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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 4 août 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-08-04, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVII — No 178 ?Montréal, lundi 4 août T986 la météo: Ensoleillé et venteux avec passages nuageux.Max.: 24 Demain': nuageux.(détail page 11) extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote Nord Gaspesie, Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS AU SOMMAIRE PORTRAIT : P.BOURGIE L'entreprise de pompes funèbres Urgel Bourgie reluque le marché international.C’est dans cette voie que M.Pierre Bourgie, PD.G., voit l'expansion.Page 9 RÉACTION Les acheteurs de titres RÉA ne craignent pas les nouvelles émissions d’actions à ratio cours-bénéfices élevé.Page 7 CULTURE CINÉMA TACTILE Colin Low, coréalisateur et concepteur du film à trois dimensions Transitions, diffusé sur un écran géant au pavillon du Canada à l’Expo 86 de Vancouver, est convaincu qu'avec la nouvelle technologie utilisée pour le tournage de son oeuvre, une nouvelle ère des films en stéréoscopie est en train de naître: celle du cinéma tactile.Vflencieu* CHAT ÉCHAUDÉ craint le chien-chaud.¦ Baiser (verbe).— Descendre bien bas pour s’embrasser.Les individus que l’amour de l’argent consume sont de glace.¦ Combien faut-il verser en pots-de-vin pour obtenir une « fiole » ?— ALBERT BRIE L’Afrique du Sud n'a pas fait assez pour éliminer l’apartheid Les participants au mini-sommet abordent ce matin la question des santions économiques Photo CP Les dirigeants des sept pays du Commonwealth participants au mini-sommet sur l'Afrique du Sud ont posé avec la reine Élisabeth avant une dîner à Buckingham Palace hier soir.Dans l'ordre habituel, on reconnaît les premiers ministres Brian Mulroney, Bob Hawke d'Australie, Margaret Thatcher de la Grande-Bretagne, sir Lynden Pindling des Bahamas, la reine Elisabeth II, le président Kenneth Kaouda, de la Zambie, le secrétaire-général du Commonwealth, M.Sonny Ramphal, le premier ministre indien Rajiv Gandhi et le premier ministre*du Zimbabwe, M.Robert Mugabe.DENIS LESSARD LONDRES (PC) — Le gouvernement sud-africain n’a pas réalisé de progrès suffisants vers le démantèlement de l’apartheid, ont convenu hier les leaders des sept pays du Commonwealth, qui se penchent aujourd’hui sur la question controversée des sanctions qu’ils pourraient prendre contre Pretoria.À l’issue des trois premières heures du mini-sommet, mobilisées par un bilan de la situation en Afrique du Sud, le premier ministre Mulroney qualifiait de « fort constructive » cette prise de contact.Le consensus autour des « progrès inadéquats » du régime raciste de Pieter Botha, ( une concession importante du leader britannique, Margaret Thatcher ), contribuera au déroulement du sommet, croit-il.Ce matin les sept pays présents entreprendront le second volet de l’engagement pris l’automne dernier à Nassau de « considérer » une série de huit sanctions économiques, allant de l’interruption des liaisons aériennes avec ce pays au gel de tout nouvel investissement, en passant par un embargo sur les exportations agricoles sud-africaines.Dès son arrivée à Londres, M.Murloney avait soutenu qu’il s’attendait à ce que le sommet décide de gestes tangibles susceptibles de forcer Pretoria à mettre fin au racisme institutionalisé.« Il n’y a pas eu de vitriol », a lancé le président de la rencontre, le leader des Bahamas Lynden Pindling, toujours « confiant d’en arriver à une conclusion décente ».Dès la matinée, hier, le leader zambien Kenneth Kaunda, un des plus fort part isan de sanctions totales contre l’apartheid, lançait l’idée d’un comité de surveillance formé du Canada, de l’Inde et de l’Australie pour tenter de coordonner d’éventuelles sanctions du Commonwealth avec les autres membres de la communauté internationale, notamment les États Unis.« C’est probablement un peu prématuré, il faudra attendre lundi ce qui arrivera pour voir ce qui pourrait être utile », a dit M.Mulroney interrogé sur cette proposition.M.Kaunda menace de retirer son pays du Commonwealth si ses partenaires s’obstinent à rester impassibles devant l’apartheid.Hier, le premier ministre du Zimbabwe, Robert Mugabe, a même suggéré d’y aller de représailles économiques contre la Grande-Bretagne, seule à s’opposer aux sanctions.Cette proposition a tout de suite été écartée par le premier ministre Mulroney.Mais, peu de choses ont transpiré de ces trois premières heures d’un sommet qui doit se terminer mardi midi.Bravant la pluie battante hier, une centaine de manifestants anti-apartheid sont venus scander que « Margaret Thatcher ne parle pas pour toute la Grande-Bretagne ».Transportés dans des cortèges de Rolls et de Daimlers, les leaders du Canada, de la Grande-Bretagne, de la Zambie, de l’Australie, de l’Inde, des Bahamas et du Zimbabwe, se sont engouffrés derrière les portes closes d’une petite salle du Malborough House, le secrétariat général du Commonwealth, entourés de cordons étroits de sécurité.Encore hier, il était impossible de savoir si le leader britannique, Voir page 6: Mini-sommet Constitution L’intérêt des autres provinces dictera s’il doit ou non y avoir des négociations RUDY LE COURS QUÉBEC (PC) — Les provinces devront manifester clairement à Edmonton leur désir de discuter avec le Québec de ses cinq revendications constitutionnelles sans quoi tout son processus de réintégration sera retardé.C’est l’avis exprimé par le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes Gil Ré-millard au cours d’une entrevue téléphonique depuis sa résidence à Sil-lery.« Tout ce qu’on veut savoir, c’est s’il y a volonté d'en discuter et d’en arriver à une entente possible.Le principe, c’est qu’on ne s’engagera pas dans un processus constitutionnel sans avoir des éléments qui pourraient nous amener à avoir une perception intéressante d’une solution possible.Sans quoi, on reste comme on est là.» Pas question à cette étape-ci d’amorcer des négociations puisque de toute façon Ottawa ne participera pas à ces travaux le week-end prochain.De plus, le dossier constitutionnel sera discuté autant que l’é- M.Gil Rémillard conomie, le libre-échange et les relations inter-provinciales ce qui laissera au mieux au Québec le temps de présenter officiellement ses revendications.« On ne va pas à Edmonton dis- Volr page 6: Constitution f Wy ^T—rrr 7s r « «LJ » jH-HB L’art des enfants du monde à la Maison Alcan Une exposition ravive le débat sur l’enseignement des arts plastiques PIERRE CAYOUETTE Tous deux ont pourtant 10 ans.Le dessin du petit Japonais est animé, coloré, dense comme une rue de Tokyo.Celui du petit Québécois — ou du petit Canadien — est statique et incolore.Déjà qu’ils sont plus faibles que les autres en français et en mathématiques .Les petits Québécois seraient-ils aussi moins habiles en dessin et moins créatifs que les autres enfants du monde ?L’imagination et la créativité.C’est pourtant tout ce qui leur restait ! Au sortir de l’exposition L'art des enfants du monde, présentée à l’Atrium de la Maison Alcan, tous, experts ou profanes, se posent la question.Après avoir vu les oeuvres de ces 200 enfants dont les parents travaillent pour Alcan sur les continents européen, américain et asiatique, tous ressentent le même malaise.À la demande du DEVOIR, Mme Suzanne Lemerise, professeur d’arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste en dessins d’enfants, a visité l’exposition.Prudente, elle refuse de trancher.D’abord de peur de se noyer dans un océan de subjectivité : « il Le dessin d'enfant, un « thermomètre » ?En haut, un dessin japonais.En bas .ne s’agit pas d'un test mathématique.11 n’y a pas de grille-réponse.On ne peut quantifier ce genre de chose».Heureusement! Ensuite parce que selon Mme Lemerise, il est évident, pour quiconque s'y connaît le moindrement, que certains enfants étrangers ont reçu l’aide d'adultes dans leur travail.Ce qui n'est manifestement pas le cas pour les dessins des enfants canadiens.Mais malgré toute cette prudence, Mme Lemerise franchit le seuil et avoue : « les enfants canadiens dont les oeuvres sont exposés accusent un certain retard par rapport aux autres.Ils sont moins habiles en dessin, leurs oeuvres sont moins bien organisées, plus statiques.Côté matériaux, ils manquent d’originalité en se limitant au crayon de cire».Les petits Nippons, eux, se servent de la gouache, animent davantage leurs dessins, organisent mieux leurs sujets dans l’espace.Le Dr Albert Plante, un psychiatre qui oeuvre à l’hôpital Ste-Jus-tine et qui utilise le dessin d’enfant à des fins de thérapie, a lui aussi répondu à l’invitation du DEVOIR.Il a visité l’exposition en compagnie d'enfants.Il refuse de jouer le jeu des comparaisons.« Le dessin d’en-Volr page 6: Detains CLSC ROSEMONT L’ÉTAT ET LE SOCIAL AU QUÉBEC < < ymmêtm ¦ II.Le retour du pendule : l’attrait du recours à la privatisation YVES VAILLANCOURT Collaboration spéciale EN RAPPELANT récemment dans les colonnes de ce journal les principaux paramètres du débat sur le néo-libéralisme, M.Paul-André Comeau soulevait une hypothèse intéressante : « le ressentiment populaire contre la puissance des pouvoirs publics » ne pourrait-il pas constituer « une version nouvelle du vieux fonds d’anti-étatisme développé tout au cours de notre histoire » (17 juillet 1986).C’est parce que j’accorde du poids à cette nvpo-thèse que j’ai rappelé la place de la méfiance de l’État dans le discours et la pratique du gouvernement de Duplessis jusqu’à la fin des années 50 et l’importance des recommandations du Rapport Boucher (1963) qui proposaient un véritable renversement des rôles assumés jusque là par le secteur public et le secteur privé.Mis en oeuvre dans les années 60 et 70, ce renversement amena l'État à assumer le leadership principal dans les politiques sociales en général et les services sociaux en particulier.En conséquence, le secteur privé fut appelé, du même coup, à jouer un rôle plus résiduel dans Por-gamsation des services socio-sanitaires.Ainsi, le Québec, si anti-étatique dans les années 50, devint, au cours des années 70.l'une des provinces ca- nadiennes où l'étatisme était le plus poussé.Mais le retour du pendule nous guettait à l’horizon ! En cette fin des années 80, le débat a repris de plus belle et, dans les rapports des trois groupes de travail publiés en juillet, on a choisi de mettre l’accent sur les travers de l’étatisme et sur les attraits de la privatisation.Quand on se réfère à la privatisation — i.e à l’envers de l'étatisation Voir page 6: État TROPIQUES NORD - VERSION PLEIN AIR - 130 Condominiums de Luxe sur le plus beau site de Montréal, à côté d'Habitat 67.Foyer, cave à vin, entrée particulière en marbre, jardins tropicaux à l’année.Maison de vente sur le site, situé à côté d'Habitat '67, ouvert de midi à 18 hres tous les jours.|nfs*.397-0202 IHÏO.268.31535 ! WÊM | i SP Jid ü»” • -*‘4i II I’ *,.i- 4 tfrli ' A 4k f* ¦ % 2 Le Devoir, lundi 4 août 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Mahathir devrait obtenir la majorité KUALA LUMPUR (Reuter) — Les premiers résultats des élections législatives qui se sont déroulées hier en Malaisie semblent indiquer que la coalition du Front national du premier ministre Da-tuk Seri Mahathir Mohamad va être reconduite à la majorité simple.Le Front national a remporté 39 nouveaux sièges qui s’ajoutent à 6 pour lesquels ses candidats n’avaient pas d’adversaire, les indépendants en ont obtenu quatre et le parti de l’Action démocratique 7, après dépouillement des bulletins de vote portant sur 50 sièges sur les 177 de la Chambre des représentants.Aux élections de 1982, la coalition du Front national, qui regroupe 11 partis, avait remporté une victoire sans appel, obtenant 132 sièges, mais les observateurs politiques s’attendent à ce que l’opposition en gagne environ 45 aux élections d’hier.Le temps clément a favorisé une forte participation, qui a atteint dans certains bureaux de vote 70 à 80 %, ont indiqué des responsables de la Commission électorale.D’après les premiers résultats, le Parti islamique pan-malaisien, qui veut proscrire l’alcool et la musique pop dans le pays, n’a remporté aucun siège.Une importante terroriste ouest-allemande est arrêtée :m (F rête — La police a arrêté Eva Haule-Frimpong, soupçonnée d’appartenir au noyau dur de la Fraction armée rouge ( FAR), dans un salon de thé de Ruesselsheim, près de Francfort, ont annoncé hier des procureurs fédéraux.Haule-Frimpong, 32 ans, se trouvait avec deux hommes au moment de son arrestation samedi par 6 policiers en civil, ont indiqué des témoins.Ceux-ci ont dégainé des armes à feu et passé les menottes aux trois militants présumés avant qu’ils aient eu le temps de réagir.Les deux compagnons de la jeune femme, Luitgard llornstein, 23 ans, et Christian Luth, 26 ans, ont également été appréhendés.Un pistolet chargé, 80 cartouches et des papiers d’identité allemands et belges volés ont été retrouvés dans le sac à main de Haule-Frim-pong.Elle est soupçonnée, entre autres, d’avoir participé à l’attentat qui a coûté le mois dernier la vie à l’industriel munichois Karl-Heinz Beckurts et à son chauffeur Eckhard Grop-pler.Elle était recherchée ainsi que 9 autres militants présumés de la FAR.Elle est aussi soupçonnée d’avoir participé au meurtre, en février 1985, de l’industriel Ernst Zimmermann, et à l’attentat à la voiture piégée contre la base aérienne américaine de Rhein-Main, de Francfort, en août 1985.Haule-Frimpong a été dénoncée à la police par un consommateur assis à la table voisine qui la reconnue d’a-' près une photo figurant sur un avis de recherche.Le procureur général fédéral, M.Kurt Rebmann, a demandé à la justice de délivrer des mandats d'arrêts contre les deux sympathisants de la RAF qui l’accompagnaient au moment de son arrestation.Luitgard Hornstein et Christian Kluth, que les services de police ne savaient pas liés d’aussi près au « noyau dur » de la RAF dont fait partie Eva Haule-Frimpong, sont accusés par le parquet fédéral d’appartenance à une organisation terroriste.Liban: Le Jihad islamique menace d’exécuter les otages américains BEYROUTH (AFP) - « Le grand Satan ferait bien de commencer à prier pour les âmes des otages américains ».L’organisation du Jihad Islamique a lancé hier un « dernier avertissement » au gouvernement américain dans un communiqué qui embrouille encore l'affaire des otages du Liban.Les menaces sont claires, mais le communiqué, accompagné d’une photographie de l’otage David Jacobsen, 55 ans, barbu et les traits tirés, dément aussi que le Jihad ait envoyé des messages au pape Jean Paul II, à l’archevêque de Cantor- bery, Robert Runcie, et au président Ronald Reagan.Or, le père Martin Lawrence Jenco, relâché le 26 juillet après 19 mois de détention, s’était aussitôt rendu au Vatican, à Londres puis à Washington, pour remettre à ces trois personnalités des « messages » de ses ravisseurs.Le Jihad explique qu’il est toujours l'ennemi des États-Unis, le grand Satan, et n’a rien a négocier avec lui, ni de message à lui transmettre.Quant au Pape, sdn silence sur les « crimes des Américains » en fait leur complice.C’est pourquoi, in- Un an après la mort du président Burnham La Guyana s’éloigne du bloc soviétique GEORGETOWN (AFP) - Un an après la mort du président du Guyana, M.Linden Forbes Burnham, son successeur, M.Desmond Hoyte, a mis fin aux relations privilégiées de son pays avec le bloc soviétique, et notamment Cuba, pour entamer une politique de franche ouverture à l’Ouest.M.Hoyte compte désormais sur les capitaux occidentaux pour juguler la grave crise économique du pays dont la dette extérieure se monte à $1,3 milliard, soit trois fois son produit intérieur brut.Faute de pièces de rechange, le pays doit faire face à une quasi paralysie de son appareil productif et, privé de devises, ne commerce plus avec l’étranger que sur la base du troc, échangeant notamment du riz ou de la bauxite contre du pétrole.Réunis le 11 juillet dernier à Georgetown, les ambassadeurs de la République coopérative du Guyana, ont été invités par le président Hoyte à « ne pas craindre de faire appel aux investisseurs étrangers » et a « renforcer les relations avec les nations occidentales».Parmi la liste des pays dont il convient désormais de cultiver l’amitié — notamment ceux d’Europe occidentale, les voisins d’Amérique latine, les États-Unis et le Canada — M.Hoyte n’a pas cité un seul des amis de l’Est de naguère.Dans une interview, M Hoyte a attribué ce changement de politique aux « conséquences naturelles » de la situation économique internationale.« Il n’y a pas eu de bouleversement de notre politique.Simplement nous devons mettre aujourd'hui la priorité sur les problèmes économiques, sur les investissements et le développement de nos ressources, alors que les premières années de notre indépendance (1966) avaient été domi- guenn l’éditeur .qui édite NOUVEAUTÉ m histoire Auteurs: J.Marchand F.Charbonneau J.-P.Sanaregrat Cahier d'activités 9,00$ ISBN-2-7601-1507-0 (206 p.) 4a sacondalra nées par les problèmes politiques », a-t-il affirmé.Comme s’il craignait de mécontenter ses amis d’hier ou de créer des problèmes au sein de son parti, le Congrès national du peuple (PNC), M.Hoyte a souligné que la politique étrangère de son pays « est restée la même ».Cependant, le temps o ù le président Burnham comptait sur « la mobilisation intellectuelle et morale du peuple » et sa politique d'alliance avec « les pays qui partagent les mêmes idéaux de paix, d’égalité et de justice sociale » pour assurer le développement économique de son pays est bel et bien terminé.Alors premier ministre, M.Hoyte affirmait que « le capital étranger a prouvé son incapacité à agir comme catalyseur du développement » des pays du tiers monde.Aujourd’hui les investisseurs étrangers sont invités par le même M.Hoyte, à devenir des « partenaires dans le développement » sur la base de « l’intérêt mutuel ».Celte ancienne colonie britannique a hérité d’une économie basée sur le riz, la bauxite et le sucre et a été durement frappée dernièrement par la chute des cours mondiaux de ces deux derniers produits.MaisM.Hoyte reconnaît que des erreurs ont été commises sur le plan interne dont « il convient de tirer les enseignements » en évitant notamment de « tomber dans le piège qui consiste à copier les expériences d’autres pays », et que la politique « coopérativiste » n'a guère donné de résultats.« Nous devons diversifier notre économie, d’une part en développant de nouvelles activités économiques et, d’autre part, en utilisant nos ressources traditionnelles pour créer de nouveaux produits», a-t-il déclaré.C'est au développement de ces nouveaux secteurs, parmi lesquels il a cité ceux de l'exploitation de la forêt, l'agriculture non traditionnelle et la pèche, que les investisseurs étrangers sont invités à s’associer.Des discussions sont en cours à ce sujet, mais également pour l’exploitation du pétrole off shore, avec plusieurs compagnies occidentales — brésiliennes, japonaises et canadien nés notamment — avec lesquelles il existe 30 projets de co participation, a affirme M.Hoyte.Pour le Parti progressiste du peuple (PPP), prosovietique, principal parti d’opposition, dirigé par l'ancien premier ministre, M.Cheddi Jagan, M.Hoyte s’est plié au « diktat » du Fond monétaire international (FMI) et développe une « stratégie pro-im-périaliste » qui mène à une « néodépendance ».Selon des sources diplomatiques, M.Hoyte a refusé dernièrement de recevoir une mission cubaine de haut niveau venue s'enquérir des changements de politique, tandis que la Bulgarie aurait gelé un plan d’aide économique.Farouche partisan de l’indépendance nationale, M.Hoyte souligne que « le Guyana ne se laissera dicter sa politique ni par l’Est, ni par l’Ouest ».Signe des temps sans doute, un an après le décès du président Burnham son corps, envoyé à Moscou pour y être embaumé, n’a toujours pas été rapatrié.Le Nicaragua n’est pas Cuba NEW YORK (AFP) - Le Nicaragua n’a pas l’intention d’imiter les modèles cubains ou soviétiques et sa « révolution ressemble plutôt à celle du Mexique à ses débuts », affirme le président nicaraguayen, M.Daniel Ortega, dans une interview publiée hier par l’hebdomadaire américain Time.« Politiquement, nous avons avec l’URSS des relations de respect mutuel et d’indépendance, et Moscou sait que nous avons un régime pluraliste, une économie mixte et une volonté de non-alignement, indique M.Ortega.Il n’y a jamais eu la moindre insinuation que nous devrions rapprocher notre politique des modèles cubain ou socialiste».En matière de défense, « nous ne sommes que l’un des pays auxquels l’Union soviétique fournit des armes, nous n’avons aucune prédilection particulière pour les armes soviétiques », ajoute M.Ortega, qui précise qu’il n’y a pas de bases soviétiques ni de troupes soviétiques au Nicaragua.dique le communiqué, il est impossible d’échanger des messages avec lui ou avec l’archevêque de Cantor-bery.S’adressant au père Jenco, lë Jihad islamique dit : « Vous savez mieux que quiconque que nous ne vous avons chargé d’aucun message (.) et si vous désirez réellement que vos compagnons vous rejoignent, vous et le pasteur (Benjamin) Weir (libéré le 18 septembre 1985 après 16 mois de détention) savez d’où viendra la solution ».Le communiqué ne mentionne pas les exigences du Jihad, se bornant à rappeler qu’elles ont déjà été communiquées.Le pasteur Weir avait déclaré après sa libération que ses ravisseurs exigeaient la liberté pour 17 prisonniers condamnés au Koweit après avoir commis une série d’attentats en décembre 1983.Le Koweit refuse de les relâcher, et le gouvernement américain de négocier.Devant cette impasse, personne ne peut exclure que le Jihad islamique ait secrètement modifié ses demandes.Les « messages » portés par le père Jenco et dont le contenu est resté secret ont pu laisser croire que son attitude changeait.Le ton des déclarations de l’ex-otage à Rome et à Londres était emprunt d’un certain espoir.À Beyrouth même, le bruit recommençait à courir d’une prochaine libération d’un otage américain.C’est peut être ce regain d’optimisme que le Jihad islamique a voulu tuer dans l’oeuf.Au président Reagan, qui déclarait vendredi qu’il avait « toujours foi en la prière » dans l’affaire des otages, le Jihad islamique répond : « Nous vous conseillons de commencer à prier pour le repos de l’âme des otages américains dont les cadavres vont vous parvenir».La publicité qui a entouré la remise des messages par le père Jenco a pu aussi embarrasser le Jihad islamique, estiment les observateurs.Face à des factions intégristes peut être plus intransigeantes que lui, face a l’Iran auxquels les intégristes chiit es libanais sont liés, tout contact avec le « grand Satan » est compromettant.Le Jihad islamique détient encore trois américains : David Jacobsen, directeur de l’hôpital américain de Beyrouth, Thomas Sutherland, 55 ans, doyen de la faculté d’agronomie de l’U niversité américaine de Beyrouth, et Terry Anderson, 38 ans, directeur de l’agence Associated Press pour le Moyen-Orient.Un de ses ota- ges, le journaliste Jeremy Levin, s’est « enfui » en février 1985.Le pasteur Weir et le père Jenco ont été relâchés pour des raisons « humanitaires».Le Jihad islamique affirme avoir exécuté le diplomate William Buckley.Comme pour William Buckley, « la mort sera notre libération » si Washington ne négocie pas, avertissait M.Sutherland dans un message vi déo ramené par le père Jenco.Cette cassette, indique le communiqué, est le seul message du Jihad islamique V guenn fdltrur limité» 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Déjà parus et approuvés par le M E.Manuel 25,95$ ISBN-2-7601-1487-2 (524 p.) Guide de l’enseignant(e) 49,95$ ISBN-2-7601 -1487-2 (460 p.) 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514)849-1112 En vente dans les librairies.Station 168 est.rue Métro-Longueuii Sainte-Catherine Longueuil.Québec Montréal.Québec Tél (514) 677-6525 Tél (514) 861-5647 10 % à 50 de rabais X (Etiriatian-àe-C&ageac fttée.Styles Louis XIII, XIV, XV, )(VI et chinois.Mobiliers de salon, mobiliers de salle à manger, mobiliers de chambre à coucher, bureaux, miroirs, lampes, chandeliers de cristal.4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514)843-6241 5500, chemin Queen Mary 481-3589 Fermé le lundi avant-midi Ouvert tous les jours de lOh à I7h.La présence soviétique préoccupe les États du Pacifique Sud SYDNEY (AFP) - L’accroissement de la présence soviétique dans le Pacifique Sud sera l’un des points forts de la réunion, vendredi prochain aux îles Fidji, des dirigeants de la région, estimait-on hier dans les milieux diplomatiques occidentaux à Sidney.Au cours de sa réunion annuelle, le Forum du Pacifique Sud, qui regroupe 13 pays, abordera les problèmes traditionnellement inscrits à son ordre du jour : le nucléaire et l’indépendance des territoires français du Pacifique Sud, mais étudiera aussi cette année la question de l’accroissement de la présence soviétique dans le Pacifique, pré-cise-t-on de même source.En 1985, Moscou a conclu pour la première fois un accord de pêche avec un État du Pacifique — Kiribati — qui dispose d’une importante zone de pêche dans l’océan.L’URSS s’apprête à marquer un nouveau point dans le Pacifique Sud après l’établissement de relations diplomatiques avec Vanuatu, fin juillet, qui pourrait donner aux Soviétiques des facilités portuaires, et alors que les les Fidji et Solomon ont laissé entrevoir la possibilité d’entamer une coopération économique avec Moscou, estiment les milieux diplomatiques occidentaux.L’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ont exercé une influence dominante sur les petits États voisins pendant de nombreuses années, n’ont pas dissimulé leur préoccupation.Au cours d’une récente tournée dans 8 États du Pacifique, le ministre australien des Affaires étrangères, M.Bill Hayden, a déclaré que Canberra ne voyait pas d’un oeil favorable les facilités portuaires offertes aux bateaux de pêche et navires de guerre.Le premier ministre néo-zélandais, M.David Lange, a estimé, pour sa part, que la proposition faite le 30 juillet par le numéro un soviétique, M.Mikhail Gorbatchev, de faire du Pacifique Sud une zone dénucléarisée « n’est pas innocente et fait partie du jeu des grandes puissances » dans la région.Dix des 13 membres du Forum ont déjà signé un traité visant à la création d’une zone dénucléarisée du Pacifique Sud, et quatre l’ont ratifié, soit la moitié du nombre requis pour que ce traité soit applicable et reconnu par l’ONU.Vanuatu, les îles Salomon et les îles Tonga ne l’ont pas signé.M.David Lange Selon les milieux diplomatiques occidentaux, une lutte serrée devrait opposer partisans et adversaires d’une éventuelle proposition du Forum pour l’inscription du territoire français de Nouvelle-Calédonie à la Commission des Nations unies pour la décolonisation.Un débat devrait également avoir lieu pour décider s’il convient d’accorder le statut officiel d’observateur au Forum au Front de libération national Kanak socialiste (FLNKS) qui demande l’indépendance pour la Nouvelle-Calédonie, a-t-on indiqué de même source.« Nous estimons que le Forum est pour les États membYes indépendants », a déclaré un porte-parole du gouvernement australien, qui a rappelé l’opposition de son pays à l’octroi d’un statut d’observateur officiel au FLNKS ainsi qu’à M.Gaston Flosse, secrétaire d’État français pour le Pacifique Sud et président du gouvernement territorial de la Polynésie.M.Gaston Flosse est attendu aux îles Fidji pour l’ouverture du Forum où il entend demander le statut d’observateur.La France sera sûrement critiquée au cours de la réunion pour avoir différé l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et pour sa volonté manifestée de poursuivre ses essais nucléaires souterrains à Mururoa.Quatre essais nucléaires ont eu lieu à Mururoa depuis le début de l’année, rappelle-t-on.Le premier ministre français, M.Jacques Chirac, a réitéré les positions de la France le mois dernier, lors d’un entretien à Paris avec le premier ministre des îles Cook, sir Thomas Davis.Les dirigeants du Pacifique Sud devraient également évoquer l’implication pour la défense de la région des dissenssions actuelles entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.¦MgglHRIg Provincial Tirage du 01-08-86 NUMÉROS LOTS 3666652 500 000$ 666652 50 000$ 66652 1 000$ 6652 100$ 652 25$ 52 10$ 3 7 15 29 33 35 01-08-86 no complé- f O mentaire ¦ O GAGNANTS LOTS 6/6 3 105 011,30$ 5/6+ 8 7 000,70$ 5/6 285 245,60$ 4/6 7 492 34,50$ Mise-tôt 462334 GAGNANTS LOT 303 165,00$ Ventes totales: 1 562 659,00$ Prochain gros lot 200 000,00$ approx.Semaine du: 28-07-86 3 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 383 945 026 994 384 557 4 5326 2869 1006 1138 3894 8572 Tirage du 01-08-86 NUMÉROS LOTS 996108 50 000$ 96108 5000$ 6108 250$ 108 25$ 08 5$ 99610| 1 000$ 9961 m 100$ 996BH 10$ Tirage du 01-08-86 NUMÉROS LOTS 988331 250 000$ 88331 2 500$ 8331 250S 331 50S 31 I0S Numéros non-décomposablcs 532225 930698 488342 25 000$ Numéros mobiles 70356 2080 223 2 500$ 250$ 50$ Sias Tirage du 02-0B-86 u A 8 14 21 wÊÊÈÊkËÊÊ 1 24 38 47 no complé-mentaire mW OAGNANTS LOTS Prochain tlraga: 06-08-86 Gros lot (approx.): 3 500 000,00 $ 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 0 4 304 1S123 281 845 2 087 023,90$ 197107,80$ 1983,30$ 76,60$ 10,00$ Ventes totales.16 569 513,00 $ Vous pouvoz miser jusqu’à 20 h 00 Is jour du tlrago.Super Loto Tirage du 03-08-16 NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 1275954 1 000 000$ 2080449 1000000$ 275954 100000$ 080449 100000$ 75954 $000$ 80449 $000$ 5954 250$ 0449 2S0$ 954 50$ 449 $0$ 54 10$ 49 10$ Le billet donne droit à deux tirages consécutifs.Laa modalité» d’ancalsaamant daa btllata gagnant* paralaaant au varao des billet» En cas d* disparité antr* cette date d* numéro* gagnant* at la Hat* officiait*, catta dernière a priorité.ê 4 Le Devoir, lundi 4 août 1986 ¦ 3 En Abitibi-Témiscamingue Les fossoyeurs du féminisme peuvent aller se rhabiller FEMININ PLURIEL CAROLE BEAULIEU ROUYN-NORANDA — Plus de trois heures déjà que nous discutons et aucune des seize femmes présentes à cette table ronde du DEVOIR n’a prononcé le mot « essoufflement ».Les fossoyeurs du féminisme peuvent aller se rhabiller.En Abitibi-Témiscamingue, le mouvement des femmes ne s’est jamais mieux porté.Au coeur de l’été, à quelques semaines d’un automne qui annonce pourtant le gel du financement des organismes communautaires, alors que bon nombre de groupes de femmes du Québec s’interrogent sur l’avenir de leurs luttes, le mouvement des femmes d’Abitibi-Temiscamin-gue ignore la morosité.« S’il faut être plus innovatrice, on le sera, lance Marie Saint-Germain, conseillère municipale de Val d’Or.Mais on ne va pas s’arrêter.On a gagné déjà.On gagnera encore.» À 638 kilomètres de Montréal, isolées dans une enclave de mines et de forêts, les femmes du Nord-Ouest québécois ont créé, au cours des dernières années, le plus jeune réseau d’organismes de femmes de la province.En moins de six ans, les Abitibiennes et les Témiscamiennes ont repris le ret ard accumulé et fait surgir, dans ce pays d’hommes, des garderies, des maisons d’hébergement pour femmes violentées, des services de main-d’oeuvre, des collectifs féministes.Même les chauffeurs de taxi connaissent les maisons d’hébergement ! « Nous sommes la première génération de femmes nées ici », explique .lacynthe Tessier, militante d’une maison d’hébergement.« Je pense que c’est pour ça que nous travaillons aussi fort pour nous organiser.» Comparativement au reste de la province, les militantes d’Abitibi sont jeunes.Des groupes entiers sont animés par des jeunes femmes de moins de 30 ans, parfois célibataires, souvent mères de famille.Leurs tactiques d’opposition aux spectacles pornographiques présentés dans certains établissements de la région ont fait école et sont souvent citées en exemple par le Conseil du statut de la femme (CSF).Le Regroupement des femmes d’Abitibi-Témiscamingue, véritable table de concertation itinérante, fait l’envie d’autres régions, aux prises avec des distances moins importantes que celles qui séparent les villes du Nord-Ouest et pourtant incapables de faire vivre un regroupement.Non contentes d’avoir rattraper le reste du Québec, les femmes du Nord-Ouest font de plus en plus l'actualité féministe.Défiant la distance et la tradition qui veut que tous les grands rassemblements se déroulent à Montréal ou à Québec, elles ont organisé en avril dernier, à Rouyn-Noranda, un colloque sur « l’intervention féministe ».Plus de 400 femmes, la moitié venues de d’autres régions, ont parcouru des centaines de kilomètres pour se retrouver au Motel Alpin de Noranda, les 4,5 et 6 avril.« Un colloque bronco, en a dit Suzanne Jacob, parce qu’il veut changer les règles du jeu».Les organisatrices qui n’espéraient que 300 participantes ont même dû refuser des inscriptions.« Je crois qu’on est tombé sur la bonne question, au bon moment, explique Nicole Desgagnés, Tune des organisatrices.Chose certaine, on a fait la preuve qu’on pouvait organiser des choses.» Le rapport final de la rencontre, paru la semaine dernière, témoigne de la vigueur des débats qui, à certains moments, ont profondément interrogé le rapport entre l’Etat et les groupes de femmes.Dans le Nord-Ouest comme ailleurs, rappelle Myriam Bouchard, une enseignante abitibienne, les institutions sont plutôt réfractaires au changement.Les groupes ont mis des années, raconte-t-elle, à obtenir que le milieu scolaire reconnaisse la Journée internationale des femmes.Cette année, pour la première fois, la polyvalente d’Amos marquera le 8 mars.Tout ne va donc pas pour le mieux à l’ombre des cheminées du deuxième plus important pollueur canadien, la fonderie Noranda.La grande majorité des Abitibiennes sont exclues des secteurs d’activité dont dépend toute la région: les mines, la forêt, l'agriculture.Toute la région de T Abitibi-Témiscamingue n’a qu’une seule garderie en milieu scolaire.La région est sous-équipée en services sociaux.Les cheminées de Tusütte Noranda cradient des polluants qui se retrouvent dans le carré de sable des enfants « Les besoins sont tellement aigus ici, explique Myriam Bouchard.Je pense que c'est pour ça qu’on s’organise plus vite.Lés femmes se mobi lisent par nécessité.» De Senneterré à Rémigny, en passant par Taschereau et toutes ces autres petites villes mono-industrielle, les femmes du Nord-Ouest pré parent leur participation au prochain sommet socio-économique de la région.Elles comptent y faire valoir, entre autres, rapport de leurs groupes à l’économie de là région.L’autonomie financière, priorisée par le mouvement, prend une signification toute particulière en Abitibi: les femmes doivent faire face à la stagnation, peut-être même à la baisse du niveau d’emplois dans le domaine des services où elles sont concentrées et se confronter aux secteurs d'emplois masculins pour y trouver quelques ouvertures: préposée aux cours à bois, réparatrice de machines fixes, chauffeures de camions.A peine ouvert depuis un an, le service externe de main-d’oeuvre d’Amos a déjà traité plus de 300 dossiers.La seule et unique travailleuse du service ne sait plus où donner de la tête.Coupée des centres de décisions politico-économiques par des centaines de kilomètres par-delà le Parc de La Vérendrye, les femmes d’Abi-tibi Témiscamingue n’ont pas tendance à « attendre ».« Elles s'organisent ; mais l'organisation à ses limites », dénonce Myriam Bouchard.La région esl fortemenl sous-équipée, particulièrement en matière de services sociaux.Les travailleurs sociaux sont tellement débordés que le taux de roulement de personnel atteint un record de 70 %, affirme Marie Saint-Germain.Les femmes du Nord-Ouest ne s'illusionnent pas sur la volonté des gouvernements centraux de répondre à leurs besoins.Québec, racontent-elles avec rage, a récemment nommé la déléguée régionale au Conseil du statut de la femme (CSF) sans même consulter les groupes de la région.Le nouveau règlement sur les programmes d'accès à l’égalité ne touche que les entreprises de plus de 50 employés, déplorent-elles.« Toute la région vit des petites et moyennes entreprises.Des entreprises de plus de 50 employés, on en trouve presque pas ici.Alors les femmes d’ici ne sont pas prêtes de voir les effets de ces programmes.Encore une dé cision qui néglige entièrement la réalité des régions.» Il faut donc, disent-elles aujourd'hui, mieux s'organiser au plan poli-t Ique.Finie l'époque où chaque petit groupe allait voir le député pour quêter quelques dollars de subventions.Derrière les murs du Cabaret de la dernière chance, à Rouyn, comme dans les bureaux du CSF sur la rue Principale, des femmes parlent de plus en plus d’un organisme régional de lobby, de revendications communes.« Les questions de femmes ne sont pas un poids social, insiste Marie Saint-Germain, c’est un investissement social.C’est ça le message qu’on doit faire passer.» Ottawa interdit l'usage d'un nouvel hallucinogène: le MEM OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a décidé d’interdire la fabrication, la vente ou la possession d’un nouvel hallucinogène dangereux appelé MEM.Bien qu elle soi! environ vingt fols plus puissante que le haschisch, cette drogue est beaucoup moins forte ou’une dose égale de LSD.Elle représente l’une des nombreuses drogues de fabrication artisanale qui envahissent les marchés illicites nord américains Cet hallucinogène fait maintenant partie de la liste des stupéfiants Interdits au Canada en vertu de la Loi sur les aliments et drogues Des autorités avaient découvert la nouvelle drogue au cours d’une perquisition, à Ottawa, au mois de mai dernier Dès lors, des officiels du ministère de la Santé ont entrepris des démarches pour que le gouvernement déclare ce stupéfiant illégal.Le gouvernement a donné son aval à cette Initiative, jeudi dernier.Des chimistes réuslssent à créer des drogues de la sorte en modifiant la structure moléculaire d’une stupéfiant illégal connu.Grèce ft cette expérience, ils obtiennent une drogue qui n’est pas subordonnée aux lois actuelles.Le Québec souffre d’une carence de ressources alternatives en santé mentale ROLLANDE PARENT (PC) — Quand on en parle c’est pour dire qu’il y en a peu et qu’assu-rément il en faudrait davantage.Les ressources alternatives en santé mentale ont émergé dans la communauté québécoise sous l’impulsion de gens de bonne volonté qui déploraient la rareté des moyens mis à la disposition de ceux qui quittaient l’institution ou l’hôpital psychiatriques après y avoir reçu dès soins.Celui qui à été hospitalisé pendant quelques semaines, voire quelques mois, ne peut pas ou ne veut pas toujours retourner dans sa famille ou contacter son réseau d’amis d’avant la crise.Peu d’argent en poche et sans travail, les émotions à fleur de peau, il a manifestement besoin d’aide.Les centres de jour, les groupes de rencontre, les familles d’accueil,les maisons de transition et les coopératives de travail peuvent alors faire toute la différence.La différence entre la réhospitaüsation à court terme et la réinsertion graduelle dans la communauté.Cette heureuse issue n’est cependant pas le lot du plus grand nombre.Les milieux de la santé mentale ont même trouvé une expression pour décrire ce qui arrive trop souvent: le syndrome de la porte ouverte.Les étapes sont généralement les suivantes: une personne éprouve un problème psychologique aigu; elle est aidée par la famille et les amis qui lui suggèrent de réclamer l’aide du Centre local de santé communautaire.Si la situation ne s’améliore pas ou si la crise s’amplifie au cours du week end ou en dehors des heures de bureau, elle se rend à l’urgence où elle est traitée.Une fois de retour dans son milieu, souvent sans suivi professionnel, le problème ressurgit à plus ou moins brève échéance et nécessite une ré-hospitalisation.La sortie de l’hôpital et la réadmission peu de temps après, voilà ce qu’est le syndrome de la porte ouverte qui a toutes les allures du cercle vicieux.Cette réalité semble si courante que l’Association canadienne pour la santé mentale, division du Québec, a convoqué un colloque sur le sujet les 10, 11 et 12 septembre prochain à Montréal.Les bénévoles et les ex-pa-tients sont invités à se joindre à ceux qui travaillent dans le secteur de la santé.Le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec rejoint 28 groupes offrant des services novateurs, en marge du réseau officiel de la santé et des services sociaux.Y sont offerts des services d’entraide visant à contrer l'isolement et à favoriser la réinsertion sociale et au travail, des services d’hébergement, d’information et de sensibilisation et de défense des droits.Un porte-parole du Regroupement, M.Paul Morin, insiste sur le fait que toutes les ressources sont sans but lucratif.Elles se financent à coup de subventions arrachées une à une du côté de Centraide, du ministère de la Santé et des Services sociaux ou des centres régionaux.Les salaires sont souvent assurés par des programmes gouvernementaux du type Canada au travail.Le personnel est constitué d’une poignée de permanents, non syndiqués, et d’un bon nombre de bénévoles ayant à coeur l’amélioration des conditions de vie des personnes aux prises avec une détresse émotionnelle.La plupart des conseils d’administration ae ces groupes comportent des personnes psychiatrisées plutôt que des fonctionnaires qui ont une connaissance livresque des problèmes et peu de liens avec les groupes communautaires.Une première enquête partielle menée par le Regroupement a mis en lumière que ce n’est pas l’attrait financier qui incitent les gens à travailler en santé mentale dans les groupes communautaires.Loin de là.Un seul professionnel à temps plein, formé à l’université, gagne plus de $ 30,000 annuellement alors que la plus forte proportion des employés reçoit entre $ 15,000 et $ 25,000.Les services offerts par ces groupes communautaires, appelés « structures intermédiaires » dans le jargon du milieu, entrent parfois en compétition avec de semblables existant dans le réseau officiel de la santé et créés à la suite d’une décision administrative.Cela ajoute aux difficultés d’obtenir des subventions pour les groupes sans but lucratif issus de communauté.Il y a quatre ans maintenant, le ministère de la Santé et des Services sociaux prélevait la somme de $ 2.5 millions sur les budgets de quatre hôpitaux psychiatriques de la région montréalaise, soit Douglas, Riviere-des-Prairies, Louis-U ippolyte-Lafontaine et Pinel, pour les consacrer au financement pendant cinq ans des ressources alternatives de cette même région.Selon M.Morin, les groupes qu’il représente doivent jouer des coudes constamment pour avoir leur part du gâteau et éviter que tout l’argent disponible n’aille aux services offerts dans les « structures intermédiaires ».Mais dans un contexte de désengagement de l’État, M.Morin estime que les ressources alternatives communautaires sont dans une conjoncture favorable car elles coûtent moins chères que les ressources institutionnelles.Ce qui le reste songeur c’est la capacité de la société québécoise à créer des services communautaires suffisants pour répondre aux besoins des gens en détresse.A ce sujet, Tanthropoloque Gilles Bibeau de l’Université de Montréal écrivait récemment dans la revue Santé mentale au Québec qu’il était inquiet du petit nombre de groupes alternatifs existant au Québec.Il faisait valoir que seules les sociétés qui possèdent les caractéristiques suivantes sont génératrices de groupes alternatifs qui compétition-nent vraiment les structures officielles.« Il faut d’abord que la société soit idéologiquement polarisée et qu’on y débate des avantages que présentent divers projets sociaux ; il importe de plus qu’on soit dans une société dans laquelle le gouvernement favorise une véritable idéologie de participation de la part de la population, et enfin il doit exister une tradition d'implication sociale au sein de la société dans laquelle on compte voir se développer des structures alternatives», a-t-il écrit.dans sa tournée des institutions hospitalières, prévue cet automne, fera-t-elle quelques incursions du côté des services alternatifs ?Assurément, plusieurs y venaient une reconnaissance, au moins symbolique.des efforts qu’ils déploient, avec de maigres ressources financières au profit des moins forts.La ministre Thérèse Lavoie-Roux Trois expériences ROLLANDE PARENT (PC) — Les ressources alternatives en santé mentale font un travail formidable auprès d’ex-patients psychiatriques.Bien qu’en nombre insuffisant, souvent méconnus, les groupes alternatifs sont présents dans toutes les régions du Québec.En Abitibi-Témiscamingue, dans la ville de Malartic, on retrouve le Groupe Soleil, lieu d’information et de rencontre à l’intention de ceux qui ont reçu des soins psychiatriques à l’hôpital de Malartic.À Jonquière, le centre de rencontre l’Escale accueille ceux qui ont véçu et vivent encore des détresses émotionnelles.11 s’agit plus souvent qu’autrement de patients de l’Institut Roland Saucier, de Jonquière.À Verdun, le Projet PAL vient en aide aux ex-patients psychiatriques de la région du Sud-Ouest de Montréal désireux de se réinsérer dans la communauté.Le Groupe Soleil est né de l’initiative de personnes ayant été hospitalisées et qui à la sortie se retrouvaient seuls.Seuls pour se chercher un logement, pour parler, pour faire des projets, en un mot pour continuer à vivre.Les activités de cette quarantaine de personnes sont relativement simples mais combien importantes pour elles.Réunies au sous-sol d’une église, elles apprennent à se connaître et à établir d’authentiques relations sociales en jouant des rôles sociaux semblables à ceux de la vie quotidienne.Le Groupe Soleil permet a ses membres en traitement ou en réadaptation de cheminer vers l’autonomie.Il sert d’intermède entre l’institution psychiatrique où tout est réglé et la vie autonome dans la communauté.Des animateurs bénévoles et un travailleur social supportent le Groupe Soleil.Dans la région du Saguenay, le centre de rencontre L’Escale accueille quotidiennent de quinze à vingt personnes psychiatrisées, ex-psychiatriées ou vivant des problèmes d’ordre émotif.La plupart d’entre eux sont bénéficiaires d’aide sociale, habitent soit en chambre, chez leurs parents ou en famille d’accueil.Les hommes sont en plus grand nombre que les femmes; la moyenne d’âge va de 25 à 35 ans; plusieurs sont sans emploi et certains n’ont pas complété leur secondaire.Diverses activités sociales, culturelles et artisanales facilitent les contacts entre les animateurs et les participants.Quatre représentants des usagers siègent au conseil d’administration.À L’Escale les gens se font des amis et sont certains qu’ils ne seront pas jugés s’ils ont des tremblements ou des réflexions bizarres.Les animateurs du centre de rencontre considèrent ceux qui fréquentent le centre comme des personnes à part entière et non comme un malade avec des symptômes et des manies.Le centre a ouvert ses portes en mars 85.Plusieurs hospitalisations et réhospitalisations ont depuis été évitées.Certains usagers ont repris leurs études; d’autres ont quitté leurs familles d’accueil pour vivre en appartement alors qu’un petit nombre est retourné sur le marché du travail.L’Escale souhaite avoir les moyens financiers d’offrir des services d’hébergement à court terme et de dépannage en situation de crise.Le Projet PAL de Verdun offre de nombreux services: défense des droits des ex-patients psychiatriques, club social, soutien individuel autant pour la recherche d’un logement que pour le magasinage, service de placement, activités culturelles, sociales et éducatives, maison de transition.Les usagers des services de PAL sont majoritairement des ex pa tients psychiatriques bénéficiaires de l’aide sociale.PAL a un budget annuel de fonctionnement de $ 240,000 obtenu par l’addition de subventions originant de Centraide, du ministère de la Santé et des services sociaux et du Conseil régional.Rien n’est facile pour les groupes alternatifs qui doivent mettre beaucoup d’énergie à assurer leur survie financière.Comme les besoins sont grands non seulement doivent-ils remplir leur mandat initial mais voir aussi à mettre sur pied d’autres services afin d’évoluer avec leur clientèle et répondre plus spécifiquement à leurs besoins.Les vestiges des bateaux à vapeur de la Molson Line Le John Molson II, laboratoire d’archéologie flottant, fouille tous les printemps les vestiges des premiers vapeurs du Saint-Laurent.JOHN MOI SON LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL Tous les printemps, depuis trois ans, un bateau plat vient se placer a l’ancre dans ce qui reste d’un chenail presque comblé entre l’île Sainte-Marguerite et nie Charron.Il y reste quelques semaines, puis s’en retourne d’ou il est venu.Le John Molson est un laboratoire flottant d’archéologie subaquatique au service du Comité d’histoire et d’archéologie subaquatique du Québec.Depuis quelques années, le Comité s'intéresse aux premiers vapeurs du fleuve Saint-Laurent, mis à l’eau à partir de 1809 par la Molson Line.Aux abords de l'île Sainte-Marguerite, aussi connue autrefois sous le nom d’île Molson, se trouvait le lieu d'hivernement, et d'abandon, semble-t-il, des navires de la flotte des Molson.Les chercheurs du comité ont repréré des épaves qui, selon les Indications recueillies après trois campagnes de fouilles, ont appartenu a des vapeurs.S’agit-il du Swiflsure, le second vapeur de la flotte, comme on l’espérait en ouvrant ce chantier archéologique ?Le professeur Jean Bélisle, de l’université Concordia, et André Lépine ne peuvent encore répondre ; les mesures ne sont pas encore définitives.« Même après deux saisons de fouilles, l'identité de l'épave Molson /, comme nous l'avons baptisée, demeure toujours inconnue » lit-on dans le rapport des travaux.« Elle recèle cependant de nombreuses réponses aux questions que nouij nous posons.Ces réponses que ne seront obtenues qu’après plu- sieurs campagnes de fouilles nous aiderons peut-être enfin à comprendre comment les charpentiers de marine vont adapter la technologie de construction des voiliers à celle des vapeurs.» Le passage de la voile à la vapeur a complètement transformé l’art de construire des navires et de les piloter.Or, cette transformation, si fonda mentale qu’elle ait été, reste fort peu documentée.Il subsiste peu d’illustrations et, croit-on, aucun jeu de plans des tous premiers vapeurs construits à Montréal au début du XIXe siècle.Le témoignage que récoltent petit à petit les chercheurs du Comité d’histoire et d'archéologie subaquatique devient capital dans la constitution d’un corpus de connaissances sur une période char nière dans l’histoire maritime du pays.Outre les épaves dont il faudra extraire patiemment tous les renseignements, le Comité a porté son effort de recherche sur Torganisatiuon du chenal et de Tile Sainte Marguerite.Si l'endroit a bel et bien été un lieu d’hivernement, Il y avait peut-être aussi un chantier de réparation, des quais et autres structures liés à la presence de navires.Les recherches dans les archives de la famille Molson devraient, espère-t-on, donner des indications in téressantes de l’état de l’Ile à l'époque où les Mol sons y avaient une habitation et plusieurs autres bfttimenLs.Louis Hémon — Pour souligner la première saison du musée Louis Hémon, ae Péribonka.le con servateur, M Gilbert Lévesque, a lancé ici la publication du journal de voyage de l'auteur de Maria Chapdelaine Itinéraire de Liverpool à Québec, publié dans la collection Calligrammes du cercle culturel Quim-perols, est on texte peu connu et peu diffusé de Louis Hémon, texte charnière entre ses écrits eu ropéens et ses écrits canadiens L'ouvrage est en vente au musée Louis Hémon, 700, Maria Chapdelaine, Péribonka, QC, G0W 2G0.Gobeil prêt à discuter avec < Pc ) — A la veille de la reprise des négociations entre l’Etat québécois et ses 300,000 salariés, le président du Conseil du Trésor, M Paul Gobeil déplore uue le gouvernement et les syndicats n'entretiennent pas de Consultations continuelles.« Comme dans les entreprises, les parties devraient discuter à longueur d'année, afficher de la compréhension d'un côté comme de l'autre », a déclaré M.Gobeil dans une entrevue au quotidien La Presse « Nous n'avons pas besoin d’être des amis Intimes, mais 11 n’y a aucune raison pour être dès ennemis, » poursuit-il.M Gobeil prétend que de telles consultations sur une base régulière permettraient aux deux parties d'afficher une meilleure compréhension de leurs problèmes respectifs.Tout en se défendant bien de romouvolr la notion de l’Etat-usiness ou Etal-Proviso, avancée dans les médias, le président du Conseil du trésor et membre du comité des sages estime qu'on peut transposer certains principes de management, pris dans le milieu des affaires, à l’appareil gouvernemental Par ailleurs, M.Gobeil considère que l'offre d'augmenla tlon de 3.5 % faite aux 300,000 employés ae l'Etat québécois • n'est probablement pas une offre équitable, mais c'est le mieux que Ton puisse faire en cette année de transition, pour avoir le temps d'apporter certains correctifs».les syndicats M Paul Gobeil 4 ¦ Le Devoir, lundi 4 août 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur: le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Directeur des Paul-André Comeau Lise Bissonnette, Christian Bellavance services administratifs: Jean-Guy Duguay.Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin LE BLE ET LA EN DÉCEMBRE 1979, le président Carter décrétait un embargo sur les exportations de blé et de céréales vers l’URSS.L’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan justififait cette mesure prise un an à peine avant l’inauguration du premier mandat présidentiel de Ronald Reagan.Août 1986, l’actuel président des États-Unis autorise la vente de quatre millions de tonnes de blé à l’URSS grâce a des subventions très généreuses.Envolées les diatribes contre le régime soviétique, oubliées les exhortations contre la subvention des exportations, balayées les protestations des pays alliés: Washington en revient au jeu brutal et simple de la politique.La politique envisagée sous ses deux volets : interne et étranger.Impossible de comprendre la mécanique à la base de la décision, arrêtée vendredi par le président Reagan, sans mettre entre parenthèses les effets incantatoires de la rhétorique et de ses habits idéologiques.Dans toute cette affaire qui soulève une belle colère de ce côté-ci de la frontière, mais aussi chez les autres pays céréaliers, à commencer par l’Australie, personne n’oserait nier l’importance des prochaines élections américaines.Pour empêcher le président de perdre, à la faveur du scrutin de novembre, sa majorité au Sénat, les stratèges du Parti républicain et certains sénateurs ont dégagé une conclusion facile de l’arithmétique électorale.Les deux tiers des mandats sénatoriaux à pourvoir à cette occasion proviennent d’États ruraux où prédomine la culture céréalière.Il faut donc motiver la ferveur républicaine dans ces États.Relancer les exportations de blé vers l’URSS, quitte à subventionner la transaction, la formule est simple.Trêve de toute autre considération, la voix du bulletin électoral a vite trouvé preneur à la Maison blanche.On connaît les détails de la manoeuvre.Les fermiers américains sont incapables d’écouler sur les marchés étrangers leur surplus de céréales, car les prix mondiaux sont, une fois n’est pas coutume, inférieurs aux cours intérieurs américains.Qu’à cela ne tienne, grâce aux subventions fédérales, les producteurs américains pourront maintenant concurrencer les autres pays et vendre à l’URSS.Deux volets du discours présidentiel passent ainsi à l’arrière-plan.En cette année d’élections, il n’est plus question de laisser jouer les seules lois du marché.Il faut venir en aide aux fermiers menacés de faillites.De même, un voile pudique POLITIQUE — disons plutôt: électoral — recouvre une autre dimension de cette entreprise.En subventionnant ainsi cet achat de blé par les dirigeants de l’Union soviétique, le président Reagan vient indirectement à la rescousse des finances de l’URSS.C’est d’ailleurs l’argument, inutilement agité par le Secrétaire d’État, M.Schultz, pour contrer la ratification par le président du projet de législation en ce sens.On est décidément loin de la rhétorique anti-communiste qui fleurissait à la Maison Blanche, il y a tout juste quelques années.Les échéances électorales font taire les relents de pieuse vertu.Sur le plan international, la décision présidentielle est intervenue le lendemain du refus de la Communauté européenne d’accepter, dans le cadre des travaux préparatoires de la nouvelle ronde du GATT, une série de propositions soumises par les États-Unis précisément dans le domaine agricole.En un tour de main, ce qui était honni hier — entendons par là, à titre d’exemple, les ventes à l’URSS de beurre subventionnées par la CEE — est aussitôt adopté et pratiqué avec une joyeuse allégresse par le gouvernement des États-Unis.Justification officielle: il s’agit de permettre aux agriculteurs américains de retrouver leur place sur le marché international.C’est donc le vieux contentieux entre l’Europe du Marché commun et les États-unis qui refait surface.Durant des années, les Américains ont vertement reproché à la Communauté européenne sa politique de subventions à l’exportation.Il s’agissait alors pour la CEE de lutter, sur les marchés internationaux, contre les prix nettement inférieurs des céréales et autres denrées agricoles produites aux États-Unis.Depuis peu, la tendance s’est inversée.Les prix agricoles américains sont devenus nettement plus chers.La technique de la subvention, contraire aux lois du marche lorsque pratiquée par les Européens, est maintenant hissée au rang d’adjuvant des agriculteurs américains.Dans cette perspective, les protestations, téléphoniques et autres, du premier ministre du Canada n’ont pas pesé lourd dans le balancier de la politique de la Maison Blanche.« Dear Ronald » ou on, de l’autre côté de la frontière, on avait d’autres chats à fouetter.Pendant ce temps, les négociateurs des États-Unis et du Canada peuvent bien s’affronter à la balle-molle.À Washington, les affaires sérieuses ne peuvent attendre la conclusion d’un accord de libre-échange.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Entre elle et lui, l’argent LA COUR SUPRÊME du Canada, sous la signature du juge en chef Brian Dickson, vient de rendre en matière de partage des biens entre conjoints une décision non seulement équitable, mais fort importante pour l’avenir économique des ménages.Le tribunal avait déjà reconnu à l'épouse de fait le droit d’avoir une part du patrimoine de son conjoint auquel elle avait contribué au cours de leur vie commune, même si elle n’y avait aucun titre reconnu.Les juges avaient à bon droit fait prévaloir un principe d’équité dans le partage de biens qui avaient été acquis avec le concours de la femme autant que de son conjoint.Le jugement rendu la semaine dernière va plus loin, en donnant à l’épouse de fait, qui a simplement participé à l’entretien et au maintien du patrimoine dont son conjoint était seul propriétaire, et sans y avoir apporte une plus-value, le droit d’en recevoir une part.Mary Sorochan, après 42 ans de vie commune sur la ferme, et maintenant retirée à 71 ans dans un foyer, pourra laisser un héritage à ses enfants.Même si les juges de la Cour suprême ont été unanimes à endosser l£ décision rendue par le juge en chef, la question n’allait pas de soi, puisque déjà la Cour d’appel d’Alberta avait estimé que le patrimoine appartenait en entier au conjoint quand Mary vint vivre avec lui et qu’on ne pouvait lui en enlever une artie pour la donner à elle.Le tri-unal avait en somme suivi une logique purement juridique, comme les juges sont tenus le plus souvent de le faire.Entre l’équité et le droit tel qu’il est établi dans les lois et les contrats, c’est ceux-ci qui prévalent, non celle-là, car autrement on substituerait l’arbitraire des juges à la sécurité des instruments juridiques, si étroits et parfois injustes qu’ils paraissaient.Telle est la philosophie commune ; heureusement, elle souffre des exceptions.Ceux et celles qui ont été désavantagés par un système juridique insuffisant ou inéquitable seraient, autrement, condamnés à attendre la loi juste, qui vient souvent trop tard.Avec la présente affaire, le principe d’équité qui a rallié la Cour suprême va avoir un effet important non seulement sur la question du partage de l’héritage — un conjoint peut-il déshériter complètement son partenaire ?— mais sur celle des rapports économiques entre conjoints de fait.Même si le principe de la liberté du testament continuait de prévaloir dans notre régime des biens — comme on peut le souhaiter, malgré la campagne mal avisée de certaines féministes —, les tribunaux pourront désormais, dans les cas d’abus flagrant, apporter un tempérament aux volontés du défunt.Mais surtout, dans une société où les unions se font et se défont à la chaîne, et où les parentés multiples vont poser des difficultés complexes pour les conjoints et les enfants, le principe d’équité dans le partage des biens pourra rétablir la justice et la sécurité économique, là où le caprice ou l’imprévoyance risquait de causer un tort immérité.La Chambre des notaires proposait l’an dernier un projet de « contrat de concubinage ».Autant que l’expression, l’idée semblait audacieuse ou fort peu morale, suivant l’école à laquelle on appartient.En réalité, quels que soient les liens noués et dénoués entre lui et elle, bien des couples n’ont pas le réflexe de passer de telles conventions.La justice à l’égard de l’un et de l’autre exige néanmoins qu’on avise en équité, quand vient l’heure du partage des biens.On peut souhaiter qu’elle et lui, en matière d’argent comme de sentiments, restent libres de leurs choix.Entre les hommes et les femmes, cependant.la liberté a penché fort inégalement dans plus de cas que n’en verront jamais les tribunaux.Quand les lois des parlements sont muettes, il revient aux juges de parler.La Cour suprême l’a fait en donnant un exemple à suivre.— JEAN-CLAUDE LECLERC Net rapprochement Paris-Madrid CERTAINES rencontres n’ont pas besoin d’être longues pour être porteuses de sens.M.Jean-Bernard Raimond, chef de la diplomatie française, ne sera pas resté à Madrid, le mercredi 30 juillet, plus de cinq heures.Sa visite confirme et prolonge la qette détente intervenue au début de 1984 dans les relations franco-espagnoles.Avant de regagner Paris, le ministre des Affaires étrangères a pu se féliciter de l’« excellent climat » dans lequel s’étaient déroulées ses conversations avec son collègue, M.Francisco Fernandez Ordonez.Ce résultat n'a pas de quoi surprendre, compte tenu des gestes faits ces derniers temps par Te gouvernement Chirac.Mais il est reste que celui-ci avait beaucoup à faire pour calmer les appréhensions nées outre-Pyrénées de son action à la tête du gouvernement en 1974-76 et de son altitude pendant la dernière campagne électorale.Très hostile jadis à l’adhésion de l’Espagne à la ( : E E.Il avait demandé l’niver dernier encore que les conditions de son admission fussent renégociées.Depuis son arrivée à Matignon, le premier ministre semble avoir totalement oublié cette partie de son pro- gramme au point d’avoir soutenu Madrid lorsque les États-Unis ont menacé l’Europe de mesures de rétorsion, compte tenu des dommages causés à l’agriculture américaine par l’entrée de l’Espagne dans la Communauté.La politique européenne, constituant un point sensible de la cohabitation sur lequel l’Élysée est bien décidé à ne pardonner aucune erreur au gouvernement, il fallait que M.Chirac fasse oublier les maladresses qui ont marqué ses relations avec le chancelier Kohl.C’est pourquoi on le volt, aujourd'hui, aborder le dossier franco-espagnol avec pragmatisme et sens du compromis.On ne s’étonnera pas, dans ces conditions, que M Fernandez Ordonez ait saisi cette occasion de faire valoir deux dossiers qui lui tiennent à coeur.Il s'agit de la politique méditerra néenne de la Communauté, que Madrid souhaiterait moins favorable aux pays du Maghreb dont les productions agricoles concurrencent directement l'Espagne, et la question de la pêche dans le golfe de Gascogne.Là, au contraire, on souhaite que la France ne remette pas en cause les usages qui amènent les chalutiers ibériques dans les zones où les pêcheurs français préféreraient etre seuls.Ces problèmes ne datent pas d'hier, et font partie de ce « tete-à-tête obsessionnel » entre la France et l’Espagne qui faillit plus d'une fois dégénérer en affrontement.Mais, pour y parer, M.Chirac n'a pas reculé devant les grands moyens : à preuve, la série dexpulsions de militants basques installés de ce côté-ci de la frontière et l'arrestation, mercredi, d'un réfugié politique qui est sous le coup d’une demande d'extradition de la justice espagnole.Un couple Chirac-Gonzalez va-t-il émerger de la prochaine visite du premier ministre à Madrid, annoncée pour la fin de cette année ?Le libéralisme de l’un et le socialisme de l'autre ne sont pas si doctrinaires qu’ils les empêchent « a priori » de faire front commun.Mais, compte tenu de la complexité des relations des deux pays et de leurs vieilles implications psychologiques, le moins u'on puisse dire est qu’il y a faudra e part et d'autre beaucoup de constance, et même un peu plus d'abnégation.— LE MONDE LE DEVOIR Lt DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société i responsabilité limitée.dont la siège social est situé au numéro 2ti, rue du Saint-Sacrement, Montréal.M2Y 1X1 il est composé al imprimé par imprimerie Dumont.Division du Groupé Québécor inc .dont les ateliers sont situés au 9130.rue Boivin.LaSalle L'Agence Presse Canedienne est autorisée i em- ployer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor inc .située au 775.bout Lebeau St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR S3 25 par semaine lé samedi seulement - Si 00 Pour information è Montréal 332-3691 é Québec (416)687-2022 Livraison par porteur Edition quotidienne 139S par année 75$ 6 mois 39S 3 mois Livraison par la poste Edition quotidienne 145S par année au Canada 79S 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 644-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0658 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec La belle et la bielle FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE DEPUIS LA dame de fer, à l’affût derrière son pilier, jusqu’à la dame de ciment, Miss Liberty, celle dont on écrit le nom au laser sur tous les horizons, il semble qu’il n’y ait d’espace et d’avenir que pour la femme figée sur son socle de granit ou immuable et inflexible sous son armure, sa cotte de mailles.De la femme autonome à la femme automate il n’y a qu’un pas .mécanique.Déjà allègrement franchi, enjambé.Une disco du centre ville attire la clientèle en exhibant une jeune femme qui, comme mue par un ingénieux rouage interne, adopte les mouvements brefs et saccadés de la poupée mécanique.Fascinante, à force d’irréalité, la belle à la bielle ! Tenue en laisse, ou retenue par un cordon ombilical à l’homme de la Lune, également harnaché dans son scaphandre de l’espace, la vraie fausse femme (ex-libérée) s’exécute.Avec la régularité du métronome, elle pivote à demi sur une jambe et répète inlassablement les mêmes gestes syncopés, comme actionnée par quelque invisible mécanisme d’horlogerie.Scintillante dans son costume en paillettes métalliques — sa façon à elle d’être brillante — reluquée par des clients béats et avides, elle évolue au son d’une musique torrentielle, ahurissante.Elle évolue, froide et indifférente, sous les lasers, à des années-lumière de la convoitise qu’elle suscite, devant un parterre d’Holo-phernes.La femme automate, engendrée par la femme objet, est la nouvelle Galatée qui refait son voyage à l’envers.La nouvelle femme de Loth, une fois satisfaite sa curiosité.Pygmalion a retourné la marchandise et exigé un remboursement, il n’a plus de goût que pour les ordinateurs, sa calculatrice électronique et sa montre au quartz.Le règne de la femme automate arrive au moment où les féministes s’émeuvent devant l’éventualité prochaine de la mise au point de l’utérus artificiel.Vivement le rôle de la statue, les fées n’ont plus soif.Les ogres non plus.L’un des plus célèbres automa-turges, l’ingénieur et mécanicien français Vaucanson, non seulement réalisa, au 18e siècle, de remarquables automates (le joueur de flûte tràversière, le canard artificiel, la joueuse de mandoline) il envisagea aussi la construction d’anatomies mouvantes susceptibles de contribuer au progrès de la médecine.Avec l’utérus artificiel, les embryons congelés, la procréation hors-les-murs, sans l’aide d’un couple « en chair et en âme » (Jacques Dufresne) on y arrive.De la vielleuse de Vaucanson à la femme à la bielle, de l’automate humaine à l’utérus artificiel, tout s’enchaîne comme dirait l’esclave.L’humanité a déjà le doigt dans l’engrenage.Madame est servie.Madame est asservie.La transmission de la vie, ça ne serait bientôt plus de notre.ressort ! LETTRES AU DEVOIR ¦ Remerciements l.ettre adressée à M.Jean-Claude Gobé, député de Lafontaine.LA PRÉSENTE est pour vous remercier, au nom de tous les extravailleurs de la raffinerie de Gulf Canada, limitée, de l’exécutif du syndicat, ainsi qu’en mon nom personnel pour l’implication et le dévouement extraordinaires dont vous avez fait preuve dans le dossier de la raffinerie de Gulf.Le dynamisme et l’honnêteté dont vous avez fait preuve tout au long des différentes étapes de ce dossier ont démontré le très grand intérêt que vous portez aux divers problèmes de votre comté.J’ose espérer que vous maintiendrez cette attitude tout au long de votre mandat et de votre vie politique.— LUC CHOUINARD Association des travailleurs du pétrole.Montréal, 15 juillet ¦ Des pertes inestimables LE QUÉBEC EST une zone sinistrée, une sommaire énumération des dommages le démontre bien.— Augmentation des coûts de production en agriculture et foresterie accompagnée d’une baisse de qualité — Déminéralisation des sols — Dommages à la santé humaine — Dommages aux constructions humaines (véhicules compris) — Empoisonnement de la faune (orignaux) — Impact négatif sur l’industrie touristique — Impact psychologique important notamment chez les jeunes — Importante baisse de rendement de la pêche sportive — Mortalité élevée chez plusieurs espèces aquatiques — Mortalité grandissante dans les espèces feuillues (érable.) — Perte d’emplois dans les secteurs affectés — Perte importante dans la qualité de la vie — Perte importante de croissance annuelle en forêt.Une région qui perd ses attraits touristiques perd du même coup de nombreux emplois.Une forêt qui produit moins emploie moins.Nos lacs et nos forêts sont une richesse inestimable et rapportent des milliards $ $ $ annuellement, pourtant d'année en année les dommages retranchent des centaines de millions de dollars à ces revenus.Les dommages aux constructions humaines nous coûtent des sommes similaires.Les atteintes à la santé humaine sont quant à elles incalculables.Devant cette situation effarante, nous serions en droit de nous attendre à des actions énergétiques visant à stopper cette invraisemblable destruction de notre milieu de vie et des pertes économiques qui s’en suivent.Pourtant aucune réduction efficace ne verra le jour avant 1997 si tout va pour le mieux.Au Canada.selon le scénario que nous ont présenté les différents gouvernements et si les nouvelles législations sont appliquées, nous devrions obtenir une réduction de nos émissions d’environ 50% d’ici 1994 Ce qui est Inquiétant, c’est que plus de 60 % des émissions qui nous affectent, proviennent des États-Unis où rien de concret n’a encore été fait.Dans le meilleur des cas les USA réduiraient de 50% leurs émissions en 1997.En réalité si tout va bien au Canada, en 1994 nous aurons réduit d'au plus 30 % seulement les re- tombées sur notre territoire.Si tout continue d’aller aussi bien, en 1997, soit dans 11 ans, nous aurons avec l’aide américaine obtenues des réductions d’environ 50% dans les retombées acides sur notre pays.Mais quelles sont donc les garanties que nous possédons face à cette situation intolérable ?Aucune, si la population ne se prononce pas publiquement par un appui réel aux groupes de protection de l’environnement, par sa mobilisation et sa participation dans la défense de notre milieu de vie.Nous lançons un appel dans ce sens à tous ceux et celles qui jugent qu’un environnement sain est un droit fondamental et non un désir utopique.L’Association québécoise de lutte contre les pluies acides a besoin de votre appui pour assurer l’élimination de ce fléau.— ANDRÉ BÉLISLE, Président AQLPA Montréal, 14 juillet.¦ Les coupures au niveau de l’enseignement universitaire COMMEPLUSIEURS étudiants à temps partiel, je considère très malheureux, voire désastreux, la fermeture éventuelle de la Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke.Nonobstant le diplôme poursuivi, c’est à titre d’éducateurs à différents niveaux que nous sommes le plus consternés.À une époque moderne où les générations sont de plus en plus brèves, où les changements de mentalité se succèdent rapidement à l’intérieur d’un même horaire d’éducateur, comment rejoindre les jeunes au plan moral, religieux dans un tel contexte ?Chercher, découvrir un sens aux différentes réalités de la vie actuelle, n’est-ce pas là en partie le rôle de l'éducateur ?Cette relation d’aide ne peut être arrêtée, fixée une fois pour toutes; et voilà également le ressour-cement que nous allons chercher à la Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke, même si la distance, l'organisation matérielle .exigent beaucoup.Nous devons reconnaître à l’Université de Sherbrooke son caractère jeune et dynamique; cette réputation lui accorde une fierté qui déborde depuis longtemps la région de l’Estrie.Nous considérons que la Faculté de théologie fait très belle figure à ce niveau.Les cours décentralisés en font probablement la plus missionnaire de toutes les facultés.Aussi, pourrions-nous qualifier d'innombrables les retombées de son action dans l'éducation au Québec et ailleurs.D'accord, toute cette noblesse n’apporte pas encore le pain sur la planche de l'administrateur.Permettez-moi une petite comparaison avec le travail d’apiculteur que j'exerce par loisir.Nous avons tous une idée assez claire de la concertation laborieuse d'une ruche.L'apiculteur sait pertinemment que cette concertation assure un équilibre des plus rentables et il évite tout risque à cet égard.La situation de la Faculté de théologie illustre jusqu'à un certain point la situation de la ruche québécoise de l'éducation, au sens le plus large du terme.L’automne s’annonce chaud en négociations; cette chaleur, comme pour une ruche, oblige à des manoeuvres délicates afin d'éviter l'essaimage inutile.Il n'est pas présomptueux de voir dans la disparition de la Faculté de théologie une décision t rès lourde de conséquences pour l'éducation religieuse, morale de notre jeunesse.Cette décision entraînera l'essaimage, la démobilisation de ressources response blés d'une approche éducative de grande qualité par son analyse, son interprétation de l’environ- nement actuel pour la formation globale des jeunes Québécois, y compris la dimension religieuse.Il est important de considérer ce niveau de réflexion comme le lieu où apparaissent des solutions et des problèmes qui s’embrouillent souvent par la suite et qui occasionnent des dépenses énormes d’énergie.Mieux saisir son rôle, la situation de l’autre, des autres, est une tâche de tout instant en éducation.Les structures administratives devraient sans doute favoriser cette tâche; mais elles ne pourront jamais nous en exempter sans risquer de détourner notre orientation de l’avenir et d’ancrer l’école dans le confort du présent et peut-être même du passé.Les cours universitaires décentralisés, comme ceux offerts par l’Université de Sherbrooke, représentent une question délicate pour l’enseignement supérieur québécois.Il est opportun de se rappeler que l’époque de la course aux diplômes semble révolue quelque peu, pourtant elle nous conduit à l’époque du res-sourcement plus riche et plus indispensable que jamais.La Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke a fait figure de proue en ce domaine; aujourd’hui, c’est à ce titre que nous devrions reconnaître son mérite et justifier son existence.— LOUIS BUJOLD professeur en enseignement religieux et en formation personnelle et sociale.Carleton, 16 juillet.¦ Navigation et travail EN RÉPONSE aux commentaires de M.Yvan Desgagnés au sujet de la situation du transport maritime ( LE DEVOIR du 14 juin 1986), je tiens à souligner certains faits.Dans un premier temps, s’il est vrai qu'un cuisinier à bord d'un navire peut gagner entre 9 50,000 et $ 60,000 par année, M.Desgagnés oublie de préciser dans quelles conditions.Pour obtenir cette rémunération, ce cuisinier doit travailler 365 jours par année, ce qui comprend évidemment toutes les fins de semaine de cette même année et tous les jours de fêle.De plus, les conditions de travail sont loin d'être les meilleures qui soient : environnement de travail souvent difficile, mauvaises conditions maritimes dues à la température et au vent, mais où les repas doivent être préparés et servis malgré tout, éloignement constant, vie dans un endroit exigu et toujours avec les mêmes personnes, 24 heures par jour.Dans un deuxième temps, dans certaines compagnies, la pale tarde quelquefois a arriver, malgré une bonne volonté manifestée au départ.Certaines de ces compagnies vont même jusqu’à oublier des heures de travail, par inadvertance, sans doute.Le tout pour expliquer que si le syndicat des marins a atteint une certaine puissance, ce fut pour éviter l’exploitation massive telle que pratiquée avant son avènement.Enfin, l'amour du métier de la navigation ne doit pas aller jusqu'à l'exploitation.La navigation est le plus beau métier du monde quand il est pratiqué dans de bonnes conditions de sécurité et de travail.Quant à la plupart des dirigeants du groupe Desgagnés, leur • amour • de la navigation a cessé lors de l'obtention de leur permis de capitaine de navigation.Ceci dit, j'adore mon métier et je continuerai toujours de le pratiquer aux meilleures de mes possibilités et de mes connaissances tout en me réservant cependant le droit d'émettre mes objections ou mes commentaires le cas échéant.— LI8E MARCOTTE Montréal, 22 juillet Le Devoir, lundi 4 août 1986 ¦ 5 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le secteur public : privatiser ou rentabiliser ?ROBERT SABINO L auteur est directeur général d'un centre d'accueil public situé à Varennes.Il est membre de deux conseils d'administration d'hôpitaux et d'un conseil de CLSC.En outre, il participe à la commission des achats en commun et au comité technique sur la mobilité des cadres du CSSS de la Montérégie COMPARÉS aux autres services publics occidentaux, les services publics du Québec sont.de toute première qualité.Ils sont efficaces parce que bien encadrés et, dans l’ensemble, leurs coûts de revient sont comparables au secteur privé.Par ailleurs, une sorte de stagnation de la « créativité » fait aussi partie du décor de nos services publics et il semble difficile de s’en défaire.C’est grâce à une société dynamique, prospère et bien instruite que nos services publics ont pris leur plus grande expansion au cours des années 60 et 70 et qu’ils sont maintenant bien consolidés et bien rodés.Mis à part les pays Scandinaves, bien peu de pays peuvent se vanter d’être aussi av ancés dans la gestion des services collectifs.Dans ce domaine, on considère que la fonction publique du Québec est très bien développée et même assez complète mais.il faut en payer le prix ! Én impôts, il va sans dire, le contribuable du Québec paie davantage que celui de l'Ontario pour les services publics.Cependant, l’Ontario n’a pas le même volume ni la même qualité de services.Les coûts des services publics sont donc très élevés et l’augmentation de ces coûts semble devenue incontrôlable.Il est aussi normal que la population demande un meilleur contrôle de ces dépenses La privatisation : une solution ?Se basant sur la légendaire efficacité de l’entreprise privée, on se demande s’il ne serait pas plus sage de confier la gestion des services publics au secteur privé, afin d’en réduire les coûts.On pense donc à privatiser les services publics en les vendant ou en les cédant à des entreprises privées.Or, cette orientation ne « stopperait » pas la montée constante des coûts.Car, aujourd’hui, la grande majorité des entreprises et des compagnies doit aussi gérer des conventions collectives très avantageuses et verser des salaires de plus en plus élevés.Kn outre, nos services publics sont, comme nous l’avons déjà dit, très efficaces et génèrent des coûts de revient très satisfaisants.Par conséquent, l’entreprise privée ne saurait faire mieux ! C’est-à-dire offrir aux mêmes coûts des services de qualité égale.Le problème de l’accroissement des dépenses pour les services publics ne vient pas du fait que ces services coûtent trop chers mais du fait qu’à chaque année, nous créons de plus en plus de services pour répondre à une demande croissante et que, par la suite, la facture à payer devient de plus en plus difficile à avaler, de la même façon que l’utijisation irrationnelle d’une carte de crédit.L’un des objectifs: la performance Si la société québécoise veut met- tre sur pied de nouveaux services publics, elle devra dorénavant le faire avec les économies réalisées grâce à une meilleure performance au niveau de ses dépenses.Par exemple, pour créer une garderie dans un centre hospitalier, on utilisera les ressources déjà existantes, beaucoup d’imagination et une large dose de collaboration, plutôt que de prévoir de nouveaux fonds, de nouveaux locaux, du personnel supplémentaire, etc.Ce que demande la population est fort simple : payer moins d'impôts et, si possible, obtenir plus de services.Et, l’augmentation de la performance des services publics actuels est possible.Une fois le niveau de performance souhaité sera atteint, ce processus générera des économies de ressources humaines et matérielles qui pourront être réaffectées, mieux employées de façon à pouvoir mettre sur pied de nouveaux services, en réponse aux besoins manifestés.Pour un secteur public plus performant ?Au préalable, il faut simplifier, rationaliser et clarifier le role des organismes centraux qui ont comme responsabilité d’encadrer et de diriger les services publics.Ensuite, il s’agira de renforcer les organismes responsables de la coordination des services qui seront chargés de voir à ce que des économies soient identifiées et réalisées à l’intérieur de chacun des divers réseaux publics.Pour être vraiment efficaces, les organismes de coordination devront etre plus nombreux, régionalisés et détenir des pouvoirs réels.En second lieu, il sera nécessaire d’injecter du dynamisme et le goût de l'amélioration dans nos organisations.« Utiliser les mêmes ressources et faire plus » : c’est ça le nouveau défi à relever.Bravo à tous ceux et celles qui le relèveront ! En réalité, ce sont les cadres publics qui auront à initier et à coordonner ces changements puis à les transmettre à leurs membres du personnel dans les divers départements.Aussi, afin de donner le goût de l’action à nos gestionnaires publics, dont un bon nombre occupe le même poste depuis plus de 10 ans, il s’avérerait fort positif de procéder, comme le font les grands réseaux privés (Bell Canada, multinationales, etc ), c’est-à-dire de proposer à nos cadres de devenir plus mobiles.Plus mobiles en vivant de nouvelles expériences dans un contexte de sécurité aux niveaux de l’emploi et de la rémunération.On pourrait même permettre aux cadres qui le désirent de procéder à de courtes expériences d’une durée de six mois ou un an pour ensuite retourner à leur poste d’origine, des idées neuves en poche.Donc, la mobilité de nos cadres publics sera l'un des facteurs qui contribuera à rendre les services publics québécois plus performants en permettant de créer de nouveaux services, avec une utilisation plus adéquate des ressources humaines et matérielles disponibles.Dans ce contexte, le fardeau fiscal relatif aux services publics ne devrait pas augmenter et, dans 10 ans, nous pourrions déclarer que nous dépensons les mêmes sommes que l’Ontario pour des services publics en quantité et en qualité supérieures aux leurs.Voilà la différence.entre privatiser nos services publics et les rendre plus performants.La montée d’une nouvelle droite au Canada anglais Les luttes d’influence s’intensifient hors des structures traditionnelles ANNE-MARIE MÉNARD PRESQUE deux ans après l'arrivée au pouvoir d’un gouvernement conservateur à Ottawa, l’atmosphère politique au Canada an-lais semble plus propice que jamais l’émergence d’organisations de droite non-traditionnelles, en marge des Chambres de commerce et des groupes comme les Chevaliers de Colomb.Dans la lutte d’influence que se livrent divers groupes d’intérêt auprès des gouvernements, on a vu se renforcer ou apparaître depuis un peu plus d’un an des organisations qui tiennent un discours de droite fondamentaliste ou totalitaire.En plus de servir de caution à la frange de politiciens les plus à droite du Parti conservateur, ces organisations exercent une pression sur l’ensemble de la classe politique et font apparaître le mouvement de droite comme une vague de fond.On entend peu parler de la National Citizens’ Coalition ou de Real-women au Québec.C’est un peu par accident que ce dernier organisme a joui d’un peu de publicité depuis quelques semaines.Le gouvernement fédéral est sur le point de reconnaître ces deux groupes comme presque aussi légitimes et représentatifs que la Fédération des femmes du Québec, la Ligue des droits et libertés ou le YMCA.La NCC et Real-women deviennent, à l’instar de plusieurs autres organismes semblables, des interlocuteurs valables lorsque vient le temps de consulter les groupes d’intéret lors d’audiences parlementaires.Comment ces groupes ont-ils réussi à augmenter — ou créer — leur crédibilité, et que prônent-ils ?Il faut d’abord situer cette montée de l’influence de la droite dans une perspective occidentale et continentale.Le Canada n’a pas encore son Jean-Marie LePen ou son Jerry Fal-well.Il a néanmoins son Ernst Zun-dell, éditeur de publication néo-nazies et son Joseph Borowski, ex-ministre manitobain qui s’est dit prêt à servir d’« intermediaire •> à quelqu’un offrant $ 20.000 pour la tête du Dr Morgentaler Sur la scène fédérale, on est certes plus modéré, mais la droite fait des gains.L'ex-ministre de la Justice, John Crosbie, a classé les documents dépeignant la lactation narmi la catégorie « pornographie dégradante » dans le projet de loi C-l 14 déposé en juin dernier.Et, désormais, Jake Epp, ministre de la Santé et du Bien-Être social, privilégie financière- ment les associations qui prônent la contraception naturelle (comme SERENA) aux dépens de celles qui font de la recherche sur tous les types de contraception (comme la Fédération pour le planning des naissances au Canada).C’est presque malgré eux que certains organismes sont devenus plus populaires.En fait, le discours que certains d’entre eux tiennent depuis plusieurs années semble devenir tout simplement plus acceptable aujourd’hui.Les principes qui sous-tendent l’action de ces groupes sont souvent compatibles avec ce que de nombreux Canadiens pensent, d'où l’intérêt que certains médias leur portent.Cependant, un examen minutieux de leurs positions laisse paraître un extrémisme certain, avec lequel l’opinion publique ne peut s’identifier.Il en est ainsi de la NCC, créée à Toronto en 1975 par Colin Brown, exofficier naval et vendeur d’assurance.Sa devise rejoint le voeu d’une frange importante de l'opinion publique : « For More Freedom Through Less Government ».L’organisation est sortie de l'ombre lorsqu'elle a contesté la loi interdisant à d'autres Ses que les partis politiques la ilite d’exprimer leurs vues en campagne électorale sans se conformer aux directives du directeur général des élections.La loi a été jugée inconstitutionnelle par une cour de l'Alberta.Le gouvernement fédéral cherchait alors à éviter que ne se constituent au Canada des groupes qui lèveraient des sommes considérables en contournant les règles auxquelles sont soumis les partis dans le but de maintenir une gestion financière saine et ouverte en période électorale, comme cela est arrivé aux États-Unis avec l’ex-« Moral Majority », aujourd’hui appelée Fédération de la liberté.La victoire de la NCC lui a donné une certaine crédibilité.Selon l’organisme, la santé économique future du Canada dépend de la vigueur de la libre entreprise, et non pas d'un État-providence où l’initiative et le désir de s’améliorer seraient étouffés.Bref, le gouvernement doit réduire sa taille, son influence et ses dépenses.Un discours assurément à la mode.Concrètement, cette position s’est manifestée par une très vive opposition à l’assurance-santé, à la politique de bilinguisme officiel, aux sociétés d’État, à l’assurance-chômage, à la politique nationale de l’énergie, entre autres.Souvent, il ne s’agit pas de réformer des programmes, mais de les abolir.Grâce à la publication de sondages qu’elle commande d’une firme réputée, la Coalition saute parfois vite à des conclusions qu’elle aimerait voir se réaliser.Ainsi, Consensus, le bulletin de l’organisme, titrait en avril : « Les Canadiens veulent la fin de l’universalité des programmes sociaux ».Cette assertion ne provenait que de deux questions portant sur la réduction des allocations familiales pour les ménages de plus de % 40,000 dans le cas où ceci réduirait le déficit fédéral et l’accès plus limité aux prestations d’assurance-chômage pour les personnes qui quittent volontairement leur emploi.En ce qui concerne le mouvement féministe, la NCC a des positions claires.Le bulletin de juin souligne que les féministes poursuivent trois objectifs : éliminer toute distinction entre hommes et femmes, saper la libre entreprise et anéantir la famille traditionnelle.Pour NCC, l’égalité en emploi constitue un concept qui sert précisément ces objectifs, en plus de « dégrader » les femmes.En politique extérieure, la Coalition adopte des positions pour le moins surprenantes.Le numéro de juin du Consensus nous apprend que l’Afrique du Sud est sur le point d’accorder pleine liberté à tous ses citoyens, à preuve l’élimination des « passes» contrôlant les déplace ments des noirs à l’intérieur du pays.Selon l’organisme, le gouvernement sud-africain s’est engagé à introduire le suffrage universel et les Noirs obtiennent de plus en plus des positions de pouvoir dans les industries et les affaires en général.Les opportunités pour les Noires de devenir professionnelles seraient aussi plus grandes que pour les blanches Pour sa part, l’organisation « Real-women of Canada » a été enregistrée en 1983 et a tenu sa première conférence en février 1985.Sa devise est : « Women’s Rights but not at the Expense of Human’s Rights ».Certains de ses principaux objectifs rejoignent les soucis d’une partie importante de la population Realwomen promeut l’égalité des femmes dans la famille, le milieu de travail et la communauté ; la famille comme la plus importante unité sociale ; les valeurs judéo-chrétiennes du mariage et la vie familiale ; et, enfin, le « droit à la vie » de la conception à la Sur mer, l’attaque est la meilleure défense NOTES DE LECTURE JOCELYN COULON Pierre Lacoste, Stratégies navales du temps présent, Editions Jean-Claude Lattès, 1985, 346 pages DEPUIS quelques années les activités militaires maritimes ont attiré notre attention surtout à cause de leurs caractères spectaculaires, reléguant à l’arrière plan de l’actualité les conflits terrestres ( Afghanistan.Iran-Irak.Tchad-Libye, etc.) pourtant plus meurtriers Personne n’a oublié la guerre des Malouines, l’intervention américaine au Liban et à la Grenade ou plus récemment l’attaque américaine en Libye.Tous ces événements ont permis de constater le dévelop pement considérable des possibilités militaires des marines modernes et l’enjeu important que constitue le contrôle des mers.L’amiral français Pierre Lacoste nous présente une description détail- lée et accessible à tous de l’évolution des st ratégies navales, des Innovations technologiques et des récents conflits maritimes L'auteur est bien placé pour parler de ces choses.Marin de carrière depuis la Seconde Guerre mondiale, l’amiral Lacoste a démissionné en septembre dernier comme chef des services secrets après l’affaire de l’attentat contre un bateau de Greenpeace en Nouvelle-Zélande.Après un bref survol sur les données fondamentales de la stratégie navale, l’auteur décrit comment deux événements ohl eu des conséquences importantes sur cette stratégie depuis 40 ans ; l'apparition du sous-marin lanceur de missiles nucléaires (SI.BM) et l’émergence de l’Union soviétique comme nouvelle grande puissance maritime mondiale.Pour l’amiral, le SLRM est l’ultime garantie de la dissuasion nucléaire à cause de son caractère mobile et de l’impossibilité de le détec ter et de le détruire contrairement au missile au sol (It'BM).Quant à la marine soviétique, malgré son impressionnant développement depuis quatre décennie, elle demeure hypo théquée par des contraintes politiques, géographiques, historiques et psychologiques qui en réduisent son efficacité.Mais l'intérêt du livre réside dans les parties consacrées aux caractéristiques des combats en mer ; la place et le»rôle des marins; l’importance de l’aéronavale et les performances technologiques de la lutte anlisoumarine, des missiles et de la défense antiaérienne.Cartes et dessins illustrent les descriptions de l’amiral qui utilise toujours un langage clair et de nombreux exemples pour faciliter la compréhension du lecteur.Les données que contient ce livre permettront d'ailleurs à tous de mieux comprendre comment les Américains ont échoué au Liban en 1982 mais réussi en avril dernier contre la Libye en utilisant les techni- ques de détection de nuit, de brouillage, de contre-mesures électroniques, etc.L’auteur tire trois conclusions des événements des dernières années : le sous-marin nucléaire d’attaque est devenu le roi de la mer comme l'a démontré le conflit des Malouines ; la guerre électronique est l’élément capital dans tous les domaines et ô tous les niveaux de la guerre navale ; et les moyens d’attaque ont la primauté sur les moyens de protection.Le Canada a déjà commencé à tirer les leçons de ces enseignements.La construction de frégates et la modernisation de nos destroyers répon dent aux deux dernières conclusions.La première n’a pas encore reçu de réponse définitive POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 mort naturelle.Une étude plus fouillée de ses positions démontre cepen dant que l’organisme tient un discours de droite et totalitaire.Selon Realwomen, les hommes et les femmes sont des êtres totalement différents, et de là découlent les rôles complémentaires qu'ils sopt appelés à jouer en société.Bien que l’organisme se défende de prêcher un mode de vie plutôt qu’un autre pour les femmes, sa rhétorique est claire.La vraie place des femmes est au foyer, de façon à assurer l’équilibre et le bonheur des membres de la famille.Les rôles qu’y jouent hommes et femmes ne sont pas interchangeables.Dans le mémoire de Realwomen au Comité parlementaire fédéral sur la garde des enfants, on suggère que les gouvernements encouragent et reconnaissent les ménagères en leur octroyant des bénéfices sociaux et fiscaux comme les crédits d’impôt pour ménagères et pour enfant, et en leur donnant l’équité financière avec les femmes qui sont sur le marché du travail.Realwomen s’est prononcé contre les articles 15 et 28 de la Charte des droits et libertés qui empêchent la discrimination.Dans un feuillet publicitaire de l’orga nisme (no 01), on souligne les dangers d’une société où les différences entre hommes et femmes ne seraient pas reconnues.Dans un tel contexte, les services d’avortement pourraient, par exemple, devenir généralisés, puisque la grossesse n’est un risque que pour les femmes, et que cet état entraîne des discriminations contre elles.La dernière brochure de Realwomen porte sur une éventuelle législation fédérale visant à inclure l’orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination proscrits par la Charte des droits et libertés — me- sure catégoriquement rejetée par John Crosbie en mars dernier.Une.telle inclusion encouragerait le mode de vie des homosexuels, prétend l’organisation car, actuellement, il n’y a pas de discrimination contre eux.« Mais il y a une différence entre permettre la discrimination sur une base irrationnelle (la race) et permettre aux employeurs, propriétaires ou autres d’exercer un sain jugement basé sur un facteur légitime (le caractère moral).L’homosexualité est un désordre psychologique ».Realwomen s’engage à combattre le mouvement homosexuel qui aurait trois objectifs généraux : redéfinir la famille, reconnaître les unions homosexuelles et séduire les jeunes.La force de la « National Citizens’ Coalition » et de Realwomen provient d’abord et avant tout du financement, dont l’origine est inconnue, mais qui ne semble pas manquer.Les deux organismes prétendent avoir chacun 30,000 adhérents, mais il est impossible de vérifier ces chiffres.La stratégie des organisations de droite comme celles-ci est de s’unir ponctuellement sur certains grands dossiers.Par exemple, un rassemblement de groupes connu sous le nom de « Men and women for a Fair Market Wage » s’est constitué au printemps pour lutter contre la législation ontarienne de l’équité en emploi.Une conférence pro-vie « gratuite » a réuni plus de 21 organisations de droite pour un colloque à Toronto du 9 au 12 juillet.La façon dont réagiront les deux grands partis politiques fédéraux aux revendications des lobbies de droite dépend de l’état des forces des organisations de gauche.Plus que jamais, les luttes d’influence en dehors des structures politiques traditionnelles importent autant que celles inscrites au coeur même du système.LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL LA QUALITÉ DE L’ÉDUCATION ?Un véhicule publicitaire de choix ?Un cahier à se procurer absolument Date de tombée — publicité: 21 août 1986 Contactez Francine Gingras au (514) 842-9645 Date de parution: 28 août 1986 Commandez vos copies supplémentaires au (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL ! 6 ¦ Le Devoir, lundi 4 août 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Constitution cuter sur le fond, on n’en est pas là.Ce qu’on veut aller chercher, c’est simplement la volonté des autres de discuter avec nous, précise le ministre.On ne se lancera pas dans un processus formel de négociations constitutionnelles si on ne perçoit pas de bonnes chances d’en arriver à une entente.» Le Québec en est encore à la prise du pouls même si de hauts fonctionnaires et le conseiller spécial du premier ministre Bourassa, M.Jean-Claude Rivest, ont effectué une tournée en juin au cours de laquelle, dit-on, les provinces n’ont pas toujours accueilli avec l’enthousiame le plus grand la volonté du Québec d’obtenir: sa reconnaissance explicite comme société distincte dans le préambule de la constitution, la limitation du pouvoir fédéral de dépenser, la garantie de pouvoirs accrus en matière d’immigration, la reconnaissance d’un droit de veto et sa participation à la nomination des juges à la Cour suprême du Canada.Le ministre Rémillard recherche chez les neuf une ouverture semblable à celle qu’il lit dans la missive adressée il y a une dizaine de jours par M.Brian Mulroney à ses 10 vis-à-vis provinciaux.Le premier ministre canadien s’y montre d’avis que la seule façon réaliste d’amorcer la révision constitutionnelle consiste d’abord à ramener le Québec dans le rang.M.Rémillard, qui considère cette lettre comme la réponse fédérale officielle à son discours du 6 mai au Mont-Gabriel où furent rendues publiques les cinq conditions québécoises, se réjouit qu’Ottawa considère le Québec « comme la clef-de-voûte » de la réforme constitutionnelle.Sans sa signature, explique-t-il, l’Ontario bénéficie somme toute d’un droit de véto effectif, ce dont les provinces sont fort conscientes.Il souhaite maintenant que les neuf feront preuve de la même ouverture car satisfaire aux conditions du Québec requerra toutes leurs signatures en plus de celle d'Ottawa, Si le Québec perçoit un désir suffisant, alors M.Rémillard s’engagera lui-même dans une tournée interprovinciale en vue de préparer les négociations.Déjà, il a eu un entretien de deux heures la semaine dernière, avec le ministre fédéral d'État aux Relations fédérales-provinciales, le sénateur Lowell Murray.Il a aussi rencontré ses vis-à-vis albertain James Horsman et colombien Garde Gar-dom.Commentant l'arrivée au pouvoir de Bill Vander Zalm en Colombie-Britannique, M.Rémillard rappelle que son prédéeessuer Bill Bennett s’était longuement entretenu avec M.Bourassa et qu’il pourra conseiller son successeur peu francophile.On se souviendra qu’alors qu’il faisait partie du cabinet Bennett, cet Hollandais d'origine avait présenté l’ancien premier ministre René Lévesque en ces termes: « Et vint d’Est, le croassement d'une grenouille.» Il s'était aussi réjoui de l'élection du PQ en 1976 en disant que la séparation du Québec permettrait d'économiser le coût de l'étiquetage bilingue sur les boites de céréales.M.Rémillard, qui ne le connaît pas personnellement, mise plutôt sur le fait que le Québec et la Colombie-Britannique ont « des atomes crochus » et qu'ils profiteraient tous deux d’une réforme constitutionnelle.Bref.M.Rémilard tient à faire preuve d'un optimisme prudent même s’il refuse à commenter la possibilité de conclure un accord d'ici deux ans comme le souhaite M.Mulroney.« Einstein a gagné son prix Nobel en nous montrant que le temps était relatif.» 4 Mini-sommet Mme Margaret Thatcher, seule à s'opposer à des sanctions économiques.décidera finalement d'emboi-ler le pas à ses six collègues désireux de serrer la vis au régime blanc d’Afrique du Sud.Elle a rappelé hier qu’il fallait « rester calme » devant ce problème, que l’unité internationale était importante face à l’apar-iheid et que depuis toujours, les sanctions économiques globales Savaient pas fonctionné, ont rapporté des porte-parole britanniques Si Londres reconnaît que les progrès n’ont pas été suffisants pour démanteler l’apartheid, il rappelle toutefois qu’une série de mesures a été adoptée par Pretoria En outre, rappelle t on, la mission entamée par le ministre britannique des Affaires étrangères, Sir Geoffrey Howe, ne se terminera qu'à la fin septembre, après consultation avec les États-Unis.un autre important partenaire commercial de Pretoria Plusieurs observateurs estiment que la « Dame de fer • est déterminée à gagner du temps avant que l’on serre la vis à Pretoria Sa position jusqu’ici fut que les négociations seraient préférables à des sanctions qui nuiraient aux populations noires et qui amèneraient du chômage en Grande Bretagne En revanche, un sondage publié hier par un quotidien londonien rapportait que la popula rité de Mme Thatcher avait enregls tré une baisse importante à mesure que les risques d'éclatement du Gommonweallh augmentent.Pour le premier ministre Mulroney, un delai serait Inacceptable.« on suggérera d’attendre à octobre puis au Sommet économique en Italie, on sera rendu à Noël et rien n'aura été fait », a-t-il lancé à sa descente d’avion, samedi matin En conférence de presse à l'Issue de la réunion, le président du som met, M Lynden Plndllng, a soulevé une controverse en soutenant que les sept s’entendaient pour dire que Pretoria « n’avait pas démontré l’intention véritable de démanteler l’apartheid ».Mais tant chez les Canadiens que chez les Anglais on niait qu’une telle position ait été prise.4 État —, on peut penser d’abord à la privatisation des sociétés d’Ëtat et au comité qui a abordé le plus directement cette question, soit le Comité Fortier.De fait, ce groupe de travail recommande au gouvernement dans son rapport de se débarasser, d’ici 18 mois, d’une dizaine de sociétés d’État sur les quinze qui oeuvrent dans les domaines industriel et commercial.Mais il y a un autre type de privatisation qu’il ne faudrait pas oublier.Il s’agit de la privatisation des services publics, qui renvoie à des processus à travers lesquels des organismes non gouvernementaux, de type lucratif ou non lucratif, sont amenés à prendre la relève des organismes gouvernementaux dans la livraison ou le financement de certains services.Or, c'est précisément à ce type de privatisation que s’intéresse hautement le Rapport Gobeil.Dans les pages qu'il consacre à l’évaluation du réseau de la santé et des services sociaux (pp.31-35), il manifeste à plusieurs reprises son attrait pour la formule de la privatisation d’une partie des services présentement assumés par l’État québécois.En référence au système de santé, qu’il me suffise de rappeler que les scénarios allant dans le sens de la privatisation sont retenus au niveau des recommandations.Je pense à celles qui mettent de l’avant : premièrement, « la possibilité de confier à des firmes externes la gestion complète d’hôpitaux»; deuxièmement, « la privatisation des centres hospitaliers de taille petite ou moyenne »; troisièmement, « l’utilisation plus poussée de la politique du « faire faire » en confiant par contrat à des firmes privées la gestion de services de soutien » ».(pp.33-34).Ajoutons à ces trois recommandations celle concernant la « création de nouveaux centres médicaux, appelés organisations de préservation de la santé (O.P.S.) »; bien que la description de cette formule faite par le Comité Gobeil laisse place à certaines zones d’ambiguité, ce qui en est dit dégage une forte odeur de privatisation.Quant à l’évaluation du système de services sociaux (pp.34-35), elle me manque pas d’être déroutante à plus d’un egard.D’entrée de jeu on est informé que certains types d’établissements ne seront pas évalués parce que jugés performants.Il s’agit des Centres de services sociaux (CSS), des Centres d’accueil et des centres hospitaliers de longue durée.Au sujet des CSS, la décision de passer outre est légitimée de la façon suivante : « ces centres sont bien structurés et ils offrent des services qui semblent assez bien répondre à la demande.Le comité n'a donc pas de questions spéciales à soulever sur ces centres.».Suite aux trois années de tiraillement alimenté par le dossier des transferts de ressources des CSS vers les CLSC et à l’incertitude concernant la vocation future des CSS, il est surprenant de voir que le rapport passe si vite sur ce type d’établissement.Au sujet des Centres d'accueil, le rapport ne peut pas s’empêcher de signaler au passage qu’il y a 60 centres d’accueil prives sur un total de 236 et que « cette formule mixte d’établissements privés et publics devrait être maintenue dans les développement futurs de services ».Il s'agit là d’un autre coup de chapeau favorable à la privatisation.C’est en référence aux Centres locaux de services communautaires (CLSC) qu’on retrouve les affirmations et les propositions les plus aberrantes.Le comité commence par dire ceci : « Ce réseau — i.e.de CLSC — a été conçu au tout début sans lui définir une fonction précise et complémentaire par rapport aux autres établissements.On espérait que les populations locales définiraient leurs services en fonction de leurs besoins.Expérimentale au début, la formule a été étendue à tout le territoire .» Jusque là les éléments d'évaluation demeurent vagues et discutables.Par exemple, il est difficile de trancher si, pour le comité Gobeil, le fait que les populations locales n'aient pas réussi à influencer davantage la programmation et la gestion des CLSC constitue un point négatif ou positif.En outre, prétendre qu’à leur début les CLSC auraient représenté une « formule expérimentale » tend à occulter que, dans la législation de 1971 concernant la réforme des services de santé et des services sociaux, l'intention d’avoir un réseau universel de CLSC sur l'ensemble du territoire était quand même très présente.Mais le plus étonnant, c'est la recommandation suivante : « Du point de vue de l'utilisation optimale des ressources, le comité est d’avis que le nouvellement devrait sérieusement remettre en question le réseau des CISC».La remise en question des CLSC proposée et justifiée ne manque pas de trahir, une fois de plus, le fort pen-(haut en faveur de la privatisation des services gouvernementaux.Le rapport souhaite le démantèlement, à toutes fins pratiques, des CLSC de milieu urbain sous prétexte que, dans les centres urbains, il y a déjà des polycliniques, c'est-à-dire des établissements privés, qui dispensent déjà les services de soins de santé relevant des CLSC Puis le reste de l'analyse se termine en queue de poisson : les CLSC de milieu rural pourraient rester, les CLSC urbains, une fols amputés de leurs programmes de santé, pourraient survivre et le nouveau réseau, une fols dénaturé et dévalué serait abandonné par l’État provincial aux municipalités.Quant aux Conseils régionaux de santé et de services sociaux (CRSSS), ils sont, eux aussi, jugés sans appel.Le comité leur reproche d’avoir des conseils d’administration qui •< représentent davantage les intérêts régionaux des établissements que les intérêts du ministère ».Voilà qui est étrange quelque peu : tantôt les CLSC semblaient fautifs parce que trop peu marqués par la réalité locale; maintenant les CRSSS semblent fautifs parce que trop marqués par la réalité régionale.Mais enfin, on en est pas à une contradiction près : le comité recommande à la fois l’abolition des CRSSS et la restructuration de leurs conseils d’administration.La restructuration proposée se ferait sur le modèle de celle mise de l’avant dans un passage antérieur pour les centres hospitaliers.Le Comité Gobeil exprime alors son penchant pour des petits conseils d’administration efficaces de 5 à 8 membres dans lesquels la moitié de ceux-ci seraient nommés par le gouvernement, tandis que l’autre moitié serait choisie par cooptation.En outre, le Comité Gobeil insiste sur le principe suivant : « Tous les membres qui ne sont pas nommés d’office devraient venir de l’extérieur de l’établissement ».Ajoutons six brefs commentaires.1) Il est étonnant, voire disgrâcieux, que le Comité Gobeil, tout en faisant preuve de beaucoup d’amateurisme dans l’analyse des services socio-sanitaires, ne fasse aucune référence à la Commission Rochon qui mène présentement avec méthode une enquête approfondie sur ce même système et remettra son rapport final en septembre 1987.2) L'analyse des CLSC est particulièrement décevante et inacceptable.Les 150 CLSC, en dépit de leur fragilité et de leurs lacunes, sont des établissements fort novateurs.Ils représentent un laboratoire riche et original où des efforts valables sont déployés pour favoriser la prévention, l’approche multidisciplinaire, la prise en charge communautaire, etc.Leurs conseils d’administration, aux-quel le Rapport Gobeil ne semble pas s’intéresser, font une place plus large que ceux des autres établissements du réseau aux usagers.3) La privatisation des organismes gouvernementaux est mise de l’avant de façon plus audacieuse qu’on le penserait à première vue.En outre, le type de privatisation qui est favorise va dans le sens de la commercialisation des services : la relève du désengagement des organismes gouvernementaux serait assumée par des organismes à but lucratif plus que par des organismes non gouvernementaux de type communautaire.Chose étonnante, la privatisation est mise de l’avant sans analyse véritable des avantages et inconvénients de cette formule.4) Dans le traitement de la question de l’étatisme, le Comité Gobeil occulte systématiquement la question clé de la démocratie et de la participation qui passe par l’implication de la population dans la planification, la gestion et l’évaluation des services.Le problème des conseils d’administration est examiné à partir du seul critère de l’efficacité emprunté à l’entreprise privée.On oublie que les c.a.sont souvent appauvris par l’absence des représentants des travailleurs et des usagers et la sur-représentation des gestionnaires.Les pratiques démocratiques d'un grand nombre d’ONG vraiment alternatifs dans le domaine de la santé et des services sociaux pourraient suggérer des pistes intéressantes pour favoriser la démocratisation des organismes gouvernementaux.5) Le traitement conféré aux CRSSS suscite des interrogations.Il nous manque présentement des bilans de la performance de ce type d’établissement.On semble leur reprocher d'être des tremplins de pouvoir régional rébarbatifs aux directives issues de Québec.Ne sommes-nous pas habitués à entendre des reproches différents suggérant que les CRSSS seraient davantage des émanations du MSSS que de véritables porte-parole des points de vue et des pouvoirs régionaux ?Ces établissements demeurent trop souvent des clubs fermés de gestionnaires régionaux plutôt que des lieux où se sentiraient également chez eux les professionnels, travailleurs et les usagers ainsi que les représentants d’organismes communautaires du milieu Avant de rendre un jugement final à leur sujet, ne serait-il pas intéressant de comparer leur fonctionnement démocratique à celui des Social Planning Councils qu’on retrouve dans certaines grandes villes des autres provinces comme à Toronto, Winnipeg, Edmonton, Vancouver et qui semblent faire preuve d’une grande vitalité démocratique et prophétique ?6) Au sujet de la décentralisation !, il y a là une piste intéressante à explorer, mais rarement de la manière mise de l’avant dans le Rapport Gobeil.L'impatience de ce dernier à confier aux municipalités des responsabilités encombrantes (v.g.dans le zonage agricole, l'environnement, le logement) n'aurait-elle pas quel que chose de suspect ?DEM.ilH: le modèle ontarien 4 Dessins fant ne doit pas être analysé en dehors de son contexte, dit-il.Et comme on en connaît peu à ce sujet, pas question de porter un jugement gratuit qui ne pourrait somme toute que blesser des innocents».Le psychiatre note cependant, comme tous les visiteurs anonymes rencontrés, une certaine faiblesse technique de la part des enfants d’ici.Il suggère même une explication: .Peut-être est ce que, dans la foulée du t)r Spock et de ses théories, on a beaucoup trop valorisé l'effort au dé triment de la qualité.On a dit aux enfants • l'important c’est pas d'avoir un beau dessin, l'important c'est d’en faire un » Et comme les enfants ne sont pas dupes, ils ont saisi le message ».Mme Lemertse refuse elle aussi de blâmer les enfants canadiens.A ses yeux, le retard que nous accusons est culturel.» Il n'y a pas de culture visuelle au Québec et au Ta L'ANNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX Les ombres d’Hiroshima de retour à Montréal mercredi CLÉMENT TRUDEL J’imagine celui ou celle qui aura 41 ans dans deux jours.Être né(e) le même jour que le bombardement d’Hiroshima, quel paradoxe! Vie naissante et destruction de la vie se sont chevauchées ce jour-là, à un degré d’indécence tel que, si j’avais 41 ans en ce 6 août, je me proclamerais hibakusha, ou survivant de ce jour sombre pour tous les humains.L’horreur s’estompe, c’est fatal.Et c’est précisément pour que ne se perde pas le souvenir du danger nucléaire que des « ombres» apparaîtront sur la chaussée de nombreuses villes dans le monde, mercredi.À Montréal, on ne risque pas de voir la vague d’arrestations (89) qui se manifesta il y a un an.Les autorités, cette fois, ont autorisé, moyennant certaines conditions, la tenue de cette commémoration.Les ombres seront tracées avec de la peinture non permanente.L’on distribuera des tracts et les citoyens seront invités à signer une pétition pour que Montréal soit déclarée ZLAN (Zone libre d’armements nucléaires).Pourquoi des ombres?C’est tout ce qu’il restait des humains qui se trouvaient le plus près du point d’impact de la première bombe « A », le 6 août 1945.Pour les pacifistes convaincus, l’usage de la bombe atomique ou nucléaire demeure un « crime contre l’humanité ».Dans son Livre de la paix, Bernard Ben-son, au lieu de planifier de nouveaux tribunaux du type Nuremberg, se montre optimiste: il y aurait 4 milliards de partisans de la paix sur terre, et à peine 200 responsables des « machines de guerre ».Quelle stratégie adopter pour contrer cette minorité agissante et prospère ?Si une telle hypothèse se trouvait confirmée, qui dit que Ton pourrait déployer une éloquence telle qu’elle pousserait ces profiteurs de guerre à une «reconversion»?¦ La paix pour demain, notre espérance fut le thème, début avril, à Lourdes, d’un rassemblement important du mouvement Pax Christi, dont rend compte le numéro double (juillet-août) du « Journal de la Paix » publié à Paris: 32 pages de bilans et d’interrogations.Pax Christi veut s’occuper davantage de diffusion, devenir un lieu de communication et de relais, de sorte qu'aux 41) déjà connus par ses membres (Dialogue, Désarmement, Développement, Droit de l’homme) vient s’ajouter ce cinquième D pour Diffusion, histoire de ne pas rester passif face à l’importance des médias.Il fut amplement question à Lourdes du rôle des Églises et des religions dans la construction de la paix (à Assise, en octobre, Jean-Paul II a convié une vaste réunion de prière pour la paix) et de défense civile non-violente.¦ L’ancien ambassadeur canadien à Moscou, Geoffrey Pearson, directeur de l’Institut canadien pour la paix et la sécurité internationales, revient dans le deuxième numéro de « Paix et Sécurité » (été 1986) sur les hypothèses «classiques et «naïves» auxquelles devraient réfléchir les Canadiens face à L 'univers nucléaire.Pour Pearson, le Canada s’est, à ce jour, comporté comme s’il s’accommodait des hypothèses classiques, celle entre autres désignant l'URSS comme «adversaire» sinon comme à* \ T"iaai WmJm «ennemi».Ces hypothèses touchant les objectifs soviétiques sont «dépassées», si jamais elles étaient exactes en 1949, dit Pearson, mais c’est à cause d’elles que des mesures furent prises « qui nuisent aujourd’hui à la paix et à la sécurité ».On retrouve sous la plume de Pearson des phrases qui augurent de lendemains meilleurs: « Des faits montrent que dans l’Union soviétique d’aujourd’hui, la démarche politique a principalement pour objectif de convenir avec l’Ouest d’un certain modus vivendi fondé sur des échanges et sur des accords de désarmement.De part et d’autre, l’opinion publiaue semble converger vers une définition commune de Y ennemi: la guerre nucléaire même ».Pearson émet un souhait: qu’un jour, la coopération succède à la «dissuasion».¦ Le Lavi (Lion, en hébreu) est un avion controversé avant même de prendre son envol en Israël.Controverse sur le coût, même si 4,000 Israéliens lui doivent leur emploi.La revue « Discover » de juillet consacre 13 pages à cet appareil, le « nec plus ultra » des pilotes qui veulent rentrer à bon port sans se faire canarder par des missiles.Les essais des prototypes débuteraient en octobre pour cet appareil destiné à remplacer les Kfirs (version israélienne des Mirages) et les Skyhawks.À ce jour près de $ 1.2 milliard a été consacre à la mise au point de cet avion de combat, la plus grande partie provenant des contribuables américains, selon l’agence Reuter ( Globe and Mail du 22 juillet ).Les crédits acheminés vers Israël proviennent des FMS ou Foreign Military Sales Credit, que les Américains réservent à certains de leurs alliés.L’idée d’un tel avion est née chez un pilote de F-4 qui, en juillet 1970, dut s'éjecter en territoire égyptien 10 secondes avant d’atteindre Israël: Menachem Eini f ut prisonnier trois ans en Egypte, il a le grade de général ( maintenant retraité ), et dirige à Tel Aviv la réalisation du projet de haute technologie.¦ Depuis 1967 existe à Tweed, village ontarien situé à 200 km d’Ottawa un temple de la paix, dans le Parc de la Paix Lester B.Pearson.Moyenne de visiteurs, annuellement: 1328 (d’après PC)____¦ Le magazine Report on Business, du Globe and Mail (août 1986), publie une analyse de Lenny Glynn et Emily Laux sur les retombées de la Guerre des Étoiles au Canada.Il y a $ 26 milliards et plus en jeu mais on risque de se retrouver devant une « techno-bonanza » jalousement gardée par les Américains, selon les auteurs.¦ Rien de nouveau sous le soleil ?Dans Le Devoir du 15 mars 1928, un court article en provenance de Genève est intitulé: « La réduction des armements ».Deux semaines plus tard, à la une du Devoir: « Les États-Unis et le désarmement ».J’en extrais deux phrases: « M.Hugh S.Gibson, chef de la délégation américaine, a dit.que les Etats-Unis ne sont pas prêts à accepter des mesures aussi radicales que celles proposées par les Soviets pour le désarmement général » et, plus loin : « les représentants de la Hollande et de la Suède avaient ouvert le débat en déclarant que le projet de la Russie n’était pas réalisable ».On discutait en 1928, à Genève, d'un pacte général pour empêcher la guerre (sic).nada.Tandis qu'au Japon ou en Italie, on se perd dans le design ».La spécialiste lance plutôt la pierre au système scolaire.Au Japon.le système a beau être autoritaire et rigide, dit-elle.« N’empêche que les enfants, dès l’âge de cinq ans, trempent dans les arts plastiques.Dès la première année d’école, ils dessinent sans cesse, avec minutie ».Au Québec, dans les écoles primai res, l’art c’est quand il n’a plus rien à faire.Difficile dans ce contexte d’acquérir une plus grande culture visuelle.Au ministère de l'Éducation du Québec, la responsable de l’enseignement des arts plastiques dans les écoles primaires, Mme Lorraine Boutin, reconnaît qu’il y a problème.« ( )n ne consacre en moyenne que 45 minutes par semaine à l'enseignement des arts plastiques au primaire.De plus, cet enseignement est prodigué par des généralistes qui se contentent plus souvent qu’autre-ment, de faire bricoler les enfants.Pour l'enseignement de la musique, on engage pourtant des spécialistes».Selon Mme Boutin, l'enseignement des arts au primaire est considéré comme accessoire.» L'art passe loin derrière l'éducation physique».Mais tout n'est pas si sombre, tient-elle à préciser On a connu des expériences très positives.C'est le cas à la Commission des Écoles ca tholiques de Montréal (C.Ê.C.M) qui, en avril dernier, a organisé une expo sition de dessins d'enfants.Les des sins des petits Québécois y figuraient sans aucun complexe — au contraire — à côté de ceux de petits Européens.D'autres raisons peuvent expliquer les écarts de qualité entre les oeuvres canadiennes et étrangères.Selon le porte parole de l'Alcan, Mme Marion Anelson, on a exposé tous les dessins d'enfants canadiens reçus, à l'exception de deux ou trois.Tamlla qu'à Tokyo, le jury d'Alcan a dû trier les meilleures oeuvres.Complexes mis à part, l’exposition permet au visiteur de constater les divergences culturelles entre les divers pays.Comme l’explique le Dr Plante, le dessin d’enfant est un véritable thermomètre.« L’enfant y met sa personnalité, ses valeurs de groupe, ses attitudes et sa façon de se voir en relation avec les autres.C’est pourquoi on utilise tant le dessin d’enfant en psychiatrie ».L’enfant y met aussi sa « personnalité nationale ».D’où l’intérêt de l’exposition.Très patriotiques, les enfants américains étalent un festival de navettes spatiales et de drapeaux américains.Le thème des fêtes et coutumes nationales était, faut-il le préciser, imposé.« Dans ce contextde, note le Dr Plante, on peut mieux comprendre pourquoi les petits Québécois et les autres petits Canadiens manquent à ce point d'inspiration et d'imagina tton.Nous n'avons pas vraiment d'histoire.En tout cas, beaucoup moins que les Japonais ».A part le « temps des sucre » (sic) et la St-Jean, les petits n'ont rien à se mettre sous la dent.De par leur façon de remplir ou non la feuille, les enfants trahissent 4 août par la PC at i'AP I9K5 le gouvernement Israélien décide d'expulser ou d'emprison ner sans jugement les Palestiniens qui représenlenl une menace pour la sécurité dans les territoires occupés 1*711 la Rrasserie Motion achète le club de hockey Canadien pour 120 millions — Un aulorar plonge dans le lac d'Argent, à Kaslman 43 morts.1*7* XI personnes sont exécutées au Soudan pour avoir essayé de renverser le gouvernement 1*74 Lisbonne se déclare prêt A reconnaître l’Indépendance de la Guinée portugaise 1*72 ouverture des deuxièmes Jeux d'élé du Québec A Chlcoultmt aussi leur identité.« Les petits Japonais et les Européens meublent l’espace », remarque le Dr Plante.La feuille est surpeuplée, inondée comme une rue de Tokyo.Les Québécois et les Canadiens, habitués aux grands espaces, ne meublent que très partiellement une vaste superficie.Là où les petits enfants du Canada gagnent du terrain, c’est au niveau de la diversité, estime Mme Leme-rise.Leurs dessins sont plus diversifiés, plus près de la bande dessinée.Ils ont de l'humour.Au Japon, ils sont plus homogènes, respectent tous un certain modèle.Ceux qui voudront juger, comparer, analyser n’auront qu’à se rendre dans l'Atrium de la Maison Alcan où se poursuit l'exposition jusqu’à la fin août.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC Si ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété Intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272 Télex 05 268656 Cable MARION Télécopieur SWABEY, MITCHELL.HOULE, MARCOUX ft SHER Agents de brevet et de Marques de Commerce 100t.Boul.de Maisonneuve ouest Montréal.Québec H3A 3C8 Tél (514) 845-7126.Télex 05-24355 rac xlmlle (514) 2SI-S1S* (CCITT l-ll-lll) ?LE DEVOIR CAHIER Montréal, lundi 4 août 1986 MACRO-ECONOMIE JOCELIN DUMAS ¦ Les prévisions d’investissements sont révisées à la hausse Statistique Canada prévoit que les investissements croîtront de 5.6 % cette année, soit un peu plus qu’une estimation précédente de 4.6%.Dans son dernier rapport sur les intentions d'investissement, l’organisme précise que « cette révision à la hausse aurait été plus forte s’il n’v avait pas eu de réduction de l'intention d’investissements dans le cas des puits de pétrole et de gaz naturel ».L’augmentation des dépenses en immobilisations s’établissait à 8.9 % en 1985 et à 2.5 % en 1984.Par province, l’Ontario et le Québec dépassent la moyenne nationale, avec des augmentations de 16.2 % et de 7.4 % respectivement, et enregistrent la plus grande partie de la croissance annuelle.¦ Le nombre de salariés augmente Selon les données préliminaires de l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail de mai 1986, le nombre estimé de salariés pour l’ensemble des activités économiques au Canada a at teint 9,167,000.Cela représente une augmentation de 110,000 personnes (1.2 %) par rapport au mois précédent.Il s'agit de l’augmentation la plus faible observée entre ces deux mois durant les trois dernières années.Celte faible augmentation laisse l’emploi de l’ensemble des activités économiques à seulement 1.2 % de plus que le niveau estimé de l’an dernier.La rémunération hebdomadaire moyenne pour l’ensemble des salariés était estimée à $ 429.34 en mai, soit'peu de changement par rapport à avril.Par rapport à mai 1985, son niveau s’est accru de 2.9 %.¦ 199,000 mises en chantier au deuxième trimestre La Société canadienne d’hypothèques et de logement rapporte que le nombre de mises en chantier résidentielles au cours du deuxième trimestre s’élève à un taux annuel de 199,000 pour toutes les régions du Canada.Le taux du même trimestre l’an dernier était de 162,000.¦ Le revenu du travail progresse En mars 1986, le revenu du travail a augmenté de 5.6% par rapport à mars 1985.Notons qu’une augmentation annuelle de 6.9 % avait été enregistrée en janvier 1986 et une autre de 6.2 % en février dernier.Selon les estimations de Statistique Canada, les salaires et traitements désaisonnalisés, pour mars 1986, n’ont montré que très peu de changements par rapport à février.Les investisseurs ne craignent pas les ratios cours-bénéfices élevés de certains titres RÉA REAction PAUL DURIVAGE Les titres ayant fait l’objet d’une émission d’actions dans le cadre du régime d'épargne-actions du Québec méritent-ils les prix élevés que leur accorde présentement le marché boursier ?L’analyste spécialisé Daniel Côté, qui vient de joindre les rangs de la réputée équipe de recherche de Richardson Greenshields, n’est pas fondamentalement rebuté par des ratios cours sur bénéfices de 20 fois, ou même plus.Par contre, il n’exclut pas que certains titres sont surévalués, même avec des ratios de 15 fois les bénéfices.Au cours d’une entrevue au DEVOIR, M.Côté s’est montré très sélectif, insistant sur la capacité des entreprises à poursuivre une forte expansion grâce à des projets judicieux, de sorte à rejoindre, voire même à dépasser, les attentes des investisseurs, aussi élevées soient-elles.L’analyste n’hésite d’ailleurs pas à s’en prendre aux mythes.Certaines compagnies présentées comme de jeunes loups ont, selon lui, déjà atteint un stade de développement tel qu’elles ne peuvent plus matériellement aspirer à se démarquer de leur industrie et devraient conséquemment tendre à en recevoir les mêmes multiples boursiers.D’autres, pourtant plus matures, font par contre preuve d’une vitalité qui n’est pas pleinement reconnue par le marché boursier.Cascades tombe à son avis dans la première catégorie.« Jusqu'à récemment, les frères Lemaire devançaient les aspirations des investisseurs.Mais on attend aujourd’hui plus de réalisations et de résultats que l’entreprise n’en est financièrement capable », a-t-il commenté.S’il considère comme une bonne opération financière l’acquisition récente de l’actif de Lupel-SNA, une filiale de la Société nationale de l’amiante, l’analyste tient à replacer les choses dans leur contexte : tout au BOMBARDIER plus deux cents de plus au bénéfice par action prévu de 62 cents en 1987.« Pareille annonce, il y a quelques années, aurait suffi à faire bondir le titre en Bourse.Compte tenu de l’ampleur actuelle de la compagnie, il faut réaliser qu’il y a tout juste de quoi justifier une hausse de 60 cents, même en étant très généreux », a-t-il déclaré.Unigesco a pour sa part gagné les rangs des entreprises repues en frayant avec Provigo.M.Côté estime qu’il n’y a plus de différence entre investir dans Provigo ou Uni-gesco, les activités de torréfaction de café de cette dernière étant somme toute marginales et la structure financière de l'entreprise ne produisant qu’un faible effet de levier.Or, Richardson Greenshields n’est pas chaud pour Provigo, dont la croissance lui semble limitée, une opinion qui n’est cependant pas par- tagée par toutes les maisons de cour-tage.À ces deux dernières entreprises, M.Côté préfère encore Aligro, un grossiste alimentaire de l’Est du Québec qui poursuit une expansion remarquable.Les études de M.Côté corroborent les projections livrées récemment par le président, M.Paul Émile Grenier, à l’effet qu’A-ligro passera le cap du demi-milliard de dollars de ventes l’an prochain.Au cours récent de $ 23, il estime cependant que l’action est pleinement évaluée.Par contre, malgré sa taille, Bombardier a encore de l’élan, estime M.Côté.Le titre reçoit d’ailleurs une forte reeommentation d’achat, son cours actuel de $ 22 représentant moins de 13 fois le bénéfice par action prévu pour 1987.L'analyste estime que l’acquisition Voir page 9 : RÉAction LES TITRES REA Date d’inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 28-07-86 au marché 01-08-86 Var.Date d’inscription Emetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l'émission Prix 28-07-86 au marché 01-08-86 Var.10-12-85 14-07-86 24-04-84 14-11-85 22-06-84 ACSI Acier Leroux Aligro Artopex Berkley pr.conv.150 % 100 % 150% 150% 150 % 2.0$ 5.0$ 3.5$ 5.0$ 4.0$ 200 5.0$ 5.0$ 5.0$ 400 470 22% $ 9% $ 430 470 460 23 $ 9% $ + V.+ V.15-11-84 20-11-85 17-10-85 09-12-85 19-09-85 Petro-Sun pr.cnv.sr1 Premier Choix-TVEC * Promatek Ltée Provigo Radiomutuel 150 % 150 % 150 % 100% 100% 4.0 $ 6.0 $ 3.9 $ 32 0 $ 12.5 $ 350b 5.0$ 325 16.2$ 5.0$ 270 7'/a $ 245 20 % $ 7'/a $ 275 7’/a $ 255 19% $ 7 $ 4 5 + 20 1 - v* 07-11-85 28-05-85 27-11-84 15-06-84 21-05-86 Biltrite Bombardier B Biotech Electronics Canam Manac Inc.A Canam Manac 100 % 75 % 150 % 100 % 50% 11.5 $ 28.6$ 7.0 $ 9.5$ 51.1$ 8.0$" 13.0$ 5.0$ 3’/b $ ' 15’A 10 $ 22% $ 470 145/« $ 9% $ 21 % $ 455 14%$ - % - % 15 - % 24-05-86 12-07-85 20-06-85 03-01-86 15-07-85 Radiomutuel Ressources Aiguebelle * Ressources AuNore Ressources la Pause Ressources Yorbeau 75% 100 % 150% 100% 150 % 8.5$ 9 0 $ 12.0 $ 0.3 $ 2.2 $ 8 5$ 5.0$ 250 ’ 70 70 185 295 30 80 205 270 38 81 + 20 25 4 8 4 1 08-12-84 06-09-85 22-03-84 27-12-84 10-09-85 Cancom Cascades CB Pak inc.CB Pak Inc.Ciment St-Laurent A 150% 100 % 75% 75 % 50% 20.0$ 17.2$ 27.0$ 24.0$ 14.0$ 5.0$ 5’/a$ ’ 123/.$" 12%$ 11.0$ ' 13% $ 17% $ 27% $ 27% $ 18% $ 13 $ 17% $ 27% $ 27% $ 17% $ - V.+ y* - '/a 31-12-85 23-12-85 23-12-85 18-07-86 12-12-85 Restaurants Sportscene Boutiques San Francisco Sanivan Shermag ’ Sico inc.150% 150 % 100% 100% 100 % 2.5 $ 5.8$ 5.0 $ 15.0$ 27 5 $ 250 5c$ 475 ‘ 5’/» $ 13%$ 6'/.$ 9% $ 5yB$ 6% $ 22 $ 6 '/.$ 9% $ 5% $ 6 ’/.$ 21 % $ + y.% - % - % 03-10-84 15-06-85 23-04-85 14-11-85 14-11-85 Circo Craft Inc.CFCF Inc.Consolidated Bathurst Cont.Pharma Cryosan A Cont.Pharma Cryosan B 150 % 75 % 50 % 150% 150% 23.1 $ 44.0$ 100.$ 6.0 $ 6.0$ 8’/.$ 133/.$ 163/.$ 5.0$ 5.0$ 10% $ 21 % $ 24 $ 7 $ 63/.$ 9% $ 20% $ 22% $ 6% $ 6% $ - 1 - % — 1 Va — % 16- 07-86 17- 06-85 12-06-86 09-04-85 12-06-86 1 Studio Perry Sumabus Inc.SR Telecom * Techmire Ltée Teinturiers Hubbard 75% 100% 75% 150% 100% 39$ 10.0 $ 13.7 $ 2.6 $ 68$ 350 5 0$ 7’/a $ 400 5 $ 5'/.$ 7V, $ 9V.$ 250 6% $ 5% $ 7’/a $ 9% $ 285 6’/b $ - y* - y* + 35 - % 07- 05-85 11-12-84 26-06-85 08- 05-86 15-06-85 Corp.Fin.Power Datagram Inc.Datamark Disnat (Investissements) Dotor Inc.50% 150% 150% 75% 50% 27.4$ 3.0$ 2.0$ 2.0$ 25 0$ 273/e$ 300 200 200 93/ de Alexma Scott-Savage, m en s Robert Scott, du 6 au 9 août, à 20h THÉÂTRE ZOOPSIE: 10 ouest rue Ontario.Montréal (844-5128) — i Montréal, série noire > comédie policière/visite historique en autobus dans les rues de Montréal, conception et m en s Dennis O'Sullivan, commentaire historique de Jocelyne Doray.du 2 luillel au 16 août, les mer ven et sam A 1 Bh (départ du square Dominion THEATRE LE PIGEONNIER: 138 Wellington nord, Sherbrooke (564-2060) — Le Groupe Sanguin, groupe humoristique en spectacle jusqu'au 16 août, du mar au sam à 20h 30 THEATRES D'ETE AUBERGE BROMONT: sortie 78.autoroute des Cantons de l'Est.Bromont (534-2200) — « Joker-Poker • de Réiean Wagner, du 3f |uillet au 31 août, du ieu au dim.BATEAU THÉÂTRE L'ESCALE: St-Marc-sur-Ri-chelieu (514-584-2271) — • L'amour é l'agenda • m en s Gilbert Lepage et C L'Heureux, du mar au ven é 21h, sam 19h et 22h.à partir du 17 mm au 24 août CABARET-THÉATRE LES FEMMES COLLINS: St-Esprit (589-4552) - • Faut placer pé-pére*m en s Yvon Leroux, du mer au sam 21h, du 27 juin au 30 août CÉGEP DE VICTORIAVILLE: (Auditorium 758-5535) - • Un cadavre é l entracte t m en s de Serge Denoncourt.|éu au dim é 20h30, du 19 |um au 31 août CAFE-CONCERT LA BELLE EPOQUE: St-Ti-mothée (rte 132) — • Nuits libertines et porte-iarre-telles.m en s Philippe Grenier, du mar au ven è 2th, sam 19h30 et 22h30.dim 20h.é partir du 12 luin MANOIR DU LAC LUCERNE: Ste-Marguente(1-800-363-3620) — t Je t'aime clé an main • m an s Louis Lalande, du mar auven 20h30.sam I9het 22h30.du f 7 |um au 23 août.2 supplémentaires le 30 août, é 19h et 22h 30 PATRIOTE DE STE-AGATHE: Ste-Agathe (819-326-3655) — • Les pieds dans les plats •.m en s Normand Choumard, mar auven è 20H30.sam f 9h30 et 22h, du 20 turn au 31 août SALLE RENÉ PROVOST: 110 rué Wright Hull (771-6669) — • Soirée toile • trois pièces en un acte dé George* Feydeau, conception Serge Olivier, du mar au van 20h .sam 20h et 22h 30.du 24 |um au 30 août THEATRE DE LA DAME DE COEUR: Upfon.sortie 147 autoroute 20(514-549-5828) — • Voisin voisina • da Christian Bédard du mar au dim 19h 30.jusqu'au 31 août - • L'ilè de Ras .dé Richard Blackburn, spectacle de marionnettes géante*, du mer au dim 21h 30.jusqu'au 31 août THEATRE LA GRANQERIT: 5475 Boul St-Martin ousst.Laval (6692567) — La compagnie d* théâtre Trouvant présent* .La fille sur la banquette arriére • de Barnard Slade, m en s Sylvie Lemay.las ven et dim é20h .lasam t7h at2lh jusqu'au tO août THEATRE DE L'ILE: t ru* Wellington.Huit (619 771 6669) — Repris* dûn grand succès — • P S ton chat esl mon • d* Jams* Kirkwood, adaptation d* André* Cousineau, m an s Ginas Provost.ius-qu au 30 août, du mar au ven 20h 30.I* sem é 19h et 22h THEATRE DE MARJOLAINE: Eastman (514-297-2660) - • La travéraé* surpris* • m *n s Louis-George Cerner, du mar au ven a 20h30.sam é I9h et 22h30.dun é 20h, du 21 |uin au 24 août THEATRE OE LA MAURICIE: St Mathieu d* Shawimgan (619-539-5451) — • Waiter • m *n* Gilbert Dumas, du mer auven a 20h30, sam t9h30 et 22h30.du 2t njinau 30 août THEATRE D'ETE DE BELOEIL: 600 ru* Richelieu.Beioeil (464-4772) — i Relax* Max ratai* • m en s d* Larry Michsl Derrière.Its mer |*u ven é 20h30etsam 19h*t22h Du 11 |uinau31 soûl THEATRE D'ETE MANOIR RICHELIEU! Pointa-su-Pic (1-600 463 2613) - t Old Or- aime ça" 12 h 10, 16 h 20, 20 h 30 — "Mésaventures érotiques de 2 jeunes filles en panne" 13 h 25,17 h 35, 21 h 45 — "Ardeurs à la plage" 14 h 40, 19 h.COMPLEXE DESJARDINS IV: - “Brazil” 12 h 45,15 h 25, 18 h 05, 20 h 45 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout Dorchester, Mtl (283-8229) — CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — “The draughtsman's contract” 20 h.CRÊMAZIE: (3894210) — "Le déclin de l'empire américain” 12 h 30.2 h 30.5 h, 7 h 30, 9 h 35 DAUPHIN I: (721 -6060) - "Pirates” 7 h, 9 h 25.DAUPHIN II: — "Souvenirs d'Afrique" 8 h DORVAL I: (631-8587) - "Allens” 1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 DORVAL II: — "Great mouse detective" 12 h55.2h35,4h15 — “Ruthless people” 7 h 15.9h 15 DORVAL III: — "My little pony" 12 h 45.2 h 30, 4 h 15 — “Club paradise" 6 h, 7 h 55, 9 h 50 DÉCARIE I: (341-3190) - “Howard the duck" 12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 DÉCARIE II: - "Back to school" 1 h, 3 h.5 h, 7 h.9 h.chard ?.Connais pas >.m en s Régent Coderre, du mar.au sam.à 21 h.du 20 juin au 29 août.THÉÂTRE D'ÉTÉ VILLE-MARIE: Témiscamin-gue (622-1362) — .Hé, que le monde esl p'tit ! » m en s de Bernard Lotti.du mere au dim.i 20h30, du' 29juin au 31 août THEATRE DE LA CHÊVRERIE: St-Fortunat (819-344-2402) — • Le porte-monnaie » m en s.de Jacques Rossi, du mer au ven à 20h30, sam.19h et 22h, du 18 juin au 30 août.THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE: 190 Laurier St-Jean-sur-Richelieu (348-5312) — • L’Amérique à sec ou les cerises sont mûres > m en s Céline Hallée, du mardi au dim à 20 h 30.du 20 juin au 31 août THÉÂTRE DE L’HÔTEL CHANTECLERC: Ste-Adéle (1-8093692452) — .Bobépine t m en s Larry-Michel Demers, du mer au dim à 20h30, du 11 juin au 31 août THEATRE DU CHENAL-OU-MOINE: 1645.Ch.Du Chenal-du-Mome à Ste-Anne-de-Sorel (1-800-3699468) — • Haute fidélité • m en s Monique Du-ceppe.mar au ven 20h30, sam 21h.Du 12 |uin au 23 août THÉÂTRE DU MONT AVILA: Mont-Avila (861-6578) — • Ça vaut 100 piastres • m en s Guy Mi-gnault, du mer.au ven *20 h 30.sam 19 h 30.22 h 30.du 25 juin au 30 août THEATRE DE STE-ADÉLE: Ste-Adéle (8796334) — .Vendredi soir.m en s Robert Lalonde, du mar au vend *20h30.sam * 19h30et22h,du20 juin jusqu'au 31 août THEATRE PERCE-REVE: 9 rang Actil, Victoria-ville (752-5070) — « L'enlèvement •.comédie de F Weber, du |éu au dim é 20h30.du 20 juin au 31 août ELYSÉE I: (842-6053) — “Le couteau dans l'eau" 7 h 20, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - "Neige” 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) — “Ferrls Bueller's day off” 1 h 15, 3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW II: - “Flight of the navigator" 12 h 10, 2 h, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 20 GREENFIELD I: (671-6129) - "Le Jeune tigre' 7 h, 9 h 45 — "Jaguar" 8 h 20 GREENFIELD 2: - “Top gun” tr.7 h 15, 9 h 25 GREENFIELD 3: - “Le clochard de B.H.” 7 h 20, 9 h 20 IMPÉRIAL: (2897102) - "Aliéna” 11 h, 1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 JEAN-TALON: (725-7000) - "Moment de vérité" 6 h 30, 8 h 30 KENT I: (489-9707) - "Flight of the navigator” 12 h 10, 2 h, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 20 KENT II: - "Ruthless people" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 L’AUTRE CINEMA: (722-1451) - "Québec, Duplessis et après" 7 h.— "La femme de mon pote" 7 h 15 — "Réjeanne Pado-vanl" 9 h 15.— “Tchao Pantin” 9 h 30 LAVAL I: (6897776) - "Aliéna" 1 h 40, 4 h 20, 7 h,9 h 35 LAVAL II: — "Le clochard de B.H." 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 LAVAL III: — "Maximum overdrive" 12 h, 1 h 55, 3 h 50, 5 h 45, 7 h 40, 9 h 40 LAVAL IV: - "Ruthless people" 1 h 15.3 h 15, 5h15, 7h15, 9h15 LAVAL V: - "My little poney" 12 h 45.2 h 30, 4 h 15 — "Top gun" 7 h 15, 9 h 25 LAVAL-ODÉON I: (687-5207) - "Moment de vérité" 7 h 15, 9 h 30 LAVAL-ODÉON II: - "Nothing In common” 7 h 30.9 h 45 LOEW'S I: (861-7437) - "Heart bum" 12 h 50.3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 LOEW'S II: - "Flight of the navigator" 12 h 10, 2 h, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 20 LOEWS III: - "Ruthless people" 1 h 10.3 h 10, 5 h 10.7 h 10, 9 h 10 LOEW'S IV: — "Running scared" 1 h.3 h 05.5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 LOEW’S V: — "The great mous* detective" 12 h 40, 2 h 20, 4 h, 5 h 40, 7 h 20, 9 h.MERCIER: (2596224) - fermé MUSÉE DES BEAUX ARTS: 1379 Shebrooke (285-1600) — Films Joan Mlro, “Mlro à Salnt-Paul-de-Vence", “Musique muette", "Mlro Sculpteur" du 20 juin au 31 août, du mardi au dim.à 14h LE MILIEU: (277-5789) - "The element of crime" 7 h 30, 9 h 30, sam.dern spect 11 h 30 (è compter du 1 août) OUIMETOSCOPE: (5298600) - “Ran" 8 h — "L'effrontée" 7 h, 9 h OUTREMONT: (277-4145) - "Pouvoir InUme" 7 h 30 — "Identification d'une femme" 9 h 30 PALACE I: (8696991 ) - “Top gun" 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE II: - "Club paradise" 12 h 15, 2 h 10.4 h 05, 6 h, 7 h 55, 9 h 50 PALACE III: — “Maximum overdrive" 12 h 45.2 h 45.4 h 45.6 h 45.8 h 45 PALACE IV: — "Maximum overdrive" 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 PALACE V: - "Ferrls Bueller's Day OH" 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30.6 h 30, 8 h 30 PALACE VI: - “Ferrls Bueller's Day Off" 1 h 30, 3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PARADIS I: — "Sauve qui peut” 7 h 15, 9 h 15 PARADIS II: — "Moment d* vérité" 6 h 30, 8 h 30 PARADIS III: - "Cobra” 7 h 20.9 h.CINÉMA PARALLELE: (843-6001) - Relâche jusqu'au 31 août PARISIEN I: (8693856) - "Top gun" fr.12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PARISIEN II: - “Le clochard d* B.H." 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 PARISIEN III: - “Le* Interdit* du monde” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 PARISIEN IV: - "Maximum overdrive" 12 h, 1 h 55, 3 h 50, 5 h 45, 7 h 40, 9 h 40 PARISIEN V: — “L* week-end de terreur" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10.6 h, 7 h 50, 9 h 40 PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) - “Le déclin xi* l'empira américain” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II: - "Moment da vérité" 12 h 30, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON I: (9394246) - "Howard the duck" 12h25,2h30,4h40,7 h.9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON II: - “Karat* kld" 12 h 45, 3 h, 5 h, 7 h 15.9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON III: - "About last night" 12 h 45, 3 h, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE DU CANADA: (861-4595) - "Nothing In common" 7 h, 9 h 20 PLACE DU PARC I: (844-9470) - "Festival de* film* russes" appeler pour horaire 844-9470 PLACE DU PARC II: — “Flight of the navigator" 12 h 10, 2 h, 3 h 50.5 h 40.7 h 30, 9 h 20 PLACE DU PARC III: — "My little pony" 12 h 45.2 h 30.4 h 15 — “Maximum overdrive" 7 h 40, 9 h 40 SAINT-DENIS II: (849 3222) - “La couleur pourpre" 12 h 05,15 h, 18 h, 21 h.SAINT-DENIS III: - "L* maître du |*u" 13 h 10, 16 h 20, 19 h 30 — “Créature" 14 h 30.17 h 45, 20 h 55 VERSAILLES I: (3597880) - Fermé VERSAILLES II: - Fermé VERSAILLES III: - Fermé L'ERMITAGE: (388-5577) - "Hannah et **a soeurs" 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA: (931-2477) - "Heart burn" 7 h 20,9 h 30 YORK: (937-8978) - "Ferri* Bueller'* day off" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15.LE MEILLEUR „ m film immm jb 111 I A N M I B H A s s n ( H nationale» MH Bj de t H ." Jf; I os Anqeles.?Los Anqeles.1986 m i-s» auu3 ¦tMP fir ¦ i UN HLM DI - - STTV! N smiU K tprx*v a «.,«• ri AJn v V^wlkiri > IV|» î’ullt/eni Une victoire de l'homme.une elevation de l'ame.- c=Pz¥®3sns!siiESi: ¦EF.gfgg !i:S IÎÎS Ut ^ vh w f L g» vjA^/k | DÜW* Ejl oscar meilleur film -» ETRANGER 1985 Offrez-vous une vraie sortie ^^|nÀj^OS 1ETTEZ-VOUS-EN PLEIN LA VUE.U Si ¦ CONSULTEZ LA PAGE "CINÉMA " POUR LES HORAIRES - TOUS LES MARDIS ADMISSION: 2.6011 CLÔTURE DU PREMIER FESTIVAL Of FILMS SOVIETIQUfS on longue Franco.' m2b*Ù AL AmCHEAUJOURDHUi JL ISffiSSSSi MICHEL LlftllC AlEXANDRf PICCOM CARON AURAIT ».LIV ULUWANN dès vandr*di 5117, avenu* du Porc e 495-4231 sou* Deux THUkdt AURA USU JMM U T AOUT AVANT U ranoNSN MULYUaiV -ShOO: ANNA KARtNMi •8h30: ANUTA MLtNFt» •MO UNtNOMANCtCmm.Lt k / Par le réalisateur du BAL DES VAMPIRES et de PIRATES Voici son premier film, qui le révéla.POLANSKI: LE COUTEAU DANS L’EAU vo eotowaisi ÎT FRANÇAIS avec 7YGHUNT HAIAN0MC2.JOUXTA UHECKA r non HtMCm SS?Watt m (iim rte JULIET BERTO et JEAN MfNRl ROGER avec JULIET BERT0 PRIX OU CINÉMA CONTEMPORAIN Sélection officielle Cannes [W ¦1 AIN I plie w 4 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 Le Devoir, lundi 4 août 1986 M 11 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 100-199 Immobilier — Résidentiel Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 200-299 Immobilier — Commercial Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour 300-399 Marchandises diverses l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: 400-499 Offres d’emploi C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS 500-599 Services 2Z £& ¦> 600-699 Véhicules automobiles PAR TÉLÉPHONE 900-999 Avis 286-1200 ¦ Machineries lourdes 332 EQUIPEMENT pour entretien de chemins d'hiver, camion Chevrolet 5 tonnes, 4X4, seulement 39,500 km , 2 sa-| Pieuses 8 verges.1 souffleuse à neige I 1-819-828-2475____________________ BULLDOZER Caterpillar 955 H sene 60A-6151.très bonne cononion.$7.600 00 Terrebonne 477-0061 après 1 Bh 477-1155 I Propriétés à vendre 101 AUBAINE LAC NOIR St-Jean-de-Ma-tha.luxueux cottage, 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Desautels, ses oncles : et tantes, cousins et cousi-j lies.Kxposé lundi le 4 août à 19 heures à la résidence fu-; néraire Magnus Poirier ; Inc., 7388 rue Viau, les funérailles auront lieu mardi le 5 courant à 14 heures en j l'église Ste-Angèle de Mé-: rici et de là au crématorium Magnus Poirier Inc.I Occasions d'affaires 591 CAMPING Hottes 4 «toiles région Lac Simqn.58 acres glandes plages, bl-timenti de qualité 130 sites de chou, services pool«nti»l «notifie 1-619-985-2941 FU9IL 8ERNARDELLI.model* Rom« 6 calibre 20 canons |uxtapos*s 388 4924 apr«8 6h P M OBTENEZ maintenant succès amour, richesse m«us-*tte.vies antérieures don.talent karma 383-6592 383-7030 569 I Peintre», paintur» 571 CHENCHE travail pour ptinturt Patn-ture uns poussière «mari cuit (t tint-tionlmtrt Appâtât John tu 331-1731 FAIS PEINTUNt.lavage.plâtre 17 l’heure 23 int d expérience estima Iton gratuite 525-3214 1986! 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ses frères, Claude et André (Denyse Tassé) ainsi que ses neveux et nièces Éric, Pasacale, Michel, Marc-André, Sophie, Claudine, Natalie-Andrée, Marie-Josée ainsi que plusieurs parents et amis.Les funérailles auront lieu aujourd'hui lundi, 4 courant.Le convoi funèbre , partira dé la résidence fu néraire Ed.Darche & fils, 258 ouest rue St-Charles à Longueuil pour se rendre à la cathédrale St-Antoine où le service sera célébré à 14 heures et de là au cimetière Belmont à Québec.DÉCÈS DU FRÈRE EDMOUR TOUPIN CLERC DE SAINT VIATEUR 1910 - I9KK Le Frère F.dmour Toupin, c.s.v.est décédé à la Cité de la Santé de Laval, le 1er août 1986, à l'âge de 76 ans, dans sa 59e année de profession religieuse.Né à Montréal le 6 février 1910, F.dmour Toupin entrait au Noviciat de Joliette le 5 juillet 1926 et émettait ses premiers voeux de religion le 6 janvier 1928.Après quelques années d'enseignement à Saint-Rémi, Lachute, Saint-Barthélemy et Montréal, il entreprend des études de perfectionnement à l'École Normale de Rigaud.Il oblientmn brevet supérieur d’enseignement et le baccalauréat ès Arts.Le Frère Toupin poursuit ensuite sa carrière d'enseignant, d’abord à l'École secondaire Querbes d’Outremont (1942-53), puis à Lachute (1953-61) et à Saint-Lambert ( 1961-63).De 1963 à 1975, il esl professeur de sciences a l’Institut Louis-Braille de Longueuil.Il prend sa retraite à Longueuil, puis à la Maison provinciale d'Outremont, où il est affecté à divers services communautaires jusquà son hospitalisation au début de l'année 1986 Le Frère Edmour Toupin est exposé à la Maison provinciale des Clercs de Saint-Viateur, 450 avenue Querbes, Outremont, où auront lieu les funérailles le lundi 4 août 1986, à 14 heures, suivies de l'inhumation au cimetière de la Congrégation, à Rigaud.LA METEO I Roulottes, tentes-roulottes, motorisés 6 ESPACES de roulottes surveillés, bord du lac plage, village St-Edmond 477-6049 MOTORISE.ROULOTTE APALACHE LIONEL, 1985.1986, prix spéciaux vente.pieces réparation CSM Inc 32F750O321413
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