page B-7 qu’esquissé.Sans aller fouiller les secrets d’alcôve, on aimerait bien en savoir plus long.Car.après tout, peut-on croire que la vie et l’oeuvre d’un créateur n’ont que des rapports superficiels entre elles ?Pour être plus complet, cet ouvrage aurait dû cerner son sujet d'un peu plus près.Dans l’excès, la discrétion, comme la pudeur, devient un défaut.Heureusement, le musicien est présenté avec un souci d’exactitude et une méthodologie dignes d’éloges.Au début du premier chapitre, Mme Lefebvre plante le décor de manière à nous donner envie de poursuivre la lecture.Serge Garant est né en 1929.Aussi l’auteur brosse-t-elle un tableau du contexte musical entre 1920 et 1950, dans lequel elle situe les débuts de la modernité musicale à Montréal.Elle y parle aussi de l’activité musicale de la ville de Sherbrooke, où Garant a passé son adolescence.A part quelques ambiguïtés sur l’emploi du mot « canadien » (pages 19 et 20, qu’il aurait mieux valu remplacer par le mot « québécois » pour mieux rendre compte du milieu musical qu’elle décrit), tout y est clair et instructif.Le reste de cette partie « biographique » parle, plutôt brièvement mais d’une manière captivante, du musicien et de son oeuvre.Pour Georges Nicholson, la tâche de nous faire connaître Charles Du-,toit, l’être qui existe au-delà du personnage public, ne semble pas avoir été facile.Après avoir parcouru le livre, on n’en sait pas beaucoup plus sur l’homme qui habite ce chef d’orchestre que tout le monde connaît déjà.On ne met pas de temps à se rendre compte que M.Dutoit ne dit de lui (ou ne laisse dire de lui) que ce qu’il veut bien que Ton sache.Ainsi, le portrait qu’il laisse publier de lui-meme ne peut-être que superficiel et, tous comptes faits, sans grand intérêt.Dès le début, cependant, l’auteur du livre nous prévient : Charles Dutoit est jeune (50 ans) et, comme tout le monde, « il a le droit de marcher dans la rue sans avoir l’impression LES PRODUCTIONS DE LA LIGNE BLEUE inc.préi.nlent LA SEPTIEME PARTIE de YVES ALLAIRE mise en scène VINCENT BILODEAU Une tragie-comédie sur le conditionnement IÉÊ^-1 Réservations Du 8 janvier au 8 février à 20h30 avec Costumes: Carole Bourdon Régie: Jeanne Laperle Christian Saint-Denis Brigitte Paquette Guy Mignault Jocelyne Goyette Alain Gendreau Jean-Guy Bouchard Yves Allaire Scénographie: Daniel Landry Son: Claude Lemelin Direction: La Manufacture ^e&cUx cU19X6 À nouveau cette année, Le Devoir Invite ses lecteurs à juger la production cinématographique de l’année qui vient de se terminer.Comme prix de participation, cinq abonnements au Devoir et 50 laissez-passer des cinémas Odéons seront tirés au hasard parmi les participants.Les règlements du concours sont disponibles aux bureaux du Devoir.Remplissez et découpez le coupon de participation et retournez-le avant le 26 janvier 1987 à: Concours les dix meilleurs films de 1986, Le Devoir, 211 St-Sacrement, Montréal, Québec H2Y1X1.CONCOURS LES DIX MEILLEURS FILMS DE 1986 Nom:.,.Adresse:.Code postal:.Tél.:.Voici mes dix meilleurs films de 1986: 1.2.3 .4 .5 .6 .7 .8 .9.10.HARLES UTOIT lit MW il 8 y AUDITIONS d’être transparent ».Ensuite, il es* encore vivant (Dieu merci !).Enfin, il est suisse; par conséquent, il « garde, vis-à-vis des événements de sa vie, une neutralité factuelle que l’auteur et, par ricochet, le lecteur se doivent de respecter».Mais le titre entier de l’ouvrage de Marie-Thérèse Lefebvre se lit comme suit : Serge Garant et la ré volution musicale au Québec.La majeure partie du livre est ainsi consacrée à l’un des acteurs les plus intelligents et les plus combatifs de cette révolution.On y retrouve l’écrit et le parler (transcrit, bien entendu) de ce musicien qui a su analyser avec lucidité les problèmes du milieu musical montréalais, et québécois, à partir des années 50.On s’aperçoit aussi que ce Serge Garant entièrement et passionnément engagé ne l’est pas uniquement dans son métier de compositeur mais également dans celui de chef d’orchestre et de professeur.Garant n’hésite pas à prendre la parole ou la plume pour défendre la siran llll iimmnoit MUPWJWIEK MM-MUMVRE HRflVI IIMMEHUIZ cause de la musique contemporaine ou pour en expliquer certains aspects.Il se fait polémiste si nécessaire.Il ne craint pas, non plus, de se mouiller pour appuyer nos droit s de francophones.L identité culturelle québécoise ne Ta jamais laissé indif ‘'¦Vent A travers ce livre, nous revivons, en quelque sorte, la chronique musi cale d'une époque avec un intérêt d’autant plus grand qu’il s’agit d’une époque et de personnages qui nous touchent de près.Par ailleurs, le travail de transcription et de compilation de Mme Lefebvre se complète par une bibliographie, les index et appendices nécessaires pour rendre facile l’usage d’un tel ouvrage.Sans aller trop loin dans la comparaison, 11 faut avouer que Serge Garant est un musicien beaucoup plus passionnant à découvrir que Charles Dutoit.J’entends par là que le Serge Garant offre au lecteur une mine d’informations sur la musique, sur les oeuvres du compositeur et sur le milieu où son activité s’est accomplie.Centré sur un homme secret et un musicien qui ne s’exprime jamais mieux que dans l’action de diriger la musique, le Charles Dutoit (et je ne crois pas que l’auteur du livre y soit pour quelque chose) laisse le lecteur sur sa faim.a L'ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE DU CANADA Interprétation Écriture dramatique Décoration Technique ANNÉE SCOLAIRE 1987-88 DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS 1er FÉVRIER 1987 Pour plus de renseignements, prière d'écrire ou de téléphoner à: École nationale de théâtre du Canada 5030, rue St-Denis MONTRÉAL, Québec H2J 2L8 Tél.: (514) 842-7954 Week-end Concert Trois jours Deux nuits 165,QO$ L© Domain© Saint-Laurent d© Compton ©st heureux d© présenter à tous les amateurs d’art lyrique et de fine cuisine, le premier de sa série de quatre week-end concerts, le vendredi 30 janvier ^987.par personne.'•untBiu, iw venursui occupation double 30 janvier ,1987.Dîner le vendredi 30 janvier Petit déjeûner et souper concert Avec l’Ensemble le samedi Vocale Harmonie: Brunch musical le dimanche Micheline René, soprano Accès a la piscine intérieure.Odile Fay, mezzo-soprano au bain tourbillon, au sauna, Michel Lepage, baryton aux sentiers de ski de fond ainsi Guy p(ché_ ténor qu à tous les autres services Lise Bergeron, planiste de l hôtel Chambre, taxe et service.Au programme: La truite de Schubert, Joyeux Tyroll, Toréador, Extrait de Carmen, Le Cid de Normandie ef plusieurs autres jBomainr &aint laurrnt be Compton (tCfiCtrie) 1 800 567 2737 (819) 835 5464 B-6 M Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL OLIVIER REICHENBACH Photo Jacques Grenier Olivier Reichenbach : la scénographie occupera de plus en plus de place au TNM.Suite de la page B-1 création d’oeuvres québécoises, ce n’est vraiment pas notre affaire, ici.J’ai choisi de lui tourner le dos.Dans une salle de 850 places, on ne se lance pas dans le risque de la création.Le TNM l’a longtemps fait, en même temps qu’il offrait du répertoire, et c’était une mauvaise chose.Le public du TNM n’est pas celui d’une salle d’expérience ou d’essai, et nous avons exclu toute tentative en ce sens.« Mais, attention ! Il y a quelques auteurs de théâtre, au Québec, qui mériteraient d’être créés au TNM.Je réfléchirais beaucoup sur un texte de René-Daniel Dubois qui m’apparaîtrait fort.mais je ne crois pas que ce soit notre rôle.Nous devons redevenir ce qu’on appelle un “grand théâtre”, nous devons viser à jouer devant des salles réguüèrement pleines.Quant à des reprises de certains titres importants, comme des Dubé ou des Loranger, je ne crois pas que ce soit le moment, ces oeuvres étant entre deux eaux, à la fois trop vieilles et trop jeunes, leur garantie de survie n'étant pas évidente.Je relis certaines pièces et je n’arrive pas à me convaincre qu’il faut les remonter.» Le TNM a engagé, cette année, un auteur québécois, René Gingras, celui qui a connu un bon succès avec Syncope, pour jouer le rôle d’« auteur en résidence ».Reichenbach explique que le travail de Gingras consiste à réfléchir sur cette question du répertoire québécois, et sur ce que le public peut attendre de certaines grandes reprises.« Nous n’aimerions pas monter tel auteur uniquement pour rendre un hommage, ou pour la forme.Il faut trouver la seule vraie raison, la pertinence.» Reichenbach mettra sur pied des soirées de lecture de pièces québécoises (lorsqu’il parle des auteurs du répertoire d’ici, il ne nomme à chaque fois que Dubé et Loranger), où les grands tests de survie auront lieu en collectivité.Comédiens, auteurs, metteurs en scène, scénographes, spectateurs y participeront.Ces soirées devraient avoir lieu dès la saison prochaine.Les scénographes ont trouvé voix au chapitre dans le nouveau TNM.Reichenbach affirme que le choix des pièces se fait, aussi, en fonction d’eux.« On va vers un style TNM où la scénographie sera de plus en plus importante.Nous pouvons compter sur d’immenses talents à cet égard ; les Goyette, Lévesque, Neveu et au- tres, et on arrive avec eux, malgré des budgets pas toujours suffisants, à faire des choses remarquables, et le public doit savoir qu’il y a ici une beauté particulière des spectacles.» Le TNM a été la maison de Robert Prévost.Il est évident qu’avec ce maître de la scénographie, le TNM a fait sa marque pour la qualité de ses présentations visuelles.Aujourd’hui, Reichenbach veut que chacun des décors de ses productions soit le fruit d’une rencontre exceptionnelle entre un metteur en scène, un scénographe, un éclairagiste (il a un contrat à l’année avec le meilleur, Michel Beaulieu) et des comédiens, « ceux du TNM », dit-il, ceux qu’il choisit en disant que le critère, c’est l’évidence qu’il sent chez eux qu’ils ne pourraient se passer de faire du théâtre.Il y a trois ans, Reichenbach avait annoncé qu’il entreprenait de former une troupe de comédiens du TNM.Il en avait choisi sept : Sophie Clément, Luc Durand, Raymond Bouchard, Pierre Chagnon, Markita Boies, Christiane Raymond et Normand Chouinard.Du septuor, on peut considérer que demeurent rattachés au TNM Clément, Chouinard, Boies, Bouchard.À ce sujet, Reichenbach dit : « Il n’y aura pas de troupe du TNM.Certains acteurs joueront ici souvent, regroupés en un projet artistique commun.Mais je me suis rendu compte que ça n’avait pas d’allure de demander à des comédiens de jouer ici à l’année, d’aligner cinq pièces, comme je me suis rendu compte que ça n’avait pas d’allure que je signe trois mises en scène par saison.Je vais élargir le groupe de comédiens auxquels nous offrirons des rôles, mais il n’y aura pas de troupe.» Le TN M est sur une lancée.Quatre grands spectacles en ligne, Labiche, Shakespeare, Molière et Cardinal-Euripide, ont suffi pour injecter dans la maison un optimisme, un esprit, un plaisir.Reichenbach sait que rien n’est gagné encore (le Mé-dée d'Euripide de Marie Cardinal, malgré ses qualités, n’a pas attiré les foules), que le chemin du TNM n’est pas retrouvé par son public potentiel, un public qu’il sait « exigeant, connaisseur, critique », et il se donne cinq ans pour pouvoir dire « mission accomplie», le TNM refuse du monde ! S’il dit avoir trouvé, avec le recul, des comportements injustes et manquant de profondeur chez ceux qui, à Québec, ont eu à prendre des décisions pour aider le TNM lors de la crise de 1984-85, Reichenbach avoue ne pas garder de rancune; il affirme que le plus important, c’est que la salle du TNM a échappé à la démolition (le TN M a un bail de 10 ans signé avec La Laurentienne, propriétaire du bâtiment); il souligne que jamais, lors de la crise, il n’a songé à abandonner, et il annonce que s’il quitte le TNM ce sera lorsque tout ira bien ! — R.L.LE NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL FRAPPE TROIS COUPS.à partir du 28 janv ier espace libre, 1945 rue fiiMum, montréal Informations: 521-4199 Le Groupe d’Action Théâtrale présente wd mu du 3 au 25 janvier du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h00 billets: 11$, 9$ (étudiants, mar.mer.jeu.dim.) renseignements; 526-6582 billets en vente à la Librairie Champigny 4474, St-Denis (près Mont-Royal) DERNIÈRE SEMAINE nouveau texte français: Bernard Dort FRAGMENTS mise en scène: Gilbert David D’UN DRAME décor; costumes et éclairages: Michel Demers réalisation sonore: Michel Robidoux vidéographie: Martin [Abbé régie: Sylvain Racine avec Ginette Chevalier, Jacques Cousineau, Benoit Geoffroy, Claude Godbout, Benoît Lagrandeur et André Thérien au Théâtre de la Veillée 1371, rue Ontario est, Montréal M R I V mise en scène Olivier Reichenbach avec Linda Sorgini, Louise Turcot, Guy Nadon, Daniel Gadouas, René Gagnon, Anne Bédard, Bernard Meney, etc.décor: Claude Goyette costumes: Mérédith Caron éclairages: Michel Beaulieu accessoires: Claude Roberge musique: Jean Sauvageau régie: Claude Lapointe Dès le 13 janvier du mardi au vendredi à 20h le samedi à 16h et 21 h Réservations: 861 -0563 Le Théâtre du Nouveau Monde 84, rue Sainte-Catherine ouest Métro Place des Arts V HYDRO-QUÉBEC est heureuse de s'associer à la présentation de ce spectacle.LA BRASSERIE O'KEEFE X UNE PRESENCE ACTIVE DANS LA VIE DU TNM JACQUES HIGELIN Suite de la page B-1 relie s’est tout de suite installée entre nous.Michel est un vrai musicien, quelqu’un qui connaît et comprend les problèmes de la création : c’est pourquoi j’ai eu tant de plaisir à travailler avec lui.Pag est très lucide, il a une vision du monde très forte.Il me faisait rire et il lui arrivait de rire de moi.C’est important quand on travaille à deux de s’étonner mutuellement.Même si nos destins ne sont pas les mêmes, on se ressemble, on se bat pour la même chose, dans la même galère.» Ils mènent peut-être le même combat mais certainement pas de la même manière.Pagliaro est plutôt du genre silencieux.Higelin, lui, parle tout le temps.Son débit est intarissable.On peut lui poser n’importe quelle question.Je ne veux pas dire par là qu’il a réponse à tout — quoiqu’il ait toujours une réflexion à apporter sur tout — mais on peut s’aventurer avec lui sur à peu près n’importe quel terrain sans qu’il se sente menacé ou coincé.Avec lui, tout semble permis, tout semble possible.Le temps est un atout précieux pour mieux le connaître.Le temps des années mais aussi celui, plus accessible, des minutes et des heures.Dans leur combustion lente, Higelin se réchauffe, s’anime, clarifie graduellement sa pensée jusqu’à ce qu’elle atteigne une sorte de transparence lucide, de présence ardente.C’est souvent lorsque les cassettes tirent à leur fin qu’Hi-gelin s’allume vraiment et saisit pour lui-même et pour les autres l’essence de sa pensée, l’essence aussi de sa condition présente.Comment est Higelin, en janvier 1987, à la veille de son retour sur scène au Spectrum de Montréal ?Il est, de son propre aveu, en équilibre sur un fil de funambule.C’est dire qu’il essaie aujourd’hui, à 46 ans, de faire la part des choses, de s’éclater sans tout faire sauter, de rester optimiste sans perdre sa lucidité.« Rien n’est plus facile que le bonheur sans illusion », a-t-il écrit dans la chanson Mamy.En 1987, Higelin se voit moins comme le fou du roi d’il y a trois ans, lorsqu’il était venu chanter au stade avec Diane Dufresne, que comme un passeur d’idées et de gens, un passeur sur le pont des générations.Il vient aussi de découvrir quelque chose d’important : ses propres limites.Il sait maintenant qu’il ne sera jamais comme ses idoles Coluche et Gainsbourg.Il ne sera jamais un habile manipulateur de médias ni un trouble-fête professionnel.Il sait aussi, malgré son flair et toute l’énergie qu’il déploie à être dans le coup et dans l’esprit du temps, qu’il n’est ni un avant-gardiste ni un révolutionnaire dans le monde de la création.Il s’en fout.En même temps qu’il a pris conscience de ses limites, il s’est accepté tel quel.Jacques Higelin, baladin, bouffon, force vive et positive à qui le découragement ne fait jamais perdre de vue le but qu’il poursuit inlassablement.« Je suis un poète combattant, dit-il, quelqu’un qui résiste à la merde et à la mort, quelqu’un qui se bat pour rester éveillé, aux aguets, quelqu’un qui aide les autres, les jeunes en particulier.Toute la pourriture du monde, toutes les désillusions ne pourront jamais me faire renoncer aux nouvelles générations qui arrivent avec leur regard neuf, avec leur besoin d’amour et de confiance.» Depuis quelques mois, Higelin anime chaque dimanche, de 18 h à minuit, au Splendide, des soirées pour groupes rock débutants.Il y joue le rôle d’animateur, de père, de parrain et de lien symbolique entre les générations.« Les jeunes musiciens arrivent, je les mets à Taise, je les présente, je chante quelques chansons avec eux, je fais la chronique des actualités.C’est gai, on s’éclate ensemble et ça me branche complètement.Je fais cela pour rester dans le coup peut-être, mais aussi parce que j’aime voir ces jeunes musiciens arriver, j’aime qu’ils se sentent soutenus.Ça me plaît, c’est le reste qui m'emmerde.Il faut savoir s’effacer pour mettre les autres en valeur.Quelqu’un ne peut le faire que s’il n’est pas travaillé par son ego et ses problèmes.Moi, ça va, je n’en ai pas trop, je m’amuse encore beaucoup.» Nostalgie de soixante-huitard ou veilléité de missionnaire ?Ni Tune ni l’autre.« Avec le spectacle à Bercy, j’ai été aussi loin que je pouvais, aussi loin que je voulais.Main- tenant, je veux autre chose.La communication, l'intimité, quelque chose de simple et chaleureux.Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de chaleur à Bercy, ni même au Stade olympique, mais je me suis senti tout à coup très petit.J’ai eu très peur.Mais c’était un défi que je voulais relever.Aujourd’hui, le défi, c’est le contraire.C’est le clin d’oeil, c’est l’humour, c’est une pa-lette.d’émotions qui vont du rire aux larmes.Je veux repartir avec un projecteur et un mec au milieu.La magie avec le minimum d’effets.J’aime aller d’une extrême à l’autre.J e rêve de trouver un lieu qui me convienne et n’y rien changer.» Ses impressions de la France de 1987 sont voilées d’inquiétude.« Il y a beaucoup de lieux qui se sont fermés en France avec la remontée de la droite, dit-il.Ça me gêne beaucoup pour tout le potentiel créatif de notre pays.On se retrouve avec une société castrante et des produits émasculés par la technologie.Les groupes sont inodores.Us ont tous la même boîte à rythme.Je n’ai rien contre mais je suis en manque d’émotions véritables.» Pense-t-il parfois à changer radicalement de vie ?Il me regarde, interloqué.« Mais pourquoi faire ?Je suis bien là-dedans, c’est ma vie, j’aime les gens.Des fois aussi, je me rends bien compte qu’il faut que j’aille voir dans mon propre jardin, histoire de voir où j’en suis, mais les gens ne m’emmerdent pas, je sens qu’ils me respectent.Ils savent ce que je pense.Je ne me gêne pas pour le leur dire.Je ne me prends pas pour une star.Si j’en suis une, alors, c’est dans le sens d’une étoile filante.» Une heure plus tard, l’étoile filante restée soudée à sa chaise, il est encore animé par un impérieux besoin de parler et de parler encore comme si Higelin n’avait pas assez d’une vie pour tout dire et surtout pour communiquer la vie et l’espoir qui l’habitent encore.Étoile filante, poète combattant, entre le ciel et la terre, un funambule marche sur une corde raide.Dans un coin de sa tête, il veut sauter; dans l’autre, il ne pense qu’à s’accrocher .— N.P.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS — Marie Tito et Guy Thauvette, deux forces d'intensités, dans la comédie dramatique de Sam Shepard: «Fool for Love».Traduction et mise en scène: Michèle Magny.Assistance à la mise en scène: Lou Arteau.S’ajoutent à la distribution: Aubert Pallascio et Roy Dupuis.Dès mardi le 20 janvier au Théâtre de Quat'Sous, 100 est ave des Pins.Rés.: 845-7277.LES CONCERTS BANQUE ROYALE LASSICISIME BASILIQUE NOTRE-DAME 28 janvier, 19h 30 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL TREVOR PUNNOCK chef et piano HANDEL Water Music HAYDN Concerto pour piano en ré majeur HANDEL Samson, ouverture HAYDN Symphonie no 93 Billets : 20 $- 16$ - 13 $ - 7.50$ en vente aux guichets de la Place des Arts (+ frais) et à tous les comptoirs TICKETRON (+ frais) 1 Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL Les musées à r heure des blockbusters Suite de la page B-1 sur une échelle de valeur québécoise.Le Musée des beaux-arts, qui en sera à son troisième blockbuster, l’été prochain, avec « Léonard de Vinci » (budget de $ 3 millions), compte tenir chaque année, dorénavant, pour une période de trois mois et demi à la belle saison, une exposition de très grande envergure.Le nouve.au directeur du MBA, Pierre Théberge, annonce déjà qu’à l’été 1988, les Montréalais pourront admirer une rétrospective de l’art russe de 1850 à 1930, époque particulièrement riche sur le plan artistique.Après s’être exercé la mâin en terme d’expositions internationales de moyenne envergure avec « Bou-guereau », « Le musée imaginaire de Tin tin », «L’art du cinéma d’animation » et le portraitiste « Lar-gillière », le M BA est maintenant en mesure d’arracher de « gros morceaux », affirme M.Théberge, et possède une machine bien rodée pour mener à bien ses projets.Il ne voit aucun inconvénient à ce que l’État donne à l’occasion le coup de pouce nécessaire à la venue d’une grande exposition.« C’est une excellente chose que les arts fassent partie de la fibre sociale et politique d’une communauté.Nous, on a mis $ 300 millions pour construire Mirabel; les Français ont mis le même montant pour construire le nouveau musée d’Orsay.» Dans les deux cas, ajoute M.Théberge, il s’agit de décisions hautement politiques calculées sur la foi de projections économiques et sociales qu’on doit présumer sérieuses.Pour les Français, il semblerait qu’investir dans la culture soit considéré rentable.Avec l’exposition « Picasso » (1985), le Musée des beaux-arts de Montréal a réussi à effacer un déficit accumulé de $ 1.3 million (grâce, il faut bien le préciser, à une subvention spéciale de $ 1.5 million de l’État québécois).Québec n’a pas collaboré depuis lors aux blockbusters qui se sont tenus à Québec ou à Montréal, et le MBA accuse un déficit de $ 1 million à la suite de l’exposition « Miro » de l’été dernier.Après avoir remporté un énjorme succès, il y a 22 ans, avec le « trésor » de Toutankhamon, le Musée du Québec a fait un malheur, cet automne, avec la quarantaine de toiles des peintres impressionnistes et post-impressionnistes des musées soviétiques qui visitaient trois grandes institutions américaines avant d’échoir à Québec, grâce à d’habiles tractations politiques.Le musée travaille présentement sur plusieurs dossiers à la fois pour être en mesure de présenter une autre exposition de prestige en 1988; le plus connu de ces projets est la rétrospective Gauguin que le musée d’Orsay et le Chicago Art ¦Institute sont à mettre au point, mais, précise tout de go le directeur du Musée du Québec, Godefroy Car- dinal, rien n’est encore conclu à ce chapitre, « rien du tout ».Le Musée d'art contemporain aimerait sans doute aussi etre de la partie mais il ne peut absolument pas, dans l’état actuel de ses finances, se payer une exposition de $« 750,000 ou d’un million, explique la nouvelle conservatrice en chef de l’institution, Manon Blanchette.L’art contemporain n’est pas le type d’art par excellence pour réussir un blockbuster, parce que les commanditaires (dont le soutien est essentiel à la préparation de ces grands événements culturels) craignent, de façon générale, l’imprévisibilité des expressions artistiques nouvelles et les sujets controversés abordés souvent par les artistes de l’avant-garde.Malgré tout, Mme Blanchette soutient qu’il est possible de présenter de très importantes expositions d’art contemporain à Montréal.Toutes proportions gardées, le Dinner Party de l’artiste américaine Judy Chicago fut une grande réussite en 1981, attirant, sur une période de deux mois, 30,000 personnes au MAC; les oeuvres de la collection permanente, présentées en 1985 pour commémorer les 20 ans du musée, ont attiré 20,000 personnes en trois mois.Le MAC vise, pour l’ouverture de ses nouveaux locaux en 1990 (au centre-ville, à l’ombre de la Place des arts), une exposition de grande envergure, précise encore Mme Blanchette.D’ici là, si Christo veut venir « envelopper » le musée de la cité du Havre, comme il a enveloppé le Pont-Neuf à Paris, le Parlement ouest-allemand ou les îlets au large de la Floride, il est le bienvenu, ajoute-t-elle, moqueuse, mais sa liste d’« enveloppage » est déjà très longue ! D’après certains experts, la recette pour réussir un blockbuster est de présenter n’importe quel artiste de la période dite « moderne » en Europe (1850-1915), solo ou en groupe, les superstars internationales de tous les temps comme Rembrandt, Léonard de Vinci, Goya, etc., ou du 20e siècle, tels Picasso, Chagall, Dali, Warhol, Hockney, ou encore les « trésors » anciens bien dorés et rutilants, sertis de pierres ou de matériaux précieux.Dans ce dernier cas, c’est précisément ce que nous offre le Palais de la civilisation depuis deux ans.Mais il semble que certains artistes « déclassés » du 19e siècle pourraient revenir à l’honneur — tel ce Bouguereau que nous avons admiré en 1984 au Musée des beaux-arts et tous ceux qui font courir le tout-Paris et les touristes au nouveau musée d’Orsay de la Ville lumière qui a ouvert ses portes il y a quelques semaines.Le blockbuster est-il simplement une mode ou est-il là pour rester ?Il semble qu’il corresponde à une nouvelle ouverture des musées sur leur milieu politique, économique et social ; à un intérêt nouveau et crois- sant pour le public général, et non plus seulement les initiés de l’art, et pour une prise de contact fréquente et soutenue avec l’art international.Le blockbuster restera certainement à l’honneur tant qu’il demeurera une valeur positive attirant les foules, générant des profits qui effacent des déficits, permettant d’enrichir les collections et d’approfondir la science muséologique.Pour M.Cardinal, du Musée du Québec, verser dans le « showbizz », le « son et lumière » — comme il qualifie un peu ironiquement tout le battage qui entoure le montage d’un blockbuster — une fois par année ou à tous les deux ans n’est pas un drame pourvu que l’investissement humain et économique qu’il requiert ne compromette pas la vocation ou ne « travestisse » pas le développement de l’institution.Au contraire, les retombées culturelles et économiques d’un tel événement sont majeures, aussi bien pour la société que pour l’institution qui l’organise, quand il n’est pas conçu uniquement comme une course au profit commercial ou au prestige politique.Il donne pour exemple le Musée des beaux-arts de Montréai qui s’est acquis suffisamment de crédibilité au cours des dernières années pour monter solo et négocier avec les grandes institutions internationales l’exposition Léonard de Vinci de l’été prochain.Mais une société muséologique aussi petite que celle du Québec ne pourra guère se passer d’interventions politiques (gouvernement du Québec, maire Drapeau) ou individuelles (Clément Richard, Bernard Lamarre) pour décrocher ces superproductions ou s’incrire dans le sillage des « comètes » financées par les Américains et les Européens.« Quand on nous a demandé combien d’oeuv-res de Gauguin nous mettions dans l’exposition que préparent le musée d’Orsay et le Chicago Art Institute, nous avons été obligés de répondre “aucune”, explique M.Cardinal.On ne pourra jamais être partenaire à part entière en termes d’investissement d’oeuvres, mais il existe d’autres critères de collaboration dans la mise sur pied d’événements artistiques que la richesse objective des collections.» A la question de savoir s’il n’est pas également frustrant pour le milieu muséologique québécois d’avoir à importer des conservateurs étrangers pour accompagner des expositions étrangères, comme on l’a vu depuis trois ans au Palais de la civilisation, ou de traduire des catalogues américains comme il s’est produit à Québec pour les impressionnistes, M.Cardinal rétorque que nous devrons accepter humblement de ne pas disposer ici d’experts dans tous les domaines de l’art (Antiquité, Extrême-Orient, Moyen-Orient, etc.) mais nous pouvons, en revanche, nous défendre très honnêtement en art européen ou américain.— a.D.: Plus de la moitié des visiteurs à l'exposition térieur de l'agglomération montréalaise.en 1985 au Musée des beaux-arts Photo Jacques Grenier venaient de l’ex- Le RCM et le Palais Suite de la page B-1 cas présentement.Elle considère que ces sociétés gèrent des équipements publics, posent des gestes non seulement administratifs mais politiques qui engagent la responsabilité de la Ville.A l’avenir, elles ne se contenteront plus de présenter, pour toute justification de leur mandat public, quelques feuillets comptables, une fois par année lors de l’étude du budget, comme elles le font actuellement, affirme Mme Verdon.De plus, ajoute-t-elle, sous l’administration RCM, aucune décision d’ordre culturel ne verra plus le jour sans que le service des affaires culturelles de la Ville en soit informé ou responsable.Pour stimuler un nouvel intérêt envers les «îles» construites à grands frais en 1967 pour l'Exposition universelle, la Ville de Montréal a décidé, il y a trois ans, de se lancer dans la course au blockbuster en présentant, grâce à l’intervention personnelle de l’ex-maire Drapeau, des expositions de grande envergure dans un des anciens pavillons de Terre des Hommes, rebaptisé pompeusement le « Palais de la civilisation ».« Ramsès II et son temps » avail un budget de $5 millions (sans .compter les quelques millions qu’a investis l’État du Québec pour améliorer son aspect extérieur).Cette exposition a rapporté $ 2 millions de profits, partagés à parts égales entre Le Caire et Montréal.« Les trésors de Chine » avait également un budget de $5 mil lions.Selon le directeur général de la Société du Palais de la civilisation, l’ingénieur René Gingras, cette exposition accuse un déficit de $ 1 million.L’an dernier, la Ville a décidé d’investir $ 3.5 millions dans l’infrastructure du Palais de la civilisation pour lui assurer un « caractère permanent ».L’'exposition que nous verrons cet été, « L'or des cavaliers thra-ces », a un budget de $ 4 millions.On attend 350,000 visiteurs, soit 50% de moins que le nombre de ceux quj se sont passionnés pour Ramsès.En 1988 et 1989, le maire Drapeau avait projeté de présenter des expositions sur l’Italie et la France respectivement.— Angèle Dagenais Quoi de neuf.Suite de la page B-5 pas pour s’accuser réciproquement de trahison et d’imposturê.On retiendra de ce long parcours que le genre « récit de voyage » s’est transformé pour adopter des formes diverses : allant du journal à la « relation » en passant par le dialogue et l’histoire raisonnée.Ce qu’on peut regretter de ce numéro original, c’est l’absence'd’une bibliographie qui aurait, à mon avis, permis au lecteur de compléter sa réflexion ou de l’orienter vers les oeuvres les plus significatives de ce corpus.Par ailleurs, la revue annonce pour sa prochaine livraison un sujet qui m’apparaît tout à fait actuel : « La littérature et les médias ».Voix et images a consacré son dernier numéro à un dossier comparatiste Québec-Amérique.latine.Con trairement à Études littéraires et à Études françaises, cette publication assumé de numéro en numéro un certain suivi de la littérature québécoise par ses chroniques : essai, poésie, récit, dramaturgie, revue, aucun type de production n’est ignoré.Une nouveauté dans ce numéro : la chronique des revues par Suzane Lamy.On a heureusement délaissé l’ancienne formule qui consistait à recenser bêtement toutes les parutions.Il faut saluer cette heureuse initiative, car le discours critique sur les revues est peu élaboré.Suzanne Lamy a réussi, dans cette première chronique, à trouver un ton qui convient parfaitement.L’idée qui veut que les littératures québécoise et latino-américaines présentent des caractéristiques com- munes n'est pas nouvelle.Elle est déjà fortement répandue chez cer tains éditeurs, des lecteurs avertis, etc.De plus, l’intérêt pour l'axe nord sud s'est accru depuis l’arrivée ici de réfugiés des différents pays d’Amé rique latine.On retiendra de ce dos sier comparatiste l’article de G illes Thérien, « La littérature québécoise, une littérature du tiers monde ?».La question de fond demeure, affirme l'auteur, comment inventer un dis cours critique qui corresponde à notre société et aux oeuvres québécor ses.C'est pourquoi, poursuit il, le comparatisme Nord-Sud semble né cessaire : il nous permettrait, notamment, de décrocher de l’axe français et de poser notre appartenance à un même continent.Cet article pose avec lucidité les jalons d’une nouvelle critique, tout en dépassant les limites de l’analyse strictement comparatiste.DIONYSOS SUITE 15 JANVIER 20 H 00 Commanditaire Benson & Hedges CANTATE NO 51 ° 17 JANVIER 14 H 30 17 JANVIER 20 H 00 CE QUE L'AMOUR ME OIT AU SPECTRUM 16 JANVIER 20 H 00 nmm ° 18 JANVIER 20 H 00 • Billets 35S.21 S, 12S SONATE A TROIS SUITE MALRAUX c A T ALLET.HU'20?SIECLE HE 1 DU SPECTRUM ET A TOUS LIS COMPTOIRS TICKETRON -( + FRAIS DE SERVICE) 3U OUEST, SU-CATHERINE METRO PEACE DES ARTS "Vf.O Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts .842 21 12 L'OPERA Une production du Greater Miami Opera Association Avec: llona Tokody Peter Lindroos Marcel Vanaud Pierre Charbonneau Jerold Siena Gabrielle Lavigne Paul Trépanier Charles Prévost Robert MacLaren Antonio Funiceili Rideau: 20 heures précises Les 27 et 31 janvier et les 5, 7,11, 14 et 16 février • Directeur artistique Jun-Paul J«annott« DE MONTREAL c Cette production est présentée grâce a la collaboration de la Banque Nationale et d'AIR CANADA® Billets en vente maintenant iz V -D ^ •oj — J: CC ai CC S> ESPACE LIBRE Les compagnies suivantes ont contribué à la présentation d'une soirée d'opéra 27 janvier Air Canada et la Banque Nationale 31 janvier Alliance mutuelle-vie 5 février Groupe Jean Coutu 7 février Steinberg inc.de Puccini 11 févner Northern Telecom Canada limitée 14 février Le groupe CGI inc.16 février CF CF inc.t Réseau de Télévision Quatre Saisons inc Direction d orchestre: Alfredo Silipigni Mise en scène: Bliss Hebert Décors et costumes Allan Charles Klein L Orchestre symphonique de Montréal Billets 14$ 18,SOS 27,50$ 39,50$ 45,50$ Eclairages: Neil Peter Jampolis Assistant chef d'orchestre Brian Làw Reservations 521 4191 Le choeur de I Opéra de Montréai ) B-8 M Le Devoir, samedi 17 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL HUMEURS NATHALIE PETROWSKI Picasso ou l’art du hockey LK HOCKEY n’a jamais été ma passion mais j’ÿ allais tout de même, j’y allais d’office.Une ou deux fois l’an, histoire de sonder l'inconscient collectif québécois, avec la ferme conviction que le hockey était le baromètre des états d’âme de la Belle Province.' J’y allais en touriste, pour le bain de foule et pour la douche de bière.J’y allais par principe et pour participer à une coutume inscrite darts le code génétique montréalais.Remarquez que j’emploie aujourd'hui l’imparfait.Je ne vais plus au hockey depuis au moins trois ans.J’en ai perdu aussi bien l'habitude que l’intérêt sociologique qui m’animait.Je ne saurais même plus vous dire qui sont les joueurs de la Sainte-Flanelle et le chagrin qui m’habite depuis que Guy et Mario ont tiré leur révérence.J’ai ac- croché mes patins avec eux.Ne me demandez pas ce que je faisais au Forum samedi soir dernier, je ne peux même pas me l’expliquer.Était-ce la nostalgie du paradis perdu ou tout simplement le désoeuvrement du samedi soir qui m'a poussée dans l’enceinte sacrée, je ne saurais le dire.Tout ce que je sais, c’est que je me suis bel et bien retrouvée au Forum, alors que je m’étais juré de ne plus jamais y remettre les pieds.Mon hallucination a commencé à la mise au jeu.Je n’en finissais plus de voir Marc Gagnon et Pierre Lambert faire leurs frais sur la patinoire.Lorsque le joueur suédois des Nordiques a bondi sur la glace, mon esprit confus a immédiatement associé le Suédois à la recrue blonde de Lance et compte.Pour tout vous dire, j’ai regardé la première période comme si je regardais une émission de télé.La réalité et la fiction étaient à ce point enchevêtrées dans les circuits survoltés de mon cerveau que je cherchais le vison de Macha Mé-ril dans la foule parfumée.Je regardais la silhouette anxieuse de l’entraîneur des Nordiques qui mâchait de la gomme avec la conviction mandibulaire d’un chameau, mais mon imagination continuait à me jouer des tours et à prendre Michel Bergeron pour Y van Ponton.Je me suis ressaisie à la deuxième période.L’émission de télévision s’est dissoute, laissant en gage une constellation de petits grains électroniques qui papillonnaient dans mon champ de vision.J’ai pensé à Picasso.Comme cela.Bêtement.Par association libre, même si Picasso a autant à voir avec une partie de hockey qu’un chameau avec une partie de bridge.Picasso, qui ne cadrait vrai-ment pas dans le décor et que j’imagine mal torse nu dans la section des Rouges, tenant une bière tiède d’une main et un pinceau tordu de l’autre.N’empêche que le souvenir de Picasso m’a été d’un précieux secours.Je cherchais, avec lui, à regarder la partie sans les partis pris habituels.Je cherchais à regarder la partie de hockey sans prendre bêtement partie pour les Bleus ni pour les Rouges.Je cherchais à regarder la partie, non pas comme un western, une guerre interurbaine, ni même comme une commandite pour la brasserie Molson.Je cherchais ce que Picasso a cherché toute sa vie : dépasser la représentation picturale de la réalité.Ce n’est pas l’amour de la peinture qui dictait mon regard mais plutôt l’ego exaspéré qui ne peut plus voir en peinture cette bande de singes qui passent leur temps à se donner des coups et des claques sur la gueule.Un premier pan de réalité s’est écroulé sans même que je fasse d’effort.J’étais ailleurs et cette absence temporaire ne faisait que renforcer les couleurs, la musique ët le mouvement affolant qui m’aspiraient dans leur tourbillon.Les buts entraient comme des balles et pourtant je ne savais plus qui, dés Épais ou des Débiles, avait compté.Devant moi, il n’y avait plus que la surface immaculée d’un blanc aveuglant, traversée par des éclairs d’où se détachaient par en- droits des grappes d’atomes en mouvement qui fendaient l’atmosphère en déplaçant des ondes d’air frissonnant.Tranquillement, le tableau de Picasso prenait forme devant moi.Une immense rondelle, noire, bombée et grotesque, dévorait l’espace, échappant de justesse à la meute de spermatozoïdes hystériques qui cavalaient après.Dans le fond du décor, des grandes taches piquées de plaques jaunes (il y avait beaucoup de chandails jaunes dans la salle, ce soir-là) ondulaient, qui de droite, qui de gauche, avant de s’unir mollement en une multitude de consciences assises, prêtes à se lever et à applaudir le moindre coup de poing.Je n’ai jamais su qui a gagné la partie.Pour tout avouer, je m’en foutais éperdument.Mon regard renouvelé n’en finissaient plus de recommencer le tableau, tirant d’immenses traînées de lumière auxquelles s’accrochaient des milliers de têtes ballotantes qui semblaient n’avoir aucune attache, aucun centre de gravité.Que m’im- portait de savoir que les Nordiques s’étaient fait laver et que les Canadiens avaient mis trop de Tide dans la lessiveuse.Un monde nouveau et, surtout, une nouvelle façon de le regarder s’ouvraient désormais à moi.Après des années d’abus et d’usure, après des années de rata-tinante routine, le hockey m’aidait enfin à entrer de plain-pied dans le monde de l’abstraction, un monde auquel on accède après avoir perdu toutes ses illusions.Il n’y avait plus de gagnants, plus de perdants, plus de jeu, plus de score à rapporter le lendemain dans les journaux.Il n’y avait que ce tableau peint par Picasso et que je retournais de tous bords tous côtés, pour retrouver l’essence même de la partie de hockey.Je ne sais pas à quelle heure je suis sortie, ni même si la partie était terminée.Je sais que je ne pourrais plus jamais regarder une partie de hockey comme avant, même si les Épais et les Débiles continueront à la simuler platement pendant longtemps.Arthur Pcnn : de Billy the Kid à Y American Dream MARCEL JEAN ?Gaston Haustrate, Arthur Penn, Édilig, collection « Cinégraphiques », 127 pages.LE CRITIQUE français Gaston Haustrate était à la Cinémathèque québécoise, la semaine dernière, pour présenter Mickey One et Missouri Breaks, deux films réalisés par l’Américain Arthur Penn.Si Haustrate a eu droit à cet honneur, c’est qu’il vient tout juste de publier une monographie consacrée a ce cinéaste, Sans doute l’un des grands que nous a donnés l’Amérique depuis un quart de siècle.Pour le grand public, Arthur Penn est surtout l’auteur de Bonnie and Clyde, film dans lequel se reconnurent ceux qui avaient 20 ans en 1967.« Je crois que le succès du film, son audience auprès de la jeunesse américaine, provient de ce que les jeunes se retrouvent dans ce qui est, pour eux, peut-être, un retour à l’anarchie, mais surtout un film contre la guerre », avance le cinéaste, cité par Haustrate (p.46).Mais Penn, c’est surtout ce metteur en scène exigeant et original, venu du théâtre (il demeure très influencé par l’Acfors’ Studio) et formé par la télévision (comme, à la même époque, Lumet, Frankenhei-mer et Mulligan).Il a 35 ans, en 1957, lorsqu’il réalise Le Gaucher, son premier film, mettant en vedette Paul Newman.Déjà, souligne Haustrate, les principaux thèmes et obsessions de l’auteur émergent.A travers la légende de Billy the Kid, Penn dessine un personnage préfigurant tous ceux qui jalonneront son oeuvre.Ces personnages « sont embarqués, presque malgré eux, dans un événementiel historique ou social qu’ils n’ont pas souhaité et qu’ils ne maîtrisent pra- Une vague canadienne sur la prairie américaine Une collection importante de productions canadiennes récentes, réunies sous le thème « Canada : the next wave», est, ces jours-ci, à l’affiche du United States Film Festival 1987.Téléfilm-Canada a été invité à coordonner la présence canadienne à ce festival qui est l’événement de l’année pour le cinéma indépendant américain.« Nous sommes fiers de réserver la section internationale de notre festival au Canada, et ravis de pouvoir présenter une nouvelle génération de cinéastes dont les oeuvres lui ont valu l’éloge des critiques à travers le monde », a dit Tony Stafford, directeur de programme du U.S.Film Festival.En effet, selon lui, les Canadiens constituent « la nouvelle vague du ci- néma.Nous savons d’avance que nos festivaliers sauront apprécier ce cinéma tout à fait innovateur».Sous l’égide du Sundance Institute et présenté en collaboration avec le State of Utah Film Development Office, le U.S.Film Festival a lieu à Park City (Utah), depuis hier et jusqu’au 25 janvier.Parmi les productions canadiennes — 22 titres en tout — on retrouve de grands succès récents comme Pouvoir intime, Le Déclin de l’empire américain, Loyalties et Dancing in the Dark.La première mondiale de Jonah and the Missus, produit par Peter O’Brian et Jonh Hunter, et réalisé par Gordon Pinsent, aura lieu au festival.___pc POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 Les Encadrements Marcel Pelletier EXPOSITIONS 14 janvier au 15 février LA FEMME DANS L’OEUVRE POÉTIQUE D’ALAIN GRANDBOIS (dessins inédits) ATELIER-GALERIE 4012 rue Drolet (com Duluth) Montréal, H2W 2L2 LE CENTRE CULTUREL DE VERDUN ^ EXPOSITION * GEORGETA PUSZTAI VILLI OU vanouN Le mercredi 21 janvier 1987 à 20h00 jusqu’au 8 février 5955, av.Bannantyne Renseignements: 765-7170 Lun.au jeu.9h00 A 17h00 et 19hOO à 22n00 Ven.9h00 i 17hOO - Dim.13h00 à 17h00 samedi - fermé tiquement pas.D’où un désarroi, un trouble profond qui les amènent à des réactions souvent inconsidérées, plus ou moins logiques, dictées par un instinct fort et déterminant » (P-12).Et Haustrate continue ainsi, désignant à l’intérieur de l’oeuvre des pistes, des « lignes de force » qui font de Penn le cinéaste du difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte.Les personnages de Penn (Haustrate les appelle « velléitaires », mot qui colle fort bien au Danilo de Georgia et au Jacky Crabb de Little Big Man), arrivent donc à un tournant, à un temps « où l’épreuve de force n’est pas différable.Soit que les protagonistes des films en question jugent le temps venu d’agir, l’atermoiement dépassé, l’hésitation coupable.Soit que la société (l’Histoire) s’impatiente et bouscule l’individu qui prétend faire l’économie du sort commun » (p J06).C’est ainsi que la violence fait son apparition, que l’innocence passe et que s’effectue la difficile prise de conscience (qui, dans le cas du Gaucher et de Bonnie and Clyde, débouche sur la mort).Penn, et Haustrate le souligne clairement en conclusion après l’avoir démontré tout au long de l’ou- mIC HE L T E T R ERU LT Paul MATHIEU «Le souci de soi» sculptures récentes jusqu'au 8 février 1987 4260 RUT SAINT DENIS MONTREAL |QUTBEC| CANAOA H2J 2K8 [5I4| 843-5487 R R T conicm P 0 R fl In “Un point de vue sur la gravure” Conservateur-invité GILLES DAIGNEAULT Y.GAUCHER B.GOODWIN R.LAVOIE S.TOUSIGNANT I.WHITTOME jusqu’au 8 février y-2 CN CN ÎS5 ?1966-1986 Exposition jusqu'au 15 février audio-guide disponible Service d’animation et d’éducation .Les années Graff Une programmation de films autour des années 70 au Québec le dimanche 18 janvier à 14 heures Entrée libre D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h 873-2878 vrage, est aussi un cinéaste profondément américain.Son oeuvre s’attarde aux époques charnières de l’histoire de son pays; elle en démonte les grands mythes (de Billy the Kid â 1 'American Dream) et s’intéresse aux structures dramatiques (un constant jeu avec les genres) qui ont fait le succès de son cinéma.J’aurais aimé une analyse un peu plus approfondie de l’oeuvre du metteur en scène, mais ce ne semble pas être la mission que s’est donnée la collection « Cinégraphiques ».Je me contenterai donc de vanter l’esprit de synthèse d’Haustrate (qui s’etait déjà fortement manifesté dans son Guide du cinéma), tout en lui reprochant d’excuser un peu facilement les faux pas du cinéaste en les mettant le plus souvent à la charge du « système ».Cette monographie vient cependant à point, puisque le seul ouvrage en français consacré à Penn (celui de Robin Wood, paru chez Seghers), date de 1973 et est depuis longtemps épuisé.NDLR On trouvera d’autres textes de nos collaborateurs en cinéma aux pages C-7 et C-8 du cahier PASSEPORT.— R.L.SPLENDEURS DU VATICAN Pictro Borretrini, «Jit Pierre de Cortone (Cortona 1596-Romc 1669) Lu Vision Je suint François Huile sur toile, 227 x 151 cm Pinacothèque vaticane Copie de la photo ; Musée des beaux-arts du Canada CHEFS-D’ŒUVRE DE LART BAROQUE DU 19 DÉCEMBRE 1986 AU 15 FÉVRIER 1987 U ne occasion unique! Un gage de reconnaissance de Sa Sainteté le pape Jean-Paul II à la suite de sa visite au Canada.Découvrez la splendeur de trésors artistiques dont la plupart n’étaient jamais encore sortis du Vatican.Des toiles, sculptures, tapisseries, médailles, vêtements sacerdotaux réalisés par les plus grands maîtres du baroque italien pour la décoration des églises au XVIIe siècle.Une exposition à voir à tout prix! L’exposition Splendeurs du Vatican .chefs-d'oeuvre de Idrt haro que a été organisée par le Musée des beaux-arts du Canada de concert avec les Musées et la Bibliothèque du « Vatican, avec le concours du Musée des beaux-arts de l'Ontario (Toronto) et la participation de la Vancouver Art Gallery et du Musée des beaux-arts de Montréal.Elle est présentée grâce à la générosité de Northern Telecom Limitée et Alitalia et à I 'appui financier du gouvernement canadien.¦ Billets en vente au Musée renseignements : (514) 285-1600 aux comptoirs Ticketron, renseignements : (514) 288-3651 Teletron, service de ventes par téléphone, accepte les réservations réglées par cartes de crédit.Renseignements : (514) 288-2525 .Musée des beaux-arts de Montréal.Exposition Cabinet des dessins et estampes Dessins et estampes de l’époaue baroque Jusqu’au 15 février Activités éducatives Visites commentées de l’exposition Splendeurs du Vatican Tous les dimanches à 11 h 30 et 13 h 30 Conférence Le dimanche 18janvier à 15 h Bernini’s "Speaking Marbles” par M.I.Lavin, professeur à l’Institute for Advanced Study, Princeton (en anglais) Auditorium Entrée libre Opéra Les 7 et 8 février 1987 à 20 h Opéra ORFEO de Monteverdi Église Erskine and American United Church (angle de la rue Sherbrooke et avenue du Musée) Billets: 14$, 12$ En vente maintenant au Musée et aux comptoirs Ticketron Renseignements: 285-1600 Présenté grâce à la générosité de Northern Telecom et de l'Institut culturel italien » I
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