Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 8 septembre 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1986-09-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
No 207 Généralement ensoleillé.Max.: 18 (détail page 10) Montréal, lundi 8 septembre 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote-Nord Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Kadhafi, un cow-boy solitaire Une analyse de PAULE DES RIVIÈRES Le colonel Mouammar Kadhafi s’est remis en selle.Plus déchaîné que jamais.Le discours enflammé qu’il a prononcé à Harare il y a quelques jours était émaillé de « down U.S.A., down U.S.A.», scandé par trois jeunes libyennes « amazones », qui le suivent partout.Ironiquement, c’est au sommet du mouvement des non-alignés que le très aligné colonel Kadhafi, qui se terrait depuis le raid américain d’avril dernier, a choisi d’effectuer sa rentrée.Il est venu dire aux pays non-alignés que la neutralité n’existe pas.« Choisissez votre camp, celui de la libération ou de l’impérialisme » a-t-il enjoint son auditoire, en ajoutant que le mouvement était, dans sa forme actuelle, dépassé et « inutile ».Le mouvement des non-alignés a vu le jour en 1961 dans la foulée de la décolonisation et alors que la guerre froide entre les deux blocs prenait un tour inquiétant.En se regroupant, ses membres ont voulu faire comprendre aux deux Grands qu’il était possible d’exister sans s’associer à eux.Ses fondateurs, Tito, Nehru, Nasser et N’Krumah, ont aussi voulu assurer une plus grande influence du tiers monde dans les affaires internationales.« Liquidation du colonialisme, désarmement général et complet, coexistence pacifique et problèmes du dévelopement économique inégal » Voir page 8: Kadhafi CULTURE TORONTO AUSSI A SON FESTIVAL DU FILM Les trois quarts des films montrés à Toronto ont déjà été projetés à Montréal.Les Torontois ont réservé un accueil plus que chaleureux au Déclin de l'empire américain.Les ciseaux du censeur ont bien failli amputer quelques films de scènes trop osées pour les rétines torontoises, mais le gouvernement est intervenu à temps.Page 4 INTERNATIONAL GUERRE ET PAIX Jocelyn Coulon, journaliste au DEVOIR, chercheur à l’Institut canadien pour la paix et la sécurité internationale, signera une fois par semaine une chronique sur les négociations Est-Ouest, les problèmes militaires et la défense du Canada.Il nous fait aujourd'hui part de son optimisme quant à un déblocage entre Moscou et Washington sur le contrôle des armements.Mais, prévient-il, MM.Reagan et Gorbatchev devront aller puiser leurs ententes aux tables de négociations « secondaires » qui se réunissent régulièrement.C'est de là que viendra la lumière car de nombreux accords s'y cachent, à l'état d ébauche.Le succès du sommet Reagan-Gorbatchev en dépend.Page 2 Deux terroristes mitraillent une synagogue d’Istanbul et tuent 22 Juifs Israël entend répliquer au massacre ¦ L’ATTENTAT PROVOQUE UNE CRISE AU SEIN DU CABINET ISRAÉLIEN ISTANBUL (Reuter,AFP) — Israël répliquera au massacre de 22 fidèles juifs tués samedi dans la synagogue Neve Shalom d’Istanbul mais les premiers frémissements d’une crise politique ont éclipsé hier l'actualité de la riposte israéüenne.« Nous ne trouverons pas le repos tant que nous n’aurons pas tranché cette main meurtrière », a déclaré le premier ministre du conseil israélien, M.Snimon Pérès, devant la télévision.« Nous ne nous contenterons pas de prier seulement à la mémoire des victimes de ce crime antisémite et bestial », a t-il ajouté.Personne ne sait quand, où et comment, l’État hébreu frappera les commanditaires de ce crime (dont deux auteurs ont été tués), mais il est clair, et officiel, qu’Israël n’entend pas le laisser impuni.Cependant, par un effet tout à fait inattendu de l’attentat d’Istanbul, la mise en oeuvre de cette règle d’or risque d’être contrariée par les péripéties de la vie politique intérieure.Le cabinet d’Union nationale-travailliste-Likoud n’a en effet pas été en mesure de consacrer sa réunion dominicale à cette affaire.Sitôt commencé, le conseil des ministres a en effet été suspendu par le chef du gouvernement, qui s’est estimé insulté par M.Ariel Sharon, ministre du Commerce et l’un des ténors du Likoud.M.Sharon, qui est ancien ministre de la Défense, a affirmé que la tuerie d’Istanbul était la « réponse palest inienne aux concessions israéliennes à l’OLP, au roi Hussein de Jordanie, au roi Hassan II du Maroc et au président égyptien Moubarak ».Il a établi un lien entre l’attentat et les efforts de paix israéliens.M.Pérès a exigé des excuses, qu’il a obtenues en fin de soirée hier.« Le moment est vraiment mal choisi .pour ouvrir une crise politique », a souligné pour sa part, M.Yitzhak Shamir, ministre des Affaires étrangères et numéro un du Likoud, qui officiellement doit succéder à M.Pérès dans moins de 40 jours, conformément l’accord de rotation.M.Sharon, qui avait traité publiquement M.Pérès de « lâche, mou et faible », en novembre 1985, avait déjà dû se rétracter par Voir page 8: Israël «V* ¦ i i » 7 J» % (* Bourassa: le contrat d’entretien des F-18 est vital pour le Québec et Montréal ¦ Constitution: les négociations seront reportées si le Canada anglais refuse les demandes du Québec PIERRE O’NEILL Photo AP Deux hommes de « type arabe » ont ouvert le feu à l’arme automatique puis ont lancé des grenades sur une trentaine de fidèles rassemblés dans la synagogue Nev Shalom d’Istambul samedi, tuant 22 Juifs et en blessant grièvement trois autres.Les deux terroristes se sont par la suite donné la mort, selon le premier ministre turc, M.Turgut Ozal.L'attentat, condamné par l’OLP et la plupart des pays occidentaux, a été revendiqué par trois organisations: le Jihad islamique, l’Organisation pour la revanche palestinienne et la résistance islamique (pro-iranienne) qui a qualifié ce carnage de réponse aux agressions israéliennes au Sud-Liban, dans un communiqué lu au téléphone à une agence de presse occidentale de Beyrouth.LE NOUVEAU ROUND DU GATT ¦ L’obtention du contrat d'entretien des chasseurs F-18 est vitale pour l’économie de Montréal et du Québec.¦Il n’y aura pas de négociations constitutionnelles, elles seront reportées, si la réaction du Canada anglophone est négative aux demandes que le Québec a formulées en vue de son adhésion à la constitution.• C’est à l’occasion du lancement de la campagne annuelle de financement de son parti, hier à Montréal, que le premier ministre Bourassa a été amené à préciser sa pensée sur les dossiers du F-18 et de la constitution.Les dirigeants du PLQ visent recueillir cette année la somme de $3.2 millions.Les propos du premier ministre ont fait ressortir l’importance qu’il accorde au contrat des F-18 ainsi que sur sa détermination à s’impliquer personnellement dans le débat qui a cours entre Ottawa, Winnipeg et Québec.À plusieurs reprises, devant les journalistes, il a insisté sur le fait que Montréal est mondialement reconnue pour son expertise en cette matière.« Ce contrat sera déterminant pour le développement de la haute technologie de la région; c’est essentiel pour le Québec de l’obtenir ».Quant aux prétentions du premier ministre Mulroney, pour qui ce contrat de $ 1.2 milliards sur 20 ans n’a pas l’importance que le Québec lui prête, M.Bourassa lui a indiqué la bonne façon d'analyser les répercussions de la décision que le gouvernement fédéral devra prendre d’ici quelques semaines: « Il faut regarder l’importance du contrat sous l’angle de l’économie de la région de Montréal ».Somme toute, M.Bourassa est d’avis qu’Ottawa aurait une « occasion en or de prêcher par l’exemple », en optant pour Ca-nadair plutôt que pour le consortium britannique Bristol-Litton.À cet égard, il rappelle au premier ministre du pays qu’il a lui-même reconnu la nécessité de modifier Voir page 8: Bourassa 2.Protectionnisme et système multilatéral PIERRE S.PETTIGREW Collaboration spéciale * risque d’un éclatement du syt et de son remplacement par i fi ^ %*"* ou plurilatérales privilégiées gne ne tire profit.Il serait d< tairps du H ATT np mpnarpn L«AVENIR de notre système commercial multilatéral et de son principal coordonnateur, le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), sont en jeu.Les pays membres doivent saisir l’occasion de cette huitième série de négociations pour réaffirmer et démontrer la vigueur et la pertinence du GATT.Ils doivent conjurer le éclatement du système commercial multilatéral Les 92 pays membres de l’Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers (GATT) se réuniront à Punta del Este dans moins d’une semaine, pour lancer une nouvelle ronde de négociations en vue de libéraliser les échanges commerciaux internationaux.Dans une série de trois articles, l’économiste Pierre Pettigrew, des services internationaux de Samson Bélair, expose les enjeux de cette négociation dont l’un des objectifs est de contrer un protectionnisme commercial de plus en plus menaçant.LE GENDRE estimerait sans doute sa belle-mère s'il envisageait l'éventualité que sa femme a des chances d’en devenir une.¦ La civilisation vit moins du progrès qu elle n est tuée par lui.¦ L'homme toujours sérieux ne doit jamais être pris au sérieux.m Quand la télévision sera un art, l’annuaire téléphonique sera un chef-d’oeuvre de la littérature.— ALBERT BRIE ue d’un * un tissu de relations bilatérales dont personne au bout de la ligné ne tire profit.Il serait donc indiqué que tous les signataires du GATT ne menacent pas les négociations par l'introduction de nouvelles mesures protectionnistes et, qu’au contraire, ils recherchent des mesures destinées à créer un climat de confiance.La prolifération des exceptions et dérogations aux règles de base du GATT et les tensions créées par la vigueur des forces protectionnistes minent sérieusement la crédibilité de l’Accord général.On doit revoir les principes fondamentaux du GATT, tels la non-discrimination, le traitement national, la sécurité d’accès aux marchés et le règlement des différends.Les principes du GATT Le premier principe du GATT est celui de la non-discrimination.Toutes les parties contractantes doivent recevoir le traitement de la nation la plus favorisée (par lequel un pays accorde à un autre les taux de droits les moins élevés 3uril applique à tout pays tiers).Les échanges commerciaux oivent donc se faire sans discrimination dans l'application Iroits à l’importation et à l’exportation.Quelques excep-> pour les PVI) sont acceptées depuis le milieu des an- des droits à l'imp lions | nées 60.Les autres grands principes du GATT sont : ¦ un produit importe doit recevoir le même traitement qu’un produit local, une fois qu’il est entré dans le marché intérieur en ce qui touche les impôts, les lois, les règlements et les prescriptions d’ordre interne; ¦ pour prévenir ou atténuer les litiges, le GATT privilégie la consultation; ¦ la réduction des barrières tarifaires est négociée dans le cadre de l’accord auquel les parties contractantes sont convenues de soumettre leurs relations commerciales.Principe moins explicite mais peut-être plus fondamental pour le bon fonctionnement du GATT, les membres s’attendent à la réciprocité des bénéfices et à l’équilibre des devoirs et des obligations.De plus en plus aussi, les membres s'attendent à ce que chaque pays cherche à réduire les barrières commerciales, même s'il n’est pas tenu de le faire.Les gouvernements se servent beaucoup du GATT pour refuser des mesures protectionnistes proclamées par certains secteurs de leur population.Pour diminuer les contraventions, le GATT a développé des moyens de communication et de négociation, privilégiant le pouvoir du droit à l’exercice de la force.Pouvoir qui reste limité par les ressources restreintes de son secrétariat de Genève et du fait qu’il ne peut que réagir aux requêtes de ses membres.Il ne i mer sa < ** iiv pvui vjuc i cagu au a i cvjuc ses membres.Il ne peut lancer d’enquêtes, ni expri-i désapprobation s’il n’est ps saisi d’un problème par Les formes nouvelles du protectionnisme L’élimination et la réduction des tarifs ont forcé les partenaires commerciaux à utiliser d’autres moyens pour répondre aux demandes de protection de la part des entreprises et des travailleurs victimes de la stagnation économique, du rétrécissement du commerce mondial et des révolutions technologique et robotique.Déjà au Tokyo Round, on s’était attaqué aux obstacles non tarifaires — le protectionnisme déguisé — par une série de codes de bonne conduite portant sur la manière de calculer la valeur des produits en douane, l’ouverture des marchés publics, les licences d’importation, l’établissement de normes, les subventions.Mais les principaux partenaires commerciaux ont, parmi leurs politiques et leurs pratiques, des entorses à l’accord Voir page 8: GATT ’ontiereuci I ,i*s Iles I urks: des plages vierges à l'infini, un soleil omnipresent et un ciel (l'azur; des paysages merveilleux que l'on pourrait contempler une tie entière.Si vous trouve/ des traces de pas avant les vôtres, vous aurez de la chance.POUR RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS.CONSULTEZ NOTRE BROCHURE DISPONIBLE CHEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES.Turks & Caicos Tours 2 ¦ Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Contrôle des armements Un automne prometteur Jocelyn Coulon LA CASCADE d’offres et de contre-offres que se sont échangées Washington et Moscou depuis un an pour trouver un terrain d’entente a propos des grandes négociations sur les armes stratégiques, intermédiaires et spatiales, indique que le prochain sommet Reagan Gorbatchev pourrait déboucher sur un éclatant succès en matière de contrôle des armements.Ce ne sera toutefois pas le cas.Tout au plus, peut-on espérer la conclusion d’accords secondaires, négociés cet automne, qui vont satisfaire les deux parties et donner l’impression que le sommet est réussi.Les deux leaders politiques, qui doivent se rencontrer cet automne ou au début de l’année prochaine aux États-Unis, ne sont pas seulement intéressés à un sommet médiatique.M.Gorbatchev l’a rappelé en indiquant qu’il ne se déplacerait pas pour une séance de photos.Quant au président Reagan, il aimerait bien saisir cette occasion pour renverser la fâcheuse impression, qui se dégage dans l’opinion publique internationale, que les États-Unis bloquent les progrès vers des accords négociés.Force est de constater que depuis l’arrivée de M.Gorbatchev au pouvoir, la campagne de relations publiques de Moscou fonctionne très bien et que les propositions soviétiques ne sont pas toutes destinées à la propagande.Washington est carrément sur la défensive.Pour que le sommet soit un succès diplomatique, les deux Grands pourront puiser allègrement dans la moisson de cet automne qui s'annonce très prometteuse.En effet, au cours des quatre prochains mois, 13 forums différents de négociations se dérouleront à Genève, Stockholm, Vienne, Washington, Moscou et Berne.Les négociateurs discuteront des armes nucléaires et spatiales, des problèmes régionaux et de la sécurité internationale.Certains accords seront signés, ce qui rehaussera le communiqué commun Reagan-Gorbatchev qui aurait pu se résumer à des voeux pieux.Ces forums de discussion touchent : ¦ les pourparlers américano-soviétiques sur les armes nucléaires et spatiales.Ils doivent reprendre le 18 septembre au trois tables de négociations : armes stratégiques (START) ; armes de portée intermédiaire ou euromissiles (INF); armes spatiales; ¦ la Conférence sur le désarmement, également à Genève.Elle regroupe 40 pays qui se penchent sur un traité interdisant les armes chimiques; ¦ la Conférence sur le désarmement et les mesures propres à accroître la confiance et la sécurité en Europe (CDE) qui se déroule à Stockholm en présence de 35 délégations.Les groupes tentent de trouver un accord pour éviter une guerre accidentelle entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie; ¦ la Conférence sur une réduction mutuelle et équilibrée des forces (MBFR) où 13 pays de l’OTAN et 6 du Pacte de Varsovie négocient à Vienne depuis 13 ans une réduction des troupes stationnées en Europe centrale; ¦ sept autres forums de discussions américano-soviétiques portant sur les armes chimiques; les essais nucléaires; l’établissement de centres pour prévenir le risque d’une guerre nucléaire accidentelle; les problèmes de respect ¦ des accords de contrôle des armements; les questions régionales touchant toutes les parties du monde sauf l’Europe; les questions relatives au commerce, aux droits de la personne, à la réunification des familles et aux échanges culturels et scientifiques; enfin, les discussions préparatoires entre MM.George Shultz et Edouard Chevardnadze sur le sommet Reagan-Gorbatchev.Même si les négociations sur les armes nucléaires et spatiales sont les plus importantes pour les relations américano-soviétiques, on pense qu’il n’y aura pas d’accord dans ce domaine et que la réussite du sommet dépendra d’accords obtenus dans les forums secondaires.Ainsi, les deux Grands seraient sur le point de s’entendre sur un accord définissant les règles il suivre sur les mouvements de troupes et les exercises militaires en Europe qui réduiraient les riques d’une guerre' accidentelle.Sur les essais nucléaires, les Américains pourraient ratifier deux traités qu'ils ont déjà signés, le Traité sur la limitation des essais nucléaires (1974) et celui sur les explosions nucléaires à buts pacifiques (1976), moyennant des garanties de la part des Soviétiques sur les méthodes de vérification.Ces deux traités limitent les explosions à 150 kilotonnes.L’URSS, qui observe depuis août 1985 un moratoire sur tous les essais, en désire l’interdiction complète.Les États-Unis ont rejeté cet appel.Dans le domaine de la prolifération des armes chimiques, Moscou et Washington sont déjà d’accords pour limiter les ventes de certains produits chimiques.Enfin, grâce à certaines ouvertures soviétiques, les deux superpuissances pourraient s’entendre sur le problème de la vérification et du respect des accords de contrôle des armements.Ce différend réglé, les négociations sur les armes nucléaires et spatiales prendraient une toute autre dimension.Tous ces accords, secondaires en apparence, ne sont pas négligeables surtout après un blocage de 7 ans dans le processus de contrôle des armements.L’affaire Daniloff éclabousse les relations É.-U.-URSS Washington envisage des représailles WASHINGTON (AFP) — L’inculpation à Moscou du journaliste américain Nicholas Daniloff est venue, selon Washington, « compliquer» encore une affaire dont la Maison-Bfan-ehe a déclaré hier qu’elle pourrait avoir « de sérieuses conséquences sur les relations américano-soviétiques ».Le porte-parole du ministère soviétique des Affaires étrangères, M.Guennadi Guerassimov, a annoncé à la télévision américaine que M.Daniloff serait traduit en justice et l’on apprenait peu après de Moscou que le journaliste américain avait été formellement inculpé.Washington n’avait pas encore réagi, hier après-midi à l’inculpation, mais la déclaration de M.Guerassimov a provoqué une réaction immédiate du sous-secrétaire d'État pour les affaires politiques, M.Michael Armacost, qui a déclaré que le cas Daniloff deviendrait beaucoup plus compliqué s’il y avait un procès.Ce nouvel épisode est intervenu peu après l’annonce de l’envoi par le président américain Ronald Reagan d’un message personnel au numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev lui demandant la libération immédiate de M.Daniloff.De hauts responsables américains ont indique qu’ils commenceraient aujourd’hui à prendre des décisions sur d’éventuelles mesures de représailles si M.Dani- loff n’était pas libéré.« Si vous pensez qu’il est innocent, nous le saurons rapidement parce qu'il va y avoir un procès », a dit M.Guerassimov, qui était interrogé à la chaîne de télévision CBS.M.Guerassimov a ajouté que les autorités soviétiques disposent d’autres preuves contre M.Daniloff : « A ma connaissance, Cette enveloppé n’est pas la seule chose que nous ayions contre lui », Le journaliste avait été arrêté après avoir reçu d’un d'un Soviétique une enveloppe contenant des cartes et des photos secrètes, selon le KGB (sécurité d’État).M.Armacost a vivement regretté la décision soviétique.« Les Etats-Unis n'ont cessé de faire valoir aux Soviétiques que cette affaire ne peut qu’avoir des conséquences négatives sur les relations des deux pays et la préparation du sommet Reagan G or batchev», a-t-il souligné.Le numéro trois du département d’État a toutefois refusé de dire qu’il n’y aurait pas de sommet si M, Daniloff demeure en prison.« Je ne pense pas que toutes les portes aient été fermées, mais les declarations de M.Guerassimov sont extrêmement décourageantes », a-t il dit.Washington ;i\tVil;pmp:ôSê.ù"Moscou que M.Daniloff soit libéré sans être inculpé, à la suite dç quoi les États-Unis réexamineraient la possibilité de faire libérer et remettre à l’ambassade d’URSS, dans l’attente de son procès, le fonctionnaire jjoyié-tique de l’ONU incarcéré à New York pour espionnage, a confirmé ce responsable.Les mesures de rétorsion de Washington pourraient comprendre l'expulsion ne diplomates et de jôurffalis tes soviétiques et mêmed’annuiation de la rencontre des chefs delîtttjplo matie des deux pays, prévue les 19 et 20 septembre.« Des mesures de représailles en appellent d’autres et cela devient un cercle vicieux, aussi serait-il regrettable d’aller dans cette voie », a de claré M.Guerassimov.Les relations soviéto américaines ne devaient pas devenir l’otage de cette affaire, a-t-il ajouté, poursuivant : « Il y a des choses beaucoup plus importantes à discuter, notamment l’arrêt des essais nucléaires.Évoquant les discussions des experts américains et soviétiques sur le désarmement qui se sont achevées samedi à Washington, le porte-parole a déclaré : « Malheureusement, nous n’avançons pas en ce moment ».Il s’est aussi avoué incapable de prédire si un sommet pourrait avoir lieu avant la fin de l’année.Mme Ruth Daniloff, l’épouse du journaliste incarcéré, s’est déclarée consternée par l’annonce de M.Guerassimov et a estimé qu’il s’agissait d'une sorte d’affront au président Reagan après sa lettre à M.Gorbatchev.Karachi : L ’interrogatoire débute Les pirates de Pair disent être de quatre nationalités différentes KARACHI ( Pakistan )( AFP, AP, Reuter) - La police pakistanaise a commencé l’interrogatoire des pirates de l'air qu i ont pris le cont role d’un Boeing 747 de la Panam vendredi sur l’aéroport de Karachi et qui ont affirmé être de quatre nationalités arabes différentes et appartenir à l'Organisation révolutionnaire internationale (ORI), a-t-on appris hier.Pendant ce temps, les rescapés de la prise d’otage ont tous affirmé que les forces de sécurité pakistanaises n’avaient pas pénétré dans leur avion au moment où les passagers s’enfuyaient, mais avaient attendu que les passagers aient parcouru les deux-tiers du chemin entre l’avion et le terminal.Pour sa part, le premier ministre indien, M.Rajiv Gandhi, a critiqué la sécurité pakistanaise.Enfin, la veille plusieurs avaient confirmé que les pirates de l’air avaient lancé une grenade et ouvert le feu après que la lumière se fut éteinte dans l’avion.En ce qui se rapporte à l’interrogatoire, le chef du commando a affirmé hier qu'il était Palestinien, qu’un de ses hommes était Libanais et un autre Syrien.Un suspect de nationalité Bahreinie est également interrogé, a-t-on ajoute de même source.Plusieurs journaux ont par ailleurs rapporté qu'un quatrième pirate, qui a été blessé, est lui aussi Palestinien et est interrogé par la police après avoir subi une intervention chirurgicale.À ce dernier sujet, l’agence of fi Pékin relance Moscou Le numéro un chinois, Deng Xio-ping a renvoyé la balle dans le camp soviétique, grâce à son offre conditionnelle de rencontrer Mikhaïl Gorbatchev, dans la grande partie de ping-pong politique que se livrent depuis quatre ans les deux géants du communisme en quête de normalisation.Pour la première fois en un quart de siècle de brouille, un dirigeant chinois a en effet publiquement proposé de faire le voyage de Moscou pour un « sommet » qui, de toute évidence et sans préjuger des résultats éventuels, serait très nettement plus important que la brève rencontre Chou En-Lai-Alexeï Kossyguine à l'aéroport de Pékin en 1969 Mais la condition posée par le vieux dirigeant chinois semble devoir rendre inacceptable son geste aux yeux du Kremlin qui, pourtant, s'était déclaré prêt une rencontre au plus haut niveau : pour Deng Xiaoping, dont une interview CBS a été citée par l'agence Chine Nouvelle, « si Gorbatchev fait un solide pas en direction des trois principaux obstacles, en particulier en pressant le Vietnam de mettre fin à son agression au Cambodge et de retirer ses troupes, je serai prêt moi-même à le rencontrer » Le secrétaire général soviétique, dans un discours prononcé le 28 juillet à Vladivostok, avait de son côté affirmé que l'URSS était « prête à examiner avec la Chine à tout moment et à tout niveau, de la façon la plus sérieuse, des mesures supplé mentaires tendant à créer un climat de bon voisinage*.Dans ce discours prononcé aux portes de la Chine, symbole de la volonté du Kremlin d’inaugurer une politique asiatique plus dynamique, Mikhaïl Gorbatchev avait annoncé quelques concessions de nature à satisfaire les exigences de Pékin qui se cristallisent autour de « trois obstacles », en principe récusés par Moscou : la présence massive de l’armée rouge aux confins chinois, l’intervention en Afghanistan et le soutien la politique cambodgienne de Hanoi.Les Ailes de l’Espérance 15 ans déjà à sauver des vies Les pilotes des AILES DE L’ESPÉRANCE volent au secours d’enfants et de parents malades dans les jungles du Pérou et de la Bolivie.15 ans déjà, à aider les peuplades de ces régions sous-développées.LES AILES DE L’ESPËRANCE fournissent pilotes, avions et équipement et font un travail remarquable.Aujourd'hui, l’organisme lance un SOS aux Québécois afin de l’aider à poursuivre son oeuvre et continuer à sauver des vies.Savez-vous que le carburant pour faire voler un seul avion pendant un mois, dans la jungle, coûte 6 000$ US?POR FAVOR, AIDEZ LES AILES DE L’ESPÉRANCE DONNEZ GÉNÉREUSEMENT! B*€ - COUPON DE RETOUR NOM: _________ ADRESSE: _____ VILLE:________ CONTRIBUTION: 13 CODE POSTAL.Les Ailes de l'Espérance 3702, rue Ste-Famille Montréal (Québec) H2X2L4 (514)843-4946 Un reçu pour fin d'impô» vous sera retourné.civile \ssociatcd riysp of Pakistan a affirmé sàtneâi soir que fô.us les pi rates étaient en vie, contredisant ainsi le directeur dc.l’av.ialion civile, M.Khurshid Anwar Mirza, qui avait dit que l'un des membres du coin mando avait été tué.Selon la police, la chasse leurs «contacts» locaux est en cours.Les pirates ont donné chacun six noms différents ce qui a rendu dit fi cite la détermination de leur identité réelle, a indiqué la police qui, en revanche, n’a pas fourni d'indication sur cette Organisation révolutionnaire internationale à laquelle les terroristes affirment appartenir.Selon elle, l’ORI est probablement basée à Beyrouth, L’ORI ne s’était jamais manifestée jusqu'à présent, note-t-on.La prise de contrôle du Boeing avait été revendiquée par deux organisations inconnues : les Cellules révolutionnaires libyennes et les Soldats de Dieu-Groupe du Martyr Zul-ficar Ali Bhutto (du nom de l’ex-pre- mier ministre pakistanais pendu en 1979 et dont la fille.Mlle Benazir Bhutto est la dirigeante du principal parti d’opposition pakistanais).L’épilogue sanglant de cette prise d’otages a fait au moins 16 morts et une centaine de blessés.Selon un passager britannique du Boeing 747 de la Panam, les pirates étaient tous très jeunes.L'un d’entre eux, a dit ce passager, a annoncé qu'il célébrait ses 24 ans le jour même de la prise d’otages.Un autre semblait avoir à peine 18 à 19 ans.Le chef du commando a affirmé qu’« il n'aimait pas ce qu’il faisait ».« Mais je n'ai pas de pays.Je ne peux pas m’empecher de le faire », a-t-il dit à ce passager.Au terme de l’interrogatoire lès pirates devraient être traduits devant des tribunaux spéciaux.La loi pakis lanaise prévoit la peine de mort pour les pirates de l'air.I.e Boeing 747à l’intérieur duquel s’est passé le dranurétait toujours cloué au sol hier.¦ Tutu devient archevêque LE CAP (Reuter) — Desmond Tutu a été consacré solennellement hier archevêque anglican de la ville du Cap et son premier geste a été de demander au gouvernement sud-africain la levée de l’état d’urgence national en vigueur depuis le 12 juin.Premier Noir à accéder ainsi à la tête de l’Église anglicane dafri-que australe, le prix Nobel de la Paix 1984 a réclamé le retrait de l’armée des cités noires du pays, la levée de l’interdiction frappant les organisations nationalistes noires el l’ouverture de négociations pour mettre un terme a l’apartheid.Aucun représentant du gouvernement n’était présent dans l’assistance pour l’office.Du président Pieter Botha, Mgr Tutu a dit « j'ai toujours reconnu le courage du président, mais, de façon calamiteuse, il s’est toujours arrêté én chemin avant de nous donner les solutions que nolis souhaitons tous», a-t-il dit.Pendant ce temps, le ministre sud africain des Affaires étrangères était accueilli à bras ouverts à Taiwan, venant du Japon.ON EN PARLE CE SOIR Æ Hé w mm WÊâÊMê’**' 17h15à 18h15 avec Claude-Jean Devirieux et les journalistes de CKAC Le premier bilan complet de fin de journée è Montréal.Entouré des journalistes expérimentés de CKAC, Claude-Jean Devirieux présente une couverture détaillée de l'actualité du jour. Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 B 3 Sur la Côte Nord Trois femmes y un regroupement et des avions CAROLE BEAUUEU BAIE-COMEAU - D’une main sûre, en plein tournant, Françoise change de vitesse et double un camion.Au-delà des cheminées de l’aluminerie Reynolds, le fleuve s'étale sous un ciel lourd.Au son du Boléro de Ravel, la petite voiture fonce vers Sept-lles.« La violence, l'inceste, dans tous ces petits villages isolées, c’est indescriptible, raconte la jeune femme.Quand les familles se retrouvent à cinq dans une petite roulotte, avec l’homme en chômage, les claques volent rapidement ».Françoise Richard, connaît bien les routes de « la Côte ».Permanente du réseau régional du Conseil du statut de la femme (CSF), elle les sillonne depuis deux ans, à l’écoute des femmes qui y affrontent des taux de chômage et d’aide sociale frôlant les 27% et 22%.De Blanc Sablon à Tadoussac, en passant par Sept-lles, Baie Comeau, Port-Cartier et des dizaines de petits villages inaccessibles, elle a récemment vu émerger le premier regroupement de femmes de la région, un organisme regroupant actuellement une cinquantaine de groupes de femmes.« La première rencontre, il y a deux ans, a été particulièrement émouvante, raconte-t-elle.Les femmes n’avaient jamais eu l’occasion de se parler de ce qui se passait dans leur village.Pendant trois jours nous avons abattu un travail énorme ».Dans ce long pays rectiligne de 110,000 habitants, les « dossiers de femmes» ne sont pas toujours ceux auxquels on s'attendrait.Des belles maisons de Baie-Comeau, aux villages qui n’ont l’électricité que depuis deux ou trois ans, en passant par la roulotte qui à Fermont sert de lieu de rencontre aux femmes, les « dossiers de femmes » sont tout autant la dégradation du transport aérien que Fabsence d’un gynécologue.« L’avion, c’est une autre façon de briser l’isolement », soutient une résidente de Baie-Comeau.« Dans certains coins de la Côte c’est aussi la seule façon de revoir les enfants exilés pour leurs études».Pays d'hommes, où les emplois les mieux rémunérés sont ceux des industries primaires, la Côte Nord a jusqu'ici cantonné les femmes à la maison où dans des emplois de service.Plus de 50 % des nord-côtiennes sont au foyer.En dix ans, de 1971 à 1981, le nombre de femmes actives sur le marché du travail est passé de 25,4% à 24,6%.En cinq ans de lutte, les femmes d'Êmersion, un groupe de formation à l’emploi, ont réussi à faire-entrer deux femmes à l’aluminerie de la Reynolds, quelques unes à la Québec North Shore et aucune à Hydro-Québec.« À mesure qu’on forme des femmes, ils changent les critères », accuse Micheline Simard.Le salaire moyen des femmes travaillant à temps plein sur la Côte dépasse à peine $8,000.Santé mentale et violence conjugale sont les deux grands problèmes de la région, concluait en 1984 une étude menée auprès des intervenants du réseau ae santé et de services sociuax.Après Baie-Comeau et Forest-ville, Sept-lles célébrera bientôt FEMININ PLURIEL l’ouverture de la troisième maison d’hébergement de la région.Après trois ans de travail, Tshin Ishkueu (Trois femmes), la maison d’hébergement de Sept-lles, ouvrira ses portes en janvier prochain.Le projet, unique au pays, est le premier à vouloir intervenir avec une équipe mixte formée d’autochtones ei de femmes blanches.D’un groupe à l’autre, les nord-côtiennes conviennent qu’elles « sont loin », qu’elles ne peuvent pas s’attendre aux même services «qu’à Montréal» Si elles sont prêtes à vivre avec un cinéma qui préfère présenter des films d’horreur de mauvaise qualité plutôt que le Déclin de l'empire américain, elles sont moins conciliantes au chapitre de l’éducation et des soins de santé.• « Comment voulez-vous qu’on s’en sorte, interroge une femme de Port-Cartier, quand, sur toute la Côte, les femmes qui veulent retourner aux études ne peuvent pas avoir accès à un seul programme continu de formation universitaire?» Sur la Côte, l’arrivée et le départ d’un médecin font partie des conversations tout autant que la pluie et le beau temps.Les stations de radio annoncent le passage des médecins dans les CLSC ou les dispensaires.Enceintes, les femmes de Blanc-Sablon doivent quitter leur foyer trois semaines avant la date prévue de l’accouchement.C’est seules, à Sept-lles ou à Terre-Neuve, dans le cas des anglophones, au’elles passeront les trois dernières semaines de leur grossesse.« Ce serait bien plus simple d’avoir une sage-femme », commente une résidente de Sept-lles.Mais toute la question de la planification des naissances est plus compliquée que la présence ou l’absence des médecins, conviennent les groupes de femmes.Dans un monde de petits villages « où tout le monde connaît tout le monde», les femmes, même de Sept-lles, préfèrent souvent l’anonymat des grands centres, affirment plusieurs intervenants du milieu.Il y a quelques années, le service de planning de Forestville a été dissout, « faute de clients », raconte Nicole Demers du CRSSS.Les femmes, explique-t-elle, « consultaient ailleurs ».Pas facile donc de’savoir s’il faut ou non chercher à offrir les services localement.L’hôpital de Sept-lles pratique des interruptions de grossesse mais les demandes sont « plutôt rares », indique l’étude du conseil régional.Chose certaine, les femmes de la Côte « n’attendent plus le bateau », Le salut, disent-elles, ne viendra pas du Sud à moins que les femmes n’obtiennent des modifications aux normes strictes qui ne tiennent jamais compte des particularités régionales.Sur Tile d’Anticosti, Nora, l’infirmière, diffuse les informations du Conseil du statut de la femme (CSF).Les femmes de la Côte n'attendent plus le bateau.Pour refaire la sortie 31 de l’autoroute des Laurentides, il faudra déplacer une rivière LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le ministère québécois des Transports se propose de déplacer la rivière Mascouche sur près d’un kilomètre pour « corriger les déficiences géométriques » de sa sortie numéro 31, sur l’autoroute du Nord (15), et pour doter du même coup l’usine Bell Helicopter de l'accès promis par Québec en janvier 1984.C’est ce que révèle l’étude d’impacts environnementaux déposée récemment par ce ministère auprès du Bureau d'audiences publiques sur l’Environnement (BAPE).Cet organisme est responsable de l’information sur ce projet.Les citoyens ont jusqu’au 1er octobre pour consulter l’étude d’impacts et réclamer, s’ils le jugent à propos, une audience publique sur ce projet, le deuxième soumis en moins d’un an par les Transports en vertu de la réglementation environnementale.Le ministère des Transports a dû récemment faire face à un verdict négatif unanime de la part des trois commissaires du BAPE qui se sont penchés sur son’projet d’élargir à quatre voies l’actuelle route 116 entre Plessisville et Princeville.Déclenchant la colère des députés locaux assoiffés d’investissements, le BAPE a statué que la route actuelle rencontrait les besoins actuels et prévisibles de la circulation dans ce secteur et que, par conséquent, le projet était injustifié par rapport à ses Impacts prévisibles sur l’environnement humain, agricole et physique.L’étude d’impacts sur la sortie 31 de l’autoroute du Nord reconnaît que l’échangeur actuel suffit au volume de circulation mesuré dans le secteur.Si le ministère veut refaire cette sortie et exproprier 4,45 nouveaux hectares de terre agricole en plus de ceux qui ont été requis pour l’usine de Bell Helicopter, c’est surtout pour des raisons de « sécurité ».La géométrie de l’échangeur actuel -le dernier avant celui de Mirabel -n’assure pas une visibilité suffisante aux conducteurs et ne leur donne pas les distances de freinage et d’accélération requises à la sortie ou à l’entrée sur un autoroute.Le projet vise aussi à rencontrer les exigences des villes avoisinantes qui veulent pro- fiter de l’occasion pour obtenir une desserte mieux adaptée à leurs besoins.Le ministère des Transports estime que le déplacement de la rivière Mascouche sur une distance de 795 mètres constitue un impact environnemental « moyen » pour ce cours d’eau.La portion de rivière, qui serait déplacée n’abrite à peu près aucune vie aquatique puisque son lit a été à peu près colmaté par la pollution diffuse engendrée par l’intense activité agricole du secteur.On y trouve certes, ajoute l’étude, quelques poissons du genre carpes, barbottes et ménés divers, mais le promoteur estime que cette forme de vie souffrira peu de l’aventure puisqu'on les déplacera eux aussi.Et on aménagera dans la nouvelle rivière deux nouvelles fosses à poissons.Quant à la qualité de l’eau de la Mascouche, elle serait globalement peu affectée, sauf durant la période des travaux, puisqu’elle est déjà fort altères ei riche en mal l’elle est < en suspension.Le principal impact, lit-on dans l’étude gouvernementale, résidera dans l'expropriation de nouveaux hectares de terre agricole dans un secteur où l’expropriation des terrains requis pour l’usine de Bell Hé-licopter avait donné lieu à un débat musclé.L’étude indique qu’il faudra déplacer une ferme aujourd’hui vouée à des activités industrielles.L’essentiel des terrains requis ont été expropriés lors de la construction de l’aéroport de Mirabel et ils appartiennent toujours à la société gouvernementale fédérale chargée de les administrer.C’est la première fois qu’un promoteur québécois soumet à une évaluation publique un projet prévoyant le déplacement d’un cours d’eau.Le projet soumis l’an dernier par Lon-gueuil, qui voulait remblayer sa rive sur plusieurs kilomètres pour y enfouir l’intercepteur régional des eaux usées, avait été mis en échec partiel ar les milieux de la conservation, e ministère de l’Agriculture avait déjà soumis un projet de remaniement de la rivière Chaude, au Sud de Québec, mais il l’avait retiré lorsque l’Union pour la conservation de la nature (UQCN) a officiellement demandé une audience publique.E Turner craint que le successeur de Bosley n’ait pas la tâche facile OTTAWA (PC) - La décision de M.John Bosley de démissionner comme président de la Chambre des communes pourrait causer de très sérieux ennuis à son successeur.Tel est l’avis qu’a formulé le chef libéral, M.John Turner, qui soutient que la démission pourrait effriter l'institution même du président qui joue réellement le rôle d’arbitre à la Chambre des communes.M.Turner a fait savoir qu’il avait discuté de ce sujet avec M.Bosley lors d’une brève rencontre que les deux hommes ont eue avant que le président annonce, vendredi dernier, qu’il descendrait de sa tribune présidentielle le 1er octobre prochain.Le chef libéral et M.Ed Broad-bent, du Nouveau Parti démocratique, sont tous deux d’avis que c’est le premier ministre Brian Mulroney ou ses conseillers politiques qui ont orchestré toute l'affaire pour que M.Bosley quitte son poste.M.Turner a ajouté, lors de l’émission de télévision Question Period, qu’en dépit du climat orageux qui régnait lors de la période de questions a la Chambre des communes, les libéraux étaient satisfaits du travail de M.Bosley comme président de la Chambre.Ils le considèrent comme un arbitre de grande neutralité.Enregistrée vendredi, l’émission a été télédiffusée hier par le réseau CTV.M.Turner n’y a toutefois pas expliqué pourquoi la démission de M.Bosley allait nuire au prochain président.De l’avis du chef libéral, les temps ont bien changé à la Chambre des Communes: « C’est l’une des fonctions les plus difficiles au pays, surtout depuis que les débats de la Chambre sont télévisés.C’est maintenant grand ouvert, c’est un spectacle, c’est de la confrontation et c’est dur.Mais c’est moins dur que de l’époque de John A.Macdonald ou John Diefenbaker et M.Pearson, lorsque j’ai fait mon entrée au parlement ».Dans sa letre de démission, M.Bosley affirme que la Chambre des Communes connaît une crise qu’elle a elle-même créée.Sa méthode de présider la Chambre était ferme, mais suscitait de la contestation de la part des députés des trois partis politiques.M.Turner considère cependant cela normal: « Si vous croyez fermement en quelque chose et que vous n’ètes pas d’accord avec la fa- Visez des rendements supérieurs Les Fonds Desjardins Voici les rendements annuels des Fonds Desjardins au 30 juin 1986 Actions 16,2 % Hypothèques 11,1 International 43,4 Obligations 15,7 Appelez-nous sans frais, peu importe où vous habitez Ut Fond» Dtijtrdlns tont vtndul (u moytn dt protptctut dltponlbltt dtnt not tucourMltt O Fiducie du Québec ^Anjou (514) 355-2050J4O046J;5a08 Chtoouthnl1(418) M9:6748 HuM (81?) 777-9119 (-«00-567 68W H ¦ (514) 888-5223 1-900-361-3303 Longutill (614) de Marc Favreau.les 12-13 sept a 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Soirée de danse contemporaine interprétée par les danseurs de la Compagnie Howard Richard Danse, à 19b , le mar 9 sept THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— Le groupe Genre présente • Mademoiselle Julie • d August Strindberg, du 17 au 28 sept sem et sam 20h , dim 14h 30.relâche les 22-23 sept THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— • Si toi aussi tu m’abandonnes • de Pauline Harvey et Lise Vail-lancourt, m en s Lise Vaillancourt et Emanuelle Beapgrand-Champagne, du 11 sept au 11 oct du mar au dim â 20b 30 THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: sortie 147, autoroute 20.Upton (1-549-5828)— « L'ile de rêve > de Richard Blackburn, (avec marionnettes géantes pour adultes et accessible aux enfants), en prolongation les ven et sam de sept à 20h 30 THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1091D rue St-Jean, Québec (694-9631)— < La muselière ¦ de Yvon Brochu.m en s Jacques-Henri Gagnon, du 9 sept au 4 oct du mar au sam a 20h 30 THÉÂTRE LE PIGEONNIER: 138 Wellington nord.Sherbrooke (564-2060)— Le Groupe Sanguin en spectacle, les ven et sam de sept à 19h et 22h pourpre” 12 h 05, 15 h, 18 h, 21 h SAINT-DENIS III:- “Runaway l’évadé du futur” 12 h 15, 16 h, 19 h 45— “Coeur circuit” 14 h 05, 17 h 50, 21 h 35 VERSAILLES l:(353-7880) - “Le clochard de B.H.” 7 h 20, 9 h 20 VERSAILLES II:- "Top gun" 7 h 15, 9 h 25 VERSAILLES III:- Fermé L’ERMITAGE:(388-5577) - "Soleil d’automne" 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(93t-2477)- “Heart bum” 7 h 20.9 h 30 YORK:(937-8978) — "Extremities” 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40.TELEVISION O C B FT 12.00 Première édition 12.15 Aujourd'hui en France 12.30 Avis de recherche 13.00 Reflets d'un pays 14.00 Cinéma • Le coup de parapluie > fr.80 avec Pierre Richard.Valérie Mairesse et Chris- tine Murillo 16.00 Fraggle Rock 16.30 Les schtroumpts 17.00 Le vagabond 17.30 Carte d'identité 18.00 Montréal ce soir 19.00 Le clan Campbell 19.30 Poivre et sel 20.00 Le temps d'une paix 21.00 Le parc des braves 21.30 À communiquer 22.00 Le téléjournal 22.26 Le Point 23.00 La météo 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Cinéma .Le pion > fr.78 avec Henri Guybet, Claude Pié-plu et Claude Jade CD CFTM 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz t Trader Horn » amér.73 avec Rod Taylor, Anne Heywood et Jean Soref 14.30 A coeur ouvert 15.00 L'ile fantastique 16.00 La bande animée 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 18.30 Casse-tête 19.00 Peau de banane 19.30 L'or du temps 20.00 Cosby 20.30 Coeur à tout 21.00 Dynastie 22.00 Ad Lib 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma < Le bon, la brute et le truand > it.67 avec Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleet CD RADIO-QUÉBEC 14.30 Québec Scope 15.00 Encyclopédie audio-visuelle du cinéma 15.30 Imaginez ce qu'un enfant 16.30 Incursions 17.00 Visage 17.30 Nord-sud 18.00 Conrad le robot 18.30 Téléservice 19.28 Tirage La Quotidienne 19.30 Questions d’argent 20.00 CQFD: objectif Londres 21.00 Télédocuments: j'ai toujours rêvé d'aimer ma mère 22.00 Nova 23.00 Téléservice Ê0 T V F Q (Câble) 11.30 Aujourd'hui la vie 12.30 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.00 Effraction 14.00 Intermède: faut voir 14.30 Tunis Paris 15.13 Intermède 15.30 Radio-France-Internatio-nale 16.30 Bloc jeunesse 17.30 Le Journal 18.00 Les carnets de l'aventure 18.30 Des chiffres et des lettres 18.46 Intermède 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 Effraction 21.14 Ile de transe 21.30 Auto-moto 22.00 Cinéma, cinémas 23.10 Le petit bouvard illustré 23.25 Le Journal 23.55 Radio-France-Internatio-nale O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Trapper John M D 15.00 Coronation street 15.30 Canadian reflections 16.00 Facts of life 16.30 The elephant show 17.00 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch & Sports News 19.00 Worldstage 86 19.30 Airwaves 20.00 Danger Bay 20.30 Good times at the rainbow bar abd grill 21.00 Kate and Allie 21.30 Newhart 22.00 The National News and The Journal 23.00 Newswatch & Sports News 23.30 Maude 24.00 Minder CB CFCF 12.00 Wheel of fortune 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.35 The price is right 17.30 Family ties 18.00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight 19.30 Live it Up 20.00 Macgyver 21.00 CTV Monday Night Movie • American geisha > 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Work) wrestling federation 01.00 Cinéma 12 • The border • f 982 avec Jack Nicholson, Valerie Harper et Harvey Keitel 03.00 Second feature • Louisa • 1950 avec Ro- nald Reagan, Ruth Hussey et Charles Cobum 05.00 Solid Gold 3)Offrez-vous une vraie sortie C^iis05 ^ETTEZ-VOUS-EN PLEIN LA VUE.U S CONSULTEZ LA PAGE CINEMA POUR LES HORAIRES Dans les nés on connaît son délateur NICOLE LAMOTHE présente JACQUES GODIN Un film de Un film do GILLES CARLE civ -c CHLOE SAINTE-MARIE LA GUEPE LXMITY STfcHED cden!uvee le lieu du crime S3 snssEbnsRi TENUE DE SOIRÉE" §3 CLAUDE BRASSEUR ELYSEE EM** LAVAL (LYSEE Le PARISIEN RICHARD BERRY TAXI BOY Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 ¦ 5 Les abribus de la STCUM L’initiative de Montréal irrite la banlieue et interrompt le programme d’installation Air Canada préfère Dorval à Mirabel ALAIN DUHAMEL L’initiative de l’administration municipale de Montréal au sujet des abribus commandités a irrité la banlieue et, pour l’heure, interrompu le programme d’installation de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).En réponse à un appel d’offres de la Ville de Montréal, une société privée, Mediacom, propose de remplacer les 754 abribus et d’en ajouter 700 autres, à ses frais, contre l’exclusivité de l’exploitation des espaces publicitaires disponibles sur ces structures où il y a, à la journée longue, un achalandage garanti.La ville toucherait des redevances d’une vingtaine de millions de dollars sur une période vingt ans.Les abribus en usage dans Tile de Montréal appartiennent pour la plupart à la STCU M qui les payés grâce a une contribution du gouvernement québécois équivalente à 75 % des frais d’acquisition.Dans quelques villes, Montréal-Nord, Lachine et La-Salle, l’administration municipale a fourni et entretient des abribus.Il s’agit en somme de conclure un accord commercial semblable à celui intervenu entre la STCUM et Trans-publicité pour l’exploitation des espaces publicitaires dans les voitures de métro, les stations de métro et les autobus.Cette année, la STCUM prévoit toucher des revenus de $3 millions à ce titre et estime qu’elle devrait en recevoir davantage puisqu’elle vient d’inscrire une oursuite judiciaire contre Trans-pu-licité de qui elle réclame des redevances supplémentaires de près de $2 millions.Or, justement, dans le cas des abribus commandités, la STCUM ne devrait-elle pas transiger directement avec le commanditaire et verser à ses revenus d’exploitation les redevances?La Ville de Montréal, en s’interposant, ne vient-elle pas ravir à la STCU M un marché lucratif qui contribuerait à la réduction de son déficit d’exploitation et, par conséquent, réduirait la contribution de toutes les villes au transport en commun?Le président du conseil d’administration de la STCUM, M.Yves Ryan, maire de Montréal-Nord, se retienl de conclure immédiatement et définitivement en ce sens.« Nous avons constaté que Montréal faisait cavalier seul» dit-il.La loi constitutive de la STCUM lui attribue le pouvoir de posséder et d’exploiter des abribus.Les villes assujetties à la loi des cités et villes ne peuvent se substituer à un transporteur public de telle sorte que, selon certaines interprétations, la STCUM a le droit exclusif d’exploiter des abribus.La charte de la ville de Montréal ne permet pas explicitement à l'administration municipale d’agir en ce domaine.« Notre charte nous permet de voir au bien-être de nos citoyens et de nos visiteurs » affirme iê président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, qui ne voit pas pourquoi il serait interdit à Montreal de fournir des abris comme l’ont fait d’autres villes.Le recours de une commandite s’impose d’autant plus, croit M.Lamarre, que le ministère des Transports ne contribuerait plus, dès 1987 au lieu de 1988, au financement des abribus.Il y a quelques mois, au comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, les discussions sur les abribus commandités ont mené, sans qu’il y ait une résolution formelle en faisant état, à un accord de principe selon lequel la Ville de Montréal devait piloter cette affaire en prenant en compte l’intérêt de toutes les villes.[.'administration montréalaise, qui a préparé le cahier des charges avec le concours de la STCUM, croit qu’elle fait oeuvre de pionnier en prenant l’initiative d’un accord commercial dont les autres villes pourront s’inspirer si elles le désirent.L’affaire soulève une autre difficulté dans la mesure où elle met en cause la convention collective des employés d’entretien de la STCUM.Dans l’hypothèse où la STCUM conclut un accord commercial d’installation et d’entretien des abribus, le transporteur contreviendrait à la convention collective des employés d’entretien laquelle prévoit l’interdiction de recourir a la sous-traitance ou au « faire-faire » pour tous les travaux déjà exécutés, tel l’entretien des abribus, par des employés syndiqués.Le problème ne poserait pas si la Ville de Montréal concluait l’accord puisque l’installation et l’entretien d’abris pour piétons et voyageurs ne comptent pas parmi les tâches actuelles des employés municipaux.La Ville de Montréal n’a pas encore adjugé le marché.Kn attendant des éclaircissements sur les répercussions juridiques et politiques de cette affaire, la STCUM a préféré ne prendre aucune décision sur le choix des emplacements et la commande d’abribus.À sa dermière assemblée, le conseil d’administration devait retenir plusieurs emplacements dans 21 quartiers de la ville de Montréal et dans une dizaine de villes de banlieue.Le conseil d’administration a aussi retardé l’octroi d’une commande d’une centaine de bases de béton, d’une valeur de $101,370, et d’une centaine d’abris, d’une valeur de $413,873.(PC) — La société Air Canada a modifié son opinion quant à l’avenir qu’on doit réserver aux aéroports de Dorval et Mirabel, soutenant maintenant l’idée que tout le service de passagers devrait être regroupé à l’aéroport de Dorval.M.Denis Couture, un dirigeant d’Air Canada, a fait savoir que les pincipaux responsables de la compagnie, qui se sont réunis vendredi matin, ont décidé que si on doit, entre Mirabel et Dorval, décider de fermer un des deux aéroports, ce devrait être Mirabel.Auparavant, Air Canada et les autres compagnies aériennes qui font affaires à Montréal s’étaient prononcées en faveur du maintien du statu quo, c’est-à-dire que les deux aéroports devaient poursuivre leurs activités et ce, même si la plupart de ces compagnies aériennes penchait en faveur de Dorval.M.Couture a déclaré que la direction d'Air Canada avait opté pour une position plus précise, depuis que le débat concernant l'avenir des aéroports s’était intensifié et qu'un certain nombre d'organismes, tels que le Montreal Board of Trade et la Chambre de commerce de Montréal, conteste l’intention du gouvernement fédéral de garder ouverts les deux aéroports de Mirabel et Dorval.« Pour nous, c’est une question de gros bon sens, a ajouté M.Couture.Les autres compagnies peuvent avoir des intérêts différents des nôtres; quant à nous, nos intérêts favorisent Dorval.La majorité de nos activités s’y déroule et c’est plus facile dé transférer la plus petite partie de nos activités qui se font à Mirabel que de déménager le gros de nos activités de Dorval à Mirabel.» Le porte-parole d’Air Canada a affirmé de plus que si les transporteurs aériens ont le temps de se réunir avant mardi, Air Canada tentera de persuader les autres compagnies aériennes de modifier, elles aussi, leur position officielle.On sait que c’est mardi que le Conseil aéroportuaire de Montréal, dirigé par M.Jean-Pierre Sauriol, doit remettre ses recommandations au ministre d’Ktat aux Transports, M.André Bissn-nette-.La commission a reçu du gouvernement fédéral le mandat de transmettre un rapport devant permettre le maintien des activités dans les deux aéroports.L’informatique chez les notaires ALAIN DUHAMEL Dans toute recherche en histoire, les actes notariés comptent parmi les documents les plus fiables puisque leur authenticité ne suscite habituellement aucun doute.Dès le début du XVIIIe siècle, le roi avait ordonné aux notaires de la Nouvelle-France et des colonies de ber ensemble, par ordre chronologique, tous les actes et contrats passés devant eux.En cas de décès, de démission ou de destitution, les minutes devaient être versés dans un même greffe identifié au territoire de juridiction dudit notaire.« Nous avons la chance d’avoir au Québec une possibilité exceptionnelle de retarcer les faits et gestes de la socité grâce à l’implantation de l’institution nato-riale depuis les débuts de la colonie », nous dit Mme Hélène Lafor-tune, historienne.« Le Québec dispose d’une des plus belles collections au monde d’actes notariés presque sans faille depuis l’époque la plus reculée de la Nouvelle-France.» Mme Lafortune, avec le concours de M.Normand Robert, historien, pilote un ambitieux projet de la société Archiv-Histo.Il s’agit de constituer un répertoire informatisé des actes notrariés du Québec ancien (1635 à 1885).Ce corpus comprend plus ou moins cinq millions d’actes dont la consultation, sans un instrument de recherche et de référence fiable et rapide, reste une entreprise considérable, longue et difficile.La société Archiv-histo, qui depuis 1980 préparait la collection Parchemin (banque de données natoriales), a pu s’associer les Archives nationales du Québec et la Chambre des notaires.Le projet a, pour l’heure, le caractère d’un projet pilote, prévu sur deux ans, et jouit d’un soutien financier de $110,000.Par une méthode simple d’interrogation de la mémoire informatique, les chercheurs pourront repérer rapidement dans la masse des actes notariés les titres, les personnes et les lieux qui les intéressent sans qu'il ne soit nécessaire de dépouiller une à une toutes les pièces d’un fonds natorié.La société de la Nouvelle-France faisait un abondant usage des notaires, non seulement pour les contrats de mariage, les tes-tatements, les ventes, les échanges et les cessions de biens im- LE PATRIMOINE meubles, mais aussi pour plusieurs contrats tels les marchés de construction, l’embauche des apprentis et, surtout, les inventaires après décès lesquels comptent parmi les documents les plus riches de renseignements sur le patrimoine de nos ancêtres.Tous ces documents portent une date, l’identité d’un lieu, des signatures et des descriptions, parfois fort élaborées, des objets du contrat ou de la convention qui réunissent ce jour-là, devant notaire, les parties en cause.L’histoire, l’ethnologie, la généalogie, voire la toponymie, ne peuvent se passer des renseignements contenus dans ces précieux documents.Les travaux de la société Archiv-Histo prennent en compte le système de gestion de fonds (Saphir) en usage aux Archives nationales du Québec et du microfilmage des documents réalisés par la Société généalogique de l’Utah., « Rien n’est plus improductif que ces méthodes de dépouillement individuel, si ces initiatives n’évitent pas aux générations futures de chercheurs de parcourir les documents dans le même but » affirme les directeurs du projet.Leur travail, espèrent-ils, servira à tous les chercheurs et contribuera au progrès des recherches en sciences humaines au Québec.Surveillance archéologique — Dans les endroits où les études laissent entrevoir un potentiel archéologique, la Commission des services électriques de Montréal exécute les opérations d’enfouissement des fils électriques sous surveillance.Kn effet, l'administration municipale, avec le concours du ministère des Affaires culturelles, a confié à la Société d’archéologie et de numismatique de Montréal la tâche de surveiller, d’ici à la fin de Tannée, les chantiers de la Commission des services électriques dans cinq endroits où ses ouvriers pourraient mettre à jour des vestiges et des témoins archéologiques.Il s’agit de la rue Notre-Dame, dans le quartier Pointe-aux-Trembles, du boulevard Gouin, dans le quartier Ahuntsic, et des avenues Christophe-Colomb, Papineau et Des Pins.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Le Cenle de formation continue en collaboration avec l'Association des biologistes du Québec COLLOQUE ÉTUDES D’IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX et AUDIENCE PUBLIQUE 25 - 26 - 27 SEPTEMBRE 1986 à MONTRÉAL RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS TÉLÉPHONIQUES 343-5863 L’ANNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX L’Alliance pour la Paix du Québec veut rejoindre les gens là où ils sont CLÉMENT TRUDEL « On peut dire que la paix n’est plus l’apanage exclusif des pacifistes.non pas des passivistes comme les qualifie avec un brin de mépris La Revue de l’OTAN.De plus en plus de gens ordinaires veulent s’impliquer; Ton sent que la question de la paix est traitée avec maturité par des groupes syndicaux, politiques et religieux qui ont appris à réaliser des actions unitaires».Ce sont là quelques motifs qu’a André Jacob de se montrer optimiste.Coordonnateur de l’Alliance pour la Paix du Québec (APQ), dont le comité de soutien est formé d’environ 100 personnes et à laquelle sont affiliées une cinquantaine d’organisations, M.Jacob est aussi actif à l’Alliance canadienne pour la paix qu’appuie le Congrès du Travail du Canada (CTC) et à laquelle participent l’Kglise Unie et l’Eglise Anglicane de même que des groupements régionaux tels le End the Arms Race, de Vancouver, et le Toronto Disarmament Network.L’Alliance canadienne pour la paix tiendra à Winnipeg, fin octobre, un congrès dont le mot d’ordre est: « Mobiliser pour la paix : sortir le Canada de la course aux armements ».On vient d’y préciser quelques grandes lignes de stratégie, l’un des oints saillants étant de prendre part une campagne d’au-delà de deux ans pour que la question du désarmement devienne un enjeu lors des prochaines élections fédérales, comme le sont les retraités, les jeunes, les femmes et d'autres enjeux sérieux.Déjà, au Canada anglais, circulent dés cartes par lesquelles des citoyens promettent un attachement indéfectible à la paix, s’engageant à ne prendre en considération que les candidats qui « appuient fermement, en paroles et en actes, le .désarmement nucléaire et la fin de l’implication canadienne dans la course aux armements ».Le but de l’Alliance est de favoriser la tenue d’un véritable débat public en ce domaine.L’Alliance pour la paix du Québec vise à « rejoindre les gens là où ils sont », dit André J acob en entrevue et, même si son lancement remonte à mai seulement, on peut dire qu’un embryon de ce qu’est devenu l’APQ a présidé à une soirée de « poésie et chants du monde », en mars à TU-QAM ; ou s’est manifesté au Salon des aînés.Un kiosque d’information est prévu, au complexe Desjardins, lors de la ‘semaine de la santé’ et l’Alliance ne ratera pas l’occasion de participer au Marathon de Montréal le 28 septembre.L’APQ appuie à fond la campagne « Un F-18pourla Paix » qui veut décrocher du fédéral $62 millions pour la création d’emplois pour la paix (c’est l'équivalent d’un avion de chasse moderne).Le 25 octobre, l’Alliance sera de la Grande Marche pour la Paix et le dimanche, 26 octobre, elle invite à une messe de la Paix célébrée en la cathédrale de Montréal (il est possible que des cérémonies semblables se tiennent dans d’autres villes du Québec).Quels sont les grands axes d’intervention de l’Alliance pour la paix du Québec?Déjà, près de 2,000 dossiers « Québec zone libre d’armes nucléaires (ZLAN) » ont été distribués.Les ZLAN ne sont pas un dossier exclusif à l'Alliance mais elle y participe à Montréal, à Sherbrooke, à Ri- mouski et dans d’autres localités où Ton sent que ce sujet risque de constituer une préoccupation de premier plan lors de prochaines élections municipales.Les ZLAN, c’est un phénomène international.Un bureau de coordination de la campagne existe à Londres mais plusieurs initiatives, en Amérique, attirent l’attention: le Manitoba s’est proclamé ZLAN, de même que plusieurs centaines de villes (Chicago étant le dernier chaînon à s’adjoindre au réseau) mais il y a aussi ce fermier du Québec qui a pro-clamé officiellement sa ferme ZLAN! Le plus souvent, des groupes de citoyens entreprennent de gagner leurs élus la nécessité de s’engager dans une politique favorisant la paix.Dans une ville ontarienne comme Guelph, le plan d’attaque est systématique et chacun des élus doit met-tre au point une position claire, sinon il risque d'en payer les frais au prochain scrutin.Soit pour la signature de pétitions, soit pour d’autres démarches proposées, A.Jacob estime à 90 % des personnes contactées le nombre de réponses favorables reçues.Qualitativement, le bilan est bon selon lui.Ilyaàl’APQdeux façons principales, pour l’instant, de sensibiliser et de mobiliser l’opinion publique: qu’il s’agisse de la Guerre des Etoiles ou Initiative de Défense Stratégique, ou de l’appartenance à l’OTAN, des essais de missiles, nous insistons pour faire le point sur « le rôle que le Canada joue dans la course aux armements »; deuxièmement, nous demandons que soit convertie une part du budget militaire au profit du développement so- cial et économique.Le macaron qu’un graphiste a imaginé pour l’APQ, en cette année internationale de la Paix, porte non pas une mais deux colombes blanches, ce qui sous-entend la « paire » justice/paix ou justice/liberté.Le succès enregistré dans les expériences locales pousse l'APQ à vouloir rencontrer le premier ministre Bourassa et le chef de l’opposition à Québec,.M.Pierre Marc Johnson, pour mieux exprimer l’ampleur des préoccupations.La volonté de paix « est devenue une affaire importante au Québec » mais André Jacob envie quelque peu les Vancouver ois dont le conseil de ville et la commission scolaire partagent ouvertement les objectifs des campagnes pacifistes.Comment André Jacob en est-il venu à militer pour la paix?Des stages de coopérant en Afrique, en Amérique latine et dans les Antilles Tont peu à peu ancré dans la conviction que les sommes englouties dans les armements étaient soustraites au vrai développement, les deux questions, paix et développement, devenant jumelles en quelque sorte.D’où cette acceptation de responsabilités, ce désir d’agir « sur le terrain » pour que cesse le gaspillage de ressources, pour que Ton s’attaque à un développement dans la paix, à un climat de paix qui évolue et mène à des « pressions de plus en plus insistantes » pour que cesse « une situation mondiale absurde et scandaleuse » qui a nom malnutrition et maldéveloppement.Comme le prévoyait en 1978 l’Onu, le choix à faire, pour l’humanité, est de « mettre fin à la course aux armements et passer au désarmement, ou de faire face à l’annihilation ».V, Jr IT 5F LES CAHIERS ^SPÉCIAUX DU DEVOIR 1986 ANNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX Dans le cadre de la IVe conférence internationale du droit constitutionnel, LE DEVOIR publiera le 11 octobre prochain un important cahier spécial de 104 pages, format magazine, sur le thème de: PAIX.RELATIONS INTERNATIONALES ET RESPECT DES DROITS HUMAINS Ce cahier spécial constitue un véhicule publicitaire de choix pour les organismes et les entreprises oeuvrant tant au Québec que sur le plan international et qui veulent souligner l’année internationale de la paix.Réservation et tarif: Pierre Lamothe Faculté de Droit Université Laval Québec (418) 656-5219 Date limite: 22 septembre Centres de Contrôle du Poids - “Regardez-moi ça.J’ai perdu 62 livres!” - ¦- > - : iîï*¦ V’fuma.;:.v si ¦ s.:.et suis passée de la taille 20 à la taille 8.7e me sens si bien! J'ai consacré celte période de ma vie à devenir ce que je voulais vraiment être, lotis mes remerciements aux Centres de Contrôle du Poids!" y.«.•ranlic drs ( .( IV ^ Nous garantissons «1 égaler tontes les olfres de nos concurrents.Vous n'ascf qua apporter leur annonce à l'une de nos cliniques_______________ centre de contrôle du poids Di 11 no! m M N OKI 1)1 de KhlNI a l%00 m S Nos spécialistes vous offrent des résultats.pas des promesses.MAINTENANT 50% DE RABAIS* ' >1 I Kl IM >1 K I \ I I MIN | |M| | | 111 I IMK >\l / IM II Kl M ( n\M I I MlO\(,K\M II 1 • Perde/ jusqu'à 7 livres par semaine • Programme supervisé par une équipe de spécialistes et de conseillers spécialement formés • PAS de médicaments.PAS de jeûnes.PAS d’exercices exténuants * < eut offn nt i ’apptH/mt qm 'aux ' pmgrammrx d’intntduction itwiemrnt! 1 MONTREAL! University 845-9141, Sherbrooke 252-1101, Queen Mary 489-6891 LAVAL 6634302, BROSSARD 671-3730, DOLLARD 6834)3» C’Uniques à travers le Canada 6 ¦ Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur: le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Paul-André Comeau Lise Bissonnette, Jean-Guy Duguay, Jean Francoeur, .Albert Juneau Directeur de l'information: Directeur des Christian Bellavance services administratifs: Directeurs adjoints: Michel Paradis Pierre Beaulieu, Serge Gosselin LA SANTÉ, À TOUS les pays du monde, à quelque bloc qu’ils appartiennent, se préoccupent vivement de contenir les coûts de leur régime de soins de santé.Aucun n’y parvient tout a fait.Partout les dépenses de santé augmentent plus rapidement que le produit national brut, plus rapidement aussi que les autres secteurs de dépenses publiques.Cet équilibre à recouvrer constitue le principal défi que doit relever l’État providence — et même, à moyen £ terme, une condition du maintien de son niveau | de protection.$ vendredi, dans le cadre de la 22e assemblée ?générale de l’Association internationale de la | sécurité sociale (AISS) qui se poursuit à Mont-£ réal, les délégués ont pris connaissance des ré-ç sultats d’une enquête faite auprès des organiste mes-membres sur « les mesures de compres-tj sion » adoptées.Seize pays y ont participé, dont le Canada.ÿ Les gestionnaires des régimes n’ont guère le £ choix, pris qu’ils sont dans un mouvement de te-£ nailles : il est devenu politiquement très diffi-?t cile, sinon irréalisable, aussi bien d’augmenter ; les impôts que de dé-assurer certains services.?' * ;• Le « marché des soins de santé >•- pose la dou-r, ble problématique de l’offre et de la demande.; De façon générale,’ on considère que cette f.dernière est pratiquement illimitée.Les me-j sures visant à réduire la demande prend le plus î souvent la forme d’une participation des usa- gers au financement direct des services, tels le paiement d’un pourcentage des honoraires médicaux ou les frais d’hébergement à l’hôpital.Le taux de cette participation varie d’un pays à a l’autre.Il oscille entre 10 et 30 pour cent (15.6 pour cent en France) dans le cas des soins dis-‘ pensés par la profession médicale.On sait que la loi canadienne interdit formellement les frais ;• aux usagers, sous quelque forme que ce soit.Ces mesures sont-elles efficaces ?Le doute sub-siste.Le rapport ne fait état d’aucune étude qui le démontre clairement.Plus qu’un frein, le « ticket modérateur » paraît être le plus souvent une source additionnelle de financement.Car l’idée reçue la plus courante reste que la demande est liée à l’offre elle-même.« Sur le marché des soins de santé, dit le rapport, la nature, l’ampleur et l’évolution de l’offre non seulement induisent la demande, mais encore concourent puissamment à la déterminer.» Dans cet perspective, l’accroissement des coûts résulte principalement de l’ouverture plus ou moins large de l’éventail des services offerts sous la poussée de ce qu’il est convenu d’appeler les progrès de la médecine, notamment en ce qui a trait aux techniques de diagnostic et de traitement.Aussi le théorème sur lequel tous les pays basent leurs mesures de compression conduit-il à une sorte de « rationnement » des services.QUEL PRIX ?Le Canada n’échappe pas à la règle.Le coût des soins de santé préoccupe les deux ordres de gouvernements.Ottawa tente de tirer son épingle du jeu en limitant sa contribution au financement des services gérés par les provinces.Ces dernières protestent, mais plutôt pour la forme, par nécessité politique, puisque c’est sur elles que porte l’« odieux » des mesures de freinage.Ce freinage, pour insuffisant qu’il soit encore, est tout de même réel au Québec.Il est plus sensible dans le secteur des soins hospitaliers.Encore ne faut-il rien dramatiser.Une bonne partie des « compressions » qui ont fait tant de bruit ces dernières années ont refait surface sous la forme de déficits accumulés par les établissements, déficits que le gouvernement s’est résigné à éponger en alourdissant le fardeau de son endettement.Résultat global : le nombre de « lits dressés » dans les hôpitaux évolue depuis 1978 à peu près au même rythme que celui de la population — à ceci près que les soins prolongés y occupent une part relative croissante.Faut-il parler de compression ou de stabilisation ?Du côté des soins médicaux, beaucoup ont _ l’impression que le Québec contrôle l’offre glo-' baie en limitant le nombre des médecins.C’est vrai et c’est faux.Les deux à la fois.Vrai, parce qu’en effet le nombre de places est limite dans les facultés de médecine et que l’accès aux spécialités est contingènté.Faux, puisque le nombre de médecins continue d’augmenter à un taux de cinq à six fois plus élevé que celui de la population (près de quatre pour cent par année).C’est surtout par le biais de la tarification et de la rémunération globale que le gouvernement cherche à juguler les coûts — avec un succès tout relatif, malgré un appareil de contrôle dont la complexité défie l’imagination.?On ne retrouve rien dans le rapport de l’AISS sur la prévention, sinon l’affirmation que « de nombreux régimes voient dans les mesures de prévention et de prévoyance ou d’éducation et d’information des assurés en matière de santé .un instrument propre à freiner l’accroissement des coûts ».Le rapport ne fournit cependant aucun détail sur les moyens mis en oeuvre.C’est en vain également que l’on y cherchera des traces de cette préoccupation qui domine le mémoire que le Conseil des affaires sociales et de la famille du Québec remettait récemment à la commission Rochon où il est fait état, fort justement, du potentiel explosif des maladies d’origine psychosociale qui risque de bouleverser les données relatives à la demande de soins de santé.Il est vrai que la montée de ces maladies dites « de civilisation » exigeront des interventions qui vont bien au-delà de ce qu’il est cçnvenu d’appeler une « politique de la santé ».— JEAN FRANCOEUR Le dilemme de l’obéissance passive REPLIQUE ANDRÉ GUINDON L auteur est professeur d'éthique à ia faculté de théologie de l'Université Saint-Paul à Ottawa IL FAUDRAIT laisser à des ecclé-siologues et à des historiens de commenter plus savamment que je ne saurais le faire plusieurs des propositions contestables dont est parsemée l’« opinion libre » du professeur Jean-Guy Pagé sur l’affaire Curran (LE DEVOIR, 30 août 1986).Je me permets cependant d’en relever quelques-unes, ?Je pense à la douteuse théologie de la création que l’auteur va chercher dans le proverbe portugais qu’il traduit à sa manière : « Dieu peut écrire droit sur les lignes courbes que tracent les hommes.» Ce Dieu prend-il au sérieux l’être humain tel qu’il le crée : responsable de son histoire ?Je pense à l’« obéissance » d’un Lagrange, d’un de Lubac ou d’un Boff, proposée en exemple à Curran.Ne fallait-il pas signaler, par souci d’honnêteté intellectuelle, que ces hommes n’ont jamais abandonné leurs positions de sorte qu’on fait aujourd’hui de l’exégèse biblique comme le prônait Lagrange ; qu’on ne parle plus des relations entre la nature et la surnature comme on le faisait avant de Lubac ; et que Rome vient de concéder qu’une théologie de la libération est légitime et permet à Boff de reprendre la publication de la collection qu’il dirigeait.Je pense à l’incohérence entre l’affirmation du professeur Pagé qu’« il peut arriver.que l’autorité compétente se trompe » et son présupposé que, dans l’affaire Curran, l’autorité compétente ne se trompe pas.Pourtant, dans le cas de Charles Curran, « les principes essentiels de la foi ou de la morale chrétienne » auxquels fait allusion le professeur Pagé ne sont même pas en cause.Il s’agit de ce qu’il y a de plus fragile et de plus contingent dans l’éthique, à savoir certaines conclusion par rapport à des comportements sexuels spécifiques.Je pense au présupposé qui affleure dans toute la dernière partie de l’intervention du professeur Pagé selon lequel l’Esprit Saint serait au travail à la Congrégation romaine mais non pas dans le peuple de Dieu dont l’opinion ne compterait pour rien, ni dans le travail des théologiennes et des théologiens dont le ministère d’enseignement serait négligeable, ni même dans le collège épiscopal américain dont on sait pertinemment qu’il a fait des pieds et des mains pour empêcher que ne soit prise la décision romaine qui s’annonçait.Comme théologien moraliste, je veux souligner un point que le message d’obéissance passive du prpfes-seur Pagé masque.C’est le dilemme croissant que pose à la conscience morale des catholiques soucieux d’authenticité une autorité qui deviendrait plus préoccupée d’assurer son pouvoir de dicter toutes les conduites sexuelles que de faire sens, à la lumière de la foi, de l’expérience sexuelle des femmes et des hommes d’aujourd’hui.Comme le professeur Pagé le sait, l’acceptation de la Révélation a des conditions préalables.Il ne suffit pas que quelqu’un vienne nous dire qu’il parle au nom de Dieu pour que nous adhérions à ses dires.Parmi ces préalables figure l’expérience morale d’un chacun.Une Eglise qui présenterait un enseignement moral qui va à l’encontre des expériences fondatrices du bien et du mal des gens de bonne volonté ne devrait pas être entendue : ce serait une immoralité que de donner son assentiment à un enseignement qui heurterait le sens moral des personnes honnêtes.Cela, la tradition catholique l’a toujours admis.Ce danger de présenter aux femmes et aux hommes une interprétation de la Révélation qui ne fait plus sens parce qu’elle néglige de s’instruire de la réalité telle qu’elle est perçue en un temps donné menace aussi l’Église catholique.C’est la raison pour laquelle elle s’est toujours donnée un corps de « docteurs » auquel il revient de soumettre les interprétations de la foi au crible d’une pensée critique.Le magistère ecclésiastique ne saurait enseigner sans s'appuyer lui-même sur le travail théologique de ses docteurs.C’est Paul VI lui-même qui l'affirmait le 6 octobre 1969 lorsqu'il s’adressait à la première ses- sion plénière de la nouvelle Commission internationale de théologie.Il avait d’ailleurs tenu des propos semblables le 1er octobre 1966 aux participants au Congrès international sur la théologie du Ile Concile du Vatican.Un magistère qui prétendrait enseigner sans se soumettre lui-même aux conditions humaines du savoir s’exposerait à abuser de son pouvoir et, plus grave encore, à placer les fidèles devant le dilemme de suivre leur conscience morale ou de lui « obéir aveuglement » contre leur conscience morale.Le professeur Pagé reconnaît que la pratique de beaucoup de catholi-ues, « particulièrement en matière e morale sexuelle », et l’enseignement officiel de l’Église divergent considérablement.Pour lui, c’est un fait.Et quand il ajoute que « cela ne rend pas nécessairement caduc l’enseignement de cette Église », aucun pas n’est accompli.C’est encore un fait.Mais s’il fallait y voir un pro-blème théologique et pastoral ?C’est ce que pensent « plusieurs théologiens » que l’auteur range « dans le même cas que Curran ».Là est le vrai désaccord.?Un fait ne se résout pas.On peut redresser la situation qui s’étale en faits.Les mesures disciplinaires vont dans ce sens.Mais un problème demande à être résolu.Le nôtre peut-il être résolu en maintenant le même discours moral dont s’éloi- fnent toujours davantage des fidèles ont l'intégrité morale et chrétienne n’est pas à soupçonner a priori ?Pour ceux et celles que le problème ne laisse pas insensibles il n’y a d'issue que dans une recherche humble et honnête de la vérité par tous, représentants du magistère et théologiens.Contre la tendance d’opposer « la primauté de la science » et la « primauté de l’autorité », Paul VI, dans le discours déjà cité, disait encore que « dans le domaine de la doctrine divine, il n’y a qu’une seule primauté, celle de la vérité révélée, de la foi, que la théologie, tout comme magistère de l’Église veulent servir d’une façon différente, mais convergente ».Un souhait en terminant.Que tous dans l’Église, chacun à sa place, méditent cette phrase de Paul VI et travaille à en faire éclater la vérité effective.LE DEVOIR LE DEVOIR ««t publié par l'Imprlmaria Populaire Limitée, aoclété à raaponaabllité limitée, dont le alège aocial eat altué au numéro 211, rue du Salnt-8acrement.Montréal.H2Y 1X1.Il eat composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Divlalon du Groupe Québécor Inc., dont lea ateliers sont située au 9130, rue Boivln, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne eat autorisée à em- ployer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR eat distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 77S, boul.Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = *3.25 par semaine la samedi seulement » 11.00 Pour Information: • é Montréal: 332-3891 é Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: édition quotidienne 3 1398 par année 758 6 mois 3913 mole Livraison par la poets: édition quotidienne 3 1458 par année au Canada 798 6 mole 428 3 mole Pour Information (514) 844-3381 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0888.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Du DEVOIR au Gazoir FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE LE DEVOIR, il y a quelques années, avait des « amis » avoués qui se manifestaient spontanément dans les moments difficiles.Point n’était besoin de recourir à quelque télé-tonton pleurnichard pour susciter la sympathie agissante des lecteurs.Aujourd’hui, le quotidien de la rue du Saint-Sacrement a toujours ses « inconditionnels » mais il compte également ses détracteurs avoués ou sournois dont les mesquineries — voire la virulence — étonnent et dont il se passerait bien volontiers.Les uns, au grand jour, manient le bulldozer, les autres utilisent discrètement, privément, la lime à on-les et tentent un travail de sape ou e démolition.Il est facile de faire des gorges chaudes sur le tirage modeste du DEVOIR quand on doit son propre tirage à des subterfuges pas toujours très subtils.Ah ! si LE DEVOIR pouvait rembourser presque intégralement ses abonnés à la première souscription.Hélas ! pas d’abonnement-bidon au DEVOIR.Pour gonfler artificiellement son tirage, ce dernier n’a pas les moyens financiers de troquer l’abonnement contre une calculatrice de poche, un sac de voyage, un réveil au quartz ou autre bidule-à-crédule.Le cadeau, ou le numéro de loto à gratter, fait parfois la différence entre un tirage musclé et un tirage mince.Publication donnée trouve facilement preneur.Et annonceurs.Parfois son nom est Circulaire et il n’y a pas là, pour son directeur, de quoi entonner l’Alléluia ou le cocorico ! The Gazette, récemment, a fait au DEVOIR l’aumône d’une poi- gnée de sarcasmes en saluant la nomination de son nouveau directeur.Son premier tort : avoir, jadis, préféré la philosophie au marketing.My Gold !.Plus encore, M.Lauzière a aussi étudié à l’étranger.A-t-on idée de ne pas, comme tout le monde, avoir fréquenté une université familière dont on peut trouver les sweatshirts à la pharmacie de son choix ou dans tout bon pawn shop de quartier ?Le conseil d’administration en tiendra compte la prochaine fois.Généreusement, la Gazette a dispensé ses suggestions pour augmenter le nombre des lecteurs potentiels du journal essentiel — bandes dessinées, cahier sportif et horoscope — n’oubliant que le sang à la une et le courrier.du corps.Il conviendrait aussi de multiplier les articles très brefs, pour ne pas dire sommaires, en vue de combler le lecteur-type, qui, amateur de flashes et habitué au tournoiement des vidéo-clips, exigerait d’en savoir le moins possible sur un plus grand nombre de sujets.Les Québécois ayant opté pour la co-propriété indivise, l’avenir est sans doute à la fusion : fusion des lecteurs et annonceurs, des amis et ennemis.Réunis, LE DEVOIR et la Gazette pourraient continuer à servir les intérêts antagonistes de leur respective communauté : celle qui mène et.l’autre.À défaut de même combat, même gestion.Maintenant que le « deuxième plus grand » quotidien français d’Amérique véhicule des encarts publicitaires bilingues (en conformité avec la loi 101, assure son éditeur), pourquoi LE DEVOIR ne serait-il pas, dans un premier temps, encarté dans la Gazette ?Finis les problèmes de distribution et de livraison.Substantielle, l’augmentation du tirage.Plutôt que die continuer une stérile guerre incivile, pourquoi ne pas unir la gestion, les effectifs, l’expertise, les abonnés, les miettes et les retombées, les camelots et la camelote ?Par souci d’oecuménisme et de bon voisinage, par souci de rentabilité et efficacité, on pourrait, dans un deuxième temps, fusionner les noms des deux quotidiens, quel-ue chose comme LE GAZOIR.ien entendu, on confierait la direction économique du GAZOIR (avec son motto bilingue : Paie ce que dois et Cut the costs) à un quelconque M.MacPersonne ! LETTRES AU DEVOIR ¦ Où est le racisme ?BRAVO au docteur André-D.For-tas pour son analyse du 30 juillet intitulée « Contre le boycottage de la République sud-africaine ».Enfin, quelqu'un qui semble savoir de quoi il parle ! En effet, comment expliquer l’attitude des gouvernements occidentaux qui fournissent une aide massive à l’Éthiopie dont les dirigeants sont responsables de la mort de millions de leurs concitoyens noirs, soit à la suite de la famine ou du déplacement des populations, alors qu’ils imposent des sanctions à l’Afrique du Sud dont la population noire iouit d’un niveau de vie supérieur à celui de tous les autres Noirs du continent africain ?Y aurait-il un code de moralité pour les Blancs et un autre, différent, pour les Noirs ?Si c’est le cas, les racistes ne sont pas ceux qui s’opposent aux sanctions contre l’Afrique du Sud mais plutôt ceux qui se taisent devant le massacre de millions de Noirs par des Noirs et ne considèrent ces atrocités que comme des histoires de nègres.— R.FOURNIER Ottawa, 14 août ¦ Le Nord n’est pas le Sud L’ARTICLE paru le 13 août dernier (« Pour les soins, les Cris vont vers le sud ») fait appel à plusieurs études qui ont été réalisées ces dernières années dans la région de la Baie-James.Les données, sans être inexactes, sont toutefois complètement sorties de leur contexte.La conclusion nous apparaît tout à fait erronée voulant qu'au total la situation soit « accablante pour les professionnels de la médecine ».Il n’est pas exact de dire que les Cris préfèrent être traités à Val-d’Or.Si vous interrogez les Cris, vous apprendrez rapidement que ce qu’ils préfèrent, c’est de recevoir les services chez eux.Ils ne vont pas « au Sud » parce que les services ne sont pas bien rendus au Nord, mais plutôt parce que les services requis n’y sont pas toujours disponibles.La problématique des régions nordiques québécoises est très complexe et ne pourrait être complètement cernée dans quelques lignes.Disons seulement que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte lorsqu’il s’agit de rendre un service ou non en région nordique.La compétence du personnel en place en est un, certes, mais la sécurité de la clientèle face à une complication toujours possible pèse encore plus lourd dans la balance.Quand on vit dans une région entourée d’hôpitaux universitaires, on peut se permettre de prendre des risques.Si les médecins en région nordique suggèrent à leurs patients de poursuivre un traitement à Val-d’Or, Montréal ou Québec, il ne faut pas y voir le signe de leur Incompétence mais plutôt de leur clairvoyance (ayant toujours à l’esprit les complications graves qui ne sont malheureusement pas prévisibles).Toutefois, il est important de mentionner que certains services pourraient et devraient être offerts en région nordique moyennant une réorganisation des services de santé (donc, une volonté politique de rendre les services accessibles partout) ; mentionnons comme exemples les soins psychiatriques, la chirurgie dentaire sous anesthésie générale, la majorité des chirurgies ORL, etc.Les restrictions que nous vivons au Sud en regard des services de santé ont des répercussions importantes dans les régions nordiques.Une plus grande accessibilité aux services de santé sur place suppose une remise en question des critères utilisés au Sud et transposés tels quels au Nord.Quand il faut rejoindre 8,i)00 personnes réparties dans huit villages sans communication les uns avec les autres (autrement qu’aérienne) sur un territoire équivalent au quart du Québec, on comprendra qu’on ne peut appliquer les mêmes critères au prorata de la population que dans les régions du Sud.Ceci, qui semble le simple bon sens, n’a pas encore été compris par nos dirigeants.Lorsque les quatre régions nordiques réclament une direction des régions nordiques au MSSS, c’est pour permettre aux régions nordiques d’être traitées pour elles-mêmes et non, comme toujours, en comparaison avec le Sud.Voilà, nous estimons nécessaire que cette mise au point soit faite pour que justice soit rendue, et aux populations autochtones et aux Blancs qui partagent leur vie.— ELIZABETH ROBINSON, m.d.LOUISE GALARNEAU, m.d.module du Nord québécois, DSC, Montreal General Hospital.Montréal, 18 août ¦ Une question de civilisation Lettre adressée à Mme Lucie Pépin, député à Ottawa.LA PRÉSENTE est une réponse à une lettre circulaire que vous nous avez envoyée au cours de ce mois.Vous avez sollicité notre contribution financière à un organisme « pro-choix » dont vous etes la directrice honoraire.C’est un geste public et politique qui demande à être examiné au grand jour.J’aimerais amicalement discuter de certains points avec vous.Je suis une mère de famille de 32 ans.Pour le moment, j’ai préféré la famille à la carrière et, dans lés yeux de mes deux enfants, je vois que ce fut pour moi une bonne décision.Ayant vécu du féminisme dans ma jeunesse, je vous dirai que j’adhère encore, en gros, à cette gigantesque vague de fond du réveil et de la révolution des femmes.J’ai une grande restriction, cependant : c’est le dossier de l’avortement.Je crois que c’est la grande erreur du féminisme.La véritable question de choix se pose, à froid, bien avant la conception d’un enfant.C’est le libre choix d’une méthode efficace de contraception, qui permettra de contrôler sa fertilité.Ce libre choix n’est pas l’affaire exclusive des femmes, cependant : c’est la responsabilité du couple.Déterminer où commence la vie est une question d’éthique et de morale sociale qui transcende toutes les religions.La charte des droits et libertés donne clairement le droit à la vie comme fondamental.Le débat n’est pas de savoir si ce droit s’applique aux enfants nés ou aux enfants conçus, mais bien de savoir si les enfants conçus sont vivants ! Je crois qu’il n’y a pas de doute médical à cette dernière hypothèse, car la cellule initiale est le bébé.Comme on n’empêche pas un enfant de grandir, on ne doit pas empêcher un bébé de se développer dans le ventre de sa mère.Car, si les citoyens ont un droit fonda- mental de contrôler leur fertilité, ce droit s’arrête dès le moment de la conception d’un enfant, et devient une responsabilité.C’est d’une autre personne qu’il s’agit.C’est un autre que la mère elle-même, et il a un droit inaliénable à la vie.Il y a pourtant une solution humaine aux grossesses non désirées : c’est l’adoption.C’est un acte gratuit et généreux qui comprend le bien-être de l’enfant et lui permet une vie et un avenir heureux.L’adoption est réellement un signe de la paix que notre civilisation tendrait comme un flambeau aux générations présentes et futures.Ce serait la lumière de la vie et de la liberté généreusement exercée sur le sombre égoïsme et l’ignorance crasse dans lesquels les femmes sont plongées sur ces questions.Je crois que la réflexion collective n’est pas terminée sur ces sujets, chère madame, et que, malgré ce que vous en dites, la solution que vous proposezest bien « facile » par rapport à la mienne.J’aurais aimé développer bien davantage ma pensée et, je me répète, je suis prête, à en discuter avec vous.Nous parlons ici d’une question de civilisation, pas de sondages.Je crois que les vrais hommes et les vraies femmes de l’Histoire se reconnaîtront à la solidité de leur épine dorsale et non à la sensibilité du stéthoscope des gourous de la sonde.— SUSAN-D.TURCOTTE Sainte-Foy, le 19 août.P.S.: J’aimerais, de plus, comprendre pourquoi un organisme non charitable comme le vôtre eut recevoir des dons charita-les pour fins d’éducation et de recherche, et comment l’éducation et la recherche dans votre société peuvent ne pas être à fins politiques.¦ Plutôt collaborer Lettre adressée à M.Serge Losique, président-directeur général, Festival des films du monde.C’EST avec consternation que nous apprenons la tenue de votre festival à Québec.Nous aimons le cinéma et aimerions probablement les films que vous allez présenter mais n’apprécions guère le dénigrement, le peu de respect que vous manifestez envers une organisation culturelle locale.Vous savez très bien qu’en offrant votre programmation à Québec avant la tenue du Festival du film international de Québec, organisé par M.Bruno Bégin, vous entravez énormément le succès de celui-ci.Alors, si votre intérêt était de servir le public cinéphile de Québec et de lui offrir un « hommage dû à son nouveau titre de patrimoine mondial », comme vous nous le dites, votre geste en aurait été plutôt un de collaboration avec l’organisation déjà existante de M Bégin.Vous auriez pu tenter d’apporter votre marque à Québec et ainsi l’estime d’un public qui ne vous connaît pas encore.Au nom de quel bénéfice voulez-vous nuire à un événement cinématographique qui a déjà sa bonne place à Québec (et ceci depuis plusieurs années) ?Repensez-y.Quant à nous, nous serons présentes au Festival du film International de Québec, au cinéma Cartier du 26 septembre au 5 octobre 1986.Cinématographiquement tristes de cette guerre de petite taille.— DENISE PELLETIER agente de promotion, Vidéo-Femmes, et organisatrice du festival des Filles des vues.Québec, 28 août DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 ¦ 7 À quoi et à qui sert le French Power à Ottawa ?¦Vv' i ÜÜI SOLANGE CHAPUT-ROLLAND LES MOTS French Power évoquent de meilleurs souvenirs chez ceux qui le détenaient sous le régime Trudeau que pour ceux qui en subissaient les conséquences.Le French Power libéral fédéral a-t-il vraiment représenté le poids politique du Québec ?Je ne le crois pas.Ceux qui le pratiquèrent avec une efficacité redoutable ont été d'abord et avant tout les représentants de la vision trudeauesque du pays et du fédéralisme au Québec, et non les exégètes de la fièvre nationaliste québécoise de la décennie 1970-1980 à Ottawa.Élus sous le grand élan de la tru-deaumanie, choisis par la suite par le premier ministre pour devenir les voix francophones du cabinet, ces ministres ont exercé une influence surtout au sein du Parti libéral du Canada dont le cheminement ne passionnait guère le chef libéral.Ils furent les instruments de rassemblement des partisans et de la distribution des faveurs aux nombreux pa-tronés du puissant pouvoir de Pierre Elliott Trudeau.La plupart de ces influents francophones, aussi nommés French Mafia, ont plongé en action politique soûs la houlette de M.Trudeau pour empêcher René Lévesque de prendre et d’assumer tous les le-vièrs des pouvoirs économiques, politiques, sociaux et culturels au Québec.Ils ont été incapables de freiner la popularité de la thèse indépendantiste à cause de leur intransigeance et de leur arrogance vis-à-vis de leurs compatriotes qui refusaient de porter des lunettes libérales mais continuaient de penser canadien.’ Leur zèle fédéraliste à une seule voie, a incité plusieurs québécois à épauler René Lévesque pour ne pas supporter le fédéralisme étroit prêche par leur chef, au Québec et dans les autres provinces.Bref, le French Power tel que nous l’avons connu a été beaucoup plus utile à la carrière personnelle de ses membres que bénéfique à l’ensemble de notre société.Nous avons clairement démontré notre attachement aux valeurs ca nadiennes et nous l'aurions tout aussi fortement démontré sans le concours de ceux et celles qui, imbus de leur nouvelle puissance, en ont gravement abuse.Je suis aujourd’hui convaincue, pour avoir vécu la campagne référendaire dans plus de qua- rante villes du Québec, que les Non auraient été plus nombreux si nos compatriotes de 1980 ne s’étaient pas sentis aussi coincés par ce fédéralisme glacé qui nous était imposé, non seulement avec des arguments, mais surtout avec des brimades et des réprimandes.J'ai connu la brûlure de ce French Power lorsque j’ai déclaré qu’il était fort possible de croire au Canada sans pour autant adhérer aux thèses de M.Trudeau.Seigneur !.Le très hon.Brian Mulroney s’emploie, nous dit-on, à créer un second French Power à la sauce conservatrice.Peut-être a-t-il oublié les souvenirs douloureux et pénibles évoqués en certains de nous par le pre- mier French Power.Car la nature même du pouvoir politique cherche instinctivement à renforcer la puissance de ceux qui le détiennent et non de ceux qui ont contribué par leurs votes, à l'obtenir, et encore moins de ceux qui l’affaiblissent par leurs oppositions.Déjà la seule possibilité d’un French Power conservateur plonge la presse anglophone dans l’indignation, et les provinces anglaises froncent les sourcils.Qu’à cela ne tienne, rétorque le premier ministre du Canada, nous aurons des Western, Eastern, Scotish Powers.Le premier citoyen québécois à devenir chef du Parti conservateur connait tous les dangers de la balkanisation au sein de son gouvernement.Il a mérité beaucoup plus que M.Trudeau la confiance de toutes les régions du pays et les provinces sont présentes dans son conseil des ministres comme dans son gouvernement.Alors pourquoi créer des clans ?L’équilibre régional, la réconciliation nationale sont des objectifs proposés durant sa campagne électorale et en parti réalisés depuis sa victoire.Par ailleurs, son entourage a beaucoup trop insisté sur la faiblesse des ministres et députés du Québec, because leur inexpérience.Les membres du cabinet Trudeau Tétaient-ils donc tellement plus en début de règne ?Faut-il rappeler que M.Trudeau lui-même était un Québécois infiniment moins renseigné sur l’envers et l’avers de la médaille politique que M.Mulroney, un autre québécois, ne l'était, dès son entrée en Chambre.S’il a cru bon de nommer autour de lui un French Power libéral, était-ce pour promouvoir sa popularité, flatter son image, décupler son ascendance sur le Québec et le reste du pays ?Le French Power de ce temps avait la responsabilité du parti, comme celui de M.Mulroney aura charge de galvaniser les troupes en vue de la prochaine élection et de pacifier les mécontents afin de leur redonner le goût du pouvoir conservateur, si par hasard quelques-uns l'avaient perdu au Québec et ailleurs.Mais le vrai et seul poids politique du Québec continuera d’appartenir au premier ministre Bourassa et au premier ministre Mulroney, très au fait de toutes les ambitions du pouvoir québécois.Cependant., les ministres conservateurs francophones gagneront eux, beaucoup de poids, comme leurs confrères libéraux se sont distingués durant quelques années devant leurs compatriotes et au sein du cabinet.Il faut ici rappeler que le ministre le plus influent dans un gouvernement n’a jamais été et ne sera jamais celui ou celle qui provient de la région la plus populeuse, la plus difficile ou qui a donné le plus grand nombre de votes au parti ; mais celui ou celle qui a l’oreille du premier ministre.Dans ce sens, je crois que Gérard Pelletier, a toujours été plus lourd aux yeux — et dans les décisions — de M.Trudeau que le si puissant et si redoutable Marc Lalonde.Le ou la ministre qui en ce moment vit sur la même longueur d’ondes sociales, politiques, nationales ou internationales que le très hon.Mulroney, celui ou celle-là détient un pouvoir et un influence que tous les special po- wer clans n’auront jamais.Donc un French Power conservateur prouvera au pays, qui probablement le sait déjà, que les ministres québécois sont enfin aussi influents auprès du premier ministre, au sein du conseil des ministres et dans le gouvernement canadien que tous les autres des différentes régions, même si ceux-là étaient dotés d’une expérience politique aussi longue que celle de George Ilees, et aussi profonde que celle de Joe Clark.Voilà qui compte pour des ministres.beaucoup plus à mon avis, que leur lotissement dans un clan.En politique, la jalousie, l’envie èt les soupçons de recevoir ou d’accorder plus de faveurs à celui-ci ou à celle-là, sont des sentiments bien faciles à émousser.Le jour où chaque province recevra constitutionnellement le droit à l égalité avec le gouvernement fédéral, il y aura des Canadian Powers respectueux d'un Québec Tower, et peut-être alors que toutle monde sera satisfait.« Le jour où chaque province recevra constitutionnellement le droit à l’égalité avec le gouvernement fédéral, il y aura des Canadian powers respectueux d’un Québec power, et peut-être alors que tout le monde sera satisfait.» Les Centres locaux d’enseignement : une innovation adaptée aux besoins PAULETTE VIGEANT-GALLEY L'auteure travaille activement dans le dossier du perfectionnement des enseignements DEPUIS vingt ans, le perfectionnement individuel des enseignants a été surtout axé sur les matières, sur le contenu académique, sur les connaissances.Ce type de perfectionnement est toujours important.Cependant, les nouveaux programmes exigent que les élèves s’approprient les informations lout en développant des habiletés techniques et intellectuelles et des attitudes qui tiennent compte des objectifs de formation des programmes.Les activités de perfectionnement doivent être modifiées en conséquence.Trop souvent déconnecté du travail en classe, le perfectionnement doit être relié au milieu de vie et aux besoins particuliers des élèves.Ces besoins sont influencés par les mutations et les changements sociaux, culturels, spirituels, économiques, technologiques, etc.11 est urgent de perfectionner le perfectionnement dans le cadre d’une éducation plus profonde, plus pratique et continue.Au cours ces dix dernières années, les enseignants ont, à maintes reprises, précisé le virage nécessaire : Us désirent que le perfectionnement soit organisé autour des besoins ressentis a l’école même.Les Centres locaux d’enseignants (CLE) constituent précisément une réponse à cette aspiration.Ils seraient une solution de ressourcement et de prise en charge dans un esprit communautaire.Les CLE s’inspirent du concept des Teachers' Centers nés en Angleterre il y a plus de vingt ans ; il en existe aux Etats-Unis, au Japon et dans bien d’autres pays.Au Québec, ce modèle prend racine de plusieurs façons : des enseignants, des conseillers, quelques syndicats et commissions scolaires, le MEQ, la CEQ, certains universitaires s’intéressent à l’implantation de cette formule de perfectionnement local.Quelques tentatives de réalisation sont en marche.Si Ton veut transformer des mentalités, la pluralité des moyens n'est pas superflue.Il s’agit d’offrir aux milieux fort diversifies, des formules originales qui stimulent le désir de se perfectionner.Certains services actuels des commissions scolaires et des universités s’ajustent aux nouveaux besoins mais ces organismes ont leurs missions et leurs responsabilités.La création de CLE pourrait combler un vide ou du moins compenser certaines lacunes.Ces centres pourraient faciliter le développement personnel et professionnel dans une perspective de prise en charge et de concertation.Dans la création et l’adaptation du matériel didactique nécessaire à l’enseignement des nouveaux programmes, dans l’élaboration d’activités d’enseignement et d’apprentissage génératrices de pratiques pédagogiques adaptées et vraiment actives, beaucoup d’enseignants travaillent de façon isolée.Plusieurs ont le goût de se rencontrer, certains font l’expérience de cercles pédagogiques, d’autres discutent régulièrement de façon informelle.Les enseignants encore pleins d’enthousiasme ., d’autres moins «en train ».ont besoin de se ressour- cer.Un lieu de rencontres pédagogiques, une maison des enseignants, un centre local pourrait créer des conditions favorables aux échanges, à un perfectionnement individuel ou collectif sur mesure.Les enseignants vont au Centre discuter de leur pratique, pour sortir de leur solitude, pour préparer du matériel didactique, pour suivre volontairement des activités créditées ou non créditées selon la définition de leurs besoins, pour se ressourcer à leur rythme et selon les besoins de leurs classes.Nous en observons en gestation au Québec; du moins une démarche « collective » fait son chemin de di- verses façons.En général, il commence par un regroupement d’enseignants, qui ont des réalisations à partager, qui décident de s’écouter et de s’entraider.Il commence « petit », humblement, presque en secret, localement, en douceur.Peu à peu, il grandit.Là, il faut négocier avec les partenaires, trouver un lieu, des ressources humaines, matérielles, financières, planifier la création d'un centre d'enseignants.Il faut surtout bien s’approprier le concept : sa réalisation prend les formes les plus variées.Il est défini comme une formule de perfectionnement qui s’articule autour d’un lieu organisé par et pour les enseignants et généralement administre par des représentants des autorités scolaires et par une majorité d’enseignants.Ces derniers définissent leur perfectionnement et l’accent est mis sur l’utilisation de la compétence des pairs.C’est un lieu d’échanges de services et de ressources.L'une des caractéristiques des CLE est que toutes les activités proposées sont volontaires.Il y a des principes à respecter : les enseignants sont les agents de développement du centre, l'apprentissage est actif, les enseignants découvrent leurs solutions, l’apprentissage est pratique, l’apprentissage est continu, c’est un lieu d’échange, c’est un lieu ouvert aux autres.Les formes d’activités de perfectionnement possibles sont très va- riées : groupe de discussion sur un thème, rencontre pour des enseignants d’un même niveau, d’une même discipline, consultation avec des spécialistes pour des problèmes spécifiques, ateliers (ex.: regroupant des enseignants du primaire, du secondaire général, du professionnel, de l’éducation des adultes), exposition, mini-colloque, cours universitaire sur le « chantier », participation à une recherche-action.Le CLE est différent des autres services de perfectionnement de la commission scolaire et des universités.La gestion est.participative : toute une gamme de participations à l’administration est possible allant de la délégation de pouvoir à la cogestion.Pour qu’il se développe vraiment, il faut des enseignants intéressés et un support réel de la commission scolaire et surtout de la part des directions d’école.Le conseil d’administration ou le comité directeur, formé en majorité d’enseignants, décide du plan d’action du Centre d'enseignants.Les choix s'exercent en te nant compte des autres partenaires : la concertation est nécessaire.Le personnel permanent et occasionnel est au service des enseignants pour faciliter un véritable développement professionnel.La relation d’aide aux enseignants peut prendre diverses formes : information, consultation, animation, coaching, coordination.Chacun des CLE a « sa personnalité », sa dynamique selon les objectifs que les enseignants choisissent, les moyens financiers et matériels, le stylé de leadership et les ressources humaines.La qualité de l’école milieu de vie est reliée directement à la qualité de la formation et du perfectionnement des enseignants.Les qualités de présence, d'enseignement et d’encadre ment auxquelles les jeunes ont droit ont plus de chance d’augmenter si on assure le respect des enseignants en reconnaissant leur compétence professionnelle.La création de CLE est un moyen de développement personnel et professionnel.Tenant compte des besoins de l’école et de la croissance personnelle des enseignants, les activités offertes devraient être reliées à la qualité de vie et être planifiées dans un esprit de prévention et de support réel.Afin d’améliorer l’école milieu de vie, le perfectionnement ne peut plus être limité à l’acquisition de connaissances compartimentées ; il doit comprendre plusieurs volets, par exemple : matières scolaires, processus d’apprentissage, mode de travail intellect uel, culture des jeunes, multiculturalisme, milieu socio-économique des élèves, individualisation, styles d’apprentissage.L'es élèves ont besoin d’apprendre de façon intégrée ; ils ont besoin d’approches plus axées sur la vie réelle et d’un encadrement évolutif.Un perfectionnement plus intégral aurait un impact significatif sur la formation des personnes, jeunes ou adultes.Les CLE pourront contribuer au développement professionnel axé sur les besoins réels des enseignants et des milieux de vie de leurs élèves.Le projet est d'améliorer le perfectionnement des enseignants en faisant la promotion de la- continuité travail-etude-recherche-travail.Dans le but de redonner aux enseignants le goût d’éduquer, il importe de leur donner un support réel.Les enseignants ont des ressources à partager.Par rapport aux autres formules de perfectionnement, un CLE se caractérise par le fait que les enseignants sont responsables de leur perfectionnement.Cette prise en charge contribuerait à améliorer la condit ion enseignante et à accroître la valorisation des enseignants.Cette formule ne créera pas de miracles ; elle se veut un catalyseur d'énergies, un lieu de ressources à partager mais le Centre sera à la mesure de ce que les autorités scolaires investiront et de ce que les enseignants offriront.Pourquoi ne pas expérimenter cette formule de perfectionnement local et éventuellement établir un réseau d’entraide entre les CLE?L’Université a été jusqu'à maintenant le lieu obligé de perfectionnement des enseignants.Pourtant une nouvelle formule, née en Angleterre il y a 20 ans, émerge lentement dans notre milieu Les pluies acides : un écocide en douce LIBRE OPINION ALAIN BRUNEL L’auteur est étudiant en communication à l’UQAM et membre de l’Association québécoise de lutte contre les pluies acides (AQLPA) AVEZ-VOUS remarqué comme de nombreux arbres ont jauni et rougi tôt cette année ?De retour d’un voyage en Gaspésie, j’ai été étonné de voir dès le 18 août des couleurs d’automne et même des feuilles qui tombaient de certains arbres.Pourtant, deux jours plus tôt en Gaspésie, les feuillus du parc Forillon ne montraient aucun signe de l’automne .ou de dépérissement.Car c’est bien de dépérissement qu’il s’agit et non d’automne précoce.Des centaines d’arbres à Montréal mntrent des symptômes de la mort lente causée par la pollution de l'air et les précipitations acides : feuilles racornies, desséchées ou plus petites, feuillage en touffes, coloration hâtive, absence de feuillage au pourtour de la cime, puis au stade terminal l’écorce se décolle anormalement sur le tronc.Même les beaux quartiers n’y échappent pas.Monsieur le premier ministre Bourassa pourra le constater en regardant attentivement les arbres autour de sa résidence d’Outremont.Les dernièrs chiffres concernant le dépérissement des arbres sont effarantes.C’est toute la forêt feuillue qui est menacée de dépérissement et certains symptômes pointent chez les conifères.On retrouve du dépérissement de Rivière-du-Loup jusque dans l’0,utaouais, tant sur la rive nord que la rive sud.Derrière la mort des arbres se profile la stérélisalion des sols.Dans la région des Appalaches, en moins de 20 ans, les sols auraient perdu de 50 % à 70 % des minéraux indispen sables à la croissance des arbres, tels le calcium, la magnésium et le potassium qui sont lessivés par les pluies acides.Le calcium est un constituant des feuilles et des fleurs.Il est essentiel à la formation de la lignine donc du bois et des racines.Le magnésium est partie intégrante de la molécule de cnlorophylle, responsable du processus de photosynthèse et de la pigmentation verte des feuilles.Sous le choc acide, les bactéries du sol qui recyclent normalement la matière organique en minéraux ne font plus leur travail.Le cycle écologique est rompu.Des sols stérilisés, dés arbres asphyxiés, des lacs empoisonnés; nous sommes en train d'anéantir les bases mêmes de la vie.Il s’agit d'un véri- table « écocide », un écocide en douce.Allons-nous passer de la révolution tranquille à l’extermination tranquille de notre écosystème ?Réveillons-nous ! C’est nous qui sommes au sommet de la pyramide des ressources dont la liase se désagrège.Les industries de l’agriculture, du tourisme et plein air, des pâtes et papiers sont sur la ligne de feu, directement menacées.Mais l’enjeu dépasse de loin les considérations économiques à court terme.Les arbres produisent l’oxygène, empêchent l’é- rosion des sols, régulent le cycle de l’eau.Essayez d’imaginer un parc sans arbres, la campagne sans arbres ! Difficile n’est-ce pas ?Pour tant, le processus actuel de dépérissement nous conduit à cela irrémédiablement.Un quasi désert causé par l’air et la pluis.On mesure mieux la radicale insuffisance des politiques gouvernementales, compte tenu d’un enieu aussi vital.On serait en droit de s’attendre à une véritable déclaration de guerre contre la pollution de l’air, à une mobilisation générale pour contrer cette dégradation gigantesque de ressources normalement renouvelables.Au lieu de cela, les politiques sont timides, partielles et incohérentes.Comment se fait-il qu’à Ottawa on ait aboli des programmes d’économies d’énergie ?Comment se fait-il que l’essence au plomb — qui bousille les systèmes anti-pollution — soit toujours moins chère que l’essence sans plomb ?Comment se fait-il qu’à Québec on songe à augmenter la limite de vitesse sur les autorou-< tes, ce qui augmentera la quantité de polluants émis ?Comment se fait-il que Ton veuille encore augmenter les tarifs du transport en commun à Montréal alors que les prix de l’essence baissent ?Veut-on favoriser le transport privé et donc la pollution ?Joël de Rosnay a montré, dans son livre intitulé Le Macroscope, que la façon la plus efficace de modifier un système complexe consiste à agir sur les points d'amplification du système, c’est-à-dire sur une combinaison de plusieurs variables pertinen- tes à l’objectif poursuivi et non sur une seule.Cela semble évident et pourtant trop souvent les gouvernements font fi de notions aussi élémentaires.Par exemple, l’offensive canadienne contre les pluies acides prévoit une norme 60 % plus sévère pour les émissions d’oxydes d’azote des voitures neuves à partir de 1988.Comme le stock de véhicules se renouvelle à tous les huit à 10 ans, il faudra attendre au moins jusqu’en 1996 avant d’en sentir complètement les effets, ce qui est déjà fort long.Mais, si le nombre de véhicules, la distance parcourue par véhicule et la vitesse moyenne s’accroissent et si un certain pourcentage utilise de l’essence au plomb, l’objectif de 45 % de réduction des oxydes d’ici 1994 risque fort de n’être jamais atteint.Un argument souvent entendu pour justifier notre propre inertie consiste à rejeter le blâme sur les Américains qui sont responsables de 50 % à 60 % de la pollution acide qui tombe chez nous.Il est vrai que le Québec est la chambre à gaz de l’Amérique, la poubelle des vents dominants qui charrient chez nous la pollution ontarienne et américaine.Mais, si nous voulons être pris au sérieux, il nous faut donner l’exemple au reste de l’Amérique, donner le signal du changement.Si, en tant que principales victimes, nous ne réussissons pas à mettre en oeuvre une po- « Au milieu de l’obsession techno-économique actuelle, avons-nous oublié qu’une simple rose est Incroyablement plus complexe qu’une navette spatiale ?Non seulement elle pôusse toute seule, mais elle sent bon, naturellement » litique globale dq dépollution, comment espérer que nos « agresseurs » en implantent une ?La perspective d’un printemps fis et silencieux devrait nous inciter revoir nos priorités.Au milieu de l’obsession techno-économique actuelle, avons-nous oublié qu'une simple rose est incroyablement plus complexe qu’une navette spatiale ?Non seulement elle pousse toute seule, mais elle sent bon, naturellement.Ça s'apprend chez nous! Ne vous laissez pas prendre au dépourvu.Une formation en secourisme et en RCR, ça sauve des vies et ça s'apprend chez nousl Rappelez-vous que l'Ambulance Saint-Jean est le chef de file dans le domaine de la formation en secourisme au Canada.Ambulance Saint-Jean 8 ¦ Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Bourassa les principes de base des politiques de développement régional.« M.Mulroney n’a-t-il pas lui-même indiqué à Terre-Neuve, qu'il voulait rétablir l’équilibre entre les grandes régions du pays el faire en sorte que le chômage ne soit pas plus élevé à l'Est qu’au Centre et qu’à l’Ouest ».Considérant que la perte de ce contrat représenterait « un dur coup » pour la région de Montréal et que le premier ministre Mulroney a promis d'intervenir vigoureusement pour en relancer l’économie, Robert Bourassa estime que la cause du Québec dans ce dossier est excellente et il demeure optimisme pour le dénouement.Relativement au dossier constitutionnel, le premier ministre du Québec ne semble plus aussi catégorique sur les chances de succès d’une reprise des négociations avec les provinces.C’était la première fois hier, qu’il acceptait avec autant de clarté l’hypothèse d’un échec.« On va évaluer les chances de réussir.Si on s’aperçoit que ça donne rien de se réunir avec les autres provinces et qu’on s’en va vers un échec, on reportera les négociations.On ne veut pas amorcer de négociations formelles avant d’avoir une idée précise de la réaction de nos interlocuteurs.Il faut d’abord voir les réactions du pays aux demandes du Québec.Cela dit, M.Bourassa estime que la récente conférence des premiers ministres à Edmonton a constitué « un pas très important en avant ».Le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, M.Gil Rémillard, effectuera une tournée des provinces anglophones et à son retour, fera rapport au Cabinet.Dans un autre ordre d’idées, M.Bourassa a indiqué que le président de l’Hydro-Quebec, M.Guy Cou-lombe, resterait à son poste aussi longtemps qu’il le voudra.Dans son édition de samedi, le quotidien La Presse prétendait que M.Coulombe avait offert sa démission au premier ministre.« Ce ne sont là que spéculations journalistiques», a commenté M.Bourassa, qui a rendu un témoignage de confiance à l’endroit de M.Coulombe, dont il a souligné la 8 septembre par la PC el l'AP 1985: le président sud-africain, Pieter Botha, refuse de négocier avec le mouvement de guérilla noire de l’ANC.1983: de violents accrochages avec la police marquent une journée de protestation contre le régime militaire du général Pinochet au Chili.1982: le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure du Québec, déclare que la loi 101 excède inutilement les limites du raisonnable.— Marcel Léger est exclu du cabinet Lévesque.1980: à Ottawa, ouverture de la conférence fédérale-provinciale sur la Constitution.1977: la Torontoise Cindy Nicholas, âgée de 20 ans, devient la première personne à traverser la Manche à la nage dans les deux sens.1975: le Montréalais Hervé Filion établit un record mondial de course sous harnais en gagnant à Atlantic City sa 5,312ème course.1972: l’aviation israélienne bombarde dix bases palestiniennes au Liban et en Syrie pour venger le massacre des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich.1971: Gordie Howe prend sa retraite ; il reviendra au jeu en 73 à Houston en compagnie de ses deux fils; il accrochera définitivement ses patins en 1980.1970: à Montréal, dix étudiants sont condamnés à l’amende pour leur rôle dans le saccage du centre d’informatique de l’université Sir George Williams ( maintenant Concordia ).1954: la Torontoise Marilyn Bell, âgée de 16 ans, traverse le lac Ontario à la nage.— La France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zrlande, le Pakistan, la Thaïlande et les Philippines signent à Manille le traité de défense de l’Asie du Sud-Kst et la Charte du Pacifique.1953: Yvon Durelle, de Baie Sainte-Anne, gagne le championnat canadien de boxe dans la catégorie des mi-lourds.1951: 49 pays occidentaux réunis à San Francisco signent le traité de paix avec le Japon.1949: à Garmich-Partenkirchen, en Allemagne de l’Ouest, décès à 85 ans du compositeur Richard Strauss, auteur notamment de l’opéra « Le chevalier à la rose ».1943: les troupes alliées débarquent à Salerne et le général Eisenhower annonce la reddition sans condition de lTtalie.1941: prise de Schlusselburg; début du siège de Léningrad.1926: entrée de l’Allemagne à la Société des nations.1850: un ouragan s’avance sur la Nouvelle-Ecosse mais la presse ne peut faire état de la situation parce que les lignes télégraphiques sont abattues par le vent.1855: fin de la guerre de Crimée.1831: l’armée russe occupe Varsovie après deux jours de combats et écrase la révolution polonaise.1760: le gouverneur Vaudreuil, dernier gouverneur français du Canada, cède Québec aux Britanniques.1636: à Cambridge, au Massachusetts, fondation de l'université Harvard.1565: une expédition espagnole débarque en Floride et fonde la première colonie européenne permanente en Amérique du Nord.1494: le roi de France Charles VIII occupe Turin pour appuyer ses ^prétentions au trône de Naples.Pinochet échappe à un attentat SANTIAGO (AFP) - Le chef de l’Etat chilien, le général Au-gusto Pinochet, est sorti indemne dimanche soir d’un attentat commis contre le cortège de voitures dans lequel se trouvait l’automobile qui le transportait dans les faubourg de Santiago, a-t-on appris de sources policières.Plusieurs policiers ont été blessés.Le général Pinochet regagnait la capitale, revenant de la région de San José de Maipo, sur les flancs de la Cordillère des Andes, au moment où des coups de feu ont été tirés contre le cortège.Apparemment, des engins explosifs ont également été lancés sur les voitures officielles, selon les premiers témoignages.Une vaste opération a été déclenchée par les forces militaires, renforcées par la police et les services de sécurité et appuyées par des hélicoptères, dans la zone où a eu lieu l’attentat, à une trentaine de kilomètres à l’est de Santiago.remarquable compétence.« Il a dit qu’il restait, j’en suis heureux».Invité à commenter le conflit qui oppose les procureurs de la Couronne à son gouvernement, M.Bourassa a annoncé qu’il s’entretiendra de ce contentieux, aujourd’hui ou demain, avec le ministre de la Justice, M.Herbert Marx.Tout en se disant conscient des conditions de travail que subissent les procureurs de la Couronne, M.Bourassa a fait valoir que le gouvernement ne peut dissocier ce dossier du contexte des négociations avec les autres employés du secteur public.« Les décisions que l’on pourrait apporter dans ce dossier, il faut en évaluer l’impact qu’elles pourraient avoir sur les autres secteurs».Le coup d’envoi de la campagne de financement du PLQ a été donné en présence de 2,000 militants, réunis pour l’occasion sous le chapiteau du Vieux-Port de Montréal.Une dizaine de ministres et une vingtaine de députés ont participé à la fête, arrosée de bière et comprenant notamment une dégustation de blé d’inde.Cette année, le PLQ a fixé l’objectif de sa campagne à $ 3.2 millions, soit le même qu’en 1985, alors qu’il avait recueilli $ 5.2 millions.Pour le même genre d’opération, le Parti québécois avait dû se contenter d’un maigre $1.2 millions.La réputation de richesse des libéraux est connue jusqu’à l’étranger.Un parti politique de Haiti ainsi qu’un parti libéral de l’Ouest du pays ont approché les dirigeants du PLQ pour tenter d’obtenir un prêt.+ Israël écrit, quelques jours plus tard.Selon la radio israélienne, qui consacre désormais plus de temps d’antenne à ce différend qu’à l’attentat d’Istanbul, M.Sharon a accepté d’envoyer une lettre d’excuses à M.Pérès, mais se refuserait à faire publiquement amende honorable.En Turquie, le gouvernement a renforcé hier ses dispositifs de sécurité dans les principales villes turques, alors que la police cherchait des indices a la suite de l’attentat sanglant contre une synagogue d’Istanbul.Les obsèques des victimes de la tuerie de la synagogue d’Istanbul se dérouleront mercredi, a annoncé hier le rabbinat d'Istanbul.Lors d’une conférence de presse, le conseiller du rabbinat, M.Jacques Veis-sid, a par ailleurs totalement innocenté les Turcs dans cette affaire.« Nous n’avons jamais reçu de menaces.En Turquie, les minorités ne sont pas sous pression.Nous ne pouvons donc pas accuser les Turcs », a-t-il fait valoir.Des renforts de police se sont déployés dans la capitale, Ankara, où se trouve une synagogue, et devant la délégation israélienne.Les autorités d'Izmir ont annoncé, pour leur part, que les deux synagogues de la ville feraient l’objet de mesures de surveillance.Alors que l’enquête de la police se poursuivait, le premier ministre turc, M.Turgut Ozal, a rejeté l’hypothèse que la Libye ait été à l’origine de l’attentat.« L’attentat n’a rien à voir avec la Libye.Il peut exister un lien avec le Liban », a-t-il déclaré à la presse.Bien que plusieurs revendications aient été formulées, on ignore toujours qui est à l’origine de l’attentat.La première revendication émanait d’un correspondant se réclamant de la Résistance islamique, mais le mouvement a diffusé ultérieurement un communiqué à Beyrouth rejetant toute responsabilité dans l’attentat.Les experts israéliens du renseignement désignent pour leur part du doigt le groupe d’Abou Nidal (groupe palestinien dissident terroriste).Si cette hypothèse se vérifiait, la tâche de l’État hébreu n’en serait pas pour autant simplifiée, ce groupe étant par nature une cible difficile, n’ayant pas de quartier général identifié, avec des hommes éparpillés dans plusieurs pays arabes.En Israël, même si, pour l’heure, les responsables israéliens donnent libre cours à leurs luttes intestines, la question de la réplique de l’État hébreu à la tuerie ne s’évanouit pas pour autant.Tous les quotidiens consacrent leur une à cet attentat.« De nouveaux sommets dans l’horreur terroriste » écrit l’indépendant Haaretz.« Carnage dans une synagogue »,« Ce sont des Juifsqu’on assassine », « Un pogrom abject », « Frapper, maintenant », sont gaiement les grands titres de la presse.Très spectaculaire, le raid des Le PQ vient de mettre en ordre alphabétique la liste des contributeurs à la campagne de financement du PLQ NORMAN DELISLE QUÉBEC (PC) - Le Parti québécois s’est doté d’une arme redoutable au cours de l’été: il a mis en ordre alphabétique la liste des donateurs qui ont financé le Parti libéral en 1985.Les services de recherches pé-quistes ont également réussi à répartir ces donateurs libéraux selon le district électoral qu’ils habitent.Rappelons que pour se conformer à la Loi sur le financement des partis politiques, les libéraux avaient publié le printemps dernier la liste de tous ceux qui ont versé plus de $100 à leur caisse électorale.Mais le document alors rendu public par le Parti libéral avait été imprimé sans aucun ordre apparent, sans démêler les contributeurs par ordre alphabétique ou par ordre de comté.Cette liste ressemblait à un bottin téléphonique dont les noms ne seraient pas disposés par ordre: elle était en conséquence impossible à consulter.Cette façon de procéder avait été sévèrement critiquée par le directeur des élections, M.Pierre-F.Coté, qui est aussi responsable de l’application de la loi sur le financement des partis politiques.Selon M.Côté, publier une liste en désordre et inutilisable revenait à transgresser l'esprit de la loi.Au cours de l’eté, le Parti québécois a décidé de procéder lui-même au travail de bénédictin qui consistait à classer la liste libérale, longue de 854 pages et contenant 10,954 noms.Désormais, dès que le gouvernement.procédera à une nomination ou octroiera un contrat à une entreprise, l’opposition péquiste pourra savoir immédiatement si l’heureux bénéficiaire avait aidé financière- ment la cause libérale lors de l'élection du 2 décembre dernier.Le classification des contributeurs à la caisse électorale libérale, dont la Presse canadienne a pu prendre connaissance, révèle un certain nombre de détails intéressants: une large majorité de souscripteurs libéraux proviennent des districts électoraux de l'ouest de Montréal; plusieurs chèques de contributions sont parvenus en novembre et décembre 1985, lorsqu’il est devenu évident, puis officiel que le parti remportait les élections du 2 décembre.A la suite de la répartition des donateurs libéraux par origine de comté, il faut 40 pages pour contenir, à raison de 15 noms par page, la liste des donateurs de $100 et plus donnant une adresse dans le comté de Saint-Louis, et 38 pages pour celle de West-mount tandis que dans un comté francophone de l’est de Montréal comme celui de Sainte-Marie, on ne compte que 7 contributeurs libéraux de plus de $100.Signalons que la campagne de financement libérale en 1985 avait rapporté $6.4 millions.La majeure partie de ces dons, soit $5 millions ou 77.5 pour cent, provenaient de souscriptions supérieures à $100.La loi force tout parti politique à publier la liste des souscripteurs qui fournissent $100 ou plus à la caisse.La loi fixe également le maximum des dons à $3,000 par année par personne et interdit les contributions de « personnes morales », c’est-à-dire de compagnies ou d’associations.Un porte-parole du Parti québécois a indiqué à la Presse canadienne que l’opposition allait encore elle-même cette année « démêler » la liste des donateurs libéraux si le parti gouvernemental persistait à présenter au directeur des élections une liste indéchiffrable.bombardiers israéliens sur le quartier général de l’OLP à Tunis, il y a presque un an, en réaction au meurtre de trois Israéliens Chypre, revient d’abord en mémoire.Cependant, d’autres actions, plus discrètes mais pas toujours efficaces, comme le détournement d’un petit avion libyen, après les tueries de Vienne et de Rome, ponctuent souvent les attentats anti-israéliens ou antisémites.« À court terme, les attentats d’Istanbul et de Karachi (prise d’otages sur l’aéroport de Karachi) servent les intérêts des jusqu’auboutistes israéliens et arabes », relève le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post qui estime improbables des représailles immédiates alors que le suspens plane toujours sur le sommet, prévu officieusement pour mercredi prochain à Alexandrie, entre MM.Pérès et Iiosni Moubarak, le chef de l’État égyptien.+ GATT multilatéral dont certaines entraînent des distorsions économiques importantes et des coûts élevés pour les consommateurs.Les États-Unis imposent de plus en plus des mesures de protection d’urgence cas par cas: ainsi les mesures anti dumping (imposition de pénalités sur les biens importés vendus à prix inférieur à leur prix sur le marché de l’exportateur).La codification de ces mesures en a favorisé l’utilisation courante par l’ensemble des membres.De plus, les États-Unis pratiquent le protectionnisme en agriculture depuis 1954, ouvrant ainsi la voie à la CEE, et dans les textiles, depuis la négociation Kennedy.Récemment, les Américains ont sévi contre les importations d'acier.La structure même de décision de la CEE explique sa prédilection pour les ententes bilatérales et sectorielles.Comme la CEE doit d'abord obtenir l’accord de chaque pays-membre, chacun appuie les demandes protectionnistes de l’autre en échange de son appui.Les subventions considérables à l’exportation en agriculture ont fait passer la Communauté du statut d’importateur à celui d’exportateur net de grains, de sucre, de produits laitiers et de boeuf.De plus, la CEE a traditionnellement favorisé ses anciennes colonies par la convention de Lomé, dévalisant ainsi l’Amérique du Sud.Le Japon est considéré comme étant très protectionniste.Il l’est beaucoup dans le domaine agricole, moins pour les produits manufacturés.Son marché reste difficile à pénétrer.D’abord, on retrouve des restrictions d’importations par les compagnies d’État (tabac, sel, bétail, téléphones) el des procédures compliquées pour calculer la valeur des produits en douane et des réglementations pour la santé et l’environnement.D’autres facteurs, expliquant le bas niveau d’importations manufacturières du Japon, viennent du rôle majeur que joue le gouvernement et dans le développement d’une politique industrielle et sur les marchés financiers.Les sociétés de commerce contrôlent toute la distribution et privilégient les compagnies japonaises.Le délai apporté à la libéralisation du marche des capitaux, l’internationalisation du yen et une importante sous-évaluation de cette monnaie contribuent également à réduire les importations.Les PVD ont résisté aux réductions tarifaires.Double conséquence: ils ont ainsi affaibli leur pouvoir de marchandage pour obtenir l’élimination de tarifs pour les produits où ils sont compétitifs, notamment les textiles, la chaussure et l’agriculture, ils ont ainsi nui à leur économie interne.Ils auraient avantage à négocier l’ouverture plus grande de leurs marché en échange de l’abolition ou de la réduction des tarifs et quotas des pays riches sur leurs produits et un accroissement des flux financiers.Certaines exceptions, pour permettre le développaient d'industries naissantes, devront cependant être maintenues.La structure du GATT ne l’équipe pas particulièrement bien pur remplir sa tâche complexe.Le GATT n’est pas une organisation internationale et il n’a pas de valeur juridique.Ce n’est qu’un accord de bonne volonté entre les parties contractantes.Il a été établi sur une base provisoire à la conférence de Genève, en 1947.Une organisation plus forte avait été prévue.La Charte de la Havane établissait VOrganisation internationale du commerce, dont l’objectif était la libéralisation et l’expansion du commercial mondial.Le congrès américain ayant refusé de la ratifier, la responsabilité de l’internationalisation du commerce est restée celle du GATT.Le GATT a néanmoins connu des Les non-alignés s’entendent pour lutter contre Pretoria mais se quittent divisés HARARE (AFP) - Le huitième sommet des non-alignés, qui s’est achevé dans la nuit de samedi à dimanche, restera dans les annales du mouvement comme celui de la lutte contre l’apartheid, mais aussi comme celui de la division, au point que l’on peut s’interroger aujourd’hui sur l’avenir du plus vaste forum du tiers monde.Aux portes de l’Afrique du Sud, les 101 membres du mouvement ont adopté un programme, à première vue assez impressionnant, de treize sanctions contre le régime « raciste » de Pretoria, dont la dénonciation a permis de maintenir l’unité de façade d’un ensemble regroupant deux milliards d’hommes.Les plus spectaculaires de ces sanctions sont les suivantes : ¦ cessation des exportations, de la vente ou du transport de pétrole et de produits pétroliers destinés à l’Afrique du Sud.¦ interdiction d’importer des produits agricoles, du charbon, de l’uranium, du fer et de l’acier provenant d’Afrique du Sud.¦ suppression des liaisons aériennes et maritimes avec l’Afrique du Sud.¦ arrêt de nouveaux investissements en Afrique du Sud ou en Namibie.Mais la portée de ces mesures est, à ce stade, davantage morale que pratique, puisqu’aucun calendrier d’application n’est prévu et elles ont, par conséquent, surtout valeur d’exemple que les Occidentaux sont ins- tamment appelés à suivre.Le premier ministre zimbabwéen, M.Robert Mugabe, nouveau président du mouvement, a réussi à imposer sa stratégie qui peut se résumer ainsi : éviter une confrontation ouverte avec Pretoria que les pays de la ligne de front (Angola, Botswana, Mozambique, Tanzanie, Zaïre et Zimbabwe) ne peuvent se permettre, ni militairement, ni économiquement et en même temps, faire pression sur les Occidentaux, dont la participation aux sanctions, est absolument indispensable pour isoler véritablement l’Afrique du Sud.Dans cette optique, une délégation du mouvement a été mandatée pour se rendre prochainement aux États-Unis, au Japon, en RFA et en Grande-Bretagne, les quatre grands pays industrialisés qui refusent jusqu’à présent de prendre des sanctions contre l’Afrique Sud.(La Communauté européene a fait ce weekend un pas vers l’imposition de sanctions).On peut également s’attendre que, dans la foulée de la déclaration de Harare sur l’Afrique australe, la quarante et unième session de l’Assemblée générale de l’ONU, qui doit s’ouvrir dans quelques jours à New York, s’efforcera de donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le régime de l’apartheid.L’unanimité sur l’Afrique du Sud n’est pas parvenue, tant s’en faut, à dissimuler de profondes divisions in- ternes, que la véritable révolte de l’aile « modérée » du mouvement a fait apparaître en pleine lumière.Si les « modérés » ne sont pas parvenus é éviter que le document politique final constitue un violent réquisitoire contre la politique américaine dans le monde, ils ont tout de même infligé un sérieux revers à l’aile « dure », Non seulement le Nicaragua n’a pas réussi à obtenir de succéder dans trois ans au Zimbabwe à la tête du mouvement, en dépit de l’appui actif de Cuba, mais encore, la Corée du Nord n’a pas décroché le lot de consolation qu’aurait représenté le droit d’accueillir la prochaine réunion ministérielle en 1988.C’est finalement Chypre, un choix relativement neutre, qui a été désigné, après de longues heures de tractations qui ont repoussé dans la nuit de samedi à dimanche la fm du sommet.M.Mugabe est parfaitement conscient des risques de paralysie que le mouvement, après vingt-cinq ans d’existence, encourt, du fait de ses divisions qui posent le problème même de sa crédibilité.Ce n’est pas sans raison, que dans sa conférence de presse finale, peu avant l’aube, il a préconisé l’introduction de la règle de la majorité, au lieu de celle de l’unanimité, dans les délibérations des non-alignés, ainsi que la création d’un secrétariat permanent pour assurer un certain suivi entre les sommets.succès remarquables.Le montant du commerce mondial est passé depuis 1948 de $ 250 milliards a $ 2,000 milliards de dollars américains.Le nombre d’Etats-membres du GATT a été porté de 23 à 92 pays.Il réadmettra peut-être bientôt la Chine et l’URSS a également demandé à adhérer à l’Accord.Les sept premières conférences tarifaires ont déjà permis de réduire le tarif douanier moyen de 40 % à 4 % et favorisé l’interdépendance des économies nationales.Le commerce international a été une source dynamique de croissance économique.Entre 1950 et 1975, le commerce de biens entre les pays industrialisés a crû à un taux moyen de 8 % par année, contribuant d’une manière significative au taux record de croissance économique de 4 % en moyenne par année enregistré durant cette période.L’essentiel de notre système commercial ouvert doit être maintenu.Il faut espérer que l’esprit de compromis, qui a permis la convocation de cette huitième conférence à Punta del Este, permettra au GATT de trouver un nouveau souffle et d’identifier des solutions aux nombreux et difficiles problèmes commerciaux auxquels nous sommes confrontés.DEMAIN : Le Canada et les États-Unis.+ Kadhafi constituaient l’ordre du jour de la première réunion.Les non-ailgnés étaient 25 en 1961 à Belgrade.Ils étaient 101 cette semaine à Harare.De sommet en sommet, le mouvement a réussi tant bien que mal à maintenir sa neutralité, le plus souvent avec beaucoup de peine et un succès inégal.Un tournant fut pris en 1979, avec Fidel Castro comme hôte du sommet.Cette année-là, le chef cubain tenta de hisser l’Union soviétique au rang « d’allié naturel » des non-alignés.L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques permit à Indira Gandhi, au sommet suivant, en 1983, de refroidir les ardeurs soviétiques de certains états.Cette fois-ci, tout concordait à faire de nouveau des États-Unis la cible de choix : le sommet d'Harare devait être celui de la lutte à l’apartheid en Afrique du Sud et Ronald Reagan refuse de sévir contre Pretoria ; pendant que l’URSS multiplie les propositions de paix et s’est valu l’appui des non-alignés pour son moratoire sur les essais nucléaires, les États-Unis se font tirer l'oreille ; Reagan vient d’envoyer $100 millions US aux contras antisandinistes ; les bombardements sur Tripoli et Benghazi n’ont enthousiasmé personne et, pour finir, le sommet des non-alignés prend place au moment où Washington reprend les manoeuvres militaires au nord de la Libye et que son homme de confiance, le général Ver-non Walters, est en Europe pour convaincre les alliés de faire pression sur le colonel Kadhafi.C’est dans cet atmosphère somme toute assez anti-américain que le colonel Kadhafi, dont la présence n’é- tait pas prévue, se pointe à Harare.Mais la manière douce n’est pas son fort et il est bourré d’amertume parce que les non-alignés — d’Afrique et d’Asie essentiellement — ne l’ont pas soutenu lors du raid américain sur son pays.Il traîne avec lui un imposant sac d’insultes.Il en a pour tout le monde, les États-Unis et le Commonweath, mais aussi plusieurs membres du mouvement, notamment l’Égypte « qui offre son territoire aux États-Unis » et le Zaïre, la Côte d’Ivoire, et le Cameroun qui ont renoué avec Israël et « sont des marionnettes aux mains de la France ».Les convives d’Harare n’ont certes pas apprécié.Les pays visés ont exprimé leur « indignation » et la Côte d’Ivoire a accusé Tripoli de financer la subversion à l’étranger.Le président du sommet, Robert Mugabe a discrètement rappelé son hôte à l’ordre.Cependant, en tirant sur tout ce qui bougeait, le colonel n’a pas raté toutes ses cibles.Il en a forcé plusieurs à admettre que ses critiques du mouvement des non-alignés étaient fondées.L’utilité du mouvement, après 25 ans d’existence, est incertaine.Hier, même le président du mouvement, M.Mugabe, reconnaissait que le mouvement devrait « se structurer davantage ».Pour ce qui est de la campagne anti-américaine cependant, les membres non-alignés n’ont pas suivi.Le colonel Kadhafi a certes obtenu sans difficulté que les non-alignés condamnent le raid américain d’avril sur la Libye — qui a fait 37 morts dont la fille de Kadhafi et 93 blessés.Il a en revanche essuyé un refus lorsqu’il a proposé que le mouvement demande que le cas de la Libye soit expressément discuté dès l’ouverture des travaux des Nations unies la semaine prochaine.(Les non-alignés représensent deux tiers des voix aux Nations unies).Au delà de quelques irréductibles, notamment Fidel Castro, Daniel Ortega et l’Iranien Ali Khaménéi, Mouammar Kadhafi n’a pas provoqué de vague de sympathie.Ce n’est pas que le mouvement des non-alignés et son président, M.Ro- *rt Mugabe, soit particulièrement bien disposé à l’égard de Ronald Reagan.Le Zimbawbe vient en effet de payer gros prix pour avoir critiqué la politique américaine en Afrique du Sud : le président américain a annoncé cette semaine qu’il réduisait des deux tiers son aide à Harare.Le président américain n’a pas créé de précédent.En 1961, John Kennedy avait lui aussi fait comprendre aux non-alignés qu’ils « auraient dû » dénoncer vigoureusement les essais nucléaires soviétiques : à l'issue du sommet de Belgrade, il accola une note au projet d’aide au dé-velopement de son pays : « je crois fermement que les gestionnaires de ces fonds ($4.2 milliards) devraient accorder une attention particulière aux nations qui partagent notre vision de la crise dans le monde ».La question de la neutralité n’était-elle pas déjà posée ?En 1961, à peine 24 heures avant l’ouverture du premier sommet des non-alignés, Nikita Khrouchtchev avait mis fin au moratoire américano-soviétique sur les essais nucléaires.Depuis Moscou a appris.Il a multiplié les offres sur le désarmement ces derniers mois.Il a poussé la courtoisie jusqu’à envoyer avant l’ouverture du sommet de Harare un télégramme d’encouragement au président Mugabe.Mais surtout, il a annoncé tout récemment le retrait d’un premier contingent de son armée en Afghanistan.L’Union soviétique n’a pas été critiquée à Harare, d’autant plus qu’elle a su jusqu’à présent garder ses distances avec la Libye du colonel Kadhafi.Ce dernier a quitté Harare aussi seul qu’avant.A-t-il réussi à secouer les non-alignés de leur torpeur ?Ou à désintéresser encore davantage les chefs d’État non-alignés dont seulement 40 se sont déplacés, comparativement à 60 en 1983 ?Un Alan Garcia du Préou, qui a quitté au brusquement au beau milieu du sommet après avoir livré un plaidoyer portant sur l’insoutenable poids de la dette ($ 812 milliards) des pays non industralisés sera-t-il du sommet de 1989 ?Y aura-t-il un autre sommet ?LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 f LE DEVOIR Montréal, lundi 8 septembre 1986 Cuisine Française Table d'hôte tous les jours « 7835, rue Sf-Penl» (Mitro Jorry) 271-5867 MACRO-ECONOMIE JOCELIN DUMAS ¦ LE CHÔMAGE EST À SON PLUS BAS DEPUIS JANVIER AUX ÊTA TS-UNIS Le taux de chômage a reculé en août de 0.1 % pour tomber à 6.8 % de la population active civile aux États-Unis, le plus faible niveau depuis janvier dernier, a annoncé le ministère du Travail.En outre, le nombre de personnes employées aux États-unis a atteint le chiffre record de 110.15 millions, a ajouté le ministère du Travail.En août, le nombre de personnes à la recherche d’un emploi s’élevait à 8.02 millions, soit 163,000 de moins qu’en juillet.Ces statistiques ne tiennent cependant pas compte des 1.1 million de « chômeurs découragés » qui ont abandonné toute recherche d’emploi.Pour la première fois depuis le début de l’année, a précisé le ministère, le nombre d’emplois dans l’industrie a progressé grâce à la création de 19,000 postes de travail, portant le nombre de salariés de l’industrie à 19.13 millions.Au total, le mois dernier, de 240,000 à 275,000 emplois — dont 65,000 dans les professions de la santé et 55,000 dans le bâtiment — ont été créés, a-t-il ajouté.Cependant, l’industrie pétrolière, en crise à la suite de l’effondrement des prix du pétrole, a perdu le mois dernier encore 10,000 emplois.Au 1er semestre de l’année, de 20,000 à 25,000 emplois ont été supprimés chaque mois dans ce secteur.Selon le ministère, la croissance du nombre d’emplois a profité à la population civile blanche où le taux de chômage est tombé de 6 % en juillet à 5.8 % en août.Le taux de chômage parmi la population noire a en revanche progressé de 14 à 14.6 %.¦ Les commandes manufacturières US grimpent de 2.2 % en juillet Les commandes des manufacturiers américains ont bondi de 2.2 % au cours du mois de juillet pour s’établir à $ 196 milliards US après deux mois de baisse, a rapporté le ministère du Commerce.Les commandes militaires ont compté pour la plus importante partie de la hausse qui a été la plus forte depuis le gain de 4.4 % enregistré en novembre 1984.Sans tenir compte de la hausse de 44.7 % de la demande de matériel militaire, principalement des avions, les commandes des manufacturiers ont augmenté de seulement 0.5 %.L’augmentation globale comprend une hausse de 4.1 % des commandes de biens durables, que l’on croit durer trois ans ou plus.Les commandes de biens non durables n’ont par ailleurs pratiquement pas enregistré de variations.Le poste très suivi des biens de capital non militaires a par ailleurs augmenté de 3.6 % alors que les compagnies civiles ont aussi accru leurs achats d’avions.Les commandes de matériel de transport ont augmenté de 21.9 %, alors que la demande d’avions y comptait pour plus de 80 %.¦ Les prix industriels augmentent Statistique Canada rapporte que l’indice des prix des produits industriels s’est accru à 118.9 (1981 = 100) en juillet pour une hausse de 0.1 % par rapport au mois de juin et de 0.3 % en comparaison de la période co-respondante de l’an dernier.Les augmentations de prix des viandes et de la pâte à papier ont pratiquement été annulées par le recul des prix du pétrole et du charbon, des véhicules moteur et des métaux de base.¦ Le tourisme se porte bien au Canada Les résultats de l’enquête sur les voyages des Canadiens (EVC) pour le premier trimestre de 1986 indiquent que les affaires ont été excellen- Voir page 10 : Macro-économie Les analystes favorisent les titres RÉA du secteur des communications REAction JEAN CHARTIER Les titres de communication ont la faveur des analystes financiers qui scrutent les émissions d’épargne-actions.Groupe Transcontinental G TC et CFCF font particulièrement l'objet cette semaine de deux analyses favorables.Groupe Transcontinental G TC est étudié par Mlle Diane Mathurin, analyste chez Marcel Knecht et associés.Celle-ci fait ressortir clans un bulletin consacré à la compagnie que le rendement, la croissance et le rap- Eort coût-bénéfice se comparent ien à la moyenne de l’industrie.En outre, la progression des ventes s’est faite comme la direction l’avait prévue jusqu'à maintenant et les profits ont été tels qu’ils avaient été annoncés dans le plan initial.Le bénéfice net de GTC s’est établi pour les six premiers mois de l’année à $ 4.5 millions et les résultats du troisième trimestre publiés tout prochainement seraient également favorables.L’étude de Mlle Mathurin fait ressortir que les profits du groupe viennent de manière nettement plus importante de l’impression que de l’édition et de la distribution.Plus précisément, pour l’année 1986, le groupe prévoit des profits de $ 13.1 millions de l’impression, en regard de $ 2.8 millions de l’édition et de $ 1.3 million de la distribution.Mlle Mathurin souligne que le Groupe Transcontinental est le plus important imprimeur de circulaires à Montréal et que c’est là sa principale source de revenus.Ceci le distingue très nettement de Québécor à cet égard.La deuxième émission d’actions de GTC en juin dernier a rapporté quelque $ 21.8 millions, tandis que le prix de l’action avait été fixé à $ 12.87.Une correction a ramené le prix de l’action à $ 11 récemment, mais l’analyste attribue celle-ci à des Groupe Transcontinental GTC Itée (en milliers de dollars) Total Impression Edition Distribution 1985 1986 1985 1986 1985 1986 1985 1986 Revenus 107,560 160,000 83,157 129,500 20,150 16,500 5,278 14,000 Revenus/ Total des revenus 100% 100% 77.0% 81 % 19.0% 10% 4.9% 9% Bénéfice d’exploitation 11,843 17,100 8,964 13,100 2,382 2,800 497 1,300 Bénéfice d’exploitation/ Bénéf.d’expl.total 100% 100% 76.0% 76% 20.0% 16% 4.0% 7% Marge bénéficiaire brute 11 % 10.7% 10.7% 10% 11.8% 17% 9.4% 9% En septembre 1985, Transcontinental GTC s’est départie des Editions TransMo Inc.et de Livre-Loisirs limitée.Ceci a eu pour effet d’augmenter la marge bénéficiaire de ce secteur de façon considérable.prises de profits plutôt qu’à des facteurs fondamentaux.GTC a des projets d’acquisition annoncés pour l'automne prochain.M.Daniel Côté, analyste chez Richardson, Greenshields, vient, pour sa part, de mettre CFCF dans sa liste de recommandations d’achat.Le groupe a mis en ondes le réseau Quatre Saisons hier et la publicité de septembre devrait permettre à celui-ci de ne pas rapporter de déficit important attribuable aux activités •••• •••• GTC est ie plus important imprimeur de circulaires à Montréal.Quant à CFCF, l’entrée en ondes du réseau Quatre Saisons devrait lui permettre d’afficher des résultats prometteurs.Les deux compagnies font l’objet d’analyses favorables cette semaine.CFCF inc.L’optimisme pour CFCF se re flète négativement pour Vidéotron, acquéreur de TM du réseau Quatre Saisons pour le premier trimestre de mise en ondes.Cet optimisme pour CFCF-Quatre Saisons entraîne cependant un pessimisme concomitant pour Vidéotron, l’acquéreur de Télé-Métropole.Il n’y aura pas apparition de $ 20 à 130 millions supplémentaires en recettes publicitaires pour le marché montréalais cette année, dit-il.Il y aura plutôt déplacement de la publicité de Radio-canada et de Télé-Métropole.Or, Vidéotron a acquis son bloc d’actions de Télé-Métropole à plus de $ 40 l’action.Celles-ci se négocient présentement à moins de $ 35.Parallèlement, tandis que l’action de Vidéotron s’échangeait à $ 16 avant l’acquisition de Télé-Métropole, l’offre de souscription courante au ré- gime d’épargne-actions se fait à $ 19.Én outre, dit-il, Vidéotron mise sur la télé-achat et celle-ci n’a pas eu un succès retentissant dans tous les cas aux États-Unis.M.Côté favorise donc nettement CFCF aux dépens de Vidéotron.Il est à noter que sa firme est souscripteur à forfait de la nouvelle émission d’actions de CFCF.L’analyste de titres de communication ne fait pas de commentaire pour le moment sur l’émission de Québécor, car elle a cours en ce moment et sa firme est partie de la souscription.Communication Radio mutuel et Astral-Bellevue font pour leur part l’objet d’une recommanda tion conserverdans le bulletin de recherche de la firme.LES TITRES REA Date Déduc- Montant Prix à Prix au marché d’inscription Émetteur tion (millions) l’émission 01-09-86 05-09-86 Var.15-11-84 Petro-Sun pr.cnv.sr1 150% 4.0$ 350" 270 255 15 20-11-85 * Premier Choix-TVEC 150% 6.0$ 5.0$ 7% $ 8 $ + '/, 17-10-85 * Promatek Ltée 150 % 3.9 $ 325 265 275 + 10 09-12-85 Provigo 100% 32.0$ 16.2$ 19% $ 18% $ - V.19-09-85 Radiomutuel 100% 12.5$ 5.0$ 7% $ 7'h $ - % 24-05-86 Radiomutuel 75% 8.5$ 8.5$ 7% $ 7'h $ - V.12-07-85 Ressources Aiguebelle 100% 9.0$ 5.0$ 250 280 + 30 20-06-85 * Ressources AuNore 150% 12.0$ 250 6 315 350 + 35 03-01-86 * Ressources la Pause 100% 0.3$ 70 35 40 + 5 15-07-85 Ressources Yorbeau 150% 2.2$ 70 80 83 + 3 31-12-85 * Restaurants Sportscene 150% 2.5$ 250 6% $ 7% $ + % 23-12-85 * Boutiques San Francisco 150 % 5.8 $ 5%$ 9% $ 9% $ + % 23-12-85 Sanivan 100% 5.0$ 475 6 5% $ 5% $ - % 18-07-86 * Shermag 100 % 15.0$ 5% $ 5% $ 5% $ y.12-12-85 * Sico inc.100% 27.5$ 13%$ 21 $ 20% $ % 16-07-86 * Studio Perry 75% 3.9 $ 3006 390 375 -15 17-06-85 * Sumabus Inc.100 % 10.0$ 5.0$ 7V, $ 7% $ - % 12-06-86 * SR Telecom 75 % 13.7$" 7 VJ $ 7% $ 8 $ + % 09-04-85 * Techmire Ltée 150 % 2.6$ 400 300 265 -35 12-06-86 * Teinturiers Hubbard 100% 6 8$ 5$ 55/e$ 5%$ - '/, 21-12-84 * Télé-Capitale A 100% 23.0 $ 5.0$ 11 % $ 11 % $ + % 13-06-86 Tembec 75% 10.0$ 325 460 460 — 05-11-84 UAP Inc 100 % 80$ 1 7%$ 31 $ 31 % $ + Vt 27-12-84 Unigesco pr.conv.1 100 % 80$ 6.0$ 11 % $ — — 16-09-85 Unigesco B 100% 55.0$ 475 ‘ 5% $ 5 $ - v.08-07-86 Unigesco B 50% 38.0$ 6% $ 5% $ 5 $ % 27-11-85 * Uni-Select 150% 3.0$ 300 5'/.$ 5%$ - % 11-10-85 * Visway Transport 150 % 11.2$ 7%$ 6% $ 6% $ - y.15-10-85 Volcano 150% 15.0$ 7%$ 10%$ 10%$ - y.Date Déduc- Montant Prix à Prix au marché d'inscription Émetteur tion (millions) l’émission 01-09-86 05-09-86 Var.07-08-86 A.Lambert International 100% 5.0 5.0$ 485 470 -15 10-12-85 * ACSI 150% 2.0 $ 200 440 470 + 30 01-08-86 * Acier Leroux 100% 5.0 $ 5.0$ 5% $ 475 - 50 24-04-84 * Aligro 150% 3.5 $ 5.0$ 21 % $ 20% $ -1% 22-08-86 * Alimentation Couche-Tard 100% 2.5$ 200” 335 335 — 14-11-85 * Artopex 150% 5.0$ 5.0$ 9% $ 9% $ - '/a 22-06-84 Berkley pr.conv.150% 4.0$ 400 400 — — 07-11-85 Biltrite 100% 11.5$ 8 0 $ " 9% $ 8% $ - Va 28-05-85 Bombardier B 75% 28.6$ 13.0$ 26 $ 26% $ + '/a 27-11-84 Biotech Electronics 150% 7.0$ 5.0$ 425 420 - 5 13-08-86 * Cambior 75% 150$ 10.0$ 13 $ 14 $ + 1 15-06-84 * Canam Manac Inc.A 100% 9.5 $ 3'% $?12%$ 13% $ + 1 21-05-86 Canam Manac 50% 51.1$ 15'/2 12%$ 13%$ + 1 08-12-84 * Cancom 150% 20.0 $ 5.0$ 13%$ 13% $ 06-09-85 Cascades 100% 17.2 $ 5%$ ’ 17 $ 17%$ + ’/a 22-03-84 * CB Pak inc.75% 27.0$ 12%$ 6 26 $ 23% $ — 2'/i 27-12-84 CB Pak Inc.75% 24.0$ 12%$ 26 $ 23% $ -2% 10-09-85 Ciment St-Laurent A 50% 14.0$ 11.0$ 3 18%$ 17% $ - Va 03-10-84 * Circo Craft Inc.150% 23.1 $ 8%$ 8% $ 9'/a $ + y2 15-06-85 * CFCF Inc.75% 44.0 $ 13%$ 20% $ 20% $ + ’/a 23-04-85 Consolidated Bathurst 50% 100.$ 16%$ 24% $ 24% $ + Va 14-11-85 * Cont.Pharma Cryosan A 150% 6.0$ 5.0$ 7 $ 6% $ - % 14-11-85 * Cont.Pharma Cryosan 8 150% 6.0$ 5.0$ 7 $ 6% $ - Va 07-05-85 Corp.Fin.Power 50% 27.4 $ 27%$ 25% $ 25'/a $ - Va 11-12-84 * Datagram Inc.150% 3.0$ 300 190 200 + 10 26-06-85 * Datamark 150% 2.0$ 200 6% $ 6% $ - ’/a 08-05-86 * Disnat (Investissements) 75% 2.0$ 200 290 295 + 5 15-06-85 * Dofor Inc.50% 25.0$ 9%$ 15% $ 15% $ — 06-06-85 Domtar 50% 56.2$ 17%$ 1 32% $ 34% $ -f 2 05-12-85 Donohue Inc.50% 16.0$ 17%$ 25’/2 $ 26% $ +1 Va 18-12-84 * Entreprises Hartco 150% 7.0$ 7.0$ 380 375 - 5 30-09-85 * Équipements Denis 150% 2.0 $ 200 380 395 + 15 04-12-85 * F.Armtex Pr.conv.150% 2.2 $ 200 168 161 - 7 07-11-84 FCA Internationale 100% 12,5 $ 18.0$ 20% $ 19% $ — 1Va 09-06-86 * Geoffrion, Leclerc B 75% 10.5 $ 6.0$" 6% $ 6'/a $ - ’/a 29-10-84 * Goodfellow 150% 5.0$ 5.0$ 445 450 + 5 17-07-86 * Grilli inc.100% 15.3$ 9.0$ 7% $ 8% $ + Va 26-11-85 * Groupe Cogeco 100% 8.3$ 7%$ 7% $ 7%$ + Va 09-07-86 Groupe Cogeco 75% 9.0$ 9.0 $ 7% $ 7% $ + % 23-10-85 ’ Groupe Kaufel 150% 6.3$ 200 2 6'/a $ 6’/a $ — 30-12-85 * Groupe Lacroix 150% 2.7 $ 350 250 250 __ 24-10-85 » Groupe La Laurentienne 50% 30.0$ 10.0$ 12 $ 12 $ — 13-06-86 Groupe La Laurentienne 50% 60.2 $ 14.0 365 350 -15 11-06-86 * Groupe SNC 50% 47.2 $ 13.0 $ 12%$ 13 $ + % 06-01-86 ' Groupe Totec 150% 2.0$ 200 425 400 -25 29-10-84 * Groupe Trans.GTC.150% 10.0$ 438 ' 11 $ 11 $ 11-07-86 Groupe Trans.GTC 75% 21.9$ 12% $ 11 $ 11 $ — 21-11-85 Groupe Vidéotron 75% 23.3 $ 7%$ 19% $ 18% $ - Va 07-06-85 * Guardcor Invest.150% 10.0 $ 9'/ï$ 6 6 $ 5% $ - % 19-12-85 * Idéal Métal 150% 13.0$ 5%$ 5’/2$ 5% $ - Va 03-06-86 Imasco 50% 258$ 34% $ 33%$ 34%$ + '/a 12-11-85 * IPL inc.150% 53/» $ 5.79$ 7’/2$ 6% $ - Va 29-11-85 Industries Charan inc.100% 10.0$ 10.0$ 16% $ 17 $ + Va 25-07-86 Industrie Domco 50% 13% $ 13% $ 11 %$ 10%$ — Va 29-07-86 * Industries Triton 100% 12.0$ 7% $ 5% $ — — 11-12-85 * Lambert-Somec 150% 5.0$ 325 6% $ 5% $ - % 08-07-86 * Laperrière et Verreault 100% 4.0$ 400 6% $ 6% $ - Va 07-01-86 * Lavalin Tech.100% 10.0$ 475 6 320 360 + 40 03-07-86 * Lévesque Beaubien A 50% 57.0$ 8% $ 8%$ 7%$ - ya 10-06-86 Logistec 50% 12.0$ 9% $ 7’/2$ 7%$ — 25-03-84 Louvem Inc.pr.conv.150% 8.0$ 5.0$ 235 255 + 20 15-11-85 M-Corp inc.150% 4.8$ 14%$ 17 $ 15% $ -1% 29-08-86 * Manufacture Leader 75% 3.6$ 3.0$ 390 350 -40 16-12-85 * Mateo Mart inc.150% 2.5$ 250 210 200 -10 09-04-84 * McNeil, Mantha Inc.150% 3.0 $ 150 ' 6% $ 7 $ + '/a 22-11-85 * Memotec Data 150% 10.5$ 7 %$B 10 '/2 $ 10%$ + '/a 03-01-86 * Mines Abcourt pr.conv.150% 7.0$ 7.0$ 400 425 + 25 30-12-84 Mines D’Or Val 150% 2.2 $ 150 260 260 20-02-85 Mines J.A.G.Ltée 100% 0.5$ 160 27 34 + 7 27-06-86 Miron 50% 36 0$ 12.0$ 13%$ 13% $ + % 22-03-84 Montreal Trustco 75% 27.5 $ 6%$ ’ 12 $ 12%$ + Va 27-03-84 * Morgan Trustco 100% 6.0$ 6.0$ 200 210 + 10 10-07-85 Multidev Immobilia Inc.150% 2.5$ 300 6 7% $ 7% $ - Va 24-07-86 Nesbitt.Thomson 50% 86.0$ 18% $ 14% $ 14% $ - % 07-08-85 Noverco 100% 75.9$ 11 % $ 12% $ 12% $ 12-11-85 * O E Inc 100% 9.6$ 8.0$ 12%$ 11% $ - % 19-12-85 * Ordinateurs Hypocrat 150% 2.0$ 330 13 $ 12% $ - Va 27-02-86 Peerless (les tapis) 75% 16.0$ 5% $ * 9% $ 8% $ - Va 22-11-84 * Perkins 150% 7.2$ 5%$ 11%$ 11% $ - Va ÉMISSION EN COURS OU À VENIR Date du prospectus 29-07-86 ADS Associés 100 % 7.0 $" 5.0 $" — 22-08-86 "Atlantique Image et Son 50% 10.0$" — — — — 21-08-86 "Auberge des Seigneurs 100 % 8.0 $ 5.0$ — — — 08-08-86 * Auto Point Inc.100% 4.0 $" 2.0$’ — — — 14-07-86 * Bestar Inc.100% 7.0$" 5.0 $ " — — 21-08-86 "Crédit industriel Desjardins 50% 13.0$ — 27-08-86 "Foresbec 100% — 01-08-86 * Groupe Champlain 100% 5.1 $ 3.0$ — — — 04-08-86 * Groupe DMR 75 % 20.0$ — — — — 08-08-86 "Groupe Jean Coutu 50% 48 0$ 8.0$ — — — 30-07-86 Groupe Kaufel 50% 10.0$" — 13-05-86 Groupe Totec 100% 13.0$ 6.0$’ — — — 14-08-86 "Groupe Vidéotron 50 % — — — — — 15-08-86 "Industrie Amisco A 75 % 4.5 % " 5.0$" — — 14-08-86 "Lépine Cloutier 100% 3.5$ 2.5$ — — 04-08-86 Mc Neil, Mantha _ 15-07-86 * Modes Shirmax 100% 10.0$ 5.0$ — — — 01-08-86 * Nautilus Plus 100 % 14.4 $ 4.0$ — — 31-07-86 Normick Perron 50% 35.0 $' — — — 28-07-86 * Paul Martin inc 100 % 6.5$ 5.0$ — — — 29-07-86 * Pantorama 100% 110$" 5% $ " 08-08-86 Québécor 50% 50.0$ — — __ 25-07-86 "Robin international 100% 11.0$" 5% $ ’ — — xx-09-86 Saturn Disq 100 % — — xx-09-86 Simard Beaudry 100% 10.3$ 450 — — — 28-08-86 "Télémédia 50% 20.0$ 8.0$ — 18-08-86 "Textile Dionne 100 % — — — — 14-08-86 Visway Transport 100% 6.3$ 7.2$ — — — 04-08-86 * Vitt Forge Inc.100 % 4.0$’ 2.0$" — — — xx-09-86 Yorbeau 100% — — — Indice RÉA — Lévesque, Beaubien (1,000 en Janvier 1982) 3046 — — * Premier appel public à l’épargne 1 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 1.2 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 3 pour 1.3 : Par exercice.4 : Par année.5 : Chiffre préliminaire sujet à changement.6 : Bon de souscription exclus (valeur estimée).7 : Soumis à la limite générale de $ 1,000 pour le RÉA.8 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 3.Compilation par LE DEVOIR. 10 ¦ Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE Présence de Robert Bourassa Pechiney inaugure l’aluminerie de Bécancour avec grand faste QUÉBEC (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa doit inaugurer officiellement ce matin l’alu-minerie la plus moderne du monde, construite au coût de $ 1.5 milliard à Bécancour.En dépit de son retrait partiel de la toute nouvelle aluminerie de Bécancour, Pechiney, qui doit céder la moitié de ses parts à son concurrent américain Reynolds, a décidé d’inaugurer l’usine avec grand faste.Pour l’occasion, la direction de la compagnie nationale française a même décidé d’affréter tout spécialement un Concorde d’Air France pour faire l’aller-retour Paris-Montréal.Quatre-vingt-dix invités ont été triés sur le volet pour accompagner le nouveau président-directeur général, M.Jean Gandois, l’une des grandes figures du patronat français.Parmi les invités figurent l’ambassadeur du Canada en France, M.Lucien Bouchard, ainsi que le délégué général du Québec à Paris, M.Jean-Louis Roy.Avant de quitter Paris dimanche, M.Gandois a déclaré à la Presse Canadienne que la cession de 25 % des parts de l’aluminerie de Bécancour à Reynolds était en bonne voie ; les négociations vont bien, mais elles ne sont pas terminées, a affirmé le président.Il a ajouté que Pechiney est au Québec et y restera pour longtemps, démentant ainsi les rumeurs d’un retrait plus important de Bécancour, où la compagnie française conservera un quart des actions de l’usine.Commentant pour la première fois le retrait de Pechiney, son président a estimé qu’il s’agissait de la meilleure stratégie industrielle possible pour la compagnie française, mais aussi pour le marché mondial de l’aluminium.Nous avons considéré, chez Pechiney, puisqu’un autre grand producteur américain désirait investir dans la production d’aluminium, qu’il était préférable actuellement de ne pas multiplier les investissements partout dans le monde, mais d’essayer de rassembler les forces, surtout dans un marché de l’alumincum qui n’est pas en forte croissance, de manière à ne pas créer des surcapacités et donc, une crise de l’aluminium, a expliqué le président de la compagnie.De fait, l’Aluminerie de Bécancour fonctionne déjà.Sa construction a débuté au printemps 1984 et a employé par moments jusqu’à 2,000 travailleurs.La première cuve est entrée en Les USA, le Japon, le Canada et la CEE dégagent un large consensus à la veille des négociations du GATT LISBONNE (AFP) — La réunion quadrilatérale de Sintra, près de Lisbonne, s’est traduite par un large consensus sur les objectifs et la substance, avec des différences de perception sur certains problèmes, a déclaré samedi soir le commissaire européen, M.Willy de Clercq.M.De Clercq, qui tenait une conférence de presse commune avec les responsables du commerce des États-Unis, du Japon et du Canada, a indiqué que la réunion, commencée jeudi soir dans la perspective de la conférence ministérielle de Punta del Este, avait été très positive.Sur les problèmes agricoles, importante pomme de discorde entre la CÉE et ses trois autres partenaires, M.de Clercq a précisé que l'Europe des 12 souhaitait que l'on reconnaisse le caractère spécifique de l’agriculture et que l’on envisage le commerce agricole dans sa globalité.En clair, la Communauté estime que la négociation ne doit pas se limiter aux seules subventions aux exportations, mais englober les aides à la production, une manière d’impliquer les États-Unis.Sur ce point, M.Clayton Yeut-ter, représentant commercial des États-Unis, a clairement signifié que si l’administration de son pays n’était pas satisfaite des propositions qui seraient faites sur l’agriculture, il n’y aurait pas de nouveau round commercial, ou qu’en tout cas il se déroulerait sans les Américains.M.Yeutter a estimé que rien dans le projet de déclaration ministérielle, proposé à Genève par la Suisse et la Colombie, n’était de nature à inquiéter la CÉE, qui a dû, jusqu’ici, tenir compte du refus de la France d'accepter toute référence, directe ou indirecte, à une suppression des subventions à ; Photo AP M Willy de Clercq l’exportation.Le représentant américain a d’ailleurs précisé, de manière assez surprenante, que les positions américaines et françaises sur l’agriculture n’étaient pas très éloignées.Mme Pat Carney, ministre canadien du Commerce extérieur, a affirmé pour sa part que son pays, qui s’est allié, à Cairns en Australie, au groupe des 14 exportateurs loyaux, n’était en mesure de supporter cette situation (les aides à l’agriculture dans la CÉE et aux États-Unis).Nous devons trouver des solutions à court et long termes, a-t-elle dit, mais nous ne sommes pas d’accord sur la manière d’y parvenir.Selon elle, le groupe de Caims estime que la rédaction du projet helvéto-colombien sur l’agriculture n’est pas assez forte.Sur la question des produits non traditionnels (services, propriété intellectuelle, investissements), M.Yeutter a confirmé la volonté des États-Unis d’intégrer ces thèmes nouveaux dans la négociation globale qui suivra Punta del Este, confirmant implicitement les divergences qui subsistent avec la CEE problème ; sur l’approche du + Macro-économie tes pour l’industrie du tourisme au Canada.Il s’agit, selon le ministre d’État aux Petites entreprises et au Tourisme, M.Bernard Valcourt, « des chiffres les plus élevés qui aient été enregistrés sur l’activité touristique au pays depuis 1979 », la première année où une telle enquête avait été menée.Le nombre de voyages-personnes effectués par les Canadiens (distance de 80 km parcourue par une personne à partir de son domicile) a atteint 24.2 millions au cours des trois premiers mois de 1986, contre 19.7 millions pour la même période de 1984.L’augmentation est de 22.8 %.Quant au nombre de voyages-personnes d’une nuitée ou plus, il a été de 14.6 millions pendant le premier trimestre, contre 21.1 millions pour la même période de 1984.Selon M.Valcourt, le succès d'Expo 86 à Vancouver, l’attrait qu’exerce la faiblesse de la monnaie canadienne sur les touristes américains et l’augmentation du nombre de voyages effectués par les Canadiens pourraient faire de 1986 la meilleure année touristique qu’ait connue le Canada depuis 1967, année du centenaire de la confédération canadienne.L’EVC est une étude annuelle effectuée par Statistique Canada au coût de $ 1 million, en collaboration avec les provinces.AVIS PUBLICS Photo CP Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, inaugure ce matin à Bécancour l'aluminerie la plus moderne au monde.activité le 20 avril dernier, 70 jours avant la date prévue.Une première série de 240 cuves fonctionne main tenant et on prévoit que l’autre série de cuves sera en production au début de 1987.Une fois les deux séries de cuves en production, l'usine emploiera quelque 800 travailleurs et produira annuellement 230,000 tonnes métriques d’aluminium en dépensant 400 mégawatts — 400 millions de watts — d’électricité.C’est l’électricité et son prix qui ont attiré ici Pechiney, la grande entreprise métallurgique française qui a obtenu d'Hydro-Québec un avantageux contrat d’électricité en vigueur durant 25 ans.Pechiney détient actuellement 50.1 % des actions d’Aluminerie de Bécancour inc.— ABI — tandis que la Société générale de financement et l’aluminerie américaine Alumax en détiennent chacun 24.95%.Un système informatique entièrement intégré aux activités fait de cette usine l’aluminerie la plus moderne du monde, qui atteint une productivité jamais vue jusqu’ici.Ce système et une technologie mise au point par Pechiney dans ses usines françaises permettent de ne dépenser que 13,500 kilowatts pour produire une tonne d’aluminium alors que les concurrents américains en dépensent 16,500.On avait pensé un moment que l’usine pourrait être inaugurée conjointement par M.Bourassa et le premier ministre de France, M.Jacques Chirac, qui doit visiter le pays ce mois-ci.Mais M.Chirac sera dè passage au Québec seulement le 26 septembre.AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1er août 1980 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes.présentes ou futures, payables à KIRKS (CANADA) INC a été enregistre au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 4e tour de août 1986 sous le numéro 3754875 Ce 7e tour de août 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donné en vertu de l’article 1571 du Code Civil que le contrat du huit (8) juillet 1985.par lequel CENTRE DU CAMION LOURD B N.S ENR a transporté et cédé toutes ses créances présentes et tutures, et autres droits, é la Caisse Populaire de Lachute.à titre de garantie.a été enregistré au Bureau d’enregistrement de la Division d’Argen-teuil.le dix-sept (17) juillet 1985.sous le numéro 213984.Ce 3 septembre 1986 Mes Chartrand et Giroux Procureurs de la Caisse Populaire de Lachute 415 rue Principale.Lachute Province de Québec, ZJ8H1 VT PRENEZ AVIS que FERNAND ARCAND, 106 Chavigny.Descham-beault (Portneut) G0A1 SO, titulaire du i permis de camionnage en vrac numéro 0-504218-001 pour la région 03, s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le transtert de son permis en laveur de FERNAND ARCAND, 106 Chavigny, Deschambeault, (Portneut) G0A1S0.i Tout intéressé à ladite requête peut I porter opposition ou intervention dans j les cinq (5) tours qui suivent la deuxième publication dans ce journal à I Commission des Transports du Qué-: bec.585, bout.Charest est.Québec.G1K7W5.! 1ère publication 8 septembre 1986 2e publication: 9 septembre 1986 BEAUDET PIUZE, Avocats, 2030 Père Lelièvre, suite 374 Duberger, P.Q.GIP 2X1.AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 23 juillet 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou tutures.payables à G et K HOBBY INC a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 30e tour de juillet 1986 sous lé numéro 3753214, Ce 4e jour de août 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentés donné en j vertu de l’article 1571D du Code'Civil de la Province de Québec, que le contrat en date du 20 août 1986 par lequel MERIS FASHION IMPORTS INC,/LES IMPORTATIONS DE MODES MERIS INC aussi sous les raisons sociales de KAY SILVER et YOUNG WORLD INTERNATIONAL-MONDE DE JEUNESSE INTERNATIONALE a cédé et transporté toutes ses créances actuelles et tutures à LES SERVICES DE CRÉDIT ACCORD INC a été enregistré au Bureau d’Enregistrement de Montréal le 25 août 1986 sous le numéro 3762462.LES SERVICES DE CRÉDIT ACCORD INC (’anuria.Qc.District de Montréal.No 100-02-015280-867 B.C.I.C., p.de manderesse, — VS — ALBERT LE-PAC,K,p défenderesse.PRENEZ AVIS que le 17 0» 86 * IJ 00 heures au 1925 Ch.St François à Dorvil, district de Montréal, seront vendus par autorité de J ustlce, les biens et effets de Albert l.epuge, savoir: 1 mini camionnette Dodge Van Ram couleur noir n/s 2737PK)3(18KR19J613 et acc.Conditions PAIEMENT COMPTANT (H! CHEQUE VISE Renseignements FRANÇIIIS BOURQUE, huissier, 286 7175.De l'élude: Babin, Rourdages Décoste, Noél, La chance, huissiers.Montréal le 4 septembre 1986 AVIS OE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie FERME DES MARRONNIERS INC.demandera à l'inspecteur général dos institutions linancièros la permission de se dissoudre.Me ROBERT DESJARDINS Procureur de la compagnie.AVIS EST donné que: Linda Crone Miller, Arundel, comté Argenteuii, détentrice du permis M-505920-001, région 06, s'adressera à la Commission des Transports du Québec dan9 le but d'obtenir l’autorisation de transférer son permis en laveur de Transport An-dray Inc, St-Jovite, comté Labelle, région 06, conlormément aux dispositions de l'article 30 du réglement sur les règles de pratique et régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journeaux.1ère parution: 8 septembre 1986 2e parution 9 septembre 1986.PRENEZ AVIS que le requérant, Paul Rousseau, sis à St-Eleuthère, Pohé-négamook, cté Kamouraska, PQ, détenteur des permis Q-500627 001 et 003, région 3, s’adresse à la Commission des Transports du Québec alin de transférer lesdits permis en faveur de Transport Paul Rousseau Inc, sis à St-Eleuthère, Pohénégamook, cté Kamouraska.PQ, région 3.le tout conformément aux dispositions de l'article 30 des R P R I C T Q et demande à ce que la décision soit en vigueur immédiatement.Tout intéressé peut porter opposition ou intervention dans les cinq tours qui suivent la deuxième parution en s'adressant à la C.T.Q, 585 boul.Charest est.Québec, PQ, GIK7W5 1ère parution: 8 septembre 1986 2e parution: 9 septembre 1986.LA METEO CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-04-000580-861 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT protonotaire-Adjoint JOHANNE MEUNIER Partie demanderesse c.CLAUDE CEOLIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.CLAUDE CEOLIN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame à Montréal, salle 2,17.pour le 2 octobre 1986 à 9:15 hres.Une copie de la requête pour modification des droits de visite et de sortie, affidavit et avis de présentation, a été remise au grelte à l'intention de M.CLAUDE CEOLIN.Lieu: Montréal Date: le 3 septembre 1986 MICHEL MARTIN, PA.¦v Whitehorte î%' H V •llowkrxlè =3 lrJ/« „Edmonion Quebec H, \ I bonder So£l Jçbn MO'il'Nol Wmmpeyy O'Omlo Wothinglon pffciptiotion» J-J kout* prcliion g bout prvi lion mono d'oir fioil T Now OHooni mono d'oir ckovl Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale: l'intrusion d'air froid sur la province de Québec hier a fait chuter les températures dee près de sept degrés sous les normales.Aujourd'hui, l’arrivée d’un nouveau système dépressionnaire poussera de l’air moins troid vers nos régions mais les températures demeureront sous les normales.MONTRÉAL Généralement ensoleillé.Vents modéré par moments.Max.: 18.Mardi: nuageux.LEVER DU SOLEIL 6 h 24 COUCHER: 19 h 22 QUÉBEC Abitibi Témiscamingue, réservoirs Cabonga et Gouin: ennuagement suivi d’averses dispersées Vents modérés Max 13 Mardi: plutôt nuageux.Pontiac, Gatineau.La Lièvre, Lau- rentides: généralement ensoleillé.Ennuagement en tin de journée Vents modérés par moments.Max t5.Mardi: nuageux.Ottawa-Hull, Trois-Rivières, Drum-mondvlle: généralement ensoleillé.Vents modérés par moments.Max.: t8 Mardi: nuageux.Estrie généralement ensoleillé Max.: 17.Mardi: nuageux.Beauce, Québec, Charlevoix, Ri-vière-du-Loup, Rimouski, Matapédia: ciel variable.Vents modérés.Max.: t6.Mardi nuageux.Lac-St-Jean, Saguenay.La Tuque, réserve faunique des Laurenti-des: ciel variable.Max.: t5.Mardi nuageux et possibilité d’averses Ste-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie.Gaspé, parc Forillon: ciel variable.Vents modérés par endroits.Max.: 15.Mardi: nuageux.Baie-Comeau: ciel variable.Max 15.Mardi: nuageux et possibilité d'averses Sept-lles: ciel variable Max.: 15.Mardi: nuageux et possibilité d'averses Basse-Côte-Nord, Anticosti, secteur de Blanc-Sablon: plutôt nuageux avec averses dispersées Max.: 13.Mardi: peu de changement.PRENEZ AVIS que le contrat en date du 19 août 1986 par lequel MEDITRON MEDIC CORPORATION a cédé et transporté à BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses créances, réclamations et comptes è recevoir actuels et futurs, a été enregistré au Bureau d'Enseignement de Montréal le 2 septembre 1986 sou9 le numéro 3765371 BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA).Le 3 septembre 1986 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-005940-869 COUR SUPÉRIEURE BERTRAND LEDUC, EVE GRENIER-LEDUC et ALS Partie demanderesse -VS- ROBERT G.SMITH ET LISE GROULX Partie défenderesse et RÊGISTRATEUR DE TERREBONNE Mis en cause Le détendeur, Robert G.Smith, d'adresse inconnue, est par la présente requis de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la présente insertion.Une copie du bref d’assignation, déclaration et avis selon l'art.119a C.P.C., copie du brel d'assignation et déclaration amendés et avis selon l'art.119a C.P.C.et copie du bret de saisie avant jugement, affidavit, avis et copie du procès verbal immobiliier et copie du procès verbal mobilier, ont été laissés à la Direction générale des Greffes au Palais de Justice de Montréal à son intention.Faute par le défendeur de comparaître dans ce délai.Statuer sur la demande, Prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.Montréal, ce 4 août 1986 M.Martin, Protonotaire-Adjoint Me Luc A, Geolfrion Mes Leduc et Lebel 1390 Sherbrooke, suite 260, Montréal.moi.j'aide Envoyez vos dons à: 169, rue Saint-Paul Est Montréal, Québec H2Y1G8 Numéro d’enregistrement comme organisme de charité autorisé à émettre des reçus pour fins d'impôt: 0419556 03 08 la fierté a une ville I I VILLE DE MONTRÉAL RACCORDEMENT DE DRAINS PRIVÉS Avis est par les présentes donné en vue du pavage que tes propriétaires qui désirent construire des branchements privés de l'égout public a la ligne de leur propriété et taire le raccordement desdits drains devront, dans un délai de cinq jours a compter de la publication du présent avis, en taire la demande par écrit, en l'adressant au Module eaux, 700, rue St-Antoine est, afin d'obtenir les permis nécessaires i cet effet pour les rues suivantes: D'UN ÉGOUT SANITAIRE, D’UN ÉGOUT PLUVIAL ET D’UNE CONDUITE D’EAU SECONDAIRE, LA OÜ REQUIS: Rue 215-214, d'un point au sud de la rue Notre-Oame à la rue Notre-Dame.Avenue LOUIS DESSAULLES, du boulevard Rodolphe Forget à la rue 104-14-1, P-102 Rue 104-14-1, P-102, de la rue 102-462 (Joliot Curie) i l'avenue Louis Dessaulles.3E RUE, de la 6e Avenue a l'avenue Pierre Blanchet.RUE 215-239, d'un point au sud de la rue Notre-Dame à la rue Notre-Dame.Rue ROBITAILLE.d'un point à l'est de la rue Paul Pau à un point a l'est de la rue 405.RUE 405, de la rue Rousseau a la rue Robitaille.Rue LOUIS DARVEAU, de la 18e Avenue i la 19e Avenue, RUE 206-2096, 207-1661, de la rue Forsyth a la rue Forsyth.Avenue ASH, d’un point au sud de la rue Le Ber vers le nord.RUE 94-44 (BEAU BOIS), d'un point au sud de la rue 94-45 à un point au nord de la rue 94-45.RUE 94-45, d'un point é l'ouest de la rue 94-44 (BEAU BOIS) à la rue 94-44 (BEAU BOIS) Le tout conlormément au règlement no.3728 et son ordonnance concernant les égouts.LE DIRECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS Richard Vanter, Ing.Service dee Travaux publlca Édifice Jacquet Vlger Montréal, le B septembre 1986 SOUMISSION: 1837 INDEX: B-2706-1 EXCAVATION DE LA MAISON DE LA CULTURE MERCIER Date d'ouverture des plis Obtention des documents au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé a l'ordre du SOUMISSION: 1830 à 1836 DÉMOLITIOINS DE BATIMENTS 17 septembre 1986 Module bètiment 700, rue St-Antoine est bur R-500 — Tél : 872-3714 25$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Date d'ouverture des plis Obtentin des documents au 17 septembre 1986 Module bâtiment 700, rue St-Antoine est bureau R.500 — Tél : 872-3714 25$ pour chacune des sept (7) soumissions demandées Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt de Sous lorme de chèque visé à l'ordre du SOUMISSION: 1840 CONDUITE D'EAU SECONDAIRE Dans le JARDIN BOTANIQUE, du boulevard Pie IX au Pavillon administratif.Date d'ouverture des plis Obtention des documents au 17 septembre 1986 Module VOIRIE 700, rue St-Antoine est bur.: 1.440-Tél.: 872-3280 35$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt de (NON REMBOURSABLE) Sous forme de chèque visé à l'ordre du SOUMISSION: 1839 AMÉNAGEMENT DE L'AUTOPARC 335 — CHAMBORD ET FLEURY Date d'ouverture des plis Obtention des documents au 17 septembre 1986 Module Parcs — Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke est Chambre 116 — Tél : 872-1473 100$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou cautionnement de soumission au montant de 3 500$ doit accompagner chaque soumission.SOUMISSION: 1800 INDEX: PEA-0343 CONSTRUCTIN DE DEUX PHARES — SECTEUR CENTRAL, ILE NOTRE-DAME Contre un dépôt de Sous lorme de chèque visé à l'ordre du Date d'ouverture des plis Obtention des documents au Contre un dépôt de Sous lorme de chèque visé à l'ordre du 24 septembre 1986 Module BÂTIMENT 700 St-Antoine est Bureau R.500 50$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou cautionnement de soumission au montant de 6 500$ doit accompagner chaque soumission.PROGRAMME D’AMÉLIORATION DE L'ILE NOTRE-DAME ET DE SON PARC FLORAL Ville de Montréal D Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, et de l'Alimentation Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'e-dopter, toute soumission doit, pour être valldement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif è ton bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi.Les toumlaslona seront ouvertes è midi tu bureau du greffier de la Ville à la chambre 120.PRENEZ AVIS que les Citernes ensway Inc, 2190 bout Hymus.Dorval, P.Q., H9P1J7, détentrice du permis M-300955 s'adressera è la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir un permis spécial d'une durée de 364 jours comme suit: De la Ironlière Québec/Ontario è destination de tous ooints situés dans la province de Québec pour le transport de produits chimiques, en vrac, par véhicules-citernes originanl des installations de Nitrochem Inc.è Maitland, On et pour le compte de cette dernière: el retour avec marchandises refusées ou avariées.CONDITIONS: Ce permis sera exploité conjointement avec celui émis par l’Ontario Highway Transport Board Tout intéressé peut intervenir ou s'opposer è la présente demande en introduisant une intervention ou une opposition à cette lin devant la dite Commission dans les cinq (5) jours suivant la deuxième parution du présent avis.GILBERT G, BERIAULT Première parution; le 8 septembre 1986 Deuxième parution: le 9 septembre 1986 AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 30 tuillet 1986 è U BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou tutures.payables è MARVAKLEEN MACHINERY INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 5e jour de août 1986 sous le numéro 3755321.Ce 7e jour de août 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION a Hydro-Québec Hôtel de ville Le 8 septembre 1986 Le greffier de le Ville Maurice Brunet CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-003295-863 COUR SUPÉRIEURE LISETTE BUJOLD, Demanderesse -VS- PAUL EDWARD WAGNER, Détendeur -et- LE PROTONOTAIRE DE U COUR SUPÉRIEURE et LE GREFFIER DE LA VILLE DE MONTRÉAL et LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Mis-en-cause PAR ORDRE DE U COUR Le défendeur PAUL EDWARD WAGNER est par la présente requis de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 est, rue St-Jacques à Montréal.en salle 1.100, dans les 30 jours de la présente publication Une copie de la déclaration en déchéance d'autorité parentale et avis a été laissée au greffe de cette cour a son intention.MONTRÉAL, 3 septembre 1986 (s) MICHEL MARTIN, p.a.c.s.m.Mes SÉNECAL, PAPINEAU ET ASS , 31, rue Sf-Jacques ouest, suite 401, Montréal.P.Q., H2Y 1K9 PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE.LOI SUR U FAILLITE AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (Article 80 (4)) DANS L'AFFAIRE OE LA FAILLITE DE: ROBERT GADOUA, électricien.faisant affaires sous la raison sociale de ROBERT GADOUA 8 ASSOCIÉS, demeurant au 6012, rue Hurteau, dans la ville et le district de Montréal, province de Québec AVIS est par les présentes donné que le débiteur susdit a déposé une cession le 26ième jour d'août 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15ième jour de septembre 1986.à 9:30 heures de l'avant-midi, au Complexe Guy Favreau, 200 ouest, boul.Dorchester, Tour E — Bas.00, Chambre 07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec.ABE NOZETZ, c.a.Syndic MAHEU NOISEUX INC.2.Complexe Desjardins, bureau 2600, C.P.153, Suce: Desjardins, Montréal.Qué.H5B1E8 Tél.(514) 281-1565 APPEL D’OFFRES QEP-86-19036 pour 10 h 30 heure de Montréal le mardi 30 eeptambre 1986 Laboratoire Grande Puissance Institut de recherche d'Hydro-Québec Comte de Verchères CONSTRUCTION D'UNE SALLE DE MONTAGE D'ESSAIS, D'UN CORRIDOR DE PROTECTION ET TRAVAUX CONNEXES Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Qarantle de soumission: 20 000 $ Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 è 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service des contrats 855, rue Sainte-Catherine est 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Pour renseignements: Téléphone: (514) 289-5903 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d'une banque à charte du Canada, payable à l’ordre d'Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admises A soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le directeur, Approvisionnement et Services Michel De Broux LKlumotirVOtAV LES MOTS CROISES 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Capitale fédérale du Canada.— Oiseau.2— Attention.— Inscr-pition sur la croix de Jésus.— Quatre saisons.3— Ensemble des bouches à feu et de leurs proejctiles.4— Mammifère marsupial.— Pieu aiguisé à un bout.5— Retour annuel d’un jour marqué par un événement.6— Plante aquatique.— Du verbe pouvoir.7— Fer.— Époque.— Gorger, par force, de nourriture.8— Pronom personnel.— Dans la mythologie Scandinave, génie aérien qui symbolise l’air, le feu, la terre, etc.— Durée de la vie.9— Crochet double.— Obtenu.— Sentir très mauvais.10—Madrépore des mers chaudes — D’un verbe gai.11 —Roue a gorge d'une poulie.— Membre d'une association religieuse en Inde.12—Maladie spéciale à une contrée, à Air populaire des bergers suisses.Verticalement 1— Port du Japon.— Grande paresse.2— Machine pour tordre les torons d'un câble.3— Métal blanc.— Chamois des Pyrénées.4— Amine cyclique dérivé du benzène.— Prince troyen.5— Eau qui a servi à laver la vaisselle.— Préjudice.6— Sorte d'oignon.— Décomposer un mot et en nommer successivement les lettres.7— Venu au monde.— Rhodium.— Action de fuir.8— Action d'arroser.— New-Hampshire.9— Trois.— Perroquet.— Crainte.10—Mèche de cheveux rebelle.— Élément du cintre destinée à supporter tout une partie d'une voûte pendant sa con-structin.— Gallium.11 —Adverbe de lieu.— Faire des arpèges.12—Pratiqueriez l'enfleurage Solution de samedi I Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 B 11 LE DEVOIR ECONOMIQUE Récemment honoré du titre de Grand Montréalais Paul Paré a amené Imasco à multiplier ses profits par 25 depuis 1969 PORTRAIT JEAN CHARTIER M.Paul Paré, président du conglomérai dirigé de Westmount Square, la société Imasco, a été nommé un des trois Grands Montréalais de année, et il est fort aise que ceci survienne deux ans après la reconnaissance d I-masco comme société canadienne à part entière par le gouvernement con servajeur.Cette reconnaissance est survenue après 10 l’Agence de tamisage des investissements étrangers.;ouvemement con-ans de lutte avec M.Paré termine sa carrière cette année ; il aura 65 ans en mai prochain.D’ores et déjà, il a abandonné les fonctions de chef de la direction pour conserver exclusivement celles de président du conseil d’administration.M.Paré est fier de s’être distingué dans les années 70, à l’époque de la diversification, en gardant à Montréal le siège social du grand conglomérat des produits de consommation.Cet avocat diplômé de l’Académie Saint-Léon de Westmount, du Collège Loyola et de l’Université McG ill a d’abord été embauché au contentieux de la société Imperial Tobacco en 1950.Il est devenu conseiller juridique, puis vice-prési-denl à la commercialisation d’Im-perial Tobacco dès le début des années 60 ; puis, le groupe britannique détenteur majoritaire des ac-tions d’Imperial Tobacco l’a nommé premier président d’I-masco des la création du conglomérat en 1969.À cette époque, pour changer son image, la nouvelle compagnie s’est éloignée de la rue Saint-Antoine à Saint-Henri.Elle a cherché à se définir un avenir, hésitant d’abord entre la Place Ville-Marie et le Westmount Square.En fait, M.Paré n’est pas du tout un adepte du grand architecte Mies Van Der Rohe et ce n’est nullement son appréciation des quatre buildings dessinés par l’idole de Phyllis Lambert qui l’a attiré au Westmount Square.Quand on lui demande si sa compagnie serait disposée à lancer un prix du nom de l’architecte le plus célèbre qui ait conçu un édifice à Montréal, M.Paré répond qu’il n’y est nullement intéressé.Certains vice-présidents d’Imasco ne se gênent pas pour dire, en outre, que Tes édifices du Westmount Square constituent un lieu qui fait penser au KGB.À l’ombre du Westmount Square, les poids énormes des démolisseurs défoncent l’édifice voisin de la Gendarmerie royale pour faire place à de nouvelles copropriétés.M.Paré ne se dit pas intéressé non plus à doter un fonds privé pour les arts ainsi que le font beaucoup de grandes compagnies américaines aux États-Unis, notamment par la voie de grandes fondations.M.Paré estime que M.Lamarre, le P.D.G.de Lavalin, a tout loisir de le faire s’il le désire, mais lui, le président du conseil d’I-masco, n’est pas intéressé par cette option.Son entourage souligne cependant qu’Imasco a maintenu le prix Du Maurier pour les arts de la scène, prix qui nécessite des débours de l’ordre de $ 500,000 chaque année de la part du conglomérat montréalais.Le président d’Imasco estime que son principal apport montréalais a trait à l’avoir des actionnaires de sa compagnie.Depuis 1969, il y a eu division des actions à trois reprises, dit-il.Un titre qui valait ¥ 11 en 1969 a maintenant une valeur de $ 275.Les profits se sont aussi multipliés par 25 fois.Ils étaient de ¥ 12 millions à la naissance d’Imasco et ils ont atteint ¥260 millions en 1985.Imasco compte 35 % de ses actionnaires au Québec, en l’occur- Photo Jacquot Grenier Le président d’Imasco, M.Paul Paré, estime que son principal apport montréalais a trait à l’avoir des actionnaires de sa compagnie.rence quelque 6,200 des 16,000 actionnaires.À trois occasions, Imasco a fait appel à l’épargne-ac-tions depuis quelques années.Dans le premier cas, la souscription a rapporté ¥ 103 millions ; dans le deuxième cas, ¥ 114 millions, et dans le troisième cas, ¥ 345 millions.Cette dernière émission représente la plus grande souscription de capital-actions consentie au Canada.M.Paré est donc très favorable au régime d’épargne-actions et il souligne que c'est en raison de l'épar -gne-actions que 49% des actionnaires de CP liée sont maintenant des résidents du Québec.M.Paré est fils d'un père francophone et d’une mère austra lienne.Une moitié de ses huit frères et soeurs ont été élevés en anglais et les autres ont appris le français.Lui-même se considère comme un anglophone.L'un de ses frères est un médecin fort connu dans les milieux francophones et sa soeur Francine a été nommée Grande Montréalaise pour services rendus à la collectivité en 1978.Le président Paré détient 100,000 actions d'Imasco.L’un de ses fils est à l'emploi de la compagnie, mais il est peu probable qu’il accède à la direction pour le moment.M.Paré se dit un joueur de tennis passionné, ce qui explique d’ail leurs la tenue de tournois de tennis internationaux au mois d’août à Montréal commandités par la filiale d'Imperial Tobacco, Players.Imasco détient un réseau de 2,600 restaurants-minute, de même que le plus grand réseau de pharmacies en Amérique du Nord.Après étude des secteurs de consommation en expansion, Imasco en est venue à la conclusion l’an dernier que les services financiers représentent le groupe à plus forte probabilité d’expansion au Canada au cours des 10 prochaines années.D’où l’acquisition de Genstar par Imasco, dans le but de n’en conserver que Canada Trust.Il s’agissait d’un investissement de ¥ 2.5 milliards à l’origine, mais, finalement, de ¥ 13 milliard après les reventes récentes.À court terme, c’est positif, mais.La hausse du prix de l’or, mauvais présage pour les obligations LA BONNE ACTION PIERRE LUSSIER, MBA Collaboration spéciale L'auteur est professeur au Cégep Bois-de-Boulogne Normalement, quand les taux d’intérêt baissent, le cours des obligations — celles qui se transigent sur le marché — réagit à la hausse.C’est parce que les investisseurs seront maintenant prêts à payer plus cher pour obtenir les intérêts que leur procuraient les obligations quand les taux étaient plus élevés.Mais, dernièrement, lorsque M.Paul Volcker, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), a annoncé une réduction du taux d’escompte, le contraire s’est produit.Pourquoi ?D’après M.André Lemire, vice-président de Lévesque, Beaubien, trois raisons justifient ce comportement des investisseurs.Premièrement, la réduction avait déjà été anticipée par le marché.Deuxièmement, il y a la crainte de voir le spectre inflationniste refaire surface.Actuellement, il y a plus d’argent en circulation qu’il n’en faut pour acheter tous les produits des instruments de la production nationale.Or, si pour stimuler l’activité economique relativement faible aux États-Unis la Fed rend l’argent encore plus accessible en abaissant son coût (le taux d'intérêt), elle risque d’augmenter encore plus le surplus d’argent dans l’économie et de provoquer ainsi une reprise de l’inflation.Et c’est ce qui fait peur aux investisseurs obligataires, car ils savent fort bien ce que fera plus tard la Réserve fédérale pour contrer cette menace.Elle augmentera le loyer de l’argent, ce qui rendra les obligations Valeur d'une obligation = montant d'intérêt rattaché au titre taux d’intérdt du marché Produit national brut (PNB) = dépenses de consommation + dépenses d’investissement* + dépenses gouvernementales + exportations - importations * Dépenses d'investissement pour les sociétés qui sont déjà sur le marché moins alléchantes, et leur cours baissera.« La faiblesse du dollar américain, conclut M.Lemire, est aussi un stimulant inflationniste car elle augmente le prix des importations américaines.» À court terme Toutefois, il est fort probable que cette hausse des taux d’intérêt ne se produise que plus tard.En effet, à court terme aux États-Unis, la priorité reste la stimulation du produit national brut (PNB) afin d’éviter une récession.D’autant plus que les élections américaines de mi-mandat s’en viennent à grands pas.On peut donc s’attendre à ce que les taux baissent encore pour que certaines des composantes du PNB (voir le tableau) améliorent leur performance.En effet, si les dépenses des consommateurs se portent relativement bien par rapport à l’an dernier, avec une augmentation de 6.9 %, les mises en chantier, quant à elles (8.7 % d’augmentation), devraient être moins nombreuses dans le futur.C’est du côté des dépenses industrielles et gouvernementales que l’avenir est moins rose.Les entreprises qui ont investi 5.4 % de moins que l’an dernier pourraient toutefois profiter d’une des nouvelles baisses du coût de l’argent pour stimuler leurs investissements à bon compte.Quant aux gouvernements, il est peu probable Portefeuille de la Bourse de Montreal ) Haut Bas Fermaturs 1551.38 1512.87 1559.62 2 - 5 Septembre X Mal Juin Juillet Août Sept.NJ1000 K 1600 1500 1400 1300 1200 1100 qu’ils participent à l’expansion économique en augmentant leurs dépenses budgétaires.Finalement, grâce à la faiblesse du dollar, la force des exportations, combinée à un niveau d’importations plus faible, activera la production nationale.À long terme Cette surstimulation de l’activité économique ne sera valable que pour quelques mois.Et, dès que l’inflation reprendra, les dirigeants de la Réserve fédérale augmenteront le taux d’intérêt afin de réduire la cause directe de la hausse des prix : la masse monétaire (dépôts à vue, plus les billets en circulation).C’est du moins ce que pense M.Neil Johnson, économiste en chef chez Nesbitt, Thomson.D’ailleurs, il ajoute que la récente amélioration du cours de l’or (normalement directement relié à l’inflation), peut être le résultat de la crainte que les investisseurs ont de l'inflation.À ce propos, le Personal Wealth Reporter, dans sa dernière parution, s’attend à ce que l’avenir de l’or soit plus brillant étant donné que nous sommes dans un creux dé-sinflationniste.À la Bourse, il est probable que les marchés canadiens en profitent plus que leurs contreparties américaines, Taux d'intérêt à long terme obligations des sociétés AAA (X) .t.ii.i.i.i,.t .« i .J t i tA.l,il ,.1„) , J.JI.1 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 Sources : University of Michigan «t C.0.P.Û.car il y a plus de secteurs inflation-nistes sur le TSE-300, comme les mines, les métaux, les pétroles et les gaz, que sur le NYSE.Les obligations peuvent bien souffrir un peu, leur cours a augmenté de 70 % depuis deux ans ! Recommandations M.Murray Grossner, directeur de la recherche chez Richardson, Greenshields, propose aux épargnants d’acheter, pour leur portefeuille d’obligations, des titres comportant une longue échéance et un petit coupon (taux d’intérêt nominal que rapporte l’obligation).Le cours de ces titres réagit plus fortement à une baisse des taux que celui des obligations à échéance courte (un an) portant un coupon garantissant un taux'plus haut.De plus, les commissions sont quasi-inexistantes quand vous achetez des obligations chez votre courtier.C’est un des services qu’ils offrent à leur clientèle.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevet et de Marques de Commerce 1001, Bout de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac-similé (514) 288-8389 (CCITT l-ll-lll) Résultats Provincial Tirage du 05-09-86 NUMÉROS 2292598 292598 92598 2598 598 98 LOTS 500 000$ 50 000$ 1 000$ 100$ 25$ .10$ ( (((CCCISr'"8'’,n “**•“ 1 11 13 17 31 34 no çom| mentaire P>*- Oil re » ¦ GAGNANTS LOTS 6/6 1 308 025,00$ 5/6+ 7 7 822,80$ 5/6 120 570,40$ 4/6 5 452 46,40$ IVlise-tôt 71418 34 GAGNANTS LOT 465 107,50$ Ventes totales: 1 530 211,00$ Prochain gros lot 200 000,00$ approx.Semaine du: 01-09-86 3 4 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 923 569 748 310 123 163 8717 6792 8991 3632 7543 5337 Tirage du 05-09-86 NUMÉROS LOTS 407950 50 000$ 0795 0 5 000$ 79 50 250 $ 9 50 25 $ 50 5 $ 40795 | 1 000$ 4 0 7 9 ¦ 100$ 4 0 7 10$ Tirage du 06-09-86 8 9 19 35 39 48 no complé- Ofl mentaire Prochain tirage: 10-09-86 Gros lot (approx.): 3 500 000,00 $ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 235 4/6 13 934 3/6 279163 LOTS 2160 337,20$ 408 063,70 $ 2 655,70 $ 86,10 $ 10,00$ Ventes totales: 16 871 954,00 $ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité. 12 ¦ Le Devoir, lundi 8 septembre 1986 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 100-199 Immobilier — Résidentiel Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 200-299 Immobilier — Commercial A Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour 300-399 Marchandises diverses l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: 400-499 Offres d'emploi C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS 500-599 Services S W flb 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis PAR TÉLÉPHONE 286-1200 I Occasions d'affaires 591 ¦ Occasion» d'affaires 591 Le difficile partage d’un gâteau nommé Airbus I Propriétés à vendre 101 sage, 2 grands 6';.$190,000 1529, 527-7868 sous-sol fini.389-9572 taxe basse, $195,000,642-7448 Air sur îlot, $142,000,656-5043 professionnel.418-661-2693, 245-7388 (819) 647-5963 ou (613) 837-8750.gent 270-2920 blés communiquants de l'Inférieur, l hres à 16 30h 522-7359 gent 653-0427 restaurant soir apres 19h 774-9802 ¦ Propriétés à louer 105 LONGUEUIL, bungalow 8 pièci dln i lôturé près de tout Fai $695 mois.523-2773, ST-HUBERT, bungalow deluxf $675., 341-3241, Colette.¦ Propriétés à revenus à vendre BORDEAUX, triplex rénové d< revenus $13,200, prix $12 Soir 335-3439 738-8643 I Condos à louer entre 9h et 17h I7h.I Condos à vendre demandé 327-4685 us dim 14h a I6h 287-9876 ¦ Chalets à louer 125 bame, $59,000.322-4028 731-8856 I Chalets à vendre AUBAINE! S59.000.ft! he 45 minutes 322-4028 ¦ Chalets demandés 133 1-246-386?¦ Maisons de campagne à vendre 624-0230 apres I8h I Terrains à vendre et chutes 692-3736 $25.00000 276-4586 St-Hubert Tél : 674-0172 I App.et log.à louer 1'AA10'/i, Meublés ou non 7210 St-Denis LOGE-INFO 495-2458 ( Visai ¦ App.el log.à louer 160 | FORT-ROYAL : Appartements à louer IVk-2%-3% Ultra modernes, air conditionné, piscine* sauna, garage intérieur, portier Occupation Immédiate ¦ Août 1300 du Fort Inl.: Mme Gamache 932-3866 13-9-86 I ¦ App.et log.à louer 160 3'/i très éclaire, près métro Côte Ste-| Catherine et centre d'achat, 1er juillet.I $350 avec extra 878-3767 i A C.D.N., Près U de M, beaux 216,3V».I 4’ j, chauffés, très propres, tranquilles, buanderie; 2740 Goyer, entre Wilder-ton et Darlington 739-4833 APPARTEMENT ô’z.chauffe Pie 1X 1 ; près Bélanger, libre le 1er octobre .$550 00 722-6141 CARRE ST-LOUIS, STUDIO 800 pi.ca.5 fenêtres, chambre fermée, cuisimè- [ re frigo .lave-vaisselle, laveuse/sé- 1 cheuse, tout compris.Frais peint.1 $725 843-6126 CENTRE-VILLE, 2'/;, 3V», 4'/!, neuts, luxueux, chauttés.équipés, près métro 937-3520,937-3529 CHOMEDEY, luxueux bas de duplex, j très propre, garage, toyer au salon, ! sous-sol tint, $650 687-0023 EARNSCLIFFE pres Queen Mary, 6':.rénové, une place garage, poète, réfrigérateur, salle de lavage, équipée, chauftage électrique $675, non-chautté.381-4248 de 9h.à 5h , du lundi au vendredi HABITAT 67,2 etages.4 chambres.2’/» salles de bain, électro-ménagers indus, chautté, $1,850 669-0379 JOIE DE VIVRE VILLE ST-LAURENT.3V4V).chautté, eau chaude, taxe payée, poêle et frigo, piscine intérieure et extérieure chauffées.sauna, ménage complet, garage intérieur disponible Promotion jus-qu'au 31 août sur 4 :: un mois gratuit ou 1an garage 336-5450 LE HUIT, centre-ville.5'; dans petit im-meuble centenaire entièrement rénové, boiseries, foyers, serre, tourbillon, sauna, stationnement, $1,200 par m*ois Possibilité d’achat 934-0841 MONTREAL-NORD APP.PENTHOUSE 4’/, 334-0361 OUTREMONT près Université de Mont- j réal, 2650 des Soissons.haut duplex.2 I chambres, cuisine rénovée, toyer, j j quartier paisible, non chauffé Mlle ^ Walsh 521-2138 jour M Walsh 731-5?23lesoir OUTREMONT, 50 Willowdale.2Vi.3V», ascenseurs, concierge.849-7061 OUTREMONT, bas de duplex, 8ü, j chautté, repeint à neuf Libre immédia- j tement $1,250 625-2210 PRES UNIVERSITÉ Queen Mary, 4715-4745, charmant, ré- ' | nové a neuf, équipé, sapcieux, j chautté, balcon, 2'/!, 3'/!, 4'6, à partir .j $300,735-8915,342-9491., TERREBONNE, Ile St-Jean 7 minutes j du pont Pie IV 4’x».neuf, insonnorisé 689-1040 VILLERAY1122-1144 Grand 1'/j meublé sans bail, semaine ou mois, sundeck et piscine.271-7027.! 272-4188 ¦ Maisons repos / retraite 173 .A PRÉVOST, dans les Laurentides, Ac-cueil des Cèdres pour personnes re-traitées, tous les services communau-¦ j taires à proximité Inf.Denise La-plante, 1-224-4584 FAMILLE D'ACCUEIL pour personnes j i du 3e âge Service 24 h, atmosphère familiale Région de Pointe-Claire Int - 697-8475 I LONGUEUIL foyers toutes commodités Service complet, bonne nourriture.- surveillance, propreté, infirmière, mé-deem Pour personnes âgées, adulte autonome Faut le voir pour le croire1 ! e A partir de $400 679-6248,672-9879 > ¦ Bureaux à louer 251 CENTRE-VILLE 800 Dorchester ouest e 200 à 2.000 p c., chauffé, climatisé, tapis, salle de - conférences Base an-I nuelle et prix raisonnable .Contactez Gisèle Léveillé.878-2566 é 24-9-86 .¦ Bureaux à louer 251 1 METRO COTE VERTU MEUBLÉS - SERVICES s Septembre gratuit e $300 - $400 /mois 335-6264 7|Ours9h à 21 h NOUVEAU BORDEAUX meublé, privé, climatisé service de secrétaire Sta- 1 tionnement à partager avec profes- sionnel ou homme d'affaires seul 331- 2 i 1160 ! SUPERBE BUREAUX ¦e Plaza St-Hubert, avec dépôt, 342-2151 * ¦ Espaces commerciaux à louer 259 9 ANJOU >.ESPACE commerciale, industrielle, bu-I.i reaux, près autoroute, neul, empla-ei cernent idéal pour salle dèxposition 2,000-40 000 pi car, Mike Grégorie 931-4471 30 je BEAU local commercial 1.000 pi car prix à discuter Bel air près de la 15ème avenue 374-5558 e > BOUTIQUE À LOUER •— Vieux Montréal, coin St-Paul et St-n Pierre Rez-de-chaussée 932-1630 ou * 934-0473 POUR BUREAU OE PROFESSIONNELS clinique, etc 3880 est Jarry, Montréal 722-7337 I Espaces commerciaux à louer 259 I Espaces commerciaux à louer 259 A louer CARREFOUR L’ACADIE MAGASIN et BUREAU 1000 à 6000 pi.car.Occupation: Décembre 86 • Situé à l'intersection de la rue Sauvé et du boulevard de l'Acadie, côté sud-est.• L'Acadie/Sauvé est un point de référence géographique pour les gens de la région métropolitaine.• L'Acadie/Sauvé est adéquatement desservi par les services de transport de S.T.Ç.U.M.• Le Carrefour l'Acadie offre plus de 15900 pi.car.de superficie de location pour bureaux et plus de 23900 pi.car.réservés aux commerces, tout en disposant d’un parc de stationnment souterrain et de surface.• Avoisinant un secteur résidentiel en croissance, le Carrefour l'Acadie est un espace commercial/bureaux privilégiés apte à desservir la nombreuse clientèle résidente des quartiers de Nouveau Bordeaux, d'Ahuntsic, d, f Photo AP BERNARD CYR (PC) — Floyd Youmans n’a accordé qu’un coup sûr aux Giants de San Francisco en huit manches de travail, mais ce coup lui a coûté un point et une défaite, nier après-midi au Stade olympique, devant 15,171 spectateurs.Les Expos se sont en effet inclinés 1-0 contre les Giants, dans un match où il ne s’est frappé que trois coups sûrs (deux simples pour les Expos et un double pour les Giants).Youmans (12-10) a excellé en retirant notamment 10 frappeurs sur des nrises, mais a de nouveau joué de malchance.Depuis la pause du match des étoiles, Youmans a remporté trois victoires et subi cinq revers.Lors de ses cinq revers, les Expos ont marqué un grand total de cinq points.« Je ne peux pas en vouloir à mes coéquipiers parce que ce sont eux qui m’ont appuyé quand ça allait mal, en début de saison », a dit Youmans après le match.« Mes statistiques — surtout sa fiche victoires-défaites — ne diront pas vraiment quel genre de saison j’ai connu, mais les Expos et les équipes contre lesquelles j’ai lancé savent ce que je peux faire », a souligné le lanceur promis à un bel avenir.Youmans, qui l’avait emporté 1-0 mardi dernier contre les Dodgers de Los Angeles, a accordé le seul point du match d’hier dès la première manche.Il a atteint Rob Thompson, le deuxième frappeur, au poignet gauche, puis a vu ce dernier voler le deuxième but et avancer au troisième sur un mauvais lancer.Un double de Mike Aldrete, le seul coup sûr réussi par les Giants dans ce match, lui a permis de croiser le marbre.Aldrete a frappé la balle loin au champ centre, profitant du fait que le voltigeur Mitch Webster jouait peu profondément.Krukow, le plus rusé Les frappeurs montréalais se sont mesurés a un adversaire tout aussi coriace que Youmans, le droitier Mike Krukow (15-8), qui a retiré consécutivement 19 frappeurs entre la deuxième et la huitième manches.« Krukow est certes le plus rusé des lanceurs que nous ayons affrontés cette année, a déclaré le gérant Buck Rodgers.Il varie tellement la vitesse de ses lancers qu’il force les frappeurs à s'élancer sur de mauvaises offrandes».Krukow a été intouchable de la BASEBALL Ligue Nationale Vendredi S.Francisco 8, Expos 4 S Diego à New York (remis) Phil'phie 4, L Angeles 0 Cincinnati 11, Chicago 2 Atlanta 4, Pittsburgh 3 St.Louis 8, Houston 5 Samedi New York 4, San Diego 3 Atlanta 4, Pittsburgh 2 L.Angeles 3, Philadelphie 2 Cincinnati 5, Chicago 1 Expos 3, San Francisco 1 Houston 7, St.Louis 6 Hier S.Francisco 1, Montréal O N.Y.7-6, S.Diego 1-5 Phila'phie 2, L.Angeles 1 Houston 6, St.Louis 3 Pittsburgh 3, Atlanta 1 Chicago 11, Cincinnati 3 Aujourd’hui Philadelphie, Bitliger (0-1) à Chicago, Lynch 84-4), 16 h 05 Montréal, Setora (3-3) à New York, Ojeda (16-4), 19 h 35 St.Louis, Tudor (13-7) à Pittsburgh, Patterson (0-2), 19 h 35 Cincinnati, Welch (5-5) à Houston, Ryan (9-8), 20 h 35 Atlanta, Mahler 812-14) à Los Angeles, Welch (6-11), 22 h 35 San Diego, Whitson (1-6) à San Francisco, Mul-holland (0-6), 10 h 35 LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.diff.NEW YORK 92 44 676 — PHILADELPHIE 71 65 522 21 ST.LOUIS 68 68 .500 24 MONTRÉAL 66 68 .493 25 CHICAGO 56 80 412 36 PITTSBURGH 55 80 Section Ouest 407 36 'h HOUSTON 78 58 574 — CINCINNATI 70 66 515 8 SAN FRANCISCO 68 69 496 10Vz ATLANTA 64 71 474 13'/z LOS ANGELES 64 72 471 14 SAN DIEGO 63 73 463 15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est BOSTON 82 54 603 — TORONTO 76 61 555 6'/z NEW YORK 72 65 526 10V4 DETROIT 71 67 .514 12 CLEVELAND 69 69 500 14 BALTIMORE 67 69 493 15 MILWAUKEE 65 71 478 17 Section Ouest CALIFORNIE 78 58 574 — TEXAS 71 65 522 6Vz OAKLAND 65 73 471 14 KANSAS CITY 62 74 456 15V4 SEATTLE 61 77 442 18 CHICAGO 60 76 441 18 MINNESOTA 58 78 426 19V4 Ligue américaine Vendredi Boston 12, Minnesota 2 Chicago 5, Toronto 0 Seattle 8, Baltimore 2 Cleveland 13, Milwaukee 5 Texas 7,Kansas City 6 New York 7, Californie 4 Detroit 9, Oakland 4 Samedi Boston 3, Minnesota 2 Toronto 4, Chicago O Oakland 5, Detroit 4 Seattle 6, Baltimore 2 Cleveland 17, Milwaukee 9 Texas 6, Kansas City 4 Californie 9, New York 2 Hier Baltimore 8, Seattle 0 Milwaukee 7, Cleveland 2 Chicago 4, Toronto 3 Boston 9, Minnesota O Californie 7, New York 2 Oakland 8, Detroit 4 Kansas City au Texas Aujourd’hui Boston, Seaver (7-11) à Baltimore, Flanagan (7-9), 19 h 35 Minnesota, Blyleven (15-10) à Kansas City, Leonard (6-11), 20 h 35 é£ Les frappeurs (Parti* d'hier non compel**) pto es ppcc moy 166 29 12 2 306 104 58 14 FOOTBALL Ligue Canadienne Jeudi Vancouver 40, Ottawa 10 Vendredi LIGUE CANADIENNE Section Est Winnipeg 38, Regina 14 Hier Toronto 25, Hamilton 23 Edmonton 37, Montréal 22 Pi 9 P TORONTO.10 7 3 HAMILTON.10 4 6 MONTRÉAL.10 2 8 OTTAWA.10 2 8 Section Ouest VANCOUVER.10 8 2 EDMONTON.10 7 3 WINNIPEG.10 6 4 CALGARY.10 5 5 REGINA.10 4 6 PP PC 236 218 238 221 161 266 189 291 268 211 309 215 301 211 226 220 211 286 pts 14 8 4 4 16 14 12 10 8 Bil'dello Brooks Dawson Fitz'rald Foley.Galarraga Hunt.Johnson Krenc'cki.Law Newman Nieto Raines .Rivera.Wallach Webster Win'gham Wohlford 175 340 391 106 61 17 .271 209 59 37 6 129 38 14 1 232 59 27 8 11 1 7 1 282 294 254 0 0 000 7 1 6 1 261 247 225 208 197 333 205 237 291 217 227 92 24 190 47 20 2 360 81 44 5 168 35 61 12 493 164 55 9 83 17 8 0 464 110 70 18 471 137 41 6 157 34 10 4 75 17 7 1 Buts volés: Raines 56; Webster 35; Dawson 13; Newman 11; Winningham 10; Wallach 8; Galarraga, Johnson 6; Brooks.Foley 4; Fitzgerald, Law 3; K-enchicki 2 Les lanceurs g-p ml pm rab mpm Burke 8-7 96 2 27 78 2.51 Martinez 2-5 73.2 43 43 5 25 McClure 1-3 491 18 34 3 28 McGatfigan 8-5 118 2 40 84 3 03 Reardon 7-8 81.0 33 60 3 67 Roberge 0-3 17 2 15 8 764 Sebra 3-3 53 0 26 35 4 41 Smith 10-8 183.2 75 104 3.67 Tibbs 68 171.1 76104 399 Tomlin 00 10.1 6 6 5.24 Youmans 12-9 173.2 68 148 3 52 Victoires préservées: Reardon 30; McClure, 6; Burke 4; McGatfigan, Roberge 1 deuxième à la huitième manches et les Expos ont été incapables de profiter des deux bonnes chances de marquer qu’ils ont obtenues dans la rencontre, en première et dernière manches.Il a connu des ennuis dès le départ en remplissant les buts avec trois buts sur balles, alors qu’il n’y avait qu’un seul retrait.Il s’est toutefois tiré d’impasse en forçant Mitch Webster et Tim Wallach à frapper des ballons à l’avant-champ.En neuvième reprise, d’autre part, il a a accordé un but sur balles au premier frappeur, Tim Raines, qui a réalisé son 57e larçin et s’est rendu au troisième coussin sur le mauvais relais du receveur Bob Melvin, après le retrait sur des prises d’André Dawson.Webster a ensuite reçu un but sur balles, mais Wallach a frappé une chandelle à l’entre-champ gauche qui n’a pas permis à Raines de marquer et Luis Rivera a regardé passer une troisième prise, pour mettre fin au match.¦ Le chiffre magique séparant les Expos d’une élimination officielle était de cinq, avant les rencontres d’hier.Il est donc fort possible que les Expos soient éliminés lors de leur série contre les Mets de New York et Gary Carter — série qui commence ce soir à New York — à moins qu’ils ne parviennent à remporter les trois rencontres.Soulignons que chaque victoire des Mets fait baisser le chiffre magique de un et que chaque revers des Expos a le même résultat.D’autre part, les Mets devraient être couronnés champions de la section avant la fin de la semaine.Leur chif- Grand Prix d’Italie fre magique était de huit, avant les matches d’hier.¦ Les Giants et les Expos doivent se mordre les pouces d’avoir respectivement laissé partir, l’hiver dernier, Pete Incaviglia et Rob Deer.Inca-viglia a cogné 23 coups de circuit pour les Rangers du Texas jusqu’ici et Deer, qui porte les couleurs des Brewers de Milwaukee, 32.Tim Wallach mène chez les Expos à ce chapitre avec 18 et Candy Maldonado est le meilleur des Giants avec 13.En retour d’Incaviglia, les Expos ont fait l’acquisition du joueur d’avant-champ Jim Anderson (qui a été congédié à l’issue du camp d’entraînement) et du lanceur Bob Sebra.Ivan Lendl est demeuré le numéro 1 mondial, hier, en battant son compatriote Miloslav Mecir en trois sets consécutifs et remporter un quatrième titre majeur.Les Eskimos infligent un autre revers aux Alouettes Giants i Expos O ab p es pp ab p es pp Gladden cc 3 0 0 0 WJhnsn 1b 3 0 10 RThpsn 2b 0 1 0 0 Foley 2b 4 0 0 0 Quinons 2b 3 0 0 0 Raines cg 2 0 0 0 Aldrete lb 3 0 1 1 Dawson cd 3 0 0 0 Mldndo cg 3 O 0 0 Webster cc 3 0 0 0 CDavis cd 4 0 0 0 Wallach 3b 4 0 0 0 Brenly 3b 2 0 0 0 Rivera ac 4 0 0 0 Melvin r 4 0 0 0 Hunt r 2 0 10 Uribe ac 2 0 0 0 Wnghm fs 10 0 0 Krukow I 3 0 0 0 Burke 1 0 0 0 0 Youmns 1 2 0 0 0 Krnchc fs 10 0 0 Bilrdelo r 0 0 0 0 Totaux 27 1 1 1 Totaux 29 0 2 0 San Francisco 100 000 000—1 Montréal 000 000 000—0 Point victorieux - Aldrete (4).E—Hunt 2.Melvin.LSB—Son Francisco 6, Mont- réal 7.2B—Aldrete.BV— -RThompson (11), Raines (57).ML CS R PM BB RB San Francisco Krukow G,1 5-8 9 2 O 0 5 9 ontréal Youmns P,12-10 8 1 1 1 4 10 Burke 1 0 O 0 1 1 Atteint— RThompson par Youmans.ML— You- mans.D— 2:31.A- - 15,171.mmmm ïis» mmm EDMONTON (PC) — Le quart-arrière Matt Dunigan a sorti les Alouettes de Montréal de leur rêverie au troisième quart en complétant des passes de touché de 28 et 10 verges à Rick House qui a aidé les Eskimos d’Edmonton a l’emporter 37-22.Edmonton a ainsi porté sa fiche à 7-3 en débit d’une horrible première demie qui avait vu les Alouettes prendre les devants 14-7.Les deux touchés de House sont survenus à 4:44 et 14:51 au troisième quart, le second après que James Za-chery eut recouvré un échappé des Alouettes à la ligne de 21 verges.Les autres touchés du Edmonton ont été le résultat d’un jeu de 55 verges de Stephan Jones en début de match, d’une course d’une verge de Chris Johnstone et d’une percée de 14 verges de Damon Allen.Tom Dixon a marqué sept points sur des bottés.Dans le camp des Alouettes, Wes Cooper a retourné un botté bloqué sur une distance de 27 verges pour un touché et Brian Ransom a franchi quatre verges pour l’autre majeur de la formation montréalaise.Roy Kurtz a inscrit huit points et Harry Sydney a capté une passe de Ransom pour une transformation de deux points.Plus de 33,000 spectateurs ont été Piquet gagne le duel des Williams-Honda MONZA (AFP) - Le Brésilien Nelson Piquet, vainqueur de son duel avec l’autre pilote de l’écurie Williams-Honda, le Britannique Nigel Mansell, a enlevé le Grand Prix d'Italie de Formule 1, hier, sur le circuit de Monza et est revenu à la deuxième place au classement du championnat du monde, à cinq points de son coéquipier.« C’est un grand jour pour nous, a révélé Piquet.J’ai eu quelques problèmes pendant les essais ce weekend.J’ai axé mes efforts sur le meilleur compromis en fonction de la course.Après le warm-up, nous avons modifié les réglages sur l’inclinaison des ailerons.L’option que nous avons choisie était la bonne et nous en avons été largement récompensés.Il n’était pas facile de dépasser Nigel mais je savais que je pouvais y parvenir dans la Curva grande.Après, j’allais assez vite pour rester en tête jusqu’au finish ».Piquet, 34 ans, a remporté le 17e Grand Prix de sa carrière, son quatrième de la saison, le jour même où deux de ses adversaires pour la conquête du titre mondial étaient éliminés très vite: le Brésilien Ayrton Senna (Lotus-Renault) dès le départ, en raison d’une transmission défaillante, le Français Alain Prost (Marlboro McLaren TAG) au 27e tour sur disqualification.Le champion du monde en titre, aux prises avec des problèmes électriques dus probablement à l’alternateur, était monté dans sa voiture de réserve avant le départ du tour de formation mais alors que, selon les officiels, le drapeau vert était déjà déployé.Ce que le règlement de la Fl sanctionne par une disqualification.Le Français allait cependant parcourir 26 tours avant que la sanction ne lui soit signifiée.Il avait eu le temps de partir en dernière position depuis les stands, de remonter jusqu'à la sixième place, de casser une partie de son aileron-avant et de connaître de sérieux problèmes de moteur au moment où le drapeau noir lui demandant un arrêt immédiat était brandi.Johansson encore troisième Comme Prost, l’Italien Teo Fabi (Benetton-BMW), auteur du meilleur temps des essais, avait été contraint de partir en dernière position après avoir calé sur la grille.La voie était donc libre pour son coéquipier, l’Autrichien Gerhard Berger, en tête jusqu’au sixième tour devant un trio composé de Mansell, Piquet et de l’Italien Michele Alboreto (Ferrari).Mansell prenait la tête au septième tour et creusait immédiatement l’écart, seuls Piquet et Alboreto parvenant à suivre le Britannique.Mais Albo, à la grande déception des tifosi, effectuait un tête-à-queue (16e tour) et laissait partir les deux Williams-Honda.Berger mettait à profit les arrêts aux stands de Mansell et de Piquet (changement de pneumatiques) pour reprendre le commandement pendant deux tours (24e au 26e) mais il était ensuite rapidement distancé.« Je suis très content pour l’équipe et fiour la manière dont les choses se sont passées, a de son côté dit Mansell.Bien sûr, j’aurais préféré gagner, mais nous n’avions pas exactement les mêmes réglages sur nos voitures et il y avait une petite différence entre nous.C’était une belle course et cela rend les deux ou trois prochaines très intéressantes.Maintenant, rendez-vous au Portugal.» La course tournait alors au simple duel entre les deux coéquipiers, surtout après l’abandon d’Alboreto (moteur).Piquet, qui comptait un retard de sept secondes au 29e tour, dépassait Mansell neuf tours plus loin à la sortie de la chicane.Au terme des 51 tours, le Brésilien s’imposait avec neuf secondes d’avance sur Mansell, 22 secondes sur le Suédois Stefan Johansson (Ferrari), troisième comme lors du précédent grand prix, à Zelt-weg (Autriche).Le Finlandais Keke n’étais pas très content de mon premier train de pneus, qui étaient trop tendres, a conclu Johansson.Avec le deuxième train, la voiture était fantastique.Terminer troisième à Monza est un résultat intéressant.Cela confirme que nous sommes en progrès et que la voiture est de plus en plus compétitive.Quant à moi, je n’ai qu’un désir: rester chez Ferrari la saison prochaine».tenus sur les épines une bonne partie de la rencontre.Ils ont assisté à 10 ballons échappés — six par les Eskimos — à un total record de huit sacs de quarts-arrière et de 250 verges en fiénalités.Les échappés et les pénalités se sont succédés tout au long du match au cours duquel les esprits se sont souvent échauffés, mais ce sont les Eskimos qui ont le mieux pris avantage de la situation.La défensive alerte des Eskimos a rarement donné la chance aux Alouettes de s'exprimer en attaque.Montréal a réussi deux impressionnantes poussées en première demie, qui se sont soldées par deux placements de Kurtz.Tony Lawson à l’hôpital Le match a été coûteux aux deux équipes.Edmonton a perdu les services du porteur de ballon Chris Skinner, blessé à un genou à mi-chemin au troisième quart.Quelques instants plus tard, c’était au tour des Alouettes d’écoper.L’ailier défensif Tony Lawson a été sorti du terrain et acheminé vers l’hôpital avec un collier protecteur au cou.Les Alouettes ont manqué d’opportunisme dans les 30 premières minutes de la rencontre.Ils auraient pu être plus cinglants alors que les Eskimos donnaient l’impression d’une équipe en pleine auto-destruction.Les Eskimos ont échappé le ballon pas moins de cinq fois — dont trois par Dunigan — et en ont perdu deux.Ils ont de plus été victimes d’une interception, bonne fiour un touché des Alouettes, et de trois sacs du quart-arrière.Mais les Alouettes, pas plus brillants, ont fauté à leurs lignes de 22 et A4 verges et deux autres fois à l’intérieur de leur ligne de 35 verges.C’est à la défensive des Alouettes qu’il faut accorder le mérite d’une bonne première demie.À la mi-temps, les Alouettes avaient perdu 88 verges par le biais de 11 pénalités et Edmonton 70, étant pris en défaut six fois.Rosberg (Marlboro McLaren TAG), dont l’orainateur de bord affichait une consommation d’essence fantaisiste, prenait, lui, la quatrième place après une course de sagesse, devant Gerhard Berger et l’Australien Alan Jones (Lola-Ford).« J’ai pris un bon départ, mais je SOIRÉE BÉNÉFICE AU PROFIT DE LA FONDATION CANADIENNE DU REIN la 24 septembre 1986 En ordre habituel Monsieur André Larln: Directeur-administratif à Radio-Québec et Président de la Section Montréal-Métropolitain.Madame Jocelyne Pelchat: Vice-présidente, Secteur Quotidiens, Québécor Inc.Mademoiselle Hélène Thibault: 9 ans, bénéficiaire d'une transplantation rénale.Monsieur Serge Savard: Directeur-gérant, Club de Hockey Canadien.RENSEIGNEMENTS: Suzanne Gagnon (341-5422)
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.